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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 20:05
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Sos Outarde ! 
outarde حبارةen voix de disparition
Appel aux tunisiens, aux amis de la Tunisie, aux forces vives, aux protecteurs de la nature, de l'environnement, de la faune, de la flore, des espèces globalement menacées,

Appel aux décideurs, à M. le Ministre de l'Agriculture et de l'Environnement, M. le Ministre des affaires Etrangère, à M. l'Ambassadeur du Qatar, à la direction générales des forêts, à toutes les administrations qui ont un rapport à ce grave sujet, aux chasseurs et la fédération de la chasse, au conseil superieur de la chasse.

Appel à ceux qui ont le respect des espèces rares et menacées de distinction dans le coeur,

Appel à ceux qui nous écoutent :

les dernières outardes houbara et les dernières gazelles dorcas et rim sont gravement menacées par la chasse illégale et non autorisée.

Oui, les éclaireurs des émirs du Qatar ont débarqués à Tozeur pour la préparation du terrain et de la logistique dans "Chott El Gharsa" dernier fief des outardes et des gazelles.

Une manifestation a été faite par des amis de la nature et des chasseurs de Touzeur devant le siège du gouvernera de Touzeur pour arrêter cette atteinte à notre patrimoine fragile, et les TV, les radions et les journalistes ont "OUBLIE" de couvrir cet mascarade, plutôt intéressés par d'autres bla bla bla , comme si la faune sauvage ne trouve pas un espace dans leur réseau de communication.

Que les militants écologiques, les ONGs, les chasseurs et tous les sympathisants soient unis pour défendre et dénoncer toute atteinte et agression aux espèces protégées.

Que RANDET organise une équipe de suivi pour cette action comme il a réussi dans l'action menée contre les agressions sur les aires protégées en janvier et février derniers.

Une réunion s'impose pour tracer la demarche à suivre par nous tous.

je suis à votre écoute

Écologiquement, Abdelmajid DABBAR  Abdelmajid.dabbar
 
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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 19:18

La famille de la victime accuse Ennahdha du crime et dénonce les déclarations du représentant du ministère de l'intérieur selon lesquelles M. Lotfi Nakdh serait mort à la suite d’une crise cardiaque…


 

 

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Nidaa Tounes, Al Joumhouri et Al Massar appellent au limogeage du ministre de l’Intérieur


 

Les partis Nidaa Tounes, Al Joumhouri et Al Massar ont appelé vendredi 19 octobre 2012 au limogeage du ministre de l’Intérieur Ali Laârayedh, après la mort hier d’un responsable de Nidaa Tounes à Tataouine pour son appartenance politique. 
Les trois partis exigent qu’il y ait une sûreté républicaine et neutre pour assurer une transition démocratique pacifique. 

Les trois partis exigent, également, que les comités de protection de la révolution soient dissous et que l’on enquête sur eux. 
Ils ont appelé à un sit-in de protestation, lundi 22 octobre à la place des Droits de l’Homme à Tunis à 17 heures. 
L’enterrement de Lotfi Nagdh doit être un enterrement national, ont enfin demandé les trois partis.htbusinessnews

 

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Conférence de presse Al Jamhouri et El Maçar


 

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L'opposition parle d'"assassinat politique" après la mort d'un de ses représentants 

Tunisie: l'opposition parle d''assassinat politique' après la mort d'un de ses représentantsL''opposition parle d'"assassinat politique" après la mort d'un de ses représentants © AFP

 

L'ex-premier ministre tunisien et chef du parti d'opposition Nidaa Tounès, Beji Caïd Essebsi, a dénoncé vendredi le "premier assassinat politique depuis la révolution", au lendemain de la mort d'un représentant de son mouvement lors de violences dans le sud du pays.

"C'est le premier assassinat politique depuis la révolution et il touche notre parti, Nidaa Tounès", a dit à la radio Mosaïque FM cet adversaire juré des islamistes d'Ennahda qui dirigent la coalition au pouvoir.


M. Essebsi a accusé Ennahda et son allié de centre-gauche, le Congrès pour la République (CPR) du président Moncef Marzouki, d'être responsables de la manifestation qui a dégénéré en violences jeudi.


Le coordinateur de Nidaa Tounès à Tataouine (sud) est mort en marge de ces affrontements entre ses partisans et des manifestants proches d'Ennahda.


Le ministère de l'Intérieur a affirmé qu'il s'agissait d'un infarctus, alors que les opposants disent qu'il est décédé après avoir été battu par les manifestants de la Ligue de protection de la révolution, une organisation proche des islamistes au pouvoir.


Le docteur Moncef Dorza de l'hôpital de Tataouine, interrogé sur l'antenne locale de la radio publique, n'a pas voulu trancher sur les causes du décès.


"Lorsqu'il est arrivé, il était dans un coma ou un pré-coma", a-t-il dit à Radio Tataouine, "il était près de la mort et nous n'avions pas le temps pour des examens approfondis et voir s'il y avait des blessures externes".


Ennahda a de son côté accusé dans un communiqué diffusé jeudi soir les partisans de Nidaa Tounès d'avoir provoqué les violences en jetant des cocktails molotov sur les manifestants.


Les islamistes ont "présenté des condoléances" à la famille du défunt et demandé "une enquête judicaire pour déterminer les causes et circonstances" des violences et du décès.

M. Essebsi, deuxième Premier ministre de transition après la révolution de 2011 qui a renversé le président Zine El Abidine Ben Ali, a fondé son parti cet été et connaît, selon des sondages, une popularité croissante.


La coalition au pouvoir accuse le mouvement de rassembler des tenants du président déchu.  Jeuneafrique

 

 

 

 

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Caïd Essebsi "accuse Ennahdha et le CPR d'assassinat politique"


 
 
 

Beji Caïd Essebsi

Beji Caïd Essebsi accuse le mouvement Ennahdha et le Congrès pour la République d'avoir planifié l'assasinat de Lotfi Nakdh, président de l’union régionale des agriculteurs, et coordinateur du mouvement Nida Tounes à Tataouine, lors d’altercations survenues hier jeudi 18 octobre dans cette même ville, entre des militants des deux camps.

 

 

« Rien n’est plus grave que la mort, et l’assassinat. Ceci est le premier assassinat politique après la révolution, perpétré dans le cadre d’une campagne de violence organisée…les Trois partis de la Troika se sont réunis dans la ville de Tataouine auparavant, pour planifier ce meurtre, mais le parti Ettakatol s’est absenté lors de cette opération. Celle-ci a été préméditée par les comités de protection de la révolution, qui au départ, étaient composés d’individus honnêtes, devenus ensuite des groupes de criminels hors la loi, connus par tous, et surtout de la part du gouvernement », a dit Beji Caid Essebsi, lors d’une conférence de presse organisée ce matin à Tunis. Il a ajouté que le défunt, père de 6 enfants dont le plus jeune est âgé d’un an,  n’avait jamais appartenu à l’ex-RCD, et qu’il vivait à l’étranger. 

Il a regretté que le porte-parole du ministère de l’Intérieur, le ministre de l’Intérieur lui-même  et le chef du « clan » qui a violenté le défunt, aient déclaré que la mort a eu lieu suite à un arrêt cardiaque. « Tous sont menteurs, c’est une opération de lynchage qui a eu lieu sous les yeux des autorités qui n’ont rien fait…il les a pourtant alertés par le passé, et leur a dit qu’il était menacé, et que s’il lui arrivait malheur ce serait de leur faute », a declaré le président de Nidaa Tounes. 

