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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 21:03

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 05:41

Six journalistes de dar Assabah entendus par la police

 

 

Six journalistes de Dar Assabah ont été convoqués mardi au Commissariat d’El Menzah pour répondre à une plainte déposée par Lotfi Touati, le nouveau directeur, très contesté par les employés du plus ancien groupe de presse tunisien.

 

«Ce directeur a renoué avec les menaces et les pratiques de l’ancien régime. Il semble qu’on lui a donné carte blanche pour mener sa purge et c’est vraiment la fuite en avant. Nous étions, selon lui, 6 journalistes à perturber le travail et à inciter nos collègues à la grève. Nous avons donné à la police notre version des faits et nous allons déposer plainte contre lui pour diffamation», a dit l’une des journalistes convoquées.

 

La nomination par le gouvernement de Lotfi Touati, un ancien commissaire de la police, condamné pour corruption, a été contestée par la majorité des journalistes des quotidiens Le Temps et d’Assabah, qui poursuivent leur sit-in de protestation observé depuis près d’un mois.

 

Le 11 septembre, les journalistes de Dar Assabah ont fait une grève réussie à près de 100%. Ils étaient soutenus par l’Ugtt, le Snjt, plusieurs de leurs collègues, des politiques, des représentants de la société civile et des défenseurs des droits de l’Hommes de Tunisie et de l'étranger.

 

Lotfi Touati sera poursuivi en justice pour tentative de meurtre du journaliste Khalil Hanachi, qu’il avait heurté par sa voiture, pour dilapidation de l’argent de la maison et une autre plainte suivra pour diffamation suite à la convocation aujourd’hui des 6 journalistes. Parmi ces journalistes : Sana Farhat, Mona Ben Gamra, Monatassar Ayari, Jamel Bouriga, Hamdi Mazhoudi. kapitalis

 

 

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“Le SNJT décide aujourd’hui la date de la grève générale pour le 17 octobre prochain.”

 

 

 

 

 

 

 

“Après une  réunion qui a eu lieu aujourd’hui le bureau exécutif du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) a fixé Mardi 25 Septembre 2012 une date de grève générale décidée pour le 17 octobre prochain dans le secteur médiatique.

 

Selon le SNJT, cette grève a eu lien suite à l’échec des négociations avec le gouvernement et notamment concernant les dernières nominations à la tête des médias publics et la situation à Dar Essabeh. Le SNJT a indiqué que le gouvernement est entièrement responsable du retard pris dans la réforme du secteur médiatique, et des menaces sur les libertés ” tunivisions.net

 

 

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Le Gouvernement “regrette” la décision de grève générale du SNJT

 

 

La présidence du Gouvernement provisoire a fait part de “ses regrets” face à la décision de l’appel à la grève générale dans le secteur de l’information, lancé, mardi 25 septembre par le Bureau exécutif élargi du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).

 

 

 

Dans un communiqué publié mardi, la présidence du Gouvernement provisoire a souligné que “le blocage du dialogue et de la concertation, et le recours à l’escalade, ne concordent pas avec le désir réel de l’ensemble des journalistes et des travailleurs de promouvoir le secteur sur les plans professionnel et social, et de raffermir son rôle dans la concrétisation de la transition démocratique et dans l’accomplissement de sa noble mission.”

 

Le communiqué ajoute que la présidence du Gouvernement estime que la décision de la grève “n’a aucune raison d’être”, “surtout que le cadre du dialogue et de la concertation avait été instauré et mis en action avec les représentants du secteur de l’information, entre syndicats et associations, depuis le 23 août 2012″, pour l’examen de toutes les questions qui concernent le secteur, dont celles à caractère social et professionnel, dans certaines entreprises de presse, dans le cadre des négociations sociales.

 

D’autre part, la présidence du Gouvernement rappelle “les fondements sur lesquels se basent sa vision, ses positions de principe et sa politique pratique envers le secteur de l’information” qui, selon le communiqué, sont fondées sur “le respect de la liberté de la presse, d’expression et de création, l’indépendance du service de l’information publique et l’importance du dialogue et de la concertation constructive pour la concrétisation dans la pratique de ces valeurs et fondements, conformément aux critères internationaux et dans le cadre d’un consensus entre toutes les parties.” tunisienumerique

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 04:46

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Ennahdha en tête, Nidaa Tounes et le Parti des travailleurs en hausse (sondage)

 

Un sondage réalisé par le «Forum des sciences sociales appliquées" de Tunis, sur les intentions de vote, dans les prochaines élections, que le  parti "Ennahdha" continue à occuper la première place, avec 22,3% des intentions, suivi par le mouvement "Nidaa Tounes" avec 7,9% et le parti des travailleurs (ex-Parti ouvrier communiste tunisien - PCOT), avec 4,6%.



Le même sondage, réalisé au cours de la période allant du 29 aoot au 7 septembre 2012, a dévoilé la régression du Parti du Congrès pour la République (CPR) qui n'a plus que 2,1% d'intentions de vote et qui occupe désormais la 4ème place, et le positionnement du Parti républicain à la 5ème place avec 1,8%, avant le parti Ettakattol qui n'a eu que  1,7%, puis Al Aridha populaire avec 1,4%.


Le parti Ennahdha enregistre, d'après le même sondage, un recul dans les indicateurs des intentions de vote (de 29% en avril 2012 à 22,3% en aoot 2012), même si elle demeure, encore, en tête.


Le rapport sur les résultats de ce sondage dont l'agence TAP a reçu une copie, lundi, fait ressortir que 43,7% de l'échantillon choisi sont indécis, alors que 11,5% refusent de voter.

 

Le sondage, qui est le cinquième du genre, a été réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 1280 personnes des différentes catégories de la société tunisienne, sur la base des changements de l'appartenance géographique, du niveau d'instruction, du genre social et du milieu professionnel.

 

Ce sondage a été préparé par le Forum des sciences sociales appliquées, une association qui a vu le jour après la révolution, dans le cadre de son programme "le baromètre arabe de la démocratie", avec l'aide d'une équipe d'experts spécialistes dans le domaine du comportement électoral.

 

La progression du Parti des travailleurs dans les intentions de vote est due essentiellement à "la nature militante de ses bases", selon le rapport qui indique, en outre, que le "parti a tiré profit de l'élargissement de ses bases et du recul du CPR".

 

Concernant le parti Ennahdha, le taux de "fidélité électorale" atteint 50%, ce qui est expliqué dans le rapport par l'existence d'un noyau dur d'électeurs religieux conservateurs"

 

Le socio-politologue, Abdelwaheb Ben Hfaiedh, président du Forum a considéré, dans une communication téléphonique avec l'agence TAP, lundi, que le mouvement Ennahdha se trouve dans "une situation sereine", alors que le CPR fait face à "une situation délicate" qui nécessite un réexamen, bien que son candidat, à savoir l'actuel président de la République provisoire, Mohamed Moncef Marzouki, garde "un charisme efficient".

 

M. Abdelwaheb Ben Hfaiedh a souligné, d'autre part, que le "destin de la Troïka sera déterminé par son comportement, au cours de la période restante, ainsi que par son degré de respect de l'agenda national pour l'achèvement de l'écriture de la constitution et la création d'instances constitutionnelle".

 

En parallèle, il n'écarte pas "la possibilité d'un recul du mouvement Nidaa Tounes dans les sondages, au cours des prochains mois, s'il ne présente pas un programme économique et social clair, s'il ne réussit pas à s'étendre à l'échelle régionale et s'il ne clarifie pas ses relations avec "la famille destourienne".

 

Le socio-politologue a, par ailleurs, expliqué le penchant de l'échantillon interrogé pour le mouvement par ce qu'il a qualifié de "réaction face à l'instabilité sociale et sécuritaire, et la lenteur des réformes". Il a indiqué, à ce propos, que "Nidaa Tounes est un mélange de groupes de l'extrême droite et de l'extrême gauche, mais son rayonnement est lié au charisme de son président, Béji Caïd Essebsi."

 

Le sondage a dévoilé, dans un autre volet de ses résultats, la régression des indicateurs de confiance, par  rapport à la vague d'avril 2012, sur le plan du retour à la stabilité (80% à 78%) et l'avenir de l'emploi (81% à 64%). Les résultats reflètent, en outre, l'orientation vers une préférence de 29% pour un régime républicain, contre 28% pour un régime parlementaire et 25% pour un régime présidentiel modifié. maghrebemergent

 

 

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Limite des sondages _ De la théorie ! 


 

 

 

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Vincent Geisser : “Ennahdha est en train de se “salafiser” et c’est regrettable pour la Tunisie...”

 

 


Ennahdha est-il réellement le mouvement de la situation en Tunisie, à même d'amorcer ce virage démocratique crucial pour l’avenir du pays, dont les deux prochaines étapes majeures seront l’élaboration d’une nouvelle constitution et la tenue de l’élection présidentielle à l’horizon 2013?

Sur les ondes d’Expressradiofm, le politologue Vincent Geisser, spécialiste de la Tunisie et chercheur à l'Institut français du Proche-Orient, s’est montré très critique vis-à-vis du parti plébiscité par les urnes et chapeautant une Troïka où les dissensions sont sensibles. Alimentant tous les débats et au cœur d’un véritable enjeu de société, la délicate question du salafisme est dans tous les esprits, Vincent Geisser remettant directement en cause l’arbitrage par trop complaisant d’Ennahdha en la matière, qui pourtant s'en défend. 

Les récentes interventions de Rached Ghannouchi à l’AFP, dans lesquelles il s’est engagé à "serrer la vis" pour contrer des salafistes djihadistes qualifiés de "danger", notamment après l'attaque de l'ambassade américaine, soulignant que "Ces gens-là représentent un danger non seulement pour Ennahda, mais pour les libertés publiques dans le pays et pour sa sécurité, c'est pour cela que, tous, nous faisons face à ces groupes, mais avec des outils respectueux de la loi", ne constituent pas, aux yeux du politologue, des gages politiques suffisants susceptibles de rassurer sur les intentions du parti tunisien majoritaire.

