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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 21:58

Hamadi Jebali dégagé à Zarzis

Lors d’une visite dans la délégation de Zarzis, dans le but de s’enquérir des projets de développement dans la région, le chef du gouvernement, Hamadi Jebali, s’est vu réserver un accueil hostile par certains habitants de la ville et notamment par les membres de l’UDC (Union des diplômés chômeurs) qui ont manifesté leur mécontentement quant au manque d’opportunités d’emploi dans la région et la non satisfaction de leurs revendications par le gouvernement.

Parmi les slogans scandés par les manifestants, certains ont exprimé leur soutien à la ville de Siliana : « Nous sommes tous Siliana, Zarzis n’est pas lâche » et appelé à « dégager Hamadi Jebali ». Une émeute, qui a éclaté sur les lieux de la manifestation, où se trouvait le chef du gouvernement, a été rapidement maîtrisée par les agents des forces de l’ordre.businessnews

 
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Une manifestation de soutien aux habitants de Siliana a eu lieu, aujourd’hui vendredi 30 novembre 2012, dans le gouvernorat du Kef.

Toutefois, rapporte Express FM, la manifestation a vite dégénéré en affrontements entre les habitants de la région et les forces de l’ordre. Quelques protestataires ont, en effet, commencé à jeter des pierres sur la prison civile et sur les locaux de la douane. En outre, deux voitures ont été brûlées. www.investir

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Vous avez déjà utilisé l’acide cholérique à Bab Souiqa

Tunis _ Des citoyens de Siliana en colère

Des citoyens de Siliana devant le ministère de l'Intérieur dénonçant les crimes commis contre les habitants de leur ville. S’adressant aux islamistes au pouvoir, un des citoyens déclare : « l’usage que vous faites de la chevrotine contre nos concitoyens ne nous étonne pas, vous avez déjà utilisé l’acide cholérique à Bab Souiqa (les années 1980) contre des tunisiens innocents »

 

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 20:54

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 20:18

Les habitants de Siliana sont en colère contre les déclarations des nahdhaouis et particulièrement de Mohamed Abbou, SG du CPR, les a accusant d'avoir eu 70 dinars pour sortir dans la rue et pour manifester... Ils sont vraiment en colère ... Et ils ont décidé par milliers  de se diriger symboliquement  vers la capitale laissant ainsi derrière eux le Gouverneur nahdaoui gouverner le néant… 

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irs de sommation à Siliana, les affrontements s'intensifient

Photo AFP

La police tunisienne a procédé vendredi à des tirs de sommation après avoir été visée par des cocktails Molotov lancés par des manifestants à Siliana (sud-ouest de Tunis), où les affrontements se sont intensifiés en fin d'après-midi, a constaté une journaliste de l'AFP.

Au moins deux véhicules blindés de la Garde nationale sont venus renforcer les policiers qui depuis le début de l'après-midi tentaient de disperser plusieurs centaines de jeunes dans cette ville, théâtre de violents affrontements depuis mardi qui ont fait plus de 300 blessés.

Les forces de l'ordre ont aussi fait usage de grandes quantités de gaz lacrymogènes.

"Si on nous y autorise, je n'hésiterai pas à tirer avec des balles réelles", a déclaré à l'AFP un policier, sous couvert de l'anonymat.

Dans tout le centre de la ville, les protestataires ont bâti une nouvelle fois des barricades auxquelles ils ont mis le feu. A la tombée de la nuit, aucun signe d'accalmie n'était perceptible.

"Il faut que le ministre de l'Intérieur retire ses policiers, c'est le seul moyen pour que cette ville retrouve son calme", a affirmé à l'AFP un habitant d'une cinquantaine d'années qui observaient les violences.

Les heurts de vendredi ont été déclenchés en début d'après-midi par les manifestants qui ont jeté des pierres contre un important poste des forces de l'ordre.

Les protestataires dénoncent le recours excessif à la force par les policiers mercredi, lorsque quelque 300 manifestants ont été blessés notamment par des tirs de chevrotine, une munition à laquelle la police n'a plus recours depuis.

Une source hospitalière a fait état de deux blessés en milieu d'après-midi vendredi. Aucun bilan officiel n'a été communiqué et les autorités n'ont pas commenté ces nouveaux débordements.

Depuis le début de la semaine, des milliers de manifestants réclament de nouveau le départ du gouverneur, la fin de la violence policière dont ils se disent les victimes, et la mise en place d'un programme d'aides à cette région économiquement sinistrée, située au sud-ouest de Tunis. lavoixdunord

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Le Président parle au Peuple ! 

Dans sa déclaration, Le Président Moncef Marzouki souligne l'importance de réduire la taille du gouvernement, de cesser les nominations sur des bases partisanes et de s'orienter sans tarder vers une gestion coopérative des affaires du pays. Encore une fois un appel aux dialogues que ni le propre parti du Président, le CPR, ni Ennahdha ont l’intention d’entendre réellement… Comme d'habitude, le Président comprend les demandes des citoyens de Siliana... 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 04:28

Morsi répète que ses pouvoirs élargis sont temporaires

 

Mohamed Morsi, le candidat des Frères mulsulmans est devenu le président de l'Egypte. Le 24/06/2012

 

Le président égyptien Mohamed Morsi a réaffirmé jeudi que les pouvoirs élargis qu'il s'est attribués par décret étaient "temporaires" et qu'ils ne seraient plus valides après l'adoption de la Loi fondamentale, attendue dans les semaines à venir.

"C'est une étape exceptionnelle, nous sommes dans une phase de transition; et cette déclaration constitutionnelle est temporaire et va se terminer dès que le peuple approuve la nouvelle Constitution". En faisant cette déclaration, Mohamed Morsi, le président islamiste, se veut rassurant.

Dans une interview à la TV égyptienne, il faisait référence au décret du 22 novembre par lequel il a placé ses décisions et la commission constituante à l'abri de la justice, pour éviter notamment tout blocage du processus constitutionnel par des recours en justice.
 
La commission constituante égyptienne, dominée par les islamistes, a entamé jeudi le vote d'un projet de Loi fondamentale. En début de soirée, la moitié des 231 articles avait été adoptée. Le projet une fois voté sera transmis au président Morsi, qui doit le soumettre à référendum sous deux semaines. Ce vote d'un projet en panne depuis des semaines en raison de profondes divergences entre islamistes et non-islamistes, a été annoncé mercredi à la surprise générale, alors que le pays traverse une grave crise politique déclenchée par le renforcement des pouvoirs du président, accusé de se comporter en dictateur. 
 
De nouvelles manifestations sont attendues vendredi et samedi. Commentant les manifestations massives contre le décret renforçant ses pouvoirs, le président islamiste s'est réjoui du fait que le peuple réagisse de la sorte. "Tout cela est positif, le peuple exprime son opinion, dit ce qu'il pense, le climat est sain". "Je vois que l'opposition exprime ses idées et les partisans (du pouvoir) disent leur opinion et assument leurs responsabilités", a-t-il encore remarqué. Il a toutefois averti que des "partisans de l'ancien régime s'infiltrent dans les rangs des révolutionnaires", en référence aux affrontements ayant opposé ces derniers jours manifestants aux forces de police et qui ont fait trois morts et plusieurs centaines de blessés. http://lci.tf1.fr/monde

 

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Une constitution votée à la hâte et seulement en présence de la horde religieuse 

 

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Les Égyptiens ont un nouveau projet de Constitution 

L'Assemblée constituante le jour de l'adoption du projet de Constitution

L'Assemblée constituante le jour de l'adoption du projet de Constitution Photo :  AFP/GIANLUIGI GUERCIA

L'Assemblée constituante égyptienne a adopté le projet de Constitution. Le texte doit être validé par le président Mohamed Morsi et soumis à référendum dans un délai de 15 jours.

L'Assemblée constituante égyptienne a adopté le projet de Constitution. Le texte doit être validé par le président Mohamed Morsi et soumis à référendum dans un délai de 15 jours.