Beji Caïd Essebsi a lu, à l’occasion, un document paru dans un journal tunisien, dans son édition d’aujourd’hui,  et signé par le comité de protection de la révolution à Tataouine. Dans ce communiqué, le comité met en garde « tous ceux qui travaillent avec les nouveaux de l’RCD, quelque soient leur appartenance, leur couleur et leur parti, et qui visent à ressusciter l’ancien RCD. Nous les considérons les ennemis de Dieu et du peuple », écrivent-ils.   

Par ailleurs, le leader de Nidaa Tounes a insisté sur le fait que la dépouille de Lotfi Nakdh portait plusieurs blessures, et que le défunt ne peut en aucun cas avoir été victime de mort naturelle. 

Taieb Baccouche, Secrétaire Général de Nidaa Tounes a affirmé, pour sa part, que le cousin de la victime était présent lors des faits, et qu’il a assuré avoir vu la victime se faire frapper sur sa poitrine par ses agresseurs, à l’aide de blocs de parpaing. La famille du défunt a, par ailleurs, demandé qu’une deuxième autopsie soit effectuée à l’hôpital Charles Nicolle de Tunis. 

Beji Caid Essebsi a renié vouloir avoir recours à la justice internationale, suite à ce qu’il qualifie de meurtre, et que son parti faisait confiance à la justice tunisienne : « Il faut que l’Etat prenne ses responsabilités et si l’Etat se désiste de son rôle, là on aura affaire à la loi de la jungle ou chacun se défendra seul et à sa manière…Il faut que cela s’arrête avant que le vase ne déborde, car quand cela arrivera, les gens sauront alors faire la différence entre ce qui est important et ce qui est primordial». 

Selon lui, la transition démocratique a beaucoup trébuché depuis le 23 octobre dernier, « et qu’une prise de conscience collective s’impose pour le bien du pays, car seul l’intérêt du pays compte », a-t-il dit. 

Taieb Baccouche, a appelé à ce que que les ministères de l’Intérieur et de la Justice soient impartiaux et indépendants, « car le ministère de l’Intérieur peut arrêter quelqu’un puis demander à la justice de l’innocenter, et c’est ce qui se passe actuellement », a-t-il affirmé. 

Aucun parti au pouvoir n’a contacté Nidaa Tounes au sujet de la mort de son militant, et caïd Essebsi de commenter : « s’ils avaient fait signe d’intérêt nous ne serions pas arrivé là,  mais leur but est de nous exclure.. ».

Tayeb Baccouche a ajouté que plusieurs tentatives de meurtre ont été commises sur des militants de l’opposition, à l’instar d’Al Massar, Al Joumhouri et Nidaa Tounes « et celle-ci a abouti », a-t-il dit.  D’ailleurs, la famille du défunt se réserve le droit de saisir les tribunaux internationaux. gnet

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 05:07
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Nida Tounes exigera une contre-expertise médico-légale sur la mort de leur militant à Tataouine

 

Des membres de Nida Tounes se rendront vendredi à Tataouine pour exiger une contre-expertise sur Lotfi Naqdh, mort aujourd’hui au cours des violents affrontements dans cette ville du sud.

 

Puisque la version officielle, citant le rapport d’un médecin légiste de l’hôpital de Gabès, dit que la mort de Lotfi Naqdh est due à une crise cardiaque, et que les images et les témoins oculaires affirment qu’il a été tabassé à mort par un groupe apparenté au parti islamiste au pouvoir, le parti Nida Tounes va demander une contre expertise.

C’est ce que a déclaré Ridha Belhaj à Kapitalis le porte-parole du parti de Béji Caïd Essebi. Et d’ajouter que la contre-expertise s’impose pour déterminer la cause exacte de la mort du défunt.

Les versions sur la mort, aujourd’hui, du secrétaire général de l’Union régionale des Agriculteurs, se contredisent. Son gendre, ancien militant d’Ennahdha, a confirmé, sur Nessma TV, la version de l’assassinat par des personnes de la Ligue de la protection de la révolution, selon lui, proches d’Ennahdha et du Congrès pour la république (Cpr).

La source officielle a été donnée en début d’après midi sur Mosaïque FM par Khaled Tarrouche, porte-parole du ministère de l’Intérieur : Lotfi Naqdh est mort suite à une crise cardiaque. Cette version, il l’a confirmée une deuxième fois au cours du journal de 20 heures sur la chaîne publique Watania 1 et sur Hannibal TV.

Selon lui, «l’autopsie a été effectuée à Gabes. Et la cause a été déterminée par le médecin légiste. Ce dernier a affirmé que la mort de Lotfi Naqdh est due à une crise cardiaque et il n’y a aucune trace de violence sur son corps».  

Interrogé lui aussi par la Watania 1, Amer Laârayedh, porte-parole  d’Ennahdha, a déclaré que l’enquête en cours va déterminera les causes de la mort.

 Quant à la vidéo partagée montrant un visage ensanglanté, M. Tarrouche a précisé qu’il s’agit d’un autre blessé et non du défunt. kapitalis

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 04:47

 

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Grève générale et manifestations anti-austérité pendant le sommet européen

La gare centrale d'Athènes fermée le 18 octobre 2012 en raison de la grève générale 

La gare centrale d'Athènes fermée le 18 octobre 2012 en raison de la grève générale (Photo Panagiotis Tzamaros. AFP)

Des milliers de gens sont descendus dans la rue jeudi en Grèce pour protester contre l'austérité et tenter de convaincre les dirigeants européens réunis à Bruxelles qu'un nouveau budget d'austérité n'est pas tenable pour le pays en récession grave.

Sous la bannière "FMI-UE dehors, effacement de la dette", des manifestants ont commencé de défiler dans le centre d'Athènes jeudi, alors que les services publics et les transports étaient fortement perturbés par le quatrième appel à la grève générale lancé par les syndicats depuis le début de l'année.

Aucun train ne roulait, aucun ferry ne partait vers les nombreuses îles du pays, aucun taxi ne circulait, la liaison ferroviaire entre Athènes et l'aéroport était suspendue, seul le métro et certaines lignes de bus fonctionnaient à Athènes, et deux stations du centre étaient fermées sur ordre de la police.

Dans les rues d'Athènes, la police recensait 25.000 manifestants dans différents cortèges en milieu de journée.

"La pauvreté s'étend, les emplois disparaissent et la Grèce coule. La Grèce va mourir si les mesures d'austérité tirées du mémorandum (avec les créanciers, NDR) ne s'arrêtent pas" dit Dimitris Sandis, employé d'une société pharmaceutique dans un des cortèges.

Plus loin Aliki Vassiloudi, 40 ans, journaliste au chômage, estime que les manifestants veulent avoir "des emplois, une dignité et par-dessus tout vivre comme des Grecs et non comme des inférieurs serviles".

De fait, la troïka des bailleurs de fonds du pays (UE-BCE-FMI) et le gouvernement de coalition dirigé par le Premier ministre conservateur Antonis Samaras se sont séparés mercredi sans accord total sur le programme d'ajustement économique du pays prévoyant de nouvelles coupes budgétaires d'au moins 11,5 milliards d'euros, à mettre en place en échange d'un prêt de 31,5 milliards d'euros.

La Commission européenne a publié un communiqué optimiste mercredi soir soulignant que les autorités grecques et la troïka "se sont mises d'accord sur les principales mesures nécessaires pour (...) ouvrir la voie à une finalisation de l'examen".

Lors du sommet européen jeudi et vendredi, la Grèce ne devait pas être évoquée, le rapport de la troïka préalable au déblocage des 31,5 milliards d'euros n'étant pas prêt.

Le Premier ministre conservateur Antonis Samaras espère néanmoins recevoir du sommet un signal de soutien européen pour faire accepter à son opinion le nouveau train de rigueur, dont le vote au parlement, à une date toujours indéterminée, risque de porter à son comble la tension sociale.

