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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 20:26

 

 

Au Maroc, des manifestants sont descendus dans les rues, hier. Ils ont exigé plus de réformes politiques, en dépit de l’approbation par référendum d’amendements constitutionnels limitant les pouvoirs du roi.

Des cortèges et des rassemblements ont eu lieu notamment à Rabat, Casablanca et Tanger, à l’appel du Mouvement du 20 février. Depuis le début de l’année, c’est cette organisation qui est à l’origine de la contestation dans le royaume. Cette mobilisation intervient après un référendum qui a été approuvé vendredi à une très large majorité. Impliquant des réformes qui donnent d’avantage de pouvoir au premier ministre mais laissent de nombreuses prérogatives au roi Mohammed VI. Le pouvoir a salué ces réformes comme « un pas vers une monarchie plus parlementaire », mais les contestataires du Mouvement du 20 février les ont jugées insuffisantes. Le Mouvement revendique des réformes pouvant conduire à l’établissement d’une monarchie parlementaire (en s’inspirant notamment du modèle espagnol), une plus grande justice sociale et la fin de la corruption dans un pays où un grand nombre de jeunes est au chômage. Les autorités accusent souvent ces jeunes militants d’être « noyautés » et « manipulés » par les islamistes du Mouvement Justice et bienfaisance et par les courants d’extrême gauche. Aucune estimation de source policière ou des organisateurs n’était disponible hier soir sur le nombre des manifestants, mais selon des journalistes sur place, cette mobilisation a rassemblé plusieurs milliers de personnes. Selon ces journalistes, des islamistes de l’association Al Adl Wa Ihssan (Justice et bienfaisance, interdite mais tolérée par les autorités) ont participé à ces démonstrations. À Casablanca, un important dispositif policier encadrait les protestataires, alors que des contre-manifestants ont lancé des pierres dans leur direction. Toujours selon ces journalistes, un militant a été blessé. À Rabat, le défilé a parcouru dans le calme le boulevard Hassan II et Mohammed V, une grande artère qui mène au Parlement. Les manifestants scandaient « nous sommes là pour un meilleur avenir ».

Pour plus d’informations concernant la réforme : http://www.sgg.gov.ma/bo5952F.pdf?cle=42

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 20:24

Tunisie : retour de la censure en ligne ?

« Rendez-moi mon porno ! », s’insurge l’internaute Adam Jerbi sur le site Nawaat. Un billet publié à la suite d’une décision de la justice tunisienne visant à interdire l’accès aux sites pornographiques dans le pays. Une mesure prise à la suite d’une plainte déposée par trois avocats qui considèrent que ces sites sont contraires aux valeurs musulmanes et représentent un danger pour la jeunesse.

Depuis la levée de la cybercensure en Tunisie, sept sites X auraient en effet fait leur apparition dans la liste des 100 sites Internet les plus visités dans le pays.

Et leur filtrage passe mal auprès des internautes locaux qui craignent un retour de la censure en ligne. Ainsi, sur ce blog collaboratif né de la révolution tunisienne, un utilisateur y voit déjà les prémisses d’une nouvelle forme de dictature.

D’autant plus que le mois dernier, l’armée avait déjà ordonné le blocage de plusieurs pages Facebook jugées trop critiques vis-à-vis de l’institution militaire. En signe de protestation, le blogueur Slim Amamou avait démissionné de son poste de secrétaire d’Etat à la jeunesse et aux sports.

L’Agence tunisienne d’Internet refuse pourtant de poursuivre le filtrage qu’elle est chargée de mettre en œuvre. Elle a ainsi fait appel du jugement imposant le blocage des sites pornographiques. Dans une interview à l’ONG Reporters sans frontières, son président Moez Chakchou s’explique.

La justice doit se pencher une nouvelle fois sur ce dossier à partir du 4 juillet prochain. En attendant, le débat continue de faire rage sur la Toile.

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 20:23

 

Crédits photo: Les migrants tunisiens protestent le 5 juillet 2011 (photo Steven Jambot)

Les migrants tunisiens qui occupaient le gymnase de la Fontaine-au-roi dans le XIe arrondissement de Paris ont été empêchés d'entrer par des CRS dans la nuit de mardi. En colère et surpris par cette opération soudaine, les migrants ont affronté les policiers.

Ils avaient pris l’habitude de revenir dans le gymnase dès l’ouverture de celui-ci, vers 16h30. Ensuite, ils passaient à la soupe populaire. Presque une routine pour ces migrants de Tunisie qui occupaient, depuis le 7 mai, le complexe de la Fontaine-au-roi pour exiger de bonnes conditions d’accueil.

