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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 02:10

 

 

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14 blessés lors d'affrontements entre protestataires et forces de l'ordre

Quatorze personnes dont deux agents policiers ont été blessées mardi lors d'affrontements entre des milliers de manifestants et les forces de l'ordre dans le gouvernorat (préfecture) de Siliana, une région déshéritée du centre de la Tunisie.

Les violences ont eu lieu à l'occasion d'une grève générale décrétée par l'union régionale du travail (URT) en signe de protestation contre la marginalisation de la région affectée par des taux élevés de chômage et de pauvreté.

Le mouvement social a paralysé l'activité économique, administrative et scolaire dans la région.

Les incidents ont éclaté lorsque les protestataires qui défilaient dans les rues de la ville ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre qui ont réagi par des tirs de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc, selon des témoins.

Le secrétaire général de l'URT, Néjib Sebti a dénoncé "la brutalité" des policiers dont "la répression dépassait les pratiques du régime de (l'ancien président) Ben Ali", s'est-il insurgé.

Selon le Dr Ali Kharroubi, médecin du service d'urgence de l'hôpital régional de Siliana, les blessés ont été touchés par des objets contendants.

L'un d'eux a dû être transféré dans un hôpital de Tunis pour extirper de son corps "un objet étrange" qui pourrait être une balle en caoutchouc, a-t-il précisé à l'agence TAP.

La population exigeait un intérêt accru du gouvernement pour le développement de leur région. Elle réclamait la libération de 14 protestataires arrêtés depuis 20 mois lors de manifestations sociales et appelait au limogeage du gouverneur (préfet) accusé de passivité face aux doléances des habitants, selon le député Iyad Dahmani du parti Al Joumhouri.

Des troubles sociaux similaires se sont produits dernièrement dans d'autres régions de l'intérieur du pays souffrant de conditions de vie précaires, notamment à Sidi Bouzid, berceau de la révolution tunisienne qui a fait chuter le régime de Ben Ali. tempsreel.nouvelobs


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Siliana craint le pire


silianaOn a craint le pire, ce mardi 27 novembre, à Siliana, après une marche de protestation devant le siège du gouvernorat qui a viré à l’affrontement. Les forces de sécurité ont employé le gaz lacrymogène, ont tiré des balles de caoutchouc, et certains témoins ont même fait état de tirs à balles réelles.

14 blessés dont 2 agents de sécurité qui ont été transportés au service des urgences de l'hôpital régional ont été comptabilisés au bilan de cette manifestation pacifique, qui a en effet démarré, lors de cette matinée du mardi, à partir des locaux de l'Union régionale du travail (URT) de Siliana, en direction du siège du gouvernorat. Objectif des manifestants : exiger le droit de la région au développement ainsi que la libération des personnes arrêtées lors des événements du 26 avril dernier, et accessoirement, le départ du gouverneur.

Le secrétaire général de l’URT de Siliana, Nejib Sebti, dont le témoignage a été recueilli par l’agence Tap a souligné que «les échantillons de douilles prouvent l'utilisation de balles tirées par des fusils à grenaille» précisant que «les médecins de l'hôpital régional de Siliana ont pu extraire des échantillons de cette poudre chez un des blessés au niveau de l'œil».

siliana

Les policiers ont utilisé des bombes de gaz lacrymogène et les matraques pour disperser les manifestants qui se sont retirés vers le centre ville où ils ont brûlé des pneus et des palmiers tout au long de la rue de l'environnement reliant le siège du gouvernorat au district de la sécurité nationale de Siliana.

 

Le soutien de la LTDH
 

La Ligue tunisienne des droits de l'Homme (LTDH) a fait part, mardi, dans un communiqué, de son soutien absolu aux revendications de la population de Siliana. Pour la LTDH, «les tensions qui prévalent, à Siliana, sont dues au refus du gouverneur et des autorités régionales de dialoguer avec les composantes de la société civile pour trouver des solutions aux problèmes de développement». La ligue insiste sur l'échec du règlement sécuritaire et judiciaire des problèmes sociaux tout en appelant à la libération de tous les détenus, depuis un an et huit mois, suite aux mouvements sociaux.

 
La LTDH appelle à l'ouverture d'un débat en vue de trouver des solutions aux problèmes de la région dont la concentration des terres domaniales aux mains de quelques investisseurs qui ne respectent pas le Code du travail, affirme la ligue ajoutant que le chômage a atteint des niveaux alarmants, ce qui est contraire aux objectifs de la révolution pour l'emploi et la dignité.

En définitive, après avoir payé le prix fort durant la Révolution, les régions délaissées de l’intérieur de la Tunisie sont toujours exclues, et continuent de se débattre dans le chômage endémique, la paupérisation, et la marginalisation.

Et en attendant d’atteindre les objectifs de la Révolution, Maher Ben Amor, président de l'association du développement et des diplômés chômeurs a déclaré, sur les ondes de Shems FM, que les habitants de Siliana craignent les éventuelles descentes nocturnes des forces de sécurité, après les affrontements qui ont lieu dans la journée. mag14

 

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Abdelaziz El Kotti empêché d’évoquer l’affaire de Siliana à l’ANC 

Le député de l’ANC, Abdelaziz El Kotti, a pris la parole, à l’hémicycle pour évoquer les répressions observées à Siliana aujourd’hui mardi 27 novembre 2012 et le recours aux balles réelles par les forces de l’ordre. 
Le sujet a agacé un certain nombre de députés qui ont commencé à protester jusqu’au président de séance qui n’a pas hésité à couper tout de suite la parole au député. 

Il est vrai que le sujet n’est pas à l’ordre du jour et qu’il est tout à fait du droit du président de séance de couper la parole à un député, mais l’usage a fait que certains députés ont pris l’habitude d’évoquer certaines urgences (comme celle d’aujourd’hui) alors que l’ordre du jour ne le prévoyait pas. Il se trouve que l’on coupe la parole aux uns et non aux autres, en fonction de leur appartenance partisane, Abdelaziz El Kotti étant de Nidaa Tounesbusinessnews

 
 


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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 04:43

 

 

 

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Le Front Populaire dans le tiercé gagnant

front-populaireSi Ennahdha continue de caracoler en tête des partis les plus plébiscités par les Tunisiens, Nida Tounes s’en rapproche de plus en plus. Quant au Front Populaire, il continue son irrésistible ascension, puisqu’il se place désormais dans le tiercé gagnant, coiffant au poteau Al Jomhouri, Al Aridha, et même le CPR.

Tels sont en tous cas les résultats d’un sondage réalisé du 13 au 19 novembre 2012 par l’institut d’études marketing, media et opinion 3C Etudes au cours de, auprès d’un échantillon représentatif de la population tunisienne âgée de 18 ans et plus, de 1648 personnes. Voici les résultats détaillés.

  1. Ennahdha récolterait 31,4% des suffrages, en hausse de 0,5 point sur le mois précédent.
  2. Nida Tounes poursuit lui aussi son ascension mais à un rythme plus soutenu : Après les 7,3 points gagnés en octobre il progresse encore de 1,5 point en novembre et s’approche davantage d’Ennahdha en remportant 29,6% des intentions de vote. Seulement 1,8 point les sépare désormais.
  3. Le Front Populaire arrive en troisième position avec 6,9% des suffrages, en hausse de 1,3 point 
  4. Al Jomhouri recule de 0,4 point en obtenant 5,4%.
  5. Al Aridha garde la cinquième place avec 4,7% malgré un recul de 0,9 point.
  6. CPR avec 4,6%  (-0,4 point),
  7. Ettakatol avec 3,8% (+0,4 point),
  8. l’UPL avec 2,7% (-0,1 point),
  9. Al Moubadara avec 1,9% (-0,4 point),
  10. Hizb Attahrir avec 1,6% (=) et Achaab avec 1,1% ((-0,1 point) pour nous arrêter au seuil de 1%. mag14

 

 

 

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 Nida Tounes talonne Ennahdha aux législatives (Sondage)

 

L’institut 3C Etudes vient de publier les résultats de la onzième vague de son baromètre politique du mois de novembre, réalisé du 13 au 19 novembre 2012 par téléphone auprès d’un échantillon représentatif de la population tunisienne âgée de 18 ans et plus, de 1648 personnes. 

Selon les résultats contenus dans un communiqué dudit Institut, dont Gnet a obtenu une copie, 41% des Tunisiens se déclarent satisfaits de la prestation du gouvernement et seulement 27% de celle de l’opposition. La prestation des médias, restant au niveau record, est satisfaisante pour 67% des Tunisiens et la situation sécuritaire, en hausse, ne satisfait cependant que 42% d’entre eux.

En cas d’élections législatives, Ennahdha récolterait 31,4% des suffrages, en progression d’un demi-point, Nida Tounes la talonne avec 29,6% des voix, en hausse de 1,5 point. Le Front Populaire occuperait la troisième place avec 6,9% et devancerait ainsi Aljoumhouri  avec 5,4%.

En cas d’élections présidentielles, Béji Caïed Essebsi resterait en tête pour le deuxième mois consécutif et obtiendrait 10,9% des voix, suivi de Moncef Marzouki à 7,2%, Mustapha Ben Jaafar récolterait 3,6% et pour la première fois à ce stade, Taïeb Baccouche enregistre 2,5%. 42% des Tunisiens indécis.

Le degré de satisfaction quant à la prestation du gouvernement

Après des baisses successives au cours des trois derniers mois qui lui ont fait perdre 12 points depuis le mois d’août, le degré de satisfaction des Tunisiens de la prestation du gouvernement se reprend au mois de novembre et enregistre une hausse de 3 points par rapport au mois d’octobre en atteignant 41%.
Parallèlement, 54% des Tunisiens se déclarent insatisfaits de la prestation du gouvernement, en recul de 4 points par rapport au mois précédent.

Le degré de satisfaction quant à la prestation de l’opposition

Après avoir gagné 8 points  au mois d’octobre, le niveau de satisfaction des Tunisiens quant à la prestation de l’opposition recule de 2 points au mois de novembre pour se situer à 27%.
Parallèlement, 58% des Tunisiens se déclarent insatisfaits de la prestation de l’opposition (en hausse de 1 point) et 40% totalement insatisfaits (en hausse de 2 points). Ce taux de satisfaction ou plutôt d’insatisfaction continue à handicaper les chances de l’opposition de jouer un rôle majeur dans l’avenir politique qui est en train de se dessiner dans le pays. On constate cela dans les intentions de vote pour les partis dans le cadre de prochaines législatives. Par ailleurs, il est à noter que Nidaa Tounes n’est pas clairement identifié à cette opposition dont on n’est pas suffisamment satisfait. En effet, on constate qu’une bonne partie de ceux qui ont l’intention de voter Nidaa Tounes sont justement des personnes faisant partie de cette majorité se déclarant non satisfaite de la prestation de l’opposition !

