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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 06:54


SANAA - Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a rencontré un haut responsable américain de l'antiterrorisme à Ryad, où il est soigné depuis plus d'un mois après avoir été grièvement brûlé dans un attentat, a annoncé dimanche la télévision d'Etat.

La télévision a diffusé des images montrant le président, vivement contesté dans la rue depuis janvier et blessé dans l'explosion d'une bombe dans son palais début juin, recevant John Brennan, conseiller du président américain Barack Obama pour l'antiterrorisme, à l'hôpital militaire de Ryad.

Sur ces images, M. Saleh, 69 ans, semblait en bien meilleure forme que lors d'un discours diffusé jeudi, où il était apparu assis, raide et couvert de bandages. Vêtu cette fois d'un costume, de gants et de pantoufles, il a bougé les pieds et les mains, même si les brûlures étaient toujours visibles sur son visage.

M. Brennan a remis au président yéménite, longtemps allié essentiel des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme, une lettre de M. Obama dans laquelle le président américain exprime sa joie devant l'amélioration de l'état de santé de M. Saleh, selon le ministère yéménite de la Défense.

M. Saleh a lui aussi un courrier à M. Brennan pour M. Obama, dans lequel il remercie le président américain pour ses attentions aimables et sincères et pour le soutien américain à l'unité, la sécurité et la stabilité du Yémen, a ajouté le ministère.

Le courrier affirme aussi que le Yémen a besoin d'aide et de soutien pour son économie et son développement afin de mettre fin à la pauvreté et au chômage qui forment un terrain fertile pour la propagation du terrorisme, a poursuivi le ministère.

M. Saleh est confronté à une résurgence d'Al-Qaïda dans le sud du pays et à une révolte populaire qui réclame son départ depuis janvier.

 

http://www.romandie.com/news/n/_Yemen_Saleh_a_rencontre_un_conseiller_d_Obama_a_Ryad_100720111907.asp

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 06:50

 

L'opposition yéménite a appelé dimanche à de nouvelles manifestations de masse, tandis que le président Ali Abdallah Saleh, hospitalisé à Ryad, a déclaré que le plan de transfert du pouvoir présenté par les pays du Golfe offrait "une issue" à la crise de son pays.
L'opposition yéménite a appelé dimanche à de nouvelles manifestations de masse, tandis que le président Ali Abdallah Saleh, hospitalisé à Ryad, a déclaré que le plan de transfert du pouvoir présenté par les pays du Golfe offrait "une issue" à la crise de son pays.

AFP - L'opposition yéménite a appelé dimanche à de nouvelles manifestations de masse, tandis que le président Ali Abdallah Saleh, hospitalisé à Ryad, a déclaré que le plan de transfert du pouvoir présenté par les pays du Golfe offrait "une issue" à la crise de son pays.

"L'initiative du Golfe et le communiqué de l'ONU représentent des issues pour sortir de la crise actuelle", a reconnu M. Saleh, qui a toujours refusé de signer ce plan accepté par l'opposition parlementaire, selon le site internet du ministère yéménite de la Défense.

Le plan de sortie de crise défendu par le Conseil de coopération du Golfe (CCG) prévoit que M. Saleh, au pouvoir depuis 1978, démissionne un mois après sa signature en échange d'une immunité pour lui-même et ses proches.

Soigné à Ryad après avoir été grièvement brûlé par une explosion dans son palais présidentiel début juin, M. Saleh a aussi renouvelé ses appels à "un dialogue national qui intègre toutes les forces politiques afin de (...) préserver l'unité, la sécurité et la stabilité du Yémen", selon le ministère.

Dans le même temps, le Forum commun, qui réunit l'opposition parlementaire, a appelé dans un communiqué à "accroître la révolte pacifique pour chasser ce qu'il reste de ce gang (...) et mettre fin à sa prise en otage d'un pouvoir qui n'appartient qu'au peuple".

Le communiqué a aussi appelé à traduire "ce gang" en justice "pour qu'il soit puni pour les crimes qu'il a commis contre notre peuple et qui n'ont toujours pas cessé".

Cette déclaration est intervenue alors que la Garde républicaine, dirigée par un fils du président Saleh, Ahmed, a bombardé un quartier de la ville de Taëz, un bastion de l'opposition, faisant deux morts et 10 blessés parmi les civils, selon des habitants.