M. Samaras, qui participait à la réunion des dirigeants européens conservateurs à Bucarest mercredi soir, a estimé que dans la société grecque, où le taux de chômage atteint désormais 25%, "les gens ne sont pas des pièces détachées". "Nous devons maintenir la cohésion" a-t-il dit en promettant que son pays irait de l'avant avec les réformes requises par les partenaires européens et les bailleurs de fonds.

La Grèce, qui traverse sa cinquième année de récession consécutive, a demandé deux ans supplémentaires à ses partenaires pour mener à bien les réformes et réduire ses déficits, tandis qu'un débat idéologique pro ou anti austérité fait rage entre les économistes du monde entier sur la nature des remèdes à apporter au malade Grèce et au malade zone euro.

"L'Espagne et la Grèce sont en dépression, pas en récession. Et ceci est dû à l'austérité" a affirmé mercredi à New Delhi, Joseph Stiglitz, Prix Nobel d'économie, ancien conseiller du président américain Bill Clinton, et professeur à Columbia University à New York.liberation

 

 

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Affrontements entre police et manifestants

Des affrontements ont opposé la police à de petits groupes de manifestants anti-austérité jeudi à Athènes, tandis que le gros du défilé réunissant 25.000 personnes selon la police s'écoulait dans les rues de la capitale grecque, a constaté une journaliste de l'AFP. (c) Afp

Des affrontements ont opposé la police à de petits groupes de manifestants anti-austérité jeudi à Athènes, tandis que le gros du défilé réunissant 25.000 personnes selon la police s'écoulait dans les rues de la capitale grecque, a constaté une journaliste de l'AFP. (c) Afp

 

Des affrontements ont opposé la police à de petits groupes de manifestants anti-austérité jeudi à Athènes, tandis que le gros du défilé réunissant 25.000 personnes selon la police s'écoulait dans les rues de la capitale grecque, a constaté une journaliste de l'AFP.

Un petit groupe de jeunes a fait reculer la police qui bloquait le passage devant les grands hôtels de la place Syntagma, en face du parlement, et la police a répondu par l'envoi de gaz lacrymogènes, a constaté une journaliste.

Les policiers se sont massés devant les hotels pour les protéger, laissant le reste du défilé avancer, pendant que quelques dizaines de jeunes cagoulés et masqués continuaient à harceler les forces de l'ordre en bas de la place, notamment en lançant des cocktails molotov.

La police estime le nombre de manifestants à 25.000 à Athènes et 17.000 à Salonique dans le nord du pays.

Les syndicats ont appelé à cette journée anti-austérité le jour du sommet européen de Bruxelles qui doit tenter de trouver des solutions pour consolider l'Europe et la zone euro. Ils contestent le recours massif aux politiques d'austérité pour sortir de la crise.

Le principal syndicat du privé GSEE a d'ailleurs annoncé dans la journée qu'il allait se joindre à une journée d'action européenne le 14 novembre, égalemnet annoncée par les syndicats portugais. tempsreel.nouvelobs

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 03:57

3C Etudes   Communiqué de presse

 

Baromètre politique 3C Etudes. Dixième vague, octobre 2012

 

    38% des Tunisiens uniquement se déclarent satisfaits de la prestation du gouvernement et encore moins,

    29% satisfaits de celle de l’opposition.

    Seuls 37% sont satisfaits de la situation sécuritaire.

    La prestation des médias atteint un record absolu et satisfait 67% des Tunisiens.

·   Les ministres composant le gouvernement actuel ne sont pas jugés fidèles aux principes de la Révolution par la majorité des Tunisiens.
Leur intégrité et leur efficacité sont contestées.

·   En cas d’élections présidentielles, Béji Caïed Essebsi passerait pour la première fois en première position avec 14%, Moncef Marzouki obtiendrait 9,7% des voix, Mustapha Ben Jaafar 3,3% et Hamadi jebali 3,1%. 38% des Tunisiens sont indécis.

 

 

Ce sondage est dédié à la mémoire de Ali Ben Ghedhahem et à celle du Commandant.

 

Tunisie (18 octobre 2012). L’institut d’études marketing, media et opinion 3C Etudes a réalisé du 8 au 14 octobre  2012 la dixième vague de son baromètre politique post-élections qu’il a lancé en janvier 2012.

Le sondage a été réalisé par téléphone en mode CATI (Computer Assisted Telephony Interviewing) auprès d’un échantillon représentatif de la population tunisienne âgée de 18 ans et plus, de 1665 personnes.

L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas respectant 5 variables de contrôle: l’âge (6 tranches), le sexe (2), la région (8), le milieu d’habitation (urbain ou rural et pondération par taille) et la Catégorie Socioprofessionnelle ou CSP (9 catégories).

Il est à rappeler que seul 3C Etudes applique la 5ème variable de contrôle en Tunisie, alors que celle-ci est absolument obligatoire pour constituer un échantillon représentatif, et qu’il est exceptionnel que les instituts tunisiens tiennent compte de la 4ème variable de contrôle qui est tout aussi indispensable pour constituer un échantillon représentatif de la population tunisienne.

L’attention des médias, des politiciens et des utilisateurs est attirée sur la vigilance qu’ils doivent employer pour apprécier la significativité de tout sondage censé éclairer l’opinion publique. Ne pas respecter ces variables de contrôle retire à tout recueil de données la faculté de le généraliser à l’ensemble de la population et prive de sens tout sondage qui se base dessus.

 

Les principaux résultats de la dixième vague – Octobre 2012

Le degré de satisfaction quant à la prestation du gouvernement

38% des Tunisiens affirment être satisfaits de la prestation du gouvernement, en recul de 2 points par rapport au mois de septembre et de 11 points par rappeur au mois d’août. Parallèlement, 58% des Tunisiens se déclarent insatisfaits de la prestation du gouvernement, en augmentation de 3 points par rapport au mois précédent.                                                                                                         

 

Le degré de satisfaction quant à la prestation de l’opposition

Après avoir reculé de 7 points  au mois de septembre, le niveau de satisfaction des Tunisiens quant à la prestation de l’opposition reprend du poil de la bête et gagne 8 points au mois d’octobre pour se situer à 29%. Logiquement, le niveau d’insatisfaction recule de 5 points pour se situer à 57%. Malgré cette reprise de la hausse ce taux de satisfaction reste  le plus faible de tous les indicateurs de satisfaction mesurés, et cela depuis dix mois.

 

Le degré de satisfaction quant à la prestation des médias

La satisfaction des Tunisiens quant à la prestation des médias, rebondit de 6 points  en ce mois d’octobre et se situe à 67% après la légère baisse de 3 points au mois de septembre. Déjà que ce taux était élevé, le plus élevé de tous les indicateurs mesurés dans le cadre de ce baromètre, en atteignant 67%, ce taux de satisfaction atteint un record historique depuis le début du baromètre, tous indicateurs confondus. Record, autrefois à 66% de taux de satisfaction quant à la prestation du gouvernement, enregistrée en janvier 2012, dont on est bien loin actuellement.

En parallèle, 30% des Tunisiens se déclarent insatisfaits de la prestation des médias, en recul de 3 points par rapport à septembre.

 

Satisfaction par rapport à la situation sécuritaire

Après avoir dégringolé de 22 points au mois de septembre, le niveau de satisfaction des Tunisiens vis-à-vis de la situation sécuritaire du pays garde au mois d’octobre le même niveau de 37%. Notons qu’il y a  quand même 13% de Tunisiens qui sont très satisfaits de la situation sécuritaire. Parallèlement 61% des Tunisiens se déclarent insatisfaits de la situation sécuritaire, représentés majoritairement par des personnes totalement insatisfaites par rapport à cet aspect (41%).

 

Pensez-vous que le gouvernement cherche à modifier le mode de vie des Tunisiens?

