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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 02:20

L’ATTEINTE AU SACRÉ NE DEVRAIT PAS FIGURER DANS LA CONSTITUTION : RSF SOULAGÉE MAIS VIGILANTE

 

Reporters sans frontières salue l’annonce du président de l’Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaafar, selon laquelle la criminalisation de l’atteinte au sacré ne sera finalement pas inscrite dans la future Constitution. C’est ce qu’il a assuré dans une déclaration à l’Agence France-Presse (AFP) le 12 octobre 2012.

 

“Nous sommes soulagés que cette grave menace soit pour l’instant écartée de la Constitution, a déclaré l’organisation. L’annonce de Mustapha Ben Jaafar satisfait l’une des demandes principales que nous avions récemment exprimées auprès aux autorités tunisiennes. Rappelons que l’atteinte au sacré ne constitue pas une limitation acceptable à la liberté d’expression en vertu des standards internationaux en vigueur.”

 

“Cette annonce constitue un pas en avant important pour la liberté de l’information en Tunisie. Nous resterons toutefois vigilants pour que la criminalisation de l’atteinte au sacré ne fasse pas son retour dans d’autres textes et dans la pratique judiciaire.”

 

Les déclarations de Mustapha Ben Jaafar font écho aux vives préoccupations exprimées par la société civile tunisienne, et par Reporters sans frontières, depuis l’annonce par le parti majoritaire Ennahda, en juillet 2012, de son projet de criminaliser l’atteinte au sacré. Dans ses explications à l’AFP, le président de l’ANC a souligné les graves dérives que pourrait créer une telle disposition, car “le sacré est très, très difficile à définir. Ses contours sont flous et on peut l’interpréter dans un sens ou dans l’autre”. “J’estime que la liberté de l’information et le monde des médias doivent disposer d’une liberté absolue”, a-t-il ajouté.

 

Une délégation de Reporters sans frontières, conduite par son directeur général Christophe Deloire, s’est rendue en Tunisie du 2 au 4 octobre 2012, à l’occasion du premier anniversaire de l’ouverture du bureau de l’organisation à Tunis. Elle y a rencontré des journalistes, membres de la société civile et patrons de presse, ainsi que des responsables politiques. L’abandon du projet de criminalisation de l’atteinte au sacré a été l’une des demandes essentielles portées par Reporters sans frontières lors d’entretiens avec Rached Ghannouchi, le chef du parti Ennahda, et des membres de l’Assemblée nationale constituante spécialisés dans les questions liées aux médias, ainsi que lors d’une conférence de presse. L’organisation a également fait part de sa vive inquiétude quant au flou juridique entourant l’activité des médias.

 

“Nous demeurons préoccupés par l’absence de cadres légaux clairs et respectueux des standards internationaux pour les médias tunisiens. Il est urgent que le gouvernement, l’Assemblée nationale constituante et les magistrats inscrivent enfin dans la réalité les décrets-lois 115-2011 et 116-2012, concernant respectivement la presse et l’audiovisuel. Ces textes, globalement très protecteurs même si nous réprouvons certains articles, n’ont toujours pas été mis en place plus de neuf mois après leur promulgation. Ce vide juridique permet notamment aux autorités tunisiennes d’utiliser des méthodes de nomination dans les médias publics qui rappellent celles de l’ancien régime.”

 

L’organisation tient également à rappeler qu’il est de la responsabilité des autorités de garantir la protection des professionnels des médias qui sont la cible d’attaques et de menaces, dans un climat de totale impunité. Quelque 130 atteintes à la liberté de la presse ont été recensées depuis le 1er janvier 2012, faisant peser une forte menace d’autocensure sur les journalistes. fr.rsf

 

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Un projet de Constitution en novembre, l'atteinte au sacré écartée


 

La criminalisation de l'atteinte au sacré ne sera pas inscrite dans la future Constitution tunisienne, a déclaré à l'AFP le président de l'Assemblée nationale constituante, Mustapha Ben Jaafar, au sujet de cette revendication clé des islamistes qui dirigent le gouvernement. (c) Afp

La criminalisation de l'atteinte au sacré ne sera pas inscrite dans la future Constitution tunisienne, a déclaré à l'AFP le président de l'Assemblée nationale constituante, Mustapha Ben Jaafar, au sujet de cette revendication clé des islamistes qui dirigent le gouvernement. (c) Afp

 

Le projet clé des islamistes tunisiens d'inscrire la criminalisation de l'atteinte au sacré dans la Constitution sera exclu de la première version complète de ce texte, qui sera débattue en novembre par les députés, a annoncé à l'AFP le président de l'Assemblée nationale constituante.


"Il n'y aura pas de criminalisation (ndlr: de l'atteinte au sacré), bien sûr", a assuré Mustapha Ben Jaafar, dont le parti de centre-gauche Ettakatol est allié aux islamistes d'Ennahda.


"Ce n'est pas parce que nous sommes d'accord avec les atteintes au sacré, mais parce que le sacré est très très difficile à définir", a-t-il ajouté.


Ennahda avait placé cette notion au coeur de son programme politique, suscitant une levée de bouclier au sein de la société civile qui y voit la porte ouverte aux atteintes à la liberté d'expression.


Selon M. Ben Jaafar, le principal point d'achoppement reste la question du futur régime politique, les islamistes souhaitant un modèle parlementaire tandis que les autres formations réclament un système mixte laissant d'importantes prérogatives au chef de l'Etat.


"J'ai bon espoir pour que le compromis soit trouvé", a déclaré le président de l'assemblée, rappelant qu'Ennahda avait déjà renoncé à inscrire la charia dans la loi fondamentale.


Dès lors, une première mouture du texte sera soumise "en novembre" à l'ANC en session plénière, puis les élus débattront chaque article "en décembre-janvier".


"Je pense que raisonnablement (...), on aura nos élections avant l'été 2013", a ajouté M. Ben Jaafar, 72 ans, alors que la date d'adoption de la loi fondamentale et le calendrier électoral font l'objet de toutes les spéculations.


Onze partis politiques s'étaient engagés à rédiger la Constitution dans un délai d'un an à compter de l'élection de l'ANC le 23 octobre 2011. Une partie de l'opposition juge dès lors que le gouvernement et l'assemblée perdront leur légitimité à cette date anniversaire.


Des réussites, et des échecs


M. Ben Jaafar a rejeté cette interprétation: "Un certain nombre de partis se sont engagés à respecter la date d'une année (...) mais cette date est beaucoup plus incitative que limitative".

 

"L'assemblée est totalement souveraine pour fixer son rythme de travail", a-t-il insisté, ajoutant que la seule limite était un engagement "politique et moral" à aboutir à un texte rapidement.

 

Le président de l'ANC a aussi promis de négocier "un consensus" sur le nouveau calendrier "au sein de l'assemblée et en dehors", tout en demandant que personne ne "mette en cause la légitimité de l'ANC", une allusion au parti d'opposition Nidaa Tounes de l'ex-premier ministre Beji Caïd Essebsi.

 

Le Premier ministre Hamadi Jebali, un islamiste, a promis d'annoncer un nouveau calendrier consensuel le 18 octobre.

 

Face aux accusations de dérive autoritaire et d'échec sur le front socio-économique, au coeur des objectifs de la révolution de 2011, M. Ben Jaafar a reconnu des "fautes" du gouvernement.

 

"C'est un gouvernement où certains responsables ont manqué d'expérience et ont commis des fautes (...). Il y a des réussites, il y a aussi des échecs", a-t-il analysé, citant pour la seconde catégorie le cas d'une femme violée par des policiers et confrontée à la justice pour atteinte à la pudeur.

 

"Là, on a commis une faute", a insisté M. Ben Jaafar, déplorant un amalgame "inacceptable".

 

De plus, "le gouvernement a manqué de fermeté" à l'égard des islamistes radicaux responsables des violences ayant "terni l'image de la Tunisie", comme l'attaque meurtrière de l'ambassade de américaine mi-septembre, a reconnu le président de l'ANC.

 

"La leçon a été tirée", mais ces ces groupes ne constituent pas "un risque majeur pour l'avenir de la démocratie", la vraie menace étant "un retour à l'ancienne dictature", a-t-il insisté.

 

Justifiant son alliance avec les islamistes, M. Ben Jaafar a reconnu "un choix difficile" dans l'intérêt de la nation, mais "pas assez compris" jusque dans les rangs de son parti déserté par huit de ses 20 députés. tempsreel.nouvelobs

 


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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 01:10

 

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Une descente de police sans mandat dans un appart hôtel à Hammamet


Dans une information publiée sur destinationtunisie.info, une brigade de 6 personés de la police judiciaire a fait une descente à un appart hôtel de la région d'Hammamet.


Une descente de police sans mandat dans un appart hôtel à Hammamet

Selon cette information confirmée par notre confrère et dont la gravité a conduit la fédération de l’hôtellerie d'Hammamet-Nabeul de prendre cette affaire en main : dans la nuit du samedi 6 au dimanche octobre 2012, aux environs d’1h15 du matin, une ronde de la police judiciaire composée de 6 à 7 agents entre dans un appart-hôtel 3 étoiles à Hammamet et demande au veilleur de nuit de lui communiquer la liste des clients individuels.

Les policiers auraient demandé à l’employé sur place de les accompagner à l’étage. L'étage en question correspond à quelques chambres de disponibles pour la vente directe.

