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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 18:48

En direct de la Kasbah

«Svp a tous..vu ce grand froid qui s'abat sur la region du grand tunis..les occupants d'al kasaba sont en situation critique, nous avons grandement besoin de couvertures de matelas et des plats chauds et de tt ce qui peut faire supporter ce froid a nos vaillants compatriotes..!!!!!
Soyons tous ensemble pour la KAS...BA..lieu de la revolution des libres eternels »

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 17:49

Les événements de Kasserine selon les ``antennes`` du Gouvernement Ghannouchi :

 «Vendredi, un (…) groupe a attaqué un poste de la police et le siège du secteur de la sécurité nationale dans la ville de Kasserine, ainsi qu'un dépôt relevant de la direction régionale de la douane tunisienne, les pillant et les incendiant, selon un communiqué du ministère de l'intérieur. Cette attaque a eu lieu à la suite de rumeurs d'abandon d'un projet de construction d'un hôpital universitaire dans la région, précise le ministère qui appelle «les citoyens à ne pas se laisser induire en erreur par ces rumeurs tendancieuses qui visent à déstabiliser la sécurité du pays et à fomenter les troubles et le désordre».

Cette  version est répandue partout, même dans certains quotidiens québécois. J’ai cependant quelques interrogations à vous soumettre :

 Aucune de ces versions ne précise ces faits de taille 

1-      Sept à huit  institutions publiques ont été attaquées simultanément.

2-      À part le siège d’une banque, l’armée n’est pas du tout intervenue  pour mettre terme à ces actes de pillage et d’incendie;

3-      Ces événements se sont produits le 25 février alors qu’une majorité des membres du Collectif de la Protection de la Révolution se sont déplacés à Tunis pour participer à la manifestation nationale devant la Kasbah.

4-      Le ministre de l’intérieur trouve facilement la raison (non pas les raisons) sous-tendant ces événements : «des rumeurs d’abondant d’un projet de construction d’un hôpital universitaire dans la région».

5-      Précisons enfin que ces pillages et ces incendies ont concerné, entre autres, tous les dossiers du poste de police de la ville, du poste de police de la circulation, de la garde nationale, des bureaux des douanes, de la direction des Domaines de l’État [Service connu par sa corruption et par la distribution d’autorisations d’exploitation des richesses naturelles (mines, carrières de marbre…) au clan Trabilsi et à leurs copains RCD. La ville de Thala en est souffert de leur vol et de leur corruption].

Ces faits nous conduisent à émettre cette hypothèse : derrière ces incendies il y aurait la main invisible du RCD et de leurs alliés au Gouvernement ``de transition``, notamment l’ange des ténèbres  Hédi Baccouche, homme de l’ombre de Ghannouchi.  Cet individu devrait être jugé pour tous les crimes qu’il a tramés et continu à tramer contre la population tunisienne (Lire sa biographie, c’est hallucinant..).

Cela pourrait s’expliquer au moins pour deux raisons

1)      Une raison stratégique : se débarrasser de tout ce qui reste comme preuves incriminant pour certaines  ``personnalités`` RCDistes stratégiques dont l’utilisation dans les prochaines ``élections`` est de plus en plus à l’ordre du jour (lire le texte de Mounir Ben Aicha : Le recyclage du parti politique tunisien : le R.C.D. dans l'avenir politique en Tunisie, après la révolution du 14 janvier 2011.... 26 02 2011 ).

2)      Une raison d’intoxication et de propagande : dénigrer la région de Kasserine, symbole de la RÉVOLUTION et par là même fragiliser le front anti- Ghannouchi

La réponse de Kasserine

La ville de Kasserine n’a pas attendu une semaine pour répondre à ces provocations. Aujourd’hui, des milliers de manifestants sont dans les rues de Kasserine pour dénoncer ces pillages et ces incendies des institutions publiques et pour exiger, en même temps, la dissolution du gouvernement Ghannouchi, la formation d’une Assemblée constituante, la dissolution du Parlement, la dissolution des commissions concoctées par Ghannouchi et par  son homme d’ombre Hédi Baccouche….

Thala vers El Kasbah

De Thala, deux bus sont partis ce matin vers El Kasbah pour renforcer le front citoyen contre le gouvernement Ghannouchi.

