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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 20:46

La manifestation du 9 avril aura un objectif double : un objectif de mémoire et un objectif politique. Autant que nos martyrs méritent une réactivation permanente de notre mémoire historique, rien que pour leur rendre hommage et les remercier de la liberté qu'ils nous ont offerte ; autant que le contexte actuel de la Tunisie nous conduit à une réactivation également permanente de notre vigilance, rien que pour empêcher ceux et celles qui usent de toutes les ruses pour séquestrer les objectifs de liberté, de justice, d'impunité et de démocratie portés par la Révolution ... Le recours à la peur des salafistes  pour reprendre la répression et l'abus du pouvoir, ne nous fait guère peur, car ces salafistes sont, en fait, le produit de toute pourriture sociale ou politique... Et ce sont justement les actions (impunité, répression, arrogance, retour des Rcédistes au pouvoir, …)  du la nouvelle RÉPUBLIQUE DES COPAINS  dirigée par l'homme le plus infâme des tunisiens, Moubazaa,  et tricotée par Y. Ben Achour, sa famille et ses copains qui préparent le terrain à ces sectes et à ces pathologies politico-religieuses ...  Mais, les Tunisiens n’ont plus peur, et ils ont désormais la conscience aiguisée par le sang, par la souffrance et même par le désespoir…   Noureddine Bourougaa

Voir la vidéo ici : http://www.facebook.com/video/video.php?v=122067947870796&oid=197779990250254&comments

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 19:29

 

 

lycee_tunisie_07-04-2011.jpg

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 13:24

Nous n'avons pas des références crédibles concernant cette vidéo... Mais, nous vous la présentons à titre d'exemple…

 
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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 13:15
Yémen: les pays du Golfe veulent la démission de Saleh

Plus de 100 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations en février.  

REUTERS/Ammar Awad

Les pays du Golfe espèrent conclure un accord sur le départ du président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, et sur la mise en place d'un conseil de transition réunissant dirigeants politiques et chefs tribaux.

 

Alors que le Yémen a été touché par de nouvelles manifestations violentes ce mercredi, une proposition de compromis va être adressée au chef de l'Etat yéménite ainsi qu'à l'opposition, a déclaré mercredi le Premier ministre du Qatar, pays membre du Conseil de coopération du Golfe (CCG), afin de mettre en place les mécanismes d'une transition. 

Les pays du Golfe proposent un conseil de transition

"Nous (le Conseil de coopération du Golfe, qui réunit l'Arabie saoudite, le Koweit, Oman, Bahreïn, le Qatar et les Emirats arabes unis) nous sommes réunis ces derniers jours à Ryad et nous sommes en train de lui adresser une proposition ainsi qu'à l'opposition. Nous espérons qu'une rencontre pourra avoir lieu entre son équipe et l'opposition pour essayer de trouver une issue à ce problème", a indiqué le Premier ministre qatari, en marge d'une conférence à New York. 

De sources proches de responsables dans la région, la proposition des pays du Golfe implique que Saleh accepte de démissionner.  

"La proposition prévoit d'avoir un conseil de gouvernance réunissant tous les partis politiques et les tribus sur une période qui ne devrait pas excéder trois mois", a indiqué à Reuters un responsable du Golfe, ajoutant que ce conseil "définirait les élections". La proposition doit être présentée aux deux parties lors de ces pourparlers pour lesquels aucune date n'a encore été fixée. 

De possibles dissensions au sein de ce futur conseil

"Il y a certains noms qui circulent pour prendre la tête du conseil de transition", a indiqué une autre source proche des discussions. Parmi les noms qui reviennent, celui de cheikh Hamid al Ahmar, une figure tribale importante, de l'ex-Premier ministre et actuel conseiller du président Abdoulkarim al Iryani, et d'un autre ancien Premier ministre, Abdoulaziz Abdul Ghani.  

Il n'est toutefois pas certain que l'un d'entre eux parvienne à réunir un consensus autour de son nom au sein de l'opposition, qui réunit le parti islamiste Islah, les socialistes, des nationalistes arabes, ni que sa nomination soit validée par Saleh. 

 

Lire la suite ici : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/yemen-les-pays-du-golfe-veulent-la-demission-de-saleh_980311.html

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 13:10

Ils ont rejoint la rébellion avsara_daniel_nouvelobs_libya_chabab.jpgec enthousiasme. Brouillons, sympathiques, ils jouent maladroitement avec leurs armes. Mal encadrés, ils avancent quand les forces de Kadhafi se retirent, reculent quand les obus tombent et prient pour que l’aide de la coalition continue.

 


 

Il n’a rien vu venir. Il ne sait même pas exactement où il se trouvait. Quelque part à l’entrée de la  nouvelle ville de Brega, l’une de ces cités-dortoirs de béton triste où chaque pâté de maisons ressemble au suivant, prolongement de terminaux pétroliers qui servent de toile de fond à cette guérilla de l’asphalte où l’on reperd les kilomètres aussi vite qu’on les a conquis. Il était près de son pick-up, les bras encombrés par une kalachnikov inutile dans cette guerre où l’ennemi est invisible, quand un éclat d’obus est venu se ficher dans son front. Imad Fadel, 28 ans, est allé faire soigner sa blessure avant de revenir aussitôt patienter sur le bas-côté de cette route désertique, dans un embouteillage de Toyota qui a tracé pour un moment, on ne sait pas très bien pourquoi, cette ligne de front où nous l’avons rencontré. A l’arrière de la Toyota, ses compagnons et lui ont fixé une mitrailleuse avec de la ficelle, entre les munitions et les grenades. Deux poules blanches ont été embarquées pour servir de casse-croûte aux combattants. Cela fait trente-huit jours qu’Imad a rejoint la guérilla, mais il n’a toujours pas vu un seul soldat des forces de Kadhafi. Il est chômeur, « comme 90% des gens de ma génération », dit-il en soupirant. Il a fait des études d’ingénieur qui ne lui ont servi à rien. Lorsqu’on lui demande pourquoi il a rejoint les force

