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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 01:48

Les Émirats et les frères musulmans  ... « Pas trop amical !»

 


 

 

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Emirats : le ministre des Affaires étrangères critique les Frères musulmans  


 

Emirats: le ministre des Affaires étrangères critique les Frères musulmans

 

Le ministre émirati des Affaires étrangères a accusé lundi les Frères musulmans, dont une soixantaine de partisans ont été arrêtés dans le pays, de "ne pas reconnaître la souveraineté" des Etats. 

"Je ne veux pas commenter les procédures judiciaires concernant les personnes arrêtées", a déclaré cheikh Abdallah ben Zayed qui était interrogé lors d'une conférence de presse sur une soixantaine d'islamistes arrêtés au cours des derniers mois aux Emirats arabes unis. 

"Mais, a-t-il ajouté, l'idéologie des Frères musulmans ne reconnaît pas l'Etat national ni la souveraineté des Etats, et c'est pourquoi il n'est pas étrange que l'organisation mondiale des Frères oeuvre à saper la souveraineté des Etats et leurs lois". 

Le ministre a souligné que son pays acceptait "d'engager un dialogue ouvert et transparent avec ses citoyens, mais n'accepte pas qu'il y ait d'autres parties qui tirent avantage de cette ouverture", sans nommer la confrérie islamiste. 

Le 15 juillet, les autorités avaient annoncé le démantèlement d'un groupe en l'acusant de comploter contre la sécurité de l'Etat. 
 
Le chef de la police de Dubaï, Dhahi Khalfane, avait par la suite accusé les Frères musulmans de chercher à renverser les monarchies du Golfe et affirmé que les militants arrêtés pour complot avaient fait allégeance au guide de la confrérie. 

Le mois dernier, un quotidien proche des autorités avait affirmé que la soixantaine de partisans du groupe islamiste Al-Islah, lié aux Frères musulmans, avaient avoué appartenir à une "organisation secrète" qui voulait profiter du Printemps arabe pour instaurer un régime islamiste. 
 
Al-Islah a cependant démenti avoir une aile militaire et recevoir des financements de l'étranger pour instaurer un régime islamique.
 
Parmi les détenus, figurent deux avocats et défenseurs des droits de l'Homme, Mohammed al-Roken et Mohammed Mansouri, vice-président d'Al-Islah. 

La fédération des Emirats arabes unis, l'un des pays les plus riches du monde, a été épargnée par la vague de contestation populaire qui a secoué le monde arabe.  lorientlejour

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Golfe Les pays arabes devraient travailler ensemble pour arrêter groupe islamiste des Frères musulmans complot visant à saper les gouvernements de la région, les Emirats arabes unis, ministre des Affaires étrangères a déclaré lundi.

Les Émirats arabes unis, un important exportateur de pétrole et centre d’affaires, a arrêté environ 60 islamistes locaux cette année, les accusant d’appartenir aux Frères musulmans – ce qui est interdit dans le pays – et de complot pour renverser le gouvernement.

Merci à systèmes de protection sociale du berceau à la tombe, les Emirats Arabes Unis et d’autres monarchies arabes du Golfe ont largement évité les troubles du printemps arabe qui a détrôné les dirigeants ailleurs.

Mais ils craignent la montée des Frères en Egypte – et d’autres groupes islamistes dans d’autres États – dans le sillage des révolutions pourrait encourager la dissidence sur leur propre terrain.

“Les Frères musulmans ne croient pas en l’État-nation. Il ne croit pas à la souveraineté de l’État», le cheikh Abdullah bin Zayed al-Nahyane a déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre ukrainien des Affaires étrangères.

Il a dit qu’il y avait des personnes au sein des Frères musulmans qui seraient en mesure d’utiliser leur «prestige et les capacités de violer la souveraineté, les lois et les règles d’autres Etats».

«Nous avons besoin de communiquer pour voir s’il y avait des personnes ou des organisations qui avaient recours à ces pays», at-il dit, sans nommer les pays dont il parlait.

L’organisation, qui a accédé au pouvoir en Egypte après le renversement d’Hosni Moubarak, a toujours cherché à rassurer les pays arabes du Golfe il n’a aucun plan pour favoriser un changement politique au-delà des frontières de l’Egypte.

Le Président Mohamed Mursi, propulsé au pouvoir par les Frères, dit qu’il n’y a pas de plan d ‘”exporter la révolution”.

“Les membres de la Fraternité musulmane qui concerne leurs pays d’accueil et ne pas appeler pour faire baisser tout système de gouvernance dans les pays où ils vivent», Mahmoud Hussein, les Frères secrétaire général, a déclaré.

L’organisation des Frères musulmans, fondée en Égypte en 1928, est considéré comme un mentor pour les groupes islamistes dans la région.

Le groupe d’environ 60 hommes arrêtés aux Emirats Arabes Unis cette année appartenaient à l’échelle locale groupe islamiste Al Islah.

Le mois dernier, les médias locaux ont rapporté que certaines des personnes arrêtées ont avoué que leur organisation a été l’exécution d’une branche armée et avait été comploter pour prendre le pouvoir et établir un état islamiste. Al-Islah a depuis nié.

Les rapports déclaré que le groupe était coordination avec les organisations des Frères dans trois autres pays du Golfe arabe, et qu’ils avaient reçu jusqu’à 10 millions de dirhams (3,67 millions de dollars) d’un homologue d’un autre pays arabes du Golfe.

Al Islah dit qu’il partage une idéologie similaire avec les Frères musulmans en Egypte, mais n’a pas de liens directs et fait pression pour que les réformes pacifiques.

Chef de la police de Dubaï Dhahi Khalfan a déclaré dans Mars il y avait un “complot international” contre les pays du Golfe par les Frères musulmans. francaisenouvelles

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 00:59

Déclaration de Moncef Marzouki, Président de la Tunisie,  au sommet de la francophonie 

 
 

 

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En savoir davantage sur la francophonie


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 Francophonie : sommet d'équilibristes à Kinshasa


Joseph Kabila et François Hollande à l'ouverture du sommet à Kinshasa, le 13 octobre 2012.Joseph Kabila et François Hollande à l'ouverture du sommet à Kinshasa, le 13 octobre 2012. © Noor Khamis/Reuters

 

 

Le XIVe sommet de la Francophonie s'est achevé en RDC. Pas d'incidents, des vérités dites avec diplomatie...Kinshasa a tenu bon.


Le rideau est tombé sur le XIVe sommet de la Francophonie, à Kinshasa, dimanche 14 octobre. Le président congolais, Joseph Kabila, remporte une victoire étriquée, mais une victoire quand même. « Nous avions sur notre route de nombreuses difficultés, mais ce sommet a été un grand succès », a déclaré Abdou Diouf. Le secrétaire général de la Francophonie faisait allusion au doute qui a subsisté jusqu'en août sur la tenue de l'événement et sur les exigences de la France pour permettre la venue du président François Hollande.

 

Ce dernier est finalement venu. Et a délivré son message. Il a rappelé les « valeurs, les principes et les exigences de la Francophonie », mais a été un ton en dessous par rapport aux déclarations faites depuis Paris, où il estimait que la situation en RDC était « tout à fait inacceptable sur le plan des droits, de la démocratie et de la reconnaissance de l'opposition. » « Ici, il ne pouvait pas tenir de tels propos sans risquer de provoquer un incident », reconnaît un responsable français. De fait, la salle du Palais du Peuple, où s'est déroulé le sommet, était acquise à Joseph Kabila...

 

"Exigeants et vigilants"

 

François Hollande a donc lancé ses attaques depuis la résidence de l'ambassadeur de France, le 13 octobre, dans la soirée, avant de s'envoler pour Paris. Après avoir inauguré la médiathèque Floribert Chebeya, du nom du militant des droits de l'homme assassiné en 2010, il a déclaré à propos du procès en cours sur cette affaire et de la réforme promise par Kinshasa de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) : « Nous n'allons pas nous arrêter là, nous continuerons à être exigeants et vigilants. » Juste après ses propos, il rencontrait le leader historique de l'opposition, Étienne Tshisekedi. À l'issue d'un entretien qui n'a pas dépassé les vingt minutes, remonté comme jamais, le Sphinx de Limete a lâché : « Je serai au pouvoir sous peu et je vais dissoudre l'Assemblée nationale. » Sans plus de précision. Pas sûr que Paris cautionne cette envolée.

 

 

Dans son discours, en guise de réponse à son homologue français, Joseph Kabila a rappelé « la complaisance de la communauté internationale avec la dictature prédatrice de Mobutu ». Il a aussi estimé que « la restauration de l'autorité de l’État et la démocratisation étaient une œuvre de longue haleine ». Échange à fleurets mouchetés après une poignée de mains plus que sobre et furtive entre les deux hommes. « Tout cela est de la gymnastique pour un président très bas dans les sondages », ironise un proche de Kabila dénonçant « les diatribes socialistes lancées depuis Paris » et « le retour à la réalité à Kinshasa ». Tout le monde aura en effet remarqué les corrections faites au stylo par François Hollande avant de prononcer son discours. A-t-il atténué la charge prévue ?