Le degré de satisfaction de la prestation des médias

Au mois de novembre, le degré de satisfaction des Tunisiens quant à la prestation des médias garde son niveau du mois d’octobre soit 67 %, soit le record absolu enregistré, tous indicateurs confondus, depuis le début de ce baromètre.
En revanche, 29% des Tunisiens se déclarent insatisfaits de la prestation des médias, en recul d’un point par rapport au mois précédent.

Satisfaction par rapport à la situation sécuritaire

Au mois de novembre, la situation sécuritaire du pays est mieux appréciée par les Tunisiens. Ils sont 42 % à en être satisfaits, en hausse de 5 points par rapport à octobre. Par conséquent, ils ne sont plus que 56 % d’insatisfaits, en baisse de 5 points.

Si des élections législatives avaient lieu l'année prochaine, pour quel parti voteriez-vous ?
  

En cas de tenue d’élections législatives l’année prochaine, Ennahdha récolterait 31,4% des suffrages, en hausse de 0,5 point sur le mois précédent. Nida Tounes poursuit lui aussi son ascension mais à un rythme plus soutenu : Après les 7,3 points gagnés en octobre, il progresse encore de 1,5 point en novembre et s’approche davantage d’Ennahdha en remportant 29,6% des intentions de vote. Seulement 1,8 point les sépare désormais. Le Front Populaire arrive en troisième position avec 6,9% des suffrages, en hausse de 1,3 point  et dépasse ainsi Al Jomhouri qui recule de 0,4 point en obtenant 5,4%. Al Aridha garde la cinquième place avec 4,7% malgré un recul de 0,9 point. Arrivent ensuite le CPR avec 4,6%  (-0,4 point), Ettakatol avec 3,8% (+0,4 point), l’UPL avec 2,7% (-0,1 point), Al Moubadara avec 1,9% (-0,4 point), Hizb Attahrir avec 1,6% (=) et Achaab avec 1,1% ((-0,1 point) pour nous arrêter au seuil de 1%.

Si des élections présidentielles avaient lieu aujourd’hui, pour qui voteriez-vous ?

 En cas de tenue, aujourd’hui, d’élections présidentielles, Béji Caïed Essebsi viendrait en tête avec 10,9% des suffrages, quoiqu’en baisse de 3,1 points par rapport aux résultats du sondage du mois d’octobre. Moncef Marzouki viendrait en deuxième position et récolterait 7,2% des voix, en recul de 2,5 points. La troisième place reviendrait à Mustapha Ben Jaafar avec 3,6% (en hausse de 0,3 point). Taïeb Baccouche entrerait au Top 4 avec 2,5% (en doublant pratiquement le nombre de ses électeurs) et damerait ainsi le pion à Hamadi Jebali qui perdrait 0,8 point et obtiendrait 2,3% des suffrages. Hamma Hammami récolterait 2,1% des voix (en hausse de 0,3 point). Samir Dilou passerait de la douzième à la septième place avec 1,9% des voix. Arrivent ensuite Mohamed Abbou (1,4%), Ali Laaraïedh (1,3%), Zine El Abidine Ben Ali (1,2%), Ahmed Nejib Chebbi (1%) à égalité avec Rached Ghannouchi et enfin Abdelfattah Mourou (0,9%).

Cependant il ne faut pas perdre de vue que 42,1% des Tunisiens ne savent pas encore pour qui voter (contre 38% en octobre). gnet.tn

 

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41% des Tunisiens se déclarent satisfaits de la prestation du gouvernement et seulement 27% de celle de l’opposition. La prestation des médias, restant au niveau record, est satisfaisante pour 67% des Tunisiens, et la situation sécuritaire, en hausse, ne satisfait cependant que 42% d’entre eux.

En cas d’élections législatives, Ennahdha récolterait 31,4% des suffrages, en progression d’un demi-point, Nida Tounes la talonne avec 29,6% des voix, en hausse de 1,5 point. Le Front Populaire occuperait la troisième place avec 6,9% et devancerait ainsi Al joumhouri avec 5,4%.

En cas d’élections présidentielles, Béji Caïed Essebsi resterait en tête pour le deuxième mois consécutif et obtiendrait 10,9% des voix, suivi de Moncef Marzouki à 7,2%, Mustapha Ben Jaafar récolterait 3,6%, et pour la première fois à ce stade, Taieb Baccouche enregistre 2,5%. 42% des Tunisiens sont indécis.

Tels sont les résultats de la 4ème vague du baromètre politique fait et présenté, lundi 26 novembre 2012, par Hichem Guerfali, du cabinet 3C Etudes, spécialisé en audiométrie et en sondage d’opinion en Tunisie et ailleurs. Ces résultats appellent quelques remarques.


- Ennahdha crée son propre ennemi, politique.

D’abord, la petite montée, d’un sondage à l’autre, des intentions de vote pour Ennahdha, de seulement 0,5 point entre octobre et novembre. En face, ce sont les intentions de vote en faveur de Nida Tounes qui montent de 0,8 point. Le mauvais rendement du gouvernement Jbali, la superbe lenteur dans les réalisations économiques, la hausse du coût de la vie ou encore les tribulations du trublion Lotfi Zitoun, tout comme les positions d’Ennahdha dans l’affaire des Salafistes, pourraient bien expliquer cette petite hausse.

Guerfali, quant à lui, expliquera que Nida Tounes augmente les intentions de vote dont il est crédité en grappillant sur le reste des partis et, peut-être aussi, que le fort taux des mécontents du rendement de l’opposition (59 %), expliquerait cela, surtout que Nida Tounes n’est pas comptabilisé parmi les opposants et n’a, de toutes les façons, pas l’occasion de médiatiser son éventuel mauvais rendement, comme le fait le reste de l’opposition, à travers l’ANC, et la très mauvaise image refléchie par l’opposition dans cette agora politique. Loin, très loin derrière ces deux principaux partis tunisiens qui attirent de plus en plus l’attention et polarisent, jour après jour, la scène politique tunisienne de l’après Ben Ali, il y a le Front Populaire qui ne reçoit que 6,9 % des intentions de vote en hausse de 1,3 points et le parti Républicain (Al Joumhouri) qui ne reçoit que 5,4 % des intentions de vote, en baisse, lui par contre, de 0,4 points. Le reste des parti, reste en grande majorité à la baisse. Tout ceci conforte l’explication de grignotage fournie par Guerfali.


 

Cette avancée de Nida Tounes qui se profile de plus en plus comme la seule force capable de faire face à Ennahdha, est confortée par les résultats du sondage d’opinion d’intentions de vote, en cas d’élections présidentielles. En cas de tenue, aujourd’hui, des élections présidentielles, Béji Caïed Essebsi viendrait en tête avec 10,9% des suffrages, quoiqu’en baisse de 3,1 points par rapport aux résultats du sondage du mois d’octobre. Moncef Marzouki viendrait en deuxième position et récolterait 7,2% des voix, en recul de 2,5 points. La troisième place reviendrait à Mustapha Ben Jaafar avec 3,6% (en hausse de 0,3 point). Taieb Baccouche entrerait au Top 4 avec 2,5% (en doublant pratiquement le nombre de ses électeurs) et damerait ainsi le pion à Hamadi Jbali qui perdrait 0,8 point et obtiendrait 2,3% des suffrages. Hamma Hammami récolterait 2,1% des voix (en hausse de 0,3 point). Samir Dilou passerait de la douzième à la septième place avec 1,9% des voix. Arrivent ensuite Mohamed Abbou (1,4%), Ali Larayedh (1,3%), Zine El Abidine Ben Ali (1,2%), Ahmed Néjib Chebbi (1%) à égalité avec Rached Ghannouchi et enfin Abdelfattah Mourou (0,9%).


- Les Tunisiens, à 67 % contents de leurs journalistes, n’en déplaise à Ennahdha.

Certains politiciens présents à la présentation de ce baromètre politique du mois de novembre 2012, expliqueront les petits pourcentages d’intentions de vote pour leurs partis, par les médias qui feraient plus de bruit autour des uns en défaveur d’autres. A tous ceux-là, le même sondage d’opinion répondait par un taux de satisfaction du rendement de la presse qui plafonnait à 67 % !!

Ceci en bouchera certainement un coin aux détracteurs de la presse tunisienne de l’après Ben Ali et tous ceux qui la traitent de «information de la honte » et autres qualificatifs de la même eau repris par Ennahdha notamment !


- Nida Tounes survivra-t-il à son président ?

Par-delà ces résultats, par bien des côtés anecdotiques, mais tout de même révélateurs, comme pour le cas du nom de Ben Ali, d’un certain ras le bol qui en viendrait jusqu’à invoquer le diable, il y a lieu de remarquer que de plus en plus, Nida Tounes semble n’avoir grâce aux yeux des électeurs, que par la personne de Béji Caïed Essebssi. Il est vrai que l’homme est un véritable personnage, un routard de la politique et qui en deviendrait presqu’une véritable bête politique. Il n’y a en tout cas presque pas de doute, que la cabale que conduit Ennahdha contre la personne de Caïed Essebssi, ne fera que renforcer sa présence sur la scène politique. Il ne faut pas oublier, à ce sujet, que le très fort taux (54 %) de mécontentement du rendement du gouvernement, nahdhaoui en majorité, jette aussi une lourde ombre sur l’image d’Ennahdha et multiplie le nombre des déçus qui lui chercheront inévitablement, un remplaçant. Pour le cas de Nida Tounes, ce parti devra certainement prendre en considération cette donnée de la fusion d’images entre le parti et son président et y trouver une solution. Peut-être même serait-il en train de le faire. On remarque en effet l’apparition, pour la première fois, d’un autre visage de Nida Tounes, dans les sondages d’opinion pour les intentions de vote pour les présidentielles. Le nom de Taieb Baccouche, manifestement non introduite comme possibilité de vote par 3C Etudes dans son sondage, est, en effet, une première. Personnage syndical connu, persécuté pendant le règne de Ben Ali, Taieb Baccouche deviendrait-il un solide remplaçant à l’image, de plus en plus vieillissante de Caïed Essebssi, image aussi de plus en plus étriquée par les affaires plus ou moins sérieuses instruites contre lui ou restera-t-il un eternel dauphin ? Le 12ème baromètre politique de 3C Etudes y répondra peut-être.


- Attention aux 42,1 % d’indécis !

