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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 07:30

L'opposition forme un conseil national

 

SANAA (AP) — Les groupes de l'opposition et les chefs de file des manifestations au Yémen ont formé un conseil national pour accroître la pression sur le président Ali Abdallah Saleh, a-t-on appris mercredi auprès d'un de leurs représentants.
De grandes manifestations sont organisées depuis des mois dans le pays pour appeler le chef d'Etat à quitter le pouvoir. Salem Mohammed Bassindoua, haute personnalité de l'opposition, a déclaré que des partis politiques et des organisations de jeunes avaient nommé 143 membres au sein du nouveau conseil pour représenter le peuple. "C'est un conseil révolutionnaire destiné à faire tomber" la famille Saleh, a-t-il dit après cette rare démonstration d'unité.
En juin, le président yéménite a été sérieusement blessé lors d'une attaque contre son palais à Sanaa, la capitale. Mardi, depuis l'Arabie saoudite où il est soigné, il avait juré de rentrer au Yémen: "A bientôt à Sanaa", avait-il lancé à l'adresse de ses partisans lors d'une intervention télévisée. AP

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Saleh cherche à provoquer une guerre civile (opposant)

 

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, qui a annoncé mardi son prochain retour à Sanaa où il est contesté par la rue, cherche à provoquer une guerre civile au Yémen, a averti un chef de l'opposition, Soltan al-Atwani.
"Son intention inavouée, c'est de conduire le pays vers la guerre civile", a déclaré à l'AFP M. Atwani dans une première réaction au discours adressé par M. Saleh depuis Ryad, où il est en convalescence, et dans lequel il s'en est pris violemment à l'opposition et a annoncé son prochain retour au pays.

"L'annonce de son retour, c'est l'annonce d'une sédition", a-t-il prévenu, estimant que le président Saleh, soumis à de fortes pressions régionales et internationales pour une transition pacifique, "a déjà perdu le pouvoir et ne fait plus partie du jeu politique" dans le pays.
M. Atwani, chef du parti unioniste nassérien et membre de la direction du Forum commun, une coalition de l'opposition parlementaire, a reproché à l'Arabie saoudite d'avoir autorisé M. Saleh à s'adresser à ses partisans depuis Ryad où il a été hospitalisé le 4 juin pour des soins au lendemain d'une attaque contre son palais.
"Comment est-ce que l'Arabie saoudite a permis à Ali Abdallah Saleh de parler au peuple yéménite depuis sa capitale ? Il est inacceptable qu'on lui permette de proférer des menaces depuis le royaume saoudien", a-t-il dit, rappelant que les Saoudiens l'avaient accepté "en hôte pour des soins".
L'Arabie saoudite a parrainé, avec les autres monarchies du Golfe, un plan de sortie de crise au Yémen, que M. Saleh a jusqu'ici refusé de signer malgré les pressions exercées sur lui par les promoteurs du plan ainsi que par les Etats-Unis.
Le plan prévoit la formation par l'opposition d'un gouvernement de réconciliation et la démission un mois plus tard de M. Saleh en échange d'une immunité pour lui-même et ses proches, puis une élection présidentielle dans les 60 jours.
Des manifestations populaires réclament depuis fin janvier le départ de M. Saleh, au pouvoir depuis 33 ans. La répression a fait au moins 200 morts parmi les protestataires.



Source : http://www.lorientlejour.com/c

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 06:55
 Selon le CNT, la victoire est à la portée de la main...
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Qui sont les anciens du régime qui lâchent Kadhafi?

Les rebelles libyens progressent sur le terrain et, dans le camp Kadhafi, les défections se multiplient. Qui sont ceux qui ont lâché le Guide libyen dans la tourmente?

L'un après l'autre, avec éclat ou dans la discrétion, une quinzaine de personnages-clé du régime de Kadhafi ont fait défection depuis les premiers troubles, le 15 février dernier. Ministres, ambassadeurs, hauts gradés de l'armée, ou membres des services secrets: certains ont rejoint le Conseil national de transition, organe politique de la rébellion, tandis que d'autres préféraient prendre le chemin de l'exil. Qui sont ces caciques qui ont lâché Kadhafi?

Nasser al Mabrouk Abdullah, le "boucher"

Dernière défection en date: celle de l'adjoint au ministre de l'Intérieur, Nasser al Mabrouk Abdullah. Le 15 août, après des vacances à Djerba, (Tunisie), il embarque dans un jet privé, avec 9 membres de sa famille. Destination: le Caire. Officiellement, Nasser al Mabrouk Abdullah est en Egypte pour "une visite touristique". En réalité, il se cache, dit-on, par crainte de représailles. Selon Saleh al-Obeidi, un colonel lui aussi passé du côté des insurgés, Nasser al Mabrouk Abdullah a du sang sur les mains. Il serait même "l'un des bouchers" du régime, responsable de la mort d'une dizaine de civils, victimes de la brutale répression lors d'une manifestation contre le consulat italien à Benghazi, en 2006. La défection n'ayant pas été confirmée par l'intéressé, les doutes subsistent.

Le 7 juin, le ministre du Travail est à Genève pour participer à une réunion de l'Organisation internationale du travail (OIT). Cette escapade en Suisse lui permet d'annoncer sa démission, confirmée ensuite par la mission libyenne à l'ONU. Dans une interview accordée au journal helvète Le Temps, il dit renoncer à représenter un régime "dogmatique" qui mène une guerre "injustifiable". Mieux vaut tard que jamais pour ce technocrate qui se défend d'avoir été au coeur de la machine Kadhafi: "Je ne suis pas responsable des décisions prises par le régime, esquive-t-il. Mais, moralement, je me dois de rompre les liens avec le pouvoir"

Ali Triki, le "Monsieur Afrique"

Du haut de ses 73 ans, Ali Triki était le doyen de la diplomatie libyenne. Mais le 3 avril, cet ancien ministre des Affaires étrangères et conseiller "Afrique" de Kadhafi, démissionne de ses fonctions, sans toutefois rejoindre le CNT. Ce francophone avait été nommé ambassadeur à l'Onu par Kadhafi début mars, peu après...la défection d'Abdelrahman Chalgham, son prédécesseur! Ali Triki a longtemps été fidèle au colonel. Ainsi, en 2009, il défend l'élection controversée de Kadhafi à la tête de l'Union africaine. Selon lui, Kadhafi est alors "capable de défendre l'Afrique avec plus d'enthousiasme que d'autres chefs d'État". La ferveur d'Ali Triki pour le Guide, quant à elle, s'est vite estompée.

Moussa Koussa, le numéro 2

Libye: qui sont les anciens du régime qui lâchent Kadhafi?

Moussa Koussa., l'un de ces hommes forts qui ont quitté Kadhafi.

REUTERS/Chris Helgren

Pendant plus de trente ans,Moussa Koussa a été l'un des plus proches collaborateurs de Kadhafi, avant de fuir début mars la Libye par la Tunisie, où il prend un jet privé à destination de Farnborough, aéroport discret proche de Londres. Ce diplomate, formé aux Etats-Unis et apprécié pour sa culture internationale, commence sa carrière dans les services secrets libyens, qu'il dirige de 1994 à 2009, avant d'être nommé ministre des Affaires étrangères.

Moussa Koussa a l'habitude des revirements. Dans les années 1980, il est brièvement ambassadeur à Londres, mais le gouvernement britannique l'expulse lorsqu'il appelle dans une interview au Times, à la mort de deux dissidents libyens. Depuis, Moussa Koussa est toujours soupçonné par la justice britannique pour son rôle dans l'attentat de Lockerbie, qui a fait 270 morts en 1989. Mais, dans les années 2000, ce terroriste présumé devient l'artisan du retour de Libye dans la communauté internationale. En 2008, selon Marianne, le secrétaire général de l'Elysée d'alors, Claude Guéant, aujourd'hui ministre de l'Intérieur, lui accorde une carte de résident français.

Choukri Ghanem, le "libéral"

Choukri Ghanem a annoncé sa démission à Rome, le 1er juin, à l'occasion d'une conférence de presse tenue dans l'ancienne ambassade de Libye, dont le titulaire avait d'ailleurs démissionné en février. La démission de cet ancien Premier ministre et ex-président de la compagnie pétrolière nationale est un coup dur pour le régime libyen, qui détient les plus importantes réserves pétrolières du continent africain. Economiste de formation, Choukri Ghanem étudie d'abord à Benghazi, puis s'installe aux Etats-Unis grâce à une bourse d'Etat, où il obtient un doctorat en économie. Il fait ensuite une rencontre qui sera décisive: lors de son passage à Vienne, où il rejoint l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), Choukri Ghanem se lie d'amitié avec Saïf al-Islam, le fils cadet de Kadhafi. L'héritier le recommandera à son père, qui le nommera ministre de l'Economie en 2001, puis Premier ministre, en 2003. Choukri Ghanem est alors chargé de mettre en oeuvre la libéralisation de l'économie. Avant d'être remercié en 2006.

Et aussi:

Abdel Fatah Younès, général militaire, le 20 février. Passé à la rébellion, dont il devient le chef d'état major, il est assassiné fin juillet à Benghazi.