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 15:44

Il y a tout juste six ans, le Centre d'analyse et de prévision (CAP) du ministère des Affaires étrangères rédigeait une note qui annonçait largement les événements actuels dans le monde arabe. Elle est restée lettre morte. De quoi alimenter les critiques de certains diplomates sur le mépris dont fait preuve l'exécutif à l'égard de leur travail d'expertise.

Ce document de deux pages, daté du 24 février 2005, a été rédigé par le chercheur Olivier Roy. Il nous indique que le directeur du CAP jusqu'en 2010, Pierre Lévy, l'a approuvé avant de le transmettre à sa hiérarchie. Mais ni le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier, ni l'Elysée de Chirac n'en ont tenu compte.

Lien : http://www.rue89.com/confidentiels/2011/02/26/moyen-orient-la-note-visionnaire-qui-accable-le-gouvernement-192415

 

Voici la note dont il est question :

 

« 24 février 2005

Pour le Centre d’Analyse et de Prévision

Du Ministère Français des Affaires Etrangères

A/S : la démocratisation du Moyen Orient est incontournable, malgré la montée des

islamistes.

Les réticences affichées en France devant la politique de

démocratisation du Moyen Orient soutenue par Washington au moment de l’intervention

militaire en Irak sont de trois ordres :

1) Les régimes autoritaires laïques paraissent le meilleur rempart devant la menace islamique

et des élections prématurées entraîneraient une victoire islamiste.

2) le principe de souveraineté interdit de remettre en cause les régimes : il faut plutôt les

encourager à se réformer et mieux respecter les droits de l’homme, en attendant qu’une

sécularisation autoritaire ait produit ses effets et que les sociétés soient mûres pour la

démocratie.

3) la politique américaine de démocratisation masque en fait une volonté de puissance et ne

rencontre qu’hostilité dans l’opinion publique du Moyen Orient.

Or les évènements récents au Moyen-Orient remettent de plus en cause ce

schéma et nous risquons de nous trouver en décalage par rapport à l’évolution de la situation.

1) les régimes laïques autoritaires ont failli :

Ils aggravent les tensions et ne sont plus un rempart contre une islamisation qui

se donne de plus en plus les couleurs de la démocratie (Tunisie, Arabie saoudite, Jordanie,

Egypte). Ils sont un obstacle au développement économique du fait de la corruption des élites

dirigeantes qui très souvent bloquent et l’émergence d’une classe d’entrepreneurs nationaux et

l’investissement étranger. Ils font volontiers alliance avec un islam conservateur même s’ils

s’opposent aux signes extérieurs de cet islam (interdiction du voile en Tunisie).

Ils ne peuvent trouver de légitimité qu’en jouant sur un nationalisme souvent

anti-occidental (Syrie) même si les dirigeants prétendent entretenir les meilleures relations

avec leurs homologues européens et français en particulier (Algérie, Egypte).

2) Le principe de la démocratie est populaire :

Les élections en Afghanistan, Irak et Palestine (voire aussi en Arabie saoudite)

montrent que même dans des conditions difficiles les gens veulent voter et vont voter. Même

s’ils ne se font pas d’illusions sur la suite, c’est le principe de la conditionnalité et de

l’alternance du pouvoir qu’ils affirment.

3) Les islamistes changent :

Les élections ne conduisent pas à un triomphe de l’islamisme radical mais

poussent au contraire les mouvements islamistes au compromis sur la question de l’alternance

et de la démocratie. Le concept d’ « Etat islamique » n’est plus à l’ordre du jour, par contre le

nationalisme passe au centre de leurs préoccupations (Hamas). Sur le long terme, c’est la voie

turque qui se profile. Les penseurs de l’islamisme ont d’ailleurs évolué (de Ghannouchi à

Khatami).

4) L’anti-américanisme ne veut pas dire le rejet de la démocratisation :

Il y a certes un sentiment violemment anti-américain, fondé plus sur le

nationalisme que sur le sentiment religieux, mais cela ne suffit pas à délégitimer la

démocratie. Au contraire, bien des intellectuels nationalistes prennent au Maghreb le chemin

du dialogue avec les ambassades américaines. Quant au Moyen-Orient, la pression pour la

démocratisation est récupérée par des forces qui ne sont pas pro-américaines. L’erreur des

Américains a été de présenter une démocratisation abstraite (l’Autorité Provisoire en Irak), et

illégitime aux yeux de la population. Mais il suffit que la demande de démocratie soit

récupérée par des forces nationalistes et/ou religieuses pour qu’elle trouve une légitimité

politique, comme on le voit en Irak. Or c’est cette tendance qui paraît dominante aujourd’hui

(y compris au Liban).

