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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 20:34

 

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La société civile se mobilise contre l’extraction du gaz de schiste en Tunisie

 

L’association AgriEcoForest Tunisie (AEFT), œuvrant dans la protection du paysage environnemental et forestier, et visant à atténuer les dépendances scientifiques, technologiques et économiques vis-à-vis de l’étranger, a lancé un appel pour un rassemblement demain 7 novembre 2012 à partir de 10 h, devant le ministère de l’Industrie à Tunis afin d’exprimer sa désapprobation du projet d’extraction de gaz de schiste en Tunisie.

Cette association revendique, par ce sit-in, l’audition au sein de l’ANC, du ministre de l’Industrie ainsi que du ministre de l’Environnement sur l’intention d’accorder à la société Shell une autorisation d’exploitation du gaz de schiste en Tunisie, en dépit des dangers et risques sur la santé et l’environnement. L’AEFT réclame également que l’ANC ordonne le gel immédiat de toute activité liée à l’exploration et l’extraction du gaz de schiste en utilisant les techniques de forage et la suspension de la licence octroyée à la société Shell dans la région de Kairouan.

Par ailleurs, l’association appelle à la création d’une commission neutre formée d’experts tunisiens indépendants ainsi que des représentants de la société civile et des élus à l’ANC afin d’étudier les demandes d’autorisations d’exploration de combustibles non classiques, outre les projets industriels gigantesques et l’évaluation de leurs impacts sur l’environnement. businessnews

 

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Asma Madelgi : “Il faut boycotter les produits et Kiosques Shell”.

Asma Madelgi, présidente de l’association AgriEcoForest Tunisie était,mardi, l’invitée de Asma Rihane lors de son émission Fi Kelmtin.

A l’ordre du jour: la protestation contre l’exploitation du gaz de schiste.

Asma Madelgi a averti contre les dangers de l’exploration de ce gaz et a appelé à boycotter les produits et kiosques Shell. 


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AgriEcoForest organise une manifestation pour protester contre la prospection du gaz de schiste en Tunisie.

L’association AgriEcoForest, a déclaré dans un communiqué de presse publié aujourd’hui, 06 novembre 2012, son intention d’organiser une manifestation pour protester contre les déclarations « dangereuses » du ministre de l'industrie, parues dans le journal « Le Maghreb », concernant la finalisation de l’accord pour la prospection du gaz de schiste avec le groupe Shell.

La manifestation aura lieu le mercredi 7 novembre 2012 devant le siège du ministère de l’industrie et ses principales revendications seront :

- Inviter les élus de l’ANC à interroger le ministre de l’industrie ainsi que la ministre de l’environnement à propos de l’obtention du permis de prospection au groupe Shell et des circonstances de cet accord.

- Appeler les élus de l’ANC et les membres du gouvernement à faire arrêter immédiatement  toutes les opérations de prospection et de forage qui nuisent à l’environnement et à suspendre le permis accordé au groupe Shell pour la région de Kairouan.

- Fonder une instance neutre composée d’experts tunisiens indépendants, de représentants d’associations environnementales, d’élus de l’assemblée constituante et de spécialistes des ministères concernés (industrie et environnement). Elle aura pour mission d’étudier les dossiers de demande de permis de prospection et de forage pour les hydrocarbures non conventionnels ainsi que les dossiers des grands projets industriels.  adioexpressfm

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 20:11

L'imam salafiste Bilel Chaouachi écroué pour «incitation à la violence»

Tunisie. L'imam salafiste Bilel Chaouachi écroué pour «incitation à la violence»

Soupçonné d'avoir participé à l'attaque de l'ambassade et de l'école américaines à Tunis, le 14 septembre dernier, l'imam Bilel Chaouachi a été arrêté aujourd'hui. Il est soupçonné d'incitation à la violence.

Selon Khaled Tarrouche, porte-parole du ministère de l'Intérieur, l'arrestation aujourd'hui matin, de Bilel Chaouachi n'a rien à voir avec sa participation, hier, à l'émission ''21 Heures'' d'Ettounissia TV.

 «Il y a des affaires en cours contre lui et il est demandé par la justice. Bilel Chaouachi est soupçonné d'avoir participé le 14 septembre aux évènements de l'attaque de l'ambassade et de l'école américaines, mais auparavant, il y a une autre affaire en cours à son encontre pour incitation à la violence», a déclaré M. Tarrouche. Et d'ajouter: «Son arrestation n'a aucun rapport avec son apparition ou son discours de la veille à la télévision. C'est une simple coïncidence». kapitalis

 

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L'émission «21 Heures» en question

Partie I

Partie II

Partie III

 
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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 23:14

 

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DOSSIER DE PRESSE

‘‘ATIDE’’ présente une analyse critique du projet de loi organique

sur l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections et explique certaines lacunes mettant en péril le principe d’indépendance, de neutralité et d’intégrité de l’ISIE et du processus électoral

Tunisie - 05 novembre 2012 :

 

L’Association Tunisienne pour l’Intégrité et la Démocratie des Elections (ATIDE) organise, lundi 05 novembre 2012 à la Cité des Sciences de Tunis, une Conférence de presse consacrée à l’analyse et l’évaluation du projet de loi relatif à l’Instance supérieure indépendante des élections (Isie), lequel sera soumis, à partir du mardi 06novembre 2012, en séance plénière à l’Assemblée nationale constituante (ANC).

 Cette conférence de presse, intitulée :

« L’ISIE : entre tiraillements politiques et manque de transparence », verra la participation du comité directeur, cadres et experts juridiques de l’Association « ATIDE » qui apporteront des notes critiques à ce projet de loi, considéré par eux « contradictoire aux principes d’indépendance et de transparence, seuls garants de l’intégrité et de la démocratie des élections ».

La commission de la législation générale au sein de l’ANC a, en effet, conclu ses travaux par un projet de loi organique régissant l’ISIE.

Bien que présentant d’importants aspects positifs, notamment les dispositifs prévus par le chapitre II relatif à l’organe exécutif, ce projet recèle néanmoins, selon l’association ‘‘ATIDE’’, un certain nombre de lacunes mettant en péril le principe d’indépendance, de neutralité et d’intégrité de l’ISIE et du processus électoral.

Ces insuffisances sont les suivantes :

1. Absence de pouvoir de l’ISIE lui permettant de mettre fin aux dépassements et infractions pouvant affecter l’intégrité du processus électoral. Telles que présentées, les différentes propositions de la commission de législation générale de l’ANC ne font aucune mention explicite aux pouvoirs d’auto-saisine, d’injonction ou de sanction.

2. Absence manifeste de dispositions garantissant la transparence des travaux de l’ISIE liés au processus électoral.

3. Le choix de plusieurs alternatives sur les articles les plus sensibles du texte de loi est révélateur de tiraillements politiques pouvant conduire à une Instance Supérieure DEPENDANTE pour les Elections. (voir article 6).

4. Les deux propositions relatives aux modes de constitution du conseil de l’instance sont contraires aux principes de neutralité de l’instance en question. (voir article 6).

5. L’indétermination d’un calendrier précis des différents travaux de la commission spéciale de l’ANC chargée de l’examen et de la sélection des dossiers de candidatures risque de retarder la création de l’ISIE.

6. Le projet de loi dans son ensemble n’est pas exhaustif aussi bien en matière de processus de vote pour les membres du conseil de l’ISIE qu’en matière de détermination de la grille des critères de sélection des candidats. Ceci est bien évidemment de nature à bloquer les travaux de création de l’ISIE.

7. L’indétermination, dans le projet de loi, du contenu de la grille des critères des élections des candidats, pour le confier à la commission spéciale de l’ANC chargée de l’examen et de la sélection des dossiers de candidatures, risque d’aboutir à des décisions partisanes quant au choix des candidats.