Aujourd’hui, alors que la Tunisie mène une situation économique et sociale particulièrement dure, on parle beaucoup de religion et notamment de la fameuse question salafiste; devenue le centre des débats publics” a déclaré Vincent Geisser.

il y a une gestion opportuniste et populiste de la question salafiste de la part du gouvernement" a poursuivi ce dernier, commentant : “Le mouvement Ennahdha, à vouloir trop protéger les salafistes, risque de perdre son âme dans ce combat politique”.

A propos du salafisme djihadiste, Vincent Geisser a indiqué que “le mouvement Ennahdha a collaboré à la lutte contre le djihadisme en travaillant avec certains services de sécurité. De plus, ledit parti a participé à lutter contre le djihadisme à Londres et à Paris”.

Il a par ailleurs ajouté “qu’on voit bien la difficulté d’un certain nombre de leaders du mouvement Ennahdha de faire la part des choses entre leur position spirituelle et celle politique. Ceci dit, le mélange des deux, produit une incohérence totale”.

Et ciblant plus particulièrement le long règne de Rached Ghannouchi, le sociologue a lancé :“on ne peut pas dire qu’on va lutter contre la présidence à vie et être soi-même depuis 30 ans à la tête du même mouvement”. oumma.com

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Ennahdha en mode «3annaqni»

samir-dilouLes Tunisiens assistent éberlués au revirement d’Ennahdha.

 

Ghannouchi évoque le danger de ses enfants salafistes, alors que Samir Dilou apparaitrait presque sous les traits d’un militant moderniste pour les beaux yeux d’un journal français. Si le slogan a3taqni (libère-moi) a été revendiqué par les progressistes, voici que les Nahdhouis passent en mode 3annaqni (embrasse-moi). Qui dit mieux?

 

Le ton est donné par cette déclaration de Rached Ghannouchi, le dirigeant d’Ennahdha, à l’intention de l’Afp ce vendredi 21 septembre. «Les salafistes jihadistes sont un danger pour la Tunisie, et après l'attaque de l'ambassade américaine l'Etat tunisien doit serrer la vis» dit-il.

 

«A chaque fois que des partis, ou des groupes outrepassent d'une façon flagrante la liberté il faut être ferme, serrer la vis et insister sur l'ordre», a-t-il souligné, avant de marteler «Ces gens là représentent un danger non seulement pour Ennahda mais pour les libertés publiques dans le pays et pour sa sécurité».

 

Samir Dilou, figure phare du mouvement d’inspiration islamique, ministre des droits de l'homme et de la justice transitionnelle, et accessoirement porte-parole du gouvernement aura également brillé, ce même vendredi, par ses déclarations progressistes et éclairées, lors d’une interview accordée au journal français «L’Express». Si les Tunisiens sont plutôt habitués aux démentis de M. Dilou, célèbre pour sa faculté à arrondir les angles, voici qu’il apparaîtrait presque sous les traits d’un sympathisant de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD). C’est dire que Samir Dilou pousse cette fois-ci loin le bouchon.

 

Dilou donne raison à Kazdaghli !
samir-dilou

 

Interrogé sur les violences salafistes, il répondra «dorénavant, c'est tolérance zéro». Sur le procès de l’artiste plasticienne, il rétorquera «De mon point de vue, Nadia Jelassi n'aurait jamais dû être convoquée par la justice».Mieux : Il ira jusqu’à affirmer que «les poursuites engagées contre les artistes entachent l'image de la Tunisie et de sa révolution». A l’égard des députés d’Ennahdha qui tenaient mordicus à faire passer un projet de loi considérant la femme comme complémentaire de l’homme, Dilou se fera même cinglant «nos élus feraient mieux de s'occuper des vraies questions au lieu de perdre leur temps à argumenter sur la protection du sacré ou la complémentarité entre les sexes».

 

Samir Dilou donnera même raison à Habib Kazdaghli, un universitaire pourtant vilipendé par Ennahdha. Au sujet du niqab, Dilou affirmera : «le visage n'est pas seulement une partie du corps, il reflète la personnalité, les sentiments. Un professeur a besoin de savoir comment son enseignement est reçu, comment réagit son élève». Le porte-parole du gouvernement semble prêt à tout pour faire passer la pilule, puisqu’il reconnait «nous avons commis des erreurs et je suis conscient qu'elles ont entaché l'image de la Tunisie révolutionnaire».

 

Ennahdha version moderniste
 

 

En somme, c’est un tout autre visage d’Ennahdha que dévoile Samir Dilou aujourd’hui. Pour un peu, on le prendrait pour l’un de ces militants modernistes ridiculisés par les supporters de son propre parti. A se demander ce qu’il fait encore dans un mouvement qui compte dans ses rangs des personnalités comme Sadok Chourou, qui s’est rendu célèbre en appelant à démembrer les manifestants ou Habib Ellouz qui a appelé à attaquer les journalistes.

 

A l’origine d’un revirement
 

 

Les causes d’un aussi spectaculaire revirement ? Elles sont certainement à chercher dans la radicalisation des salafistes qui ne reculent plus devant rien, face au laxisme des autorités. Ces groupes extrémistes hier encore considérés par Ghannouchi comme «ses enfants», en sont arrivés au point de déclarer une guerre ouverte à Ennahdha, jusqu’à ridiculiser le ministre de l’Intérieur à la mosquée El Fath. Mais des paroles bien senties de l’ambassadeur des Etats-Unis ont également pu contribuer à remettre quelques idées en place. L’incendie de l’école américaine vaut bien une ingérence.

 

Par ailleurs, les prochaines élections promettent d’être rudes. Ridha Belhaj, le porte parole de «Nida Tounes»  a déclaré à Mosaïque FM que «les fautes commises par Ennadha et le gouvernement actuel jouent en faveur de  son parti  et accroissent sa notoriété». On aura par ailleurs relevé que Béji Caid Essebsi lui-même, s’était distingué, au cours de la conférence de presse tenue le jeudi 20 septembre, par son appel à dresser «la liste noire des RCDistes corrompus». Une conférence qui a surfé sur les échecs du gouvernement au point de déclarer «la fin de la Troïka». Plus que jamais le spectre du Destour se fait donc menaçant.

 

C’est donc dans ce contexte que s’inscrit la nouvelle campagne Nahdhaouie, dans une tentative désespérée de ravaler une façade qui s’est trop vite défraîchie. Le maquillage résisterait-il au lacrymogène ?  Moez El kahlaoui mag14

 

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Ennahdha ou la chronique d’un ratage annoncé

 

Malgré le changement de son discours sur les salafistes jhadistes, Ennahdha n’a réellement pas changé d’avis sur ces derniers. Il attend que la tempête soir passée pour opérer un nouveau rapprochement avec cette jeunesse qui constitue malgré tout pour elle un vivier électoral.

 

Ennahdha qui a perdu la majorité au niveau de la constituante du fait des nombreuses défections au niveau du CpR et Ettakatol, ses deux alliés à la «troïka» au pouvoir, ne pouvait plus passer les lois de la protection du sacre et de la constitutionnalisation du haut conseil des savants musulmans.

 

Une véritable démonstration de force

 

Le film ‘‘Innocence of Muslims’’ a été pour elle une aubaine. Ainsi, organiser une manifestation géante de protestation pouvait être suivi rapidement par une pression pour passer ces lois. Tout a été fait pour que la manifestation du vendredi 14 septembre devant l’ambassade américaine soit une réussite. Ennahdha a fait appel à ses troupes et aux salafistes et a assuré la logistique. Le service d’ordre était assuré par les militants salafistes et/ou nahdhaouis.

 

Cette manifestation  pacifique devait être une véritable démonstration de force pour faire infléchir les Tunisiens d’une part et montrer à l’allié américain la capacité organisationnelle de ce parti.

 

Rached Ghannouchi devait parler immédiatement après la manifestation et nous imposer ces différentes lois.

 

Le faible nombre des policiers devait montrer comment Ennahdha pouvait organiser de manière impeccable et pacifique une manifestation. C’était sans compter avec la présence d’éléments perturbateurs incontrôlables qui se sont joints à cette manifestation de manière spontanée ou sous l’influence d’un commanditaire.

 

Ghannouchi à la manœuvre

 

Les conséquences nous les avons tous vécu en direct. Du coup, le discours de M. Ghannouchi préparé à l’avance était devenu complètement décalé et inaudible.

 

La réaction du grand ami américain ne s’est pas faites attendre et Ennahdha s’est trouvé devant un dilemme. Continuer à soutenir les salafistes en expliquant qu’ils n’ont rien a voir avec les violences et que celles-ci sont le fait de casseurs infiltrés dans la manifestation, comme l’a fait Sadok Chourou, et prendre le risque de se discréditer définitivement aux yeux de l’ami américain et du peuple tunisien, ou opérer un repli tactique et sacrifier les amis salafistes. Tactiquement, c’est la deuxième option qui a été choisie.

 

En voyant cette réaction peu amicale d’Ennahdha, les salafistes, quant à eux, se sont mis à crier à la trahison et ont cru qu’Ennahdha était responsable des violences et les avait piégés en les invitant à la manifestation pour pouvoir les  accuser de violence et les éliminer plus facilement.

 

Le discours d’Abou Yadh, quelques jours après les faits, à la mosquée El Fath, devient ainsi plus compréhensible.

