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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 03:20

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Chedly Ayari annonce des mesures pour maîtriser les importations

 

Pour parer au déficit de sa balance commerciale et à la baisse de ses réserves de changes, réduites à 96 jours d’importations, la Tunisie prépare des mesures pour rationaliser les importations de biens de consommation.

 

Pour faire face à la persistance de la tendance inflationniste sur le court terme et la dérive continue du déficit commercial, qui préoccupe la Banque centrale de Tunisie (Bct), le gouvernement s’apprête à annoncer une quinzaine de mesures visant, essentiellement, à rationaliser les importations de biens de consommation, hors alimentation.

 

Des mesures à caractère conjoncturel

 

Chedly Ayari, gouverneur de la Bct, qui a fait cette annonce, vendredi, a indiqué que le conseil d’administration de la Bct, dans sa nouvelle composition, a examiné ces mesures, lors de sa réunion le même jour, a encore indiqué M. Ayari. Celles-ci, selon lui, «revêtent un caractère conjoncturel et ne mettent pas en jeu la libéralisation du commerce tunisien».

 

A son niveau, la Bct va s’employer à décourager (ou «dés-inciter» selon le terme employé par M. Ayari) les banques à accorder des crédits à la consommation, en obligeant celles-ci à déposer auprès de ses services une réserve obligatoire (RO) d’une valeur équivalente au moins à la moitié du crédit à la consommation octroyé. Le gouverneur affirme avoir discuté de ces mesures les banquiers qu’il a rencontrés quelques jours auparavant.

 

Le gouverneur de la Bct, qui s’adressait à un panel de journalistes, a cité l'exemple du crédit automobile, relevant à cet effet, que la mesure qui sera prise ne touchera pas les procédures ordinaires d’octroi de crédits pour les voitures 4 chevaux (20% fonds propres et 80% financement bancaire), mais relèvera la barre de l’autofinancement pour les voitures de plus de 4 chevaux (40% autofinancement et 60% crédit).

 

Parer au déclin sans précédent de la balance commerciale

 

Ces mesures, a-t-il ajouté, concerneront également le domaine de change, estimant que «la situation actuelle des réserves de changes est aberrante», avec des avoirs en devise en nette baisse.

 

Jusqu’au 26 septembre, ces avoirs s’établissaient à environ 9.810 MDT, l'équivalent de 96 jours d’importations, contre 10.582 MDT ou 113 jours d’importations en 2011 et 13.003 ou 147 jours d’importations, en 2010. On approche donc du seuil, considéré comme fatidique par plusieurs économistes, des 90 jours d’importations. Il fallait donc agir en urgence en prenant des mesures de sauvegarde de la balance commerciale du pays, a dit M. Ayari, ajoutant que «le déclin du déficit commercial connaît un rythme jamais vu dans l'histoire de la Tunisie». En août 2012, il a atteint 3 milliards de dinars et devrait atteindre 4 milliards de dinars, fin 2012, selon les prévisions de la Bct.

 

Une inflation toujours en hausse

 

«La situation est d’autant plus inquiétante que les prévisions, sur le court terme, montrent que les facteurs qui peuvent militer pour une hausse de l’inflation sont plus forts que ceux pour sa stabilisation», a avancé M. Ayari.

 

Selon les prévisions établies sur la base de deux scénarios, le taux d’inflation, actuellement de l’ordre de 5,6%, devra atteindre en octobre 2012, environ 5,8% en tenant compte des augmentations salariales.

 

Dans sa réponse à une question relative à un éventuel ajustement à la hausse du taux d'intérêt directeur, M. Ayari a fait savoir que «le conseil d’administration de la Bct est pour le principe de l’ajustement, sauf que ses différents membres ont jugé qu’il faut attendre encore un peu, pour voir l’impact de la précédente hausse de 25 points de base de ce taux, décidée par le conseil d’administration le 29 août 2012, pour le porter à 3,75%», sachant que les effets d’une pareille hausse sont généralement différés de plusieurs semaines ou même de plusieurs mois. kapitalis

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 02:58

Entrevue : Taieb Baccouche, secrétaire général de Nidaa Tounès

 

 

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Taieb Baccouche “Nidaa Tounes ne transporte pas de valises de billets de banque”

 

 

Au cours de l’émission “Saraha Raha” dans sa nouvelle saison sur Hannibal TV, Taieb Baccouche secrétaire général de Nidaa Tounes a, en réponse à une question de Samir El Wafi sur la transparence des finances du parti, affirmé que Nidaa Tounes ne transporte pas de valises de billet de banque en allusion à Ennahdha.


 

En effet, on rappelle que le mouvement avait démenti les informations faisant état de l’arrestation de Belgacem Ferchichi conseiller du premier ministre à l’aéroport de Paris en possession d’une valise contenant de l’argent liquide.

 

Evoquant les rapports avec Ennahdha Taeib Baccouche a indiqué que Nidaa Tounes ne considère pas le mouvement d’Ennahdha comme un ennemi à abattre et personne n’a au sein du parti n’a appelé à la chute du gouvernement.

 

Il a estimé que les critiques formulées par les dirigeants de Nidaa Tounes sont objectives et concernent des réalités ayant trait à des engagements ou des échéances non respectées par le gouvernement ou les dirigeants de la Troïka.

 

Taeieb Baccouche a souligné son opposition au principe de l’exclusion, affirmant que les anciens RCDistes ne doivent être écarté que sur la base d’une décision de justice prouvant leur implication dans des actes répréhensibles.

 

Le responsable de Nidaa Tounes a critiqué également le manque de volonté de la part du gouvernement de mettre en place une justice transitionnelle , précisant qu’après une année d’exercice, le gouvernement et l’Assemblée constituante ne sont pas arrivés à la mise en place de structures pour mettre en œuvre la justice transitionnelle.

 

Il a souligné, à ce propos, que la justice qui se pratique aujourd’hui est sélective. Taieb Baccouche a ajouté que la question des RCDistes n’a été soulevée avec véhémence qu’après la création du parti Nidaa Tounes.

 

Il a rappelé aussi que plusieurs partis destouriens ont été crées bien en avant l’apparition de Nidaa Tounes sur la scène politique et n’ont pas suscité pour autant toute cette crainte à l’égard du retour des RCDistes. Il a affirmé que ces partis œuvrent actuellement à se regrouper pour s’unir et constituer une force politique.

 

Parlant  des tentatives de rapprochement entre Nidaa Tounes, le parti Républicain et Al Massar, Taieb Baccouche a affirmé que plusieurs rencontres ont été organisées en vue de trouver un consensus et harmoniser leurs positions à l’égard de la situation qui prévaut dans le pays et des perspectives d’avenir du pays.   tunisienumerique

 

 

 

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Nida Tounes, héritier du Destour ?!

