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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 03:52

 

Ennahdha fait main basse sur les délégations spéciales


 

 

les_delegations.jpgLe mouvement Ennahdha s’apprête très vraisemblablement à faire main basse sur les municipalités du pays. Ce parti au pouvoir a profité du jour férié du 15 octobre pour installer une nouvelle délégation spéciale à Soliman à tendance islamiste.

Ennahdha ne compte pas s’arrêter là. Avec l’appui du gouverneur, ce mouvement essaie de rafler tous les postes dans les conseils municipaux de Nabeul, Hammamet et Kélibia.

 
Mahmoud Baroudi, de l’Assemblée nationale constituante, ANC, a dénoncé cette emprise d’Ennahdha sur les articulations de l’Etat. Cette attitude confirme que le parti au pouvoir a phagocyté l'administration. La composition des délégations spéciales ne doit nullement être fondée sur les quotas partisans.

 
Des dizaines d’associations, organisations de la société civile et partis politiques, ont mis en garde contre les tentatives visant à mettre en place des délégations spéciales des municipalités pro-ennahdha qui remplaceront les délégations actuelles, plus représentatives des partis et composantes de la société civile. investir

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Sfax : nomination d’une nouvelle délégation spéciale

La parution dans le journal officiel de la nouvelle liste de la délégation spéciale de la municipalité de Sfax a, enfin, mis un terme aux rumeurs ayant circulé dans la ville il y a plus d’un mois. La nouvelle liste, parue le 16 octobre,  comporte 23 membres et est présidée par M. Mabrouk Ksantini qui remplace M. Mohamed Néjib Abdelmoula. La cérémonie de passation aura lieu au début de la semaine prochaine.

L’arrêté du chef  du gouvernement par intérim, rendu public il y a quelques jours, concerne également la nomination d’une nouvelle délégation spéciale de la municipalité de Kerkennah présidée par M. Kamel Bouzrara.

Les rumeurs ayant précédé ces nominations, désormais officielles, a suscité une vague de protestations auprès de la société civile à Sfax. Soutenues par bon nombre de partis politiques, plusieurs composantes de la société civile de la ville de Sfax ont dénoncé « la mainmise du gouvernement sur l’action municipale ». lapresse

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SFAX : LES NOMINATIONS À LA TÊTE DES DÉLÉGATIONS SPÉCIALES CONTESTÉES 

Lors de la conférence de presse tenue dans la journée du mercredi 24 octobre 2012 la coordination civile du gouvernorat de Sfax a annoncé son refus  concernant les nominations à la tête des délégations spéciales dans 4 municipalités qualifiant cette décision d’injuste. Le membre de la commission Noureddine Felah vous en dit plus à ce sujet

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À la 10’48’’, la question des nominations à la tête des délégations spéciales et leur contestation

 

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Un nahdhaoui à la tête de la municipalité de Nabeul

Longuement attendu à la tête des municipalités du pays, le décret-loi du 20 juin 2012, portant installation d’une nouvelle délégation spéciale pour tout le gouvernorat de Nabeul, est enfin publié au Journal Officiel.

Le nahdhaoui Chiheb Ghalleb vient d’être nommé à la tête de la municipalité de Nabeul. Comme attendu, le gouvernement Jebali a mis fin à la mission de la délégation spéciale de Nabeul pour annoncer une deuxième de son choix.
Le mouvement Ennahdha ne compte pas s’arrêter là. Il s’apprête à faire main basse sur toutes les municipalités du pays. investir

 

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Municipalités : La Troïka se déchire à Hammamet

Dix représentants du Congrès pour la République (CPR), du parti « Ettakatol » et du Mouvement des démocrates socialistes (MDS) se sont retirés, dimanche, de la nouvelle délégation spéciale de la municipalité de Hammamet composée de 24 membres. 

Selon les secrétaires généraux des bureaux locaux de ces partis, « cette décision est justifiée par l’absence de consensus autour de la composition de la délégation spéciale et du mode de nomination du président de la délégation désigné sans concertation avec les représentants des partis politiques »directinfo

 

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Sit-in de protestation devant la municipalité de Douz

 

Des représentants du bureau local du mouvement du peuple à Douz (gouvernorat de Kébili) et des représentants de la société civile ont observé, lundi 8 octobre, un sit-in de protestation devant la municipalité de Douz. Ce sit-in intervient en signe de protestation contre la méthode de désignation, selon des considérations partisanes, de la nouvelle délégation spéciale dans la région.

 
Le membre du bureau local du mouvement du peuple, Kamel Beltaief a indiqué que ce sit-in a pour objectif d'affirmer l'attachement aux fondements de la démocratie basée sur des élections libres et directes des représentants du peuple. Seulement la délégation spéciale de la municipalité de Douz a été remplacée alors que les autres délégations des municipalités de Kébili, Jemna, El Kalâa, Souk lahad, et El Faouar, ont été maintenues, a fait remarquer le membre du bureau local du mouvement.

 
Pour sa part, le président de la nouvelle délégation spéciale de Douz, Omar Thabet a affirmé au correspondant de l'Agence TAP que cette délégation compte des représentants du mouvement Ennahdha et du congrès pour la République (CPR) en plus des députés indépendants originaires de la région. La délégation a pour but de servir l'intérêt commun et assurer une bonne gestion de cette structure publique, a-t-il ajouté, précisant que ce sit-in n'est qu'une forme de liberté d'expression. espacemanager

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 19:42

Rassemblement prévu le jeudi 25 octobre2012 à 9.00 h, jour du Procès, devant le Tribunal de la Première Instance de la Manouba...

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Les étudiantes obligées de retirer le niqab au procès de Habib Kazdaghli



Le tribunal de première instance de la Manouba a décidé le report du procès du doyen de la Faculté des arts, des lettres et des humanités de La Manouba, Habib Kazdaghli au 15 novembre 2012. 
M. Kazdaghli est accusé d’avoir agressé une étudiante portant le niqab. Il est poursuivi pour actes de violence commis par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions.
Au procès, les deux étudiantes sont arrivées habillées en niqab pour donner leur témoignage. Le juge les a cependant obligées à montrer leur visage. 

Par ailleurs, le collectif des associations de la société civile a organisé, ce matin, un rassemblement de soutien et de solidarité avec le doyen, devant le tribunal. A mentionner, également, qu’une délégation belge menée par Hervé Hasquin, secrétaire permanent de l'Académie royale de Belgique, se trouve actuellement à Tunis pour assister au procès de M. Kazdaghli et le soutenir. 
 
Pour leur part, les enseignants et les employés de la faculté ont porté, mardi, le brassard rouge pour marquer leur solidarité avec Habib Kazdaghli.
 
On notera également l’implication des services des Domaines de l’Etat qui interviennent suite au saccage du bureau du doyen. Ce bureau appartenant à l’Etat, cela devrait compliquer davantage la situation des deux étudiantes.businessnews

 

 

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Pétition (cliquer) : solidarité avec le professeur Kazdaghli et les universitaires tunisiens 


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Habib Kazdaghli : "Mon procès est une tentative de mise au pas de l'université tunisienne"

 

Habib Kazdaghli, le 5 juillet, lors de l'ouverture de son procès à Tunis.Habib Kazdaghli, le 5 juillet, lors de l'ouverture de son procès à Tunis. © Féthi Belaïd

 

 

Le 25 octobre, Habib Kazdaghli, doyen de la faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba (FLAHM) comparaît à nouveau devant le tribunal de première instance de Tunis. Soutenu par le conseil scientifique de la faculté, il s’était distingué par sa farouche opposition au port du niqab par les étudiantes pendant les cours et les examens, ce qui avait conduit au blocage de la faculté par des jeunes salafistes pendant de longues semaines, à la fin de 2011. Interview.


Aujourd’hui, Habib Kazdaghli est accusé d’agression par l’une de ces militantes radicales. Le ministère public ayant jugé bon de requalifier l’accusation en « acte de violence commis par un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions », le doyen de la faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba (FLAHM) encourt cinq ans de détention (au lieu de quinze jours pour une agression sans gravité).


Avant même de commencer, le procès a pris une tournure politique en confrontant une nouvelle fois les modernistes et les laïcs, d’un côté, à la majorité gouvernementale, de l’autre. Pourtant, les étudiants salafistes, de leur propre aveu, affirment vouloir par tous les moyens détruire l’enseignement laïc qui symbolise, selon eux, la mainmise de l’Occident sur la société tunisienne. Bien que soutenu par des instances internationales, par des universités européennes et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, Habib Kazdaghli fait face au mutisme de son ministère de tutelle.


Jeune Afrique : de quoi vous accuse-t-on ?


Habib Kazdaghli : D’avoir giflé, le 6 mars, une étudiante qui avait comparu devant le conseil de discipline quelques jours auparavant. Il s’agit d’une opération orchestrée : ce jour là, elle m’avait agressé avec une de ses camarades et avait dévasté mon bureau, si bien que j’avais demandé l’intervention de la police. Pendant que je déposais plainte au commissariat, l’étudiante faisait venir une ambulance et m’accusait d’agression. Mais comment voulez-vous que je gifle une fille en niqab, on ne sait même pas où est sa joue !

