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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 23:25

Le Combat des libertés

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Dar Assabah : Plus de 185 journalistes entament une grève de la faim dès samedi 6 octobre 2012


Suite à une réunion qui s'est tenue aujourd'hui vendredi 5 octobre 2012 à Dar Assabah, entre les journalistes grévistes et le corps syndical, tout le personnel de la maison entameront dès demain samedi 6 octobre 2012 une grève de la faim collective qui regroupe pas moins de 185 employés, en "quête de la dignité." Source

La journaliste gréviste Monia Arfaoui nous en dit plus   

 

 

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Dar Assabah : les quatre propositions du gouvernement


Hocine Abassi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail, a rencontré ce 4 octobre une délégation du syndicat de base de Dar Assabah - une rencontre consacrée aux revendications des employés de l’établissement.
Selon le secrétaire général du syndicat de base, Abdelhalim Rezki, le gouvernement a fait quatre propositions concernant les revendications des grévistes. Il s’agit notamment la titularisation des contractuels au sein de Dar Assabah et le paiement de leurs arriérés. Il a ajouté que le gouvernement avait fait une proposition concernant le directeur général, qui était toujours en discussion. Il a déclaré en tout cas qu’il n’était pas envisageable de le maintenir à la tête de Dar Assabah. Une autre rencontre est prévue dans les prochains jours entre les syndicats et le ministre des Affaires sociales. kalima

 

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Grève de la faim à Dar Assabah et au journal Assour

 

En grève de la faim depuis quelques jours, les journalistes rencontrés, hier, au siège de Dar Assabah comptent poursuivre leur «combat de la liberté et de la dignité» jusqu’à la dernière heure et la dernière minute. Pour eux, c’est une question vitale et celui qui déroge à ces principes n’est pas digne de sa plume. Libre parole et liberté de penser, c’est tout ce qu’ils veulent. Monia Arfaoui, journaliste au quotidien Assabah abonde dans ce sens: «Contrairement à ce qu’on a rapporté, notre grève de la faim intervient dans le cadre de tout un mouvement de protestation contre la nomination d’une persona  non grata à la tête de la maison. Après diverses formes de protestation qui n’ont pas abouti, nous nous sommes trouvés devant ce choix résumant à lui seul l’intensité d’un drame devenu national pour finalement intéresser une partie de la communauté nationale.

 

Mais que voulez-vous que nous fassions après avoir adressé, vainement, des réclamations au président de la République provisoire, à la présidence du gouvernement et à l’Assemblée nationale constituante? Cela fait 37 jours que nous sommes en sit-in ouvert sans pourtant qu’il y ait eu un quelconque changement».

 

La journaliste sur un matelas à même le sol à côté de trois collègues, à l’entrée de l’entreprise, se livre encore  à gorge déployée refusant de courber l’échine devant une faim qui dure : «Ce  directeur général que le gouvernement cherche à imposer par la force est fidèle à sa propre image. Aujourd’hui, il cherche à faire croire aux gens que notre combat est un combat d’intérêt pour la régularisation de la situation professionnelle de quelques collègues qui exercent encore sans contrats d’engagement. Ce qui n’est pas du tout vrai. Car nos revendications sont plutôt d’ordre moral et éthique. Il n’en demeure pas moins légitime de demander la régularisation de la situation professionnelle de certains collègues dont le dernier embauché exerce au sein de l’entreprise depuis trois ans. Le reste de nos revendication professionnelles et sociales a été formulé dans la motion professionnelle parue dernièrement sur les colonnes des deux journaux. Au nom de tous mes collègues en grève de la faim depuis quelques jours (8 journalistes) je tiens à vous informer que notre mouvement de protestation a atteint son point culminant. Autrement dit, point de négociation avant le limogeage de Lotfi Touati».

 

Hamdi Mazhoudi, journaliste au quotidien Le Temps, n’était pas non plus dans un état physique meilleur que celui de sa collègue. En grève de la faim avec d’autres collègues depuis des journées entières, lui aussi, il est d’avis qu’une presse libre, une presse qui soit perçue comme un véritable quatrième pouvoir. «Notre combat est celui de tous les confrères et consœurs. Ceux-ci ont tous les mêmes revendications. Sauf que chez nous l’audace de dire les choses n’a pas manqué. D’ici, j’appelle tous les collègues à ne point perdre de vue que leurs plumes constituent un pouvoir à part entière. Un pouvoir qui ne dépend de personne. D’où la nécessité de ne plus jouer le jeu de ceux qui ne font que pêcher en eaux troubles», a-t-il fait valoir.

 

Contacté par téléphone, le nouveau directeur général de Dar Assabah a livré sa propre version des faits. Il affirme notamment que les grévistes ont entamé leur action revendicative lundi dernier, sachant que les contrats des journalistes grévistes ont pris fin le week-end précédent.

 

Pour ce qui est de son limogeage énergiquement réclamé par les grévistes, M. Lotfi Touati avance que cette décision relève exclusivement des attributions de la tutelle, à savoir  le Premier ministère.



La publicité publique, ce n’est pas de l’aumône

 

 

La grève de la faim observée par les journalistes du quotidien «Assour» semble avoir, elle, d’autres motivations. Là-bas, on réclame une part de la publicité publique, sans pour autant être contraint de servir une partie donnée. Comme le fait remarquer M. Ezzeddine Zebidi,  rédacteur en chef du journal, revendiquer une part de la publicité publique est un droit  garanti par la loi. «Suite à l’épuisement de tous les recours,  le personnel du journal a opté pour la grève de la faim pour revendiquer ce qui lui revient de droit: une part de la publicité publique. Un choix intervenant après des sit-in organisés devant le siège de l’Assemblée nationale constituante et devant le ministère des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle. Mais, ils ont constamment composé avec nous dans l’indifférence totale . Ce qui contraste non seulement  avec les principes des rapports humains, mais aussi avec les lois en vigueur. Nos difficultés financières sont de plus en plus pesantes. D’ailleurs, le journal est aujourd’hui édité en 24 pages après avoir été en 32. Toutefois, nous poursuivons le combat, forts en cela  de notre détermination à fournir une matière médiatique impartiale et objective».