 

Le nouveau parti politique « Nida Tounes » dirigé par Béji Gaïed Essebsi focalise depuis sa création beaucoup d’attention de la part des Tunisiens notamment du côté de ceux qui le considèrent comme un adversaire politique.


Cet intérêt prend des fois des sinuations le moins qu’on puisse dire aux relents inquisitoires à l’adresse non seulement de son fondateur, mais aussi à l’égard de ses dirigeants et ses sympathisants qui ne sont pas encore connus. Quoi qu’il en soit la polémique née de la naissance de ce parti ne fait que commencer et va prendre à n’en point douter de l’ampleur avec la mise en place des structures, notamment régionales et locales de ce parti.

 

Les incidents qui ont émaillé la réunion des femmes de « Nida Tounes » à Sfax et ceux de Testour lors de la mise en place de la structure locale de cette ville en disent long sur l’état d’esprit des adversaires de ce parti et des intentions qui les animent à son égard. Mais le plus marquant dans cette polémique demeure l’affirmation que ce parti n’est qu’une nouvelle version de l’ancien Destour et du R.C.D Qu’en est-il au fait du degré de véracité de ce qui s’apparente à une accusation plutôt qu’à un constat objectif qui essaie de positionner ce parti au sein de la carte politique du pays ?

 

Aujourd’hui et après la publication des listes des personnalités composant l’Instance exécutive et l’Instance élargie, communiquées le 20 septembre, on peut dire que les Tunisiens sont mieux éclairés sur ce parti : Idéologiquement « Nida Tounes » est inclassable, plusieurs courants politiques s’y trouvent représentés , les syndicalistes ont aussi une place de choix (Taïeb Baccouche est hiérarchiquement, le second homme après Béji Caïed Essebi), les hommes d’affaires ne sont pas du reste (certains d’entre-eux faisaient partie du R.C.D. et du Destour, mais il y en a d’autres qui n’y étaient pas), la société civile a sa part de représentativité au sein du parti et l’on sait très bien que ses activistes sont des indépendants dans leur majorité et certains d’entre-eux sont proches de la gauche progressiste et moderniste.

 

La lecture attentive des composants des deux instances dirigeantes nous permet d’affirmer que les Destouriens et les Rcédistes, tous en étant présents sont toutefois minoritaires à « Nida Tounes » qui s’apparente plus à un mouvement ouvert à toutes les sensibilités idéologiques et politiques et aux représentants de la société civile et des organisations corporatistes sans distinction, ni contraintes idéologiques. Dire que ce « parti-mouvement comme l’avait défini son fondateur » est l’héritier du Destour, c’est vraiment aller trop vite en besogne pour ne pas dire faire preuve de légereté à l’encontre du Tunisien en l’induisant en erreur. Boujemâa R’mili, Taïeb Baccouche, Abdelmajid Sahraoui, Mohsen Marzouk, Abdelaziz Mzoughi, Lazhar Karoui Chebbi, Tahar Ben Hassine et autres Adel Chaouech, ou Khemaïes Ksila on ne leur connaît pas de passé destourien ou rcédiste.

 

C’est pour dire que ce parti encore en construction est loin d’être une copie du parti qui a mené la lutte de libération et qui a gouverné le pays pendant plus de trente ans et son dérivé le R.C.D. qui a dominé la scène politique vingt ans durant. La rivalité politique est une chose, la calomnie en est une autre, même  si parmi les destouriens et les Rcédistes il faudrait faire la part des choses pour séparer le bon grain de l’ivraie, et ceci n’en déplaise à beaucoup de gens est valable pour toutes les formations politiques en Tunisie nées avant et après le 14 janvier 2011 comme ailleurs.  Majed Slah letemps

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 00:29

Grève générale et sit-in à Menzel Bouzaïene


Une grève générale paralyse depuis ce matin la ville de Menzel Bouzaïene, à l’initiative de l’Union Régionale des travailleurs de Sidi Bouzid. Cette manifestation a été organisée pour revendiquer la libération des personnes appréhendées les derniers jours suite aux troubles sociaux qui ont secoué la localité d’Omrane. L’union régionale menace d’étendre la grève générale sur tout le gouvernorat de Sidi Bouzid.

 

De son coté, le syndicat de base de l’enseignement secondaire a lancé un mot d’ordre de grève dans tous les lycées si les élèves arrêtés ne sont pas relâchés.

 

Par ailleurs, des habitants de Menzel Bouzaïène, manifestent depuis ce matin, aussi, en solidarité avec les jeunes de l’Union des diplômés chômeurs qui organisent une manifestation simultanée au centre ville de Tunis. tunisienumerique

 

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Les divers fronts de luttes sociales dans la région de Sidi Bouzid et la répression policière : témoignage... 


 

 

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Protestation à Sidi Bouzid suite à l'arrestation de jeunes à El-Omrane


 

Suite à l'arrestation d'un groupe de jeunes, mercredi et jeudi 27 septembre 2012, à El-Omrane, dans la délégation de Menzel Bouzayène (gouvernorat de Sidi Bouzid), des mouvements de protestations se sont déclenchés, à Menzel Bouzayène, Meknassi et Sidi Bouzid-ville, a constaté le correspondant de l'agence TAP.

Des citoyens à Meknassi ont manifesté, pacifiquement, jeudi soir et vendredi matin, pour réclamer la libération de ces jeunes.
 

Les cours ont été suspendus dans tous les collèges et lycées, dans la délégation de Menzel Bouzayène, en solidarité avec les détenus.
 

A cet effet, le Syndicat de base de l'enseignement secondaire, à Menzel Bouzayène, a annoncé, dans un communiqué, l'entrée en grève illimitée des professeurs jusqu'à la libération des jeunes d'El Omrane.
 

A Sidi Bouzid-ville, des représentants de plusieurs partis et des militants associatifs ont observé un sit-in, devant le district de la sûreté nationale, en appelant à la libération des détenus et en déplorant l'intervention «musclée» des forces de l'ordre à El-Omrane.

Dans une déclaration à l'adresse de l'opinion publique, Le mouvement du 17 décembre pour la liberté et la dignité appelle à la libération «immédiate» de tous les détenus et à l'arrêt des poursuites.
 

Il met les autorités régionales et le gouvernement face leurs responsabilités pour avoir choisi la solution sécuritaire en réponse aux revendications populaires.
 

Le mouvement appelle le gouvernement à traiter avec sérieux et célérité les problèmes posés.

Les protestations avaient commencé, il y a quinze jours, lors du sit-in organisé par des citoyens d'El Omrane qui ont coupé la route nationale n°14 à la circulation et séquestré des camions et des voitures administratives.
 

Les manifestants réclamaient de l'emploi et des projets de développement.
Les forces de l'ordre sont intervenues pour dégager la route et ont procédé à l'arrestation de 13 personnes dont trois ont été relâchés.
 