8. Enfin, le projet de loi ne fait aucune mention aux principes de parité dans la composition du conseil de l’ISIE.

 

Les initiatives de l’association ‘‘ATIDE’’ au sujet du projet de loi relatif à l’Instance supérieure indépendante des élections

L’Association Tunisienne pour l’Intégrité et la Démocratie des Elections (ATIDE) est une organisation non gouvernementale neutre, indépendante et œuvrant dans le cadre de la convention universelle des droits de l’Homme. Son principal objectif consiste à contribuer à la mise en place des mécanismes démocratiques en Tunisie ainsi qu’à la surveillance et l’observation du processus électoral.

Dans ce cadre, l’ATIDE a déposé un projet de constitutionnalisation de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE) à l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) et a été auditionnée par la commission constitutionnelle le 29 mai 2012.

L’ATIDE a également déposé un projet de loi portant création de l’ISIE parrainé par un groupe de parlementaires de différents horizons politiques, projet pour lequel elle a été auditionnée par la commission de législation générale le 9 Octobre 2012.

Dans cette même perspective et en partenariat avec d’autres acteurs de la société civile opérant dans le domaine de l’observation du processus électoral (réseau « Mourakiboun» et coalition «Ofia»), l’ATIDE a développé une analyse critique du projet de loi de constitution de l’ISIE présenté par le gouvernement, jugé incohérent avec les principes d’indépendance et de neutralité de l’ISIE. Suite à cette analyse, des amendements de ce projet ont été proposés à l’ANC et ont fait l’objet d’une audition auprès de la commission de législation générale.

Dans ce contexte d’échange dynamique et enrichissant entre acteurs politiques de l’ANC et société civile, l’ATIDE ne peut que louer cette forme de collaboration inédite et qui se présente comme un véritable fondement d’une société bâtie sur des principes de gouvernance participative. L’ATIDE félicite les élus de l’ANC pour leur volonté de conduire le processus constitutionnel dans un esprit de concorde nationale.

L’ATIDE salue également le long et patient travail accompli par les différentes commissions consultatives de l’ANC dont le résultat est présenté à l’ensemble des députés pour discussion et vote.

Mais aujourd’hui ‘‘ATIDE’’ exprime ses inquiétudes au sujet du projet de loi organique sur l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections, eu égard aux lacunes respectée dès l’étape de la présélection. ATIDE

 

 

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Moez Bouraoui (ATIDE): Le projet de loi relatif à la création d'une instance indépendante pour les élections manque de transparence

 
Le président de l'association tunisienne pour l'intégrité et la démocratie des élections (ATIDE), Moez Bouraoui a déclaré sur les ondes de ShemsFm qu'il existe beaucoup de lacunes concernant le projet de loi relatif à la création d'une instance indépendante pour les élections. 
 
Selon Moez Bouraoui, ces lacunes résultent dans la forme et dans le contenu du projet, ce qui affecterait sur la composition de l'Instance pour les élections. 
 
D'autre part, l'invité de Studio Shems a fait savoir que le projet est soumis à l’absence du principe de transparence et d'égalité homme-femme, ce qui provoqué une divergence au sein de la commission de la législation générale.
 
Sami Ben Slama, membre de l'instance indépendante pour les élections a insisté sur la nécessité de maintenir l'instance pour les élections à l'écart des conflits politiques fondés sur le partage du pouvoir. 
 
Il a mis en doute l'indépendance du comité relevant de la commission de la législation générale, qui veillera à choisir les membres de l'ISIE, se demandant comment ce comité pourrait être indépendant alors qu'il est composé de plusieurs partis politiques?"
 
Le président de l'association tunisienne pour l'intégrité et la démocratie des élections (ATIDE), Moez Bouraouia a indiqué que des rumeurs circulent selon lesquelles la liste de la composition de l'Instance pour les élections est prête, ajoutant que l'abandon de l'instance actuelle engendrera le doute sur l'intégrité des prochaines élections et provoquera des tensions dans le pays. Entrevue

 

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Instance Supérieure Indépendante des Elections

Les inquiétudes du Centre Carter


Mardi prochain, l’Assemblée Nationale Constituante, tiendra une séance plénière pour débattre de la loi instituant l’Instance Supérieure Indépendante des Elections, organisme à travers lequel jailliront les résultats des prochains scrutins électoraux et dont dépend en grande partie la crédibilité des opérations de vote.

La mise en place de cette instance est ardemment revendiquée par tous les acteurs sur la scène politique. C’est une première étape combien importante pour fixer un agenda et déterminer les prochaines échéances électorales. Beaucoup de projets ont été proposés pour le cadre juridique de cette instance.

De son côté, le Centre Carter qui avait observé, minutieusement les élections de la Constituante et décidé de suivre le processus de rédaction de la Constitution et la mise en place du cadre institutionnel et juridique pour les prochaines élections, ne pouvait pas ne pas s’intéresser à l’action de l’ISIE et aux projets de loi la concernant.

Ses remarques sont établies en prenant pour repères les lois nationales et les obligations de la Tunisie en vertu des traités internationaux auxquels elle a adhéré, y compris, entre autres, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Dans un communiqué publié, dernièrement, le Centre Carter « félicite la Commission de législation générale de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) pour son approche consultative concernant le projet de loi portant sur l’établissement d’une instance électorale. La Commission a pris des mesures importantes pour promouvoir la participation du public au processus, en impliquant des parties prenantes extérieures. Toutefois, malgré ces efforts, le projet de loi qui doit être examiné la semaine prochaine par l’ANC manque encore de mesures suffisantes pour garantir la transparence et l’indépendance de l’instance. Le Centre encourage l’ANC à adopter les dispositions légales nécessaires afin de garantir que les élections en Tunisie soient organisées par une instance totalement transparente et indépendante ». 

Dans cet ordre d’idées, il signale que « le respect des standards internationaux sur la transparence exige de la part de l’instance de diffuser suffisamment d’informations afin de permettre aux acteurs politiques et aux citoyens de vérifier par eux-mêmes et de manière indépendante l’intégrité de chaque étape du processus électoral, et en particulier le dépouillement des bulletins et l’agrégation des résultats. En permettant la vérification de chaque étape du processus, l’instance renforcera l’intégrité des élections ainsi que la confiance de l’électorat dans les résultats, et sera à l’abri de toutes ingérences extérieures ».

La transparence n’est pas totalement garantie dans le projet de loi actuel. Les experts du Centre pensent que « ces garanties sont insuffisantes. Il est seulement prévu que les règlements de l’instance seront publiés au journal officiel (article 19). Cette obligation ne garantit pas un accès complet et en temps utile à l’information portant sur le processus électoral ».

Par ailleurs, la publication des résultats par bureau de vote, même si elle n’est pas exigée par les obligations internationales, elle est bien souhaitée et appréciée pour permettre à un ةtat de remplir ses obligations en matière de transparence et d’accès à l’information. Si cette exigence n’est pas inscrite dans le texte actuel, elle pourrait l’être dans la loi électorale.

Pour davantage de transparence, le Centre recommande que le texte régissant l’instance électorale rende obligatoire la publication immédiate de toutes les décisions et règlements de l’instance sur son site web, la publication, en temps utile, des résultats complets des élections sous forme désagrégée, afin de permettre une vérification adéquate de ces résultats durant la période consacrée aux plaintes et appels et la tenue de sessions d’informations régulières avec les partis politiques, les candidats, les médias et les observateurs. 