L'Assemblée constituante égyptienne a adopté jeudi les 234 articles du projet de Constitution qui doit être adopté par référendum. La séance du vote a été diffusée en direct à la télévision égyptienne.

L'Assemblée constituante élue durant la période de transition sous la gouvernance des militaires a été l'objet de controverse.

Les représentants des courants libéraux et coptes ont quitté cette assemblée, dominée les islamistes (Frères musulmans et salafistes), accusant les islamistes de vouloir rédiger une constitution qui ne tient pas compte de la diversité de la société égyptienne.

Initialement, l'adoption de ce projet devait avoir lieu dans deux mois. Les détracteurs de l'Assemblée constituante croient que l'adoption a été avancée de crainte que la Cour constitutionnelle décide la dissolution de l'Assemblée dimanche prochain.

En effet, la Cour doit se prononcer sur plusieurs recours qui réclament l'invalidation de l'élection de plusieurs membres de l'assemblée.

« Principes de la charia » et limitation des mandats présidentiels

Sur la question des « principes de la charia » comme source des lois, le projet de Constitution a maintenu le même article que la Constitution qui était en vigueur sous l'ancien régime. Le projet prévoit deux mandats de quatre ans pour le président de la République.

Le texte prévoit également une supervision par les civils de l'institution militaire, mais encore trop timide pour les détracteurs du projet. radio-canada

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Examen en toute hâte de la Constitution, en pleine crise politique

Photo AFP

La commission constituante égyptienne, dominée par les islamistes, devait entamer jeudi le vote sur un projet de Loi fondamentale, une démarche surprise au moment où l'Egypte connaît sa pire crise depuis l'élection du président Mohamed Morsi.

Le vote "va commencer aujourd'hui (jeudi)" après le règlement de toutes les questions en suspens, a déclaré à l'AFP Essam el-Erian, un conseiller de M. Morsi et un des dirigeants du mouvement des Frères musulmans, dont est issu le chef de l'Etat.

Une fois adopté, le texte doit être envoyé à M. Morsi, qui doit organiser sous deux semaines un référendum pour le ratifier.

Le dirigeant de la commission, Ahmed Darrag, avait annoncé mercredi après-midi, à la surprise générale, que la version finale du projet de texte devait être achevée mercredi dans la journée.

La complexe procédure de vote article par article, sur deux tours, n'avait toutefois pas commencé en fin de matinée, et le projet devant être soumis au vote pas encore été diffusé.

La future loi fondamentale est au centre d'un bras de fer entre les islamistes d'un côté et l'opposition laïque et libérale ainsi que les églises chrétiennes (coptes) d'Egypte de l'autre, qui boycottent la commission constituante.

Son adoption expéditive pourrait permettre à M. Morsi de mettre rapidement derrière lui ce dossier épineux, mais pourrait aussi provoquer un regain de colère de la part de ses opposants.

La controverse porte en particulier sur la place de la charia, la loi islamique, dans la législation égyptienne, la place de la femme et certaines libertés publiques.

Cette constitution doit remplacer celle en vigueur sous Hosni Moubarak, renversé en février 2011 sous la pression d'une révolte populaire, qui avait été abrogée peu après sa chute.

La commission avait jusqu'à la mi-février pour achever ses travaux, et la décision de passer au vote jeudi apparaît comme une volonté de hâter un processus enlisé depuis des mois.

Climat de fronde chez les magistrats

La controverse sur la constitution se double depuis une semaine d'une grave crise politique, provoquée par la décision de M. Morsi de se doter par décret de pouvoirs exceptionnels.

Le décret empêche notamment la Cour constitutionnelle de dissoudre la commission constituante comme le demande l'opposition.

Les pouvoirs renforcés de M. Morsi, dont il a promis qu'ils ne seraient que "temporaires", doivent en principe s'arrêter une fois la nouvelle loi fondamentale adoptée.

Le président devrait prendre la parole à la télévision dans la journée pour expliquer sa politique, selon le journal gouvernemental Al-Ahram.

L'Egypte est secouée depuis plusieurs jours par de nombreuses manifestations, assorties parfois de violences qui ont fait trois morts et plusieurs centaines de blessés.

Certains opposants appellent à une nouvelle manifestation anti-Morsi vendredi place Tahrir au Caire, après le grand rassemblement de mardi dernier.

Les islamistes quant à eux appellent à des manifestations de soutien au président samedi.

Un climat de fronde, avec appels à la grève, règne aussi au sein de la magistrature égyptienne, à qui le décret de M. Morsi interdit d'examiner les recours contre les décisions présidentielles.

Les partisans du chef de l'Etat assurent que ses pouvoirs renforcés visent à sortir de l'ornière un processus de transition démocratique toujours chaotique près de deux ans après la chute de M. Moubarak.

"Nous apprenons. Nous apprenons à être libres. Nous n'avons jamais connu ça avant. Nous apprenons à débattre. A avoir des avis différents. A devenir une majorité ou une minorité", a affirmé M. Morsi dans l'hebdomaire américain Time Magazine.

Il a récusé l'accusation d'être un "nouveau pharaon", lancée par ses adversaires qui dénoncent une dérive "dictatoriale" du pouvoir. lavoixdunord

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 04:01

La révolte de Siliana vue  par « Ettounisia »

Partie I

partie II

Partie III

 

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Et  par « Hannibal »

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 02:58

 Arrêt des poursuites à l'encontre de la jeune femme violée par des policiers

Tunisie. Arrêt des poursuites à l'encontre de la jeune femme violée par des policiers

 

 

 

 

 

 

L'accusation d'atteinte à la pudeur, retenue par la chambre d'accusation à l'encontre de la jeune femme violée par des policiers et de son compagnon, a finalement été rejetée par la justice.

 Le juge de la 13e chambre de première instance de Tunis, qui a annoncé cette décision ce matin, a par ailleurs retenu l'accusation de viol à l'encontre des deux policiers et celle de corruption à l'encontre de leur collègue, qui n'a pas participé au viol mais a extirpé de l'argent au compagnon de la jeune femme.

Les 3 agents resteront donc en détention et seront bientôt jugés. kapitalis

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Non-lieu pour la Tunisienne violée par des policiers

 

 

Manifestation à Tunis le 29 septembre 2012 après le viol d'une femme par deux policiers.

 

Manifestation à Tunis le 29 septembre 2012 après le viol d'une femme par deux policiers. (Photo Zoubeir Souissi. Reuters)

 

La jeune femme était visée par une procédure concernant une «atteinte à la pudeur».

 

Une jeune femme tunisienne violée par des policiers a vu jeudi les poursuites pour atteinte à la pudeur à son encontre abandonnées et ses tortionnaires ont été inculpés pour viol dans cette affaire qui a fait scandale en Tunisie et à l'étranger.

«Les accusations ont été abandonnées pour manque de preuves. Et le juge a décidé de traduire (en justice) deux policiers pour viol, et un troisième pour corruption», a indiqué à l’AFP Me Bochra Belhaj Hmida. «La jeune femme et son fiancé ont bénéficié d’un non-lieu», a indiqué une autre avocate, Me Emna Zahrouni, à l’antenne de Mosaïque FM.

Le viol de cette jeune femme de 27 ans début septembre par deux agents de police a entraîné un vaste scandale après que la victime s’est vue menacée d'être poursuivie pour «atteinte à la pudeur», un délit passible de six mois de prison. «Je suis très contente bien que je m’attendais à être innocentée, je suis contente que les deux autres vont être condamnés. C’est le début de notre victoire», a dit la victime, dont l’anonymat a été préservé, à l’antenne de la radio Shems-FM.

Les policiers affirmaient avoir surpris la jeune femme et son fiancé en train d’avoir des relations sexuelles dans leur voiture, garée dans une banlieue de Tunis. Selon le parquet, c’est alors que deux des agents ont violé leur victime à tour de rôle dans leur véhicule. Le troisième policier avait pour sa part conduit le petit ami de la jeune femme jusqu'à un distributeur de billets pour lui extorquer de l’argent.