 

Ennahdha n’a réellement pas changé d’avis sur les salafistes et attend que la tempête soir passée pour opérer un nouveau rapprochement avec cette jeunesse qui constitue malgré tout pour elle un vivier électoral. kapitalis

 

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 03:39

Les indignés espagnols mettent le cap sur le Congrès des députés

 

Pour dénoncer une démocratie "séquestrée", assujettie "aux marchés financiers", les "indignés" espagnols mettaient le cap mardi sur le Congrès des députés à Madrid, transformé en camp retranché derrière un dispositif policier ultra-renforcé.

 

Dès le matin, des centaines de policiers anti-émeutes étaient en position derrière les barrages dressés dans les rues menant au Congrès, dans le centre de Madrid, où les députés étaient réunis en session plénière.

 

"Aujourd'hui, c'est un jour décisif pour attaquer le système de l'Etat et les politiciens", lance Jose Luis Sanchez, un étudiant ingénieur de 23 ans venu en train de Burgos, dans le nord de l'Espagne, parmi les tout premiers manifestants rassemblés sur la Plaza de Neptuno, près de la Chambre des députés.

 

A quelques centaines de mètres, d'autres se rassemblent devant la gare d'Atocha, un autre point de ralliement, aux cris de "Sauvons la démocratie", "Ils ne nous représentent pas".

 

Luttant au prix d'une cure de rigueur historique pour réduire son déficit public, le gouvernement conservateur a adopté depuis décembre des mesures d'austérité qui ont provoqué un mécontentement social croissant.

 

"Toute une série de mesures ont été adoptées par décret, sans qu'elles ne passent par les députés", explique sous couvert d'anonymat une porte-parole de Coordinadora #25S, plate-forme censée coordonner la mobilisation.

 

Son mot d'ordre: "la démocratie est séquestrée. Le 25 septembre nous allons la sauver".

 

Parmi les manifestants ayant répondu à cet appel, Carmen Rivero, photographe sympathisante du mouvement des "indignés" de 40 ans, affirme que la police a arrêté et fouillé le bus dans lequel elle a voyagé pendant la nuit avec une cinquantaine d'autres manifestants depuis Grenade, dans le sud, avant de vérifier les identités.

 

"Nous ne sommes pas d'accord avec les coupes" budgétaires, explique-t-elle.

 

"Nous voulons une dissolution de l'assemblée, un référendum et une assemblée constituante pour que les gens puissent avoir leur mot à dire".

 

D'autres bus devaient rallier la capitale mardi depuis une dizaine de villes d'Espagne, selon les organisateurs.

 

Leur destination: Atocha, Neptuno mais aussi la Plaza Espana, à l'autre extrémité du centre-ville.

 

A la mi-journée, une centaine de manifestants y étaient rassemblés, eux-aussi surveillés par des policiers anti-émeutes.

 

Sur chacun des points de ralliement, des pique-niques étaient prévus avant que les "indignés" convergent vers les alentours du Congrès à partir de 15H30 GMT.

 

"Je viens manifester contre une classe politique qui ne laisse aucune chance au peuple de donner son opinion", lance Romulo Banares, un artiste de 40 ans qui vient d'arriver sur la Plaza de Espana.

 

Il porte le panneau immobilier "Se Vende Espana", et des lunettes de soleil avec le signe du dollar et de l'euro sur chacun des verres.

 

Cible de sa colère: l'aide aux banques espagnoles, qui pourront recevoir jusqu'à 100 milliards d'euros, concédée par la zone euro en juin. Et l'hypothèse que le gouvernement sera finalement forcé de demander une aide financière globale pour son économie.

 

"Ils ont demandé un sauvetage sans convoquer de referendum et là ils vont demander un second sauvetage sans consulter le peuple, qui va en subir toutes les conséquences", lance-t-il.

 

L'appel à "encercler" le Congrès" circulait depuis plusieurs semaines sur Internet.

 

L'annonce de cette mobilisation, aux contours flous, a mené les autorités à avertir à plusieurs reprises que le code pénal espagnol prévoit des peines de prison de six mois à un an pour les responsables de manifestations qui "troublent" le fonctionnement des institutions parlementaires.

 

La porte-parole de Coordinadora #25S a insisté, avant la manifestation: "Il s'agit d'une action non violente. Nous n'allons pas empêcher les députés de passer".  nouvelobs

 

 

 

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Heurts entre indignés et policiers

Le mouvement des "Indignés", né à Madrid, poursuit la lutte mardi en appelant à manifester devant le Congrès espagnol.

Le mouvement des "Indignés", né à Madrid, poursuit la lutte mardi en appelant à manifester devant le Congrès espagnol. © REUTERS

 

Les indignés ont manifesté devant le Congrès. Un important dispositif de police a été déployé.

Madrid est sur les dents. Des heurts ont éclaté, mardi en fin de journée, dans la capitale espagnole, entre manifestants du mouvement des indignés et policiers anti-émeutes. Ces derniers ont chargé à coups de matraques la foule tentant de forcer un barrage près du Congrès des députés. Au moins trois manifestants ont été interpellés et un blessé, tandis que des milliers d'indignés étaient rassemblés près du Congrès, criant "démission".

 

Des organisations d’"Indignés" ont lancé, un peu plus tôt dans la journée, un appel à manifester autour du Congrès des députés, dans la capitale espagnole. Leur but : dénoncer une démocratie "séquestrée", soumise aux "marchés financiers". Dans la ville qui a vu naître ce mouvement mondial de protestation, les organisateurs appellent à "encercler" le Congrès et "marcher autour", sans toutefois l’occuper, note El Pais.

 

>> A lire aussi : Nouveau plan de rigueur pour l'Espagne

 

Trois cortèges simultanés ont convergé en fin d’après-midi vers la rue San Geronimo, où siègent les députés, indique 20minutos.es. Des barrières ont été entreposées depuis plusieurs jours dans les rues adjacentes au Congrès. Environ 1.500 agents antiémeutes ont été déployés aux abords du bâtiment, selon El Pais.

 

Les abords du Congrès sont déjà bouclés :



"Action non violente"

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© REUTERS

Les autorités l’ont aussi rappelé ces derniers jours : les responsables de manifestations qui "troublent" le fonctionnement des institutions parlementaires encourent entre six mois et un an de prison, selon le code pénal espagnol.

 

Une porte-parole anonyme du mouvement tient toutefois à préciser qu’il s’agit d’une "action non-violente" et qu’il n’est pas question d’empêcher les députés de passer. Si les organisateurs du mouvement ont décidé de manifester devant le Congrès, c’est parce que "toute une série de mesures ont été adoptées par décret, sans qu’elles ne passent pas les députés", dénonce la porte-parole.

Des cars affrétés

 

Les mesures d’austérité adoptées par le gouvernement depuis décembre ont en effet provoqué un fort mécontentement de la population. Reste à savoir si cet appel à manifester, lancé sur les réseaux sociaux, rencontrera le succès escompté. Des cars ont été affrétés pour transporter des manifestants depuis une dizaine de villes, dont Barcelone, Séville et Valence, jusqu’à Madrid.

 

Sur Twitter, les organisateurs battent le rappel :


D’autres manifestations sont aussi organisées dans le reste de l’Espagne, notamment à Barcelone, devant le Parlement de Catalogne. Le mouvement #S25 appelle aussi à des rassemblements de soutien en Europe, comme à Paris, devant l’ambassade espagnole. europe1.fr/

 

 

 

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Espagne : des heurts entre les indignés et la police à Madrid

 

Des manifestants, ce mardi à Madrid. 

Des manifestants, ce mardi à Madrid.  Photo : AFP

Situation tendue à Madrid. Des heurts ont éclaté mardi soir entre manifestants du mouvement des indignés et policiers anti-émeutes qui ont chargé à coups de matraques la foule tentant de forcer un barrage près du Congrès des députés.

 

Selon un bilan provisoire au moins 14 personnes ont été blessées dont une "gravement qui souffre d'une possible lésion à la colonne vertébrale", a indiqué une porte-parole des services d'urgence. 

 

"Le peuple ne sera jamais vaincu"

 

En fin de soirée, les policiers ont chargé une nouvelle fois contre les manifestants, certains le visage recouvert de cagoules, qui jetaient des pierres ou lançaient des barrières arrachées sur les barrages en direction des forces de l'ordre. La plupart se sont alors dispersés vers les rues alentour, criant "le peuple uni ne sera jamais vaincu", "honte", tandis que d'autres s'asseyaient, mains en l'air, sur la place.

 

Mardi après-midi, les policiers avaient chargé une première fois à coups de matraques les manifestants qui tentaient de forcer un barrage, tandis que des milliers d'indignés étaient rassemblés près du Congrès, et que certains jetaient des projectiles sur les forces de l'ordre déployées par centaines.

 

Cure d'austérité

 

Plusieurs organisations et mouvements d'indignés avaient convoqué cette manifestation via les réseaux sociaux. En cause, l'austérité à laquelle est confrontée le pays. Bénéficiant d'un plan d'aide européen pour ses banques depuis juin et luttant au prix d'une cure de rigueur historique pour réduire son déficit public, le gouvernement conservateur a adopté depuis décembre des mesures d'austérité qui ont provoqué un profond mécontentement.

 

"Toute une série de mesures ont été adoptées par décret, sans qu'elles ne passent par les députés", ont dénoncé les organisateurs. metrofrance

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 05:49

Au nom de l'islam ...


 

 

 

 

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Les islamistes d’Ançar Dine d’Iyad Ag Ghali créent une prison pour femmes à Tombouctou

 

Les islamistes d’Ançar Dine d’Iyad Ag Ghali ont créé une prison pour femmes à Tombouctou, la cité des 333 saints, a-t-on appris lundi de sources locales.