Désormais, il leur faudra revoir leurs habitudes. Quand ils sont arrivés devant le gymnase mardi après-midi, les migrants ont trouvé porte close, alors que leurs affaires étaient encore à l’intérieur. Frustration et surprise. Pourtant, la mairie de Paris avait prévenu. Depuis le 17 mai, elle demandait aux "Tunisiens de Lampedusa" de quitter les lieux au plus tard le 19 mai, rapporte LeMonde.fr. C'est finalement hier que la mairie de Paris a mis ses menaces à exécution.

N'ayant plus accès à leurs effets personnels, les occupants du gymnase se sont rebellés face aux quelques CRS présents. Jets de bouteilles et de canettes. Et puis en quelques heures, le cortège de CRS est devenu une cohorte. Une dizaine de camions de policiers ont encadré le boulevard de Belleville qui fait angle avec la Fontaine-au-roi. Ambiance.

"On va avoir un suicide"

22h30. Dans cet imbroglio qui dure déjà depuis plusieurs heures apparaît une élue de la mairie de Paris accompagnée de Paco, un fervent soutien du collectif qui déplore "l’ambiguïté de la mairie et du Parti socialiste sur cette question".

"On va avoir un suicide, on va avoir un drame terrible ici bientôt. Je ne comprends pas. On vote à la mairie une prolongation des dispositifs pour venir en aide aux migrants et en même temps on envoie des CRS pour les déloger."

Un peu plus tard, Danielle Simonnet reçoit un message qui met fin à son incompréhension et nuance la situation. Pascale Boistard, adjointe au maire chargée de l’immigration, vient de lui préciser qu'il ne s'agissait pas d’une expulsion mais d'une fermeture du lieu "pour travaux suite à des dégradations".

"Je ne veux plus rester ici"

La soirée se terminera avec un sit-in devant les policiers. Ces derniers menacent de charger. Quand ils mettent leurs casques, Danielle Simonnet rapplique pour tenter une médiation. Les migrants tunisiens ont installé un matelas sur le terre-plein du boulevard de Belleville et scandent "Vive la Tunisie". Quelques provocations, quelques énervements aussi et surtout de la déception. C’est le cas d’Ayman, qui dort depuis plusieurs jours dans un parc non loin du gymnase. "C’est la misère ici", lance-t-il.

Vers 2 heures du matin, les migrants tunisiens se sont dispersés. Certains évoquent déjà d’autres lieux à occuper. En attendant, ils dormiront dehors. Les CRS leur ont promis de leur rendre leurs affaires dans deux jours, dans un lieu encore indéterminé.

Jean-Philippe Louis

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 20:20

Selon 3C Etudes, et en ce qui concerne le sondage d’opinions sur les partis politiques en Tunisie du 15 juin 2011, environ 2 tunisiens sur 3 ne savent pas pour qui ils voteraient, 14% déclarent avoir l’intention de voter Ennahdha, 5% PDP, 2 %FDTL et 1% pour le CPR et le PCOT, l'abstention serait de 4%.
Signalons à ce propos que ce sondage a été réalisé auprès d’un échantillon construit selon la méthode des quotas, représentatif de la population tunisienne âgée de 18 ans et plus, les variables de contrôle sont l’âge, le genre, la région, le milieu (urbain ou rural) et une pondération selon la taille et la CSP.

Ennahdha est le parti que les tunisiens connaissent le plus 71% d’entre eux le citent en spontané, viennent ensuite le PDP 25%, Ettajdid 12.5%, le PCOT 12.3%, Al Watan 6.3%, Ettakattol, FDTL 6.2% et le MDS 6.0%, Al Majd 3.9%, le RCD 3.6%, le congrès pour la république 3.3%.

Quand on leur demande de citer les dirigeant de partis qu’ils connaissent, ils sont 57% à citer Rached Ghannouchi de manière spontanée suivi de Ahmad Nejib Chebbi 30%, Hamma Hamami 21% , Ahmed Brahim 16% , Moncef Marzouki 14%, Mustapha Ben Jaafar 6.3% et Maya Jribi 6.3% et Amed Inoubl i4%.
En notoriété globale (spontanée et assistée), les interviewés affirment connaitre Ennahdha à hauteur de 93%, le PDP de 69%, Ettajdid 60%, PCOT44%, Al Watan 37%, Attakatol 29%, Al Majd 26. Et 13% ne connaissent aucun nom de parti même quand on les leur cite, Précise –t-il.

En ce qui concerne le volet des intentions de vote, 67% des tunisiens sont indécis. En effet 36% ne savent pas pour qui ils vont voter et 31% affirment ne pas connaitre suffisamment les partis pour pouvoir choisir.

Lors de son intervention , le directeur général de 3C Etudes a indiqué que son institut ne cesse d’attirer l’attention du grand public sur le fait que les sondages d’opinion peuvent être manipulateurs de l’opinion avec un effet multiplicateur quand les méthodologies canoniques ne sont pas respectées.