Le projet sociétal des salafistes est afghan, et il a par le passé été rejeté par la Tunisie. En 1804, les tentatives de Mohamed Abdelwaheb ont été rejetées…


Dans quel état d’esprit affrontez-vous ce procès ?


J’ai confiance dans l’indépendance de la justice de mon pays, bien que tout le monde s’accorde sur le fait que cette affaire est instrumentalisée ; ce procès est une tentative de mise au pas de l’université tunisienne et une opération contre la démocratie.


Comment qualifieriez-vous la position du ministère de l’enseignement supérieur?


Elle est ambiguë ; alors que l’université tunisienne est un objet de fierté nationale, le ministère est en deçà de ce qui lui est demandé. Il est le premier à lâcher les universitaires. Le règlement stipule que le ministère fournit un avocat à tout fonctionnaire poursuivi en justice dans le cadre de ses fonctions, et cela n’a pas été le cas pour moi. En revanche, la mobilisation de la société civile, de la ligue tunisienne des droits de l’homme et de plus de 30 avocats volontaires, dont ceux de la centrale syndicale, constituent un appui inestimable.


Il a été prouvé que, lors du siège de la FLAHM, vous avez été attaqué et votre bureau détruit. Pourtant, c’est vous qui êtes sur le ban des accusés. Est-ce une manœuvre politique contre le corps universitaire ou contre vous-même, en tant que militant politique ?


Cette affaire porte sur un choix de société ; la Manouba symbolise la modernité, les attaques ont ciblé le savoir, une tradition tunisienne de progrès et d’ouverture qui remonte à Khéreddine et Bourguiba. L’université tunisienne, malgré ses difficultés, est un exemple, un lien avec l’extérieur. Il s’agit aussi, pour ces étudiants, de démonter les institutions puisqu’ils ne reconnaissent ni le système d’élections universitaires ni les élus du collège ou du conseil scientifique. Il faut noter que ceux qui ont ciblé la faculté sont les mêmes que l’on retrouve le 14 septembre durant l’attaque de l’ambassade américaine : ils tissent une toile. Mais leur projet sociétal est afghan, et il a par le passé été rejeté par la Tunisie. En 1804, les réformateurs tunisiens ont rejeté les tentatives de Mohamed Abdelwaheb…


Où en est la question du port du niqab dans les facultés tunisiennes?


Soyons clairs : la faculté n’est pas contre le port du niqab, mais notre règlement intérieur prévoit qu’en cours ou pendant les examens, les étudiantes doivent se dévoiler.

Le tribunal administratif s’est prononcé dans le sens du conseil scientifique des facultés, mais c’est bien le ministère qui fait pression en allant à l’encontre de tous les avis. Soyons clairs : la faculté n’est pas contre le port du niqab, notre règlement intérieur prévoit l’égalité des étudiants face au savoir et c’est à ce titre qu’en cours ou pendant les examens, les étudiantes doivent se dévoiler. Sinon elles sont libres de se vêtir comme elles le souhaitent. L’espace de l’université est républicain et égalitaire.


L’enseignement supérieur est-il en danger ?


Oui, absolument, le métier est fragilisé par cette volonté cachée d’installer un projet sociétal étranger à la Tunisie. Si on casse l’université, on détruit en partie le pays. Elle est un bastion du progrès qui a déjà subi le despotisme de Ben Ali et les dirigeants actuels doivent prendre leurs responsabilités. Pourtant, dans cette phase postrévolutionnaire, on aurait pu s’employer à engager des réformes nécessaires pour préserver cet acquis national qu’est l’université. Jeuneafrique

 

 

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Pétition (cliquer) : solidarité avec le professeur Kazdaghli et les universitaires tunisiens 

 


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Aux Démocrates Tunisiens ou Amis de la Tunisie qui n’ont pas encore signé le Manifeste International de Solidarité

 

Aux Démocrates Tunisiens ou Amis de la Tunisie qui n’ont pas encore signé le Manifeste International  intitulé " Manifeste de solidarité avec le Professeur Kazdaghli et les universitaires tunisiens" et initié par les Professeurs Marc FELLOUS et Robert ZITTOUN.

 

1.Étant persuadé que vous partagez les valeurs sous-tendues par ce Manifeste, je suis sûr que l’absence de votre signature sur ledit Manifeste est due à un oubli. Or, l’impact et le poids d’un Manifeste sont fonction du nombre de signataires et, dans ce Procès de la Honte, il y va du Projet de Société qui va primer demain dans notre Tunisie. Aussi, à vos Signatures, s’il vous plaît !


2. Extrait de mon Article intitulé  " Procès de la honte : Démocrates Tunisiens, d’ici et d’ailleurs, à vos signatures ! ",paru sur le  Lien suivant :

http://www.legrandsoir.info/proces-de-la-honte-democrates-tunisiens-d-ici-et-d-ailleurs-a-vos-signatures.html

 

" En réalité, ce Procès, tout cousu de fil blanc, a un caractère éminemment politique, comme l’a soutenu, lors de de la première audience, Maître Mohamed Hedi Laabidi, membre (mandaté par la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme) de la pléiade d’avocats de la défense en affirmant : "Il ne fait aucun doute que le Gouvernement est impliqué dans ce Procès(…) C’est un montage, car le Doyen refuse de s’inscrire dans un modèle de société (…) contraire à la Modernité ".

 

C’est un Procès qui s’intègre, naturellement, dans une stratégie visant la Wahhabisation lente et progressive de notre pays, pays caractérisé jusqu’alors par une Société Ouverte et un bien-vivre-ensemble trois fois millénaire. Cette stratégie a été, admirablement, exposée, par Rached Ghannouchi , Président-Fondateur-Guide-Suprême du Parti Islamiste Ennahdha au pouvoir, dans une Vidéo filmée à son insu, mise en ligne le 9 octobre 2012 et massivement relayée, par la suite, sur Internet à travers les réseaux sociaux ".

 

3.À l’attention de ceux qui ont trouvé, ou bien qui trouveront, des difficultés pour signer ledit Manifeste :

 

a. Vous cliquez sur le Lien suivant :

http://www.petitions24.net/solidarite_avec_le_pr_kazdaghli_et_les_universitaires_tunisiens

Apparait, alors, le Texte du Manifeste  et,  tout en bas de cette Page, apparait  le tableau à remplir.

 

b. Après avoir rempli ledit tableau, vous cliquez sur :

« Signer cette pétition », se trouvant juste après ce tableau.

 

c. À l’adresse e-mail que vous avez donnée, vous recevrez, immédiatement, un courriel pour confirmer votre  Signature (opération essentielle).

 

4. Et, pour terminer, n’oubliez pas le Rassemblement prévu le jeudi 25 octobre2012 à 9.00 h, jour du Procès, devant le Tribunal de Première Instance de la Manouba, Rassemblement appelé par plusieurs Associations de la Société Civile et dont l’une des Pages Facebook est :

https://www.facebook.com/events/298138110298831/ Source

 

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Pour la défense de Habib Kazdaghli et des libertés en Tunisie

 

HABIBKAZDAGHLI

Le procès de Habib Kazdaghli, doyen de la Faculté des Lettres de Manouba, reprendra le 25 octobre 2012, à la veille de l’Aïd El-Idha, la fête du sacrifice musulman.

Ironie du sort, prédestination, coïncidence troublante ou hasard objectif (formule ô combien appropriée dans le contexte de l’atmosphère surréaliste où ce procès nous plonge!), le doyen, dont on veut faire le bouc-émissaire de l’incurie du gouvernement à gérer les problèmes de l’université tunisienne, à qui on veut faire endosser la responsabilité de l’interminable crise du niqab et qu’on veut punir à cause de son engagement sans faille en faveur de la défense de l’autonomie institutionnelle et des libertés académiques, risque d’être immolé à l’autel du fanatisme religieux et des tentatives de talibanisation de l’enseignement tunisien.

Un climat inquisitorial et liberticide

L’opinion universitaire, les observateurs judiciaires et les défenseurs des libertés tant au niveau national qu’international, échaudés par le climat inquisitorial et liberticide qui règne dans le pays, craignent en effet que le procès intenté contre le doyen de la Faculté des lettres, des arts et des humanités de Manouba (Flahm), pour une agression imaginaire, ne continue à être mené dans l’esprit de cette justice orientée et instrumentalisée, combattue avec une grande détermination par les magistrats tunisiens mais que le nouveau pouvoir tente de perpétuer, et qui a caractérisé l’instruction du dossier et la première audience du procès.

C’est cette justice qui a permis, en l’absence de preuves et sur la seule base de la plainte déposée par l’agresseur, de mettre d’abord en examen un doyen agressé à l’occasion de l’exercice de ses fonctions et d’alourdir ensuite les charges retenues contre lui, en dépit du témoignage favorable d’un fonctionnaire présent au moment des faits et disculpant le doyen des accusations calomnieuses portées contre lui.