La police islamiste patrouille dans les rues de Gao, au Mali, le 16 juillet 2012
© AFP

Des habitants de la ville de Tombouctou, occupée par des islamistes d’Ançar Dine d’Iyad Ag Ghali, ont indiqué à Xinhua que « C’est le vendredi dernier (21 septembre) que les occupants nous ont informés de la création d’une prison pour femmes chez nous ».

 

Selon les islamistes, cités par des habitants de Tombouctou, « cette prison va abriter les femmes qui seront arrêtées pour le motif suivant : Désormais, toute femme qui sortira de sa maison en tenue vestimentaire non décente, c’est-à-dire non couverte comme il faut selon la religion musulmane, sera arrêtée. Le port du voile est obligatoire ».

 

Selon des sources de la cité des 333 saints, « pour le moment, aucune femme n’est emprisonnée », ajoutant que « lorsqu’une femme est arrêtée pour la première fois, elle sera libérée à condition que son époux prenne l’engagement selon lequel son épouse ne va plus sortir dehors en tenue non décente. Mais, lorsque la même femme est arrêtée pour une deuxième fois, les sanctions suivront et s’annoncent sévères. En tout cas, c’est ce qu’on nous a fait savoir encore aujourd’hui ».

 

Ces mêmes sources ont précisé que « l’interdiction de sortir en tenue non décente concerne également les jeunes filles non mariées ». maliweb

 

 

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Au Nord-Mali, des amputations au nom de la charia

Un homme amputé d'un pied et d'une main par des islamistes du Mujao, dans un hôpital de Gao, le 11 septembre.

Un homme amputé d'un pied et d'une main par des islamistes du Mujao, dans un hôpital de Gao, le 11 septembre. (Photo capture d'écran d'une vidéo de l'AFP. )

Une équipe d'Amnesty International atteste la réalité des exactions pratiquées par des groupes islamistes.

 

«Vers 15 heures, j’ai été emmené sur la place publique d’Ansongo. Des gens avaient été appelés pour assister à l’amputation. Ils m’ont fait asseoir sur une chaise, ils m’ont ligoté les pieds contre les pieds de la chaise, ils m’ont également ligoté le torse contre le dos de la chaise, mes avant-bras ont été attachés aux abords de la chaise. Puis le chef des Mujao a pris mon avant-bras droit et l’a ligoté avec une chambre à air de bicyclette, comme un garrot. Il a tenu ma main droite avec sa main gauche. De sa main droite, il tenait un couteau. Il a dit "Allah Akbar" avant de commencer à couper mon poignet.» Depuis le 8 août, Alhader Ag Almahmoud, 30 ans, éleveur touareg de la région de Gao, au Mali, n'a plus de main droite. Accusé de vol de bétail, il a été amputé, en place publique. Il n'a reçu aucun soin avant huit jours.

 

Son témoignage a été recueilli à Bamako par une équipe d’Amnesty International, de retour vendredi d’une mission de quinze jours au Mali. Comme lui, au moins six autres personnes, accusées de vol au terme de simulacres de procès, ont été amputées par des groupes islamistes armés, selon les informations qu'a pu recouper Amnesty. L'équipe n’a pas pu se rendre dans la partie nord du pays passée aux mains des groupes islamistes, mais a enquêté auprès de réfugiés à Bamako et dans la région de Mopti, dans le centre, à la lisière de la zone occupée. L’ONG rend compte de ses observations dans un rapport publié ce jeudi, au moment où le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, recevait le Premier ministre malien, Cheikh Modibo Diarra.

Mises en scène

«Depuis début août il y a une vraie rupture», observe Gaëtan Mootoo, chercheur pour Amnesty, de retour du terrain. «Avant, les groupes armés procédaient à des intimidations, des menaces. Maintenant, ils procèdent à des profanations de lieux saints, des amputations, des exécutions extrajudiciaires...» Les amputations sont véritablement mises en scène, ajoute-t-il. «Les victimes, qui sont toutes des hommes noirs, sont amputées en place publique, devant la foule. Les membres amputés sont ensuite exposés à la vue de tous, tels des trophées au commissariat de police.» Une vidéo de l'AFP mise en ligne vendredi montre les moignons bandés d’un homme allongé sur un lit.

 

Depuis le putsch du 22 mars et la déroute des Touaregs face aux groupes islamistes, le Mali est coupé en deux. Au Sud, un calme précaire, maintenu tant bien que mal par le gouvernement de transition et les militaires. Au Nord, en l’absence d’une offensive militaire encore hypothétique, les islamistes (essentiellement Ansar ed-Dine et le Mujao - Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest, une branche dissidente d’Al-Qaeda au Maghreb islamique) consolident leur emprise dans cette vaste zone où ils s’emploient à établir la charia. L’interdiction de boire, de fumer, d'écouter de la musique non religieuse se répand. A Tombouctou, des patrouilles d’Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) rentrent dans les cours des maisons pour vérifier si les femmes portent bien le voile. A Gao, où règne le Mujao, les filles sont désormais voilées et séparées des garçons à l’école secondaire. En juin et juillet, au moins deux couples non mariés ont été l’un lapidé, l’autre flagellé.


 

Autre pratique qu'a pu confirmer de visu Amnesty, le recrutement d’enfants soldats, souvent des adolescents de 16 à 18 ans. Par les groupes armés du Nord, mais aussi par les milices d’autodéfense qui se sont constituées dans la partie du pays toujours contrôlée par le gouvernement, avec le soutien plus ou moins déclaré de celui-ci. Mi-août, l’Unicef avait déjà lancé une alerte à ce sujet. Ainsi, dans un camp des Forces de libération du Nord (FLN), proche de Mopti, le registre consulté par Amnesty atteste de la présence dans les troupes de cette milice de «plus de 40 enfants, nés entre 1995 et 1997, dont au moins deux filles mineures».

Registre du camp militaire du Front de Libération du Nord. (Photo Amnesty International)

Les violences sexuelles persistent aussi. Amnesty cite en particulier le cas d’une jeune fille de 14 ans violée à Tombouctou par un membre de la «police» mise en place par Aqmi. «Cet homme, un Burkinabé, a été arrêté et condamné à 100 coups de bâton. L’homme a également été condamné à épouser la jeune fille, à être exclu de la police, et à s’exiler de Tombouctou durant un an, a raconté un habitant à Amnesty. Il a reçu 11 coups de bâton sur la place Sankoré, mais il n’a pas épousé sa victime, n’a pas été expulsé de Tombouctou et continue de faire partie de la police d’Aqmi.» liberation

 

 

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Le témoignage d'un amputé

Alhader Ag Almahamoud a eu la main coupée en vertu de la charia, imposée par les islamistes qui ont pris le pouvoir dans le Nord.

 

Le regard est vide, les gestes comptés. Alhader Ag Almahamoud se remet doucement de l'amputation de sa main droite. Le 8 août, cet éleveur et père de trois enfants est accusé d'un vol de bétail. Les responsables du Mujao (Mouvement pour l'unicité du jihad en Afrique de l'Ouest), qui contrôlent la région d'Ansongo, sur le fleuve Niger, l'arrêtent à son campement. Direction le chef-lieu pour être présenté à ses juges.

 

Comme à Tombouctou, Kidal ou Gao, le « procès » se fait selon la charia, la loi islamique, en vigueur au nord du Mali, depuis qu'il est tombé sous la coupe des islamistes au printemps. « Mon procès a duré dix minutes. Le chef du Mujao m'a condamné à être amputé l'après-midi à 15 h sur la place publique », souffle le rescapé en tamacheq, la langue touareg. La mutilation est pratiquée « avec un garrot fait avec une chambre à air, un couteau et sans anesthésie, devant une foule nombreuse. »

 

Placé en détention « avec un peu d'antiseptique et d'alcool pour seuls soins », Ag Almahamoud attendra une semaine avant de retrouver sa famille. Des parents l'aident alors à s'échapper : « 37 km à dos d'âne pour rejoindre la route principale ». Il faudra passer par le Niger, puis par Ouagadougou (Burkina Faso), avant de rejoindre Bamako, après un mois de calvaire. À son arrivée, Ag Almahamoud, épaulé par Amnesty International, porte plainte contre X. « Je risque ma vie si je retourne là-bas », assure l'éleveur, qui ajoute avoir désormais « la tête mise à prix » par les dignitaires d'Ansongo.

 

Six autres Maliens ont été amputés par les rebelles islamistes à Gao et Tombouctou. Selon Amnesty International, 25 autres condamnés par les tribunaux islamiques sont en attente de châtiment. ouest-france

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 03:49

Khaltoum Kannou, Présidente de l'Association des Magistrats Tunisiens

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Débat !

 
 

 

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Les magistrats dénoncent le mouvement du ministre et se préparent à la lutte !

 

Le désaccord, pour ne pas dire le conflit, qui existe depuis plusieurs mois entre le ministère de la Justice et l’Association des magistrats Tunisiens n’est pas près de connaitre son épilogue. Au contraire, le fossé semble de plus en plus se creuser entre les deux parties pour deux raisons, l’adoption d’un texte de loi se rapportant à la mise en place d’une structure indépendante qui vienne prendre la relève du Conseil Suprême de la Magistrature et le mouvement des magistrats qui vient d’être décidé d’une manière unilatérale par le ministre de la justice qui s’est appuyé sur l’ancien conseil.

 

Les Magistrats, réunis hier au sein du Conseil National de leur association, ont exprimé leur refus catégorique des dernières décisions émanant du ministre de la justice et concernant le mouvement des magistrats. Ils considèrent qu’il s’agit de décisions illégales qui reproduisent les pratiques du précédent système qui sanctionnaient les magistrats indépendants et les militants de l’Association afin de permettre au pouvoir politique de domestiquer la magistrature. Ils soutiennent aussi leurs collègues qui ont refusé ce mouvement et annoncent la tenue d’un sit-in dont la forme et la date seront déterminées par le bureau exécutif de l’Association.