Frappant à toutes les portes et faisant irruption à l'intérieur pour voir lesclients, la police ne découvre rien de spécial pour la première et la deuxièmechambre mais se rendent compte d'un couple de jeunes Tunisiens, un homme et une femme dans la troisième.

La police aurait ainsi embarqué tout le monde et convoqué le réceptionniste le lundi suivant pour avoir "aider le couple" à se retrouver dans cet hôtel. Ce dernier a passé trois jours en état d'arrestation avant sa présentation devant le juge d'instruction.

Plusieurs hôteliers, la fédération régionale et la fédération nationale de l'hôtellerie ont décidé de suivre cette affaire dans le cadre d'un non-respect de la loi pour une descente de police sans mandat préalablement délivré par le procureurde la Républiquetuniscope

 

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_________________________________________Ci-dessous l'information émise par destination tunisie

Hammamet : la police a-t-elle le droit de s’introduire dans les chambres d’hôtels ?


Grande première dans un hôtel en Tunisie : sans mandat délivré par le procureur de la République, la police est entrée visiter de force les chambres d’un hôtel à Hammamet. Un agissement qui provoque stupeur et indignation dans les milieux hôteliers hammamettois et qui ne va certainement pas rester sans suite.


Dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 octobre 2012, aux environs d’1h15 du matin, une ronde de la police judiciaire composée de 6 à 7 agents entre dans un appart-hôtel 3 étoiles à Hammamet et demande au veilleur de nuit de lui communiquer la liste des clients individuels. L’employé n’est pas autorisé à appeler ses supérieurs pour les informer de la situation et on lui demande immédiatement de les accompagner à l’étage.

 

L’hôtel est en fait à 90% rempli par des touristes russes qui ont les meilleures chambres avec vue sur mer. Il ne reste donc que 7 à 8 chambres de libres dans tout l’hôtel, chambres qui sont en fait centralisées dans un seul étage. La police frappe à toutes les portes et demande à voir les clients qui sont réveillés en pleine nuit. Dans la première, ce sont deux Algériens qui partagent la même chambre. Dans la 2e, une cliente russe est réveillée et fait une crise d’hystérie face à ce qui se passe. Dans une autre chambre, la police découvre un couple de jeunes tunisiens, arrivé séparément dans la journée; le garçon dans la matinée et la fille aux environs de 15h00. Le réceptionniste n’avait pas fait le lien entre les deux et leur a délivré une chambre individuelle à chacun, en l’occurrence la 203 et la 205. 

 

Au beau milieu de la nuit, tout ce beau monde est embarqué au poste, le veilleur de nuit devant même abandonner la réception à son sort avec téléphones, caisse, etc.

 

Le réceptionniste ayant délivré les chambres n’étant pas en poste au moment de la descente de police, et de repos le dimanche, s’est vu convoquer le lundi par la police judiciaire qui lui a reproché d’avoir délibérément vendu les deux chambres pour « faciliter l’action au couple ». Le procureur de la République, mis au courant de l’affaire, a ordonné l’arrestation du réceptionniste qui s’est retrouvé menotté et embarqué dans une voiture de police avec deux bandits et… un autre de ses collègues d’un autre petit hôtel non classé arrêté lui aussi pour le même motif. 

 

Après trois jours et deux nuits dans une geôle à Hammamet, le réceptionniste a été présenté devant un juge d’instruction du Tribunal de Grombalia à qui il a expliqué les détails de l’affaire. Son avocat a présenté comme pièces à conviction les factures des deux clients faisant état de l’heure exacte de leur arrivée, l’un le matin et l’autre l’après-midi. L’accusé a expliqué que si les deux chambres se trouvaient au même étage, c’était uniquement pour des raisons de taux d’occupation. Le réceptionniste a été finalement blanchi et libéré par le juge. Le couple, lui, en état de liberté, a été convoqué en tant que témoin.

 

Contacté par Destination Tunisie, le réceptionniste a préféré gardé l’anonymat mais n’a pas manqué de faire le commentaire suivant : « dans ma vie, je n’ai mis les pieds dans un poste de police que pour le renouvellement de ma carte d’identité. Je travaille depuis 1994 à ce poste et jamais j’aurais pensé qu’un jour je me retrouverais comme un vulgaire brigand avec des chaînes aux mains à dormir deux nuits dans une geôle dans des conditions atroces ». A noter également qu’en 22 ans de carrière, c’est la 2e fois qu’il assiste à une telle descente de la police, la première ayant eu lieu en juillet 2012.

 

La fédération de l’hôtellerie de Hammamet-Nabeul a été saisie de l’affaire qui a été relayée à la fédération nationale. Les hôteliers se posent aujourd’hui la question de savoir depuis quand la loi permet à la police de s’introduire dans les chambres d’hôtels sans mandat de perquisition préalablement délivré par le procureur de la République. Cette affaire risque aussi de créer un précédent dans le secteur. Certains hôteliers sont d’ailleurs décidés à ne pas laisser le dossier sans suite et s’apprêtent à appeler à la stricte application de la loi en vigueur. Ceci sans parler des instructions qu’ils vont désormais donner à leur personnel en front-office...  destinationtunisie

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 00:37

Adresse de M. Ben Jaafar, président de la Constituante, aux citoyens tunisiens

 

 

 

 

 

 

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Mustapha Ben Jaâfar recadre pouvoir et opposition

 

Mustapha Ben Jaâfar 

 

Mustapha Ben Jaâfar s’est présenté dans son adresse au peuple tunisien de ce soir (vendredi) en un sage rassurant et cherchant à apaiser les tensions. Il a admonesté tant le gouvernement que l’opposition, affirmant que l’autorité originelle dans le pays revient à l’Assemblée nationale constituante, que la légitimité électorale est imparable, et que le consensus complète cette légitimité… 

Le président de l’assemblée nationale constituante s’est attardé sur le climat d’inquiétude qui règne en Tunisie, du fait que "le citoyen doute de tout : de l’autorité, de l’administration, du gouvernement, de l’opposition, de l’Assemblée nationale constituante, des députés, et des médias". 

Il a reconnu que les Tunisiens sont aux prises avec des problèmes dont le chômage, et aspirent à améliorer leurs conditions de vie, et à augmenter leurs salaires, indiquant que "le climat de liberté a fait croire à certains qu’ils peuvent se faire justice eux-mêmes, à faire des sit-in, des grèves anarchiques, à mener des agressions contre les institutions et à observer des grèves de la faim en mettant leur vie en péril".

Cette tension est due, selon Ben Jaâfar, "à la rigidité des positions" des uns et des autres. "Certains attestent que ce gouvernement est le meilleur de l’histoire, alors que d’autres pointent son échec cuisant, et disent que le pays va droit dans le mur, ni l’un, ni l’autre n’a raison", a-t-il asséné. 

Mustapha Ben Jaafar a critiqué "ceux qui jettent de l’huile sur le feu, allant jusqu’à regretter la fuite de l’ancien président, pour semer encore l’anarchie". Il salué "l’armée républicaine et nationale qui s’est toujours tenue de la même distance de toutes les sensibilités, loin des tiraillements politiques".

Ben Jaafar s’est présenté en arbitre de cette partie difficile qui se joue, à l’heure qu’il est, en Tunisie. "Le gouvernement n’est pas immunisé des erreurs, et doit avoir l’audace de le reconnaître. Si un ministre n’a pas donné les résultats escomptés, il peut être changé", a-t-il admis en substance.  Il a reproché à l’opposition "ses positions rigides", qu’il juge négatives, expliquant que cela est dû à un sentiment de marginalisation et d’abattement. "Le fait qu’un constituant ait recours dans cette période historique que vit la Tunisie à une grève de la faim, cela traduit le faîte du désespoir. Le député a le sentiment d’un despotisme de la part de la troïka", a-t-il dit empathique.

Ben Jaâfar a exhorté le gouvernement à avoir "une gestion transparente, à faire preuve de courage et à reconnaitre ses erreurs, et à avoir recours au dialogue pour régler les situations difficiles dans les régions".

Le président de l’assemblée a désapprouvé le langage de haine, les invectives, les agressions physiques qui ont cours. "Il  est inadmissible que  cette tension continue, la solution est que la classe politique, dans toutes ses composantes, parvienne au consensus. Elle doit s’asseoir à la même table, et s'accorder sur les principales questions pour les six à sept mois à venir pour mener la Tunisie à bon port, à travers l’organisation d’élections démocratiques et transparentes", a-t-il souligné en substance.

Le président de l’assemblée s’est voulu rassurant : "les tractations au sein et en dehors de la troïka, ainsi que dans la société civile, sont sur le point d’aboutir". Au niveau des partis, "il y a un débat pour parvenir à des points de convergence au niveau de la constitution, dont le texte doit être précis, clair, sans ambiguïtés, et qui reflètera l’image de la société tunisienne modérée, enracinée dans son identité arabo-musulmane et ouverte aux valeurs universelles et aux autres civilisations". 
 
Il a promis le consensus autour du régime politique, qui sera "un régime démocratique, avec un équilibre et une séparation des pouvoirs, une justice indépendante et une Cour constitutionnelle". 