 

lien: http://www.france24.com/fr/20110710-yemen-lopposition-veut-manifester-saleh-revient-plan-golfe

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 06:46

Arabie : l’appétit pour les armes aiguisé par l’instabilité régionale

 

L’appétit de Riyad pour les armes, déjà grand en raison de la menace iranienne, est aiguisé par le prochain retrait américain d’Irak et l’instabilité régionale, notamment au Yémen, estiment des analystes.

La presse allemande a fait état début juillet d’un projet allemand de vente de quelque 200 Léopard 2 à l’Arabie Saoudite, qui n’a été confirmé ni du côté allemand ni du côté saoudien. Traditionnellement, le premier exportateur mondial de pétrole est un client des industries de l’armement américaine et britannique, si on excepte certains contrats comme celui passé par la marine avec la France et l’achat d’avions européens Eurofighter. «L’Arabie Saoudite et les pays du Golfe en général réalisent qu’ils doivent compter sur eux-mêmes pour se défendre en cette période critique marquée par l’amorce du retrait américain d’Irak», explique à l’AFP Anouar Eshki, qui dirige le Middle Eastern Institute for Strategic Studies, dont le siège est à Jeddah, dans l’ouest de l’Arabie Saoudite. «Le royaume cherche des armes en Allemagne et même en Russie, sachant que le vide laissé par les Américains en Irak est propice à la stratégie de l’Iran, qui consiste à étendre son influence au Levant pour avoir un accès à la Méditerranée», souligne-t-il.


Les derniers soldats américains – au nombre aujourd’hui de 46 000 – doivent quitter l’Irak fin 2011. «Les pays du Golfe ont besoin de se sentir capables de faire face à toute menace iranienne ou irakienne, et Bahreïn et le Koweït constituent, pour l’Arabie Saoudite, la première ligne de défense», souligne encore M. Eshki. Le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud Al Fayçal, a été explicite mercredi, affirmant que les «pays arabes du Golfe ont une stratégie commune de défense». «Si l’Iran veut jouer un rôle de puissance régionale, il doit prendre en compte les intérêts des pays voisins et pas seulement les siens», avait-il ajouté, mettant en garde contre toute ingérence iranienne dans le Golfe. Theodore Karasik, directeur de recherche à l’institut Enigma, ayant son siège à Dubaï, estime que le programme nucléaire iranien, «à la finalité ambiguë, est une source de menace aux yeux des Saoudiens, notamment dans le contexte du retrait américain d’Irak et de ce qui se passe en Syrie et au Liban». «Les manœuvres militaires de l’Iran dans le Golfe ne sont pas rassurantes pour les Saoudiens», ajoute-t-il, soulignant le ton «plus ferme» qu’à l’habitude de la diplomatie saoudienne à l’égard de l’Iran.

Selon M. Karasik, «l’Arabie Saoudite fait également face à une nouvelle menace venant du Yémen», où Al Qaîda met à profit l’instabilité liée au mouvement de contestation pour étendre son influence. En dépit de la diversification de leurs fournisseurs, les Saoudiens restent néanmoins de gros clients des armements américains, souligne Neil Partrick, un spécialiste du Golfe basé à Londres. «Washington est le principal partenaire de Riyad en matière de défense et de sécurité et cela ne va pas changer dans un avenir proche», affirme-t-il. Le royaume est en effet en train de finaliser un contrat d’armement d’un montant d’environ 60 milliards de dollars avec les Etats-Unis, qui deviendra, s’il est conclu, le plus important de l’histoire des Etats-Unis. Ce contrat prévoit notamment la vente de 84 chasseurs bombardiers F15, de 178 hélicoptères d’attaque et de 12 hélicoptères légers d’entraînement MD-530F, avec une livraison échelonnée sur 15 à 20 ans, selon le département d’Etat.

Assaâd Abboud

lien : http://www.elwatan.com/international/arabie-l-appetit-pour-les-armes-aiguise-par-l-instabilite-regionale-11-07-2011-132210_112.php

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 06:45

http://www.arabawy.org/2011/07/07/egypt-independent-trade-unions-endorse-bds/


 

Le représentant de la Fédération Syndicale Indépendante Egyptienne : « Nous appelons le mouvement syndical mondial à rompre ses liens avec la Histadrout et à soutenir la Coalition des syndicats palestiniens pour le BDS ».

