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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 04:56
Communiqué de presse
Conférence de presse

Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR L’ADHÉSION DE LA TUNISIE AU STATUT DE ROME
DE LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE

La Tunisie est devenue aujourd’hui le premier État d’Afrique du Nord à adhérer au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), a affirmé, devant la presse, son Représentant permanent auprès des Nations Unies, M. Ghazi Jomaa.

La Tunisie a entrepris de « véritables efforts » pour embrasser la démocratie, les droits de l’homme et l’état de droit, a déclaré M. Jooma, au cours d’une conférence de presse conjointe au côté de son homologue du Liechtenstein, M. Christian Wenaweser, qui préside l’Assemblée des États parties au Statut de Rome.

Le représentant de la Tunisie a ainsi indiqué avoir déposé les documents nécessaires à l’adhésion au Statut de Rome, ce matin, en présence du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon.

« La Tunisie est le témoin de changements historiques », a expliqué M. Jomaa. « Nous avons encore un long chemin à parcourir », a-t-il poursuivi, précisant que son pays, malgré les défis posés par le contexte régional instable, s’était engagé à continuer à prendre des mesures pour établir un gouvernement démocratique.

La Tunisie est officiellement devenue ce matin le cent seizième État partie au Statut de Rome, mais aussi le trente-deuxième État africain et le quatrième des membres de la Ligue des États arabes.

L’adhésion de la Tunisie au Statut de Rome est l’« aboutissement des transformations opérées par le « printemps arabe », qui a germé en Tunisie », a souligné M. Wenaweser. Cette adhésion « témoigne de la soif des peuples, partout à travers le monde, pour des sociétés au fonctionnement fondé sur des règles claires et sur le principe de l’égalité devant la loi ».

Le Président de l’Assemblée des États parties au Statut de la Rome de la CPI a dit espérer que « d’autres pays suivront bientôt la voie tracée aujourd’hui par la Tunisie ».

Outre le Statut de Rome, la Tunisie doit également adhérer au Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants; au premier Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques; et à la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Les instruments d’adhésion à ces accords doivent officiellement être déposés la semaine prochaine.

En se joignant à la communauté internationale sur ces questions cruciales, la Tunisie, a souligné M. Jomaa, adresse un « message clair » sur son engagement en faveur de la démocratie et de l’état de droit. La Tunisie est heureuse de se joindre à l’effort international pour combattre l’impunité et promouvoir la responsabilisation, a-t-il dit.

Par ailleurs, M. Wenaweser a fait un bref exposé des activités récentes de la Cour pénale internationale. Il a ainsi notamment indiqué que la Chambre préliminaire rendrait, le lundi 27 juin, sa décision sur la requête aux fins de délivrance de mandats d’arrêt à l’encontre de Mouamar Abou Minyar Al Qaddafi, Saif Al-Islam Al Qaddafi et Abdullah Al-Senoussi pour des crimes contre l’humanité qui auraient été commis en Libye depuis février 2011.

http://www.un.org/News/fr-press/docs/2011/Conf110624-CPI.doc.htm

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 04:56

Parti de la Liberté et de la Justice

Force actuellement la plus structurée du champ politique égyptien, autour du Parti de la Liberté et de la Justice(PLJ) nouvellement créé, la confrérie des Frères musulmans serait-elle en voie de fragmentation ? Le 21 juin, un groupe de jeunes Frères a décidé de faire scission pour créer le Parti du courant égyptien (حزب التيار المصري - Hizb Al-Tayyar Al-Masry) qui dispose d'ores et déjà de son site Internet, de sa page Facebooket de son compte Twitter.

Ce nouveau parti, "inspiré par l'esprit de la révolution, dont il entend améliorer les acquis et les réalisations",souhaite donner une place centrale aux jeunes et aux masses, explique Mohammed Affan, l'un des cofondateurs, sur la page Facebook. "Le parti se distingue par sa nature démocratique et civile. Il est fier de son identité. Il est ouvert aux autres. Il est mû par des valeurs religieuses et morales", annonce son site Internet. Pour cadre de référence, il s'est choisi la civilisation arabo-islamique, et non pas la sharia islamique : une partie de ses membres n'étant pas issue des Frères.

Cette scission est la seconde au sein de la confrérie, après celle en mars de l'un de ses membres influents, Ibrahim Al-Zaafarani, pour créer le Parti de la renaissance égyptienne (حزب النهضة المصري - Hizb Ennahda Al-Masry). Il dénonçait lui aussi le traditionnalisme rigide de la confrérie.

Sur la page Facebook de la Coalition du 25 janvier : "Un groupe de jeunes de la révolution, représentant des courants idéologiques multiples et indépendants, ont décidé de lancer le nouveau parti politique appelé Tayyar Masri. Parmi les fondateurs se trouvent Islam Lotfy, Oussama Mahfouz, Abderrahman Fares, Mohammed Abbas et Moez Abdelkarim"

UN CONFLIT GÉNÉRATIONNEL

Pour le quotidien Al-Masry Al-Youm, la création du Hizb El-Tayyar El-Masry est un"acte de défiance [qui] devrait creuser le fossé générationnel dans l'organisation vieille de 83 ans". Parmi les quelque 150 membres de ce nouveau parti, l'on retrouve de jeunes Frères qui ont, au cours des derniers mois, donné voix au mécontentement de leur génération, marginalisée au sein des structures décisionnelles.

Cette jeune garde, qui a activement participé à la révolution du 25 janvier, s'est élevée contre le conservatisme et le dogmatisme des anciens et a appelé à une dissociation claire entre activités politiques et caritatives. De nombreuses pierres d'achoppement sont venues attiser les dissensions, à l'instar de la réticence de la vieille garde à participer aux manifestations anti-régime ; du soutien à Mohammed El-Baradei pour diriger un gouvernement transitoire ; et de la rumeur d'une alliance tacite avec l'armée.

Le Parti du courant égyptien est issu de la place pour aller vers l'horizon national... Avec les rêves de la jeunesse.

Mais, pour l'auteur du blog The Mideaster, la décision de créer le Hizb Al-Tayyar Al-Masry "ne relevait pas seulement d'un désir de s'inscrire dans une idéologie plus libérale et consensuelle". Les divisions ont éclaté au grand jour avec l'exclusion par la confrérie, le 19 juin, de Abdel Monim Abou Al-Fotouh, l'un de ses chefs réformistes les plus populaires. Une décision prise après "l'annonce de sa candidature à la présidentielle contre la décision unanime des Frères musulmans de ne pas présenter de candidat", est-il indiqué sur le site Internet des Frères musulmans.

