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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 06:17

Espagne: les indignés de Barcelone retardent la levée de leur campement


BARCELONE (Espagne) - Les indignés de Barcelone, qui campent depuis le 15 mai sur la place de Catalogne, ont retardé la levée de leur campement en raison d'un désaccord avec la municipalité de la capitale catalane, a constaté mercredi soir un journaliste de l'AFP.

Dans un premier temps, un accord semblait être intervenu mercredi entre les manifestants et les autorités sur l'installation sur cette place centrale de Barcelone d'un module permanent d'information permettant de poursuivre la mobilisation contre les conséquences de la crise économique, surtout les plans d'austérité et le chômage des jeunes.

La proposition des autorités locales pour que les indignés dégagent complètement la place se réduit à l'installation d'un module de 2x4m, ce qui est insuffisant, a déclaré à l'AFP Roc Peris, un des porte-parole du mouvement.

Ce n'est pas juste. Nous avons fait notre part des efforts en nettoyant un maximum (la place), et maintenant nous attendons qu'ils (la municipalité) fassent une nouvelle proposition, a-t-il expliqué.

Jusqu'en milieu de matinée, des protestataires avaient démonté plusieurs tentes et enlevé certaines pancartes, même si d'autres semblaient ne pas vouloir bouger, mais le repli a été stoppé une fois connue la première proposition de la municipalité.

Les indignés et la mairie de Barcelone, qui leur avait lancé un ultimatum expirant mardi soir, s'étaient mis d'accord mardi pour mettre fin au campement, selon un communiqué du mouvement.

Nous avons demandé à avoir une infrastructure qui permette au moins d'assurer la continuité de la mobilisation, précisait le communiqué.

La municipalité a accepté de nous fournir des modules (du type buvette avec électricité) qui nous seront livrés mercredi matin, indiquait-il aussi.

Mercredi soir, les manifestants restant sur la place, une des principales de Barcelone, craignaient d'en être délogés par la force.

Mais nous résisterons pacifiquement, a affirmé à l'AFP Ruben, un ancien militaire aujourd'hui au chômage, qui fait remarquer que la place est déjà pratiquement dégagée, beaucoup de gens étant partis pour la marche sur Madrid et d'autres ayant quitté les lieux parce qu'ils pensent que la police va intervenir cette nuit.

Plusieurs marches sont parties ces derniers jours de Barcelone, Cadix (sud), Malaga (sud), Valence (est) ou Bilbao (nord), pour rejoindre en un mois et à pied Madrid, où est prévue une grande manifestation le 24 juillet.

Né spontanément le 15 mai d'une petite manifestation de citoyens, ce mouvement s'est vite propagé à toute l'Espagne, largement relayé par les réseaux sociaux.

Le 19 juin, au moins 200.000 personnes, selon des estimations des médias et pour certaines villes des chiffres de la police, ont manifesté en Espagne pour la première grande mobilisation du mouvement des indignés, contre le chômage et la crise économique.

Après le démantèlement le 12 juin du campement de la Puerta del Sol à Madrid, symbole du mouvement, les indignés veulent maintenant consolider leur mouvement via des assemblées populaires et des manifestations ponctuelles.


(©AFP / 29 juin 2011 23h32)

 

Lien : http://www.romandie.com/news/n/_Espagne_les_indignes_de_Barcelone_retardent_la_levee_de_leur_campement290620112306.asp

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 08:00
- Manifestation à Madrid en avril 2011. Susana Vera / Reuters

 

Le mouvement des Indignés en Grèce, en Espagne et au Portugal est la conséquence d’une décennie d’impérities des dirigeants de l’Europe du sud face aux générations montantes. A-t-on mesuré les conséquences sociales d’un tel abandon de la jeunesse? Apparemment pas.

Ici davantage qu’ailleurs en Europe, les nouvelles générations ont été sacrifiées face aux difficultés économiques nées de la crise financières et, maintenant, des politiques d’austérité — rendues nécessaires par les dettes et déficits accumulés. Ce problème a été longtemps tu ou occulté. Une habitude culturelle des pays d’Europe du sud, qui veut que les enfants, surtout s’ils sont étudiants, demeurent longtemps dans le giron familial — souvent jusqu’au moment où ils vont, à leur tour, fonder une nouvelle famille [1]— a sans doute amorti les effets du chômage des jeunes.

