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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 02:53

Mariage coutumier et légalisation de la prostitution!

Tunisie. Mariage coutumier et légalisation de la prostitution!

 

Avec le «mariage coutumier» et autres pratiques moyenâgeuses, la chariâ, que les Tunisiens ont cru avoir sorti par la porte, leur revient par la fenêtre! Machiavéliques, les islamistes!!

Depuis son retour de son exil londonien, Rached Ghannouchi n'a cessé de créer des problèmes à un peuple qui venait de s'unir pour dégager son tyran, de manière à le diviser à nouveau, appliquant la règle «diviser pour mieux régner».

 

La culture «saoudo wahhabite» gagne du terrain

C'est ainsi qu'il a créé tout un tapage médiatique autour de questions qui n'ont aucun rapport avec les objectifs d'une révolution à laquelle ni lui ni ses hommes n'avaient participée, en remettant en cause la «tunisianité» des Tunisiens, qu'il accuse de s'être éloignés de leur identité arabo musulmane :

- en développant toute une thématique autour de l'identité religieuse, sur laquelle il a fait disserter toute l'opposition, piégée par ce stratagème, puis sur l'identité ethnique, sous prétexte que les Tunisiens auraient perdu leur identité «arabo musulmane», pour la leur faire recouvrir; alors qu'en réalité, il veut leur coller une nouvelle identité, «saoudo wahhabite» celle de ses amis pétro monarques!

- en lançant des débats que nous croyions enterrés depuis le Code du statut personnel (Csp) de 1956: sur la polygamie, le mariage coutumier, la réactivation de la cellule des fatwas, le statut de la femme...

- en remettant en cause le code civil d'une république au statut civil, qu'il assurait respecter durant sa campagne électorale d'avant le 23 octobre 2011!

- en créant ainsi, intentionnellement, le chaos parmi les Tunisiens pour mieux les affaiblir et mettre la main sur le pouvoir suprême! Pour en être le Guide Suprême, statut dont il rêve!

 

Une supercherie au nom de la religion

La politique nihiliste de Ghannouchi commence malheureusement à donner ses effets:

- la Tunisie est devenue une grande poubelle à ciel ouvert aux sens propre et figuré...

- un peuple réputé pour sa tolérance et son pacifisme s'est transmué en spectateur et victime de toute sorte de violences, quasi quotidiennes, jusqu'à l'assassinat politique!

- et socialement, un nouveau phénomène est en train de se répandre, dont la Tunisie aurait pu se passer, né de l'irresponsabilité du gourou Ghannouchi: c'est le «zaouaj el-ourf» (mariage coutumier)! Des mariages illégaux se multiplient. On en dénombre déjà 500 cas selon certaines sources... et déjà des cas d'enfants naturels!

Le pire, la plupart de ces mariages sont contractés par des étudiantes à l'université! Il faut croire que d'être parvenues à l'université n'a pas rendu ces jeunes filles «plus intelligentes»!

Puisque ces dindes se sont faites avoir par les discours «pseudo religieux» de leurs copains barbus pour accepter des mariages bidons, où elles sont à la merci de leurs hommes qui peuvent les quitter quand ils veulent... les abandonner, elles et leurs enfants, en toute impunité!

Un retour à des pratiques d'avant l'indépendance, que la Tunisie avait connues dans les régions les plus reculées au sens géographique et intellectuel, et que Bourguiba s'est fait un point d'honneur d'éradiquer... Et ce, grâce à des militantes islamistes inconscientes pour ne pas dire idiotes! Dont certaines commencent à peine à réaliser le pétrin où elles se sont mises, par suivisme imbécile d'étudiants «beaux parleurs» nouvellement convertis à l'islamisme, appâtés par «le mariage coutumier» halal, qui leur permet de jeter leur gourme et assouvir leurs bas instincts sans bourse délier et sans conséquences pour eux ! Abusant des dindes nouvellement converties elles aussi à l'islamisme, qui admettent le «zaouaj el ourfi», convaincues qu'il est «halal»!

Certaines de ces victimes consentantes, désemparées, cherchent avorter le fruit de la supercherie «religieuse»... allant jusqu'à tenter de se suicider, pour laver la honte qui éclabousse déjà leurs familles !

Ce qui rajoute à leur péché, celui du «haram el akbar» (le grand péché) d'attenter à la vie: la leur ou celle de du fruit de leur péché!

 

Ramener les Tunisiens aux pratiques de la chariâ

La régression est affligeante, comme dirait Emna Menif: «Aurions-nous fait la révolution pour nous retrouver réduits à défendre les acquis de 1956!».

Terrible constat d'une militante des droits des femmes !

Un responsable universitaire a voulu tirer la sonnette d'alarme en exposant ce nouveau phénomène indigne de la Tunisie moderne à un responsable du gouvernement. Celui-ci ne semblait nullement s'en alarmer... il affirme même que c'est le cours normal qui reprend, dans une société qui recouvre ses traditions et sa religion! C'est ahurissant !

Le responsable universitaire relève tout de même l'hypocrisie du gouvernement Ghannouchi qui s'est scandalisé d'un flirt d'une jeune tunisienne avec son fiancé qui, bien que violée par trois policiers, s'est retrouvée dans le box des accusés pour atteinte à la pudeur... mais qui ne semble nullement s'émouvoir du sort des prostituées «halal» que sont les victimes des mariages coutumiers ni des enfants naturels qu'auront ces filles-mères!

Ce qui fait dire au responsable universitaire que Ghannouchi et ses hommes tolèrent cette pratique honteuse pour la faire admettre aux Tunisiens et, à travers elle, de les ramener aux pratiques de la chariâ!

Ce qui revient à dire que la chariâ, que les Tunisiens ont cru avoir sorti par la porte, leur revient par la fenêtre ! Machiavéliques, les islamistes!!

Les mariages coutumiers sont monnaies courantes au Maroc, contractés souvent par les ressortissants du «Khalij» (pays du Golfe), qui s'en servent pour «couvrir» une prostitution «touristique» qui ne dit pas son nom ! Et qui rentrent chez eux, une fois leurs besoins satisfaits, la conscience tranquille puisque c'est «halal». Mais laissant derrière eux des drames familiaux terribles : des filles-mères abandonnées par leurs familles et dont les enfants sont considérés comme des bâtards... dans une société empêtrés encore dans ses traditions!

Que de drames au nom de la religion! Quelle hypocrisie!

On comprend mieux le désir des bédouins d'Arabie et du Golfe de diffuser leur wahhabisme en Afrique du Nord et en Tunisie où ils voudraient développer un tourisme sexuel «halal»: pour en faire un paradis sur terre où les belles houris se ramassent à la pelle... sans se mettre hors-la-loi (leur loi!) ni être accusés de s'adonner à la prostitution ni au proxénétisme!!

Voilà la morale que défend Ghannouchi!!

Quand les Tunisiens se décideront-ils à se débarrasser de ces tartufes et de leur dangereux gourou?

Pauvre Tunisie!  Par Rachid Barnat  http://www.kapitalis

 

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 Bilan d’un an de “légitimité”. Droits des femmes : Un statu quo au goût de recul

bilan-23oct.jpg

L’année écoulée en Tunisie aura été rude pour les femmes : elle aura commencé avec une Souad Abderahim, députée du parti Ennahdha qui crachait sur les mères célibataires et elle aura fini avec deux policiers accusaient du viol d’une jeune fille. Entre ces deux événements la situation a été tendue toute l’année : beaucoup d’appréhension et des citoyens sur le qui-vive face à l’impression d’une tentative de retour d’un conservatisme imposé par le haut. Toute l’année il a fallu batailler pour qu’aucune législation régressive ne soit mise en place, rien n’a été fait d’un point de vue socio-économique et les violences faites aux femmes n’ont pas reculées.

Pourtant il y a un an 59 femmes étaient élus députées. Un bon début même si ce résultat n’est que le fait de la loi sur la parité. Reste que cette entrée sur la scène publique est un bon exemple : mettre des femmes en charge des affaires publiques, représentantes de la population, responsables devant tous, est un bon exemple pour les générations à venir. Si des femmes ont participé à la rédaction de la Constitution, loi suprême du pays, quel poste ou fonction peut alors leurs être refusé ?

La législation

jeune-femme-droits.jpg
Jeune tunisienne lors d'une manifestation à l'occasion de la fête de l'indépendance le 20 mars 2012. traduction de la pancarte : "Ma croyance est dans mon coeur, pas dans la constitution. La démocratie est ma liberté. Mon identité je la choisi et ne peut m'être imposée". Crédit image : Malek Khadhraoui | www.nawaat.org

Avec autant de femme députées au sein de l’ANC on aurait pu s’attendre à ce que de nouveaux acquis pour les femmes voient le jour. Ça n’a pourtant pas été le cas. Etre femme ne signifie pas être activiste pour l’égalité. Et finalement on peut s’interroger sur le rôle des femmes députées : femme d’action ou femme alibi ? La loi sur la parité, la levée des réserves sur la CEDAW et le discours modéré du parti Ennahdha avaient donné l’espoir à Ahlem Belhadj, présidente de l’ATFD, comme à Selma Mabrouk, ex-députée Ettakatol, que d’autres avancées législatives allaient voir le jour suite aux élections. La réalité les a toutes les deux déçues.