sara_daniel_nouvelobs_libya_chabab2.jpg

s anti-Kadhafi, il récite le bréviaire de la révolution, déclare se battre pour des valeurs qu’il a du mal à définir : la liberté, la démocratie. On comprend vite que le jeune combattant veut surtout vivre sa jeunesse, draguer sur Facebook, voyager librement et, par-dessus tout, travailler. Et pour cela, il faut se débarrasser du tyran, « ce juif aidé par les juifs », dit-il de Kadhafi, utilisant l’insulte suprême, la comparaison avec le peuple honni dont on conspue le nom sur tous les murs de la Cyrénaïque qui, depuis la chute du régime dans cette partie du pays, servent d’exutoire. Imad est parti à la guerre avec ses mocassins troués et le treillis de son frère qui servait autrefois dans les forces spéciales. Dans les casernes désertées de Benghazi, après avoir joué comme un gosse avec les armes abandonnées, il a récupéré une mitrailleuse. Puis il a rejoint ces hommes de bonne volonté, sympathiques mais brouillons qui avancent lorsque les forces de Kadhafi se replient, au gré des bombardements de la coalition. Comme tous les chabab, les « jeunes », qui attendent de progresser vers Syrte puis Tripoli, sur ce ruban d’asphalte qui disparaît sous le sable, Imad voudrait que l’Otan intensifie ses frappes. Il ne comprend pas les précautions que prend l’organisation internationale. Il remercie Sarkozy mais voudrait maintenant que les Etats-Unis, qui disposent des avions les plus performants, s’engagent pleinement dans la bataille. « Qu’ils prennent une partie de notre pétrole, s’il le faut. Kadhafi n’a redistribué aucune richesse, on préfère partager et être débarrassé de lui… », lance-t-il alors que l’on entend les avions de l’Otan qui effectuent des missions de reconnaissance dans le ciel de la Cyrénaïque. Au même moment, un pick-up stationné à quelques centaines de mètres de la file de voitures fait brutalement demi-tour. Le chauffeur affirme en hurlant que les forces de Kadhafi viennent de viser ses pneus. Et le véhicule d’Imad disparaît aussitôt à l’horizon, dans un  embouteillage de pick-up blancs qui fuient sur la route. Engagé lui aussi dans la bataille de Brega, Marahi, 34 ans, un ancien policier devenu combattant depuis quelques jours, a eu plus de chance. Non seulement il a vu son ennemi : un sniper qui, posté sur le toit d’un immeuble en face de la mosquée, a abattu plusieurs personnes, mais il a pu lui loger une balle dans l’épaule. Aujourd’hui, il est chargé par l’armée d’assurer la sécurité de son prisonnier, « trophée » de guerre qu’il ne quitte pas des yeux. Dans une chambre de l’hôpital Al-Jalal de Benghazi, gardée par plusieurs policiers armés, où l’on soigne trois soldats de Kadhafi capturés à Brega, Marahi parle sans ménagement au prisonnier qui agonise dans son lit. « Tu viens d’où ? Réponds ! » « C’est un “murtazaka” », affirme-t-il, sans attendre la réponse du blessé, « un mercenaire africain : regardez comme il est noir ! Les deux autres, ce sont des Libyens, on va leur pardonner. Lui, c’est différent. » En réalité, le sniper pro-Kadhafi s’appelle Hakar et il a 21 ans. Il est originaire de Sabah, au sud de la Libye. Très faible, il raconte qu’il a rejoint l’armée de Kadhafi depuis deux mois, et qu’on lui avait expliqué qu’il fallait défendre le pays contre une invasion des hommes d’Al-Qaida. « Si nous avions eu le choix entre Al-Qaida et Kadhafi, on n’aurait pas hésité longtemps. Mais il n’y a pas d’Al-Qaida en Libye », s’agace Marahi. Dans les lits voisins, les deux autres soldats de Kadhafi, moins grièvement atteints, racontent qu’ils étaient une cinquantaine, arrivés de Tripoli par la route dans des voitures équipées de missiles Grad. Ils ont pu rejoindre des forces à Syrte, où ils ont été très bien accueillis. Mohamed Ali est un gros sergent de 20 ans, membre du bataillon Khamis dirigé par l’un des fils de Kadhafi. Il se souvient avec délectation d’une sorte de moussaka qu’on leur a servie au « château de l’hospitalité », dans la ville natale de Kadhafi. « Vous n’êtes pas près de remanger de ce plat », dit Marahi. Depuis les réminiscences gourmandes de ses ennemis, il a visiblement oublié sa décision de leur pardonner. L’ancien flic ressasse ses griefs devant les prisonniers qui somnolent, assommés par les médicaments : « Quand vous pensez que j’étais dans la police depuis 1997 et que mon salaire n’a jamais suffi à faire manger ma famille… Nous qui devrions être plus riches qu’à Dubaï, avec tout le pétrole que nous possédons ! » Khaled Ali Mohamed Farani a pris une chambre à l’hôtel Ozou de Benghazi pour en faire son quartier général. Confronté à l’incompétence des jeunes chabab, cet ancien pilote d’hélicoptère âgé de 55 ans, qui a quitté l’armée libyenne en 1989, a décidé avec d’anciens militaires de créer un nouveau bataillon formé d’ex-membres de tous les corps d’armée. Il attend l’arrivée d’officiers qui avaient été envoyés en France par Tripoli pour se former et qui ont décidé de rejoindre les insurgés. Farani s’est engagé dans la révolte dès le premier jour et a participé à l’assaut de la Katiba, la caserne des gardes de Kadhafi à Benghazi. Il s’est rendu deux fois sur le front pour constater que les insurgés manquaient d’armes et qu’ils ne savaient pas faire la guerre : « Maintenant, vous allez voir une vraie guerre avec une vraie armée », assure le lieutenant-colonel Farani. A l’entendre, les professionnels vont désormais remplacer les jeunes volontaires sur le terrain. Il assure qu’il n’a pas vu de soldats des forces spéciales de la coalition. Mais selon lui, depuis le retour au pays du général Khalifa Haftar, rentré de son exil aux Etats-Unis et sous lequel il avait servi au Tchad, la guerre va changer de nature. Quand on lui demande si le chef de la rébellion n’est pas Abdel-Fattah Younis, l’ex-ministre de l’Intérieur de Kadhafi, il répond que le leader sera celui qui fera la démonstration de ses compétences, révélant ainsi une lutte de pouvoir préoccupante au sommet de la direction militaire de l’insurrection.