 

M. Zebidi note également que si la première grève de la faim était levée suite à l’intervention d’une équipe médicale, celle-ci se poursuivra sans arrêt jusqu’à la réalisation d’un objectif qu’il qualifie de légitime, pour un journal employant près de 60 personnes. lapresse

 


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Témoignages : après 5 jours de grève de la faim, les journalistes grévistes  sont déterminés à poursuivre leur combat pour défendre leur dignité ainsi que  la liberté de l’information 

 


 

 

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 05:14

Une conséquence de la guerre en Libye

 

Comment le Sahel est devenu une poudrière


Le coup d’Etat militaire qui, le 22 mars, a renversé le régime « modèle » du président malien Amadou Toumani Touré a ajouté à la confusion régionale. Secouée par les nouvelles rébellions de mouvements touaregs, la bande saharo- sahélienne pâtit également de l’impunité des groupes armés se réclamant d’Al-Qaida au Maghreb islamique.

 

 

 

« Incompétence... Incapacité à lutter contre la rébellion et les groupes terroristes dans le Nord... » : les jeunes officiers en tenue de camouflage qui se sont emparés du pouvoir le 22 mars à Bamako n’avaient pas de mots assez durs contre leur ancien chef, le président et ex-général Amadou Toumani Touré, longtemps présenté comme un « soldat de la démocratie ». En mars 1991, il avait participé au coup d’Etat contre le général Moussa Traoré et pris la tête du Comité de transition pour le salut du peuple. A l’issue d’une conférence nationale et d’élections, il avait remis le pouvoir aux civils. Entré en politique et devenu président en 2002, il devait terminer son second mandat avec l’élection de son successeur, le 20 avril.

 

Le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE) a suspendu les institutions et mis fin au processus électoral, tout en assurant qu’il ne souhaitait pas« confisquer la démocratie », mais simplement « rétablir l’unité nationale et l’intégrité territoriale ». S’il se maintient, rien ne dit cependant que ce régime militaire, unanimement condamné, sera en mesure de retourner la situation à son profit dans un Nord en déshérence, aux confins de l’Algérie et du Niger.

 

Seule activité économique dans les zones les moins peuplées du Sahel, le tourisme est à l’arrêt. La région algéro-malienne de Taoudeni, l’Aïr nigérien, l’Adrar mauritanien sont désertés par les visiteurs étrangers(voir la carte). De plus, ces derniers mois, le retour de Libye de milliers de combattants — en majorité touaregs —, la prolifération d’armes et l’explosion des trafics de cocaïne ou de cigarettes ont achevé de propager une guerre larvée dans le sud de l’Algérie, dans le nord du Mali, dans le nord du Niger ainsi que dans une partie de la Mauritanie.

 

« Je n’aurais jamais imaginé qu’une poignée de fous furieux inspirés par les troubles des années 1990 en Algérie parviendraient à transformer la zone saharo-sahélienne en Far West, à apeurer les populations locales et à les réduire à la misère », déplore le voyagiste Maurice Freund, atterré « de voir aujourd’hui des gamins de 15 ans, armés de kalachnikovs, faire la loi à Gao ». Point-Afrique, l’une des agences proposant la découverte du Sahel, qu’il a fondée en 1996, a dû se retirer de la région après l’assassinat en 2007 de touristes français en Mauritanie et la prise en otage d’employés d’Areva dans le nord du Niger, en 2010.

 

La révolte des « hommes bleus » commence, le 17 janvier 2012, par une attaque sur Ménaka, dans le nord du Mali, suivie de plusieurs semaines d’actions victorieuses contre des garnisons de l’armée malienne, dont la prise de la base de Tessalit, le 11 mars. Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), né en 2011, alignerait un bon millier de combattants, dont quatre cents ex-soldats de feu le président libyen Mouammar Kadhafi. Il s’est battu à partir de janvier 2012 en« partenariat » avec Ançar Dine (Défense de l’islam), lié à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), qui prétend aujourd’hui contrôler l’essentiel du nord-est du Mali.

 

Renouant avec les rébellions touarègues de 1963, 1990 ou 2006, le MNLA réclame l’indépendance des trois régions du Nord, Tombouctou, Gao et Kidal, soit plus de huit cent mille kilomètres carrés, et 65 % du territoire malien (une fois et demie la superficie de la France), mais seulement un dixième de la population du pays, estimée à quatorze millions de personnes et répartie entre treize « cercles » (regroupements de communes) (1).