Cette décision, estime Mahmoud Hussein, secrétaire général des Frères musulmans, ne traduit pas une intolérance envers les réformistes, mais plutôt que"nous n'avons qu'une parole et respectons nos décisions". Engagement avait été pris en février par les Frères de ne présenter aucun candidat à la présidentielle. "Ce n'est donc pas une surprise", commente Issandr Al-Amrani, auteur du blog The Arabist. "Dans un mouvement fortement discipliné, l'expulser était le seul choix possible de peur que d'autres contestent les choix stratégiques de la direction et sapent davantage leur influence", analyse-t-il.

Le Parti du courant égyptien vise à améliorer l'intégration des Egyptiens. Il est l'un des fruits de la révolution du 25 janvier, basé sur les besoins de tous les citoyens. Pour partager leurs rêves et leurs projets nationaux et communautaires. Pour donner à l'Egypte sa grandeur et un rôle de premier plan, en adoptant les valeurs de la liberté et les principes de bonne gouvernance ; le système démocratique ; la maximisation du rôle de la société civile et l'application des principes de justice sociale dans la répartition du revenu national ; l'égalité des chances dans l'accès aux services sociaux, éducatifs et de santé et à un logement convenable ; la lutte contre la pauvreté et le chômage ; une fière appartenance à la civilisation arabe et islamique et à l'Afrique...

LES FRÈRES MUSULMANS MENACÉS D'ÉCLATEMENT ?

La théorie selon laquelle les Frères musulmans seraient menacés d'éclatement irrite en interne. Dans un communiqué, la confrèrie fustige "les experts politiques [qui] voudraient interpréter cela comme un signe de division au sein de l'organisation et son effrondrement imminent, et non simplement comme un signe de la force et de la santé organisationnels des Frères musulmans, qui autorisent même leurs membres influents à exprimer librement leurs opinions en public et à prendre leurs décisions tout en ayant conscience des conséquences administratives".

Pour l'auteur du blog The Mideaster, "malgré l'incertitude actuelle et les fissures dans l'armure des Frères musulmans, le parti reste de loin le plus organisé, celui qui dispose de la plus grande renommée et du plus grand trésor de guerre à dépenser aux législatives". La décision de la confrérie de ne "présenter des candidats qu'à environ 30 - 50 % des sièges aux prochaines élections parlementaires [...] est une stratégie très intelligente qui va leur permettre d'étendre leur influence" au-delà des 20 % dont elle est créditée, estime Issandr Al-Amrani. Tout en donnant l'impression"d'agir avec modération, ils se positionnent en 'faiseur de rois'", précise-t-il. "Les Frères musulmans seront une force sur laquelle il faudra compter", conclut The Mideaster.

UNE ALLIANCE DÉMOCRATIQUE

Or, la confrérie constitue déjà une force incontournable de l'Alliance démocratique pour l'Egypte, qui comprend dix-sept autres partis dont des libéraux et des partis de gauche parmi lesquels le Wafd et le Tagammou, ainsi que le nouveau parti salafiste Al-Nour (site internet et page Facebook). Une alliance inédite qui vise à trouver un terrain d'entente pour les prochaines élections législatives -actuellement fixées à septembre- et pour la rédaction de la future constitution égyptienne.

Leur seconde réunion, qui s'est tenue le 21 juin au siège du PLJ, a permis d'établir un document commun, le "Consensus pour l'Egypte", que sont invités à rejoindre l'ensemble des partis et forces politiques, a annoncé le PLJ (en anglais et en arabe). Les principes de "la liberté, la démocratie et la primauté du droit, dans le respect de la Constitution et conformément aux principes de la loi islamique, source principale de la législation nationale", constituent leur base commune.

Pour Amr Hamzawy, cette nouvelle coalition politique "est une étape positive pour minimiser les craintes d'un monopole d'une des factions sur la constitution après les élections parlementaires et pour garantir un Etat civil et démocratique", écrit-il dans le quotidien Al-Shourouq daté du 23 juin. Sceptique, Issandr Al-Amrani juge quant à lui cette alliance entre le PLJ et le Wafd "curieuse". Dans le quotidien Al-Masry Al-Youm, il estime impossible que perdure l'entente de deux partis qui "sont en désaccord fondamental sur la relation entre l'Etat et la religion" et "sur le calendrier de la transition".

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 04:48

Des diplomates européens accrédités à Tunis en visite à Thala

 

Des ambassadeurs européens (Espagne, Roumanie, République Tchèque, Algérie) accrédités en Tunisie étaient dimanche 26 juin 2011 dans le gouvernorat de Kasserine, précisément à Thala. Selon la TAP, l’objectif de cette visite c’est «…prendre connaissance des revendications de la population locale et discuter des moyens que peut apporter l’Union européenne (UE) pour impulser le développement dans cette délégation de l’intérieur». Ils y ont notamment rencontré des jeunes au chômage, des membres du Comité local de protection de la révolution, ainsi que des représentants de la société civile.

Concrètement, il a été question de mettre l’accent sur les importantes ressources inexploitées dans la délégation de Thala, telles que le marbre, le ciment, l’eau de source, le bois et la figue de barbarie, précise la même source. Il sera également question de créer un circuit touristique Thala - Le Kef – Sbeitla - Souk Ahras (Algérie), en vue de faire connaître les sites archéologiques et les vestiges dont recèlent ces régions ainsi que d’encourager les activités culturelles et de jeunesse, outre le lancement d’une radio locale permettant aux jeunes de s’exprimer.

Dans cette optique, le chef de la délégation de l’UE en Tunisie, Adrianus Koetsenruijter, a réitéré la disposition de l’Union européenne à soutenir les projets de développement et à consolider l’infrastructure dans les régions de l’intérieur en vue d’assurer l’équilibre régional et le partage équitable des richesses en Tunisie.

Annonce importante pour région: M. Koetsenruijter a promis que «le festival du cinéma européen aura lieu cette année à Thala».

 

http://www.webmanagercenter.com/management/article-107358-des-diplomates-europeens-accredites-a-tunis-en-visite-a-thala

 

L'ONG THALA SOLIDAIRE a organisé une rencontre de plusieurs ambassadeurs

de l'Union Européene et de l' Algerie dans la ville de Thala .