Lire la suite ici : http://sara-daniel.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/04/05/chabab.html

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 06:46

Nous vous présentons la dernière partie du texte de M. Mounir BEN AICHA…  Pour lire la première section, il vous suffit de cliquer ici(première partie) et ici (seconde partie).

 Merci pour vos encouragements ! Noureddine Bourouga.  

__________________________________________________

par Mounir BEN AICHA

III- l'assujettissement des membres du Conseil de l'ISROR à l'autorité du travail législatif de la Commission d'Experts.

Les membres du Conseil de l'ISROR se trouvent dans l'incapacité de faire face à l'autorité législative de la Commission de l'ISROR. Les membres de l'ISROR proviennent d'importants partis politiques et associations tunisiennes et en siégeant au sein du Conseil de l'ISROR, ils perdent complètement leur rapport de force pour agir à l'encontre du pouvoir. En effet, les partis politiques et associations en acceptant de siéger au sein de l'ISROR qui est une Commission consultative, deviennent à leur tour dotés de pouvoirs uniquement consultatifs.

La Commission des Experts conserve le monopole et l'initiative d'élaborer les textes de lois. L'approbation par le Conseil de l'ISROR de ces deux projets de textes relatifs à l'élection de la future Assemblée Nationale Constituante n'est en réalité que de pure forme et ceci pour les raisons suivantes :

1- les membres de l'ISROR ne disposent pas d'assez de temps pour pouvoir modifier les deux projets de textes ou élaborer éventuellement de nouveaux projets de textes puisqu'ils sont sommés de se prononcer rapidement le mardi 27 mars 2011 sur l'ensemble de ces deux projets de textes. Leur examen de ces deux projets ne serait qu'un survol
des principales dispositions de ces textes…

2- Si les membres du Conseil de l'ISROR veulent modifier les deux projets de textes relatifs à la future Assemblée Nationale, ils ne peuvent le faire que selon un vote prévoyant soit le consensus de ses membres soit à défaut, la majorité de ses membres. Au sein du Conseil de l'ISROR, la représentativité des partis politiques et les associations ainsi que les règles de vote ont été contestées par les partis politiques qui sont membres de ce Conseil au motif de l'insuffisance de leur représentativité au sein de ce Conseil de l'ISROR. Ce qui a contraint Yadh BEN ACHOUR le 26 mars 2011 à
accepter d'élargir la composition du Conseil de l'ISROR pour le porter de 71 membres à 145 membres.
Mais cette mesure d'élargissement du Conseil ne change en rien car en même temps que le nombre des partis politiques et les associations ainsi que leur représentativité ont été augmentés, en même temps le nombre des personnalités nationales a été à son tour augmenté de la même proportion. Ce qui conserve le rapport de force à l'identique en faveur de la rédaction d'origine établie par la Commission des Experts.

En effet, l'augmentation des personnalités nationales a été faite par Yadh BEN ACHOUR sans consultation des membres du Conseil, personnalités dont le nombre avoisine les 60% de l'effectif total du Conseil et qui sont dans leur majorité favorables à Yadh BEN ACHOUR ainsi qu'aux textes rédigés par la Commission des Experts.
C'est cette réalité dans la composition du Conseil de l'ISROR qui empêche les partis politiques et associations siégeant au sein de ce Conseil de pouvoir modifier en comble les textes établis par la Commission des Experts.

3- La présence des principaux partis politiques et associations au sein de l'I.S.R.O.R. ne change en rien sur le travail de l'élaboration des textes établis par la Commission des Experts. Au contraire, la présence de ces partis politiques et Associations renforcent la légitimité du travail de la Commission des Experts faisant ainsi croire que les projets de textes relatifs à la future Assemblée Nationale Constituante ont été rédigés d'une façon collective par les partis politiques et les Associations représentants le peuple tunisien. Ce qui n'est en réalité qu'un mensonge puisque c'est bel et bien la Commission des Experts qui est le rédacteur de ces projets de textes organisant la future élection de l'Assemblée Nationale Constituante.
En réalité, les partis politiques et les Associations membres du Conseil de l'ISROR, sont tout simplement réduits à accepter par consensus les projets des textes organisant la future Assemblée Nationale Constituante qui sont rédigés par la Commission des Experts car la majorité des membres de ce Conseil leur est défavorable.

4- En plus de cette réalité prouvant que les projets de textes relatifs à la future Assemblée Nationale Constituante sont l'œuvre exclusive des Experts de la Commission, il règne au sein des travaux du Conseil de l'ISROR le manque de transparence dans les débats. Le décret-loi N° 6:2011 qui a été conçu par la Commission des experts prévoit la possibilité pour les travaux du Conseil de l'ISROR de se dérouler à huis clos.
Ce qui implique par conséquent, l'absence de toute publicité des travaux du Conseil de l'ISROR dans les journaux officiels ainsi que l'absence des journalistes lors des débats de ces travaux. Les travaux du Conseil de l'ISROR se dérouleront dans l'absence de toute transparence afin d'empêcher que le peuple tunisien ne puisse être informé à temps et l'empêcher ainsi de réagir à temps à l'encontre des manœuvres frauduleuses du Conseil de l'ISROR qui tente de détourner les objectifs de sa révolution du 14 janvier.

5- Le déroulement des travaux sont organisés par Yadh BEN ACHOUR . La prise de parole est détermine par Yadh BEN qui peut l'octroyer ou la refuser aux membres du Conseil à qui on leur demande d'intervenir brièvement.

6- D'autre part, la disposition des places a été faite en suivant l'ordre alphabétique des membres du Conseil de l'ISROR, les empêchant ainsi de se regrouper selon des groupes apparentés politiquement et ainsi affaiblir leurs interventions.

7- Même la liste des membres du Conseil de l'ISROR, cette liste a été établie selon un ordre alphabétique sans toutefois indiquer l'appartenance politique de chaque membre...

L'ensemble de ces précision tendent à confirmer que le projet du décret-loi relatif à l'élection de la future Assemblée Nationale tel que rédigé par les membres de la Commission de l'ISROR a toute les chances d'être adopté sans pouvoir lui apporter des modifications de la part des membres du Conseil de l'I.S.R.O.R. présidé par Yadh BEN ACHOUR. D'autant plus que le Conseil National pour la protection de la révolution tunisienne ne peut pas faire contre-poids aux manœuvres de l'ISROR qui a tenté de le récupérer et de lui faire main basse.