Ben Jaâfar a aussi évoqué les instances constitutionnelles, en promettant" une instance électorale indépendante, qui sera dirigée par des personnalités au dessus de tout soupçon, une instance des médias issue des professionnels connus pour leur impartialité, leur honnêteté et leur respect de l’éthique, afin que les médias soient au service du peuple, et une instance de la magistrature". "Si le consensus avance sur ces points, on pourra avoir des indices sur l’échéance des élections qui ne peut être arrêtée qu’à l’issue de la création de l’instance électorale", a-t-il expliqué.

Mustapha Ben Jaâfar a salué l’initiative de l’UGTT qui est en train de rapprocher les points de vue, précisant qu’après tout cela (NDLR : la concrétisation de l’initiative de la centrale syndicale), tout va revenir à l’assemblée nationale constituante, l’autorité originelle dans le pays". Il a mis en garde contre ceux qui cherchent à semer le trouble, estimant inconcevable de remplacer la légitimité électorale par la légitimité consensuelle. "Le consensus complète la légitimité", a-t-il affirmé, promettant une clarification de la situation dans les prochains jours. 

Le président de l’ANC en a appelé au patriotisme des Tunisiens, "le Tunisien est intelligent, lucide et patient", a-t-il admis, en s'engageant : "Nous serons fidèles à la Tunisie, à notre révolution, et à ses martyrs". gnet.tn

 

 

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Mustapha Ben Jaafar : "Le consensus est une nécessité" en Tunisie


 

Mustapha Ben Jaafar à l'Assemblée nationale constituante (ANC), le 25 septembre.Mustapha Ben Jaafar à l'Assemblée nationale constituante (ANC), le 25 septembre. © ONS ABID pour J.A.

 

 

Le président de la Constituante, Mustapha Ben Jaafar, appelle à une réorganisation de la troïka au pouvoir en Tunisie et à un élargissement du cercle de concertation pour sécuriser les prochaines étapes de la transition.

 

Tensions sociales, difficultés économiques, perte de confiance, violences des extrémistes religieux... L'exécutif tunisien peine à stabiliser le pays. Confronté à de multiples défis, le gouvernement, légitime mais provisoire, a une faible marge de manoeuvre, d'autant que les islamistes d'Ennahdha, qui forment la troïka au pouvoir avec le Congrès pour la République (CPR) et Ettakatol, plaident pour un désengagement de l'État en matière sociale et entrepreneuriale, ajoutant à la confusion. Cette absence de lisibilité politique et le retard pris par la rédaction de la Constitution ont fait perdre du terrain aux trois partis alliés. Sous la pression conjuguée du mécontentement populaire et de l'opposition, le gouvernement est désormais à la recherche d'un consensus en matière de gouvernance mais également sur le contenu de la loi fondamentale. Un consensus qu'a toujours appelé de ses voeux le très démocrate Mustapha Ben Jaafar, leader d'Ettakatol et président de la Constituante, qui revient pour J.A. sur le sens de son alliance avec Ennahdha et sur les prochaines étapes de la transition.

 

 

Jeune Afrique : Comment évaluez-vous l'action gouvernementale au moment où l'insatisfaction monte chez les Tunisiens ?

Mustapha Ben Jaafar : 

 

Les attentes sont fortes et le passif est important. Le taux de chômage est si élevé qu'un gouvernement provisoire ne

peut y faire face ; les solutions sont sur le long terme. Mais on ne peut que constater un mieux sur le plan sécuritaire, un retour à plus de stabilité sociale, la disparition des grèves et des sit-in. Un réveil de la croissance se profile. On nous annonce un taux entre 3 % et 3,5 %, et il y a un frémissement positif du tourisme.

Fruit d'un travail collectif, le brouillon de la Constitution est prêt.

 

 

L'impact négatif des récents événements (notamment l'attaque contre l'ambassade américaine) sur ce début de relance va-t-il rejaillir sur les relations au sein de la troïka ?

 

Ces événements graves appellent tout le monde à la vigilance et à l'humilité. Nous devons en déterminer les causes et y remédier. Mais ils n'auront aucune incidence sur le fonctionnement de la troïka, pour laquelle je préfère le terme de « coalition », base d'un vrai partenariat, qui implique une sorte de visite et de régulation périodique, un suivi et un réajustement régulier de la situation du pays. L'expérience de la troïka est originale car nous n'avions connu, jusqu'à la révolution, que le régime du parti unique. Mais une réorganisation au sein de la troïka sera nécessaire pour gagner en efficacité dans la gestion des affaires. De même faudra-t-il élargir le cercle de concertation pour sécuriser les prochaines étapes.

 

 

Vous avez appelé, il y a quelques mois, à un gouvernement d'union nationale. Aujourd'hui, tous les partis qui siègent à la Constituante s'accordent sur cette nécessité. Est-ce l'amorce d'un nouvel ­équilibre ?

 

Mieux vaut tard que jamais. Au départ, nous avons appelé à la formation d'un gouvernement d'intérêt national, pensant qu'il n'y avait pas d'autre solution vu les difficultés du moment. Nous ­avions vécu une révolution, la croissance était négative et la situation sécuritaire très précaire ; il fallait affronter ces problèmes et y mettre bon ordre. Durant ces quelques mois de pratique politique, les partis ont gagné en maturité et commencent à réfléchir dans ce sens. Rien ne nous empêche de travailler ensemble pour trouver des terrains d'accord. Le consensus est la meilleure manière de mener à bien la transition.

 

 

Beaucoup s'interrogent sur votre choix de rallier la troïka ; certains pensent qu'il a été sans effet sur l'action gouvernementale et n'a fait qu'apporter une caution démocratique à Ennahdha au sein de l'ANC (Assemblée nationale constituante)...

 

Au lendemain des élections, il n'existait pas d'autre possibilité que le rassemblement sous forme de troïka pour éviter le chaos. L'opposition était émiettée, et il fallait assurer une certaine stabilité et conduire les affaires de l'État dans de bonnes conditions.

 

 

Ettakatol a enregistré de nombreuses défections. Quelle est aujourd'hui la stratégie du parti ?

 

C'est vrai, beaucoup de militants n'ont pas compris l'importance des enjeux ni la nécessité de prendre des risques au nom de l'intérêt général. Alors que la restructuration d'Ettakatol est en préparation, certains reviennent, et les nouvelles adhésions sont nombreuses avec un rajeunissement des cadres. Les horizons sont plus cléments pour le parti.

 

 

Quel bilan tirez-vous des travaux de la Constituante plus de dix mois après sa mise en place ?

 

Une masse de travail importante a été abattue, notamment par les commissions, comme en convient d'ailleurs l'opposition. Les avancées sont réelles. À preuve, le brouillon de la Constitution, issu d'un travail collectif, est prêt. Le comité mixte de coordination et de rédaction doit l'examiner une dernière fois avec les commissions avant le débat général, en plénière, prévu au début d'octobre. Nous sommes dans la dernière ligne droite, et s'il y a un retard par rapport aux échéances, il ne sera pas significatif. Le pouvoir use ; aucun élu ne souhaite occuper son siège indéfiniment. Plus généralement, il est de notre intérêt de nous acquitter de notre tâche dans un délai raisonnable. Je rappelle que les travaux de la Constituante n'ont débuté qu'en février dernier. Au préalable, il a fallu mettre en place l'organisation des pouvoirs publics et le gouvernement.

 

 

Le mandat de la Constituante arrive à son terme le 23 octobre. Que se passera-t-il après cette date ?

 

La Constituante est souveraine et le fera valoir, même si la plupart des partis s'étaient engagés sur ce délai. Le 23 octobre, il n'y aura pas de vide institutionnel, mais il est évident que nous devons tous faire montre de bonne volonté, travailler ensemble et établir au plus vite une feuille de route à même de rassurer les Tunisiens.

Nous devons établir au plus vite une feuille de route à même de rassurer les Tunisiens.

 

 

Quelles sont vos lignes jaunes s'agissant du contenu de la Constitution ? Comment réagiriez-vous si le projet de Constitution adopté ne respectait pas les principes que vous défendez ?

 

Plus on avance, plus je suis optimiste, malgré les difficultés et l'âpreté des débats. Il existe une volonté générale d'aboutir à un consensus, car tout le monde est conscient que la réussite ou l'échec serait l'affaire de tous. Mais si jamais les principes démocratiques devaient être écornés, je protesterais de la manière la plus ferme.

 

 

Certains réclament un référendum autour de la Constitution ; qu'en pensez-vous ?

 

Certes, c'est une forme évoluée de l'expression populaire, mais j'espère que nous n'en arriverons pas là. Cela signerait l'échec de la classe politique, qui n'aura pas réussi à dégager un consensus, étant entendu que le projet de Constitution doit être avalisé par les deux tiers des élus.

 

 

Vous avez insisté sur le fait que la Constitution devait être celle de tous les Tunisiens. Les pressions exercées par Ennahdha pour lui donner une coloration islamiste le permettront-elles ?

 

Ennahdha défend ses idées, mais le mouvement n'est pas homogène, les avis sont nombreux et il y a toujours matière à négocier. Finalement, Ennahdha a tenu compte de l'avis général à plusieurs reprises ; nous en avons fait l'expérience lors des débats des commissions.

 

 

Est-ce que l'avis des experts constitutionnalistes est pris en considération ?

 

La Constitution doit être intériorisée et portée par tous ; les experts, mais aussi des personnalités publiques et de la société civile, ont été consultés. Les experts auront encore leur mot à dire au terme de la rédaction.