Un renversement des valeurs

Curieux et consternant renversement des valeurs qui vous transforme une  victime en agresseur et qui fait d’un plaignant un coupable comme l’illustre la tragique histoire de cette jeune fille violée par deux policiers et qui se retrouve devant le juge d’instruction, sur la base d’une plainte des violeurs, pour être inculpée «d’obscénité ostentatoire préméditée»!

Cette peur d’une condamnation surréaliste et inique explique l’ampleur de la mobilisation nationale en faveur du doyen de la Flahm et l’action de solidarité internationale sans précédent dans l’histoire en faveur d’un tunisien injustement poursuivi  et de la cause  des libertés en Tunisie.

Sur le plan national, c’est l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires, nouvelle appellation du Comité de défense de l’autonomie institutionnelle, des libertés académiques et de soutien à la Flahm, qui a donné le ton en initiant un«Manifeste de solidarité avec le Doyen Habib Kazdaghli, l’artiste Nédia Jelassi et tous les défenseurs des libertés académiques, de la liberté de création et de la liberté de presse» et en le mettant en ligne sur le site Pétitions-24.

La société civile en première ligne du combat

Ce manifesteaété signé jusqu’à présent par plus de 1.500 universitaires, artistes, journalistes, militants de la société civile et des partis politiques, défenseurs de droits humains parmi lesquels des signataires prestigieux comme Maya Jribi, Ahmed Brahim, Saâdedine Zmerli.

Il a été suivi par la publication le vendredi 19 octobre, à l’initiative  de la coordination de la coalition des Ong (un réseau de plus de 40 Ong parrainé par la Ligue tunisienne des droits de l’homme, Ltdh), de l’Association de défense des valeurs universitaires, de l’Observatoire des libertés académiques dépendant de la Fédération générale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique d’un «Appel pour la défense des libertés académiques, de la liberté de presse et de la création artistique et pour une action de solidarité avec le Doyen Habib Kazdaghli, les artistes poursuivis en justice et les journalistes».

LeManifeste ainsi que l’Appel demandent l’acquittement du doyen et le non-lieu pour les artistes Nadia Jelassi et Mohamed Ben Slama, «d’abord persécutés par des extrémistes religieux au nom de ‘‘l’atteinte au sacré’’ et faisant maintenant l’objet de poursuites judiciaires»,  en marge de l’affaire du Palais d’El Abdellia, selon les termes même du manifeste.

L’Appel invite, quant à lui, «l’ensemble des universitaires, des artistes, des créateurs, des journalistes, des défenseurs des droits de l’hommes et des acteurs de la société civile ainsi que tous les Tunisiens attachés à l’avenir des libertés dans notre pays, à se rassembler, le jeudi 25 octobre 2012, à 9 heures du matin, devant le Tribunal de première instance de La Manouba, pour exprimer leur solidarité avec le doyen, pour protester contre le procès qui lui est intenté et pour exiger son acquittement, l’abandon toutes les poursuites à caractère politique et la traduction en justice des véritables coupables dans l’affaire de la Faculté et dans les autres affaires».

Ce premier rassemblement sera suivi d’une manifestation devant le siège de l’Assemblée nationale constituante (Anc) «pour revendiquer l’inscription de la liberté de la presse et de la création artistique et des libertés académiques dans la Constitution».

Le procès d’Habib Kazdaghli donne ainsi l’occasion, par le biais du Manifeste, de l’Appel et des deux rassemblements, aux associations de la société civile, aux partis politiques démocratiques, aux Tunisiens que l’avenir des libertés en Tunisie inquiète et qui craignent que la transition démocratique ne devienne une transition théocratique, de se mobiliser pour la défense des libertés balbutiantes et du projet de société, objet d’un consensus national depuis plus d’un demi-siècle qui a permis des avancées significatives dans le domaine de l’enseignement, en dépit des lacunes persistantes, et dans celui des droits de la femme. Les deux textes insistent sur le climat inquisitorial et liberticide  qui règne dans le pays, sur les violences et les persécutions dont l’intelligentsia tunisienne a été l’objet aussi bien à l’université que dans les locaux de la presse ou dans les galeries d’art, espaces où dans les républiques civiles et démocratiques s’épanouissent la liberté d’expression et la liberté de la création.

De ce point de vue, ils ont le mérite de mettre l’accent sur la pomme de discorde entre les partis démocratiques et les partis théocratiques en Tunisie. Ces derniers substituent, aux concepts d’autonomie de l’enseignement, de liberté artistique et de liberté de création, d’indépendance de la presse, les notions d’asservissement de l’enseignement, de l’art et de la presse à des convictions religieuses qui feraient se retourner dans leurs tombes les illustres ulémas disparus de la Zitouna s’ils apprenaient à quel point l’islam et véritables enseignements sont gauchis par  les extrémistes religieux.

Les signataires du Manifeste tiennent à rappeler au ministre de l’Enseignement supérieur «que les codes vestimentaires universitaires, scolaires et professionnels ne sont pas régis, dans les républiques civiles et démocratiques, par des lois votées par les parlements ou les assemblées constituantes mais fixés par la profession à partir de motivations qui font prévaloir l’efficience pédagogique ou l’efficacité professionnelle sur les considérations politiques, religieuses ou sectaires». Ils insistent aussi sur le fait qu’il ne peut pas y avoir de démocratie sans le respect des normes internationales dans la pratique du journalisme et d’un code de déontologie journalistique universel et que «l’atteinte au sacré» est un subterfuge grossier pour museler les artistes.

Une conférence de presse est prévue tenue mercredi 24 octobre au siège de la Ltdh par l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires, l’Observatoire des libertés académiques et le Forum universitaire tunisien pour expliquer la position de l’intelligentsia tunisienne au sujet du procès et de l’atteinte aux libertés.

Une forte mobilisation internationale

En Europe, leManifeste de solidarité avec le Pr Kazdaghli et les universitaires tunisiens, initié depuis le mois de juillet par le professeur Robert Zitoun, a fait le tour de l’Europe. Il a reçu plus de 1.800 signatures d’universitaires, d’intellectuels, de professionnels des sciences, des arts et des lettres principalement de France (1.450 environ), de Tunisie mais aussi de 27 autres pays. Parmi les signatures, on compte celles prestigieuses de Fethi Ben Slama, Albert Fert, Claude Hagège, Françoise Héritier, Albert Jacquard, Axel Kahn, Abdelwahab Meddeb, Edgar Morin, Didier Sicard, Alain-Gérard Slama, et Mustapha Tlili. Une délégation des signataires a été reçue par l’ambassadeur de Tunisie à Paris. Des démarches similaires ont été faites auprès des ambassadeurs de Tunisie à Rome, à Madrid, le lundi 22 octobre, et à Berlin, le jeudi 18. Le manifeste, signé par 195 intellectuels allemands, a été remis à l’ambassadeur tunisien à Berlin par Anne Groth, députée au Bundestag allemand.

La Fédération internationale des droits de l’homme (Fidh) a délégué en Tunisie Me Marie Guiraud. L’Université Libre de Bruxelles qui a soutenu le doyen de la Flahm dès le début de la crise du niqab a jugé utile de déléguer deux éminentes personnalités belges, Hervé Hasquin, secrétaire perpétuel de l’Académie royale de Belgique, ancien ministre-président de la Fédération royale Wallonie-Bruxelles, et Pierre Galand, président de la Fédération humaniste européenne. Ils donnent une conférence de presse, mercredi 24 octobre, à l’hôtel Africa, à 18 heures, pour présenter à la presse la position de l’Ulb au sujet du procès d’Habib Kazdaghli.

Des lendemains qui déchantent

Enfin le directeur exécutif de l’association internationale Scholars at Risk, venu en Tunisie au mois de juin 2012 pour une mission d’enquête sur les violations de libertés académiques, a envoyé, le mardi 23 octobre, une lettre de trois pages au ministre de l’Enseignement supérieur et à celui de la Justice au sujet du procès intenté à Habib Kazdaghli. Après avoir présenté les arguments qui disculpent le doyen des accusations portées contre lui, il invite les deux ministres «à intervenir… pour que l’on abandonne les charges à l’encontre du Doyen Kazdaghli» ou, a minima, pour s’assurer «que l’affaire sera instruite en adhésion avec les critères internationalement reconnus d’un procès équitable, comme cela est garanti par la Déclaration universelle des droits de l’homme  et la Convention sur les droits civils et politiques ratifiées par la Tunisie». Il réitère aussi dans ce message la demande formulée en juin dernier aux autorités tunisiennes d’adresser «au public un message clair» où il l’assurera que «l’Etat tunisien protégera ses institutions universitaires et leur personnel, et ce faisant, protégera également l’espace de critique et d’expression, l’enseignement, la recherche et la publication contres les menaces, quel qu’en soit l’origine».