 

La parité

Pour les élections de l’ANC en octobre 2011 Sophie Bessis expliquait que : «  L’institution de la parité à la proportionnelle sur les listes électorales, votée par la Haute Instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, a été une innovation très intéressante. Nous nous sommes retrouvés avec une parité d’alternance obligatoire, qui, si elle n’était pas respectée par les listes, entraînait l’annulation de celles-ci. »

Une première en Tunisie. Car mettre en place la parité politique c’est donner visibilité et crédibilité aux femmes, comme l’explique Ahlem Belhadj de l’ATFD : « La parité c’est une première entrée des femmes sur la scène politique c’est une manière de montrer que d’autres fonctions sont possibles. La parité c’est aller vers un objectif : celui d’introduire les femmes sur la scène politique, introduire une certaine manière de vivre la présence des femmes dans le politique quelque soit leur courant. »

Mais finalement si la loi sur la parité a donné un résultat aussi « faible » c’est que les femmes n’ont pas été nombreuses en tête de liste, si bien que seules celles engagées dans les grands partis se sont retrouvées élues. Sophie Bessis en témoignait il y a quelques temps dans une interview accordée à Nawaat :

« Malheureusement le vieux machisme aidant, il n’y a eu que 7% des 1500 listes avec des femmes à leur tête. »

Et surtout la loi sur la parité n’a pas vraiment apportée une égale prise en compte des uns et des autres. Les femmes ne seront que deux à obtenir le rang de Ministre alors que plus d’une vingtaine de place sont à pourvoir. Femme alibi, objet de décor. La déception a été grande.

 

La chariâa

Et la situation de la scène politique a vite donné le ton pour le reste de l’année : rien n’a vraiment été fait pour les femmes. Au contraire. Le débat lancait dés le mois de février sur l’idée de prendre la chariâa comme source d’inspiration législative pour la Constitution a montré la violente volonté de recul des hommes politiques. C’est Sadok Chourou, du parti Ennahdha et membre de la Commission en charge de l’écriture du Préambule de la Constitution qui lance l’idée.

Or il semble difficile, pour beaucoup de femmes, de concilier chariâa et Code du Statut Personnel (CSP). Les femmes tunisiennes ne veulent pas perdre leur acquis. Et même si le CSP n’est pas un texte égalitaire il reste un texte qui instaure un début de situation équitable.

« Le discours jusqu’alors de Ennahdha avait l’air réconfortant, mais à travers le travail constitutionnel on a vu une vision, soutenue par les députés de ce parti, dans la Commission droits et libertés, qui n’était pas du tout en faveur de l’égalité homme-femme »   explique Selma Mabrouk.

La résistance de la société a fait reculer le gouvernement sur cette question et le leader du parti Ennahdha avait finit par expliquer qu’il n’y avait pas de raison de diviser la population en deux camps. Fin mars la question est donc enterrée mais c’est surtout parce que la population n’a pas envie de ce référent.

Ce combat a permis, pour Selma Mabrouk, aux femmes tunisiennes de se réapproprier le CSP, «  un texte que beaucoup définissaient comme apporté par Bourguiba et qui ne collait pas à la réalité. » Et c’est à travers une grande manifestation, qui a eu lieu le 13 août, jour anniversaire de l’adoption du CSP, que l’attachement des Tunisiennes a leurs acquis a été manifeste.

Ce jour là à Tunis des femmes et des hommes sont sortis dans la rue pour défendre les Droits des femmes et faire entendre leur mécontentement quant à un autre sujet polémique : l’article 28 de la Constitution qui parlait de la « complémentarité » de la femme. Différentes forces associatives, politiques, syndicales se sont unies pour dire qu’ils refusaient le modèle de société qui était en train d’être mis en place. « Cette manifestation a montré qu’il pouvait y avoir un front pour défendre un autre modèle de société » témoigne Ahlem Belhadj.

 

L’article 28 et la complémentarité

L’article 28 aura été une autre bataille législative cette année. « Au mois de juillet un article a été voté à la majorité dans la Commission droits et libertés, qui disait que l’Etat devait protéger les acquis de la femme et la considérait comme complémentaire et associée de l’homme », se rappelle Selma Mabrouk. C’est le fameux article 28.

Ahlem Belhadj, de l’ATFD, avait discuté avec les députées du parti Ennahdha. L’article 28 jouait sur trois niveaux. Il y avait une partie contre la violence, une partie concernant l’égalité des chances et une partie concernant la sphère familiale. « Or aujourd’hui la sphère privée est celle où il y a le plus de résistance quant aux droits des femmes. C’est pour la sphère familiale que l’on parle de complémentarité. Les femmes de Ennahdha expliquent que pour elles, au sein du foyer, l’égalité va donner plus de devoirs aux femmes. Alors que pour nous l’égalité est l’évidence même et que les femmes ont déjà plus de devoirs que les hommes ! Pour les femmes tunisiennes il est inconcevable de na pas être tutrice des enfants, de ne pas avoir l’autorité parentale conjointe, de maintenir l’idée de chef de famille, alors que par la loi les femmes doivent participer à toutes les taches au sein de la famille. Surtout que lorsque l’on regarde la réalité au sein des familles, c’est la femme qui fait le plus ! »

L’article 28 va faire réagir la société civile. Levée de bouclier, forte réaction avec la marche du 13 août et petit à petit il y a eu un changement. « La Commission de coordination de la Constitution, les présidents des commissions, le rapporteur général ont commencé à revenir sur cette affaire de complémentarité en demandant à ce que la Commission du Préambule se charge de cette question. Et celle-ci a refusé, il y a quelques semaines, cet article » explique Selma Mabrouk. Reste maintenant à la Commission des Droits et libertés de revoir la question et de se défaire de la responsabilité de cet article. La notion de complémentarité finit donc par être écartée.

Pour Ahlem Belhadj les débats quant à la législation aurait du porter sur une remise en question positive du CSP et sur la question de l’héritage par exemple. Pour Selma Mabrouk ce n’était pas encore le moment de poser cette question. La réalité sociale du pays, les vraies demandes de la révolution concernent d’abord les conditions socio-économiques et tournent surtout autour des conditions de vie.

 

Traités internationaux

Si la bataille sur la législation interne n’a donné qu’un statut-quo il faut noter qu’il n’y a eu aucune avancée et même pas un début de débat en ce qui concerne les normes internationales.

« La levée sur les réserves de la CEDAW, (la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ) a été un fait important, mais aujourd’hui nous sommes critiques quant à cette levée et nous demandons à ce que la levée soit concrète et effective »

déclare Ahlem Belhadj de l’ATFD.

L’ATFD continue à mener d’autres batailles législatives notamment pour que des convention de l’Organisation Internationale du Travail soient appliquées en Tunisie, comme la Convention 183 sur la protection de la maternité et notamment la question du congé maternité, ainsi que la Convention 189 sur les travailleuses et travailleurs domestiques.

La situation socio-économique

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Cueilleuses d'amendes dans la région de Sidi Bouzid. Crédit image : Malek Khadhraoui | www.nawaat.org

Car la situation socio-économique n’a pas évoluée non plus, or la mise en place de plus de législation semble nécessaire à assurer des conditions de travail plus justes et plus équitables. Si il n’est pas évident pour une femme de trouver du travail, il est encore moins évident pour elle de faire pression pour avoir des droits. « On attendait plus de justice sociale et un modèle de développement qui répondrait aux attentes des Tunisiens. Le bilan global est donc négatif car les différentes questions n’ont pas été traités et les premiers pas fait semblent plutôt aller contre toute avancée » explique Ahlem Belhadj.

Et effectivement les inégalités sont encore grandes d’un point de vue socio-économique. D’ailleurs les femmes travaillent beaucoup de manière informelle, souvent dans des conditions précaires.

 

Femmes de ménage et bonne couchante

C’est notamment le cas des femmes de ménages et bonnes couchantes. Ainsi des dizaines de milliers de femmes travailleraient comme bonne couchante ou femme de ménage, sans que le SMIG ne leur soit versé et avec des plages de travail trop longues, sans couverture sociale ou cotisation pour la retraite. L’Association de la Femme Tunisienne Universitaire pour la Recherche et le Développement (AFTURD) a d’ailleurs réalisée une enquête sur la question en travaillant pendant deux ans pour approcher ces travailleuses de l’ombre, dont le travail n’a aucun encadrement législatif. Alors que les Tunisiens sont sortis dans la rue pour demander des conditions de vie plus dignes rien n’a été fait cette année pour aider cette population de travailleuses par exemple.

Pourtant les femmes sont les premières victimes de la précarité. « La féminisation de la pauvreté est une réalité. Mais quand on parle d’une approche genre au niveau de la budgétisation par exemple, avec les responsables, ça ne passe pas, c’est un discours qui n’est pas de l’ordre de ce que les responsables peuvent entendre » témoigne Ahlem Belhadj.

 

Femmes errantes

Une autre étude parue cette année montre que la précarisation des femmes est un phénomène tellement grandissant qu’elles sont de plus en plus nombreuses à se retrouver à la rue. L’association Beity, lancée par la juriste Sana Ben Achour, c’est intéressée aux femmes errantes. Un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur depuis la révolution, d’après l’étude de terrain conduite par l’association. En deux mois des centaines de femmes vivants dans la rue ont été dénombrées, simplement sur Tunis. Et pour l’instant en cas d’urgence aucun lieu ne peut les accueillir. L’association Beity travaille à la création d’un foyer d’accueil d’urgence mais la solution résiderait plutôt dans le fait de trouver une solution avant que ces femmes ne se retrouvent en errance.

Et pour cela l’indépendance économique et sociale des femmes est primordiale. C’est souvent parce que ces femmes se retrouvent rejetées par leur famille ou parce que l’homme a quitté le foyer, que ces femmes se retrouvent démunies.