Les évènements ont pris une autre tournure avec la séquestration, depuis mercredi après-midi jusqu'à jeudi soir, des arbitres désignés pour le match El-Gawafel Gafsa-la Marsa. Suite à quoi, les forces de l'ordre sont intervenues et ont arrêté neuf autres personnes. businessnews

 

 

 

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Grève et manifestation dans la région de Sidi Bouzid

 

Une grève générale a été observée samedi à Menzel Bouzaïane, une localité en proie à la contestation depuis plusieurs jours dans la région de Sidi Bouzid, ville emblème de la révolution dans le centre-ouest de la Tunisie.

 

Une marche était organisée dans la localité de 8.000 habitants paralysée par la grève suivie dans les commerces, écoles, services et institutions étatiques, à l'appel des syndicats relevant de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT, centrale syndicale historique).

 

Les habitants de Menzel Bouzaïane entendaient protester contre des violences policières envers des manifestants et réclamer la libération de dizaines de personnes, dont un responsable syndical local, interpellées lors d'un sit-in dans un village de la région.

 

Jeudi, des habitants du village d'El-Omrane avaient bloqué la circulation et la police était intervenue pour libérer des usagers de la route, dont un arbitre de football, séquestrés par des manifestants qui réclamaient déjà la libération de 12 de leurs proches interpellés mercredi après plusieurs jours de protestations contre le chômage et la précarité.

 

Les forces de sécurité avaient tiré de gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour libérer les otages et dégager la route, avant de procéder à de nouvelles interpellations.

 

Samedi, les forces de sécurité et les responsables locaux étaient absents des rues de Menzel Bouzaïane, où seules les services médicaux d'urgence et les boulangeries assuraient un service minimum.

 

La grogne pourrait s'étendre à toute la région de Sidi Bouzid, le syndicat régional de l'enseignement ayant appelé samedi à une grève des classes lundi, pour exiger la libération des manifestants interpellés à El-Omrane, l'arrêt des violences policières et des solutions aux problèmes sociaux de la région.

 

Ville déshéritée, Sidi Bouzid a été le berceau de la révolte qui a renversé l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011, après le suicide par immolation de Mohamed Bouaziz, un vendeur ambulant.

 

La région --qui compte près de 12.000 diplômés chômeurs--, accuse le gouvernement dominé par le parti islamiste Ennahda d'ignorer les revendications populaires, en particulier la création d'emplois. tempsreel.nouvelobs

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 00:20

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 22:14

 

 

 

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Les diplômés chômeurs manifestent contre le gouvernement Ennahda

 

Des centaines de Tunisiens ont manifesté samedi à Tunis pour réclamer du travail et appelé à la chute du gouvernement dirigé par les islamistes du parti Ennahda, a constaté une journaliste de l'AFP.

 

L’Union des diplômés chômeurs (UDC) avait appelé à une marche protestataire pour un "mouvement national" le samedi 29 septembre 2012, à Tunis. La manifestation protestait contre les agressions perpétrées par le gouvernement contre les militants du mouvement et ses locaux dans plusieurs villes Tunisiennes et contre l’ignorance intentionnelle de leurs revendications.

 

Il étaient plusieurs centaines dans les rues, certains brandissant des pancartes contre le parti Ennahda : ""Où sont tes promesses, gouvernement menteur", "Le peuple veut la chute du gouvernement"... Les manifestants ont également exprimé leurs droits au travail et au développement régional.

 

Le départ de la manifestation a eu lieu devant le siège de L'Union générale tunisienne du travail (UGTT) pour se terminer sur l'avenue Habib Bourguiba.

 

De grandes mesures de sécurité et d'encadrement avaient été prises par le ministère de l'intérieur. Ainsi, l'armée avait pris position devant l'ambassade de France.

 

La manifestation non autorisée par le ministère de l'Intérieur, selon les organisateurs, était la première a avoir lieu dans Tunis depuis les violences qui ont marqué les protestations contre un film islamophobe devant l'ambassade des Etats-Unis le 14 septembre dernier. citizenside.

 

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Manifestation sans incident des diplômés chômeurs dans Tunis

 

Des centaines de Tunisiens ont manifesté samedi à Tunis pour réclamer du travail et appelé à la chute du gouvernement dirigé par les islamistes du parti Ennahda, a constaté une journaliste de l'AFP.

 

A l'appel de l'Union des diplômés chômeurs (UDC), les manifestants se sont rassemblés devant le siège de la centrale syndicale (l'Union générale des travailleurs tunisiens, UGTT) avant de défiler sur l'avenue Habib Bourguiba, artère principale de la capitale hautement surveillée par la police.

 

La marche soigneusement encadrée par un dispositif policier comprenant des unités anti-émeutes se déroulait sans incident, les manifestants étaient tenus à distance de l'ambassade de France protégée par des barbelés et des véhicules militaires depuis la publication de caricatures de Mahomet en France.

 

"Travail, liberté, dignité!", "Où sont tes promesses, gouvernement menteur", "Ni peur, ni terreur, la rue appartient au peuple", "Le peuple veut la chute du gouvernement", scandaient les manifestants.

 

"Y en marre d'attendre des promesses sans lendemain", a déclaré à l'AFP Majid Rihaï, un diplômé de l'université, âgé de 28 ans.

 

D'autres jeunes enveloppés dans des drapeaux, rouge et blanc, de la Tunisie ont dénoncé la nonchalance du gouvernement. "Ce gouvernement ne prend pas nos problèmes au sérieux et ne parle du chômage que pour nous instrumentaliser", a renchéri Amira Sassi, 25 ans.

 

Dans un communiqué, l'UDC a réclamé la publication des listes de candidats admis dans des concours d'embauche dans la fonction publique et de confier le recrutement à une instance autonome pour "garantir la transparence et mettre fin au népotisme".

 

Le gouvernement a lancé un programme d'emploi pour 25.000 personnes dans la fonction publique, en plus de milliers d'autres dans le secteur privé.

 

Le taux de chômage est tombé à 17,6% en septembre 2012 contre 18,9% durant l'année 2011 (14% en 2010), les diplômés formant le tiers de quelque 750.000 demandeurs d'emploi dans le pays.

 

Ce taux de chômage national cache d'importantes disparités régionales allant de 50% dans des régions déshéritées enclavées à moins de 6% sur la côte centre-est nantie.

 

La manifestation non autorisée par le ministère de l'Intérieur, selon les organisateurs, était la première a avoir lieu dans Tunis depuis les violences qui ont marqué les protestations contre un film islamophobe devant l'ambassade des Etats-Unis le 14 septembre.