 

« En 1957, déjà, les Touaregs avaient expliqué aux Français [les colonisateurs] qu’ils ne voulaient pas être intégrés à la république malienne, souligne M. Mahmoud Ag Aghaly, président du bureau politique du MNLA. Et, depuis trente ans, on discute avec le gouvernement, on signe des accords, mais sans effet (2). » Les indépendantistes estiment que le nord du Mali est complètement abandonné par l’Etat. Ce que reconnaissait M. Touré lui-même : «  [Là-bas], il n’y a pas de routes, de centres de santé, d’écoles, de puits, de structures de base pour la vie quotidienne. En fait, il n’y a rien. Un jeune de cette région n’a aucune chance de se marier ou de réussir sa vie, sauf peut-être en volant une voiture pour rejoindre les contrebandiers (3) »

 

Un millier de soldats maliens, appuyés par un demi-millier de miliciens touaregs et arabes ralliés, avaient été dépêchés en renfort à Gao, Kidal et Ménaka. Mais ces troupes peu motivées — le taux de désertion est élevé, y compris parmi les officiers supérieurs — et parfois moins bien équipées que les rebelles ont essuyé une suite de revers. Même en temps de paix, la petite armée de Bamako n’a jamais été en état de contrôler les neuf cents kilomètres de frontière avec la Mauritanie, ou les mille deux cents kilomètres avec l’Algérie.

 

Même si cette nouvelle guerre risquait de gâcher la fin de son dernier mandat, M. Touré se montrait encore philosophe : « Cela fait cinquante ans que le problème du Nord existe. Nos aînés l’ont géré, nous le gérons, et nos cadets continueront à le gérer. Ce problème ne finira pas demain (4). » Selon lui, la bande saharo-sahélienne restait incontrôlable parce que les combattants, militants, trafiquants ou commerçants sillonnent une région grande comme l’Europe en se moquant des frontières.

 

Mis en place à Tamanrasset en 2010, le Comité d’état-major opérationnel conjoint (Cemoc) pâtit de l’absence de consensus entre les riverains du Sahara. En liaison étroite avec les instructeurs du commandement des opérations spéciales (COS) français, la Mauritanie prône le « tout sécuritaire » ; le Mali plaide pour un développement à long terme, seul à même de tarir les sources de recrutement des mouvements touaregs ou des katiba (unités combattantes) d’AQMI.

 

Pour Bamako, l’Algérie est à la fois la cause et le remède à l’insécurité liée au terrorisme. L’ancien Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), rebaptisé AQMI en 2007, est en effet issu à l’origine des Groupes islamistes armés (GIA) algériens, et seuls les services de renseignement et de sécurité de ce pays seraient à même de lui faire entendre raison. En outre, avec les 6 milliards d’euros de son budget de la défense (trente fois plus que celui du Mali), Alger aurait les moyens d’imposer sa loi dans les confins sahariens. Selon M. Touré, l’extrême nord du Mali, où seraient réfugiés les preneurs d’otages d’AQMI, est une excroissance algérienne de fait : « Gao, Tessalit et Kidal sont pour moi la dernière wilaya [préfecture] de votre pays. L’histoire de votre pays est liée à cette région (5). »

Risques de contagion

Alors que l’incendie dans le nord du Mali menace toute la région, la tendance à mélanger l’irrédentisme avec le terrorisme ou la criminalité contribue à brouiller les cartes (6). En outre, l’élimination en octobre du colonel Kadhafi, qui se prenait pour un roi du Sahara ou du Sahel (7), a ôté un adversaire à AQMI et lui a permis de reconstituer ses stocks d’armes. Pour le président du Niger, M. Mahamadou Issoufou, la rébellion touarègue serait ainsi un « dégât collatéral de la crise libyenne (8) ». De son côté, le MNLA — qui semble avoir rompu avec Ançar Dine — se défend de faire cause commune avec AQMI : « Les actes d’AQMI polluent notre territoire et ont perduré à cause des autorités à Bamako. Nous disons à la communauté internationale : “Donnez-nous l’indépendance et ce sera la fin d’AQMI au Mali (9). »

 

Le propos n’est pas sans écho en France, traditionnel parrain politique de la sous-région, qui reste dans le viseur d’AQMI pour les mêmes motifs qu’il y a deux ans : présence militaire en Afghanistan, diplomatie pro-israélienne, interdiction du port du voile intégral dans les lieux publics de l’Hexagone, mainmise sur l’uranium nigérien, attaques commandos pour tenter de libérer des otages détenus au Niger et au Mali…

 

A Bamako, les conseils paternalistes prodigués par le ministre des affaires étrangères français Alain Juppé — discuter avec toutes les parties, y compris le MNLA ; appliquer les anciens accords ; faire un effort de développement dans le Nord — étaient mal passés, venant d’un Etat qui a contribué à faire exploser en 2011 le chaudron libyen, et qui encourage maintenant les Etats de la région à « mieux s’organiser ». La promptitude à condamner le régime militaire mis en place le 22 mars ainsi que l’annonce de la suspension de la coopération risquent de ne pas être mieux comprises.

 

De leur côté, les Etats-Unis, pour lesquels le Sahara constitue un front de la « guerre contre le terrorisme », déploient leurs forces spéciales et leurs « grandes oreilles ». Ils souhaiteraient éliminer les chefs d’AQMI, mais ils butent sur le veto mis par Alger au survol de son territoire par les drones de la Central Intelligence Agency (CIA) ou de l’US Air Force, et sur la méfiance de l’ensemble des pays riverains du Sahara, qui craignent qu’une présence américaine trop voyante n’attise le feu, comme en Afghanistan.

 

La région est devenue une poudrière. Pour tous, le risque est celui de la contagion et de la balkanisation du Sahel. Des centaines de membres de la secte islamiste Boko Haram se seraient réfugiés au Niger et au Tchad(lire « Aux origines de la secte Boko Haram »). Les miliciens islamistesshebab, en Somalie, aux prises avec les armées kényane et éthiopienne, risquent d’essaimer vers le Sahel. Le Mouvement pour la justice et l’égalité de M. Gibril Ibrahim est tenté de reprendre les armes au Darfour. Dans le nord de la Centrafrique, le « général » Baba Laddé, à la tête d’un Front populaire pour le redressement, prétend renverser le président tchadien Idriss Déby Itno et appelle à une grande alliance entre Touaregs, AQMI, Sahraouis du Front Polisario, etc.