 

Pas de consensus

 

Sinon, durant le sommet, la résolution la plus attendue était celle sur la situation en RDC. Elle a donné lieu à une intense bagarre diplomatique entre Kinshasa et Kigali. Le texte provisoire appelait « le Conseil de sécurité des Nations unies à adopter des sanctions ciblées contre tous les responsables des exactions commises dans l'Est de la RDC » et encourageait le gouvernement congolais à « poursuivre en justice les auteurs des crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. »

 

 

Le texte visait notamment les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) qui contrôlent une partie du Nord-Kivu. En l'absence du président rwandais, Paul Kagamé, la ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, a rejeté ces deux passages. Selon les règles de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), une résolution devait être adoptée par consensus. Ce ne fut pas le cas cette fois. « L'essentiel est que ce texte a été adopté par tout le monde, à l'exception du Rwanda », a souligné Joseph Kabila.

 

À l'ordre du jour également de ce sommet, il faut souligner l'adhésion à la Francophonie de l'Uruguay...et du Qatar, qui décidément déploie une diplomatie d'influence tous azimuts. Quant au XV sommet en 2014, il se tiendra au Sénégal. Après douze années en fonction, ce sera le dernier sommet de l'ancien chef d'État sénégalais, Abdou Diouf. « Nous ressentons cette marque de confiance comme un hommage à l’œuvre de Léopold Sédar Senghor et à l'action d'Abdou Diouf », a déclaré le président sénégalais, Macky Sall. « Je vous remercie », a répondu Abdou Diouf. C'est la première fois qu'il s'adressait publiquement à l'un de ses successeurs... Jeuneafrique.

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 20:06

Écouter bien et protéger vos fillettes ! Et continuer à voter islam politique… Tant pis pour vous!

 

«Nous avons tous vu et entendu les propos de ce psychopathe de Bahri Jelassi qui revendique le mariage des filles à l'âge de 13, 14 et 15 ans sous prétexte que la fille qui atteint les 20 ans ne donne plus envie, et qu'elle n’est pas excitante. Cet homme dont les propos touchant aux droits de l'enfant, à la dignité de la femme et à la stabilité de la société doit être traduit en justice et condamné sévèrement. Pour tous ceux qui veulent agir en portant plainte contre cet homme, signez cette pétition s'il vous plaît... Ce qu'il dit est une menace pour les enfants, les femmes et les hommes, tous confondus», lit-on dans la pétition que l’on peut signer sur le site Pétition24.net’’.

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Bahri Jelassi : le Code du Statut Personnel est une « destruction massive »


Au moment où la Tunisie célèbre la fête de la femme en souvenir de la promulgation du statut du code personnel par Bourguiba le 13 août 1956, Bahri Jelassi, président du Parti de l’ouverture et de la fidélité (POF), a jeté un pavé dans la mare comme pour jouer le trouble-fête. Interrogé par la chaîne privée de télévision( Hannibal )qui organise ce soir une émission « Parole de femmes », Bahri Jelassi a qualifié le statut du code personnel de « destruction massive ».

 

Connu pour ses déclarations fracassantes, le président du POF qui a toujours revendiqué le rétablissement de la polygamie, considère que le Code du Statut personnel est à l’origine des problèmes sociaux dans lesquels le pays se débat depuis plusieurs années.

 

Présentes sur le plateau, Mmes Sihem Badi (ministre de la femme), Maherzia Laâbidi (vice-présidente de l’ANC), et les militantes Radhia Nasraoui, Sihem Ben Sedrine ont exprimé leur indignation et rejeté à l’unisson les déclarations provocatrices de Bahri Jelassi. Ce dernier n’a d’ailleurs pas manqué d’égratigner Habib Bourguiba connu, selon lui, pour son appartenance à l’idéologie maçonnique.

Bahri Jelassi dont les propos ne manqueront pas d’alimenter la polémique ignore que le Code du Statut Personnel est le couronnement du mouvement réformateur tunisien auquel ont participé plusieurs dignitaires religieux. webdo.tn

 

 

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Droits de l'enfant et Constitution - Critique ministérielle

 

 

Le ministère des Affaires de la femme et de la famille a appelé, dans un communiqué publié hier, à réviser l'article 31 du brouillon de la Constitution relatif aux droits de l'enfant.

La nouvelle Constitution doit garantir, clairement, les droits fondamentaux de l'homme y compris les droits de l'enfant sans discrimination aucune.

Fondés sur les valeurs de dignité et du développement harmonieux de l'enfant, ces droits sont axés, comme le stipule la convention internationale relative aux droits de l'enfant, sur le droit à la vie, à la survie et au développement ainsi que sur le droit d'être protégé contre les influences nocives, les mauvais traitements et l'exploitation ; celui également de participer à part entière à la vie familiale, culturelle et sociale.

L'article, dans sa première et deuxième mouture proposées, considère que l'enfant a seulement des besoins spécifiques dont il faut tenir compte et omet d'énoncer la garantie de ses droits, précise le communiqué.

Le document ajoute que la commission des droits et des libertés n'a fait aucune allusion au principe fondamental qui régit les droits de l'enfant, à savoir son intérêt supérieur, le droit de s'exprimer et de participer.

Le communiqué indique que l'égalité des chances n'est pas garantie par l'article en question, dans sa première mouture, puisqu'il stipule que le droit de l'enfant à l'enseignement, à la santé ... doit être garanti par les parents quelle que soit leur situation matérielle et n'évoque aucune responsabilité de l'Etat à cet égard.

Le ministère a mis l'accent sur la nécessité d'inscrire dans la Constitution les principes généraux, et ce, en se référant à la convention internationale des droits de l'enfant et au code de protection de l'enfance.

Le ministère des Affaires de la femme et de la famille propose dans une nouvelle formule de l'article 31, élaborée en collaboration avec des juristes et l'organisation des Nations unies pour l'enfance, Unicef, de permettre à l'enfant, en tant qu'être humain, de jouir pleinement des droits garantis par la Constitution du pays, les législations nationales, et les conventions internationales ratifiées par la Tunisie sans aucune forme de discrimination. Le devoir de protéger l'enfant et la mère incombe à la famille, à la société et à l'Etat.

L'article met l'accent, notamment, sur le droit de l'enfant à une identité qui comporte son nom de famille, son prénom, sa date de naissance, sa nationalité et l'appartenance à une famille et souligne que l'enfant porteur de handicap a le droit à la protection, à l'éducation intégrée et à une formation adéquate sans discrimination aucuneallafrica

 

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Droits de l'enfant - Dénoncer toute atteinte et violation

 

Depuis la ratification de la convention des Nations unies pour la protection de l'enfance, la Tunisie a mis en place le dispositif juridique ainsi que les mécanismes et les outils qui sont destinés à protéger les droits de l'enfant.

 

Avec sa batterie de dispositifs, de textes, de mécanismes dont s'est progressivement doté l'Etat, ce dernier s'est trouvé aussi avancé que les autres pays signataires en matière de protection des droits de l'enfant, mais sur le terrain, la réalité est tout autre et les droits des enfants sont soit bafoués, soit insuffisamment protégés, en raison d'une volonté faisant souvent défaut à faire appliquer les principes de la convention ainsi que les textes de loi.

 

La situation des droits de l'enfant reste, en effet, marquée par un décalage entre les textes juridiques et leur mise en œuvre.

 

Dans son rapport sur la Tunisie, le Comité des Nations unies des droits de l'enfant a apporté plusieurs recommandations sur les mesures à prendre pour conférer plus d'efficience à l'application des textes juridiques et améliorer la situation des droits de l'enfant en Tunisie.

 

Parmi les recommandations émises, celle de la création d' une institution nationale indépendante des droits de l'homme, conformément aux principes relatifs au statut des institutions nationales pour la promotion et la protection des droits de l'homme (résolution 48/134 de l'Assemblée générale).

 

Cette institution aura pour rôle de suivre et d'évaluer les progrès accomplis dans l'application de la convention relative à la protection des droits de l'enfant au niveau national et local.

 

«En matière de politique de l'enfance, la Tunisie s'est dotée d'une infrastructure juridique et institutionnelle assez étoffée : un cadre légal, des dispositions juridiques, des stratégies, des institutions et des programmes, a souligné Mme Luisa Fornara, représentante de l'Unicef en Tunisie.

 

Elle a été parmi les premiers pays à signer la convention et les deux protocoles additionnels consacrés à la défense, la protection et la promotion des droits des enfants. Mais les lois ne suffisent pas si leur mise en oeuvre et les pratiques ne suivent pas.