Cette affaire a entraîné une vaste mobilisation de la société civile et de la classe politique tunisiennes. Des opposants, des ONG et des médias estimaient que les déboires judiciaires de la victime illustraient la politique à l'égard des femmes menée par les islamistes d’Ennahda qui dominent le gouvernement tunisien. Ces derniers, bien qu’ils le réfutent, sont accusés de chercher à revenir sur les droits des femmes en Tunisie.

Très critiquées, les autorités, tout en condamnant le viol, soulignait que la justice faisait son travail en enquêtant sur les accusations portées à l’encontre de la victime et de son fiancé. Le ministre tunisien de la Justice, Noureddine Bhiri avait été particulièrement conspué après qu’il a estimé début octobre que l’intérêt porté par les médias étrangers à cette affaire témoignait d’un complot contre le gouvernement.

Les Tunisiennes bénéficient du Code de statut personnel promulgué en 1956 instaurant l'égalité des sexes dans certains domaines, une situation unique dans le monde arabe. Elles restent cependant discriminées dans plusieurs cas, notamment en ce qui concerne les héritages.

Les islamistes d’Ennahda avaient déclenché un large mouvement de contestation en août en proposant d’inscrire dans la nouvelle Constitution la «complémentarité» des sexes et non l'égalité, un projet abandonné finalement en septembre après une vaste mobilisation de la société civile. 

 

 

 

 

 

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Un début de justice pour la jeune fille violée par des policiers

Le juge d’instruction a tranché jeudi 29 novembre pour un non-lieu en faveur de la jeune fille violée par des policiers et accusée d’outrage à la pudeur. Pour l’une de ses avocates, Bochra Bel Haj H’mida, cette décision devrait «encourager à dénoncer toute forme d’impunité».

«Je m’y attendais mais sur le coup, j’ai été vraiment émue par la nouvelle», annonce Bochra Bel Haj H’mida, militante des droits de l’homme et avocate de Myriam, jeune fille violée par des policiers le 3 septembre 2012 à Tunis. Le jeudi 29 novembre, le juge d’instruction du Tribunal de première instance de Tunis a prononcé un non-lieu en faveur de la jeune fille et de son petit ami qui avaient été aussi accusés d’outrage à la pudeur. La nouvelle a été annoncée par l’une des avocates de la jeune fille Emna Zahrouni à la radio tunisienne Mosaïque FM.

Manifestation de soutien en faveur de la jeune fille violée le 29 septembre à Tunis. Crédit Photo: Amine Boufaied

Les trois policiers seront quant à eux transférés vers la chambre d’accusation. Aucune date n’a été fixée pour leur procès à l’heure actuelle. Deux d’entre eux sont accusés de viol, le troisième de chantage car il avait tenté de monnayer des pots-de-vin avec le fiancé de la jeune fille. S’ils sont déclarés coupables de viol, ils peuvent encourir une peine de cinq ans de prison selon l’article 227 bis du Code pénal tunisien avec des circonstances aggravantes dues à leur fonction. «C’est un signal très fort et cela devrait encourager toutes les jeunes filles violées ou victimes d’abus à parler», déclare Bochra Bel Haj H’mida.

Manifestation en faveur de la jeune fille violée devant le Tribunal de Tunis le 2 octobre, Crédit Photo: Amine Boufaied

En octobre, le cas de la jeune fille violée avait fait scandale lorsqu’elle avait été convoquée devant le juge d’instruction non pas en tant que victime mais en tant qu’accusée pour«outrage à la pudeur». Elle aurait été «trouvée dans une position indécente» selon les premières déclarations du Ministre de la justice. La société civile et les associations féministes s’étaient alors mobilisées pour faire pression sur un jugement qui transformait un crime en une affaire de mœurs.

Une femme parlementant avec un policier en civil lors de la manifestation du 29 septembre. Crédit Phto: Amine Boufaied

Mais pour l’avocate Bochra Bel Haj H’mida, cette première décision juridique doit aussi encourager à la réforme du système policier en Tunisie : 

«Certains policiers étaient très mal à l’aise avec cette affaire et n’ont pas soutenu leurs collègues. Il faut rappeler que certaines pratiques comme celles des pots-de-vin ou du harcèlement sont monnaie courante. Pour l’instant, le policier n’est pas sur un pied d’égalité avec le citoyen devant la justice mais cette affaire pourrait changer les choses.»

L’avocate révèle que la victime et son fiancé sont «très soulagéssurtout après la campagne de diffamation dont ils ont été victimes». Un article anonyme sur le site électronique Babnet publié vendredi 5 octobre avait mis en doute la véracité du rapport médical qui attestait du viol. L’article avait été très partagé sur les réseaux sociaux tunisiens. le site Nawaat.org avait dû publier un démenti des avocats. L’affaire reste à suivre selon Bochra Bel Haj h’mida qui espère que la justice ira jusqu’au bout et restera «impartiale»lors du procès des policiers.  

Le témoignage de la jeune fille sur la chaîne EttounissiaTV le 29 octobre:

Lilia Blaise slateafrique

 

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 20:48

Béji Caïd Essebsi appelle à l’accalmie

Le leader du parti Nidaa Tounes Béji Caïd Essebsi est revenu sur les évènements de Siliana pour affirmer que la région vit un état de tension extrême et que le gouvernement devrait assumer ses responsabilités. « Ces tensions ne peuvent perdurer!» a-t-il ajouté.


M. Caïd Essebsi a admis que «Certes, l’Etat ne dispose pas de bâton magique pour satisfaire tout le monde et répondre aux attentes, mais il y a des priorités et des urgences dont il faut s’occuper de suite, au lieu de se concentrer sur l’exclusion et les enjeux restreints des partis, et au lieu d’œuvrer à avoir mainmise sur les institutions de l’Etat».

Le leader de Nidaa Tounes a également ajouté que les autorités ont réagi aux manifestations avec une répression extrême, avec l’usage des tirs de chevrotine entrainant «des blessures graves sans précédent depuis l’indépendance». Il a affirmé que le chef du gouvernement devrait se déplacer sur les lieux afin de calmer les tensions. «Les citoyens de leur côté, devraient protéger les institutions publiques, et ne pas les détruire » a-t-il ajouté.

Par ailleurs, M. Caïd Essebsi a appelé la société civile ainsi que l’UGTT à intervenir pour l’instauration d’un dialogue. Il a conclu par dire : «La situation doit être gérée avec sagesse et calme, sinon, on risque de perdre tout contrôle!».  http://www.businessnews.com

D.M

 
 

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Le Premier ministre tunisien promet d’enquêter sur l’usage de la force contre les manifestants à Siliana

 Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali a promis jeudi une enquête sur le recours à la force par la police contre les manifestants à Siliana depuis trois jours, et a aussi vivement condamné les violences commises par la foule qui menacent la démocratie.

Nous allons enquêter sur un éventuel usage excessif de la force et sur l'origine des violences dans cette région située à l'ouest de Tunis, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, notre devoir est de demander des comptes à ceux qui sont responsables de cette catastrophe.

Le Premier ministre a regretté le grand nombre de blessé, notamment par l'usage de tirs de chevrotine de petit calibre.

S'adressant aux manifestants de Siliana, il a souligné que le développement économique qu'ils réclament ne peut pas être réalisé dans le chaos, ajoutant qu'aucun responsable politique ne sera limogé sous la pression de la violence, alors que les manifestants réclament le départ du gouverneur.

Nos efforts sont peut être insuffisants en matière de développement mais le développement ne peut pas se faire dans le chaos, a-t-il dit, précisant qu'une enveloppe de 14 millions d'euros d'aides a été bloquée en raison des troubles qui ont fait près de 300 blessés depuis mardi.

