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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 04:01

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Echec et … Mat pour Larayedh ? 

 

4 morts et 49 blessés, tous tunisiens. C’est le bilan définitif d’une journée de violences, qui était dédiée au soutien d’un Prophète et d’une religion, qui n’ont jamais prôné la violence. Toutes les TV du monde étaient là et les responsables de ces violences ont été photographiés sous toutes les coutures. Le temps en Tunisie n’est pourtant pas encore, au ministère de l’intérieur, à confondre et à arrêter les responsables. Les responsabilités, tout le monde politique tunisien les cherche actuellement ailleurs, dans les coulisses et derrière les bureaux des responsables. Aux morts, que Dieu ait leurs âmes. Aux Américains, excusez vos poulains de cette pagaille !

 

Il est pourtant nécessaire de faire quelques remarques à propos de ce qui s’est passé, après ces violences.


16-09-2012-19-58-01fd.jpg 

C’était attendu, tout était attendu !

 

Qui sème le vent récolte la tempête, disait le proverbe français. Le vent, il faut s’en rappeler, ce sont tout d’abord les députés d’Ennahdha à la Constituante qui l’ont semé avec leurs déclarations, jeudi dernier, dans l’enceinte même de la Constituante. Ce sont ensuite certains les imams dans leurs prêches du vendredi noir. Ce sont enfin les forces de l’ordre qui ont vu et laissé passer les hordes de salafistes et bandits des grands chemins, sur plusieurs kilomètres à pied, en vélomoteurs, en voiture et tout ce qui pouvait servir de moyen de transport.

 

Tout cela, la mobilisation, les appels à la violence et les manifestations, étaient pourtant prévus, depuis le jeudi 13 septembre. Les violences elles-mêmes étaient attendues et leurs auteurs, connus, presqu’attendus d’avance. Le ministre de l’intérieur, Ali Larayedh, avait évoqué sur la Watanya 1, la jonction entre salafistes et bandits de grands chemins. Et ce n’était pas la première fois.

 

Cela avait été vérifié lors de l’attaque du tribunal de Sedjoumi en juin dernier et les évènements qui l’avaient précédée. Ce n’était pas, non plus, la première fois que des salafistes se livraient impunément à des actes de violence, sans aucune suite judiciaire. Derrière cette impunité, pointent  les positions du parti au pouvoir, Ennahdha, vis-à-vis de toute la mouvance d’islamistes radicaux. Les dernières en date sont les réactions de Rached Ghannouchi, l’homme à la tête de tous les pouvoirs en Tunisie. S’exprimant, vendredi soir, à la télévision nationale Wataniya 1, le président du parti du mouvement Ennahdha  a exprimé qu’il sympathise avec les manifestants qui défendent l’honneur du prophète Mohamed. Il a ajouté que les musulmans ont le droit de protester et d’être en colère quand on porte offense au prophète. Intervenant ensuite sur les ondes d’Express FM, Rached Ghannouchi accuse des «intrus» de s’être infiltrés dans la manifestation et qui seraient à l’origine des dégâts engendrés. Quand bien même aucune photo ne montrerait un salafiste ou un manifestant s’opposer à ces intrus. Les photos administraient, au contraire, la preuve d’une complicité. Dans aucune déclaration, il n’avait mis en cause la mouvance islamiste radicale des salafistes.

 

Rached Ghannouchi, n’a apparemment pas changé, depuis son fameux discours du 30 août 1990, manifestement à Khartoum au Soudan.

 

 

On était deux jours après la symbolique du 11 septembre et ce qu’il disait, il y a 22 ans contre l’agression américaine contre l’Irak. «L’Etat qui agresse l’Irak exposera ses propres intérêts à la destruction partout dans le monde … » disait Rached Ghannouchi, avant d’ajouter que «celui  qui se met en ordre de bataille pour affronter les ennemis de l’islam, sera notre ami, et celui qui se met au service des ennemis de l’islam sera notre ennemi quels qu’en soient le statut et les slogans qu’il scande…. Allez-y de l’avant sans discontinuer et mettez le feu aux poudres de la guerre contre le juggernaut (force destructrice irrésistible) conduit par les Américains aujourd’hui partout dans le monde».


Ceux qui ont entendu ces paroles, ceux qui l’entendent toujours, l’ont-ils oubliées et pourraient-ils croire un jour que le leader du parti qui gouverne la Tunisie où ils se trouvent, peut un jour être d’accord pour qu’on les accuse de quelque chose ?


Ali Larayedh, coupable ou bouc émissaire ? Partira ou partira pas ?


Des questions se posent aussi au sujet du comportement des forces de l’ordre qui savaient, à l’instar  toute la Tunisie, au lendemain du jeudi et juste après la prière  du vendredi. Autant de questions sur le  comportement de ces mêmes forces de l’ordre sur le terrain, débordées, incapable de contenir de simples «intrus» comme les nommait Rached Ghannouchi, sur les instructions qui leur ont été données ou qui ne leur ont pas été données.

 

Ce n’est pourtant pas la première fois que Ali Larayedh faisait l’objet de critiques pour sa gestion des manifestations. Il est entendu à la Constituante et même poursuivi en justice, depuis avril dernier. Sa gestion des manifestations du 9 avril dernier fait toujours polémique et la Tunisie attend toujours le fameux rapport de commissions qui ne se sont pas constituées. Il débutera aussi le mois de mai 2012, sur des charbons ardents. En juin, c’est l’attaque d’établissements de souveraineté à Jendouba et en août, ce sont les évènements de Sidi Bouzid. Jamais Larayedh n’a été condamné  par son camp, Ennahdha, qui l’a toujours soutenu. Les choses semblent changer, depuis l’affaire de l’ambassade US à Tunis.

 

On commence avec le patron, Rached Ghannouchi qui s’interrogé sur la Watanya 1, sur les raisons pour lesquelles les forces de l’ordre n’ont pas su protéger le rassemblement comme il se devait, alors qu’il était prévu, depuis plusieurs jours. C’est ensuite le SG du CPR, Mohamed Abbou qui condamne, sur les colonnes d’Al Maghreb, la faiblesse du rendement des forces de sécurité. Et enfin Mohamed Hamdi, du courant réformiste, qui demande carrément la démission du ministre de l’Intérieur.

 

Ce dernier, sera en effet, une seconde fois entendu par l’Assemblée Constituante. Mais, notons cette toute petite information rapportée, ce dimanche 16 septembre 2012, par le quotidien El Maghreb. «Lors de discussions consultatives entre représentants de différents groupes parlementaires à propos des évènements de l’ambassade US, les représentants des différents groupes ont été unanimes à dire qu’ils ne demanderont pas [devant la Constituante] le départ de Larayedh, car son remplaçant à la tête du ministère de l’Intérieur [portefeuille revenant à Ennahdha dans le partage des ministères] ne  pourrait  faire montre d’autant de mansuétude[ ndlr : à l’égard des salafistes et des manifestants]» !

 

On se demanderait encore une fois si toutes ces déclarations, toutes les audiences, ne sont pas du simple cinéma et si Larayedh ne serait pas un simple bouc émissaire, au cas où il faudrait désigner  un coupable, pour des dépassements qui pourraient être même voulus ? A moins que tout cela, ne soit une simple excuse, pour passer sans contestation, la loi sur la protection du sacré dans la nouvelle Constitution, une proposition d'Ennahdha qui avait soulevé une large vague de contestations et de protestation !  

Khaled Boumiza africanmanager

 

 

 

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Ghannouchi remet sur le tapis le projet de loi incriminant l'atteinte au sacré 

 

 

 

Le président d’Ennahdha a profité, hier, des attaques contre l’ambassade des Etats-Unis à Tunis par des éléments salafistes pour écumer les médias et plaider pour… la loi incriminant le sacré.

 

Plus opportuniste que lui, tu meurs! Rached Ghannouchi a profité des événements douloureux dont Tunis a été le théâtre vendredi après midi pour… faire de la propagande politique pour son parti.

 

On ne s’attardera pas sur ses justifications à peine déguisées des attaques contre l’ambassade: «Notre nation est agressée par des parties qui font commerce des attaques contre l’islam. Ces attaques ont atteint le prophète des musulmans. Et c’est le droit des musulmans de défendre leur prophète» (interview sur Watania 1) ou encore: «Il y a des causes à ces violences: 1,5 milliard de musulmans ont senti que leur religion a été agressée. Il existe aujourd’hui une industrie dans le monde qui consiste à piétiner la religion des musulmans et à inciter à la haine entre les religions» (interview sur Express FM).

 

Là où vraiment le bât blesse c’est lorsque le chef du parti islamiste Ennahdha (au pouvoir) profite des micros et plateaux qui lui sont généreusement offerts pour faire la promotion du projet de loi présenté par son parti à l’Assemblée nationale constituante (Anc) relatif à l’incrimination du sacré.

 

«La liberté d’expression ne permet pas l’atteinte au sacré. Quand une loi en ce sens a été présentée (par des députés d’Ennahdha, Ndlr) à l’Assemblée constituante, il y a eu une levée de bouclier de la part de certaines parties. Il faut que les Nations unies adoptent une loi incriminant l’atteinte au sacré» (interview sur Watania1); ou encore : «Il n’y a pas de loi pour protéger le sacré. Quand une loi en ce sens a été présentée devant la Constituante, les laïcs se sont élevés contre cette loiMme Hillary Clinton a dit qu’il n’y a pas de lois au Etats-Unis(incriminant l’atteinte au sacré, Ndlr). Ce n’est pas normal» (interview sur Express FM).

 

On ne s’étonnera pas de voir les élus d’Ennahdha revenir à la charge, dans les prochains jours, pour remettre sur la table leur projet de loi sur l’atteinte au sacré. Ils exigeront peut-être que cette interdiction soit inscrite dans la prochaine constitution.

 

On ne s’étonnera pas, non plus de voir, Rafik Abdessalem, ministre des Affaires étrangères, proposer, dans le sillage du Guide suprême, son beau-père Rached Ghannouchi, aux Nations unies, au nom de la Tunisie, un  projet de loi incriminant l’atteinte au sacré.

Imed Bahri kapitalis

 

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Le salafiste Mohamed Bakhti arrêté ?!

 

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Nous croyons savoir que Mohamed Bakhti, le salafiste impliqué dans les attaques de Soliman en 2006 et le chef des étudiants salafistes qui avaient revendiqué le port du niqab à la faculté de Manouba, l'année dernière, vient d'être arrêté par la brigade anti-terroriste. 

 

 

En effet, c'est suite à une descente chez Bakhti que la BAT l'aurait arrêté et emmené pour interrogatoire.