 

Les autorités tunisiennes avaient été alors prises de court et les affrontements ont fait quatre morts parmi les manifestants issus pour la plupart de la mouvance salafiste. tempsreel.nouvelobs

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 01:03

Entrevue :  Hamadi Jebali , Premier ministre tunisien

 

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Échanges autour des déclarations de H. Jebali

 

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Hamadi Jebali : “Ceux qui disent que la légalité prend fin le 23 octobre oeuvrent pour l’effondrement de l’Etat”

 

Le chef du gouvernement Hamadi Jebali a vivement critiqué ceux qui affirment que la légalité se termine le 23 octobre prochain, les accusant d’œuvrer à l’effondrement des piliers de l’État tunisien.

 

Il a critiqué sans le nommer Béji Caïd Essebsi  président du parti Nidaa Tounes, affirmant  qu’au lieu que l’expérience et l’âge avancée de ces personnes qui disent que légalité se termine le 23 octobre leur donne la sagesse, ils veulent semer le désordre et mettre le pays à feu et à sang.

 

Il a annoncé que la Troïka et le gouvernement  sont animés par la volonté politique d’élaborer un calendrier clair pour les élections, affirmant que les partis au pouvoir ont accepté l’initiative de l’UGTT de faire rencontrer les partis de la classe politique pour s’entendre sur certaines questions essentielle dont la  mise en place d’une instance indépendante des élections et un organe pour les médias.

 

Il a souligné, au cours d’une rencontre télévisée, vendredi 28 septembre, que l’acceptation de l’initiative de l’UGTT vise à éviter les sensibilités soulignant le nécessité pour chaque partie de faire des concessions réciproque. tunisienumerique

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 05:55

 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 03:53

      Déclarations de la victime 

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La jeune femme violée aurait subi des pressions pour abandonner les poursuites contre ses violeurs

Selon Sihem Ben Sedrine, le juge d’instruction ayant entendu la jeune Tunisienne violée par des policiers a fait pression sur elle pour qu’elle revienne sur ses accusations de viol.

 

Selon Sihem Ben Sedrine, le juge d’instruction ayant entendu la jeune Tunisienne violée par des policiers a fait pression sur elle pour qu’elle revienne sur ses accusations de viol.

 

La présidente du Conseil national pour les libertés en Tunisie (Cnlt), qui intervenait dans l’émission ‘‘Midi Show’’ sur Mosaïque FM, a déclaré que, lors de sa première audition, il y a une quinzaine de jours, par le juge d’instruction, la jeune femme a subi des pressions psychologiques très fortes pour qu’elle abandonne ses accusations à l’encontre de ses violeurs.

 

«Si vous n’arrêtez pas de parler de viol, vous pourriez être poursuivie vous même en justice», lui aurait dit le juge, selon Mme Ben Sedrine. Qui a estimé que le parquet, dans cette affaire, a été instrumentalisé pour essayer de faire taire un scandale et protéger les services de police. kapitalis

 


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L'histoire de Myriam racontée par une de ses avocates, Radhia Nasraoui


 

 

 

 

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Viol par des policiers : l'avocate accuse le gouvernement

"Il y a un sentiment d'impunité chez les policiers", juge l'avocate d'une jeune femme violée par des policiers début septembre et poursuivie pour atteinte à la pudeur.

Renforts de police et militaires devant la mosquée salafiste Al-Fath de Tunis, le 21 septembre 2012. Depuis l'arrivée au pouvoir d'Ennahda, des ONG dénoncent le comportement de la police à l'égard des femmes. (WARTNER/20 MINUTES/SIPA)

 

Le gouvernement tunisien dominé par les islamistes d'Ennahda est responsable "moralement et politiquement" des agressions policières contre les femmes, dénonce jeudi 27 septembre l'avocate d'une jeune femme violée par des policiers et poursuivie pour atteinte à la pudeur.

 

"Il a une responsabilité politique et morale", déclare Me Bouchra Belhaj Hmida.

 

Les violences policières "ne sont pas organisées, mais le discours du parti (Ennahda) vis-à-vis des femmes a préparé le terrain", ajoute-t-elle.


"Un sentiment d'impunité chez les policiers"

"Depuis le 23 octobre 2011 (et l'arrivée au pouvoir des islamistes), il y a plein d'affaires de harcèlement sexuel, moral et financier de la part des flics. Lorsqu'ils voient une femme moderne, une femme tunisienne, ils estiment être en droit de demander des comptes et des femmes victimes sont ensuite condamnées", dit-elle.

 

Selon l'avocate, "il y a un sentiment d'impunité chez les policiers". "Il est trop tôt pour dire si cette affaire va changer les choses", souligne Me Belhaj Hmida, "la question de la réforme de la police se pose toujours, il faut déterminer sur quelle base elle va se faire".

Le ministère de l'Intérieur, assurant qu'il ne s'agit que de cas isolés, a appelé jeudi dans un communiqué "à ne pas instrumentaliser politiquement ou médiatiquement cette affaire".


Trois policiers incarcérés

La victime, violée par des policiers début septembre, est poursuivie pour atteinte à la pudeur avec son fiancé, le couple ayant été surpris dans une "position immorale" juste avant le viol, selon le ministère de l'Intérieur.

 

Trois policiers -deux violeurs présumés et un autre qui retenait le fiancé de la jeune fille- ont été incarcérés.

 

La victime et les agents ont été confrontés mercredi devant le juge, précise l'avocate. "Ca s'est bien passé", assure Me Bouchra Belhaj Hmida, ajoutant cependant ne pas pouvoir en dire plus en raison du secret de l'instruction.

 

Le 2 octobre, le couple se rendra de nouveau devant le juge d'instruction. qui "va les interroger, et il serait bien qu'il classe l'affaire sans suite", indique l'avocate, dont les clients risquent six mois de prison.


"Je pensais être la victime, pas l'accusée"

La victime, qui ne souhaite pas révéler son identité, a par ailleurs raconté au journal tunisien Al Chourouk le viol et comment les policiers ont également cherché à extorquer de l'argent à son fiancé.

 

"Je n'aurais jamais cru que j'allais être appelée au tribunal en tant qu'accusée. Je pensais être la victime, pas l'accusée", a-t-elle déclaré.

 

"Je ne vais pas renoncer (à ma plainte) après avoir été humiliée de cette façon", a encore dit la jeune femme.

 

Elle dément par ailleurs avoir été dans une position compromettante avec son ami dans leur voiture lorsque les policiers sont arrivés: "Ce n'est pas vrai, quand il sont venus, j'étais habillée".


Egalité des sexes

Depuis l'arrivée au pouvoir d'Ennahda après la révolution de 2011, des ONG dénoncent le comportement de la police à l'égard des femmes, qui seraient régulièrement harcelées pour leur tenue vestimentaire ou lors de sorties nocturnes.

 

Les femmes tunisiennes bénéficient du statut le plus moderne du monde arabe depuis la promulgation du Code de statut personnel (CSP) en 1956 instaurant l'égalité des sexes dans plusieurs domaines, mais elles restent discriminées dans certains autres comme les héritages.