Mustapha Mohamad Abdeljalil, ministre de la Justice, aujourd'hui président du CNT, le 21 février

Ibrahim Dabbachi, représentant permanent à l'ONU, le 21 février

Ali Aissaoui, ancien ministre de l'Economie, ambassadeur de Libye en Inde, le 21 février

Salah Zarem, ambassadeur de Libye en France, le 25 février

Abdelrahman Chalgham, ministre des affaires étrangères de 2000 à 2009, le 26 février

Abdelati Laabidi, vice-ministre libyen pour les Affaires européennes, le 3 avril

Farhat Omar Ben Guidara, gouverneur de la Banque centrale, le 27 mai

 

_source : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/libye-qui-sont-les-anciens-du-regime-qui-lachent-kadhafi_1021623.html

 

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Quelle guerre menons-nous exactement ?

L'histoire officielle est a priori limpide. Il y a d'un coté un méchant (c'est lui !) et de l'autre les gentils (c'est nous !). Donc logiquement il faut aller botter les fesses du méchant. Là où ca se complique, c'est que, d'une part, on aurait bien voulu faire ami-ami avec le méchant. Rappelez vous du séjour de Khadafi en 2007, qui réhabilitait le responsable de Lockerbie ou du DC10 UTA.

Pourtant, le Président de la République se dit fan de la culture populaire Etats-Unienne. Pas assez fan apparemment. S'il regardait suffisamment la TV, il saurait qu'il ne faut pas négocier avec les terroristes, ni croire qu'on pourra trouver un terrain d'entente. Qu'il passe un coup de fil à Jack Bauer pour se faire briefer sur le sujet s'il le faut. 

Non seulement les rues parisiennes ont été bloquées pendant une semaine, mais surtout la France a renié sa promesse de diplomatie des droits de l'homme.

On aurait pu se rattraper deux ans plus tard, en 2009. Nos amis et voisins Suisses, un pays Européen, démocratique, aveint deux otages retenus en Libye. Mais au lieu d'aider les Suisses, nous avons preféré, par le biais de Bruxelles, donner la préférence à la Libye et à son pétrole, plutôt qu'à la Suisse qui avait intelligemment déployé l'arme de l'espace Shenghen pour faire pression sur la Libye.

Aujourd'hui, sous couvert d'intervention multinationale, nous pouvons enfin aller faire le ménage en Lybie.Les contribuables, associés ou non, ont beau soulever le cout des opérations, les bombardements suivent leur cours, y compris sur des objectifs non militaires (cf la video de Michel Collon, sur le blog de Vlad). Or, ca fait des semaines que Mediapart nous dit que en fait, la guerre de Lybie couvre plusieurs objectifs, dont celui de régler un conflit inter personnel entre un marchand d'arme qui serait proche de l'UMP et une partie de l'administration Libyenne (voir Mediapart : Les documents Takieddine. Les négociations secrètes de l'Elysée pour blanchir le bras droit de Kadhafi). Oublions les photos de Hortefeu ou Copé en short dans la piscine de ce Mr Takieddine, puisque c'est Mediapart qui les révèlent (feuille de ragots trotskystes, dixit Morano), appuyons nous sur une source d'information plus institutionnelle, le Parisien. Il dit que en pleine guerre de Lybie, et alors que les migrants ont un peu du mal à faire le trajet inverse, 4 parlementaires français vont en Libye discuter avec une partie de la famille Khadafi. L'info est reprise par Contrepoints, qui se demande légitimement s'il existe une diplomatie parrallèle à l'oeuvre en Libye.

 Il est vrai que le maire de Bordeaux ministre de la défense ministre des affaires étrangères est un peu aux abonnés absents ces jours ci. Est-il reparti à Montreal ? 

Bref, on n'y comprend rien. S'agit-il de faire tomber Khadafi ? D'armer les rebelles ? D'autre chose ? Les choses sont compliquées, pas si limpides que ca. Simplifions les : ramenons les forces armées à la maison, n'achetons plus de pétrole libyen, laissons les migrants circuler (mais aux conditions libérales, c'est à dire sans visas mais sans droits à une quelconque aide sociale une fois qu'ils sont chez nous) et surtout, ne bloquons pas la justice même quand il s'agit de juger des trafics d''arme ou des actes terroristes sur aéronefs civils.

 

Source : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/libye-quelle-guerre-menons-nous-98858

 

       
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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 06:07
 Bachar el Assad continue la partie
Bachar el Assad le 20 juin 2011 à damas, en Syrie.
Bachar el Assad le 20 juin 2011 à damas, en Syrie. REUTERS / SANA
 

MONDE - La pression internationale s'accentue sur le président syrien face à la répression sanglante des manifestations. Mais les pays du Golfe et la Turquie, qui ont pris publiquement leurs distances avec Damas, semblent plus pragmatiques que ne le laissent penser leurs déclarations...

Le double discours du président syrien, Bachar el Assad, commence à lasser ses plus proches alliés - Iran excepté, dont le soutien reste sans faille. Le Qatar, l’Arabie saoudite, le Koweït et le Bahreïn ont rappelé leurs ambassadeurs de Damas pour protester contre la répression sanglante des manifestations pacifiques qui secouent le pays depuis mi-mars. Même la Russie et la Turquie se montrent de plus en plus critiques.
«Nous ne souhaitons pas d'intervention étrangère en Syrie mais nous n'acceptons pas et nous n'accepterons pas une quelconque opération contre des civils», a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu. La veille, il avait prié le président syrien de cesser immédiatement et sans condition les opérations militaires visant la population civile, ajoutant que c'était «le dernier mot» d'Ankara.

Les hésitations de la Turquie

Contesté par sa population, condamné par des pays arabes, l’Europe et les Etats-Unis, le président syrien semble plus isolé que jamais, sans que cela n’ait d’effet sur son implacable logique sécuritaire. Mais les apparences peuvent être trompeuses. «Il faut distinguer les déclarations publiques de la diplomatie en coulisse, souligne Salam Kawakibi, directeur de recherche à l’Arab Reform Initiative. L’abandon public de la Syrie par les pays du Golfe est un effet d’annonce. En vérité, l’Arabie saoudite et les autres pays du Golfe ont d’autres moyens de communiquer avec la Syrie en attendant d’y voir plus clair», assure-t-il. Inquiets de la vague de démocratisation dans les pays arabes, ces pays souhaitent que la Syrie reste sous le contrôle d’un régime fort.
La Turquie, dont la diplomatie hésite depuis le début, garde de son côté l’espoir que Bachar el Assad, au pouvoir depuis 41 ans, mette en œuvre les réformes annoncées. Elle redoute par-dessus tout une déstabilisation de la Syrie, dont elle subirait les répercussions. D’abord parce que les deux pays partagent 800 km de frontière.
Ensuite, parce que la Syrie a un pouvoir de nuisance sur le dossier kurde: elle pourrait utiliser les rebelles du PKK, que Damas a soutenus jusqu’en 1998, contre la Turquie en cas de mécontentement. Enfin, parce que la Syrie est un marché capital pour la Turquie. «Ankara fait attention à ce que le dossier syrien n’éclate pas et veut une solution politique. Pour l’heure, il n’y a pas encore eu un abandon total des pays historiquement proches de la Syrie et Bachar el Assad le sait bien…», ajoute Salam Kawakibi.

Attendre la fin du ramadan

Le jusqu’au-boutisme du président syrien, qui a non seulement échoué à mater la contestation mais l’a alimentée, pourrait malgré tout finir par se retourner contre lui. «Si les bombardements et la répression continuent, la Russie, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud vont revoir leur position à l’ONU [pour renforcer les sanctions]. Ce sera plus clair après la fin du ramadan, on verra comment les Turcs vont gérer le dossier syrien», affirme le chercheur, qui estime que «le pouvoir a la force matérielle, tandis que la force morale et l’espoir sont aux mains du peuple».
Près de 2.000 civils ont été tués depuis mars, selon le secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires politiques. Les mouvements de défense des droits de l'homme avancent de leur côté le chiffre de 12.000 personnes.
 par Faustine Vincent
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Une révolte si loin, si proche

