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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 01:41
Place Tahrir au Caire, le 4 février 2011.Place Tahrir au Caire, le 4 février 2011.© AFP

"La deuxième révolution de la colère" : c’est le nom de l’événement créé sur Facebook par des protestataires égyptiens. Ils appellent à un rassemblement le 8 juillet prochain pour "sauver la révolution" et exhorter les politiques à s’attacher prioritairement aux revendications qui ont mené à la chute d’Hosni Moubarak.

Sur les 55 000 profils Facebook invités à participer à « La 2e révolution de la colère », plus de 9 000 ont déjà répondu présent à l’appel du 8 juillet au Caire. « Politiques de tous les bords qui débattez pour savoir s'il faut d'abord une Constitution ou des élections, sauvez d'abord votre révolution, sauvez l'Égypte d'abord. Notre révolution s'effondre », peut-on lire sur la page du résau social.

Les militants estiment que les revendications initiales, qui ont conduit Hosni Moubarak à quitter le pouvoir, ne sont pas satisfaites. Selon ces derniers, les échéances de calendrier se sont substituées à la défense des droits et des libertés.

Garantir les fondements de la démocratie

Cet appel à manifester est lancé dans un climat préélectoral dominé par la perspective d’une victoire du parti religieux des Frères musulmans aux prochaines législatives, en septembre 2011. De nombreuses voix appellent au report des élections pour laisser le temps aux partis de se structurer. Elles réclament également la rédaction d’une nouvelle Constitution en amont des scrutins afin de garantir les fondements d’un État démocratique et que la loi fondamentale ne puisse pas être rédigée sous la supervision d’un Parlement islamiste.

Le CSFA, objet de toutes les critiques

Des revendications que les auteurs de l’appel à manifester le 8 juillet estiment prématurées. Selon ces derniers, les priorités concernent la liberté d’expression dans le pays, la bonne tenue des procès publics et la fin des procès de civils en cours martiale.

À la tête du pays depuis la chute d’Hosni Moubarak, le Conseil suprême des forces armées (CSFA) est l’objet de tous les mécontements. Les militants de la place Tahrir accusent l’armée de persister à employer les méthodes de l’ancien régime pour réduire à néant la protestation. (Avec AFP)



Lien : http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20110624151522/elections-internet-facebook-manifestationegypte-une-deuxieme-revolution-de-la-colere-le-8-juillet.html

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 01:36

 

Lors d'une manifestation à Istanbul, le 24 juin 2011.

Lors d'une manifestation à Istanbul, le 24 juin 2011. (Murad Sezer / Reuters)

Les forces de l'ordre ont ouvert le feu vendredi pour disperser plusieurs manifestations à travers la Syrie, faisant au moins 12 morts et plusieurs dizaines de blessés, l'Union européenne dénonçant une répression «révoltante» et décidant d'accentuer la pression.

Cinq personnes ont été tuées et six blessées à Kessoua, près de Damas, a indiqué à l'AFP Mohammad Enad Souleimane, membre de l'Organisation syrienne des droits de l'Homme, présent sur place.

Les manifestants sont partis de la mosquée après la prière du vendredi et ont défilé quelques minutes, avant que les forces de sécurité ouvrent le feu, a-t-il expliqué.

A Damas, selon un autre militant sur place, trois personnes ont été tuées et 25 blessées dans le quartier de Barzeh. Les forces de sécurité ont dispersé une manifestation appelant à la chute du régime, faisant d'abord usage de gaz lacrymogène, avant de tirer, a-t-il raconté.

«Gangs armés»

De son côté, la télévision syrienne a affirmé que des «hommes armés» avaient tiré sur des agents de sécurité et des civils à Barzeh, causant la mort de trois civils et blessant un officier et plusieurs agents.

D'autre part, la télévision a fait état de la mort d'un officier de police à Kadam, dans le banlieue de Damas, par des «gangs armés».

Depuis le début du mouvement de protestation, le régime évoque la présence de «terroristes armés qui sèment le chaos», sans vouloir reconnaître explicitement l'ampleur de la contestation.

La police a également ouvert le feu sur des rassemblements dans différents quartiers de Homs (centre), faisant trois morts et une vingtaine de blessés, d'après un militant sur place. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, une autre personne a été tuée dans une localité près de Homs.