 

Les islamistes d'Ennahda avaient déclenché un large mouvement de contestation en août enproposant d'inscrire dans la nouvelle Constitution la "complémentarité" des sexes et non l'égalité. Ce projet de texte a été abandonné lundi. tempsreel.nouvelobs

 

 

 

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Les deux policiers nient les faits, la société civile se mobilise



Lors de la comparution de la jeune femme, victime de viol par des agents des forces de l’ordre, aujourd’hui, mercredi 26 septembre 2012, devant le juge d’instruction, deux des trois policiers présents à cette séance, ont nié les faits alors que le dernier a affirmé que la jeune femme était consentante pendant l’acte sexuel, selon Assabah News. 
La jeune femme a, de son côté, soutenu avoir été violée par deux des trois agents présents au tribunal et a nié les accusations d’ « outrage public à la pudeur », portées contre elle, toujours selon le même média. 

 

Plusieurs représentants de la société civile, dont l’Association Tunisienne des femmes démocrates et la Ligue Tunisienne des droits de l’Homme, ont manifesté aujourd’hui devant le tribunal de Première instance de Tunis protestant contre « le détournement d’une affaire, plaçant une victime sur le banc des accusés » et la « rendant responsable des abus qu’elle a subis ». 

 

Notons qu’une manifestation est prévue devant le tribunal de première instance de Tunis, le 2 octobre prochain, date de report de l’audition, par des membres de la société civile en soutien à la jeune femme. businessnews

 

 

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Déclaration de la ministre des conditions féminines (du Congrès Pour la République) … Elle est scandalisée !


 

 

 

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Une justice qui fait honte au pays !

 

 

Une femme violée par des policiers est... accusée par le tribunal d'atteinte à la pudeur. Cette procédure suscite une vague d'indignation dans le pays.

 

C'est un sentiment de révolte et de rage qui s'empare de nous quand on s'aperçoit que la justice tunisienne devient complice de criminels coupables de viol. Il est clair que cette basse manœuvre vise à mettre cette victime sous pression pour l'inciter à retirer sa plainte contre les flics suspectés d'avoir perpétré ce viol.


Au-delà du caractère indécent et injuste d'une telle convocation, il est utile de s'interroger sur les conséquences d'un tel événement.

 

Le dégoût suscité par autant de manque de respect à la victime d'un viol ne peut qu'approfondir la crise de confiance ressentie par le citoyen tunisien vis-à-vis d'institutions supposées protéger son intégrité morale et physique. Que dire quand ces institutions sont celles qui violent cette intégrité, au propre comme au figuré ?

 

La police a encore un très long chemin à faire pour gagner la confiance des Tunisiens. Encore faut-il qu'elle en ait la volonté. Tantôt instrument de répression et de torture, tantôt une réelle menace pour la paix sociale, la police tunisienne ne réussit qu'à rompre le contrat qu'elle a avec la société.

 

Cette affaire de viol est l'apogée de l'indécence et de la bassesse morale d'une police en crise. Pourrons-nous, un jour, avoir une police professionnelle, intransigeante et neutre de toute coloration politique ? Ce n'est pas en écoutant les déclarations de Khaled Tarrouche, chargé de la communication auprès du ministère de l'Intérieur, qui justifie maladroitement ce viol, que l'on pourrait répondre par l'affirmative.

 

La déception a été grande en découvrant que ladite justice a préféré convoquer la jeune fille pour atteinte aux bonnes mœurs. La justice tunisienne est tout bonnement complice de criminels coupables de viol. Au diable la présomption d'innocence, car ces policiers sont coupables de rompre la confiance placée en eux et avec eux les magistrats responsables d'une telle convocation.

 

Aujourd'hui, des pères demandent à leurs filles de ne pas s'arrêter en route si elles sont accostées par des flics. On regarde les policiers, non plus comme des citoyens à part entière mais comme une potentielle menace. La justice tunisienne est à mettre dans le même sac, plus aucune confiance n'est possible.

 

Une femme se fait violer en Tunisie par des policiers, et c'est elle qui comparait devant la justice. C'est une honte pour un pays qui a consacré les droits de la femme depuis plus de cinquante ans, c'est une honte supplémentaire que ce genre de chose arrive dans un pays postrévolutionnaire qui espère donner l'exemple.

Aujourd'hui, beaucoup de Tunisiens ont honte à cause de cette nouvelle. courrierinternational

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 20:25

 

 

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Les familles des martyrs et des blessés de Thala et Kasserine ont menacé ce jeudi 27 septembre 2012, d’entrer en sit-in ouvert devant le palais du gouvernement à la Kasbahaprès avoir boycotté le jugement et seulement ils ont organisé une manifestation devant laCour d'appel militaire de Tunis.

L’un des protestataire a jugé ce procès comme étant une mise en scène. Les familles ont exprimé leur mécontentement face à la passivité du Président de la République, la présidence du gouvernement et l’Assemblée Nationale Constituante, en ce que concerne cette affaire. Suite ...
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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 06:20

Cet article condense une série de témoignages inédits, recueillis à la frontière turco-syrienne durant l'été 2011. Une enquête « à contre-courant » à propos du conflit qui embrase actuellement la Syrie.


 

Juin 2011, cent vingt soldats sont tués à Jisr al Choughour, une localité du Nord-Ouest de la Syrie. Selon les opposants à Bachar Al Assad, ils ont été exécutés pour insubordination, pour avoir refusé de massacrer des civils innocents. Mais d'après Damas, ses militaires ont été abattus par une bande armée, au moment où ils portaient assistance à la population de Jisr al Choughour, terrorisée par les hors-la-loi...

 

Que se passe-t-il réellement en Syrie ? Quelles forces sociales s'y affrontent pour le contrôle du pouvoir ? Comment les pays limitrophes influencent-ils le contexte syrien ? Quels intérêts motivent l'Europe et les États-Unis à s'impliquer dans le conflit ?

 

Les témoignages qui suivent offrent un point de vue original et polémique sur les événements qui secouent actuellement la Syrie... (A)

 

Des vacances avec Bachar

 

Cet article se propose d'introduire de la complexité au sein du discours uniforme, propagé dans les médias, au sujet de la Syrie. Cette contribution au débat adopte donc un angle de vue inédit sur la question. Elle repose sur des entretiens réalisés durant l'été 2011, auprès d'Arabes alaouites de nationalité turque.

 

La Syrie est un pays arabe. Majoritairement sunnite, sa population se compose de douze pour cent de chrétiens et d'une proportion similaire d'Alaouites. Bachar Al Assad appartient à cette minorité, qui constitue une branche hétérodoxe du chiisme.

 

Antioche et Samandag sont deux villes frontalières de la Syrie, situées en territoire turc. Ces agglomérations sont partiellement peuplées d'Arabes alaouites. Installés au sud de la Turquie sunnite, ces derniers éprouvent un attachement particulier envers la Syrie.

