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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 03:26

Zitouna TV, la télé cachée de Lotfi Zitoun

 


Il est cachotier Lotfi Zitoun, ministre conseiller auprès du chef du gouvernement.

Depuis des mois qu’il s’occupe des médias, ilne promet que les châtiments, la publication de listes noires et autres casseroles de journalistes tunisiens.

Il s’avère que s’il s’intéresse un peu trop à nous, c’est parce qu’il est membre de la grande famille des journalistes, tout comme son épouse. 
 

En effet, à la lumière d’une petite enquête d’investigation menée conjointement avec Ali Gargouri, homme d’affaires, membre actif de la société civile et grand ami de Business News, il s’avère que Lotfi Zitoun est le propriétaire de Zitouna TV, cette télé qui, depuis quelques semaines, monte, monte et monte.  


Rappelez-vous, c’était en mai dernier. Journaux, radios et télévisions annonçaient le lancement d’une nouvelle chaîne TV au nom de Zitouna TV par le jeune Oussama Ben Salem, fils du ministre de l’Enseignement supérieur. 
 

On nous disait que la chaîne allait diffuser des programmes politiques, religieux, culturels, sportifs et pour enfants. Il y aura également de l’Information.
Sollicité par Business News, Oussama Ben Salem avait alors répondu présent pour une interview qui s’est parfaitement déroulée (cliquer ici pour lire l’article).
 

 

Durant cet entretien, M. Ben Salem nous a déclaré qu’il n’était pas le propriétaire de Zitouna TV, mais seulement le promoteur et qu’il n’envisage pas d’en être le patron. 
 

 

Quant aux moyens, il nous a alors parlé d’un capital de 35.000 dinars versés par ses amis hommes d’affaires aventuriers qui ont cru en ce projet et en cette « idée folle », selon ses termes.
 

 

Autre élément que nous a donné Oussama Ben Salem durant cet entretien, est qu’il allait assurer le marketing du projet en faisant parler de lui et attendra ensuite de voir les promoteurs affluer. Selon lui, en mai dernier, il aurait reçu des propositions de financements, de dons et de participations au capital et il était en train d’étudier les différentes options et de s’assurer de la notoriété et la réputation de ceux qui sont derrière. 

Tout ce que nous avait raconté à l’époque Oussama Ben Salem, tout comme il l’a raconté à Naoufel Ouertani sur Ettounsia, est peut-être vrai, mais il manquait à son histoire un élément fondamental, à savoir la présence dans Zitouna TV d’un homme fort influent et appartenant au gouvernement, à savoir Lotfi Zitoun, de son vrai nom Lotfi Ben Ali Zitoun. 
Pour obtenir cette information, il fallait consulter les registres de commerce en Grande-Bretagne. Pays où la transparence est la norme, il nous a été possible de tirer les fiches de Zitouna Tv (officiellement dénommée Azzaytoona Television LTD) et ces informations ne sont pas confidentielles. Certaines informations peuvent être obtenues gratuitement, d’autres sont payantes (et nous avons déboursé les pounds nécessaires pour les obtenir. Ali Gargouri vit en France, ce qui a facilité la chose, NDLR). Mais toutes ces informations sont publiques et peuvent être obtenues par tout un chacun. 
 

 

Azzaytoona Television LTD a été créée en avril 2011 et son directeur s’appelle Lotfi Zitoun qui porte la nationalité britannique. Ce poste a été ensuite attribué à Mme Monjia Abidi Zitoun suite à la vente d’actions qui a eu lieu en avril 2012. 
Il s'agit de l'épouse de M. Zitoun. Toujours est-il que sur les documents officiels enregistrés dans les instances officielles britanniques, Mme Abidi Zitoun occupait le poste de « journaliste ». 
 

Quant au capital, il est de l’ordre de 10.000 £, divisés en 100 actions de 100 £, soit l’équivalent de 25.000 dinars tunisiens. 

Nous nous abstiendrons de tout commentaire inutile et de toute analyse pour nous limiter aux faits, surtout en cette période où M. Zitoun semble mener une véritable guerre contre les médias. Notre travail d’investigation ne devrait pas souffrir d’une quelconque autre interprétation que professionnelle et journalistique. 
 

 

On se demandera cependant pourquoi ce ministre-conseiller a-t-il caché ces éléments ? Pourquoi a-t-on mis Oussama Ben Salem en avant, plutôt que les véritables instigateurs du projet ? Comment se fait-il que celui chargé des médias dans le gouvernement possède lui-même un média ? 
 

 

C’est pourtant ce même Zitoun qui parle, matin et soir, de transparence, de légitimité, de propreté et qui, du matin au soir, donne des leçons aux journalistes ! 
Indépendamment des croyances des uns et des autres, et afin de parler à Lotfi Zitoun avec un langage qu’il comprend bien : « rabbi yehdi ! ». businessnews


 

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Affaire Lotfi Zitoun-Zitouna Tv: A.Gargouri: "Mes preuves sont irréfutables"

Affaire Lotfi Zitoun-Zitouna Tv: A.Gargouri: "Mes preuves sont irréfutables"

En réponse au démenti du conseiller politique auprès du chef du GouvernementLotfi Zitoun sur les informations publiées sur le site de presse électronique Business News, selon lesquelles il se cacherait derrière la chaine de télévision privée Zitouna TV,  Ali Gargouri, homme d'affaire et citoyen tunisien qui a mené son enquête d'investigation est intervenu sur les ondes de ShemsFM indiquant que "ces preuves sont irréfutables". 

Ali Gargouri a ajouté qu'il a en sa possession des documents prouvant que Lotfi Zitoun est le propriétaire d'Azzaytoona Television LTD, puisqu'il a été consulté les registres de commerce en Grande-Bretagne qui ont démontré que la société au nom de son épouse (Monjia Abidi-Zitoun) a obtenu la licence de la chaîne en juillet 2012.

 

Demandant si c'est Zitouna TV qui avait diffusé l'interview de Baghdadi Mahmoudi, ancien premier-ministre libyen extradé en Libye, Ali Gargouri a indiqué que "logiquement" c'était le cas car deux télévisons ne peuvent pas avoir le même nom, juridiquement.  

 

 

En réponse au démenti de Lotfi Zitoun, Ali Gargouri a précisé que les preuves confirment que le conseiller politique est le propriétaire de la chaîne créée en avril 2011, ajoutant que tout citoyen peut désormais, accéder à cette information via ce lien  http://www.ofcom.org.uk/static/tvlicensing/cs/2354.htm

 

 

Il a appelé Oussama Ben Salem (présenté en tant que directeur général de Zitouna Tv) à publier un rapport officiel  prouvant que cette chaîne n'est pas la propriété de Lotfi Zitoun. 

 

"Nous exigeons la transparence et je suis ouvert à toute confrontation avec Lotfi Zitoun ou Oussama Ben Salem", a ajouté Ali Gargouri.  Écouter la suite

 


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Intimidations de Lotfi Zitoun et Oussama Ben Salem qui menacent de porter plainte contre Business News

 

Lotfi Zitoun, ministre conseiller auprès du chef du gouvernement, a annoncé lundi soir sur Mosaïque FM, son intention de porter plainte contre Business News. Idem pour Oussama Ben Salem qui l'a annoncé par téléphone à Nizar Bahloul, directeur du journal.