Ces appels d’ici et d’ailleurs seront-ils entendus? La tournure que prendra le procès pendant l’audience de la veille de l’Aïd El Idha et celles qui suivront nous fournira des éléments de réponse à cette question. Mais ceci est une autre histoire dont l’issue dépendra aussi, en grande partie, du contexte politique qui prévaudra dans le pays au cours des prochaines semaines et de la résistance de la société civile.

Sans vouloir jouer les Cassandre, je dirai que le climat actuel augure de lendemains qui déchantent surtout après l’assassinat politique de Lotfi Naqdh, président de l’Union régionale de l’agriculture et de la pêche (Urap) à Tataouine et coordinateur général de Nida Tounès dans la région. Par Habib Mellakh kapitalis

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 01:54

Amnesty international

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La Tunisie est à un tournant et doit choisir la voie des droits humains

 

e gouvernement actuel de la Tunisie est en train de saper les avancées qui avaient été réalisées en matière de droits humains après la chute de Ben Ali.

Le gouvernement actuel de la Tunisie est en train de saper les avancées qui avaient été réalisées en matière de droits humains après la chute de Ben Ali.

 

Les progrès réalisés en Tunisie en matière de droits humains après le renversement du président Ben Ali sont battus en brèche par l'équipe gouvernementale actuellement au pouvoir, qui suscite des doutes sur son engagement en faveur de réformes, a déclaré Amnesty International à l'occasion du premier anniversaire de l'élection de l'Assemblée constituante. 

Dans une nouvelle synthèse intitulée One step forward, two steps back?, l'organisation examine les défis auxquels a été confrontée la Tunisie en matière de droits humains depuis les élections d'octobre 2011, décrit les tendances préoccupantes et fait une série de recommandations détaillées. 

Dans les mois qui ont suivi la chute de Zine El Abidine Ben Ali, le gouvernement provisoire a engagé le pays dans la voie des réformes, notamment en ratifiant d'importants traités internationaux relatifs aux droits humains. 

Les autorités ont également procédé à la libération de prisonniers politiques et de prisonniers d'opinion incarcérés avant le soulèvement ; elles ont promulgué une nouvelle loi sur la liberté de la presse et levé des restrictions qui pesaient sur la création d'associations. 

Cependant, le nouveau gouvernement n'a pas maintenu ces initiatives et plusieurs déconvenues font douter de la sincérité de l'engagement de la Tunisie en faveur des droits humains.

« La Tunisie a été le berceau des événements qui ont secoué l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient en 2011, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe d'Amnesty International pour cette région du monde. Des mesures ont été prises pour remédier aux violations commises par le passé et aller de l'avant, mais elles ne vont pas assez loin et des signes préoccupants font craindre que ces réformes et d'autres qui devraient être engagées de toute urgence ne soient en danger. » 

Au cours des derniers mois, les restrictions de la liberté d'expression se sont durcies, des journalistes, des artistes, des personnes critiques à l'égard du gouvernement, des écrivains et des blogueurs ont été pris pour cibles, sous couvert de maintien de l'ordre public et moral. Ceux qui ont été blessés pendant le soulèvement et les proches de ceux qui ont été tués ont le sentiment que la vérité n'a pas été établie et attendent que la justice soit rendue et que des réparations leur soient accordées. 

Les autorités tunisiennes n'ont pas semblé désireuses ou capables de protéger la population contre les attaques de groupes soupçonnés d'être affiliés à des groupes salafistes. 

L'état d'urgence décrété le 14 janvier 2011 a été renouvelé à plusieurs reprises ; récemment encore, il a été prolongé jusqu'à la fin du mois d'octobre 2012. Les autorités ont eu recours à une force injustifiée et excessive contre les personnes qui ont continué de manifester dans la rue dans différentes villes de Tunisie pour protester contre la lenteur des réformes. 

Au cours de l'année qui a suivi l'élection de l'Assemblée constituante, Amnesty International a reçu des informations faisant état d'actes de torture et d'autres formes de mauvais traitements, le plus souvent en provenance de manifestants qui ont affirmé avoir été frappés lors d'un rassemblement, d'une arrestation ou dans un centre de détention. 

Autre signe préoccupant, le nouveau gouvernement de la Tunisie a rejeté récemment une recommandation du Conseil des droits de l'homme des Nations unies qui, dans le cadre de l'Examen périodique universel, recommandait aux autorités du pays d'abroger les dispositions du droit tunisien discriminatoires à l'égard des femmes, d'abolir la peine capitale et de dépénaliser les relations sexuelles entre personnes de même sexe. 

« La Tunisie est à un tournant. Les autorités doivent se saisir de cette occasion historique qui leur est donnée en remédiant aux atteintes aux droits fondamentaux commises par le passé et en intégrant dans la législation et dans la pratique les droits humains universels, pour que l'état de droit règne réellement dans la nouvelle Tunisie. » 

« La Constitution, qui doit être finalisée dans les prochains mois, constitue un test et montrera si la Tunisie est fermement ancrée ou non dans le respect des droits humains et la primauté du droit. » amnesty

 

 

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L’impossible mission de Ghannouchi

 

 

Rached Ghannouchi

 

Les événements tragiques de Tatouine qui ont vu l’ « assassinat » de Lotfi Nakdh, représentant de Nidaa Tounes dans la région, constitue un tournant dans la profonde crise politique que vit le pays depuis un an, c’est-à-dire depuis les élections du 23 octobre 2011.

Au lieu de constituer un déblocage pour l’économie du pays et créer les conditions d’une saine émulation entre les forces politiques en présence en vue de mettre en place les structures démocratiques durables tant attendues, les élections du 23 octobre dernier ont abouti à une ambiance malsaine qui a obscurci les horizons, aggravé substantiellement les dangers et désorienté les citoyens.

Il va sans dire que ce ne sont pas les premières élections libres dans l’histoire du pays qui sont en cause, mais l’amateurisme et la duplicité du principal gagnant du scrutin, Ennahdha, et les intentions cachées de son président Rached Ghannouchi.


Ghannouchi assume une lourde responsabilité dans l’emprisonnement de centaines de militants islamistes

 

De l’avis même de deux personnages qui ont contribué avec lui à la création du parti islamiste en 1979, Abdelfattah Mourou et le cheikh salafiste, Khamis Al Majri, Rached Ghannouchi  assume une lourde responsabilité dans l’emprisonnement de centaines de militants islamistes qu’il avait poussés, par ses « choix aventureux », à une confrontation très inégale avec un régime disposant d’un appareil sécuritaire fort et d’une armée dépolitisée aux ordres de l’autorité civile.

 Mais ils ne sont pas les seuls à faire assumer de lourdes responsabilités au chef d’Ennahdha. Pour Mohamed Kamel El Houki, ancien dirigeant du parti islamiste, « Ghanouchi souffre d’un attachement pathologique au pouvoir. Tout comme il a poussé le mouvement islamiste vers la catastrophe il y a un quart de siècle, faisant avorter le projet islamiste, par sa décision de confrontation avec le régime, il est en train de pousser aujourd’hui tout le pays vers la catastrophe en s’accaparant le monopole de la décision. »

 Le président d’Ennahdha n’a ni reconnu sa responsabilité dans la « destruction » de l’avenir de centaines (d’aucuns disent des milliers) de jeunes tunisiens, ni tiré la leçon de son « erreur stratégique ». Pire encore, si l’on en juge par la fameuse vidéo qui a choqué une large partie de la population tunisienne, Rached Ghannouchi est engagé dans une autre aventure qui pourrait, si les Tunisiens n’y prennent garde, engendrer une catastrophe d’ampleur pour le pays.

 Une simple question posée à la jeunesse salafiste et une affirmation extrêmement grave ont suffi à dévoiler les intentions cachées de celui que beaucoup considèrent comme le « véritable gouvernant du pays ». « Pourquoi êtes-vous pressés », sous entendu, de vouloir appliquer la charia et d’instaurer un Etat islamique ici et maintenant? « La sécurité et l’armée ne sont pas sûres ». Cette affirmation tient lieu d’argumentation tendant à convaincre la « jeunesse salafiste » de la nécessité de devoir patienter et attendre le moment propice pour imposer au peuple tunisien l’Etat islamique et la Charia. Mais cette affirmation tient lieu d’avertissement aussi: dans le cas où les salafistes refusent cet appel à la patience, les services de sécurité et l’armée défendront les structures étatiques actuelles « dominées par les laïcs».

 Avant la diffusion de la fameuse vidéo, beaucoup de monde en Tunisie et à l’étranger continuaient contre toute évidence à nourrir l’illusion que le dirigeant islamiste a changé, et que, une fois les difficultés surmontées, il pourrait contribuer à l’instauration d’une démocratie à la turque où les islamistes qui gouvernent le pays non seulement reconnaissent mais défendent le caractère civil de l’Etat dont les fondations étaient bâties par Mustapha Kamal Ataturk.