C’est l’imbrication entre nationalisme (ou simplement patriotisme) et

démocratie qui permettra à cette dernière de s’enraciner et de limiter l’islamisme. Les

Américains ont du mal à reconnaître le nationalisme des autres, ce qui explique les errements

en Irak (mettre plus d’un an à reconnaître que des élections ne peuvent que porter les chi’ites

au pouvoir) : mais le refus de Bush de repousser les élections en 2005, malgré les demandes

pressantes de ses alliés arabes sunnites, a donné une cohérence à sa politique. Même si la

démocratie à l’américaine apparaît abstraite, sa mise en oeuvre aboutirait paradoxalement à

une légitimation du nationalisme, voire de l’islam. Le message sur la démocratisation est en

train de passer (il faut aussi ajouter les exemples de la Géorgie et de l’Ukraine). Le danger est

donc de voir Washington, tout honnis soit-il dans l’opinion arabe, apparaître comme le seul

défenseur de la démocratie. Bien sûr la politique américaine est pleine de contradictions et

d’effets pervers, et les néo-conservateurs ont perdu en 2005 l’initiative au profit d’un

Département d’Etat moins soucieux de démocratisation. Mais il faut désormais associer notre

discours sur la souveraineté à une défense et une promotion de la démocratie, seul moyen

d’enraciner la souveraineté nationale dans la volonté populaire et de réduire les identifications

supranationales (comme l’islamisme ou le pan arabisme) qui sont déstabilisatrices pour

l’équilibre régional. O Roy. »

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 15:20
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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 05:55

Tunisie_ghannouchi_Moubazaa-02-26-2011.jpg

 

Par Mounir BEN AICHA

La dissoution prochaine du parti politique tunisien le R.C.D. a été programmée des le 17 janvier 2011 afin de permettre aux adhérents du R.C.D. dont le nombre avoisine les 2 Millions, de se converir en adhérant dans les nouveaux partis politiques nouvellement crées et dont certains ont été légalisés en janvier et février 2011.

Aujourd'hui, si l'Ex-Président dictateur est parti, il n'en demeure pas moins que son idéologie politique continue à fonctionner encore à travers tous les militants et les conseillers du R.C.D. dont certains sont de nos jours très influents tels que certains enseigants universitaires particulièrement ceux du Droit Public, certains Avocats d'appartenance R.C.D., certains syndicalistes R.C.D., certains médecins, Commissaire de police, etc...


Depuis le 14 janvier 2011, la tendance de Mohamed GHANNOUCHI de Fouad M'BAZZAA ainsi que du bureau politique du R.C.D. est de créer de nouveaux partis politiques pour permettre à ces 2 millions d'adhérents du R.C.D. de pouvoir se recycler en s'infiltrant par la voix de l'adhésion dans ces nouveaux partis politiques. Ainsi, ces 2 millions d'adhérents vont progressivement récupérer ces nouveaux partis politiques en leur imposant progressivement leur idéologie politique bénaliste tout en se déguisant à travers de nouveaux habits... Ces nouveaux partis politiques tunisiens qui seront récupérés par l'idéologie bénaliste par le biais des adhérents du R.C.D. vont tendre vers la politique de la coalition des partis politiques lors des élections prochaines en tunisie, présidentielles, législatives et municipales pour défendre et préserver leur idéal politique.


C'est dans ce cadre d'ailleurs que dès le 17 janvier 2011, le Premier ministre Mohamed GHANNOUCHI avait affirmé que l’ensemble des partis politiques anciens et en cours de création seront reconnus en Tunisie. Toutefois, pour être légalisés, ils doivent déposer une demande d’agrément auprès du Ministère de l’intérieur tunisien et recevoir de ce Ministère l’Agrément d’activité. La légalisation des partis politiques sous le Gouvernement de Mohamed GHANNOUCHI a rejeté de facto le Parti islamique d’ENNAHDHA de Rached GHANNOUCHI et du Parti du Congrès pour la République (C.P.R.) de Moncef MARZOUGUI en raison du fait que ces deux Partis n’ont pas voulu reconnaître la légitimité du Premier Ministre tunisien GHANNOUCHI et son Président par intérim F.M’BAZZAA. Pour ENNAHDHA, malgré les assouplissements donnés par Rached GHANNOUCHI à l’égard du nouveau Gouvernement de Mohamed GHANNOUCHI, la consigne a été donnée pour lui refuser tout agrément !