RÉSUMÉ : (par Anwar Mnasri et Nourdinie Bouragaa)

Voila enfin une action orientée vers le développement économique social et
culturel de la ville de Thala .L' ONG TAHALA SOLIDAIRE a énergiquement
travaillé pour rassembler les ambassadeurs :

SE Mr. Mohamed Ben Hssan , Ambassadeur de La l’Algérie
SE Mr. Adrianus KPETSENRUIJTER , Ambassadeur Chef de Délégation de l’UE
SE Mr. L’ Ambassadeur de l’Espagne
SE Mr. L’ Ambassadeur de la République Tchèque
SE Mr. L’ Ambassadeur de la Roumanie

pour explorer le potentiel de développement intégré de la région qui a
longtemps souffert par l'indifférence des pouvoirs politiques tunisiens.

 

 Les engagements pris au profit de Thala pourrait ouvrir de nombreuses voies de développement pour les jeunes diplômés et non diplômés .

 

Notant que entre et 26 et 31 juillet 2011 , l’ONG «THALA SOLIDAIRE»
et l'Association Culturelle Afrique-Méditerrané organisent à Thala les
rencontres Cinématographiques de Hergla.

 

 

 


"Il n'ya que ceux qui ne prennent aucun risque qui ne font jamais d'erreur. Ils
ne font jamais rien non plus."

"Nous devons être le changement que nous voulons voir
dans le monde"

 

Gandhi

lien : http://www.tap.info.tn/ar/ar/2011-05-12-16-34-29/300-2010-12-17-16-30-30/4763-2011-06-27-15-16-28.html

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 06:53

Les affaires contre l’ex-président et sa famille s’accumulent au fil des jours. Le nombre d’actions en justice intentées contre eux jusqu’au 17 juin a atteint les 113. Au lieu de 93 jusqu’à il y a dix jours.


C’est ce qu’a déclaré Kadhem Zine El Abidine, mercredi à la Kasbah lors de la rencontre périodique de la cellule de communication du Premier ministère.
Selon le représentant du ministère de la Justice, les trois dernières affaires intentées contre Ben Ali et sa famille datent du 15 au 17 juin courant.
La première affaire concerne l’appropriation illégale de deniers publics du Fonds national de solidarité (26/26).
La seconde affaire est intentée contre l’épouse de Ben Ali, Leïla Trabelsi et son frère Moncef Trabelsi, impliquant aussi plusieurs ministres et anciens responsables du gouvernement. Il s’agit de l’octroi illégal à la société de transport maritime Transmed des marchés de transport de produits pétroliers de la société Stir. Ce qui a fait bénéficier d’une manière déloyale à la première société de gagner des sommes exorbitantes.
La troisième implique directement Leïla Ben Ali et son frère Moncef (et l’enquête est en cours contre d’autres personnes de leur entourage). Il s’agit d’abus de confiance, d’escroquerie et de vol dont a été victime un homme d’affaires tunisien vivant à l’étranger. Ils lui ont promis de lui faciliter la réalisation d’un projet touristique à Hergla contre la somme de 5 millions d’euros (près de 10 millions de dinars).
«L’Etat usera de toutes les procédures pour récupérer les biens volés par l’ex-président. Des juges d’instruction ont émis des commissions rogatoires à l’intension de leur homologues dans 25 pays où se trouvent ces biens: France, Zaïre, Chypre, République démocratique du Congo, Argentine, Grèce», a-t-il précisé. Et de relever que la Commission des analyses financières dépendant du ministère de la Justice et l’Association tunisienne de la transparence (Att) sont en train de se déployer pour restituer les fonds placés à l’étranger.
Interrogé sur le jugement par contumace de Ben Ali et son épouse, qui a été très critiqué, M. Zine El Abidine a dit que ce jugement a été prononcé conformément à la loi tunisienne. «Lorsque l’accusé est absent, le verdict doit être prononcé le jour du procès. Il s’agit d’une affaire pénale. La convocation leur a été adressée à temps et à l’adresse de leur dernier domicile et par l’intermédiaire d’un juge saoudien dans les délais de 30 jours. Tout est conforme à la loi». Et d’ajouter que ce jugement va accélérer l’extradition de la famille Ben Ali de l’Arabie saoudite vers la Tunisie.
Ceci pour l’affaire de Sidi Dhrif, quant à celle de Carthage, le procès de Ben Ali aura lieu le 30 juin.

 

lien : http://www.kapitalis.com/fokus/62-national/4502-tunisie-113-affaires-contre-ben-ali-et-sa-famille.html

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 06:51
Capture d'écran d'une vidéo publiée par @MsTeshi montrant une photo retrouvée dans la cave du 36, rue Botzaris.
Des documents confidentiels de l’ancien parti présidentiel tunisien, le RCD, ont été retrouvés il y a quelques jours dans un bâtiment occupé par des migrants à Paris. Ces papiers, dont seule une infime partie a pu être consultée par les journalistes, nourrissent convoitises et interrogations.
Depuis deux mois, des milliers de migrants tunisiens clandestins sont arrivés en France en passant par l’Italie. Une soixantaine de ces migrants avait investi le local du 36, rue Botzaris à Paris dans le 19e arrondissement, le siège de l’ancien parti présidentiel, le RCD et du RETAP (Rassemblement des étudiants tunisiens à Paris), association proche du pouvoir.
Dans la cave de ce bâtiment, ses occupants ont découvert des piles de documents officiels. Les rumeurs ont commencé à circuler sur la nature de ces papiers, chèques et matériels informatiques qui venaient d’être mis à jour. Une partie de ces documents a été récupérée, le 15 juin, par Soumaya Taboubi, une avocate franco-tunisienne, et Ali Gargouri, un militant tunisien. Le lendemain, à 6h du matin, la police française investissait les locaux du 36, rue Botzaris, forçant les migrants tunisiens à quitter les lieux, sans même leur donner le temps de ramasser leurs affaires. Une militante sur place lors de l’évacuation, qui préfère garder l’anonymat, s’étonne de ce hasard de calendrier : "c’est tout de même un drôle de hasard: le ministre de l’Intérieur tunisien, un ancien proche de Ben Ali, était en visite à Paris le jour où une partie de ces documents a été emportée par des militants, sans que personne ne s’y oppose. Et le lendemain, il y a cette descente de police qui met tout le monde dehors…".
Les locaux sont désormais interdits d’accès, de même que les documents que renferment leurs sous-sols. Et Soumaya Taboubi et Ali Gargouri refusent de communiquer aux journalistes les éléments qu’ils sont parvenus à récupérer. Les journalistes s’interrogent donc plus que jamais sur les secrets que renferment, ou pas, les mystérieux documents du 36, rue Botzaris.
 