Nous avons introduit dans cette vague du baromètre, une interrogation qui est au fond des débats publics et qui constitue l’arrière fond de tous les conflits, pour l’instant qui tournent autour de la rédaction de la constitution tunisienne, et qui pourraient prendre une toute autre tournure en l’absence de consensus très large. La question s’impose donc à notre baromètre. Nous espérons que la réponse des Tunisiens servira les deux camps à la fois. Pour revenir aux résultats, 54% des Tunisiens estiment que le gouvernement cherche à modifier leur mode de vie et 16% trouvent qu’il cherche à le modifier complètement. En parallèle 35% jugent que le gouvernement ne cherche pas à modifier le mode de vie des Tunisiens et même qu’il ne cherche pas du tout à le faire pour 25% d’entre eux.

 

Evaluation des ministres du gouvernement actuel dans leur ensemble.

Nous avons également introduit dans cette dixième vague de notre baromètre politique une évaluation des ministres de l’actuel gouvernement en demandant de leur attribuer une note collective pour chacune des qualités suivantes : l’intégrité, l’efficacité et la fidélité envers les principes de la révolution,

L’intégrité des ministres, elle est jugée de manière défavorable par 30% des Tunisiens et même très défavorable pour 14% d’entre eux ; alors que 27% la trouvent passable et 22% bonne, mais seulement 5% la trouvent très bonne.

L’efficacité des ministres est jugée insuffisante par 37% des Tunisiens, et même très insuffisante pour 18% d’entre eux. 29% la trouvent passable et 14% bonne.

44% des Tunisiens trouvent que les ministres ne sont pas fidèles envers les principes de la Révolution et 28% les trouvent totalement infidèles à ses principes. En parallèle 21% les trouvent passables sur cet aspect et seuls 17% les considèrent fidèles aux principes de la révolution.

A chaque fois, le reste est constitué par des personnes qui ne sont pas capables d’évaluer ces aspects chez les ministres en place.

 

Si des élections législatives avaient lieu l'année prochaine, pour quel parti voteriez-vous ?  

La date du 23 juin 2013 a été proposée par la troïka au pouvoir, un jour avant la fin de notre baromètre, mais le congrès tenu le 16 octobre à l’initiative de l’UGTT vient de rejeter cette date la considérant non adéquate pour la société tunisienne en raison de plusieurs inconvénients parmi lesquels la tenue des examens nationaux universitaires et  du  baccalauréat mais n’a pas fixé un calendrier alternatif.

Notre sondage montre qu’en cas de tenue d’élections législatives l’année prochaine, et à mi-octobre 2012,

Ennahdha récolterait 30,9% des suffrages en hausse de 0,5 point sur le mois précédent.

Nida Tounes réconforterait sa deuxième place de 7,3 points et ramasserait 28,1%  des voix. Le tout nouveau parti commence à talonner de très près le leader des sondages et des urnes.

Le Parti Républicain garderait la troisième place malgré une baisse de 1,8 point et obtiendrait 5,8% des voix.

Le front populaire récolterait 5,6% des voix en gardant le même score enregistré le mois précédent, et ne ressent pas encore l’impact favorable de l’arrivée des nationalistes démocrates.

Au même score, soit 5,6%, on retrouve Al Aridha qui dépasserait ainsi le CPR.

CPR reculerait de 1,5% en ramassant 5% des suffrages.

Ettakatol perdrait 0,7 point en atteignant 3,4% des voix..

l’UPL consolide et  obtiendrait 2,8% des voix,

Al Moubadara 2,3% avec un recul de 0,6 points,

Hizb Attahrir 1,6% recule de 0,4 points.

Mouvement Achaab 1,2% gagnerait 0,4 points.

Al Massar 1,1% reculerait quant à lui d’autant, soit 0,4 points.

 

Si des élections présidentielles avaient lieu aujourd’hui, pour qui voteriez-vous? 

En cas de tenue, aujourd’hui, d’élections présidentielles, 14% voteraient pour Béji Caïed Essebsi, en hausse de 3,6 points par rapport au mois d’août (au baromètre du mois de septembre cette question n’a pas été posée).

C’est la première fois que BCE accède à la première place depuis le début de notre baromètre post-élections, habitué qu’il était à une bien confortable deuxième place, sans avoir jamais été inquiété, et d’où il observait malicieusement son rival à la magistrature suprème. Moncef Marzouki, puisque c’est de lui qu’il s’agit, viendrait en deuxième position et récolterait 9,7% des voix, en recul de 4 points en deux mois.

La troisième place reviendrait à Mustapha Ben Jaafar avec 3,3% (en baisse de 2,2 points).

Hamadi Jbali perdrait 1,9 point et obtiendrait 3,1% des suffrages.

Hamma Hammami se maintient en 5è place en gardant pratiquement le même score avec 1,8% des voix (contre 2,2% il y a deux mois).

Mohamed Abbou obtiendrait 1,5% des voix et apparaît pour la première en aussi bonne position avec un doublement de ses voix.

Taïeb Baccouch apparaît également pour la première fois à ce niveau avec 1,3%,

Zine El Abidine Ben Ali 1,2% à égalité avec Ali Laaraïedh et Kamel Morjène

et enfin,

Rached Ghannouchi 1,1%.

Il est important de signaler que 38% des Tunisiens ne savent pas encore pour qui voter.

blog.3cetudes

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 00:44
 
 

 

 

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Mort du responsable de Nida Tounes à Tataouine


nida-tounes-tatouineLotfi Naguedh, président de l’Union régionale des agriculteurs  de Tataouine et coordinateur provisoire de Nidaa Tounes à Tataouine est mort en marge d'affrontements jeudi 18 octobre entre ses partisans et des manifestants proches d’Ennahdha. C’est la première fois qu’il y a mort d’homme dans une manifestation, depuis l’avènement de la Révolution en Tunisie.

Selon un représentant du parti de Caïd Essesbi, M. Naguedh est mort après avoir été tabassé lors d'une attaque de manifestants favorables au pouvoir contre le siège du syndicat Union régionale de l'agriculture et de la pêche (URAP) qu'il dirigeait.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khaled Tarrouche, a confirmé les violences en marge d'une manifestation pour l'épuration des cadres de l'ancien régime mais a assuré que la victime avait été terrassée par une crise cardiaque. Même s'il s'agit d'une crise cardiaque, elle est directement liée à l'attaque que Lotfi Naguedh a subi, a déclaré à l'AFP l'un des responsable du service de presse de Nida Tounès. Mais selon radio Express FM qui cite des sources de l'hôpital régional de Tataouine, la victime serait morte suite à une hémorragie interne.

 

Une manifestation organisée par la Ligue de protection de la révolution, un regroupement d'organisations proches d'Ennahda, s'est rendue dans l'après midi au siège de l'URAP.

Le défilé a ensuite dégénéré face au siège du syndicat et les deux camps se sont affrontés avec des cocktails molotov et des pierres, selon le ministère de l'Intérieur.

Nidaa Tounes assure pour sa part que les violences provenaient uniquement du camp des manifestants composés notamment d'éléments d'Ennahda et de criminels notoires de la région qui ont investi le siège de l'URAP, frappant des occupants avec des bâtons.

Le ministère et le parti indiquent par ailleurs qu'il y a plusieurs blessés sans pouvoir en préciser le nombre. L'agence officielle TAP a évoqué un bilan d'un mort et de neuf blessés.