Jusqu'ici, les images venues de Damas étaient rares. Entre le 4 juillet et le 8 août,Carole Alfarah, jeune photographe syrienne, a interrogé des Damascènes de la classe moyenne en ne leur posant que deux questions : "Donnez-moi votre opinion sur la contestation en cours ?" et "Comment imaginez-vous la Syrie dans l'avenir ?" Voici leurs réponses, qui n'engagent en rien la photographe.
Étudiant en droit à l'université de Damas.
Étudiant en droit à l'université de Damas.Carole Alfarah
Rudi Othman, 23 ans, étudiant en droit à l'université de Damas. Il veutchanger le monde depuis qu'il a 17 ans.
La contestation : "Au début, nous n'étions pas organisés. Lors des premiers rassemblements, on se regardait sans rien dire. Le 15 mars, nous nous sommes retrouvés devant la mosquée des Omeyyades. Personne n'osait parler. J'étais désespéré, et je m'apprêtais à partir lorsque j'ai entendu une fille crier à voix haute :“Dieu, Syrie, liberté !” J'ai commencé à crier moi aussi et nous avons tous crié. C'était à la fois terrifiant et palpitant. Une autre fois, je filmais avec mon mobile quand deux membres de la sécurité d'Etat se sont avancés. J'ai réussi à leuréchapper. J'ai posté la vidéo sur Facebook et elle a été reprise par plusieurs chaînes arabes. C'est alors que j'ai réalisé que nous pouvions parler au monde de notre révolution."
Le devenir du pays : "La Syrie après la révolution devra être un Etat de droit fondé sur la démocratie participative, et où l'on ne fait pas de différence entre les Kurdes, les Arabes, les Assyriens ou les Turcomans."
Employée du British Council, à Damas.
Ghalia Seifo, 32 ans, employée du British Council à Damas. Elle veut à la foisBachar Al-Assad et la liberté.
La contestation : "Je me souviens, le 5 février, sur Facebook, les gens l'avaient appelé “Le jour de la colère syrienne”. Puis, rien ne s'était passé. Alors, je n'ai plus fait attention aux appels sur Internet. Et quand la révolution a vraiment commencé, j'ai été stupéfaite. Mes frères et mon père m'ont raconté les troubles des années 1980. Mon père a pris une balle dans la jambe tirée par un membre des Frères musulmans. Je crains les groupes terroristes armés. C'est injuste ce qui arrive en Syrie après toutes ces années de stabilité et de sécurité."
Le devenir du pays : "Mais, finalement, je suis optimiste. La nouvelle Syrie sera meilleure et plus forte que celle d'aujourd'hui. Le sang des martyrs n'aura pas été versé pour rien. Liberté, démocratie, multipartisme. Ce sera la nouvelle Syrie libre, sous la direction du président Bachar Al-Assad. Les jeunes peuvent y jouer le plus grand rôle. Mais tout ne sera pas rose. Les blessures des Syriens seront longues à soigner."
Couturière indépendante à Damas, veuve et mère de quatre enfants.
Couturière indépendante à Damas, veuve et mère de quatre enfants.Carole Alfarah
Wafa Al-Assafeen, 42 ans, couturière, veuve et mère de quatre enfants. Elle place sa confiance en Dieu et dans le président.
La contestation : "J'ai été choquée quand j'ai su qu'il y avait des manifestations contre le régime mais je n'ai pas eu peur car je crois en la divine providence. Dieu protège la Syrie. Nous Syriens, croyons en Dieu et craignons Dieu. Je suis triste pour chaque Syrien tué lors des récents événements. Je suis triste pour ces jeunes gens qui sont séduits par l'argent, la fausse liberté au nom du djihad et le meurtre au nom d'Allah."
Le devenir du pays : "Je suis optimiste. Je vois un bel avenir pour la Syrie, en particulier pour les catégories qui étaient jusque-là oubliées. Les nouvelles réformes vont aider plus de classes de la société. Il y aura de l'égalité et de la justice sociale. Même si tous nos rêves ne deviennent pas réalité, même si nous mettrons peut-être du temps à nous redresser. La Syrie est tout pour moi et mes enfants. Je ne voudrai à aucun prix changer ma place sur terre. Nous sommes tous aux côtés du président. Nous l'aimons. Je vois le futur de la Syrie avec lui."
Gérant d'hôtel à Damas
Gérant d'hôtel à DamasCarole Alfarah
Nour Mouftah, 34 ans, directeur d'hôtel. Pour lui, la révolution n'est qu'un complot étranger.
La contestation : "Je n'ai pas été surpris. Je m'attendais à ce qui se passe en Syrie. Selon moi, les révolutions arabes ne sont pas de vraies révolutions populaires. Elles sont téléguidées dans le but d'affaiblir les régimes arabes. Il est certain que la Syrie est visée à cause de sa position stratégique au Proche-Orient. La Syrie est le seul pays arabe indépendant, qui soutient fermement le peuple palestinien et qui ne fait aucune concession à Israël et à l'Amérique."
Le devenir du pays : "Dans un avenir proche, je vois une Syrie stable et prospère. Je prévois un fort niveau de développement économique. La Syrie est l'une des dix plus importantes destinations touristiques dans le monde. Malheureusement à cause de la situation actuelle, le tourisme s'est arrêté. Mais je pense que l'année prochaine sera une grande année pour le tourisme en Syrie. Finalement, je vois les événements actuels d'une façon positive. La Syrie en sortira plus forte."
Étudiante en arts à l'université de Damas.
Étudiante en arts à l'université de Damas.Carole Alfarah
Hibat Allah Al-Anssari, 26 ans, étudiante en arts à l'université de Damas. Les forces de sécurité la terrifient.
La contestation : "Dès la révolution égyptienne, moi et mes amis avons vouluparticiper. Nous ne savions pas quoi faire. C'était avant qu'il se passe quoi que ce soit en Syrie. Nous avons décidé de manifester devant le siège d'un opérateur de téléphonie mobile à Damas, pour demander la baisse des tarifs. Nous avons été contrôlés par des membres des forces de sécurité et je n'avais pas ma carte d'identité. Ils m'ont arrêtée, j'étais choquée, j'ai pleuré, je n'oublierai jamais les regards des passants. Ils m'ont mise en prison avec des femmes arrêtées pour prostitution. Je suis vraiment contente que le vent du changement souffle enfin en Syrie. Sous le couvert de l'état d'urgence, ils arrêtent qui ils veulent. Les forces de sécurité sont partout : dans les cafés, dans la rue, dans les taxis. J'ai l'impression de suffoquer dans mon pays."
Le devenir du pays : "Mon rêve c'est que la nouvelle Syrie devienne un pays démocratique, qu'elle garantisse la liberté d'opinion et le respect mutuel."
Maquilleuse à Damas.
Maquilleuse à Damas.Carole Alfarah
Ralda Khawam, 31 ans, maquilleuse. Elle est en colère contre les médias occidentaux.
La contestation : "Cela a été un grand choc. Je regardais les infos dans ma chambre, quand j'ai vu les manifestations à la mosquée des Omeyyades. Je n'en croyais pas mes yeux. J'étais persuadée que tout cela s'arrêterait très vite, mais quand c'est devenu un événement énorme et quand j'ai vu les fausses nouvelles qui étaient diffusées par les médias étrangers, j'ai compris que tout ceci était une vaste conspiration contre la Syrie. Je suis terrifiée à l'idée qu'il y ait une guerre civile en Syrie. J'espère que cela ne se produira pas."
Le devenir du pays : "Seul le président Assad a ma confiance. C'est certain qu'il trouvera la solution pour nous sortir de cette crise. Depuis les événements, j'ai compris combien j'aime mon pays. Avant, je détestais toutes les traditions et les complications de notre société, mais aujourd'hui je vois bien que ce n'était rien à côté du fait de vivre en sécurité en Syrie."
Sans-emploi à Damas.
Sans-emploi à Damas.Carole Alfarah
Rasha Akil, 33 ans, sans emploi. Elle est passée de pro à anti-révolution.
La contestation : "Au début, j'étais contente parce que j'en avais assez de la corruption, du népotisme, de l'inégalité des chances. Et j'ai été heureuse quand le président Assad a lancé ses réformes, et quand il a accepté davantage de liberté d'opinion. Mais, lorsque la crise a pris de l'ampleur et qu'elle m'a atteint personnellement, mes sentiments ont changé. Je travaillais pour un projet financé par l'Union européenne et à cause des sanctions contre la Syrie, j'ai perdu mon emploi. Ces sanctions n'ont pas affecté le gouvernement mais les gens. Nous étions 300 personnes, tous licenciés. Les fonctionnaires ont toujours leur emploi…"
Le devenir du pays : "Les manifestations ne sont pas pacifiques. Certaines peut-être mais dans la plupart d'entre elles, les protestataires ont des armes, ils tuent des policiers, ils tuent des manifestants. Le problème c'est qu'aucun des camps en présence ne va renoncer. Si le sang continue à couler, ça va devenir un vrai désastre. En Syrie, nous ne sommes pas habitués au pluralisme politique. Chaque opposant est contre le régime pour des raisons personnelles, ce qui signifie qu'aucun d'entre eux ne me représente moi ou le peuple syrien. Et plus encore, ceux qui ont vécu toute leur vie à l'étranger, je les imagine mal élever la Syrie à un niveau supérieur de démocratie compte tenu de toute la haine qu'ils portent en eux."
Architecte et professeur à l'université de Damas.
Architecte et professeur à l'université de Damas.Carole Alfarah
Wael Al-Samhouri, 53 ans, architecte et professeur à l'université de Damas. Il craint une perte de confiance des investisseurs dans le pays.
La contestation : "Ma première réaction ? J'ai été choqué. Je ne m'attendais pas à ce que ça arrive en Syrie ! En Syrie, le pays de la sécurité ! Nous ne sommes pas habitués à voir les gens se battre entre eux. C'est impensable que des Syriens se tuent les uns les autres. Ce n'était vraiment pas le moment. Le pays progressait, s'ouvrait, connaissait un important développement. J'en ai profité personnellement. J'ai un emploi stable, qui me fait avancer dans la vie. Quel gâchis ! De grands projets d'infrastructure vont être arrêtés et les investissements vont seréduire. La Syrie avait durement gagné la confiance des investisseurs et maintenant cette confiance a disparu.
Le devenir du pays : "Cela dit, je travaille encore plus qu'avant depuis le début de la crise. Mes étudiants et moi redoublons d'efforts pour que, quand tout cela sera fini, la Syrie se relève, devienne une nouvelle Syrie, stable et efficace."
Journaliste pour la chaine Al-Arabya et le journal "Al-Hayat".
Journaliste pour la chaine Al-Arabya et le journal "Al-Hayat".Carole Alfarah
 