Il a ajouté que l’institut a commencé par proposer de mettre en place une réglementation du secteur et un contrôle à tous les stades de la réalisation de sondages d’opinion politique, mais, «ne percevant aucun pas fait dans ce sens en Tunisie, il a appelé à l’interdiction de la publication des sondages d’opinion politique dans les médias en les limitant à l’usage privé de leurs commanditaires.»
Signalons à ce propos que l’institut 3C Etudes opère en tant qu’institut d’études en full service en Tunisie, au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique et en tant que société de terrain d’études pour le marché français et pour certains pays d’Europe occidentale et de l’Est.

Il intervient dans plusieurs domaines tels que l’agroalimentaire, la pharmaceutique, la santé, la distribution, les banques et assurances, le transport… » .

 

http://www.africanmanager.com/articles/134313.html

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 20:19

Lors d'une manifestation de soutien aux contestataires syriens au Liban, le 24 juin, un manifestant brandit le portrait d'un Syrien ayant été tué.

"Les méthodes brutales utilisées lors d'une opération de sécurité dévastatrice syrienne dans la ville de Tell Kalakh, dans l'ouest du pays, s'apparentent à des crimes contre l'humanité [...] dès lors qu'elles s'inscrivent dans le cadre d'une attaque généralisée et systématique contre la population civile", a dénoncé l'organisation Amnesty International dans un rapport publié le 6 juillet.

Les faits sur lesquels l'organisation a enquêté remontent à la mi-mai, lors d'une vaste opération menée par les forces de sécurité et l'armée contre les habitants de cette ville située près de la frontière libanaise. L'opération, qui a débuté le 14 mai, au lendemain d'une manifestation anti-régime, n'aura duré que quelques jours. Selon des militans, elle aurait fait au moins 26 morts, des dizaines de blessés et forcé des milliers d'habitants à fuir au Liban.

L'organisation de défense des droits de l'homme, qui n'a pas été autorisée à entrer sur le territoire syrien, a recueilli une cinquantaine de témoignages par téléphone et auprès des familles s'étant réfugiées au Liban. Des témoignages qui font état de détentions arbitraires, de cas de tortures et de mauvais traitements et attestent de la mort d'au moins neuf personnes en prison.

Une vidéo des blessés, filmée par Sham News le 14 mai à Tel Kalakh, au premier jour de l'opération militaire.

"Les témoignages sur les événements survenus à Tell Kalakh dépeignent de manière extrêmement troublante des exactions systématiques et ciblées pour écraser la dissidence", commente Philip Luthern, vice-directeur d'Amnesty International pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord . Selon lui, "la plupart des crimes décrits dans ce rapport relèvent de la juridiction de la Cour pénale internationale. Mais le Conseil de sécurité des Nations unies doit d'abord référer de la situation en Syrie au procureur de la CPI".

Cette opération de sécurité a fait son premier mort dès le 14 mai au matin : Ali Al-Bacha, un Syrien de 24 ans, qui aurait été tué par des snipers dans le centre-ville. La présence militaire et les bombardements ont poussé de nombreuses familles à fuir. Deux d'entre elles ont rapporté avoir été visées par des tirs lors de leur fuite. Sur son blog Syrian Revolution Digest, l'opposant syrien en exil Ammar Abdoulhamid avait suivi au jour le jour l'opération sécuritaire à Tell Kalakh. Le 15 mai, le blogueur rapportait que des snipers avaient pris position sur les toits des immeubles de la ville, dont celui de l'hôpital local. Certaines familles ont fui la ville, leurs blessés sur le dos, précise-t-il.

Une vidéo de Ugarit News filmée le 14 mai à Tel Kalakh montre la foule transportant le corps du "martyr" Ali Al-Bacha (qualité moyenne).

Dans les jours qui ont suivi, les forces de sécurité ont empoisonné le réservoir d'eau d'Al-Hawooz. Les familles disposant de puits à domicile ont partagé l'eau avec voisins et proches. Des témoins ont également fait état, auprès de l'organisation, de pillages et d'actes de vandalisme des maisons et magasins de la ville par les soldats.

Dès le 16 mai, les forces de sécurité ont procédé à des fouilles maison par maison et arrêté les hommes, y compris des hommes de plus de 60 ans et de moins de 18 ans, rapporte l'organisation. Lors de ces fouilles, les hommes ont été systématiquement battus et insultés, avant d'être mis dans des bus ou des véhicules militaires. Selon les témoignages, certains auraient été emmenés dans des villages loyalistes, où ils auraient été frappés et insultés par leurs habitants, avant d'être emmenés dans les locaux de la sécurité militaire à Homs, et parfois à Damas. Les familles rencontrées au Liban ont toutes rapporté avoir eu un des membres de leur famille en détention.

Une vidéo filmée par Sham News le 18 mai à Tel Kalakh où sont entendus des tirs dans la ville.