 

L'expérience a démontré que dans les pays où un médiateur national des droits de l'enfant a été institué, les droits de l'enfant sont mieux protégés et les politiques relatives à l'enfance sont mieux appliquées».

 

Le ministère de la Femme et de la Famille a organisé, en collaboration avec l'Unicef, une conférence nationale s'étalant sur deux jours (28 et 29 septembre), qui a réuni des membres de l'Assemblée nationale constituante, des représentants des institutions gouvernementales, des membres d'ONG actives dans le domaine des droits de l'homme et de l'enfant et des experts en matière de droits et de protection des enfants.

 

Des ateliers ont été organisés pour débattre des modalités de mise en place d'un mécanisme indépendant de suivi des droits de l'enfant en Tunisie.

 

Faut-il créer le statut d'ombudsman (médiateur) pour les enfants, expérience qui a réussi dans plusieurs pays ou plutôt intégrer une section spécialisée dans les droits de l'enfant au sein de l'institution nationale des droits de l'homme ? Cette question a été soulevée dans l'un des ateliers qui s'est tenu au cours de la conférence.

 

Quel rôle ?  Va-t-il s'inscrire dans un rapport de complémentarité ou jouer un rôle tout a fait différent ? Quelles garanties d'indépendance, d'accessibilité et quels moyens d'action ?

 

Autant de thèmes qui ont été débattus et qui permettront d'aboutir à un consensus autour de la création d'une institution indépendante qui permettra de contrôler , d'une part, l'application des principes de la convention des Nations unies et, d'autre part, les actions de l'Etat en matière de protection des droits de l'enfant. allafrica

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 16:35

Les prochaines élections législatives et présidentielle en Tunisie auront lieu le 23 juin, à la suite d’un accord entre les membres de la coalition au gouvernement.

 

C’est ce qu’a annoncé le parti islamiste Ennahdha, qui domine cette coalition, dans la nuit de samedi à dimanche.

 

Des élections générales le 23 juin 2013

 

Les trois partis de la coalition se sont accordés pour «proposer la date du 23 juin 2013 pour la tenue des prochaines élections législatives et présidentielle, un deuxième tour de la présidentielle devant se tenir le 7 juillet», a indiqué le parti islamiste.

 

Ce communiqué signé par les trois partis de la coalition – Ennahdha et deux formations de centre-gauche, Ettakatol et le Congrès pour la République (CpR) – annonce aussi qu’un compromis a été trouvé sur la nature du régime politique qui sera défini dans la future Constitution.

 

Ce compromis prévoit «un régime politique mixte dans lequel le président sera élu au suffrage universel pour un meilleur équilibre des pouvoirs et au sein du pouvoir exécutif», explique le communiqué. Ce qui signifie que le parti Ennahdha a abandonné son option initiale pour un régime parlementaire pure, après avoir compris qu’il aura du mal à faire passer son projet au sein de l’Assemblée nationale constituante (Anc).

 

Les trois partis de la coalition peinaient depuis des mois pour trouver un compromis sur la Constitution en cours de rédaction. Les islamistes réclamaient un régime parlementaire pur alors que ses partenaires étaient favorables à un système politique laissant des prérogatives importantes à un chef de l’Etat élu au suffrage universel.

 

Les élections générales ne peuvent cependant être organisées qu’après l’adoption de la nouvelle loi fondamentale, qui doit encore être approuvée article par article puis dans son intégralité à une majorité des deux tiers de l’Anc.

 

Selon le compromis annoncé dans la nuit, les trois partis se sont aussi mis d’accord sur une commission électorale indépendante et un candidat à sa présidence, ainsi que sur la création d’«une instance supérieure de l’audiovisuel», deux sujets à l’origine de tensions au sein de la coalition.

 

Application des décrets-lois 115 et 116

 

Samedi, des personnalités proches des négociations avaient annoncé à l’Afp qu’un accord sur ces thèmes était intervenu après de longues négociations entre Ennahdha, le CpR, dont est issu le chef de l’Etat Moncef Marzouki, et Ettakatol de Mustapha Ben Jaâfar, président de l’Anc.

 

Des sources au sein de la «troïka» ont indiqué à Kapitalis que la coalition au pouvoir va également proposer aux autres participants au «dialogue national», initié par l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt), la mise en application des décrets-lois 115 et 116 relatifs au nouveau Code de la Presse et à la création de la Haute autorité indépendante pour la communication audio-visuelle (Haica), publiés sur le Journal officiel début novembre dernier, mais que le gouvernement Jebali a refusé, jusque-là, d’appliquer, se réservant la possibilité d’intervenir directement dans les affaires des médias, et notamment dans la nomination des responsables des médias publics.

 

Kamel Jendoubi présidera l’Instance des élections

 

Un compromis semble s’être également dessinée à propos de la mise en place de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), et un consensus s’est dégagé pour la reconduite de Kamel Jendoubi à la tête de cette instance, d’autant qu’il a piloté, avec succès, les élections du 23 octobre 2011. Outre la crédibilité du personnage et son expérience, sa nomination va assurer un minimum de continuité dans le fonctionnement de cette instance.

 

Leur gouvernement est l’objet de vives critiques en raison de la lenteur des travaux à l’Anc, d’autant que la plupart des forces politiques représentées s’étaient engagées à ce que la nouvelle loi fondamentale soit adoptée dans un délai d’un an à compter de l’élection de la Constituante le 23 octobre 2011.

 

Le gouvernement a longtemps tablé sur des élections générales en mars, avant de reconnaître qu’elles seraient repoussées à une date ultérieure faute d’accord sur la Constitution. kapitalis

 

 

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 L’opposition dénonce la décision « hâtive » de la Troïka et appelle à un débat national


 

 

La proposition de la Troika relative à l’adoption d'un régime politique mixte et de la fixation de la date des futures élections présidentielles et législatives, au 23 juin 2013, ne semble pas convaincre les membres de l’opposition. 

 

Maya Jribi,  Secrétaire générale d’Al Joumhouri, déclare sur les ondes de Mosaïque Fm, que la décision du régime mixte émane des pressions sociales exercées sur la Troïka mais que le débat actuel devra porter sur les prérogatives du président de la République. Elle soutient également qu’une autre revendication essentielle concerne la séparation des élections présidentielles et législatives, qui ne peuvent être tenues dans la même période.

 

Ridha Belhaj, porte-parole de Nidaa Tounès, affirme que même si le parti n’a pas encore annoncé sa position officielle face à cette proposition, une première lecture permet de se rendre compte que cette décision a été hâtive et n’a pas pris en compte des considérations importantes, telles que la mise en place de l’ISIE ainsi que des conditions optimales pour la réussite des futures élections, telles que l’indépendance de l’administration tunisienne et des ministères de souveraineté.


Selon lui, cette proposition pourra être discutée lors du dialogue national organisé par l’UGTT, le 16 octobre, en présence de tous les acteurs concernés. businessnews

 

 

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 Ennahdha ne participera pas à l’initiative de l’UGTT


 

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Bien qu’elle ait annoncé son soutien total à l’initiative de l’UGTT et son engagement à respecter les propositions qui en découleront tant que c’est dans l’intérêt du pays, Ennahdha a décidé de ne pas participer à la réunion prévue le 16 octobre.



La participation de Nidaa Tounes au dialogue national prévu le mardi est derrière sa décision.

 

De nombreux autres partis dont le mouvement Wafa ne participeront pas à ce dialogue pour la même raison. espacemanager

 

 

 

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La Troïka a choisi son candidat à la présidence de l’ISIE



 

Lors de la réunion qui a regroupé hier samedi 13 octobre les « décideurs » au sein de la Troïka, et qui a débouché sur la présentation de son projet d’une feuille de route concernant les prochaines échéances électorales, et son choix du régime politique du pays, les représentants des trois partis se sont mis d’accord sur la personne qu’ils vont proposer pour présider l’ISIE dans sa nouvelle version. Ils s’abstiennent néanmoins, pour le moment, de révéler son identité.

 

La Troïka est en train d’installer son équipe pour les prochaines échéances, et elle est en train de le faire dans la précipitation, et sous la pression.

 

Quelle sera la réaction de l’opposition à ces décisions, sachant qu’elle se rend compte de l’ascendant qu’elle a pris sur la Troïka par l’effet de la pression ? unisienumerique

 

 

 

_______________________________________________________________Rumeurs ??  

 

Après des mois de perte de temps, la Troïka reconduit Kamel Jendoubi à la tête de l’ISIE

 

 

 

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Comme prévu depuis quelques semaines, Kamel Jendoubi, sera le candidat  proposé par la Troïka  pour présider l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE).

 

Jendoubi dont l’expérience à la tête de l’ISIE a été très réussie, est donc bien parti pour garder son poste.