Sihem Badi, la Ministre des Affaires de la Femme et de la Famille prévient, elle aussi, que la prise en compte du facteur genre pour la mise en place de nouvelles politiques publiques n’est pas évident car personne n’y est habitué. Son ministère est en train de tenter de faire changer les méthodes de travail et de sensibiliser les autres ministères à cette thechnique. Faire de la formation ou travailler avec les artisans ne demande pas la même approche car les femmes et les hommes n’ont toujours les mêmes obligations et contraintes quotidiennes. Les femmes continuent à s’occuper beaucoup plus des tâches ménagères et des enfants, tout en travaillant.

Violences

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L'affaire du viol présumé d'une jeune fille par deux policiers a suscité des vives réactions dans la société. Jeune tunisienne face au cordon de sécurité lors d'une manifestation de soutien devant le tribunal de première instance de Tunis le jour de l'audition de la jeune fille présumée violée. Crédit image : Malek Khadhraoui | www.nawaat.org

La violence sociale et économique que vivent les femmes est, malheureusement, souvent accompagnée de violence verbale et physique. Cette année deux actes de violence contre des femmes auront d’ailleurs particulièrement choqués les Tunisiens.

Le premier est une image forte. Celle d’une jeune étudiante sur le toit de la faculté de la Manouba, projetée au sol par un salafiste, qui venait de remplacer le drapeau tunisien par un drapeau noir. La scène a lieu en mars dernier, un jour seulement avant le 8 mars, journée célébrant la femme.

 

Khaoula Rachidi et le drapeau

Khaoula Rachidi, pleine de sang froid, escalade un mur et essaie d’arrêter le jeune homme profanant un symbole national. Elle s’approche de lui, tente de s’emparer du drapeau, le jeune homme l’attrape par le bras et la jette au sol. Khaoula se relève et se rapproche de lui, elle ne fuit pas, elle lui tient tête. Et puis finalement plusieurs personnes grimpent à leur tour sur le toit et le drapeau noir finit pas être retiré.

L’autre événement, beaucoup plus dramatique est un symbole négatif : celui d’une jeune fille qui aurait été violée par deux policiers et qui se retrouve accusée d’atteinte à la pudeur.

 

Le viol de « Meryam »

Le viol de « Meryam » est une affaire qui mobilise elle aussi. Le 3 septembre dernier une patrouille de police contrôle un jeune couple dans une voiture. Un des policier embarque le jeune homme pour essayer de lui extorquer de l’argent. Pendant ce temps là les deux autres policiers auraient violé la jeune fille à plusieurs reprises. Celle que l’on appelle Meryam est juste une jeune tunisienne comme beaucoup d’autres, qui passe du temps avec son petit ami là où elle peut.

L’affaire, déjà révoltante, mobilise encore plus l’opinion public quand le porte-parole du ministère de l’Intérieur tente de discréditer la jeune fille, en expliquant que celle-ci était dans une position indécente, la nuit, avec un homme. La victime se retrouvera accusée, puisqu’avec son ami ils sont entendus par un juge pour attentat à la pudeur.

Quelques mois auparavant une campagne avait était lancée par l’association Amal pour retirer du Code Pénal (CP) un article qui permettait à un violeur de ne pas être incarcéré si il épousait sa victime. Il s’agit de l’article 239 du CP Tunisien relatif à l’enlèvement d’une mineure :« le mariage de l’auteur de l’infraction avec la fille qu’il a enlevée a pour effet la suspension des poursuites, du jugement ou de l’exécution de la peine. » Il y a aussi l’article 227 bis relatif au fait de « faire subir sans violence, l’acte sexuel » à un enfant de sexe féminin de moins de 15 ans accompli ou dans le cas où l’âge de la victime est supérieur à 15 ans et inférieur à 20 ans accompli. Les peines sont, selon le cas, de cinq ou six ans de prison. Mais dans les deux cas : « le mariage du coupable avec la victime arrête les poursuites ou les effets de la condamnation ».

Deux articles discriminatoires et qui promeuvent une idée révoltante : si vous violer une mineure et que vous ne voulez pas aller en prison, prenez-la pour femme, prenez donc votre victime en cadeau. La Tunisie peut donc se targuer d’avoir le CSP, d’avoir levé les réserves sur la CEDAW, rien n’est mis en place pour lutter contre les violences finalement. Et dans la réalité une femme violée n’aura pas forcement le courage de se lever contre ses agresseurs sous peine d’être victime de l’opprobre sociale.

En ce qui concerne les violences un début de prise en compte est en train d’avoir lieu. Pendant longtemps seule L’ATFD accueillait les femmes victimes. « En matière d’accompagnement des femmes victimes de violence il n’y a pratiquement rien, pas de structure ou de foyer d’accueil, témoigne Ahlem Belhadj. En matière de prévention il n’y a rien n’ont plus alors que d’un point de vue sociétal il y a une recrudescence de violence à l’égard des femmes. »

La situation est de plus en plus difficile même au sein des postes de police rapporte-t-elle :

«  Nous avons eu plusieurs cas de femmes agressées au sein des postes de police. La police ne protège pas et est auteur de violence. Il y a plusieurs femmes qui nous ont contacté car elles ont été victimes, apparemment au nom de la « morale », à cause de leur tenue, parce qu’elles sont dehors tard… »

L’affaire de la jeune fille au drapeau montre une jeune tunisienne pleine de courage, celle de la jeune fille violée montre une jeune tunisienne victime et montrée du doigt. Reste que dans les deux cas l’opinion public prendra faite et cause pour les jeunes filles. Preuve, comme pour le combat pour la législation, qu’il y a une coupure entre la volonté et les idées du peuple et celles des décideurs.

Face à l’augmentation des violences faites aux femmes le ministère des Affaires de la Femme et de la Famille a l’air dépassé : entre manque de budget, manque de marge de manœuvre difficile d’obtenir des résultats. Pour Sihem Badi il s’agit de mettre en place une approche plus globale : « Sans le ministère de la Justice, de la Santé, de l’Intérieur le ministère des Affaires de la Femme et de la Famille ne peut rien faire. » Les gouvernants ont plutôt, tout au long de l’année, mis en avant la question de l’identité et de l’appartenance culturelle. Des préoccupations se font jour à travers des changements sociétaux difficilement appréhendables.

Les changements de société :

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Concours de lecture de Coran étaient organisés par la télévision nationale où on voit des petites filles voilées. Un phénomène impensable il y a quelques temps. Crédit image : impression d'écran

Ainsi pour le mois de Ramadan à la télévision des concours de lecture de Coran étaient organisés et pour la première fois on a vu apparaître à l’écran des petites filles voilées. Un phénomène impensable il y a quelques temps et qui prend de plus en plus d’ampleur, car on voit maintenant dans les rues des petites filles en bas âge porter le voile. Dans les écoles le phénomène existerait aussi. Sous couvert d’une recherche identitaire et d’un retour au religieux une doctrine extrémiste essaie de prendre la main.

Autre phénomène qui a inquiété : la rumeur selon laquelle le gouvernement ne voudrait plus permettre aux femmes d’avoir une contraception libre. Pendant des mois la pilule subventionnée Microgynon a manqué en pharmacie. Les citoyens ont commencé à s’inquiéter : il y aurait une volonté de changer les mœurs et de rendre l’accès à la contraception plus compliqué. Des professionnels de la santé commencent à rapporter des témoignages de femmes qui n’ont pas pu avoir accès à l’IVG. Selma Mabrouk témoigne de ce fait : « En mars j’ai alerté le Président de la République à propos de ce problème d’accessibilité à l’IVG. Certaines collègues m’ont en effet rapporté qu’au sein de certains centres de planning familiale il serait difficile de faire pratiquer une interruption de grossesse. »

« Les médecins joueraient sur la clause éthique et priveraient les femmes de certains de leurs droits. Il y a des problèmes : le discours officiel par rapport à ces droits des femmes pose problème, explique Ahlem Belhadj. Un des problèmes majeurs pour le Ministre de la Santé serait le fait que l’avortement ne serait pas bien contrôlé en Tunisie, alors même que la plupart des avortements se font maintenant avec une pilule abortive qui n’a quasiment pas d’effet secondaire. La question de la santé et des droits reproductifs des femmes sera donc une des prochaines batailles, pour l’ATFD ».

Car si la pilule Microgynon n’a pas disparue, l’accès à l’IVG semble bien être en train de se restreindre et ce depuis des années, pour lutter contre la chute du taux de natalité.

Autre changement de société : au sein des université des mariages coutumiers seraient pratiqués, allant ainsi à l’encontre de la législation en vigueur. Tout comme le fait que des foyers universitaires islamiques exigeraient des étudiantes qu’elles suivent des cours de religion et portent la burqua.

Il s’agirait, encore une fois, d’un volonté d’imposer le retour d’une morale, mais via des phénomènes difficilement quantifiables. Prenons l’exemple d’histoire entendue çà et là : une femme qui se fait malmener par des policiers lors d’un contrôle d’identité, la nuit. Est-ce le policier de son propre chef qui décide de lui faire une leçon de morale ou a-t-il reçu l’ordre de le faire par ses supérieurs ? Voit-on apparaître une police des mœurs ou s’agit-il simplement de phénomènes éparses et individuels ? Ces phénomènes entretiennent un sentiment d’insécurité et donne l’impression que des attaques ont lieu à l’encontre des droits des femmes.