A côté de la transparence, c’est l’indépendance de l’ISIE qui a attiré l’attention des experts du Centre Carter. Ils considèrent que cette indépendance est essentielle pour «garantir que le processus électoral soit mené de façon impartiale et soit à l’abri de toute ingérence extérieure ». Il y va de la confiance des électeurs et des candidats dans l’opération électorale. Cette indépendance exige que « les membres de l’instance bénéficient d’une protection légale, et que l’instance dispose de moyens humains, légaux et matériels suffisants pour remplir ses fonctions sans avoir à dépendre des décisions d’autres institutions ». Or, les articles 14 et 15 permettent de lever l’immunité d’un membre de l’instance à la majorité simple. Cette fragilité permettra à n’importe quelle majorité politique de mettre son grappin, sur les membres de l’instance. L’indépendance de l’Instance serait aléatoire. Il faudra opter pour la majorité des deux-tiers.

Par ailleurs, au niveau du fonctionnement de l’instance électorale, des points pratiques devraient être clarifiés. « Les compétences du directeur exécutif restent principalement centrées sur les affaires administratives et financières, ce qui soulève des questions quant à savoir qui sera en charge des opérations électorales ». De même la coopération avec les services du Premier ministère ne doit pas se muer en une subordination.

Par ailleurs, le Centre apprécie le fait que les neuf membres de l’Instance soient élus par l’ANC. Ils éliront à leur tour leur président parmi eux. De même chaque membre sera issu d’une catégorie professionnelle ou jouit d’une expertise. 27 candidats seront présélectionnés à la majorité des trois-quarts. « Malgré une procédure qui peut comprendre jusqu’à trois tours de vote, rien ne garantit que les neufs sièges puissent être pourvus soit à la majorité des deux tiers requise lors des deux premiers tours de vote, soit à la majorité absolue requise lors du troisième, ce qui peut aboutir à un blocage ». Le Centre Carter préfère une procédure de vote qui évite le blocage.

Enfin pour éliminer toute discrimination à l’égard des femmes, le Centre recommande que le projet de loi doive prévoir des dispositions visant à renforcer la parité au sein de l’instance. Vu que les membres de l’instance représentent des catégories socioprofessionnelles, il faudra au préalable que la parité soit respectée dès l’étape de la pré-sélection. letemps

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 03:00
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Le pays a besoin de modifier sa politique monétaire pour lutter contre la hausse de l'inflation, affirme un analyste économique. Le taux d'inflation en Tunisie a atteint 5,7 pour cent en septembre, a indiqué l'Institut national de la statistique (INS) dans son dernier rapport. Ce chiffre représente une hausse par rapport aux 5,6 pour cent enregistrés en juillet et en août.


"Plusieurs facteurs contribuent à cette hausse de l'inflation, dont le plus important est le déséquilibre entre l'offre et la demande en Tunisie", a expliqué l'analyste économique Fathi Ennouri à Magharebia. "Le taux de croissance économique est faible, en dépit de signe de reprise modeste, car il n'a pas atteint le rythme nécessaire pour les biens de consommation."

"De surcroît, l'augmentation des salaires entraîne une hausse de la demande, ce qui impose des pressions sur l'offre", a ajouté ce professeur d'économie à l'université. "C'est ce qui s'est produit après la révolution."

Les autres raisons de cette hausse de l'inflation ont été la hausse des prêts à la consommation, la hausse de la criminalité et une baisse dans les mécanismes de contrôle économique, a-t-il ajouté. "La hausse des importations de matières premières a entraîné une hausse du taux d'inflation, entraînant une chute de la valeur du dinar tunisien, parce que les prix des matières, comme l'huile, les céréales et leurs produits dérivés, sont très élevés", a ajouté cet économiste.

Il estime que cette hausse du taux de l'inflation aura des conséquences sérieuses, dont la plus importante sera "la dégradation du pouvoir d'achat des Tunisiens". Cela pourrait contraindre de nombreux citoyens à limiter leur consommation et porter atteinte à la compétitivité de l'économie tunisienne sur les marchés mondiaux, a-t-il ajouté. L'adoption d'un certain nombre de mesures permettrait au pays d'éviter une crise économique.

"Tout d'abord, la politique monétaire doit être revue pour réduire la consommation, à l'instar de ce que nous avons vu pour l'importation de voitures par le biais de prêts, lorsque le taux d'auto-financement a augmenté de 40 pour cent après avoir été de 20 pour cent l'an dernier", a recommandé Ennouri. "De plus, la banque centrale, qui a commencé à appliquer certains mécanismes de protection, doit augmenter le taux de réserve pour réduire la capacité des banques à accorder des prêts."

La hausse a été principalement due à l'augmentation des prix alimentaires de 7,5 pour cent, de l'éducation de 7,8 pour cent, et des hôtels et restaurants de 7,9 pour cent par rapport à l'année dernière, selon l'INS. L'institut a souligné également que l'indice des prix à la consommartion avait augmenté de 0,7 pour cent en septembre 2012 par rapport au mois précédent.

Pour leur part, de nombreux Tunisiens estiment que la dette des consommateurs est à l'origine des problèmes. "Les Tunisiens irresponsables sont la cause de cette situation de l'économie tunisienne", a déclaré Mouna Bousalmi, une employée, à Magharebia. "Les Tunisiens empruntent pour des produits de luxe, pas pour des choses nécessaires, et c'est un comportement qui constitue une menace pour l'économie."

Mustapha Laabi reconnaît quant à lui que "les habitudes de consommation des Tunisiens, dont la plus importante est la demande de prêts bancaires, ont contribué à cette hausse du taux de l'inflation". "Les manifestations permanentes pour demander une hausse des salaires et la contrebande de biens essentiels vers la Libye ne font qu'empirer les choses", a-t-il ajouté. source

 

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ACTUALITES DE LA BANQUE CENTRALE DE TUNISIE

 

COMMUNIQUE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA BANQUE CENTRALE DE TUNISIE REUNI LE 31 OCTOBRE 2012

      Au début de ses travaux, le Conseil a passé en revue les évolutions de la conjoncture internationale notant la persistance des pressions liées au ralentissement de l’économie mondiale, surtout en Europe, et le maintien du chômage à des niveaux élevés ainsi que la poursuite de la volatilité des marchés financiers internationaux en relation avec la crise de l’endettement public dans la Zone Euro.

    Concernant l’économie nationale, le Conseil a relevé l’évolution positive de l’activité surtout dans les secteurs agricole et industriel avec la hausse de l’indice de la production industrielle de 1,1% durant les sept premiers mois de l’année en cours, notamment dans le secteur minier, ainsi que dans les activités des services comme le tourisme (augmentation des nuitées de 55% et des recettes de 35% jusqu’au 
10 octobre 2012) et le transport, concomitamment avec des indicateurs reflétant l’amélioration du rythme de l’investissement à l’instar de la hausse des flux des IDE et des importations des biens d’équipement et des matières premières et demi-produits. 

    Par ailleurs, le Conseil a noté le maintien de la notation souveraine de la Tunisie dans le grade d’investissement par deux agences de notation financière internationales et la préservation de son premier rang, sur le plan africain et maghrébin, au classement de l’indice du climat des affaires de la Banque mondiale pour l’année 2013 et ce, malgré la perte de cinq places par rapport à 2012. 

    En revanche, le Conseil a enregistré la persistance des pressions sur les équilibres financiers, en rapport avec la poursuite de l’élargissement du déficit des paiements courants et la baisse des avoirs nets en devises, ainsi que la montée des pressions inflationnistes.

    A cet égard et parallèlement à la reprise du rythme des exportations des industries du textile, habillement et des industries mécaniques et électriques au cours du mois de septembre et au début du mois d’octobre de l’année en cours par rapport à la même période de l’an passé (augmentation de 5,9% et 12,2%, respectivement, en septembre 2012), l’accroissement des importations de l’énergie, des biens d’équipements et des biens de consommation s’est poursuivi à un rythme plus accentué, ce qui a entraîné un élargissement sensible du déficit courant pour atteindre 4.557 MDT ou 6,4% du PIB au cours des neuf premiers mois de l’année en cours contre 4,9% pour la même période de l’année précédente. Ces évolutions ont exercé davantage de pressions sur le niveau des réserves en devises qui est revenu à 9.740 MDT ou l’équivalent de 94 jours d’importation à la date du 25 octobre 2012 contre 113 jours au terme de l’année 2011. 