L’autre remarque importante à faire, c’est ce taux de 42,1% des Tunisiens qui ne savent pas encore pour qui voter. Un taux en hausse par rapport à octobre dernier où il n’était que de 38%. Ce fort taux d’indécis, rappelle celui qu’il était, à la veille des élections d’octobre 2011.

Et c’est cette indécision qui avait largement profité à Ennahdha qui se parait alors normalement de la religion et des vertus religieuses. Depuis, la scène politique tunisienne avait complètement éclaté, avec les scissions et les regroupements, l’émergence des Destouriens et l’implosion, quoiqu’en dise la troïka, de la coalition gouvernante qui donne de plus en plus, par les déclarations et positions contradictoires comme pour l’affaire de Baghdadi Mahmoudi, l’affaire de la BCT, le dossier de l’information ou celui de la Constitution, l’image d’un puzzle dont les parties ne s’imbriquent les uns dans les autres que difficilement. C’est tout cela, à notre avis, qui a totalement redistribué les cartes de la scène politique tunisienne et recréé ce haut taux d’indécision dans les intentions de vote. Ce qui est sûr, c’est que ce taux, s’il ne baisse pas, deviendra une donnée, essentielle et inquiétante, pour le sort des prochaines élections … lorsqu’elles auront lieu. En attendant, «la poule attend toujours que le blé lui vienne de Béja » pour reprendre un dicton tunisien bien connu !  Khaled Boumiza  www.africanmanager

 


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Au nom de la «protection de la révolution»

Ghannouchi veut mettre Caïd Essebsi hors jeu

 

Le chef d’Ennahda et maître absolu de la Tunisie, Rached Ghannouchi, a compris que le profil rassembleur de ce nouveau parti qu’est Nidâ Tounes, en plus du charisme de son leader, Béji Caïd Essebsi, constituent un danger mortel pour la mainmise d’Ennahda et de la troïka sur la Tunisie. Rached Ghannouchi s’est donc juré d’écarter de sa route Béji Caïed Essebsi. Et il n’y a pas mieux que la recette de «protection de la révolution» pour passer ces projets. Il suffit de trouver le cadre adéquat pour «engloutir» Béji. Or, tout le problème est là. Y a-t-il une machine qui peut broyer l’ennemi juré d’Ennahda ?

Les 86 ans de Béji Caïd Essebsi ne l’ont pas empêché d’être un ennemi redoutable des islamistes d’Ennahda, l’unique à pouvoir leur damer le pion selon les observateurs. L’ex-Premier ministre de la transition est parvenu en quelques mois à réunir autour de lui un melting-pot de politiciens ayant roulé leurs bosses dans la société civile ou dans les sphères flirtant avec l’ex-RCD au pouvoir sans lui appartenir vraiment. Gravitent autour de lui des éminences grises diplômées des grandes universités de l’Occident, des personnalités de la société civile ayant marqué la lutte contre Ben Ali, en plus de toutes les sphères des milieux d’affaires, notamment les éclairés parmi eux. Ce savant mélange a réussi à drainer de larges segments de la population dans toutes les régions de la Tunisie. Il suffit de jeter un regard sur les locaux de Nidâ Tounes et la logistique accompagnant leurs meetings pour comprendre la popularité du mouvement et la puissance d’argent qu’il y a derrière.

 

Essebsi fait peur aux islamistes

En plus «Bajbouj», comme aiment à l’appeler le commun des Tunisiens, a mené à bon port la première phase de la transition démocratique en Tunisie, ce qui a renforcé son capital sympathie auprès de la population. Laquelle sympathie a été acquise durant un parcours de militant dans l’école du leader historique Habib Bourguiba que Béji Caïd Essebsi, tout en le vénérant, n’a pas manqué de critiquer sur la question de la démocratie politique. Cette lutte pour la démocratie a chambardé les rapports de BCE avec Bourguiba et, ensuite, avec Zine El Abidine Ben Ali, dont il a quitté l’entourage depuis 1991.

S’il a joué franc jeu avec les islamistes à qu’il a remis le pouvoir du 23 octobre, à partir du 26 janvier 2012, BCE a commencé à taquiner la troïka gouvernante en lui rappelant, d’abord, dans une lettre ouverte, qu’une feuille de route est nécessaire pour la réalisation des objectifs pour lesquels la Constituante a été élue, notamment la rédaction de la Constitution et la préparation des conditions objectives pour les prochaines échéances électorales. Ensuite, il a commencé à réunir autour de lui les franges politiques et syndicales modérées et éclairées, qui appellent au respect de l’échéancier de la deuxième phase de la transition.

Finalement, BCE a annoncé le 16 juin 2012 la création de son parti, Nidâ Tounes, qui a obtenu sa reconnaissance officielle le 6 juillet 2012. En quelques mois, ce parti est déjà crédité d’un taux d’intentions de vote proche de celui des islamistes d’Ennahda. Il y a de quoi perturber la sérénité de Rached Ghannouchi. Le projet présenté prévoit ainsi d’écarter ceux ayant travaillé avec Ben Ali du 2 avril 1989 au 14 janvier 2011 de la haute sphère de la scène politique, structurée pendant une période de dix ans à partir de la promulgation de la loi. Pourquoi maintenant ?

 

Hors d’état de nuire…

Selon le politologue Néji Jalloul, «il s’agit d’une manœuvre de diversion d’Ennahda contre Nidâ Tounes, notamment son leader Béji Caïd Essebsi, qui ne cesse de monter dans les intentions de vote». «Ennahda est consciente que Nidâ Tounes tire sa force du charisme de son président fondateur. Les islamistes essaient donc de lui faire obstacle par tous les moins possibles», a poursuivi le politologue.

Il y a lieu de noter que la quasi-majorité des citoyens garde une sympathie évidente pour BCE et ne garde que de bons souvenirs de son passage au premier ministère. N’est-il pas l’un des principaux artisans de la réussite des élections du 23 octobre 2011 ?

Mais ce projet, malgré une majorité garantie à la Constituante, risque de rencontrer des réactions violentes dans les sphères politiques. L’élue du bloc démocratique, Nadia Chaâbane, s’est indignée contre le principe même de cette loi qu’elle juge antidémocratique. «Cela fait un an qu’ils sont au pouvoir et il n’y a toujours rien concernant la Justice transitionnelle. Pourtant toutes les problématiques comprises dans ce projet relèvent de la justice transitionnelle. Mais il semble qu’il y ait une volonté d’installer plutôt une justice transactionnelle», a-t-elle déclaré.

Et la députée d’ajouter que seuls «les sionistes et les nazis ont procédé à des sanctions collectives».
Les tracasseries de la Constitution et de la transition ne suffisant pas pour meubler la scène politique, Ennahda y ajoute du sien avec ce projet de loi d’exclusion. Histoire d’occuper ses adversaires pendant quelques mois.  elwatan

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 04:34

 

 

 

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Juges en grève à Alexandrie, appel islamiste à soutenir Morsi

Photo AFP

Les tribunaux d'Alexandrie étaient en grève dimanche et ceux des autres provinces d'Egypte attendaient une décision de leur direction sur ce mouvement de protestation contre le président Mohamed Morsi, dont les partisans islamistes appelaient à des manifestations de soutien.

Il s'agit de la première crise majeure en Egypte depuis l'arrivée au pouvoir en juin de M. Morsi, le premier président islamiste et civil du pays élu seize mois après le renversement en février 2011 du président autocratique Hosni Moubarak par une révolte populaire.

Le camp de M. Morsi assure que le renforcement de ses pouvoirs permettra d'accélérer les réformes démocratiques et rappelle que ces nouvelles dispositions prendront fin dès qu'une nouvelle Constitution aura été adoptée, même si le processus est aujourd'hui enlisé.

Ses détracteurs l'accusent de se comporter, comme son prédécesseur, en "pharaon" et de mettre en péril l'indépendance du pouvoir judiciaire et les acquis de la révolution, ses décisions étant désormais à l'abri de recours devant la justice selon la "déclaration constitutionnelle" annoncée jeudi.

Ebranlée par cette crise qui divise le pays, la Bourse du Caire perdait à la mi-journée plus de 9,49%, avec le principal indice, l'EGX-30 à 4.923,19 points.

Prenant la tête du mouvement de contestation, le Club des juges a dénoncé samedi une "attaque sans précédent contre les jugements du pouvoir judiciaire" et a appelé à une grève des tribunaux dans tout le pays.

Selon le juge Issam al-Tobgi, les "assemblées générales" des tribunaux dans chacune des 27 provinces, à l'exception de celles d'Alexandrie et Beheira (nord) qui ont déjà annoncé un arrêt de travail, ont entamé des réunions pour décider de suivre ou non l'appel à la grève.

M. Tobgi a expliqué à l'AFP que le résultat dépendrait "de l'allégeance ou non des membres de ces assemblées au ministre de la Justice" nommé par M. Morsi.

A Alexandrie, les tribunaux ont cessé le travail à l'appel des juges de cette deuxième ville du pays, qui ont exigé "l'annulation" de la "déclaration constitutionnelle". Dans la province proche de Beheira, les tribunaux se sont aussi mis en grève ouverte.

"Appuyer les décisions du président"

En revanche, les Frères musulmans, la puissante confrérie dont est issu le président, ont appelé à des manifestations dans l'après-midi dans l'ensemble des provinces en soutien à M. Morsi.

Dans un communiqué, ils ont demandé aux Egyptiens de se rassembler à la sortie des mosquées après la prière, pour "appuyer les décisions du président".

Ils ont aussi appelé à une manifestation massive mardi sur la place Midane au Caire, près de la place Tahrir où les opposants au président prévoient aussi une grande manifestation le même jour.

Dans l'immédiat, le sit-in de protestation entamé vendredi soir se poursuivait dimanche sur la place Tahrir, où une trentaine de tentes ont été érigées, pour protester contre les nouveaux pouvoirs du président.

Avant l'aube, des fauteurs de troubles ont tenté d'incendier les tentes mais ils ont été repoussés par des personnes qui montaient la garde, selon des témoins. La circulation était toujours interdite sur cet important axe routier de la capitale.

Dans la grande rue Qasr al-Eini, adjacente de la place et où des heurts ont souvent lieu, les forces de sécurité ont commencé à construire un "mur" pour empêcher les protestataires de s'approcher des bâtiments officiels et éviter les affrontements, ont précisé les témoins.

Dans la nuit, les forces de l'ordre ont procédé à de nombreuses arrestations dans les rues proches de la place Tahrir, et un petit nombre de manifestants se trouvaient dimanche matin aux abords de la place, lançant par intermittence des pierres sur les policiers, selon les mêmes sources.