 

Mais la question qui se pose est de savoir pourquoi la Troïka a perdu autant de temps pour reconduire Jendoubi, alors qu’elle était convaincu qu’il était l’homme de la situation ? et qui de surcroit ne commence à faire son éloge que maintenant ?...espacemanager

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Accord sur la tenue des élections le 23 juin

 

Les trois partis de la coalition au pouvoir en Tunisie sont parvenus à un accord prévoyant l'organisation d'élections présidentielle et législatives le 23 juin 2013.

 

L'accord a été annoncé dans un communiqué commun publié dimanche sur le site du mouvement islamiste "Ennahdha".

 

Outre Ennahdha, la troïka qui dirige le pays depuis la chute du régime de l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali, comprend deux formations de centre-gauche, le Congrès pour la République (CPR) du président Moncef Marzouki et "Ettakatol" ou Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL) du président de l'assemblée nationale constituante (ANC) Mustapha Ben Jaâfar.

 

L'accord qui doit être soumis à l'approbation de l'ANC, dominée par la troïka, prévoit un second tour de l'élection présidentielle au suffrage universel le 7 juillet.

 

Sur l'épineux problème du futur régime politique, les trois alliés ont convenu d'un régime mixte qui assure l'équilibre entre les pouvoirs et au sein du pouvoir exécutif.

 

L'accord sur ce point représente une concession du mouvement islamiste qui plaidait pour un régime parlementaire, alors que ses alliés et une partie de l'opposition réclamaient un régime qui accorde des prérogatives importantes au chef de l'Etat.

 

Dans le régime transitoire actuel, l'essentiel des pouvoirs est détenu par le chef du gouvernement, l'islamiste Hamadi Jebali, le président Marzouki s'étant vu attribuer la portion congrue.

 

Mettant fin aux critiques de l'opposition et de la société civile qui leur reprochaient le retard enregistré dans la mise en place d'une feuille de route politique claire avec des dates précises, les trois alliés ont également convenu de la mise sur pied d'une instance électorale indépendante devant présider aux prochains scrutins. Selon le communiqué, les membres de cette instance devront se prévaloir des critères de "neutralité, de loyauté et d'indépendance".

 

Ils sont tombés d'accord pour appuyer un candidat à la présidence de l'instance électorale, sans en préciser le nom. Parmi les personnalités pressenties, le nom de Kamel Jendoubi, un militant des droits de l'Homme qui avait conduit avec succès la première opération électorale post-Ben Ali, a circulé.

La troïka a aussi convenu de créer une "instance supérieure indépendante de l'audiovisuel". romandi

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 05:43

Le CADTM se félicite d’une possible collaboration entre la Tunisie et l’Équateur pour auditer la dette tunisienne

 

À la demande du président de la Tunisie, le chef de l’État équatorien Rafael Correa vient d’annoncer qu’il enverrait une équipe d’économistes en Tunisie pour conseiller et partager l’expérience de son pays sur l’audit de la dette. Cette aide intervient après l’introduction par une députée de l’Assemblée nationale constituante de Tunisie d’une proposition de loi pour mettre en place une commission d’audit de la dette.

 

Le CADTM, qui a participé à l’audit de la dette équatorienne et soutenu activement la campagne contre la dette odieuse menée en Tunisie par RAID (membre des réseaux CADTM et ATTAC), se félicite de cette possible collaboration entre la Tunisie et l’Équateur. Comme en Équateur, l’audit pourrait, en effet, aboutir à des résultats concrets en libérant le peuple tunisien d’une dette largement odieuse et illégitime. En effet, le pays est encore aujourd’hui étranglé par une dette largement héritée de l’ère Ben Ali. Le budget consacré au remboursement de cette dette représente 8 fois le budget des affaires sociales, 3 fois celui de la santé et presque 6 fois celui de l’emploi. Un audit de la dette tunisienne comme celui réalisé en Équateur afin d’identifier la part odieuse et illégitime, qui doit être annulée sans condition, apparaît dès lors vital pour le peuple tunisien.

 

Rappelons que l’Équateur a mené entre 2007 et 2009 un bras de fer avec ses créanciers en décidant d’auditer unilatéralement l’intégralité de sa dette publique. Sur base des conclusions de cet audit mené par une commission internationale instituée par Rafael Correa et composée de représentants de l’État, de mouvements sociaux et de réseaux internationaux travaillant sur la dette dont le CADTM, l’Équateur avait alors suspendu le paiement d’une part importante de sa dette illégitime et forcé ses créanciers à reprendre leurs titres diminués de trois quarts de leur valeur. Au final, cette opération a permis au pays d’épargner 7 milliards de dollars, autant de nouveaux moyens financiers qui peuvent être consacrés non plus au remboursement de la dette mais aux dépenses sociales dans la santé, l’éducation et dans le développement d’infrastructures de communication.

 

La Tunisie pourrait donc être le prochain pays à suivre l’exemple de l’Équateur. Mais il faut rester prudent. En effet, la proposition de loi tunisienne, qui n’a pas encore été débattue au sein de l’Assemblée nationale constituante, comporte plusieurs limites. L’audit tel qu’il est prévu concerne seulement la dette contractée sous la dictature de Ben Ali alors que d’importants prêts ont été contractés avec la Banque mondiale et le FMI après les soulèvements populaires de 2011. Or ces nouvelles dettes sont assorties de conditionnalités violant la souveraineté et les droits sociaux du peuple. De même, la suspension du remboursement de la dette n’est pas envisagée par cette proposition de loi alors que la situation sociale et économique est extrêmement critique. La Tunisie pourrait notamment s’appuyer sur le droit international comme l’état de nécessité ou le changement fondamental de circonstances pour instaurer immédiatement un moratoire sur sa dette. Enfin, il faut rester vigilant quant à la composition de la commission chargée d’auditer la dette même si la proposition de loi prévoit comme dans le cas équatorien une participation de représentant-e-s de la « société civile ».

 

Le CADTM apporte donc son soutien critique à la proposition de loi tunisienne sur l’audit de la dette et exhorte les créanciers à s’abstenir de prendre toute mesure visant à influencer le choix des élu-e-s tunisien-ne-s. A ce titre, les programmes d’échanges de dettes comme celui annoncé par le président français François Hollande en juillet dernier doivent être immédiatement suspendus. En effet, ces échanges risquent de porter sur des dettes odieuses et illégitimes. 

 

Ce qui s’est passé en Équateur peut également se produire en Tunisie et ailleurs à condition que les peuples se mobilisent ensemble contre la dette odieuse et illégitime de leur pays afin de constituer un front uni contre les créanciers, comme l’appelait de ses vœux le défunt président du Burkina Faso Thomas Sankara. Le CADTM se joint à l’appel pour une mobilisation mondiale contre la dette illégitime pendant la Semaine d’action contre la dette du 8 au 15 octobre. Source

 

Contacts :

Renaud Vivien, juriste au CADTM, 0032 (0) 497 04 79 99
Fathi CHAMKHI, Porte parole de RAID (membre Attac et Cadtm), + 216.79.325.158 / + 216.55.52.23.78 (gsm)

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 03:20

Jacob Walles appelle à traduire les commanditaires du 14/9 en justice

 

 

Par Jacob Walles

« Il y a un mois, le 14 Septembre 2012, un groupe d'extrémistes violents ont attaqué l'ambassade américaine et l'école américaine de coopération de Tunis.


Ces attaques violentes ont mis en danger la vie des employés américains et tunisiens qui étaient à l'intérieur de l'ambassade lors de l'attaque. Les assaillants ont causé des millions de dollars de dommages à l'enceinte de l'ambassade, ils ont brûlé plus de 100 véhicules, dont la plupart appartenaient au personnel tunisien de l'ambassade et ils ont aussi détruit la propriété privée dans la zone près de l'ambassade.


À l'école américaine de coopération de Tunis, les assaillants ont détruit, pillé et brûlé des livres, des instruments de musique et des ordinateurs utilisés pour éduquer les jeunes esprits de plus de 70 pays. Ce que les attaquants n'ont pas pu endommager est le lien fort entre le peuple américain et tunisien ainsi que l'engagement des Etats-Unis pour soutenir la transition en Tunisie d'une dictature injuste vers une démocratie libre et tolérante qui assure la sécurité, le développement économique et la liberté de tous ceux qui habitent en Tunisie.
 
Le travail important de la diplomatie, des affaires et des échanges entre nos deux pays a continué sans interruption depuis plus de 200 ans, et il est plus important que jamais que cette coopération continue dans l'avenir. Personnellement, j'ai été ravi par une lettre de soutien qui a été envoyée à l'ambassade américaine cette semaine par un groupe d'étudiants à Sfax qui étudient l'anglais dans le cadre d’une bourse américaine. Ce programme bénéficiant plus de 800 jeunes tunisiens aide à ouvrir les portes à des possibilités éducatives et professionnelles pour la prochaine génération de dirigeants tunisiens.