IV- Main basse du Gouvernement de Fouad M'BAZZAA sur le Conseil National pour la protection de la Révolution.

Depuis l'avènement de la révolution tunisienne le 14 janvier 2011, certaines initiatives ont été menées par des partis politiques et associations tunisiennes tendant à protéger la révolution tunisienne contre les tentatives de sa récupération par le pouvoir. Ces initiatives ont abouti :

1- le 20 janvier 2011 à la création du "Front du 14 janvier" par une dizaine de partis politiques de gauche parmi lesquels le Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie (P.C.O.T.)

2- le 11 février 2011 à la création du Conseil National pour la protection de la Révolution (CNPR) de la part de 28 signataires provenant des principaux partis politiques et associations tunisiennes. Le "Front du 14 janvier" est signataire du Conseil National pour la protection de la Révolution (C.N.P.R)

Les 28 signataires se sont mis d'accord à ce que le C.N.P.R. :
a- soit doté d'un pouvoir décisionnel,
b - veille à l'élaboration des législations relatives à la période transitoire et à leur adoption,
c - veille au contrôle des travaux du Gouvernement provisoire qui assume la gestion des affaires,
d - veille à la nécessité de soumettre la nomination des responsables dans les hautes fonctions de l'Etat à son approbation,
e- veille à revoir la composition et les prérogatives des 3 Commissions constituées respectivement sur la Réforme, sur la Corruption et sur les Abus "afin qu'elles fassent l'objet d'un consensus, et faire en sorte que les projets qu'elles avancent soient automatiquement soumis au Conseil pour approbation,"
f- veille "à prendre les dispositions qu'impose la situation transitoire dans les différents domaines et, tout particulièrement, la Magistrature et l'Information".

Cependant, dès la création du CNPR, des oppositions se sont exprimées contre sa création émanant en particulier de :

- de Fouad M'BAZZAA, l'actuel Président tunisien par intérim

- de Yadh BEN ACHOUR

- de l'Association des Femmes Tunisiennes Démocrates (ATFD) présidée par SNA BEN ACHOUR,

- des deux partis politiques Ettajdid d'Ahmed BRAHIM et du Parti Démocrate Progressiste de Néjib CHebbi

- du Syndicats National des Journalistes Tunisiens (SNJT)

- et même du CNLT de Sihème BENSEDRINE

Parmi ces oppositions à la création du CNPR, il convient de relever les plus importantes, à savoir l'opposition de Fouad M'BAZZAA et de Yadh BEN ACHOUR, opposition qui ont amené la transformation de la Commission sur la Réforme en une Instance supérieure pour la protection des objectifs de la Révolution, de la Réforme politique et de la transition démocratique (I.S.R.O.R.)

A- L'opposition à la création du CNPR de Fouad M'BAZZAA, le président tunisien par intérim.

Vers le 22 février 2011, Fouad M'BAZZAA, Président de la République par intérim, a envoyé un courrier aux 49 membres du Conseil National pour la Protection de la Révolution leur faisant savoir son opposition à ce Conseil de la Révolution, particulièrement dans son rôle décisionnaire indépendant du Gouvernement. Fouad M'BAZZAA avait adressé un projet organisant le statut du futur Conseil National de la Révolution au Conseil de l'Ordre des Avocats, à l'U.G.T.T. aux organisations de la société civile, ainsi que les représentants de Sidi-Bouzid, Kasserine et Gafsa, et l'ensemble des constituants du Conseil de la révolution. Dans ce projet, Fouad M'BAZZAA propose la création d'un Conseil de la Révolution qui serait associé dans ses décisions au Gouvernement tunisien, proposant qu'il ait un rôle purement consultatif. AU cas où une majorité de partis politiques ou l'U.G.T.T. seraient d'accord sur ce projet de statut du futur Conseil de la Révolution tel qu e proposé par Fouad M'BAZZAA, ce Conseil serait rapidement institutionnalisé par décret-loi. Pour Fouad M'BAZZA, le Conseil National pour la Protection de la Révolution devrait devenir une simple instance consultative, de nature à intégrer la Commission Nationale sur la Réforme qui est également une instance consultative.

Le mercredi 23 février 2011, une délégation du Conseil National pour la Protection de la Révolution s'est rendue auprès du Président par intérim Fouad M'BAZZAA, réunion à laquelle avait assisté le Premier Ministre démissionnaire Mohamed GHANNOUCHI. Au cours de cette réunion, la délégation du Conseil National pour la protection de la Révolution avait demandé à Fouad M'BAZZAA l'acceptation par décret-loi du Conseil National pour la Protection de la Révolution fondé le 11 février 2011. En réponse à cette demande, Fouad M'BAZZA a opposé son refus de reconnaître le Conseil National pour la protection de la révolution institué le 11 février 2011 lui reprochant d'avoir un caractère décisionnel. Fouad M'BAZZAA avait proposé à la délégation, la création d'un Conseil national pour la protection de la Révolution transformé en une instance purement consultative.

B- L'opposition de Yadh BEN ACHOUR à la création du CNPR

Yadh BEN ACHOUR rejoint la position exprimée par le Président par intérim Fouad M'BAZZAA reprochant au Conseil National pour la Protection de la Révolution (C.N.P.R.) d'être une instance de décision pouvant remplacer et contrôler l'activité du Gouvernement. Yadh BEN ACHOUR a repris la proposition de Fouad M'BAZZAA en proposant d'incorporer le Conseil National pour la Protection de la Révolution au sein même de la Commission sur la Réforme qui est une instance consultative de manière à faire perdre au Conseil pour la protection de la Révolution son indépendance et son caractère décisionnel.
Dans un article publié par Marie VERDIER, paru dans le journal " La Croix" en date du 03 mars 2011, Yadh BEN ACHOUR propose l'intégration du Conseil National pour la protection de la Révolution au sein d'un organe créé à cet effet faisant partie de la Commission Nationale sur la Réforme. Selon Yadh Ben ACOUR. ce conseil devrait être fondu avec la commission de la réforme politique dans un nouveau comité.
Dans une conférence de Presse en date du 23 février 2011 tenue à Tunis au siège de la Commission pour la Réforme, Yadh BEN ACHOUR avait déclaré que : "dans une démarche consensuelle, la Commission sur la réforme politique et la transition démocratique s’oriente vers une formule comprenant deux comités, l’un formé des experts et l’autre des personnalités nationales, ONG, partis politiques, syndicats, ordres des avocats et des magistrats ainsi que le comité du 14 janvier pour la protection de la révolution tunisienne avec lequel des négociations sont engagées pour qu'il fasse partie du comité consultatif ".