 

 

La charia serait-elle sortie par la porte pour revenir par la fenêtre ?

 

C'est de l'ordre du fantasme. Le texte constitutionnel doit être précis avec des référents clairs. La charia est déjà la source de nombreuses lois, mais elle n'a pas à être celle de la loi fondamentale. En définitive, c'est un faux problème.

 

 

Contrôle des médias, harcèlement des artistes, rôle « complémentaire » de la femme, quelle est votre position sur ces reculs ?

 

Il ne faut pas interpréter cela comme un recul ; c'est un accès de fièvre. Quant à la question du rôle complémentaire de la femme, qui a provoqué un tollé, il s'agissait d'un brouillon de brouillon. J'ai exprimé ma ferme désapprobation [le point a finalement été retiré du projet de Constitution le 24 septembre, NDLR]. Ce couac est de l'ordre de l'accident plus que d'une stratégie concertée.


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Avec Moncef Marzouki (au centre) et Hamadi Jebali, lors de la célébration du 55e anniversaire de la République le 25 juillet, à l'ANC. © Nicolas Fauquié/www.IMAGESDETUNISIE.Com

 

 

 

À cette étape de la transition, la raison d'État et les objectifs partisans auraient-ils pris le pas sur la volonté du peuple ?

 

Où se situe la volonté du peuple ? Nous sommes tenus d'assurer le changement, de tourner la page de la dictature et de faire entrer le pays dans la démocratie. Il n'y a aucune contradiction entre ces objectifs, ceux de la Constituante et des partis et ce que souhaite le peuple. Certes, nous pouvons commettre des erreurs, effectuer des évaluations à réajuster, mais rien ne nous a éloignés de la ligne générale.

 

 

Vous vous exprimez assez peu publiquement. D'aucuns interprètent votre silence comme un consentement ; qu'en est-il ?

 

Je m'exprime régulièrement quand c'est nécessaire ; je ne crois pas aux coups médiatiques permanents et me refuse à tout populisme. Nous ne sommes pas en campagne électorale, même si certains le croient.

 

 

Justement, à quand les élections ?

 

Raisonnablement, on peut envisager de les organiser au deuxième trimestre 2013. Il nous faut relancer l'Instance supérieure indépendante pour les élections [Isie] et réunir les conditions garantissant l'indépendance des médias.

 

 

Quels sont vos rapports avec le Premier ministre Hamadi Jebali et le président Moncef Marzouki ?

 

Ils sont bons et empreints de respect réciproque. Chacun a son tempérament et une façon différente de voir et de gérer les choses, mais nous sommes tous dans le même bateau avec les mêmes responsabilités.

 

 

Quel rôle joue réellement Rached Ghannouchi ?

 

Il est le président du premier parti du pays ; il a donc son mot à dire et joue son rôle de leader. Cependant, il faut rendre justice à l'homme ; grâce à son influence sur sa formation, nous avons évité plusieurs écueils. Il est intervenu dans des moments critiques et a facilité les accords en se posant comme médiateur. Il faut reconnaître qu'il existe un vrai débat démocratique au sein d'Ennahdha.

 

 

Que pensez-vous de l'initiative de Béji Caïd Essebsi ?

 

L'émiettement de l'opposition n'est pas une bonne chose. Aussi, tout ce qui contribue à constituer un paysage politique est le bienvenu. Mais il est à craindre que l'initiative de Béji Caïd Essebsi ne conduise à recycler les anciens caciques de Ben Ali et ne soit un appel au retour du Rassemblement constitutionnel démocratique [RCD, ex-parti au pouvoir].

L'extrémisme est là ; il est minoritaire mais spectaculaire. La mobilisation et la vigilance restent nos principaux atouts pour le contenir.

 

 

La Tunisie se sent-elle menacée par la poussée de l'extrémisme, voire par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ?


L'extrémisme est là ; il est minoritaire mais spectaculaire. La mobilisation et la vigilance restent nos principaux atouts pour le contenir.

 


Que pensez-vous des événements de Benghazi (l'attaque meurtrière du consulat américain) et plus largement de la réaction de la rue musulmane à la diffusion sur ­internet d'un film islamophobe ?

 

On peut comprendre le sentiment de révolte. L'offense est réelle, mais je suis également choqué par la fragilité de nos sociétés qui s'enflamment aussi facilement.

 

 

Si c'était à refaire, que changeriez-vous ?

 

Rien s'agissant des choix fondamentaux ; peut-être aurions-nous dû nous montrer plus persuasifs. Ces dix mois d'expérience nous permettent en tout cas d'envisager avec optimisme les prochaines étapes de la transition démocratique.  Jeuneafrique

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 21:08
 
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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 03:47

Les journalistes de Dar Assabah reprennent leur grève de la faim

darsabah8

Les journalistes de Dar Assabah, soutenus par l’Union générale tunisienne du Travail (Ugtt), ont repris, jeudi la grève de la faim.

 

Comme ils l’ont déclaré la semaine dernière, «si le ministre des Affaires sociales Khalil Zaouia – qui leur a rendu visite – ne parvient pas à un arrangement avec le gouvernement», les journalistes de Dar Assabah ont repris leur grève de la faim.


Sami Tahri, secrétaire général adjoint de l’Ugtt, a rejoint les grévistes de la faim, comme il l’a déjà promis.


«Nous ne sommes pas prêts à baisser les bras, comme l’ont fait nos collègues de la télévision nationale, déjà mis sous la botte du parti-Etat au pouvoir. Nous n’avons rien à nous reprocher et nous allons continuer le combat pour la liberté d’expression», a dit à Kapitalis l’un des rédacteurs en chef de la maison.


Sana Farhat, représentante du syndicat de la maison, a de son côté rappelé que ses collègues tiennent à préserver la ligne éditoriale indépendante du groupe Dar Assabah. «Nous avons donné l’occasion au gouvernement pour qu’il revienne sur ses décisions. En vain.  A partir d’aujourd’hui, nous reprenons notre grève de la faim, interrompue, depuis la visite du ministre, il y a cinq jours», a-t-elle lancé devant une forte présence des médias, nationaux et internationaux. Ainsi que des députés et des représentants de la société civile.


A ses côtés, Sami Tahri (numéro 2 de l’Ugtt), plus que jamais convaincu de la légitimité de la cause «On a cru qu’ils vont reculer. Au contraire, ils ne font qu’à leur tête et c’est la fuite en avant», a-t-il enchaîné, la voix cassé, «tellement il a crié la veille contre les ennemis de la révolution venus attaquer le siège de l’Ugtt», a enchéri Sana Farhat, qui était entourée de plusieurs militants syndicalistes, dont Nabil Jmour, Halim Rezgui et Montassar Ayari.


FAIM88

 

Unis pour la bonne cause et solidaires, ils ont rendu public un communiqué rappelant les demandes des journalistes: la liberté de la ligne éditoriale, ni de gauche ni de droite, et indépendance totale de toute idéologie et de tout parti politique. Mais aussi: «Non à Lotfi Touati (le directeur général imposé par le gouvernement, Ndlr). Non aux  déclarations de Mohamed Ali Chkir, directeur général du groupe Karama Holding, qui se mêle de la ligne éditoriale du groupe Dar Assabah et qui cherche à tirer le niveau vers le bas et menace de vendre l’entreprise», lit-on dans le communiqué.  kapitalis

 

 

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Sami Tahri entame une grève de la faim

 

Le secrétaire général adjoint de l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Sami Tahri également porte-parole de la centrale syndicale a entamé, ce jeudi 12 octobre une grève de la faim en guise de soutien aux journalistes de Dar Assabah, selon l'agence Tunis Afrique Presse (TAP). shemsfm

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 03:02

L’Armée nationale se proclame impartiale et républicaine

 

Dans un communiqué rendu public aujourd’hui jeudi 11 octobre 2012, le ministère de la Défense nationale souligne que "l’Armée sera toujours républicaine et apolitique et ce suite aux informations relayées à travers les médias et les réseaux sociaux concernant l’appareil militaire". 
Le ministère de la Défense affirme que "l’Armée demeurera neutre vis-à-vis des différents partis et autres sensibilités politiques et qu’elle restera à l’abri des polarisations politiques". 
Il appelle, par la même occasion, tous les soldats et les officiers de l’Armée à respecter les lois du pays et la hiérarchie au sein de l’Armée nationale pour servir la patrie.businessnews

 

 

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Ghannouchi revendique la paternité des propos tenus dans la vidéo

Rached Ghannouchi président du mouvement Ennahdha a reconnu queles propos tenus dans la vidéoémanent  bien de lui et qu’il ne s’agissait  pas d’une caméra cachée .

Dans une intervention, jeudi soir au téléjournal d’Al Wataniya 1,  Rached Ghannouchi  a précisé que la vidéo dans laquelle il apparaissait en plein débat avec des jeunes salafistes, a été montée et non-pas truquée, affirmant que  ses propos ont été déformés. tunisienumerique

 


 

 

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«Ghannouchi est salafiste et le salafisme et la démocratie ne se rencontrent jamais» (Mohamed Talbi)

 

L’islamologie Mohamed Talbi exprime des doutes sérieux sur la sincérité de la conversion de Rached Ghannouchi à la démocratie. Et affirme qu’il demeure foncièrement un salafiste. Vidéo.