Le peuple est le seul habilité à dire +dégage+ (au gouvernement) mais par la voie des urnes, a encore dit M. Jebali, nous n'accepterons pas un processus de destruction de la démocratie, a-t-il martelé.

Le chef du gouvernement, issu du parti islamiste Ennahda, a cependant promis de déterminer toutes les responsabilités dans cette situation, y compris celles du gouverneur.

Nous sommes déterminées à ne pas voir le sang versé, a-t-il ajouté, indiquant que son gouvernement allait initier un dialogue pour résoudre les problèmes de la région.

Les manifestants dans la région de Siliana, à l'appel de la centrale syndicale historique UGTT, réclament le départ du gouverneur régional, un programme de développement économique pour cette région très pauvre, la libération de manifestants arrêtés en avril 2011 et la fin de la répression des manifestations.

Les revendications des manifestants ne sont pas sans rappeler celles de la révolution de janvier 2011, la misère, le chômage et la dénonciation de l'arbitraire de la police ayant été à l'époque au coeur du soulèvement.

Une manifestation de soutien aux habitants de Siliana a par ailleurs eu lieu jeudi soir devant le ministère de l'Intérieur au centre de Tunis. Quelque 200 personnes y scandaient des slogans hostiles au gouvernement. http://www.maghrebemergent

 

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Siliana : Hamadi Jebali fustige les tenants de "l’anarchie créatrice"

 

Le chef du gouvernement, Hamadi Jebali, est revenu longuement lors d’une conférence de presse tenue ce jeuid soir, au Palais du gouvernement de la Kasbah sur les événements de Siliana. Il a fustigé avec fermeté les tenants de l’anarchie, et s’est défendu de toute volonté d’escalade, prônant le dialogue et le consensus. 

Hamadi Jebali a reconnu en préambule que la situation socio-économique du pays est difficile. "Toutes les régions souffrent de dénuement, d’injustices, de chômage, de manque d’infrastructure, et de carence en matière de développement, mais dire que l’on peut inverser cette équation en dix mois, n’est pas réaliste. Nous devons travailler pour cela, et la volonté existe".

"Ceux qui conduisent les événements de Siliana perçoivent cela comme un début de révolution contre l’autorité", a-t-il dit, en s'interrogeant : "Cette autorité est-elle dictatoriale, non-démocratique, non-populaire ?". "Ce gouvernement est populaire, et est issu d’élections démocratiques, de l’aveu du monde entier. Il ne s’agit pas d’un peuple contre le gouvernement ou contre l’autorité, nous sommes issus du peuple d’une manière légitime", a-t-il martelé.

Il est revenu sur les raisons de la dégénérescence de la situation dans ce gouvernorat du centre de la Tunisie, soit une dispute entre deux fonctionnaires au gouvernorat, où il y a eu usage de la violence. "Après quelques heures, il y a eu appel à une grève générale adoptée par l’UGTT et qui a paralysé toute la vie à Siliana. L’autorité n’est pas intervenue, il n’y avait pas une grande présence policière à Siliana", a-t-il relevé, en continuant à relater les faits : "Quelques milliers de manifestants se sont rassemblés devant le gouvernorat, qui a été la cible d’attaques par des jets de pierres, des cocktails Molotov et de saccage. Des renforts policiers ont été déployés, et le premier jour a fait plusieurs blessés parmi les agents de sécurité et les assaillants. Deuxième jour : même scénario, avec escalade", a-t-il souligné en substance.

"Je ne vais défendre l’usage des chevrotines (munitions non létales)", a-t-il dit, mais "lorsque la police est attaquée par les jets de pierres, par les cocktails Molotov, lorsqu'on menace la vie de la police, ou des citoyens, la police s’auto-défend et défend les lieux de souveraineté", a-t-il souligné en guise d’explication de l’usage de ce type de munitions, ajoutant que même si la loi le permet, on évite de recourir aux tirs à  balles réelles, car on ne veut pas qu’une goutte de sang coule. "Dans ce moment difficile où la police est attaquée, on se trouve confronté à un dilemme : ou bien on livre les policiers à leur destin, ou bien ils se défendent et défendent l’intérêt du peuple. Reste à déterminer si l’usage de ce type de munitions était sage et judicieux. Qui est l’agresseur, et l’assaillant, et qui est le défenseur ? Qui a commencé l’agression ?" S’est-il interrogé, ajoutant que "cette marche a été accompagnée d’un appel clair à la violence et à la chute du gouvernement"

Hamadi Jebali a appelé toutes parties : partis politiques, UGTT, organisations, et médias à afficher une position claire envers la violence, et à assumer leur responsabilité. "Pourquoi faire usage de la violence, s’il y a des cadres pour l’action pacifiste", s’est-il interrogé. La question principale est de savoir "est-ce qu’on va renoncer à la violence, se plier à la loi, au verdict des urnes, et à la volonté du peuple ?" S’est-il demandé en récusant  "la violence révolutionnaire, la violence du fait accompli, la violence au nom de  révolution prolétaire ou salafiste". "Une excuse à la violence aurait été trouvée, si on interdit la pratique démocratique, si les portes de la liberté sont fermées, mais ce n’est pas le cas", dit-il, ajoutant qu’"on ne peut se débarrasser de ce gouvernement, que si le peuple le veut, par les moyens démocratiques". 

Hamadi Jebali a fait une analogie entre l’attaque contre l’ambassade des Etats-Unis, et ce qui s’est passé à Siliana. "Ceux qui nous ont reproché de ne pas avoir assuré la défense de l’ambassade, ne vont-ils pas nous reprocher le fait de ne pas protéger le gouvernorat ?"
Il a mis dos à dos les extrêmes des deux bords (droite et gauche), "ceux qui rejettent la construction démocratique, et qui théorisent sur l’anarchie." Il a évoqué des partis, et des fronts, sans les nommer explicitement, renvoyant vers les déclarations de la veille de Ali Laârayedh, qui a accusé nommément Chokri Belaïd. "Il y a des partis qui disent appartenir de la base au sommet à l’UGTT, qui utilisent les sièges de l’UGTT et  qui se dissimulent derrière l’UGTT, or, le courage impose de dire clairement que l’on dirige des marches, chose naturelle en démocratie".

Les événements ont été préjudiciables pour le gouvernorat de Siliana, "un projet de 28 milliards qui a été programmé pour cette semaine a été reporté, c’est un grand préjudice subi à notre réputation, nos potentialités d’emploi et d’investissements. C’est notre révolution, notre peuple, et la population de Siliana qui sont hélas les perdants dans cette affaire", a-t-il déploré.

Il a encore indiqué que des actes de saccages, de pillage, et d’incendies de postes de police, et d’autres institutions ont été enregistrés dans plusieurs délégations de Siliana, sans qu’il n’y ait eu usage de chevrotines.

Evoquant le gouverneur, Hamadi Jebali a récusé qu’il s’agisse de son neveu, fustigeant un niveau très bas (NDLR : des rumeurs). "J’en ai connu le nom que lors de la conférence des gouverneurs". A ses yeux, "ceux qui brandissent le terme dégage devant le gouverneur, vise le symbole de la légitimité et le gouvernement. Seul notre peuple nous dit dégages lors des élections, c’est le seul verdict auquel on se plie, mais un parti ou un front n’ont pas le droit de nous asséner dégage". Et de poursuivre : "Je ne défends pas le gouverneur, mais je défends les symboles de la révolution, les valeurs pour lesquelles on s’est sacrifié.(...) Si aujourd’hui, on cède sur le gouverneur de Siliana, demain il y aura le gouverneur de Kairouan, puis Sfax", etc.