 Cette opération s'inscrit dans le cadre d'une grande rafle dont le but est d'arrêter les leaders salafistes qui seraient derrière les événements tragiques contre l'Ambassade américaine en Tunisie, vendredi 14 septembre 2012 et qui ont engendré 4 morts et de nombreux blessés. Éventements qui ont fait que la Tunsie soit désormais cataloguée comme pays à haut risque, au même titre que le Soudan. espacemanager


 

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Arrestation d'un leader salafiste


     

Abou Ayoub (recherché)                      Abou Iyadh  (recherché)

 

Le salafiste Mohamed Bakhti a été appréhendé par les forces de la brigade anti terroriste samedi soir dans sa région natale du côté de Zaghouan, au sud de la capitale tunisienne, a-t-on appris dimanche sur le site Tunisienumérique.

 

Mohamed Bakhti a été longuement interrogé par les services de la police judicaire d' El Gorjani, puis transféré en état d' arrestation au centre de détention préventive de Bouchoucha.

 

Mohamed Bakhti aurait été aperçu aux premiers rangs de la manifestation de vendredi devant l' ambassade américaine. Les policiers seraient en possession d' éléments l' incriminant directement dans l' organisation de la manifestation et son " dérapage" en diffusant dans les rangs des assaillants les appels à la violence, selon la même source.

 

En outre, Abou Iyadh et Abou Ayoub, figures de proue du jihadisme salafiste en Tunisie, ont jusqu' à présent, pu passer à travers les mailles de la police. Ils sont activement recherchés par tous les services de police tunisienne, pour leur présumée participation aux émeutes devant l' ambassade américaine à Tunis. french.cri.cn

 

 

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Abou Iyadh, assistait à l’enterrement au Djellaz ?


 

djellaz.jpgSelon Shems FM, Abou Iyadh, supposé être l’homme le plus recherché par la police tunisienne, a assisté à un enterrement ce dimanche après midi au cimetière du Djellaz.

Pourtant la présence policière y était assez forte depuis le matin.

Abou Iyadh aurait pu repartir après l’enterrement escorté par un groupe de salafistes, sans être inquiété !

Il aurait même été aperçu hier soir à la cité Ettadhamen, assister à une veille funèbre d’une des victimes de l’attaque de l’ambassade américaine. Il semble défier les forces de police de l’appréhender dans des cortèges funèbres et parmi ses “fidèles” avec ce que cela pourrait engendrer comme dégâts. tunisienumerique

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Pour plus d'informations à ce sujet, cliquer  : Abou Yadh assite aux funérailles de l'une des victimes des affrontements de l'ambassadde US

 

 

 

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La semaine de la honte et de l’absurde


 

BN7648manifesationambassadeUS.jpg

Viols, torture ayant entrainé la mort, falsifications de documents, falsification du drapeau tunisien, naufrage des immigrés clandestins, mariages collectifs, émeutes sanglantes, débats sur le sacré, violation de l’ambassade des Etats-Unis, incendies, menace d’application de la peine de mort, fausse extradition-expulsion-éloignement, journaliste percuté par la voiture de son directeur général, mausolée de Bourguiba saccagé… les événements qui se sont produits cette semaines se suivent et ne se ressemblent pas.

La gravité de la situation n’a d’égale, elle, que l’absurdité des réactions qui s’en sont suivies… Retour sur une semaine mouvementée en Tunisie. 

 

Dimanche dernier, le président de la République tunisienne, offrait une interview à nos confrères du Figaro. S’il mettait en garde, du bout des lèvres, ses alliés islamistes de toute tentation autoritaire, Moncef Marzouki regrettait l’image faussée donnée par les médias tunisiens et étrangers, de la situation du pays, les accusant d’exagérer les faits, les uns en caricaturant la situation, les autres parce qu’ils étaient partisans de l’ancien régime. Il est vrai que certains faits ont presque été passés sous silence, ou d’autres minimisés, et il convient ici de les rappeler.

 

La semaine dernière, une jeune fille sortant d’une soirée, dans la banlieue Nord de la capitale, est arrêtée par les policiers, en compagnie d’un ami. Le surlendemain, Radhia Nasraoui, s’indignait sur Nessma TV du viol de cette jeune fille par ces mêmes policiers qui l’avaient contrôlée. C’est alors que le ministère de l’Intérieur émet un communiqué pour affirmer que les suspects du viol ont été arrêtés. Il s’agit là d’un précédent positif dans le sens où les autorités avaient rarement pris leurs responsabilités quant aux dérives policières constatées, que ce soit avant ou après la révolution. Mais c’était sans compter une nouvelle « maladresse » du ministère de l’Intérieur qui, par l’intermédiaire de son porte-parole, a jugé nécessaire de préciser que la victime du viol avait été trouvée dans une « position immorale », avec son compagnon… le porte-parole aura beau souligner que cela ne justifiait en rien le viol, le mal est fait. 

 

Pendant ce temps, l’enquête se poursuit concernant le jeune homme tué dans un poste de police, suite aux tortures qui lui ont été infligées. Rached Ghannouchi nous assurera que ce sont des choses qui arrivent et que les policiers ne sont pas censés être des enfants de chœur… ils doivent traiter avec des criminels ! Pourquoi donc dénoncer la torture sous la dictature, si ce sont des choses qui peuvent arriver en démocratie, sous un gouvernement légitime ?

 

Toujours en fin de semaine dernière, nous apprenons, par l’intermédiaire de médias étrangers, qu’une embarcation de plus d’une centaine de clandestins tunisiens a fait naufrage au large des côtes de Lampedusa. Le drame humain n’est pas encore parvenu aux oreilles du gouvernement, trop occupé par les préparatifs d’un mariage collectif prévu le lendemain. La fête réunit plusieurs ministres, dont les principaux intéressés, le chef du gouvernement et le ministre des Affaires étrangères. Ce dernier, peut-être pas tout à fait reposé de la fête du samedi soir, affirmera que deux cadavres ont malheureusement été repêchés… en état de décès. Suivent des visites de courtoisie, en Italie, de membres du gouvernement et de l’opposition, dont il ne ressortira, pour le moment, rien de concret. 

 

Dans le même temps, Moncef Marzouki est à Doha pour un séminaire sur la restitution des avoirs aux pays du « printemps arabe ». A peine débarqué que la présidence de la République publie un communiqué, faisant état de l’éloignement de Sakher El Materi, suite aux négociations avec « nos amis qataris ». Un « éloignement » présenté comme une première victoire et la présidence ne manquant pas de remercier chaleureusement l’Emir du Qatar pour ce geste. D’éloignement en expulsion, il s’avèrera, par la suite, que les responsables qataris ne sont pas au fait de cette « décision » et que Sakher El Materi ne se trouvant pas au Qatar depuis plusieurs jours, il n’était pas question de parler d’expulsion.

Qu’à cela ne tienne, après avoir réussi à expulser l’ambassadeur syrien inexistant des terres tunisiennes, Moncef Marzouki a réussi l’exploit d’expulser Sakher El Materi, de son propre gré, des terres qataries. A supposer que le fait que le gendre de l’ancien président se trouve au Qatar, à Dubaï ou ailleurs (sauf en Tunisie) soit une quelconque victoire. Interpol se chargera du reste, se rassure le président de la République. Un effet d’annonce sur fond de manipulation médiatique ? Non ce sont les médias qui déforment les faits, si l’on en croit Marzouki. La « Bonté divine ! » était de circonstance, pour les remettre en place…

 

Toujours au même moment, l’ANC fait sa rentrée des classes en séance plénière. Des lois devaient être votées et des ministres interrogés. Mais le premier jour (comme les autres, dans ce cas précis), les écoliers n’ont pas la tête à travailler. C’est Maya Jribi qui tirera la première rafale. En défenseure de la veuve et de l’orphelin, elle exige que l’ordre du jour soit modifié pour évoquer les Tunisiens naufragés.

Les séances d’indignation de l’Assemblée constituante n’ont jamais débouché sur quelque chose de concret ? Qu’à cela ne tienne, il faut s’indigner, et devant les caméras, si possible. Une tentative échouée, Ben Jaâfar tient bon puis laisse sa place à Meherzia Laâbidi qui aura moins de chance. En cause, cette fois, un document de projet de loi falsifié. « République bananière », « méthodes de l’ancien régime », les accusations fusent et la séance s’achève. Le lendemain, munie de son communiqué, Mme Laâbidi affirme détenir les preuves de la validité du document, malgré la dénonciation des élus présents dans la commission. Dans le même temps, la vice-présidente de l’ANC profitera de l’occasion pour amener des précisions au sujet de la mise à sac du mausolée d’Habib Bourguiba : « Le salafiste voulait déposer des fleurs sur sa tombe » ! Mme Laâbidi ayant donné son verdict, les deux affaires peuvent être closes. 

 

En fin de semaine, les événements s’accélèrent. La polémique d’un semblant de film de série B, dont des extraits sont diffusés sur internet, enfle en Tunisie. Al Joumhouri ne veut pas être à la traine, en appelant à manifester, tout comme les salafistes, contre l’offense faite au Prophète. Des émeutes ont déjà eu lieu devant l’ambassade des Etats-Unis. Le lendemain, une journée calme, en attendant le vendredi de la colère.

Un journaliste se retrouve sur le capot de la voiture du directeur général de Dar Assabah qu’il veut voir démissionner. Le trajet de quelques centaines de mètres se terminera à l’hôpital pour le premier, au poste de police pour le second… qui portera plainte contre le journaliste. L’ordre du jour de l’Assemblée constituante est tout trouvé. 90% pour l’offense au Prophète et 10% pour Lotfi Touati et sa « tentative d’éloigner le journaliste qui s’est jeté sur son capot ». Les huissiers et autres lois se rapportant à la finance peuvent bien attendre. Nous assisterons alors à un déferlement d’indignations contre un film inconnu d’un réalisateur inconnu.

Les députés de la majorité, comme de l’opposition, se succèderont pour prouver tout l’amour qu’ils vouent au Prophète et à l’Islam et pour réaffirmer au peuple à quel point ils sont attachés aux valeurs islamiques. Certains en profiteront pour remettre sur la table la nécessité d’une loi incriminant l’atteinte au sacré, laquelle loi devant être contraignante pour les Etats-Unis ! (sic) Un des élus du peuple trouvera également le moyen de justifier le meurtre de l’ambassadeur américain en Libye, les Etats-Unis n’avaient qu’à interdire le film ! (re-sic) 

 

Le même jour, Mohamed Abbou vante les mérites du code pénal, précisément les lois qui servaient à museler l’opposition. Grand pourfendeur des droits de l’Homme, M. Abbou voulait certainement rappeler « innocemment » ce que prévoit la loi pour ceux qui voudraient renverser le régime après le 23 octobre. La sentence, dit-il, est la peine de mort. En Tunisie, il s’agit, précisément, de mort par pendaison. 
 