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans tout le pays à l'issue de la prière, pour un nouveau vendredi de la colère.

Selon le président de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane, plus de 30.000 personnes ont manifesté à Deir Ezzor (est), 10.000 dans la région d'Idleb (nord-ouest) et «des milliers d'autres ailleurs dans le pays».

Des commerçants arrêtés

La répression a fait depuis le 15 mars plus de 1.300 morts parmi les civils et entraîné l'arrestation de plus de 10.000 personnes, selon des ONG syriennes.

Dans son appel à manifester lancé sur sa page Facebook, le groupe «The Syrian revolution 2011», moteur de la contestation, avait placé la mobilisation de ce vendredi sous le thème: «Bachar n'est plus mon président et son gouvernement ne me représente plus».

Par ailleurs, des commerçants ayant répondu à un appel à une grève générale jeudi ont été arrêtés, notamment dans le sud du pays, a indiqué le chef de l'Association nationale des droits de l'Homme Amar Qorbi, précisant que les arrestations se poursuivaient vendredi.

Face à l'intransigeance de Damas, l'Union européenne a décidé d'accentuer vendredi la pression, mettant en cause la légitimité du régime syrien du fait de la répression «révoltante» en cours et imposant des sanctions contre des responsables des Gardiens de la révolution iraniens (Pasdaran), l'armée d'élite de la république islamique, accusés d'aider Damas.

«En faisant le choix de la répression plutôt que de tenir les promesses de réformes de grande ampleur qu'il a lui-même faites, le régime sape sa légitimité», indiquent les dirigeants européens dans un projet de déclaration commune qui doit être approuvé lors d'un sommet à Bruxelles.

En parallèle, un nouveau train de sanctions européennes contre la Syrie, le troisième, est entré en vigueur vendredi. Il vise sept personnes, dont trois responsables des Gardiens de la révolution, et quatre sociétés.

Ils sont accusés par les Européens d'être «impliqués dans la fourniture de matériel et d'assistance pour aider le régime syrien à réprimer les manifestations en Syrie» et visés par un gel de leurs avoirs en Europe et une interdiction de visa.

1500 Syriens entrés en Turquie en un jour

Des Syriens arrivent dans un camp de réfugiés, en Turquie, le 23 juin 2011. (Umit Bektas / Reuters)

Fuyant l'arrivée massive de l'armée syrienne à proximité de la frontière, des centaines de personnes se sont par ailleurs réfugiées en Turquie au cours des dernières 24 heures.

«Entre le 23 et le 24 juin, 1.578 citoyens syriens supplémentaires ont été acceptés dans notre pays», a annoncé le centre gouvernemental turc de gestion des crises, précisant que cela porte à 11.739 le nombre de réfugiés syriens en Turquie.

Selon des observateurs turcs, le pire serait une contagion de la révolte à Alep (nord), deuxième plus grande ville syrienne et coeur économique, situé à seulement 90 km de la frontière.

Des centaines de soldats appuyés par des chars ont pénétré jeudi matin dans le village de Khirbet al-Joz (nord-ouest), à moins d'un kilomètre de la frontière, selon un militant des droits de l'Homme.

Ce raid de l'armée syrienne a été qualifié de «très inquiétant» par la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qui a mis en garde contre «une escalade de la violence dans la région».

Le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a indiqué qu'il poursuivait ses contacts avec la Syrie pour l'encourager à mettre en oeuvre des réformes et arrêter la répression.

Le dernier discours du président syrien Bachar al-Assad, lundi, «contenait des éléments positifs en termes d'indications de réformes. Mais il est très important que des pas concrets soient faits dans la pratique», a déclaré M. Davutoglu, cité par l'agence Anatolie.

 

Lien : http://www.liberation.fr/monde/01012345301-syrie-le-regime-poursuit-sa-repression-meurtriere

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 01:33

 

par Khaled Yacoub Oweis

AMMAN (Reuters) - Des dizaines de milliers de personnes sont encore descendues dans les rues de Syrie vendredi pour manifester contre le régime de Bachar al Assad, ont rapporté des témoins et des défenseurs des droits de l'homme, qui font état d'une quinzaine de morts.