Vidéo filmée à l'intérieur de l'une des caves du 36, rue Botzaris par @MsTeshi et publiée sur ce site.
Une avocate et un militant tunisiens récupèrent un tiers des documents
C’est Lazhar Toumi, un militant tunisien, qui affirme avoir fait appel aux services de maître Taboubi. Il est à la tête d’un collectif, le CTF (Collectif des Tunisiens en France), créé au lendemain de l’arrivée des migrants tunisiens en France. Il explique qu’il disposait d’un "accord oral" de l’ambassade tunisienne pour s’occuper des migrants et gérer le lieu en attendant de leur trouver une solution définitive. La chargée des relations presse de l’ambassade dément : "Nous avons été contactés par un nombre incalculable d’associations. Pourquoi aurions-nous donné le feu vert à celle-ci plutôt qu’à une autre ?"
Kamel Weriemi, un miliant du CTF, a expliqué à FRANCE 24 qu'ils avaient "constaté que des documents importants commençaient à filtrer et nous avons mesuré le risque que cela représentait si ces archives tombaient entre des mains irresponsables ou mal intentionnées. C’est pour cela que nous avons décidé d’agir : nous nous sommes adressés à plusieurs avocats, dont Me Soumaya Taboubi, et nous leur avons demandé de nous aider à mettre ces archives en sécurité".
FRANCE 24 a également contacté Ali Gargouri (@Ooouups sur Twitter), le militant qui accompagnait l’avocate lors de la récupération des documents. Ce dernier se présente comme militant indépendant. Il affirme n’être pas particulièrement proche du CTF. Contrairement à l'avocate Soumaya Taboubi, il affirme que lui et le CTF ne bénéficiaient d’aucun accord de la part de l’ambassade pour saisir les documents de la rue Botzaris. Il affirme que c’est lui qui est actuellement en possession des documents, mais qu’il n’en révèlera le contenu "qu’une fois réglé le problème des migrants." Il a toutefois accepté de nous livrer une vague description de leur contenu : "Il s’agit en grande partie de rapports rédigés sur d’anciens opposants à Paris, des personnes qui étaient sous surveillance du temps de Ben Ali et dont on a détruit la vie. Il y a aussi des chèques qui prouvent des malversations financières et des photos. Je n’ai pas eu le temps de tout regarder".
Un disque dur aurait été récupéré par un autre groupe de militants
Pour compliquer encore un peu plus cette affaire, d’autres militants, qui twittent sous les pseudonymes de @MsTeshi et @Paul_da_silva, affirment avoir eux aussi récupéré au 36, rue Botzaris un disque dur contenant des fichiers compromettants. @ Paul_da_silva refuse de laisser les journalistes accéder à ce disque dur "tant que la situation des migrants ne sera pas régularisée". Ce disque dur contient-il vraiment des informations confidentielles sur l’ancien parti au pouvoir en Tunisie ? Une militante qui était sur place lors de sa découverte et qui souhaite rester anonyme, en doute : "je l’ai ouvert et il ne contenait aucun fichier, tout avait déjà été effacé". S’agit-il donc d’un coup de bluff de la part de @MsTeshi et @Paul_da_silva pour faire parler de la cause des migrants ?
La position de l’ambassade, propriétaire des documents
Outre le contenu des documents, ce qui intrigue dans cette affaire, c’est le silence de l’ambassade de Tunisie en France. Le bâtiment du 36, rue Botzaris appartient à l’Etat tunisien. Comment se fait-il alors qu’aucun responsable de l’ambassade n’ait exigé de récupérer ces documents ? "Nous avons procédé à un état des lieux car nous sommes uniquement responsables du bien immobilier, déclare Karima Bardaoui, la chargée des relations presse de l’ambassade. Quant aux documents, on attendait une commission qui devait venir de Tunis pour s’en occuper".
L’identité des personnes qui ont récupéré le tiers de ces archives étant connue, on peut s’étonner que l’ambassade n’ait pas cherché à les récupérer. La réponse de Karima Bardaoui :"Il n’y a rien d’important dans ces documents. Vous pensez que les personnes qui ont quelque chose à se reprocher n’ont rien fait pour récupérer ce qui les intéressait depuis le 14 janvier ? [date de la fuite du président Ben Ali] Cette affaire est montée en épingle par des militants qui sont prêts à tout pour faire parler des migrants."
Ces documents sont-ils vraiment compromettants ? Pour qui ?
FRANCE 24 a retrouvé un Tunisien qui a travaillé dans les locaux du 36 rue Botzaris. Sous couvert d'anonymat, il a déclaré : "Cette cellule du RCD à Paris concentrait la majeure partie de l’activité de l'ancien parti en France. Les documents retrouvés sont principalement des rapports rédigés par des étudiants engagés par le RCD pour espionner des réunions d’opposants à Paris. Il y a aussi sûrement des preuves de détournements d’argent. Le budget géré dans ce bâtiment était de l’ordre de 600 000 euros par an. Or chaque année, le secrétaire général déclarait un déficit de 300 000 euros. Je ne serais pas étonné que les archives retrouvées renferment des preuves de corruption (chèques, fausses factures) des caciques du parti à Paris. Mais tous ces document sont d’avant 2005 : les derniers responsables du lieu ont eu deux semaines pour détruire tous les papiers les concernant avant d’abandonner le local. Certains parlent d’archives qui pourraient révéler des collaborations douteuses, notamment en matière de sécurité, entre la France et le régime de Ben Ali. Sans nier l’existence de telles archives, je pense que c’est plutôt du côté de l’ambassade qu’il faut les chercher. Quant à la collaboration entre le RCD et l'UMP, pas besoin de ces documents, elle est de notoriété publique."
Les militants du CTF et Ali Gargouri affirment qu’une fois les migrants tunisiens de la rue Botzaris régularisés, ils communiqueront les documents à la justice tunisienne et aux médias. Affaire à suivre…
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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 06:48
Au moins 6 personnes sont mortes dans le camp de Choucha depuis début mai
Juin 23, 2011

« Les ressortissants d'autres pays qui ont fuit la violence de Libye, notamment les Africains subsahariens, sont parmi les civils les plus vulnérables dans le conflit. La Tunisie devrait tenir pour responsable toute personne ayant effectivement utilisé la force de façon injustifiée ou excessive contre les autres personnes du camp de Choucha, et travailler à améliorer la protection du camp. »

Joe Stork, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch

(Zarzis, le 23 juin 2011) - La Tunisie devrait mieux protéger les plus de 3 000 ressortissants étrangers qui ont fui la Libye et demeurent vulnérables dans le camp de Choucha situé sur son territoire, a déclaré aujourd'hui Human Rights Watch.