 Notre partenariat soutenu a également été illustré dans la cérémonie de remise des diplômes qui s'est déroulée la semaine dernière pour 24 jeunes tunisiens qui ont reçu une formation professionnelle par le biais d'un programme réalisé en partenariat avec une ONG américaine et une société internationale installée en Tunisie. Les 24 diplômés tunisiens ont bénéficié de postes à temps plein avec la société qui est en train de développer sa présence en Tunisie.
 
Je suis fier de cette longue histoire de partenariat, mais la coopération durable et l'investissement en Tunisie nécessite un environnement sûr et sécurisé. Le gouvernement tunisien a l'obligation d'assurer la sécurité de ses citoyens et de ses invités - et j'appelle le gouvernement tunisien à mener son enquête et à traduire les auteurs et les commanditaires de cet attentat en justice. Je demande au peuple tunisien de dénoncer la violence et la terreur et de jouer un rôle actif dans la construction de l'avenir que vous méritez pleinement.
 
Lors de mes rencontres avec les Tunisiens et à travers les innombrables courriels, appels téléphoniques et lettres que j'ai reçus  depuis le 14 Septembre, j'ai été rassuré de voir à quel point ces actes de violence ont été condamnés, et j'ai été encouragé par les offres généreuses de soutien des Tunisiens de tous les milieux, afin de reconstruire l'école américaine de coopération de Tunis  et aider à continuer la coopération entre nos deux pays. C'est vraiment la voix de ces Tunisiens qui affirmaient sans équivoque leur dénonciation de la violence et leur soutien à la modération, la paix et la tolérance.  Ces Tunisiens vont faire savoir au monde entier que les événements du14 Septembre ne représentent pas les valeurs du peuple de la Tunisie.
 
Comme Secrétaire d’Etat Clinton a souligné :

 
Notre relation est construite autour des principes communs de toutes les démocraties - un engagement à la non-violence, la tolérance et l'inclusion de toutes les personnes, et à faire respecter la primauté du droit.  

Le peuple tunisien a courageusement choisi la voie de la démocratie.  La révolution tunisienne était la première des révolutions arabes et le peuple tunisien a travaillé si dur et consenti des sacrifices si grands qu’il est inadmissible que les progrès qu’il a réalisés soient pris en otage ou dévoyés par des extrémistes qui ont leur seul agenda.

Les peuples et les gouvernements des États-Unis d'Amérique et de la Tunisie ont maintenu plus de 200 ans d'amitié et de coopération, et en tant qu'ambassadeur américain en Tunisie, je vous assure que nous ne laisserons pas les actes insensés des terroristes et des criminels nuire à notre engagement à continuer et à approfondir les relations entre nos deux pays »gnet

 

 

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Rafik Abdessalem se réjouit de « l’absence » de morts lors des événements de l’ambassade US

 

Lors d’une apparition télévisée accordée à la chaine Hannibal TV, Rafik Abdessalem, ministre des Affaires étrangères se réjouit « de l’absence de morts lors des derniers événements de l’ambassade américaine, le 14 septembre dernier », qu’il qualifie d’événement regrettable pour les deux parties et qui n’honore pas la Tunisie ou la Révolution. 

 

A la remarque du journaliste qui a pris soin de lui rappeler qu’il y a eu, effectivement, des décès lors des affrontements devant l’ambassade américaine, M. Abdessalem a acquiescé que des décès ont été enregistrés du côté tunisien, mais il a tenu à expliciter son raisonnement en précisant que les conséquences diplomatiques auraient été nettement plus regrettables si des ressortissants américains avaient été victimes des actes de violence. businessnews

 

 
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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 02:27

Rached Ghannouchi tombe le masque

 

Le scandale de la vidéo du leader islamiste tunisien collaborant avec les salafistes révèle le vrai agenda du parti Ennahda au pouvoir. Selon un chroniqueur algérien, c'est la preuve éclatante que l'islamisme modéré est un leurre.

 

 

Rached Ghannouchi lors de sa réélection à la tête d'Ennahda, 16 juillet 2012, Tunis. REUTERS/Zoubeir Souissi

« Une barbe ne pousse pas en un seul jour ».

 

C'est le résumé, en faux proverbe des vidéos de Ghannouchi Rached, le Khomeiny tunisien, patron d'Ennahda, le parti islamiste qui a pris le pouvoir sans l'avoir arraché lui-même à Ben Ali.


Ces vidéos datent de quelques mois et font le buzz tunisien. On y voit Ghannouchi en pédagogue de l'Attente, face à des salafistes grandes oreilles ouvertes.


Il faut donc les voir et les revoir: jamais la stratégie des islamistes d'aujourd'hui n'y a été aussi explicitée, résumée, condensée et mise à la disposition des fervents et des nuls.


Le cheikh y prend l'exemple de l'Algérie, cas d'école qui semble avoir traumatisé les islamistes en général. Du coup, selon le Khomeiny sunnite, il y a des règles et la principale est qu'une barbe ne pousse pas en un jour.


L'exemple de l'Iran et de l'Arabie saoudite

Que doit-on y retenir?

Les confirmations essentielles: les islamistes n'ont pas pour but un mandat ou deux ou trois, mais le califat qui est un mandat unique. 

 
Deux: ils ne croient pas, autant que les dictateurs chassés ou les régimes encore en place, à la Constitution. C'est ce que disait le FIS (Front islamique du Salut parti islamiste algérien des années 90), c'est ce que dit Ghannouchi. Le dictateur amende et viole la Constitution comme il veut. L'islamiste au pouvoir «amende» et viole le lecteur. 

 
Trois: la guerre est une ruse (c’est un hadith attribué au Prophète). Aux Occidentaux ont peut servir la poupée gonflable de «l'islamiste modéré» respectueux des règles et des urnes, mais «entre soi», on sait l'essentiel: il y a «nous», il y a Koreich (tribu mythique de l’ère préislamique, symbole de la résistance au monothéisme de Mohamed) selon la topographie mecquoise. Dar les islamistes et Dar El Kofr (Maison des impies) selon la cartographie de l’empire musulman du Moyen-âge. 

 
Quatre: l'Islamistan est un projet qui doit prendre des années puisqu'il exprime les vœux de l'Eternité. L'un des amis de Ghannouchi l'a dit: on ne peut pas récupérer les «laïcs» mais on peut «travailler» leurs enfants dans les écoles et les retourner contre leurs parents. 

 
Cinq: Tout ce qui n'est pas «nous» est contre «nous», armée, police…, etc. Les islamistes ne croient pas à la séparation des pouvoirs, à la neutralité des institutions, au respect des missions républicaines des forces publiques. Le citoyen doit être croyant et le policier doit être milicien. C'est une tendance générale que l'on voit en Iran ou en Arabie saoudite.


Pas un parti, un projet divin

Six : il y a les apparences et il y a les croyances. On «double» l'armée par des milices, la constitution par une interprétation du Coran, le citoyen par le croyant, le multipartisme par un réseau de mosquées, la loi par la fatwa. 

 

Sept: les lois dépendent des interprétations du plus fort. Dans la vidéo de Ghannouchi, il a dit qu'il suffit de prendre le pouvoir pour faire dire aux lois ce que l'on veut. Ainsi qu'aux torturés, aux apostats, aux laïcs, aux chrétiens, juifs ou bouddhistes et aux ennemis de l'Islam. 

 

Huit: il faut cerner les koreichites (tribu mythique de l'Arabie centrale, époque préislamique) dans le monde, les isoler, les tuer à petit feu et pas comme en Algérie par balle dans la tête. Il faut les diaboliser, leur enlever l'argent et l'influence et attaquer leurs caravanes et lignes de commerce et faire se retourner les esclaves (salariés, immigrés, clandestins, banlieusards…etc) contre eux. 

 

Neuf: le parti islamiste n'est pas un parti mais un projet divin. Le but du cosmos. La voie et la voix de Dieu. La médinisation (Médine, ville fondation de l’Islam des origines) de l'Etat impie. L'utopie tant attendue. «Les autres font de la politique, nous, on fait ce que Dieu a dit» pensent les islamistes.


Une leçon à ne pas oublier

Pourquoi ce rappel. Pour la pédagogie. L'épître aux salafistes de Ghannouchi doit être enseignée dans les écoles et les universités et les cafés assis. C'est essentiel pour détruire les quelques idées naïves que l'on se fait sur les islamistes.


Même chez nous, ce pays algérien où tout le monde sait que Solatni et Amar Ghoul (islamistes ministres dans les gouvernements depuis une décennie) sont autant islamistes que ne l'est une fausse barbe et que les deux dépendent d'un autre Ghannouchi (tuteurs et officiers traitants au sein de la police politique). Il suffit de déshabiller l'islamiste (en parlant d'idée) pour démontrer qu'il est comme tout le monde. Ou pire. 