 

Ils dénoncent ensuite la campagne médiatique hostile contre les militants de l’Association menée par le ministère de la justice avec la complicité du syndicat pour cacher l’échec du ministère dans la gestion du dossier relatif aux magistrats.

 

Ils soulignent le droit des magistrats aux nominations, aux mutations et à l’avancement qui doit être décidé par un organe indépendant et légitime qui puisse garantir l’indépendance de la magistrature.

 

Ils ont ensuite invité l’ANC à former une commission d’enquête sur les récentes nominations et le mouvement relatif aux magistrats, et à la mise en place d’une structure indépendante qui se charge de la gestion de leurs carrières.

 

Enfin, ils se disent prêts à défendre leurs intérêts et préviennent ceux qui tentent de faire avorter le projet de mise en place d’une structure indépendante chargée de la justice judiciaire.

 

Cette motion de l’Association des Magistrats tunisiens démontre, si besoin est, que les nouveaux pouvoirs publics ne sont pas en compatibilité avec les principes de la Révolution tunisienne qui a appelé, entre autres, à l’autonomie de toutes les structures et institutions par rapport au pouvoir politique afin de limiter son influence, le plus souvent nocive. suite

 

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Noureddine Bhiri prend la place de Ben Ali à la tête du Conseil Supérieur des Magistrats

 

Nourredine Bhiri à la place de Ben Ali

 

Le ministère de la justice a remis en fonction d’anciennes figures du régime dictatorial en tant que membres du Conseil Supérieur des Magistrats (CSM), entre autres, Mahmoud Ajroud, le juge qui, en 2008 a supervisé des procès iniques dans le bassin minier (Gafsa). Plus encore, le ministre de la justice Nourredine Bhiri (Ennahdha) s’est mis à la place de l’ex Président déchu Zine El Abidine Ben Ali à la tête de ce même CSM.

 

Indignés, les membres de l’Association Tunisienne des Magistrats (AMT), qui ont lutté contre la dictature de Ben Ali, ont considéré cette action préparée par le ministère de la justice avec la complicité du syndicat des magistrats, comme une catastrophe pour l’indépendance du pouvoir judiciaire du pouvoir exécutif. Car, les honorer avec de tels postes est équivalent à une récompense pour leurs services rendus au régime répressif. Selon le juge Ahmed Rahmouni, Président honorifique de l’AMT


« Il est inconcevable de remettre en fonction l’institution corrompue du CSM qui a été dissoute dans la logique même de la Révolution. C’est évidemment une catastrophe. En plus, après avoir nommé etrévoqué des juges, maintenant on les soudoie en augmentant leurs salaires pour mieux les subordonner au ministère de la justice ! »

 

 

Le démarrage de ce qu’on appelle “Le mouvement des magistrats” a été entamé en catimini après une réunion qui a eu lieu le 8 septembre et qui n’a été annoncé publiquement que le 13 septembre. L’AMT et l’Observatoire National de l’Indépendance de la Magistrature (ONIM) ont déclaré que les juges indépendants ont été tout simplement écartés. Mme Raoudha Karafi rappelle lors d’une interview qu’on a faite avec elle que

 

« L’assainissement de l’institution judiciaire doit émaner d’une instance élue, dans le cadre de la transparence, sans la main mise du pouvoir exécutif-ministère de la justice- qui ne cesse de décider d’une manière unilatérale du sort des juges. En outre, pour “nettoyer” la magistrature, il faut d’abord écarter les anciennes figures connues par leur corruption et surtout d’avoir été l’outil de répression et de transgression des droits de l’Homme lors des procès avant le 14 janvier 2011 et ce pendant des décennies. Ce qui arrive pour le moment démontre le contraire puisque les anciens sont remis en fonction.»

 

 

 

En effet, le CSM, qui a été gelé suite à la Révolution du 14 janvier, a été réactivé par le ministère de la Justice en permettant à ses anciens membres, élus dans des circonstances douteuses sous l’ancien ministère du tristement célèbre Bachir Tekari, d’être les décideurs des juges indépendants.

Selon la juge Kalthoum Kennou,

 

« Ce mouvement des magistrats n’est pas différents de ceux qui existaient avant la chute de Ben Ali. Bien au contraire, avant, il y avait certains protocoles qui étaient respectés, ce qui n’est plus le cas maintenant. Je considère ce Conseil Supérieur des Magistrats comme un cadavre qui a été déterré pour chercher une quelconque légitimité. En plus, les juges de l’Association ont été dispersés pour mieux atteindre notre organisation.»

 

 


La légitimité de ce CSM ainsi que sa réactivation sont donc contestées par l’AMT mais pas par le syndicat qui a été crée au mois d’avril 2011 par l’un des putschistes de 2005… Par ailleurs, un fait significatif au sujet de sa présidence est à relever. Car, selon la loi n° 67-29 du 14 juillet 1967, relative à l’organisation judiciaire, au conseil supérieur de la magistrature et au statut de la magistrature, la présidence du CSM revient au Président de la République. Cependant, avec la nouvelle loi de l’organisation des pouvoirs, elle serait au chef du gouvernement. Ce qui signifie qu’en théorie, Nourredine Bhiri ne serait que le vice-Président du Conseil. Comment sortir de cet imbroglio avec d’anciennes lois qui mettent le pouvoir judiciaire à la solde du pouvoir exécutif avec la bénédiction du Chef du gouvernement ?

 

 

Mettant, sans scrupule, la main sur le pouvoir judiciaire, le ministre de la justice a condamné toute réforme possible dans cette période transitoire en compromettant, institutionnellement, l’indépendance de la justice. Walid Zarrouk, secrétaire général du syndicat de base des agents des prisons et de la rééducation de Tunis a publié un communiqué où il déclare

 

« Après un hommage rendu aux âmes des martyrs perdus, alors que ceux qui ont causé sa perte sont promus de la part du ministre de la réalisation des objectifs de la Révolution, j’annonce à l’opinion publique que je perds tout espoir en une réforme d’une institution qui combat l’impunité par le ministre de la justice actuel. Car celui qui n’a pas la chose ne peut la donner. »

 

 

 

Certes, ces derniers jours, les médias se sont focalisé sur l’attaque contre l’ambassade américaine de Tunis par des islamistes et des casseurs. L’événement est évidemment de taille. Dans cet état de chaos, ni la police ni l’armée ni la garde nationale-dont les locaux se trouvaient à deux pas de l’ambassade-, n’ont pu défendre l’établissement. Cependant, cette crise sécuritaire, très mal gérée par les responsables du ministère de l’intérieur et de l’armée- bien qu’on soit sous Etat d’urgence- n’est pas moins importante que celle dont laquelle la justice se trouve plongée à cause du ministère de la justice.

Selon Jamel Ajroud, maître assistant à la faculté de droit de Sfax

 

« L’indépendance de la justice est une question éminemment juridico-politique. Elle permet de mesurer la place du droit et de la justice dans la société et reflète en même temps le degré de démocratisation du système politique et le niveau atteint dans la construction de l’État de droit. Si elle est perdue, tout est perdu : le droit, les libertés, la sécurité, la démocratie et de façon générale l’Etat de droit.»

 

 

Il est vrai que les signes et actions du gouvernement Jebali, notamment dans le domaine de la justice nous éloigne du projet espéré après le 14 Janvier d’un Etat de Droit. Après avoir bloqué le projet de l’instance de l’ordre judiciaire en refusant son indépendance, les députés d’Ennahdha ont ouvert la voie au ministre Bhiri pour nommer, révoquer et procéder à la promotion des juges. Cette crise est d’autant plus significative vue la faiblesse d’un contre pouvoir encore inefficace face aux vrais enjeux de la Révolution. Au cours de cette semaine, une conférence de presse sera organisée par l’Association Tunisienne des Magistrats qui continue à résister. Comment les juges feront-ils face à ce coup dur contre l’indépendance de la justice ? Telle est la question.

 

 

A lire :

L’AMT demande au ministre de la justice de cesser les nouvelles nominations

Omerta du ministère de la justice sur les noms des juges révoqués

Tunisie : Origine de l’échec du projet de l’Instance provisoire de l’ordre judiciaire

Page facebook de l’Association Tunisienne des Magistrats  nawaat

 

 

 

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 03:26

Entrevue avec Essebsi

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Béji Caïd Essebsi président du parti Nidaa Tounes a affirmé que ni son parti ni le mouvement d’Ennahdha ni tout autre parti ne peut, à lui seul, diriger le pays, soulignant que la phase actuelle a besoin d’un consensus pour sortir le pays du goulot d”étranglement.

 

Il a révélé qu’il n’a pas l’ambition de diriger le pays ou d’occuper le poste de président, soulignant que le parti Nidaa Tounes regorge de compétences capables de se présenter à la présidence.

 

Le chef du parti Nidaa Tounes a annoncé que son mouvement possède tout un programme économique élaboré par 50 experts chevronnés.

 

Essebsi a concédé tout de même que s’il sera sollicité par accomplir le devoir national il ne refusera point. Il a souligné que le pays ne sera pas abonné au désordre comme ce qui s’est passé le 14 septembre et que le sang des martyrs qui se sont sacrifiés pour l’indépendance du pays ne sera oublié.

 

Il a souligné que l’intérêt du pays est au-dessus de toute considération affirmant que son engagement en politique vise à servir la Tunisie.

 

“J’œuvre à faire ancrer l’idée de la démocratie qui signifie l’alternance au pouvoir de manière pacifique en bannissant le parti unique et le pouvoir d’un seul homme”, a-t-il martelé. tunisienumerique


 

 

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Sondage : Les trois nouveaux premiers partis de Tunisie


troikaLe dernier sondage de l’Institut 3C Etudes a été réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1.009 citoyens et citoyennes, durant la période du lundi 17 au jeudi 20 septembre. Et il laisse apparaître un bouleversement total de la scène politique tunisienne, même si Ennahdha semble garder sa place de leader, au prix d’un rétrécissement notable de son électorat (31%).