Les Etats-Unis et l'Europe ont exprimé leur inquiétude après la décision de M. Morsi, qui cumulait déjà pouvoir exécutif et législatif, l'Assemblée ayant été dissoute avant son élection.

Dans un message publié sur son site internet, l'ambassade des Etats-Unis a demandé à ses employés d'éviter autant que possible le métro du Caire jusqu'à nouvel ordre et à ses ressortissants de s'abstenir de se rendre dans les lieux de rassemblements qui, même pacifiques, peuvent dégénérer. lavoixdunord.fr


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Face à Morsi, unité des chrétiens

 L’Égypte vit de nouveau de très fortes tensions vis-à-vis de son président. Ce n’est plus Moubarak, mais Morsi qui crée le problème. S’étant octroyé par décret des pouvoirs "de pharaons". Proche des islamistes, Morsi inquiète toute une frange de la population et celle-ci, avec l’Église s’oppose à sa toute puissance...

 

''Nous allons nous coordonner et nous nous consulterons par rapport à la situation extraordinaire que nous vivons dans notre pays''. C’est par ces propos à Radinrue.com que le Patriarche d’Alexandrie l’évêque Cyryl William a commenté la situation inquiétante qui touche l’Égypte depuis quelques jours. Lui, comme de n,ombreux égyptiens s’inquiètent de plus en plus de sentir naître une nouvelle dictature dans le pays, mais cette fois islamique.

Le 27 novembre, une délégation de l’Église Catholique égyptienne va rencontrer le nouveau patriarche orthodoxe copte Teodore II. Ensemble ils devraient discuter de la situation politique du pays.

La semaine à venir, sera de nouveau très tendue en Égypte. La décision du président Mohamed Morsi de s’arroger des pouvoirs étendus, a semé le trouble au niveau des magistrats, de l’opposition et des chrétiens.

Les manifestations qui se sont déployées dans le pays depuis vendredi ont été très violente. Ainsi ont déplore parmi les contestataires de Mohamed Morsi plusieurs centaines de blessés. Morsi s’est octroyé plus de pouvoirs, alors que personne ne s’y attendait, et pour se protéger à fait voter l’immunité de sa personne vis-à-vis de la justice de son pays.

Dès lundi les pro-Morsi, et les anti vont manifester, parfois face à face. Dès dimanche après midi les frères musulmans ont envahis, avec leurs partisans, les rues de la capitale.

Mardi, ce sera sans aucun doute, au delà de l’affrontement, la confrontation. Ceux qui dénomment désormais Morsi de “nouveau Pharaon d’Égypte” vont descendre par milliers dans les rues. Déjà "on se prépare dans les hôpitaux" nous informe un médecin de la capitale.

L’après Moubarak laisse l’Égypte dans une situation politique très instable, et les égyptiens, fatigués par cet état de fait n’en peuvent plus de voir s’affronter les différents camps. Beaucoup se demandent, à l’instar, de Farid M. 25 ans : « Est-ce que cela valait le coup de renverser Moubarak et de devoir désormais subir les frères musulmans. Je ne crois pas ! »

Dimanche, la Bourse du Caire a plongé de près de dix pour cent au premier jour de sa réouverture après la publication, jeudi soir, du décret Morsi qui a pris les Egyptiens par surprise. Jamais les valeurs n’avaient accusé une telle baisse depuis la "révolution du Nil" qui a abouti en février 2011 à la chute d’Hosni Moubarak.

Place Tahir, les manifestants n’en démordent pas : "Le décret de Morsi" c’est une route directe vers une dictature. C’est, de manière largement majoritaire, dans l’esprit des gens, un attentat à la démocratie naissante. Les égyptiens déplorent de ne pas "être assez mûr à entrer dans un schémas de liberté", ajoute Farid. Ses propos sont illustrés par les faits, des centaines d’égyptiens manifestent leur désarroi dans les plus grandes villes du pays.

„Les défenseurs de Morsi, estiment que le décret est un moyen de défendre les atouts de la révolution, d’autres par contre parlent de tendances à la dictature et estiment que Morsi se prend pour le nouveau pharaon”. souligen Monseigneur Cyryl William.

face à la grogne qui croît, Mohamed Morsi a tenté l’apaisement ce dimanche soir. Il s’est déclaré prêt à dialoguer avec "l’ensemble des forces politiques" en soulignant le caractère "provisoire" du décret contesté qui lui octroi d’immenses pouvoirs. "Cette déclaration est jugée nécessaire pour que ceux qui se sont rendus coupables de corruption ou d’autres crimes sous l’ancien régime et la période de transition puissent rendre des comptes", a ajouté le chef de l’Etat.

Pour lui, le texte n’a pas pour objectif de "concentrer les pouvoirs", mais au contraire de les déléguer et également d’éviter une politisation de l’appareil judiciaire. radinrue

 

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 Les journalistes appellent à une grève générale

Les journalistes ont voté pour la grève à l'occasion d'une réunion d'urgence de leur syndicat, mais n'ont pas encore défini de date, ont indiqué des participants à l'AFP. 

Une commission constituante largement dominée par les islamistes est en train de rédiger la nouvelle loi fondamentale du pays, très critiquée notamment parce que des versions provisoires du texte laissent craindre que les droits fondamentaux ne seront pas protégés. 

Au début de la réunion, des heurts avaient opposé des partisans et des opposants du président islamiste Mohamed Morsi. 

Les partisans du président ont affirmé qu'un trop petit nombre de personnes étaient présentes pour que la réunion ait lieu, s'appuyant sur les statuts du syndicat, ce qui a déclenché un débat passionné sur les détails techniques de cette réunion, qui a dégénéré en bagarre. 

"Le peuple veut la chute de Mohamed Morsi" ont scandé certains journalistes, tandis que le pugilat continuait sur l'estrade, empêchant les animateurs de la réunion de se faire entendre. 

Le décret émis le 22 novembre par M. Morsi, qui place ses décisions au-dessus de la loi, a déclenché une levée de bouclier dans l'appareil judiciaire et parmi l'opposition, qui a mis de côté ses profondes divisions pour se mobiliser contre cette décision. 

Les juges des tribunaux d'Alexandrie, deuxième ville d'Egypte, ont cessé le travail pour protester contre ce qu'ils considèrent comme une attaque contre l'indépendance du pouvoir judiciaire. Les partisans du président devaient quand à eux manifester dimanche à l'appel des puissants Frères musulmans. france24

 

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« Protéger la révolution » ?

Après un premier « succès » sur la scène internationale, en tant que médiateur entre le Hamas et Israël qui a abouti à un cessez-le-feu le 22 novembre 2012, le Président Egyptien Morsi renforce son pouvoir interne au détriment de l’état de droit, et notamment de l’indépendance du pouvoir judiciaire. Il entend « protéger la révolution ». Mais n’est-ce pas un prétexte bien pratique ?

Le Président islamiste a publié hier une déclaration constitutionnelle très controversée qui vise, selon son porte-parole M. Yasser Ali, à abolir les structures de l’ancien régime, éradiquer la corruption et purger les institutions nationales. Il a ainsi décidé de rouvrir les enquêtes et procès pour juger à nouveau les personnes accusées de crimes contre les révolutionnaires commis sous l’ancien régime et d’allouer des indemnités aux blessés de la révolution.

Mais en réalité, si M. Morsi se fait passer pour le protecteur de la révolution par quelques décisions attendues par les révolutionnaires, c’est pour mieux remettre en cause les objectifs mêmes de la révolution.

Il s’octroie en effet les pleins pouvoirs en décidant que toutes les déclarations constitutionnelles, décisions et lois émises par le président depuis son entrée en fonction le 30 juin 2012, et jusqu’à la promulgation de la nouvelle constitution et l’élection d’un nouveau parlement, sont définitives et ne peuvent pas faire l’objet d’un appel, mettant également fin à tous les recours contre ces décisions devant la justice.

Pire encore, toujours pour « protéger la révolution », le Président Morsi se réserve le droit de prendre des « mesures nécessaires ». C’est naturellement le Président lui-même qui décidera si tel ou tel acte constitue une menace pour la révolution. Pourrait-il aller jusqu’à la déclaration d’un nouvel état d’urgence au nom même de la révolution – elle-même en partie née d’une opposition à cet état d’urgence imposé depuis des années par M. Moubarak ?

Cette déclaration limite largement le pouvoir judiciaire. Le Président s’accorde le droit de nommer le procureur général par décret pour un mandat de quatre ans. Il a ainsi démis le Procureur général actuel Abdel Maguid Mahmoud pour le remplacer par Abdallah Talaat. Il s’agit d’une ingérence de l’exécutif dans le pouvoir judiciaire. Cette déclaration viole la loi organisant le pouvoir judiciaire aux termes de laquelle le Président de la République ne peut s’immiscer dans le travail du procureur général, ni le démettre ni le transférer à un autre poste.

La nouvelle déclaration interdit au pouvoir judiciaire de dissoudre l’Assemblée constituante chargée de rédiger la constitution, qui a largement perdu sa légitimité et dont l’existence même était menacée après le retrait des représentants de plusieurs mouvements et partis politiques dont ceux du parti El wafd, ainsi que les représentants des églises égyptiennes, et la suspension de la participation de 25 membres du Mouvement pour un État Civil. Un tribunal égyptien avait d’ailleurs soumis, le 23 octobre 2012, le sort de cette Assemblée au Conseil constitutionnel égyptien. En empêchant la mise en cause même de cette Assemblée constituante, le Président Morsi et son parti vont ainsi s’offrir une constitution sur mesure.

Le pouvoir judicaire perçoit à juste titre cette déclaration comme une ingérence du pouvoir exécutif. Le Président du club des magistrats d’Egypte, le conseiller Ahmad Al Zand, dénonce une violation de l’état de droit et du principe de séparation des pouvoirs. Des magistrats égyptiens menacent de démissionner si cette déclaration n’est pas retirée.

La rhétorique de la « protection de la Révolution » n’est pas nouvelle. L’histoire, de Robespierre à Castro, nous enseigne que ceux qui s’approprient la « Révolution » sont généralement les pires ennemis de la liberté visée par la révolution. Comme le concept de « Volonté du Peuple », celui de « Révolution » est un fourre-tout qui peut permettre de justifier l’oppression au nom d’une cause dite supérieure et sensée offrir la libération. Le parallèle avec certains religieux, qui disent servir Dieu alors qu’en réalité ils se servent de Dieu, est plus qu’approprié dans le cas d’espèce puisque le parti de M. Morsi adopte la même stratégie de « capture » en matière de religion.