C'est cette idée de remplacer le CNPR par un Conseil comprenant les partis et associations tunisiennes, qui serait
incorporé au sein de la Commission Nationale sur la Réforme qui a abouti à la transformation de cette Commission sur la Réforme pour donner naissance à la naissance de" l'Instance Supérieure pour la réalisation des objectifs de la Révolution, de la Réforme politique et de la transition démocratique" (ISROR)

C- La transformation de la Commission sur la Réforme en une Instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la Révolution (ISROR) ou la tentative de récupération du CNPR et de la révolution du 14 janvier.

Au départ, la Commission Nationale sur la Réforme ne comptait que les 14 membres qui sont des enseignants universitaires de droit public en Tunisie. Et puis, dès le 18 février 2011, cette Commission s'est transformée en créant à côté des 14 membres qui sont des enseignants de droit public et qui vont former la Commission des Experts,, un Conseil regroupant les principaux partis politiques et associations tunisiennes vidant ainsi le CNPR de tout son rôle représentatif du peuple tunisien. L'idée est de calquer au sein de l'ISROR , le CNPR, à la fois en ce qui concerne :

- ses prérogatives qui consistent :à contrôler la politique du Gouvernement

- sa large composition étendu à l'ensemble des associations et partis politiques tunisiens,

- son pouvoir d'élaboration des décrets-lois,

-d'emprunter la même dénomination que le CNPR

1- La première phase : la création de la Commission Nationale supérieure pour la Réforme politique.

Le 17 janvier 2011, le premier Ministre démissionnaire Mohamed GHANNOUCHI avait institué la Commission Nationale supérieure sur la Réforme politique. Ce jour même du 17 janvier 2011, Mohamed Ghannouchi avait choisi Yadh BEN ACHOUR pour le désigner Président de cette Commission nationale sur la Réforme politique.

Il est à rappeler que la décision de Mohamed GHANNOUCHI de désigner Yadh BEN ACHOUR était approuvée également par Fouad M'BAZZAA, le Président par intérim. Or, Fouad M'BAZZAA et Mohamed GHANNOUCHI sont deux anciens compagnons du dictateur BEN AILI, deux anciens hauts dirigeants du Rassemblement Constitutionnel Démocratique de BEN ALI, le R.C.D.

Le choix de Yadh BENACHOUR n'était pas en réalité motivé par le critère de la compétence mais plutôt par le fait que Yadh BEN ACHOUR a été toujours très proche de l'ancien régime de BEN ALI, en particulier le fait qu'il a été membre du Comité Économique et Social et membre du Conseil Constitutionnel durant 4 ans, ( même si Yadh BEN ACHOUR avait démissionné en fin de la 4ème année ). En plus, Yadh BEN ACHOUR dirigeait une équipe d'enseignants de Droit Public à Tunis qui avait rendu d'importants services juridiques au régime de BEN ALI.

C'est dans ce contexte que le 28 janvier 2011, Yadh BEN ACHOUR avait nommé les membres qui devraient constituer sa Commission sur la Réforme politique. Il s'agissait des membres qui sont des collègues de travail de Yadh BEN ACHOUR qui sont dans leur ensemble des enseignants de droit public de la faculté de droit de Tunis et de la faculté de droit du 7 novembre de Carthage.

Ces membres de la Commission sur la Réforme désignés par Yadh BEN ACHOUR avaient malheureusement rendus d'importants services juridiques au régime de BEN ALI, notamment Slim Laghmani, Farhat HORCHANI, Rifaa BEN ACHOUR, etc. en particulierer lors de l'élaboration de la révision de la constitution tunisienne de 2002 qui a permis au dictateur BEN ALI de rester au pouvoir sans limite de mandat tout en lui conférant des immunités de juridiction lui permettant de fuir...
Ces membres de la Commission sur la Réforme qui ont été désignés par Yadh BEN ACHOUR le 28 janvier 2011 qui totalisent 14 membres sans compter leur Président Yadh BEN ACHOUR sont les suivants :

Président de la commission : Yadh Ben ACHOUR, professeur d'enseignement supérieur ( à la retraite ), ancien doyen de la faculté des Sciences juridiques, sociales et politiques de Tunis

Membres MM et Mmes:

- Mohamed Salah Ben Aïssa, professeur d'enseignement supérieur à la faculté des sciences juridiques, sociales et politiques de Tunis.
- Slim Loghmani, professeur d'enseignement supérieur à la faculté des Sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis.
- Farhat Horchani, professeur d'enseignement supérieur à la faculté de Droit et des Sciences politiques de Tunis.
- Mohamed Ridha Jenayeh, professeur d'enseignement supérieur à la faculté de Droit, des Sciences économiques et politiques de Sousse.
- Hafidha Chekir, maître de conférences à la faculté de Droit et des Sciences politiques de Tunis, membre de l'ATFD.
- Mounir Snoussi, maître de conférences à la faculté des Sciences juridiques, économiques et de gestion de Jendouba.
- Mohamed Chafik Sarsar, maître de conférences à la faculté des Droits et des Sciences politiques de Tunis.
- Asma Nouira, maître assistante à la faculté des Sciences juridiques, économiques et de gestion de Jendouba.
- Ghazi Ghraïri, secrétaire général de l'Académie internationale de droit constitutionnel
- Mustapha Ben Letaief, professeur d'enseignement supérieur à la faculté de Droit et des Sciences politiques de Tunis.
- Sadok Marzouk, avocat près la Cour de cassation.
- Rafaa BEN ACHOUR, le frère de Yadh BEN ACHOUR qui vient tardivement d'être désigné, est professeur d'enseignement supérieur à la faculté des sciences juridiques, sociales et politiques de Tunis.
Actuellement Rfaa BEN ACHOUR, fait partie du Gouvernement de Béji Caîd-Essebsi en tant que Ministre délégué auprès du Premier Ministre ).
- Un représentant de la justice judiciaire et un autre du conseil de l'État doivent se joindre ultérieurement à cette commission.
M. Ghazi Ghraïri a été désigné porte-parole de la Commission sur la Réforme politique.

