Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 02:14
Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Syrie : les oppositions _ Ligue Arabe
commenter cet article
7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 01:56

Homs El Ghouta en appuie à Hama et aux villes encerclées

Douma

Damas

 

_____________________________________________________________________

 

L'opposition appelle la communauté internationale à augmenter la pression sur Bachar al-Assad

 

Bachar al-Assad au Parlement syrien, le 30 mars.

Bachar al-Assad au Parlement syrien, le 30 mars. SANA / AP / SIPA

 

Le président syrien poursuit sa répression sanglante et sa proposition de dialogue a été dénoncée comme «une farce» par l'opposition...

Des représentants de l'opposition syrienne en Europe, réunis à Bruxelles, ont appelé dimanche la communauté internationale à augmenter la pression sur le président Bachar al-Assad, appelant en même temps à des enquêtes indépendantes sur la sanglante répression des manifestations.

«Il y a un besoin de davantage de pression sur le régime», ont estimé lors d'un point presse les organisateurs de la «Coalition nationale de soutien à la révolution syrienne», une conférence qui a réuni samedi et dimanche plus de 200 personnes issues de la diaspora syrienne à l'étranger.

 

«Il est très important d'imposer l'isolation diplomatique au régime syrien, et de ne pas lui permettre d'être représenté dans les instances internationales», ont-ils ajouté.

L'UE et les Etats-Unis notamment ont imposé ces dernières semaines des sanctions visant Bachar al-Assad et ses proches.

 

Pas de dialogue

 

La création par le président syrien d'un organisme chargé de lancer le «dialogue national» a été dénoncée comme «une farce».

«On ne peut pas parler actuellement de dialogue national», alors que la répression bat son plein en Syrie, ont-ils estimé.

La conférence a été organisée dans la foulée de celle qui s'est déroulée mercredi dernier à Antalya en Turquie. D'autres conférences seront organisées ailleurs à l'étranger prochainement, a expliqué à l'AFP l'un des organisateurs, le docteur Bassem Hatahet.

 

Mercredi à Antalya, un «Congrès pour un changement en Syrie» avait déjà réuni quelque 300 opposants. Dans un communiqué, les participants avaient exigé une "démission immédiate» du président syrien et appelé à des élections parlementaires et présidentielle libres en Syrie.

 

Venu à Bruxelles participer à la conférence, Badreldian Bahrou, un dentiste résidant en Arabie Saoudite et qui était déjà à Antalya, se dit «sûr que Bachar al-Assad va partir. La question est de savoir quand et à quel prix».

 

Lien : http://www.20minutes.fr/article/735915/syrie-opposition-appelle-communaute-internationale-augmenter-pression-bachar-al-assad

 

 

 

__________________________________________________________

De meurtriers affrontements en Syrie font 120 morts

 

 

Le président syrien, Bachar Al-Assad

Photo: ERIC FEFERBERG  Le président syrien, Bachar Al-Assad, en janvier 2009.

 

En Syrie, les affrontements entre les contestataires et les forces de l'ordre ne cessent de s'intensifier. Lundi, la télévision d'État a rapporté que 120 policiers et membres des forces de l'ordre sont morts à Jisr al-Choughour dans la province d'Idlib, située à 330 kilomètres au nord de Damas.

Depuis plusieurs jours, les forces de sécurité mènent des opérations militaires dans cette région, dans le cadre de la répression du mouvement de révolte contre le régime du président Bachar Al-Assad.

Parmi les victimes, 82 auraient été tuées dans une attaque lancée contre le quartier général de la Sécurité. Les autres auraient perdu la vie notamment dans une embuscade qui avait été tendue et dans l'explosion dans le bâtiment de la Poste.

Toujours selon la télévision nationale citant les autorités syriennes, ces policiers auraient été tués par des « groupes armés » non identifiés qui terrorisent la population.

Toutefois, ces informations n'ont pas pu être vérifiées de source indépendante. Les médias étrangers ne peuvent pas couvrir directement ces affrontements à cause des restrictions imposées par les autorités.

Damas a régulièrement montré du doigt des « groupes terroristes » et des « étrangers » depuis le début des manifestations contre le régime de Bachar Al-Assad, le 15 mars dernier. Le ministre de l'Intérieur, Mohammad Ibrahim al-Chaar, leur a d'ailleurs lancé une mise en garde lundi.

Dans un communiqué qu'il a lu à la télévision, il a dit que « l'État agira avec fermeté, avec force et conformément à la loi, et il ne restera pas les bras croisés face aux attaques armées qui portent atteinte à la sécurité de la patrie ».

Les forces de sécurité mènent depuis plusieurs jours des opérations militaires à Jisr al-Choughour dans le cadre de la répression du mouvement de révolte contre le président Bachar Al-Assad. Cette ville est le théâtre de violents combats violents entre forces de l'ordre et manifestants. Dimanche, 27 civils et 8 agents des forces de l'ordre avaient été tués dans cette localité et les villages voisins.

 

Des organisations dénoncent la violence

 

Lundi, six organisations des droits de l'homme de Syrie ont dénoncé « le recours excessif à la force pour disperser les rassemblements pacifiques des citoyens syriens sans armes ». Ils ont appelé le gouvernement à « arrêter la spirale de violence et d'assassinats dans les rues syriennes ».

En outre, elles ont réclamé une commission d'enquête « indépendante et transparente pour dévoiler les responsables de la violence ». Amnistie internationale juge « impératif que le Conseil de sécurité de l'ONU, qui a été très silencieux sur ce sujet, vote une condamnation des massacres ». Elle exhorte même l'organisme à porter l'affaire devant la Cour pénale internationale.

Selon des organisations de défense des droits de l'homme, plus de 1100 civils ont été tués depuis le début du mouvement.

 

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Associated Press

 

Lien : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/06/06/009-combats-policiers-syrie.shtml

 

__________________________________________

 

Golan : la communauté internationale craint une escalade de la violence

 

 

Les réactions internationales se multiplient après la répression sanglante par l'armée israélienne d'une manifestation sur la plateau du Golan – zone de séparation entre Israël et la Syrie – qui a fait vingt-trois morts et plus de trois cent cinquante blessés, selon la télévision publique syrienne. Si l'ONU n'a pas confirmé ce bilan, son secrétaire général, Ban Ki-moon, a appelé, lundi, toutes les parties impliquées dans le conflit israélo-palestinien à un "maximum de retenue", exprimant sa "profonde inquiétude".

 

De son côté, Israël conteste le bilan "exagéré" de vingt-trois morts annoncé par Damas, affirmant n'avoir connaissance que de "dix tués par l'explosion de mines syriennes". Le porte-parole de l'armée a par ailleurs refusé de se prononcer sur les victimes éventuelles de tirs israéliens, soulignant que "les tirs à balles réelles visaient des gens qui avaient l'intention d'abattre la clôture ou de la franchir".

Selon le quotidien israélien Haaretz, les autorités israéliennes envisagent même de porter plainte auprès des Nations unies contre la Syrie, faisant état de "manipulations de ses propres citoyens pour provoquer de violents incidents à la frontière", selon le porte-parole du ministère des affaires étrangères israélien. Israël accuse le président syrien, Bachar Al Assad, de provoquer ces affrontements pour détourner l'attention internationale de la répression sanglante des manifestations qui ébranlent son régime depuis la mi-mars.

Damas a répondu en dénonçant "fermement" "l'agression israélienne flagrante", qui "dévoile la réalité du terrorisme d'Etat pratiqué par Israël", selon le ministère des affaires étrangères syrien.