Béji Caïd Essebsi serait lui-même concerné par la sentence, selon les déclarations de plusieurs responsables du Mouvement Nida Tounes, une menace qui devrait être orchestrée par un membre du gouvernement et exécutée avant le 23 octobre. Accusations que le gouvernement conteste et que Lotfi Zitoun, principal théoricien du complot en Tunisie, rejette, faute de preuves.

 

Auparavant, il y eut le vendredi de la colère. Celui du « gâchis », comme l’a qualifié un journaliste présent sur les lieux. Une ambassade violée, des bâtiments incendiés, du matériel volé, des forces de l’ordre « dépassées » et surtout des vies perdues. Alors que Rached Ghannouchi fait comprendre à Hillary Clinton que les Etats-Unis devraient voter une loi protégeant le sacré, que Mustapha Ben Jaâfar mène l'enquête pour savoir qui a remplacé l'étoile du drapeau tunisien par une étoile à six branches et que Hamadi Jebali est aux abonnés absents, le responsable de l’école américaine accuse les autorités et la lenteur avec laquelle les forces de l’ordre et la protection civile sont arrivées sur place. Washington prend sa décision : rapatrier son personnel et conseiller à ses ressortissants de quitter la Tunisie. La sentence est tombée.  

Monia Ben Hamadi businessnews

 

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 03:58

Souffrance et désespoir ...

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Naufrage en Méditerranée : les familles dénoncent l'inertie de la Tunisie et de l'Europe

Les associations réclament une commission d'enquête sur le naufrage de Lampedusa, où une cinquantaine de migrants tunisiens ont disparu.

Image transmise par les gardes-côtes italiens les montrant en train de secourir des immigrants au large de Lampedusa, le 18 août.

Image transmise par les gardes-côtes italiens les montrant en train de secourir des immigrants au large de Lampedusa, le 18 août. © AP/Sipa

"Il faut cesser ce massacre !" Amor ne mâche pas ses mots. Place du 14-Janvier, à Tunis, jeudi 13 septembre, il proteste avec plusieurs autres familles pour demander des réponses sur les disparitions des harragas, ces émigrés qui embarquent sur des bateaux de fortune pour gagner irrégulièrement l'Europe. L'an dernier, son fils de 17 ans est parti. Il n'a jamais rejoint l'Italie. "Je n'étais pas d'accord. Je connais la France, je sais qu'il n'y a rien là-bas. Notre situation sociale n'est pas enviable, mais elle n'est pas médiocre non plus. Celui qui organisait l'opération a menti à ces jeunes. Il faut que cela s'arrête", lance ce père désormais président de l'Association des familles victimes de l'émigration clandestine.

 

La marche, organisée par le Forum des droits économiques et sociaux, devait se diriger vers la place des Droits de l'homme, située avenue Mohamed-V. Mais les familles, les portraits de leurs enfants entre les mains, en ont décidé autrement. Direction avenue Habib-Bourguiba. Puis l'ambassade d'Italie. Cris, pleurs, la police essaie de les dissuader. Rien à faire. Un cordon de sécurité se met en place.

Zones d'ombre

"Ces parents ont raison ! lance un jeune aux abords de la marche. Il a fallu que des jeunes brûlent des pneus pour que le gouvernement publie la liste des noms des rescapés (du naufrage de la nuit du 6 au 7 septembre, NDLR). S'ils font plus de bruit, peut-être que le gouvernement bougera." Le 10 septembre, dans la ville d'El Fahs, située à une soixantaine de kilomètres de Tunis, des échauffourées ont éclaté. Le commissariat mais aussi le poste de la garde nationale ont été incendiés, selon l'agence de presse tunisienne.

 

Le silence du gouvernement tunisien face au naufrage, qui a fait des dizaines de disparus, commençait à devenir pesant et les familles demandaient des explications. Une liste des 56 rescapés a été rendue publique le lendemain par le ministère des Affaires étrangères. Liste pourtant datée du 7 septembre. Le secrétaire d'État aux Migrations, Houcine Jaziri, et le ministre tunisien des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, se sont rendus sur place. 

 

Plus d'une centaine de Tunisiens seraient partis le 6 septembre depuis Sfax pour parcourir les 225 kilomètres qui séparent la seconde ville du pays de l'île italienne Lampedusa. "On ne sait pas combien ils étaient sur le bateau. Les témoignages ne concordent pas. Certains évoquent 120 personnes, d'autres 136. Les noms non plus ne correspondent pas. On n'est même pas sûrs qu'il n'y avait qu'un bateau", explique Karima Souid, députée et assesseur auprès du président de l'Assemblée constituante. 

 

Elle est l'une des cinq membres de la délégation mise en place, le 12 septembre, par l'Assemblée nationale constituante tunisienne chargée de suivre le dossier de ce naufrage. "Ce problème n'est pas nouveau, mais, là, il s'agit du drame de trop. C'est un drame national et la responsabilité est collective. Ce n'est pas la faute du gouvernement", estime la députée, qui regrette notamment que les Tunisiens arrivés la semaine dernière sur les côtes italiennes aient donné "de fausses identités" de peur d'être renvoyés en Tunisie. "Du coup, les noms ne correspondent pas aux fichiers."

Lourd dispositif de surveillance

Les associations demandent la mise en place d'une commission d'enquête civile pour faire la lumière sur ce naufrage, mais aussi sur les disparitions des Tunisiens depuis plus d'un an et demi. Pour la députée, "il n'y a pas lieu de créer une commission d'enquête puisque c'est sur le sol italien". Elle concède que les autorités tunisiennes et italiennes doivent travailler de concert, mais explique que c'est le cas. De fait, en octobre, la Tunisie et l'Italie devraient se rencontrer afin d'établir un projet bilatéral visant à renforcer la sécurité côtière.

 

Un projet que dénonce le réseau Boat4People, qui milite pour une approche moins policière de la migration. Après avoir réussi à récupérer les coordonnées du naufrage, les activistes de Boat4People ont constaté que l'embarcation était couverte par un réseau GSM (téléphone portable) et des radars italiens. Elle était également dans la zone de recherche et de secours italienne, celle de contrôle des carabiniers et celle des gardes des finances, mais aussi dans une zone bénéficiant de l'appui aérien de Frontex, l'agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures. "Cela fait six dispositifs qui permettent de repérer un bateau qui coule. Si les pays européens avaient la volonté de secourir les migrants, ils pourraient être plus efficaces", dénonce Nicanor Haon, coordinateur de projet au sein du réseau, qui évoque "une politique du rejet des émigrés, surtout depuis la révolution (tunisienne, NDLR)". lepoint

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Lampedusa : Arrestation du capitaine de l’embarcation et de son adjoint

 

Le chef de la police du département d'Agrigente en Italie, a annoncé, vendredi 14 septembre 2012, l'arrestation de deux émigrés parmi les rescapés tunisiens du naufrage de l'embarcation clandestine survenu la semaine dernière au large de l'île de Lampedusa. Ces arrestations interviennent suite à l'enquête des autorités sécuritaires italiennes et aux déclarations de six rescapés désignant les deux individus comme étant le capitaine de l'embarcation et son adjoint.
 

Un responsable de la ville de Lampedusa a fait savoir, lors d'une séance de travail avec le ministre des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, que 40 parmi les rescapés ont été retrouvés sur l'île rocheuse de Lampione, tandis que les autres ont été secourus au large.
« Les premiers appels de détresse ont été émis par un homme et une femme parlant parfaitement la langue italienne et dont les informations sur le nombre des passagers étaient contradictoires », a-t-il ajouté, précisant que le corps de cette femme, Ines Ben Ahmed Khériss, née le 5 janvier 1981, a été récupéré en mer.

Les responsables italiens ont, également, fait part de leur détermination à poursuivre les recherches des personnes portées disparues.

 
Le ministre des Affaires étrangères s'est rendu au centre d'hébergement des émigrés de Lampedusa où il s'est informé auprès des rescapés des circonstances de la catastrophe et des conditions d'accueil au sein du centre.
Rafik Abdessalem avait auparavant souligné que ces vagues d'émigration clandestines ne doivent pas entraver les relations amicales, bien établies, entre les deux pays.

 
Le centre d'hébergement de Lampedusa compte 82 émigrés clandestins de nationalité tunisienne dont les 54 rescapés du dernier naufrage. Les autres sont arrivés sur l'île le 8 et le 9 septembre courant. businessnews
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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 02:15

Témoignages

 

 

 

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Les forces de l’ordre effectuent une descente au domicile d’Abou Yad

 

Selon les déclarations du porte-parole du ministère de l’Intérieur, sur les ondes de Shems Fm, vendredi 14 septembre 2012, les forces de l’ordre ont effectué une descente au domicile du leader des salafistes jihadistes, Seif Allah Ibn Hussein, plus connu sous le nom d’Abou Iyadh. Ce dernier n’a pas été arrêté et est actuellement en fuite. 


Cette intervention survient suite aux actes de violences perpétrées contre l’ambassade des Etats-Unis à Tunis impliquant des groupes appartenant à la mouvance salafiste. businessnews

 

 

 

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اختفاء أبو عياض التونسي في ظلّ ملاحقة أمنية

 
 

قامت قوات أمنية بمداهمة منزل القيادي في السلفية الجهادية المعروف باسم أبو عياض التونسي على خلفية التحقيق معه في الاشتباكات التي اندلعت أمام السفارة الأمريكية بالعاصمة مع المحتجين السلفيين على خلفية الفيلم المسيء للنبي محمد عليه الصلاة والسلام.

 

ولم تعلن وزارة الداخلية إلى حدّ كتابة هذه الأسطر عن القبض على أبو عياض التونسي، الذي اختفى قبل قدوم القوات الأمنية التي تطارده.

 

يشار إلى أنّ أبو عياض كان قد هدد في مرات سابقة وزير الداخلية علي لعريض بالتزام حدوده، على خلفية اعتقالات وقعت في صفوف السلفيين بسبب أعمال عنف نشبت نتيجة نشر صور اعتبرت مسيئة للإسلام بقصر العبدلية بالمرسى.almasdar.t

 

 

 

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Attaque contre l'ambassade des USA en Tunisie: un chef salafiste recherché

 

Le ministère tunisien de l'Intérieur a menacé samedi de punir toutes les personnes impliquées dans l'attaque de l'ambassade américaine vendredi, alors que le chef d'un groupe salafiste jihadiste était recherché par la police.