En mai 2011, plusieurs incidents violents ont entraîné la mort d'au moins six migrants dans le camp, et des parties du camp ont été détruites par le feu. Les militaires tunisiens qui assurent la sécurité du camp ont échoué à prévenir la violence et pourraient avoir joué un rôle dans certaines attaques contre des habitants du camp, a déclaré Human Rights Watch.

« Les ressortissants d'autres pays qui ont fuit la violence de Libye, notamment les Africains subsahariens, sont parmi les civils les plus vulnérables dans le conflit », a déclaré Joe Stork, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « La Tunisie devrait tenir pour responsable toute personne ayant effectivement utilisé la force de façon injustifiée ou excessive contre les autres personnes du camp de Choucha, et travailler à améliorer la protection du camp. »

Human Rights Watch a visité le camp de Choucha et les hôpitaux de la zone entre le 7 et le 10 juin, et a pu travailler librement dans le camp. Des témoins des trois principaux épisodes de manifestations (6, 22 et 24 mai) ont déclaré que l'armée tunisienne et la Garde nationale, les habitants du camp eux-mêmes, ainsi que des Tunisiens de la ville de Ben Gardane toute proche, avaient des degrés divers de responsabilité.

Un officier de l'armée tunisienne qui travaille avec les communautés de réfugiés à Choucha a déclaré à Human Rights Watch que la police avait ouvert des enquêtes sur les épisodes des 22 et 24 mai.

A la date du 21 juin, le camp de Choucha hébergeait plus de 3027 ressortissants étrangers issus de 27 pays, la plupart d'Afrique subsaharienne, qui tous ont fui la Libye. Les groupes majoritaires sont les Somaliens, les Erythréens, les Soudanais et les Éthiopiens. A la date du 19 juin, le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) avait enregistré 980 réfugiés reconnus et 1 339 demandeurs d'asile.

L'incident le plus violent, le 24 mai, trouve son origine dans une protestation ayant eu lieu la veille, où des centaines d'habitants du camp avaient manifesté face au bureau du HCR. Les protestataires exigeaient d'être réinstallés dans un pays occidental au lieu d'être rapatriés dans leur pays d'origine. Pendant la manifestation, des habitants du camp avaient bloqué la route qui relie la Tunisie à la Libye, interrompant le trafic transfrontalier.

Le lendemain matin, un groupe d'habitants du camp a essayé de convaincre les protestataires de rouvrir la route, ce qui a déclenché une bagarre. Vers 10 heures, un groupe de civils tunisiens, dont les officiels de l'armée et les habitants du camp disent qu'ils étaient de Ben Gardane, à 25 kilomètres à l'ouest de Choucha, sont arrivés au camp, déterminés à rouvrir la route. Pour parvenir à Choucha, ils avaient franchi deux points de contrôle surveillés conjointement par l'armée tunisienne et la Garde nationale, apparemment sans entrave.

Des habitants du camp de Choucha ont donné des estimations variables du nombre de personnes dans le groupe - de 100 à plus de 400 - et ont déclaré que certains d'entre eux brandissaient des barres de fer. Le colonel de l'armée tunisienne qui a parlé à Human Rights Watch a situé le nombre plutôt autour de 100.

Dans le camp, un violent affrontement a éclaté entre le groupe de Ben Gardane, des habitants du camp, armés de cailloux et de piquets de tente, et les militaires tunisiens. Le colonel de l'armée tunisienne a déclaré à Human Rights Watch que deux habitants du camp avaient été battus à mort, apparemment par des civils tunisiens. Ces décès font l'objet d'une enquête de la police, a-t-il affirmé.

Human Rights Watch a parlé avec un parent des deux victimes, qui, a-t-il expliqué, étaient des cousins, originaires du Darfour, au Soudan : Ali Abdullah Hasb Al Nabi Mohamed, 31 ans, et Ahmed Bakr Haroon Ismail, 38 ans. Les deux hommes sont morts de blessures causées par des armes à feu, a déclaré ce proche, qui affirme avoir vu les corps.

L'hôpital de Ben Gardane a rapporté avoir soigné 13 habitants du camp blessés ainsi que 3 membres de l'armée tunisienne. D'autres sources médicales ont déclaré à Human Rights Watch qu'elles avaient soigné 35 victimes de traumatismes parmi les habitants du camp pendant la semaine qui a suivi.

Six habitants du camp ont montré à Human Rights Watch les blessures qu'ils disent avoir reçu le 24 mai, dont cinq personnes blessées par des coups de feu et une avec un bras cassé.

Certains habitants du camp ont déclaré que l'armée tunisienne et la Garde nationale regardaient pendant que le groupe de Ben Gardane pillaient les tentes et mettaient le feu à une partie du camp. Certains ont déclaré avoir vu également des soldats en train de tabasser des migrants.

Un homme de 23 ans du Darfour, qui a demandé à ce que son nom ne soit pas cité, a déclaré :

« Même à l'intérieur du camp, les Tunisiens et l'armée tiraient. Des types de la Garde nationale sont entrés dans ma tente. Ils étaient avec des civils. Un des civils avait une baguette en fer et un couteau de boucher long de 60 cm. Deux gardes étaient postés à l'extérieur de la tente. Ils m'ont dit de sortir de la tente, puis ils m'ont traîné dehors. Certains civils ont pris des choses et mis le feu aux tentes... La Garde nationale protégeait les pilleurs. Ils ont commencé à me battre avec des bâtons. J'ai été frappé à la jambe droite et au niveau des reins, à droite. »


Le colonel qui a parlé à Human Rights Watch a nié que les militaires aient participé à la moindre attaque. Les militaires sont intervenus, a-t-il déclaré, « pour séparer et disperser » les parties adverses en tirant en l'air et au sol.