Elle a aussi donné le sentiment que les pouvoirs publics n’avaient pas à trop s’inquiéter. Après tout, ces post-adolescents demeuraient pris en charge et protégés sous le toit du pater familias. Cependant, à trop compter sur cette nidification au long cours, les gouvernements ont probablement créé une bombe à retardement: aujourd’hui, ce sont les jeunes et leurs parents, tous ensemble, qui se révoltent et se dressent contre la passivité des pouvoirs publics.

Que ressentir, en effet, si la société, par manque de perspectives économiques, vous force à demeurer d’éternels Tanguy, condamnés à être «les enfants de ses parents» pour (presque…)toute la vie? Les charmes de l’adolescence prolongée et de l’irresponsabilité s’érodent rapidement à une époque où les valeurs de l’autonomie et de l’individuation sont chantées unanimement, où chacun est invité, à travers les modèles offerts par l’environnement éducatif et les industries de l’image, à construire son destin.

Les Tanguy

Se réveiller à trente ans dans sa chambre d’enfant tient plus du cauchemar que des délices de la régression.

Ce sentiment de «no future»assaille une bonne partie des jeunes adultes dans ces pays. Pour montrer l’étendue désastre, on se focalisera sur la tranche d’âge 25- 35 ans; en effet, en Europe, 25 ans marque un seuil pour l’envolée des jeunes hors de la dépendance familiale. Que se passe-t-il pour les trentenaires du sud?

En décalage avec la moyenne européenne (46% en 2008, selon Eurostat), plus de la moitié des 18-34 ans de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal et de l’Italie résident encore chez leurs parents. Et ce maintien au domicile parental est nettement plus marqué qu’ailleurs pour ceux qui étudient: 73% en Italie, 64% en Espagne, 55% au Portugal –contre moins de 20% dans les pays d’Europe du Nord. Pour ceux qui n’étudient pas, c’est souvent pour des raisons économiques, le chômage ou l’emploi précaire, et non par choix, qu’ils demeurent installés chez leurs parents.

Le sort fait aux jeunes espagnols illustre ces difficultés d’insertion. Au premier trimestre 2011, selon l’Institut espagnol de la statistique, près d’un million des 24-35 ans ne travaillent pas, ni ne suivent d’études. 4,74 millions de leurs homologues ont un emploi, mais pour une majorité d’entre eux il s’agit d’un emploi précaire — en contraste avec les 20% de précaire pour cette tranche d’âge en Europe, selon Eurostat 2009.

Ce faisant, beaucoup de jeunes espagnols entament des études à un âge tardif (25% des garçons en première année ont plus de 25 ans, selon Eurostudents 2005-2008), espérant améliorer ainsi leur chance d’accéder à l’emploi. L’ancrage dans le domicile familial, dès lors, ne cesse de se prolonger, et finalement, on le quitte à un âge plus tardif qu’autrefois.

Un faible taux de fécondité

Les 25-29 ans résidaient pour moitié d’entre eux chez leurs parents en 1987; ce chiffre est monté à 67% en 2002. Cette évolution accompagne aussi celle de l’âge du mariage: l’âge moyen du mariage pour les hommes est passé de 27 ans en 1975 à 35 ans en 2010 (32 ans pour les femmes), et ces difficultés à «s’installer» et à croire en l’avenir expliquent aussi pour une part la chute de la fécondité: 1, 4 enfant par femme, un taux parmi les plus bas d’Europe. Au final, ce pays concentre une forte proportion de jeunes adultes abordant la trentaine sans avoir trouvé de place dans la société, ou en état d’extrêmeprécarité. Cette «fragilisation», cette entrée à reculons dans le statut d’adulte, concernent aussi la Grèce, le Portugal, et dans une moindre mesure, l’Italie.

Aux problèmes d’insertion s’ajoute, dans ces pays du sud, une «anomalie» (en regard du reste des pays européens): ici, les diplômes du supérieur sont dévalués ou même d’aucune utilité pour trouver un emploi. Comme le reste de l’Europe, ces quatre pays ont misé sur l’éducation supérieure: en Grèce, dans la tranche d’âge des 25-34 ans, on compte 28 % de diplômés du supérieur, en Espagne 39%, au Portugal 23% , et en Italie 20% (statistiques OCDE 2008).