La triste ironie de l’histoire est ici que ceux qui ont initié la « Révolution » en Égypte étaient des jeunes épris de liberté et de démocratie, et non les Frères musulmans, qui étaient restés d’abord en retrait des mouvements de contestation de l’ordre de M. Moubarak. Les démocrates libéraux égyptiens se sont bel et bien fait voler leur révolution. Nadine Abdallah  afrik.com

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 04:58
 

 

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Les juges s'élèvent contre le coup de force de Morsi

A Alexandrie les juges entament une grève ouverte pour protester contre le président égyptien, qui a renforcé ses pouvoirs.

La colère ne retombe pas en Egypte samedi 24 novembre, après que le président Mohamed Morsi a renforcé ses pouvoirs. (Mostafa El Shemy/AP/SIPA)

La colère ne retombe pas en Egypte samedi 24 novembre, après que le président Mohamed Morsi a renforcé ses pouvoirs. (Mostafa El Shemy/AP/SIPA)

 

La plus haute autorité judiciaire d'Egypte a dénoncé samedi 24 novembre les nouvelles prérogatives du président islamiste Mohamed Morsi qui mettent ses décisions à l'abri de recours devant la justice, alors que les juges d'Alexandrie ont proclamé une grève ouverte. Au Caire, les manifestations se poursuivent place Tahrir.

 

La "déclaration constitutionnelle" annoncée jeudi par la présidence "est une attaque sans précédent contre l'indépendance du pouvoir judiciaire et ses jugements", a déclaré le Conseil suprême de la justice à l'issue d'une réunion d'urgence.

Pour sa part, le Club des juges d'Alexandrie, la deuxième ville du pays, ont annoncé une grève ouverte pour dénoncer cette déclaration par laquelle Mohamed Morsi a renforcé considérablement ses pouvoirs.

« Le Club des juges d'Alexandrie annonce la suspension du travail dans tous les tribunaux et les bureaux du procureur dans les provinces d'Alexandrie et Beheira (...) jusqu'à la fin de la crise causée par cette déclaration », Mohammed Ezzat al-Agwa, président du Club des juges d'Alexandrie

Un sit-in place Tahrir

Les forces de sécurité ont tiré samedi au Caire des gaz lacrymogènes pour disperser des opposants au président Mohamed Morsi. Une trentaine de tentes étaient installées sur la place Tahrir, des opposants ayant décidé d'observer depuis la veille un sit-in pour protester contre les nouvelles prérogatives de Mohamed Morsi.

De petits groupes de manifestants continuaient d'occuper la place en fin de matinée, après avoir fui un peu plus tôt les gaz lacrymogènes en se réfugiant dans des rues adjacentes. Le trafic était quasiment interrompu sur ce grand carrefour habituellement encombré du centre-ville. "L'Egypte entre dans une nouvelle révolution car notre intention n'était pas de remplacer un dictateur par un autre", a déclaré un manifestant, Mohammed al-Gamal, en allusion à la révolte populaire qui avait renversé Hosni Moubarak en février 2011.

La veille, des milliers de personnes s'étaient rassemblées sur cette place à l'appel de personnalités ou de mouvements laïques et libéraux en criant "Morsi dictateur", alors que des manifestants avaient incendié des locaux du parti politique issu des Frères musulmans dans d'autres villes du pays.

"Morsi on t'aime"

Une manifestation rivale, aux cris de "Morsi on t'aime" s'était tenue devant le palais présidentiel dans la capitale, en soutien au président qui s'est dit déterminé à assumer ses pouvoirs renforcés annoncés jeudi dans une "déclaration constitutionnelle".

Vendredi devant ses supporters devant le palais présidentiel, il a promis que le pays continuerait sur la voie de "la liberté et la démocratie". Pour ses partisans, le renforcement de ses pouvoirs permettra d'accélérer les réformes en ce sens.

Le Courant populaire, dirigé par le nationaliste de gauche Hamdeen Sabbahi, troisième de la présidentielle de juin, a appelé à une manifestation de masse mardi pour obtenir que Mohamed Morsi revienne sur ses décisions. D'autres ténors de l'opposition, comme l'ancien chef de la Ligue arabe Amr Moussa et l'ancien chef de l'agence nucléaire de l'ONU Mohamed El-Baradeï ont également dénoncé les mesures prises par le président égyptien, qualifié de "nouveau pharaon".

Washington et l'Europe inquiets

Dans la communauté internationale, Américains et Européens ont exprimé leur inquiétude de voir ces mesures entraver la démocratisation du pays le plus peuplé du monde arabe. Washington a rappelé que "l'une des aspirations de la révolution (de 2011) était de s'assurer que le pouvoir ne serait pas trop concentré entre les mains d'une seule personne ou d'une institution".

L'Union européenne a appelé le président égyptien à respecter "le processus démocratique" et Paris a estimé que les décisions prises n'allaient pas "dans la bonne direction". En parallèle, des organisations de défense des droits de l'Homme ont critiqué l'attitude du chef d'Etat égyptien. "Les nouveaux pouvoirs annoncés par le président égyptien foulent l'Etat de droit et annoncent une nouvelle ère de répression", affirme notamment Amnesty International.

Un coup de force pour "d'accélérer les réformes démocratiques"

Jeudi, Mohamed Morsi, issu de la confrérie des Frères musulmans, a décidé de renforcer ses pouvoirs déjà très étendus dans une "déclaration constitutionnelle". Il disposait déjà du pouvoir exécutif mais aussi législatif, l'Assemblée ayant été dissoute avant son élection en juin. Les nouvelles prérogatives mettent ses décisions à l'abri de recours devant un pouvoir judiciaire avec qui il entretient des relations houleuses. Il a expliqué que le renforcement de ses pouvoirs permettrait d'accélérer les réformes démocratiques.

Ces dispositions sont censées durer jusqu'à l'adoption d'une nouvelle Constitution, un processus aujourd'hui enlisé et qui pourrait prendre plusieurs mois. tempsreel.nouvelobs

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 03:46

Said Khezami limogé par Imen Bahroun

Tunisie. Said Khezami limogé par Imen BahrounLe rédacteur en chef du service de l'information de la première chaine Watania 1 a été limogé par la Pdg de l'Etablissement de la télévision tunisienne (Ett) Imen Bahroun, ancienne propagandiste de Ben Ali devenue pro-Ennahdha.

 Le limogeage de Saïd Khezami a été annoncé, vendredi, dans un communiqué de la direction générale de l'Etablissement de la télévision tunisienne (Ett), précisant que le journaliste a été chargé d'une autre mission administrative. Et c'est sa collègue, et prédécesseur au poste, Moufida Hachani, qui assurera l'intérim jusqu'à la désignation d'un nouveau rédacteur en chef «après examen des candidatures et suivant des critères fixés par une commission d'experts dans le domaine de l'information», ajoute le communiqué.

Dans une déclaration à l'agence Tap, Said Khezami a fait part de son «refus et de son étonnement» face à cette décision dont l'annonce a suscité des «remous» au sein de la rédaction du service de l'information. Il a indiqué que la directrice générale de l'Ett, Imen Bahroun, lui a confié la mission «de superviser la ligne éditoriale de l'établissement au niveau du journal d'information, des émissions de débats et des documentaires», précisant toutefois que les contours de cette mission restent «flous». «Mon ambition est de participer au développement du paysage médiatique national et à la promotion de son indépendance», a-t-il affirmé, reconnaissant l'existence d'«un courant refusant l'indépendance de l'institution». «Il est difficile de ramer à contre-courant», a-t-il ajouté.

Le limogeage de Saïd Khezami semble être le prélude à la nomination d'un nouveau rédacteur en chef adoubé par Ennahdha et qui soit politiquement proche (sinon membre) du parti islamiste au pouvoir. kapitalis

 

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Moufida Hachani : Pourvu que ça dure !”


Le retour de Moufida Hachani au devant de la scène médiatique après le limogeage de Saïd Khezami, le restera-t-il pour longtemps où est-ce seulement une solution de temporisation ?


Selon la grande Dame de la presse, interviewée par Mosaique FM, plus des 2/3 des journalistes du service-info de la chaine Al Wataniya 1 avaient signé une pétition pour réclamer son retour en tant que rédactrice en chef de ce service.


C’est pour cette raison que Mme Imen Bahroun,  PDG de la Télévision Tunisienne, lui a proposé ce ‘’come-back’’ au poste qu'elle occupait juste après la révolution et pendant l'ancien régime.


Néanmoins, vu que les journalistes n'étaient pas unanimes, il a été décidé que Moufida Hachani reprenne les rênes de la rédaction des infos pour un mois, en attendant de procéder à un vote.  tunivisions

 

 

 

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Said Khezami viré d'El Watanya 1

 

said-khezamiSaid Khezami a été nommé rédacteur en chef du téléjournal de la première chaîne nationale, Al Watanya 1, en mars dernier, à la place de Moufida Hachani. Or voici que cette dernière reprend sa place. Quand à M. Khezami, la directrice générale de la Télévision nationale, Imen Bahroun, a annoncé son limogeage ce vendredi 23 novembre.

Said Khezami a effectué une bonne partie de sa carrière dans les pays du Golfe, à partir de 1990, après avoir œuvré au service de la télévision tunisienne. Il a ainsi travaillé auprès d’une chaîne omanaise, aux Emirats Arabes Unis, à Abou Dhabi, et bien sûr, à Al Jazeera

21 ans de carrière au cours desquels il couvrira la guerre du Golfe, les guérillas d’Afghanistan, les premières élections irakiennes… Et voici qu’il se fait licencier en Tunisie.

Ironie de l’histoire : en mars dernier, M. Khezami a été dument salué par les sit-inneurs campant devant le siège de la télévision nationale. Ils ont même quitté les lieux après l'annonce de sa nomination, considérant ainsi que l’essentiel de leurs revendications ont été satisfaites. Comment, dès lors, justifier ce nouveau retour en arrière, et comment vont-ils défendre cet énième revirement?

Selon Shems FM, «les journalistes d’Al Watanya 1 se sont opposés à la décision de la directrice générale, qui leur a laissé une heure pour trouver une alternative». A noter que Said Khezami s’est distingué par son ombrageuse indépendance, et s’est plaint à plusieurs reprises des ingérences gouvernementales. mag14

 

 

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Audience TV en Tunisie : Al Watanya 1 et Hannibal TV ex-aequo en 2012

 

En exclusivité sur Jeune Afrique, découvrez les résultats des mesures moyennes d’audience des chaînes de télévisions tunisiennes réalisées par le bureau d’études Sigma Conseil sur les dix premiers mois de 2012.