Le bilan de l’année est donc très mitigé. Le fait d’avoir eu à discuter et batailler pour conserver des acquis n’est pas une bonne nouvelle. Le fait qu’aucune nouveauté n’est vue le jour est une forme de recul. Même si aucune loi régressive n’a été enregistrée, même si quelques ateliers de formation pour les femmes ont eu lieu, même si des études de terrain ont pu être faites on ne peut se réjouir du fait qu’un an après les élections aucune avancée majeure n’ait été enregistrée sur le terrain du Droits des femmes en Tunisie, qu’aucune institution luttant contre les discriminations n’est vue le jour, qu’il faille encore organiser des conférences pour expliquer la nécessite du rôle de la femme que la scène publique et politique… et que l’inscription du terme égalité dans la Constitution fasse débat.

Mais le fait que la société civile se soit toujours mobilisées, indignée et ait contestée chaque tentative de recul est une preuve du fait que les citoyens ne veulent pas revenir en arrière et qu’avec le temps les évolutions viendront. Il y a quelques jours le Premier Ministre Hamadi Jebali, invité dans une conférence internationale organisée par le Ministères des Affaires de la Femme et de le Famille et le Programme des Nations Unies pour le Développement, a témoigné de son attachement à la notion d’égalité entre homme et femme et s’est engagé à travailler pour son instauration. Encore une fois la société devra être présente pour s’assurer que ces mots se transforment en action.  http://nawaat

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Femmes et révolution
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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 20:04

 

 

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Manifestation pacifique à Gafsa contre le gouvernement et le parti Ennahdha

Tunisie. Manifestation pacifique à Gafsa contre le gouvernement et le parti EnnahdhaUn millier de personne ont manifesté, samedi matin, dans les rues de Gafsa, contre le gouvernement et le parti islamiste Ennahdha qui domine la «troïka», la coalition au pouvoir.

Les manifestants qui ont défilé pacifiquement agitaient des slogans hostiles au gouverneur de la région, accusé d'être partial et à la solde du parti Ennahdha. Tout en exigeant le départ du gouverneur, ils ont revendiqué des plans de développement et des investissements pour lutter contre le chômage qui atteint des cimes dans le bassin minier de Gafsa (30 et même 40% dans certaines villes, contre une moyenne nationale de 18%).

Les manifestants ont aussi exigé que 20% des revenus du phosphate, principale ressource de la région, y soient investis, comme déjà promis – très imprudemment et dans un élan de populisme électoraliste – par le président de la république provisoire Moncef Marzouki.

Un dispositif de sécurité composé de la garde nationale et de l'armée était déployé dans les principales artères de la ville. Aucun débordement n'a été enregistré. http://www.kapitalis

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Thala [RÉGIONS] _Kasserine_Gafsa_S. Bouzid_ Silian
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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 02:25
 
_______________________________________________________________Une des diverses lectures (Algérie)

 

Le rôle des Zaouias : préserver l’identité algérienne

Le terme ‘zaouïa’ lorsqu’il est employé fait référence à une structure religieuse pédagogique appelant à la guidée. La métaphore utilisée est l’image d’un mur qui protège de toutes éventuelles agressions extérieures. Avant d’aborder ce thème, il faut savoir qu’on évoque seulement les zaouïas conforment aux lois religieuses, celles qui prônent des idées étrangères à l’islam n’ont pas lieu d’être.

 

Définition du mot zaouia :

La zaouia est un centre à caractère religieux où est dispensé l’apprentissage du coran, abritant  aussi les étudiants venus des contrées lointaines ainsi que les passagers.

Elle a pour nom aussi ‘thimarmat’ signifiant ; construire, édifier.

Ces institutions théologiques sont apparues au huitième siècle de l’hégire, les hommes de sciences religieuses les ont fondées par souci de préserver le peuple  et de diffuser la parole divine.

On recensera les zaouïas les plus importantes :

1) Zaouia ouled Boumerdés dans la localité de thidjelabine au septième siècle.

2) Zaouia moqtaria ouled glel wilaya à Biskra fondé par cheikh el mokhtar Abdel Rahamne en 1871.

3) Zaouïa el hamel à Bou Saada wilaya M’sila fondé par cheikh Mohamed el kacem el Kacémi el hassani en 1855.

4) Zaouïa n’sidi Boudali Wilaya Saida fondé par Sidi Boudali Abdel Kader en 186o.

5) Zaouia sidi Abdel Allah Mascara fondé par sidi AbdelAllah en 1850.

6) Zaouia sidi Sahnoune Djemaa saridg à Mékla tizi-ouzou fondé par Sidi Sahnoune au septième siécle.

7) Zaouia sidi Abou bakr Tigzirt fondé par Abou Bakr au septième siècle.

8) Zaouia Tifrith n’Ath en hajj Azzzfoune Tizi-Ouzou fondé par sidi  Mohammed Ouali ou l’Haj en 805 de l’hégire.

9) Zaouia sidi Omar ou el Haj Bouzguéne Azazga Tizi-Ouzou, fondé par sidi Omar ou El Hajj en 805 de l’hégire.

11) Zaouia sidi Ahmed ibn Idriss à Bouzguéne, fondé par sidi Idriss el Béjaoui en 720 de l’Hégire.

12) Sidi Ali Ouyahya Bni Qoufi à Boghni fondé par sidi Ali Ouyahya au neuvième siècle de l’hégire.

13) Zaouia sidi bahloul Cheurfa, Daira Azazga Tizi- ouzou fondé par sidi Bahloul Al Ghobrini au huitième siècle de l’hégire.

14) Zaouia Al Hammamia, daira al Akhdaria, wilaya de Bouira fonddé par Cheikh Abdel Kader Al Oudhi Al Hammami en 1880.

15) Zaouia cheikh Belhaddad, Seddouk wilaya Bejaïa par cheikh Belhaddad au troisième siècle de l’hégire.

16) Zaouia sidi Said amsisen, seddouk Bejaia fondé au neuvième siècle de l’hégire.

17) Zaouia sidi Ahmad ou haddad, daira Akfadou Bejaïa au dixième siècle de l’hégire.

18) Zaouia sidi Ahmad Ouyahya Oumalou, Bejaïa au neuvième siècle de l’hégire.

19) Zaouia sidi Adli à Tamoukra, Bejaia au  neuvième siècle de l’hégire.

20) Zaouia Abi Kacem Al Husseyni Al Boudjeli, daira Akbou, béjaouia  onzième siècle de l’hégire.

 

Deuxièmement 

Les zaouïas ont été conçues pour diffuser les principes de l’islam, aussi elles sont à l’image des châteaux forts avec leurs grandes murailles érigées contre toute attaque. Leur rôle consiste à inciter le peuple à la préservation de leur identité socio culturel.

1) En premier lieu, les zaouïas dispensent l’apprentissage du coran aux étudiants. Ainsi que toutes les disciplines  en rapport, le prophète a dit à cet effet : « le meilleur des hommes est celui qui append le coran et l’enseigne à d’autres ». Hadith rapporté par Bokhari.

2) Aussi elles garantissent un bon enseignement de la langue arabe, il convient de rappeler que le coran a été révélé en langue arabe, dés lors les zaouïas veillent à ses bases linguistiques. Elles veillent à l’héritage islamique à travers le coran et la sunna.

3) Elles sont aussi un mur contre tout mouvement évangélique, ainsi pour le christianisme, elles sont un ennemi potentiel car elles répondent toujours aux attaques des détracteurs de l’islam.

 

La médiation entre les gens

Elles jouent un rôle prépondérant dans ce domaine en réglant leurs conflits à l ‘amiable selon la loi musulmane qui privilégie la réconciliation, tout ce qui tend vers l’arbitrage puise ses sources dans la charia.

 

Leur rôle dans la révolution :

La prise de conscience du peuple algérien à se libérer du joug colonial français a été initié au sein de ces structures religieuses, on dénombrera beaucoup de chefs religieux des zaouïas qui on été les précurseurs de la révolte anti colonialiste que connut l’Algérie, à l’instar de : l’émir Abdelkader, El hajj Mohammed el Mokrani, Lala Fatma’N’soumer, cheikh Bouamama, cheikh Aheddad.

Elles ont véhiculé des valeurs propres à l’islam, en combattant l’occupation, les hommes scandaient ‘Allah Akbar ! ce qui leur donnait du courage.

Les combattants prenaient le nom de moudjahid (mussabils) et les hommes morts pour leur patrie, on les nommait ‘chahid’. La France  malmenée par les zaouïas en a détruit un grand nombre, en les incendiant.

 

Elles ont formé beaucoup de savants

Bon nombre de savants sortis des zaouïas ont activé en silence ; dans le domaine du fiqr, de la réforme, pour régler les conflits sociaux, dans l’élaboration de décrets religieux :

Cheikh Nasredine El Mechdaly, cheikh Abou Moussa Amrane, cheikh Arezki Charfaoui, cheikh el Boudjlily, cheikh abou El fadhl Mechadaly, cheikh Mohammad en Rahamoun Mechadaly.

1) Elles ont beaucoup contribué à répandre les principes moraux dans le domaine poétique, et littéraire.

 

Les sources du patrimoine berbère

 Cheikh Mohand ou l’Hocine a dit ‘ il n’existe pas de matin sans fin de journée ‘

 

Proverbes et sagesses.

Les sagesses et proverbes renferment toujours une morale :

1) Elles résument en peu de mots un enseignement.

2) Elles sont d’ordre moral.

3) Un bon nombre sont à caractère religieux, d’autres liés à la vie quotidienne.