Le 8 juin, Human Rights Watch a observé une grande zone vide dans le camp de Choucha, avec des restes carbonisés de tentes. Des habitants ont déclaré que cette zone était un des sites du camp qui avaient été brûlés.

Des habitants du camp et des membres du personnel médical travaillant dans le camp ont déclaré à Human Rights Watch que le 24 mai à midi, un groupe de civils de Ben Gardane avait également fait éclater un affrontement à l'Hôpital militaire marocain, un hôpital de campagne installé au camp pour soigner les habitants du camp et d'autres personnes déplacées de Libye.

Abubakr Usman Mohamed, 39 ans, originaire du Darfour, traité à l'hôpital pour une blessure à l'arme à feu reçue pendant les violences du 24 mai, a déclaré à Human Rights Watch :

« Pendant que j'étais soigné à l'hôpital, des [gens de] Ben Gardane ont commencé à jeter des cailloux sur l'hôpital et sur tout le monde. Les docteurs nous ont laissés dans la tente de l'hôpital et se sont enfuis. Ils ont dit, « on ne peut plus travailler ici ». J'ai vu aussi des docteurs blessés. »

Un médecin de l'Hôpital militaire marocain a confirmé que les médecins avaient suspendu les opérations à Choucha quand les civils tunisiens les avaient attaqués, mais il a nié qu'aucun médecin ait été blessé. Suite aux événements, l'hôpital de campagne a déménagé à Zarzis, une ville tunisienne à plus de 100 kilomètres de Choucha.

Certains habitants du camp ont affirmé que des membres tunisiens du personnel travaillant avec des organisations internationales avaient participé à l'attaque et à un harcèlement ultérieur des habitants du camp.

Les organisations internationales, y compris des agences de l'ONU et leurs sous-traitants, devraient mener leurs propres enquêtes pour déterminer si des membres de leur personnel ont été impliqués dans des actes de violence ou de harcèlement, a déclaré Human Rights Watch.

Les incidents précédents, en mai, ont contribué à l'insécurité dans le camp, a déclaré Human Rights Watch. La nuit du 22 mai, quatre Érythréens ont été tués lorsqu'environ une vingtaine de tentes ont pris feu, dans des circonstances que de nombreux Erythréens trouvent suspectes. Les Érythréens rescapés de l'incendie ont déclaré à Human Rights Watch que les victimes travaillaient comme journaliers en Libye : Salah Ismaïl, 28 ou 29 ans ; Ibrahim Sulaiman, 31 ans ; Ahmedin Saad, 25 ans ; et Jamaa Muhammad, 29 ans. Un cinquième homme, Siraj Ismail Muhammad, 30 ans, était encore hospitalisé à la date du 9 juin pour de graves brûlures.

Le colonel qui a parlé à Human Rights Watch a déclaré que la police tunisienne menait une enquête. Des habitants érythréens du camp ont déclaré qu'ils soupçonnaient un autre habitant, du Soudan, d'avoir mis le feu suite à un affrontement avec des Érythréens un peu plus tôt.

Le 6 mai, deux Nigérians résidant au camp, un homme et une femme, auraient été battus par des soldats tunisiens, et un autre homme aurait reçu des coups de feu. Ifeanyi Kanu Victor, 31 ans, et Elizabeth Rex, 23 ans, ont affirmé que des soldats les avaient frappés, causant une perte de conscience de Victor et une fausse couche de Rex, qui était enceinte. D'autres habitants nigérians du camp ont déclaré à Human Rights Watch avoir assisté au passage à tabac.


Un troisième Nigérian du camp, Jamal Olaitan, un électricien de 33 ans, a déclaré qu'il s'était adressé à un soldat tunisien pour lui parler du passage à tabac, et que le soldat lui avait tiré dans le ventre. Human Rights Watch n'a pas pu confirmer le coup de feu, mais a observé des bandages sur l'abdomen de Olaitan, et un expert médical ayant soigné Olaitan a déclaré qu'il avait une blessure due à une arme à feu. Le colonel tunisien a déclaré que l'armée n'était pas impliquée dans le passage à tabac ni dans le coup de feu.

« La Tunisie a eu raison d'ouvrir ses frontières aux gens qui ont fui les combats de Libye, réfugiés et migrants à la fois libyens et non-libyens », a déclaré Joe Stork. « Mais il faut aller plus loin maintenant, et s'assurer que ces gens ne soient soumis à aucun harcèlement ou violence dans ce qui devrait être pour eux un abri sûr. »

 

lien: http://www.hrw.org/fr/news/2011/06/23/tunisie-il-faut-prot-ger-les-ressortissants-trangers-ayant-fui-la-libye

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 06:47

SANAA (AP) — Trois agents de sécurité ont été tués et trois autres personnes blessées vendredi lors d'une explosion dans la ville portuaire d'Aden, au Yémen, où un vent de contestation souffle depuis février pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh au pouvoir depuis près de 33 ans, selon des responsables.

Par ailleurs, au moins une personne est morte dans l'intervention des forces yéménites contre des manifestants descendus dans les rues d'Aden à l'occasion d'une procession funèbre a fait, a-t-on appris de source médicale.

La déflagration, dont la cause n'est pas connue, a été entendue dans la ville située dans le sud du pays, et fait voler en éclats les vitres d'un immeuble de quatre étages.

Des habitants ont déclaré que les forces fidèles au chef d'Etat avaient récemment enlevé les contrôles aux entrées d'Aden et s'étaient retirées. Ils ont exprimé la crainte que les extrémistes islamistes ayant pris le contrôle de deux autres localités du sud du pays après un retrait similaire des troupes gouvernementales, tentent de s'emparer de la ville portuaire stratégique.

Dans certains quartiers, selon le militant Shaher Mohammed Said, des habitants ont commencé à former des comités populaires pour tenter de combler le vide laissé par le retrait des soldats.

Vendredi, les seules forces visibles à Aden étaient celles qui ont affronté des dizaines de milliers de manifestants hostiles au régime. Les protestataires sont descendus dans les rues à l'occasion d'une procession funèbre pour un jeune homme battu à mort l'an passé à la suite de son arrestation.

Les forces, soutenues par des chars, ont ouvert le feu pour disperser la foule, tuant au moins une personne, a déclaré un responsable des services médicaux sous couvert de l'anonymat.

Le défunt, âgé de 25 ans, Ahmed Darwish, avait été interpellé lors d'une opération des forces de sécurité l'an dernier, avant le début de la crise politique calquée sur le modèle d'autres soulèvements dans le monde arabe.