Plus de proximité, plus de politique : la configuration du paysage audiovisuel tunisien en 2012 rejoint une tendance générale observée dans le monde arabe et sur le continent, où les enquêtes font apparaître un intérêt accru pour les émissions locales, au détriment des diffusions régionales et internationales. « En quinze ans d'existence, c’est la première fois que Sigma Conseil mesure cinq chaînes locales au Top 5 des audiences », souligne le patron de l’agence, Hassen Zargouni.

 

L’an dernier, les résultats donnés par la même agence pour l’année 2011 plaçaient en première position Al Watanya 1 (38,1%) loin devant Hannibal TV (18,5%), Al Jazira (qatarie 10,7%), MBC4 (saoudienne, 8%) et Nessma (7,8%). L’objectif maintenant tourné vers le Moyen-Orient de la chaîne qatarie et les préoccupations, voire les angoisses de la société tunisienne sur son devenir immédiat se sont conjugués pour expulser Al Jazira et MBC du classement.

 

Ettounsiya, qui accaparait plus de la moitié de l’audience (53%) pendant la deuxième semaine de Ramadan cet été, occupe sur le long terme la troisième place : la période du jeûne privilégiait les divertissements (Altemseh, Caméra cachée, série Maktoub 3, émissions vedettes du ramadan sur Ettounsiya), mais l’intérêt pour l’actualité politique immédiate se confirme.

 

Top 5 des taux d’audience des émissions télévisées tunisiennes en 2012 :

 

1. Hannibal TV - Entretien avec Beji Caïd Essebsi : 18,7%

2. Al Watanya 1 - Journal télévisé de 20h : 17,3%

3. Ettounsiya - Klem Enness : 17,1%

4. Hannibal TV - Al Moussameh Karim : 17%

5. Ettounsiya - Aandi Manqollek : 16,9%.

 

Le JT de Al Watanya en recul

 

Al Hannibal TV, l’ancien challenger privé de la chaîne publique TV7, dédiée à la grandeur de Ben Ali avant d’être rebaptisée Al Watanya 1 à la révolution, a rattrapé sa rivale dont le JT de 20 heures est en recul… « Parce qu’il commence à ressembler à ce qu’on voyait avant le 14 janvier 2011 ? » s’interroge le président de Sigma Conseil.

 

Dans le contexte incertain de la transition postrévolutionnaire, la politique et l’actualité locales focalisent l’attention, et l’opposition fait un carton avec la première place des audiences des émissions remportée par l’interview, sur Hannibal TV en octobre, du chef de Nida Tounes, Beji Caïd  Essebsi.    Jeuneafrique

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 03:17

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Les opinions !


 

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"Morsi, enlève ta barbe, on verra Moubarak"

Place Tahrir, au Caire, près de 50.000 personnes ont manifesté contre le président égyptien. De notre correspondant, Marwane Chahine.

Manifestants anti-Morsi au Caire. (Mohammed Asad/AP/SIPA)

Manifestants anti-Morsi au Caire. (Mohammed Asad/AP/SIPA)

 

De mémoire d'activiste, il y a bien longtemps que la place Tahrir n'avait pas connu pareille ferveur. Pas tant par le nombre de manifestants, autour de 50.000, que dans la conviction avec laquelle les libéraux, comme on les appelle, ont dénoncé ce vendredi 23 novembre sur la place Tahrir, le coup de force du président Mohammed Morsi. Ou plutôt du "pharaon" Morsi comme l'a ironiquement rebaptisé Mohammed El Baradei, qui préside le parti de gauche Doustour. En s'arrogeant provisoirement les pleins pouvoirs, le président a déclenché la colère de ceux qui ont le sentiment toujours un peu plus fort de s'être fait voler leur révolution. "Morsi, enlève ta barbe, on verra Moubarak", "le peuple veut la chute du régime" et "pain, liberté, les Frères ont vendu la cause", se sont égosillés les manifestants.

A deux pas de la place, dans la rue Mohammed Mahmoud, aux abords du ministère de l'Intérieur, des combats continuaient d'opposer, comme c'est le cas depuis cinq jours, des jeunes activistes et les forces de l'ordre, pierre et cocktail molotov contre lacrymo et parfois chevrotine. C'est d'un tir de cette arme qu'un militant membre de l'organisation 6 avril, pionnière de la révolution, a succombé (il est en état de mort clinique) en début de semaine alors qu'il était venu commémorer les affrontements qui ont coûté la vie à plus de 40 personnes, il y a tout juste un an.

"La police nous inonde de gaz mais on ne se laissera pas faire"

Sur un immense drapeau blanc, le portrait de J.K en pochoir est agité par les manifestants. Mohammed, la vingtaine et plein de gel dans les cheveux, se dit lui aussi prêt à mourir pour défendre les idéaux de la révolution. "Morsi nous insulte, il nous a traité de voyous, mais il ne peut pas se débarrasser de nous et faire oublier que c'est notre sang qui a fait cette révolution. La police nous inonde de gaz mais on ne se laissera pas faire, on a les ultras avec va finir par les mater ces flics", jure ce militant enragé qui se dit convaincu que l'on est en train de vivre "la deuxième partie de la révolution" et que "celle-là sera la bonne."

Moins belliqueux, Hossam, jeune père de famille, n'en reste pas moins éberlué de la décision du Président qu'il a contribué à élire : "Je ne suis pas islamiste mais j'ai voté pour Morsi car je pensais qu'avec Ahmed Chafik [l'autre candidat au second tour des présidentielles, NDLR], ça serait le retour à l'ère Moubarak. Aujourd'hui, c'est encore pire, Morsi a encore plus de pouvoirs". Même s'il n'y croit qu'à moitié, Hossam espère que le Président va se raviser sans quoi ça pourrait, selon lui, être "la catastrophe" Ce que craint Hossam, ce sont des affrontements frontaux entre militants islamistes et libéraux tels qu'il s'en est produit ce vendredi après-midi dans d'autres villes d'Egypte. Trois locaux du parti Liberté et Justice, branche politique des Frères, ont notamment été incendiés. "Beaucoup de gens ont des armes dans ce pays. J'espère qu'on ne va pas vers une guerre civile", s'inquiète un commerçant du centre-ville.

Dans une allocution prononcée vendredi après-midi au palais présidentiel devant une foule composée d'islamistes, Mohammed Morsi a qualifié ceux qui se battent rue Mohammed Mahmoud de "baltagayas", soit de voyous payés pour créer le chaos. tempsreel.nouvelobs

 

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Morsi est-il devenu un nouveau "pharaon" ?

 

Malgré le rôle du présidentMohammed Morsidans l'obtention d'une trêve entre le Hamas et Israël, un rôle salué par que la communauté internationale; les opposants égyptiens s'alarment des nouveaux pouvoirs que vient de s'octroyer le leader desFrères musulmans à la tête du pays. Ce vendredi, des manifestations s'accentuent contre un président qui «dérobe au peuple et aux institutions l'intégralité de leurs droits et de leurs pouvoirs». 


La présidence égyptienne avait rendu publique une «déclaration constitutionnelle» qui renforce les pouvoirs du président face à un appareil judiciaire avec lequel les relations sont tendues. Ce décret empêche la dissolution par la justice de l'assemblée constituante et du conseil de la Choura, la chambre haute du parlement égyptien. Il donne à l'assemblée constituante, forte de 100 membres et dominée par les islamistes, deux mois de plus pour rédiger la Constitution égyptienne; souligne Le Figaro. 

Par ailleurs, le président Morsi, qui cumule pouvoirs exécutif et législatif, a limogé le procureur général d'Égypte, Abdel Meguid Mahmoud, présenté comme un vestige de l'époque Moubarak et s'est réservé le droit de nommer son successeur, Talat Ibrahim Abdallah. Il a aussi ordonné la tenue de nouveaux procès pour les responsables de l'ancien régime impliqués dans les violences contre des opposants lors de la révolution du Nil de janvier-février 2011, ce qui implique Hosni Moubarak, condamné en juin à la prison à vie. 

Les déclarations constitutionnelles, décisions et lois que prend le président Morsi sont «définitives et ne sont pas sujettes à appel en attendant une nouvelle Constitution» a tenu à préciser le porte-parole de la présidence. Elles visent «à nettoyer les institutions». C'est bien ce nettoyage qui inquiète l'opposition qui voit de plus en plus en Morsi, ancien cadre de la puissante confrérie des Frères musulmans un nouveau "pharaon" égyptien. D'ailleurs, les manifestants crient, ce vendredi matin "A bas Morsi Moubarak !" http://www.emarrakech.info

 

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معارضون للرئيس المصري يبدأون اعتصاما مفتوحا بميدان التحرير

 

 

مصر

نصب العديد من الناشطين خياما في الجزيرة الوسطى بميدان التحرير معلنين اعتصامهم لحين إلغاءاضغط هناالإعلان الدستوري الذي أصدره الرئيس محمد مرسي مؤخر

 

وفي ذات الوقت تتواصل الاشتباكات وعمليات الكر والفر بين محتجين وقوات الأمن في شوارع الشيخ ريحان ومحمد محمود وقصر العيني وهي الشوارع القريبة من وزارة الداخلية.

من جانبها أعلنت وزارة الصحة المصرية ارتفاع عدد الجرحى الذين سقطوا خلال الاحتجاجات التي انطلقت في القاهرة وعدد من المدن إلى مائة وأربعين مصابا. وأكدت الوزارة عدم وقوع حالات وفاة خلال مظاهرات اليوم.

ولكن الدكتور محمد شامل الذي يعمل في المستشفى الميداني الذي أنشأه متطوعون لإسعاف المتظاهرين الذين يتساقطون خلال الاشتباكات بوسط القاهرة قال لبي بي سي إن "أعداد المصابين تبلغ أضعاف ما يرد في البيانات الرسمية حيث يرفض كثير من الجرحى اللجوء للمستشفيات الحكومية خشية إلقاء القبض عليهم".

وقال أحد المتظاهرين لبي بي سي "إنها ليست مجرد مظاهرة، إنها ثورة ثانية، وحرق بعض مقار الإخوان اليوم إنما جاء ليذكر بحرق مقار الحزب الوطني الديمقراطي".

وتعرض مقر الإخوان المسلمين بمدينة الإسكندرية الساحلية لحريق جزئي، بحسب المصادر الرسمية، وفي ذات الوقت تعرضت مقار الإخوان في عدد من المحافظات لهجمات. ويتهم الإخوان المسلمون مناصرون للنظام السابق باستهداف مقارهم.

وقال الاخوان المسلمون بمحافظة البحيرة في بيان نقلته وكالة أنباء الشرق الأوسط إن محتجين حاولوا إزالة لافتة الجماعة واقتحام مقرها بمدينة دمنهور عاصمة المحافظة. وأضافت "إن ما يحدث يقوده من الخلف عناصر النظام السابق". لكن البيان أدان أيضا استخدام الشرطة الغاز المسيل للدموع لتفريق المحتجين الذين تجمهروا أمام المقر.