Une consigne a été arrêtée secrètement par le bureau politique et les Membres du Comité Central du R.C.D. et reprise par le Gouvernement actuel de Mohamed GHANNOUCHI est de procéder à la légalisation de nouveaux partis politiques en majorité centristes ou de gauches ou des nationalis pro-arabe, se proclamant d’une laïcité anti-islamique allant à l’encontre du parti «ENNAHDHA ». Aujourd’hui, environ 18 partis politiques tunisiens ont été crées et un grand nombre parmi eux a été légalisé : ce qui constitue une inflation de Partis politiques laissant croire à une véritable démocratie en Tunisie. Mais en réalité, ces nouveaux Partis politiques ont été crées pour recueillir les anciens militants du R.C.D. qui vont se convertir en raison de la dissolution prochaine du Parti du R.C.D. On assiste en Tunisie à une inflation de partis politiques nouvellement constitués dont le nombre dépasse le nombre des partis politiques en France !

 

Voici le paysage actuel des partis politiques en Tunisie
1) Les partis politiques légalisés au temps du règne de BEN ALI et qui ont par le passé soutenu le régime de BEN ALI et qui continuent aujourd’hui à siéger dans la Chambre des Députés et dans la chambre des Conseillers sont les suivants : le R.C.D., le Mouvement des Démocrates Socialistes, le Parti de l’Unité Populaire, le Parti d’Union Démocratique Unioniste, le Parti du Mouvement ETTAJDID, le parti Social Libéral, le Parti des Verts pour le Progrès.


2) Les partis politiques légalisés au temps du règne de BEN ALI mais qui ne siègent pas dans la Chambre des Députés et dans la Chambre des Conseillers sont les suivants : le Parti des Démocrates Progressistes, le Parti du Forum Démocratique Pour le Travail et des Libertés.

3) Depuis le 14 janvier 2011, voici les partis anciennement crées du temps du règne de BEN ALI et qui ont été nouvellement légalisés : le Parti Tunisie Verte qui a été constitué en 2004 mais qui n’a reçu la légalisation du Ministère de l’intérieur que le 17 janvier 2004, le Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie créés du temps du régime de BEN ALI n’a a reçu l’agrément d’activité que le 20 janvier 2004.


4)  En revanche, le Parti d’ENNAHDHA et le Parti du Congrès pour la République de Moncef MARZOUGUI ainsi que le Hizb Ut-Tahrir, bien qu’ils ont été créés du temps du régime de BEN ALI, jusqu’à ce jour ces trois Partis politiques n’ont pas reçu l’agrément d’activité.


5) Depuis le 14 janvier 2011, voici les partis politiques qui ont été récemment constitués et qui n’ont pas encore reçu l’agrément d’activité : i l s’agissait du Parti Socialiste de Gauche, le Parti BASS de tendance irakienne, le Mouvement Nassérien Progressiste, le Parti EL-WIFAK, le Parti du Travail Patriotique et Démocratique, le Parti du Mouvement Démocrate Tunisien, le parti du Mouvement néo-bourguibiste, le Parti « El Watan », le Parti Progressiste Républicain, le Parti de la Justice et du Progrès (adala wa tanmiya) qui est un Parti Islamique mais a été constitué pour faire barrage au Parti d’ENNAHDHA.


6) Actuellement, à ce jour du 23 février 2011, on compte 24 partis politiques qui ont été constitués en Tunisie dont 11 Partis ont déjà obtenu l’agrément d’activité. Il est à prévoir parmi ces 11 partis légalisés, la dissolution prochaine du R.C.D. ramenant le nombre à 10 partis légalisés.

En conclusion, si le parti politique tunisien va être prochainement disous, il est à prévoir que son idéologie politique va résurgir au sein de la majorité des nouveaux politiques récemment consituées et légalisés en Tunisie. Ces nouveaux partis politiques vont tendre vers la coalition particulièrement à l'occasion des élections présidentielles et législatives pour défendre les candidats qui leur soient les plus proches politiquement.


Par Mounir BEN AICHA
fait le 25 février 2011.

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 03:24
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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 23:15

Ce vendredi, des rassemblements monstres réclamant la démission du gouvernement ont eu lieu dans toute la Tunisie. Dans la capitale, la police parle de 100 000 manifestants. Olfa Riahi, journaliste, a elle aussi défilé. Elle nous raconte pourquoi elle n'a pas l'intention de s'arrêter.