"On n’accepte pas les menaces, on n’accepte pas qu’on détruise ce qu’on a commencé à construire ensemble", a martelé Hamadi Jebali,  plaidant pour le dialogue en vue de régler les problèmes. "On est prêt au dialogue, au même titre qu'à l’application de la loi, il n’y a pas de démocratie sans application de la loi. On luttera obstinément contre les moyens de despotisme, et de terrorisme, dit-il en allusion à ceux qui terrorisent le peuple d’une manière illégitime". Hamadi Jebali a annoncé la création d’une commission indépendante pour enquêter sur ces événements selon une approche globale, notamment l’usage de de violence et de la force des deux côtés. "Notre devoir est de juger tous ceux qui sont responsables de ces événements, a-t-il dit s’interrogeant sur celui qui va payer la facture morale et matérielle de tous ces dégâts. 

Sur l’usage des chevrotines, Samir Dilou, ministre des droits de l’Homme et de la justice transitionnelle, a indiqué en substance que "toute atteinte corporelle à un citoyen ou un agent de police nous fait mal, reste à savoir si ceux qui se défendaient (NDLR : les agents de l’ordre) avaient seulement le choix entre utiliser ces munitions non létales ou attenter à la vie des citoyens, c’est ce que l’enquête va démontrer".  

Au sujet de la révocation du gouverneur, Hamadi Jebali dit qu’il n’y a pas de tabou, "lorsqu’on évalue son action d’une manière objective, s’il y a un quelconque manquement, il sera démis. Mais on ne le fait pas sous la menace", a-t-il dit, fustigeant "la stratégie de ces fronts et partis qui veulent détruire les instruments de la démocratie". 

Le chef du gouvernement a évoqué son entretien avec Houcine Abassi, SG de l’UGTT, indiquant que ce dernier a prôné l’apaisement, le dialogue et la recherche de solutions pacifiques. Interrogé si les responsables désignés de ces événements seront traduits en justice, il a entretenu le flou en indiquant que "la loi est au dessus de tout, il y va de la pérennité de l’Etat démocratique". Il a par ailleurs annoncé que la police sera retirée de Siliana, sitôt le calme revenu. http://www.gnet.tn

 


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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 19:21

À Siliana ! 

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Conférence de presse d’Ennahdha : Les mouvements sociaux ne sont que des complots !

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Plusieurs manifestations populaires de soutien avec Siliana 

Suite aux événements survenus dans la ville de Siliana au cours des trois derniers jours, plusieurs manifestations populaires ont été organisées à travers le pays aujourd’hui 29 novembre 2012, pour exprimer le soutien des habitants des différentes régions à leurs concitoyens de Siliana.

Au Kef, à Mahdia, à Monastir, à Kairouan et à Sfax, des rassemblements ont été organisés où des slogans ont été scandés, soutenant les habitants silianais et dénonçant les pratiques répressives des forces de l’ordre à leur encontre. 

A noter que ces manifestations ont eu lieu suite à des appels lancés par des représentants de la société civile et des partis politiques dont notamment Al Joumhouri. Ces manifestations populaires pacifiques n’ont pas enregistré d’actes violents, ni de la part des manifestants, ni de la police. http://www.businessnews

 


 

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Des milliers de Tunisiens demandent la démission d'un gouverneur régional

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Les manifestants qui ont défilé dans la région de Siliana, au centre de la Tunisie, à l'appel de la centrale syndicale UGTT, ont réclamé jeudi 29 novembre le départ du gouverneur régional, un programme de développement économique pour cette région très pauvre, la libération de manifestants arrêtés en avril 2011 et la fin de la répression des manifestations. Ces revendications rappellent celles de la révolution de janvier 2011 : misère, chômage et dénonciation de l'arbitraire de la police.

Une manifestation de soutien aux habitants de Siliana a, par ailleurs, eu lieu jeudi soir devant le ministère de l'Intérieur, à Tunis. Quelque 200 personnes y scandaient des slogans hostiles au gouvernement. Le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, a promis jeudi 29 novembre une enquête sur le recours à la force par la police contre les manifestants à Siliana. Il a aussi condamné les violences commises par la foule, qui selon lui menacent "la démocratie".  http://www.francetvinfo.fr


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Des affrontements reprennent à Siliana

Des affrontements sporadiques ont opposé protestataires et policiers jeudi dans la région de Siliana où de graves violences ont fait plus de 250 blessés la veille parmi les manifestants qui réclament le départ du gouverneur et de meilleures conditions de vie. (c) Afp

Des affrontements sporadiques ont opposé protestataires et policiers jeudi dans la région de Siliana où de graves violences ont fait plus de 250 blessés la veille parmi les manifestants qui réclament le départ du gouverneur et de meilleures conditions de vie. (c) Afp

 

Des affrontements ont opposé protestataires et policiers tunisiens à Siliana et dans sa région où de graves violences ont fait plus de 250 blessés la veille parmi les manifestants qui réclament le départ du gouverneur et de meilleures conditions de vie.

 

La police a tiré de grandes quantités de gaz lacrymogènes sur quelques centaines de manifestants qui ont tenté de s'attaquer à un poste de police. Trois personnes ont été blessées, selon une source hospitalière.

Une journaliste de l'AFP a vu des policiers violemment passer à tabac, à coup de pied et de matraque, plusieurs manifestants qu'ils voulaient interpeller. L'un d'entre eux, assommé et saignant de la tête, a été évacué par les pompiers.

Non loin de là, des milliers d'habitants manifestaient aux abords du gouvernorat (préfecture) pour réclamer encore et toujours le limogeage du gouverneur et désormais aussi le départ de policiers venus en renfort.

"On réclame le départ de tous ces renforts, on n'accepte que les agents de police de Siliana", a déclaré un des manifestants.

Des manifestations ont aussi été émaillés de violences dans des localités proches de Siliana, même si les débordements semblaient moins graves que la veille.

Des manifestants ont incendié un poste des forces de l'ordre tunisiennes et deux de leurs véhicules à Kesra, à 40 km au sud de Siliana, a constaté une journaliste de l'AFP.

"On était une trentaine à mettre le feu au poste", a raconté à l'AFP, Ali 17 ans.

La principale centrale syndicale tunisienne, l'UGTT, a par ailleurs appelé à une nouvelle manifestation vendredi pour obtenir le départ du gouverneur régional, Ahmed Ezzine Mahjoubi, un programme de développement économique pour cette région très pauvre, la libération de manifestants arrêtés en avril 2011 et la fin de la répression des manifestations.

"J'appelle tous les habitants de la région à participer à une marche symbolique sur Tunis de deux kilomètres" vendredi, a déclaré à l'AFP, le secrétaire général de la branche régionale du syndicat Nejib Sebti.

"Le peuple ne va pas permettre aux contre-révolutionnaires de revenir"

Un représentant du parti islamiste Ennahda, qui dirige le gouvernement tunisien, a dénoncé ces troubles provoqués, selon lui par les manifestants, y voyant la main de "contre-révolutionnaires".

"Les manifestations se sont transformées en violences et en attaques contre les symboles de l'Etat (...) et les acquis du peuple", a déclaré en conférence de presse à Tunis Ameur Larayedh, qui dirige le bureau politique de ce parti.

"Le peuple ne va pas permettre aux contre-révolutionnaires de revenir" au pouvoir, a-t-il ajouté.

Une déclaration télévisée du Premier ministre Hamadi Jebali est attendue dans l'après-midi, selon son cabinet, alors qu'il avait refusé mercredi de limoger le gouverneur.

"Il faut que le gouverneur parte pour que la grève cesse", a dit pour sa part à l'AFP Nejib Sebti.

Les revendications des manifestants ne sont pas sans rappeler celles de la révolution de janvier 2011, la misère, le chômage et la dénonciation de l'arbitraire de la police ayant été à l'époque au coeur du soulèvement.

La région de Siliana est affectée par de grandes difficultés économiques. Selon des statistiques officielles, les investissements y ont baissé de 44,5% et les créations d'emplois de 66% sur la période janvier-octobre 2012 par rapport à la même époque de l'année précédente.