Or dans ces pays, à l’exception de l’Espagne toutefois, les jeunes diplômés ont plus de difficultés à trouver un emploi que les jeunes autodidactes. Ainsi, en Grèce, en 2008, le taux de chômage chez les 25-29 ans était de 13% chez les diplômés de l’Université, un chiffre supérieur à celui des jeunes ayant un niveau de formation inférieur au bac (chiffres OCDE).

Les rébellions finalement logiques

En Italie, en 2008, le taux de chômage des 25-29 ans était de 13 % pour les jeunes ayant un diplôme universitaire, et de 9, 3 % pour ceux ayant seulement un diplôme de niveau secondaire. Dans ce pays, en outre, ces difficultés d’insertion sont localisées géographiquement. La situation du Mezzogiorno est frappante : 26% de chômeurs chez les diplômés du supérieur de 25-29 ans (16 % pour ceux ayant un diplôme de niveau secondaire), contre 6, 8 % dans la Région nord (8, 9 % pour ceux ayant un diplôme de niveau secondaire).

Et si le taux de chômage des 30-35 ans est plus faible, il demeure toutefois important pour les habitants du Mezzogiorno, qu’ils soient ou non diplômés. La disparité entre le Nord et le Sud explique, entre autres raisons, que l’Italie ne connaisse pas, pour le moment, de vagues d’indignés.

Face à tant d’avanies, que font les trentenaires de ces pays? Ils cherchent éventuellement à partir, notamment pour rejoindre les sociétés d’Europe du nord. Ils tuent leur ennui, vivent de petits boulots et se soutiennent entre eux, en attendant des jours meilleurs. C’est de ce sentiment de génération sacrifiée qu’émanent les rébellions contre la Troïka (FMI, Union Européenne et banque centrale européenne) et plus largement contre tous les dirigeants. Les évolutions politiques dans ces pays sont incertaines.

Les majorités parlementaires ont des chances d’être renversées en Espagne et en Italie lors des prochaines années, le Portugal a vu la droite revenir lors des élections législatives du 5 juin, alors que les socialistes se maintiennent sur le fil pour le moment en Grèce. Si ce mouvement de protestation qui s’élève contre les élites en place perdure, s’il engendre une véritable explosion sociale, il sera conduit par et au nom de ces jeunes adultes désillusionnés. Trente ans, dans les pays avancés, en effet, est un âge fatidique: un moment où les destins sociaux et la vie personnelle se dessinent avec une certaine clarté. Un moment où l’on souhaite être pleinement dans SA propre vie.

Monique Dagnaud

 

http://www.slate.fr/story/40157/generation-sacrifiee-indignee

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 08:00

Le mouvement espagnol des "indignés" s'apprête à organiser, mercredi 29 et jeudi 30 juin, une assemblée populaire sur la Puerta del Sol, à Madrid, portant sur l'état de la nation et visant à créer un espace de réflexion sur les questions de citoyenneté, rapporte El Pais.

Les manifestants qui occupaient depuis la mi-mai la Puerta del Sol, avaient décidé, le 12 juin, de lever leur campement, devenu le symbole de ce mouvement de contestation alternatif inédit en Espagne. Il avait fallu des jours de débats et d'assemblées ajournées pour que les jeunes "indignés" décident finalement de démonter les tentes, au risque de laisser pourrir un mouvement pourtant largement soutenu par l'opinion publique.

 

Vers 21 heures, les "indignés" de la place Puerta del Sol tenaient leur assemblée générale quotidienne. Ici celle du samedi 28 mai.

Vers 21 heures, les "indignés" de la place Puerta del Sol tenaient leur assemblée générale quotidienne. Ici celle du samedi 28 mai.Le Monde.fr/Audrey Garric

 

Une fois décidé le démantèlement de ce symbole, le mouvement, vecteur de l'angoisse de millions d'Espagnols face au chômage (21,29 % des actifs) et la précarité sociale, né spontanément le 15 mai et relayé par les réseaux sociaux, devait se chercher un second souffle.

 

Une manifestation des "indignados", le 10 juin à Madrid.

Une manifestation des "indignados", le 10 juin à Madrid.REUTERS/ANDREA COMAS

 

Les "indignés" s'étaient alors engagés à poursuivre leur mouvement, avec une série de manifestations à l'échelle nationale et des assemblées populaires dans les semaines à venir.