Amer Mattar, 25 ans, journaliste sur la chaîne Al-Arabiya et au quotidien Al-Hayat. Son passage dans les geôles du régime l'a changé à jamais. 
La contestation : "Je suis fier de prendre part à la révolution en tant que Syrien libre, en tant que journaliste intègre. Je diffuse la vérité et je rends compte de la révolution syrienne. J'ai été arrêté et emprisonné seize jours. J'ai été battu et torturé pour avoir publié la vérité et non le discours officiel. Seuls des mots de douleur peuvent exprimer l'expérience que j'ai vécue dans les prisons du régime. Trop de noirceur de peur et d'humiliation. Je n'oublierai jamais. Vendredi [1er juillet], je suis parti à la manifestation en laissant une lettre à mon père. Elle disait : “Peins notre porte avec mon sang et ne la nettoie pas avant l'aube. Votre liberté sera ma rançon.”"
Le devenir du pays : "Je vois une meilleure Syrie, débarrassée du régime d'Assad. Une Syrie libérée des prisons et des massacres. Ce sera la Syrie lavée des couleurs sombres de la tyrannie."
Concierge du Beit Nizam, la maison historique de Damas.
Concierge du Beit Nizam, la maison historique de Damas.Carole Alfarah
Mohammed Saïd Yaghmour, 47 ans, concierge du Beit Nizam (maison historique de Damas). Il ne veut pas de la démocratie.
La contestaion : "Je n'aurai jamais cru qu'une chose pareille puisse se produireen Syrie. Nous sommes des gens pacifiques. Ces scènes de tuerie et de brutalité, ce n'est pas possible. Même si mon salaire n'est que de 10 000 livres syriennes (145 euros), même si il ne me reste rien à la fin du mois, même si je dois prendreplusieurs emplois pour payer mon logement et les dépenses des enfants, je n'irai jamais détruire mon pays !"
Le devenir du pays : "Le président Bachar Al-Assad représente l'avenir de la Syrie : un jeune intellectuel modéré. Il aime son peuple et la nation est développée. J'espère que cette crise va bientôt prendre fin. Nous n'avons pas besoin de la démocratie de l'Irak, nous n'avons pas besoin de la liberté de l'Egypte, de la Tunisie et de la Libye. On a vu ce qui leur est arrivé. Nous n'avons besoin d'aucune interférence étrangère. Nous pouvons résoudre nos problèmes nous-mêmes."
Elle travaille dans l'aménagement paysager et est professeur de yoga à Damas.
Elle travaille dans l'aménagement paysager et est professeur de yoga à Damas.Carole Alfarah
Tasneem Al-Qassem, 66 ans, mère et grand-mère, travaille dans l'aménagement paysager. Elle est aussi professeur de yoga. Pour elle, la contestation a réveillé les Syriens.
La contestation : "Au début des événements j'ai été choquée. Comme comme beaucoup d'autres personnes. Nous nous pensions en à l'abri, en sécurité, confinés jusqu'à ce que cet événement vienne nous troublés. Quand je me suis réveillée, après ce choc, j'ai commencé à penser que cette crise était la meilleure chose qui nous soit arrivé en Syrie. Elle a éveillé nos sentiments, nos pensées, nos intérêts et nos visions. Cette crise a éveillé notre conscience d'aller de l'avant, de prendre des initiatives et de nous diriger vers ce qu'il y a de mieux pour la Syrie."
 
Le devenir du pays : "Nous avons besoin de temps, particulièrement les jeunes, pour comprendre les dimensions invisibles de ces événements. Chacun de nous doit être prudent dans ses pensées et ses actions pour ne pas sombrer dans une mauvaise voie. Chacun de nous doit prendre le chemin du pardon et se libérer du carcan du passé et des sentiments de colère, de tension et de rage. La conscience se développe positivement en rejoignant le système universel d'équilibre et d'harmonie. Cela nécessiterait plus de initiatives et d'efforts, avec patience, constance et volonté. "
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Manifestation à Tunis en soutien au peuple syrien

Des dizaines de personnes ont manifesté mercredi soir à Tunis en soutien au peuple syrien, quelques heures après le rappel par la Tunisie de son ambassadeur à Damas, a constaté une journaliste de l'AFP.
"On est là pour soutenir le peuple syrien, lui dire que le printemps arabe doit continuer", a déclaré à l'AFP Zyad Hani, un des organisateurs de la manifestation, membre d'un collectif tunisien créé début août en soutien à la révolte syrienne.
La manifestation était prévue depuis plusieurs jours, mais elle s'est déroulée quelques heures après que le gouvernement tunisien a annoncé le rappel de son ambassadeur à Damas, en signe de protestation contre la répression en Syrie.
"Expulsez l'ambassadeur syrien en Tunisie", ont clamé les manifestants, parmi lesquels se trouvaient des personnalités politiques tunisiennes.
"Je demande au peuple tunisien de se rassembler tous les vendredis en solidarité avec le peuple syrien", a déclaré à l'AFP Moncef Marzouki, le dirigeant du Congrès pour la République (CPR), interdit sous Ben Ali et légalisé en mars.
Silencieuses depuis le début de la révolte en Syrie mi-mars, les autorités tunisiennes ont appelé le 11 août à l'arrêt immédiat des violences dans ce pays, où la répression des manifestation a fait environ 2.000 morts parmi les civils, selon les groupes de défense des droits de l'Homme.
La Tunisie est le quatrième pays arabe à rappeler son ambassadeur en Syrie, après l'Arabie Saoudite, Bahrein et le Koweit.
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  La lutte se poursuit ...
   
         
           
 
                            
 
                   
 
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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 04:38

Esagne : Importante manifestation à Madrid contre la visite du pape

 

La manifestation mercredi sur la place de la Puerta del Sol à Madrid a attiré des milliers de personnes.
Photo: AFP/PEDRO ARMESTRE
La manifestation mercredi sur la place de la Puerta del Sol à Madrid a attiré des milliers de personnes.
Des milliers de militants en faveur de la laïcité, de chrétiens progressistes et de défenseurs de la cause homosexuelle ont manifesté mercredi à Madrid contre la visite du pape Benoît XVI et la tenue des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ).
Les opposants ont dénoncé entre autres les coûts liés à l'organisation des JMJ au moment alors que l'Espagne affiche le taux de chômage le plus élevé des pays industrialisés, soit 20,89 %.
La facture pour la tenue de l'événement est estimée à 73 millions de dollars. Cette somme exclut toutefois les coûts découlant de la sécurité.
« Nous critiquons cet événement scandaleux à un moment où la situation économique est terriblement angoissante avec des familles entières au chômage », souligne Evaristo Villar du collectif progressiste Réseaux Chrétiens.
Le pape Benoît XVI (archives)
Photo: AFP/Vincenzo Pinto
Le pape Benoît XVI (archives)
De leur côté, les organisateurs des JMJ font valoir que ces journées sont autofinancées par les contributions des pèlerins et les dons d'entreprises. Selon eux, les retombées pour l'économie locale et le tourisme se chiffrent à plus de 140 millions de dollars.
Par ailleurs, quelques heurts ont éclaté entre les manifestants et de jeunes pèlerins catholiques sur la place de la Puerta del Sol, dans le centre de la capitale espagnole. Les deux groupes ont échangé des insultes et certains jeunes présents en sont venus aux coups. La sécurité était assurée par d'importants cordons de policiers.
Le pape Benoît XVI est attendu à Madrid jeudi. Il sera accueilli à la place de Cibeles, où une grande scène a été aménagée. Quelque 200 confessionnaux ont aussi été installés dans les allées du parc du Retiro.
Pour Evaristo Villar, ces journées « sont une tentative d'évangéliser à nouveau la ville avec des confessionnaux dans les parcs et des messes sur les places publiques. »
Un étudiant arrêté pour avoir préparé une attaque au gaz
Par ailleurs, la police espagnole a arrêté un étudiant en chimie soupçonné d'avoir planifié une attaque au gaz contre la manifestation dénonçant les conditions de la visite du pape Benoît XVI.
Le suspect arrêté mardi à Madrid est un étudiant mexicain de 24 ans spécialisé en chimie organique.
Selon un communiqué de la police publié mardi soir, l'appartement du suspect, dans un quartier riche de Madrid, a été perquisitionné.
Les enquêteurs ont trouvé un disque dur externe et deux carnets où étaient notées des équations qui n'avaient rien à voir avec ses études.
Ils ont aussi saisi un ordinateur utilisé par le suspect pour tenter, selon la police, de recruter sur Internet des personnes susceptibles de l'aider dans son projet.
L'étudiant projetait d'attaquer la manifestation antipape avec des gaz asphyxiants, selon le communiqué de la police, sans préciser toutefois si de tels produits chimiques avaient été trouvés lors de la perquisition.
Les Journées mondiales de la jeunesse culmineront dimanche avec une grand-messe célébrée à l'aérodrome militaire de Cuatro Vientos. Un million de pèlerins sont attendus à cet événement.
Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Associated Press
 
 
 
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Je suis vieux, athée, et les JMJ me gonflent

SOCIÉTÉ. Les Journées Mondiales de la Jeunesse se sont ouvertes hier à Madrid. Ce rassemblement n'est pas du goût de notre contributeur, qui préférait entendre parler des Indignés de Madrid plutôt que des catholiques.
 