La répression de ce mouvement, notamment dans le nord du pays, a entraîné jeudi l'exode de 1.500 réfugiés syriens supplémentaires vers la Turquie.

Cette situation à la frontière entre la Syrie et la Turquie fait craindre aux Etats-Unis des tensions régionales.

Les Comités de coordination régionale, un groupe militant, a dit avoir une liste de 14 civils tués à Homs, à Kissoua, au sud de Damas, et à Barzeh, un quartier résidentiel de Damas.

Un autre manifestant a été tué par balle à Kousair, a rapporté un mouvement de défense des droits de l'homme.

La télévision syrienne a imputé les morts à Barzeh à des hommes armés accusés par les autorités d'être les instigateurs des violences et a affirmé que des membres des forces de sécurité avaient été blessés.

La plupart des journalistes étrangers ont été expulsés de Syrie, ce qui rend difficile de vérifier les récits des témoins ou les déclarations officielles.

A Barzeh, un témoin a rapporté que des tireurs embusqués de la police avaient abattu trois manifestants.

"La sûreté a d'abord utilisé des gaz lacrymogènes puis ils ont tiré des toits quand les slogans hostiles à Assad se sont poursuivis", a dit cet habitant, Houssam, contacté par téléphone. "Trois jeunes ont été tués et j'ai vu deux corps touchés à la tête et à la poitrine."

Des défilés ont également eu lieu à Homs et Hama, dans le centre du pays, où les manifestants ont crié "le peuple veut la chute du régime", à Deraa, berceau du mouvement dans le Sud, ainsi que le long de la côte méditerranéenne et dans les provinces orientales de Kamichli et de Daïr az Zour.

DERAA EXHORTE DAMAS À SE SOULEVER

A Deraa, les manifestants ont invité les habitants de Damas à suivre leur exemple. La capitale a jusqu'à présent été relativement calme. "Peuple de Damas, ici à Deraa, nous avons renversé le régime", ont-ils scandé.

La télévision syrienne a pour sa part rapporté que l'armée "achevait son déploiement" dans les villages frontaliers avec la Turquie. Elle a imputé les morts signalés à Barzeh à des hommes armés déjà accusés par le régime d'être derrière le soulèvement contre Bachar al Assad.

Selon les autorités de la province turque de Hatay, l'arrivée jeudi d'une nouvelle vague de civils syriens porte à 11.739 le nombre de réfugiés dans les camps turcs.

Des journalistes de Reuters à Guvecci, un village turc à la frontière, ont rapporté que les camps côté syrien semblaient totalement désertés vendredi matin. Seule une poignée de soldats syriens était visible à la frontière.

La répression des manifestations anti-gouvernementales a fait plus de 1.300 morts depuis la mi-mars, selon des organisations de défense des droits de l'homme.

Cherchant à faire pression sur le gouvernement de Damas, l'Union européenne a étendu ses sanctions contre le régime syrien à onze nouvelles entités et personnes.

Dans cette liste figurent notamment trois responsables des Gardiens de la Révolution iraniens - les généraux Qasem Soleimani et Mohammad Ali Jafari ainsi que le numéro deux des services de renseignement, Hossein Taeb - qui seraient impliqués dans la répression.

LES ÉTATS-UNIS DE PLUS EN PLUS INQUIETS

Les Etats-Unis, qui ont également imposé des sanctions ciblées à plusieurs responsables syriens, se sont inquiétés des mouvements de l'armée syrienne autour de la ville de Khirbat al Djoz, à 500 mètres seulement de la frontière turque.

"A moins que les forces syriennes ne mettent immédiatement fin à leurs attaques et à leurs provocations qui désormais ne concernent plus seulement leurs propres citoyens mais font aussi courir le risque d'affrontements frontaliers, nous allons assister à une escalade du conflit dans ce secteur", a déclaré jeudi soir la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

Elle a dit s'être entretenue de la situation avec son homologue turc, Ahmet Davutoglu, et que le président Barack Obama avait également eu un entretien téléphonique avec le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. Davutoglu a déclaré qu'Erdogan s'entretiendrait avec Assad vendredi.

Le commandant de la IIe Armée turque, s'est rendu à Guvecci pour se rendre personnellement compte de la situation.