Les deux seront invités demain, mardi, chez Wassim Ben Larbi, sur Express FM, et devraient répéter la même chose, motivant leur plainte par « la divulgation de fausses informations » dans l'article publié cet après-midi « Zitouna TV, la chaîne cachée de Lotfi Zitoun », rédigé par Ali Gargouri. 

Selon M. Ben Salem, la chaîne Zitouna TV qu'il dirige et qui émet sur Nilesat n'a rien à voir avec la société Azzaytoona Television que possédait M. Zitoun et qui a été ensuite cédée à son épouse. 

De notre côté, nous maintenons intégralement notre version et nous refusons de nous laisser intimider par ces menaces. Des menaces qui cibleraient plutôt les confrères pour qu'ils ne relaient pas nos informations. On voulait arrêter avec la presse novembriste, on voulait l'investigation, les voici ! 

M. Ben Salem, très proche de M. Zitoun, insinue que sa chaîne n'a rien à voir avec celle de son ami, alors que la station de l'un et l'entreprise de l'autre portent le même nom. Étrange plagiat entre amis ! 

M. Zitoun dit que sa société est en veilleuse, parce qu'il est occupé par la chose politique, alors qu'il a cédé ses parts à son épouse en avril 2012 et changé la dénomination de l'entreprise en mai 2012 pour qu'elle devienne Azzaytouna. Pourquoi Mme Zitoun changerait-elle la dénomination d'une entreprise en veilleuse, à quelques jours d'intervalle de l'annonce du lancement de la chaîne Zitouna TV sur les médias par M. Ben Salem ? Coïncidence suprême, le capital déclaré de la société du premier est quasi identique au capital annoncé par la télé du second. 

Mais si tous ces éléments ne prouvent rien aux yeux de nos deux hommes d'affaires politiques, on pourrait leur demander de nous contredire en donnant les preuves du contraire. La déclaration de biens de M. Zitoun par exemple, lorsqu'il a intégré le gouvernement. Ou encore les statuts de la chaîne TV d'Oussama Ben Salem et ses factures de Nilesat. Comment, à quel nom et qui paie la location du signal ?

Quoiqu'il en soit, que nos deux hommes d'affaires politiques aillent en justice, nous présenterons nos preuves, ils présenteront les leurs. L'opinion publique nationale et internationale seront, entre-temps, tenues informées de toute évolution sur cette affaire…

Même son de cloche chez Zitoun qui ajoute quelques insultes odieuses sur antenne. businessnews

 

 

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Zitouna TV: Lotfi Zitoun continue sa cabale contre les médias…


« C’est pourtant ce même Zitoun qui parle, matin et soir, de transparence, de légitimité, de propreté et qui, du matin au soir, donne des leçons aux journalistes ! » commentait Ali Gargouri, correspondant deBusiness news à Paris dans son article intitulé« Zitouna TV, la télé cachée de Lotfi Zitoun ».

 

Ce même Lotfi Zitoun veut mettre la presse tunisienne au pas en brandissant tour à tour les menaces de divulguer les noms des journalistes « collabo » dans une liste noire ou de mener des croisades à l’encontre de la presse « mauve ». Usage savant de la langue des couleurs sauf qu’à force d’en user, il perdrait de son sens.

 

Rappelez-vous en avril dernier le sit-in historique devant la télévision nationale qui voulait assainir les médias publics de « I’iilam al ar » (Les médias de la honte), c’était Lotfi Zitoun, qui avait négocié le départ des sit-inneurs…Ceux  la mêmes qui ont résisté pendant des semaines, ont tout de suite obéi au conseiller  politique auprès du Chef du gouvernement. A croire qu’il est leur chef spirituel…

 

Ce même Lotfi Zitoun qui a nié avoir demandé à Sami Fehri d’arrêter l’émission Al Logik Assiassi, nie aujourd’hui toute relation avec une télévision privée, en l’occurrence ZitounaTV, tout comme il a nié toute relation avec d’autres médias. Ali Gargouri, dans un article sur Business News riposte  en citant le projet de chaîne Tunis Today TV, une autre télévision qui  figurerait en première ligne des licences accordées en juillet 2012 et dont le contact serait Mme Monjia Abidi Zitoun, épouse de Lotfi Zitoun.  Pire, ce matin sur Express FM, Lotfi Zitoun appelait les auditeurs à se  mobiliser contre les médias « banafssagi » enflammant les jeunes sympathisants Ennahdha qui ont vite fait d’appeler à une grande manifestation vendredi 31 août. Ceci s’appelle un appel au meurtre à l’encontre des journalistes et médias tunisiens. De toute l’histoire moderne de la Tunisie, on n’aurait jamais vu un conseiller politique, soit un haut responsable de l’Etat appeler à des manifestations.

 

Une première dans la Tunisie du gouvernement Ennahdha. Mais que Lotfi Zitoun, sache que les Médias tunisiens ne sont pas prêts à se soumettre au régime des « becs cloués » imposé par les gouvernements précédents. Le soulèvement populaire grâce auquel, il est, lui, aujourd’hui au pouvoir a affranchi les médias nationaux du joug de la dictature. Il pourrait publier autant de listes noires qu’il faut, le mur de la peur est tombé et nous serons solidaires les uns des autres face à cette nouvelle épreuve qu’il est en train de nous imposer.

 

Soit dit en passant Lotfi Zitoun oublie que Ben Ali est tombé, entre autres, parce qu’il ligotait les médias. directinfo

 

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 03:42

Un quartier de Sidi Bouzid attaqué par des salafistes

 

Des centaines de militants salafistes présumés ont attaqué un quartier de Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, dans la nuit de mercredi à jeudi. Les heurts ont fait au moins sept blessés, ont indiqué des témoins et la police.

Selon les habitants de la cité, le conflit avec les salafistes a débuté lundi soir lorsque ces derniers auraient tenté d'enlever un homme ivre afin de le punir selon les règles de la charia.

En réaction, des jeunes de la cité ont passé à tabac mercredi trois partisans de cette mouvance religieuse sunnite fondamentaliste, qui aurait alors réuni des centaines de ses partisans pour attaquer le quartier jeudi à l'aube.

Les affrontements entre habitants et militants fondamentalistes religieux ont duré plusieurs heures, jusqu'à l'aube, sans que la police n'intervienne. Selon une source au sein des forces de l'ordre de la ville, elle n'est pas interposée pour "ne pas aggraver la situation".

 

Bastion salafiste

La région de Sidi Bouzid, berceau de la révolution de 2011, est un bastion de la mouvance salafiste, qui compterait, selon des experts, une dizaine de milliers de militants dans toute la Tunisie.

Ces derniers ont multiplié les coups d'éclat depuis une semaine, attaquant plusieurs spectacles, notamment le 16 août à Bizerte, au nord, où 200 hommes armés de sabres et de bâtons ont assailli, blessant cinq personnes, une manifestation culturelle dans le cadre de la Journée Al-Aqsa.


« Guignols » tunisiens interdits

La chaîne tunisienne Ettounsiya TV a par ailleurs cessé la diffusion d'une émission satirique politique après des pressions du pouvoir, a accusé jeudi le secrétaire général du syndicat national des journalistes tunisiens. L'émission s'en prenait notamment au parti islamiste Ennahda.