 

"Toute personne impliquée de près ou de loin dans les événements (...) devant l’ambassade américaine à Tunis sera punie", a déclaré le porte-parole de la sûreté nationale Mohamed Ali Aroui.

 

Il était interrogé sur Mosaïque FM sur une descente de la police au domicile de Seif Allah Ibn Hussein (alias Abou Iyadh) chef du courant "Ansar al-charia" (Partisans de la charia).

 

M. Aroui est resté évasif mais un des partisans d'Abou Iyadh a confirmé cette descente en banlieue de Tunis.

 

"La police est venue vendredi soir au domicile d'Abou Iyadh, mais il n'a pas été arrêté parce qu'il ne s'y trouvait pas", a indiqué à l'AFP ce militant parlant sous couvert d'anonymat.

 

Des escarmouches ont par ailleurs opposé samedi des jeunes à la Cité Ettadhamen, un bastion salafiste en banlieue ouest de Tunis, a indiqué un témoin à l'AFP.

 

Des jeunes "s'en sont pris à coups de pierres à des salafistes (...) qui ont pris la fuite" selon un habitant.

 

Des bus ont été endommagés et la circulation s'est momentanément arrêtée, la police a patrouillé sans intervenir, selon la même source.

 

Le ministre de l'Intérieur Ali Larayedh, membre du parti islamiste Ennahda qui dirige le gouvernement, a de son côté dénoncé l'existence de "groupes qui ont incité à la violence et au pillage, profitant de la colère" provoquée par un film anti-islam.

 

Selon lui, "ces groupes se servent des jeunes pour tenter d'imposer par la force un projet de société (...) rejetant les lois et les institutions".

 

L'opposition et des ONG accusent régulièrement le gouvernement de complaisance envers la violence salafiste.

 

Quatre personnes ont été tuées vendredi lors des affrontements entre manifestants et forces de sécurité aux abords de l'ambassade américaine à Tunis.

 

Les manifestants, issus en majorité de la mouvance salafiste, protestaient contre un film islamophobe réalisé aux Etats-Unis. Certains ont réussi à pénétrer dans l'enceinte de l'ambassade, incendiant et saccageant l'école américaine proche. quebec.huffingtonpos

 

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 19:52

La déclaration de Lazhar Akremi au Shems Fm


 

 

 

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Qui projette de tuer Béji Caïed Essebsi ?


 

Akremi ancien ministre de l’équipe BCE, et membre fondateur de Nidaa Tounes lance une « bombe » aujourd’hui sur les ondes de Shems FM.

Mr Akremi nous a confirmé lors d’un entretien téléphonique avec la salle de rédaction de TunisieNumerique, qu’il y a actuellement un complot en cours en vue d’assassiner Béji Caïed Essebsi !

Il serait en possession d’informations crédibles parvenues à certains « amis de la Tunisie à l’étranger », concernant un complot qui se trame contre la personne de BCE. Il précise qu’il y aurait une personnalité du gouvernement actuel derrière ce complot, et que la responsabilité de cet acte lourd de conséquences serait mise sur le compte de « groupes salafistes djihadistes ».

Lazhar Akremi rappelle que ces derniers jours, nous remarquons une multiplication des appels à l’éviction de BCE de la vie politique, ou carrément à son élimination physique.tunisienumerique

 

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Caid Essebsi visé par un assassinat selon Lazhar Akremi


Mohamed Lazhar Akremi, membre de Nidaa Tounes, a déclaré ce samedi 15 septembre, que des sources étrangères «amies» lui ont indiqué qu’une tentative d’assassinat visant Béji Caïd Essebsi avant le 23 octobre, était en cours de préparation. M. Akremi précise que selon sa source, les salafistes djihadistes seront désignés comme responsables.


Ces révélations explosives ont été faites sur les ondes de la radio Shems FM. M. Akremi, ancien ministre délégué chargé des réformes auprès du ministère de l’Intérieur, a par ailleurs précisé que selon ses «sources crédibles», l’opération serait même «supervisée par une personnalité du gouvernement». Des déclarations particulièrement graves, donc, dans un contexte sécuritaire déjà pour le moins troublé.


Mohamed Lazhar Akremi a rappelé que «les appels au meurtre de Béji Caïd Essebsi se sont multipliés au cours des dernières manifestations, et ce alors que la protection fournie à l'ex-Premier ministre lui a été enlevée il y a quelques mois». M. Lakremi a souligné que certains hebdomadaires relevant de personnalités notoirement corrompues ciblaient également Caïd Essebsi.


Mohamed Lazhar Akremi a averti que «la Cour Pénale Internationale reste disponible dans le cas où certains viseraient d’importantes personnalités tunisiennes». mag14

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 02:19

Choses vues à l'Ambassade US


ambassade us tunis,américains tunis,tunisie usa,berges du lac usJe suis arrivé à 14h30 et quelques à proximité de l'Ambassade Américaine située aux Berges du Lac, à une poignée de kilomètres de Tunis. Dès 13h27, à la sortie de la prière du vendredi, j'ai été alerté par les fidèles qui hurlaient "Allah Akbar". La police, présente en force dans la capitale, a laissé les militants salafistes prendre la direction de l'Ambassade US.Des camionnettes attendaient les fidèles pour les emmener sur les lieux. Les autres allaient à pieds. Aucune police ne les a stoppés net. A partir de 14h, une cinquantaine de manifestants s'ennuyait devant la représentation des Etats-Unis. Puis la foule est arrivée. 


Les salafistes, stratèges, ont rémunéré des adolescents - moyennant un casse-croûte, un billet de dix dinars - pour qu'ils soient en première ligne. J'ai vu des petits groupes d'ados dirigés par un adulte, leur fournissant pierres et slogans. La guérilla a alors commencé. Problème: des quatre murs de l'enceinte de l'Ambassade, un seul était gardé par la police: celui de l'entrée principale. Les assaillants ont alors mis le feu aux broussailles qui entourent le lieu. 


La police, en sous-nombre, s'est retrouvée déborder par un millier de salafistes, hommes & femmes. Les adolescents furent mis en boucliers par les chefs, ce qui empêchait la police d'agir par peur de tuer des quasi enfants. J'ai assisté à des scènes d'une violence jamais vue en Tunisie. L'Ambassade des Etats-Unis borde une deux fois quatre voies. La circulation a été bloquée par les salafistes, certains faisant la prière au milieu de la route pour "remercier Dieu qui leur donne du courage." Des drapeaux américains ont été brûlés en place publique avant que l'armée de salafiste, 1000/1500 selon certains colonels, entre dans l'Ambassade dont trois murs sur trois n'étaient pas surveillées. Le drapeau noir pirate des salafistes a alors remplacé le drapeau US. 


La violence à laquelle j'ai assisté ce jour n'a jamais existé en Tunisie. Et le peuple tunisien ne le digère pas. A quelques exceptions près. Ce soir, l'Ambassade américaine est un champ de ruines. 30 voitures ont été incendiés ainsi que les locaux techniques. La police, malgré l'absence d'ordre du Ministère de l'Intérieur, a fait passer le message aux manifestants que s'ils touchaient aux employés, ils emploieraient le tir à balles réelles. Les employés tunisiens et américains ont passé la journée dans une salle sécurisée. Ils ont été "exfiltré" vers 21h30.

 

Seul le Président de l'Assemblée Constituante s'est rendu sur place afin de présenter "ses excuses au peuple américain." Ennahdha n'a envoyé que le Ministre de la Justice. Le Ministre de l'Intérieur n'est pas venu, la police ne le souhaitant pas. 

 

A l'Ambassade, les dégâts sont mineurs. L'Ecole américaine située juste en face à été piller et brûler. A des salafistes à qui je demandais pourquoi brûler une école, on m'a répondu "Allah le veut". Désormais l'armée a pris place partout. La police a lutté à 150 contre 1000. Durant près de 5h dont "3h30" de guerilla absolue selon un colonel de la garde nationale. 

 

Désormais, la Tunisie est à la croisée des chemins. Ou le parti majoritaire, les islamistes d'Ennahdha acceptent de "punir" les salafistes. Ou non. Auquel cas, la Tunisie se révoltera. 

 

A demain, dès 9h devant ce qu'il reste de l'Ambassade américaine et son école (qui ferme ses portes définitivement). lewesternculturel

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Au moins deux morts dans l'attaque de l'ambassade américaine par des islamistes

 

Plusieurs centaines de manifestants ont pris d'assaut, dans l'après-midi du 14 septembre, l'ambassade américaine de Tunis, incendiant deux de ses bâtiments et hissant le drapeau noir des radicaux islamistes. Le bilan officiel provisoire des violences fait état de deux morts et vingt-huit blessés, dont deux dans un état critique.

Mis à jour à 20h03.


Malgré une surveillance renforcée et impressionnante autour de l'ambassade américaine de Tunis, environ un millier de salafistes en ont forcé l'entrée et mis le feu à deux de ses bâtiments, après avoir fait de même avec l'école américaine de Tunis. Une épaisse fumée noire était visible de l'extérieur. Les manifestants ont été jusqu'à hisser le drapeau noir sur un des mâts de la représentation diplomatique, à la place de la bannière étoilée. Les barbus n'étant armés que de bâtons et de pierre, on s'interroge à Tunis sur l'éventualité d'une collusion, au moins de fait, entre les forces de l'ordre et les salafistes. L'armée a commencé à intervenir, appuyée par trois chars, et des coups de feu retentissent.


Selon un premier bilan sprovisoire du ministère de la Santé, citée par l'agence officielle TAP, les violences ont fait au moins deux morts et vingt-huit blessés, dont deux sont dans un état critique. Vers 18 heures locales, la manifestation avait été finalement dispersée, après trois heures d'affrontements avec les forces de l'ordre.


Les islamistes entendaient protester contre un film anti-islam, Innocence of Muslims, qui a déja provoqué de nombreuses violences à travers le monde. Mardi 11 septembre, quatre fonctionnaires américains sont morts à Benghazi, en Libye, dont l'ambassadeur américain dans ce pays, Christopher Stevens. Jeuneafrique


Un reportage de Al-Jazira :


 

 

 

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Les infos ...

 

 

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Moncef Marzouki condamne les violences contre l’ambassade américaine

 

Suite aux derniers actes de violence survenus aujourd’hui, vendredi 14 septembre 2012, contre l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, Moncef Marzouki, président provisoire de la République prononce une allocution télévisée à l’égard du peuple tunisien dans laquelle il condamne ces « agissements inacceptables » et affirme qu’il était possible « de tolérer la colère des protestataires s'ils auraient manifesté de manière pacifique et dans le cadre de la loi... mais entreprendre des actes de destruction et de pillage, et tenter d'agresser les représentants d'un pays ami est fermement condamnable ». 