Selon Ammar Abdoulhamid, au 4e jour de l'opération, le bilan s'élévait à 35 morts, à de centaines de détenus et de centaines d'autres ayant fui vers le Liban. L'armée avait alors commencé à retirer ses chars de la ville, tout en maintenant le siège.

TORTURES ET MAUVAIS TRAITEMENTS

Selon les détenus interrogés par l'organisation, la sécurité militaire a utilisé "la méthode du fantôme" ("shabah") pour les torturer. Cette méthode consiste à placer le détenu dans une position inconfortable pendant de longues périodes et à le battre. Dans ce cas, ils ont été pendus par les poignets à une barre en hauteur de façon à obliger le détenu à se tenir sur la pointe des pieds. "Mahmoud", un jeune de 20 ans arrêté le 16 mai et détenu pendant un mois, a témoigné de sa détention à la sécurité militaire de Homs :

“L'interrogateur m'a demandé si j'étais marié. J'ai dit que non, alors il a dit qu'il me couperait les organes génitaux. Il m'a frappé fort sur le corps jusqu'à ce que je perde connaissance. J'ai repris connaissance après qu'on m'ait aspergé d'eau, et sans prévenir, il m'a donné une décharge électrique sur les testicules. C'était si horrible que je ne peux le décrire. Je pense être resté cinq jours à la sécurité militaire à Homs -chaque jour la même histoire. Ils m'ont suspendu dans la position du fantôme et m'ont envoyé des décharges électriques sur le corps et les testicules. Parfois, je criais vraiment fort et suppliais l'interrogateur d'arrêter. Il n'en avait que faire. Ils m'ont fait mettre mes empreintes digitales sur des documents que je n'avais pas lu. J'avais les yeux bandés".

Au moins neuf personnes sont mortes en détention après avoir été arrêtées lors de l'opération de Tell Kalakh, selon des témoins. Huit de ces hommes se sont fait tirer dessus et ont été blessés alors qu'on leur demandait de sortir de leur maison, avant d'être emmenés par des soldats. Deux semaines plus tard, leurs proches ont été convoqués à l'hôpital militaire de Homs pour identifier les corps. Des témoins ayant vu les corps font état de marques de torture, à l'instar de coupures sur la poitrine, de longues entailles verticales sur les cuisses et de blessures par balles à l'arrière des jambes. Un médecin légiste ayant examiné la photographie de la dépouille de Abd Al-Rahman Abou Libdeh, l'une des victimes, en conclut :

“Il y a une décoloration verdâtre de la peau du torse, mais de larges parties du corps et du visage en sont dépourvues. Cette décoloration révèle un motif visible comme si il y avait un maculage sombre linéaire des parties inférieures du cou. Cela peut-être du à un fil placé alors que la victime était vivante. L'orientation de la marque ne correspond pas avec une pendaison, mais davantage avec la suspension à l'envers de la victime ou la suspension d'une lourde charge autour du cou. Le haut du bras gauche semble déformé, probablement à cause d'une fracture. Il y a de nombreuses excoriations sur les deux épaules et sur le visage resultat d'un traumatisme du à un usage de la force alors que la victime était vivante."

Certaines des familles ayant été convoquées à l'hôpital pour identifier les corps ont dit avoir été forcées à signer un document disant que leurs fils avaient été tués par des gangs armés. Selon Amnesty International, un certain nombre des personnes arrêtées pendant l'opération militaire demeurent en détention, parmi lesquelles un garçon de 17 ans.

 

le monde.fr

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 20:19

Vague d'arrestations dans la ville syrienne de Hama

publié le 06/07/2011 à 17:03

Les forces syriennes ont arrêté plusieurs dizaines de personnes mercredi à Hama, où les tirs de la veille ont fait selon l'opposition 22 morts.

Des blindés sont toujours stationnés autour de cette ville de 650.000 habitants dans le centre-ouest de la Syrie, théâtre d'imposantes manifestations depuis le début du mouvement de contestation du régime de Bachar al Assad en mars dernier.

En 1982, le père de l'actuel président, Hafez al Assad, avait réprimé dans le sang une insurrection islamiste dans la ville, faisant 30.000 morts.

Certains chars de l'armée se sont éloignés mercredi de la ville et un habitant a déclaré que les forces gouvernementales étaient désormais principalement concentrées autour du siège local du parti Baas, du quartier général de la police et de l'immeuble de la sécurité d'Etat.

Ammar Kourabi, dirigeant de l'Organisation nationale syrienne des droits de l'homme, basée au Caire, a déclaré que les tirs de mardi, quand des partisans du président Assad ont déferlé dans les rues de la ville, avaient fait 22 morts.

Des centaines de personnes ont été arrêtées, a-t-il ajouté.

L'agence de presse officielle syrienne Sana rapporte qu'un policier a été tué dans un affrontement avec des hommes armés. Elle ne fait pas mention de pertes civiles mais ajoute que des "hommes armés" ont été blessés.