"J'ai appris auprès de sources au sein de la chaîne que la programmation des guignols a été arrêtée à la suite de pressions indirectes des autorités", a-t-il expliqué. "Les autorités n'ont pas apprécié la forme et le contenu du programme", a-t-il encore affirmé. romandie

 

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Violences salafistes : fin de la trêve


 

Source: Les actes de violence salafistes reprennent de plus belle en Tunisie. Les chefs de la branche djihadiste de cette mouvance avaient annoncé une trêve ramadanesque qui au final n’aura pas été observée jusqu’au bout. Fait inédit pour le pays, l’apparition des prémices de conflits confessionnels sanglants.

Comme à l’approche de ramadan 2011, Abou Iyadh, émir salafiste autoproclamé, avait à la veille du ramadan 2012 mis en garde contre toute « opération sous fausse bannière » qui chercherait à tromper l’opinion, ses troupes n’ayant aucune intention ni de sévir contre les déjeûneurs ni de semer les divisions internes dans « le camp musulman uni ».

 

Le pectre des guerres confessionnelles germées

Pourtant c’est un tout autre discours qu’il prononce dimanche, jour de l’aïd el fitr. Dans une tirade haineuse aux accents anachroniques, il a appelé à « éliminer » toute trace de chiisme en Tunisie, en la chassant de « la terre de Ôkba ».

Abou Iyadh fait référence à l’engouement autour du Libanais Samir Kuntar, reçu en héros par des nationalistes tunisiens. Ex combattant du FLP devenu proche du Hezbollah à sa libération de prison grâce aux négociations menées par le parti chiite, il incarne une double bête noire pour le salafisme djihadiste (sunnite), en double ambassadeur du parti de Nasrallah et du régime syrien baathiste.

Sa visite réveille même quelques contentieux millénaires entre sunnites et chiites, notamment autour de Aïcha « mère des croyants », prétendument insultée par un jouet de provenance iranienne. Au-delà du caractère superstitieux et puérilement fondamentaliste des griefs invoqués par le salafisme, cet épisode rappelle que c’est une idéologie encore plus impitoyable et maladivement belliqueuse envers la dissidence interne en islam qu’envers les « mécréants ».

Il n’en fallait pas plus pour déclencher des scènes de rixes armées à Bizerte et Gabès, entre organisateurs de messes pro régime syrien de la Journée d’Al Qods et salafistes armés de bâtons et armes blanches. Une importation inédite de conflits confessionnels moyen-orientaux en Tunisie, terre historiquement pacifiste et de confession malékite modérée et unifiée.

 

Zones de non-droit

Les démonstrations de force qu’ont été les prières de l’aïd géantes dirigées par des imams radicaux ont par ailleurs été émaillées d’incidents et de violences diverses.

A Bizerte, décidément devenu un fief des groupes salafistes les plus intégristes, aussitôt la prière achevée à Oued Laâssal, des dizaines de militants galvanisés ont ratissé maisons et quartiers entiers à la recherche de jeunes qui se seraient selon eux rendus coupable de blasphème en insultant publiquement des prieurs.

A Sfaxun méga prêche s’ouvrait sur une note guerrière, l’imam y prétendant avoir découvert de l’eau dans le carburant destiné aux groupes électrogènes, « signe que les ennemis de l’islam mènent une bataille de tous les instants ».

A Kélibia où les autorités craignent beaucoup pour la sécurité du prochain Festival du court-métrage prévu le 26 août, l’incertitude a plané jusque la dernière minute quant au choix de l’imam de la prière de l’aïd, finalement conduite par un jeune djihadiste imposé à l’audience, faisant l’éloge de la polygamie et du califat.

Des réactions citoyennes spontanées ont eu lieu comme à Bizerte via deux marches en deux jours condamnant la violence. Mais nous continuons d’apprendre de source sécuritaire qu’en l’absence d’instructions claires de la part de leur hiérarchie, les forces de l’ordre craignent de prendre l’initiative face à un mouvement qui ne se contente plus désormais de flirter avec les limites de la légalité.   Seif Soudani blog.sami-aldeeb


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 Une émission satirique arrêtée sous pression du pouvoir (syndicat des journalistes)

 

La chaîne tunisienne Ettounsiya TV a cessé la diffusion d'une émission satirique politique après des pressions du pouvoir, a accusé jeudi le secrétaire général du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Mongi Khadraoui.

Tunisie: une émission satirique arrêtée sous pression du pouvoir (syndicat des journalistes)

Des membres du syndicat national des journalistes tunisiens manifestent le 22 août 2012 à Tunis contre les pressions du pouvoir islamiste   afp.com/Fethi Belaid

 

"J'ai appris auprès de sources au sein de la chaîne que la programmation des guignols a été arrêtée à la suite de pressions indirectes des autorités", a-t-il dit à l'AFP. 

"Les autorités n'ont pas apprécié la forme et le contenu du programme", a encore affirmé M. Khadraoui, estimant qu'il s'agissait d'un "coup dur pour la liberté d'expression". 

Les responsables de l'émission, contactés par l'AFP, étaient injoignables pour expliquer l'arrêt de cette émission qui se moquait plus particulièrement des dirigeants du pays et du parti islamiste Ennahda, qui domine le gouvernement. 

Un journaliste de la chaîne, Sofiène Ben Farhat, interrogé par l'AFP, a confirmé "l'arrêt soudain" de la diffusion la semaine dernière, moins d'un mois après le lancement des guignols, sans pouvoir en expliquer la cause. 

Cactus production, le producteur de l'émission, est depuis la révolution de 2011 sous le contrôle de l'Etat, qui a repris les parts détenues par les Trabelsi, la famille de l'épouse du président déchu Ben Ali. 

Les accusations du SNJT coïncident avec des déclarations du ministre de la Santé, Abdelatif Mekki, qui estimait jeudi sur les ondes de la radio Shems FM que certaines émissions "dépassaient les bornes". 

"Il faut respecter les symboles nationaux, le président de la République, le président du Parlement, le chef du gouvernement (...) il faut que la critique soit dans le cadre du respect", a-t-il dit. 

"Certaines émissions ont dépassé les bornes du respect", a ajouté le ministre, issu d'Ennahda. 

Le SNJT et plusieurs médias accusent le pouvoir de chercher à contrôler les médias publics. Plusieurs nominations de nouveaux directeurs de journaux, radios et télévision ont fait scandale ces dernières semaines. lexpress.fr

 

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Jamel Arfaoui et Sofiene Ben Farhat menacés de mort


sofiene-ben-farhat

Le journaliste Sofiene Ben Farhat a annoncé, ce mercredi 22 août sur les ondes de ShemsFM que son collègue Jamel Arfaoui et lui-même, sont menacés de mort. Sofiène Ben Farhat précise que cette information lui a été communiquée par un général de l’armée tunisienne.

 

Selon le journaliste, cet officier leur aurait donc précisé avoir intercepté une communication en ce sens. Sofiene Ben Farhat indique que «les professionnels de l’information sont approchés par des proches du gouvernement, et sont appelés à l’appuyer. Le cas échéant, en cas de refus, le journaliste est tout bonnement diabolisé, par le biais de la presse aux ordres». M. Ben Farhat souligne «c’est du terrorisme intellectuel»... mag14

 


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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 08:45

Langue de bois tournant en rond et accusant tous ceux qui sont en dehors de l’orbite islamiste, partuculièrment les médias et les journalistes… Cette personne ne sait même pas s’exprimer… Il ne fait qu’accuser,  confondant démocratie et dictature et tel un chien de garde, il aboie des mots confus et imbibés de mensonges et de tromperies… Cette personne, représentant du gouvernement islamiste, ressemble, dans sa façon de parler, de gesticuler et d’accuser,  davantage à Goebbels qu’à un tunisien paisible… Écouter le...