Sélectionné et édité par Amandine Schmitt


Ils sont donc jeunes, cathos et ils vont s’amuser… avec le Pape en Espagne.

JMJ à Madrid / 13 août 2011 / LOPEZ VILLAR/EFE/SIPA

 

Pèlerins à Javier (Espagne) le 13 août 2011, d'où il vont se rendre à Madrid pour les JMJ (Sipa).

 

Les médias nous bassinent avec ces JMJ.

 

On nous dit que ces Journées mondiales de la jeunesse, qui débutent ce mardi soir, à Madrid (Espagne), vont réunir plus d’un million de jeunes catholiques, dont 50.000 Français (ouah)...

 

C’est quand même très peu, pour cette France qui autrefois se faisait appeler la "fille aînée de l’Eglise catholique". Bon, là n’est pas forcément le sujet... et je plaisante!

 

Mais cela m'insupporte d’entendre nos médias hexagonaux servir la soupe à cette manifestation de "jeunes pèlerins".

 

Il y a quand même en cette période de l’année des festivals (pour jeunes, moins jeunes et plus âgés) qui réunissent dans la ferveur et l’amitié (mais sans la confession et la foi) des dizaines de milliers spectateurs passionnés… non pas de la foi, mais de la vie.

 

Et en Europe ils sont des centaines de milliers sans que les médias se "nombrilisent" sur eux.

 

Pouquoi ?

 

Alors quand dans la presse je lis le témoignage d’une adolescente qui nous dit que ces JMJ sont"une bouffée d’air frais", je lui oppose de suite la vie de mes enfants qui, eux aussi, ont vécu "cette bouffée d’air frais" en dehors de toute religion et de toute manifestation confessionnelle.

 

Ce genre de rassemblement qui attire les médias en ce mois d’août me laisse totalement indifférent… et m’emmerde franchement. Comme ceux, de toutes les autres religions, s’ils existent.

 

Et quand je lis dans Le Parisien que ces JMJ vont cette semaine transformer Madrid en capitale mondiale de la fête, je me demande, sincèrement si la journaliste parisienne avait déjà fait un séjour à Madrid.

 

J’en doute.

 

Où alors elle a zappé cette "movida" qui fit de la capitale de l’Espagne le centre de la fête européenne. Une fête vivante et abstraite qui, quelques années après, a donné naissance aux indignés de la Puerta del Sol. Des Indignés qui n'avaient foi qu'en la liberté, l'égalité, la fraternité. Des valeurs que je respecte depuis toujours.

 

A travers l'histoire ancienne et récente, ces valeurs ne sont pas forcément celles des religions monothéistes.

 

Oui, je l'avoue,  je suis vieux et athée et les JMJ m'emmerdent.

 

Pour le fun :

 

 
 
 
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Il ne faut pas confondre les indignés et les anti-pape

 

Ce mercredi, une marche laïque devrait rassembler 5000 personnes qui protestent contre l’utilisation de fonds publics pour l’accueil du Pape (alors que l’organisation des JMJ a expliqué que l’événement s’autofinançait) et le choix de telles dépenses dans le contexte actuel de rigueur et de crise.

Nous avons rencontré lundi soir, Andrea, 26 ans, dentiste a Madrid qui participe à la permanence qu’assure le mouvement 15-M (15 mai, date des premiers rassemblements des indignés Puerta del Sol).

« Nous tenons un point d’information sur la place pour répondre aux questions des gens, explique-t-elle, mais la police intervient dès qu’il y a un regroupement de plus d’une vingtaine de personnes.  Des gens qui font la manche, boivent de l’alcool, etc. profitent de cette permanence pour s’installer à côté, ce qui dissuade les personnes qui voudraient se renseigner… Pour toutes ces raisons, il va peut être falloir qu’on s’installe ailleurs. »

La jeune femme participe dès qu’elle le peut aux manifestations du 15-M. « Je les soutiens car l’Espagne a vraiment besoin de réformes. Quant à la manifestation de ce mercredi, il ne faut pas tout mélanger : ce sont surtout des organisations laïques qui se mobilisent contre la venue du pape. Il ne faut pas confondre les indignés et les anti-pape. »

→ Le mouvement 15-M des indignés a publié mardi 16 août  une position officielledans laquelle il s’oppose à l’utilisation de fonds publics pour des événements religieux, il regrette que les JMJ se limitent à la jeunesse catholique ;  il revendique une « pratique effective de la compassion, de la solidarité et de l’amour » ; il « n’adhère à aucune manifestation de soutien ou d’opposition à la visite du pape. »

Lien : http://reporters.blog.pelerin.info/jmj-madrid-2011/il-ne-faut-pas-confondre-les-indignes-et-les-anti-pape/

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 16:53

Feriana : le soir du 16-17 du mois d'août 2011, les jeunes de Feriana (gouv. Kasserine) crient au vol de la révolution... Ils organisent des manifs pacifiques pour l'indépendance de la justice et décident même d'amorcer un processus de combat pacifique contre «la contre-révolution» que  dirigent des spectres d'anciennes dictatures, celle de Bourguiba et celle de Ben Ali... L'acquittement de Seriati, directeur de la police de Ben Ali, la pourriture de plus en plus criante des institutions de la Justice, l’inféodation de l’information, l'arrogance d'Essebsi, etc. ne peuvent qu'alimenter les révoltes en Tunisie... Car, il faudrait bien que l'on comprenne une fois pour toute : le peuple tunisien a passé par la mort pour espérer la DIGNITÉ et la JUSTICE et il ne reviendra jamais sur ses pas... M. Essebsi et ses hommes (femmes) d'ombre devraient bien piger cette métamorphose historique de la conscience citoyenne... Il en va de même pour certains journalistes et pour plusieurs pseudo-intellectuels-experts….      Noureddine Bourougaa

 

Cliquer pour voir le rassemblement à Feriana http://www.facebook.com/video/video.php?v

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 07:51
 

Les rebelles démentent toute négociation avec le régime

Rebelle libyen

Photo: AFP/MARC HOFER

Les rebelles libyens affirment qu'ils ont pris le contrôle de Zaouia.

Les rebelles démentent toute discussion avec des représentants du régime de Mouammar Kadhafi. Sur le terrain, les insurgés affirment être « dans une phase décisive » après avoir enregistré des succès militaires dans plusieurs villes clés de la Libye.

Ces deux derniers jours, des sources tunisiennes faisaient état de pourparlers qui se tenaient sur l'île de Djerba entre des représentants de la rébellion et des émissaires du colonel Kadhafi. Négociations auxquelles devait participer l'envoyé spécial des Nations unies pour la Libye, le Jordanien Abdel Ilah Khatib, qui est arrivé lundi à Tunis.

L'ONU et les rebelles ont démenti mardi cette information. À New York, le secrétariat général des Nations unies a nié toute participation d'Abdel Ilah Khatib à d'éventuelles discussions entre Tripoli et le Conseil national de transition libyen (CNT). À Benghazi, le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, a lui aussi infirmé la nouvelle, indiquant qu'il n'y a « pas de négociations, directes ou indirectes, avec le régime ».

Zaouia aux mains des rebelles

Sur le terrain, les insurgés auraient engrangé des gains notables face aux troupes loyalistes. « Bientôt, nous libérerons tout le sud de la Libye. Nous espérons fêter la victoire finale en même temps que la fin du ramadan », qui s'achève fin août, a indiqué mardi Mansour Saif al-Nasr, le représentant en France du CNT affirmant que les rebelles « contrôlent totalement Zaouia qui ouvrira la porte vers Tripoli ».

Lundi, le CNT avait déjà annoncé qu'il avait pris le contrôle des villes de Gharyane et Sorman, situées respectivement à 50 km au sud et à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Tripoli. L'objectif des rebelles étant de prendre la capitale en tenaille.

Il devient de plus en plus clair que les jours de Kadhafi sont comptés, que son isolement est de plus en plus important chaque jour.

— Jay Carney, porte-parole de la Maison-Blanche

Ces succès ont permis aux rebelles de prendre position sur un segment de la route côtière, coupant ainsi la ligne d'approvisionnement entre la Tunisie et Tripoli. Les insurgés ont aussi progressé ces derniers jours à Brega, poste avancé depuis avril des pro-Kadhafi dans l'est du pays. Les combats, qui se poursuivaient mardi, ont fait 15 morts dans les rangs des insurgés, qui contrôleraient désormais la quasi-totalité de la zone résidentielle.

Kadhafi appelle la population à prendre les armes

À Tripoli, le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim, s'est toutefois montré optimiste. Il a assuré que l'armée avait le « contrôle total » de Zaouia et de Sorman, et qu'elle était en train de « traiter la situation » dans plusieurs autres localités de la région en proie à des « bandes armées ».