 

Le célèbre islamologue tunisien, invité dans le cadre de l’émission ‘‘Chahed Wa Chawahed’’, diffusée il y a près d’un an sur la chaîne publique Watania 1, commence d’abord par lancer cet avertissement au chef du parti islamiste Ennahdha au pouvoir : «Fais gaffe de ne pas appeler à la violence. Dis tout ce que tu veux, mais n'appelle pas à la violence. Car la violence ne saurait être justifiée.»

 

En réponse, ensuite, à une question relative à l’évolution de Ghannouchi, M. Talbi répond : «On dit que cet homme a évolué, mais j'ai des doutes concernant son évolution. Il a évolué du rejet total la démocratie à l'appel à la démocratie. Je considère que cet appel n’est pas sincère, parce qu’il (Ghannouchi, Ndlr) est salafiste. Et le salafisme et la démocratie ne se rencontrent jamais.»  kapitalis


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Comment « islamiser » la Tunisie, selon Rached Ghannouchi


Copie écran de la vidéo dans laquelle Ghannouchi s’adresse aux salafistes
Le principal parti au pouvoir en Tunisie, Ennahda, est secoué à cause d’une vidéo dans laquelle on aperçoit Rached Ghannouchi s’adressant à des salafistes. Il leur explique comment islamiser la Tunisie et éviter l’exemple algérien.

Tempête chez Ennahda. Le principal parti au pouvoir en Tunisie, Ennahda, subit de violentes secousses à cause d’une vidéopostée sur Youtube et dans laquelle on aperçoit son chef historique, Rached Ghannouchi, s’adresser à des salafistes. Il leur demande d’être patients face aux laïques, et de suivre ses conseils pour « islamiser » la Tunisie par étapes.

 

La vidéo, qui fait le bonheur des libéraux tunisiens, a fait le tour de la toile et des médias. Rached Ghannouchi explique à ses interlocuteurs qu’il faut à tout prix éviter la stratégie de forcing opérée en Algérie durant la décennie noire. « En 1991, on pensait que l’Algérie avait atteint un point de non retour, mais on s’est trompé. Il y a eu un retour en arrière et les mosquées sont revenues aux mains des laïques ». Et d’ajouter que « cela risque d’arriver en Tunisie », surtout que « la mouvance laïque est plus forte en Tunisie et que les islamistes algériens sont plus forts que ceux de Tunisie ».

 

C’est ce même Ghannouchi qui, quelques jours auparavant, affirmait à la presse l’existence d’ « un danger salafiste ». Un double discours qui laisse perplexe sur le parti « islamiste modéré » qu’Ennahda prétend être. « Nous avons le pouvoir » mais « ils (les laïques, ndlr) ont la main sur l’économie, les médias, l’administration », et « il n’est pas sûr d’avoir la police et l’armée » sous la coupe d’Ennahda.

 

Manipulation et dénigrement

Ce dernier cible également l’ancien Premier ministre de la transition, Béji Caïd Essebsi : « El Béji ne cessait de répéter pendant toute une année que nous ne pourrions pas dépasser 20 % et qu’on serait par conséquent maîtrisable. Vous voyez bien qu’il se trompait et nous avons créé une grande surprise ». Mais il se rend compte que « ce n’est pas définitif » car « ils se rassemblent aujourd’hui », a-t-il ajouté en faisant allusion à l’opposition. Le patron islamiste demande à ses interlocuteurs d’être patients : « Celui qui veut lancer une radio a désormais la possibilité de le faire, celui qui veut une télévision y serait d’autant plus autorisé. Vous pouvez organiser des camps, inviter des prêcheurs. Tout cela vous est permis, alors pourquoi autant d’impatience ? » Quant à la charia, le leader d’Ennahda estime que « les textes de loi ne valent que ce qu’on peut en faire ».

 

Après avoir gardé dans un premier temps le silence, un membre d’Ennahda a finalement tenté de justifier, ce mercredi à midi, les propos dérangeants de Rached Ghannouchi sur les ondes d’une radio privée. Ameur Laareyedh, membre du bureau politique du parti, parle de « montage » et de « manipulation », de « propos sortis de leur contexte » et de « mauvaises interprétations » des médias. « L’objectif d’Ennahda n’est pas de diviser le pays, preuve en est la coalition tripartie au pouvoir », a-t-il tenté d’argumenter sur un ton agressif.

 

L’auteur de la vidéo, un présumé salafiste, affirme que la vidéo est présente sur Youtube depuis le mois d’avril 2012. Dans un communiqué publié mercredi après-midi, Ennahda affirme que la scène a été filmée en février 2012 et qu’il s’agit purement d’une « campagne pour dénigrer le parti ». Manipulation ou non, Ennahda vient à nouveau de prendre un énorme coup de massue.  afrik.com

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 05:31

Entretien avec Béji Caied Essebsi, (Nidaa Tounès)


 

 

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Interview de BCE : Ennahdha a failli, et l’histoire ne leur pardonnera pas !

 

L’ancien chef de gouvernement de la Tunisie et président fondateur de Nidaa Tounes, Béji Caïed Essebsi, a eu un long entretien, diffusé en prime-time, ce soir, sur la chaine satellitaire privée Hannibal TV.

 

Cet entretien a été l’occasion de passer en revue les avis de ce politicien chevronné, concernant la situation actuelle dans le pays et les solutions qu’il proposerait pour en sortir.

 

Son parti, Nidaa Tounes

 

Ce parti a le mérite de proposer aux électeurs une alternative aux formations au pouvoir actuellement qui ont fait preuve d’un échec total.

 

Non, Béji Caïed Essebsi, n’est pas le seul lien qui regroupe la constellation de personnalités qui gravitent dans son parti ! Ce qui les unit est plus grand et plus important : c’est leur amour de la patrie, de son drapeau et de son hymne national, « ce qui est devenu de nos jours, denrée rare » a-t-il tenu à préciser en allusion à ceux qui jurent par « la Oumma arabe » et par le « fanion noir ».

 

Son parti n’est pas là pour critiquer, il possède et propose des olutions pratiques pour les problèmes du pays.

 

Son parti ne recycle pas les RCDistes comme se plaisent à le répéter ses détracteurs, il est le seul, dans sa formation, à pouvoir se réclamer d’un passé de responsable dans le RCD.

 

Le parti doit compter dans les 50 milles adhérents, actuellement, et leur nombre ne cesse d’augmenter de jour en jour.

 

Ennahdha a recours à la politique de l’épouvantail quand elle parle de Nidaa Tounes, dans le sens où le parti ramènera au pouvoir, les RCDistes, mais le tunisien est assez intelligent pour savoir qui, des deux derniers gouvernements a recruté des RCDistes. Le peuple jugera !

 

Les alliances avec les autres partis

 

Nidaa Tounes est toujours en pourparlers avec le Parti Républicain et El Massar, la déclaration de cette alliance à été reportée de quelques jours pour éviter de « parasiter » les assises de l’initiative de l’UGTT.

 

BCE s’attend à ce que d’autres formations politiques rejoignent son « front », à l’instar du Parti socialiste, qui partage avec eux les mêmes visions.

 

Ce front ne sera pas une fusion ni une union des partis, chaque parti sera autonome, ils auront en commun un programme d’action et une feuille de route pour la période à venir.

 

Il se dit prêt à collaborer avec les partis « destouriens », ils ont libéré et construit le pays, ils ont le droit d’exister et de contribuer à la vie politique !

 

Le projet de loi de l’exclusion

Il est contre cette loi, qui ne dérange pas outre mesure son parti. Sur toute sa formation, il est le seul sur qui s’appliquerait cette loi, d’ailleurs, il sait qu’il est le seul visé par toute cette manœuvre.

 

Il s’attend plutôt à voir la tête de certains membres du gouvernement actuel, quand ils seront rattrapés par cette loi !

 

Pour lui, cette loi va « achever » le gâchis qu’a entamé la révolution, en termes de compétences de la Tunisie. Cette loi va exclure en premier, le peuple, qui sera exclu de son droit de donner son avis.

 

Ce projet de loi, si cher aux Abbou, Mr et Mme, (c’est leur fond de commerce !) ne pourra pas marcher. Puisque les nahdhaouis placent l’Egypte au pôle de leader des pays arabes, comme l’avait affirmé Lotfi Zitoun, la loi égyptienne, et plus précisément, l’arrêté de la cour suprême, qui a cassé une loi semblable votée en Egypte, fera jurisprudence. D’ailleurs, ce même arrêté, stipule que seule la justice est habilitée à exclure ou pas des gens, et que ce n’était nullement du ressort de l’assemblée.

 

Les salafistes et la violence politique

La connivence d’Ennahdha avec les salafistes est flagrante. Elle a mené le pays au chaos. Ils se permettent d’agresser les membres de l’ANC, de saboter des réunions de partis, de s’attaquer aux intérêts étrangers… Cette violence a fait perdre toute la crédibilité que la Tunisie a si chèrement acquise sur cinquante ans de travail et de sérieux.

 

L’histoire retiendra que pour les occidentaux, il y aura avant le 14 septembre 2012 et après le 14 septembre 2012. Et comme disent les anglais, l’aide à la Tunisie… « Forget it ! ».

 

La vidéo de Rached Ghannouchi

Il doute fort que cette vidéo a été filmée ou diffusée à l’insu du parti Ennahdha. De toutes les façons, les déclarations qu’elle renferme ne sont pas étonnantes car elles reflètent la réalité de Ghannouchi et ses principes salafistes connus.