Pratiquement toutes les forces de sécurité avaient été retirées de Hama au début du mois dernier, après la mort d'une soixantaine de manifestants le 3 juin.

Vendredi dernier, une manifestation monstre avait rassemblé 150.000 personnes dans les rues de la ville pour réclamer le départ de Bachar al Assad. Le lendemain, le gouverneur de la province avait été limogé et l'armée déployée autour de la cité.

La répression du mouvement de contestation, qui a débuté à la mi-mars, a fait plus de 1.300 morts, selon les organisations de défense des droits de l'homme.

Les autorités de Damas affirment de leur côté que 500 soldats et policiers ont été tués par des bandes armées qui seraient responsables de la majorité des morts de civils, selon elles.

Dans un rapport publié mercredi, Amnesty International demande que les autorités syriennes soient jugées pour crimes contre l'humanité après l'écrasement de la révolte dans la ville de Tel Kelakh en mai.

L'ONG appelle les Nations unies à saisir la Cour pénale internationale (CPI) pour la mort de neuf personnes en captivité après leur arrestation dans cette localité proche de la frontière avec le Liban.

"Amnesty International considère que les crimes commis à Tel Kelakh sont des crimes contre l'humanité car ils apparaissent comme faisant partie d'une attaque systématique et de grande ampleur contre la population civile", écrit l'organisation.

Amnesty évoque une "opération sécuritaire dévastatrice" au cours de laquelle de nombreux hommes, y compris des blessés, ont été arrêtés et torturés.

L'offensive militaire à Tel Kelakh, qui a duré plusieurs jours à la mi-mai, a contraint des milliers de personnes à chercher refuge au Liban.

"Les récits que nous avons entendus de la part de témoins des événements à Tel Kelakh peignent un tableau profondément inquiétant d'abus systémiques ciblés pour écraser la dissidence", a expliqué Philip Luther, directeur adjoint de l'ONG pour le Proche-Orient et l'Afrique du Nord.

"La plupart des crimes décrits dans ce rapport tombent sous le coup de la juridiction de la Cour pénale internationale. Mais le Conseil de sécurité de l'Onu doit au préalable soumettre la situation en Syrie au procureur de la cour".

Avec Khaled Yacoub Oweis à Amman, Pierre Sérisier et Guy Kerivel pour le service français

Par Reuters
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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 19:59

Flottille pour Gaza : Ban Ki-moon discute avec le chef de la diplomatie grecque

Un convoi d'aide entrant à Gaza depuis l'Egypte au point de passage de Rafah.

3 juillet 2011 –

Le Secrétaire général de l`ONU, Ban Ki-moon, a eu dimanche un entretien téléphonique avec le Ministre grec des affaires étrangères, Stavros Lambrinidis, avec qui il a discuté de la proposition de la Grèce de transporter de l`aide humanitaire à Gaza après avoir interdit à une flottille pro-palestinienne de quitter ses ports.

"Le Secrétaire général a remercié le Ministre de l`avoir informé de l`initiative de la Grèce d`utiliser des vaisseaux grecs pour apporter de l`aide humanitaire à Gaza via les canaux existants traditionnels, en coordination étroite avec les Nations Unies", a dit le porte-parole du Secrétaire général au sujet de cette conversation.

"Le Secrétaire général a exprimé son soutien à l`initiative grecque. De son point de vue, elle pourrait permettre de réduire les tensions dans la région et garantir que l`aide nécessaire soit livrée à ceux qui en ont besoin à Gaza", a-t-il ajouté. "Il a dit que les Nations Unies travailleraient étroitement avec la Grèce, Israël et les autorités palestiniennes sur cette question. Le Secrétaire général a souligné qu`il espérait que les organisateurs de la flottille seront d`accord avec cette initiative."

Ban Ki-moon et Stavros Lambrinidis ont également discuté des efforts du Secrétaire général de l`ONU pour relancer les pourparlers sur le processus de paix au Moyen-Orient.

Selon la presse, une flottille internationale de dix bateaux est rassemblée en Grèce avec à bord 300 personnes de 22 pays qui affirment vouloir briser le blocus imposé depuis cinq ans par Israël aux Palestiniens vivant à Gaza. La Grèce a interdit vendredi tout départ de bateau de ses ports à destination de Gaza et a arrêté dans ses eaux un bateau américain appartenant à la flottille pro-palestinienne. Israël n`a cessé depuis la semaine dernière de menacer de stopper la flottille et de multiplier les mises en garde contre cette opération qu`il qualifie de "provocation".

Samedi, le Quatuor sur le Moyen-Orient (Etats-Unis, Russie, Nations Unies et Union européenne) a appelé les gouvernements concernés à user de leur influence pour décourager de nouvelles flottilles, rappelant l''incident sanglant qui avait impliqué l''an dernier une flottille partie de Turquie pour Gaza.