«Une barbe ne pousse pas en un seul jour», mais on peut la raser en un quart d'heure.slateafrique

 

 

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Tollé général contre le projet d’Ennahda d’appliquer la charia à petites doses en Tunisie

Ghannouchi, sur la défensive, lâche sur l’atteinte au sacré

 

Les vidéos «fuitées» du leader d’Ennahda, M. Ghannouchi, continuent à nourrir la polémique sur la scène politique avec l’«application à petites doses de la charia» et la promesse «d’amender le Code du statut personnel le jour où les islamistes auront le dessus».

 

Un tollé général a suivi la publication, ces derniers jours, de deux vidéos du leader des islamistes au pouvoir en Tunisie, Rached Ghannouchi, essayant de rassurer les salafistes quant à «une application à petites doses de la charia». La surmédiatisation de ces vidéos a fait que le retrait par la commission de synthèse et de rédaction à l’Assemblée nationale constituante de l’article pénalisant l’atteinte au sacré est passé inaperçu. Les vidéos «fuitées» du leader d’Ennahda, M. Ghannouchi, continuent à nourrir la polémique sur la scène politique avec l’«application à petites doses de la charia» et la promesse «d’amender le Code du statut personnel le jour où les islamistes auront le dessus». «L’application de la charia doit se faire à petites doses», a explicitement assuré M. Ghannouchi dans son entretien téléphonique avec cheikh Béchir Ben Hassen, l’un des leaders salafistes, ne laissant la place à aucune équivoque possible sur la duplicité du discours des leaders d’Ennahda. Cette deuxième vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, dans la soirée du mercredi 10 octobre, a convaincu les indécis à propos de la duplicité du discours d’Ennahda. Plusieurs avaient, auparavant, crié «au montage» et accusé les extraits publiés de «faire ressortir les propos de Ghannouchi de leur contexte initial», suite à la première vidéo diffusée 24 heures plus tôt. Avec la deuxième vidéo, nul ne peut plus nier la duplicité du discours nahdaoui.


Acquis en danger

 

S’adressant à «ses enfants», les salafistes, M. Ghannouchi a essayé de «les rassurer sur l’application de la charia» et les a invités à «plus de retenue» et à «ne pas perdre espoir». «Les choses se feront petit à petit, et ce n’est qu’une question de temps et de patience», a-t-il promis. Propos pouvant alerter les chancelleries occidentales sur la duplicité des islamistes d’Ennahda, même si l’on «ne pénalise pas l’atteinte au sacré». Le danger est d’autant plus immédiat que le même Ghannouchi a affirmé au cheikh salafiste Béchir Ben Hassan que «la loi est modelée sur le terrain, selon les désirs des plus forts, qui peuvent ne pas respecter les textes». De tels propos ont fait bondir plusieurs dizaines de membres de l’Assemblée nationale constituante, qui ont crié fort leur crainte que «même la Constitution risque d’être bafouée par de telles personnes qui ne croient pas à la démocratie et complotent contre l’aspect civil de l’Etat».

 

Ces députés ont appelé à la dissolution juridique d’Ennahda, tout en insistant sur «des garanties plus solides que la Constitution afin de préserver l’aspect civil de l’Etat». L’assemblée plénière, réclamée dans l’urgence par 75 constituants concernant ce sujet, risque d’être surchauffée. Par ailleurs, les méfaits des propos de M. Ghannouchi ont également atteint le Code du statut personnel (CSP) et la condition féminine. En réponse à une question du cheikh Béchir Ben Hassan en rapport avec le CSP, dont certains articles seraient, selon les salafistes, contraires à la charia, Rached Ghannouchi a indiqué que «le CSP pourra être amendé le jour où les islamistes auront le dessus et ils pourront donc garder certains articles et enlever d’autres».


Par étapes

 

Il ressort des deux vidéos que Rached Ghannouchi a répété plus d’une fois qu’il faut procéder par étapes. «Oui, toute notre stratégie est basée sur la politique des étapes !», a insisté le leader du parti islamiste. Il a même expliqué comment il faut procéder pour atteindre l’application de la charia en Tunisie : «On veut insuffler cet esprit islamique dans le peuple. Il faut donc prendre le temps d’éduquer les jeunes, de les former et de diffuser dans la société une conscience islamique globale. A ce moment-là, c’est le peuple qui exigera l’application de la charia !», a-t-il expliqué. Il n’a pas manqué d’ajouter: «Quand on deviendra forts et puissants, on pourra décréter des lois régissant la vie sociale et la famille selon le modèle islamique.»

 

«De tels propos rappellent ceux du cheikh Abdelfattah Mourou, membre lui aussi de la direction d’Ennahda, à l’adresse du prédicateur égyptien Wajdi Ghenim, lorsque maître Mourou lui a signifié que la tactique des islamistes tunisiens consiste à séparer la jeune génération de celle qui l’a précédée, car cette dernière est déjà gangrenée par la pensée laïque», rebondit Samir Taïeb, juriste et porte-parole d’El Massar (parti politique de l’opposition disposant de cinq membres à l’Assemblée). «C’est une duplicité voulue pour ne pas brusquer la société», conclut-il. Avec la publication de ces vidéos de Ghannouchi sur le rapport à la charia, la position des nahdhaouis risque de devenir plus fébrile. Ils ne peuvent plus parler aussi librement d’état civil et de démocratie, même si l’on essaie de rassurer l’opinion publique par le rejet de l’article pénalisant l’atteinte au sacré. «Les vidéos donnent aux laïcs les arguments recherchés pour justifier leurs attaques de la duplicité d’Ennahda et de son leader Ghannouchi», pense l’historien islamologue Néji Jalloul.  elwatan

 

 

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 Des enregistrements du chef d'Ennahda jettent le trouble

 

Des enregistrements sur lesquels le chef du parti islamiste Ennahda au pouvoir évoque une possible instauration de la charia, suscitent la controverse en Tunisie. Les fuites laissent craindre que la formation majoritaire ne soit pas aussi modérée qu'elle le prétend.

 

Une vidéo, dans laquelle Rached Ghannouchi, le chef d'Ennahda, appelle de jeunes salafistes à la patience le temps de prendre le contrôle sur l'Etat, a d'abord inondé mercredi les réseaux sociaux tunisiens. Pour le moment, la police et l'armée ne sont pas sûrs, leur dit-il.

 

Une conversation téléphonique enregistrée a ensuite été diffusée, sur laquelle l'on entend Rached Ghannouchi le chef du parti Ennahda expliquer comment islamiser progressivement la société et triompher de la laïcité. Il évoque aussi une éventuelle modification du code du statut personnel, qui a aboli la polygamie et accorde l'égalité entre l'homme et la femme dans divers domaines, notamment dans l'enseignement, le travail et le vote.

 

Selon le parti Ennahda, la vidéo, enregistrée en février dernier, a été montée de manière à ce que Rached Ghannouchi semble adopter des positions plus extrêmes que celles défendues actuellement par sa formation. "Plusieurs phrases et parties de l'enregistrement ont été sorties de leur contexte et montées de façon à déformer leur sens", s'est défendu un responsable du parti, Ameur Larayedh dans un communiqué dénonçant "un retour déplorable aux vieilles méthodes de diabolisation utilisées par l'ancien régime".

 

Les enregistrements menacent les relations entre Ennahda et les autres partis au sein de la coalition gouvernementale, alors que ces derniers mois, des tensions sont apparues entre Ennahda et le président Moncef Marzouki, issu du parti Congrès pour la République (CPR).

 

L'opposition s'est emparée de l'affaire, expliquant que ces propos prouvaient que sous couvert de discours modérés, Ennahda dissimule une vision islamiste radicale pour la société tunisienne.

 

Jeudi, Noomane Fehri, membre du bloc démocratique au sein de l'Assemblée nationale constituante, a appelé à l'ouverture d'une enquête judiciaire. Selon lui, il est évident que Rached Ghannouchi "ne croit pas en la démocratie mais veut installer une nouvelle dictature".

 

La question de savoir qui est à l'origine de ces vidéos a fait l'objet d'importants débats en Tunisie. Elles peuvent tout autant être l'oeuvre de partis d'opposition laïcs ou au contraire de ceux plus extrémistes pour déstabiliser le "modéré" parti Ennahda. tempsreel.nouvelobs

 

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Deux vidéos compromettantes pour les islamistes d'Ennahda

 

Rached Ghannouchi, chef de file des islamistes tunisiens d'Ennahda, le 20 septembre 2012 à Tunis. 

Rached Ghannouchi, chef de file des islamistes tunisiens d'Ennahda, le 20 septembre 2012 à Tunis. 

(FETHI BELAID / AFP)

 

Les laïcs tunisiens sont ulcérés. Deux vidéos mises en ligne (vidéo en arabe)depuis quelques jours montrent Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste Ennahda, majoritaire au sein du pouvoir en place en Tunisie, rassurant des salafistes avec lesquels il a officiellement pris ses distances. 