 

Pendant ce temps, l’Algérie, le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso ont vu arriver du Mali deux cent mille réfugiés fuyant les combats dans le Nord, tandis que le Programme alimentaire mondial estime que, dans le contexte actuel de sécheresse et de famine, cinq à sept millions d’habitants du Sahel auraient besoin d’une assistance immédiate. 

 Philippe Leymarie monde-diplomatique

 

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Mali : les islamistes d'Ansar Dine exécutent un des leurs à Tombouctou : "Pour eux, la charia s’applique à tous"


Moussa Agh Mohammed en train de prier. La photo a été prise quelques minutes avant qu’une balle ne lui soit tirée dans le dos. Photo : Othman Agh Mohamed Othman pour Sahara Medias.

 

Le 2 octobre, les combattants d’Ansar Dine ont exécuté à Tombouctou un homme accusé de meurtre. Notre Observateur était sur place et a photographié la scène.

 

Le porte-parole d’Ansar Dine, le groupe islamiste armé qui contrôle le nord du Mali depuis le mois d’avril, a expliqué que Moussa Agh Mohammed, combattant islamiste, s’était rendu de lui-même à la police islamique pour avouer qu’il était coupable de meurtre. Les jambes tournées face à la Mecque, il a été fusillé en fin de journée mardi, devant une centaine de personnes.

 

Un couple non marié avait été tué par lapidation à Aghelhok en juillet dernier. Il s’agirait donc de la troisième exécution ordonnée au nom de la charia au Nord-Mali. Par ailleurs, ces dernières semaines, les islamistes d’Ansar Dine et du Mujao ont multiplié les châtiments corporels infligés aux populations, notamment les flagellations et les amputations.

 

"C'était un homme très pieux. Deux jours après son acte, il est allé se rendre à la police islamique et leur a demandé que la charia soit appliquée"

 

Othman Agh Mohamed Othman est correspondant du site Sahara Media à Tombouctou

« Je ne connaissais pas Moussa personnellement mais je sais qu’il était un éleveur touareg, membre d’une grande tribu, et qu’il avait rejoint le mouvement d’Ansar Dine il y a un mois d’après les conversations que j’ai eu avec plusieurs combattants du mouvement. Par le passé, il avait fait partie du Mouvement national de libération de l’Azawad [Le MNLA est une rébellion touareg armée se battant pour l’indépendance du nord-Mali. Le mouvement s’est fait évincer de la région au printemps dernier par les mouvements islamistes Ansar Dine et Mujao, ndlr] mais il a finalement choisi de rallier les islamistes. [Le correspondant de l’AFP évoque aussi cette appartenance au MNLA, ndlr].

 

Deux jours avant son exécution, Moussa ag Mohammed s’est disputé avec un pêcheur à une cinquantaine de kilomètres de Tombouctou. Ce dernier reprochait aux vaches de l’éleveur d’avoir piétiné ses filets. D’après les récits que j’ai entendu, le pêcheur s’est attaqué au combattant islamiste qui lui a tiré dessus avec sa Kalachnikov, le tuant sur le coup.

 

La mère et le frère du pêcheur juste avant l'éxecution. Photo : Othman Agh Mohamed Othman pour Sahara Medias.

 

Moussa était un homme très pieux. Deux jours après son acte, il est allé se rendre à la police islamique et a demandé que la charia soit appliquée. Lors du rassemblement pour son exécution, la famille du pêcheur était présente. Les hommes d’Ansar Dine ont demandé à la maman si elle acceptait de pardonner le meurtrier pour son acte. Ils ont expliqué qu’en échange, ils forceraient sa famille à payer d’importantes compensations. La maman a dit qu’elle ne pourrait pas pardonner et les hommes d’Ansar Dine ont été contraints d’exécuter un des leurs.

 

"Les combattants d’Ansar Dine avaient l’air touché"

 

Il y avait beaucoup de monde, la scène a eu lieu dans le centre de la ville près de l’hôtel Azalaï. Les gens regardaient comme s’ils étaient au spectacle, je n’ai pas senti une grande émotion au sein de la population. En revanche, les combattants d’Ansar Dine avaient l’air touché. Moussa était un proche. Il avait de très bonnes relations avec plusieurs d’entre eux. Mais ces derniers ont expliqué devant tout le monde que la charia s’appliquait à tous et qu’ils n’avaient donc pas le choix de le laisser en vie. C’était pour eux la décision de Dieu.

 

 

Ce n’est pas la première fois qu’un élément d’Ansar Dine est puni. Je me souviens de quatre cas récents de châtiments corporels pour des accusations d’atteintes aux bonnes mœurs notamment, mais à ma connaissance, c’est la première fois dans la région qu’ils punissent de mort un des leurs. »   observers.france24

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 03:56
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Paris : le musée du Louvre inaugure un pavillon dédié à l'art en terre d’Islam

 
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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 02:34

Le ministre catastrophe, Mohamed Lamine Chakhari : « Pas de danger ! »

Et pourtant la réalité est choquante... 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 02:20
 
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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 00:18

 

 

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Un an après son installation en Tunisie, Reporters Sans Frontière s’inquiète pour la liberté de l’information

 

Le 12 octobre, Reporters sans frontières soufflera sa première bougie en Tunisie. Une occasion pour dresser un bilan de sa première année d'activité, et faire le point sur la situation de la liberté de la presse et de l'information aujourd'hui en Tunisie.


rsf-041012Une rencontre avec la presse a été organisée par Reporters sans frontières jeudi 6 octobre à Tunis sous le thème « Quel avenir pour la liberté d'information en Tunisie». « La liberté d'information c'est le mandat de RSF » soutient d'emblée Christophe Deloire, directeur général de l'organisation. «Ce n'est pas une liberté corporatiste, et ce n'est pas uniquement la liberté des journalistes, car c'est la base de toutes les autres libertés. » précise-t-il.