Des renforts de la police ont été envoyés et ont séparé les deux groupes, a par ailleurs expliqué à l'AFP M. Tarrouche, ajoutant que les forces de l'ordre n'avaient pas fait usage de gaz lacrymogène pour les disperser.mag14

 

 

 

 

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Versions contradictoires autour du meurtre du dirigeant de Nidaa Tounes à Tataouine (MAJ)


Des affrontements survenus, aujourd’hui, jeudi 18 octobre 2012, à Tataouine entre des manifestants appartenant à la Ligue nationale pour la protection de la Révolution et des membres de l’Union régionale de l'agriculture et de la pêche (URAP) ont causé la mort du coordinateur provisoire de Nidaa Tounes dans la ville,  Lotfi Nagdh, également président régional de l’Union Tunisienne pour l'Agriculture et la Pêche.

Une manifestation, organisée par la Ligue nationale pour la protection de la Révolution, proche d’Ennahdha à Tataouine, réclamant « l’assainissement de l’administration des symboles de l’ancien régime », s'est rendue dans l'après-midi au siège de l'URAP. La manifestation a ensuite dégénéré, et les deux camps se sont affrontés avec des cocktails molotov et des pierres.

Alors que Nidaa Tounès, dans une déclaration à l’AFP, soutient la thèse que « les violences provenaient uniquement du camp des manifestants composés notamment d'éléments d'Ennahda et de criminels notoires de la région qui ont investi le siège de l'URAP, frappant des occupants avec des bâtons », le porte-parole du ministère de l’Intérieur affirme, de son côté, que des cocktails Molotov ont d’abord été lancés par des membres de l’URAP et que les manifestants ont, par la suite, riposté par des jets de pierre.
  
Le ministère de l’Intérieur soutient également que Lotfi Nagdh a été victime d’un malaise cardiaque, ce qui a été confirmé par l’autopsie, toujours selon le même département. Version démentie par Nidaa Tounès qui précise que « même s'il s'agit d'une crise cardiaque, elle est directement liée à l'attaque que Lotfi Naguedh a subie ».


Selon la TAP, huit personnes ont été également blessées et transportées à l’hôpital régional, dont certaines sont dans un état critique.

Des témoins présents sur place ont noté l’absence des forces de l’ordre outre la fermeture des commerces alors que certains d’entre eux ont été endommagés.

Mise à Jour, 21h30 : Le ministère de l’Intérieur, dans un communiqué publié aujourd’hui, 18 octobre 2012, aux environs de 20h30, affirme que, suite aux résultats de l’autopsie réalisée  par l’hôpital universitaire de Gabès, sur le corps du défunt Lotfi Nagdh, « la cause du décès est la crise cardiaque et la victime ne porte aucune trace de violences ». 

 

 

 

Un communiqué qui a été mis en doute par Lazhar Akremi, dirigeant de Nidaa Tounès, qui a appelé, dans une intervention sur la chaine Hannibal TV, à ouvrir une enquête et à recueillir les témoignages des familles et des présents sur les lieux des affrontements. kapitalis

 

 

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Nida Tounes exigera une contre-expertise médico-légale sur la mort de leur militant à Tataouine

 

Des membres de Nida Tounes se rendront vendredi à Tataouine pour exiger une contre-expertise sur Lotfi Naqdh, mort aujourd’hui au cours des violents affrontements dans cette ville du sud.

 

 Puisque la version officielle, citant le rapport d’un médecin légiste de l’hôpital de Gabès, dit que la mort de Lotfi Naqdh est due à une crise cardiaque, et que les images et les témoins oculaires affirment qu’il a été tabassé à mort par un groupe apparenté au parti islamiste au pouvoir, le parti Nida Tounes va demander une contre expertise.

 C’est ce que a déclaré Ridha Belhaj à Kapitalis le porte-parole du parti de Béji Caïd Essebi. Et d’ajouter que la contre-expertise s’impose pour déterminer la cause exacte de la mort du défunt.

 Les versions sur la mort, aujourd’hui, du secrétaire général de l’Union régionale des Agriculteurs, se contredisent. Son gendre, ancien militant d’Ennahdha, a confirmé, sur Nessma TV, la version de l’assassinat par des personnes de la Ligue de la protection de la révolution, selon lui, proches d’Ennahdha et du Congrès pour la république (Cpr).

 La source officielle a été donnée en début d’après midi sur Mosaïque FM par Khaled Tarrouche, porte-parole du ministère de l’Intérieur : Lotfi Naqdh est mort suite à une crise cardiaque. Cette version, il l’a confirmée une deuxième fois au cours du journal de 20 heures sur la chaîne publique Watania 1 et sur Hannibal TV.

 Selon lui, «l’autopsie a été effectuée à Gabes. Et la cause a été déterminée par le médecin légiste. Ce dernier a affirmé que la mort de Lotfi Naqdh est due à une crise cardiaque et il n’y a aucune trace de violence sur son corps».

 Interrogé lui aussi par la Watania 1, Amer Laârayedh, porte-parole  d’Ennahdha, a déclaré que l’enquête en cours va déterminera les causes de la mort.

 Quant à la vidéo partagée montrant un visage ensanglanté, M. Tarrouche a précisé qu’il s’agit d’un autre blessé et non du défunt. kapitalis

 

 

______________________________________________________________Une autre version 

 

Au moins « deux morts» dans l’expédition punitive menée par Ennahda à Tataouine

 

Les autorités tunisiennes persistent à attribuer la mort du militant syndicaliste Lotfi Nagadh, tué à Tataouine, à une crise cardiaque. Pourtant, il ne fait pas de doute qu’il a été victime d’une "campagne de terreur" menée par une centaine de militants d’Ennahda, organisés "en milice". Celle-ci a ainsi mis à exécution les ordres de Rached Ghannouchi de "nettoyer l’administration des forces laïcs" afin de les remplacer par des islamistes.

 

 

Contacté par Mediarabe.info, le beau-frère de Lotfi Nagadh, Fathi Nagadh, fonctionnaire des Nations unies à Genève, a affirmé ce soir que « Lotfi a été attaqué à l’intérieur de son bureau par près de 90 militants d’Ennahda, organisés en milice. Ils l’ont violemment agressé ». Lotfi, père de quatre enfants dont l’aîné a à peine 12 ans, est mort dans son bureau, alors qu’une autre personne, agressée à l’extérieur, est toujours dans un état grave à l’hôpital (des informations font état du décès de l’autre syndicaliste). Plusieurs autres syndicalistes sont blessés.

 

Selon son beau-frère Fathi, « Lotfi Nagadh a vécu une vingtaine d’année en France et n’a aucun lien ni sympathie pour l’ancien régime ». Notre interlocuteur avoue que « plusieurs de ses proches ont voté Ennahda, dans l’espoir de concrétiser l’alternance, dans le sillage de la chute de Ben Ali ». Mais, ajoute Fathi, « ils ont vite déchanté en découvrant le double discours du parti islamiste et sa collusion avec les radicaux salafistes ». Et d’ajouter : « La vidéo diffusée récemment, dans laquelle Rached Ghannouchi conseillait aux radicaux d’islamiser la société par étapes, et se plaignant du contrôle des médias, de l’économie et de l’administration par les laïcs, a sonné comme une fatwa ordonnant aux islamistes de nettoyer littéralement l’administration des partisans de la laïcité. Ce qui fut mis à exécution ce jeudi à Tataouine ».

 

De fait, selon Fathi Nagadh, « déçu par Ennahda, dont la politique va ramener la Tunisie des siècles en arrière, Lotfi a rejoint l’Appel de Tunis dirigeait par Béji Caëd Essebsi, tout en présidant l’antenne locale du syndicat “Union régionale de l’agriculture et de la pêche (URAP)”. Or, l’ensemble des syndicats tunisiens se sont récemment mobilisés pour exiger au pouvoir provisoire d’écourter la période de transition et d’organiser des élections plus tôt que prévu (23 juin et 7 juillet 2013). Ce militantisme fait des syndicats et de l’Appel de Tunis les principaux remparts devant l’islamisation de la Tunisie et transforme les syndicalistes et les partisans de l’Appel de Tunis en cibles désignées des islamistes, pressés de prendre le pouvoir, tout le pouvoir. Mais les Tunisiens ne l’entendent pas de cette oreille ».