Kamal Abu Aita, représentant de la Fédération Syndicale Indépendante Egyptienne (EIUF) récemment formée sur la place Tahrir pendant la révolution, a confirmé hier que l’EIUF rejette toute tentative de « normaliser » les relations avec Israël. Dans un discours à Londres à des centaines de militants de la campagne Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël, Abu Aita a aussi félicité la formation de la Coalition des syndicats palestiniens pour le BDS (PTUC-BDS) et appelé le mouvement syndical international à rejoindre la coalition.

Abu Aita a dit : « La Fédération Syndicale Indépendante Egyptienne a une position très claire, qui est de solidarité avec le peuple palestinien arabe, de soutien à son droit à un Etat sur toute sa terre et de soutien à son droit à utiliser toutes les formes de résistance contre l’Etat sioniste. L‘EIUF annonce son rejet de toute forme de relation normale avec l’Etat raciste et colonialiste sioniste et nous ne coopèrerons avec aucun de ses représentants ou syndicats car ils sont tous liés à l’occupation sioniste de notre terre. Il nous est impossible de travailler avec ce régime raciste, et il est vital de construire un mouvement de l’humanité visant à nous débarrasser des régimes racistes contre le monde, comme nous nous sommes débarrassés du régime d’Apartheid en Afrique du Sud.

La révolution égyptienne a ouvert en grand la porte pour que notre peuple exprime son rejet de l’Etat sioniste. Dès le début, la révolution a opéré dans l’intérêt des Palestiniens, en stoppant l’exportation du gaz égyptien aux sionistes et en ouvrant les passages frontaliers. La jeunesse égyptienne a assiégé l’ambassade de notre ennemi et exigé l’expulsion de l’ambassadeur.

Nous rejetons toute relation avec la Histadrout parce qu’elle fait partie de ce régime raciste. Nous appelons tous les syndicats proches à boycotter la Histadrout dans le cadre de la campagne pour éliminer les régimes racistes dans le monde entier ».

Omar Barghouti, un des fondateurs de la Campagne Palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a dit :

« Le soutien des syndicats indépendants égyptiens, représentés par leur fédération, à la Campagne palestinienne de boycott est une source de fierté pour nous, juste comme nous sommes fiers du rôle dirigeant de l’Egypte dans la marche pour se libérer de l’impérialisme, ancien et nouveau. Nous espérons le retour de l’état d’esprit où tous les peuples arabes luttent pour la liberté et la justice sociale et pour rompre leur dépendance de la domination impérialiste ».

Traduction : JPB-CCIPPP

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 06:44

. © Abdelhak Senna

 

Les manifestants qui occupent la place Tahrir au Caire ont promis dimanche de poursuivre leur mouvement en faveur de plus de réformes et de justice, en dépit de mesures d’apaisement annoncées samedi soir par le Premier ministre, Essam Charaf.

Les manifestants, qui ont passé leur deuxième nuit dans un village de tentes au milieu du vaste carrefour fermé à la circulation, se sont déclarés déterminés à ne pas quitter les lieux avant d’avoir obtenu satisfaction.

“Plus nous resterons sur la place, plus on répondra à nos revendications”, lance Dina Mohammed, une militante.

Plusieurs mouvements de jeunes pro-démocratie, très actifs sur internet, ont également appelé à la poursuite de l’occupation entamée vendredi de ce haut lieu du soulèvement contre le président Hosni Moubarak en début d’année.

Un piquet de grève a été formé au sud de la place devant la “Mougamma”, un immense complexe gouvernemental, emblématique de l’appareil administratif tentaculaire du pays.

Après deux semaines de tensions marquées par des affrontements entre la police et les manifestants, le Premier ministre s’est engagé à satisfaire certaines revendications lors d’un discours télévisé.

M. Charf a ainsi annoncé le renvoi des policiers accusés d’avoir tué des manifestants lors du soulèvement anti-Moubarak.

Il a également promis une justice plus rapide et plus ferme pour les personnes tenues responsables de ces violences -qui ont fait officiellement près de 850 tués civils- ainsi que pour les notables de l’ancien régime jugés pour corruption.

Au sujet des réformes sociales, il s’est cependant contenté d’annoncer qu’il avait demandé au Ministre de la solidarité sociale de prendre en charge les problèmes de sécurité sociale, d‘éducation, de salaires et de retraites.