C'était le 14 janvier 2011. Nous étions 40 000 devant le ministère de l'Intérieur, 40 000 à revendiquer l'abolition du système Ben Ali.

25 février 2011. Ben Ali est bel et bien parti, mais son système résiste encore. C'est donc dans ce contexte-là que notre crise de confiance face au gouvernement de Ghannouchi atteint son apogée. Et la question que se posent certainement les lecteurs de cet article est : qui sommes-nous ?

Nous sommes des centaines de milliers de citoyens tunisiens contre ce gouvernement de transition. Nous sommes revenus à la place de la kasbah depuis dimanche dernier et depuis, nous ne l'avons pas quittée. Nous sommes, en ce vendredi, des centaines de milliers à manifester dans la capitale tunisienne mais aussi à Sfax, à Sousse, à Monastir…

Nous sommes en ce « vendredi de la colère » des centaines de milliers de citoyens tunisiens à manifester dans les rues du pays contre le gouvernement de Ghannouchi et tant que nous n'aurons pas gain de cause, nous resterons dans les rues. (Voir la vidéo)


 

 

Un premier gouvernement de transition a été mis en place, avec pour Premier ministre monsieur Mohamed Ghannouchi. La nouvelle nous avait laissés perplexes dès le premier jour, perplexes malgré l'honnêteté apparente du Premier ministre, perplexes parce que même en supposant qu'il est honnête, la symbolique était sans appel ! Nous ne voulions pas du Premier ministre de l'ancien dictateur.

Un mouvement de contestation permanent

Un mouvement de contestation avait donc commencé à peine une semaine après le 14 janvier. Une caravane baptisée « Caravane de la liberté » avait quitté le gouvernorat de Sidi Bouzid le 22 janvier, annonçant le premier sit-in de la kasbah.

Pendant cinq jours, des manifestants venus de toute la Tunisie appelaient à la démission du Premier ministre et de son gouvernement.

Le 27 janvier, le Premier ministre a répondu au sit-in en nommant un nouveau gouvernement de transition constitué de plusieurs technocrates, certes « propres » mais sans aucune expérience de la politique et débarqués de pays européens où ils vivaient depuis des décennies et donc déconnectés de la réalité du pays.

Le lendemain, les manifestants restés sur place ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes, de matraques et de pierres. Le gouvernement avait annoncé ne pas avoir donné l'ordre d'évacuer la place de la kasbah et avait promis d'enquêter sur ce qui s'est passé.

Depuis, et même si le mouvement de contestation n'a jamais vraiment cessé, bon nombre de citoyens ont décidé de donner une chance à ce gouvernement de transition et à ces technocrates « propres », des citoyens surtout inquiets par rapport au devenir de la Tunisie sur un plan économique et sécuritaire. Des citoyens qui sont tout de même restés très vigilants.

Un gouvernement « incompétent »

Trois semaines après, le mouvement de contestation reprend de l'ampleur car le gouvernement ne cesse de prouver son incompétence et son inefficacité.

Le silence médiatique des chaînes de télévision et des radios nationales interpelle.

Les prises de décision du gouvernement de transition par rapport aux revendications sociales et salariales interpellent aussi car un gouvernement de transition n'est pas habilité à prendre de telles décisions.

L'absence de carnet de route des commissions d'enquête et de réformes politiques.

La non-dissolution du Parlement et de la Chambre des conseillers.

La crise sécuritaire du pays.

La non-transparence vis-à-vis des nouveaux partis.

La nomination de nouveaux gouverneurs et haut responsables d'institutions publiques ayant des liens directs avec l'ancien régime.

L'absence de réaction diplomatique face aux attaques directes du leader libyen Kadhafi lors de son premier discours.

L'absence de réaction diplomatique face au non-respect des journalistes tunisiens par l'ambassadeur français Boris Boillon.

Les visites des Américains dont Feltman, et les sénateurs John McCain et Joseph Lieberman.

L'inefficacité du gouvernement de transition en matière de rapatriement des ressortissants tunisiens bloqués en Libye.