Il a souligné que l'atteinte à l'Islam et au prophète Mohamed (PSL) s'inscrit dans la cadre d'un dessein diabolique qui vise à attiser la haine entre les peuples. « Les Tunisiens doivent faire preuve de vigilance et ne pas tomber dans le piège tendu, aujourd'hui, aux manifestants qui ont été leurrés », a-t-il dit,  « dès lors qu'il existe parmi eux des forces anti-démocratiques qui s'acharnent, depuis des mois, à faire pression sur la société et l'Etat ».

 

Marzouki a ajouté que « les provocations de ces groupes de mouvance salafiste, ont franchi la ligne rouge et que le gouvernement est tenu d'assumer pleinement ses responsabilités pour faire face à ce danger imminent qui ne consiste pas seulement une menace pour les libertés et les droits des Tunisiens, mais également pour les relations internationales du pays et pour son image et ses intérêts ». 
Il a, d'un autre côté, assuré que le film islamophobe et offensant le prophète Mohamed (PSL) est un outrage dont l'auteur est « un lâche qui n'a pas le courage de dévoiler son identité ». Son acte « est intolérable et ne peut être justifié par l'exercice de la liberté d'opinion et d'expression ».

 

« Les incidents et les agressions sont inacceptables au vu de leurs répercussions sur les relations tuniso-américaines en particulier, et sur les relations entre le monde arabo-musulman, en général », a ajouté le président de la République provisoire.

 

Moncef Marzouki a déclare que lors d’un entretien téléphonique avec Hillary Clinton, le président provisoire de la République a assuré à la Secrétaire d’Etat américaine que les « Tunisiens ne faisaient pas l'amalgame entre les Etats-Unis et le film insultant l'Islam ».  Il s'est dit, par ailleurs, confiant que les responsables américains ne feront pas l'amalgame entre « les agissements irresponsables et injustifiés des manifestants et la position de principe du peuple tunisien qui n'a jamais été partie prenante dans le conflit des civilisations », annonçant qu'un recours international sera intenté contre l'auteur de cette offense en concertation avec les égyptiens frères.businessnews

 
 

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En Tunisie _ débat  : violences meurtrières à Tunis  

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En France _ débat : le film, les salafistes et la liberté d'expression

 

 

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Ne pas oublier l'essentiel...


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Ces ministres nahdhaouis passibles de sanctions pénales


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La corruption, les conflits d’intérêts, l’opacité et le trafic d’influence, représentent la facette la plus odieuse de l’ancien régime. Rien n’indique encore que le parti Ennahdha ait rompu avec ce passé-là.

 

Le réseau facebook et la presse indépendante (pour combien de temps encore?!), notamment numérique, se sont faits l’écho de révélations pour le moins troublantes  concernant le patrimoine, jusque-là jalousement dissimulé, des ministres nahdhaouis «issus de l’exil».

 

En effet, qu’il s’agisse de Lotfi Zitoun et Mohamed Ben Salem, de Riadh Bettaïeb et Houcine Jaziri, ou encore de Belgaçem Ferchichi et Ameur Lârayedh, pour ne citer que les cas les plus voyants, sont tous propriétaires (ne serait-ce qu’à titre d’associés) de sociétés civiles immobilières (Sci) et autres sociétés à responsabilité limitée (Sarl). La plupart d’entre eux en sont les gérants. Nous avions pu vérifier les renseignements, régulièrement mis à jour sur le site officiel  français «Infogreffe», et nous nous sommes assurés de la véracité des informations relayées par les médias tunisiens.

 

Moudjahidines du commerce et golden boys de l’exil


D’aucuns pourraient, non sans une particulière naïveté, réprouver la «divulgation», sur un ton dénonciateur, de pareilles informations, au motif qu’il s’agirait plutôt de «courageuxentrepreneurs» qui ont investi dans le pays de Vincent de Gournay [Marquis de Saint-Malo, qui a vécu au 18e siècle, et à qui l’on attribue la maxime «Laisser faire, laisser passer»], et qui ne font que récolter le fruit de leur «dur» labeur. Des moudjahidines du commerce en quelque sorte. N’est-ce pas là, en fait, une preuve «entrepreneuriale» louable qui justifierait amplement les charges ministérielles confiées à ces «golden boys de l’exil»?

 

Tel n’est cependant pas le cas  si l’on prenait la peine d’y regarder de plus près. Le problème, le vrai, n’est pas tant de savoir si ces «ministres de la république» avaient ou non le droit de faire du commerce et de s’en remplir plein les poches durant leur période d’exil, au cours de laquelle, soit dit en passant, ils avaient généreusement bénéficié de tous les services sociaux et humanitaires destinés à l’intégration des réfugiés politiques

(allocation temporaire, Rsi, transport, logement, regroupement familial, etc. http://www.immigration.gouv.fr/spip.php? page=dossiers_det_asi&numrubrique=361&numarticle=1730), mais plutôt de s’interroger sur les obligations qui découlent de l’occupation des charges ministérielles ou/et électives… dans un État de droit digne de ce nom.


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Riadh Bettaieb, ministre de l'Investissement et de la Coopération internationale.

Posséder des sociétés par dizaines, ou «seulement» au nombre de six, comme a cru bon le préciser, sans rire, le ministre de l’Agriculture, n’est nullement répréhensible en soi. Cependant, en taire (pour ne pas dire cacher) l’existence lorsqu’on est en charge d’une fonction ministérielle ou d’un mandat électif est, lui, constitutif d’un délit tombant, il va sans dire, sous le coup de la loi pénale.

 

L’intérêt public phagocyté par l’intérêt privé


Pourquoi en serait-il ainsi, dans un État de droit authentique?

Pour au moins trois raisons. La première se rapporterait au conflit d’intérêts. Un agent de l’Etat, quel qu’il soit (et les ministres se situent à son sommet), se doit de se consacrer entièrement et sans réserve au service de l’intérêt public. Etre gérant d’une société commerciale qui, par définition, recherche le  bénéfice et le profit particuliers, entre forcément en contradiction avec la mission de service public qu’est par excellence la fonction gouvernementale ou élective. On est membre du gouvernement de la «res publica» (littéralement la chose publique) comme on peut être représentant de la nation tout entière. De deux choses l’une: ou bien on poursuit un intérêt particulier et individualiste, ou bien on sert l’intérêt collectif. Les deux intérêts sont bien évidemment légitimes, mais ils sont loin d’être équivalents… encore moins cumulables. Verser dans le mélange «des genres» c’est pervertir l’un comme l’autre intérêt… pour finir le plus souvent par asservir l’un (devinez lequel!) au profit de l’autre. L’histoire ne cesse, en effet, de nous enseigner que cette «perversion» finit toujours par balancer du côté de l’intérêt privé… Mais, peut être, est-ce là justement le but recherché par Ennahdha.

 

La deuxième raison se rattache à une certaine éthique républicaine – qui n’est manifestement pas celle des dirigeants actuels de la Tunisie – soucieuse de préserver la chose publique des tiraillements privés. La concurrence, se situant au cœur même de la logique marchande et son corollaire l’ultra-individualisme, est bien distincte du principe de solidarité et de désintéressement, qui constituent l’essence de l’action publique. Si «l’égoïsme légitime» pourrait être la devise du secteur privé, l’altérité, elle, (voire même l’altruisme) anime «le secteur public» et doit guider en tout instant l’action de ses agents. Ce qui ne veut pas dire que l’Etat répugne à rechercher le «profit» lorsqu’il intervient en tant qu’agent économique, mais il s’agit d’un tout autre profit qui bénéficie, celui-ci, à la collectivité nationale dans son ensemble, et non à un seul individu ou une poignée d’investisseurs… Servir l’Etat cela suppose donc un certain état d’esprit, une certaine morale publique et une capacité au dévouement et au reniement de soi dans l’intérêt général, qui ne sont, hélas, pas à la portée de n’importe qui.


Deux «races» de Tunisiens résidents à l’étranger

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Lotfi Zitoun, conseiller politique auprès du chef du gouvernement.

Entre ces ministres qui se sont lancés à corps perdu notamment dans les spéculations immobilières, et qui ont, par conséquent, contribué à la flambée, on ne peut plus immorale, des loyers et du prix de la pierre dans la région parisienne, aggravant ainsi la difficulté d’accès au logement des plus démunis parmi les franciliens, et des personnalités connues de l’immigration, tels que Mohieddine Cherbib, Kamel Jendoubi, l’auteur du présent papier, Mousadak Gadhoumi, Tarek Ben Hiba, Abderrazak Horchani Bouazizi, Hédi (Ben Miled) Jilani, Khaled Abichou, Tarek Toukabri, Adel Thabet, Fatma Bouamaied, Khemaïs Ksila, Fathia Chaari, Najet Mizouni, Mohamed Hamrouni et bien d’autres encore dont il est difficile d’en dresser la liste exhaustive, qui se sont investis, leur vie durant, dans le domaine associatif (c’est-à-dire à but non lucratif) pour la défense des immigrés et des droits de l’homme en Tunisie… entre ces deux «races» de Tunisiens résidents à l’étranger, la différence est incommensurable!


D’ailleurs, l’ancien président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) l’a encore démontré, lui qui a fait don – dans un acte de générosité et de désintéressement exemplaire, que beaucoup de nos ministres feraient bien de méditer longuement – de l’intégralité de son indemnité perçue au titre de la présidence de l’Isie, au profit d’une association culturelle tunisienne.


Dans le même temps, le gouvernement d’Ennahdha s’agite de manière frénétique pour … «indemniser» ses «anciennes victimes de la répression»… et pour cause ! Il faut bien que les «Nahdhaouis» de l’étranger fassent pénitence et expient la «liberté d’entreprendre» dont ils ont joui, usé et abusé, dans les capitales européennes, auprès des leurs qui sont restés sur place et qui ont, outre la pauvreté et la misère, subi des traitements inhumains et dégradants.


Une république bananière en gestation


La troisième raison qui fait que le cumul, si jalousement dissimulé, entre d’une part les fonctions électives et gouvernementales, et d’autre part la gérance d’entreprises privées,  (qui plus est étrangères, rappelons-le) soit répréhensible, se rapporte à l’impératif de bonne gouvernance, toujours, nous ne le répèterons jamais assez, dans le cadre d’un État de droit qui se respecte.

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Mohamed Ben Salem, ministre de l'Agriculture.