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 La comédie de la liste noire, du SNJT à Lotfi Zitoun

 

 

lotfi-zitounPar l’une de ces déclarations incendiaires dont il a le secret, Lotfi Zitoun, le conseiller du chef du gouvernement, change encore une fois de cap. Voici qu’il annonce la publication imminente de la liste noire des journalistes, par le gouvernement. Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) riposte. Mais est-il hors de cause pour autant ?

 

Les autorités ont jusqu’ici refusé d’ouvrir les archives de la police politique. Lotfi Zitoun s’était même permis le luxe d’exhorter les Tunisiens à ne plus évoquer la question, sous prétexte que ces hommes impliqués dans la promotion du régime dictatorial de Ben Ali ont aussi des familles à nourrir. Un prétexte pour le moins fallacieux, puisque selon cette même «logique», les criminels ne devraient plus passer devant le tribunal, s’ils ont, eux aussi, des familles à nourrir. Autant dire que le gouvernement en général, et Ennahdha en particulier, paraissait plus enclin à passer l’éponge qu’à aller au charbon.

 

Nominations de Benalistes par le gouvernement
 

D’autant plus que les nominations gouvernementales de benalistes confirmés à la tête d’importantes institutions médiatiques tunisiennes ne sont pas de nature à rassurer les citoyens sur les intentions réelles d’Ennahdha. Surtout qu’il ne s’agit pas de la première fois où le mouvement de Rached Ghannouchi tente le passage en force. Le 7 janvier dernier, le gouvernement avait profité du weekend pour annoncer la nomination des directeurs de la chaîne de télévision nationale, des deux quotidiens La Presse et Essahafa, de l’agence Tunis Afrique Presse. Ce qui avait déjà déchaîné les passions, et suscité une manifestation… Et voici que le même scénario se répète, sept mois plus tard.

 

Or le SNJT a officiellement annoncé, dès le 17 septembre, que la «liste noire des journalistes», était en cours d’élaboration. Une commission a même été créée en ce sens. Une année plus tard, toujours rien à l’horizon. Jusqu’ici, les représentants du SNJT ont invoqué  l’inaccessibilité des fameuses archives de la police politique et celles de l’Agence Tunisienne des Communications Extérieures (ATCE) pour justifier l’éternel ajournement de la publication de la liste noire. Or le manque de coopération de la part des autorités, excuse-t-il à lui seul, le retard du SNJT ? Les archives de la police politique et celles de l’ATCE seraient-elles les seules sources permettant au syndicat de dégager l’ivraie ?

 

L’inaction du syndicat des journalistes

 
nejiba-hamrouniLa revendication du SNJT sur le droit d’accéder aux archives de l’ATCE et celles de la police politique est légitime. Pour déterminer précisément ceux qui ont touché des prébendes du régime, et ceux qui ont joué les flics en sa faveur. Or il ne s’agit certainement pas des seuls indices incriminant les brebis galeuses de la profession. Le SNJT aurait par exemple pu mettre à l’index ceux qui ont renversé la direction syndicale élue, dans le putsch qui a eu lieu en 2009. Un renversement de la direction légitime du syndicat, télécommandé par Ben Ali via Abdelwahab Abdallah, et appliqué sur le terrain par les journalistes à leur service. Or même ceux-là ont été épargnés. Ils continuent aujourd’hui à jouir de leurs prérogatives, et à sévir. Certains d’entre eux ont même eu des promotions. Or le SNJT a-t-il vraiment besoin des archives de la police politique pour démontrer leur implication ?

 

Les archives de la presse tunisienne, bien avant le lancement d’internet en Tunisie, sont disponibles, dans leur intégralité, au Centre de Documentation National. Tous les citoyens, moyennant un ou deux dinars, peuvent accéder aux archives de toutes les publications tunisiennes. Tous les numéros de tous les titres de la presse nationale sont disponibles, quasiment en libre accès. Ce qui permettrait de dévoiler le rôle réel de nombreux journalistes qui posent aujourd’hui aux donneurs de leçons, alors qu’ils sont impliqués, jusqu’au cou dans la propagande Benaliste.

 

Et ces thuriféraires de Ben Ali, payés pour faire l’éloge du dictateur assument aussi une grande part de responsabilité dans la dégradation des médias en Tunisie, et dans leur mise sous tutelle directe par le régime déchu. Or est-il normal que les laudateurs, ces fameux «mounachidinnes», puissent continuer à sévir après la Révolution ? De quelle crédibilité peuvent se prévaloir des médias dont les pages sont noircies par ceux-là mêmes qui faisaient l’éloge de la dictature, et qui soutenaient par leurs écrits Ben Ali, jusqu’au 13 janvier ? Comment expliquer le silence du SNJT sur les plus flagrants de ces cas ?

 

En définitive, le citoyen moyen semble assister à un jeu de dupes. Où il apparait que ni le gouvernement, ni le syndicat des journalistes, ne semblent avoir réellement l’intention de nettoyer la profession. En d’autres termes, les snipers des médias tunisiens ne seraient donc qu’une rumeur. Que celui qui déniche l’un de ces mercenaires de la plume, le ramène à Lotfi Zitoun, ou au SNJT. C’est selon…  Vous avez dit Révolution ?

Moez El Kahlaoui, mag14.com

 

 

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La mainmise du gouvernement Jebali sur les médias publics se renforce

La mise au pas des médias publics par le gouvernement islamiste d’Ennahdha se poursuit. Notre consœur Boutheïna Gouiâ, journaliste animatrice de la radio nationale, vient d’en avoir la preuve à ses dépens.

 

Le gouvernement Hamadi Jebali ne se contente pas de nommer les Pdg et directeurs généraux des médias publics, comme le faisait l’ancien régime, et de choisir de préférence parmi les anciens propagandistes de Ben Ali devenus pro-Ennahdha. Il va encore plus loin dans sa politique d’intimidation des journalistes et de mise au pas des médias.

 

Boutheïna Gouiâ a eu le malheur de consacrer ce matin son émission aux récentes nominations par le gouvernement, à la tête de l’Etablissement de la télévision nationale et du groupe de presse de Dar Assabah, de journalistes réputés pour les services rendus, avant le 14 janvier 2011, au Rcd de Ben Ali, et, après cette date, à Ennahdha de Rached Ghannouchi, en retournant seulement leur veste.

 

Elle a commis aussi le «crime» d’inviter à son émission des collègues représentant le Syndicat nationale des journalistes tunisiens (Snjt) et le Syndicat national de la culture et de l’information dépendant de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt), Ziyed El Hani et Nabil Jmour en l’occurrence.

 

Ces derniers, on l’imagine, ont défendu crânement l’indépendance des médias publics et critiqué les nominations à la tête de ces médias sur la base de l’allégeance politique et non sur celle de la compétence.

 

Deux heures après l’émission, Mme Gouiâ s’est vue annoncer par son collègue Habib Jegham que le directeur général de la Radio nationale, un ex-Rcd lui aussi, recyclé par Ennahdha, a décidé de suspendre son émission. Pour les responsables syndicaux, cette décision est nulle et non avenue, tant qu'elle n'a pas été justifiée et notifiée.