Le ministère de l'Intérieur a pour sa part assuré n'avoir fait que répliquer à des attaques, et qu'aucune manifestation pacifique n'a été réprimée. Selon lui, une demie-douzaine de bâtiments publics ont notamment été incendiés mercredi. tempsreel.nouvelobs

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Sit in devant le ministère de l'Intérieur (Tunis)

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Hammami: «Nous combattrons Jebali comme nous avons combattu Bourguiba et Ben Ali»

Tunisie. Hammami: «Nous combattrons Jebali comme nous avons combattu Bourguiba et Ben Ali»

C'est ce qu'a déclaré le secrétaire général du Parti des ouvriers, qui intervenait mercredi sur Nessma TV, avant de préciser : «s'il opte (Hamadi Jebali, chef du gouvernement provisoire, Ndlr) comme eux pour la politique de la répression et de la dictature envers les manifestants».

 

«La répression des manifestants à Siliana est un message adressé à tous les Tunisiens. Et si Hammadi Jebali n'accepte pas la démocratie, il doit dégager», a ajouté Hamma Hammami. Avant de conclure: «Il passera sur nos cadavres».

Le chef du gouvernement avait déclaré mercredi que les «Dégage» n'auront plus lieu d'être et que le gouverneur de Siliana, dont la population exige le départ, «ne partira pas... avant moi».

Le chef du gouvernement maintient ainsi son soutien indéfectible à un homme – son neveu en l'occurrence et dirigeant, comme lui, du parti Ennahdha – qui n'a pas su trouver les méthodes et les mots pour se faire accepter de la population dont il à la charge. http://www.kapitalis________________________________________________________________________________

Hamma du Front Populaire 

Le nahdhaoui à tendance salafiste baigne dans la théorie des complots

 

 

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 20:07

À Siliana, douleurs, blessures et combat pour la DIGNITÉ …

Siliana n'est pas seule ! Tunis dans la Rue pour dénoncer le crime du gouvernement islamiste contre la pulpation de Siliana


 
Le ministre de l'intérieur : les impacts par chevrotine ne sont  pas dangereux !

 
 

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Cadeau de la «Révolution» islamisée : Blessures par chevrotine de petit calibre 

 

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Plus de 200 blessés dans des violences persistantes à Siliana

Un homme reçoit des soins après avoir été blessé lors des heurts avec la police à Siliana (sud-ouest de Tunis), le 28 novembre 2012

Un homme reçoit des soins après avoir été blessé lors des heurts avec la police à Siliana (sud-ouest de Tunis), le 28 novembre 2012 (Photo Fethi Belaid. AFP)

Plus de 200 personnes ont été blessées mercredi au deuxième jour de violences entre manifestants et forces de l'ordre tunisiennes à Siliana, ville déshéritée au sud-ouest de Tunis, où les autorités ne semblaient pas en mesure de ramener le calme.

Selon le registre de l'hôpital, 206 personnes ont été soignées, souffrant d'impacts de chevrotine de petit calibre, de contusions, de fractures et de coupures, a indiqué un médecin urgentiste interrogé par un journaliste de l'AFP.

Dix-neuf personnes ont été éborgnées ou aveuglées par les tirs et certains ont été transférés à Tunis à la clinique ophtalmologique.

Un correspondant de la chaîne d'information France 24, David Thomson, et son collègue tunisien ont été touchés au corps par des tirs de chevrotine de la police, a-t-il indiqué à l'AFP. Leurs jours ne sont pas en danger et les deux hommes étaient traités aux urgences.

Les tensions étaient accrues par des rumeurs faisant état de manifestants tués. Les sources hospitalières et policières interrogées par l'AFP sur place ont démenti dans l'immédiat tout décès.

Le ministère tunisien de l'Intérieur s'est refusé à tout commentaire et n'a pas fourni de bilan.

Les urgences étaient pourtant visiblement débordées, et des proches des victimes s'y étaient rassemblés pour manifester leur colère. "Nous allons brûler la ville", criait un homme dont le fils a été blessé.

Plusieurs blindés de la garde nationale --l'équivalent de la gendarmerie-- ont été déployés, selon le journaliste de l'AFP. Comme la veille, des axes de Siliana ont été barricadés notamment par des piles de pneus enflammés.

En début de soirée, des affrontements sporadiques avaient toujours lieu entre une foule armée de pierres et les policiers. D'épais nuages de gaz lacrymogènes étaient visibles dans la ville toute la journée.

Des milliers de manifestants s'étaient rassemblés à partir de 09H00 GMT mercredi devant les locaux du gouvernorat (préfecture) de Siliana pour une deuxième journée de grève et de manifestations.

Ils réclament le départ du gouverneur, la libération de personnes détenues depuis avril 2011 et des aides économiques pour cette ville déshéritée, comme l'essentiel des provinces de l'intérieur de la Tunisie.

"Les habitants de Siliana les plus touchés par la pauvreté ne se mettront jamais à genoux", a déclaré le secrétaire général du bureau régional de la centrale syndicale UGTT, Néjib Sebti.

Le gouvernement appelé à sortir de son mutisme

L'UGTT a dénoncé dans un communiqué "la répression des manifestations pacifiques" et appelé "le gouvernement à sortir de son mutisme, à intervenir d'urgence pour faire cesser la répression". Le syndicat a aussi appelé à poursuivre la contestation.

Le gouvernement, qui avait dénoncé dans la matinée les violences de mardi contre la police, n'a pas réagi à la recrudescence des affrontements. Il a cependant démenti une rumeur faisant état d'un lien de parenté entre le Premier ministre, Hamadi Jebali, et le gouverneur de Siliana Ahmed Ezzine Mahjoubi, déplorant dans un communiqué une "tentative d'inciter les personnes à la violence".

Quelque 200 personnes ont également manifesté à Tunis en soutien aux habitants de Siliana.

La région de Siliana est très affectée par des difficultés économiques. Selon des statistiques officielles, les investissements y ont baissé de 44,5% et les création d'emplois de 66% sur la période janvier-octobre 2012 par rapport à la même époque de l'année précédente.

Des violences éclatent régulièrement en Tunisie entre policiers et manifestants excédés par la pauvreté.

Les revendications économico-sociales étaient au coeur des causes de la révolution de 2011 et les lenteurs de la reprise économique ont nourri les tensions. liberation.fr

 

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Siliana, une ville déshéritée qui s'embrase

 

La situation dégénère à Siliana, dans la partie intérieure de la Tunisie. Près de 200 personnes ont été blessées, ce 28 novembre, au deuxième jour de violences entre manifestants et forces de l'ordre tunisiennes dans cette ville déshéritée située à 127 km au sud-ouest de Tunis.

Pour rappel des milliers de manifestants s'étaient rassemblés tôt devant la préfecture de Siliana. Ils réclamaient notamment le départ du gouverneur, la libération de personnes détenues depuis avril 2011 et des aides économiques et sociales pour leur ville. 

Les autorités n'ont pas réussi à ramener le calme, rapporte le site tunisien Business News. Et les affrontements ont commencé. 

Les blessés souffrent d'impacts de munitions non létales, de contusions, de fractures et de coupures, a indiqué un médecin urgentiste de l'hôpital de Siliana interrogé par un journaliste de l'Agence France presse (AFP).

Un correspondant de la chaîne d'information française France 24, David Thomson et  son collègue tunisien Hamdi ont été touchés par des tirs de la police, a-t-il indiqué à l'AFP. Leurs jours ne sont pas en danger et les deux hommes étaient traités aux urgences.

Plus tôt dans la journée, la radio tunisienne Mosaïque Fm a déclaré que son journaliste Abdessalem Somrani ainsi que la journaliste d’Al Massira, Hend Jebali, ont été agressés par les forces de l'ordre.

 

 

S'ajoute que les urgences sont saturées.

«L'hôpital de Siliana a lancé (…) un appel de détresse en raison du manque de médicaments et des ambulances pour transporter les blessés aux établissements sanitaires de Tunis», annonce la radio tunisienne Shems FM.