La Turquie sunnite est de plus en plus critique envers le président Assad, issu de la minorité alaouite, alors qu'elle soutenait précédemment ses efforts de paix avec Israël et de rapprochement avec les Etats-Unis. Assad a aussi ouvert le marché syrien aux produits turcs.

Selon des analystes, le risque est grand que la Syrie, où se côtoient sunnites, kurdes, alaouites et chrétiens, bascule dans la guerre civile du fait que le pouvoir s'appuie de plus en plus sur les troupes alaouites qui lui sont acquises et sur des forces irrégulières.

Avec Omer Berberoglu et Umit Bektas à Guvecci, Simon Cameron-Moore et Ibon Villelabeitia à Ankara, Suleiman al Khalidi à Amman, Andrew Quinn à Washington; Guy Kerivel, Bertrand Boucey et Nicole Dupont pour le service français

 

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 01:27
24 juin 2011
21h25

Quatorze personnes ont été tuées vendredi en Syrie lorsque les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants, lors d'un nouveau vendredi de défi au régime, a-t-on appris auprès de militants de droits de l'Homme. Cinq personnes sont mortes à Kessoua, près de la capitale syrienne, cinq à Damas, trois à Homs et une dans une localité située près de Homs, selon différents militants.

 

Lien : http://lci.tf1.fr/filnews/monde/syrie-14-morts-lors-de-tirs-sur-des-manifestants-6551173.html

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 01:19

24 juin 2011

Par Kader A. Abderrahim, Professeur associé California University, Chercheur associé à l’Iris, Maître de conférences à SciencesPo Paris

Contrairement à la Tunisie ou à l’Egypte, où les mobilisations populaires massives ont fait tomber des régimes dictatoriaux et corrompus, au Maroc le Roi a pris l’initiative, compte tenu de la situation régionale, de proposer des réformes avant que la situation n’échappe à son contrôle.


 

Le vendredi 17 juin le Roi Mohamed VI a, dans un discours solennel à la Nation, développé les lignes forces de son projet de réforme constitutionnelle. Comme prévu il a annoncé une révision de la Constitution. Cependant Mohammed VI conserve l’essentiel de ses pouvoirs. Les manchettes de la presse hexagonale ont été, pour le moins surprenantes : « Monarchie parlementaire », « révolution », « réduction des pouvoirs du Roi »…, la presse française est tellement en phase avec le régime marocain, qu’elle a abusé et forcé sur les superlatifs, après le discours royal. Peu de recul, quasiment aucune distance critique.

Pourtant c’est bien une révision minimaliste de la Constitution, sur laquelle les marocains doivent se prononcer par référendum le 1er juillet prochain. En réalité, le Roi reste la clé de voute du système politique au Maroc, même s’il élargit les prérogatives de son Premier ministre, car il conserve les moyens de le brider. Le Mouvement du 20 février, fer de lance de la contestation, est déçu. Il ne s’est pas fait une opinion en lisant la presse française mais en analysant, par lui-même, le discours royal. Et, contrairement à l’annonce du Roi reprise en chœur par les médias français, le Maroc n’est pas près de devenir une monarchie parlementaire où le Roi règne sans gouverner. C’est bien ce que le Mouvement des jeunes du 20 février a compris en appelant à manifester, à se mobiliser contre le projet de révision constitutionnelle. Le Mouvement, qui lutte pour une « constitution véritablement démocratique et une monarchie parlementaire », a prévu de faire campagne pour le boycott du référendum. L’analyse critique du Mouvement des jeunes est fondée. Il y a eu des petits progrès. Il faut noter, en premier lieu, l’avancée qui fait de la langue amazighe, une des deux langues officielles du pays avec l’arabe. En terme de pouvoirs, les évolutions, minimes et d’un verrouillage aisé, portent sur les prérogatives du Premier ministre. Désormais, il sera désigné, par le Roi, au sein du parti arrivé en tête des élections législatives. Le Premier ministre pourra tenir un Conseil de gouvernement pour discuter de la politique générale du pays, ce qui ne se faisait qu’en Conseil des ministres sous la présidence du Roi. Le Premier ministre aura désormais le pouvoir de dissoudre le Parlement, possibilité réservée jusque-là au Roi et son pouvoir de nomination est étendu en matière de fonctions civiles.