4) Les proverbes se transmettent très facilement d’une personne à une autre, il convient de rappeler que la société kabyle privilégie la culture orale. Cheikh Mohand ou l’Hocine nous a laissé  une multitude de sagesses puisées de la vie courante. A ce propos on rappellera : ‘Celui qui se raccroche à L’unique n’aura nulle crainte’

‘ L’homme est ruisseau, la femme la rivière’. ‘ Celui qui n’appartient à aucun groupe, ne restera e n assemblée.’

‘La beauté de l’homme est sa virilité et celle de la femme est la pudeur.’

 

 LES INSTITUTIONS COUTUMIERES EN KABYLIE

 

a) Le conseil [tajmaat] :

- Composition : Tout homme majeur et responsable.

- Rôle : Sorte de parlement local, il décrète les lois qui gèrent le quotidien des villageois, il se réunit régulièrement et périodiquement au sein du village.

 

b) Le président du conseil [l’amine] :

- Il est en quelque sorte le chef du village, il est issu d’une des familles les plus influentes du village et il assume les fonctions suivantes :

- Préside le conseil.

- Veille à l’application et l’exécution des décisions du conseil.

- Prépare les dossiers que doivent débattre les membres du conseil.

- Réceptionne et étudie les plaintes des villageois.

- Gère les biens collectifs.

- Représente le village à l’extérieur.

- Prépare les actes de vente et de location.

- Contrôle les différentes amendes imposées aux éventuels contrevenants.

 

c) Le garant [le tamane] :

- Il représente son quartier au sein du conseil.

- Il est le garant des cotisations revenant aux habitants de son quartier.

- Il informe les familles des différentes décisions émanant du conseil.

- Il transmet au conseil les doléances de ses élus.


d) Le trésorier [le wakil] :

Il tient les finances du conseil et gère tout ce qui est comme : Donations, biens collectifs, payement des amendes imposées etc.

 

e) L’imam :

Il est chargé des affaires religieuses, de l’enseignement des enfants et de l’enregistrement des différentes décisions et lois émanant du conseil. Il jouit d’un très grand respect de la part des gens du village.

 

Les lois coutumières :

- Devoir de solidarité entre villageois.

- Accueil chaleureux d’éventuels invités.

- Réglementation de la distribution de l’eau.

- Gestion de l’approvisionnement en eau potable pour les familles [en consacrant certaines journées pour les femmes et d’autres pour les hommes].

 

Le nouveau rôle des zaouïas.

Ce qui est attendu des zaouias c’est de  faire dans la continuité, continuer le travail  de ceux qui ont fondé ces institutions religieuses, activer pour la promotion de la connaissance des études coraniques.

a) Former des enseignants pour enseigner le coran

b) Donner des bourses pour les étudiants performants afin qu’ils poursuivent leurs études.

c) Organiser des cessions aux  élèves des différents cycles afin d’apprendre le coran.

d) Dispenser des cours dans les prisons en rapport avec le coran.

e) Participer à des émissions télévisées et radiophoniques.

- Organiser des concours du meilleur récitateur du coran (psalmodie règles de tilawa)

- Concours pur le meilleur mémorisateur du coran

- Concours des lectures coraniques (7 à 10).

-Concours exégétique du coran,  http://www.bouizeri.net

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 01:47

 

 

 

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Douar Hicher : "Un prélude à un Emirat islamique" (Hamadi Jebali)


Hamadi Jebali.Dans un entretien à la chaîne saoudienne al-Arabiya, le chef du gouvernement, Hamadi Jebali, a déclaré que  "ce qui s’est passé à Douar Hicher nous fait peur et fait peur à la société. C’est un prélude à ce qui est appelé Emirat islamique, ça  nous rappelle l’Irak, l’Afghanistan, cela consiste à se substituer à l’Etat, dans tout ce que cela signifie comme sécurité, rôle social e politique", a-t-il dit, citant "les appels au djihad lancés dans les minarets,  et ceux qui disent nos morts sont au paradis et vos morts sont en enfer, le linceul entre les mains. Les tenants de la violence dirigent des patrouilles, voire la police des mœurs, c’est un danger pour le pays on ne se taira pas là-dessus", a-t-il promis. Et de marteler : "c’est une menace pour le mode social et sociétal de la Tunisie. On a accepte la différence de points de vue, même les opinions fanatiques, mais  l’usage de la violence et l’appel à ce qui est qualifié  djihad sont inacceptables". 

Le chef du gouvernement s’est défendu que l’Etat ait démissionné des cités populaires, signalant que" la police accomplit un rôle colossal malgré les conditions médiocres". "Auparavant, l’institution sécuritaire était l’outil de Ben Ali, et maintenant, elle est en convalescence", a-t-il indiqué.

"La situation dans les cités populaires est le résultat de l’état postrévolutionnaire, de la tension, et en grande partie de la pauvreté, et de la situation sociale. C’est un legs constitué de chômage, de  corruption et de déséquilibre régional", a souligné le chef du gouvernement. Il a également expliqué les tensions par "l’association des groupes de criminalité organisée, et des groupes de violence politique". "Douar Hicher réunit les groupes de crime organisé : commerçants d’alcool, de drogue, qui sont utilisés par d’autres parties, la situation est complexe. Il y a des parties politiques qui saisissent cette situation pour semer la tension et poussent à la violence politique", a-t-il déploré.   

Hamadi Jebali s’est gardé de nommer ces parties, en précisant que "les événements de Tataouine, de Gabès et de Sidi Bouzid sont clairs, et maintenant ils cherchent à entraîner Sfax"…Revenant sur les événements de Tataouine et le décès de Lotfi Nakdh,  il a indiqué que "les rapports d’autopsie disent qu’il est décédé d’une crise cardiaque suite à l’échange de violences, mais de là à parler d’assassinat politique, le hiatus est grand. Employer le mot assassinat, et parler de tentative d’assassinat d’untel font entrer la Tunisie dans la violence politique". Il a interpellé la classe politique, "comment peut-on organiser des élections dans une telle situation ?" 

Hamadi Jebali a affirmé que "le mouvement Ennahdha n’adopte pas cette violence, et cette vision de la société, la vision de takfir (traiter les autres de mécréants) et la vision djihadiste". 

S’agissant de la situation des mosquées, il a rappelé que sous Ben Ali, elles étaient sous l’emprise de la police.  "Il y a eu une révolution au niveau de  la conception des mosquées et de la prière", a-t-il dit, reconnaissant qu’il y ait eu défaillance. "Il y  a des gens qui arrivent,  installent des imams et traitent les autres de mécréants, y compris Ennahdha.  Ces gens-là qualifient le  gouvernement d’oppresseur, ils ont qualifié Ali Laârayedh de  mécréant et ont appelé à l’assassiner. La situation dans les mosquées n’est pas facile mais on va y entrer. Il n’est pas question que les  mosquées se transforment en lieux pour stocker Molotov, épées et bâtons et pour appeler au meurtre. N’importe quel endroit n’est pas hors d’atteinte de l’Etat".

Au sujet de la vidéo objet de polémique du président d’Ennahdha, Hamadi Jebali a déclaré que "l’attaque contre Cheikh Rached Ghannouchi est méthodique. Elle a une finalité et des objectifs : attaquer le symbole, l’homme la pensée la position et le parti".  Pour Hamadi Jebali, "c’est une réalité que de dire qu’il y a des islamistes et des laïcs partout", précisant qu’il ne préfère pas utiliser cette formulation pour les institutions dont l’armée. Et de poursuivre : "il y a un accord au sein d’Ennahdha et du gouvernement que ces institutions sont républicaines, et doivent être à l’abri du conflit politique et idéologique, il ne s’agit ni de les laïciser, ni de les islamiser".  

Le chef du gouvernement a reconnu que l’ambassadeur américain l’a informé des risques qui guettent l’ambassade (NDLR : le vendredi 14 septembre), "je lui ai répondu qu’on allait empêcher les manifestants de se rapprocher de l’ambassade. Il y a ceux qui sont venus avant midi à l’ambassade et ont transmis une lettre à l’ambassadeur et sont repartis. Les autres ont joint l’ambassade après la sortie des mosquées, ils sont venus avec les cocktails Molotov, et avec des criminels de différents endroits, ce sont eux qui ont escaladé l’ambassade. Il aurait fallu les interdire avant d’arriver à l’ambassade et c’est là où résidait la défaillance"  

Hamadi Jebali a eu à s’exprimer au début de son intervention sur la situation économique. Il a fait état de l’amélioration de la situation puisqu’on est passé d’un taux de croissance négatif à un taux de 3,2 %. Il a indiqué qu’"on est encore sous l’influence du séisme de la révolution et on ne peut comparer la situation à celle antérieure de 2008/ 2009/ 2010. Il s’agit néanmoins de comparer la situation où le gouvernement a pris le pouvoir, et la situation actuelle". Il a déclaré à l’adresse de l’élite politique que si on arrive à franchir cette situation politique et constitutive avec la rédaction de la constitution et les élections, on arriverait à une situation meilleure, ajoutant que "les prévisions tablent sur un taux de croissance entre 7 et 7,5% en 2017". Il a admis que "l’année 2013 sera difficile avec le remboursement de nos dettes avec les intérêts, les revendications sociales les demandes de développement, mais ce qui est encore plus difficile est qu’on rate le coche, notamment politiquement." http://www.gnet.tn

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 04:24

 

 

 

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Béji Caïd Essebsi reçu par Laurent Fabius au Quai d'Orsay

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ancien Premier ministre et leader de Nida Tounes Béji Caïd Essebsi a été reçu, hier en fin d'après-midi, au Quai d'Orsay, par Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères.