«Il manque des antidouleurs de type Doliprane, Adol, Dialgesic, etc., de matériels, de spécialistes notamment en ophtalmologie et d'ambulances pour transférer les blessés. Un responsable a, d’ailleurs, lancé un appel aux médecins ophtalmologues volontaires disponibles pour venir les aider», indique Business News.  

Le personnel de l'hôpital de la région de Siliana est d’ailleurs entré en grève en signe de protestation contre la descente policière de la veille dans leurs locaux, a indiqué Abdessattar Manaï, secrétaire général de la Fédération régionale de la santé à Siliana, dans une déclaration à Shems Fm.

«Le personnel assurera, quand même, les cas d’urgences», a-t-il précisé, soulignant que c’est leur devoir.  www.slateafrique

 

Business New

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Origines des affrontements entre forces de l’ordre et manifestants dans la ville de Siliana

Photo d'un manifestant dans la ville de Siliana 28 novembre 2012

Le mardi 27 novembre, une manifestation pacifique a été organisée à Siliana (ville à l’ouest de la Tunisie située à 127 kilomètres de Tunis) par l’UGTT principalement réunissant des milliers de citoyens. Les revendications sont : le départ du gouverneur Ahmed Ezzedine Mahjoub (Ennahdha) jugé incompétent et la mise en place de projets de développement dans la région. Devant le gouvernorat, la situation dégénère suite à des jets de pierres. Les forces de l’ordre réagissent contre les manifestants en utilisant des bombes de gaz lacrymogène mais aussi des balles -utilisées pour la première fois en Tunisie- de la société italienne NobelSport, ce qui entraîne vingt blessés du côté des civils et neuf blessés parmi les policiers selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur Khaled Tarrouch.

Actuellement, la situation est loin d’être calme et les affrontements continuent entre manifestants et forces de l’ordre. Plus de 80 blessés ont été décomptés jusqu’à maintenant à l’hôpital régional de la ville.

Origine du conflit

Ahmed Chafii, le SG adjoint de l’UGTT à Siliana, avec qui nous sommes en contact, nous a informé du fait que les demandes sont claires :

On n’arrive plus à dialoguer avec le gouverneur, on veut son départ. On veut surtout la création de l’emploi et la mise en place de projets de développement dont la priorité serait la construction d’infrastructures. A Siliana, on a 6600 chômeurs (enregistrés) dont 4000 ont des diplômes de l’enseignement supérieur Nous voulons aussi la libération des manifestants détenus depuis le 26 avril dernier et qu’il y ait justice

Selon l’UGTT, après plusieurs tentatives de communication avec le gouverneur, le syndicat a entamé un sit-in devant le gouvernorat, le 22 novembre dernier, notamment suite à une querelle entre la secrétaire générale du syndicat des fonctionnaires de l’administration régionale et un autre fonctionnaire du gouvernorat.

Selon le SG adjoint du CPR à Siliana, Sadok Ferchichi, une réunion devait avoir lieu ce lundi 26 novembre entre des représentants de la société civile, les SG des bureaux régionaux de partis, entre autres Ennahdha et le CPR mais l’UGTT n’a pas voulu se joindre aux pourparlers.

D’après M. Chafii, il était vain de continuer les discussions avec un gouverneur qui a fait appel aux forces de l’ordre pour réprimer les manifestants vendredi dernier. Iyed Dahmani, député à l’Assemblée Constituante et originaire de la région s’est indigné de la réaction outrageuse des autorités et du gouverneur rappelant également aujourd’hui sur Radio Mosaique FM que la ville de Siliana est de surcroît en isolement suite à la détérioration de la route n°4 reliant Siliana à la capitale.

Par ailleurs, Zouheir Rjibi, SG du bureau régional d’Ennahdha à Siliana a démenti les efforts fournis par l’UGTT et a assuré que le syndicat s’est même absenté à plusieurs reprises des réunions organisées avec le gouverneur pour discuter des projets de développement en cours dans la région. D’après M. Rjibi, l’Etat a prévu 334 millions de dinars pour la ville, dont 90 millions de dt pour l’infrastructure.

Problèmes de communication et de transparence

Quand on consulte le site du ministère du Développement Régional et de la Planification, on remarque à la page 25 que la région de Siliana bénéficierait, jusqu’à maintenant, de 6 projets en cours d’exécution sur 81 en train d’être étudiés. Le gouverneur, en fonction depuis le 28 février 2012, aurait beaucoup de problèmes de communication avec la population de la région pour expliquer ce qu’il en est au niveau du développement régional.

Par ailleurs, vous pouvez consulter sur le site du ministère du développement l’état d’avancement des projets publics en cours pour l’année 2012 en Tunisie, notamment pour la ville de Siliana (page 25) :

Cliquez pour télécharger le document 1.39MB

 

Voulant avoir plus de détails auprès du ministère du Développement pour une vulgarisation des chiffres, nous avons appelé à plusieurs reprises le numéro de téléphone inscrit sur le site du ministère mais personne n’a décroché. Ainsi, le dialogue de sourd continue entre les autorités et la société civile qui demande du concret quand il s’agit d’emploi et de développement régional. Du côté du gouvernement, les demandes des citoyens sont considérées comme légitimes mais il ne peut y répondre en peu de temps.

Cependant, du côté de l’UGTT et des citoyens à Siliana, un vrai problème de dialogue existerait avec les vis-à-vis du gouvernement, notamment le gouverneur en place qui manquerait de tact et surtout de compétence. En effet, ce dernier a déclaré hier dans les médias que “les pierres utilisées par des manifestants seraient importées et que ceux qui sont dans la rue ne sont pas originaires de la région mais venus d’ailleurs. Cela inférerait bien entendu des théories de complot argumentées par les pro-gouvernementaux. Sur les réseaux sociaux, entre autres sur la page facebook Radio Siliana, ces affrontements auraient une liaison avec le projet d’exclusion des RCDistes de l’ancien régime proposé à l’Assemblée Constituante par Ennahdha et le CPR. En outre, selon la même page en question, l’homme d’affaire Kamel Letaief, aurait un lien avec les perturbations qui ont lieu dans la région.

Entre théorie du complot et réalité, seuls les chiffres comptent. Tant que le gouvernement continuera à procéder d’une manière abrupte sur le plan sécuritaire, de la communication et surtout au niveau de la transparence et de la vulgarisation de l’information par rapport aux projets de développement en cours, l’UGTT continuera à organiser des manifestations. http://nawaat.org

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 03:56

Au Caire

 

À Paris


 

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L'annonce de M. Morsi de modifier son décret ne calme pas les opposants

 

L'appel symbolique du président égyptien Mohamed Morsi à l'apaisement n'a manifestement pas été entendu. Des affrontements entre les opposants et les soutiens aux islamistes au pouvoir ont eu lieu ce mardi matin au Caire. Et ce malgré le compromis intervenu entre les représentants du président égyptien et les juges sur la question de l’élargissement des pouvoirs présidentiels.

C’est à l'issue d'une réunion de crise avec le Conseil suprême de la magistrature que Mohamed Morsi avait accepté lundi soir le compromis proposé par les juges. Il s’agissait de réduire la portée du décret présidentiel adopté il y a quelques jours, provoquant l'ire des militants laïcs, libéraux et des mouvances de gauche; le décret  devait empêcher toute contestation des décisions présidentielles dans l'attente de l'élection d'un nouveau parlement.

L’accord de compromis prévoit que seules ses décisions relatives aux "domaines de souveraineté" ne pourront pas faire l'objet de recours en justice, a indiqué le porte-parole du chef de l’Etat, Yasser Al. Ce dernier précisait toutefois que le décret ne serait pas amendé.

Crise loin d'être résolue

Les "domaines de souveraineté" couvriraient, d’après les analystes, les éventuelles déclarations de guerre ou la convocation d'élections anticipées. Ce terme ayant cependant été précédemment utilisé de manière plus large, il laisse la place à l'interprétation. "Le communiqué que j'ai lu est un signe que la crise est résolue", a conclu le porte-parole, insensible à cette critique.