Commandeur des croyants et chef des armées

L’élargissement des prérogatives du Premier ministre s’accompagne cependant, de verrous qui peuvent les rendre inopérantes. La tenue d’un Conseil de gouvernement est liée à un accord préalable du Palais Royal sur son ordre du jour. Le Roi peut ainsi opposer son veto à tout sujet qui ne lui agrée pas. Même le pouvoir de désignation aux fonctions civiles accordé au Premier ministre est lié à l’approbation préalable du Roi. En contrepartie de cette modeste délégation de pouvoir, le Roi demeure le chef de l’exécutif et la référence religieuse en tant que « Commandeur des croyants ». Il reste un souverain qui règne et qui gouverne. Il est le chef des armées, et les désignations au sein de l’institution militaire relèvent de son seul pouvoir. Il préside le Conseil des ministres qui est le lieu du pouvoir exécutif. Le Roi peut dissoudre le Parlement et sa personne demeure sacrée. Le projet de Constitution joue sur la terminologie. S’il n’évoque plus la « sacralité » du Roi, il souligne que le monarque est le « Commandeur des croyants et chef de l’État » et que sa personne est « inviolable ». L’évolution est tellement minimaliste qu’elle ne pouvait satisfaire un mouvement de jeunes qui veut une démocratisation « réelle ».

Une « réformette » pour en finir avec le Printemps

Mohammed VI veut fermer rapidement la parenthèse, avec le référendum prévu le 1er juillet pour lequel il dira « oui ». Pour Mohammed VI, le « Printemps » a été constitutionnalisé. Mais, même s’il peut bénéficier de l’appui de la presse française, beaucoup au Maroc relèvent que le Roi applique simplement la fameuse formule qui consiste à faire « bouger quelque chose pour que tout reste en place ». On peut parier qu’après la réformette, ce sera la répression pour les jeunes du 20 février qui sont déjà violemment attaqués par la presse du Makhzen. Pour le Roi et le Makhzen, la fête du Printemps est sur le point de prendre fin.

 

Lien : http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article5269 

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 01:14

Le Maroc s'achemine progressivement vers l'abolition de la peine de mort et l'adoption du projet de révision constitutionnel le 1er juillet, qui consacre le droit à la vie, va accélerer ce processus, selon un haut responsable marocain.
"Le Maroc s'achemine progressivement vers l'abolition de la peine de mort", a déclaré vendredi à Rabat le directeur de la direction des affaires pénales Mohamed Abdennabaoui.


"Si le projet de révision constitutionnelle qui consacre pour la première fois le +droit à la vie+ est adopté le 1er juillet, cela va accélerer le processus d'abolition de la peine de mort", a indiqué M. Abdennabaoui, qui dirige la plus importante direction du ministère de la Justice marocain.
M. Abdennabaoui s'exprimait en marge de l'ouverture de l'assemblée générale de la Coalition internationale contre la peine de mort, qui se tient pour la première fois dans un pays arabe.
Un projet de réforme de l'actuelle constitution marocaine, qui renforce les attributions du Premier ministre tout en préservant les pouvoirs politiques et religieux du roi, sera soumis à un référendum populaire le 1er juillet.
"Personnellement, je suis favorable à ce que la peine de mort soit abolie", a-t-indiqué.
Quelque 103 condamnés à mort, dont deux femmes, attendent leur exécution dans les "couloirs de la mort" au Maroc, a précisé M. Abdennabaoui, qui a présenté ces chiffres comme étant les "derniers chiffres officiels".
Ont notamment participé à cette réunion Federico Mayor Zaragoza, le président de la Commission internationale contre la peine de mort, Eneko Landaburu, ambassadeur de l'Union européenne au Maroc, ainsi que Me Abderrahim Jamaï, de la Coalition marocaine contre la peine de mort.

 

Lien : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/le-maroc-s-achemine-vers-l-abolition-de-la-peine-de-mort-24-06-2011-1507134.php

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 00:54

Sur le site d' Amnesty international France

Réfugiés libyens en Tunisie © Demotix /Amine Landoulsi
Réfugiés libyens en Tunisie © Demotix /Amine Landoulsi

[22/06/2011]

 

A la veille du Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne qui abordera la situation des réfugiés en provenance de Libye et de Tunisie, Amnesty International France (AIF) déplore l’attitude honteuse des autorités françaises qui maintiennent leur refus de "réinstaller" certains de ces réfugiés sur son sol.