Selon un rapport publié par des associations de défense des droits de l'Homme, il a été torturé jusqu'à ce que mort s'ensuive en juin 2010. Sa famille avait refusé de l'inhumer avant les conclusions des investigations. Dimanche, trois policiers ont été reconnus coupables par un tribunal, selon le frère du jeune homme.

Parallèlement, les forces de la garde républicaine ont tiré vendredi des missiles sur la ville d'Arhab, au nord d'Aden, tuant une personne et en blessant 13 autres, a rapporté un habitant, Mohammed Ghaylan, en précisant que trois maisons avaient été détruites. Dans cette localité, les habitants ont apporté leur soutien aux opposants au président Saleh.

Selon l'organisation Human Rights Watch, la répression des protestataires non armés a fait au moins 167 morts au Yémen depuis le début du soulèvement populaire.

Le président Saleh s'accroche au pouvoir en dépit des manifestations quotidiennes et d'une attaque en juin contre son palais au cours de laquelle il a été blessé. Le dirigeant yéménite s'est envolé pour l'Arabie saoudite afin d'y recevoir des soins.

Au cours de ces dernières semaines, les militants islamistes, dont certains sont liés à Al-Qaïda, ont tiré profit des troubles pour s'emparer de Jaar et Zinjibar, dans le sud du pays. Cette semaine, une soixantaine de détenus, soupçonnés d'appartenir à Al-Qaïda, se sont évadés d'une prison au Yémen. AP

 

 

lien : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110624.FAP0118/yemen-quatre-morts-a-aden-dont-un-dans-des-tirs-contre-des-manifestants.html

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 06:37
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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 01:55

MÉGA-MANIFESTATION DES INDIGNÉS DE MONTRÉAL

 
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Heure
vendredi 1 juillet ·  13:00 - 18:00

Lieu
Square Victoria - Rue McGill - Vieux-Port

Créé par :

 
Après la Révolution islandaise...
Après la Révolution tunisienne...
Après la Révolution égyptienne...
Et tout récemment le mouvement des Indignés en Espagne, en Grèce et partout en Europe...

LA RÉVOLUTION A TRAVERSÉ L'ATLANTIQUE!

Montréalais et Montréalaises,
C'est à notre tour de donner le coup d'envoi, qu'on soit souverainiste ou fédéraliste, de gauche ou de droite, jeunes ou vieux!

Pour une vraie démocratie, pour un monde basé sur le développement durable et le bien social, pour un monde en paix, un monde fraternel et de partage!

C'EST À MONTRÉAL DE DONNER LE COUP D'ENVOI! Que la fête du 1er Juillet se transforme en malaise réflectif!

MÉNAGEZ VOS REVENDICATIONS ET DISCOURS. APPORTEZ VOS BANDEROLES, VOS PANCARTES, VOS PORTE-VOIX ET VOS CELLULAIRES. CONTACTEZ VOS AMIS ET VOTRE FAMILLE LE PLUS D'ONG POSSIBLE SUSCEPTIBLES DE NOUS APPUYER. APPORTEZ ÉGALEMENT VOS IDÉES ET VOS PROPOSITIONS.

1) Square Victoria (par métro)

Protestations devant la Bourse, le Centre de commerce mondial et les banques (BMO, Scotia Bank, TD Canada Trust) pour dénoncer la spéculation qui a mené à la crise économique mondiale et le fait que la Scotia Bank ait acquis en 2006 la Banque Nationale de Grèce, un pays plongé dans une grave crise à cause de l'appétit des requins de la finance.

Protestation devant le siège de Québécor, à propos notamment du projet de loi 204 sur l'amphithéâtre de Québec. Dénonciation de sa politique de l'information (sensationnalisme, Sun News) et dénonciation générale des empires médiatiques (Québécor, Can West et en particulier Power Corp.) qui manipulent l'information et la politique. Dénonciation de la corruption au PLQ, de la politique de Jean Charest et de l'actuelle direction du PQ qui a amené quatre députés à démissionner du Parti. Plaidoyer pour remplacer la collégialité ministérielle par l'indépendance politique.

2) Marche de la Rue McGill jusqu'au Vieux-Port

3) Vieux-Port

Protestation pour dénoncer la politique de Harper, sa culture du secret, sa politique répressive, son infiltration des organismes des droits humains et son idéologie rétrograde. Plaidoyer pour remplacer le système politique à la britannique (critique du scrutin majoritaire à un tour qui a mené à un gouvernement conservateur majoritaire alors que 3 Canadiens sur 4 ont voté contre Harper), et qui soumet le pays à la couronne britannique, alors que 2 Canadiens sur 3 (dont une écrasante majorité des Québécois) n'en veulent plus.

Plaidoyer pour une réelle démocratie et pour la création d'un véritable mouvement national basé sur le développement durable et vert, le respect des minorités francophone et autochtone, la laicité et une économie sociale.

Finalement, plaidoyer pour une démocratie participative fondée sur le consensus (assemblées de la Puerta del Sol) et pour la tenue future d'une Assemblée constituante.

SOYEZ-Y EN GRAND NOMBRE ET QUE L'EXPÉRIENCE PUISSE SE RÉPÉTER DEMAIN ET ENCORE. DONNONS UN MESSAGE CLAIR À NOS POLITICIENS!

VIVE LES INDIGNÉS!

 

Lien : http://www.facebook.com/event.php?eid=107776265982047

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 01:45

Voces con futuro

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22.06.2011 | 17:30

Par

Les partis politiques espagnols tentent de se rapprocher des Indignés du 15-M, notamment par le biais des réseaux sociaux, mais ils peinent à s'adresser à un mouvement dont ils ne comprennent pas l'organisation. Ce n'est, il est vrai, pas avec des politiques de rigueur qu'ils les séduiront.

Le Mouvement 15-M continue de mobiliser en Grèce et en Espagne, pays d’où était parti la contestation, bien que les campements aient été levés. Dimanche 19 juin, ils étaient ainsi quelques centaines de milliers à manifester dans tout le pays, dont 50 000 à Madrid et plus de 100 000 à Barcelone.

Fascination

Le pacifisme revendiqué par les Indignés et leur capacité de mobilisation continue de surprendre les observateurs. Au premier rang desquels les politiques de tous bords qui aimeraient bien pouvoir entrer en contact avec ce formidable élan citoyen.