وفي أول رد فعل من جانب الحكومة، عقد هشام قنديل رئيس مجلس الوزراء اجتماعا وزاريا أعقبه بيان ذكرت فيه الحكومة "أن الاعلان الدستوري لم يضف سلطات جديدة لرئيس الجمهورية وأن وجود السلطة التشريعية بيد الرئيس كان نتاجا لحل مجلس الشعب.

وقالت الحكومة انها تتابع التطورات السياسية بدقة وتعيد تأكيد التزامها بحماية كافة المتظاهرين والمعبرين عن آرائهم بطريقة سلمية أيا كانت آراؤهم السياسية أو انتماءاتهم الحزبية.

وقال خالد داوود المسؤول الإعلامي بحزب الدستور لبي بي سي إن الحزب قرر نصب خيمة في وسط الميدان للاعتصام فيها إلى أن يتم إسقاط الإعلان الدستوري الذي يحصن قرارات الرئيس ضد الطعن عليها.

ودعت قوى سياسية معارضة لاستمرار الاعتصام حتى تتحقق المطالب. كما تحشد بعض القوى لمظاهرات جديدة حاشدة يوم الثلاثاء القادم. ومن بينها التيار الشعبي المصري والجمعية الوطنية للتغيير.

وما يزال ميدان التحرير الواقع بقلب العاصمة المصرية مغلقا أمام حركة المرور، بينما واصلت عناصر تابعة لبعض الأحزاب تفتيش الراغبين في الدخول للميدان راجلين. ولاحظ مراسل بي بي سي عدم وجود منصات بالميدان.

وأخمدت قوات الدفاع المدني حريقا في سطح إحدى البنايات بشارع محمد محمود.

وفي وقت سابق نفت وزارة الداخلية أنباء ترددت عن اقتحام قوات الأمن ميدان التحرير وإخلائه بالقوة كما نفت إصدارها التعليمات بقطع الاتصالات والإنترنت عن المنطقة. وشددت على أن قوات الأمن "تتحلى بأقص درجات ضبط النفس في تعاملها مع المتظاهرين.

بيان الحكومة المصرية أكد على التزامها "بتأمين كافة المنشآت وضبط مثيرى الشغب الذين يقومون بالاعتداء على السيارات والمنشآت وأتخاذ الاجرءات القانونية حيالهم".

وبالفعل قال بيان لجماعة الإخوان المسلمين بالبحيرة إنه تم ضبط بعض العناصر الذين وصفتهم "بالبلطجية الذين يحملون أسلحة بيضاء بالقرب من مقر الجماعة"

ونظرا لهذه التطورات، أصدر النائب العام المصري الجديد طلعت إبراهيم تعليمات لأعضاء النيابة العامة بعدم مغادرة مقار عملهم اعتبارا من السبت "تحسبا للظروف التى تمر بها البلاد"، بحسب التلفزيون المصري.

وعلل النائب العام الذي عين في منصبه أمس القرار "بضرورة أن تتمكن النيابة العامة من أداء الواجب المنوطبها في خدمة الوطن والمواطن"  http://www.bbc.co.


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 Manifestations rivales, des locaux du parti islamiste incendiés


Photo AFP

Des manifestants ont incendié des locaux du parti des Frères musulmans dont est issu le président Mohamed Morsi, vendredi en Egypte où des rassemblements rivaux avaient lieu au lendemain de l'annonce d'un renforcement considérable des pouvoirs du chef de l'Etat.

Selon la télévision publique, des manifestants ont mis le feu aux sièges du Parti de la liberté et de la Justice (PLJ), la branche politique de la confrérie des Frères musulmans, dans les villes d'Ismaïliya et Port-Saïd, dans l'est du pays.

Les locaux du parti ont été aussi pris d'assaut dans la ville d'Alexandrie, où des accrochages ont éclaté entre manifestants des deux camps, a déclaré un responsable du parti islamiste à l'AFP.

Elu en juin premier président civil et islamiste du pays le plus peuplé du monde arabe, M. Morsi s'est arrogé dans une "déclaration constitutionnelle" le droit de "prendre toute décision ou mesure pour protéger la révolution" de 2011.

"Les déclarations constitutionnelles, décisions et lois émises par le président sont définitives et ne sont pas sujettes à appel" tant que ne sera pas achevée la nouvelle Constitution, dont le projet doit être rédigé d'ici à la mi-février, selon cette déclaration.

M. Morsi cumule déjà les pouvoirs exécutif et législatif -la chambre des députés ayant été dissoute en juin-, et entretient des relations tendues avec une grande partie de l'appareil judiciaire. Il avait renforcé son pouvoir en écartant en août le ministre de la Défense de l'ex-régime, Hussein Tantaoui.

"Enfer politique"

L'opposition a parlé de coup d'Etat et appelé à des manifestations à travers le pays.

Après la prière hebdomadaire musulmane, les opposants, en majorité des libéraux et des laïques, étaient regroupés place Tahrir qui fut l'épicentre de la révolte pro-démocratie de janvier-février 2011.

Ils devaient être rejoints par Mohamed ElBaradei, un ancien chef de l'agence nucléaire de l'ONU, et Amr Moussa, un ancien chef de la Ligue arabe. M. ElBaradei a accusé la veille M. Morsi de s'être "proclamé nouveau pharaon".

A quelques kilomètres, les partisans de M. Morsi étaient rassemblés devant le palais présidentiel dans le nord du Caire. Parmi eux, la puissante confrérie des Frères musulmans. "Le peuple soutient les décisions du président", ont-ils scandé.

Pour les détracteurs du président Morsi, ses pouvoirs élargis remettant en cause les acquis de la révolte qui a renversé en 2011 le président autocratique Hosni Moubarak, a valu à M. Morsi d'être qualifié de "pharaon", comme son prédécesseur.

"C'est un coup d'Etat contre la légalité (...) Nous appelons tous les Egyptiens à protester vendredi sur toutes les places d'Egypte", a dit Sameh Achour, chef du syndicat des avocats, jeudi soir au côté de MM. ElBaradei et Moussa. "Morsi conduit le pays vers un enfer politique", selon lui.

Tous trois ont accusé le président de "monopoliser les trois branches du pouvoir", et de chercher à "anéantir l'indépendance du pouvoir judiciaire".

"Morsi, dictateur temporaire"

M. Morsi a notamment demandé "de nouveaux jugements" dans les procès sur les meurtres de centaines de manifestants durant la révolte, ce qui fait planer une menace sur certains hauts responsables militaires ou de la police, et pourrait entraîner un nouveau procès pour M. Moubarak, en détention à perpétuité.

Le président a, dans ce contexte, limogé le procureur général, Abdel Meguid Mahmoud, nommé du temps de Moubarak, et l'a remplacé par Talaat Ibrahim Abdallah pour quatre ans.

M. Morsi a aussi décidé qu'aucune instance judiciaire ne pouvait dissoudre la commission chargée de rédiger la future Constitution. Il ôte ainsi le droit à la Haute cour constitutionnelle d'examiner un appel contre la composition de cette commission constituante, dominée par les islamistes.

Il a même étendu de deux mois le mandat de la commission, qui devait initialement prendre fin mi-décembre. Une fois achevée, la loi fondamentale doit être soumise à un référendum et des élections législatives doivent suivre.

Ces décisions visent à "nettoyer les institutions" et "détruire les infrastructures de l'ancien régime", a expliqué le porte-parole de la présidence, Yasser Ali.

"Morsi, dictateur temporaire", a titré le journal indépendant Al-Masry Al-Youm. lavoixdunord.fr


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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 04:17

Accord sur l'article 7 du projet de loi de l'ISIE : les RCDistes exclus

 

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Les présidents des groupes parlementaires de l'Assemblée Nationale Constituante sont parvenus, jeudi 22 novembre, à un accord sur l'article 7 du projet de loi organique de l'Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE).

 

 

L'accord stipule que toute personne ayant adhéré ou milité dans un parti politique au cours des 5 années précédant la date d'ouverture des candidatures n'a pas le droit de se présenter à l'instance électorale.


L'article 7 énonce que quiconque ayant occupé une responsabilité au sein du RCD dissous, un poste au gouvernement ou le poste de gouverneur, de secrétaire général ou de délégué durant la période précitée, est interdit de candidature.

Demeurent toutefois des divergences sur la composition de l'ISIE.


Ennahdha veut une représentativité proportionnelle aux blocs parlementaires, alors que les autres groupes plaident pour une répartition équitable pour éviter les tiraillements politiques et pour en faire une instance réellement indépendante. espacemanager

 

 

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Les travaux de l'ANC

Partie I

 

Partie II

 

Partie III

 


 

 


 

 

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 04:07

Au Premier ministre Stephen Harper et à tous les députés conservateurs

Nous vous appelons à rejeter l'Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) Canada-Chine. Ce traité affaiblirait la souveraineté du Canada et donnerait injustement le droit aux entreprises de Chine de réclamer des dommages et intérêts à l'encontre de lois protégeant notamment la santé et l'environnement des Canadiens. Cet accord, nous ne le voulons pas et le Canada n'en a pas besoin.  

Signature de la Pétition

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 01:38

 

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Le procès du doyen de la Faculté des Lettres de la Manouba, Habib Kazdaghli, a été reporté au 3 janvier 2013, suite à la demande du comité de défense, selon la TAP.

 

_________________________________________________________________________Historique

Affaire du doyen Habib Kazdaghli

 

Accusé d’actes de violence commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions, le doyen de la faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de La Manouba encourt jusqu’à cinq ans de prison. Deux heures de grève seront observées au moment de son procès aujourd’hui dans plusieurs universités tunisiennes.

 

«Cette pétition de soutien au doyen Habib Kazdaghli a été adoptée par une cinquantaine de constituants. Nous avons engagé, il est vrai, cette action tout récemment, le document sera signé dans les prochaines heures par plusieurs autres noms provenant de différents groupes parlementaires, qui ont promis de rallier le mouvement. Nous nous engageons également à inscrire dans la nouvelle Constitution le droit à la liberté de l’information et de la création ainsi que les libertés académiques», annonçait avant-hier la députée de l’ANC, Salma Baccar dans la salle Hassan Hosni Abdelwahab. Les applaudissements fusent.

La salle de conférence de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba est archicomble. Des représentants des syndicats de base de l’enseignement supérieur, de plusieurs associations de femmes et de droits de l’Homme prennent tour à tour la parole pour assurer leur appui au doyen, dont le procès s’ouvre de nouveau aujourd’hui à partir de 9h du matin au Tribunal de première instance de La Manouba. 