La  vidéo  de la rencontre entre  Ghannouchi et les salafistes a causé du tort à la Troïka

              

 Après sa diffusion, il n’y a plus personne ni à l’étranger ni dans ce pays pour croire à la moindre parole prononcée par le président d’Ennahdha. Sa rencontre avec les salafistes enregistrée par l’image et le son, avec ou sans son accord peu importe, a infligé un tort incommensurable à son parti et même aux deux partis subalternes qui ont choisi de s’allier avec les islamistes. Mohamed Abbou, le dirigeant du CPR l’a dit clairement: « cette vidéo nous a causé du tort ».

 Le plus terrible dans toute cette histoire est la manière arrogante de Ghannouchi et sa persistance à prendre les Tunisiens pour des imbéciles. Dans ses nombreuses déclarations et interviews post-vidéo, le chef d’Ennahdha veut faire croire à une opinion publique sous le choc que ce qu’il avait dit était dénaturé par des « montages » et que tout ce qu’il a dit était pour le bien du pays puisqu’il tentait de convaincre ses « enfants » salafistes de respecter les lois du pays…

 Tout d’abord, il n’y a ni dénaturation ni montage puisque si tel était le cas, la première chose qu’Ennahdha aurait faite est de rendre publique l’intégralité de la vidéo. Ensuite, tout est clair comme de l’eau de roche dans cette vidéo. Quand il dit aux salafistes pourquoi vous êtes pressés d’appliquer la charia, cela veut dire, même pour un enfant, que nous allons l’appliquer, mais il faut du temps. Le temps que la police et l’armée soient « sûres », c’est-à-dire s’affranchissent de « la domination » des laïcs.


La démocratie n’est pas un but en soi mais un moyen d’instaurer l’Etat théocratique

              

 C’est ici que l’on décèle la cause fondamentale de la grave crise politique dans laquelle est engouffré le pays. Si Ennahdha était convaincue de la nécessité de mettre le pays sur la voie de la démocratie, elle aurait été sur la même longueur d’ondes que les autres forces politiques, il n’y aurait eu aucune raison de perdre un temps si précieux et la Tunisie n’aurait pas subi tous ces blocages économiques et sociaux destructeurs.

 Le nœud du problème se trouve donc dans l’intention cachée du parti islamiste et de son chef pour qui la démocratie n’est pas un but en soi, mais un moyen qui les aiderait à instaurer l’Etat théocratique et forcément dictatorial dont ils rêvent. Il n’est pas sûr qu’Ennahdha soit un parti monolithique qui parle d’une seule voix, celle de son maître. Dans ce parti, il y a sans aucun doute des responsables qui ont franchi le pas et qui se sont adaptés à l’air du temps et à un environnement international qui abhorre toute forme de dictature. Mais, visiblement leur chef continue de tenir le parti d’une main de fer et d’ imposer ses vues et ses choix à l’ensemble des cadres, y compris ceux qui jouent un rôle de premier plan dans la gestion des affaires de l’Etat. La preuve est le calvaire que semble vivre le Premier ministre Hamadi Jebali, suite aux interférences grossières de Ghannouchi dans le processus de décision, ce qui l’a amené à menacer de démissionner, si l’on en croit un journal émirati.


Une stratégie de prise de contrôle de tous les rouages de l’Etat

              

 La question est de savoir jusqu’à quand le chef d’Ennahdha continuera à exercer sa dictature sur les cadres d’Ennahdha qui ne partagent pas ses vues? La solution, comme beaucoup de Tunisiens le pensent, est peut-être dans la scission de ce parti que certains observateurs croient comme très probable. Une telle scission, si elle intervenait, serait salutaire pour le pays puisque, inévitablement, elle renforcerait le camp des démocrates et affaiblirait celui de la dictature théocratique que Rached Ghannouchi appelle de ses vœux.

 En attendant, c’est la stratégie de Ghannouchi, visant à mettre la main sur tous les rouages de l’Etat qui semble prévaloir pour le moment. L’assassinat de Lotfi Nakdh par des bandes de hors-la-loi qui se prennent pour des « protecteurs de la révolution », fermement soutenus par le chef islamiste, s’inscrit dans le droit fil de cette stratégie dont l’urgence actuelle est de terroriser les militants de Nidaa Tounes, le cauchemar électoral d’Ennahdha, et dissuader ceux qui comptent rejoindre ses rangs de le faire.

 Il est certain qu’on est en présence d’une stratégie perdante.  La raison en est simple: Ghannouchi et les quelques milliers de salafistes qui gravitent autour de lui sont engagés dans une mission impossible, à savoir changer le mode de vie d’un peuple qui a trois mille ans d’histoire derrière lui. leconomistemaghrebin


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Tensions un an après les élections, le pouvoir appelle au dialogue

 

voir le zoom : Un Tunisien manifeste contre le gouvernement, le 22 octobre 2012 à Tunis

Les dirigeants tunisiens ont plaidé pour l'appaisement dans le pays qui marquait mardi le premier anniversaire de l'élection de l'Assemblée nationale constituante (ANC) dans un climat de tensions croissantes émaillées de violences.

"Nous ne pouvons rien construire sur la base de la haine et de la remise en cause de l'autre", a souligné devant l'ANC le président Moncef Marzouki, appelant les partis à cesser de se "diaboliser" les uns les autres.

Le Premier ministre, l'islamiste Hamadi Jebali, a appelé les forces politiques à assumer leur "responsabilité historique" et à ne pas "pousser la situation vers la crise, la surenchère et la violence".

L'anniversaire des premières élections libres de l'histoire de la Tunisie intervient dans un climat délétère, avec notamment la mort la semaine dernière à Tataouine (sud) d'un opposant dans des affrontements entre partisans des islamistes d'Ennahda, qui dirigent le gouvernement, et leurs adversaires.

Autre signe de ces divisions profondes, des députés d'opposition ont boycotté les discours des dirigeants tunisiens devant l'ANC.

La principale centrale syndicale, l'UGTT, avait tenté le 16 octobre d'organiser un "dialogue national", mais Ennahda et le parti de M. Marzouki l'ont boycotté. En retour, l'opposition a rejeté la proposition du pouvoir d'organiser des élections le 23 juin 2013, et aucun calendrier pour l'adoption de la Constitution n'a émergé.

Dans ce contexte, des renforts de l'armée et de la police ont été déployés en nombre à travers le pays où l'état d'urgence est en vigueur depuis la révolution de janvier 2011 qui a chassé du pouvoir le président Zine El Abidine Ben Ali.

"Les voix du chaos"

Aucune manifestation unitaire pour célébrer le 23 octobre n'a eu lieu, alors qu'une partie des opposants juge que le gouvernement a perdu mardi sa légitimité, l'Assemblée ayant échoué à adopter comme promis dans un délai d'un an la nouvelle Constitution.

Symboliquement, l'Assemblée a débattu du préambule de la future loi fondamentale, un premier débat en plénière qui ne concernait cependant pas l'organisation des pouvoirs qui est le sujet de nombreux désaccords.

"Les voix qui parlent de la fin de la légitimité du gouvernement sont les voix du chaos", a dénoncé Rached Ghannouchi, le chef d'Ennahda, dans une déclaration à l'AFP.

Des centaines de manifestants pro-pouvoir et d'opposition ont manifesté toute la journée devant l'ANC en s'invectivant, avant de quitter les lieux dans le calme, alors que les manifestations sont régulièrement dispersées sans ménagement ou dégénèrent en affrontements avec la police.

Ce 1er anniversaire a aussi été l'occasion pour le chef salafiste jihadiste Abou Iyadh de s'attaquer, dans une vidéo diffusée sur internet, au pouvoir tunisien.

"Peuple, tu commences aujourd'hui à sentir, à toucher la réalité des courants laïcs, soumis à la volonté de puissances étrangères qui veulent te contraindre à l'apostasie", a dit le chef du groupe "Ansar al-charia" (Partisans de la loi islamique), soupçonné d'avoir orchestré l'attaque de l'ambassade des Etats-Unis le 14 septembre (quatre morts).

Enfin, Amnesty international a exprimé ses doutes sur l'engagement en faveur des droits de l'Homme des autorités tunisiennes.

"Les progrès réalisés en matière de droits humains après le renversement de Ben Ali sont battus en brèche par l'équipe gouvernementale au pouvoir, qui suscite des doutes sur son engagement en faveur de réformes", a relevé l'ONG.

Dans son rapport intitulé "la Tunisie, un pas en avant, deux pas en arrière", elle a souligné que "les restrictions à la liberté d'expression se sont durcies" sous prétexte "de maintien de l'ordre public et moral". tv5.

 

 

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 21:59

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 20:28

 

Devant ce qu'ils désignent par la ANC ! 

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Les uns ...

Les autres...



 

 

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Au nom de quel Dieu cherchez-vous à nous diviser ?

 

Que ne fût mon étonnement, lorsqu’ à la suite d’une interview, madame Souad Ben Rhima a eu cette réponse envers les jeunes filles mères !Une réponse parachutée qui ne rentrait dans aucun contexte et qui était un peu trop amplifiée pour être normale : c’était plutôt une affirmation politique qui cherchait à stigmatiser un problème pour en faire un débat. Je regrette que l’on ait tant écrit et débattu de ce problème, parce que ce n’était qu’une nouvelle tactique d’Ennahdha .