 La rencontre s'est déroulée en présence de notamment de Taieb Baccouche, secrétaire général de Nida Tounes (Appel de la Tunisie) et de Mahmoud Ben Romdhane, l'économiste qui a rallié récemment Nida Tounes.

Au centre des discussions, l'impulsion des relations économiques et politiques entre la France et la Tunisie et la situation dans le pays après les élections du 23 octobre 2011. kapitalis

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 03:07

Le mouvement rebelle avait promis de faire de la Syrie un pays libre et démocratique. A Alep, son discours sectaire et ses méthodes cruelles ont poussé des communautés traditionnellement opposées au régime à se défendre, armes à la main, contre la « révolution » et parfois même à accueillir l’armée nationale syrienne à bras ouverts. Même si elle reste forte sur le plan militaire grâce aux succès enregistrés dans le Nord du pays avec l'aide de la Turquie et de ses alliés, la rébellion semble désavouée et politiquement condamnée par une majorité d’Alépins qu’ils soient musulmans ou chrétiens.

 

 Dans une des rares dépêches où l’AFP donne la parole aux Alépins opposés à la rébellion, on peut lire le constat suivant : « Contrairement aux autres villes, Alep et ses 2,7 millions d'habitants étaient restés en marge de la contestation pendant des mois, provoquant les railleries des contestataires qui avaient écrit sur une banderole : « Même avec du Viagra, Alep ne se soulève pas » (1).

 

 Ville paisible, prospère et multiconfessionnelle, Alep aurait pu succomber à la « révolution » si l’Armée syrienne libre (ASL) avait été réellement révolutionnaire, c’est-à-dire pluraliste, patriotique, respectueuse des minorités et du patrimoine public et privé de ses habitants.

 

 Mais il en a été autrement. Après plus de trois mois d’occupation de la ville d’Alep par les combattants de l’Armée syrienne libre (ASL) venus de l’arrière-pays et du gouvernorat voisin d’Idleb, le constat est cinglant : à part certains quartiers pauvres et perméables au discours religieux voire sectaire de l’ASL, la majorité de la population a boudé la rébellion.

 

 Alep finira par payer cher sa traîtrise envers les insurgés : purges expéditives contre les habitants insoumis comme l’exécution des membres de la tribu Berri, de fonctionnaires administratifs, d’employés de la poste (2), magasins détruits et pillés, habitations réquisitionnées, populations chassées, musées, centres culturels, églises et autres sites historiques saccagés, mosquées vidées de leurs imams et de leurs fidèles « pro-régime », grand souk incendié…

 

 Même la grande synagogue d’Alep, patrimoine mondial de l’Unesco, n’a pas été épargnée par les destructions.

 

 Voici un bref aperçu du drame vécu par les diverses minorités qui peuplent la ville :

 

Victimes arméniennes de la rébellion

 

 Près de 80.000 Arméniens vivent en Syrie surtout dans les grandes métropoles, comme Damas et Alep. Ils sont pour la plupart les descendants des Arméniens déportés et martyrisés par le régime jeune-turc de 1915. Les Arméniens de Syrie rejettent massivement l’ASL à la fois en raison de son profil sectaire mais aussi et surtout parce que l’ASL est protégée par l’Etat turc, bourreau historique des Arméniens.

 

 Ils sont victimes d’une guerre dont ils ne se sentent pas toujours concernés même si la mort de Vigen Hayrapetian, sergent de l’armée nationale syrienne, suite à un double attentat terroriste à Alep qui coûta la vie à 28 personnes, avait mis en évidence leur attachement à une Syrie baassiste en tant que moindre mal. Plusieurs dizaines d’Arméniens ont été tués depuis soit lors de tirs croisés ou d’attentats à la voiture piégée.

 

Certains ont été kidnappés par des inconnus parfois pour des raisons purement financières. Les enlèvements contre rançon, c’est l’autre facette du chaos importé par les rebelles dans le pays.

 

 Fin octobre, l’église Saint-Kevork située dans le quartier de Midane (Nor Kyugh en arménien) à Alep, a été incendiée par les rebelles. L’école arménienne Mesrobian qui jouxte l’église a également été endommagée. (3)

 

Pour se protéger de l’ASL, de ses mauvaises fréquentations djihadistes (Front Al Nosra, Liwa Al Tahwid etc) et des bandes criminelles, les habitants arméniens de certains quartiers d’Alep ont rejoint les « comités populaires », organisation civile et progouvernementale d’autodéfense ressemblant à la première génération des Comités cubains de défense de la révolution (CDR). De nombreux Arméniens d’Alep mais aussi de Kassab (Lattaquié) et de Damas se sont armés pour assister l’armée dans ses opérations antiterroristes.

 

Victimes kurdes de la rébellion

 

A l’instar des Arméniens, la majorité des Kurdes qui sont pourtant sunnites, se tiennent à l’écart de l’ASL en raison de son discours confessionnel et de son inféodation au régime d’Ankara.

 

Les Kurdes représentent environ 10% de la population syrienne, soit près de 2 millions de personnes. Si certains Kurdes ont occupé de hauts postes dans l’administration, ainsi que dans la hiérarchie militaire et religieuse, leur histoire n’en est pas moins faite de discriminations de la part d’un Etat dont la doctrine officielle basée sur l’arabité exclut de facto cette population non arabe.

 

Leur marginalisation les a conduits à se révolter plus d’une fois contre le gouvernement de Damas déclenchant une répression brutale à leur encontre comme à Qameshli en 2004.

 

 Au début de la révolte de 2011, le président Bachar El Assad a accordé la nationalité syrienne à 300.000 Kurdes. Il a également libéré de nombreux prisonniers politiques, surtout des membres du PYD (parti de l’union démocratique, proche du PKK en guerre contre Ankara) et promis plus d’autonomie.

 

Ce nouveau rapport entre Damas et le principal mouvement d’opposition kurde équivalant à un pacte de non-agression, a amené le PYD à adopter une fragile politique d’équidistance entre les troupes gouvernementales et l’ASL.

 

A Alep, le quartier kurde d’Achrafiyeh contrôlé par le PYD a ainsi mobilisé sa milice contre toute incursion de l’un ou l’autre camp. Fin octobre, lorsque des rebelles dont certains groupes kurdes favorables à l’ASL comme le parti Azadi et le « bataillon Saladin » ont occupé le quartier, les sympathisants du PYD ont manifesté contre une violation flagrante de leur souveraineté politique et de leur territoire. Mais les rebelles de l’ASL si prompts à dénoncer la répression de l’armée gouvernementale contre des rassemblements pacifiques n’ont pas hésité à ouvrir le feu sur des manifestants, tuant une douzaine de membres du PYD. Au total, trente personnes périront dans les affrontements d’Achrafiyeh opposant pour l’essentiel des Kurdes s’affichant neutre dans le conflit « inter-arabe » à des Kurdes pro-ASL appuyés par des éléments djihadistes. Des centaines de personnes sont détenues par leurs deux camps. Et nous savons qu’au moins l’un d’entre eux, Khaled Bahjat Hamdu, a été assassiné sous la torture par les rebelles.

 

Victimes palestiniennes de la rébellion

 

 En Syrie, l’Office des Nations Unies chargé des réfugiés palestiniens (UNRWA) a récemment recensé 510.000 Palestiniens en Syrie dont un tiers rien qu’à Damas. Ils sont majoritairement sunnites comme l’ASL. Pourtant, la plupart d’entre eux refusent de prendre part à un conflit qui nuit à la cause palestinienne.

 

Comme nombre de Kurdes, d’Arméniens, d’Arabes chrétiens, sunnites, chiites ou alaouites, les Palestiniens progouvernementaux se sont organisés en comités populaires pour empêcher la prise de contrôle de leurs camps par l’ASL et d’autres groupes djihadistes. (4)

 

Les Palestiniens d’Alep trop neutres dans le conflit syrien ou trop proches du Front populaire pour la libération de la Palestine – Commandement général (FPLP-CG) d’Ahmed Jibril, allié traditionnel du gouvernement de Damas, sont eux aussi la cible de l’ASL. C’est en réalité depuis le début de la rébellion que le torchon brûlait entre la rébellion et les Palestiniens non alignés à l’émir du Qatar.

 

 Un mois avant l’invasion d’Alep par l’ALS, seize Palestiniens du camp de Nairab, ont été exécutés et atrocement mutilés par les rebelles syriens dans le Nord d’Alep, un massacre commis par un groupe rebelle syrien et que même le Hamas, pourtant en rupture avec le gouvernement de Damas, avait condamné. (5)

 

Le 28 septembre 2012, quatre Palestiniens ont été tués après des tirs au mortier de l’ASL contre le camp palestinien de Nairab tout proche d’Alep.

 

Au total, 528 Palestiniens auraient été tués depuis un an et demi en Syrie lors d’affrontements entre rebelles et armée, entre rebelles et Palestiniens pro-régime, entre Palestiniens pro-rebelles et armée, lors d’assassinats ciblés par le régime ou les rebelles ou encore en détention. (6)

 

 

Victimes assyriennes de la rébellion

 

 Près d’un million d’Assyriens vivent en Syrie, principalement dans la Djézirah (gouvernorat d’Al Hassaké) et à Alep. Ces dernières années, leur nombre s’est vu croître après l’arrivée de milliers d’Assyriens d’Irak fuyant l’invasion américaine de 2003 et le terrorisme takfiriste subséquent. Les Assyriens sont sémites. Ils parlent l’araméen, la langue du Christ. Mais ils ne sont pas arabes. Ils rejettent donc eux aussi le paradigme baassiste.