En tout, la Commission sur la Réforme de Yadh BEN ACHOUR compte 14 membres sans compter son Président Yadh BEN ACHOUR.

Cette Commission sur la Réforme de Yadh BEN ACHOUR s'est subdivisée en 4 Sous-Commissions à savoir :

- la "sous-commission des élections", présidée par Farhat HORCHANI,

- la "sous-commission des Libertés publiques, des Partis politiques et des Associations", présidée par Slim LAGHMANI,

- la "sous-commission des Affaires judiciaires", présidée par Salah BEN AISSA,

- la "sous commission de l'information et de la Communication", présidée par Ridha JENAYAH

2- La deuxième phase ; la transformation de la Commission nationale sur la réforme et main basse sur le CNPR.

Le 18 février 2011, la Commission Nationale Supérieure sur la Réforme Politique présidée par Yadh BEN ACHOUR avait été instituée par le Décret-loi N° 6/2011. Ce décret-loi avait été en réalité conçu et rédigé par les membres de la Commission sur la Réforme politique de Yadh BEN ACHOUR sans aucune consultation des représentants du peuple tunisien.
Le décret-loi N°6/2011 avait apporté les modifications suivantes à la Commission Nationale supérieure sur la Réforme :

a- Le changement de nom de la Commission sur la Réforme en empruntant un nom similaire au nom du CNPR.

Le changement de nom de la Commission sur la Réforme politique pour que désormais cette Commission s'intitulerait : " l'instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique". (I.S.R.O.R. ou I.S.P.O.R ). Ce changement de nom a été choisi pour s'accaparer et usurper le nom du Conseil National pour la protection de la Révolution prêtant ainsi à la confusion avec celui-ci dans le but de le remplacer et l'affaiblir.

b- L'intégration des 14 membres de la Commission au sein de la Commission des Experts.

Les 14 membres permanents de la Commission Nationale sur la Réforme qui sont des enseignants de Droit public cités ci-dessus, feront désormais partie de la Commission appelée la " Commission des Experts".

c- la création d'un Conseil calqué sur le C.N.P.R.

En plus de la Commission des experts qui compte 14 membres en majorité des enseignants de droit, le décret-loi N° 6/2011 du 18 février 2011 vient de créer au sein de la Commission sur la Réforme un nouveau organe appelé le Conseil regroupant des partis politiques, des associations, des syndicats, et des personnalités nationales.

La création de ce Conseil au sein de la Commission sur la Réforme politique avait pour but de calquer le rôle du Conseil National pour la Protection de la Révolution sous la forme d'un double-emploi, en lui faisant perdre son rôle décisionnaire puisque le Conseil des représentants du peuple tunisien en siégeant au sein de la Commission sur la Réforme politique qui est consultative, devient à son tour consultatif assujetti à l'organisation de la Commission sur la Réforme.

C'est de cette manière que le Conseil National pour la Protection de la Révolution perdrait son efficacité et son rôle puisque beaucoup de ses membres ont accepté de siéger au sein de la Commission sur la Réforme tels que : l'UG.T.T. le Conseil de l'Ordre des Avocats, le parti ENNAHDHA, le parti du Congrès Pour la République, l'Association des Magistrats tunisiens, le Forum Démocratique pour le travail et des Libertés, le Parti de Tunisie Verte, le Syndicat National des Journalistes Tunisiens, etc...

Récemment, lors de la première et deuxièmes réunions de l'ISROR tenues respectivement le 17 mars 2011 et le 23 mars 2011 à Tunis, au siège du Comité Économique et Social, des contestations avaient eu lieu sur le manque de représentativité des partis politiques et des syndicats et des associations au sein du Conseil qui sont traités à pied d'égalité, en disposant d'une seule voix, au même titre que les personnalités nationales majoritaires composant le Conseil de l'ISROR.

Les contestataires reprochaient à Yadh BEN ACHOUR d'avoir composé à sa manière la liste du Conseil de l'ISROR sans consulter les représentants du peuple tunisien, reprochant à cette liste des 71 membres de ne comporter que des personnalités nationales n'ayant aucun lien avec la Tunisie profonde, avec les jeunes et les femmes qui ont été les instigateurs de la révolution tunisienne. Face à ces critiques, lors de la troisième réunion du Conseil de l'ISROR tenue le samedi 26 mars 2011, Yadh BEN ACHOUR a accepté la modification de la représentativité des associations, des syndicats et des partis politiques au sein du Conseil de l'ISROR ainsi que la composition des membres de ce dernier décidant de porter de 71 membres à 145 membres les membres du Conseil de l'ISROR de manière à y renforcer la représentativité des partis, de la jeunesse, de la femme, des régions et des personnalités nationales.

 
Selon cette modification chacun des partis aura trois représentants, avec l’obligation de la présence des jeunes et des femmes, parmi ces trois membres.
De même, il est prévu d'augmenter le nombre des partis représentés qui compte, actuellement, 12 partis, en plus de l’élargissement de la représentation aux organisations, en particulier l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et l’Ordre national des avocats, afin qu'ils aient chacun quatre délégués, alors que 24 délégués représenteront les régions.
Il est également prévu "d’éliminer`` certains noms qui font l’objet de contestation à cause de leurs liens avec l’ancien régime ou pour avoir appelé le président déchu à se présenter aux élections de 2014.".
Désormais, dès la quatrième réunion prévue pour mardi 29 mars 2011, le Conseil de l'I.S.R.O.R. tiendra sa réunion au siège de la Chambre des conseillers, au Bardo.

Malheureusement, cette augmentation des membres de l'ISROR ne modifie pas le rapport de force qui reste faveur de la Commission des experts de l'ISROR et de son Président Yadh BEN ACHOUR car en même temps que les membres des partis politiques et associations ont été augmentés, de la même proportion le nombre des personnalités nationales a été augmenté également. Ce qui revient la même situation antérieure contestée.

d- l'initiative de l'ISROR d'élaborer des textes législatifs et de contrôler l'activité du Gouvernement.