N’est-il pas clair que cette dame est là pour choquer , provoquer et inciter les laïques à répondre massivement, de telle sorte que le débat publique ne soit plus axé sur les vrais problèmes des tunisiens ,comme le chômage et la pauvreté, mais sur la morale et les valeurs sociales. Si les partis politiques et une partie de la société civile sont au courant de cette nouvelle stratégie ,la majorité des tunisiens l’ignorent , et il est essentiel de les sensibiliser pour ne pas tomber dans ce piège.

Par la suite, certaines nouvelles pages qu’on voyait rarement sur Facebook avant, deviennent plus fréquentes et reflètent une certaine légèreté dans les tenues vestimentaires;alors que certains se mettent à poster des images d’actrices habillées légèrement ,probablement pour leur rôle, donc des images sorties de leur contexte . Toutes ces nouvelles manœuvres de diffamation ne peuvent pas être le fruit du hasard. Serait-ce une nouvelle stratégie de certains partis politique religieux, pour pouvoir s’ériger comme le gardien de la vertu et des valeurs de l’islam face à la « décadence »de la société tunisienne , et remporter ainsi les prochaines élections. ?

Plus grave encore , il paraîtrait que Ennahdha chercherait à vulgariser certaines pratiques passées du parti dissolu R.C.D. , pratiques visant à diffamer ses opposants ; ceci à travers la formation de ses militants pour leur apprendre les différentes manipulations de l’image entre autre . A ce sujet, voila ce qu’une page facebook a affiché aujourd’hui :


بوليس الانترنات من جديد و بي ثوب جديد

حركة النهضة تخصص دورات تكوين في منتاج الفيديو من اجل استخدامها في تشويه خصومها على الفايس بوك

نظم المكتب المحلي لحزب حركة النهضة بسوسة جوهرة دورة تكونية في تقنيات المونتاج وذالك من اجل استخدامها ضد خصوم النهضة السياسيين و يذكر ان هذا التجمع المنحل كان يستعمل هذا الاسلوب لضرب و تشويه المعارضة التونسية عبر تدريب مجموعات من الشباب و كان يطلق عليها خلايا النضال الرقمي و كانت مختصة في التشويه و المهاجمة و الدمغجة و التجسس

ثبتو فيهم واحد واحد و افضحوهم يا رجال سوسة


 

Maintenant, j’aimerais poser une question directe à ce parti politique, à ses dirigeants et à ses militants : Jusqu’où irez-vous pour le pouvoir ? Pour un parti qui se dit musulman , vous avez déjà OFFENSÉ DIEU 3 FOIS . A moins que vous l’ayez déjà oublié , à force de courir derrière ce pouvoir !

Avant l’avenue de ce parti ,Il n’y avait ni barbu ni nikabée à El Kasba , seulement des tunisiens et des tunisiennes tous unis contre la dictature et l’injustice. Nous voilà aujourd’hui divisés en deux clans qui s’épient et se regardent avec méfiance ; pourtant à ma connaissance, nous sommes tous musulmans , et l’islam n’était pas le problème . Vous avez divisé les tunisiens , vous avez réussi à semer la discorde entre eux , commettant ainsi un péché capital : al fitnat . Alors que Dieu dit « Al fitnatou achadou minal qatl » .

Quant à cette façon de salir la réputation des tunisiennes, à travers l’acharnement sur les jeunes filles mères et l’adoption de leur progéniture, elle est digne de nos ennemis pas de nos compatriotes . Nous condamnons tous la vie dissolue et les fautes de certaines ,mais faire passer les femmes tunisiennes pour des dévergondées , juste parce qu’elles sont un peu trop indépendantes pour le goût de certains cheiks ou émirs arabes attardés, hraaaaam: vous n’avez pas le droit, Dieu ne peut tolérer une telle injustice.

Enfin, la troisième offense faite à Dieu est le fait de croire que la fin justifie les moyens, et que tous les moyens sont bons pour arriver à son bût :ce qui est anti-musulman . Un vrai musulman fait de son mieux bien sûr et essaye tout ce qu’il peut dans la limite légale, pour arriver à son bût ; mais s’il n’y arrive pas, si les choses échappent à son contrôle quand même ,il doit savoir accepter et se dire que c’est la volonté de Dieu :il ne doit pas vendre son âme et sa foi en suivant les conseils de stratèges américains peu scrupuleux . Après tout ces gens-là pensent que l’islam est une religion bidon, et ils n’ont pas l’impression de trahir ses fondements-mêmes et ses vraies valeurs ,mais vous ??

Avec tout ça , pour un parti qui se dit musulman , je ne crois pas que Dieu vous regarde d’un bon œil : Dieu vous teste et sachez messieurs que le test du pouvoir est un test bien plus difficile à réussir que celui de la prison ou de l’exil . Fairouz Boudali nawaat.___________________________________________________

 

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 05:34

Après Thala, Kasserine, Sidi Bouzid, Sidi Bouzaiene et Tataouine, c’est la région de Gabès (sud-est) qui est entrée en rébellion contre le gouvernement.

 

Le gouverneur de Gabès a décrété un couvre-feu à partir de dimanche dans les délégations de Gabès-ville, Gabès-Sud, Gabès-Ouest et Ghannouch. Selon le ministère de l’Intérieur, le couvre feu est en vigueur de 21h00 à 4h00.

Cette mesure a été prise suite aux affrontements, qui ont eu lieu ces derniers jours entre la population et les forces de l’ordre. Les manifestants protestent contre les résultats d’un recrutement effectué par une entreprise publique dont ils mettent en doute l’impartialité et la transparence.

Selon les manifestants, seuls les proches du parti islamiste Ennahdha au pouvoir et les membres du clan de Rached Ghannouchi, président de ce parti, ont été recrutés. Ils contestent le fait que toutes les personnes recrutées soient originaires de Gannouch, le village natal de Ghannouchi.

Par ailleurs, les habitants de Bouchemma, autre localité du gouvernorat de Gabès, observent une grève générale, aujourd’hui, pour les mêmes raisons. Ils estiment que les 15.000 habitants de la localité souffrent depuis des années des rejets de l’usine du Groupe chimique tunisien (Gct), alors qu’ils sont privés d’emplois et de programmes de développement.

 Pour ne rien arranger, un groupe de détenus dans la prison civile de Gabès ont incendié, samedi après-midi, leur cellule, essayant de provoquer une mutinerie pour essayer de s’évader. Le feu a cependant été maîtrisé et «aucune perte humaine n’est à déplorer», indique l’agence Tap à Gabès. kapitalis

 

 

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A Gabès - La police tabasse les journalistes de la chaîne TV Al Hiwar

La police tabasse les journalistes de la chaîne TV Al Hiwar 

L’équipe de la chaîne de télévision Al Hiwar Ettounsi a dû faire face, lundi 22 octobre 2012, à une forte violence policière à Gabès où l’on enregistre des émeutes depuis trois jours. 
Le caméraman a été fortement tabassé, selon une journaliste d’Al Hiwar, par les matraques des policiers et a dû essuyer un flot d’insultes et de propos orduriers et blasphématoires. 
 

Il a été transporté aux urgences et on l’a transféré ensuite au bloc chirurgical. 
Le matériel de la chaîne de télévision a été entièrement détruit, témoigne en pleurs depuis Gabès notre consœur, Zouhour Marzouki. 

A titre de rappel, Al Hiwar Ettounsi est l’une des rares chaînes tunisiennes à s’être opposées au régime Ben Ali avant la révolution. Son directeur, Tahar Ben Hassine, a annoncé, il y a quelques semaines, son adhésion au parti Nidaa Tounes et figure parmi ses dirigeants. businessnews

 

 

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Affrontements entre policiers et manifestants à Gabès

La police tunisienne et des manifestants s'affrontaient lundi après-midi à Gabès (sud-est), après des tirs de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Quelque 800 manifestants, qui dénonçaient des violences policières ayant eu lieu la veille, ont encerclé deux postes de la police et de la garde nationale.

Face au refus des protestataires de se disperser après deux heures, les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes, entraînant les affrontements.

Le ministère de l'Intérieur avait annoncé dimanche soir instaurer un couvre-feu dans quatre régions du gouvernorat de Gabès après de premiers affrontements en marge d'une manifestation.

Depuis vendredi, des manifestations ont lieu dans cette région pour protester contre les résultats d'un concours de recrutement du Groupe chimique de Gabès, filiale du Groupe chimique tunisien (GCT) qui traite le phosphate extrait de mines de la région voisine.

Le GCT est l'un des principaux employeurs dans le sud de la Tunisie, région fortement touchée par le chômage. Les résultats de ses concours de recrutement sont régulièrement à l'origine de manifestations et de grèves.

Ainsi, la ville de Bouchema, en banlieue de Gabès, suivait lundi une grève générale pour que la GCT recrute plus de ses habitants.

Les conflits sociaux se multiplient en Tunisie depuis l'été et des manifestations sont régulièrement dispersées sans ménagement par les forces de l'ordre.