 

"Lancez des radios, ouvrez des écoles"

 

Au cours d'une rencontre secrète en avril dernier avec des salafistes, Rached Ghannouchi, jusque là soucieux de s'en affranchir pour afficher une image modérée, explique à ses interlocuteurs comment étendre leur influence dans le pays.

 

"Les laïques contrôlent encore l'économie, les médias et l'administration (...) l'armée et la police ne sont pas non plus garanties",   énumère-t-il en exhortant les salafistes à la patience. Et de leur conseiller de "faire tout ce qu' [ils peuvent] avec les cours de religion, à lancer des radios, des télévisions et ouvrir des écoles". Le leader islamiste s'appuye sur l'exemple du Front islamique du salut (Fis) algérien, qui a gagné le premier tour des élections en Algérie en 1992 grâce à ses actions sur le terrain social.

 

"On n'en peut plus de ce double langage"

 

"Je suis choqué (...) après avoir entendu cela de la part du chef du parti au pouvoir, j'ai peur pour la Tunisie"a déclaré Beji Caïd Essebsi, chef du gouvernement l'an dernier après la fuite à l'étranger du président Ben Ali. Il reconnaît avoir "commis une erreur en disant qu'Ennahda était un parti modéré"

 

"C'est le vrai visage d'Ennhada, on n'en peut plus de ce double langage, un langage pour l'extérieur et l'international, un langage pour leurs fidèles c'est extraordinaire, c'est pas de la politique, c'est du n'importe quoi", s'insurge Fatma Ksila, militante des droits de l'homme au micro de France Inter qui redoute un retour "au Moyen-Age"

 

Les services d'Ennahda ont, de leur côté, fait savoir que Ghannouchi s'était contenté de persuader les salafistes de choisir le cadre politique pour obtenir les changements qu'ils souhaitent. francetvinfo

 

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 EN-NAHDA DÉMASQUÉE

GHANNOUCHI EN MAITRE À PENSER DES SALAFISTES DANS UNE VIDÉO BUZZ
UNE CAMPAGNE TACITE D’INTIMIDATION POLICIÈRE CONTRE LES FEMMES

 

La laïcité à la sauce tunisienne est sur le fil du rasoir. Si la religion d’Etat a toujours été l’Islam (article premier de la Consitution), la réalité faisait jusque là état d’une séparation entre le pouvoir et la religion. Le parti islamiste d’An-nahda, au pouvoir depuis les premières élections démocratiques post-Ben Ali, a toujours tenu un discours rassurant pour les progressistes. Pourtant, beaucoup restaient sceptiques face à ces promesses.


Une vidéo buzz, largement relayée par les réseaux sociaux, vient légitimer leurs craintes. Elle compromet sérieusement la crédibilité du parti au pouvoir, et de son numéro un Rached Ghannouchi. Celui-ci s’adresse aux salafistes dans un enregistrement téléphonique, les exhortant à faire preuve de «sagesse» pour asseoir leur pouvoir dans le pays. Les laïcs sont décrits comme une force quasi ennemie, qui a encore la main mise sur les médias et les institutions. Il estime qu’ils doivent d’abord en être écartés, car aujourd’hui, ils sont encore en mesure de «rebondir après leur échec» électoral.

 

Le «double discours d’En-nahda dévoilé» est relayé en écho par la presse tunisienne, qui s’inquiète déjà des graves entraves à la liberté d’expression. Un cas emblématique serait celui du bloggeur et opposant Sofiène Chorabi. Les chefs d’accusation officiels retenus contre lui sont l’ivresse publique et l’atteinte à la pudeur, pour avoir consommé de l’alcool dans une plage durant le ramadan. Mais il dénonce un procès politique, en raison de ses écrits virulents contre le pouvoir en place.

 
La presse n’est pas la seule à craindre pour sa peau. Les femmes s’indignent aussi contre une «campagne tacite» menée par le gouvernement. Les plaintes pour «intimidations policières» pleuvent sur l’Association tunisienne des femmes démocrates (AFTD). Sous prétexte de «protection de la morale», les pressions se multiplient à l’encontre des femmes non voilées, notamment lors de leurs sorties le soir. Une star locale, le mannequin et interprète Raafat Ayadi, déclare avoir été menottée, malmenée et insultée par deux policiers, en rentrant chez elle, tard, le soir du 5 juillet. L’AFTD déplore la réponse du gouvernement, qui cite des «cas isolés», tandis que des témoignages similaires émanent des quatre coins du pays. La polémique autour de l’inculpation de la jeune tunisienne, violée par des policiers, pour avoir été trouvée dans une «position immorale», n’est pas d’ordre à apaiser les craintes de l’opinion publique.  
leconomiste

 

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Chronique Rached Ghannouchi

 Dangereuses professions de foi

 

 

C’est la vidéo de trop ! Celle où on nous montre Rached Ghannouchi discutant avec des membres de la mouvance salafiste et leur montrer le chemin à suivre pour parvenir à l’instauration de l’Etat religieux.

 

 

Le doute quant à l’authenticité de la vidéo diffusée, il est du droit de chaque Tunisien de s’interroger sur les objectifs du patron du parti gouvernemental et de ce qu’il entend faire de ce pays et de son peuple. Il n’y a plus l’ombre d’un doute que M. Ghannouchi demeure fidèle à ses convictions du début de sa carrière de militant islamiste.

 

Les vingt ans d’exil n’ont rien changé à ses convictions qui ne diffèrent que de peu de celles des salafistes. Sur le fond, le leader d’Ennahdha est en parfaite symbiose avec cette mouvance ultra-fondamentaliste dont l’aile la plus extrémiste prône le Jihad pour islamiser la société tunisienne. Seule la stratégie et les tactiques à suivre pour arriver à cette fin sont le sujet de désaccord. Le but est donc le même ! Ni Etat civil, ni armée et police républicaines, ni, non plus, une administration neutre et au service de tous les citoyens sans distinction de leurs idées, de leur religion ou de leur appartenance politique.

 

Le plus inquiétant dans tout cela est cette division des citoyens entre laïcs et musulmans ou plutôt islamistes. 

 

Voilà qui est choquant et qui pourrait semer la discorde entre les composantes d’un peuple qui a toujours su dépasser ces clivages idéologiques pour vivre ensemble. Ceci est de nature à ajouter à la confusion déjà existante qui fait du laïc presque un mécréant qu’il faudrait, d’un point de vue jihadiste, combattre. Nous avons cru à tort que M. Ghannouchi qui a vécu des années en Europe, dans des pays de vraie démocratie, avait eu suffisamment le temps pour voir comment cela fonctionne où tout le monde peut vivre sans heurts avec ses convictions et ses idées. Et où on s’accepte les uns les autres pourvu qu’on respecte la loi.

 

Non, M. Rached Ghannouchi n’a rien appris de ce passage obligé de deux décennies et il est resté tel qu’il était parti en dépit de son discours et celui de ses adeptes qui se voulaient rassurants.

 

Cette vidéo donne, ainsi, raison à ceux et à celles qui ont toujours claironné que le parti islamiste use du double-langage en attendant d’être sûr de pouvoir imposer le modèle politique qui est le sien et le mode de société qui demeure son objectif final.

 

A la hâte de ses interlocuteurs salafistes qui veulent entamer l’islamisation de la société et la mise en place des lois charaïques, Ghannouchi préfère patienter pour éviter de se retrouver dans la situation de ses frères algériens qui leur avait coûté le pouvoir.

 

Tout a été dit dans cette vidéo qui constitue l’événement majeur à la veille de ce 23 octobre, date que nous avons niaisement jugée celle de l’émancipation des Tunisiens pour une vraie démocratie et un Etat de droit.

 

Le 10 octobre 2012, date de la parution de cette vidéo, devra bien être retenu car, désormais, il y a avant et après le 10 octobre. letemps

 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 20:43

 

 

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Présence massive et grande détermination au meeting d’Al Joumhouri

 

Au Palais des Congrès, aux environs de 15h30, samedi, 13 octobre 2012, le meeting du parti Al Joumhroui a réuni quelques milliers de présents comptant plusieurs députés du parti à l’Assemblée Nationale, mais aussi, des indépendants, des dirigeants de Nidaa Tounes et du Massar ainsi que de l’UGTT. Notons la présence de Mohamed Brahmi, député du Mouvement Echaâb,  en grève de la faim depuis plusieurs jours.

 

Un événement marqué par une remarquable organisation ainsi qu’une importante présence policière devant le Palais des Congrès, veillant à assurer le bon déroulement du meeting et éviter tout éventuel débordement.


Lors de son discours, Ahmed Néjib Chebbi déclare : « Je vois le bout du tunnel, ceux en haut du pouvoir ne supportent plus les pressions, ceux d’en bas, n’en peuvent plus de cette situation ».