 

Gaza : le Quatuor appelle à décourager de nouvelles flottilles

Gaza

2 juillet 2011 –
Un an après un incident sanglant impliquant une flottille partie de Turquie pour Gaza, le Quatuor sur le Moyen-Orient (Etats-Unis, Russie, Nations Unies et Union européenne) a appelé les gouvernements concernés à user de leur influence pour décourager de nouvelles flottilles.




Dans une déclaration publiée samedi, le Quatuor "regrette les morts et les blessés causés par la flottille de 2010, appelle à la retenue et demande à tous les gouvernements concernés d`user de leur influence pour décourager de nouvelles flottilles, qui font peser une menace sur la sûreté de leurs participants et un risque potentiel d`escalade".







Le Quatuor "reconnaît qu`Israël a des préoccupations légitimes en matière de sécurité qui doivent continuer à être garanties" et les membres du Quatuor sont déterminés "à travailler avec Israël, l`Egypte et la communauté internationale pour empêcher le trafic illicite d`armes et de munitions vers Gaza".


 

 

 

 

 

 

Dans ce contexte, le Quatuor "appelle vivement tous ceux qui veulent apporter des biens à la population de Gaza de le faire à travers les canaux établis afin que leur cargaison puisse être inspectée et transférée via les points de passage terrestres établis".









Le 31 mai 2010, neuf civils sont morts et plusieurs autres ont été blessés lors d`un incident impliquant une flottille de navires partie de Turquie pour amener de l`aide à la population de Gaza, qui est soumise à un blocus par Israël depuis 2007.







Fin mai 2011, le Secrétaire général de l`ONU, Ban Ki-moon, avait envoyé des lettres aux gouvernements des pays méditerranéens exprimant son inquiétude sur de récentes informations dans la presse faisant état de préparatifs pour de nouvelles flottilles à destination de Gaza.







Selon la presse, une flottille internationale de dix bateaux est rassemblée en Grèce depuis le début de la semaine avec à bord 300 personnes de 22 pays qui affirment vouloir briser le blocus imposé depuis cinq ans par Israël aux Palestiniens vivant à Gaza. La Grèce a interdit vendredi tout départ de bateau de ses ports à destination de Gaza et a arrêté dans ses eaux un bateau américain appartenant à la flottille pro-palestinienne. Israël n`a cessé depuis la semaine dernière de menacer de stopper la flottille et de multiplier les mises en garde contre cette opération qu`il qualifie de "provocation".









Le Quatuor a rappelé samedi qu`il restait préoccupé par les conditions intenables auxquelles est confrontée la population civile à Gaza mais qu`il notait que des efforts avaient amélioré les conditions au cours de l`année passée.









Le Quatuor a notamment relevé "une augmentation significative de la diversité et de la quantité de biens et de matériaux entrant en Gaza, un accroissement de l`activité internationale en matière de projets, et la facilitation de certaines exportations".









A cet égard, le Quatuor a salué la récente approbation par Israël de matériaux pour la construction de nouvelles maisons et écoles par l`Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), mais a noté qu`il était nécessaire de faire beaucoup plus pour augmenter le flux de personnes et de biens entrant et sortant de Gaza, notamment concernant le gravier, les barres d''acier et le ciment.









Les membres du Quatuor "continueront de travailler, notamment à travers le Représentant de l`ONU et du Quatuor Tony Blair, avec Israël, l`Autorité palestinienne, les bailleurs de fonds et la communauté internationale pour garantir que les besoins de la population de Gaza soient assouvis".









Le Quatuor appelle également à mettre fin à la détention de Gilad Shalit, un militaire israélien détenu depuis cinq ans.




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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 19:58

 

 

Qui peut encore croire à la concertation avec Al Assad ?

L'armée syrienne encercle Hama

 

 


 

Chars et véhicules blindés de l'armée syrienne ont progressé dans la nuit de lundi 4 juillet à mardi 5 juillet vers les lisières de Hama, cette grande ville de 650 000 habitants dans le centre-ouest de la Syrie, l'encerclant et menaçant de lancer un assaut. La population a entrepris d'ériger des barricades, ont rapporté des habitants et des militants.

Des centaines de jeunes gens ont jeté en travers des rues du centre de Hama des pneus enflammés, des poubelles ainsi que des morceaux de bois et des pièces de métal. Les habitants ont exprimé leur soutien aux jeunes en scandant "Allah est le plus grand" du balcon de leurs maisons, selon des témoins.

Hama a connu certaines des plus grandes manifestations contre le pouvoir du président Bachar Al-Assad depuis le début du mouvement de contestation, à la mi-mars.