 

Pour BCE la rediffusion de cette séquence  avec ce timing n’a qu’une seule explication, celle de vouloir descendre l’initiative de l’UGTT. D’ailleurs, c’est pour ça qu’il pense qu’elle profite à ceux d’Ennahdha qui sont contre la réussite ou la participation à cette initiative.

 

Les solutions dans l’immédiat

La Troïka a tout foiré, elle a créé une tension politique intense dans le pays. Elle a œuvré à diviser le pays et le peuple. Elle n’a rien fait dans la rédaction de la constitution. Elle n’a même pas fait la moindre tentative pour réaliser ne serait-ce qu’un seul objectif de la révolution. Elle ne jouit plus de la légitimité électorale, il lui faudra rechercher une légitimité consensuelle. Il faut réduire les membres du gouvernement à 20 ministres au maximum, il faut confier les ministères de souveraineté à des technocrates indépendants,

 

Il faut surtout s’attabler autour de l’initiative de l’UGTT, puisque c’est actuellement la seule proposition disponible, dont il faut profiter pour sortir du blocage actuel. Car la solution est dans le consensus le plus large, et sans exclusion !

 

Le mot de la fin

Il l’adresse aux gens d’Ennahdha : « L’histoire ne vous pardonnera pas » ! tunisienumerique


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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 05:29
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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 20:04

Ghannouchi, version naturelle sans fards

 

 

 

____________________________________________________________________De la Tunisie 

Rached Ghannouchi mis à nu 

 

«Ne vous fiez pas à votre victoire d’aujourd’hui, Ennahdha était il y a quelques années enfouie sous les décombres, si ce n’est que le peuple voulait cette religion qu’elle porte. Les Laïcs sont encore là contrôlant les médias, l’économie, l’Administration et l’armée. Nous ne pouvons nous fier, ni à l’armée ni à la police. Que vous soyez nombreux ne doit pas vous donner de l’assurance. Les autres (les laïcs) détiennent toutes les structures de l’Etat »… 

Doit-on expliquer les grands mouvements de mutations ainsi que les nouvelles nominations qui ont eu lieu ces derniers mois autant au ministère de l’Intérieur qu’à celui de la Défense nationale par la position du premier responsable du parti Ennahdha qui s’exprime clairement lors de cette rencontre filmée à son insu au mois d’avril dernier avec des fidèles dont des salafistes ?

 

Les propos du chef du parti Ennahdha ont été condamnés par Mohamed Bennour, porte-parole du parti Ettakattol, principal allié du parti islamiste qui a déclaré sur les ondes de Mosaïque FM : « ces déclarations sont dangereuses et notre parti est catégoriquement contre. Nous sommes très rassurés en ce qui nous concerne que l’armée et la police ne soient pas sous l’emprise des partis. Et nous considérons le salafisme djihadiste très dangereux et en totale contradiction avec la démocratie ».

 

Rached Ghannouchi n’est pas de cet avis, puisqu’il rassure les salafistes en leur disant : « Aujourd’hui, nous avons un ministère des Affaires religieuses et pas seulement une mosquée et nous avons un gouvernement bien à nous. Je voudrais rassurer les jeunes salafistes et les inciter à plus de patience. Celui qui veut lancer une radio a désormais la possibilité de le faire, celui qui veut une télévision y serait d’autant plus autorisé. Vous pouvez organiser des camps, inviter des prêcheurs. Tout cela vous est permis, alors pourquoi autant d’impatience ? ».

 

Rached EL Ghannouchi prévient ses disciples sur le risque de se montrer trop confiants quant aux réalisations politiques d’Ennahdha citant à ce propos l’exemple algérien: « Rappelez-vousl’Algérie, nous étions sûrs qu’il n’y aurait pas de retour en arrière, nous avions les épaules solides avec 80% des voix. Il s’est avéré que notre appréciation était fausse. Les mosquées ont été mises de nouveau sous l’autorité des laïcs et les islamistes sont devenus des parias. Ceci pourrait aussi bien arriver en Tunisie si nous ne sommes pas vigilants. Car l’élite laïque en Tunisie est plus puissante que celle d’Algérie et l’islam algérien est plus fort que l’islam tunisien ».

Pour Rached Ghannouchi, le sage est celui qui sait préserver une conquête, la mettre en sûreté et la consolider dans l’attente d’autres acquis et victoires : « Ce que nous avons réalisé en une année est à peine concevable et cette réalisation n’est pas encore définitive. Voyez les complots qu’on organise autour de nous, ces groupements qui se rassemblent tour à tour contre l’islam et contre nous. Alors au lieu de faire peur aux gens, il faut sécuriser nos acquis et les renforcer. Nous devrions commencer par affermir notre tissu associatif et implanter nos écoles partout sur le territoire national. Les gens ne connaissent pas l’islam. Ceux, parmi nous, qui gouvernent aujourd’hui ne connaissent rien aux rouages de l’administration. Tous ceux qui travaillent sous leurs ordres complotent contre eux. Il va aussi falloir du temps avant qu’il y ait des personnes qui travaillent pour eux et non contre eux »…

 

Un peu plus loin dans sa conversation très révélatrice pour ce qui est de ses véritables desseins, Ghannouchi s’exprime clairement sur sa position d’introduire la chariaa dans la Constitution : « Y a-t-il urgence à mettre la chariaa dans la Constitution ? Avons-nous intérêt à nous lancer dans cette bataille ? Aujourd’hui, nous disons au peuple tunisien ‘’dhahirian’’ (en apparence), que l’islam est la religion d’Etat. Pour ce qui est de la Chariaa, il y a une partie de l’élite tunisienne qui détient le pouvoir et qui en a peur ».

 

Amer Laarayedh, chef du bureau politique Ennahdha, invité sur les ondes de Mosaïque FM, estime pour sa part qu’il y a eu une volonté délibérée de déformer les propos de Rached, lequel, comme de tradition, ne pensait pas ce qu’il disait ou a été mal compris. « Car son objectif était plutôt de calmer les ardeurs des salafistes » (sic…).

 

Ceci dit, que cette vidéo ait été filmée au mois d’avril ne change rien au cœur du problème et à l’objectif ultime de Rached Ghannouchi : implanter un Emirat islamiste en Tunisie. Et à l’entendre parler, on n’a pas besoin d’être très perspicace pour comprendre ce que dissimule son discours « modéré ».

 

Le peuple tunisien a souffert pendant trop d’années des duperies des uns et des autres pour qu’il croit aveuglement ce que les nouveaux gouvernants lui débitent à longueur d’année, de mois et de jours. Assez de mensonges, la Tunisie mérite mieux et plus.   Amel Belhadj Ali

 

 

_____________________________________________________De l'Algérie

Quand Rached Ghannouchi explique «l’islamisation de la Tunisie » par « étapes »

 

Mauvais temps chez Ennahdha. Le parti au pouvoir, fortement contesté aujourd’hui, est ébranlé par une vidéo de son chef historique, Rached Ghannouchi. S’adressant à des salafistes, il leur explique comment « islamiser » la Tunisie par étapes. Le leader islamiste prend l’Algérie en exemple.


La vidéo a fait le tour de la toile et des médias. S’entretenant avec un groupe de salafistes, Rached Ghannouchi, dévoile sa vision et sa stratégie de procéder par étapes pour régner dans la durée. Il rappelle à ses interlocuteurs qu’« en 1991, on pensait que l’Algérie avait atteint un point de non‑retour, mais on s’est trompé. Il y a eu un retour en arrière et les mosquées sont revenues aux mains des laïques ». Et d’ajouter que « cela risque d’arriver en Tunisie », surtout que « la mouvance laïque est plus forte en Tunisie et que les islamistes algériens sont plus forts que ceux de Tunisie ».

 

Les propos de Rached Ghannouchi, le même qui affirmait à l’AFP il y a peu, l’existence d’« un danger salafiste », ont confirmé les craintes de ceux qui ne croient pas à un parti « islamiste modéré ». Il faut dire qu’à entendre Ghannouchi, cela n’existe réellement pas. « Nous avons le pouvoir » mais « ils [les laïques, NDLR] ont la main sur l’économie, les médias, l’administration », note‑t‑il, ajoutant qu’« il n’est pas sûr d’avoir la police et l’armée » sous la coupe d’Ennahdha.


Bien conscient qu’Ennahdha « renaît de ses cendres pour se retrouver au pouvoir » alors qu’on ne s’y attendait pas, Ghannouchi ne manque pas de citer l’ancien Premier ministre Béji Caied Essebsi : « El Béji ne cessait de répéter pendant toute une année que nous ne pourrions pas dépasser 20 % et qu’on serait par conséquent maîtrisable. Vous voyez bien qu’il se trompait et nous avons créé une grande surprise ». Mais il se rend compte que « ce n’est pas définitif » car « ils se rassemblent aujourd’hui », dit‑il en parlant de l’opposition. Ghannouchi veille à rassurer les salafistes tout en leur demandant de s’armer de patience. « Celui qui veut lancer une radio a désormais la possibilité de le faire, celui qui veut une télévision y serait d’autant plus autorisé. Vous pouvez organiser des camps, inviter des prêcheurs. Tout cela vous est permis, alors pourquoi autant d’impatience ? » leur lance‑t‑il, en expliquant qu’il faut du temps pour consolider les acquis et s’imposer. Concernant la non‑inscription de la chariaâ dans la Constitution, le leader islamiste estime que le texte n’est pas important. « Les textes de loi ne valent que ce qu’on peut en faire »,affirme‑t‑il.