 

 Leurs revendications identitaires et leurs mouvements politiques ont été violemment combattus par le pouvoir. Toutefois, une majorité d’Assyriens perçoivent la laïcité promue par le gouvernement syrien comme un moindre mal face à l’Islam conquérant. 

 

Le principal mouvement assyrien, l’Assyrian Democratic Organization (ADO) fait partie du Conseil national syrien (CNS). Il en est même un membre fondateur. Mais au lieu d’attirer vers elle la population assyrienne traditionnellement réfractaire à l’idéologie officielle, l’ASL a réussi à se l’aliéner.

 

Le 21 octobre 2012, le complexe social Beth Hasda de cette communauté chrétienne a été soufflé par l’explosion de plusieurs voitures piégées. L’attentat avait été revendiqué par le Front Al Nosrah. (7)

 

Cinq jours plus tard, le Front Al Nosrah a envahi le même quartier assyrien. Un habitant a été tué et plusieurs familles ont été chassées de leur domicile. L’armée gouvernementale est finalement intervenue pour extirper les assaillants et réinstaller les familles chassées.

Le quartier a retrouvé son calme. Mais pour combien de temps ?

 

Conclusion

 

Arabes et Kurdes, Palestiniens et Arméniens, chrétiens et musulmans souffrent durement de la lutte à mort que ses livrent les belligérants à Alep.

Nombreux sont les habitants de la ville qui reprochent aux rebelles d’avoir importé le conflit jusque dans leur foyer. Une habitante d’Alep parle même d’un « terrorisme meurtrier venu du désert » (8).

 

La « mère de toutes les batailles » est ainsi devenue la mère de tous les malheurs.

 

Et à Alep, comme partout ailleurs en Syrie :

Les uns ont attendu l’arrivée de leurs libérateurs rebelles.

Les autres ont attendu l’arrivée de leurs libérateurs gouvernementaux.

Les uns subissent les incursions de l’armée nationale.

Les autres subissent l’invasion de leur quartier par des combattants étrangers à la ville et au pays.

Les uns sont victimes des bombardements de l’aviation et de l’artillerie gouvernementale pour avoir hébergé la rébellion.

 Les autres sont victimes des voitures piégées, des balles, des roquettes et des tirs de mortiers rebelles pour avoir abrité les troupes de l’armée nationale.

Les uns prennent les armes et se rangent du côté de la rébellion.

Les autres prennent les armes et se rangent du côté du gouvernement.

Les uns enragent contre leur voisin qui ne se rallie pas à la « révolution contre la dictature ».

Les autres enragent contre leur voisin qui héberge des « terroristes » et des fossoyeurs de la paix intercommunautaire.

Les uns se plaignent que l’ALS ne vient toujours pas à bout de l’armée gouvernementale.

Les autres se plaignent que l’armée nationale n’en fait pas assez pour protéger leur vie et leurs biens.

Les uns maudissent l’armée nationale.

Les autres glorifient l’armée nationale en tant que « Houmat Al Diyar », la gardienne de la patrie.

Mais tous sont Alépins. Tous sont Syriens. Tous sont humains. Tous ou presque.

 

Bahar Kimyongur  (auteur de Syriana, la conquête continue, Ed. Couleur Livres & Investig’action, 2011 et porte-parole du Comité contre l’ingérence en Syrie - CIS)  http://www.michelcollon

 

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Notes de bas de page

(1) AFP, 7 septembre 2012 : Syrie : à Alep, rebelles et commerce ne font pas bon ménage

(2) Ces massacres ont été déguisés en « actes de vengeance contre les chabbihas », le terme magique qui justifie toutes sortes d’actes barbares. 

 

(3) Site d’information arménien Tert.am, 31 octobre 2012

 

(4) Anwar Raja, porte-parole du FPLP-CG cité par l’AFP (30 octobre 2012) précise : « (…) des comités populaires, que nous avons formés pour empêcher ce genre d'infiltration (…) »

 

(4) « Resheq : We condemn the killing of Palestinian conscripts in Syria as cowardly », Palestinian Information Center, 12 juillet 2012

 

(5) Chiffre avancé par un porte-parole du Hamas et confirmé par Adli Al-Baraqouni, Humanitarian Voice, 31 octobre 2012

 

(6) International News Agency (AINA) : Car Bomb Explodes in the New Assyrian Quarter in Aleppo, 24 octobre 2012

 

(7) AINA : Second Attack in 5 Days on New Assyrian Quarter in Aleppo

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 02:02

 

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 L’Alliance démocratique voit le jour autour des réformistes du PDP


 

Vue de la conférence de presse. L’Alliance démocratique est le nom du nouveau parti qui réunit le courant réformiste du parti démocratique progressiste, le parti de la Réforme et du développement et des personnalités nationales. Sa création a été annoncée ce matin, lors d’une conférence de presse en présence de plusieurs membres et sympathisants de cette nouvelle formation. 

Le coordinateur général du parti, Mohamed Hamdi a indiqué que cette initiative est le résultat de convergences d’idées et de positions de certains partis et personnalités politiques, au sujet de la situation actuelle du pays : «Notre initiative et sa valeur ajoutée répondent aux attentes de beaucoup de Tunisiens qui ne se retrouvent pas dans les polarisations actuelles. Nous ne sommes pas ici pour concurrencer quiconque, ni pour être les adversaires de quiconque et ce n’est pas une tentative de division comme pourrait le croire certains…mais nous pensons que sur  la scène politique tunisienne, il y a de la place pour tout le monde, et que ceci est une contribution, une restructuration du paysage politique ».  Il a évoqué les difficultés sociales et économiques « à un point tel que le citoyen ressent que la révolution a eu une mauvaise répercussion sur son niveau de vie…des difficultés sécuritaires et des tiraillements politiques qui s’aggravent, en plus du rendement de l’élite politique qui déçoit le peuple…aussi bien du gouvernement que de la part de l’opposition », a-t-il dit. 

Selon lui, cette initiative tend à rediriger le dialogue politique autour des objectifs de la révolution. Il décrit son parti comme étant un parti politique basé sur le principe de la liberté, de la citoyenneté, des valeurs de la démocratie et de la république civile et des principes des droits de l’Homme universels. «Un parti qui veillera à concrétiser une justice indépendante et des médias libres et impartiaux. Notre dénominateur commun à tous les Tunisiens est l’islam ; nous refusons d’en faire une cause de  division, et réfutons toute instrumentalisation idéologique…Nous rejetons également la violence et l’extrémisme quelque soit son origine », souligne Mohamed Hamdi. 

Dans son communiqué de presse du 08 novembre, l’Alliance démocratique se présente comme étant un parti « qui lutte pour les classes marginalisées et les régions défavorisées et veille à construire une économie nationale équilibrée…tout en défendant l’indépendance de la nation et refuse toute implication étrangère dans ses affaires, soutenant les révolutions arabes et supportant le droit palestinien». «Ce parti est la réponse à tous les Tunisiens qui ne voient pas de divergences idéologiques entre eux, mais qui, plutôt, souhaitent  trouver des solutions radicales aux problèmes socio-économiques du pays », a indiqué Hamdi.

Mohamed Goumani, porte-parole de l’Alliance démocratique, a pour sa part indiqué que le  parti était une initiative ouverte à tous ceux qui se reconnaissent dans les principes du parti. « C’est une dynamique politique dans le but de construire un parti politique efficace…nous avons un bureau politique provisoire en attendant l’organisation du congrès du parti. Nous avons eu des entretiens avec d’autres partis et d’autres personnalités politiques dans l’optique de les rallier à cette initiative, et ces réunions se poursuivront encore ». 

L’Alliance démocratique réunit 10 députés de l’Assemblée nationale constituante à savoir : Mohamed Hmadi, Monsef Cheikhrouhou, Mohamed Gahbicvh, Mohameb Nejib Kehila, mokamed Neji Gharsalli, Chokri Kastalli, Najla Bourial epouse Mejid, Mehdi Ben Gharbia, Mahmoud Baroudi et Abdelkader Khemaies. 

Interrogé sur les mobiles de la création de ce parti, qui ressemblerait à plusieurs déjà existants sur la scène poltique, Mohamed Hamdi répond : « si nous nous étions reconnusdans l’un d’eux, nous ne serions pas ici aujourd’hui…nous voulons instaurer une démocratie participative et nous refusons la bipolarisation ».

Moncef cheikhrouhou a pour sa part ajouté : « Aujourd’hui la seule richesse de la Tunisie est sa jeunesse, il n’est pas normal que ces jeunes ne trouvent pas de travail. Notre rôle, lors de la deuxième étape est de proposer des solutions, et des instruments pour faire avancer l’économie et créer des emplois ».  www.gnet.tn/temps

 

 

 

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 L'Alliance démocratique, combien de bataillons?

 

«L'Alliance démocratique» est née. Mohamed Hamdi, député à l’Assemblée Constituante,  et coordinateur général de cette nouvelle formation a annoncé, ce jeudi 8 novembre, la naissance de cette coalition politique réunissant le Parti de la réforme et du développement, le Courant réformateur du PDP (ancien nom d’Al Jomhouri), ainsi que des constituants, des syndicalistes,  des militants des droits de l'homme, et des personnalités indépendantes.