 

Bannie sous Ben Ali, RSF estime avoir une légitimité historique «Nous avons toujours tenu un discours de vérité sur la Tunisie. L'histoire nous donne une légitimité aujourd'hui. ». Au bout d'un an d'activité en Tunisie, l'ONG dresse un premier constat : « Il y a ouverture incomparable à l'avant 14 janvier 2011, mais nous sommes inquiets. » déclare M. Deloire en rappelant certaines réactions jugeant excessif le slogan de RSF au moment de l'ouverture de son bureau à Tunis « Libres, jusqu'à quand ? ». « Malheureusement, je crains que le quotidien de la presse aujourd'hui en Tunisie montre que notre slogan n'était pas excessif. »

 

Selon RSF, la situation de la liberté de la presse en Tunisie est « préoccupante ». L'organisation évoque l'insécurité juridique avec une « absence de volonté politique flagrante de non adaptation des décrets 115 et 116 » mais également physique. « Depuis un an, il y a eu 130 atteintes à la liberté de la presse en Tunisie dont 84 agressions » assure Olivia Gré, Directrice de RSF Tunisie. « Aucune exaction n'a été sanctionnée » déplore-t-elle. Autre menace sur le secteur, l'indépendance des médias par rapport à l'exécutif, l'exemple des nominations du gouvernement des directeurs des médias publics est le plus flagrant. « Il y a une ressemblance avec l'Egypte sur cette question » affirme Soazig Dollet, responsable du bureau Maghreb et Moyen-Orient de RSF. « Il y a une volonté nette des nouveaux dirigeants de s'accaparer les médias. » conforte-t-elle.

 

De son côté, M. Deloire avoue sa crainte de voir « le pluralisme entaché » et insiste sur « l'importance de dépasser l'ensemble des clivages » dans la défense de la liberté d'information. «Sous Ben Ali, nous avons défendu tous les journalistes, au-delà de leurs orientations politiques » et de rappeler « Nous avons défendu les journalistes d'Ennahdha sous l'ancien régime. Nous continuerons à défendre les journalistes maintenant qu'Ennahdha est au pouvoir ». Il raconte au passage sa visite de la veille à Rached Ghannouchi au bureau d'Ennahdha : « Nous avons eu beaucoup de déclarations de bonnes intentions mais nous jugeons sur des actes. La démocratie c'est la règle du droit », maintient Christophe Deloire.

 

Interrogé sur la liste noire des journalistes que Lotfi Zitoun, conseiller auprès du Premier ministre, n'a cessé de menacer de la dévoiler, le directeur général de RSF fait savoir son désaccord avec une telle procédure qu'il qualifie d' «extrêmement dangereuse ». « Publier une liste noire ou menacer de la publier, c'est une manière d'intimidation ». déclare-t-il avant d'ajouter « C'est un procédé à usage politique, et même si l'intention était louable, l'effet c'est d'exercer une pression sur les journalistes ». M. Deloire estime que la solution pour sanctionner les anciens journalistes corrompus c'est d'entamer des poursuites judiciaires.

 

Rappelons que le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a décidé d'appeler les journalistes à observer une grève générale dans l'ensemble des établissements médiatiques, durant la journée du mercredi, 17 octobre prochain. Selon la motion générale du SNJT, cette décision a été prise après «épuisement de tous les voies de dialogue avec le gouvernement». tekiano

 

 

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La Fij «inquiète» de la situation des journalistes en Tunisie

 

federation33

La Fédération internationale des journalistes (Fij), dont le président s’est rendu cette semaine à Tunis, s’inquiète de la situation du secteur des médias en Tunisie.

 

Le président de la Fij Jim Boumelha a indiqué que le cadre juridique régissant le secteur de la presse et les médias tunisiens «n’a pas changé jusqu’à présent», faisant part de «l’inquiétude» de la Fij quant à la situation du secteur en Tunisie.

 

«La Fij offre son appui total aux revendications des grévistes à Dar Assabah», a-t-il affirmé, à l’issue d’un déjeuner avec le chef du gouvernement provisoire Hamadi Jebali. Apparemment, les arguments développés par M. Jebali pour justifier la politique de son gouvernement dans le domaine de l’information n’ont pas convaincu son hôte.

 

M. Boumelha et une délégation de la Fij avait rendu visite, mardi, aux grévistes de la faim dans les locaux de Dar Assabah où il s’est entretenu avec les journalistes qui protestent contre la nomination, directement par le gouvernement, d’un directeur général au parcours très ambigu : ancien commissaire de police qui a été condamné à la prison à la suite d’une affaire de corruption, devenu propagandiste de l’ancien régime avant de louer ses services, très opportunément, au lendemain de la révolution, au parti islamiste Ennahdha, au pouvoir. kapitalis

 

 

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Mouvement de protestation des journalistes de la radio nationale

Des journalistes de la radio nationale tunisienne ont observé, jeudi matin, devant le siège de l’établissement, un mouvement de protestation pour dénoncer les pratiques qu’ils ont qualifiées d’ »abusives et autoritaires » des directions générales des radios publiques. 