Ces initiatives d'élaborer des textes de lois et de contrôler l'activité du Gouvernement ont été prévues initialement par le C.N.P.R., mais ces initiatives législatives et de contrôle du gouvernement ont été récupérés par l'ISROR. En effet, le décret-loi N°6/2011 a prévu dans son article 2 que l'ISROR serait chargée en tant qu'instance publique indépendante :

a- d'examiner les textes législatifs afférents à l'organisation politique,
b- de proposer des réformes à même de concrétiser les objectifs de la révolution concernant le processus démocratique
c-d'élaborer des projets de loi conformément aux orientations fixées par la Commission dénommée désormais" instance", laquelle instance approuverait ces projets avant de les soumettre au Président de la République par intérim.
d- et d'émettre un avis en coordination avec le premier ministre sur l'activité du gouvernement.

En outre, les pouvoirs de la Commission pour la Réforme qui vient de changer de nom ont été étendus par le Décret N° 6/2011 pour s'étendre désormais au contrôle sur l'activité du Gouvernement conjointement avec le Premier Ministre en émettant à ce sujet des avis.

Ceci revient à dire que désormais, le Président de la Commission pour la Réforme Yadh BEN ACHOUR se concerterait régulièrement avec le Premier Ministre tunisien sur l'activité du Gouvernement et communiquerait à ce sujet ses avis. Voilà encore une nouvelle compétence de la Commission se rapportant à son contrôle d'une manière indirecte sur l'activité du Gouvernement dans le but de barrer la route aux critiques qui pourraient être éventuellement émises à l'encontre du Gouvernement par les partis politiques ou les représentants de la société civile...

Le limogeage récent du Ministre de l'intérieur Farhat RAJHI serait-il probablement une concertation entre Yadh BEN ACHOUR, le Président de l'ISROR et le Premier Ministre Béji Caîd-Essebsi? Ceci est possible en raison du fait que Rafaa BEN ACHOUR , le frère de Yadh BEN ACHOUR qui est membre de l'ISROR est aussi Ministre délégué auprès du Premier ministre Béji Caîd-Essebsi. Ce qui est de nature à faciliter la concertation sur le contrôle de l'activité du Gouvernement tunisien.

Conclusion

Il est à craindre que l'élection de la future Assemblée Nationale Constituante faisait apparaître des candidats qui vont entreprendre la rédaction d'une nouvelle Constitution tunisienne qui irait dans la même politique qui a été déjà tracée par le dictateur BEN ALI: laïcité excessive, restrictions des libertés de croyance, de culte, de presse, un désir de lutter contre la religion par un féminisme exagéré, un libéralisme sauvage de l'économie aux profits des multinationales, une politique étrangère échappant au contrôle du peuple tunisien, etc.

La lutte contre l'islamisme et l'exploitation politique du thème de la défense de la femme étaient deux facteurs majeurs qui ont caractérisé le régime du dictateur BEN ALI.

Aujourd'hui, ces mêmes thèmes reviennent sur la scène politique tunisienne où on n'arrête pas de parler de la laïcité et de la menace de l'islamisme. Or ces thèmes vont de l'extrême à l'extrême et pour la Tunisie, il est recommandé de conduire désormais une politique modérée, ni extrémiste islamique, ni laïque intégriste, ni féministe excessive...

Comme on le soutient la vertu est toujours au milieu. Si la Tunisie est musulmane, il n'est pas conseillé qu'elle dérive sur l'islamisme et il n'est pas conseillé de brandir la menace de l'islamisme pour justifier la répression du peuple tunisien. En ce qui concerne les droits de la femme, il est recommandé l'égalité des droits entre la femme et l'homme en Tunisie mais d'une manière équilibrée pour qu'il n'y ait pas ni féminisme revanchard à l'égard de l'homme, ni autoritarisme masculin à l'égard de la femme car tout déséquilibre aurait ses répercussions négatives sur la société tunisienne.  (Fin)

Publié par thalasolidaire

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 06:40
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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 06:35
Damas — Les autorités syriennes, confrontées à une contestation sans précédent, ont fermé l'unique salle de jeu du pays et autorisé à nouveau les enseignantes à porter le voile islamique intégral pour plaire aux conservateurs, selon la Ligue syrienne des droits de la personne.

Les autorités «essaient de gagner les faveurs des religieux afin qu'ils se tiennent à l'écart de ce qui se passe actuellement tandis que chaque semaine les manifestations partent des mosquées», a affirmé hier le président de la Ligue syrienne de défense des droits de l'homme, Abdel-Karim Rihaoui.

Il a précisé que l'unique salle de jeu de Damas, située dans le club de divertissement Mohit, a été fermée mardi soir «sous prétexte qu'elle n'était pas conforme avec la législation». Cette salle avait été ouverte à Noël 2010.

Par ailleurs, un religieux syrien, cheikh Mohammad Saïd Ramadan al-Bouthi, avait annoncé dans un discours retransmis mardi à la télévision officielle qu'une «décision avait été prise [par les autorités] autorisant toutes les enseignantes portant le niqab à retrouver leur poste».

En juin, 1200 enseignantes portant le niqab avaient été exclues de leur poste par le ministre de l'Éducation, Ali Saad.
 
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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 06:10
 
Avion_mondialisation_1.jpg

 

Parmi les « volontaires » qui bombardent la Libye, au nom des « droits humains » et du « droit international » invoqués par le Conseil de sécurité, se trouvent le Qatar et les Emirats arabes unis : deux des Etats du Golfe gouvernés par des monarchies héréditaires, qui non seulement concentrent dans leurs mains tous les pouvoirs et refusent à leurs peuples les plus élémentaires droits humains, mais, au mépris du droit international, ont envoyé des troupes au Bahrein pour écraser dans le sang la requête populaire de démocratie.

 

Principal sponsor de leur participation à la guerre contre la Libye : la France. Le ministre de la défense Gérard Longuet a qualifié d’ « essentiel » le rôle du Qatar, qui a envoyé six chasseurs-bombardiers Mirage 2000-5 dans la base grecque de Souda, en Crète, d’où ils décollent avec les Mirage français pour attaquer le objectifs libyens.  Il y a quinze ans que la France entraîne les forces aériennes du Qatar, à qui elle a fourni les Mirage : ils peuvent enfin maintenant être utilisés dans une action guerrière réelle, sous commandement français. Même chose pour les six Mirage que les Emirats arabes unis ont envoyés à la base de Decimomannu en Sardaigne, avec six chasseurs-bombardiers F-16 et un Airbus avec matériels et personnel logistique. La participation des Mirage des deux monarchies du Golfe dans la guerre de Libye est « essentielle » non tant pour l’issue de la guerre, que pour les intérêts de l’industrie constructrice, Dassault, groupe privé qui opère dans plus de 70 pays.