La transparence se confond presque avec cet impératif, tant elle est nécessaire pour la gestion rationnelle de la chose publique. Les collusions frauduleuses, plus que courantes, entre le monde de la finance et celui de la politique (dont l’État) ne sont un secret pour personne. La gauche crédule en a fait les frais lors des élections de l’Assemblée nationale constituante (Anc). C’est pourquoi dans toutes les démocraties véritables, des règles intangibles et des garde-fous sont prévus pour éviter, ou du moins atténuer autant que faire se peut, les accointances et les influences réciproques. Parmi ces règles il y en a deux de majeures: celle du non-cumul, et celle de la déclaration sur l’honneur du patrimoine.


Les déclinaisons du non-cumul sont multiples. Celle qui nous intéresse plus particulièrement dans le contexte actuel concerne le cumul entre la fonction publique et les emplois privés. En effet, être ministre ou député, comme ce qui est le cas des «issus de l’exil», nécessite de consacrer tout son temps et toute son énergie à l’accomplissement des charges publiques considérées. Y associer, en même temps, la gérance ou l’administration d’une quelconque société (le cas notamment de H. Jaziri, M. Ben Salem, B. Fetchichi, k-bis à l’appui !) porte – forcément – gravement atteinte à cette règle d’exclusivité.


Même si la Tunisie, avec sa république bananière en gestation, se prête mal aux comparaisons, nous ne pouvons refréner l’envie de jeter un regard, ne serait-ce que furtif, du côté de la France, qui dispose d’un arsenal législatif et réglementaire très développé en la matière. Il est certes vrai que Sarkozy, en 2007, a élargi le champ des exceptions à la règle de non-cumul entre emplois publics et emplois privés, qui avait été introduite par Mitterrand en 1983 (loi du 13 juillet 1983), il n’en demeure pas moins que l’interdiction de cumuler une fonction ministérielle avec la gérance d’une entreprise privée n’a pas été remise en cause (article 25 de la loi précitée). Il n’en est pas autrement s’agissant de la députation: tout le chapitre IV du Code électorale, et notamment l’article L.O. (pour «loi organique») 146, leur est consacré. Le principe est ainsi clairement énoncé : «Sont incompatibles avec le mandat parlementaire les fonctions de chef d’entreprise (…) ou gérant…».


Des sanctions pénales, telles que celles prévues par l’article 432-12 du Code pénal (5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d'amende) donnent à cette interdiction tout le sérieux et la consistance qui lui sont inhérentes. Le Code du travail les rappellent (article 324-1, ancienne numérotation).


S’agissant de la déclaration sur l’honneur du patrimoine, elle est prévue (et sanctionnée) par les dispositions de l’article L.O. 135-1 du Code électoral qui accorde un délai de deux mois au député pour «déposer auprès de la Commission pour la transparence financière de la vie politique une déclaration certifiée sur l'’honneur exacte et sincère de sa situation patrimoniale…». Le fait de dissimuler en tout ou en partie le patrimoine, tout comme le fait de souscrire à une déclaration mensongère, expose le contrevenant à une amende de 30.000 €, outre «l’interdiction des droits civiques selon les modalités prévues à l'article 131-26 du code pénal, ainsi que de l'interdiction d'exercer une fonction publique».


Cette digression de droit comparé est amplement justifiée, compte tenu de ce que la plupart des ministres et députés visés par notre propos, ont longuement vécu en France (pour certains plus de 20 ans!) et se devaient, en conséquence, de connaître ce qui est permis de ce qui ne l’est pas, selon la loi du pays qui leur a généreusement offert refuge et assistance.


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Houcine Jaziri, secrétaire d'Etat chargé de l'Emigration.


Cependant, les «issus de l’exil» ne semblent pas vouloir prendre exemple sur une pratique plus évoluée que la nôtre. Ils ont choisi, en pleine connaissance de cause, de se référer à la législation anté-révolutionnaire qui, comme tout un chacun le sait, est précisément l’exemple à ne pas suivre. La corruption, les conflits d’intérêts, l’opacité et le trafic d’influence, ne représentent-ils pas la facette la plus odieuse de l’ancien régime, contre laquelle les Tunisiens se sont révoltés ?


S’agripper à cette législation scélérate pour justifier la non-déclaration de patrimoine par les ministres, comme le fait de manière clownesque le porte-parole d’Ennahdha, n’est susceptible d’être interprété que dans un seul sens: ce parti au pouvoir, quoi qu’en disent ses leaders «religieusement bien inspirés», n’est qu’un succédané de celui qu’il a supplanté.

Houcine Bardi kapitalis

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 04:10

Le chef d'un groupe de presse percute un journaliste en voiture


Le directeur d'un groupe de presse, en conflit avec ses rédactions, a percuté en voiture un de ses journalistes, a indiqué jeudi le ministère de l'Intérieur, et un témoin assure que le reporter, qui ne souffrirait pas de blessures graves, a été fauché à dessein.

 

Nous avons été informés d'un accident de la circulation impliquant le directeur (Lotfi Touati) du (groupe) Dar Assabah et un journaliste. Nous avons deux versions contradictoires, a indiqué le porte-parole du ministère, Khaled Tarrouche.

 

Selon le conducteur, le journaliste a fait exprès de se jeter devant sa voiture, et le journaliste affirme qu'il a été heurté volontairement, a-t-il poursuivi, précisant qu'une enquête était en cours.

 

Rafik Abdallah, un collègue de la victime et témoin des faits, a lui accusé M. Touati d'avoir percuté à dessein le journaliste Khalil Hannechi et de l'avoir traîné sur plusieurs dizaines de mètres.

 

Khalil Hannechi a demandé à parler avec Lotfi Touati qui était dans sa voiture. Il a refusé catégoriquement, a fait un +démarrage américain+ et a roulé avec (le journaliste) sur son capot sur deux cents mètres, a raconté à l'AFP M. Abdallah.

 

Il a ensuite freiné brusquement, (M. Hannechi) est tombé et a été touché à la tête, a-t-il poursuivi, ajoutant que le journaliste du quotidien arabophone Assabah avait été hospitalisé.

 

La responsable syndicale au sein du groupe de presse Dar Assabah, Sana Farhat, a dénoncé un acte criminel.

 

Selon un autre collègue de la victime, Jamel Ferchichi, présent à l'hôpital, M. Hannechi est en état de choc mais les médecins se sont voulus rassurants sur son état de santé, dans l'attente des résultats d'examens plus approfondis.

M. Touati n'était pour sa part pas joignable.

 

L'Association des jeunes journalistes dont Khalil Hannechi est membre a dénoncé une tentative de meurtre, réclamé des poursuites judicaires et estimé que le gouvernement dominé par les islamistes d'Ennahda était aussi responsable.

 

Le gouvernement assume la responsabilité de ce qui est arrivé à notre collègue et a la responsabilité de protéger tous les journalistes contre toute agression, a indiqué l'association dans un communiqué.

 

Le groupe de presse Dar Assabah publie les quotidiens Assabah (en arabe) et Le Temps (en français). Ces rédactions luttent depuis août contre l'arrivée de M. Touati, qui a été nommé par le gouvernement dominé par Ennahda.

 

Les deux journaux avaient observé une grève mardi après l'échec de pourparlers avec les autorités.

 

Ennahda est accusé par les rédactions de plusieurs médias publics de chercher à contrôler leur ligne éditorial par le biais des nominations de nouveaux directeurs, dont certains ont servi le régime déchu de Zine El Abidine Ben Ali.

 

Les islamistes assurent vouloir assainir un secteur miné par la corruption caractéristique du système de Ben Ali.

 

Le groupe de presse Dar Assabah était contrôlé jusqu'à la révolution par Sakher El Materi, gendre du président déchu. romandie.


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Autre version de l’incident entre Lotfi Touati et le journaliste Khalil Hannachi

 

L’incident, survenu jeudi 13 septembre 2012, devant Dar Assabah enregistre des développements, selon une version donnée par Sofiane Ben Rejeb, journaliste participant au rassemblement devant le siège du journal où se déroulait une réunion du Conseil d’administration.

Selon cette version, le directeur général, Lotfi Touati, sortait du parking à toute vitesse et se trouvait face au journaliste Khalil Hannachi qui, pour éviter d’être percuté par la voiture, a sauté sur le capot. Et au lieu de s’arrêter, M. Touati, toujours selon les mêmes dires, a continué à rouler jusqu’au niveau de l’ambassade d’Arabie Saoudite où il a fini par freiner, ce qui a entraîné la chute du jeune journaliste. On ignore la vitesse du véhicule tout au long de ce parcours de plusieurs dizaines de mètres. 
Alertés, les services de la protection civile se sont vite rendus sur les lieux et ont transporté M. Hannachi aux urgences où il a subi les examens adéquats, dont notamment un scanner, avant d’être gardé en observation.

D’autre part, nous apprenons que Lotfi Touati s’est rendu aux services de sécurité pour y donner sa version des faits. Il aurait même porté plainte contre le journaliste en question, voire contre le groupe des sit-inneurs. 
Il ne s'est donc pas livré, comme indiqué précédemment.  
Une affaire à rebondissements et à suivre… businessnews

 

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Déchaînement de violence contre un journaliste gréviste


Khalil Hannachi, l'un des journalistes grévistes du quotidien tunisien Assabah, a été sciemment percuté, ce jeudi dans la matinée, par la voiture de Lotfi Touati, le patron contesté du groupe de presse, imposé par les islamistes d'Ennahdha au pouvoir. Le patron, furieux contre les protestataires, a traîné le journaliste, projeté sur le capot, sur plusieurs dizaines de mètres, aux abords du siège d'Essabah, avant de lui rouler dessus lorsqu'il est tombé à terre. Lotfi Touati a ensuite pris la fuite. Le journaliste, pris en charge par la protection civile, a été transporté à l'hôpital. On ignorait, jeudi après midi, dans quel état se trouvait la victime, injoignable. Dans la rédaction d'Assabah, la tension est à son comble. Après l'intimidation, après la menace, cet épisode confirme le retour en Tunisie de méthodes dignes de l'ère Ben Ali.


 

Il y a quelques jours, Khalil Hannachi affirmait à l’Humanité, à propos de l'arrivée du nouveau PDG, un ancien flic de Ben Ali reconverti en plumitif de la dictature, qui a fait allégeance à Ennahdha après les élections de l'automne 2011 : «Nous refusons de retomber sous la tutelle d’un pouvoir politique, quel qu’il soit. Nous voulons au contraire construire une relation entre les journalistes et le peuple tunisien».