Dans une intervention téléphonique à peine audible à la télévision nationale, le « guide » libyen a une nouvelle fois appelé lundi ses partisans à prendre les armes. « Le sang des martyrs nourrit le champ de bataille », a soutenu le colonel Mouammar Kadhafi. « La fin du colonialisme est proche. La fin des rats [les rebelles] est proche, car ils s'enfuient », a-t-il ajouté.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters

 
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 07:36
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 06:09
 Homs, le matin du mercredi 17 -08-2011 : le peuple exige la chute du régime
Hama le soir du 16-08
 
 
Adleb : le soir du 16 -08
 

 

Lattaquié : les forces répressives de Bachar 

 
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اتحاد تنسيقيات الثورة السورية :
تنسيقية اللاذقية :
تقرير المجريات الميدانية في اللاذقية ليوم الثلاثاء 16/8/2011:
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المنطقة تتعرض لاجتياح أمني كثيف, وهجوم الأمن والشبيحة, وأعمالهم الوحشية من هدم للبيوت والمساجد, وتكسير السيارات, وقصف خزانات المياه. مع قطع كافة أشكال وسائل الاتصال, والكهرباء.
 
ومن الصعب إحصاء عدد الضحايا في ظل قطع الاتصالات وعمليات القنص المستمرة في المنطقة وكانت حصيلة عملية الليل 7 شهداء. بالإضافة إلى عدد كبير من الجرحى وصل لأكثر من 60 جريح فقط في يوم واحد.
 
فوق المائة جريح في حي الرمل الجنوبي محاصرون الآن في الشوارع و الأزقة, ونقص حاد في الدواء, ولا تتوافر مساعدات طبية أبداً, وهناك نقص حاد في الدم. ولا يسمح للأطباء بالنزول إليهم ولا للأدوية والإمدادات أن تصل لهم. و نداء عاجل إلى كافة مؤسسات حقوق الإنسان والجمعيات الخيرية والهلال والصليب الأحمر بالتحرك لإنقاذهم بأسرع وقت, فكل جريح هو مشروع شهيد.
 
وتم البارحة عصراً حرق ثلاث جثث في ساحة الحرية أمام المحمصة، أثناء مرور الناس في الشوارع للنزوح من الحي, وذلك لإرهابهم بها.
 
وتم التأكد من أن عصابات الشبيحة تقوم بجمع الجثث في حي الرمل, ورميها في البحر, لإخفاء جرائمهم.
 
المجريات بعد الفجر:
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في حي الرمل الجنوبي:
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اشتد القصف في ساعات الصباح الأولى برشاشات 14 ونصف المضادة للطيران و pkc .
 
وقام عناصر الجيش والأمن بالتنبيه عن طريق المكبرات الصوتية أنه سيتم تدمير كل شيء وسيتم اعتقال أي شاب يجدونه في المنطقة.
 
استشهاد السيدة الفلسطينية ندى حسن السعد 22 عاما و هي أم لطفلين.
 
ومع طلوع الشمس بدأ الأمن بسحب جثث الشهداء من الشوارع, وتنظيفها, ولملمة فوارغ الطلقات في الطريق المؤدي الرئيسي للمخيم, و ذلك استباقاً لزيارة المنظمات العالمية المعنية بشؤون اللاجئين, حتى إن الكهرباء عادت فقط في تلك المنطقة, أما باقي المناطق المحاصرة فعمليات القنص ما زالت مستمرة فيها.
 
في باقي أحياء اللاذقية:
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بعد أذان الفجر سمع دوي انفجار في منطقة مشروع الصليبة قرب جامع الحسين.
 
وصباحاً حدث إطلاق نار كثيف ومستمر على طريق الحرش المحاذي للأحياء المحاصرة. وطلقات متفرقة في منطقة الصليبة.
 
المجريات في فترة الظهيرة:
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دخول ثلاث دبابات و ثلاث ناقلات جند إلى اللاذقية من جهة جامعة تشرين.
 
في حي الرمل الجنوبي:
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إطلاق نار كثيف في حي الرمل.
 
تم قنص عدد من الناس في شارع الغراف.
 
استشهاد منشد الرمل محمد رسيم 23 عاما الملقب بالجسري, وذلك بإصابة في الرقبة مع العلم انه أصيب سابقاً برصاصتين في الساق للشهيد الرحمة و لكل الأحرار العزاء.
 
الأمن يستقدم سرية مداهمة ويقوم بدهم البيوت في الرمل, وبدؤوا بمنطقة الغراف والبيت الذي لا يخلع يهدم.
 
في باقي أحياء اللاذقية:
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الإضراب مستمر في مدينة اللاذقية منطقة الصليبة..مشروع الصليبة..العوينة..سوق الصاغة..هنانو ..كلها مضربة تضامنا مع إخوانهم في منطقة الرمل الجنوبي.
 
قوات الجيش والأمن تهدم منازل الأهالي في مسبح الشعب, وأصوات الهدم تدوي في الأحياء القريبة.
 
إطلاق رصاص كثيف في منطقة الشيخ ضاهر والأشرفية, وبالرشاشات الثقيلة في حي السكنتوري. واجتاح الأمن والشبيحة الصليبة والطابيات, وأطلقوا النار بكثافة على المنازل في شارع بور سعيد.
 
شوهد عدد من المدرعات والدبابات في شارع الثورة متجهة نحو حي قنينص, وهناك حركة نزوح لأهالي الحي المستهدف.
 
قامت عناصر الأمن والشبيحة باقتحام حي بستان الحمامي, وتكسير المحلات التجارية ومداهمة المنازل.
 
ذهب أقرباء المحتجزين في المدينة الرياضية, للمطالبة بهم, فقام الأمن بتسليم النساء فقط, وأبقوا على كل الرجال بحجة أنهم أضاعوا الهويات, مع العلم أنهم بالأصل صادروا الهويات من الناس البارحة, وأجبروهم على الذهاب إلى المدينة الرياضية.
 
المجريات بعد المغرب:
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إطلاق رصاص كثيف في الصليبة وعلى طريق الحرش والشيخ ضاهر والعوينة لإرهاب الناس ومنعهم من الصلاة في الجوامع.
 
وتعرضت منطقة حي القصور وبستان الصيدواي إلى هجوم عنيف من قبل رجال الأمن والشبيحة. وإطلاق نار كثيف وعشوائي على المنازل, والأهالي يرسلون نداءات استغاثة.
 
استهدفت قوات الأمن الأسدية سيارتي سرفيس تقلان عائلات من حي الرمل الجنوبي في اللاذقية
نازحين إلى الحدود التركية. وتم ذلك في خربة الجوز الحدودية, وأدى ذلك إلى مقتل وإصابة العشرات.
 
لآن يوجد عند مدخل الطابيات حوالي سبع دبابات وأكثر من ثلاث باصات ويتم الاعتقال من الشارع عشوائيا/الخبر أكيد 100%/
 
استشهد الطفل محمد جابر شوحان (13عاماً), والشاب خالد شريقي بنار الجيش الأسدي.
 
تمركزت عند مدخل الطابيات حوالي سبع دبابات وأكثر من ثلاث باصات تابعة للأمن. ويتم اعتقال الناس من الشارع عشوائياً.
 
المجريات بعد العشاء:
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الشوارع خالية إلا من القطط.. و المحلات مغلقة في حي الصليبة ومشروع الصليبة ومارتقلا والسجن والطابيات والعوينة والقلعة ومشروع القلعة… فأغلب الناس غادرت بيوتها والباقي ينتظر فرج ربه .
 
أخذت عشر سيارات أمن مليئة بالعناصر الذين يشهرون أسلحتهم عالياً تتجول في الشوارع عند خروج المصلين من صلاة التراويح.
 
إطلاق نار من رشاشات ثقيلة في مسبح الشعب.
 
ضمن أعمالها الإجرامية قامت قوات الأمن بإخلاء البيوت الواقعة على شارع الحرش والمقابلة لحي السكنتوري وبستان الحمامي, من أجل منع الناس من تصوير انتهاكاتهم, وجرائمهم الوحشية.
 
وحولت قوات الأمن مدرسة 6 تشرين الواقعة عند نزلة الرمل قرب محطة القطار على طريق الحرش إلى معتقل, وهو مليء بالأهالي المختطفين من الشوارع والبيوت.
 
قام الجيش الأسدي وشبيحته باقتحام أغلب البيوت في حي السكنتوري, ونهبها, وتخريب وتحطيم أثاثها.
 
وبعد منتصف الليل بساعتين سمع إطلاق رصاص كثيف جدا في منطقة الصليبة والشيخ ضاهر وفي طريق الحرش.
 