  

ENBRASEMENT DE LA FRONTIÈRE

 

La communauté internationale craint un embrasement de la frontière entre la Syrie et l'Israël qui mettrait en péril le cessez-le-feu entre les deux pays. La haut-représentante de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a appelé Israël à une réponse "mesurée et proportionnée" et a demandé aux Syriens de s'abstenir de "provocations". Selon la chef de la diplomatie européenne, les événements de dimanche "pourraient miner le cessez-le-feu en vigueur depuis longtemps sur le Golan".

L'administration américaine a pour sa part déclaré être "profondément troublée" par ces événements, accusant Damas d'encourager ces heurts afin de faire oublier la répression en Syrie. Un porte-parole états-unien a notamment estimé qu'Israël avait, "comme toute nation souveraine, le droit de se défendre".

La France a appelé lundi les autorités syriennes à faire respecter la zone de séparation entre Israël et la Syrie et "déplore vivement" ses "violations" ainsi que "l'usage disproportionné de la force pour y répondre".

Les manifestants, qui célébraient la "Naksa" l'anniversaire de la défaite arabe de 1967, ont tenté de franchir une première barrière de barbelés avant un champ de mines dans la partie occupée du Golan. Le plateau du Golan a été conquis en juin 1967 suite à la guerre des Six Jours. Cette région du sud de la Syrie a ensuite été annexée par l'État hébreu en 1981. Condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies, cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale, qui considère ce territoires comme occupés.

 

 

Lien : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/06/06/golan-la-communaute-internationale-craint-une-escalade-de-la-violence_1532613_3218.html

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Syrie : les oppositions _ Ligue Arabe
commenter cet article
7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 01:36

par Manlio Dinucci

 

Des hélicoptères de combat sous commandement OTAN ont été utilisés pour la première fois le 4 juin dans les opérations militaires en Libye : annonce du quartier général allié à Naples. Ce sont des hélicoptères français Tigre et Gazelle et des Apache britanniques, dotés des armements les plus modernes. Parmi eux le missile étasunien à conduite laser Hellfire, que les Tigre et Apache lancent à 8Kms de l’objectif, quand ils ne sont pas encore en vue. Utilisé en Libye aussi par les avions télécommandés étasuniens Predator/Reaper, il a une tête à fragmentation ou thermobarique. Cette dernière, en explosant, crée un vide d’air qui provoque la mort par asphyxie de toute personne se trouvant dans la zone, même si elle est à l’intérieur d’édifices ou de refuges. Dans la guerre de Libye, est certainement expérimenté aussi le Hellfire Romeo, le missile que Lockheed Martin a rendu encore plus destructeur.

 

En utilisant des hélicoptères d’attaque, l’OTAN non seulement intensifie l’offensive aérienne, mais (comme l’a écrit il manifesto le 28 mai) prépare le terrain au débarquement de troupes. Les hélicoptères qui sont en train d’attaquer en Libye sont ceux des navires d’assaut amphibie Tonnerre (français) et Ocean (britannique), postés face aux côtes libyennes sur lesquelles, au moment opportun, ils pourront débarquer des milliers de soldats et d’armes lourdes sur des engins rapides à coussin d’air. Le Tonnerre et l’Ocean ont déjà effectué des tests d’interopérabilité avec des navires étasuniens d’assaut amphibie analogues : ils peuvent donc utiliser les véhicules aériens et de débarquement du groupe d’attaque amphibie, conduit par le Uss Bataan, posté lui aussi en Méditerranée. Comme le Congrès a confirmé l’opposition de Washington à envoyer des troupes en Libye, pour ne pas s’embourber dans une autre guerre épuisante de longue durée, le scénario qui se profile est celui d’un débarquement -sous commandement et appui Usa- de troupes françaises, britanniques, italiennes et autres, éventuellement sous l’égide d’ « Eufor Libya » (Forces de l’Union européenne en  Libye) pour « fournir de l’aide humanitaire aux civils libyens ».

 
L’intensification de l’offensive aérienne entre dans cette même stratégie. A la base de Gioia del Colle (Joie de la collineNdT) (Bari), sont arrivées les Enhanced Paveway III : des bombes à conduite laser d’une tonne, dont les têtes pénétrantes à l’uranium appauvri et tungstène peuvent détruire des édifices renforcés. Pour le moment ce sont les chasseurs bombardiers britanniques Eurofighter et Tornado qui les utilisent, en décollant de la base des Pouilles. Ces bombes, explique le secrétaire général britannique à la défense Liam Fox, « nous permettent de protéger les civils et de réaliser les objectifs des Nations Unies »[1].

 

En même temps, se trouve renforcé le blocus naval contre Tripoli. Et a commencé en Méditerranée la Phoenix Express 2011, manœuvre sous commandement étasunien à laquelle participent des forces navales et terrestres de treize pays : Etats-Unis, Italie, Espagne, Grèce, Malte, Croatie, Albanie, Turquie, Egypte, Algérie, Tunisie, Maroc et Mauritanie. Cette opération aussi est dirigée depuis Naples et supportée par les bases en Italie. Le pays qui -assure le président de la république, Giorgio Napolitano- a tourné le dos aux sales années du bellicisme fasciste et joue aujourd’hui un rôle de ferme gardien de la paix.
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 



[1] Voir l’engin de protection des civils ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Paveway

 

 

Lien :  http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=25136

 

 

____________________________________________________________

 

 

Que cherche la France de Sarkozy en Libye après la résolution de l’ONU ?

 

 

 

Le président Sarkozy est une personne toujours active, certains le qualifient d'hyperactif. Qu'est-ce qui le presse avec Kadhafi ? Il n'y a pas si longtemps, il s'est distingué et tout son gouvernement avec lui, exceptée la secrétaire d'Etat Rama Yade. Sa franchise lui a valu des critiques et des observations désobligeantes. Rien ne nous empêche de penser que cette excès de franchise, d'honnêteté intellectuelle lui a valu d'être virée par ce même personnage cynique qu'est Sarkozy. Ce dernier ne tolère par le culot, qu'il a lui par-dessus tout, il n'aime pas que certains lui disent des vérités.

 

Nous sommes en 2011, la fuite en avant de Sarkozy qui n'arrive pas à gérer les problèmes de la France, se matérialise par une attaque sur un pays qui était encore il y a moins de deux ans : « un ami ». Ce serait simpliste de donner une réponse sobre pour répondre à cette question. Le président français Sarkozy s'attaque au président lybien Kadhafi pour des raisons obscures qui ne sont purement que matérielles : le pétrole. Beaucoup de personnes ont arrêté de croire à cette fiction qui consiste à soit disant défendre les populations. Je ne sais pas comment ces dirigeants occidentaux croient que les citoyens sont et restent de grands naifs, voir des niais.

 

Dira-t-on que soupconner les dirigeants occidentaux qui sont impliqués dans cette mascarade de guerre est ridicule ? Non, car il s'agit d'une guerre ou gue-guerre (les occidentaux impliqués, en tête la France de Sarkozy, usent de bombardements distants), le besoin d'affirmer sa virilité pour le chef d'Etat français est constant. Il a besoin de s'affirmer en permanence. D'aucuns pourraient penser que nos soupçons le concernant sont ridicules. Le président Sarkozy est une personne toujours active, certains le qualifient d'hyperactif. Qu'est-ce qui le presse avec Kadhafi ? Il n'y a pas si longtemps, il s'est distingué et tout son gouvernement avec lui, exceptée la secrétaire d'Etat Rama Yade. Sa franchise lui a valu des critiques et des observations désobligeantes. Rien ne nous empêche de penser que cette excès de franchise, d'honnêteté intellectuelle lui a valu d'être virée par ce même personnage cynique qu'est Sarkozy. Ce dernier ne tolère par le culot, qu'il a lui par-dessus tout, il n'aime pas que certains lui disent des vérités. Il est à se demander comment le Premier ministre est toujours présent, depuis qu'il a clamé haut et fort que ce dernier n'était pas son mentor.