 

Le mouvement a été marqué par la présence de plusieurs constituants, des représentants de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), de la Ligue tunisienne de défense des droits de l’Homme (LTDH) et des membres de l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (INRIC) qui s’était auto-dissoute le 4 juillet dernier, a constaté un journaliste de l’agence TAP.

 

Prenant part à ce mouvement, Boutheina Gouiaa, journaliste à la radio nationale, dont l’émission « Bayna Al-Ichâa wal Khabar » (Entre rumeur et information) a été suspendue depuis le 21 août dernier, a déclaré à la TAP que le principal slogan du mouvement est «Pour une radio tunisienne indépendante» et de service public qui soit « celle de tous les tunisiens acteurs de la révolution de la dignité et de la liberté et non servant un agenda politique du parti au pouvoir ».

 

« Aujourd’hui, des pratiques politiciennes sont en train d’altérer le climat de travail au sein de l’établissement, de mettre à l’écart des figures voire « icônes » de la radio tunisienne et de s’immiscer même dans la programmation », a-t-elle justifié.

 

De son côté, le secrétaire général du parti des patriotes démocrates unifié Chokri Belaïd a condamné l’ »atteinte » à la liberté de presse. Pour lui, le gouvernement de la Troïka « use de son pouvoir pour exercer une mainmise sur les médias publics à travers des nominations de responsables qui pratiquaient la propagande sous l’ancien régime ».

 

« L’édification d’une Tunisie démocratique et pluraliste demeure tributaire, en particulier, de médias libres et indépendants, assurant pleinement leur rôle dans la réalisation des objectifs de la révolution », a-t-il estimé. L’Agence TAP a essayé de contacter le directeur de la radio nationale qui demeure injoignable. Une déclaration commune du personnel de la radio, publiée en début d’après-midi, fait état de la « dégradation de la situation professionnelle et sociale » dans l’établissement depuis la nomination de l’actuel directeur.

 

Elle dénonce notamment des pratiques de marginalisation, de pressions, de règlements de comptes et de mutations abusives ainsi qu’une mainmise sur l’établissement et l’ingérence dans la ligne éditoriale des journalistes et animateurs « remplacés par des collaborateurs externes pour servir un agenda politique précis ». Les journalistes de la radio nationale revendiquent, dans la déclaration, la séparation entre l’administration et la rédaction et l’application des décrets-lois 115 et 116. Ils exigent, également, l’annulation des décisions abusives et des concours « douteux » et indiquent qu’un autre rassemblement de protestation est prévu demain vendredi à 10h. directinfo

 

 

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Le Canard enchaîné s’est volatilisé en Tunisie!


Dans un cas plutôt singulier de « censure préventive », le numéro du 26 septembre 2012 de l’hebdomadaire satirique français Le Canard enchaîné a été discrètement - et étrangement - retiré des kiosques de journaux. 
Une illustration de Michel-Ange, vieille de 500 bonnes années, serait en cause.

Le lundi 1er octobre, les vendeurs de journaux, en Tunisie, ont eu la surprise de voir arriver des véhicules de sous-traitants de la société tunisienne de presse (SOTUPRESSE), entreprise privée détenant un quasi monopole dans la distribution de la presse étrangère en Tunisie.

Des agents sont chargés, toutes affaires cessantes, de récupérer tous les numéros du palmipède. En vente libre depuis cinq grosses journées, l’hebdomadaire n’avait pourtant suscité aucune réaction et se vendait plutôt bien.


 « Il y a un petit truc dedans et on a peur que ça nous cause des ennuis », explique une petite main à un vendeur qui comprenait mal un tel zèle.
 

 Le « petit truc » serait un court article intitulé Anus Dei accompagné d’une illustration peinte par Michel-Ange sur les voûtes de la chapelle Sixtine du Vatican. Selon le Canard, le dessin est censé représenter Dieu. On y voit également des fesses. « De quoi jeter dans les rues des cohortes de musulmans, de catholiques et de juifs en furie », ironise l’hebdomadaire satirique.
 

Prudente, la SOTUPRESSE aurait donc décidé de récupérer les quelques centaines d’exemplaires qui devaient pourtant demeurer en vente jusqu’au soir du mercredi 3 octobre, moment de l’arrivée du numéro suivant. Tant pis pour le Canard, pour les vendeurs et, surtout, pour les lecteurs étourdis qui prendraient beaucoup trop de temps avant d’acheter leur journal.
 

 Du côté du premier ministère tunisien, on insiste pour dire que le gouvernement n’est pour rien dans cette histoire. « Nous ne sommes pas au courant. Le gouvernement n’intervient pas du tout dans la distribution de la presse étrangère. Ils (la SOTUPRESSE) ont eu peur qu’il y ait certaines réactions au sujet d’un dessin de Une. Ils ont donc décidé une autocensure préventive », a fait savoir Sami Ben Kraiem, des services de communications du premier ministère.
 

 Réaction diamétralement opposée du côté de la SOTUPRESSE qui jure ses grands dieux qu’il n’y a jamais eu de censure. « Le Canard a été retiré pour des raisons uniquement techniques et commerciales. Il s’agit parfois de faire de la place pour d’autres publications. On appelle cela le ‘rappel sans fourni’, mentionne le directeur d’exploitation Karim Aouachi. Je vous garantis à 2000% qu’il n’y a pas eu de censure. D’ailleurs, si nous avions vraiment voulu le censurer, nous ne l’aurions pas mis en vente dès le début. »
 

 Invité à commenter les propos du porte-parole du premier ministère, M. Aouachi croit qu’il y eu un « malentendu ». « Il a peut-être mal compris ce qu’un de nos ouvriers lui a dit », a-t-il très sérieusement glissé.
 