 

Faut-il encore des preuves de la volonté d’Ennahdha de mettre au pas définitivement les médias publics en prévision des prochaines échéances politiques? La sanction infligée à Mme Gouiâ est un message envoyé à tous les journalistes qui défendent encore l’éthique et l’indépendance de leur métier: le gouvernement Ennahdha ne va pas hésiter à sévir. En d’autres termes : la recréation «démocratique» est finie, et retour à la case départ d’une information publique au service d’une dictature en gestation.

 

Qu’en pensent le président de l’Assemblée nationale constituante (Anc), Mustapha Ben Jaâfar, et le président de la république, Moncef Marzouki, alliés d’Ennahdha au sein de la «troïka», la coalition tripartite au pouvoir?

 

Ils vont encore une fois regarder ailleurs, comme ils ont habitué les Tunisiens à chaque fois que leur allié (et employeur) islamiste commet une grave entorse aux principes de la bonne gouvernance. french.irib.ir/

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 04:23

Isie, instance de la discorde 


Kaïs Saïed pourrait être nommé à la tête de l'Isie.

Kaïs Saïed

 

La possible nomination de Kaïs Saïed, un spécialiste du droit constitutionnel, à la tête de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) provoque des tensions entre Hamadi Jebali, le chef du gouvernement, et Mustapha Ben Jaafar, président de l'ANC.

 

Alors que la rédaction de la Constitution tunisienne piétine en raison de profonds désaccords sur la question des libertés et du statut des femmes, l'Assemblée nationale constituante (ANC) travaille à la mise en place de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), chargée de l'organisation des prochains scrutins.

 

Le gouvernement avait laissé entendre qu'il pourrait reconduire à sa tête Kamel Jendoubi, mais certaines sources suggèrent que le poste échouera finalement à Kaïs Saïed, un spécialiste du droit constitutionnel soutenu par Abderrazak Kilani, le ministre délégué chargé des Relations avec l'ANC et proche de Hamadi Jebali, le chef du gouvernement.

 

Cette nomination suscite des tensions entre ce dernier et Mustapha Ben Jaafar, président de l'ANC, qui est favorable à Jendoubi.  Jeuneafrique

 

 

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L’Assemblée Constituante se prépare aux futures élections

"Microcosme", Assemblée Nationale de la Constituante, Le Bardo. 10 décembre 2011. Photographie Hamideddine Bouali

 

Après les élections réussies du 23 octobre 2011 qui ont abouti à notre actuelle Assemblée Constituante, la Tunisie se prépare déjà à celles qui auront lieu l’année prochaine. Les Tunisiens, habitués au monopartisme et ce depuis plus d’une cinquantaine d’années, semblent perdus quant à la question des élections prochaines. Auraient-elles lieu au mois de mars 2013 ou pas comme l’avait annoncé le chef du gouvernement provisoire Hammadi Jebali ? Cela semble peu probable selon le député Fadhel Moussa compte tenu du volume de travail encore inachevé.

 

Instance Permanente des élections inscrite dans la Constitution

Entre un régime parlementaire, présidentiel ou mixte, les débats houleux foisonnent. Bien qu’Ennahdha persiste pour instaurer un régime parlementaire, les surprises dans la politique tunisienne ne peuvent être écartées.

Selon la député Nadia Chaabane

les élections ne peuvent avoir lieu qu’après la mise en place de l’instance qui s’occupera de les organiser. Le texte de la création de l’instance sera à l’étude et passera au vote au mois de septembre 2012. A partir de là, l’instance peut être créée. La nature du régime et le type de vote ne peuvent être définis avant la constitution. Après qu’elle soit votée, on saura la nature du régime politique et à partir de là la loi électorale sera rédigée. (président élu ou pas, etc) / donc la réponse est tributaire de la constitution.

En effet, conformément à la loi relative à l’organisation des pouvoirs, dans le chapitre VII : “L’Instance des élections”, il est stipulé dans l’article 25 que


L’Assemblée Nationale Constituante, adopte une loi créant une Instance Publique Indépendante Permanente, chargée de gérer, d’organiser et de superviser les élections et les référendums. Ladite loi fixera la composition et l’organisation de cette instance.

 

Ainsi, désormais notre nouvelle Constitution comportera des articles qui définiront les prérogatives et caractéristiques d’une Instance Indépendante Permanente des Elections. Voici quelques points et principes qui ont été discutés au cours de ces derniers mois au sein de la commission des Instances Constitutionnelles tels que :

-La gestion des élections nationales, régionales, et les référendums
-La composition :9 membres élus du pouvoir législatif pour une période de 6 ans non renouvelables
-Accord sur les cinq principes : indépendance, transparence, neutralité, intégrité et professionnalisme des membres de l’Instance.

 

Projet de loi et propositions pour une Instance Provisoire Indépendante des élections

Par ailleurs, une Instance Provisoire Indépendante des élections sera créee dans quelques mois et ce, conformément à notre future Constitution. Trois documents ont été déjà déposés à l’Assemblée Constituante depuis le mois de juillet : Leprojet de loi du gouvernement Jebali, la proposition de loi du Pari Républicain (Al Jomhouri) et la proposition commune de l’Ugtt, la LTDH et de l’Ordre des avocats.

Ces documents vont être encore discutés par les députés mais la rédaction ne sera probablement finalisée qu’à la fin de cette année 2012. La version finale dont se chargent la commission des Instances Constitutionnelles et de la commission des droits, libertés et relations étrangères- comportant les variations habituelles- sera soumise à la commission de la législation générale qui la portera devant la plénière pour passer enfin au vote. Le processus risque donc d’être un peu lent.

Entre ces trois documents, un point de divergence essentiel divise, notamment la question de la nomination du Président de cette instance. Car, dans le projet de loi du gouvernement Jebali, dans l’article 5, il est dit que le Président est choisi par le Président de la République, le Premier ministre et le Président du pouvoir législatif. Ce choix se doit d’être approuvé par la majorité absolue des députés.

M. Nôomen Fehri, député de la commission des instances Constitutionnelles nous a affirmé que ce projet ne peut être accepté puisqu’il y a consensus entre les députés de cette même commission au sujet de l’élection et non pas de la nomination du Président de l’Instance Indépendante Provisoire des Elections.

 

Repos et relecture des brouillons !

Après des mois de dur labeur, le comité central de coordination s’est réuni aujourd’hui 11 août pour discuter des derniers points des brouillons des commissions de l’Assemblée Constituante. A la fin de la réunion, la vice Présidente de l’ANC nous a informé que les copies ne sont pas encore mises au point et d’autres n’ont toujours pas fini la rédaction des textes. Certaines commissions ont même préféré demander la relecture de leurs “drafts” au lieu de les remettre au comité.

Jusqu’au 3 septembre 2012, les députés partent donc en vacances pour un repos bien mérité. Contrairement aux séquences amputées qu’on voit sur internet, il faudra reconnaître le travail acharné de l’Assemblée Constituante. Toujours en déplacements, en réunions, en discussions, travaillant plus de huit heures par jour, même pendant les premiers jours du mois de Ramadan où ils rentrent tard- à peine une heure avant la rupture du jeûne pour retravailler jusqu’à trois heures du matin, les députés tentent de résister à la pression du travail colossal qu’ils doivent effectuer et aux critiques tous azimuts qu’ils reçoivent de la part des citoyens et des médias.