    Sur le plan monétaire, les besoins en liquidité des banques ont continué à s’accroitre malgré une certaine amélioration au niveau des recouvrements des crédits, ce qui a amené la Banque Centrale de Tunisie à poursuivre son intervention sur le marché monétaire par l’injection de 5.442 MDT en moyenne par jour au mois d’octobre. Le taux d’intérêt moyen sur ce marché a atteint 4,15% au cours du même mois contre 3,90% en septembre.

   Sur le marché des changes, le dinar a enregistré une appréciation de 0,05% et 0,06%, respectivement, vis-à-vis de l’euro et du dollar américain durant le mois d’octobre, une évolution qui reflète la stabilité de la parité entre les deux devises au cours de la période récente, d’une part, et l’amélioration de la liquidité du marché des changes local entraînant une moindre intervention de la Banque centrale sur ce marché, d’autre part.

    Pour ce qui est de l’évolution des prix, le glissement annuel de l’indice des prix à la consommation a atteint 5,7% au mois de septembre 2012 contre 5,6% le mois précédent et 3,9% en septembre 2011. Ce rythme ascendant est imputable à la hausse des prix des produits alimentaires et à l’ajustement de ceux de certains produits encadrés. Encore faut-il signaler l’apparition, récemment, de certaines prémices de détente des pressions inflationnistes, mais sans indications confirmant la poursuite de cette tendance au cours des prochains mois. 

    Concernant l’activité du secteur bancaire, le Conseil a noté l’accroissement des dépôts durant les neuf premiers mois de l’année, avec une amélioration de leur rythme au mois de septembre dernier. Par contre, la hausse des concours à l’économie s’est poursuivie, quoique à un rythme moins rapide qu’en 2011, concernant surtout les crédits impayés et les crédits accrochés ainsi que les découverts bancaires.

    A la lumière de ces évolutions, le Conseil a relevé la poursuite des rencontres entre la Banque Centrale et les dirigeants des banques et a recommandé d’intensifier les consultations avec le système financier et bancaire pour suivre les développements de la conjoncture économique et prendre les mesures nécessaires en temps opportun et d’œuvrer à la consolidation du financement adéquat des secteurs productifs et au soutien de l’activité économique tout en préservant les équilibres financiers à des niveaux acceptables. Le Conseil a également appelé à une meilleure coordination entre les politiques économiques et financières pour améliorer la liquidité de l’économie et a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale.

(Pour plus de données sur la conjoncture économique et financière, consulter le site web de la Banque Centrale de Tunisie www.bct.gov.tn)

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 19:17

 

 

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Des miliciens incendient un bâtiment de la sécurité à Tripoli

Des miliciens libyens ont mis le feu dimanche à un bâtiment des services de sécurité dans le centre de Tripoli, où l'on signale des pillages et des affrontements avec une milice rivale.

Des combattants pro-gouvernementaux ont également pillé des boutiques dans le secteur de la rue Zawiya, jonchée de biens et de débris.

Les troubles ont éclaté peu après minuit lorsque deux milices autorisées par le Comité suprême de sécurité (SSC) se sont disputées à propos de l'arrestation de l'un des leurs, ont rapporté des riverains du quartier de Sidi Khalifa, dans le sud de la capitale. 20minutes


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Accrochages entre milices à Tripoli, deux blessés

Des accrochages ont opposé dimanche deux milices dans le centre de la capitale libyenne, Tripoli, faisant au moins deux blessés, ont indiqué des sources locales.

Des hommes armés ont bloqué les accès à la Rue Zawiyah, où les affrontements ont éclaté après minuit entre des habitants et une milice terrée dans un immeuble qui autrefois abritait les locaux des anciens services de renseignements, ont indiqué des habitants.

Selon un habitant du quartier, Mohammed Senoussi, « les accrochages les plus violents ont eu lieu entre 02H00 (00H00 GMT) et 07H00 (05H00 GMT) ».

Ces violences n'ont pas fait de mort, a indiqué un responsable à l'hôpital le plus proche, des membres d'un comité de défense faisant état de deux blessés par balles.

Des tirs à l'arme automatique ont retenti également dans l'après-midi, poussant les habitants à se mettre à l'abri, a-t-on constaté, en faisant état d'hommes armés occupant des positions stratégiques dans les rues.

Selon certains habitants, les violences ont été provoquées par une affaire d'enlèvement et de torture, d'autres affirmant que les résidents s'étaient armés et avaient tenté de chasser la milice, accusée d'implication dans la vente de drogue et d'alcool.

« Les choses ne sont pas claires. Nous essayons à l'heure actuelle de protéger nos rues », explique Ali Mohammed, un habitant armé à un point de contrôle établi dans une ruelle adjacente.

Les violences nocturnes entre groupes armés ne sont pas inhabituelles à Tripoli, où les armes abondent depuis le conflit qui a mis fin au régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Le ministre de l'Intérieur sortant Fawzi Abdelali, cité par l'agence officielle LANA, a désavoué une des milices impliquées dans les violences. Les autorités cherchent à renforcer la jeune armée et la police, mais ont recours fréquemment pour faire respecter la loi à des milices formées par d'ex-rebelles ayant combattu Kadhafi, à la loyauté incertaine et la discipline inégale. lexpressiondz

 

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Explosion d'une voiture à Benghazi, 3 policiers blessés

 

Trois policiers ont été blessés dimanche dans l'explosion d'une voiture près d'un poste de police à Benghazi (est), la deuxième ville de Libye, ont annoncé des témoins.

L'explosion s'est produite avant l'aube dans le quartier de Hadaiq. Un photographe de l'AFP a vu la carcasse du véhicule calcinée et le sol jonché d'éclats de verre.

"Plusieurs suspects ont été arrêtés", a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Ezzedine al-Fazzani, assurant que l'explosion n'avait "pas fait de morts" mais "seulement des blessures mineures".

Benghazi, berceau de la révolution contre le colonel Mouammar Kadhafi en 2011, a été le théâtre de plusieurs explosions et d'une vague d'assassinats ces derniers mois.

Un colonel des services de sécurité intérieure sous l'ancien régime a ainsi été tué le 2 septembre dans l'explosion de sa voiture, qui avait été piégée.

Ces attentats sont généralement attribués aux islamistes radicaux, qui tenteraient de se venger de leurs anciens bourreaux après avoir été victimes d'une répression sévère sous Kadhafi.

Le 11 septembre, le consulat américain avait été la cible d'une attaque -- attribuée elle aussi aux islamistes extrémistes -- qui avait coûté la vie à quatre Américains, dont l'ambassadeur Chris Stevens.

Les nouvelles autorités libyennes, qui tentent de mettre en place une armée et une police nationales, ne sont pas parvenues à désarmer les groupes d'ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi. tempsreel.nouvelobs

 

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Un gouvernement contesté par les  milices armées ...

 


 

 

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Le gouvernement libyen est-il condamné d'avance ?

Des bandes armées ont récemment investi le siège du tout nouveau gouvernement libyen pour réclamer la démission d'une dizaine de ministres, jugés trop proches de l'ancien pouvoir. Dépourvue de moyens d'assurer l'ordre et confrontée à des centaines de milices indisciplinés, la transition démocratique assurée par le CNT semble déjà bien compromise.