 

Ses déclarations, reprises dans nos colonnes, seraient-elles à l’origine de cette agression? Le 11 septembre, les journalistes de Dar Assabah ont mené une grève suivie à 100%. Journalistes, société civile, représentants de partis politiques d’opposition et membres de l'Assemblée constituante se sont déplacés en masse pour soutenir les protestataires et  leur combat pour « la liberté de la presse et la dignité des journalistes ».

 

La résistance des salariés de Dar Assabah est une première dans l’histoire des médias en Tunisie. Ils sont déterminés à maintenir la pression sur le gouvernement, jusqu’à ce que celui-ci revienne sur sa décision unilatérale de nommer Lotfi Touati à la tête du groupe de presse, qui édite aussi le quotidien francophone « Le Temps ». Cette nomination d’un ex-bénaliste à la tête d’un média n’est pas une première, loin s’en faut. La quasi majorité des entreprises publiques de presse ont subi le même sort depuis le mois de janvier 2011. humanite

 

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Les journalistes de Dar Assabah manifestent de nouveau devant la Constituante


alt

En solidarité avec leur collègue Khalil Hannachi, renversé par le nouveau directeur général de Dar Assabah Lotfi Touati avec sa voiture, les journalistes de Dar Assabah vont observer un sit-in devant la Constituante.

 

Les journalistes de Dar Assabah, certains leurs collègues d’autres médias et des membres du Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt) ont décidé d’aller se plaindre auprès de l’Anc contre Lotfi Touati, le nouveau directeur général contesté, qui a percuté leur collègue et l’a traîné quelque 200 mètres sur le capot de sa voiture avant de freiner brusquement et le faire tomber par terre.

 

Selon les journalistes, cette «tentative de meurtre» ne doit pas passer sans sanctions et il faut que les élus soient responsables face à ce qui se trame contre les journalistes.

 

«Cette tentative nous rappelle les pratiques de l’ancien régime. Là, on sent vraiment le grand retour de la dictature et nous n’allons plus reculer… Car, ils vont finir par nous museler tous»,dit un collègue de Dar Assabah, très en colère contre le gouvernement qui cherche à imposer des hommes proches du parti islamiste Ennahdha à la tête des médias.kapitalis

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 03:03

El Fahs : Des parents en colère…

Parents de victimes du drame de Lampedusa : sit-in et marche vers l'ambassade d'Italie 

 


 

 

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Des parents de victimes du drame de Lampedusa incendient les postes de police et de la garde nationale d’El Fahs


 

Des parents de victimes du drame de Lampedusa ont manifesté violemment leur colère dans la nuit du lundi à mardi dans la ville d’El Fahs suite à des informations jugées erronées concernant l’identité des jeunes de la localité, rescapés du naufrage de la barque de pêche qui transportait des émigrés clandestins au large de l’île italienne de Lampedusa.


Les parents protestataires ont incendié les postes de la sécurité et de la garde nationales de la ville. Des proches des disparus originaires de la ville dont Ferhani Ben Halima, ont indiqué que la colère des protestataires a été attisée à la suite d’une communication avec le ministère des Affaires étrangères affirmant que les deux listes nominatives des rescapés annoncées par des responsables locaux était erronées.


Des citoyens s’étaient rassemblés de nuit pour protester contre l’absence d’informations crédibles concernant les disparus parmi les enfants de leur ville. Ils ont incendié les deux postes détruisant totalement tous les documents et les équipements.


Des affrontements ont, alors, éclaté entre les protestataires et les agents de sécurité qui ont fait usage de bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants et empêcher que d’autres établissements administratifs subissent le même sort.


Treize jeunes ont, d’autre part, été arrêtés et mis à la disposition de l’instruction, accusés de participation aux violences et à l’incendie. tunisienumerique

 

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 04:56

Manifestation contre la torture

Vendredi 14 septembre

15 h 30

La Kasbah, Tunis

 

 

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Appel à manifester contre la Torture

 

Un groupe de jeunes tunisiens, mené par le blogueur Yassine Ayari, estime que les «médias et la classe politique» font preuve de désintérêt à l'égard du dossier de la torture en Tunisie. Il lance un appel à manifester ce vendredi à la Kasbah pour «imposer» ce dossier à l'opinion publique.

torture-120912 

 

Un appel à manifester contre la torture, vendredi 14 septembre, 15h 30 à La Kasbah, a été lancé sur Facebook. «C'est une tentative d'imposer le dossier de la torture à l'opinion publique ». Les initiateurs de la manifestation estiment que ce dossier n'a pas été assez soulevé dans les médias, ni chez l'élite et les politiques «malgré sa grande importance ».

 

Le blogueur Yassine Ayari, un des organisateurs de la manifestation affirme que cette initiative n'est « ni avec Ennahdha, ni contre Ennahdha, ni avec le gouvernement, ni contre le gouvernement, ni avec la Gauche ni contre la gauche, ni avec, ni avec les salafistes, ni contre les salafistes, ni avec Nida Tounes ni contre Nida Tounes», mais contre «toute atteinte à l'intégrité physique et toute atteinte à la dignité humaine ». Il insiste sur le fait que son action est « apolitique » et au dessus des «clivages politiques». «C'est pour que nos enfants ne subissent pas la torture » souligne-t-il dans un communiqué de presse rendu public le 10 septembre.


Cette manifestation vise à «déclencher des poursuites sérieuses contre les tortionnaires et leurs complices par le silence» précisent les organisateurs qui appellent à dépasser toutes les considérations politiques dans l'ouverture de ce dossier, que «hommes de loi et policiers sont en train de fuir » selon leurs dires. tekiano

 

 

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Tunisien écroué pour un vol, torturé à mort par la police

 

Un Tunisien écroué pour un vol présumé est décédé des suites d'actes de "torture" dans les locaux de la police à Tunis, a dénoncé lundi Radia Nasraoui, présidente de l'Association de lutte contre la torture.

tunisien.jpg

Abderraouf Kamassi, 40 ans, est mort samedi à l'hôpital où il avait été admis une douzaine de jours plus tôt "dans un état comateux, un gros hématome à la tête, après avoir séjourné dans des locaux de la police", a déclaré Me Nasraoui à l'AFP.

 

Le ministère de l'Intérieur a de son côté annoncé l'arrestation de quatre policiers parmi ceux qui étaient en charge de l'interrogatoire de la victime.

 

L'homme avait été arrêté le 28 août et avait dû être hospitalisé le jour même dans un état de coma profond, a indiqué le ministère dans un communiqué, ajouant que l'examen médical avait révélé un traumatisme cranien.

 

Une enquête a été ouverte le 30 août, et le juge d'instruction a ordonné l'arrestation de quatre policiers après le décès d'Abderraouf Kamassi, a précisé le ministère.

 

Selon Me Nasraoui, l'homme originaire de Jerissa (nord-ouest) avait été arrêté alors qu'il se trouvait au chevet de son épouse alitée dans l'hôpital des maladies cancéreuses à Tunis, à la suite d'une plainte pour vol déposée par une voisine.

 

"Ce drame apporte la preuve que la torture continue d'être pratiquée en Tunisie après la chute du régime Ben Ali", a déclaré Me Nasraoui, militante réputée des droits de l'Homme.

 

Radhia Nasraoui avait déjà accusé le gouvernement dominé par la parti islamiste Ennahda de laisser se poursuivre la torture, qui était monnaie courante sous Zine El Abidine Ben Ali, renversé en janvier 2011.

 

Plusieurs cas de tortures ont été enregistrés dans des prisons ou commissariats, selon des organisations de défense des droits de l'Homme.

 

Les autorités tunisiennes post-révolution se sont engagées à mettre en place un mécanisme de prévention de la torture, prévoyant en particulier des visites régulières dans les lieux de détention et les postes de police. tunisie-secret

 


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Radhia Nasraoui confirme la persistance de la torture en Tunisie

 

 

 

 

Radhia Nasraoui ,présidente de l’Association tunisienne de lutte contre la torture, a déclaré, mardi, que Abderraouf Khammassi, décédé samedi dernier alors qu’il était en détention, avait été « frappé sauvagement ». 

 

La militante des droits de l’homme s’est déclarée, toutefois « satisfaite » de l’ouverture d’une enquête judiciaire à ce sujet et de l’arrestation dans ce cadre de quatre agents de l’ordre.

Dans une déclaration à l’agence TAP, Mme Radia Nasraoui a indiqué que la victime « qui souffrait d’un cancer avait été arrêtée de façon illégale et inhumaine à l’hôpital Charles Nicole où il était au chevet de sa femme, également atteinte d’un cancer ».

 

Il a ensuite été conduit au poste de police de Sidi Hassine, a-t-elle ajouté, « où il a été frappé sauvagement, ce qui lui a causé un traumatisme crânien qui a entraîné sa mort après plusieurs jours de coma ».

 

Le cas de Abderraouf Khammassi et plusieurs autres cas similaires qui parviennent quotidiennement à son association, confirment selon Mme Nasraoui « la persistance du recours à la violence par les forces de sécurité et de la torture ».

 

Elle a indiqué avoir présenté deux demandes au ministère de l’Intérieur afin de s’entretenir avec le ministre de l’Intérieur au sujet de ces « dépassements », mais ses demandes sont restées lettres mortes. « Cela n’augure rien de bon », a-t-elle dit.

 

Le ministère de l’Intérieur avait annoncé, lundi, avoir décidé l’ouverture d’une enquête administrative à ce sujet et informé le ministère public qui a pris en charge l’affaire et engagé une enquête judiciaire depuis le 30 août dernier. Le juge d’instruction a ordonné de placer en garde à vue les quatre agents de l’ordre qui avaient été chargés de l’interrogatoire du défunt. unisiefocus

 

 

 

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La révolution n'aurait pas mis fin à la torture en Tunisie

 

 

 

Des dizaines de détenus ont été torturés en Tunisie depuis la révolution qui a chassé du pouvoir en janvier 2011 le président Zine ben Ali, a déclaré mercredi Radhia Nasraoui, présidente de l'Association de lutte contre la torture en Tunisie (ALTT).

 

Radhia Nasraoui était auparavant allée dans le sens de l'avocat d'Abd Raouf Kammassi, un homme mort lundi dans un hôpital de Tunis, qui a accusé la police de l'avoir torturé et d'avoir provoqué ce qui constituerait le premier décès de ce genre depuis la révolution.

 

"Après la révolution, la torture ne s'est pas arrêtée dans les prisons et les postes de police, elle est devenue un phénomène endémique, ce qui est triste pour la Tunisie", a dit Radhia Nasraoui à Reuters, évoquant "des dizaines de cas".

 

"Les actes de torture concernent des hommes, des femmes, des enfants et des personnes âgées", a-t-elle ajouté, précisant que les victimes étaient des militants politiques et des criminels de droit commun.