Dans un courrier reçu le 21 juin, le ministre de l’Intérieur invoque en effet "la crise de l’asile et la saturation des capacités d’accueil" en France et privilégie "des solutions régionales de protection" dans des pays comme l’Egypte et la Tunisie qui ont pourtant déjà vu arriver 1 million de personnes sur leurs territoires en quelques mois.
AIF appelle les autorités françaises à prendre leurs responsabilités face à la tragédie qui se déroule aux portes de l’Union européenne.

 

Guerre en Libye : protéger les réfugiés. Maintenez la pression sur le ministre de l’Intérieur Signez

Alors que, depuis le début de la crise, environ 1800 personnes seraient déjà mortes en traversant la Méditerranée, d’autres continuent à risquer leur vie sur des embarcations de fortune pour tenter de rejoindre l’Europe. Ces personnes ne le font pas par choix mais par extrême nécessité. Beaucoup sont des "doubles" réfugiés, originaires du Soudan, de Somalie, d’Érythrée et de la Côte d’Ivoire, déplacés de chez eux puis de Libye, ils fuient constamment les conflits.

 

Pour AIF, la position des autorités françaises est inacceptable.

Inacceptable parce que les raisons régulièrement avancées pour justifier le refus d’accueillir des réfugiés varient dans le temps, sont contradictoires et finalement révèlent l’absence totale de volonté politique pour protéger les réfugiés fuyant la Libye (voir compléments d’information).

 

Inacceptable car les solutions préconisées sont totalement inadaptées à cette situation d’urgence. Devant la nécessité de protéger immédiatement ces réfugiés, Claude Guéant ne fait qu'évoquer un programme qui "devrait permettre à moyen terme de créer les conditions d’accueil" en Libye, en Tunisie et en Egypte.

 

Inacceptable, enfin, car les autorités françaises font preuve de cynisme. Avant le conflit, la France et l'Union européenne coopéraient étroitement avec le Colonel Mouammar Kadhafi pour contrôler les flux migratoires vers l’Europe avec pour conséquence le maintien forcé de réfugiés en Libye dans des conditions indignes (rapport d’Amnesty International publié en décembre 2010). Le refus de protection d'aujourd'hui vient renforcer leur responsabilité, et celle de l’Union européenne, pour non respect de leurs obligations internationales.

 

Le temps est largement venu pour les autorités françaises de ne plus se défausser et d’avoir le courage d'exposer les faits de façon objective à la population française. Le sort de milliers de personnes, privées de toute protection, dépend des réponses qu'elles apporteront.

 

Compléments d’information

Au mois de mars 2011, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) lançait un appel à la réinstallation d’urgence d'environ 8000 réfugiés et de plus de 3 000 demandeurs d'asile de Libye. Dans le même temps, la commissaire européenne à la sécurité, Cecilia Malmström, lançait un appel à la solidarité aux Vingt-sept pour "réinstaller" dans l’Union européenne des Erythréens et Soudanais.

 

Le 6 avril, le président de la République française indiquait que la "piste de la réinstallation sur le territoire des Etats membres n’est pas pertinente dans les circonstances de l’espèce". Il ajoutait : "Il y a tout lieu de penser que, par l’effet d’appel qu’elle comporte nécessairement, [la réinstallation] serait en fait de nature à aggraver la situation".
[Lettre adressée au Président de la Commission européenne à propos de la situation des réfugiés fuyant la guerre en Libye, 9 avril 2011]

 

Le 2 juin, le ministre des Affaires étrangères indiquait de son côté que "le projet de programme européen de réinstallation, fait l'objet d'un blocage institutionnel entre le Parlement européen, d'une part, le Conseil de l'Union européenne et la Commission, d'autre part".
[Réponse du ministre au Sénateur R. Jung, publiée au Journal Officiel du Sénat du 2 juin 2011]

 

Lien : http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Personnes-deracinees/Refugies-dans-le-monde/Actualites/France-dit-non-refugies-de-Lybie-2980

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 00:51

 

AFP
24/06/2011 | Mise à jour : 14:21
R
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La Banque européenne d'investissement (BEI) et la Tunisie ont signé vendredi un contrat de financement de 163 millions d'euros. Il s'agit du premier prêt pour la BEI de l'après sommet du G8 de Deauville qui avait promis de soutenir le "printemps arabe".