Ce discours a été fraîchement accueilli par les manifestants, qui accusent Premier ministre d‘être trop faible face au Conseil militaire qui dirige le pays.

Pour Magdy Mossaad, venu manifester place Tahrir, “le Premier ministre est face à une fuite d’eau, et au lieu de fermer de robinet, il essaye de ramasser l’eau à la main”.

Les manifestants continuent d’exiger le renvoi et la mise en examen de tous les policiers impliqués dans des affaires de meurtres ou de torture, pendant les événements de janvier-février mais aussi avant et après cette période.

La fin des procès militaires pour les civils et l‘éviction de l’ensemble des membres de l’ancien régime encore présents dans sphères du pouvoir figurent également parmi les revendications principales.

A la périphérie du Caire, environ 300 manifestants ont bloqué l’autoroute principale menant à Suez, à l’est de la capitale, et ont menacé de multiplier les actions si leurs exigences n‘étaient pas satisfaites, a-t-on appris auprès d’un responsable des forces de sécurité.

Dans ce contexte de tensions politiques, le principal indice de la Bourse du Caire, EGX-30, a clôturé en baisse de 1,67 %.

Plusieurs anciens ministres ont déjà été condamnés mais une récente multiplication de relaxes, de libérations sous caution ou de renvois de procès, concernant des politiques, des hommes d’affaires ou des policiers, ont relancé les accusations sur le manque de détermination du nouveau pouvoir à tourner la page des années Moubarak.

L’ancien président, hospitalisé à Charm el-Cheikh, une station touristique au bord de la mer Rouge, doit être jugé, avec ses deux fils Alaa et Gamal, à partir du 3 août.

 

lien : http://fr.euronews.net/depeches/1004745-egypte-les-manifestants-restent-malgre-les-promesses-du-premier-ministre/

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 06:38

Les Egyptiens continuent d'occuper la place Tahrir

Les Egyptiens continuent d'occuper la place Tahrir / AFP/.M.Hossam

 

Des centaines de manifestants continuaient d'occuper la place Tahrir dans le centre du Caire hier pour réclamer de vraies réformes. Les manifestants ont passé la nuit dans un village de tentes dressées sur ce grand carrefour, après des manifestations qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes vendredi à travers le pays. Outre la place Tahrir au Caire, des rassemblements ont eu lieu dans plusieurs grandes villes comme Alexandrie, Suez ou Ismaïliya. Une manifestation a également eu lieu dans la station de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge, où M. Moubarak est hospitalisé.


Ecouter

  Tanguy Salun | 10/07/2011 - 09h16écouterIls ne partiront pas. Les révolutionnaires attendent une rupture rapide avec le régime de Mooubarak, ce est encore loin d'être le cas. L'armée est pointée du doigt

 

Des estrades étaient encore en place d'où étaient diffusés de la musique et des discours de militants. Les tentes étaient surmontées d'un grand chapiteau de toile blanche destiné à protéger d'un soleil intense.

Le secteur était fermée au trafic automobile, et des barrages contrôlés par des militants étaient installés aux différents accès pour vérifier l'identité des personnes entrant sur la place.

Les manifestations de vendredi visaient à réclamer une relance des réformes, sur fond de mécontentement contre la gestion de la transition politique par l'armée, au pouvoir depuis le départ de M. Moubarak en février dernier.

Les revendications portent sur le jugement de responsables de l'ancien régime suspectés de bénéficier de la clémence du nouveau pouvoir, et des sanctions contre les policiers accusés du meurtre de manifestants durant la révolte de janvier-février.

(Avec AFP)

lien : http://www.rtl.fr/actualites/article/egypte-la-place-tahrir-toujours-occupee-7701526960

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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 21:39

Hama défie à nouveau le pouvoir syrien


09/07/2011

Selon Abdel Karim Rihaoui, de la Ligue syrienne des droits de l’homme, « plus de 450 000 personnes ont manifesté » hier à Hama, sans « aucune présence des forces de sécurité ». Photo Youtube
Selon Abdel Karim Rihaoui, de la Ligue syrienne des droits de l’homme, « plus de 450 000 personnes ont manifesté » hier à Hama, sans « aucune présence des forces de sécurité ». Photo Youtube
• Les ambassadeurs américain et français sur place pour soutenir les manifestants