Pour mieux suivre les travaux de l’Assemblée Nationale Constituante Tunisienne, veuillez visiter les sites suivants:

Le site almarsad
Le site de l’Assemblée Constituante

Le site Open data, Open government  

nawaat
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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 05:44

Ayoub Massoudi, menaces sur la liberté d’expression

 

ayoub-massoudiAyoub Massoudi, conseiller principal auprès de la présidence de la République démissionnaire, a comparu vendredi 17 août devant le juge d'instruction du tribunal militaire. A la demande de la défense, le juge d'instruction a décidé de reporter l'examen de cette affaire au mercredi 22 août.

 

Des militants des Droits de l’Homme, des blogueurs, des journalistes, sont venus nombreux le soutenir dans cette épreuve. Ayoub soulignera, «quoi qu’il puisse m’en coûter, je défendrai chacune de mes positions et toutes mes déclarations sans craindre les récriminations des marchands de la Révolution et les blâmes de ceux qui font du sang des martyrs un fond de commerce».

 

M. Massoudi avait été empêché de voyager et n’avait appris qu’il était frappé par cette mesure qu’à l'aéroport Tunis-Carthage, le jour (jeudi 16 août) où il devait prendre l'avion pour Paris, pour rejoindre sa femme et ses deux enfants, pour fêter avec elle l'Aïd. Mais la justice militaire en a décidé autrement.

 

Parce que M. Massoudi, interdit de voyage, est accusé, selon le porte-parole de la justice militaire, Mounir Abdennebi, «d'atteinte à la dignité, à la renommée et au moral de l'armée».

ayoub-massoudi

L’agence Tap relève que «l'accusation fait référence à l'article 128 du code de procédures pénales qui pénalise toute personnes qui par discours publics, presse ou tous autres moyens de publicité, impute à un fonctionnaire public ou assimilé des faits illégaux en rapport avec ses fonctions, sans en établir la véracité».

 

Or M. Massoudi avait déclaré que «l'actuel ministre de la Défense, M. Mustapha Zoubeidi, et le Général Rachid Ammar avaient caché la vérité et n'avaient pas informé à temps le président Marzouki de la décision d'extradition de Baghdadi Mahmoudi».

ayoub-massoudi

Pour M. Ayoub Massoudi, «il s'agit d'un procès politique. Dans mes déclarations suite à l'affaire Baghdadi Mahmoudi (…), j'ai demandé l'ouverture d'une enquête sur les dossiers de corruption dans l'institution militaire». Selon lui, il s’agit ainsi d’une «revendication légitime». Il précise «nous voulons tous une institution militaire républicaine, transparente et respectueuse des institutions de la République».

 

Selon M. Khaled Krichi, l’un des avocats d’Ayoub Massoudi qui s’est exprimé sur les ondes de Mosaique FM,  son client  «n'a jamais porté atteinte à l'institution militaire ni aux dirigeants militaires et n'a fait qu'exprimer son avis». Pour l’avocat, les véritables causes de l’interdiction de voyage sont à chercher dans les propos tenus par M. Massoudi suite à sa visite à Sidi Bouzid, sur l'extradition rocambolesque de l'ancien premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi.

 

M. Hamma Hammami, le leader du Parti des Travailleur, (ex-POCT), ne dit pas autre chose. Il estime en effet que «la liberté d’expression est menacée, puisque dans le cas d’espèces, l’interdiction de voyage qui a frappé Ayoub Massoudi est liée à ses déclarations». 

 

Autant dire, donc, que cette affaire ne contribuera pas à rassurer les Tunisiens sur l’état d’avancement de la réalisation des objectifs de la Révolution. Surtout dans un contexte où la désillusion paraît cruelle, après les rêves entretenus après le 14 janvier.  mag14

 

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Les détails 

 

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Les salafistes tunisiens repassent à l'offensive contre la culture

Un Tunisien agite un drapeau salafiste sur lequel est inscrit : "Il n'y a qu'un Dieu", pendant une course à Kairouan, en mai 2012.

 

Les salafistes tunisiens sont repassés à l'offensive contre des évènements culturels, bloquant des spectacles jugés contraires à l'islam sous les yeux de lapolice. Si bien que des artistes dénoncent la "complicité" du gouvernement, dominé par les islamistes.

 

Dans la nuit de jeudi à vendredi 17 août, à Bizerte dans le nord de la Tunisie, quelque 200 militants radicaux, armés de bâtons et de sabres, ont attaqué un évènement organisé dans le cadre de la "Journée Al-Aqsa", faisant cinq blessés. Selon des organisateurs, les policiers ont attendu une heure avant de disperserles assaillants. Quatre salafistes ont été arrêtés, a indiqué le ministère de l'intérieur.

 

La manifestation de Bizerte a été marquée par la présence de Samir Kantar, un militant du Front de libération de Palestine (FLP) qui a passé près de trente ans dans les prisons israéliennes avant d'être libéré en 2008 dans la cadre d'un échange avec le mouvement libanais chiite Hezbollah. Selon les organisateurs, Kantar a affiché des positions favorable au régime du président syrien Bachar Al-Assad lors de ses interventions.

 

ATTEINTE AU SACRÉ

 

Il s'agissait du troisième spectacle en trois jours a avoir été pris pour cible par des fondamentalistes. Les deux fois précédentes, aucun acte de violence n'avait été signalé. Ainsi, mardi soir, des islamistes radicaux ont bloqué ont bloqué la scène sur laquelle devait se produire le célèbre comique Lofti Abdellié la scène sur laquelle devait se produire le célèbre comique Lofti Abdelli, accusé d'offense à l'islam.

 

Le lendemain, le groupe iranien Mehrab était empêché de se produire au Festivalinternational de musique sacrée et soufie. Leur méfait : être chiites, une atteinte au sacré selon des fondamentalistes sunnites. Par ailleurs, deux festivals ont dû être annulés cet été, les organisateurs disant avoir reçu des menaces de la mouvance salafiste.

Ces actions, en pleine saison de festivals et de jeûne du ramadan, interviennent après une période d'accalmie relative depuis mi-juin et le saccage par des fondamentalistes d'une exposition d'art près de Tunis qui avait été suivi de violences dans plusieurs régions. Aucun mouvement n'a diffusé de revendications, et le principal, Ansar Al Charia (les partisans de la charia), refuse tout contact avec les médias étrangers.

 

"ON LAISSE FAIRE LES SALAFISTES"

 

Artistes et organisations de la société civile se disent d'autant plus inquiets que les forces de l'ordre se montrent discrètes, excepté à Bizerte où elles sont intervenues fermement quoique tardivement. Dès lors, certains soupçonnent de complicité les islamistes du parti au pouvoir, Ennahda.

 

"On laisse faire les salafistes", s'emporte Leïla Toubel, célèbre dramaturge tunisienne. "Comment croire que ce gouvernement et Ennahda ne sont pas impliqués ? Je voudrais bien croire qu'ils n'y sont pour rien mais ces gens sont restés impunis", poursuit-elle, dénonçant une "complicité au moins par le silence".