Reprise des affrontements entre militants au Caire

C’est dans ce cadre que les Frères musulmans ont annoncé lundi soir d’annuler les contre-rassemblements prévus mardi.

Mais l’opposition ne semble pas convaincue, et sa colère est loin d'être apaisée. Hamdeen Sabahy, chef de file de la gauche égyptienne, a prévenu que les manifestations se poursuivraient jusqu'au retrait total du décret. La place Tahrir doit devenir le symbole d'une Égypte "qui n'acceptera pas un nouveau dictateur parce qu'elle a renversé le précédent", a-t-il déclaré.

De fait, les militants des deux bords se sont tout de même retrouvés ce mardi. Les heurts sporadiques, qui ont débuté il y a une semaine et se déroulent dans plusieurs rues autour de la place Tahrir, au centre de la capitale, ont repris dans la matinée aux abords de l'ambassade américaine. Les forces anti-émeutes, déployées près de la mission diplomatique, ont essuyé des jets de pierres, auxquels ils ont répondu avec des tirs de gaz lacrymogènes.

Symbole de toutes les mobilisations depuis le soulèvement contre le pouvoir de l’ancien président Hosni Moubarak, la place et les rues adjacentes avaient été réinvesties depuis quelques jours. De nombreux mouvements et partis politiques d'opposition ont appelé à des manifestations de masse mardi dans tout le pays, et en particulier sur la place. Le gros des manifestations est attendu dans l'après-midi et en soirée, après la journée de travail.

Un tribunal administratif du Caire devrait tenir la première audition concernant le recours déposé par des avocats et des militants contre le décret présidentiel ce 4 décembre. Une personne, membre des Frères musulmans, est décédée dans les manifestations de partisans et d'adversaires du chef de l’État depuis jeudi. Environ 370 autres ont été blessées. rtbf.be

 

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Manifestation anti-Morsi sur la place Tahrir

 

Plus de 200.000 Égyptiens se sont rassemblés mardi après-midi sur la place Tahrir, au Caire, pour protester contre la décision du président islamiste Mohamed Morsi de s'arroger des pouvoirs quasi-absolus.

Mardi, les manifestations de masse, place Tahrir et dans plusieurs autres grandes villes comme à Alexandrie, étaient comparables en taille à celles de l'année dernière lors du soulèvement populaire qui a renversé l'ancien chef d'État égyptien Hosni Moubarak.

 

Agitant des drapeaux rouge, blanc et noir, et criant des slogans contre le président égyptien et les Frères musulmans, des rangs desquels il est issu, les manifestants en ont rejoint plusieurs centaines d'autres qui campent sur la place depuis vendredi dernier pour demander la révocation des décrets qu'il a pris la semaine dernière.

"Les Frères musulmans ont détourné la révolution", a lancé Rafat Magdi, un ingénieur se rendant à la manifestation. "Les gens ont ouvert les yeux (...) Aux prochaines élections, il n'auront pas de voix", a-t-il ajouté.

"D'un seul coup, Morsi promulgue une loi qui fait de lui le législateur absolu, concentrant tous les pouvoirs entre ses mains", a déclaré Mona Sadek, une manifestante de 31 ans, ingénieur diplômée, qui porte le voile islamique. "Notre révolte contre ces amendements se transforme en protestation contre les Frères musulmans".

Epicentre de la révolution

Un peu plus tôt, de nouveaux affrontements avaient éclaté entre des manifestants et des policiers.

Les heurts se produisaient près de l'ambassade des États-Unis et la place Tahrir, épicentre de la révolution qui a mis fin à 29 ans de régime autoritaire du président Hosni Moubarak en février 2011.

La police a tiré des gaz lacrymogènes en direction des manifestants qui jetaient des pierres dans une rue reliant la place à l'ambassade.

Lundi, une manifestation pro-Morsi au Caire avait été annulée de crainte d'affrontements.

Pour Gehad el-Haddad, un conseiller de la Fraternité et de son parti politique, l'opposition était "très divisée", ajoutant que le président Mohammed Morsi ne reculerait pas. "Nous n'abrogerons pas nos décrets", a-t-il déclaré à l'Associated Press.

Pour l'ancien candidat à la présidentielle, devenu aujourd'hui le principal leader d'opposition, Amr Moussa, la manifestation a montré "où les forces politiques de la nation se situaient par rapport au projet constitutionnel".

"La sagesse voudrait que la disposition constitutionnelle soit reconsidérée", a précisé Moussa, un ancien chef de la Ligue arabe, dans un interview par téléphone à la télévision CBS.

Protéger les acquis de la révolution

Mohamed Morsi, élu président en juin, affirme que les décrets qu'il a pris la semaine dernière sont nécessaire pour protéger les acquis de la révolution et la transition du pays vers un régime démocratique.

Jeudi 22 novembre, le président égyptien a renforcé notablement son pouvoir en adoptant plusieurs amendements constitutionnels. Il a également accordé l'immunité à la commission chargée de rédiger une nouvelle Constitution pour empêcher qu'elle ne soit dissoute par décision de justice, ainsi qu'à la chambre haute du Parlement. Ces deux instances sont dirigées par ses alliés islamistes des Frères musulmans.

Les magistrats de la plus haute cour de justice égyptienne ont déclaré samedi dernier que les récents amendements grâce auxquels le président égyptien Mohamed Morsi s'octroie de nouveaux pouvoirs constituaient "une atteinte sans précédent à l'indépendance du pouvoir judiciaire et ses décisions" tempsreel.nouvelobs

 

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Mardi, des dizaines de milliers de manifestants se sont réunies place Tahrir.

 

Mardi, des dizaines de milliers de manifestants se sont réunies place Tahrir.  K. HAMRA / AP / SIPA

 Le président, qui vient de s'arroger tous les pouvoirs via un décret, provoque un tollé

Même son prédécesseur, Hosni Moubarak, chassé du pouvoir en février 2011 par la « révolution du Nil », n'avait pas été jusque-là. Le président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, s'est arrogé tous les pouvoirs par un décret publié jeudi, le plaçant au-dessus de la loi.

« Rapport de force »

Cette décision – survenue alors que Morsi venait d'être félicité par Washington pour sa médiation réussie dans le conflit au Proche-Orient – a déclenché la colère de ses opposants, qui redoutent de voir l'Egypte renouer avec l'autoritarisme. Mardi, des dizaines de milliers de manifestants se sont réunies place Tahrir pour la cinquième journée consécutive, afin de réclamer l'abrogation du décret. C'est la plus forte mobilisation depuis l'élection de Morsi en juin. « Il s'est mis tout le monde à dos. Il a même ligué contre lui l'opposition non islamiste, jusqu'ici divisée », note Stéphane Lacroix, professeur à Sciences-Po Paris.

C'est la troisième fois que Mohamed Morsi tente un coup de force. En juillet, il avait été accusé de « coup d'Etat constitutionnel » en annulant la dissolution de l'Assemblée. Jeudi, il a tenté de limoger le procureur général d'Egypte. Les deux fois, il a fini par faire marche arrière. Le fera-t-il à nouveau ? « On verra. Cela dépend de l'importance des manifestations, et de la réaction des magistrats. C'est un rapport de force. Mais s'il maintient le décret, le peu qu'il restait de la révolution aura définitivement disparu », estime Jean-Noël Ferrié, chercheur au CNRS.
 

De son côté, Morsi réfute toute dérive autoritaire. Il argue que ce décret est nécessaire pour accélérer la transition démocratique, et provisoire, avant l'adoption de la future Constitution, elle-même controversée –, puisque selon le projet actuel, la charia deviendrait un texte de loi et plus seulement des valeurs générales. L'armée, elle, observe pour l'instant le silence. « Elle n'interviendra que si cela dégénère », estime Stéphane Lacroix, jugeant la situation « très incertaine ». 20minutes.fr

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