Et le nouveau mouvement peut d’ores et déjà compter sur Riadh Guerfalli, du site Nawaat. Ce qui ne manquera pas de susciter l’intérêt des internautes tunisiens.

Le mouvement Wafa aurait, à ce jour, décidé de ne pas rejoindre la coalition. Alors que des négociations ont été un certain temps menées en ce sens. Il n’empêche. La coalition peut déjà compter sur dix élus à l'assemblée constituante, dont 9 transfuges du PDP, tels Mehdi Ben Gharbia, Moncef Cheikhrouhou (professeur à HEC, à Paris), Nejla Bourial, Mahmoud Baroudi, Chokri Kastalli, Mohamed Gahbich, Mohamed Hamdi… Toutefois, Mehdi Ben Gharbia a indiqué qu’ils restent dans le bloc démocratique, et n’envisagent pas de constituer de nouveau groupe parlementaire pour le moment.

Mohamed Goumani, porte-parole de l'alliance démocratique, a souligné qu'un comité provisoire présidera aux destinées de la nouvelle coalition jusqu'à la tenue de son congrès, dans trois mois au plus tard. Ce comité compte 15 membres dont, notamment, Mokhtar Jallali, ex-ministre de l'agriculture, et le parlementaire à l’ANC, Moncef Cheikhrouhou. Farhat Rajhi, l’ex-ministre de l’Intérieur, annoncera officiellement son ralliement au mouvement dès qu’il aura pris sa retraite de magistrat, dans quelques semaines.

 

A noter que Mehdi Ben Gharbia, s’est déclaré ce jeudi sur les ondes d’Express FM, «contre l’exclusion des RCDistes comme de toute autre parties», déclarant «nous n’avons rien vu de la Justice transitionnelle. Il faut laisser aux électeurs le bon soin de choisir d’exclure ou de choisir ceux qu’ils veulent». Sur Nessma TV, Mohamed Hamdi affirmera que «cette polémique n’aurait pas eu lieu si la justice transitionnelle avait fait son travail». Or selon lui, «seule la justice est apte à trancher sur cette question». Une déclaration qui risque de ne pas passer inaperçue, dans un contexte politique fortement polarisé, et marqué par la guerre sans merci que se livrent Nida Tounes et Ennahdha.  mag14


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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 04:37

L’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE) : Débat ! 

 

 

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L’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE) vue par  l'Assemblée Nationale Constituante (ANC)


 

 

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Le projet de loi de l'Isie tourne-t-il le dos aux jeunes ?

 

L'association Union pour la Tunisie (Uni*T)s'insurge, dans un communiqué, contre le projet de loi de création de l'instance indépendante électorale qui tourne le dos aux jeunes et consacre l'élitisme politique. Voici le texte du communiqué...

«Que la révolution tunisienne ait montré la voie aux autres pays arabes, plus personne ne le conteste.

 

Que la jeunesse tunisienne soit à l'initiative de cette révolution est aussi incontestable.
 

Si ce rôle a été salué en Tunisie et partout dans le monde, il est inquiétant de voir qu'aujourd'hui on continue malgré tout à tourner le dos à ces jeunes.

Il n'est pas question de disserter sur leurs attentes et la mise en place de réformes les concernant, mais de mettre en lumière une mesure apparemment sans importance, introduite dans le projet de loi de création de l'instance supérieure indépendante des élections (Isie) qui trahit les auteurs de notre révolution.

En effet, ce projet exclut ni plus ni moins les moins de 40 ans.

Pourquoi 40 et non pas 35 ou 45? Rien ne semble justifier cette barrière d'âge!

Si une personne est en âge de voter, d'avoir entre ses mains le destin du pays, d'avoir une conscience politique, elle est en droit de demander à pouvoir participer à la mise en place de ces élections.

Il nous parait inconcevable de voir cette mesure votée en l'état.

Autre inquiétude, l'adoption de la compétence affichée comme seul critère de sélection; ce qui (sans vouloir simplifier les compétences qui incombent aux membres des instances qui vont être désignés, jugées indispensables ou non) revient, il va sans dire, à écarter des citoyens dans la mise en place des élections sous le prétexte d'un manque de compétences.

Plus encore, comment ne pas voir dans cette mesure, une mise au banc d'une partie de nos compatriotes, la politique devenant l'affaire d'une minorité élitiste; une trahison d'un des slogans de la révolution «sont plus forts que toi ô bourreau, les fils de paysans et de travailleurs», bourreau à qui était cher le modèle élitiste.

Créer un tel précédent trahit sans aucun doute l'esprit de la révolution.

Il convient donc de revoir cette loi discriminante et d'élargir le nombre de membres en invitant des membres de la société civile sans prendre en compte leur âge ou leur niveau de qualification mais leur motivation et leurs expériences dans le domaine.» www.kapitalis


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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 19:09

 

 

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La société civile réclame un moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste

Un rassemblement de protestation s’est tenu, ce mercredi 7 novembre 2012, devant le siège du ministère de l’Industrie pour dénoncer le projet d’extraction et d’exploitation du gaz de schiste en Tunisie.

Ainsi, plusieurs dizaines de personnes (une centaine) appartenant à des associations et des personnalités politiques sont venus soutenir ce mouvement organisé par Association AgriEcoForest Tunisie (AEFT) qui œuvre dans la protection du paysage environnemental et forestier.
 

Les protestataires brandissaient des pancartes avec des jeux de mot comme «Inutile d’inschister, on ne veut pas de gazastrophe» ou «Shell dégaze» ainsi que d’autre plus sérieuse «Pourquoi ça oh Mamia (ministre de l’Environnement), te tais-tu sur cette catastrophe écologique».
Ils ont également scandé des slogans «Chakhari RCD dégage» ou «non à Shell, non à la colonisation ! Vous avez vendu la Tunisie contre des dollars».

Esma Mdelgi, présidente de l’Association AgriEcoForest, a dénoncé l’accord passé entre le ministère de l’Industrie et le groupe Shell lui permettant de prospecter le gaz de schiste dans la zone du "bassin de Kairouan" et utilisera des techniques de forage sur une profondeur de plus de 4.500 mètres. Elle a souligné que plusieurs pays et régions comme la France, certains Etats des USA, le Québec, l’Espagne, l’Allemagne et les Pays-Bas ont décidé un moratoire sur l’usage de cette technologie vu ses répercussion négative sur l’écologie et la santé. La technique d’exploration de combustibles non classiques utilisée pour l’extraction du gaz de schiste engendre plusieurs méfaits dont de la libération de polluants comme les métaux lourds (l’arsénique, le chrome, le plomb, le mercure, etc.) ainsi que de la radioactivité outre le fait de contaminer les nappes phréatiques ou d’utiliser de grandes quantités d’eau.

 
M. Mdelgi a noté qu’il y a un vide juridique concernant l’exploration de combustibles non conventionnels, d’où l’importance de créer un code de l’environnement.
L’Association AgriEcoForest réclame, un moratoire sur la prospection du gaz de schiste, la mise en œuvre d’une étude d’impact, l’audition par l’ANC des trois ministres de l’Industrie, de l’Environnement et de l’Agriculture et la création d’une commission neutre formée d’experts tunisiens indépendants, de représentants de la société civile, de citoyens des régions concernées, des élus à l’ANC et de représentants des 3 ministères, dont sa mission sera d’étudier le sujet. Elle appelle, également, au boycott des produits de Shell.

 

 

Pour sa part, la députée Nadia Chaâbane (Al Massar) a dénoncé ce qui se passe réclamant un minimum de transparence. Elle appelle à la création d’une commission mixte pour étudier la question.

 Elle note que plusieurs pays ont interdit cette méthode d’exploration à cause de ses répercussion sur la santé publique, soulignant que ce gouvernement «provisoire», n’a pas la légitimité d’engager le pays et de l’hypothéquer, surtout «sans concertation et en catimini». Pour la députée, il s’agit des mêmes pratiques de l’ancien régime.
Hamma Hammami, leader du Parti des Travailleurs Tunisiens, a appelé les forces vives du pays à s’ériger contre cette technique d’exploration, réclamant au ministre de l’Industrie de publier les études sur lesquelles s’est basées sa décision d’octroi de permis.
 

Pour lui, il faut consulter l’ANC et la population avant de s’engager dans cette affaire qu’il considère comme dangereuse pour le pays. Il trouve anormales les déclarations des ministres concernés affirmant qu’ils sont «prêts à tout arrêter s’il s’avère que cette prospection a des effets néfastes», alors pourquoi s’engager si on ne connaît pas les répercussions du projet, s’est-il interrogé. ?
M. Hammami a affirmé que le ministre de l’Industrie et Shell vont être poursuivis par la justice. D’ailleurs et dans ce contexte, le Parti des Verts pour le Progrès (PVP) a menacé de recourir au tribunal administratif dans le cas où le ministère de l'Industrie décide d'octroyer un permis d'exploration ou de forage en Tunisie pour extraire le gaz de schiste.

Sofiane Reguigui, président de l’Association tunisienne de transparence dans l’énergie et les mines, pense que le problème réside dans la méthode non transparente d’octroi des permis, soulignant l’impératif de respecter les normes en vigueur.

On note également la présence des députés Ahmed Ibrahim et Chokri Yaïche, venus également pour soutenir le mouvement outre les employés de l’environnement du bassin minier qui, à cette occasion, étaient présents pour dénoncer leur situation. Imen Nouira businessnews


 

 

 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 21:12

Partie I

Partie II

Partie III

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