"MARCHES POPULAIRES INDIGNÉES"

Parallèlement, une cinquantaine d'"indignés" sont partis samedi matin de Barcelone pour rejoindre en 29 jours et à pied Madrid, où ils retrouveront d'autres marcheurs pour une grande manifestation le 24 juillet.

Le parcours prévu, de 652 kilomètres, est le plus long des trois "marches populaires indignées" qui convergeront vers la capitale pendant les prochaines semaines, l'une étant partie de Valence (est) lundi, l'autre de Cadix (sud) jeudi.

 

Des "indignados" le 11 juin devant la mairie de Valence.

Des "indignados" le 11 juin devant la mairie de Valence.REUTERS/HEINO KALIS

 

Comme les autres mouvements, le groupe de Barcelone va traverser 29 villes et villages, dans ce qu'il considère comme "une étape supplémentaire pour faire parvenir l'indignation", explique David, un des organisateurs, qui ne souhaite pas donner son nom de famille.

APRÈS LES PLACES, LES ROUTES

A chaque arrêt, il organisera une assemblée "car nous croyons que marcher est un moyen d'échanger, d'écouter et de construire des avenirs, qui sont nombreux et divers mais qui sont ici unis par la même indignation", précise le communiqué du mouvement.

Après s'être échauffés sous les conseils de l'équipe médicale - un médecin et d'une infirmière au chômage -, les participants ont entamé leur marche peu avant 7 heures, encouragés par les applaudissements de passants et de sympathisants.
 

"C'est une étape de plus pour les indignés. D'abord, nous avons pris les rues, puis les places, maintenant les routes", assure Rafael de la Rubia, coordinateur international du mouvement "World without war" (un monde sans guerre), qui avait mené en 2009 une marche à travers 100 pays pour promouvoir la paix. "Après, nous prendrons l'Europe", prédit-il.

Le Monde.fr (avec AFP)

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 07:52

 

Des ambassadeurs européens (Espagne, Roumanie, République Tchèque, Algérie) accrédités en Tunisie étaient dimanche 26 juin 2011 dans le gouvernorat de Kasserine, précisément à Thala. Selon la TAP, l’objectif de cette visite c’est «…prendre connaissance des revendications de la population locale et discuter des moyens que peut apporter l’Union européenne (UE) pour impulser le développement dans cette délégation de l’intérieur». Ils y ont notamment rencontré des jeunes au chômage, des membres du Comité local de protection de la révolution, ainsi que des représentants de la société civile.

Concrètement, il a été question de mettre l’accent sur les importantes ressources inexploitées dans la délégation de Thala, telles que le marbre, le ciment, l’eau de source, le bois et la figue de barbarie, précise la même source. Il sera également question de créer un circuit touristique Thala - Le Kef – Sbeitla - Souk Ahras (Algérie), en vue de faire connaître les sites archéologiques et les vestiges dont recèlent ces régions ainsi que d’encourager les activités culturelles et de jeunesse, outre le lancement d’une radio locale permettant aux jeunes de s’exprimer.

Dans cette optique, le chef de la délégation de l’UE en Tunisie, Adrianus Koetsenruijter, a réitéré la disposition de l’Union européenne à soutenir les projets de développement et à consolider l’infrastructure dans les régions de l’intérieur en vue d’assurer l’équilibre régional et le partage équitable des richesses en Tunisie.

Annonce importante pour région: M. Koetsenruijter a promis que «le festival du cinéma européen aura lieu cette année à Thala».

 

http://www.webmanagercenter.com/management/article-107358-des-diplomates-europeens-accredites-a-tunis-en-visite-a-thala

 

 

L'ONG THALA SOLIDAIRE a organisé une rencontre de plusieurs ambassadeurs de l'Union Européene et de l'Algerie dans la ville de Thala


RÉSUMÉ : (par Anwar Mnasri et Nourredine Bouragaa)

Voila enfin une action orientée vers le développement économique social et
culturel de la ville de Thala .L' ONG TAHALA SOLIDAIRE a énergiquement
travaillé pour rassembler les ambassadeurs :

SE Mr. Mohamed Ben Hssan , Ambassadeur de La l’Algérie
SE Mr. Adrianus KPETSENRUIJTER , Ambassadeur Chef de Délégation de l’UE
SE Mr. L’ Ambassadeur de l’Espagne
SE Mr. L’ Ambassadeur de la République Tchèque
SE Mr. L’ Ambassadeur de la Roumanie

pour explorer le potentiel de développement intégré de la région qui a
longtemps souffert par l'indifférence des pouvoirs politiques tunisiens.