Mais le Mouvement du 15 mai n’est pas facile à saisir. A l’heure du web 2.0 et de l’information instantanée, les Indignés ont pris conscience très tôt de l’ampleur des moyens mis à leur disposition par les nouvelles technologies.

Etude du BIFI modélisant un mois d'interactions sur les réseaux sociaux entre les membres du
Mouvement du 15-M

Génération précaire mais aussi Internet, les Indignés savent tirer profit des réseaux sociaux pour porter leurs revendications. Ce qui laisse totalement perplexes leurs ainés pour qui Facebook et Twitter sont des espaces inconnus dont ils ne maitrisent, dans le meilleur des cas, que les rudiments.

Le "syndrome Twitter"

A vouloir trop s’engager sur les réseaux sociaux sans en maitriser les codes, le résultat peut s’avérer finalement totalement contre-productif. C’est le constat qu’a pu faire samedi dernier le vice-secrétaire à la communication du Parti Populaire (droite), Esteban Gonzalez Pons.

Voulant participer au trending topic (thème en vogue) #trespalabrasespanolas (trois mots espagnols) consistant à écrire de courts slogans, il a montré que l’important n’est pas toujours de participer et qu’il ne faut pas dire n’importe quoi. Face aux "España es differente", "Espe, espe, especulacion" et aux "asi lucha Madrid", le responsable conservateur n'a rien trouvé de mieux qu'un subtil "por mis cojones"... qui n’a pas été sans gêner les utilisateurs. Esteban Gonzalez Pons n'avait visiblement compris ni l'enjeu ni le sérieux de la démarche.

Rendez-vous au café

Le PSOE est plus heureux dans sa tentative de rapprochement. En début de semaine, le secrétaire à l’environnement et au développement rural des socialistes espagnols, Hugo Moran, déclarait non sans fierté :

Nous parlons déjà avec eux même si nous ne nous asseyons pas autour d’une table pour une réunion classique".

Cela a commencé par des "contacts informels" avec quelques uns de des porte-paroles du mouvement sur Twitter. Les socialistes les plus actifs sur les réseaux sociaux ont même commencé à fixer des dates de rencontre.

Suite à ces contacts, Elena Valenciano, responsable de campagne pour les prochaines élections générales de 2012, a longuement discuté avec des Indignés auxquels elle avait donné rendez-vous dans le célèbre Café Gijon de Madrid.

Une victoire pour le PSOE qui prouve néanmoins que la classe politique doit toujours en revenir aux modes "traditionnels" de discussion. Le groupe PSOE de l'assemblée autonome de Madrid a même demandé à sa présidente Esperanza Aguirre (PP) de mettre en place un groupe parlementaire pour discuter avec les Indignés.

La tentative de récupération menée par les partis institutionnels n'a rien d'évident tant les Indignés se méfient et se défient de la classe politique. Très politisé, le mouvement se revendique haut et fort comme a-partisan. Et pas question de transiger là-dessus : la moindre référence à un quelconque parti en assemblée provoque instantanément les huées du public.

Approches traditionnelles

La mobilisation de dimanche était une sorte de test du mouvement : test réussi et les réactions des politiques ne se sont pas fait attendre. Lundi, les instances dirigeantes du Parti socialiste espagnol (PSOE) on assuré qu’elles écoutaient les revendications du collectif et qu’elles prenaient note de nombre de leurs propositions.

Nous les écoutons avec respect et il y a des idées qui peuvent rejoindre les nôtres",

a déclaré Marcelino Iglesias, secrétaire du PSOE, faisant écho aux propos de l’ex-candidate aux primaires socialistes espagnoles Carme Chacon qui avait jugé "raisonnables et possibles" beaucoup des propositions des Indignés. Et Jose Luis Zapatero de valoriser "l’importance et la profondeur" de certaines revendications lors de la réunion de lundi dernier.

Après les résultats des élections du 22 mai dernier qui ont vu le parti conservateur d’opposition l’emporter, le Partido Popular a lui aussi tenté une approche, moins subtile, avec les Indignés. Le vice-secrétaire à la communication du parti, Gonzalez Pons, a ainsi affirmé que le PP était la "solution à l’indignation".

Nous allons travailler pour être l’alternative que la dignité de l’Espagne exige,

a-t-il déclaré, reconnaissant que le mouvement du 15-M leur avait permis d’amorcer "une réflexion sur les motivations d’une partie importante des citoyens".

Pour le leader d’Izquierda Unida, formation politique de gauche, la douche a été froide. Cayo Lara a en effet voulu apporter son soutien aux Indignés qui s’opposaient à une expulsion à Madrid la semaine dernière, mais il s’est retrouvé trempé à coup de bouteilles d'eau par les manifestants qui ne voyaient pas d’un bon œil sa participation. Opération ratée.

Seul le parti indépendantiste conservateur catalan Convergencia i Unio (CiU), gagnant des dernières élections à Barcelone, a rejeté les propositions du mouvement, les qualifiant de "non-viables".

Nous ne pensons pas que la réponse [à la crise] se trouve en dehors du système démocratique",

a déclaré son porte parole Josep Antoni Duran Lleida.

Tout et son contraire

Pendant que les principaux partis politiques promettent monts et merveilles aux Indignés, l’Union Européenne joue le Père Fouettard.

Le Commissaire aux affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a lancé lundi une sorte d’ultimatum au gouvernement en déclarant que les mesures d’ajustement étaient "inévitables" malgré "la lassitude manifeste vis-à-vis des réformes dans les rues de Madrid et d’Athènes". Est-il alors vraiment possible, et réaliste, de continuer à essayer de se faire bien voir des manifestants tout en intensifiant le train de réforme à la demande de l’UE ?

"Nous voulons changer de disque"

Pas crédibles

La tâche risque d’être particulièrement difficile pour le candidat PSOE à 2012, Alfredo Pérez Rubalcaba, qui concentre le plus de pouvoirs au sein du gouvernement et qui, de ce fait, ne peut se dégager d'une certaine responsabilité dans la rigueur actuelle.

Quant au PP, qui gouverne désormais la grande majorité des régions, il lui sera difficile de paraître proche des 15-M, dans la mesure où ce sont ces mêmes régions qui vont devoir se serrer la ceinture cette année. Les nouvelles coupes budgétaires vont en effet toucher la santé et l’éducation, deux domaines de leur ressort.

 

lien : http://fr.myeurop.info/2011/06/22/la-classe-politique-espagnole-drague-les-indignes-2787

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