 

Atlantico : Le congrès général de Libye, siège du tout récent gouvernement, a été investi hier par plusieurs miliciens armés en désaccord avec l’entrée en fonction d’une dizaine de ministres. Ce coup d’éclat repose-t-il sur un sentiment populaire où s’agit-il de la protection d’intérêts purement privés ?

Mathieu Guidère : L’intrusion d’éléments armés au sein du Congrès général libyen pour contester la composition du nouveau gouvernement est un fait nouveau et extrêmement grave parce qu’il remet en cause la légitimité démocratique à la fois du congrès élu et du gouvernement qui a reçu l’aval du parlement. Cela reflète néanmoins un sentiment de raz-le-bol populaire, doublé d’une incompréhension du processus transitoire et d’une lutte politicienne pour le pouvoir entre les différentes factions du pouvoir libyen.

 

Ces miliciens avancent l’argument que ces ministres sont trop proches du régime Kadhafi. La Libye n’est-elle pas cependant forcée de composer avec la seule classe politique expérimentée à sa disposition, à savoir celle de l’ancien régime ?

Le recours aux caciques de l’ancien régime est effectivement au cœur de la contestation populaire et milicienne. Elle indique un déphasage entre l’élite politique, les anciens rebelles et les masses populaires. Pour les élus du Congrès général populaire, il est nécessaire de faire appel aux cadres expérimentés de l’ancien régime pour assurer la continuité de l’État libyen et pour éviter l’amateurisme politique dans cette phase difficile et sensible de la reconstruction du pays. À l’inverse, pour les anciens rebelles qui ont fait la révolution et pour une bonne frange de la population, il est urgent de purger l’État libyen et ses appareils de toute trace de l’ancien régime pour tout reconstruire à partir de zéro. Ce sont deux conceptions radicalement différentes qui s’opposent aujourd’hui concernant la gestion de la phase transitoire : l’une est pragmatique, voulant exploiter les compétences disponibles ; l’autre est utopique, exigeant de rompre définitivement avec le passé et ses représentants. Si un compromis n’est pas trouvé entre les tenants de ces deux approches, il est à craindre que la violence ne prenne le dessus pour imposer l’une ou l’autre stratégie.

La légitimité du CNT est-elle suffisante pour opposer une pression politique à celle des armes ? Quel est généralement l’état d’esprit de l’opinion vis-à-vis d’un gouvernement soutenu par l’Occident ?

Il existe aujourd’hui en Libye une opposition forte entre deux types de légitimité : la légitimité révolutionnaire acquise par les rebelles au fil des combats contre les forces de l’ancien régime, et la légitimité démocratique acquise par les élus du peuples lors des élections du Congrès général libyen en juillet dernier. Aucune de ces deux légitimités n’a réussi à s’imposer dans les faits à l’ensemble de l’opinion ni même sur l’ensemble du territoire libyen. L’une comme l’autre pâtit d’un déficit de légitimité auprès d’une partie de l’opinion et sur certaines régions du pays. Mais il est clair qu’un gouvernement ayant des orientations trop visiblement occidentales ou clairement soutenu par l’Occident ne peut recueillir l’assentiment de la majorité. Des événements récents comme l’attaque du consulat américain à Benghazi et l’assassinat de l’ambassadeur américain le 11 septembre 2012, ont ravivé l’anti-américanisme latent de la population. Le positionnement pro-occidental de la plupart des leaders politiques, qui craignaient des attaques de drones en représailles, ont donné le sentiment à la population que la nouvelle classe politique avait peur et n’était pas apte à conduire la destinée du pays dans la phase transitoire actuelle.

De plus, cela a renforcé le clivage existant entre les rebelles armés, prêts éventuellement à en découdre avec les États-Unis si ceux-ci envisageaient une intervention militaire en Libye, et les élus politiques qui préféraient temporiser avec les Américains en attendant la fin de la tempête médiatique et de la surenchère électorale qui prévaut actuellement dans la présidentielle américaine. Tout cela fait que l’opinion publique libyenne, après avoir voté pour un congrès relativement équilibré entre libéraux et islamistes, ne sait plus à quel saint se vouer ni, surtout, en quels leaders politiques avoir confiance. C’est ce manque de confiance qui explique aujourd’hui la situation d’instabilité et de confusion qui prévaut en Libye.source

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 17:42

De «l’arnaque politique» à l’Assemblée nationale constituante

 

ors qu’il a été annoncé le 23 octobre à l’Assemblée, le débat en plénière de la Constitution n’a pas encore commencé.

 

Le bureau de l’Assemblée nationale constituante (ANC) avait annoncé en fanfare que les débats en plénière du projet du préambule de la Constitution allaient commencer le 23 octobre. Or, il ne s’agissait finalement et à la limite que d’une «répétition». Précisions sur cette «arnaque» politique. Avant la remarque de l’académicien Kaïes Saïed, criant au vice de forme dans l’amorce des débats en plénière du projet de préambule de la nouvelle Constitution, les citoyens, les médias, voire même des membres de l’Assemblée nationale constituante croyaient que l’ANC est en cours d’adoption dudit préambule. Tout le monde avait une préemption que la Commission mixte de coordination et de rédaction avait terminé ses travaux comme prévu par la feuille de route annoncée, fin août dernier, par le rapporteur de la Constitution, le nahdhaoui Habib Khedher, et que son projet de préambule serait déjà prêt et allait être débattu en plénière afin d’être adopté. Or, ce n’était que feu de paille. Il s’est finalement avéré que ce n’est qu’une «répétition» pour «fêter» le 23 octobre.

«Laquelle date aurait dû pourtant coïncider avec la fin de la rédaction de la Constitution», rappelle l’académicien Kaïes Saïed. Un communiqué du bureau de l’ANC annonçait en fanfare le 19 octobre dernier qu’une assemblée plénière extraordinaire allait se tenir le 23 octobre pour «fêter le premier anniversaire des premières élections indépendantes de l’histoire de la Tunisie en présence des trois présidents (République, gouvernement et Assemblée)».

 

Péripéties

 

Une autre plénière était prévue dans l’après-midi du 23 octobre pour débattre le préambule. «Elle n’a par ailleurs eu lieu que le lendemain, faute de quorum», rappelle le constituant, porte-parole du parti Al Massar, Samir Taïeb. Les constituants de l’opposition avaient en ce jour boycotté la plénière extraordinaire en présence des trois présidents. Mais ils ont assisté à la séance des débats sur le préambule. «Les électeurs nous ont élus pour défendre un projet de société et nous ne pourrions nous absenter dans des plénières sur des questions aussi importantes que le préambule de la Constitution», avait alors précisé Issam Chebbi pour justifier leur retour à la Coupole.

 

Comme les débats étaient transmis en direct sur la Télé nationale, les citoyens ont pu même assister en direct à des fissures au sein de la troïka sur la problématique de la charia. Les constituantes, Lobna Jeribi d’Ettakattol et Samia Abbou du Congrès pour la République, se sont dressées contre leurs partenaires nahdhaouis au sein de la troïka sur la question de la primauté du préambule sur le reste des articles de la Constitution. «Ils veulent glisser la charia à travers cette primauté», avait averti Mme Abbou.

 

Surprise

 

Il a fallu que, sur un plateau télévisé, l’académicien Kaïes Saïed critique le non-respect des dispositions des articles 105 et 106 du règlement intérieur de l’ANC, prévues pour entamer les débats du projet de la Constitution, notamment «le défaut d’enregistrement du projet au bureau d’ordre et le délai de 15 jours, préalable à l’examen» pour que le rapporteur de la Constitution, Habib Khedher, intervienne pour dire qu’«il ne s’agit pas d’un examen du projet du préambule en vertu de l’article 106, mais plutôt de l’article 65». «C’est juste un examen en plénière des travaux de la commission du préambule et des principes généraux après les amendements de la commission mixte de coordination», a précisé le rapporteur général de la Constitution, soulevant un tollé général chez les observateurs et, même, chez les constituants qui crient à «l’arnaque politique». Le constituant du bloc démocratique, Mahmoud Baroudi, crie à la tromperie politique. «La troïka a cherché à faire un buzz le 23 octobre 2012. Or, le projet de la Constitution n’était pas encore prêt.