 

Les engagements pris au profit de Thala pourrait ouvrir de nombreuses voies de développement pour les jeunes diplômés et non diplômés .

 

Notant que entre et 26 et 31 juillet 2011 , l’ONG «THALA SOLIDAIRE»
et l'Association Culturelle Afrique-Méditerrané organisent à Thala les
rencontres Cinématographiques de Hergla.

 

 

 


"Il n'ya que ceux qui ne prennent aucun risque qui ne font jamais d'erreur. Ils
ne font jamais rien non plus."

"Nous devons être le changement que nous voulons voir
dans le monde"

 

Gandhi

lien : http://www.tap.info.tn/ar/ar/2011-05-12-16-34-29/300-2010-12-17-16-30-30/4763-2011-06-27-15-16-28.html

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 07:37
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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 06:53

Le procès de Ben Ali reprendra jeudi. Les initiatives citoyennes se multiplient, dans cette région pionnièrede la révolution du 14 janvier qui s'estime toujours délaissée.

Tunis.Correspondance

 

« Opération propreté » par des membres du conseil municipal provisoire de Kasserine.

 

Le micro passe d'un bout à l'autre de la table, au gré des mains qui le réclament. L'équipe de la radio en ligne Ici Kasserine diffuse son émission hebdomadaire du fond d'un café du centre-ville. Le matériel est rudimentaire et les présentateurs « amateurs », mais qu'importe.

« Nous faisons entendre notre voix », dit fièrement Mona Labbaoui, 28 ans, à la recherche d'un emploi dans le secteur de la biologie.

Dans cette ville pionnière de la révolution, les associations, quasiment inexistantes sous le régime de Zine el-Abidine Ben Ali, ont fleuri par dizaines, depuis le 14 janvier. « La société civile a un grand rôle à jouer dans la construction de la démocratie », assure Nesrine Hermassi, 28 ans, qui a repris ses études en marketing pour échapper au chômage.

Les programmes de sa « web radio » se veulent pédagogiques. « On explique ce que signifie «régime parlementaire», «régime présidentiel» et pourquoi il faut voter. »

« Je pourrais voterpour le diable »

À Kasserine, où sont représentés plusieurs des 94 partis légalisés, la défiance est grande vis-à-vis du monde politique. « Il y a beaucoup de suspicion, constate Fodha Belgacem, du Mouvement des patriotes démocrates (gauche radicale), présent depuis peu dans le gouvernorat. Après vingt-trois ans de dictature, les gens n'ont en tête qu'une image de l'action politique. »

La section régionale a choisi un président de 32 ans, et fera campagne sur des problématiques locales, en vue des élections de l'assemblée constituante, le 23 octobre.

Mizar Jabbari, un chômeur de 29 ans, pourrait « voter pour le diable pourvu qu'il me vienne en aide ». Comme lui, beaucoup d'habitants de Kasserine craignent d'être oubliés. Sur les murs du centre-ville, les revendications ont d'ailleurs continué à s'inscrire, depuis janvier. « Emploi ou nouvelle révolution », proclame l'une d'elles.

Dans le gouvernorat, le plus déshérité des vingt-quatre préfectures du pays, le taux de chômage des jeunes diplômés frôle les 40 %. « La ville a été l'étincelle de la révolution, mais rien n'a changé ici », juge Mizar Jabbari.

Au conseil municipal provisoire, mis en place il y a deux mois, on ne manque pas d'idées pour le développement de la région. « Implanter des usines agroalimentaires, développer le tourisme culturel, construire un campus universitaire », égrène Ridha Abasi. « Mais le budget n'est pas entre nos mains », regrette-t-il.

Faute de moyens, lui et ses collègues parent au plus pressé. Ce matin, balai et pelle à la main, ils arpentent les rues pour une « opération propreté ». « Je suis pauvre, j'ai onze enfants, que pouvez-vous faire pour moi ? », interpelle un homme à la peau burinée.

 

lien : http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-En-Tunisie-Kasserine-entre-colere-et-nouvel-elan-_3637-1851733_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_ouest-france&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 05:19
Le référendum polarise les Marocains. Des milliers de partisans et d’opposants à la proposition de réforme de la constitution du roi Mohammed VI ont manifesté pacifiquement dimanche dans plusieurs grandes villes du Royaume. Le projet sera soumis à référendum vendredi prochain.