Le gouvernement, dominé par les islamistes d'Ennahda, est accusé par une partie de la classe politique d'avoir failli sur le plan économique, alors que les revendications sociales étaient au coeur de la révolution de 2011.

 

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 04:31

Pétition (cliquer) : solidarité avec le professeur Kazdaghli et les universitaires tunisiens 

 


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Aux Démocrates Tunisiens ou Amis de la Tunisie qui n’ont pas encore signé le Manifeste International de Solidarité

 

Aux Démocrates Tunisiens ou Amis de la Tunisie qui n’ont pas encore signé le Manifeste International  intitulé " Manifeste de solidarité avec le Professeur Kazdaghli et les universitaires tunisiens" et initié par les Professeurs Marc FELLOUS et Robert ZITTOUN.

 

1.Étant persuadé que vous partagez les valeurs sous-tendues par ce Manifeste, je suis sûr que l’absence de votre signature sur ledit Manifeste est due à un oubli. Or, l’impact et le poids d’un Manifeste sont fonction du nombre de signataires et, dans ce Procès de la Honte, il y va du Projet de Société qui va primer demain dans notre Tunisie. Aussi, à vos Signatures, s’il vous plaît !


2. Extrait de mon Article intitulé  " Procès de la honte : Démocrates Tunisiens, d’ici et d’ailleurs, à vos signatures ! ",paru sur le  Lien suivant :

http://www.legrandsoir.info/proces-de-la-honte-democrates-tunisiens-d-ici-et-d-ailleurs-a-vos-signatures.html

 

" En réalité, ce Procès, tout cousu de fil blanc, a un caractère éminemment politique, comme l’a soutenu, lors de de la première audience, Maître Mohamed Hedi Laabidi, membre (mandaté par la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme) de la pléiade d’avocats de la défense en affirmant : "Il ne fait aucun doute que le Gouvernement est impliqué dans ce Procès(…) C’est un montage, car le Doyen refuse de s’inscrire dans un modèle de société (…) contraire à la Modernité ".

 

C’est un Procès qui s’intègre, naturellement, dans une stratégie visant la Wahhabisation lente et progressive de notre pays, pays caractérisé jusqu’alors par une Société Ouverte et un bien-vivre-ensemble trois fois millénaire. Cette stratégie a été, admirablement, exposée, par Rached Ghannouchi , Président-Fondateur-Guide-Suprême du Parti Islamiste Ennahdha au pouvoir, dans une Vidéo filmée à son insu, mise en ligne le 9 octobre 2012 et massivement relayée, par la suite, sur Internet à travers les réseaux sociaux ".

 

3.À l’attention de ceux qui ont trouvé, ou bien qui trouveront, des difficultés pour signer ledit Manifeste :

 

a. Vous cliquez sur le Lien suivant :

http://www.petitions24.net/solidarite_avec_le_pr_kazdaghli_et_les_universitaires_tunisiens

Apparait, alors, le Texte du Manifeste  et,  tout en bas de cette Page, apparait  le tableau à remplir.

 

b. Après avoir rempli ledit tableau, vous cliquez sur :

« Signer cette pétition », se trouvant juste après ce tableau.

 

c. À l’adresse e-mail que vous avez donnée, vous recevrez, immédiatement, un courriel pour confirmer votre  Signature (opération essentielle).

 

4. Et, pour terminer, n’oubliez pas le Rassemblement prévu le jeudi 25 octobre2012 à 9.00 h, jour du Procès, devant le Tribunal de Première Instance de la Manouba, Rassemblement appelé par plusieurs Associations de la Société Civile et dont l’une des Pages Facebook est :

https://www.facebook.com/events/298138110298831/

 

Merci pour votre soutien et bien cordialement,  Salah HORCHANI  mediapart

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 19:14

La manif de la gauche (Front populaire) : « non à la violence politique »

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La manif du centre (Nidaa Tounès, El Jamhouri et El Massar)  : «non à la violence politique !»

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A la veille du 23 octobre, deux manifestations de protestation dans le centre de Tunis

Deux manifestations de protestation dans le centre de Tunis

 

Deux manifestations se sont tenues ce lundi à une heure d’intervalle dans le centre-ville pour stigmatiser les violences politiques et dénoncer « le projet dictatorial » de la coalition tripartite au pouvoir conduite par le parti islamiste Ennahdha. Plusieurs composantes de l’opposition étaient montées ces derniers jours au créneau pour crier leur indignation après la mort d’un militant de Nida Tounès, lynché à Tataouine par des activistes des « Comités de protection de la révolution » réputés proches de ce parti. 
 

Une foule assez nombreuse s’est rassemblée vers 11h00 devant le Théâtre municipal à l’appel du Front populaire nouvellement constitué et comprenant plusieurs  formations de gauche et d’extrême-gauche, dont le Parti des travailleurs tunisiens de Hamma Hammami et le Mouvement des patriotes de Chokri Belaïd. Les manifestants ont scandé longuement des slogans hostiles au pouvoir en place, allant jusqu’à réclamer la chute du régime.
Une seconde manifestation a parcouru dans le calme, peu après, l’avenue Bourguiba à l’appel du parti de Béji Caïd Essebsi, Nida Tounès, auquel appartenait le militant tué à Tataouine, ainsi que du parti Al-Joumhouri et de celui d’Al-Massar, auxquels devait se joindre le Parti patriote libre. Les participants à cette marche entendaient surtout  protester contre les violences politiques et l’entreprise de diabolisation menée par des composantes de premier plan du pouvoir contre certains de leurs adversaires politiques. 

L’ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie Mustapha Kamel Nabli, présent à cette manifestation, a déploré la période assez difficile que traverse le pays, estimant que la violence ne peut qu’aggraver la situation.
Ces manifestations interviennent par ailleurs sur fond de mobilisation de la classe politique, pouvoir et opposition, à la veille d’un 23 octobre jugé à hauts risques par les uns et par les autres parce que marquant le premier anniversaire des élections d’il y a un an et le durcissement de la controverse sur la légitimité des institutions au-delà de cette date. leaders

 

 

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Le Syndicat National des forces de Sécurité Intérieure solidaire des manifestants

 

Sur balcon de leurs bureaux donnant sur l’avenue Habib Bourguiba, les cadres du syndicat national des forces de sécurité intérieure, ont tenu à manifester leur solidarité avec les manifestants dans leurs revendications légitimes contre la violence. tunisienumerique

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 01:46

 

Une nuit, deux policiers ont violé une Tunisienne dans sa voiture. Lorsqu’ils ont été découverts, ils ont eu l’affront d’accuser leur victime d’attentat à la pudeur! La jeune femme encourt une peine de prison de plusieurs mois, à moins que nous ne demandions expressément au juge d’instruction de rejeter ces accusations scandaleuses. A nous d'insister pour que l’on renforce la protection des droits des femmes en Tunisie. 

Le président tunisien vient de présenter les excuses officielles de l’Etat à la jeune femme. Cependant, le juge d’instruction continue d’examiner les accusations d' "atteinte à la pudeur et aux bonnes mœurs" portées contre elle -- c'est proprement insensé. Si nous faisons entendre notre indignation au plus vite et démontrons au gouvernement tunisien que toute la région observe cette affaire de très près, nous pouvons forcer le juge à clore l’affaire. 

Le juge d’instruction peut prendre une décision à tout moment. Si des milliers d’entre nous s’expriment haut et fort, nous pouvons faire pencher la balance et persuader les institutions tunisiennes de mettre fin à ce scandale. Cliquez ci-dessous pour signer la pétition urgente et l’envoyer à tous vos proches -- lorsque 10 000 personnes auront signé, nous organiserons une grande action médiatique aux portes de la Cour suprême de Tunis.

Cliquer pour accéder à la PÉTITION

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 01:29

Manif _ Tunis

Lundi, 22 octobre, 13h

Début : devant le statue d'Ibn Khaldoun

Fin : Place des droits de l'homme

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Tunisie : l'opposition se mobilise pour la manifestation du lundi

 

Les principaux partis de l'opposition sont en train de mobiliser leurs troupes pour la manifestation prévue lundi 22 octobre devant la statue d'Ibn Khaldoun à Tunis.

Il s'agit principalement de Nidaa Tounes, Al Joumhouri et Al Massar. Il s'agit de rendre hommage à Lotfi Nagdh, mort jeudi 18 octobre à Tataouine et enterré aujourd'hui dimanche en présence des dirigeants de ces partis.