 

Voici donc la nouvelle hiérarchie issue des résultats de ce sondage, si des élections législatives se devaient se tenir l’année prochaine :


  1. Ennahdha  30,4%
  2. Nida Tounes 20,8%
  3. Al Joumhouri 7,6%
  4. CPR    6,5%
  5. Parti des Travailleurs (ex-POCT) 5,6%
  6. Al Aridha 5,4%
  7. Ettakatol  4,1%

 

Le parlement tunisien apparait donc sous un tout autre jour. Exit donc le Congrès pour la République et Ettakattol. Le nouveau trio de tête est composé, selon ce sondage d’Ennahdha, de Nida Tounes, puis d’Al Joumhouri qui annoncerait ainsi son retour fracassant sur la scène politique.

 

Les émeutes face à l’ambassade américaine n’ont pas servi Ennahdha, et ne pouvaient se traduire que par des points en moins auprès de l’opinion. Or le sondage d’opinions de l’Institut 3C Etudes a été trois jours après ces violences qui ont fait la une des médias internationaux. Or il parait clair que le timing choisi pour sa réalisation peut influer sur les réponses des sondés.

 

A en croire ces résultats, les deux alliés d’Ennahdha ne sortent pas vraiment grandis de leur alliance avec leur puissant partenaire. Le Congrès pour la République semble particulièrement touché avec 39% d’électeurs en moins.

 

La bataille des régions
 

 

Au niveau des régions, le sud tunisien apparait toujours dominé par Ennahdha qui arrive en tête dans les régions de Gabès (58% des voix), Médenine (50%), Tataouine (36%). Au nord, c’est Béja qui apparaît comme un bastion Nahdhaouie puisque le parti de Ghannouchi s’y accaparerait 48% des voix. A contrario, c’est dans le berceau de la Révolution, à savoir à Sidi Bouzid, qu’Ennahdha réaliserait son score le plus bas avec tout juste 19%, contre 25% pour le Grand-Tunis.

 

Quant au parti fondé par Béji Caïd Essebsi, c’est à La Manouba qu’il réaliserait ses meilleurs résultats avec 33%. Nida Tounes glanerait également  27% à Tunis et à l’Ariana, puis 26% à Sousse et 25% à Ben Arous. Mais c’est dans les bastions sudistes d’Ennahdha que le parti de Caid Essebsi réaliserait les taux les plus bas, avec à peine 2% du côté de Tataouine, Kébili et Gabès.

 

Crédibilité du sondage
 

3C Etudes est le sixième institut à avoir obtenu une reconnaissance officielle en France, puisqu’il a été avalisé par la Commission des Sondages (française), en charge du contrôle des sondages d’opinion (politiques). Il s’est d’ailleurs distingué par ses sondages effectués lors des élections présidentielles françaises de 2007 et de 2012. Toutefois, ce sondage a été accompli alors que l’opinion tunisienne était encore fortement marquée par les violences qui ont visé l’ambassade américaine. Et les éventuels retournements ne sont donc pas tout à fait à exclure.  Soufia B.A  mag14

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 02:08

La dépénalisation de la diffamation et la non-discrimination à l'égard des femmes rejetées 


Au moment des élections il y a un an, l’espoir de changement était grand.

 

Le Conseil des droits de l’homme a adopté les conclusions de l’Examen périodique universel sur la Tunisie. Malgré le soutien du pays à de nombreuses recommandations importantes, la Tunisie a rejeté des recommandations sur la dépénalisation de la diffamation, la non-discrimination à l'égard des femmes, la non-discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et l'abolition de la peine de mort.

 

Amnesty International (AI) se félicite que la Tunisie ait apporté son soutien à de nombreuses recommandations importantes, notamment celles concernant le respect de la liberté d'expression, le renforcement des mécanismes de justice de transition et l'instauration de mesures destinées à combattre l'impunité. L'organisation engage les autorités tunisiennes à agir sans délai pour mettre en œuvre ces recommandations.

 

La Tunisie a néanmoins rejeté une recommandation préconisant la dépénalisation de la diffamation . Ce rejet est en contradiction flagrante avec l'engagement de la Tunisie de veiller au respect de la liberté d'expression. AI est profondément préoccupée par l'utilisation persistante de dispositions législatives répressives datant du régime Ben Ali qui pénalisent l'exercice du droit à la liberté d'expression, en particulier l'usage répété des articles 121 et 226 du Code pénal pour sanctionner des atteintes aux valeurs sacrées et des troubles à la moralité et à l'ordre publics. L'organisation s'inquiète également du projet de loi présenté à l'Assemblée nationale constituante en août 2012 qui érige en infraction pénale la diffamation de la religion. Elle demande avec force le rejet de ce texte.

 

AI regrette également le rejet par la Tunisie des recommandations demandant la dépénalisation des relations entre personnes de même sexe . Ce rejet va à l'encontre des engagements de la Tunisie en matière de non-discrimination. Les dispositions actuelles du Code pénal qui érigent en infraction les relations entre adultes consentants de même sexe empêchent l'égal exercice des droits humains par tous. AI demande instamment au gouvernement d'éradiquer la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et d'abolir les dispositions législatives réprimant pénalement les relations entre personnes de même sexe.

 

AI regrette profondément que la Tunisie ait rejeté les recommandations demandant l'abolition de la discrimination à l'égard des femmes, en droit et en pratique, et engage les autorités à reconsidérer leur prise de position . La discrimination persistante en droit et en pratique prive les femmes du plein exercice de leurs droits fondamentaux. Le Code du statut personnel contient des dispositions discriminatoires à l'égard des femmes dans les domaines de l'héritage et de la garde des enfants.

 

Le projet de Constitution contient une formulation ambiguë faisant référence aux femmes en tant qu'« associées » de l'homme ayant un rôle complémentaire au sein de la famille. Le principe de pleine égalité n'est pas mentionné. Ceci nourrit des craintes quant à volonté véritable de la Tunisie de mettre en œuvre la pleine égalité et la non-discrimination.

 

Enfin, AI déplore vivement le rejet par la Tunisie des recommandations en faveur de l’abolition de la peine de mort . Bien qu'un moratoire de facto sur les exécutions soit en vigueur en Tunisie depuis 1991, et que 122 condamnations à mort aient été commuées en peines d'emprisonnement à perpétuité en janvier 2012, le Code pénal continue de prévoir la peine capitale pour 21 infractions, dont certaines n'ont pas de conséquences mortelles. Amnesty International a par ailleurs reçu des informations indiquant qu'une personne au moins avait été condamnée à mort en 2012.

 

Complément d'information

 

Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a adopté les conclusions de l'Examen périodique universel sur la Tunisie le 19 septembre 2012, lors de sa 21e session. Avant cette adoption, Amnesty International a fait la déclaration orale ci-dessus.L'organisation avait auparavant communiqué des informations sur la situation des droits humains en Tunisie.  Amnesty

 

 

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Pour Radhia Nasraoui, le procès de Ayoub Massoudi est «inéquitable»

 

 

 

Le procès de Ayoub Massoudi est inéquitable étant donné que le prévenu civil a été déféré devant le tribunal militaire», a affirmé samedi l’avocate membre du comité de défense de l’ancien conseiller du président de la république.

 

 

 «La défense a estimé, lors de l’audience, que la justice militaire n’est pas neutre puisque la partie civile est constituée par le ministre de la Défense et le chef d’état major interarmées. L’institution militaire est de ce fait juge et partie», a expliqué Radhia Nasraoui, célèbre militante des droits de l’homme, dans une déclaration à l’agence Tap.

 

Le tribunal militaire permanent de Tunis a condamné, vendredi, l’ancien conseiller en communication du président Marzouki à quatre mois de prison avec sursis et au versement d’un dinar symbolique. 

 

Le tribunal a également levé l'interdiction de voyage émise à son encontre. 

 

Mssaoudi était accusé d’«atteinte à la dignité, à la réputation et au moral de l’armée» et «d’imputer des faits illégaux à un fonctionnaire public sans en établir la véracité», et ce suite à ses déclarations à la chaîne privée Attounissia critiquant ses deux accusateurs d’avoir caché au président de la république provisoire l’information relative à l’extradition de l’ancien Premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi. kapitalis

 

 

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 04:08

Ghannouchi nuance ses déclarations rapportées par l’AFP au sujet des salafistes

Dans une déclaration à la TV nationale, aujourd’hui, vendredi 21 septembre 2012, le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, a voulu nuancer ses déclarations, rapportées par l’AFP, accusant les salafistes jihadistes de « représenter un danger pour la Tunisie »  et a affirmé que « ses déclarations ont été déformées et rapportées de manière imprécise » précisant que « les auteurs des agressions perpétrées contre l’ambassade et l’école américaines à Tunis n’appartiennent pas au mouvement salafiste mais ne sont que des criminels et des terroristes ». 

 

Contrairement à la version tenue devant la presse française, Rached Ghannouchi a nié aujourd’hui devant la presse nationale « toute volonté de combattre un courant religieux » affirmant que « la Tunisie est pour tous et que les salafistes sont partie intégrante des citoyens tunisiens ». businessnews


 
 
 

 

 

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Les djihadistes : bras vigoureux islamistes modérés

 

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Les islamistes dits modérés le savent bien, ils n’ont d’autres amis que les salafistes. Aussi les couvent-ils de leur affection, comprennent-ils leur violence et leur haine des autres, leur capacité à détruire et leur incapacité à produire.