 

Nous ne croyons pas une seconde que Sarkozy effectue cette guerre sans limite pour le bien du peuple lybien, c'est pour exploiter le pétrole et le gaz dont ce pays regorge actuellement. Que connaissent les conseillers du président Sarkozy des n tribus qui composent ce grand pays ? A première vue, nous répondrons rien. Si Kadhafi venait à disparaître, le pays ne tiendrait pas, et ce sera pire que l'Irak. Les américains s'en mordent encore les doigts, ils ont voulu « jouer » aux cowboys, ils se sont enlisés. Ils vont laisser un pays exsangue, ce qui risque fort de se produire si Kadhafi disparaîssait. La question n'est pas de défendre le dictateur lybien, elle est de savoir si ce qui est fait aujourd'hui est justifié ou non. Pourquoi tant d'hypocrisie manifeste de la communauté des occidentaux ? Que ces journalistes minables arrêtent de parler de la communauté internationale, lorsqu'il s'agit de parler de l'union des pays occidentaux, anciens colonisateurs. Le ridicule ne tue pas.

 

Les propos de ces journalistes sont édifiants et stupéfiants, à y regarder de près, lorsqu'ils s'expriment, c'est toujours pour vanter la « qualité » des pays occidentaux. La notion de civilisation qu'ils vantent, laisse à désirer. S'ils prenaient la peine de regarder ce qui va mal ici, ils auraient matière à disserter. C'est toujours plus facile de voir ce qui ne fonctionne pas chez le voisin, que de se remettre en question. Sarkozy s'engage dans une guerre, en feignant de voir ce qui cloche chez lui. Le chômage, l'emploi précaire, la sécheresse, les « galères » des agriculteurs, le problème de la santé, etc. Le président Sarkozy veut nous infantiliser, il cherche à nous détourner des vrais problèmes sociaux, toute son action actuelle semble nous voiler, voir détruire tous les intérêts sérieux que nous pouvons porter aux difficultés de la vie. A vouloir porter ou apporter sa civilisation dans un autre pays, risque de générer autre chose qui ne serait pas bien du tout pour les français.

 

Au lieu de prétendre qu'il allait défendre les lybiens, il aurait dû avouer dès le départ de cette « drôle » de guerre, qu'il allait chercher à éliminer le président Kadhafi. C'est étrange de voir que Sarkozy et Obama, ne vont pas jouer les redresseurs de torts au Yémen ou en Syrie. La problématique n'est pas la même. Va t'on nous faire croire que les dirigeants occidentaux impliqués dans ces bombardements sur le sol lybien apportent la démocratie ? L'idéale démocratie apportée par la communauté d'anciens pays colonisateurs est motivée par des intérêts énergétiques. Va t'on nous faire croire que la répression de Mouammar Kadhafi contre les opposants de son régime date d'aujourd'hui ? Qu'en est-il des autres tyrans et dictateurs dont ces dirigeants occidentaux sont des « potes » ou « amis » ? La Russie est-elle une vraie démocratie ? Ne parlons pas de la Chine. Eh ben non, la France n'irait pas se vanter en Russie pour déployer ses navires, encore moins en Chine. Je pense que d'autres pays sont légions, en Afrique et ailleurs. La France a t'elle renversé le régime de Bongo ? Non. Celles des autres dictateurs africains ou d'ailleurs ? Non, encore.

 

Ce qui motive Sarkozy, comme les autres dirigeants occidentaux est avant tout la satisfaction de leur intérêt personnel. Faut-il croire que la recherche de la démocratie en Lybie, serait un intérêt pour le peuple lybien ? Il faudrait être très naif pour le penser. Et pourtant, la première des justifications de la démocratie vient de ce qu'elle constitue un cadre idéal pour la réalisation de nos intérêts, car elle accorde une liberté de pouvoir les satisfaire, en limitant au stricte minimum, les contraintes qui peuvent nuire à notre liberté personnelle. Que connaît Sarkozy des attentes du peuple lybien ? Il a généré une guerre en faisant voter une résolution à l'ONU, qu'il s'est empressé de faire respecter. Israël a une résolution depuis 1967 qu'il ne respecte pas. Qui va prendre son fardeau pour aller défendre les palestiniens ? Eh ben, il n'y a pas de pétrole, encore moins de gaz.

 

Les hélicoptères français et anglais sont entrés dans la danse de la guerre, nous verrons bien ce qui sortira de ce chaos. La guerre pose le problème du statut de la propriété (La LYBIE). Ce pays qui est si près et si loin. La propriété n’est pas la possession des occidentaux. La propriété est de droit tandis que la possession est de fait : la possession est physique tandis que la propriété est légale, Les anglais s'y sont cassés les dents il y a plus d'un siècle, Les français veulent voir notre commandant en chef régler les différents problèmes du pays : insécurité, violences urbaines, délinquance et chômage.

 

 

Lien :  http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/que-cherche-la-france-de-sarkozy-95371

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Témoignages_ Analyses_ Communiqués
commenter cet article
6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 22:32

Anwar  


Hello I’m Anwar  and I’m a Tunisian judge since 1999, a small career that gave me the chance to be a warrior against injustice.

 I have witnessed discrimination during my Academic life, even in high school it was the case. Actually the fact that I’m from Thala (region in the Midwest of Tunisia) was enough to trigger prejudice, I was a witness to the contempt of most of the people that I knew. Even our teachers in high schools were distributed by region for instance, the competent ones were sent to Sousse, Sfax and Tunis and for us the interior regions we suffered from the incompetence of our educators. Personally and thankfully I was able to build a good career thanks to my capability which is not the case of most of inhabitants of the interior regions. We were the victim of the rotten system that neglected us and sent us to the wastepaper basket (sorry for the term).

Now I want to be part of the reforms that our Tunisia needs. I’m totally convinced that the majority of Tunisian women and of young people suffers from a political ignorance and is manipulative. So I think that our duty here is to deal with this major issue, to open the window of political life for the coming generation; for 56 years politics was forbidden and anyone who wanted to say NO was cursed and here I mean the word cursed. He or she will be a mouse experiment of all kinds of torture.

And since this summer will be crucial to Tunisia, my colleagues and I are not ready to miss the opportunity of this democratic change without being sure that our country will be in the right road to a great future.

As you all know after January 14th all of Tunisians are breathing politics and want to overcome their political blindness so Tunisian women must be part of this change and must not be influenced by some ridiculous and extremist ideas. for  example, the formal system prevented women from putting the Hijab which is not the case today, what I want you to understand, I mean what I want women in Tunisia to understand is that the Hijab must not identify the political belonging we want women to be free in their votes and in their opinions. 

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Femmes et révolution
commenter cet article
5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 18:16

Mr. Nourredine Bourougaa créateur du blog Thalasolidaire s'est envolé vendredi pour la Tunisie (pour aller directement sur le terrain). Ce sera Kalil Mnasri qui s'occupera du blog pendant deux mois.

Pour toutes informations, critiques ou conseils écrivez-nous un commentaire grâce à la section contact au bas de la page d'accueil.

 

Kalil Mnasri

co-créateur de Thalasolidaire

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Algérie
commenter cet article
5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 18:00

Les "indignés" de Madrid, désorientés, décident de leur avenir

MADRID — Les manifestants qui participent à une fronde sociale inédite en Espagne doivent décider dimanche de lever ou non leur campement de la Puerta del Sol à Madrid, symbole de ce mouvement alternatif soutenu par l'opinion mais menacé d'asphyxie.

 

Depuis vendredi, les représentants des "acampados", les manifestants qui campent sur les places de toute l'Espagne pour protester contre les retombées de la crise et "l'inaction" des politiques, se sont relayés sur la place de la Puerta del Sol pour témoigner des actions menées dans leurs communes.