Au Maroc, partisans et opposants de la réforme ont occupé la rue dimanche. Des milliers de marocains ont répondu à l’appel à manifester du Mouvement du 20 février pour dire « non » au projet de révision constitutionnelle de Mohammed VI. Ils se sont réunis dans plusieurs grandes villes du pays : Casablanca (nord-ouest), Marrakech (sud), Rabat ou encore Tanger (nord). « Les Constitutions octroyées à la poubelle », « Non à l’injustice sociale », « Nous boycotterons le référendum », ont scandé les manifestants. Des partis de gauche, le mouvement du 20 février et depuis vendredi le mouvement islamiste Justice et bienfaisance, l’un des plus importants au Maroc, ont appelé à « boycotter » le scrutin. Ils estiment que les concessions faites par le roi sont insuffisantes. « Nous rejetons les propositions faites (par le roi). Elles laissent l’essentiel de l’autorité dans les mains d’une personne non élue qui ne sera soumise à aucune forme de contrôle », a déclaré à Reuters Hamid, un chômeur de 38 ans. Il était au milieu d’une foule de 7 000 manifestants dans le quartier populaire de Hay Mohammadi de Casablanca. Dans la capitale politique Rabat, où la mobilisation a été faible, la police anti-émeute a séparé environ 2 000 personnes opposées aux réformes d’un autre ensemble de manifestants qui y étaient favorables

Forte mobilisation du « oui »

Les adversaires aux réformes du roi n’étaient pas les seuls dans la rue. Des sympathisants de Mohammed VI se sont également rassemblés pour la première fois en très grand nombre à Casablanca. Une source du ministère de l’Intérieur, cité par l’AFP a chiffré leur nombre à « des dizaines de milliers de personnes ». Les partisans de la réforme ont répondu massivement à l’appel des partis politiques et de la confrérie religieuse soufie « Zaouia Boudchichia », favorable au pouvoir. Certains médias évoquent le chiffre de 10 000 à 20 000 manifestants pro-réformes à Casablanca. La confrérie « Zaouia Boudchichia » a déclaré qu’elle désirait « accompagner pacifiquement le projet royal », comme la majorité des sympathisants de Mohammed VI présents dans la rue. Ce dernier a présenté il y a dix jours son projet de réforme constitutionnelle pour faire du Maroc une monarchie parlementaire. La nouvelle constitution accroît l’indépendance et les pouvoirs du Premier ministre. Toutefois, le monarque conserve son statut de chef religieux et nombre de ses prérogatives politiques. « Je comprends les revendications sociales de ce mouvement, mais je vais voter pour le projet de Constitution. Je suis pour le roi », a indiqué à l’AFP un manifestant de 20 ans. Un référendum est prévu vendredi prochain. Les trois principales formations politiques du Maroc, le Parti islamiste Justice et développement (PJD, opposition parlementaire), l’Union socialiste des forces populaires (USFP, coalition gouvernementale) et l’Istiqlal (parti du premier ministre), ont appelé à voter « oui ».

En dépit de quelques incidents dans la capitale et à Casablanca, les manifestations ont été globalement pacifiques. Le dimanche ayant suivi le discours de Mohammed VI annonçant les réformes constitutionnelles, les adversaires du projet avaient été frappés par leurs adversaires plus nombreux, sous les yeux des forces de l’autorité qui n’étaient pas intervenues à Rabat. Ahmed Mediany, un militant de gauche et membre de la section de Casablanca du Mouvement du 20 février a affirmé qu’ « il s’agit de manifestations pacifiques nationales, les cinquièmes, pour montrer que nous utiliserons la rue jusqu’à la réalisation de notre objectif : une véritable monarchie parlementaire ».

L’issue du scrutin de vendredi sera capitale pour l’avenir politique du pays.

 

http://www.afrik.com/article23158.html

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 05:18

Les milliers de Syriens qui ont fui la répression pour la Turquie ont le mal du pays, mais les retours restent rares, et les réfugiés rendent hommage à leur pays d’accueil : l’un d’eux a baptisé son fils Tayyip Erdogan, du nom du Premier ministre turc.
A priori, les conditions de vie sont plutôt acceptables, dans le camp de toile de Yayladagi dans le Sud, qui accueille 1 600 personnes, selon les témoignages recueillis par l’AFP au moyen d’une caméra placée à l’intérieur du camp : repas chaud, eau courante, électricité, aire de jeux et lieu de prière.