 

Un très mauvais film, traçant un portrait diffamant du prophète Mohammed, se retrouve pour d’obscures raisons diffusé sur les réseaux sociaux et voilà que le monde musulman s’enflamme. Le coupable est vite désigné: ce sont les États-Unis. Égyptien copte, ou israélien, le réalisateur est de toute façon américain, son pays doit payer sa faute. Comme dit à l’agneau le loup de la fable de La Fontaine: «Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.»

 

Occident béni, occident haï

Mais à l’inverse du paisible agneau les tout puissants États-unis ne peuvent devenir des boucs émissaires, porteurs qu’ils sont de notre culpabilité séculaire et de notre incapacité de nous  dégager de leur nocive tutelle. Notre rancune est lourde, elle est présente, inoubliable et donc redoutable. Cette rancune puise en continu sa source dans l’angoisse de la dépendance dans laquelle nous enferme d’un même geste de sa main l’ami ambivalent qui aide mais soumet et l’ennemi qui tue.

 

On pense à la Palestine, à l’Irak, à l’Afghanistan et l’on sort ses armes; on pense au Qatar, à l’Arabie saoudite, aux Émirats, et l’on se tait.

 

Les révolutions arabes ont ouvert aux islamistes dits modérés la voie du pouvoir et leur ont permis de donner libre cours à l’expression de leur colère. Harcelés, emprisonnés, torturés dans leur propre pays plusieurs décennies durant, au nom d’une religion qui s’y trouve pourtant fortement implantée et pratiquée, ceux-ci ont souvent été les hôtes des pays dont ils réprouvent les mœurs et le mode de pensée. Occident béni, occident haï, telle est la quadrature dont ils ne peuvent se dégager, encore aujourd’hui.

 

Amis du Qatar, des Émirats et de l’Arabie saoudite qui, non contents de les soutenir, financent leurs partis, les partis islamistes au pouvoir sont de facto, par un jeu d’alliances, les alliés de ces pays occidentaux dont ils rejettent la culture et repoussent le culte de la liberté. Que sont le Qatar, les pays du Golfe et l’Arabie saoudite sans les États-Unis?

 

En effet, si les Qataris, les Saoudiens, les Émiratis avaient à choisir entre les propagandistes du wahhabisme, tunisiens, algériens, égyptiens etc., et leurs  gestionnaires américains, ils choisiraient sans nul doute les seconds.

 

Les islamistes dits modérés et leurs «enfants» salafistes

Les islamistes dits modérés le savent bien, souvent contestés dans leur propre pays, ils n’ont d’autres amis que les salafistes. Aussi les couvent-ils de leur affection, comprennent-ils leur violence et leur haine des autres, leur capacité à détruire et leur incapacité à produire. Que peuvent-ils faire sinon préserver cette jeunesse fragile, peu instruite et fanatisée qui a la naïveté de croire que Dieu, lui, la reconnaît. Ils ne peuvent que l’autoriser à se livrer dans l’impunité à la violence et à la délinquance. Les partis islamistes dits modérés ne peuvent abandonner leurs ouailles, leurs enfants, les porteurs de leurs projets, leurs bras vigoureux sans se sentir eux-mêmes abandonnés, dans un monde hostile.

 

Ni les rassemblements ni les marches ne semblent pouvoir assouvir le désir de vengeance des groupes de salafistes. Libres d’imploser, ils prennent prétexte d’un film aussi médiocre que provocateur pour incendier les ambassades et les saccager. Aucun pays musulman ne veut  être en reste. En Libye, on tue l’ambassadeur; en Tunisie, on met le feu à une école, on la dépouille de son matériel pédagogique… Ce n’est pas un péché: elle est américaine!

 

Exhibant drapeaux noirs, slogans haineux et armes blanches, nos jeunes salafistes allument des feux dont la fumée ne noircit et n’intoxique avant tout que l’islam et les musulmans dont aucun film, aucun livre, aucun essai, aucun tableau, aucune caricature, aucune campagne de dénigrement ne pourront renvoyer une image plus sinistre. Menacer les citoyens, harceler les femmes, tuer, ne rend guère les musulmans sympathiques, leur religion attrayante et leurs pays hospitaliers.

À celui qui t’offense par un film, réponds en produisant un film, écris un livre, peints un tableau, rédige un article… Mais ne lui offre pas la possibilité de recouvrir le prophète que tu vénères avec l’ombre que tu renvoies. Rabâa Ben Achour-Abdelkéfi kapitalis

 

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Les salafistes, la nouvelle donne...


 

 

 

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Les violences anti-US ravivent les tensions religieuses

 

Laïcs, islamistes, salafistes… Les Tunisiens étaient déjà au centre de tiraillements depuis la révolution, la victoire du parti islamiste Ennahda aux premières élections post-Ben Ali et les premiers faits d'armes des salafistes dans le pays. Avec les violences anti-américaines qui ont éclaté dans le pays à la suite de la diffusion d'une vidéo anti-islam sur Youtube il y a quelques jours, la Tunisie se retrouve confrontée plus vivement au problème de la place à donner à la religion dans le pays, les islamistes cherchant à imposer leurs vues.

 

La diffusion de la vidéo anti-islam a déclenché des affrontements entre policiers et militants islamistes radicaux qui ont fait quatre morts et des dizaines de blessés vendredi dernier. L'ambassade des Etats-Unis a été attaquée et l'école américaine de Tunis incendiée et saccagée.

 

L'occasion pour les islamistes d'Ennahda de jeter le discrédit sur les salafistes djihadistes, tout en soutenant leur vision islamique de la société. Le chef du parti islamiste au pouvoir Rached Ghannouchi a ainsi qualifié de "danger" ce mouvement tout en niant les accusations de laxisme proférées à l'encontre du gouvernement qui n'a pas arrêté, alors qu'il en avait la possibilité cette semaine, le chef jihadiste Abou Iyad soupçonné d'être derrière l'attaque du 14 septembre.

Double jeu

Rached Ghannouchi, qui est crédité d'une très forte influence sur la politique du gouvernement, cherche à brouiller un peu les pistes pour satisfaire son électorat conservateur, tout en montrant patte blanche. Il a ainsi souligné que son parti n'avait pas appelé ses partisans à descendre dans la rue mais à "défendre le Coran et le Prophète avec des outils positifs", sans plus de précision.

Ennahda cherche en fait à influer sur la société tunisienne, et même au-delà, pour aboutir à une criminalisation du "blasphème". Rached Ghannouchi appelle en effet à un débat à l'ONU pour, dit-il, "trouver une solution à ce problème, afin de concilier la liberté d'expression et le droit à ce qu'il ne soit pas porté atteinte aux croyances des autres".


Sources islamiques

En Tunisie déjà, l'ancienne législation du régime de Ben Ali a été utilisée il y a quelques mois pour s'en prendre à deux hommes qui affirmaient leur athéisme. Jaber el Majri et Ghazi el Béji, auteurs d'écrits jugés blasphématoires, ont été condamnés à sept ans et demi de prison. S'appuyant sur l’article 121 ter du code pénal qui sanctionne les publications "de nature à porter atteinte à l'ordre public", la justice à trancher dans le sens de l'avocat des particuliers qui avaient porter plainte contre les deux hommes, ce dernier qualifiant Jaber el Majri et Ghazi el Béji de "complice d'athéisme". Pour la presse tunisienne, "la condamnation de ces deux jeunes pour ces faits est une sérieuse remise en cause de la liberté d’expression, acquise par les Tunisiens acteurs de la révolution du 14 janvier 2011 et chèrement payée".

 

Ennahda, qui avait renoncé à voir inscrite la Charia dans la Constitution tunisienne, a-t-elle trouvé le moyen de faire inscrire dans la pratique du droit les sources islamiques ? Il semblerait en tout cas qu'avec l'instrumentalisation de la vidéo anti-islam, le parti lance une nouvelle offensive. Aidé une nouvelle fois par la politique de terreur des salafistes contre lesquels ils affirment lutter. tempsreel.nouvelobs

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 03:28

Appel à tous les universitaires tunisiens démocrates

La fuite en avant de Moncef Ben Salem, notre Ministre Islamiste de tutelle, pour appliquer son programme obscurantiste à notre Université, en prenant, plus d’une fois, pour référence et modèle, les Universités Wahhabites de la Péninsule Arabique, fuite observée, en particulier, lors des évènements de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba (FLAHM), évènements survenus tout au long de l’année universitaire 2011-2012, ne fait que se confirmer par les premières mesures qu’il a arrêtées au début de cette année universitaire 2012-2013, mesures parmi lesquelles on peut citer :

 

1. La mesure qu’il a annoncée, lors de sa conférence de presse tenue, le vendredi 7 septembre, à l’occasion de la rentrée universitaire 2012-2013, autorisant le port du Niqab dans les Universités, en particulier, dans les Salles de Cours et lors des Épreuves d’Examen, et ce, sous prétexte de « protéger la liberté et les croyances de tous les étudiants » (sic) ; mesure qui représente le premier pas vers sonhidden project, à savoir, l’interdiction de la mixité dans les établissements d’enseignement, et, par suite, dans tous les lieux publics, exigence du Wahhabisme Saoudien.

 

2. La Convention signée le vendredi 14 septembre 2012 entre l’Université de la Zitouna et l’Université Islamique (wahhabite) Saoudienne, Convention signée sous l’égide de notre Ministre Islamiste de tutelle, comme on peut le voir sur le Lien suivant :

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=441803569191513&set=a.209466812425191.48110.209410745764131&type=1&theate

 

Cette convention a pour but, entre autres, l’échange d’étudiants, d’enseignants et de programmes entre les deux dites Universités.