 

Observateurs avertis des tensions qui traversent la région, les Arabes alaouites de Turquie, auxquels la parole est confiée dans ce document, se trouvent donc aux premières loges pour analyser les évolutions de la société syrienne.

 

Fournissant de nouvelles clés pour appréhender cette problématique, les personnes interviewées dans le cadre de cette enquête témoignent du climat de violence qui règne en Syrie et insistent sur le rôle joué, dans l'ombre, par la Turquie pour déstabiliser le pouvoir en place à Damas.

 

Une reine de bonté...

 

Entendu dans les médias internationaux : depuis juin, seize mille Syriens se sont réfugiés en Turquie, dans les environs d'Antioche (Antakya, en turc), pour fuir les massacres perpétrés, à quelques kilomètres de là, à Jisr al Choughour.

 

« Vu à la télé » : sous une pancarte souhaitant la bienvenue à « la reine de bonté », l'actrice américaine Angelina Jolie, les yeux tout ronds, débarque expressément à Antioche, afin de s'enquérir de l'état des malheureux.

 

Découverte sur le terrain : une réalité moins hollywoodienne...

 

Sur le bord de la route asphaltée, à une centaine de mètres de l'entrée du village d'Altinözu où sont installés des réfugiés, un arbre protège quatre jeunes Syriens du soleil : « On vient de Jisr al Choughour. On sait ce qui s'est passé là-bas avec les cent vingt soldats : c'est un règlement de compte entre policiers et soldats ! »

- « Ah bon ? »

- « Oui, c'est ce qu'on nous a dit... »

 

De grands hangars métalliques, camouflés par une enceinte barbelée, composent le camp. « D'une capacité de deux mille places, il n'est occupé que par trois cents personnes », indique le garde en faction à l'entrée, après avoir interdit l'usage de tout appareil photographique. Il a l'air de s'ennuyer. Il explique : « Ils passent la frontière car ici, ils sont bien accueillis et reçoivent à manger... Il ne se passe rien en Syrie mais ils vont et viennent quand même. »

 

Dans le petit bus qui m'a véhiculé, quelques minutes plus tôt, jusqu'aux montagnes dominant Antakya, le conducteur tient un discours similaire : « Tu dois écrire la vérité car dans les médias, il n'y a que des mensonges... Moi, je transporte tous les jours des gens de part et d'autre de la frontière. Tout se passe comme d'habitude, tout est calme, rien n'a changé. Les médias doivent arrêter d'effrayer les gens ! »

 

Confidentiel

 

Pour quelle(s) raison(s) des Syriens franchissent-ils la frontière turque ? L'anecdote racontée par un enseignant peut laisser perplexe : « Des officiels de l'État turc sont allés dans des villages sunnites derrière la frontière syrienne en leur promettant maison, terre et argent. C'est ce que les réfugiés ont expliqué aux professeurs turcs arabophones, qui peuvent servir d'interprètes dans les camps. Les réfugiés se sont rués sur eux en demandant : ''Où est tout ce qu'on nous a promis ?'' Quand ils ont vu qu'ils n'auraient rien, beaucoup sont rentrés en Syrie. »

 

Un policier d'Antakya certifie, quant à lui, que des Turcs proposent aux Turkmènes de Syrie le deal suivant : « On vous donne cinq cents lires syriennes et vous venez en Turquie pour montrer qu'il y a un afflux de réfugiés. L'État turc vous garantit la nationalité, de l'argent et des terres. » Et l'agent des forces de l'ordre de constater : « Les réfugiés ont pété les plombs contre mes collègues quand ils ont compris qu'ils n'auraient rien. »

 

La nuit est tombée depuis longtemps sur la vallée au creux de laquelle se déploie la ville d'Antakya quand Fatih, un géomètre de vingt-huit ans, résume la conviction des centaines de milliers d'Arabes alaouites vivant dans cette partie de la Turquie : « Des réfugiés sont venus chez nous parce que l'État turc leur a promis de l'argent. Quand ils ont vu qu'on ne leur donnait rien, nombre d'entre eux sont repartis. Mais ça, les médias n'en disent rien ! De la même manière que nous, on est des Arabes alaouites vivant en Turquie, il y a des Turcs sunnites qui vivent en Syrie. Ce sont eux qui ont été interviewés et qui racontent n'importe quoi sur la situation ! »

 

La tante de Fatih renchérit : « Tous les réfugiés qui sont arrivés en Turquie sont sunnites. L'État turc leur a proposé de s'établir en Turquie. Comme ça, il y a encore plus de sunnites dans notre région. »

 

Le ciel est rempli d'étoiles et Fatih vitupère : « Angelina Jolie, Angelina Jolie... Pourquoi n'a-t-elle pas été réaliser son show pour les quatre millions d'Irakiens que la Syrie a accueillis à cause de la guerre de Bush ? »

 

Six conversations et (déjà) beaucoup (trop) d'informations (inhabituelles).

 

 

 Des Arabes en Turquie ?

 Pain, olives et fromage... Au cours du petit déjeuner, Fatih livre ses sentiments en buvant un thé bouillant : « Ici, les gens prennent des somnifères pour dormir, sinon ils deviendraient fous. » Abandonnant son air jovial, le benjamin de la famille qui m'héberge prophétise : « Ici, on a très peur. Il va y avoir un véritable génocide, si Bachar tombe... »

 

Ses phrases rebondissent et font sonner creux une partie vide de mon cerveau. « C'est quand même Bachar Al Assad qui est violent. Je ne comprends pas, Fatih. Il risque de se venger ici... en Turquie ? » Il secoue la tête et répète plus lentement : « Si Bachar tombe, nous, les Alaouites, on va se faire massacrer par les sunnites de Turquie et de Syrie... »

 

Fatih a pris des forces et sa voiture. Très vite, il ironise : « Aujourd'hui, les deux cent mille habitants d'Antakya semblent s'être donné rendez-vous pour bloquer le centre-ville. » Avançant autant à l'aide de son klaxon que de son accélérateur, Fatih zigzague dans les embouteillages : « Regarde le quartier qu'ils sont en train de bâtir là-bas, il est réservé aux sunnites. Tu dois téléphoner pour pouvoir t'inscrire. On a testé : les Alaouites ne sont jamais pris ! En plus, maintenant, quand ils construisent de nouveaux ensembles, ils commencent par la mosquée, pour être sûrs qu'on ne viendra pas... Voilà pour quoi et pour qui on paye des impôts ! », clame-t-il, en écrasant sa pédale de frein.