 

En effet, Fathi Nagadh affirme avoir commencé, dès ce soir, à instruire un dossier étayé, et à recueillir les témoignages, les photos et les vidéos de l’expédition punitive menée ce jeudi à Tataouine, et entend porter l’affaire devant le Haut commissariat pour les droits de l’homme, aux Nations unies à Genève (dont il est employé), et promet de saisir toutes les Associations, ONG et instances internationales (justice...) sur cet assassinat en bonne et due forme.

 

Avec cette expédition musclée, les islamistes ne font que ressouder les rangs adverses. Leur violence sera contre-productive, d’autant plus que leur jeu est dévoilé et leurs ambitions menacent sérieusement le pays. Ils veulent accélérer leur mainmise sur le pouvoir afin d’imposer leur propre empreinte sur la Constitution, qui n’est toujours pas rédigée. C’est une nouvelle crise politique, mêlée de terrorisme intellectuel islamiste, qui s’ouvre en Tunisie.   Mediarabe.info

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 18:59

El Kasbah Direct, la future chaine TV de la propagande gouvernementale

 

Dans une rencontre privée, avec des membres et sympathisants d’Ennahdha, Ridha Saïdi, ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des dossiers économiques, a annoncé le lancement prochain d’une nouvelle chaîne de télévision chargée de relayer les activités du gouvernement et leurs réalisations. 

M. Saïdi a comparé cette nouvelle chaîne aux chaînes parlementaires des pays européens. 
Or la comparaison est totalement erronée puisque dans les pays européens, et dans les démocraties occidentales, il n’existe pas de chaînes TV dont la priorité est de faire la propagande du gouvernement. businessnews

 

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«En Tunisie, la situation est d'une très grande instabilité»


 

Moustapha Ben Jaafar, président de l'Assemblée constituante tunisienne.
Moustapha Ben Jaafar, président de l'Assemblée constituante tunisienne. Crédits photo : FETHI BELAID/AFP

INTERVIEW - Le président de l'Assemblée constituante tunisienne, Moustapha Ben Jaafar, dresse le bilan du travail des rédacteurs de la nouvelle Constitution.

 

À l'issue des élections du 23 octobre 2011, l'Assemblée constituante tunisienne n'est pas parvenue à rédiger en un an une nouvelle Constitution. La date anniversaire approche, et les initiatives se multiplient pour tenter de calmer l'effervescence parlementaire et prévenir d'éventuelles manifestations. Sous la pression, la coalition au pouvoir a commencé à distiller ses propositions et pourrait annoncer, ce jeudi, l'architecture de son projet constitutionnel. Depuis un an, la Tunisie est gouvernée par le parti islamiste Ennahda, auquel se sont associées deux petites formations de la gauche républicaine, le CPR et Ettakatol. Le chef de file d'Ettakatol et président de l'Assemblée constituante, Moustapha Ben Jaafar, souligne qu'une Constitution préservant le modèle tunisien de société, parmi les plus occidentalisés du monde arabo-musulman, verra le jour avant de prochaines législatives au printemps 2013.

 

Le Figaro. - Ennahda a voulu introduire la charia dans la Constitution. Ce danger est-il définitivement écarté?

 

Moustapha BEN JAAFAR.- Bien sûr.

 

Les islamistes ont ensuite proposé de «criminaliser les atteintes au sacré». Vous dites qu'il n'en est plus question, mais dans le brouillon constitutionnel qui circule il est dit que «l'État protège le sacré». Est-ce bien différent?

A priori, cela n'a rien à voir. La criminalisation d'une notion mal définie qui serait l'atteinte au sacré peut avoir de très graves conséquences. La protection du sacré, c'est une mission qui fait référence à la culture du pays, à sa religion, à la sensibilité des uns et des autres. Des lois se chargeront de définir cette protection. L'important était d'écarter la notion de criminalisation.

 

Les islamistes ont ensuite bloqué les discussions en parlant de complémentarité entre l'homme et la femme.

Ce n'était pas un blocage. L'égalité homme-femme n'a pas été remise en cause. C'est dans le cadre d'une discussion sur la famille qu'un article a parlé de la complémentarité homme-femme. Cela a été monté en épingle. Le dossier a été classé.

 

Mais le Code du statut personnel, héritage de Bourguiba, qui fonde en droit l'égalité homme-femme, ne risque-t-il pas d'être remis en cause?

Non. Tous les partis politiques tunisiens se sont engagés en faveur du Code du statut personnel. Personne, sauf peut-être les salafistes, ne le remet en cause.

 

Pendant un an, le camp républicain s'est épuisé à bloquer les offensives idéologiques des islamistes et n'a en rien fait progresser les libertés fondamentales.

Mais la liberté, c'est la révolution qui nous l'a accordée! La réalité de la société tunisienne, que cachait la dictature, est alors apparue. Une société avec ses salafistes, ses gauchistes, ses anarchistes. La population tunisienne ne vit pas dans un monde régi par la Déclaration universelle des droits de l'homme. Il y a une élite qui a milité pour les droits de l'homme. Mais il faut de la pédagogie pour développer cette culture dans un pays privé de débat pendant si longtemps. La plupart des salafistes ne connaissent même pas le Coran. Ils se font pousser la barbe et disent ceci est bon, ceci est péché. Il faudra des années pour que les gens instruits reprennent le dessus. Nous sommes dans une situation post-révolutionnaire qui est d'une très grande instabilité et où la raison a du mal à percer. Malheureusement, au lieu de prendre en compte cette situation critique, une bonne partie de l'opposition se comporte comme si nous vivions dans une vieille démocratie, prête à supporter une compétition électorale permanente.

 

Dans cette lutte politique, votre famille politique a perdu quasiment la moitié de ses députés depuis un an…

Nous avons perdu des plumes. Mais sans notre alliance avec les islamistes, le processus de transition n'était pas assuré, et le pays aurait sans doute connu le chaos. Pouvait-on, au lendemain des élections du 23 octobre 2011, constituer un assemblage cacophonique de tout ce qui n'est pas Ennahda et laisser les islamistes dans la rue? Je n'ose imaginer ce qu'aurait donné ce scénario. Il n'y avait pas d'alternative. Nous sommes en train de récolter les fruits de notre dialogue avec Ennahda, qui est fondé sur la confiance.

 

Mais comment peut-on avoir confiance en Ennahda, et en son guide, Rached Ghannouchi, dont la duplicité est avérée?

Il ne faut pas concevoir Ennahda comme un bloc homogène. Il y a des gens très ouverts et d'autres, appartenant à la frange radicale, qui cherchent à capter l'électorat salafiste. Nous faisons un pari. S'il réussit, ce serait fantastique pour le monde arabo-musulman: imaginez qu'apparaissent d'ici quelques années des partis ayant le profil des démocrates-chrétiens européens. Une séparation du religieux et du politique serait une révolution. Ce pari ne peut être gagné que si l'on prend des risques. Il faut de la persuasion, pour faire évoluer les idées, et finalement modifier le rapport des forces. Si on refuse toute discussion, le risque est de rejeter les partisans d'Ennahda prêts à dialoguer avec les forces de progrès dans les bras du salafisme.

 

Pensez-vous vraiment qu'un jour Ennahda peut décider de séparer le religieux du politique?

Si ce débat d'idées, qui existe aussi au sein d'Ennahda, se poursuit, il pourrait conduire à la naissance de deux partis.