Les manifestants doivent ensuite se prononcer en assemblée générale sur le sort du campement et les actions futures, dans le but "d'étendre le mouvement aux quartiers, aux villages, aux villes et à tous les citoyens", expliquait un porte-parole, Paco Andres.

 

Le mouvement des "indignés", témoin du malaise de millions d'Espagnols étranglés par le chômage (21,29% des actifs) et la précarité sociale, continue à bénéficier d'un large soutien trois semaines après son apparition le 15 mai.

 

66% de la population affirme éprouver de la "sympathie" contre 21% qui exprime son "rejet", selon un sondage publié dimanche par El Pais.

 

81% estime que les manifestants "ont raison" sur le fond, selon ce sondage effectué les 1er et 2 juin auprès d'un échantillon de 1.001 personnes.

 

"L'idée est d'organiser le 19 juin des manifestations qui convergeraient des villages vers chaque grande ville" du pays, a ajouté le porte-parole.

Mais le maintien, chaque jour plus problématique, du village de tentes et de bâches qui défigure la Puerta del Sol, en plein centre touristique et commerçant de Madrid, menace d'effriter le soutien populaire.

Les manifestants qui font fonctionner nuit et jour le campement reconnaissant que les problèmes sanitaires et de sécurité, notamment la présence de groupes de sans-abri qui ont installé leurs tentes à proximité, risquent de "faire du tort au mouvement".

 

"Le campement demande beaucoup de travail. Il devrait être énormément réduit. C'est l'opinion de la plupart de ceux qui travaillent ici", expliquait un représentant du mouvement.

Mais, ajoutait-il, pour l'assemblée générale, à laquelle participent des centaines ou des milliers de sympathisants venus de l'extérieur, "le campement est comme un symbole, ils ont peur qui s'il disparaît, tout se termine".  

lien: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iesK9h9Kt0ctuaebYpNbeL49DjSw?docId=CNG.8d89c7a9007115a062c132125f8ce912.281&index=0

 

 

 

Les « indignés » de la Bastille cherchent leur voie

Révolution - Depuis le 19 mai, plus de deux cents personnes se réunissent chaque soir à la Bastille. Le mouvement de contestation a commencé dans un premier temps en soutien aux « indignados » de la Puerta del Sol à Madrid. Aujourd’hui, les indignés français cherchent leur propre voie. LeCourant.info est allé à leur rencontre.

 

Les indignés sont une fois de plus présents jeudi soir aux abords de la place de la Bastille. Délogés par les forces de l’ordre des marches de l’opéra de la Bastille le 29 mai, ils tiennent leur assemblée générale un peu plus loin, à l’entrée du boulevard Richard-Lenoir, prolongement de la place emblématique de la gauche française.

 

19 heures, c’est le début de l’AG qui doit rapporter les discussions et les propositions des commissions qui se sont réunies un plus tôt dans l’après-midi. Quelque quatre cents personnes sont alors présentes. On entend parler la langue de Cervantès dans les allées du boulevard. Les Espagnols vivant en France ne peuvent rester les bras croisés pendant que leurs compatriotes campent toujours à Madrid et se mobilisent à travers toute l’Espagne. Ramón, auto-entrepreneur de 37 ans, qui vit depuis une quinzaine d’années en France, nous assure que ce sont les Espagnols qui sont à l’origine du mouvement à Paris. Lui et ses amis sont allés manifester devant l’ambassade d’Espagne dès le 19 mai. «Au départ on ne parlait qu’espagnol», témoigne-t-il, maintenant les AG se font en français. Mais à plusieurs reprises des Espagnols prennent le micro. Ils semblent encore au cœur de la contestation à la Bastille.

 

Un mouvement pour alerter et ouvert à tous

 

Les indignés s’assoient en tailleur face aux intervenants qui présentent les résultats des discussions au sein

 

des différentes commissions. Mathieu, la trentaine, membre de la Commission Action, nous familiarise avec «les signes et les codes» des indignés en AG : «pas d’accord, on croise les bras», «d’accord, on lève les mains en l’air et on tourne les poignets», «la tournante» (faire des moulinets avec le bras) quand celui au micro est un peu long et qu’il doit abréger ses propos. Il précise qu’il n’y a «pas de têtes, pas de hiérarchie». Les représentants sont «tirés au sort et tournent». Il n’y a «pas besoin de leader», assure Mathieu.

 

Toute décision est soumise au vote et le mouvement est ouvert à tous. Il est en quelque sorte «apartidaire» pour Mathieu qui affirme avoir vu des membres du FN venir par curiosité, pour voir ce qui se disait. Il s’agit d’alerter les gens, «en dehors du réseau mass-media». Mathieu pense qu’il faut sensibiliser un maximum de personnes au combat mené «contre l’oligarchie et le capitalisme» afin de créer un mouvement d’une réelle ampleur et qui puisse s’inscrire dans la durée. Jacques et José, un couple soixante-huitard venus soutenir les jeunes indignés, souhaite «que ça devienne comme à la Puerta del Sol». José estime qu’il n’y a « pas de raisons qu’on paye les pots cassés » de la crise économique.

 

Quelles actions pour diffuser le mouvement ?

 

Mathieu reconnaît qu’il y a «un risque d’essoufflement» de la contestation. L’AG a notamment pour objectif d’établir quelles actions doivent être menées pour diffuser le mouvement. Certains émettent l’idée, à l’image des Espagnols, de camper à la Bastille pour mieux interpeller les passants et les médias. Des flash mobs sont proposés ainsi que des « casserolades » (dont le but est de faire un maximum de bruit avec des casseroles, mais aussi des instruments de musique…). Des ateliers musicaux et de banderoles sont également prévus. Différents lieux comme République ou Beaubourg sont évoqués pour aller manifester.

 

Les indignés semblent néanmoins manquer d’organisation. Les discussions traînent sur les modalités de l’AG et pour parvenir à un consensus. Maud, étudiante membre de la Fédération Anarchiste, trouve l’AG «cafouilleuse». Il n’y a pas d’ordre du jour défini, «on s’y prend mal» selon elle. «On reste beaucoup dans le discours et on n’est pas assez dans l’action par rapport aux Espagnols ». Maud regrette aussi que le mouvement se dise seulement citoyen et qu’il soit apolitique. Pour elle, tout mouvement est politique. Un des indignés, Yann, prend le micro et se déclare également déçu que ce soit «révolution sur Internet», alors que bien moins de monde vient sur place et se mobilise dans la rue.

 

Une solidarité européenne ?

 

Les contestataires de la Bastille sont en contact permanent avec les «indignados» en Espagne via Twitter. Ramón déclare que partout on veut se battre pour «une vraie démocratie». Alors que des manifestations ont déjà lieu en Espagne, en Grèce, en France et en Italie, il appelle à un « élargissement du mouvement à d’autres pays». Quand les indignés parisiens ont été délogés de la place de la Bastille, il rapporte qu’immédiatement des jeunes en Espagne, prévenus par Twitter des événements, se sont rendus devant l’ambassade de France pour protester.

 

Même si tous les pays d’Europe ne connaissent pas des plans d’austérité et un chômage comme la Grèce ou l’Espagne, la jeunesse européenne semble de plus en plus ressentir le besoin d’exprimer son mécontentement général. Alors que la solidarité des États européens est mise à mal avec la crise économique et que l’on observe plutôt une tendance au repli sur soi avec la montée des extrêmes droite, les «indignés» solidaires à travers toute l’Europe montrent malgré tout qu’il existe une conscience européenne. Serait-on en train d’assister à l’émergence d’une identité européenne ?