Les trois partis ont eu alors recours à ce stratagème. C’est une supercherie», s’est-il indigné. Après les précisions de Habib Khedher, la classe politique n’en revient pas. elwatan

 

 

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Des constituants se sont fait ramasser à Sidi Hassine Séjoumi

 

C'est à croire que la constitution est le dernier souci des Tunisiens, en tout cas des couches déshéritées de la population. Quatre constituants en ont eu la preuve à leur corps défendant.

Cela s'est passé samedi, dans la localité Sidi Hassine Séjoumi, quartier populaire à l'ouest de Tunis, lorsque des citoyens ont refusé le dialogue avec quatre constituants appartenant au Congrès pour la République (CpR), au Parti républicain, à Al-Massar et à Ennahdha, sur le projet de la Constitution, insistant sur la nécessité de discuter de leurs problèmes sociaux et de leurs difficultés au quotidien.

 Plus d'une cinquantaine de citoyens ont ainsi interrompu les constituants, qui donnaient un aperçu de la Constitution, en signe de protestation contre la «négligence dans la résolution de leurs problèmes et le non respect des engagements tenus envers les martyrs et blessés de la révolution.»

 L'Assemblée nationale constituante (Anc) n'est pas à l'écoute de leurs doléances, ont affirmé les protestataires, avant d'exposer leurs problèmes liés au chômage, à la faiblesse du pouvoir d'achat, au logement et à l'absence d'établissement hospitalier dans la région, critiquant la lenteur dans l'élaboration de la Constitution et les débats sans fin à l'Anc.

 Les quatre constituants se sont engagés à faire parvenir la voix des citoyens aux trois présidences et à revenir dans la région pour poursuivre le débat sur les attentes des habitants de la région et la future Constitution.

 L'Anc discute actuellement du programme de dialogue sur la Constitution entre les élus et les citoyens dans toutes les régions du pays avant son adoption : une opération de Com' inutile et bêtement électoraliste, qui risque d'être mal appréciée par les habitants de ces régions, qui sont soumis à des problèmes concrets. kapitalis

 

 

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Le Centre Carter émet des réserves sur le projet de loi relatif à l’ISIE

Le Centre Carter fait remarquer à la Commission de législation générale de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) que le projet de loi sur l’établissement d’une instance électorale manque de mesures suffisantes pour garantir la transparence et l’indépendance de l’instance. Le Centre invite l’ANC à adopter les dispositions légales nécessaires afin de garantir que les élections en Tunisie soient organisées par une instance totalement transparente et indépendante.

 Les insuffisances relevées par le centre concernent essentiellement :

 Le manque d’information transparente lors du déroulement des différentes étapes du processus électoral, depuis le règlement de l’Instance jusqu’aux résultats détaillés des élections.

 L’indépendance de l’instance qui est essentielle pour garantir que le processus électoral soit mené de façon impartiale et à l’abri de toute ingérence extérieure. Pour cela, il faudrait que les membres de l’instance bénéficient d’une protection légale, et que l’instance dispose de moyens humains, légaux et matériels suffisants pour remplir ses fonctions sans avoir à dépendre des décisions d’autres institutions.

 La désignation du conseil de l’instance: Le Centre Carter trouve que la présente proposition de loi risque de créer un blocage au moment de l’élection des membres de l’instance.

 Le projet de loi devrait prévoir des dispositions visant à renforcer la parité au sein de l’instance.tunisienumerique

 

 

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 Des débats houleux ralentissent encore l’écriture de la Constitution 

 

En marge des plénières diffusées en direct à la télévision, les débats au sein des commissions se poursuivent à l’Assemblée nationale constituante (ANC). Sans grande médiatisation, les élus, du moins les présents d’entre eux, achèvent, lentement, leurs travaux, afin de parvenir à un projet de Constitution à présenter en plénière pour son adoption, article par article. 

 
Si la cadence s’accélère, les différends sont loin d’être dépassés et des débats houleux, sur des questions maintes fois débattues, font perdre un temps précieux et jettent le discrédit sur la volonté de parvenir à un consensus afin de présenter une Constitution au peuple tunisien, dans les plus brefs délais. Retour sur ces derniers jours à l’Assemblée. 

A neuf heures du matin, en ce mercredi 31 octobre 2012, une fois n’est pas coutume, Iyed Dahmani, rapporteur de la commission « droits et libertés », fait partie des premiers arrivés. Alors que les observateurs avaient l’habitude de le voir déserter les travaux des commissions, comme une grande partie de ses collègues, M. Dahmani semble vouloir prendre les choses en main. Ce sont les derniers articles à débattre, il s’agit d’accélérer la cadence et d’achever, enfin, la lecture des recommandations de la commission mixte. C’était sans compter avec le blocage de certains résistants de la dernière heure. 

 
En effet, plusieurs députés d’Ennahdha remarquent, non sans gêne, que la commission mixte a, ni plus ni moins, supprimé plusieurs articles auxquels ils se sont montrés attachés, en l’occurrence celui sur la criminalisation de la normalisation avec l’Etat d’Israël mais aussi ceux qui concernent la complémentarité entre l’homme et la femme et la nécessité du mariage dans la constitution de la famille. « Le comité mixte n’a pas le droit de supprimer ces articles, en opérant une manipulation consistant à les reléguer à la commission du préambule qui ne les pas acceptés », s’indignent plusieurs députés d’Ennahdha, mais également Mourad Amdouni ou encore Brahim Gassas. 

 
Iyed Dahmani, aidé par la présidente nahdhaouie de la commission, Farida Laâbidi, tentera de faire entendre raison à ces députés réfractaires, avançant le fait qu’il s’agissait là des prérogatives du comité mixte. « Le comité mixte a jugé que ces sujets n’entraient pas dans la partie des droits et libertés, mais dans celle des principes fondamentaux. Rien ne vous empêche, par la suite, de présenter vos amendements en plénière », explique le rapporteur de la commission. 



Après plus d’une heure de débat sur ces questions épineuses, la présidente s’en tiendra aux recommandations du comité, non sans avoir suscité la colère de ses co-partisans d’Ennahdha. Brahim Hamdi, du groupe parlementaire "liberté et dignité", quitte la salle en signe de désapprobation, pendant que les autres enregistreront plusieurs requêtes et leur refus de se plier à ces règles, auprès du bureau de l’Assemblée. 

Si donc, les sujets tels que la criminalisation de la normalisation avec Israël, ou encore le rôle de la femme dans la famille, qui avaient suscité de fortes polémiques ces derniers mois, ont été supprimés officiellement de l’avant-projet de Constitution, il est à prévoir que ces questions seront à l’ordre du jour lors des débats en plénière, et que le principe de consensus avancé par un certain nombre d’élus, dont le président de l’Assemblée constituante, est loin d’être trouvé. 

La cacophonie dans les débats au sein des commissions se retrouve, d’une manière encore plus affirmée, au sein de la commission en charge des pouvoirs exécutifs et législatifs. Il est à préciser que cette commission n’est pas encore parvenue à l’étape de l’étude des recommandations du comité mixte mais que, après des mois de débats, elle en est à la première étape, en l’occurrence celle du premier brouillon. La commission qui s’était trouvée confrontée à différents blocages, notamment celui du type de régime politique à adopter, avait, en effet, présenté plusieurs versions de leurs travaux, preuve s’il en est de l’absence de consensus qui se dégage encore une fois des débats. 