 

Pour échapper à la circulation, il se permet un rapide détour historique, égratignant au passage l'État français qu'il accuse de vouloir recoloniser la Syrie. Une main sur le volant, Fatih parle comme un livre : « Sous domination ottomane pendant quatre siècles, la Syrie a été placée sous protectorat français lors du démembrement de l'Empire. En 1939, notre région, le Sandjak d'Alexandrette, une zone géographiquement, historiquement et culturellement attachée à la Syrie, a été discrètement concédée à la Turquie, pour éviter qu'elle ne s'allie à Hitler. »

 

Trente kilomètres encore pour atteindre les locaux du cabinet d'expertise fondé par Fatih. Sa voiture s'engage, - enfin - à grande vitesse, sur la route cabossée reliant Antakya et Samandag. Le conducteur continue : « Nous, les Arabes alaouites, nous ne formons qu'une petite minorité installée à cheval sur la frontière turco-syrienne, le long de la côte méditerranéenne.  » Il sourit : « Pour nous, les Arabes alaouites de Turquie, Bachar est un cousin. Le village d'où est native la famille Al Assad se trouve de l'autre côté de la frontière, derrière la montagne là-bas. »

 

Sur un ton plus grave, Fatih conclut, en entrant dans Samandag : « Nous, les Arabes alaouites de Turquie, nous sommes doublement discriminés : nous sommes arabes, nous parlons cette langue, mais l'État a ''turquisé'' nos noms de famille comme les noms de nos villages et nous impose l'apprentissage du turc. En plus, nous sommes des Alaouites, une forme très ''ouverte'', antidogmatique de l'islam chiite, plongés dans un océan sunnite conservateur... »

 

Brahim, la cinquantaine, travaille dans l'import-export entre la Turquie et l'Irak. Lui aussi exprime les angoisses d'une minorité assiégée, sous pression : « On a beaucoup à craindre de la situation en Syrie et de l'évolution politique en Turquie. L'Histoire nous l'enseigne : notre population a déjà été souvent massacrée. L'État turc ne s'en cache pas : il veut éliminer les Alaouites turcs. Quand j'étais petit, à l'école, on nous demandait : ''Vous êtes turcs ou arabes ?'' On devait tous crier : ''Nous sommes turcs !''... On veut nous assimiler. »

 

Au cœur du « clan » alaouite

 

Moi qui croyais que les musulmans ne buvaient pas d'alcool ! Ici, on me traite d'« islamiste » quand je refuse un verre et c'est autour d'une bouteille d'eau-de-vie que Brahim s'exclame : « Bachar, c'est notre seul salut en tant que minorité. S'il tombe, on nous attaquera... » Puis, après un moment de réflexion, il articule avec conviction : « Mais jamais dans l'Histoire, nous n'avons reculé. Les Alaouites lutteront. On touchera le fond pour mieux remonter. »

 

En soirée, un vent - toujours vigoureux - rafraîchit la région. Isolée de la route par un patchwork de vergers plantés d'oliviers, de pruniers et de figuiers, la demeure de Brahim est édifiée en contrebas d'une montagne. Confortablement installé sur sa terrasse, ce dernier devise avec ses proches en dégustant une variété de mezze.

 

J'écoute et j'ai l'esprit aussi embrumé que mon raki coupé à l'eau glacée. Avec les informations accumulées jusqu'à présent, je n'arrive à bricoler que des syllogismes improbables.

 

Trop sommaires demeurent mes connaissances sur l'islam. Je garde bien en mémoire que les sunnites s'opposent aux chiites comme les catholiques peuvent se distinguer des protestants. Mais c'est à peu près tout... Mon image de la femme chiite ? Un cliché : une Iranienne complètement emballée.

 

Syllogisme n° 1 :

Une chiite est intégralement drapée de noir.

L'alaouisme constitue une branche du chiisme.

Les Alaouites... ne portent pas le voile.

 

Il est tard mais toute la famille a souhaité rester attablée pour continuer la discussion après le repas. La femme de Brahim détend l'atmosphère : « Si les sunnites veulent nous voiler, on mettra des décolletés encore plus larges ! ». Elle rigole. Tout le monde rigole...

 

Syllogisme n° 2 :

Les musulmans font le ramadan.

Les Alaouites sont musulmans.

Les Alaouites ne font pas le ramadan !

 

Ali est médecin. Parlant arabe, il a été réquisitionné une journée par le ministère turc de la Santé pour aller prodiguer des soins aux réfugiés concentrés à Altinözu, une bourgade essentiellement sunnite. Mais finalement, le docteur n'a pas été autorisé à entrer dans le camp quasi désert. De confession alaouite, il s'est égaré à demander un verre d'eau lors de son arrivée. Ramadan oblige, on lui a conseillé de rebrousser chemin...

 

Durant le mois de jeûne, dans la cité balnéaire où Ali passe ses week-ends pour profiter de la Méditerranée, ont été placés des haut-parleurs sur plusieurs maisons. À cinq heures du matin, les vacanciers - principalement alaouites - pestent contre le chant du muezzin, diffusé à pleins décibels.

 

Syllogisme n° 3 :

Les musulmans prient à la mosquée.

Les Alaouites sont musulmans...

Les Alaouites ne mettent pas les pieds dans les mosquées !

 

Mercredi, non loin du camp d'Altinözu, c'est jour de marché dans le village de Deniz. La population locale y débat avec des réfugiés qui affirment : « Le vendredi, dans les mosquées, ils nous donnent cent lires pour qu'on aille protester... Alors, on le fait. »

 

Armés... de rameaux d'olivier

 

Comme beaucoup ici, Samiya, une femme au foyer d'une cinquantaine d'années, ne regarde plus la télévision turque : « Ils ne profèrent que des mensonges ! » Elle a branché le satellite sur les chaînes syriennes. Sur l'une d'elles, elle me relate avoir entendu un Syrien expliquer qu'on lui avait proposé, ainsi qu'à d'autres, cinq cents lires pour fomenter des troubles... « Ce qu'ils se sont empressés de faire, vu leur pauvreté. Mais comme ils n'ont reçu que cent lires, ils ont manifesté devant le commissariat pour dénoncer ceux qui n'avaient pas tenu leurs promesses ! », s'amuse Samiya.

 

Alors que notre voiture s'engage sur la chaussée défoncée menant au ziyara de Samandag, un mausolée garni d'un dôme blanc, lieu de pèlerinage pour les croyants du monde entier, Fatih m'interpelle subitement : « Cette femme, là, c'est une Syrienne. Elle est mariée à un de mes amis. Elle peut t'expliquer ce qui se passe de l'autre côté de la frontière. » Évitant de justesse un curieux équipage composé de deux enfants et de leurs parents acrobatiquement disposés sur une vieille moto, nous nous arrêtons sur le bas-côté et accostons la petite dame.