 

Thomas Chenel

Photos : François Lafite pour LeCourant.info

 

 

 

Grèce : le mouvement des indignés exige « qu’ils s’en aillent tous !»  

 

grecia.jpg

La Grèce se trouve à nouveau dans l’œil du cyclone de la crise des dettes publiques et la proie des vautours de la « troïka » (FMI, Banque centrale européenne et Union Européenne), qui négocie avec le gouvernement du « socialiste » Papandréou la prochaine tranche du « plan de sauvetage » en échange de nouvelles mesures anti-sociales. Mais, depuis le 25 mai, le pays est secoué par une mobilisation populaire similaire à celle du mouvement des indignés espagnols, avec des rassemblements quotidiens de milliers de personnes sur les principales places publiques de dizaines de villes dans tout le pays. Ainsi, ce 29 mai, près de 100.000 personnes ont manifesté sur la désormais célèbre Place Syntagma à Athènes, en face du Parlement.

 

Au septième jour consécutif de protestation, le mardi 31 mai au soir, 50.000 manifestant-e-s se sont à nouveau réunis dans la « Puerta del Sol grecque » à Syntagma et ont empêché pendant plusieurs heures la sortie les députés qui se trouvaient à l’intérieur du Parlement. Ce n’est que vers minuit que les parlementaires ont pu quitter l’édifice par un couloir ouvert par la police. Les occupants affirment qu’ils ne quitteront pas la place Syntagma « tant que le gouvernement, la troïka et la dette ne s’en iront pas ». Ils exigent une « Démocratie directe, maintenant ! », ainsi que l’«Egalité, la justice et la dignité ! » (voir l’appel ci-dessous). Des manifestants ont accroché un immense calicot sur la façade du Ministère des finances avec le slogan : « Luttez pour le renversement : Grève générale ! ».

 

Ce mardi également, une manifestation de soutien aux occupants de la Place Syntagma a eu lieu à l’Université d’Athènes, avec la participation du chanteur le plus célèbre du pays, Mikis Theodorakis. Dans sa prise de parole, le chanteur a dénoncé la vente du patrimoine de l’Etat et vertement critiqué la caste politicienne grecque. « Nous vivons une immense tragédie nationale et je rend responsable les deux principaux partis d’avoir placé la Grèce au bord de l’abîme » a déclaré Theodorakis.

 

Parallèlement, d’autres mobilisations sectorielles se poursuivent, comme celle du mouvement des chômeurs et une nouvelle grève de 24 heures est convoquée pour le 15 juin par les organisations syndicales.

 

Echec des politiques d’ajustement

 

La mobilisation populaire des « indignés » grecs se produit dans l’attente d’un accord entre le gouvernement et la troïka afin de débloquer la cinquième tranche « d’aide » de 12 milliards d’euros prévue pour ce mois de juin. En 2010, la Grèce a été forcée de demander l’aide de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI et a obtenue un prêt de 110 milliards d’euros en échange d’un plan d’austérité et de réformes radicales.

 

Malgré huit grèves générales de protestation, ces mesures ont provoqué un « bain de sang social » en supprimant des milliers d’emplois publics, une vague de privatisations sans précédent et la réduction du niveau de vie et des droits sociaux des travailleurs grecs. En 2010, la population a vu ses revenus baisser de 9% et le taux de chômage officiel est passé de 9% en 2009 à plus de 13% en 2011.

 

Les élites capitalistes font monter la pression pour exercer leur odieux chantage sur le peuple grec ; le FMI vient d’annoncer son refus de verser sa quote-part de 3, 3 milliards d’euros à la Grèce tant qu’il n’y aura pas de garanties d’un remboursement de ces sommes. Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a affirmé quant à lui que si ces 12 milliards d’euros n’étaient pas débloqués au plus vite, la Grèce sera « en faillite » dès juillet prochain. L’octroi de cette nouvelle tranche impliquerait à nouveau des hausses des taxes, suppressions d’emplois publics, réduction des salaires et privatisations.

 

En dépit (ou plutôt à cause) de tous les « sacrifices » déjà imposés aux travailleurs depuis plus d’un an, l’économie grecque est au plus mal, le déficit public est de 10, 5% et la dette publique s’élèvera à 166% du PIB en 2012 selon les prévisions. Après que l’UE a repoussé tout scénario de restructuration de la dette grecque, les agences de cotation viennent une fois de plus d’abaisser la note du pays, estimant qu’il est au bord du « default » de remboursement et qu’il n’est pas encore « apte » à demander de l’argent sur le marché, contrairement à ce qui avait été prévu il y a un an au moment du prêt accordé par l’UE et le FMI.

 

Autrement dit, les « marchés » et leurs laquais de la « troïka » exigent aujourd’hui d’accélérer un « remède » qui, sans surprise, s’est révélé pire que le mal. Le peuple grec a donc mille fois raison d’exiger « qu’ils s’en aillent tous !».

 

Georges Kopp

 

Déclaration de l’Assemblée Populaire de la Place Syntagma à Athènes, 27-28 mai

Depuis longtemps, on prend des décisions pour nous, sans nous.

 

Nous sommes des travailleurs, des chômeurs, des pensionnés, des jeunes… Nous sommes venus sur la place Syntagma pour lutter pour nos vies et pour notre futur.

 

Nous sommes ici parce que nous sommes conscients que les solutions à nos problèmes ne peuvent venir que de nous-mêmes.

 

Nous faisons un appel à tous les Athéniens, travailleurs, chômeurs et jeunes, pour qu’ils viennent à Syntagma et pour que toute la société remplisse les places et prenne sa vie entre ses mains.

 

Là, sur ces places, nous donnerons forme à nos pétitions et revendications.

 

Nous lançons un appel à tous les travailleurs qui vont faire grève à l’avenir pour qu’ils viennent et restent à Sintagma.

 

Nous ne quitterons pas les places tant que ceux qui n’ont amenés à venir ici ne seront pas partis : le gouvernement, la Troïka (FMI, Banque mondiale, Union européenne), les banques et tous ceux qui nous exploitent.

 

Nous leur envoyons un message : la dette n’est pas la nôtre.

 

Démocratie directe, maintenant !

 

Egalité, justice et dignité !

 

On ne perd une lutte que lorsqu’on ne la commence pas!

 

Assemblée Populaire de la Place de Syntagma

Athènes, 28 mai 2011. Traduction française pour le site www.lcr-lagauche.be

 

 

 

Le mouvement des "Indignés" s'installe à la Réunion   

Sous le titre "Jeunesse, indigne-toi!" le mouvement des indignés commence à prendre à la Réunion. Dimanche dernier, un premier rassemblement a eu lieu à Saint-Pierre, mais depuis le mouvement a pris de l'ampleur sur le net grâce aux réseaux sociaux.


Photo d'illustration
Photo d'illustration
Inspiré du modèle espagnol des Indignés et des Acampandas, le mouvement réunionnais lancé sous l'égide de l'association "Réelle démocratie maintenant" espère rassembler plus de monde lors du débat citoyen organisé cet après-midi sur le spot de surf de Saint-Leu à partir de 14 heures.


"Depuis le milieu du mois de mai 2011, un mouvement de révolte éclate en Europe, Amérique latine, (…) Cette vague de prise de conscience est un message historique, suite aux révolutions dans le monde arabe. Un message qui réclame la mise en place d'une démocratie réelle partout dans le monde car notre système économique a fini par se globaliser, se normaliser au point de devenir totalitaire", explique l'association dans son tract "Jeunesse, indigne-toi!".


"Des gens se sont battus et sont morts pour le droit de vote et nos acquis sociaux, battons-nous aujourd'hui pour des droits qui permettent à chacun de s'investir pour le maintien de l'équilibre d'une société responsable, mature, et réellement démocratique", souligne-t-elle.