En fin de matinée du mercredi, c’est un brouhaha généralisé que l’on retrouve dans cette commission. Quelques députés de l’opposition remettent en cause les conditions de candidature pour la présidence de la République, notamment l’obligation, pour le candidat ou la candidate d’être musulman. Les députés d’Ennahdha s’insurgent. La religion d’Etat est l’Islam, affirment-ils, il est hors de question de revenir sur ce point. Malgré le fait qu’elle ait concédé ce dernier point, Samia Abbou tient, malgré tout, à faire valoir le caractère absurde de cette obligation : « Ben Ali était musulman, il a même fait le pèlerinage à la Mecque, pourtant, je considère qu’il a trahi les principes de l’Islam. Dire que le président doit être musulman n’a donc pas de sens ». Ce à quoi une députée d’Ennahdha rétorquera qu’il s’agit d’un principe non négociable et que cela ne veut pas dire qu’il faille vérifier si le candidat est un bon musulman ou pas : « Je ne vais pas lui demander une démonstration pour voir s’il doit prier, il faut juste qu’il soit musulman », souligne-t-elle. 


 

 

Au-delà du caractère absurde relevé par Samia Abbou, Samir Bettaieb, également membre de la commission, déclarera à Business News que ce point contredit plusieurs principes de la Constitution, à savoir le caractère civil de l’Etat, mais aussi la liberté de conscience. Cet ajout vient également s’ajouter aux lacunes du préambule, privilégiant le caractère religieux et ne tenant pas compte des droits des minorités. 


Cependant, pour accélérer l’achèvement des travaux, ce point a été adopté, de même que celui empêchant les binationaux de se présenter aux élections présidentielles, consacrant, encore une fois, la constitutionnalisation de sous-citoyens tunisiens. 

D’autres commissions ont également poursuivi leurs travaux en fin de semaine dernière. Le fil rouge de l’ensemble de ces débats aura été la lenteur des débats, le manque d’assiduité, le non-respect du planning et des délais. Vendredi dernier, si les principaux points de divergences ont été précipitamment dépassés, les débats dans les coulisses se poursuivent. Enfin, l’écriture de la Constitution sera, encore une fois, retardée par les projets urgents qui seront débattus la semaine prochaine à l’Assemblée constituante, parmi lesquels figure le projet de l’ISIE. Plusieurs organismes internationaux (dont le centre Carter), ou de représentants de la société civile tunisienne (Atide…), se sont déplacés à l’Assemblée constituante pour présenter à Mustapha Ben Jaâfar leurs inquiétudes concernant ce projet, pour lequel les discussions en plénière risquent d’être, pour la semaine qui arrive, des plus tendues.    Monia Ben Hamadi  
businessnew

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 16:05

La communauté juive demande la protection de l'armée nationale


 

Le chef de la communauté juive à l'île de Djerba, Birs Trabelsi a demandé au gouvernement d'assurer la protection des juifs en Tunisie, par l'armée nationale. 
Ces déclarations interviennent après l'arrestation d'un groupe d'individus qui complotaient pour le kidnapping de deux jeunes juifs à Zarzis. 
 
Birs Trabelsi a déclaré qu'un agent de police est impliqué dans cette tentative de kidnapping.  Écouter M. Birs Trabelsi, compatriote juif de Djerba

 

 

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La communauté juive réclame sa protection par l'armée

Un policier tunisien a été arrêté alors qu'il préparait avec quatre Libyens l'enlèvement d'un jeune juif pour obtenir une rançon.

Perez Trabelsi, président de la communauté juive à Djerba, demande une protection de l'armée.

Perez Trabelsi, président de la communauté juive à Djerba, demande une protection de l'armée. © Fethi Belaid / AFP

La communauté juive en Tunisie a réclamé dimanche sa protection par l'armée après l'arrestation de quatre Libyens et d'un policier tunisien préparant l'enlèvement d'un jeune juif tunisien pour obtenir une rançon, a déclaré le président de cette communauté à Djerba (sud). "Après l'implication d'un policier dans cette affaire, nous voulons que notre protection soit aussi assurée par l'armée", a précisé Perez Trabelsi, ajoutant que la communauté juive a "une grande confiance en l'armée".

La garde nationale tunisienne a découvert le 17 octobre un projet d'enlèvement d'un jeune juif à Zarzis (sud) après les aveux d'un policier tunisien recruté par quatre Libyens, selon un haut responsable policier. Le but du crime "était d'obtenir une rançon", avait indiqué la même source, assurant qu'il n'y avait aucune motivation religieuse. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khaled Tarrouche, avait indiqué que cinq personnes avaient été arrêtées, soupçonnées de préparer "l'enlèvement d'un ou de deux juifs issus de familles aisées pour obtenir une rançon". Il n'avait cependant pas identifié les suspects.

La communauté juive en Tunisie s'est réduite à 1 500 âmes, contre 100 000 en 1956 avant l'indépendance de la Tunisie. Elle reste la plus importante du monde arabe. Des insultes antisémites scandées lors de manifestations en 2011-2012 par des islamistes radicaux avaient provoqué l'inquiétude de cette communauté. Le 11 avril 2002, un Tunisien avait fait exploser un camion-citerne devant la synagogue de la Ghriba à Djerba, le plus ancien lieu de culte juif enAfrique, tuant 21 personnes, 14 touristes allemands, cinq Tunisiens et deux Français. Source


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Arrestation de quatre Libyens et un policier tunisien projetant d'enlever des membres de la communauté juive

"Il y a une grande inquiétude à Djerba et Zarzis. Le gouvernement doit nous fournir davantage de protection", a déclaré Perez Trabelsi, président de la communauté juive de Djerba. Il estime qu’une campagne d’intimidation était en cours pour contraindre les juifs à quitter la Tunisie.

Cinq personnes, quatre Libyens et un policier tunisien, soupçonnés de préparer l'enlèvement de membres de la communauté juive dans le but d'obtenir une rançon ont été arrêtées à Zarzis dans le sud de la Tunisie.

 

Selon un haut responsable policier à Zarzis, la garde nationale tunisienne a mis au jour le 17 octobre ce projet d'enlèvement d'un jeune juif après les aveux d'un policier tunisien recruté par quatre citoyens de la Libye voisine. 

Le but du crime "était d'obtenir une rançon", a indiqué la source, assurant qu'il n'y avait aucune motivation religieuse.   

Les cinq personnes sont désormais détenues dans une prison près de Tunis.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khaled Tarrouche, a confirmé l'arrestation de cinq personnes suspectées de préparer "l'enlèvement d'un ou de deux juifs issus de familles aisées pour obtenir une rançon". Il n'a  cependant pas identifié les suspects.

Selon les chiffres officiels, 201 juifs vivent à Zarzis, sur les quelque 1.500 que compte la Tunisie. Ils étaient environ 100.000 à l'indépendance en 1956.

 La communauté juive s'est inquiétée après que des islamistes radicaux ont scandé des insultes antisémites lors de manifestations en 2011-2012.

"Il y a une grande inquiétude à Djerba et Zarzis. Le gouvernement doit nous fournir davantage de protection", a déclaré Perez Trabelsi, président de la communauté juive de Djerba. Il estime qu’une campagne d’intimidation était en cours pour contraindre les juifs à quitter la Tunisie.

"C’est notre pays, nous ne le quitterons pas", a-t-il dit.

Quelques semaines après la chute du président Zine Ben Ali en janvier 2011, une synagogue avait été incendiée à Gabès, sans faire de victimes, et l’incident est resté isolé.