LOURD TRIBUT

Vendredi, pas moins de 150 000 personnes, soit près d'un habitant sur quatre, ont manifesté leur hostilité au régime. Mais Hama a payé un lourd tribut voilà un mois, soixante manifestants au moins tombant sous les balles des forces de sécurité, selon des opposants.

Lundi encore, des agents de ces forces de sécurité ont fait irruption dans certains quartiers et abattu trois personnes, parmi lesquelles un homme, dont le corps a été jeté dans l'Oronte, le fleuve qui traverse la ville, et un garçon de 13 ans.

Selon un opposant syrien en exil à Washington, Mohammad Abdallah, le recours aux chars dans Hama "discréditerait totalement" l'engagement pris par Bachar Al-Assad de nouer un dialogue avec les opposants. L'armée et les blindés ont déjà donné l'assaut à des villages et à des villes de la région de Djabal la Zaouia, au nord de Hama, a-t-il précisé.

Selon l'ONG Observatoire syrien pour les droits de l'homme, des chars ont fait irruption dans la ville de Kfar Noubboul tôt mardi, "sans essuyer le moindre tir dans une ville qui a connu des manifestations pacifiques depuis le début du soulèvement".


 
De retour à Hama, l'armée menace de donner l'assaut sur la ville 
SYRIE
De retour à Hama, l'armée menace de donner l'assaut sur la ville
Des chars syriens encerclent Hama depuis lundi, faisant craindre un assaut contre cette ville de 650 000 habitants. Malgré la répression, des milliers d’habitants manifestent toujours contre le régime de Damas.
France 24
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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 19:55

 

Syrie: 11 morts à Hama, Washington appelle au retrait des forces de l'ordre

DAMAS (AFP) - 05.07.2011 20:25

Au moins 11 civils ont été tués par les forces syriennes mardi à Hama (centre), ville où la population érigeait des barricades de sacs de sable et de pneus pour faire face à un éventuel assaut de l'armée.
voir le zoom : Capture d''image d'une vidéo diffusée sur YouTube montrant une manifestation anti-régime géante à Hama, en Syrie, le 1er juillet 2011Capture d''image d'une vidéo diffusée sur YouTube montrant une manifestation anti-régime géante à Hama, en Syrie, le 1er juillet 2011
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Les Etats-Unis ont appelé mardi soir le régime syrien à retirer ses forces de l'ordre de la ville d'Hama (centre) où au moins 11 civils ont été tués par les autorités selon des ONG, et où la population redoutait un assaut de l'armée.

Washington a appelé "de façon urgente le gouvernement syrien à cesser immédiatement sa campagne d'intimidation et d'arrestations, à retirer ses forces de l'ordre d'Hama et d'autres villes".

A Londres, le chef de la diplomatie britannique Willima Hague a estimé que "la violente répression à Hama ne fera que saper un peu plus la légitimité du régime".

Sur le terrain, "11 personnes ont été tuées par les tirs de la sécurité syrienne et plus de 35 autres ont été blessés", a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, citant des sources médicales.

Théâtre vendredi d'une immense manifestation anti-régime, cette ville de 800.000 habitants, située à 210 km au nord de Damas, est cernée par l'armée qui a déployé des chars à ses portes, ont rapporté des militants des droits de l'Homme.

"D'intenses coups de feu ont été entendus dans plusieurs quartiers", selon d'autres militants.

"Les chars sont postés aux entrées de la ville, à l'exception de l'entrée nord. Les habitants sont mobilisés, ils ont pris la décision de défendre jusqu'à la mort leur ville pour ne pas permettre à l'armée d'y entrer", selon M. Abdel Rahmane.

Lundi, trois personnes, dont un enfant, ont été tuées dans cette cité qui a vu, selon les militants, plus d'un demi-million de personnes descendre dans les rues vendredi pour dénoncer le régime du président Bachar al-Assad.

Lors de cette manifestation, aucune présence des services de sécurité n'avait été signalée et aucun protestataire n'avait été tué. Le lendemain le gouverneur de la ville avait été limogé par décret présidentiel.

Par ailleurs, plus de 500 militants et manifestants ont été arrêtés ces derniers jours à travers la Syrie, secouée depuis bientôt quatre mois par un mouvement de contestation inédit.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme, basé à Londres, a dénoncé la poursuite des détentions arbitraires malgré la levée de l'état d'urgence, le 21 avril dernier.

A Hama, "des habitants ont dormi dans les rues où ils ont érigé des barrières de sable et posé des pneus afin d'empêcher tout assaut" de l'armée. "Les habitants de Hama sont pacifiques à 100%, le régime syrien doit réfléchir à deux fois avant de lancer une opération militaire dans cette ville", ont dit des militants.

Hama est depuis 1982 un symbole historique, après la terrible répression d'une révolte du mouvement interdit des Frères musulmans contre le président Hafez al-Assad, père de Bachar, qui avait fait 20.000 morts.