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Syrie: au moins 35 morts en quatre jours d'assaut de Lattaquié par l'armée

 
 
  BEYROUTH (AP) — Des tirs à l'arme lourde étaient entendus mardi à Lattaquié, dans le nord-ouest de la Syrie, a-t-on appris auprès d'habitants de la ville. Des militants des droits de l'Homme faisaient état de plus de 35 morts en quatre jours d'assaut militaire de la ville portuaire par les troupes du président Bachar el-Assad.
La plupart des tirs retentissaient dans les quartiers pauvres d'Al-Ramel, qui abrite un important camp de réfugiés palestiniens où vivent aussi des Syriens démunis, Al-Shaab et Aïn Tamra.
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme, basé à Londres, a déclaré que selon ses sources sur place au moins 17 personnes avaient été tuées lundi, dont six Lattaquié. Les Comités locaux de coordination ont signalé la mort d'une Palestinienne de 22 ans mère de deux enfants mardi.
L'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) estime que 5.000 réfugiés ont fuit Al-Ramel depuis le début des bombardements samedi.
Depuis le début du mois sacré du ramadan début août, propice aux rassemblements en soirée, la répression s'est encore durcie en Syrie contre les contestataires qui s'élèvent depuis la mi-mars contre le régime de Bachar el-Assad, en dépit des condamnations internationales et de nouvelles sanctions décidées par l'Union européenne, le Canada et les Etats-Unis.
Damas affirme qu'il lutte contre des terroristes et un complot de l'étranger visant à déstabiliser le pays. L'agence de presse officielle SANA a déclaré mardi que les troupes poursuivaient des "terroristes armés" d'Al-Ramel, qu'elles avaient arrêté des hommes armés et désarmé des engins explosifs ainsi que des mines. AP
ir/st/v299
 
 
 
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 L’OLP accuse Assad de crimes contre l’humanité
  
Les forces de sécurité syriennes poursuivaient hier leur quadrillage de Lattaquié, dès l’aube, des tirs ont retenti dans ce premier port de Syrie et cible depuis dimanche d’une vaste offensive de l’armée et des forces de sécurité. « Des tirs de mitrailleuses lourdes ont été entendus dans plusieurs quartiers, notamment à al-Raml el-Jounoubi, Masbah el-Chaab et Aïn Tamra, durant plus de trois heures », a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) dans un communiqué. Les forces armées et de sécurité ont en outre pris d’assaut les quartiers d’al-Sakentouri et d’al-Raml el-Jounoubi, où au moins 40 personnes ont été interpellées. Dans le quartier d’al-Chaab, « des maisons vétustes se sont écroulées », selon la même source. L’agence de presse SANA, relayant la parole officielle, a accusé des groupes armés de semer le désordre. Mais Tariq, un habitant de Lattaquié, a raconté que « le régime attaque les quartiers sunnites de la ville. Il a armé les habitants de la banlieue alaouite près de Qanin ». Les hommes des forces de sécurité ont ouvert le feu sur une foule participant à des funérailles, a ajouté Tariq. « Ils ont tiré en l’air et en direction des jambes des gens. Ils ont également arrêté de nombreuses personnes », a-t-il affirmé.
Selon l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), plus de la moitié des 10 000 réfugiés palestiniens du camp de Raml à Lattaquié ont dû fuir après les tirs
L’Unrwa a réclamé un accès immédiat au camp. Plus tard, des militants ont rapporté sur la page Facebook SNN que les forces de sécurité ont déplacé les corps des victimes et nettoyé les voies des balles dans la rue principale de Lattaquié adjacente à ce camp de réfugiés, ajoutant que toutes les autres zones restent assiégées. Le quotidien syrien al-Watan (proche du pouvoir) affirmait quant à lui que « la situation est sous contrôle, particulièrement après que l’armée a arrêté des dizaines d’hommes armés lors d’une opération complexe ». L’attaque menée contre ce camp de réfugiés palestiniens est un crime contre l’humanité, a déclaré de son côté Yasser Abed Rabbo, secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). « On voit la marine et les chars syriens bombarder des maisons faites de bric et de broc, tirer sur des gens qui n’ont aucun endroit pour se mettre à l’abri », a-t-il affirmé à Reuters.
À Homs (centre), les forces de sécurité ont par ailleurs ouvert le feu hier matin dans les quartiers de Bab el-Sibaa et Bayada, et « elles procèdent à des perquisitions », selon un militant sur place qui a avancé le chiffre de 12 morts lundi dans la région. Dix chars sont également entrés à Kfar Hala, d’après des opposants sur SNN.
Dans le Hauran, les forces de sécurité et des moukhabarate sont entrées dans al-Naimeh et détiennent plusieurs jeunes, une manifestation avait eu lieu plus tôt dans cette ville. À Idleb, les habitants de Jableh sont en train de fuir le district après des menaces d’attaques et de raids contre leurs maisons par les forces de sécurité.
Pour étouffer la contestation, le régime a envoyé les forces armées à Hama, Deir ez-Zor et plusieurs localités dans le gouvernorat d’Idleb, proche de la frontière turque. La répression a fait selon des ONG 1 800 tués parmi les civils depuis le 15 mars. À Deir ez-Zor toutefois, l’armée s’est retirée en début d’après-midi sous les vivats de certains habitants, a constaté une journaliste de l’AFP lors d’un voyage de presse organisé par le régime.
Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moallem, cité par SANA, a parlé une nouvelle fois de « complot » contre la Syrie, accusant « certains pays d’exercer des pressions sur la Syrie sous prétexte de faire cesser la violence, en voulant ignorer que les crimes perpétrés par les groupes terroristes armés sont à l’origine des violences ».
La répression ne faiblissant pas malgré les critiques internationales, le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a estimé hier soir que Bachar el-Assad était « en train de perdre rapidement les derniers lambeaux de sa légitimité » et devait « mettre un terme immédiatement » à la répression. La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a estimé pour sa part qu’il serait plus efficace que la Turquie ou l’Arabie saoudite exhorte le président syrien à quitter le pouvoir plutôt que les États-Unis, car elles ont une plus grande influence.
Dans ce contexte de violence, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU (CDH) a décidé de se réunir en urgence la semaine prochaine à Genève pour dénoncer la répression. « La situation est très grave, a affirmé un diplomate occidental. Une réunion extraordinaire nous permettra de faire pression sur la Syrie au sujet des droits de l’homme et de lui envoyer un message clair. » Les pays européens, les États-Unis et le Koweït font partie des 18 États membres du CDH qui ont soutenu activement cette proposition.
(Sources : agences et rédaction) : http://www.lorientlejour.com/category/
 
 
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Samar Yazbek: «il n'y a pas de mot pour décrire ce que j'ai vu» dans les prisons syriennes
Samar Yazbek est désormais l'un des visages les plus connus de la révolte syrienne.
Samar Yazbek est désormais l'un des visages les plus connus de la révolte syrienne.
DR
Par Aabla Jounaïdi

Elle est désormais l'un des visages les plus connus de la révolte syrienne. La romancière et journaliste Samar Yazbek a quitté son pays en juillet 2011. Elle vit désormais à Paris. Malgré son appartenance à la communauté alaouite, la minorité chiite à laquelle appartient aussi la famille el-Assad, elle a rejoint la contestation contre le régime. Arrêtée plusieurs fois, les autorités l'ont forcé à visiter les prisons où sont détenus les manifestants. Une descente aux enfers dont elle a fait le récit dans la presse arabe. Samar Yazbek appelle sa communauté à se désolidariser du régime qui continue de qualifier les manifestants de « bandes armées ».

RFI : Samar Yazbek, en Syrie les manifestations continuent presque chaque jour et de Paris vous soutenez cette révolte.

Samar Yazbek : La révolte syrienne est une révolte pacifique, légitime. C'est la révolte de gens sans défense et pacifiques. lls réclament la justice, l'égalité. Ils veulent vivre dans la dignité. Mais la réponse du régime est une réponse brutale, criminelle à la fois. Il s'acharne à tuer... c'est une bande de criminels.

RFI : Que pensez-vous de la réponse de la communauté internationale ?

S.Y. : Je trouve qu'elle est faible de manière générale. C'est comme si la communauté internationale, malgré les condamnations de principe, fermait les yeux sur ce qui se passe là-bas. Mais toutes ces tueries quotidiennes éclatent au grand jour lorsque les gens manifestent pacifiquement pour réclamer leurs droits. On les réprime, on les tue, on les arrête, on les enlève. Tout cela est encore couvert par les pays arabes, l'Europe et l'Amérique. Même si dernièrement, les condamnations ont gagné en ampleur, selon moi, elles restent timides et insuffisantes.

RFI : Vous dites que vous n'avez pas tout de suite rejoint le mouvement de contestation. Qu'est-ce qui vous a finalement décidé ?

S.Y. : En réalité, ma position n'a jamais varié. Je suis romancière et mes romans traitaient déjà du pouvoir militaire, de la dictature. Je décrivaient la façon dont l'armée s'est emparé de la société, l'a miné de l'intérieur pour finalement en faire une société d'esclaves.Voilà pourquoi je soutiens cette révolte, elle fait partie de moi. Quand les gens sont sortis dans la rue, j'étais avec eux.

RFI : Vous même, vous avez été arrêtée. Qu'avez-vous vu lorsque les autorités vous ont forcé à visiter des détenus dans leurs cellules ?

S.Y. : J'ai vu ces jeunes gens qui avaient été arrêtés. Je les ai vus croupissant dans leurs cellules. Sur leurs corps, j'ai vu les marques de pratiques absolument intolérables. Des jeunes qui avaient été soumis à une torture. Ils m'ont fait entrer dans les cellules. Leurs corps étaient recouverts de sang. On ne distinguait plus les traits de leurs visages. C'étaient des visages sans yeux, sans nez, sans bouche. Certains hurlaient. C'est comme si j'étais à l'abattoir. C'était impressionnant... il n'y a pas de mot pour décrire ce que j'ai vu.