 

"Ce qui est grave dans cette affaire, en plus de l'activisme des extrémistes religieux qui prend chaque jour plus d'ampleur, c'est le laxisme des autorités qui capitulent à chaque fois devant les diktats de quelques énergumènes barbus", estime le journal en ligne Kapitalis, très critique du pouvoirlemonde

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Violence "salafiste" à Bizerte, quatre accusés arrêtés

Samir Qantar.Un groupe d’individus imputé au courant dit salafiste a pris d’assaut dans la soirée de jeudi une manifestation organisée à l’occasion de la journée mondiale d’Al-Qods, à laquelle devait prendre part notamment l’ancien détenu dans les geôles israéliennes, Samir Qantar.

Menus de sabres et de bâtons, ces individus ont fait irruption dans la maison de jeunes de Bizerte où se déroule la soirée et s’en sont pris aux participants, dont quelques uns ont été grièvement blessés. 

Les organisateurs ont dû annuler cette rencontre. Dans une vidéo mise en ligne, un participant présent sur place a indiqué que les assaillants ont déchiré les banderoles et ont agressé violemment les participants. Les assaillants ont fustigé la présence de Samir Qantar, sous prétexte qu’il est chiite. "Nous leur avons dit que nous n’avons de problèmes ni avec les chiites, ni avec les sunnites, on l’a fait venir, car c’est une personne qui est contre le sionisme et contre Israël", a témoigné un autre témoin oculaire. Et d’ajouter : "Ils nous ont accusés de chiites et nous ont battus", a-t-il ajouté en montrant sa blessure à la tête qui lui a valu sept points de suture.  

Samir Qantar, ce résistant libanais d'origine palestinienne, qui a passé 30 ans dans les prisons israéliennes a exhorté Rached Ghannouchi, lors d’une rencontre organisée la veille, "à sortir pendant la journée d’al-Qods et à annoncer que la Tunisie sera la tête de pont dans l’éradication de la colonisation. Si tel était le cas, on se rangera tous derrière le cheikh", a-t-il poursuivi. Samir Qantar a encore souligné que "les sentiments du peuple tunisien envers la cause palestinienne doivent se traduire en une position officielle qui vise à lutter contre le projet américano-sioniste dans la région". 

Ce faisant, le ministère de l’Intérieur annonce dans un communiqué, publiée sur sa page facebook, qu’un groupe de 200 personnes connues pour appartenir au courant salafiste ont usé de violence pour empêcher une manifestation organisée par certaines associations à l’occasion de la journée mondiale d’al-Qods , exprimant ainsi leur refus de la participation d’un certain nombre d’invités arabes à cette manifestation. Cette attaque a fait deux blessés à la tête parmi les organisateurs, un officier de police a été blessé au niveau de l’épaule, ajoute le communiqué;

Les unités de sécurité sont intervenues et ont dispersé les agresseurs à l’aide de gaz lacrymogène, selon le communiqué. Le ministère annonce l’arrestation de quatre accusés, et les recherches sont en cours pour arrêter les autres personnes impliquées dans ces événements. gnet

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 17:22

 

 

Les journalistes de Dar Essabah continuent leur protestation

L’affaire avait commencé par la désignation de Lotfi Touati en tant que président directeur général du groupe Assabeh. Une nomination jugée « parachutée et unilatérale » par les journalistes de la maison, une nomination qu’ils ne cessent de dénoncer depuis.

 

Cette nomination a été donc rejetée par les journalistes de Dar Essabah qui ont publié les éditions de « Essabah » et « Le Temps » de ce matin sans éditos. Les anciennes appartenances partisanes de Lotfi Touati semblent représenter le noeud du problème. Les protestataires indiquent que : « toute nomination au sein du groupe doit se faire en concertation avec les structures professionnelles conformément aux conditions d’objectivité, de compétence professionnelle, de probité et d’indépendance ».tunisianway

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Les journalistes de Dar Assabah s’adressent aux trois présidences et à l’opinion publique

 

Les deux quotidiens de Dar Assabah (‘‘Le Temps’’ et ‘‘Assabah’’) ont publié, aujourd’hui, un communiqué pour protester contre la nomination d’un nouveau Pdg à la tête du plus ancien groupe de presse dans le pays.

Dans ce communiqué, dont nous reproduisons ici le texte intégral, les journalistes et les employés expriment leur «attachement à l’indépendance de la ligne éditoriale de l’établissement et aux principes pour lesquels elle œuvre depuis plus d’un demi siècle, ainsi qu’à la défense d’une presse libre, indépendante et pluraliste après la révolution du 14 janvier».

«Nous agents, cadres, et journalistes de Dar Assabah déclarons à l’adresse des trois présidences et à l’opinion publique, suite aux événements qui se sont produits au sein de notre établissement et relatifs à la dernière nomination à la tête de la direction générale:
- notre refus catégorique de cette nomination et la méthode du parachutage;

- notre indignation quant à la négligence des compétences et des cadres de Dar Assabah qui ont enrichi, des années durant, divers établissements médiatiques;

- notre attachement à l’indépendance de la ligne éditoriale de notre établissement et les principes sur lesquels elle œuvre depuis plus d’un demi siècle, ainsi qu’à la défense d’une presse libre, indépendante et pluraliste après la Révolution du 14 janvier;

- notre fidélité aux principes de Dar Assabah à savoir le professionnalisme, la neutralité et le respect des codes éthiques et des normes déontologiques;

- notre lutte contre toute tentative de mainmise sur notre établissement de quelque côté que ce soit, politique, financier ou autre…

- notre indignation face à la marginalisation des problèmes essentiels de Dar Assabah, relatifs à l’amélioration des conditions et des outils de travail et la régularisation des situations professionnelles précaires;

- notre revendication afin d’obtenir nos avoirs financiers impayés par l’établissement;

- la poursuite de toutes les formes de lutte afin d’obtenir la satisfaction de nos revendications légitimes, tout en affirmant notre entière disponibilité à travailler pour la promotion du rendement journalistique au sein de l’établissement et du paysage médiatique.»

Signé «Agents, cadres et journalistes de Dar Assabah» kapitalis

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"الصباح" و"لوتون" تصدران دون افتتاحية احتجاجا على تعيين مدير عام "تجمعي"

 
 

تصاعد حدّة التوتر داخل دار "الصباح" بسبب قرار حكومي بتعيين "تجمعي" في منصب مدير عام هذه المؤسسة شبه الحكومية (بعد مصادرة 70 بالمائة من مساهمة صخر الماطري فيها) إلى درجة أنّ صحيفتي "الصباح" الناطقة بالعربية و"لوتون" الناطقة بالفرنسية، امتنعتا، اليوم الجمعة، عن كتابة افتتاحيتهما، حيث تركا المربع المخصص لافتتاحية كل منهما فارغ، وهي أسلوب احتجاجي اتّبعه من قبل مؤسس دار الصباح المرحوم الحبيب شيخ روحه لما كانت جريدة "الصباح" تواجه تضييقا إعلاميا في عهد الرئيس الراحل الحبيب بورقيبة.

 

ويرفض صحفيو وتقنيو دار "الصباح" طريقة تعيين الصحفي لطفي التواتي (كان يعمل كمساعد رئيس تحرير بجريدة لوكوتيديان الصادرة عن دار "الأنوار") بصفة أحادية من قبل الحكومة المؤقتة، مستغربين من تجاهل هذه الأخيرة لأبناء دار "الصباح" في تولي خطة رئيس مدير عام.