Durant la matinée, et alors que la vidéo faisait le tour de la toile, les dirigeants d’Ennahdha ont évité toute réaction Il a fallu attendre midi pour avoir un membre du bureau politique, Ameur Laarayedh, sur les ondes d’une radio privée. Pour la défense de son Cheikh, il parlera de « montage » et de « manipulation », de « propos sortis de leur contexte »et de « mauvaises interprétations » des médias. Pour tenter de justifier les propos dérangeants du fondateur d’Ennahdha, Ameur Laareyedh rappelle « la politique de répression des islamistes sous Ben Ali », mais en vain, il s’en sort mal et devient rapidement agressif avec le journaliste. « L’objectif d’Ennahdha n’est pas de diviser le pays, preuve en est la coalition tripartie au pouvoir », argumente‑t‑il. Mais justement, avec ses déclarations, Rached Ghannouchi trahit les valeurs républicaines défendues par les deux alliés de son parti, aussi bien le Congrès pour la République de Moncef Marzouki, qu’Ettakatol de Mustapha Ben Jaâfar. D’ailleurs, la réaction du porte‑parole d’Ettakatol, Mohamed Bennour, n’a pas tardé et n’a pas été complaisante : « Ces déclarations sont dangereuses, contraires à nos valeurs et s’opposent à la démocratie ».


Cette vidéo embarrassante s’avère exister sur le channel YouTube d’un présumé salafiste depuis le mois d’avril 2012. Dans un communiqué publié durant l’après‑midi, Ennahdha précise qu’elle a été filmée au mois de février 2012, et qu’il s’agit d’une campagne pour dénigrer le parti. Loin de convaincre, cette précision apportée par le parti au pouvoir justifie, aux yeux de certains observateurs, toutes les nominations partisanes faites par Ennahdha dans les administrations et les médias publics. Rached Ghannouchi, évitera quant à lui toute déclaration aux médias. « Il a beaucoup de choses à faire », justifie maigrement Ameur Laareydh. Entretemps, sur YouTube, on découvre d’autres extraits vidéo de cette rencontre de Rached Ghannouchi avec les salafistes, où il leur explique ses intentions et sa stratégie. Finalement, le chef des « islamistes modérés » est mis à nu… tsa-algerie.

 

________________________________________________________________________De l'Europe 

Le chef du parti islamiste joue les salafistes contre les laïcs


Le chef du parti islamiste Ennahda, Rached Ghannouchi, a demandé aux salafistes de faire preuve de sagesse pour asseoir leur pouvoir face aux laïcs qui contrôlent encore médias et institutions, dans une vidéo largement relayée mercredi sur les réseaux sociaux.

Ennahda a aussitôt affirmé que la rencontre entre son chef et un groupe de jeunes salafistes remontait au mois de février et que ses déclarations avaient été l'objet d'un montage pour les sortir de leur contexte.

Rached Ghannouchi y opposait les salafistes qui doivent préserver leurs acquis avec sagesse aux laïcs qui peuvent rebondir après leur échec aux élections d'octobre 2011.

Il mettait en garde contre la résurgence du Rassemblement constitutionnel démocratique (parti de l'ex-président Ben Ali, dissous en mars 2011), déclarant: l'armée et la police ne sont pas sûres et les Rcdistes sont de retour.

Je dis à nos jeunes salafistes de patienter (...) pourquoi se précipiter? Prenez votre temps pour capitaliser les acquis, ajoute-t-il, leur conseillant de créer des télévisions, des radios, des écoles, des universités ...

M. Ghannouchi mettait aussi en garde contre un retournement de la situation contre les islamistes. Croyez-vous qu'il n'y aura pas de retour possible en arrière? C'est ce que nous avions cru vivre en Algérie dans les années 90, mais notre jugement était erroné: les mosquées sont retombées dans les mains de laïcs et les islamistes ont été de nouveau persécutés, poursuit-il.

Selon lui il y a eu régression en Algérie, alors même que le camp laïc y était moins fort qu'en Tunisie et que les islamistes y étaient plus puissants.

Et d'ajouter que malgré leur échec aux élections, les forces laïques dominent toujours les médias, l'économie, l'administration, les institutions.

Sur les dérapages sécuritaires, M. Ghannouchi a indiqué que la police échappait à l'autorité du ministre de l'Intérieur Ali Larayedh (islamiste).

La police échappe encore à notre autorité parce quen grande partie, elle est liée aux laïcs!, lance le chef islamiste qui a une forte influence sur le gouvernement.

M. Ghannouchi a ironisé sur l'absence de mention de la charia (loi islamique) dans la future constitution: Bataille inutile, du moment que le mot islam est présent, cest du pareil au même!, prêche-t-il.

Cette vidéo, qui a suscité un début de polémique, a été truquée, a déclaré Amer Larayedh, un dirigeant d'Ennahda, affirmant que le discours du chef islamiste tenu en février et diffusé en avril avait été manipulé avant d'être posté mercredi par des anonymes sur le net.

L'opposition a qualifié de très grave le contenu de la vidéo illustrant le double discours d'Ennahda. M. Ghannouchi jette le discrédit sur des institutions, cet homme leur doit des explications, a réagi Issam Chebbi du Parti républicain (centre) sur radio Mosaïque FM.

Le gouvernement dirigé par Ennahda est accusé de laxisme envers les salafistes, alors que M. Ghannouchi avait qualifié les salafistes jihadistes de danger et prôné la fermeté dans la foulée de l'attaque de l'ambassade américaine à Tunis, le 14 septembre. romandie

 

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La caméra cachée dévoile Mourou et Ghannouchi

ghannouchiLa vidéo de Rached Ghannouchi, diffusée dans la soirée du mardi 9 octobre sur les réseaux sociaux est censée avoir été enregistrée en mode caméra cachée. Sauf qu’il ne s’agit pas de la première fois que les dirigeants d’Ennahdha sont filmés à l’insu de leur plein gré.

 

Les propos tenus par Mourou, le cofondateur du mouvement islamique lors de sa rencontre avec Wajdi Ghanim, ont également été rapportés par une caméra indiscrète.

 

Rached Ghannouchi, le président d’Ennahdha, que d’aucuns présentent comme étant le vrai dirigeant de la Tunisie actuel, est plutôt réputé pour son rigorisme, à la limite de l’intransigeance. Alors que son camarade de toujours, le très tunisois Abdelfattah Mourou, apparaît tout en rondeur, avec un sens de l’humour aiguisé, couplé à un rire facile qui suscite la sympathie.

 

Les discours de l’un et de l’autre apparaissent très différents. Une question d’accent, d’abord. Quand Mourou a l’intonation gouleyante des beldis de vieille souche, c’est dans les tons rocailleurs que Ghannouchi s’exprimera. Lorsque le Cheikh Abdelfattah multipliera les bons mots à la tunisoise, le Cheikh Rached préférera l’arabe classique aux consonances golfiques. On conviendra cependant, que sous l’objectif des caméras cachées, les deux personnages assument de troublantes ressemblances.

 

Dans cette vidéo qui n’a pas fini de susciter des remous, Rached Ghannouchi affirmera clairement que «l’appareil de l’Etat est encore détenu par les adversaires». Mais qu’entretemps, il se propose de fournir «toutes les autorisations nécessaires pour lancer des radios, des chaînes de télévision, des associations». Islamiques bien sûr. Elément intéressant, Ghannouchi dressera la comparaison avec la situation tunisienne actuelle avec celle de l’Algérie des années 80. Il soulignera «qu’il faut être patient, pour garantir les acquis» qui ne sont, selon lui, guère irréversible…

 

C’est en substance, le même langage que tiendra Mourou en février dernier, face à Wajdi Ghanim, le prédicateur salafiste égyptien, et grand militant de l’excision féminine. Le cheikh Mourou fera ainsi remarquer à son hôte, «malgré les apparences, nous sommes faibles. Nous appuyons sur les boutons mais les commandes ne répondent pas. Parce qu’elles sont encore entre les mains de nos adversaires». Il s’agit donc d’un travail de longue haleine, «pour se réapproprier les leviers du pouvoir». Quant aux moyens préconisés, Mourou ira jusqu’à proposer, de «séduire les enfants, pour mieux les opposer à leurs parents».

 

 

 

Il apparait donc que dans les discours privés, dont la teneur n’est dévoilée «qu’accidentellement», les différences entre les ténors d’Ennahdha sont infimes. A l’abri des oreilles indiscrètes, modérés, colombes, et faucons, tiennent sensiblement le même langage.

 

On constatera également que les sujets des discussions ébruitées, ne s’intéressent ni au chômage, ni au développement économique, encore moins aux problèmes sociaux de nos régions. Alors que durant la campagne électorale, c’est l’exemple turc qui a été mis en avant, avec le chiffre mirobolant des 400 000 emplois à créer en une année. Or manifestement, pour Montplaisir, la Sublime Porte, n’a guère d’attrait au-delà du marketing électoral. Le hanéfite Erdogan pourra toujours se rhabiller, c’est plutôt la secte wahhabite qui les excite.  