RFI : Pourquoi ce traitement, d'après vous, pourquoi vous montrer la torture ?

S.Y. : Ils voulaient me faire peur d'abord. Et puis, ils voulaient que je relaie le discours officiel : à savoir que ce mouvement de révolte n'est pas pacifique. En tant qu'alaouite, il espéraient que que ma voix se joindrait au discours officiel et que je me placerait du côté du régime.

RFI : En tant qu'alaouite justement, considérez-vous que le régime a trahi l'âme et l'identité de votre communauté ?

S.Y. : Evidemment. C'est évident et c'est ce que j'ai toujours dit. Il a trahi les principes de la foi et les principes de la communauté alaouite, tout d'abord. Cette foi qui n'a rien à voir avec ce régime. Le régime se sert de la communauté alouite comme d'un bouclier humain. Il a voulu pousser les alaouites à tuer leurs frères syriens mais il n'y est pas parvenu jusqu'à maintenant. Car les Syriens ne sont pas dupes des manoeuvres du régime pour semer la division entre eux.

RFI : Comment expliquez-vous le silence de la communauté alaouite jusqu'à présent ?

S.Y. : Il y a une vraie tentative du régime de se rallier la. D'abord à l'aide des médias qui relaient de fausses informations. Les médias syriens mentent. Ils font croire aux alaouites que cette révolution est une révolution sunnite contre eux. C'est un mensonge. Il s'agit que d'une révolte des affamés et des humiliés syriens pour la dignité. Le régime met les bouchées double pour que les alaouites se rangent de son côté car il y a parmi les manifestants, beaucoup de personnalités comme moi, qui appartiennent à cette communauté et qui ont rejoint la révolte.

RFI : Craignez-vous une guerre civile dans votre pays ?

S.Y. : J'ai longtemps craint cette option. Mais je l'écarte désormais car les manifestants ne cessent de clamer le caractère pacifique de leur révolte. Le régime a incité certains à prendre les armes mais ils ont refusé. Ils ont continué à manifester les mains nues pour exiger leurs droits. Le régime les tue, les arrête et les frappe et le jour suivant, ils redescendent manifester. C'est pourquoi, je crois que la guerre civile ne menace pas la Syrie.

RFI : Nous avons une tradition, ici, en France. Des écrivains qui s'engagent en politique. Est-ce que votre appel à vos frères alaouites est politique ?

S.Y. : C'est d'abord un appel moral. Lorsque la révolte se terminera et le régime sera tombé, je disparaitrai de nouveau, je retournerai à mes livres. Mais après avoir assisté à ces massacres dans mon pays, je ne pouvais plus me taire et j'ai souhaité transmettre les souffrances du peuple syrien, ce que le régime lui fait endurer. Mais je suis loin de la politique, et je ne veux pas y entrer.

RFI : En tant que femme, et en tant que femme de culture, comment imaginez-vous l'avenir de la Syrie ?

S.Y. : Je pense que la Syrie vit une période difficile. De tout temps, les dictatures, les régimes totalitaires et les tyrannies ont laissé derrière eux beaucoup de problèmes. Mais je crois en un futur meilleur : malgré les difficultés et l' l'ampleur des coups qu'endurent actuellement les Syriens pour arracher leur liberté des mains de cette dictature. Cela vaut mieux que de continuer à vivre sous ce régime. Je vois un meilleur avenir mais je crains que nous ayons à vivre encore quelques années de chaos.

Source : http://www.rfi.fr/moyen-orient/20110814-samar-yazbek-il-y-pas-mot-decrire-j-ai-vu-prisons-syriennes


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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 21:35
 
 
Le patrimoine mondial était ainsi estimé à 125 000 milliards de dollars, soit environ 3 fois le PIB ou 20 000 $ par terrien. Les seuils de patrimoine étaient les suivants.
Il fallait posséder plus de :
  • 2 200 $ pour faire partie des 50 % les plus riches ;
  • 14 000 $ pour faire partie des 20 % les plus riches ;
  • 61 000 $ pour faire partie des 10 % les plus riches ;
  • 500 000 $ pour faire partie des 1 % les plus riches.
A contrario, il fallait posséder moins de :
  • 900 $ pour faire partie des 30 % les plus pauvres ;
  • 500 $ pour faire partie des 20 % les plus pauvres ;
  • 200 $ pour faire partie des 10 % les plus pauvres.
La répartition des masses de richesse par décile est représentée sur le graphique suivant. Il se lit ainsi : le décile le plus riche s’adjuge 85 % de la richesse mondiale, le décile suivant 9 %, etc. On a représenté en clair une répartition théorique ou chaque décile aurait le même patrimoine, afin de mieux visualiser l’écart.
 
 
01-deciles-patrimoine-mondial
 
Ainsi, si le monde était un groupe de 10 personnes, la plus riche possèderait presque 90 % des richesses, la seconde presque 10 %, et les 8 autres devraient se partager les 5 % restants.
 Afin de mesurer l’inégalité, on cumule la part de chaque décile et on trace ce qu’on appelle la « courbe de Lorentz » (Max Lorentz était un économiste américain) de la répartition du patrimoine mondial en 2000 :
 
02-courbe-de-lorentz
 
Elle se lit ainsi : les 80 % des personnes les plus pauvres disposaient de 6 % du patrimoine total et les 90 % les plus pauvres de 15 %. C’est une bonne façon de visualiser l’inégalité : l’égalité parfaite dans la population serait ainsi la bissectrice (droite fine). On définit à partir de cette courbe « l’indice ou le coefficient de Gini » (Corrado Gini était un statisticien italien) pour la quantifier. Il est égal à la surface claire entre la bissectrice et la courbe tracée, valant 0 en cas d’égalité parfaite et 1 (ou 100) en cas d’inégalité totale.
Disposant fréquemment de peu d’informations sur les patrimoines, on utilise généralement cet indice pour les inégalités de revenus. Observons sur les cartes suivantes la distribution de l’indice de Gini pour les revenus (Source : World CIA Factbook 2009 et Eurostat).
 
1-carte-gini-monde
 
 
2-carte-gini-europe.jpg
 
 
 
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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 11:46
carte-attaquié
 
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L'OLP blâme la répression, 5.000 réfugiés fuient un camp palestinien


RAMALLAH (Territoires palestiniens) - Un haut dirigeant de l'OLP a fortement blâmé lundi les tirs des forces de sécurité contre un camp palestinien de la ville syrienne de Lattaquié, qui ont forcé plusieurs milliers de réfugiés à s'enfuir, en les qualifiant de crimes contre lhumanité.

Nous condamnons vivement les opérations des forces syriennes contre le camp de Raml à Lattaquié et les déplacements de sa population, a déclaré à l'AFP Yasser Abed Rabbo, le secrétaire général de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP).

Nous considérons ces actions comme des crimes contre l'humanité dirigés contre le peuple palestinien et leurs frères syriens qui sont également les victimes de cette campagne sanglante, a accusé M. Abed Rabbo.

Il s'agit de la critique publique palestinienne la plus sévère jusqu'à présent à l'encontre du régime du président Bachar al-Assad.

De son côté, l'Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a indiqué que plus de 5.000 Palestiniens ont fui le camp de réfugiés de Raml, situé dans le secteur du port de Lattaquié, à la suite de tirs des forces de sécurité syriennes.

Des milliers de réfugiés palestiniens ont fui le camp. Il y a 10.000 réfugiés (dans ce camp) et plus de la moitié ont pris la fuite, a dit à l'AFP Chris Gunness, le porte-parole de l'UNRWA, qui a réclamé l'accès immédiat et sans restriction au camp de Raml, situé dans le secteur du port de Lattaquié.


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La Jordanie demande l'arrêt de la répression en Syrie

Le Premier ministre jordanien, Marouf al Bakhit, a lancé lundi un appel aux dirigeants syriens pour qu'ils cessent de réprimer le soulèvement populaire, ajoutant que la mise en œuvre rapide de réformes apporterait la stabilité.
«Il faut mettre un terme immédiat aux violences, commencer à appliquer des réformes politiques et recourir au dialogue», a déclaré par téléphone le chef du gouvernement d'Amman à son homologue syrien, Adel Safar, rapporte l'agence de presse officielle Petra.

Pressions croissantes

La Jordanie, alliée de longue date des Occidentaux dans la région, a observé jusqu'ici une grande discrétion depuis le début, à la mi-mars, du soulèvement contre le régime du président Bachar al Assad et s'est gardée de critiquer trop durement son voisin du Nord.
Mais le royaume hachémite, qui est très proche de l'influente Arabie saoudite, fait l'objet de pressions croissantes pour condamner sans fard la répression en cours en Syrie, notamment depuis le début du ramadan le 1er août.
La semaine dernière, le roi Abdallah d'Arabie saoudite avait lancé un appel à la fin des violences en Syrie et retiré son ambassadeur à Damas - un geste aussitôt imité par le Koweït et le Bahreïn.
 
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Hama vers midi 16-08-2011 : un cimitière qui aurait été saccagé par l'armée et la police la nuit du 16 (!?)... Source : SHAMSNN
 
 
Les femmes de Daria manifestent exigeant la chute du régime (16-08)
 
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