Par ailleurs, dans le gouvernorat d'Idleb (nord-ouest), "les forces armées syriennes ont pris d'assaut" mardi à l'aube la localité de Kfar Noubol.

"Les chars sont déployés sur les carrefours et des tireurs embusqués sont postés sur les toits des maisons et des bâtiments gouvernementaux de la localité", selon l'OSDH.

Ces dernières semaines, Kfar Noubol a été le théâtre d'importantes manifestations appelant à la chute du régime.

A Damas, quelque 70 anciens et actuels députés se sont réunis mardi pour examiner des "issues à la crise".

C'est la troisième réunion politique de ce genre depuis plus d'une semaine. Dimanche, une centaine de personnalités proches du pouvoir, se sont réunies pour réfléchir à "une troisième voie". Le 27 juin, une réunion a rassemblé une centaine d'opposants indépendants et d'intellectuels qui ont appelé à la poursuite du "soulèvement pacifique" jusqu'à l'avènement de la démocratie en Syrie.

A Paris, quelques 300 personnes ont assisté lundi soir à une réunion publique pour protester contre la répression en Syrie et soutenir l'opposition, une cause qui peine pour l'instant à mobiliser la société civile dans les pays occidentaux.

Pour leur part, les militants pro-démocratie ont appelé sur Facebook à une journée de "grève générale" jeudi dans tout le pays. "Nous appelons tous les habitants à observer une grève générale qui ébranlera le régime. Homs (centre), Hama, Deir Ezzor (est), toute la province de Damas et du Hauran (sud) ont déjà répondu présent", ont-ils écrit sur la page "Syrian Revolution 2011".

La répression du mouvement de contestation qui a éclaté le 15 mars en Syrie, a coûté la vie à plus de 1.300 civils et poussé des milliers de Syriens à fuir, selon des ONG.

© 2011 AFP

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 06:24

 

Frappes de l'OTAN à Tripoli

Photo: AFP/Mahmud Turkia

L'OTAN intensifie ses frappes contre les positions des forces fidèles au colonel Kadhafi.

La rébellion libyenne se prépare à lancer une offensive sur le front ouest. Elle entend gagner du terrain vers la capitale Tripoli.

Ahmed Omar Bani, porte-parole de la rébellion à Benghazi, fief de la rébellion, a affirmé dimanche que cette offensive sera majeure et devra avoir lieu dans les 48 heures.

Les insurgés cherchent notamment à reprendre Bir Al-Ghanam, un carrefour stratégique à quelque 50 km au sud de Tripoli, afin d'être à portée de canon de la capitale libyenne.

Les rebelles comptent profiter de l'intensification des frappes aériennes de l'OTAN sur des cibles militaires dans cette région. Des armes françaises ont également été parachutées pour aider les insurgés.

L'OTAN dit avoir détruit plus de 50 cibles militaires dans l'ouest du pays cette semaine. L'ouest de la Libye demeure pour l'heure sous le contrôle des forces fidèles au colonel Kadhafi, qui font face à l'avancée des insurgés sur deux fronts au sud et à l'est vers Tripoli.

Un autre revers diplomatique pour Tripoli

La Turquie, seul pays musulman membre de l'OTAN et important acteur dans la région, reconnait désormais le Conseil national de transition (CNT), la direction politique de la rébellion, comme étant « le représentant légitime du peuple libyen », a annoncé dimanche le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu en visite à Benghazi.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, reçu à Benghazi

Photo: AFP/Patrick Baz

Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, reçu à Benghazi

Ankara a aussi rappelé définitivement son ambassadeur à Tripoli et a promis une aide de 200 millions de dollars au CNT.

Selon le journal officiel turc, publié samedi, Ankara met en application les sanctions de l'ONU contre le chef d'État libyen, le colonel Mouammar Kadhafi, sa famille et des proches de son régime.

Les sanctions visent notamment la Libyan Foreign Bank, qui possède 62,37 % des parts de la banque turco-libyenne A&T Bank. La banque pourrait, selon le quotidien Radikal, être saisie et placée sous le contrôle du Fonds d'assurances des dépôts d'épargne.

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan avait déjà demandé début mai au colonel Kadhafi de quitter le pouvoir et son pays.

Samedi, l'Union africaine demande d'ignorer le mandat d'arrêt international contre Kadhafi.

Dans une entrevue à Reuters, le président du Conseil national de transition libyen (CNT), Moustafa Abdeldjalil, ancien ministre de la Justice passé dans les rangs de l'insurrection,a reconnu avoir fait une offre de retrait à Mouammar Kadhafi, avec la possibilité de quitter la Libye, sous certaines conditions.

« S'il souhaite rester en Libye, nous déterminerons un endroit précis et tout cela se fera sous le contrôle de la communauté internationale, de même que la surveillance de tous ses mouvements » a ajouté Moustafa Abdeldjalil.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters

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