Et la liste est encore longue…

 

Publié par : http://srv06.admin.over-blog.com/index.php?module=admin&action=publicationArticles:editPublication&ref_site=1&nlc__=751298670565

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 22:42

Cliquer pour écouter une entrevue avec une des journalistes : http://www.facebook.com/video/video.php?v=166371300080887&oid=179318045444263&comments

 

[ SVP, si vous avez plus d’informations écrivez-nous au thalasolidaire@yahoo.ca]

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 22:17

Après avoir pris le contrôle de la majeure partie des villes libyennes, les manifestants se dirigent vers Tripoli dans le but de faire tomber le régime, dont les sbires n’ont pas hésité hier à tirer sur la population après la prière du vendredi. Conscient de la gravité de la situation, Mouammar Kadhafi est apparu à la Place verte de Tripoli pour haranguer ses partisans.

Le colonel Kadhafi s’est de nouveau montré hier, en fin d’après-midi, appelant, du haut d’une grande bâtisse de la Place verte de Tripoli, ses partisans à combattre l’opposition. C’est une ultime tentative de reprendre le contrôle de la situation, alors que les manifestants ont entrepris de marcher sur la capitale. Kadhafi est apparu pendant cinq minutes pour galvaniser ses troupes en leur demandant de “sortir pour défendre la Libye”. Ceci étant, les manifestants, qui avaient prévu de se rassembler sur la Place verte à Tripoli, après la grande prière du vendredi, ont été pris pour cible par les forces de sécurité libyennes déployées autour des mosquées de la capitale. Au moins cinq personnes ont été tuées lorsque les forces de sécurité libyennes ont ouvert le feu sur des manifestants dans le quartier de Djanzour, dans l’ouest de la capitale de la Libye.
Alors que certains rassemblements ont été dispersés, d’autres ont pu se tenir. “Les forces de Kadhafi tirent sur les manifestants à Djanzour (...) De cinq à sept manifestants semblent avoir été tués il y a un quart d’heure dans les manifestations à Djanzour”, a affirmé un témoin. Les combats ont commencé aux abords de Tripoli dès jeudi, mais les heurts signalés vendredi sont les premiers dans la capitale libyenne. Des sources concordantes assurent qu’une des bases militaires de Tripoli est désormais aux mains des insurgés. Par ailleurs, les opposants s’étaient attaqués à l’arme lourde à Zawiyah, située à 50 km de Tripoli, où des soldats de Mouammar Kadhafi ont ouvert le feu à l’arme automatique et détruit le minaret de la mosquée au missile anti-aérien. Ainsi, l’étau se resserrait vendredi, au onzième jour de l’insurrection contre le pouvoir du dirigeant Mouammar Kadhafi, pris entre l’opposition qui affirme avoir libéré l’est et des combats violents dans des villes de l’ouest.
L’annonce d’une aide de 400 dollars aux familles libyennes, ainsi que l’augmentation de 150% des salaires de certains fonctionnaires, n’ont apparemment eu aucun effet sur les Libyens plus que jamais déterminés à se débarrasser de leur “guide”. La ville de Misrata, tombée sous le contrôle des manifestants n’est qu’à 213 km de Tripoli. La troisième ville de Libye, a été désertée par les loyalistes au régime de Mouammar Kadhafi, même si des affrontements ont eu lieu sur une base aérienne. Des informations rapportées par les chaînes d’informations satellitaires affirment que plus de quarante mille manifestants de Tadjoura, située dans la banlieue de la capitale libyenne, se dirigent vers le centre de Tripoli pour acculer Kadhafi dans ses derniers retranchements et l’obliger à quitter le pouvoir.
Il est même question que de nombreuses tribus ont décidé d’en faire de même. Maintenant, il est clair que l’issue de la bataille de Tripoli dépend de l’efficacité du bataillon d’élite dirigé par son fils Khamis.
Cette brigade est considérée comme la plus performante des trois “unités de protection du régime”, constituées de 10 000 hommes au total, selon une source américaine. Ces bataillons sont les seules forces armées rattachées directement au “guide de la révolution”, tandis que le reste de l’armée est essentiellement composé d’appelés et subit une désertion massive, dit-on de même source. Si la brigade jouit d’un matériel récent et se montre plus déterminée que d’autres forces libyennes, les responsables américains ne savent pas à quel point elle s’est engagée dans les combats visant à maintenir Kadhafi au pouvoir.

 

 

Lien : http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=151406&titre=Libye%20:%20les%20manifestants%20marchent%20sur%20Tripoli

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 21:58

Le soir du 24 février en attendant le 25  ...

Le 25 février : plusieurs milliers de manifestants et le combat n'est pas terminé ...


 

 

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