A Saint-Leu cet après-midi, le mouvement des indignés péi proposera des espaces d'échanges thématiques en regroupant toutes les catégories de personnes et types de revendications. "Dans le souci de considérer chaque avis, des assemblées populaires se formeront (…) L'objectif est de faire remonter les exigences et doléances de chacun envers le gouvernement et les élites", explique un des organisateurs.


L'objectif des Indignés : appliquer leurs idées et réflexions au niveau local dans le but de créer "ensemble cette nouvelle société".

 

lien : http://www.zinfos974.com/Le-mouvement-des-Indignes-s-installe-a-la-Reunion_a29296.html?com

 

 

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Indignés (les) _ Idle No More
commenter cet article
5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 17:48

Le FMI prête 3 milliards à l'état égyptien

Le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un prêt de trois milliards de dollars à l'Egypte sur 12 mois pour aider le pays à redresser son économie, a annoncé dimanche le ministre égyptien des Finances Samir Radwane.
"L'Egypte annonce la fin des négociations avec le FMI et la conclusion d'un accord avec le Fonds pour relancer l'économie égyptienne", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.  
L'accord porte sur "un prêt de 3 milliards de dollars sur 12 mois (...) à un taux d'intérêt de 1,5%", a-t-il ajouté.
"Nous sommes engagés à soutenir l'Egypte et nous sommes conscients des pressions sur les ressources (de l'Etat), en particulier concernant les transferts d'argent des travailleurs à l'étranger et le tourisme", a pour sa part indiqué Ratna Sahay, la directrice adjointe du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI et chef de sa délégation au Caire, selon une traduction en arabe de ses propos.  
L'économie égyptienne, qui dépend en grande partie du tourisme, a été durement touchée pendant et après le soulèvement populaire qui a renversé le président le 11 février.
Des dizaines de milliers de travailleurs égyptiens en Libye, qui envoyaient de l'argent à leur famille en Egypte, ont en outre dû fuir le conflit dans le pays voisin.

Égypte : quel parti pour continuer la révolution du 25 janvier ?

Qu’est-ce qui dans l’analyse du processus en cours vous a conduits à participer au projet de l’Alliance populaire ?

 

Nous nous sommes retrouvés dans une période ouvrant de nouvelles possibilités de regroupements de la gauche et de formation de groupes politiques en Égypte. Un débat a été lancé entre les groupes déjà constitués et les indépendants de gauche sur le genre d’organisation à construire. Le courant du Renouveau socialiste a défendu qu’il était possible de construire une organisation contre le néolibéralisme et le néo-impérialisme, qui soit par définition hétérogène idéologiquement. Parmi ces gens-là, on rencontre des défenseurs du capitalisme d’État, nasséristes sous certains aspects, et des socialistes révolutionnaires pour une nouvelle forme libertaire d’organisation.

 

Grâce à la révolution, il est possible de regrouper les antilibéraux, révolutionnaires ou réformistes radicaux. Nous avons besoin de ce genre d’organisation et le projet est viable. Avec la révolution, des forces non politisées sont entrées dans le combat : elles sont contre le néolibéralisme et le néo-impérialisme mais n’ont pas de représentation. Nous devons représenter les forces qui se sont manifestées en Égypte dans les mouvements sociaux et de travailleurs des dernières années, et qui furent déterminantes aussi bien dans les derniers jours précédant la chute de Moubarak qu’après. Elles ne sont pas totalement politisées et manquent à la fois de théorie et d’objectifs politiques. Elles font potentiellement partie de la gauche et elles rejoindront une organisation suffisamment forte qui argumente politiquement et les représente socialement et économiquement. La force et la taille de cette organisation est une condition pour qu’elle soit viable et attire leur attention.

 

Cela ne doit pas être une organisation strictement léniniste, marxiste parce que les travailleurs et les paysans qui se sont soulevés dans les dernières années contre les politiques néolibérales n’acceptent pas l’ensemble de l’idéologie des socialistes révolutionnaires, notamment la centralité de la classe ouvrière, même si ce sont des ouvriers, et ce à cause des évolutions de la gauche et de la manière dont elle s’est discréditée. Le projet est donc une organisation radicale, qui ne soit pas purement une organisation socialiste révolutionnaire.

 

Nous avons défendu ces arguments mais certains de nos camarades, les Socialistes révolutionnaires, pensent qu’il est possible de créer une organisation bien plus radicale que le projet de l’Alliance populaire, plus compacte et homogène idéologiquement, une organisation socialiste révolutionnaire, de travailleurs, et c’est pourquoi ils participent à la création du Parti démocratique des travailleurs.

 

Comment défendre la centralité de la classe ouvrière dans un tel projet ?

 

L’argument est qu’une organisation de gauche, large, composée de différents courants idéologiques est un cadre de débat qui va interagir avec le mouvement. Construire une organisation fondée sur l’idée de la centralité de la classe ouvrière signifie qu’elle sera plus petite et moins attractive pour le mouvement ouvrier. Nous construisons une organisation où la centralité de la classe ouvrière n’est pas la base, mais où elle n’est pas non plus rejetée : une organisation qui ouvre le débat stratégique, dans laquelle l’aile gauche, c’est-à-dire nous, a une influence et grossit au travers des débats et des expériences, en étant appuyée par le processus révolutionnaire. Nous n’allons pas sacrifier le travail avec d’importantes sections de la classe ouvrière par choix de priorités. Nous avons choisi entre une organisation pure sans relation avec le mouvement de masse et une autre moins pure, liée à la classe ouvrière, dans laquelle on a le droit de discuter et défendre une orientation.

 

Où en est le développement de l’Alliance populaire ?

 

Ce parti est le plus important des trois partis de gauche qui ont émergé après la révolution, c’est-à-dire le Parti socialiste égyptien, le Parti démocratique des travailleurs et le parti de l’Alliance populaire. Il les dépasse de loin en termes de nombre et d’influence, mais surtout en termes de potentiel, rassemblant des personnalités, des célébrités et des groupes connus. Il faut cependant mentionner que, à notre droite, le Parti social-démocrate, une coalition de libéraux et de sociaux-libéraux, dont une part se considère de gauche, est plus gros réellement et potentiellement.

 

L’Alliance populaire fait néanmoins face à d’importants problèmes. La plus grosse part de l’organisation est composée de l’aile gauche du parti Tagamou (nassériens), des militants qui peuvent être honnêtes mais sont âgés et ont passé les 25 dernières années enfermés dans une organisation officielle sous Moubarak, droitière, corrompue et bureaucratique. C’est le premier problème de notre parti : des militants sincères mais inactifs depuis longtemps, qui insufflent peu d’énergie au parti.

 

Le second problème, et c’est peut-être lié, est que le parti est trop impliqué dans sa construction et pas assez dans la lutte des classes. Il faut bien sûr construire le parti, mais dans le mouvement. Actuellement, il ne prend pas position pour le mouvement et ne pousse pas ses membres à rejoindre les barricades. De même, on ne peut pas dire qu’il soit investi en tant que tel dans la construction des syndicats indépendants ; ceux qui s’y investissent sont des individus, peu nombreux, sans lien avec la direction politique. La présence et une orientation concrète du parti font aussi défaut dans le mouvement étudiant, dans les comités populaires de défense de la révolution, autrement dit tous les foyers de la lutte des classes actuellement. La direction est disloquée et ne sait pas comment intervenir dans la lutte des classes, ce qui s’explique en partie par le fait que ses membres n’y sont pas eux-mêmes investis.