"Cette signature est symbolique du processus qui a été lancé à Deauville", a déclaré à l'AFP Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la BEI.

Le contrat, signé avec le ministre de la Planification et de la Coopération Internationale Abdelhamid Triki porte sur un prêt de 325 millions de dinars (163 millions d'euros) pour financer la modernisation du réseau routier tunisien, qui compte quelque 20.000 km de routes.

Le projet d'un montant global de 327 millions d'euros, financé à 50% par la BEI, va "permettre de créer quelques milliers d'emplois rapidement dans l'ensemble de la Tunisie", a souligné le responsable. Il permettra aussi d'améliorer la sécurité routière en Tunisie, a-t-il ajouté.

Le sommet du G8 de Deauville, fin mai, avait adopté le principe d'une aide des institutions multilatérales de développement de plus de 20 milliards de dollars, au profit de l'Égypte et de la Tunisie pour 2011-2013, afin de soutenir les réformes.

 

Lien : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/06/24/97002-20110624FILWWW00472-la-tunisie-recoit-168-m-de-la-bei.php

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 00:49

 

Publié le 24-06-11 à 18:20 Modifié à 18:12 Réagir

 

 

 

 

TUNIS (AP) — Des officiers libyens de haut rang ayant fait défection en Tunisie ont fait état vendredi d'une "situation dramatique" en Libye.

Depuis plusieurs semaines, les dissidence se multiplient dans les rangs des forces gouvernementales libyennes. De nombreux groupes sont arrivés en bateau en Tunisie au port de Ketf, dans la région de Ben Guerdane frontalière avec la Libye, et d'autres par voie terrestre, en passant par le poste frontalier de Wazen contrôlé par les insurgés ou en empruntant des pistes sahariennes.

L'agence de presse officielle tunisienne TAP a fait état de l'arrivée jeudi de 49 réfugiés libyens, dont 19 officiers de l'armée et de la police, précédés mercredi encore au port de Keft par 38 autres Libyens, parmi lesquels de hauts responsables militaires.

Trois officiers supérieurs ont accepté de livrer leur sentiment à l'Associated Press, sous le couvert de l'anonymat, par crainte de représailles du régime du colonel Moammar Kadhafi contre leurs familles restées en Libye. Ces informations n'ont pas pu être vérifiées de source indépendante étant donné le chaos qui prévaut sur place.

"Nous sommes venus ici (en Tunisie) non pas pour fuir la mort mais en raison du massacre perpétré contre le peuple libyen. Nous n'acceptons pas de tuer les enfants de notre pays", a expliqué l'un d'eux.

Jugeant "la pression de plus en plus insoutenable", il a confié avoir attendu plus de deux mois pour "sauter sur l'occasion" de partir qui s'était présentée à lui et à ses compagnons.

Selon lui, de nombreux autres militaires n'attendent eux aussi que le bon moment pour faire de même. "Il est arrivé que certains de nos collègues à bout de nerfs se tirent des balles sur eux-mêmes. Certains sont morts, d'autres se sont grièvement blessés", a-t-il assuré.

Il a aussi mentionné un bataillon de 150 militaires "disparus" pour s'être opposés à des "ordres insensés". Pour ce militaire, le colonel Kadhafi est devenu un "Satan" auteur de "crimes horribles".

"Nous vivons des drames tous les jours. Chaque heure, il y a des victimes qui tombent", a renchéri un autre officier. Il a avancé un bilan de plus de 15.000 morts depuis le début de la crise libyenne et estimé le nombre de prisonniers à plus de 30.000.

Le troisième officier a déploré les effets dévastateurs de la guerre à Misrata, deuxième ville du pays et dernière encore tenue par l'opposition dans l'ouest du pays. "Misrata était une belle ville. Aujourd'hui, c'est la désolation. Elle n'est méconnaissable", a-t-il témoigné.

A leur arrivée en territoire tunisien, les militaires libyens dissidents sont interceptés par les unités de l'armée et de la garde nationale tunisiennes qui ont renforcé leur présence dans les zones frontalières.