 

Selon Radhia Nasraoui, appuyée par l'ONG Amnesty International, les victimes de torture ont reçu des coups de poings et de bâtons, et ont été traînées à terre.

 

Le ministère de la Justice a démenti ces allégations, affirmant que même si la situation était "mauvaise dans les prisons", elle n'était pas assez grave pour évoquer des actes de torture.

 

Le ministère de l'Intérieur a, en revanche, confirmé que trois policiers avaient été arrêtés à la suite d'accusations, relayées par l'ALTT, de viol d'une jeune fille en pleine rue, la semaine dernière.

Tarek Amara, Julien Dury pour le service français  tempsreel.nouvelobs

 

 

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Lutte contre la torture : " mieux vaut prévenir que guérir "

Partie I

 

Partie II

 

 

 

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 05:47

Dar Assabah en grève, des soutiens politiques sur place

Les journalistes de Dar Assabah sont entrés en grève mardi matin afin de protester contre les récentes nominations au sein de leur établissement et l'ingérence du nouveau directeur général , Lotfi Touati, dans leur ligne éditoriale.

 
Des constituants tels que Khemaies Ksila et Issam Chebbi étaient présents sur les lieux afin de soutenir les journalistes : "Je ne pensais pas qu'un an et demi après la révolution, les journalistes allaient demander la liberté d'expression ! Je crois que c'est une bataille perdue d'avance par le gouvernement. Certes, il y a des choses à améliorer dans le secteur mais je pense qu'il a vraiment changé depuis le 14 janvier".
 
De son côté, Ksila estime que la nomination de Lotfi Touati à la tête de la direction générale de Dar Assabah est "un coup monté par le gouvernement pour contrôler les médias". Quant à Youssef Seddik, il a déclaré que "le peuple tunisien a besoin de savoir la vérité maintenant pas après 23 ans comme ce fût le cas avant", "Laissez-nous vivre" a-t-il crié avant de traiter Touati de "menteur".
 
Suite à l'échec des réunions de conciliation entre le syndicat de base d'Assabah, le syndicat général de la culture et de l’information au sein de l’UGTT d’un côté et un membre du conseil d’administration de Dar Assabah et le Directeur Général de l’autre, la grève annoncée la semaine dernière a eu lieu et les journaux de Dar Assabah ne paraîtront pas mercredi. Les journalistes semblaient tout de même un peu optimistes puisque selon les dernières informations qu'ils ont obtenues, le gouvernement a commencé à chercher le successeur de Touati depuis la semaine dernière.
 
Des journalistes qui ne travaillent pas au sein de Dar Assabah sont venus soutenir leurs confrères estimant que ce qui se passe avec ces derniers n'est que le début d'une campagne qui vise à faire main basse sur tout le secteur : "La bataille a commencé ! Ils veulent nous faire taire car le nombre de chômeurs a augmenté alors qu'ils avaient promis de faire travailler 400 000 personnes !" a scandé un journaliste, avant d'ajouter : "Je voudrais envoyer un message au nouveau Abdelwahhab Abdallah, Lotfi Zitoun : Où étais-tu le 14 janvier à 8H du matin ?"
 
Le président de l'Union des chômeurs, Salem Ayari a pris ensuite le relais et s'est adressé aux présents: "Ils veulent arrêter la seule chose qui a changé depuis la révolution en Tunisie : Les médias. Au lieu d'améliorer votre situation, ils veulent que vous vous taisiez ou que vous ne parliez que de leurs réalisations" avant de céder le micro, Ayari a ouvertement visé Lotfi Touati : " Il faut écarter ce lâche ".  gnet.tn

Reportage et Vidéo d'Anis Ben Othman et Selim Slimi

 

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Les quotidiens Assabah et Le Temps en grève


Un mouvement de grève était observé mardi au sein des quotidiens tunisiens Assabah et Le Temps pour la défense de leur liberté éditoriale au lendemain de l'échec de pourparlers avec le gouvernement dominé par les islamistes du parti Ennahda.

 

"Nous sommes en grève pour défendre notre droit à exercer librement et celui des Tunisiens à une information crédible", a indiqué à l'AFP Sana Farhat, journaliste responsable du syndicat de la maison "Dar Assabah" qui édite les quotidiens arabophone Essabah et francophone Le Temps.

 

La grève d'une journée est appuyée par les syndicats de la presse qui avaient annoncé lundi la suspension des réunions avec le gouvernement pour dénoncer l'absence de progrès dans la recherche d'une solution à la crise qui secoue les médias, notamment les deux quotidiens en grève.

"Nous avons décidé de nous retirer, ces discussions ne servaient plus qu'à faire gagner du temps au gouvernement", avait indiqué Nejiba Hamrouni, présidente du Syndicat national des journalistes (Snjt).

 

Selon elle, "le gouvernement n'a montré aucune volonté de revenir sur la nomination récente de responsables controversés à la tête de certains médias", en l'occurrence les quotidiens en grève et les deux chaînes de la télévision publique.

 

Sana Farhat a accusé le gouvernement de vouloir "imposer un directeur pour aligner les rédactions sur son discours de propagande en prévision des prochaines élections".

 

L'ensemble des personnels journalistes, techniciens et administrateurs participent à la grève et ont exprimé leur mécontentement après l'impasse des pourparlers engagés avec le gouvernement.

 

"C'est un dialogue de sourd, le gouvernement ne veut pas nous reconnaître le droit d'être (...) consultés sur la ligne éditoriale, ou sur le sort des deux quotidiens", a affirmé Mme Farhat.

 

Le directeur nouvellement désigné, Lotfi Touati, était absent de son bureau et la direction de Dar Assabah n'était pas joignable mardi. france24

 

 

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La FIJ soutient les journalistes de Dar Assabah

 

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a exprimé, dans un communiqué publié ce mardi 11 septembre, son soutien pour  les revendications des journalistes et le personnel de Dar Assabah, qui ont entamé aujourd'hui une grève pour exiger l'indépendance éditoriale des trois publications de l'organe de presse, à savoir le quotidien arabophone Assabah, le quotidien francophone Le Temps et l'hebdomadaire arabophone Assabah Al-Ousbouî.


 « L'indépendance éditoriale constitue un gage pour la liberté de la presse et nous soutenons  les revendications légitimes de nos collègues tunisiens », a déclaré  Jim Boumelha, le président de la FIJ. « Nous déplorons les tentatives du nouveau pouvoir de  perpétuer l'ingérence politicienne dans les affaires des journalistes, une pratique courante sous l'ancien régime de Ben Ali ».

 
 
Selon le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), les journalistes et le personnel de la maison de presse exigent le départ de Lotfi Touati, récemment nommé directeur général de  Dar Assabah.


Le communiqué de la FIJ souligne : «M. Touati, qui fut commissaire de police et rédacteur en chef du quotidien francophone Le Qotidien, était un fervent défenseur de la politique de Ben Ali. Sa nomination a été perçue comme une tentative du nouveau gouvernement de maintenir le contrôle sur Dar Assabah qui était connu pour son indépendance sous la direction de son fondateur Habib Cheikhrouhou». La maison de presse était par la suite tombée sous l'emprise de la famille Ben Ali après son rachat par Sakhr Al-Materi, gendre de l'ancien président, d'après le SNJT.


assabah

Les employés de Dar Assabah demandent également que les arriérés dus à la maison de presse soient convertis en actions à son capital et qu'ils aient la priorité pour acheter les actions détenues par l'état qui les  a confisquées à la famille Ben Ali.

 
 
La FIJ note que cette grève est l'un des signes de la dégradation de la situation de la liberté de la presse dans les médias publics et parapublics en Tunisie, plus d'une année après la révolution populaire qui a renversé le pouvoir de Ben Ali.

 
 
« Cette grève traduit le malaise qui persiste au sein de la communauté des journalistes qui déplorent la dérive autoritaire en matière de la liberté de la presse », a ajouté M. Boumelha. « Nous saluons la vigilance de nos collègues pour faire échouer les tentatives de ravir au public tunisien leur droit à une presse libre et aux informations objectives sur les affaires de leur pays ». mag14

 

__________________________________________Pour mieux comprendre le cas de Dar Essabah

 
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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 04:47

Maya Jeribi : Mustapha Ben Jaâfar pense que l’ANC est une propriété privée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La députée d’Al Joumhouri, Maya Jeribi semble être furieuse contre le président de l’Assemblée nationale constituante Mustapha Ben Jaâfar. 


Suite à la séance d’aujourd’hui, mardi 11 septembre 2012, Mme Jeribi voulait intervenir à propos du drame de Lampedusa. C'était l'occasion, selon elle, d'unifier et de consacrer la cohésion de l'ANC autour de cette question par des propositions concrètes. 

 
« Encore une fois, Ben Jaâfar rate, et fait rater à notre constituante, une occasion de consacrer une réelle démocratie! », dit-elle sur sa page personnelle de Facebook ajoutant que Mustapha Ben Jaâfar pense que l'ANC est une propriété privée! 
« Ce qui est arrivé à Lampedusa ne mérite que quelques paroles fades et insipides. Quel décalage entre ce qui se passe dans le pays et ce que décide Ben Jaâfar pour cette plénière! », conclut Maya Jeribi. businessnews

 

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Nouveau scandale à la constituante


Un nouveau scandale a éclaté aujourd'hui à la séance plénière de l'assemblée constituante. En effet, des députés , de l'opposition en majorité, ont remarqué lors de cette séance que le rapport de la commission des affaires sociales sur laquelle ils travaillent à été rédigé à leur insu.

 

Plusieurs membres de cette commission disent qu'ils ne sont pas réunis pour rédiger le rapport ou pour le signer. Plusieurs députés ont interpellé le président de la commission lors de la séance plénière retransmise en directe sur les chaînes publiques de télévision l'ont implicitement accusé de falsification.Mr Iyed Dhamani , bien que interrompu par la vice présidente Nahdhaoui qui n'a pas apprécié ses mots, a comparé ces pratiques à celles qui régissaient le parlement du temps de Ben Ali.

 

Rappelons que des cas de fraude ont déjà été remarqués au sein de la séance plénière et notamment lors du vote.

 

Un scandale pareil aurait facilement pu être évité si les membres de la constituante avaient accepté plus de transparence pour les travaux des commissions.

 

La séquence vidéo de cette malencontreuse "découverte" circule sur le net avec des commentaires différents , mais ce qui sûr c'est qu'elle ne provoque que de l'indignation. webdo


 

 

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Séance plénière de l'ANC en question

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Partie I 

 

 

Partie II

 

 

 

 

 
 
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