 

Vous venez d'annoncer que les prochaines législatives pourraient se tenir le 23 juin 2013. Mais personne ne croit que cette échéance puisse être respectée.

Pourquoi? Tout dépendra de l'attitude des députés de l'opposition. Si l'état d'esprit change, cet agenda est tenable. La plupart des questions litigieuses ont été résolues.

 

Vous affirmez avoir signé un compromis avec les islamistes sur la définition d'un régime mi-parlementaire, mi-présidentiel. Mais c'est dans le détail des attributions accordées au chef de l'État que se jauge l'équilibre institutionnel.

Nous disons à Ennahda que cela ne sert à rien d'avoir cédé sur l'élection du président au suffrage universel pour faire de cette fonction une coquille vide. Nous nous inspirons du système portugais. Le chef de l'État peut dissoudre le Parlement. Le chef de l'État serait le chef des forces armées, il définirait la politique étrangère. Nous voulons un équilibre entre les deux têtes de l'exécutif. lefigarou

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 18:39

Une conversation privée entre Béji Caïd Essebsi et Hamadi Jebali fuite sur le Net

 

Une conversation privée entre l'ex-Premier ministre Béji Caïd Essebsi et son successeur à La Kasbah, Hamadi Jebali, a été publiée sur le site d'information Nawaat ce jeudi 18 octobre, près d'un an après la date de cette conversation.

Les faits remontent à la cérémonie de passation de pouvoir entre Caïd Essebsi et Jebali au palais du gouvernement, le 26 décembre 2011. En "off", les deux derniers chefs de l'exécutif ont notamment parlé de la composition du gouvernement de la troika, de l'affaire Persépolis, et du Qatar.

 

Morceaux choisis sélectionnés par Nawaat : 

 

  • 2m25 : Béji Caïd Essebsi affirme qu'il n'a pas touché au compte courant à la disposition du Premier ministre, ajoutant Tu trouveras l'autre somme qu'il m'a laissé" ("il" en référence au prédecesseur de Caïd Essebsi, Mohamed Ghannouchi ?").

 

  • 3m12 : Hamadi Jebali propose à Béji Caïd Essebsi de soutenir son équipe gouvernementale.

 

  • 7m05 : Béji Caïd Essebsi parle avec ironie à son interlocuteur de l'ancien ministre de l'Intérieur, Farhat Rajhi. "Ils lui ont volé son manteau et l'ont tabassé" a dit BCE.

 

  • Selon ce dernier, Farhat Rajhi était entouré de "gens du POCT" (ancien nom du Parti des travailleurs, dirigé par Hamma Hammami), et la militante des droits de l'Homme Sihem Bensedrine serait intervenue dans les affaires de l'Etat. 

 

  • Béji Caïd Essebsi s'est dit fier d'avoir maltraité l'avocate et militante Radhia Nasraoui, qui serait sortie en pleurs de son bureau à La Kasbah. Hamadi Jebali a répondu à cette confidence par un rire.

 

  • 9m31 : Hamadi Jebali demande à Béji Caïd Essebsi son avis sur les priorités du moment, ce à quoi ce dernier a répliqué par "On met les salafistes sur votre compte, mais je sais que vous êtes innocents".

 

  • Le président de Nida Tounes a également conseillé à Hamadi Jebali de régler la situation de Nabil Karoui, directeur général de Nessma TV, qui faisait à l'époque l'objet d'une plainte pour la diffusion du film Persépolis. BCE a également mis en garde son successeur contre les "relations" de Nabil Karoui. "Tu ne peux pas voir qui roule pour lui (...) Il est plus appuyé de l'extérieur que de l'intérieur. Je les connais" a déclaré BCE.

 

  • 11m44 : Béji Caïd Essebsi critique les déclarations du ministre de l'Enseignement Supérieur, Moncef Ben Salem, sur Bourguiba, et souligne qu'il est intervenu auprès d'un des prédecesseurs de Ben Salem pour régler la situation de ce dernier après une médiation effectuée par Mustapha Filali.

 

  • 14m25 : Béji Caïd Essebsi confesse avoir refusé un prêt du Qatar avec un taux d'intérêt de 4.5% après que Doha ait revu ses prétentions à la hausse. Le taux d'intérêt intial était de 2.5%.

 

  • 19m30 : Béji Caïd Essebsi révèle que Ben Ali a reçu de l'argent de la part de l'ancien président irakien Saddam Hussein, ce qui a provoqué des tensions entre la Tunisie et le Koweït.

 

  • 20m51 : BCE avoue qu'il n'y a pas de volonté réelle de demander l'extradition de Ben Ali vers la Tunisie, tout en reprochant à l'Arabie saoudite de ne pas avoir répondu à la demande. L'extradition de l'ancien Premier ministre Baghdadi Mahmoudi a également été évoquée.

 

  • 21m47 : Selon le président de Nida Tounes, l'émir saoudien Nayef Ibn Abdelaziz a tenté d'intervenir auprès de la Tunisie pour obtenir la libération de l'ancien ministre de l'Intérieur, Abdallah Kallel. La même demande a été formulée plus tard par le chef de la diplomatie saoudienne, Saoud al-Faisal.

 

  • 27m20 : Alors que Béji Caïd Essebsi condamne les déclarations de Moncef Marzouki sur Baghdadi Mahmoudi, Hamadi Jebali lâche : "Cela ne concerne pas Monsieur Marzouki (...) Il n'a rien à dire et rien à faire (dans cette affaire)". shemsfm

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Dialogue privé entre Esebssi et Jebali 

 

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Fuite d’une conversation privée entre Béji Caïd Essebsi et Hamadi Jebali

 

Publiée par le site « Nawaat », un enregistrement audio entre l’ancien Premier ministre, Béji Caïd Essebsi, et son successeur, Hamadi Jebali, à La Kasbah, daté selon toute vraisemblance du jour de la passation entre les deux hommes, fin décembre dernier, offre de nombreuses révélations importantes. 
Dans cet enregistrement de 40 minutes, Béji Caïd Essebsi commence par affirmer à son interlocuteur, que son souhait était que ce dernier réussisse dans sa mission : « Si vous ne réussissez pas, nous ne réussissons pas avec vous », affirme-t-il. 
Il prévient, également, Hamadi Jebali du fait que son travail ne sera pas aisé, et que de nombreuses difficultés l’attendent.

En évoquant le budget propre au Premier ministre, servant pour des dépenses diverses, BCE affirme qu’il n’a pas touché à cette caisse. Une coupure est constatée au moment où le dialogue a trait à ce sujet, avant que Hamadi Jebali n’assure à BCE qu’il est de son devoir de lui assurer le maintien de ses conditions matérielles, BCE lui rétorquant de ne pas s’en faire pour lui. 

Dans la suite de la conversation, plusieurs noms sont évoqués, notamment ceux de Farhat Rajhi, ancien ministre de l’Intérieur, Sihem Ben Sedrine ou encore Radhia Nasraoui. Concernant M. Rajhi, BCE déclare : « c’est une catastrophe ». « Il ne pouvait pas faire face à sa fonction, on lui a volé son manteau, il s’est pris une raclée », souligne-t-il, avant de s’en prendre à Madame Ben Sedrine, qu’il qualifiera de « malade », puis à Radhia Nasraoui et au Poct, qu’il futigera allègrement, tout cela ponctué par les rires de Hamadi Jebali. 

BCE évoquera, par la suite, les obstacles auxquels devront se confronter les islamistes au pouvoir, les mettant en garde contre la mouvance salafiste : « Que vous le vouliez ou non, les exactions des salafistes vous seront imputées », déclare-t-il. Et d’ajouter au sujet de l’affaire Persepolis : « Nabil Karoui a sorti un film qui était autorisé par l’Etat tunisien, il s’est retrouvé en danger, avec un procès sur le dos, ce n’est pas normal, il faut trouver une solution ». 