 
 A la fin de la réunion, la chef du département d’anglais s’est entretenue d’urgence avec Habib Kazdaghli : «Ce matin, une étudiante portant le nikab a refusé de dévoiler son visage pendant un cours d’anglais. L’enseignante a été menacée par des groupes de barbus venant à la rescousse de la jeune fille». «Vous devez porter vous aussi la tenue islamique», lui a-t-on répété. Le professeur a dû quitter la salle. Voici son rapport, alerte-t-elle. 
Le doyen pâlit. Le calvaire de l’année universitaire passée va-t-il reprendre de nouveau? Ce calvaire, qui a provoqué sa comparution devant la justice depuis le début de l’été dernier. 

Hystérie

En novembre 2011, le Conseil scientifique de la Faculté de La Manouba adopte, pour des raisons pédagogiques et de sécurité, un règlement intérieur interdisant le port du voile intégral dans les salles de cours et pendant les examens. Les étudiants sont tenus de signer le document au moment de leur inscription à l’université. Mais les troubles violents et les sit-in non-stop, qui ont agité les murs de la Faculté de La Manouba, ont poussé le Conseil scientifique à exclure quelques éléments, parmi ceux qui ont sérieusement perturbé les cours.  

Il est 14h40 ce 6 mars 2012 lorsque deux étudiantes, Imen Berrouha et Fattouma Hajji, s’introduisent dans le bureau du doyen. La première inscrite en première année arabe vient d’être renvoyée de la Faculté pour une période de six mois, son amie devait comparaître devant le conseil de discipline le 17 mars. Elles mettent son bureau sens dessus-dessous, il tente de les arrêter, puis sort porter plainte. «Elles étaient dans un état d’hystérie avancé. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis le début de l’année universitaire, on m’a harcelé quotidiennement, insulté et diffamé au cours de prêches clamés juste au-dessous des fenêtres de mon bureau, mais c’était la première fois qu’on forçait ma porte de cette façon», témoigne Habib Kazdaghli.
 

Le lendemain, à la suite de cet incident, un salafiste étranger à la Faculté des lettres profane le drapeau tunisien. Emotion vive dans tout le pays...
 

Accusé d’avoir giflé violemment  Imen Berrouha au point que le médecin de l’hopital de la Cité Ettadhamen lui a prescrit (vers 16h30) dix jours de repos, «pour une gifle qui s’estompe au bout d’une heure notamment lorsqu’on est couvert d’un nikab», protestent les avocats du doyen, le Professeur Kazdaghli a vu au gré des mois les charges retenues contre lui, «violences n’entraînant pour la santé d’autrui aucune conséquence sérieuse», sanctionnées par une amende de quatre dinars et quinze jours de  prison s’aggraver. En juillet, le choc du Professeur Kazdaghli est grand lorsqu’il découvre que le parquet a requalifié le chef d’inculpation. Il est poursuivi aujourd’hui pour «actes de violence commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions». Il encourt cinq années d’emprisonnement !


«Le soutien ne vient que d’Allah !»

«C’est le monde à l’envers. De victime, je deviens accusé», déclare le doyen, qui a vu la chaîne de solidarité de la société civile tunisienne et de la communauté académique internationale s’agrandir autour de son affaire. Par contre, le ministère de l’Enseignement supérieur refusera dès le début de désavouer les jeunes salafistes et accuse le doyen d’instrumentaliser l’affaire du nikab à des fins politiques.

 
Après avoir certifié la nouvelle de son mariage cet été avec Mohamed Bakhti, l’un des deux salafistes  décédé la semaine passée en prison à la suite d’une grève de la faim sauvage et ex-leader du mouvement salafiste de La Manouba, Imen s’est refusée de répondre à nos questions : «Je ne veux pas parler à la presse», a-t-elle objecté.

 
«Le soutien ne vient que d’Allah tout puissant ! Se plaindre à un autre que Lui est une humiliation», a ajouté Imen avant de raccrocher rapidement le téléphone.
Aujourd’hui par solidarité avec leur confrère, deux heures de grève seront observées par les enseignants de plusieurs universités à travers toute la République.
«Notre objectif n’est pas d’influencer la justice, mais plutôt de l’appuyer dans sa quête d’équité et de transparence», assure Habib Mellakh, universitaire, syndicaliste. lapresse.tn

 

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 Issam Dardouri bénéficie d’un non-lieu

Issam Dardouri, secrétaire général du syndicat des agents des forces de sûreté de l’aéroport Tunis-Carthage, a bénéficié jeudi 22 novembre 2012 d’un non-lieu dans le procès qui lui a été intenté par le ministère de l’Intérieur. Il a été accusé de propagation de fausses informations, en rapport avec un fonctionnaire, à travers les médias et divulgation d’un secret professionnel. 
Issam Dardouri a été arrêté en juillet dernier, pendant quelques jours. Il a bénéficié, entre-temps, d’un large soutien de ses collègues créant une large polémique. 
businessnews

 

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Déclaration d'Isam Dardouri après le jugment 

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 00:54

Qui a peur des révélations de Slim Chiboub sur Ettounissia TV?

Tunisie. Qui a peur des révélations de Slim Chiboub sur Ettounissia TV?Le gendre de l'ex-président Ben Ali ne parlera pas, ce soir, aux Tunisiens à travers l'émission ''2I heures'' de Moez ben Gharbia sur la chaîne Etounissia TV, comme cela avait été annoncé en grandes pompes.

L'interview, réalisée à Abou Dhabi, où l'ex-patron de l'Espérance de Tunis a trouvé refuge au lendemain de la révolution du 14 janvier 2011, risque fort de ne pas être diffusée.

Ainsi en a décidé, en tout cas, le chargé du contentieux de l'Etat, qui a introduit une requête d'urgence auprès de la justice à l'encontre ladite chaîne, pour l'empêcher de diffuser l'émission.

Il y a donc peu de chance que les Tunisiens regardent ce soir l'entretien de Slim Chiboub, car on voit mal Moez Ben Gharbia s'entêter à vouloir la diffuser, au risque d'avoir des démêlées avec la justice.

Reste que cette interdiction ne va pas manquer de susciter des interrogations et des suspicions dans l'opinion tunisienne. Qui a peur des révélations de Slim Chiboub? Qui cherche à faire taire l'indélicat gendre qui s'invite, par effraction, dans la délicate transition tunisienne, et menace, à demi-mot, de démasquer les pseudo-révolutionnaires, qui hantent aujourd'hui les coulisses du pouvoir? kapitalis

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Le contenu de l'émission ''2I heures'' de Moez ben Gharbia sur la chaîne Etounissia TV censuré au nom de la protection de l'ordre public. Moez Ben Gharbia compte publier son entretien avec Slim Chiboub, le gendre de Ben Ali,  même s’il faut le faire sur fb. Il souligne la gravité de cette décision, notamment dans la mesure qu'elle a été prise sans même visionner le contenu censuré en question.  

Partie I


 

Partie II


 

Partie III

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Moez Ben Gharbia : L’interview de Slim Chiboub sera diffusée

 

L’interview réalisée par Moez Ben Gharbia avec Slim Chiboub, programmée dans le cadre de l’émission « 9 heures du soir », jeudi 22 novembre 2012, n’a pas été diffusée, comme prévu et annoncé, suite à une décision de justice prise en référée et en un temps record. 
Mais elle sera diffusée ! C’est ce qu’a déclaré le producteur de l’émission et auteur de l’interview, en direct sur antenne, dans une sorte de défi lancé sur le plateau, en présence des avocats Fethi Laâyouni et Abdessattar Messaoudi et du journaliste et membre du Syndicat des journalistes tunisiens, Zied El Hani.

La décision a été qualifiée de précédent négatif et d' « d’hérésie judiciaire » par Me Messaoudi dans le sens où elle a été prise par le seul juge qui n’a ni entendu toutes les parties concernées ni pris connaissance du contenu de l’entretien « incriminé ».
De plus, Moez Ben Gharbia a démontré, contenu du spot d’annonce à l’appui, que les propos de Slim Chiboub étaient en contradiction totale avec les interprétations du PV de la décision de justice. Mais Me Laâyouni a campé sur ses positions en assurant que le fait que Slim Chiboub, « le criminel, le voleur, le corrompu… », puisse parler constituait un « délit et une incitation à la haine et à la discorde entre les Tunisiens » et représentait un facteur pouvant conduire à des troubles à l’ordre public.

Me Messaoudi a tenu à exprimer son étonnement de l’enthousiasme excessif de son collègue à défendre les thèses et les points de vue du pouvoir et à agir selon le principe des deux poids, deux mesures, évoquant, à ce propos, le silence de Me Laâyouni quant au contenu de l’enregistrement de Rached Ghannouchi avec les jeunes salafistes.
Pour Zied El Hani, il s’agit d’une action de censure flagrante et inadmissible après la révolution et d’une confiscation du seul acquis après le 14 janvier, à savoir la liberté de la presse et le droit du citoyen à l’information.

Moez Ben Gharbia a parlé, quant à lui, d’une question de principe et non pas d’une défense de Slim Chiboub, comme le soutenait Me Laâyouni qui n’a pas cessé de parler au nom de la révolution. Position contestée par Zied El Hani et Moez Ben Gharbia qui l’ont accusé d’user de « slogans creux et de surenchères au nom de la révolution, œuvre du peuple, particulièrement des Tunisiens démunis, notamment ceux des régions défavorisées ».
En outre, Moez Ben Gharbia, qui a mis en relief le fait d’avoir invité Me Laâyouni par souci d’équité et d’objectivité, a répété, à plusieurs reprises, que l’interview sera diffusée, soit sur une autre chaîne nationale, arabe ou étrangère, soit sur le réseau social Facebook.

En outre, intervenant par téléphone, Borhane Bsaïes a lancé un appel à oublier les « symboles de l’ancien régime parce que leur avenir est derrière eux et de s’occuper de la Tunisie et des aspirations du peuple qui a fait la révolution ». Et d’ajouter : « Surtout, il ne faut pas refaire les mêmes bêtises que celles de l’ancien régime en voulant imposer un black-out sur les faits négatifs, à une époque où personne ne peut plus cacher l’information, car en agissant de la sorte, on aboutirait à l’effet contraire de l’effet escompté et on ferait de Slim Chiboub un héros ».
Abondant dans le même sens, Zied El Hani et Moez Ben Gharbia assurent, qu’après cet épisode, l’interview sera vue par dix millions de Tunisiens si elle venait à être diffusée sur Facebook.     Noureddine Hlaou businessnews

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