• Treize civils tués par les tirs des forces de sécurité à travers le pays

• Les USA exhortent les banques à être vigilantes sur les flux d’argent

L’ambassadeur des États-Unis à Damas a défié le régime syrien en se rendant hier à Hama, théâtre d’une manifestation monstre contre Bachar el-Assad. L’ambassadeur Robert Ford a rencontré de nombreux manifestants à Hama, cité assiégée par l’armée à 210 km au nord de Damas, a indiqué Victoria Nuland, la porte-parole de la diplomatie américaine. « L’ambassadeur Ford voulait voir de ses propres yeux ce qui se passe sur le terrain. Le fait que les médias internationaux ne puissent pas couvrir librement (les événements) rend cela encore plus important », a affirmé l’attaché de presse de l’ambassade américaine à Damas. Cette visite a suscité l’ire des autorités syriennes, selon lesquelles les États-Unis sont « impliqués » dans le mouvement de contestation et « incitent à faire monter (la tension), ce qui nuit à la sécurité et à la stabilité en Syrie ». « L’ambassadeur américain a rencontré à Hama des saboteurs (...) qui ont érigé des barricades, coupé des routes et empêché les citoyens d’aller à leur travail. L’ambassadeur a incité ces saboteurs à la violence, à manifester et à refuser le dialogue » avec le régime, a accusé le ministère de l’Intérieur. Washington s’est dit « consterné » par ces critiques, affirmant avoir informé à l’avance Damas de cette visite. En soirée, des dizaines de manifestants portant des drapeaux syriens ont manifesté devant l’ambassade des États-Unis à Damas pour protester contre la visite de M. Ford, selon une journaliste de l’AFP sur place. Paris a également dépêché jeudi son ambassadeur, Éric Chevallier, à Hama afin de témoigner de « l’engagement de la France aux côtés des victimes », a indiqué le Quai d’Orsay.
À Hama, « plus de 450 000 personnes ont manifesté » hier, sans « aucune présence des forces de sécurité », selon Abdel Karim Rihaoui, de la Ligue syrienne des droits de l’homme. Outre Hama, des manifestations ont eu lieu hier notamment à Deraa, Damas, Alep, Homs, Jdeidet Artouz, ou encore à Kan Safra. Les militants pour la démocratie avaient appelé à manifester sous le slogan « Non au dialogue » avec le régime de Bachar el-Assad : « Non au dialogue : quel dialogue quand le sang a été versé ? Quel dialogue quand les villes sont assiégées ? Le peuple veut la chute du régime », ont écrit les militants sur leur page Facebook intitulée « La révolution syrienne 2011 ».

Si aucune victime n’avait été recensée en fin de journée à Hama, la répression des manifestations a de nouveau été sanglante dans d’autres villes, treize civils ayant été tués, selon des ONG.
D’après Rami Abdel Rahmane, de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les forces de sécurité ont ouvert le feu sur une manifestation ayant rassemblé plus de 100 000 personnes à Deir Ezzor et à Mayadine, faisant dix blessés. À Idleb, elles ont également tiré à balles réelles et lancé des grenades lacrymogènes sur des milliers de manifestants, a dit l’OSDH.
Les forces de sécurité syriennes ont également mené des raids dans le faubourg d’Harasta dans le nord de Damas, blessant au moins deux personnes, ont annoncé des habitants et des organisations de défense des droits de l’homme. Les policiers et militaires ont fait usage de mitrailleuses montées sur des camionnettes à plateau et ont procédé à des arrestations lors de fouilles systématiques des maisons. L’organisation syrienne de défense des droits l’homme, Saouassiah, a rapporté que les forces de sécurité ont ensuite investi le principal hôpital d’Harasta au cours de la nuit. Trois manifestants blessés jeudi soir y ont été enlevés et « leur vie est désormais en grand danger », a jugé l’association.
Sur le plan humanitaire, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a fait état hier d’une extension de ses opérations en Syrie grâce à l’accord négocié il y a deux semaines avec Damas pour son accès sans entrave aux villes du pays. Au cours de la semaine écoulée, des responsables de l’agence humanitaire ont pu se rendre à Deraa. Le CICR a également visité les villes de Jisr el-Choughour et de Khirbat el-Joz, dans la province d’Idlib, où il a évalué les besoins de la population. L’agence humanitaire a également distribué vivres, couvertures, médicaments et autres produits dans une vingtaine de villages de la région.
Sur autre plan, les autorités américaines ont exhorté hier les banques sous leur juridiction à redoubler de vigilance vis-à-vis des mouvements de fonds en provenance de Syrie, et, d’une manière générale, de l’étranger. Le Réseau de lutte contre la criminalité financière (FinCEN), organisme dépendant du Trésor, a publié une « recommandation » sur les mesures à prendre face « à une hausse éventuelle des mouvements d’actifs en lien avec les violences actuelles en Syrie ». Face à la répression meurtrière qui frappe la population civile syrienne, les États-Unis ont gelé depuis mai les avoirs éventuels qu’un certain nombre de cadres ou d’instances militaires ou politiques du régime de Damas, à commencer par le président Bachar el-Assad, pourraient avoir aux États-Unis. Ces sanctions interdisent également aux personnes morales et physiques américaines de réaliser la moindre transaction avec ceux qu’elles visent.
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9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 21:39