"Ils nous rendent leurs armes et nous les conduisons en lieu sûr. Certains vont rejoindre leur famille réfugiée en Tunisie", a déclaré le porte-parole du ministère tunisien de la Défense, le colonel-major Mokhtar Ben Nasr, qui a refusé de préciser leur nombre. AP

 

Lien : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110624.FAP0112/des-officiers-libyens-refugies-en-tunisie-jugent-la-situation-dramatique.html

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 00:00

TUNIS — Jaloux de "leur" révolution dont ils se sentent dépossédés, une cinquantaine de manifestants campent depuis une semaine place des droits de l'Homme à Tunis pour "protéger et poursuivre la révolution", une manifestation qu'ils ont baptisée le "sit-in du destin".

 

"On n'a pas les moyens d'organiser des conférences dans des hôtels comme le font les partis. Nous nous emparons de la place publique" lâche Sonia Chermiti, quadragénaire qui campe depuis le 15 juin date du début du sit-in. Le dessein de cette manifestation est quasiment identique à celui de deux sit-in précédents, en janvier et février devant les bureaux du Premier ministre, qui ont marqué un tournant dans la transition après la chute du régime Ben Ali, le 14 janvier dernier.

Le premier a provoqué le départ de plusieurs ministres du parti unique de l'ex-président et le second a contraint à la démission Mohammed Ghannouchi, Premier ministre de Zine El Abidine Ben Ali qui était resté à la tête du gouvernement après sa fuite.

 

Ce mouvement a aussi abouti à la décision de convoquer des élections, pour élire une assemblée constituante. Annoncées pour juillet, celles-ci doivent finalement avoir lieu le 23 octobre.

 

Pour les organisateurs du nouveau sit-in, le destin de la révolution tunisienne est encore incertain.

 

Sur Facebook, les revendications pleuvent : indépendance totale et définitive du pouvoir judiciaire, que ceux qui ont tiré sur la foule pendant la répression des protestations soient traduits en justice, démission des ministres de la Justice et de l'Intérieur.

 

Les protestataires veulent aussi la "chute du système" et "créer une tribune pour tous les citoyens", détaille Sonia.

Mais c'est une tribune où les orateurs peinent à se faire entendre sur fond de sifflets des agents de la circulation, de klaxons et du fracas des travaux dans un hôtel voisin.

 

Sonia explique que ce lieu a été choisi par défaut. "Nous avons voulu nous emparer de la place du gouvernement à la Kasbah", regrette-t-elle. "On a été violemment renvoyés". D'autres participants expliquent qu'ils "n'ont voulu gêner personne", notamment les commerçants de la Medina, à proximité de la place du gouvernement qui ont dû fermer boutique lors des précédents sit-in.

 

L'assistance, cette fois-ci, est nettement plus réduite, les nombreuses grèves et mouvements sociaux qui avaient paralysé la Tunisie dans les premiers mois de l'après Ben Ali s'étant progressivement taris.

 

Attenante à l'avenue Mohamed V, un des principaux axes de la capitale, la place des Droits de l'homme est entourée de gigantesques sièges des banques. Jalonnée de palmiers, cette place est un ancien repaire d'amoureux en quête de discrétion. Elle se veut désormais un fief des irréductibles de la révolution.

 

Le "code de bonne conduite du sit-in du destin", placardé sur les arbres du jardin, interdit "tout discours partisan qui nuit à la cohésion des frères et soeurs manifestants".

 

Ici, l'explosion du nombre de partis, près d'une centaine actuellement, est considérée comme un morcellement de la société qui ajoute de la confusion dans le paysage politique.

 

"C'est comme si un vieux bâtiment s'était écroulé et qu'on essayait de reconstruire sur les ruines. Il faut tout nettoyer d'abord", explique Mohamed-Amine mimant de la main un coup de balai.

 

Chaque jour, les émissaires de petites formations politiques récemment créées viennent témoigner leur soutien mais, pour l'instant, aucun des grands partis n'a fait de même.

 

Jeudi, un groupe sur Facebook annonçait le début d'un autre "sit-in du destin" à Sfax, la deuxième ville de Tunisie.

 

Lien: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iDlPVyOXdoCWFReFzD1lyrnAzTyw?docId=CNG.89e8d7e677a7edcb76fc6e6193b57d20.421

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