Mais certains se plaignent de l’accès limité à l’eau potable et aux produits de première nécessité. « Ce n’est pas si bien ici (...) Ce n’est pas comme d’être dans son propre pays », déplore un réfugié. « Mais, ajoute-t-il, nous remercions quand même le gouvernement turc. » Les plus chanceux sont ravitaillés par des membres de leur famille, qui viennent de l’extérieur.
Blessé par balle au mollet, un autre réfugié ne tarit pas d’éloges pour les Turcs, qui l’ont accueilli avec sa famille. « On s’occupe très bien de nous », affirme-t-il, expliquant que son premier enfant est né début juin, dans un hôpital turc. « Je ne sais pas comment je peux remercier le peuple et le gouvernement turcs. Comme c’est mon premier enfant, je voulais offrir quelque chose à la Turquie et je l’ai appelé Tayyip Erdogan », du nom du Premier ministre turc, raconte-t-il. Lors d’une récente visite au camp, le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu a remis une pièce d’or au nouveau-né, comme le veut la tradition turque.
Le nombre des réfugiés syriens en Turquie a décru de plusieurs centaines, depuis l’appel au retour lancé par le président syrien il y a dix jours, et est passé à 11 122 personnes hier, a-t-on indiqué de source officielle. Depuis dimanche, 375 personnes sont retournées en Syrie, et 39 ont été admises dans les camps.
À Yayladagi, les enfants ont trouvé leurs marques, et comme partout, ils jouent dans les « rues », à l’ombre des centaines de tentes du Croissant-Rouge turc. Ils font le V de la victoire aux journalistes qui essaient de les filmer de l’extérieur de la clôture occultée par une bâche bleue. La police qui patrouille chasse les photographes qui s’approchent de trop près.
Un homme explique devant la caméra qu’il a été blessé par balle il y a trois mois lorsqu’il manifestait dans son hameau près de Khirbet el-Joz, à un kilomètre de la frontière turque. Il affirme avoir été arrêté par les services secrets et soigné dans un premier temps dans un dispensaire avant d’être mis en prison, où il a été torturé. « On m’a libéré quand (le président syrien) a proclamé la première amnistie », le 31 mai, explique cet homme d’une cinquantaine d’années, assis à même le sol avec d’autres blessés. « Mon doigt a été arraché. J’ai été touché au ventre et aux reins. Après quatre opérations en Turquie, je suis encore en vie grâce à Dieu. Je remercie le peuple turc et les gens du village de Khirbet el-Joz de m’avoir aidé et de m’avoir transporté de Syrie en Turquie », dit-il.
Tala el-Alouch est un déserteur, simple soldat syrien. « On nous envoyait tirer sur des civils qui n’avaient pas d’armes, à Jisr el-Choughour... Je n’en pouvais plus et j’ai déserté », dit-il. Jisr el-Choughour, à une quarantaine de kilomètres de la frontière turque, a été investie par les troupes syriennes début juin, poussant une grande partie de sa population à se réfugier en territoire turc.
Plusieurs réfugiés sont actuellement en convalescence dans le camp, après avoir été traités en Turquie pour des blessures par balles, parfois graves. Cinquante et un Syriens restent hospitalisés sur le sol turc, selon les chiffres officiels.

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 05:18

 

Non, les promesses de Bachar Al-Assad n'étaient pas des paroles en l'air. C'est du moins ce qu'assure l'agence de presse officielle Syrian Arab News Agency (SANA), qui a annoncé, lundi 27 juin, que le gouvernement allait consulter l'opposition le 10 juillet pour établir, comme l'avait annoncé le président Bachar Al-Assad, le calendrier du "dialogue national".

Le 20 juin, lors d'une allocution télévisée, le président avait "proposé un dialogue national qui pourrait aboutir à des amendements à la Constitution ou à une nouvelle Constitution". Une réforme de l'article qui place le parti majoritaire Baas – au pouvoir depuis quarante ans – au centre de la politique, devrait notamment être évoquée. De même, "l'examen des projets de loi sur le multipartisme, la presse, et ceux concernant les élections (parlementaires) et l'administration locale seront au menu de la réunion", affirme SANA.