 

Accoudée au rebord de la fenêtre du véhicule, elle paraît sur le qui-vive : « Moi, je n'ai pas peur de parler mais mon mari est peureux. Il se méfie de la police turque. Donc, ne mentionnez pas mon nom et ne me prenez pas en photo...  » Une fois rassurée, elle se met à raconter : « Moi, je viens d'Alep et j'ai de la famille dans tout le Nord de la Syrie. J'ai aussi des parents à Jisr al Choughour. Ils disent l'inverse de ce qu'expliquent les médias turcs. Ils nous ont expliqué que ce sont des groupes armés, les Frères musulmans, qui sèment la terreur.  »

 

Je tente de l'interrompre : « Les médias occidentaux décrivent les protestataires comme des manifestants pacifiques qui réclament la démocratie. J'ai même vu des processions où ils défilaient un rameau d'olivier à la main... » Mais rien ne semble plus pouvoir arrêter mon interlocutrice à présent : « Vendredi passé, des terroristes ont fait sauter une ligne de chemin de fer. Ils ont fait dérailler un train bondé puis ont mis le feu à la locomotive. Le conducteur est mort. »

 

Entre deux anecdotes, elle consent néanmoins à m'expliquer : « Dans vos médias, ils ne traduisent jamais les slogans scandés par les manifestants. Combien de fois n'ai-je vu, à la télévision, la foule crier : '''El 'Alawi bi tabut ! El Messih lê Beirut !'', ''Les Alaouites au tombeau ! Les chrétiens à Beyrouth !'' »

 

Puis, elle reprend le fil de ses récits : « J'ai également de la famille à Homs, au centre de la Syrie. Ils m'ont contactée pour me dire qu'à un barrage qu'ils tiennent en ville, des barbus ont demandé à une amie de la famille pourquoi elle ne portait pas le voile. Comme elle ne répondait pas, ils ont crié : ''Tu es alaouite !'' Ils l'ont violée puis, lui ont tranché la tête... »

 

Propos isolés ? Sur l'interminable plage de sable blanc de Samandag, un coiffeur syrien est assis seul, l'air abattu. Il soupire : « C'est vraiment horrible ce qui se passe. Dans le pays, il y a peut-être des soldats qui liquident des sunnites opposés à Bachar. Mais, chez moi à Lattaquié, les extrémistes sunnites torturent, découpent les Alaouites en morceaux, pour les tuer ! »

 

Le soir, la télé syrienne annonce qu'entre Tartous et Homs, un barrage hydraulique a été dynamité par des terroristes : l'eau qu'il retenait a inondé tous les champs alentour.

« Armés de rameaux d'olivier ? », persifle Fatih.

 

Syrian killers

 

Les grands arbres du parc d'Antakya constituent un refuge idéal pour quiconque souhaite s'abriter des rayons agressifs du soleil. Longeant l'Oronte, le « fleuve rebelle » - le seul qui sillonne la région du Sud vers le Nord -, des familles et des amis s'y retrouvent pour boire le thé ou jouer au backgammon.

 

Assise sur une petite chaise en bois, Zeynep, une femme dynamique qui ne quitte que trop rarement ses deux portables des yeux, fournit une explication diamétralement opposée à celle habituellement diffusée à propos de l'état d'esprit de la population syrienne... terrorisée par son armée.

 

Âgée de trente-neuf ans, Zeynep est une Arabe sunnite de Turquie, dont une partie de la famille vit en Syrie. Son neveu poursuit des études à Alep, la deuxième ville du pays. Le week-end dernier, elle l'a passé chez des parents... à Jisr al Choughour.

 

Les yeux fermés, elle se remémore les rencontres réalisées au cours de son séjour : « Là-bas, quand tu arrives, tout le monde vient te saluer. Et la population est unanime : avec la présence de l'armée, les gens se sentent enfin rassurés. Ils sont contents de pouvoir affirmer que, maintenant, avec le déploiement des soldats, ils résident dans la ville la plus sûre de Syrie. »

 

De qui ont-ils peur ? « Là-bas, continue Zeynep, tout le monde se connaît. Et les habitants sont catégoriques : ''Ceux qui ont commis des troubles violents, ce sont des inconnus, des étrangers, peut-être des Saoudiens !'' Ils les reconnaissent à leur accent.  », précise-t-elle.

 

Soirée Internet : Fatih se propose de me montrer des images inédites. Via son compte Facebook, il me projette une vidéo. « Allah u akbar ! », d'un camion stationné sur un pont, les corps mutilés de sept hommes sont jetés, « Allah u akbar ! », dans l'Oronte. Fatih est rouge de colère : « Voilà ce que les terroristes, les islamistes, font aux Alaouites en Syrie ! », enrage-t-il.

 

Sur Youtube, il lance une séquence se déroulant dans la ville de Hama. Des civils, des fusils surdimensionnés à l'épaule, tirent depuis des toits, depuis les rues. Sur qui ? Sur quoi ? On ne le sait pas. Mais ces images semblent suffisamment crédibles pour que, quelques jours plus tard, la chaîne France 24 fasse brièvement allusion « à des coups de feu échangés à Hama, ''la cité martyre, épicentre de la révolte'', entre des soldats et des hommes armés. »... (B)

 

 

(A) Pour découvrir l'intégralité de cette enquête, le présent article et un autre (Flinker D., Que se passe-t-il réellement en Syrie ? In : Ensemble n°75, juillet 2012, pp. 59-63., téléchargeable sur :http://www.asbl-csce.be/journal/Jou...) doivent être lus l'un à la suite de l'autre, car ils forment un tout.

 

(B) À plusieurs reprises au cours de la rédaction de cet article, j'ai été tenté d'annoter les prises de position de mes interlocuteurs.

 

Loin de moi, par exemple, l'idée de nier la violence du régime syrien ou de délégitimer le mouvement populaire en faveur de la démocratie, contre la misère, qui y fait face. Ces questions sont d'ailleurs partiellement traitées dans l'article Flinker D., La situation en Syrie doit questionner l'Occident ! In : Ensemble n°75, juillet 2012, pp. 64-70.

 

De même, l'objectif de ce papier n'est pas de stigmatiser l'islam en général, de critiquer l'islam sunnite en particulier ou de surestimer les tensions confessionnelles se manifestant dans le conflit syrien. Dès lors, si l'article Flinker D., Que se passe-t-il réellement en Syrie ? In : Ensemble n°75, juillet 2012, pp. 59-63., approfondit cette problématique, d'autres dimensions y sont également abordées.

 

En fait, en proposant une plongée au sein d'une population particulière et au cœur des analyses qu'elle développe, j'ai privilégié l'adoption d'une démarche « compréhensive ». Cette enquête n'a pas pour vocation de dire « la Vérité ». Elle offre plutôt une tribune à des argumentaires écartés d'office, exclus du débat public ; à un discours passé sous silence chez nous... alors qu'il s'avère indispensable pour quiconque espère cerner les enjeux du conflit syrien. Daniel Flinker  michelcollon

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