Ceux qui croyaient percevoir une lutte de tendances au sein même d’Ennahdha en seront pour leurs frais. Si même Mourou, réputé modéré tient finalement le même discours que Ghannouchi en privé, les Sadok Chourou (celui qui a appelé à démembrer les contestataires), et autres Habib Ellouze, ne peuvent que s’en féliciter. Faut-il vraiment attendre la diffusion des déclarations tenues par Samir Dilou dans l’intimité de son salon pour se convaincre qu’à Ennahdha, on ne parle que d’une seule voix ?  

Soufia Ben Achour mag14

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 01:54

L'insuffisance et le danger d’un ministre !  (Chakhari, le ministre de l'industrie)

 

 

 

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M. Chakhari devrait faire cette visite ...

Gaz de schiste avant & après voyage en Pensylvanie


 

 

 

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Manifestation contre l’exploitation du gaz de schiste

 

 

Quelques dizaines d’écologistes et d’experts ont manifesté, ce matin mardi 9 octobre, devant l’Assemblée Constituante au Bardo pour exprimer leurs oppositions à l’utilisation du gaz de schiste dans les exploitations en Tunisie.


 

Les protestataires ont indiqué, qu’ils tentent, à travers cette manifestation de sensibiliser les députés sur le danger de l’exploitation du gaz de schiste, soulignant que de nombreux pays européens ont refusé son exploitation à cause de ses effets négatifs sur la nature et sur les humains.


Plus que jamais ouvert, ce débat mérite une attention particulière et des réponses précises et justes, qui ne prennent en compte que les intérêts du pays et des générations futures. espacemanager


 

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Les « Verts » voient rouge ! 

 

L’affaire de l’exploitation du gaz de schiste ne finit pas de déchaîner la colère des activistes écologistes. Ce mardi 9 octobre, l’association « AgricoForest » et « Eco-système » ont marqué leur vive opposition au projet prêté au gouvernement d’autoriser la prospection et l’exploitation de cette technique en Tunisie. Quelques dizaines d’écologistes et d’experts spécialistes dans le domaine de l’écologie et de l’environnement ainsi que des simples citoyens ont manifesté devant l’Assemblée nationale constituante au Bardo, pour dissuader les autorités de permettre aux compagnies étrangères d’exploiter le gaz de schiste en Tunisie.

 

Les manifestants ont scandé plusieurs slogans, tels que « Shell Dégage », « Stop au gaz de schiste » ou encore « Protégeons notre environnement ». Ils ont appelé aussi à faire preuve de transparence dans les négociations entre l’Etat et la compagnie Shell et à suspendre toute activité liée à la prospection et à l’exploitation du gaz de schiste jusqu’à l’élaboration d’études claires et bien définies.

 

Les protestataires ont également exigé la création d’un comité indépendant composé d’experts dans le domaine et de représentants des ministères concernés ainsi que des associations écologiques, afin qu’il puisse évaluer et trancher les différents dossiers qui pourraient nuire à l’environnement et à la santé des Tunisiens.

 

Dans une déclaration à Africanmanager, Achref Gharbi, membre de l’association « AgricoForest » a indiqué que cette technique constitue un danger réel et éminent pour la santé des Tunisiens ainsi que pour les ressources naturelles notamment dans le secteur de l’eau et de l’agriculture. D’où l’organisation de cette manifestation qui vise à sensibiliser les citoyens ainsi que les membres de l’ANC aux dangers de cette technique d’exploitation et d’exploration du gaz de schiste. « Il faut penser dès maintenant à l’avenir de nos enfants. Cette technique nécessite l’utilisation de plus que 700 composants chimiques», a-t-il expliqué.

 

Achref Gharbi a aussi relevé le manque de transparence dans les relations entre le gouvernement et la société Shell. Il a appelé par conséquent à conférer plus de transparence et de clarté à la question. « S’agit-il d’une licence d’exploitation uniquement ou bien d’exploration ? », s’est-il interrogé. Au Canada et en France, cette technique d’exploration a été interdite. Ainsi, les experts à travers le monde restent unanimes à la bannir. Pourquoi on voit les risques et continue à s’entêter. Il faut que la société civile bouge. On doit agir et penser à l’avenir de nos enfants », s’est écrié Achref Gharbi.


Nous refusons cette technique…ça suffit !

 

Assma Mdalssi, enseignante, chercheur et présidente de l’association « AgricoForest » a dénoncé, de son côté, tous les effets environnementaux qui peuvent affecter les Tunisiens de près ou de loin. Elle a aussi appelé à mettre en place une législation protégeant l’environnement.


La responsable a en outre dénoncé l’absence de transparence concernant la convention signée entre Shell et le ministère de l’Industrie. « Nous refusons cette technique ; ça suffit ! On a déjà des problèmes d’hygiène. Où sont les lois qui nous protègent. Pourquoi la Tunisie s’est autorisé à octroyer des permis en l’absence de la moindre protection ? Soit que la ministre de l’Environnement ne connaît pas ce problème, il s’agit d’une entourloupe », a-telle indiqué.

 

En effet, selon elle, une fracturation hydraulique consomme autant qu’un village de 1000 personnes en une année, ce qui peut représenter une menace pour l’environnement et les terres agricoles.

 

Par contre, elle a estimé que « si la ministre de l’Environnement ignore ces aléas, nous n’ignorons pas qu’un permis de prospection et une convention ont été signés avec des compagnies étrangères. Nous ne sommes ni idiots ni dupes, il ne faut pas nous berner. Il faut qu’il y ait une transparence totale au niveau des ministères de l’Industrie et de l’Environnement.

« Il faut avoir des garanties pour la santé publique et la protection de l’environnement », a-t-elle ajouté.


Il s’agit de l’huile de schiste…et c’est plus grave !

 

Chokri Yaiche, membre de l’ANC et docteur en sciences écologiques, a expliqué que le vrai problème n’est pas celui touchant l’environnement ou l’eau, car des solutions existent, mais plutôt la désertification. « C’est une ligne rouge qu’il ne faut pas la dépasser », a-t-il expliqué.

 

Il a aussi démontré qu’il est impossible de générer du gaz dans les conditions de température, de pression et de profondeur qui sont celles du bloc destiné à ce projet.

 

Selon lui, les opérateurs et les sociétés en question visent une cible particulière. « Il y avait une différence entre l’extraction du gaz et celle de l’huile de schiste. Il est même impossible maintenant de rentabiliser le coût du baril exprimé dans le cadre de la convention signée avec Shell. Cette société projette d’obtenir des concessions d’une durée de plus de 25 ans. Il ne s’agit pas, à mon sens, de gaz mais plutôt d’huile de schiste, et c’est plus grave », a accusé Chokri Yaiche.

 

Le député a indiqué, en outre, que le gouvernement sait pertinemment qu’il y avait des problèmes avec le gaz ou l’huile de schiste. Que se cache derrière tout cela ? Pourquoi on annonce qu’il s’agit du gaz alors qu’il s’agit d’huile de schiste? Le gouvernement doit s’expliquer sur cette affaire », a-t-il affirmé.

 

En effet, un rapport de l’office national de l'énergie révèle qu'aux États-Unis, chaque puits de la formation de schiste de Barnett, dans le bassin de Fort Worth (Texas), nécessite quelque 11 millions de litres d'eau douce lors de la fracturation hydraulique. Le prélèvement d'un important volume d'eau douce dans le milieu naturel, même sur une courte période de temps, pourrait avoir des effets sur les écosystèmes aquatiques et humides, les puits d'eau potable, les systèmes d'irrigation agricole ou tout autre usage de l'eau.

 

De plus, chaque opération de récupération du gaz est accompagnée d’émissions de gaz à effet de serre qui contribue au changement climatique. Chaque forage occupe une emprise au sol d'environ un hectare (10.000 m2) pendant la période de forage. Après la période de forage et pendant toute la période d'exploitation, chaque tête de puits occupe plusieurs dizaines de m2 (l'équivalent d'une grange) au centre d'une surface « réservée » d'environ 1/3 d'hectare.

 

Plus encore, chaque puits peut produire 4 millions d'eau usée, une eau qui sera mélangée à des produits hautement corrosifs ou cancérigènes comme le benzène, et même des éléments radioactifs comme le radium.            Khadija Taboubi africanmanage

 

 

 

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 Comprendre la fracturation hydraulique


La fracturation hydraulique (Helianthe)

Ce schéma ultra-simplifié réalisé pour le site Sciences et démocratie permet de comprendre la différence entre l’extraction classique et l’extraction non-conventionnelle du même gaz méthane (CH4).

Pour atteindre le gaz contenu dans les schistes, il faut forer jusqu’à plus de 1500 mètres dans la couche terrestre, puis mettre un drain horizontal, d’un à deux kilomètres de longueur, parallèle à la couche de schiste.

Afin de rendre la couche perméable, des fluides de fracturation sont envoyés sous très haute pression. Ils contiennent de l’eau, des produits chimiques et du sable.

L’infographie animée d’Owni, bien plus complète, montre comment se déroule la fracturation hydraulique étape par étape et notamment :

- qu’il faut 200 camions par forage,

- qu’il faut des millions de litres d’eau par forage,

- que plus de 500 substances chimiques sont injectées sous terre, dont certaines ne sont pas publiques. rue89

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