 





















 

Mirage 2000-5


En démontrant l’efficience des Mirage, elle en promeut la vente : une tractation est en cours pour en fournir 18 à l’Irak au prix de 1 milliard de dollars. En même temps, en démontrant la supériorité de ses appareils, Dassault lance son nouvel appareil de chasse, le Rafale (pas seulement de vent mais aussi de mitrailleuses). Ce n’est pas un hasard si le premier avion qui a tiré en Libye, le 19 mars, a été un Rafale. Le gouvernement français a investi jusqu’ici (avec de l’argent public) l’équivalent d’environ 55 milliards de dollars pour en acheter plus de 300. Jusqu’à présent, pourtant, aucun autre pays n’a acheté de Rafale.

 

Le Qatar, qui veut 36 nouveaux avions de chasse, n’a pas encore choisi : au Rafale de Dassault viennent s’opposer l’Eurofighter Typhoon du consortium européen, et le futur F-35 de la société étasunienne Lockheed Martin. Même situation aux Emirats arabes unis, où le président Sarkozy s’est rendu il y a deux ans pour inaugurer une base militaire française et, surtout,  pour vendre 60 Rafale au coût de 10 milliards de dollars (il manifesto, 27 mai 2009[i]). L’affaire n’a cependant pas encore été conclue car, comme à Oman, le Rafale est en compétition avec le F-16 de Lockheed.

 



Le Rafale

En Arabie saoudite, le Rafale a déjà perdu le duel aérien : c’est Boeing qui a gagné et fournira à Riad 65 chasseurs F-15 et en potentialisera 70 autres dans le cadre d’un « lot » (comprenant aussi 100 hélicoptères de combat) au prix de 67 milliards de dollars. On comprend pourquoi l’administration Obama, quand elle déclarait le 17 mars que le Conseil de sécurité de l’ONU avait « répondu aux cris d’appel au secours des peuples libyens », restait sourde aux cris d’appel au secours du peuple du Bahrein que les troupes saoudiennes, entrées dans le pays trois jours avant, étaient en train de massacrer.

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio  

 

 [1] Version française : La grandeur de Sarkozy s’étend au Golfe sur :
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13769

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 05:51

 

Des manifestants contre le président yéménite Ali Abdallah Saleh, le 5 avril 2011 à Sanaa

Des manifestants contre le président yéménite Ali Abdallah Saleh, le 5 avril 2011 à Sanaa

 

Des foules nombreuses appelant au départ du président Ali Abdallah Saleh ont bravé mercredi la police au Yémen, après des violences qui ont fait 25 tués et provoqué une vive condamnation de Washington.

Alors que les Etats-Unis se disent prêts à poursuivre leur coopération anti-terroriste avec un successeur éventuel, le secrétaire à la Défense Robert Gates a rencontré à Ryad le roi Abdallah d'Arabie saoudite qui s'inquiète de la résurgence d'Al-Qaïda chez son voisin de la péninsule arabique.

Des manifestations massives ont eu lieu à travers le Yémen pour demander le départ de M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, et accusé par son principal rival le général Ali Mohsen al Ahmar d'avoir voulu l'assassiner mardi.

Des foules nombreuses ont envahi les rues de Sanaa, Aden (sud) Taëz (sud-est) et Sanaa après des manifestations qui ont fait au moins 25 mort depuis lundi ainsi que des centaines de protestataires indisposés par les gaz lacrymogènes.

La Maison Blanche a "condamné fermement l'usage de la violence par les forces gouvernementales", et souligné que dans le domaine de la lutte anti-terroriste Washington ne se "concentrait pas sur un individu".

A Taëz, les cortèges qui ont convergé vers la "place de la Liberté", l'un des épicentres de la contestation scandaient : "Dégage, Ali", "Le peuple veut la chute du régime".

Le mouvement contre le régime, commencé fin janvier dans ce pays pauvre et instable, ne faiblit pas et les troubles, qui ont fait plus de 100 morts, apparaissent propices à un renforcement des émules d'Oussama ben Laden.

La monarchie saoudienne, cible de la vindicte d'Al-Qaïda, a offert d'accueillir des tractations entre l'opposition et le régime Saleh pour tenter de trouver une solution politique propre à rétablir l'ordre chez son voisin.

Ce dialogue est d'autant plus urgent que, selon la presse américaine, les opérations anti-terroristes menées par l'armée yéménite se sont arrêtées à cause de la mobilisation d'unités loyales à M. Saleh pour sa propre défense.

"Le président Saleh doit trouver une solution à l'impasse politique avec l'opposition pour qu'un changement politique digne puisse se produire à court terme de façon ordonnée et pacifique", a souligné le porte-parole de la Maison Blanche.

M. Saleh maintient qu'il ne peut céder le pouvoir que dans le cadre d'un processus constitutionnel après un retour au calme. Ses opposants disent de leur côté n'être prêts à discuter que de son "départ immédiat".

La tension au sein de l'armée a été illustré par un incident mardi à Sanaa entre des soldats sous le commandement du général Ahmar, rallié à la contestation, et des hommes fidèles au président.

Dans un communiqué, le général Ahmar a affirmé que des émissaires tribaux s'étaient présentés au QG de la 1ère division blindée qu'il commande et demandé à le voir pour une médiation entre lui et M. Saleh. Lorsqu'il s'est présenté à eux, des "individus de la garde du président disséminés parmi ces émissaires ont commencé à tirer en sa direction ainsi que sur les émissaires tribaux".

Le regain de violences au Yémen a suscité de vives réactions dans le monde.

Londres a sommé M. Saleh de "dire clairement qu'il est prêt à s'engager dès à présent dans un processus global de transition politique", alors que Rome a souhaité "l'amorce au plus tôt d'un dialogue constructif avec ceux qui réclament pacifiquement le début d'une nouvelle période de réformes".

L'Union européenne a appelé pour sa part M. Saleh à entamer "sans délai" une transition politique.

Par Hammoud MOUNASSAR SANAA (AFP)

Lien : http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Monde/Yemen-Saleh-critique-par-Washington-sous-la-pression-accrue-de-la-rue

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