 Mis au parfum par Kalima, le chroniqueur du Canard enchaîné Claude Angeli tombait…des nues. « Cette censure est absolument ridicule, a-t-il répondu. La photo peut juste susciter un sourire. Elle n’est pas humiliante. C’est une plaisanterie. »
 

 Le nouveau numéro du Canard a bel et bien été distribué ce 3 octobre. Il est vivement conseillé de l’acheter le plus rapidement possible. Après tout, on n’est jamais à l’abri d’un « malentendu ». Taieb Moalla kalima
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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 18:52

Le jihadisme, "un problème sécuritaire qui menace tout le

 Maghreb", selon Marzouki

 

 

Le président tunisien Moncef Marzouki s’est inquiété, mardi 2 octobre, de l’influence grandissante du mouvement jihadiste en Afrique du Nord. "Il y a un problème sécuritaire qui menace toute la région du Maghreb arabe", a-t-il déclaré, depuis New York, au journal saoudien "Al-Hayat", basé à Londres.


Pour Moncef Marzouki, « il y a un problème sécuritaire qui menace toute la région du Maghreb arabe. (...) On dirait que le centre pour une partie des jihadistes - entre guillemets le mouvement terroriste - se déplace maintenant d'Afghanistan et du Pakistan vers la région du Maghreb arabe et le grand danger est à nos portes », a déclaré le président tunisien, mardi 2 octobre, depuis New York, au journal saoudien Al-Hayat, basé à Londres.

La menace est concrète en Tunisie, où « le nombre des [salafistes jihadistes, NDLR] actifs qui représentent un danger est estimé selon la police à 3 000. Ils sont tous connus et repérés », a assuré Moncef Marzouki.


L'épine Abou Iyadh


Le président tunisien s’est également étonné que Seif Allah Ibn Hussein, alias Abou Iyadh, recherché pour avoir appelé à prendre d'assaut l'ambassade et l'école américaines le 14 septembre, soit toujours en liberté. « Je demande pourquoi Abou Iyadh n'a pas été arrêté jusqu'à présent », a-t-il dit.


Critiqué pendant des mois pour sa complaisance présumée à l'égard de la mouvance jihadiste, le gouvernement tunisien a promis, après l'attaque de l'ambassade américaine, de sévir contre ces groupuscules . « Ces gens-là représentent un danger non seulement pour Ennahdha mais aussi pour les libertés publiques dans le pays et pour sa sécurité », a ainsi déclaré à l'AFP le chef du parti islamiste au pouvoir, Rached Ghannouchi.  Jeuneafrique

 

 

 

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Rached Ghannouchi : "Nida Tounes est plus dangereux que les salafistes"

 

 


 

 

 

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Rached Ghannouchi désigne son ennemi juré : Béji Caïd Essebsi

 

 

«Le bilan de la troïka est positif. Les Salafistes sont moins dangereux que l’Appel de la Tunisie. Ennahdha plaidera pour l’adoption du régime parlementaire», a expliqué jeudi

Rached Ghannouchi, chef du parti islamiste Ennahdha.

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Lors de l’interview accordée à Shems FM, cheikh Ghannouchi a jugé positif le bilan du gouvernement Jebali, malgré «le lourd héritage qu’a laissé derrière lui le gouvernement qui l’a précédé (celui de l’ancien Premier ministre Béji Caïd Essebsi, Ndlr)».

Sur le régime politique souhaité, M. Ghannouchi insiste sur le régime parlementaire et «il n’est pas question qu’il en soit autrement», sachant que son parti est le seul, au sein de l’Assemblée nationale constituante (Anc) à soutenir ce système.

Interrogé sur la fin de la légitimité de l’actuelle Assemblée et gouvernement qui en est issu, le 23 octobre, Rached Ghannouchi dit que la légitimité ne prend pas fin à cette date, précisant que «la première semaine de juillet 2013 au plus tard, auront lieu les prochaines élections», sans préciser de qui il tient cette date.

«Les salafistes ne constituent pas un danger, car ils ne sont que des éléments externes à l’Etat», a expliqué M. Ghannouchi. Selon lui, le danger qui peut nuire à la Tunisie vient de Béji Caïd Essebsi, et de son parti l’Appel de la Tunisie. «Il a repris les Rcdistes qui ont marqué l’histoire du pays…, des professionnels de la corruption, de la torture, du pillage», a déclaré le chef d’Ennahdha, dont le parti compte aujourd’hui plus de Rcdistes que tous es autres partis réunis. Mais, on le sait, «ses» Rcdistes à lui, lavés tout blancs par la machine d’Ennahdha, sont de gentils barbus prêts à servir la nouvelle dictature islamiste qui se met en place, comme ils avaient servi l’ancienne dictature laïque déchue. Des professionnels de la courbette et du lèche-botte. kapitalis


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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 18:40

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 18:30

Sit - in des des magistrats tunisiens


 

 

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Sit-in de protestation des magistrats tunisiens au palais de la justice à Tunis


L’Association des magistrats tunisiens (AMT) entame, aujourd’hui, un sit-in en son siège, au palais de la justice à Tunis. Pour protester contre les dernières décisions de la tutelle.

 

«Le sit-in est une réaction de contestation contre le mouvement opéré dans le corps des magistrats au titre de l’année 2012, et contre le Conseil supérieur de la magistrature qu’elle juge être dépourvu de toute légitimité, en plus de la lenteur dans la création d’une instance provisoire de la justice judiciaire», précise, mardi, l’Amt dans un communiqué.

 

«L’association appelle le ministre de la Justice à reconsidérer ses décisions qui ont affecté la situation des magistrats concernés par le récent mouvement», souligne le communiqué, ajoutant que tous les magistrats sont appelés à participer à ce sit-in.