 

LIBYE. "On entend de plus en plus de tirs à Tripoli"

Publié le 09-07-11 à 01:14 Modifié à 10:04

Dans la capitale libyenne, la vie quotidienne suit son cours, bien que la nervosité monte sensiblement. Par notre envoyé spécial, Christophe Boltanski.

Le 8 juillet 2011, à Zintan au sud de Tripoli, des rebelles libyens célèbrent leur victoire sur les forces loyalistes à Gualish au sud-ouest de Tripoli. (AFP)Le 8 juillet 2011, à Zintan au sud de Tripoli, des rebelles libyens célèbrent leur victoire sur les forces loyalistes à Gualish au sud-ouest de Tripoli. (AFP)

Est-ce que Tripoli se sent menacée par l'avancée des rebelles ?

- Les rebelles sont dans les montagnes, encore loin de Tripoli. Ils ont annoncé avoir pris la ville de Goualich il y a deux jours, qui est encore au moins à 60 km de la capitale. Ils visent deux objectifs. Le premier, c'est de prendre Bir Al-Ghanam, en bas de la montagne, donc pratiquement dans la plaine. Située à 50 km de Tripoli, soit à portée d'obus, cette ville commande la route vers Zaouia. C'est par là que Tripoli s'approvisionne depuis la Tunisie. C'est aussi là que se trouve la grande raffinerie qui permet d'alimenter en essence la région. Le but est donc d'asphyxier Tripoli. Dans la même logique, le deuxième objectif des rebelles consiste à prendre la ville de Gharyane, un peu plus au sud, qui commande la route de Sabha, autre lieu important d'approvisionnement, cette fois en provenance d'Algérie. Si ces deux verrous sautent, le régime se trouvera dans une situation très difficile.


Sent-on la nervosité monter dans la capitale ?

- Il y a comme un frémissement. Depuis quelques jours, on entend de plus en plus de coups de feu. Dans plusieurs quartiers périphériques de la ville réputés pour être des bastions anti-régime, les habitants disent que, la nuit, il y a des tirs. On ne peut pas les confondre avec des tirs de joie, ce qui est monnaie courante ici. Ce sont bien des échanges de tirs entre rebelles et militaires.


Comment la guerre marque-t-elle la vie quotidienne à Tripoli ?

- La ville manque d'essence. Au marché noir, le litre d’essence vaut 5 dinars. Pour un plein, il faut sortir entre 100 et 200 dinars. Sachant que le dollar est à 1,70 dinar, cela revient très cher. Résultat, on voit moins de voitures dans les rues qu’en temps normal. Dans l’ensemble, une grande partie de l’activité s’est arrêtée. Par exemple, les juges désertent les tribunaux, beaucoup de fonctionnaires ne vont plus travailler. La vie tourne au ralenti. Mais à part ça, il y a une apparence de tranquillité. Les boutiques du centre-ville sont, dans leur majorité, ouvertes, bien qu’il y ait peu de clients. Mais lorsque la nuit tombe, on voit les barrages se multiplier. Les habitants s'inquiètent d'une montée de l’insécurité : cambriolages, agressions, etc. C’est un phénomène nouveau à Tripoli, qui est à l’évidence dû au fait que les forces de sécurité ont d’autres préoccupations, en ce moment, que le maintien de l’ordre public.