La date du lundi 22 octobre n'est pas fortuite, il s'agit pour ces partis de marquer avec force le dernier jour de la légitimité de la troïka et éviter toute confrontation avec les sympathisants et militants de la troïka qui ont prévu des manifestations de loyauté et de soutien au pouvoir le mardi 23 octobre coïncidant avec le 1er anniversaire de la tenue d'élections en Tunisie, après la révolution. businessnews

 

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Manif _ Paris

Lundi 22 octobre à partir de 18 h 30

Devant l’ambassade de Tunisie

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APPEL A MOBILISATION

NON AUX MEURTRES POLITIQUES

NON A L’ESCALADE DE LA VIOLENCE

DEFENDONS LE PROCESSUS DEMOCRATIQUE


Depuis plusieurs mois, une campagne visant particulièrement l’opposition dont le Front Populaire, Nida Tounes… s’est traduite par les attaques violentes, systématiques et dans l’indifférence des forces de l’ordre, des réunions et manifestations publiques et pacifiques des partis politiques. A chaque fois le même scénario, des provocations et des attaques verbales et physiques proférées  par des milices se présentant comme « Ligue de protection de la révolution ». En réalité,  il s’agit d’un ramassis de militants se proclamant d’Ennahda, d’ex-rcdistes reconvertis et de  voyous notoires et ce dans la pure tradition RCD. Ils excellent, ces derniers temps, avec des appels menaçants et avec souvent des menaces non voilées de recours au meurtre et à la vengeance.

Cette escalade, sans réaction de l’Etat et du Ministre de l’Intérieur, s’est terminée par la désignation de Nida Tounes comme l’ennemi à abattre. ENNAHDA  et le CPR…qui emploient à leurs services de nombreux cadres de l’ex RCD ont boycotté l’initiative nationale de l’UGTT parce que cette organisation nationale et populaire ne veut exclure personne, ceci  témoigne d’une difficulté à accepter le pluralisme politique dans le pays et dans les esprits.

Aujourd’hui, l’assassinat d’un dirigeant de Nida Tounes à Tataouine, considéré par le Porte parole du Ministère de l’intérieur khaled Tarrouche (sur Mosaïque FM) comme un décès suite à une crise cardiaque veut faire l’impasse sur la violence sauvage qu’il a subi avec d’autres, depuis quelques mois, comme lors d’autres réunions et manifestations politiques et citoyennes de l’opposition démocratique.


Pour arrêter cette escalade :

Nous disons non aux violences et aux assassinats politiques

Nous appelons à la dissolution de toutes les milices et à la poursuite des criminels impunis

Nous appelons à un rassemblement le lundi 22 octobre à partir de 18 h 30 devant l’ambassade de Tunisie pour la défense de la révolution et du processus démocratique

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A l’initiative du Collectif Tunisien pour la Défense des Libertés (CTDL)

Le Collectif Tunisien pour la Défense des Libertés (CTDL) est composé de personnalités et des associations suivantes : AIDDA - ADTF - ATNF - CFT - Collectif 3C - CRLDHT - FTCR - MCTF - REMCC - UTAC - UTIT

Se joignent à l’appel :

Associations : ATF

Partis : Al Joumhouri France Nord, Al Massar France, Nida Tounes, Parti des Patriotes Démocrates Unifié, PTT ex-7 ème congrés

Avec le soutien de : Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) forumdesdemocrates

 

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Ennahdha et le CPR feraient-ils de la sous-traitance des sales besognes ?  
 

 

Il y a longtemps, le gouvernement de Hammadi Jbali annonçait fièrement la mise en place d’un ministère entièrement dédié à la justice transitionnelle. Depuis, Ben Ali n’est toujours pas repris, martyrs et blessés de la Révolution attendent toujours la justice, d’anciens ministres et responsables attendent toujours que la justice passe sans que leurs dossiers n’en donnent l’impression, selon leurs avocats. Depuis aussi, c’est une confiscation sans justice qui fait sa propre loi, des hommes d’affaires sont empêchés de voyager, sans que la justice trouve quelque chose à leur reprocher. Point de projets employeurs et toujours beaucoup du chômage, point de constitution et toujours des palabres, point de date fixe et définitive pour les élections et toujours des annonces contradictoires. Toute conviction religieuse ou toute appartenance politique, mises à part, tout le monde s’accorde dans la nouvelle Tunisie que la justice transitionnelle attend toujours. Cela est pourtant compréhensible.


- Et Dieu créa Ikbis pour Ennahdha.

 

Les voies du Seigneur sont impénétrables. Depuis leur prise du pouvoir, Ennahdha et le CPR ont toujours mis «la logique révolutionnaire» au-dessus de celle de la justice conventionnelle. La logique révolutionnaire revendiquait l’épuration, ce que la logique de la justice ne pouvait donner en un temps aussi court que celui que devait durer la transition.

 

L’épuration est pourtant la seule possible réalisation qui ne demande ni financement, ni appel d’offres, ni plan d’affaires, car nourrissant des rancœurs vieilles de plus d’un demi-siècle de bourguibisme excessif et de totale prédation des pouvoirs et des avoirs par Ben Ali. La justice, à juste titre dite transitionnelle, est aussi la seule chose qui pourrait constituer un faire-valoir sérieux pour les actuels gouvernants et capable de leur assurer le maintien au pouvoir, même avec des élections.

Manifestement retardé par un chef de Gouvernement qui prend trop au sérieux son rôle de dirigeant chargé par le peuple de l’amener à bon port et qui devient un paria isolé, épié, contourné dans l’exercice de ses pouvoirs, Ennahdha imagine alors un moyen de faire pression sur lui, sans pourtant en donner officiellement l’impression. Et Dieu créa Ikbis. C’est auprès de lui qu’Ennahdha sous-traite la première phase de l’épuration. Elle devait concerner les médias. Mis à la tête de cette supra-structure d’Ennahdha, Lotfi Zitoun cumule gaffes et erreurs et n’arrive qu’à enterrer l’idée de la liste noire que même les journalistes revendiquaient haut et fort et ils lui plantent même la grève des médias comme une épine dans le pied, rendant plus pénible l’épuration du secteur des médias autour duquel Ennahdha avait, dès sa prise du pouvoir, ameuté toute la horde des loups de l’après Révolution.

 

- Dieu redonna ensuite vie aux comités de défense de la Révolution.

 

Les voies des seigneurs de l’après Révolution, sont tout aussi impénétrables. Il y a plusieurs mois, le CPR lançait l’idée d’un second décret-loi pour exclure plusieurs dizaines de personnes de toute vie politique, sans devoir passer par une autre justice que celle de ceux qui n’ont fait que bénéficier de la Révolution du 14 janvier 2011. Il était alors évident, pour les Tunisiens comme pour ceux qui soutiennent le Changement de la Tunisie, que le but en était d’exclure toute concurrence dans l’arène politique tunisienne où les partis au pouvoir n’ont pu réaliser aucun faire-valoir capable de leur assurer, de manière totalitaire, la continuité à la tête de tous les pouvoirs qu’ils s’étaient donnés au nom d’une Révolution de la conduite de laquelle ils étaient tous absents. Sous la pression, interne ou extérieure l’histoire le dira peut-être un jour, l’idée du second décret-loi fut abandonnée.

 

Il y a quelques mois, naissait un parti, «Nida Tounes», qui cristallisait toutes les haines de ceux qui avaient été exclus de toute vie politique par Ben Ali, tous ceux que le régime de Ben Ali avait dépouillés de tout bien terrestre ou presque et tous ceux, enfin, pour lesquels Ben Ali avait utilisé la justice pour leur faire injustice. Un parti qui connaissait toutes les arcanes de la politique, un parti qui contenait des membres qui savaient déjà comment diriger un pays (même s’il en a abusé et s’est aussi fait abuser), comment gagner des élections (même s’il les falsifiait). Les actuels gouvernants les avaient magnifiés, tant qu’il gouvernait sans régner. Ils les avaient encensés, tant qu’ils les avaient menés au pouvoir sans le demander. Ils les avaient même écoutés, tant qu’ils ne proposaient que des conseils, économiques et politiques, en dehors des couloirs du pouvoir et tant qu’ils n’intègrent pas l’opposition. Une fois dans celle-ci, le langage des nouveaux gouvernants vis-à-vis de ceux qu’ils accusent maintenant de tous leurs propres échecs, semble avoir changé.

 

Il y a quelques semaines, s’intensifiait le désir d’exclusion de ce parti, par les deux partis à l’extrême- droite du gouvernement, Ennahdha et le CPR. Les mauvaises langues diront qu’ils ne sont en fait qu’un seul et unique parti. Ce fut d’abord le refus de tout contact, même visuel, avec les représentants de Nida Tounes, sur les plateaux TV ou autour des tables de toute discussion. Le déni de Nida Tounes ne faiblit pas, les sondages d’opinion aguichant mois après mois les peurs des Gouvernants. Et Dieu redonna vie aux comités de défense des objectifs de la Révolution. C’est auprès d’eux que le CPR d’Ennahdha sous-traite la relance de l’idée originelle de l’épuration. Des députés demandent leur dissolution après la mort, tragique et entachée, du représentant de Nida Tounes à Tataouine. Sur sa page Facebook, Mohamed Abbou, l’avocat initiateur et défenseur de la logique révolutionnaire en matière de justice, se prononce contre toute dissolution de ces comités. Ils étaient dans la manifestation de Tataouine qui avait fini par la mort du représentant de Nida Tounes, au nom de l’épuration. Dans un dossier de justice, cela aurait pu constituer une preuve ! africanmanager

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