 

Dans ce contexte, il est bon de rappeler quelques déclarations de notre Ministre Islamiste de tutelle caractéristiques de son Choix de Société :

 

a. «  (…) C’est dommage que certaines filles soient empêchées de passer leurs examens parce qu'elles portent le niqab. Je m'étonne que des gens qui font partie de l'élite de la Tunisie (nda : il sous-entend les universitaires) soient incapables de gérer une si petite affaire. D'autant que leur refus d'accepter des étudiantes niqabées se trouvera peut-être un jour contraire à des lois futures. Pour le moment, il suffirait qu'elles suivent les cours dévoilées, en se tournant vers un muret, qu'elles ne regardent pas le professeur. Et pour les examens, que des femmes contrôlent leur identité.  » : déclaration parue sur le Nouvel Observateur du 2 février 2012 et publiée intégralement, ensuite, sur son site internet, le 6 février.

 

b. « Je ne suis ni pour ni contre le niqab en cours, je constate qu'il y a des professeurs qui enseignent dans le Golfe où toutes les filles portent le niqab et ça ne pose pas de problème (…) les médias et le conseil scientifique de l'université de la Manouba ont amplifié le problème (du niqab) » : déclaration faite, le 8 mars 2012, en marge de la Conférence de Presse au Palais Présidentiel de Carthage, après la signature du Protocole de Coopération Scientifique et Technologique entre la Tunisie et la Turquie. 

 

c. « La Tunisie va entamer des Réformes Universitaires en s’inspirant, en priorité, des systèmes des pays islamiques et en premier ceux de la Malaisie et de la Turquie » : déclaration faite, le 8 mars 2012, au Journal de 20 Heures de la Wattania 1, en commentaire de la signature du Protocole de Coopération Scientifique et Technologique entre la Tunisie et la Turquie. 

 

d. «  Pour ce qui concerne les Gouvernements des Pays Arabes, d’après mon point de vue personnel, on a un seul gouvernement nationaliste, dans le sens plein du terme, (c’est Qatar) ; un seul homme nationaliste, dans le sens plein du terme, c’est l’Emir du Qatar  »  : déclaration se trouvant vers la fin de la Vidéo suivante :

 

http://www.youtube.com/watch?v=KWaxFwSLVf8

 

e. « Moi, je présente mes grands et profonds remerciements à l’Organisation Koweitienne pour l’Avancement des Sciences qui m’a soutenu et qui payait mes déplacements à travers les institutions scientifiques, avant et pendant cette épreuve (nda : il sous –entend sa mise en résidence surveillée par le Régime déchu) » : déclaration se trouvant à la fin de la Vidéo suivante :

 

http://www.youtube.com/wajtch?v=bUJJMgw7Qtw

 

Dans ce contexte, il est bon, aussi, de rappeler, à l’attention de notre Ministre Islamiste de tutelle, que le Tribunal Administratif a rejeté deux plaintes déposées par deux étudiantes niqabées : la première a été déposée par l’étudiante Maroua Saïdi contre la Faculté des lettres et des Sciences Humaines de Sousse, parce que cet établissement a refusé de l’inscrire en étant niqabée, quant à la seconde, elle a été déposée par l’étudiante Sana El Akdiri contre la Faculté des Sciences de Tunis, parce que cet établissement ne l’a pas autorisée à passer ses examens en étant niqabée. Parmi les raisons justifiant ses décisions, cette juridiction spécifie dans ses Arrêts qu’«  à l’image de toutes les libertés individuelles ou publiques, (la liberté vestimentaire) est soumise à l’obligation de tenir compte de l’organisation des services publics et de leur marche normale » et que les Cours Théoriques et les séances de Travaux Pratiques exigent « une interaction pédagogique avec l’enseignant  », interaction qui est impossible avec ce voile qui couvre le visage, et « l’interdiction de tout vêtement susceptible de présenter un danger pour l’expérimentateur  » : Arrêt daté du 7 juillet 2011, faisant suite à la requête N°711573, et Arrêt daté du 28 décembre 2011, faisant suite à la requête N°413983.

 

Ces deux Arrêts montrent que, aux yeux du Tribunal Administratif, l’interdiction du port du Niqab est une mesure purement pédagogique et rien d’autre, que le problème du Niqab n’a rien à voir avec « la liberté et les croyances », comme l’a affirmé notre Ministre Islamiste de tutelle, et que, par sa déclaration, mentionnée ci-dessus, autorisant le port du Niqab dans les Universités, ce dernier se serait mis hors la loi.

 

Aussi, j’invite tous les Universitaires Démocrates de se constituer Partie Civile en portant plainte contre notre Ministre Islamiste de tutelle, présumé coupable hors la Loi de ne pas avoir respecté la jurisprudence créée par lesdits Arrêts du Tribunal Administratif (je ne suis pas un homme de loi, je n’ai fait qu’écrire ce que je crois ! À mes collègues juristes de voir la recevabilité de cette plainte !).

 

Enfin, une solution salutaire pour la bonne gouvernance participative de notre Université, tout en étant efficace pour stopper sa « Wahhabisation », pour stopper cette dérive vers un Choix de Société étranger à notre Histoire et à notre Culture, Choix de Société que les Islamistes essayent de nous imposer par tous les moyens, y compris les moyens hors la loi ou bien les moyens les plus violents, à travers leurs Brigades Salafistes, une solution pour stopper, également, la mainmise du seul Ministre, selon son bon vouloir et ses penchants partisans ou sectaires, aussi bien sur la pédagogie que sur les grandes décisions et orientations concernant notre Enseignement Supérieur, est de nous battre pour la création d’un Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESR), Conseil National Consultatif, Représentatif, Statutaire, Compétent, Indépendant et Permanent, et ce, comme il est décrit dans mon Article intitulé « Tunisie : La "Réforme-Mère" de toutes les Réformes Universitaires », paru sur le Lien :

 

http://horchani.blog.lemonde.fr/2012/03/18/tunisie-la-reforme-mere-de-toutes-les-reformes-universitaires-2/ Salah HORCHANI  agoravox

 

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Université tunisienne… Zorro n’est pas arrivé


Auréolé d'une double réputation, celle de grand résistant contre la dictature et celle, dit-on, d’une grosse pointure dans le domaine des mathématiques, le Professeur Ben Salem, à la tête de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, devait apparaître comme le grand coup gagnant du gouvernement du siècle, ‘the right man in the right place’ ». 
 

En raison de la légende passablement surfaite de « MBS », l’imaginaire des supporters de l'équipe gouvernementale s’est laissé émousser par la réparation faite à un grand savant et accessoirement par un scenario où ce dernier transformerait, en un tour de passe-passe, le «département malade » de la machine Tunisie en un athlète « super bien » portant en lui assenant, en l’occurrence, quelques coups de baguettes de finance islamique. 
 

C’est donc, dans cette ambiance d'optimisme béat et de foi inébranlable dans la force d’inertie du nouveau ministre, que le règne « moncefien » (encore un autre !!) allait débuter. Les quelques voix discordantes qui se sont élevées ici et là, le rappel de ses divagations sur le Code du statut personnel sous auspices israéliennes, ses propos sur l’enfant terrible de la littérature des années trente, le succulent Ali Douaji, furent tous écartés d’un revers de main et rien n’allait entraver l’entrée en fanfare du sauveur « suprême » du monde académique.

 

Au moment où enseignants, étudiants et tous les acteurs de l’enseignement supérieur s’attendaient à une remise à plat de tout le système, notamment la fameuse reforme LMD, la refonte de la carte universitaire, la dynamisation du secteur stratégique de la recherche le ministre inaugura son ministère par la plus « glorieuse » des décisions en laissant pourrir la situation à la faculté des lettres de la Manouba, en butte à une grosse fronde salafiste autour du port du niqab.
L’université publique agonise, la recherche scientifique est réduite à une portion congrue, les diplômes nationaux se dévaluent de jour en jour, les universités tunisiennes sombrent dans les profondeurs du classement mondial quand elles y sont bien sûr. Et que fait le ministre du siècle ? Il passe de plateaux tv aux studios de radio, papotant devant les medias de niqab, de liberté de culte dans les campus, fourrant le nez au passage dans la polémique de la représentativité des syndicats d’étudiants. 

 

Cela bien sûr, quand il ne cherche pas dans des émissions de talk show à arracher des larmes de compassion à un public meurtri par son chemin de croix du temps de Ben Ali où lui, le savant de la République, était réduit ( fort honteusement faut t-il le rappeler) à vendre du persil pour faire vivre les siens… Et pour clore le tout, il est sans doute utile de rappeler qu’à ses heures perdues, monsieur le ministre semble avoir comme hobbies d’éplucher les articles relatifs à son auguste personne, n’hésitant pas au besoin à poursuivre en justice quelques journalistes critiques.
 

 

De coutume, un ministre en charge de l’enseignement (tous niveaux d’enseignement compris) travaille dur l’été pour réussir ses deux examens à lui qui sont la rentrée et la fin de l’année universitaire ou scolaire. Résultat de cet auguste labeur estival : MBS vient de susciter de nouveau la polémique autour du port du niqab. Comme entrée en matière, un responsable de son rang ne pouvait pas faire plus maladroit et ce ne sont pas les « mesurettes – réformettes » annoncées, tout comme l’opération « mani pulite » qu’il vient d’engager qui vont tempérer le reproche fondamental fait à la méthode Ben Salem. Une façon de faire, en effet, qui fait la part belle à l’impératif idéologique et /ou partisan du ministre et de sa formation politique au détriment de l’intérêt national qui commande, dans le cas d’espèce, la mise en place d’un véritable « Plan Marshall » en faveur de l’université tunisienne.

 

Bonne rentrée quand même, Jeunesse du pays ! Travaillez pépère, Monsieur le ministre, avec l’aide du Ciel et le concours de la dream team gouvernementale, vous trouvera bien un job… dans une autre vie peut être.   

 Mehdi Ben Jemaa, Enseignant universitaire businessnews

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