 

L’autre explication de cette paralysie est que le parti est affecté par un genre d’anti-islamisme ou d’islamophobie que le débat sur la révolte actuelle à Qena1 révèle par exemple. Les Égyptiens contre les discriminations religieuses, groupe composé de gens de gauche, libéraux de gauche et autres patriotes contre les discriminations religieuses, dont les figures directrices appartiennent à l’Alliance populaire, ont publié un communiqué qualifiant de catastrophique et contre-révolutionnaire la mobilisation à Qena, et appelant le conseil militaire à agir pour y mettre fin. Une vingtaine d’ONG l’ont signé, rejointes par deux partis seulement : l’Alliance populaire et le Parti social-libéral.

 

Un journaliste originaire de Qena, membre du parti et d’ailleurs bien plus « laïciste » que moi, a écrit un article dénonçant ce communiqué et qualifiant ses propos d’orientalisme local consistant en une diabolisation des salafistes. Il tient ses informations de sa famille, qui participe à l’occupation, comme les centaines de personnes de son village qui la rejoignent chaque jour et détestent les salafistes. Ces derniers ont d’ailleurs annoncé, il y a trois jours, qu’il s’opposaient à l’occupation, la qualifiant de haram2. Le phénomène est donc plus complexe. La mobilisation a une composante sectaire mais elle est aussi contre la marginalisation et pas uniquement contre les coptes. Pour convaincre, il faut être impliqués dans la mobilisation, sachant que les salafistes peuvent y être marginalisés. Comment peut-on être suffisamment islamophobe pour ne pas voir les contradictions existantes ?

 

La révolte de Qena est devenue un débat brûlant dans l’organisation, sans que nous ayons maîtrisé son lancement, pensant éviter un nouvel affrontement idéologique. Certains dans le parti voient ça en noir et blanc : si tu ne condamnes pas catégoriquement et totalement l’occupation, tu soutiens la contre-révolution.

 

Car nous sortons d’un autre débat brûlant sur les officiers qui ont rejoint la place Tahrir le 8 avril3 : certains membres du parti défendent que diviser l’armée représente une ligne rouge à ne pas dépasser pensant que son unité est une condition pour la santé du pays ou encore que cette question ne concerne pas le parti. Un communiqué a donc été publié condamnant la répression de l’armée mais appelant au maintien de son unité, communiqué que nous avons critiqué, ce qui a irrité ses initiateurs.

 

Pour l’instant, le parti est plus un potentiel, qu’un outil de combat. Il n’offre pas encore aux jeunes membres la possibilité de comprendre ce qui se passe à l’intérieur pour se défendre à l’extérieur.

 

Nous lançons cette semaine une commission investie sur la question des travailleurs. Ce projet est né essentiellement à notre initiative et le groupe qui en est chargé dans le Renouveau socialiste va s’y dissoudre. En allant chercher tous ceux qui sont des travailleurs ou liés à cette question, en les impliquant dans un travail commun, en construisant le parti, nous pensons pouvoir convaincre et témoigner de notre sincérité en tant que courant dans le parti, plus que dans des débats abstraits.

 

Les partis étaient globalement absents dans l’organisation de la révolution du 25 janvier, ce qui complique l’intervention actuelle : comment dépasser cette difficulté ?

 

Il ne faut pas oublier que les Frères musulmans se sont impliqués à partir du 29 janvier et ont été déterminants. Ils représentaient quelque chose comme 20 % de l’occupation, étaient totalement organisés, mais aussi les seuls à l’être. L’autre « organisation », ce sont les salafistes, du moins une partie d’entre eux, qui ont rejoint après le 2 février, le jour de l’attaque à dos de chameaux.

 

La principale forme d’organisation qu’a produite la révolution est la Coalition des jeunes de la révolution, qui tire ses origines de la page Facebook « Nous sommes tous Khaled Saïd »4 et qui a organisé l’appel du 25 janvier. Ils ne sont devenus une coalition qu’une semaine ou dix jours après le début de la révolution et ont actuellement une influence significative.

Il existe un discrédit de la politique séculaire, et je crois que c’est un problème régional, voire international. En Égypte, après la défaite de 1967, les nassériens et les nationalistes ont été défaits moralement, idéologiquement et militairement. Deux forces ont surfé sur cette défaite : les islamistes et la gauche. À mon avis, la gauche était en meilleure position dans le Moyen-Orient pour construire des organisations de masse : les icônes venaient de la gauche quand les islamistes oscillaient entre terrorisme et alliances avec l’État. Aujourd’hui, l’icône est Hassan Nasrallah et pas Guevara. Je suis d’accord avec Engels sur les trois niveaux de combat : économique, politique et idéologique. Nous ne choisissons pas le monde dans lequel nous vivons. Ce n’est pas un problème insoluble, mais lutter sur les barricades en se proclamant de gauche ne suffira pas à le résoudre.

 

La construction d’une organisation viable, appelée l’Alliance populaire, doit constituer cette force d’attraction. Or la position prise sur la révolte de Qena illustre mon pire cauchemar : que le parti soit incapable de battre les islamistes. Arguer que ce qui se passe à Qena se limite aux islamistes revient à laisser la colère populaire aux islamistes. Au lieu de se laisser définir comme « anti-islamistes », soyons dans l’occupation et disons « nous sommes avec les islamistes mais nous sommes contre tous ceux qui s’opposent à l’égalité entre les individus », et laissons-les se prononcer contre ce principe d’égalité, divisons-les ! Nous devons nous battre pour avoir des islamistes dans tous les cadres révolutionnaires, car nous devons envoyer le message aux masses influencées par les islamistes, que ce n’est pas un combat entre les islamistes et les laïcistes, mais un combat entre ceux qui sont pour l’égalité et ceux qui sont contre. À Qena, par exemple, les gens sont globalement pour une loi plus équitable sur le fermage. Or les islamistes sont divisés sur cette question et les Frères musulmans s’y opposent. Disons-leur, face au mouvement, « voulez-vous lutter pour que les paysans possèdent leurs terres ? », et laissons les dire « non » dans le micro.

 

Mon plus grand rêve serait qu’un parti islamiste de gauche se développe en Égypte, des gens disant : nous sommes pour un État islamique mais cet État islamique est pour l’égalité sociale.

 

Qu’en est-il du développement des outils d’organisation indépendante des travailleurs ?

 

La Coalition des travailleurs de la révolution n’a pas de réalité, nous sommes les seuls à la soutenir et elle n’a pas d’avenir. La Fédération des syndicats indépendants est véritablement importante, bien que droitière, et nous devons nous y investir, et la pousser sur la gauche, pour éviter les dérives de reconnaissance internationale, de dépossession des travailleurs de leur outil, en poussant par exemple pour un autofinancement, pour garantir son indépendance. 

 

Propos recueillis par Mélanie Souad et Romain Hingant

 

Tamer Wageeh exprime ici l’analyse qui a conduit le courant Renouveau socialiste à s’investir dans l’Alliance populaire. La création du Renouveau socialiste provient d’une scission des Socialistes révolutionnaires en 2010, groupe formé dans les années1990 en Égypte et lié à l’International Socialist Tendency.

Dans le prochain numéro, un membre des Socialistes révolutionnaires expliquera ce qui les a amenés à construire le Parti démocratique des travailleurs.

1. Des habitants de Qena, province de la Moyenne-Égypte, bloquent les moyens de communication depuis le 16 avril, contre la nomination du nouveau gouverneur par le Conseil suprême des forces armées. Le trait dominant qui ressort est que les manifestants refusent un gouverneur chrétien une fois de plus. Le phénomène est complexe et méconnu, mais il s’avère par exemple que des chrétiens participent aussi à la mobilisation, et que dans l’ensemble tout le monde était satisfait du précédent gouverneur, qui était lui aussi un chrétien.

2. « Impur », « illicite », par opposition à « hallal »

3. Des jeunes officiers ont rejoint les manifestants lors de la grande manifestation du vendredi, l’armée a réprimé violemment les occupants de la place qui entre autres protégeaient les jeunes officiers, causant plusieurs morts et de nombreux blessés.