Béji Caïd Essebsi évoquera, en outre, le choix de Moncef Ben Salem, en tant que ministre de l’Enseignement supérieur, un choix qu’il juge inopportun au regard des précédentes déclarations de Moncef Ben Salem. « On lui a reproché ses propos au sujet de Habib Bourguiba comme quoi il était juif. On est avec vous à ce sujet, entre parenthèses vous êtes notre grand frère et notre père, et on a prévenu Moncef Ben Salem de la gravité de ses propos », se justifie Hamadi Jebali. 

Béji Caïd Essebsi et Hamadi Jebali s’entretiendront longuement, par la suite, des relations étrangères, évoquant le Qatar, l’Arabie Saoudite, la France, le Koweït… 
S’il défend l’importance du Qatar et des Emirats Arabes Unis pour la Tunisie, BCE émet une réserve à l’encontre de l’Arabie Saoudite, notamment par le refus du Royaume d’extrader Ben Ali, mais surtout le fait que ce dernier ait ignoré cette demande. Il a également condamné les tentatives d’ingérence de l’Emir saoudien Nayef Ben Abdulaziz qui, selon lui, a essayé d’intervenir dans la libération de Abdallah Kallel, confirmant ainsi les informations qui avaient, à l’époque, circulé à ce sujet. 

Revenant sur la question de l’extradition de Baghdadi Mahmoudi, BCE a regretté les déclarations du président de la République, Moncef Marzouki. Hamadi Jebali lui répond à ce sujet que M. Marzouki n’a pas les prérogatives pour interférer dans ce dossier, et BCE de répondre : « Il n’a pas le comportement adéquat ». « Cela ne le regarde pas, ni dans les faits, ni dans la forme », rétorque l’actuel Premier ministre. Les deux interlocuteurs poursuivront par la suite leurs critiques à l’encontre de Moncef Marzouki. 

La qualité du son de l’enregistrement, en particulier les dernières secondes, dans lesquelles Béji Caïed Essebsi boit une gorgée d’eau, laisse penser que le micro qui a servi à cet enregistrement, se trouverait sur lui. La voix de BCE, dans tous les cas, est plus nette que celle de Hamadi Jebali. Les questions qui se posent, à présent, sont celles de l’identité de la personne qui aurait fait fuiter cet enregistrement et à qui profite ladite fuite ? businessnews

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 04:22

Grève des médias....

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Un accord semble avoir été conclu entre le Syndicat National de Journalistes Tunisiens (SNJT) et la délégation gouvernementale.

Accord pour démettre Lotfi Touati, directeur de Dar Assabah de ses fonctions?

Accord pour démettre Lotfi Touati, directeur de Dar Assabah de ses fonctions?

La grève générale des journalistes dans tous les médias, initiée par la SNJT semble avoir apporter satisfactions aux doléances des journalistes tunisiens, par l’activation des décrets 115 et 116 relatifs à l’organisation du secteur des médias, et aux journalistes de Dar Assabah par la démission du directeur contesté, de ses fonctions. http://www.tuniscope.

 

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Solidarité des journalistes arabes avec leurs confrères tunisiens

(Ugja)Abdelwahab Zghilet, représentant de l’Union générale des journalistes arabes (Ugja) et son trésorier Hatem Zakaria sont à Tunis pour soutenir les journalistes tunisiens en grève générale aujourd’hui.

A part le soutien des partis politiques, des associations, des défenseurs des droits de l’homme et des libertés, plus de 320 institutions médiatiques à travers le monde arabe ont décidé d’observer, aujourd’hui, une grève d’une une heure en guise de solidarité avec leurs collègues tunisienskapitalis

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 23:32

Médias en grève ...

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Liberté d'expression en Tunisie 
Le pouvoir semble capituler

 

Suite à la grève nationale des journalistes, mercredi, qui accusaient le pouvoir de s'en prendre à la liberté de la presse, le gouvernement tunisien a annoncé le soir même, qu'il allait mettre en œuvre deux décrets garantissant la liberté de la presse et organisant l'audiovisuel, satisfaisant ainsi la revendication du secteur des médias.

 

Le gouvernement tunisien a semblé capituler, hier, face au bras de fer engagé entre les journalistes et l'Exécutif dominé par les islamistes d'Ennahda, en annonçant qu'il comptait mettre en œuvre deux décrets qui organisent le secteur de l'information, a indiqué l'agence officielle TAP.

L'application de ces décrets, signés le 2 novembre 2011 par l'ex-président intérimaire de la république, Foued Mebazaa, était bloquée par le gouvernement de coalition dirigé par les islamistes d'Ennahda depuis son arrivée au pouvoir fin 2011, les journalistes accusant ce dernier, d'avoir un pouvoir discrétionnaire sur le monde des médias.

L'annonce du gouvernement est intervenue alors que des centaines de journalistes manifestaient mercredi à Tunis au siège du SNJT, scandant des slogans tels “une presse libre, des journalistes indépendants”. Certains avaient collé sur la bouche des autocollants barrés du mot “censuré”.

 Reste à passer à l'application effective de ces textes qui garantissent la liberté de circulation des informations, la protection des sources des journalistes, et la création d'une Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle qui garantit la liberté de communication audiovisuelle.aufaitmaroc.

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 Deux décrets garantissant la liberté de presse seront appliqués

 

Le gouvernement tunisien a annoncé mercredi qu'il allait mettre en oeuvre deux décrets de novembre 2011 garantissant la liberté de la presse et organisant l'audiovisuel, satisfaisant ainsi une revendication du secteur des médias le jour d'une grève des journalistes.


Le gouvernement a annoncé (...) que la coalition gouvernementale avait décidé de mettre en oeuvre les décrets 115 et 116 qui organisent le secteur de l'information, a indiqué l'agence officielle TAP.

L'application de ces décrets, signés le 2 novembre 2011 par l'ex-président intérimaire de la république, Foued Mebazaa, était bloquée par le gouvernement de coalition dirigé par les islamistes d'Ennahda depuis son arrivée au pouvoir fin 2011.

Les autorités jugeaient ces décrets incomplets mais n'en avaient jamais rédigé de nouveaux si bien que le gouvernement était accusé par des journalistes d'avoir un pouvoir discrétionnaire sur le monde des médias.

Le décret 115 relatif à la liberté de la presse, de l'imprimerie et de l'édition résume les droits des journalistes, interdisant notamment des restrictions à la liberté de circulation des informations et protégeant les sources des journalistes.

Le décret 116 crée pour sa part une Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle qui garantit la liberté de communication audiovisuelle. Cet organe est appelé notamment à délivrer les licences des radios et télévisions tunisiennes.

Zied El Heni membre du bureau exécutif du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) s'est dit satisfait de cette décision mais a regretté que le gouvernement ait mis autant de temps à s'y résoudre.

Nous considérons que cette décision est une réponse à l'une de nos demandes essentielles, a-t-il dit, appelant les autorités à accélérer l'exécution de cette décision.

Nous regrettons que tant de temps ait été perdu, nous aurions pu aboutir à ce résultat en évitant au secteur et au pays beaucoup de problèmes et de conflits, a ajouté le responsable syndical.

La coalition gouvernementale --les islamistes d'Ennahda et les partis de centre-gauche Ettakatol et le Congrès pour la République (CPR)-- avait déjà annoncé le 13 octobre être prête à appliquer le décret 116, mais n'avait pas mentionné le 115, qui est au coeur des préoccupations des journalistes.

L'annonce du gouvernement intervient alors que les journalistes observaient mercredi une journée de grève nationale pour dénoncer les atteintes à l'indépendance des médias. 
romandi

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