Personne ne cherche à fuir la ville ?

- Les rebelles qui sont dans la montagne racontent qu’ils voient des réfugiés quitter Tripoli. Mais dans la ville elle-même, je n’ai vu personne faire ses bagages avec le projet de fuir.


Kadhafi bénéficie-t-il encore vraiment de soutiens ?

- Oui, il doit avoir encore des soutiens, ne serait-ce que chez ses traditionnels affidés et dans les grandes tribus. Ainsi, alors que je traversais une ville située dans le fief de la tribu des Warfalas, on m’a dit que les barrages étaient tenus par des personnes du clan. Sur leurs maisons flottait le drapeau vert, symbole du régime. A Beni Walid aussi, j’ai eu l’impression que pas mal de monde restait fidèle à Kadhafi. Syrte, la ville natale du colonel, m’a également donné le sentiment que le soutien affiché à Kadhafi était sincère. A Tripoli, des habitants disent qu’ils sont prêts à se battre pour Kadhafi. Mais il y a en a, aussi, qui, malgré la peur, osent nous parler et nous dire, à nous les étrangers de passage, qu’ils ne veulent plus de lui.


Quelle liberté de mouvement le régime laisse-t-il aux journalistes étrangers ?

- Il cherche à regrouper tous les journalistes présents à Tripoli dans l’hôtel Rixos. On n’est pas censé en sortir sans un "minder" [barbouze en anglais, ndlr.]. Hier, deux journalistes duGuardian et du Telegraph ont été expulsés car ils étaient partis, sans prévenir, dans des quartiers situés à la périphérie de la ville pour y discuter avec des opposants.


A-t-il les moyens de repousser les rebelles ?

- Il y a différents fronts qui avancent : à Brega, à Misrata, et deux ou trois autres fronts dans le Djebel [la zone montagneuse, ndlr.]. La question qui se pose est donc de savoir si le régime est à même de pouvoir lutter sur trois ou quatre fronts à la fois. Est-ce que cette multiplication des offensives peut avoir pour effet d’accélérer la chute du régime, avec des défections en plus grand nombre ?

Propos recueillis par Sarah Halifa-Legrand, le vendredi 8 juillet 2011

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 22:43

La place Syntagma et des bâtiments proches ont subi des dommages lors de violents incidents en marge d'une manifestation organisée le 29 juin.

La place Syntagma et des bâtiments proches ont subi des dommages lors de violents incidents en marge d'une manifestation organisée le 29 juin.REUTERS/YIORGOS KARAHALIS

 

De crainte que ne soit perturbée la saison touristique qui vient de s'ouvrir dans la capitale grecque, le maire d'Athènes, Georges Kaminis, a appelé, vendredi 8 juillet, les représentants des "indignés" "à trouver une solution pour rétablir l'image de la place" Syntagma, dans le centre-ville, où ils campent depuis un mois et demi, en marge d'une mobilisation populaire inédite.

Selon le bureau de presse de la mairie, M. Kaminis a organisé une rencontre vendredi soir avec des représentants des commerçants, des "indignés" et des employés municipaux pour "trouver une solution et faire partir les campeurs sans violence". L'objectif est "de rétablir en pleine période touristique l'image de la place Syntagma", où la relève de la garde présidentielle des evzones constitue une attraction prisée des visiteurs, a ajouté une responsable du bureau de presse.

 DES INCIDENTS

Les représentants des "indignés", qui doivent faire le point ce week-end sur la suite à donner à leur mouvement, ont réservé leur réponse à l'invitation du maire. Les "indignés" grecs, qui se sont inspirés des précurseurs espagnols de Madrid, ont rassemblé lors du lancement du mouvement, fin mai, des dizaines de milliers de sympathisants, mais ont vu leur nombre se réduire fortement ces dernières semaines.

La place Syntagma, située devant le Parlement, ainsi que des bâtiments voisins, dont deux hôtels de luxe, ont subi des dommages lors de violents incidents en marge d'une manifestation organisée le 29 juin contre le vote d'une loi d'austérité controversée. La mairie avait dit avoir recensé trois cents poubelles détruites et avoir ramassé plus de 20 tonnes de pierres et fragments de marbre, arrachés des trottoirs et de façades, utilisés comme projectiles tant par les manifestants que par des policiers.

 

 

le monde.fr

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 22:39
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