 

Il a également insisté sur « le 23 octobre, comme date butoir ». Il affirme « qu’aucun député ne pourra prolonger son mandat au-delà de la durée déterminée. C’est une question de droit et de morale. Les Tunisiens ont voté pour un an et les députés ont été élus pour un an seulement ».

 

Samir Taieb, quant à lui, compare la situation actuelle à « celle des derniers jours du régime déchu » et martèle « Ce gouvernement a un problème avec tout le peuple, ce gouvernement n’est pas populaire ». Et d’ajouter « Les partenaires d’Ennahdha ne sont plus seulement partenaires mais de véritables dérivés du parti islamiste. Ils se sont collés aux chaises ».

 

Dans un discours enflammé, Jawhar Ben Mbarek soutient : « Nous sommes la Révolution. Ils sont la contre-révolution. La Troïka ne fait désormais plus partie de la solution mais est à l’origine de la crise ». businessnews

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 20:09

 

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Entretien avec Dali 

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 03:41

À la 5’57’’, le salafiste Khamis Mejri déclare la possibilité d’attentats terroristes en Tunisie …


 

 

 

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Les salafistes tunisiens lancent une alerte à l’attentat terroriste 


Les salafistes tunisiens lancent une alerte à l’attentat terroriste

Simple avertissement fondé sur des informations crédibles ou menaces à peine voilées en direction des autorités sécuritaires: les leaders salafistes lancent une alerte à l’attentat terroriste !

 

Les leaders du mouvement salafiste djihadiste ont annoncé, jeudi, que des actes terroristes seront commis en Tunisie pour être attribués injustement à leur mouvement.

 

Incendie d’hôtels, explosion, rapts…

 

Dans une conférence de presse qu’ils ont tenu, jeudi, à la mosquée du campus universitaire d’El-Manar, à l’issue de leur rencontre avec le président de la république provisoire Moncef Marzouki, les leaders salafistes ont affirmé «détenir des informations selon lesquelles certaines parties seraient en train de planifier des actes violents dans le pays (incendie d’hôtels, explosion, rapts…) pour en faire porter la responsabilité aux salafistes». Khémaies Mejri ajoute: «Nous avertissons l’opinion publique que nous n’avons rien à voir avec tout qui arrivera»!

 

Imed Ben Salah alias Abou Abdallah Tounsi a agité, pour sa part, le même avertissement: «Nous craignons que des actes criminels ou terroristes soient commis et attribués aux salafistes, afin de justifier une campagne contre notre mouvement et instaurer dans le pays une guerre entre des milices militaires et policières ou autres, ce qui aboutirait à une situation ingérable», a dit le leader salafiste.


S’agit-il là d’un avertissement sincère fondé sur des craintes réelles et des informations vérifiées, et qui viserait à rejeter par anticipation d’éventuelles accusations, ou de… menaces voilées en direction du gouvernement Jebali et, particulièrement, des responsables de la sécurité?


Les jours à venir nous apporteront la réponse. Reste que la vigilance doit rester de mise: celles des autorités sécuritaires, bien sûr, mais aussi de tous les citoyens. Et pour cause: l’actualité nous a apporté plusieurs fois la preuve que les salafistes djihadistes tunisiens  sont bien organisés, qu’ils s’entraînent en Tunisie et en Libye, qu’ils disposent de moyens militaires (l’affaire de Bir Ali Ben Khalifa, près de Sfax, et la découverte ensuite de nombreuses caches d’armes en témoignent) pouvant être utilisés pour semer la terreur dans le pays.

 

Minimiser la menace terroriste serait une erreur que l’on serait bien inspiré d’éviter, surtout dans le contexte de tension actuel, marqué par une indécision quant à l’évolution de la transition politique dans le pays et un début de confrontation entre les islamistes d’Ennahdha au pouvoir et les salafistes djihadistes, leurs alliés d’hier devenus aujourd’hui leurs irréductibles adversaires.

 

Les salafistes coupables ou victimes?


Abou Abdallah Tounsi a, d’ailleurs, déploré, dans la même conférence de presse, la «répression du mouvement salafiste depuis l’attaque de l’ambassade américaine en Tunisie par des centaines de personnes qualifiés de salafistes».


Evoquant la situation des personnes arrêtées après cette attaque,  le leader djihadiste a indiqué qu’elles ont été torturées en prison et privées des visites de leurs proches comme de leurs avocats, et même du Coran, «pratique à laquelle même l’ancien président Ben Ali n’a pas recouru dans sa politique répressive du mouvement islamiste.»


«Pas d’impunité pour les salafistes quand ils commettent des actes délictueux. Mais pas d’impunité non plus pour les militaires et les policiers et tous ceux qui commettent des actes délictueux», a ajouté Abou Abdallah Tounsi.


Khemaïes Mejri a parlé pour sa part d’un «projet du gouvernement pour exclure les salafistes», en se demandant: «S’agit-il d’un pacte passé avec les Etats-Unis?», accusant ainsi les islamistes d’Ennahdha d’avoir tourné le dos à leur mouvement pour se rallier à l’incarnation même de Satan sur terre : les Etats-Unis.  Par Imed Bahri kapitalis


 

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Briser immédiatement la logique théocratique


democratieLes propos très dangereux du président du parti au pouvoir nous éclairent sur le sens des mutations de personnel au sein des ministères et des institutions sécuritaires. Selon les paroles confirmées par M. Ghannouchi lui-même, ces institutions ne sont "pas assurées" (ماهيش مضمونة), et il demande aux Salafistes d'être "patients quant à l'état des choses" ce qui signifie clairement : être patients par rapport au projet islamiste. 


Il est donc clairement établi que toute mutation et toute nomination à venir rentre dans cette logique hégémonique de M. Ghannouchi, ce qui par ailleurs explique l'incompétence manifeste des nouvelles désignations dans tous les secteurs. On rappelle à cet effet les emails du Premier ministère interceptés par Anonymous où il est dit clairement qu’il "faut placer nos hommes, même incompétents, pour qu’ils gagnent du terrain et de l’expérience."


Cette absence totale de neutralité est dangereuse pour le processus démocratique dans le sens où la République elle-même est en jeu, puisque M. Ghannouchi veut, selon ses propres dires, instituer une théocratie, mais elle est aussi dangereuse dans le sens de l'intégrité du pays car cette logique de l'incompétence entraînera irrémédiablement l'effondrement de l'Etat et du pays, ce qui est peut être voulu.


Or, et c'est là que la réaction très mitigée de l'armée aux propos du président d'Ennahdha est dangereuse. L'armée comme si elle était complètement décalée face au danger, répond : «L'institution militaire observe et continuera d'observer une neutralité stricte et se tient à une égale distance entre tous les partis et les composantes de la scène politique du pays, loin des tiraillements et surenchères politiques». Or, par cette réaction, l'armée fait comme si elle ignorait que le danger se situe plus haut, il se situe dans la nomination de ses officiers! Nous avons également été surpris de lire : « l’armée se place au dessus des campagnes de dénigrement et de calomnie » alors que Ghannouchi lui-même a confirmé ses propos!

 

Nous savons, suite aux multiples informations sur des saisies d'armes presque journalières, que des milices intégristes sont en train de s'armer depuis des mois. C'est à dire que d'un côté M. Ghannouchi place des fidèles incompétents et de l'autre il y a des milices armées qui se forment. 


Nous risquons donc très sérieusement d'aller vers une situation où l'Etat sera inapte à défendre la République et les citoyens devant une déferlante de violence programmée et dont l'exécution a déjà commencé, puisque les saisies d'armes se font de plus en plus nombreuses.

 

La sauvegarde de la République exige une réponse beaucoup plus appropriée à cette mise en place d'une théocratie par la "politique des étapes". Mise en place dont nous avons non seulement les aveux, mais dont nous avons eu, depuis plusieurs mois bien des preuves* - par l'impunité dont jouissent les mercenaires, par l'absence de réaction des forces de police, de l'armée et de la justice et enfin par le phagocytage de l'administration, des médias et des forces de sécurité, et ce, selon les propres dires de M. Ghannouchi.

 

Maintenant que la logique du complot contre la République est clairement établie, il appartient à l'armée de prendre sa responsabilité en tant que protectrice de la République et à l'ANC de proclamer de façon claire et nette l'inamovibilité de tous les responsables de la sécurité du pays jusqu'aux prochaines élections et aussi de mettre en place, constitutionnellement, des critères professionnels pour les mouvements de personnel et de cadres dans tous les ministères et au sein des appareils de sécurité de l'Etat.


La Tunisie a misé depuis son Indépendance sur l'éducation et la formation, ce n'est pas pour voir s'institutionnaliser un terrorisme ayant pour but l'effondrement du pays dans une logique théocratique wahabite très éloignée des préoccupations des citoyens et inféodée à des forces étrangères dont les logiques dépassent de loin et ignorent complètement l'intérêt de la Tunisie. Par Abdelaziz Belkhodja mag14

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