En 2002, un attentat au camion piégé près d’une synagogue de Djerba revendiqué par Al Qaïda avait coûté la vie à 21 touristesSource

 

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 15:31

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

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Lancement de Radio Kalima FM,

radio alternative proche et crédible




 

 

Au cours d’une conférence de presse qui s’est déroulée ce 2 novembre à Tunis et qui a réuni toute la presse tunisienne, Omar Mestiri, en qualité de directeur général, a annoncé le lancement officiel de Radio Kalima FM sur le grand Tunis, sur la fréquence 90.7.


Entourés de Sihem Bensedrine, co-fondatrice de la radio et directrice de la rédaction, la nouvelle équipe de Radio Kalima FM a présenté sa nouvelle grille de programmes ainsi que les valeurs que la chaîne s’engage à défendre.


Une histoire semée d’embûches


Tout le monde se souvient des difficultés rencontrées par Kalima depuis son lancement par Sihem Bensedrine et Omar Mestiri sous forme de magazine on-line en 2000 (le premier en Tunisie). Après l’attaque de ses studios le 30 janvier 2009, alors que les journalistes de Kalima se faisaient agresser par la police et que les dirigeants étaient poursuivis pour « usage illégal de fréquences et d’équipements non autorisés », l’équipe avait continué à travailler et réussi à poursuivre ses émissions.


En décembre 2010, les journalistes de Kalima avaient marqué leur présence dans les régions insurgées pour faire écho au mouvement révolutionnaire et conserver une mémoire sonore de la révolution. De nouvelles embûches attendaient encore Kalima après le 14-Janvier. Il faudra une grève de la faim de son directeur pour qu’une fréquence lui soit enfin accordée le 17 août 2011.


De radio militante à radio professionnelle


Présente à l’inauguration de la conférence de presse, avant de laisser la vedette à son équipe, Sihem Bensedrine a insisté sur la nouvelle formule de Radio Kalima FM, qui passe du statut de radio militante à celui de radio professionnelle. Ainsi elle a demandé aux journalistes de « ne plus réduire Radio Kalima FM  à sa propre personne, mais de considérer le travail global de toute cette nouvelle équipe, professionnelle et dévouée, qui a permis l’émancipation et la mutation de la chaîne ». Elle a ajouté que la transformation de Radio Kalima FM avait impliqué une refonte de son organisation, précisant que ses fonctions de directrice de la rédaction, beaucoup plus en retrait, « ne lui permettraient plus de s’occuper du quotidien de la chaîne, confié à Omar Mestiri et à Zakia Hadiji ».


Omar Mestiri a renchéri en présentant la nouvelle Radio Kalima FM comme « une radio professionnelle alternative, engagée dans la liberté d’informer objectivement le citoyen tunisien, et un organe d’information multimédia complètement indépendant des gouvernements et des partis politiques, qui rejette toute forme de censure ou d’autocensure ».


Radio Kalima FM se veut le vecteur fiable d’informations de qualité, précises et vérifiées, équilibrées et neutres, et qui rende compte aux citoyens de la pluralité des opinions qui existent en Tunisie ou ailleurs.


Le financement de la nouvelle Radio Kalima FM, a précisé Omar Mestiri, a été assuré par l’entrée de Nasr Chakroun, actionnaire principal, au capital de la SARL, Kalima productions qui gère la radio.


Un vent de fraîcheur sur le paysage médiatique tunisien


Ton nouveau, qualité de l’information, fraîcheur, présence régionale, décontraction et originalité musicale caractériseront les programmes de Radio Kalima FM, qui affiche une grille résolument généraliste, incluant de l’information, certes, mais également du sport, de la musique, de la culture et du divertissement.


Zakia Hadiji, lors de sa présentation de la grille, a insisté sur le nouveau souffle qui animera la chaîne: « Nous avons opté pour une radio qui ne ressemble à aucune autre, avec un traitement original jusque dans les sujets les plus anodins ; ce souffle se retrouvera dans le ton de chacun de nos animateurs, dans la richesse des cultures de nos régions dont nos correspondants rendront compte, dans la mise en scène de nos émissions de débats, dans l’originalité de notre musique que tous les publics apprécieront, dans les jingles spécialement composés pour nos auditeurs… »


Des capsules humoristiques, des émissions matinales présentées sous forme de rubriques variées, des magazines spécialisés (automobile, famille, jazz…) et aussi des émissions d’investigation sur des sujets divers qui préoccupent les Tunisiens complèteront la grille de Radio Kalima FM nouvelle formule.


Qualité et proximité avec ses auditeurs


Pour finir Omar Mestiri a précisé que la radio avait renforcé son équipe de reporters à travers toute la République, de même qu’elle avait particulièrement misé sur la qualité technique de ses équipements.


Dans les prochains jours, Radio Kalima FM organisera une journée « Portes Ouvertes » à son siège de la Charguia 2 pour vous inviter à faire connaissance avec toute l’équipe.kalima-tunisie

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 06:18

Incendie du mausolée Sidi Meftah à Jelma

 

 

Tunisie. Saccage du mausolée Sidi Meftah à Jelma

 

Des personnes cagoulées viennent de mettre le feu au mausolée Sidi Meftah à Jelma, gouvernorat de Sidi Bouzid, au centre du pays.

Après avoir menacé ceux qui étaient à l'intérieur, des personnes cagoulées munies de cocktail Molotov et d'armes blanches, ont saccagé les lieux, pillé et détruit ce qu'ils y ont trouvé, avant d'y mettre le feu.

Ces individus, dont on imagine l'appartenance à un groupe d'extrémistes religieux, ne sont partis qu'après avoir laissé un amas de cendres.

Depuis quelques mois, des personnes s'en prennent aux mausolées et le gouvernement continue à faire la sourde oreille.

Aucune personne n'a été arrêtée après l'incendie de Saïda Manoubia (Tunis), de Sidi Yaâkoub à Gabès et d'autres mausolées dans différentes régions du pays.

Il y a deux semaines, après avoir reçu des menaces, les gardiens du mausolée Sidi Sahbi à Kairouan ont lancé des appels pour qu'on protège le lieu.

Le 22 octobre dernier, la directrice générale de l'Unesco a vivement condamné la profanation et le saccage du mausolée Saïda Aïcha Manoubia. Irina Bokova exhorte les autorités tunisiennes à «prendre toutes les mesures nécessaires pour que les sites du patrimoine culturel qui portent la mémoire et l'identité du peuple tunisien soient protégés contre tout acte visant leur intégrité». kapitalis

 

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 La Directrice générale de l’UNESCO condamne la destruction du mausolée de Saïda Aïcha Manoubia, à Tunis

 

La Directrice générale a vivement condamné la profanation et le saccage du mausolée dédié à l’une des saintes soufies les plus vénérées de Tunisie, Saïda Aïcha Manoubia et exhorte les autorités tunisiennes à prendre toutes les mesures nécessaires pour que les sites du patrimoine culturel qui portent la mémoire et l’identité du peuple tunisien soient protégés contre tout acte visant leur intégrité.

 

« Porter atteinte aux lieux de la mémoire populaire et de l’histoire de la Tunisie, c’est commettre un crime contre le peuple tunisien qui s’est toujours distingué, au cours de son histoire, par sa tolérance et son respect de la diversité des croyances et des pratiques spirituelles », a déclaré la Directrice générale, qui tient à rappeler à cette occasion le rôle essentiel que doit jouer la société civile dans la préservation du patrimoine exceptionnel de la Tunisie pour les générations futures.

 

La Directrice générale a par ailleurs rappelé que l'UNESCO était prête à apporter tout le soutien nécessaire aux autorités tunisiennes pour la réhabilitation et la sauvegarde des biens culturels de la Tunisie, en particulier les plus vulnérables. unesco.org

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 02:58

Retour d’Esshab El Kelma 


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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Arts _Culture (Chansons de la Révolution - contest
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  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
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