  1. Groupe Facebook créé en juin 2010 lors de l’assassinat par la police du jeune Alexandrin Khaled Saïd, qui rassemblait 400 000 personnes à la veille de la révolution et 1 million de membres aujourd’hui.
Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Égypte : Élections _ Constitution
commenter cet article
5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 17:40

 

Le rassemblement s'est déroulé sans intervention de la police. Jeudi, un jeune homme est mort après avoir été blessé dans une manifestation dimanche dernier à Safi.

Un jeune du Mouvement du 20 février, Kamal Omari, est décédé jeudi dans un hôpital après avoir été blessé lors d'une manifestation dimanche dernier à Safi, à 350 km au sud de Casablanca. (Sipa)

Un jeune du Mouvement du 20 février, Kamal Omari, est décédé jeudi dans un hôpital après avoir été blessé lors d'une manifestation dimanche dernier à Safi, à 350 km au sud de Casablanca. (Sipa)
 

Près d'un millier de jeunes du Mouvement du 20 fevrier, qui revendique des réformes politiques au Maroc, ont pu manifester pacifiquement à Rabat pour exiger des changements, sans que la police intervienne pour les disperser.

Selon un responsable du ministère de l'Intérieur, joint par téléphone, "600 personnes ont participé à cette manifestation et la police n'est pas intervenue".

Pas de recours à la violence

Les forces de l'ordre qui s'étaient déployées le matin dans les principales rues du centre de Rabat se sont retirées avant le début de la manifestation, qui a commencé à 10h.
"Je suis satisfaite car la violence n'a pas été utilisée cette fois.

Les autorités ont dû constater que nous sommes déterminés à revendiquer pacifiquement une démocratie véritable", a déclaré Salma Mâarouf, 22 ans, une manifestante du Mouvement.

Un responsable sécuritaire a indiqué que "tant que les manifestants ne cassent pas, tant qu'ils manifestent pacifiquement, il n'y aura pas de recours à la violence".

"Il n'y aura également aucun recours à la force ce soir (à partir de 18h) à Casablanca", a-t-il ajouté.

Mort de Kamal Omari

Un jeune du Mouvement du 20 février, Kamal Omari, est décédé jeudi dans un hôpital après avoir été blessé lors d'une manifestation dimanche dernier à Safi, à 350 km au sud de Casablanca.

"Il faut juger les assassins d'Omari", "pour une constitution démocratique", "nous voulons une monarchie parlementaire", "pour un roi qui règne et ne gouverne pas", ont scandé les manifestants, dont certains font partie du Mouvement islamiste Justice et bienfaisance, interdit mais toléré.

"Nos revendications n'ont pas changé: nous voulons un Maroc démocratique et nous le revendiquerons pacifiquement", a dit Hakim Sikouk, un membre de la section locale du Mouvement.

Manifestations "non autorisées"

Les autorités marocaines avaient auparavant souligné que ces manifestations étaient "non autorisées".

Ces manifestations interviennent 10 jours avant la remise au roi Mohammed VI, par une commission consultative nommée en mars, de propositions pour une prochaine réforme constitutionnelle.

Le 9 mars, le roi Mohammed VI a annoncé d'importantes réformes constitutionnelles prévoyant notamment le principe de séparation des pouvoirs et un renforcement des pouvoirs du Premier ministre.

Le Nouvel Observateur - AFP

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Maroc
commenter cet article
5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 17:38

Tunisie

Une révolution arabe

« Je ne fais pas partie de l'opposition, mais de la résistance. La révolution arabe est en cours. Les Français ne se rendent pas compte que, dans dix ans, les forces qui prendront le pouvoir dans le monde arabe n'auront rien à voir avec ces mafieux. C'est vrai qu'on a l'impression que le monde arabe s'enfonce dans une crise sans fin, mais c'est ne voir que la moitié vide du verre. » Ainsi se confiait à Mediapart, le 24 octobre 2009, Moncef Marzouki, un indéfectible opposant à la dictature.

Fin 2010 : la Tunisie est le premier pays à se soulever et à faire naître l’espérance. Depuis, le vent démocratique souffle partout, du Maghreb au Machrek ; il ébranle le monde entier. Comme le souligne Edwy Plenel, « au croisement de ces constructions, intellectuelles plutôt que géographiques, que sont l’Orient et l’Occident, le monde arabe détient la clé de l’avenir du monde en ce début du XXIe siècle ».

Pierre Puchot, reporter Maghreb et Moyen-Orient à Mediapart, passionné de tout ce qui se joue dans le monde arabe, occupe une place à part : il a vu ce qu’il fallait voir dans la Tunisie de Ben Ali à tel point que ses reportages, enquêtes ou analyses ont valu au journal en ligne d’être interdit dans ce pays dès 2008. Lire ou relire ce qu’il a écrit ces trois dernières années nous permet de prendre la mesure de l’hypocrisie de nos élites dirigeantes, retranchées aujourd’hui derrière une fausse naïveté. Tout était déjà là : du mythe du miracle économique à la machine infernale du tourisme, de la mafia au pouvoir à la désinformation constante.

Tunisie. Une révolution arabe de Pierre Puchot est le reflet d’un parcours singulier : celui d’un peuple digne, qui a chassé le dictateur et qui réclame justice, liberté et démocratie. C’est aussi une histoire d’engagement et d’insoumission, une invitation à bien lire la « page Ben Ali » pour mieux édifier ce que sera la Tunisie de demain.

« Comment travaille un veilleur de l’actualité lorsqu’un pays est plongé dans l’ombre, que l’accès à l’information y est verrouillé ? Des éléments de réponse sont fournis par ce livre publié sur le vif. Du 20 mars 2008 à février 2011, Pierre Puchot fait le guet, interview des opposants, entretient un espace d’informations qui donne quelque résonnance à des luttes occultées. Une plongée dans le passé récent qui permet de mieux apprécier les défis qui attendent la Tunisie. » – La Croix

« Grand reporter au Maghreb et au Moyen-Orient pour Mediapart, les articles de Pierre Puchot éclairent magistralement la compréhension des enjeux politiques et sociaux de la révolution du jasmin. Son livre met les idées au clair. » – Les Inrockuptibles

lien : http://www.galaade.com/oeuvre/tunisie

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie
commenter cet article
5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 17:36

Printemps arabe > Quand les Syriens brûlent des drapeaux...

La répression des manifestations a encore fait au moins soixante morts, hier, en Syrie, principalement dans la ville de Hama (centre), où, selon des témoins, plus de 50 000 personnes auraient défilé contre le régime.

Cette vidéo, en provenance de la ville de Deraa (sud), d'où est partie la contestation à la mi-mars, est particulièrement intéressante.

On y voit les manifestants brûler des drapeaux. Pas ceux d'Israël ou des Etats-Unis, comme cela est souvent le cas dans les pays arabes et musulmans. Mais celui de la Chine, de la Russie et de l'Iran.

Autrement dit, les drapeaux des deux pays qui protègent la dictature baasiste d'une condamnation à l'Onu, et celui de Téhéran qui aide Bachar el-Assad à réprimer les manifestants et à traquer les opposants sur Internet.

Preuve que les Syriens, malgré la censure et les mensonges grossiers des médias officiels, sont parfaitement au fait de l'écho rencontré par leur révolte dans le monde.

 

lien : http://isranews.com/2011/06/05/printemps-arabe-quand-les-syriens-brulent-des-drapeaux/

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Syrie : les oppositions _ Ligue Arabe
commenter cet article

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  •  thala solidaire.over-blog.com
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Contact

Recherche

Vidéos

Catégories