 RÉUNION DE DISSIDENTS

Malgré les promesses du président syrien appelant à l'ouverture d'un "dialogue", les manifestations continuent de réclamer la chute du régime. Réunis lundi dans un hôtel de Damas, des dissidents ont préconisé la poursuite du soulèvement pacifique. Les opposants ont appelé à des changements politiques radicaux pour mettre fin au système clanique de la famille Assad, qui règne sur la Syrie depuis quarante et un ans. "La solution à la crise, c'est de s'attaquer à ses racines. Ce régime doit être renversé et remplacé par un système démocratique", a déclaré l'écrivain Michel Kilo, qui a purgé trois ans en prison en tant que détenu politique.

Sans précédent, cette réunion – saluée par Washington qui l'a qualifiée "d'évènement important –, rassemblait aussi bien des personnalités respectées et connues pour leur hostilité à Bachar Al-Assad que certains partisans de l'actuel président. Selon les organisateurs, la réunion, qui a rassemblé quelque cent cinquante personnes, avait reçu la bénédiction de proches d'Assad. Les organisateurs de la conférence l'ont présentée comme une réunion de personnalités indépendantes soucieuses de trouver une issue pacifique à la crise et d'éviter de nouvelles violences. Depuis trois mois, celles-ci se seraient soldées, selon les organisations de défense des droits de l'homme, par plus de treize cents morts et douze mille arrestations parmi les civils.

POUDRE AUX YEUX ?

Certains opposants résolus au régime, comme l'économiste Aref Dalila, qui a renoncé à la dernière minute à participer à la réunion de Damas, ont déclaré craindre que les autorités n'utilisent celle-ci comme un paravent pour poursuivre la répression de la population. A Istanbul, où s'est achevée dimanche une réunion rassemblant cent cinquante jeunes militants syriens, les délégués ont également critiqué cette conférence de Damas. "Le fait que cette conférence se déroule pendant que les massacres continuent, c'est de la poudre aux yeux pour le régime", a déclaré Iyad KarKour, un militant élu au sein d'un comité exécutif.

Bachar Al-Assad souffle le chaud et le froid, car tout en prônant un dialogue national, le président syrien envoie ses chars dans les rues des villes pour mater le soulèvement populaire. Dimanche, l'armée a en effet étendu son offensive à Kseir, une localité proche du Liban.

le monde.fr

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 05:13

En Tunisie, le mouvement Ennahda se retire de la commission chargée des réformes

Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste tunisien Ennahda, à Tunis le 30 janvier 2011.
Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste tunisien Ennahda, à Tunis le 30 janvier 2011.
AFP
Par RFI

Le mouvement islamiste tunisien Ennahda et son leader Rached Ghannouchi ont de nouveau claqué la porte de la commission chargée de piloter les réformes après la chute du régime Ben Ali. Pour Lourimi Ajimi, membre du bureau exécutif de l'Ennahda (« Renaissance »), il n'y a pas de démocratie ni de consensus dans la commission.

« M. Rached Ghannouchi, le président du mouvement Ennahda, a annoncé officiellement le retrait définitif du mouvement Ennahda du comité supérieur pour la réalisation des objectifs supérieurs de la révolution », a déclaré à RFI Lourimi Ajimi, membre du bureau exécutif d'Ennahda. « Tout d’abord à cause du manque, ou de l’absence de consensus au sein du comité. Et aussi à cause du climat qui n’est plus un climat de dialogue sincère et pluraliste et parce que le président du comité Yadh Ben Achour dirigeait le comité sans consensus et sans prendre en considération les objections et les réalisations des membres du comité », a-t-il ajouté.

Agendas divergents

Selon M. Ajimi, le déroulement même des élections pourrait être remis en cause : « Nous exprimons des craintes que le comité ne soit plus un comité pour la réalisation des objectifs de la révolution mais pour la réalisation de l’agenda d’une minorité qui impose un autre agenda et qui menace même les prochaines élections. Elles sont fixées pour la deuxième fois après la date du 24 juillet à une date ultérieure, le 23 octobre, a-t-il regretté. Mais ces élections n’auront peut-être pas lieu non plus à la date fixée ».

 

 

http://www.rfi.fr/afrique/20110627-le-mouvement-ennahda-retire-commission-chargee-reformes

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