 

Le communiqué exhorte, d’autre part, la société civile, les organisations et les institutions professionnelles à appuyer cette réaction en vue d’instaurer les fondements d’une justice indépendante.

 

Noureddine Bhiri, ministre de la Justice, a exprimé à l’agence Tap ses «craintes» que ce mouvement de protestation «fasse partie d’une campagne politique, en prévision de ce que certains qualifient de vide constitutionnel, le 23 octobre prochain», a-t-il indiqué.

 

B’hiri a appelé les magistrats à assumer pleinement leur responsabilité, à éviter tout ce qui est de nature à entraver l’activité publique et entacher la notoriété des magistrats et leur neutralité politique.

 

Le ministre a indiqué que la contestation des décisions relatives au Conseil supérieur de la magistrature ne doit pas se traduire en des actes susceptibles de provoquer le désordre, se disant étonné de la réaction contre le mouvement des magistrats, un mouvement qui avait été qualifié de révolutionnaire et de positif. kapitalis

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 05:43

Le groupe féministe ukrainien FEMEN : en soutien à la jeune fille violée par deux policiers et accusée par la justice

 

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Des Ukrainiennes manifestent seins nus à Paris en soutien à la Tunisienne violée par des policiers

 

Des Ukrainiennes ont manifesté les seins nus, mercredi matin, au Musée du Louvre (Paris), en guise de soutien à la Tunisienne violée par des policiers et qui se trouve sur le banc des accusés. 

 

Elles appartiennent au groupe féministe ukrainien Femen. Elles ont manifesté à leur manière pour dire non au viol. Sur leur poitrine, elles ont toutes écrit «Rape is crime» (le viol est un crime).

 

Depuis que l’avocate Radhia Nasraoui a révélé ce scandale sur le plateau d’une chaine de télévision, l’affaire a pris de l’ampleur et tout le monde s’est dépêché pour dénoncer ce crime odieux.

 

L’affaire de Meryem (pseudonyme donné à la jeune Tunisienne violée et qui risque 6 mois de prison ferme pour… «atteinte à la pudeur») est devenue une affaire d’opinion publique. Tous les médias du monde en ont parlé. Les défenseurs des droits de l’homme sont de plus en plus mobilisés contre les autorités tunisiennes qui au lieu de défendre la victime, cherchent à lui coller, à elle et son fiancé, une accusation.

UKRAINE3

Le 2 octobre, sur les simples déclarations des violeurs (qui ont raconté qu’elle était dans une position immorale avec un garçon), Meryem a été accusée par le procureur de la république pour atteinte à la pudeur.

 

La société civile, qui a manifesté mardi devant le tribunal de première instance de Tunis, est très remontée contre le ministère de l’Intérieur et celui de la Justicekapitalisl

 

 

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Une justice qui fait honte au pays !

Une femme violée par des policiers est... accusée par le tribunal d'atteinte à la pudeur. Cette procédure suscite une vague d'indignation dans le pays.

 

Dessin de Sampaio, Portugal.

C'est un sentiment de révolte et de rage qui s'empare de nous quand on s'aperçoit que la justice tunisienne devient complice de criminels coupables de viol. Il est clair que cette basse manœuvre vise à mettre cette victime sous pression pour l'inciter à retirer sa plainte contre les flics suspectés d'avoir perpétré ce viol.

 

Au-delà du caractère indécent et injuste d'une telle convocation, il est utile de s'interroger sur les conséquences d'un tel événement.

 

Le dégoût suscité par autant de manque de respect à la victime d'un viol ne peut qu'approfondir la crise de confiance ressentie par le citoyen tunisien vis-à-vis d'institutions supposées protéger son intégrité morale et physique. Que dire quand ces institutions sont celles qui violent cette intégrité, au propre comme au figuré ?

 

La police a encore un très long chemin à faire pour gagner la confiance des Tunisiens. Encore faut-il qu'elle en ait la volonté. Tantôt instrument de répression et de torture, tantôt une réelle menace pour la paix sociale, la police tunisienne ne réussit qu'à rompre le contrat qu'elle a avec la société.

 

Cette affaire de viol est l'apogée de l'indécence et de la bassesse morale d'une police en crise. Pourrons-nous, un jour, avoir une police professionnelle, intransigeante et neutre de toute coloration politique ? Ce n'est pas en écoutant les déclarations de Khaled Tarrouche, chargé de la communication auprès du ministère de l'Intérieur, qui justifie maladroitement ce viol, que l'on pourrait répondre par l'affirmative.

 

La déception a été grande en découvrant que ladite justice a préféré convoquer la jeune fille pour atteinte aux bonnes mœurs. La justice tunisienne est tout bonnement complice de criminels coupables de viol. Au diable la présomption d'innocence, car ces policiers sont coupables de rompre la confiance placée en eux et avec eux les magistrats responsables d'une telle convocation.

 

Aujourd'hui, des pères demandent à leurs filles de ne pas s'arrêter en route si elles sont accostées par des flics. On regarde les policiers, non plus comme des citoyens à part entière mais comme une potentielle menace. La justice tunisienne est à mettre dans le même sac, plus aucune confiance n'est possible.

 

Une femme se fait violer en Tunisie par des policiers, et c'est elle qui comparait devant la justice. C'est une honte pour un pays qui a consacré les droits de la femme depuis plus de cinquante ans, c'est une honte supplémentaire que ce genre de chose arrive dans un pays postrévolutionnaire qui espère donner l'exemple.

Aujourd'hui, beaucoup de Tunisiens ont honte à cause de cette nouvelle. courrierinternational

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