 

واحتج صحفيو دار "الصباح" الأربعاء على قرار تعيين لطفي التواتي، الذي ساند الانقلاب على النقابة الشرعية للصحفيين بقيادة ناجي البغوري في مؤتمر 15 أوت عام 2009، لما حاول نظام بن علي بواسطة صحفيين تجمعيين ضرب استقلاليتها وتطويعها لغاياته السياسية.

 

ومنذ أيام نددت النقابة العامة للثقافة و الإعلام بتعيين لطفي التواتي رئيسا مديرا عاما لمؤسسة دار "الصباح" خلفا لكمال السماري وعبرت عن رفضها تعيينه بالخطة المذكورة نظرا لارتباطه بالنظام السابق.

 

ويقول مراقبون إنّ لطفي زيتون المستشار السياسي لرئيس الحكومة المؤقتة هو من يسعى إلى فرض لطفي التواتي في منصب المدير العام بدار "الصباح"، لاسيما أنّ لطفي التواتي يكن الولاء إلى حركة النهضة الإسلامية.

 

وتواجه حركة النهضة الاتي تقود الائتلاف الحكومي انتقادات كبيرة من قبل النقابة الوطنية للصحفيين وهيئة إصلاح الإعلام والصحفيين بأنها تسعى لوضع يدها على قطاع الإعلام لا سيما العمومي منه، من أجل تلميع صورتها أمام الرأي العام في ظلّ أدائها الحكومي الضعيف.

 

خميس بن بريكalmasdar

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سيدي بوزيد: بعد اطلاق سراحه, لؤي غربي يروي ظروف اعتقاله

 

 

أتت التحرّكات التي قام بها مجموعات من النّاشطين في اليومين الأخيرين أكلها حيث تمّ اليوم اطلاق سراح المدوّن لؤي غربي و المجموعة الموقوفة معه على خلفيّة الأحداث التي شهدتها مدينة سيدي بوزيد يوم 9 أوت 2012.

 

التقينا لؤي غربي ساعات بعد اطلاق سراحه. خلال الحوار الذي أجريناه معه أكّد لنا تعرّضه و رفاقه لمعاملة سيئة و عنف مدّة ايقافهم بسيدي بوزيد قبل تحويلهم الى القيروان.

لؤي أكّد لنا أيظا ما كان مجموعة مسانديهم اتّهموا به السلطات حول الطابع السياسي للايقاف. هذا و تجدر الاشارة أنّه تمّ اطلاق سراح لؤي و رفاقه دون عرضهم على قاضي التحقيق.

 

 

قرار اطلاق سراح الموقوفين يستثني قيس بوعزيزي المتهم باتلاف لافتات تابعة لحزب النهضة بسيدي بوزيد حيث مازال هذا الأخير رهن الايقاف.nawaat.

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 04:34

Des petites victimes qui jouent à la guerre

 

Ils utilisent les roquettes comme poteaux de football, les chars abandonnés sont leurs îles au trésor. Dans leur monde, la guerre est un jeu: les enfants syriens sont les otages d'un conflit qui les a forcés à banaliser la mort et la violence.

Ils prennent des gombos comme munitions, des aubergines comme grenades. Dans la vieille ville deHoms, les enfants jouent à la guerre entre les rebelles et les soldats du régime. Oum Mohammed affirme que ses petits-enfants n'ont plus peur des bombes, «mais ils se réveillent parfois la nuit en pleurs. Aucun enfant ne devrait voir ce qu'ils voient, et ils en ont déjà tant vu...» Pour les adolescents, c'est pire. Certains ont été vus, à Alep, prendre part aux combats, armés de kalachnikovs. Selon une ONG syrienne, plus de 1.300 enfants sont morts depuis le début du conflit en mars2011. Sans parler des centaines de détenus dans les prisons du régime, dont certains ont été soumis à la torture. 

Ils développent un haut niveau de résilience 

Selon les psychologues, les enfants, qui ont souffert de violences, développent un haut niveau de résilience, qui leur sert, à la fois, de bouclier psychologique contre l'horreur, mais qui les pousse aussi à accepter comme normal ce qui ne l'est pas. «Mon neveu a sept ans, mais (il) se conduit comme un adulte» lorsqu'il inspecte la rue, confie Omar, un militant recherché par les autorités. «Je suis triste de voir qu'il a perdu sa jeunesse.» 

Les symptômes de leur détresse a posteriori 

Pour la psychologue Lina Issa, qui travaille avec des Syriens réfugiés au Liban, «la mort est devenue bien trop normale pour de nombreux enfants». Elle pense qu'ils ont une grande capacité à rebondir, «mais les véritables symptômes de leur détresse mettront très longtemps à émerger», estime-t-elle. Chaque enfant réagit ainsi à sa façon: certains «qui devraient déjà marcher et parler, n'ont pas commencé à le faire. D'autres sont dans le déni» et ne dessinent que des coeurs et des fleurs, explique la psychologue libanaise. Mais même dans les pires circonstances, certains enfants réussissent à garder espoir. «Quand je serai grande, je veux être médecin pour aider les blessés», soutient ainsi une fillette de sept ans, habitant à Homs. D'autres ont plus de difficultés et leur imagination est envahie par la mort quotidienne en Syrie. «Un enfant me raconte, chaque jour, des histoires, dans le cadre de sa thérapie, raconte Lina Issa. Le scénario change, mais la fin est toujours la même: tout le monde meurt.»  
letelegramme

 

 

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L'Organisation de coopération islamique suspend la Syrie

 

Le sommet islamique de la Mecque, en Arabie saoudite, a prononcé à la fin de ses travaux tôt jeudi la suspension de la Syrie de l'Organisation de coopération islamique (OCI).


Les participants sont tombés d'accord sur la nécessité mettre fin immédiatement aux actes de violences en Syrie et de suspendre ce pays de l'OCI, indique le communiqué final du sommet.

Le sommet s'est dit profondément inquiet des massacres et des actes inhumains subis par le peuple syrien.

Le secrétaire général de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, a qualifié en conférence de presse la décision de message fort adressé par le monde musulman au régime syrien. Ce monde ne peut plus accepter un régime qui massacre son peuple en utilisant avions, chars et artillerie lourde, a-t-il dit.

C'est aussi un message adressé à la communauté internationale, disant que le monde musulman soutient une solution pacifique (en Syrie), veut la fin de l'effusion de sang et refuse que ce problème dégénère en conflit confessionnel et déborde sur la région, a poursuivi le chef de l'OCI.

La suspension de la Syrie a été recommandée par la réunion préparatoire du sommet de deux jours qui s'est tenu avec la participation d'une quarantaine de chefs d'Etat arabes, africains et asiatiques, membres de l'OCI.

Un seul pays parmi les 57 membres de l'OCI, l'Iran, allié du régime de Damas, s'est ouvertement opposé à la suspension de la Syrie.

Dans une deuxième déclaration appelée Pacte de La Mecque, le sommet a proclamé son soutien aux peuples musulmans opprimés comme le peuple syrien.

Il a souligné son appui, aux les peuples musulmans opprimés (...) qui font face aux avions de combat et aux canons des armées régulières comme c'est le cas du peuple syrien.

La déclaration insiste sur le coopération entre les Etats musulmans, sur la lutte contre les divisions entre musulmans, la promotion d'un islam modéré, la lutte contre le terrorisme et la pensée qui y conduit.

Elle qualifie de crime contre l'humanité les exactions contre les musulmans de Birmanie, et rappelle son soutien aux Palestiniens.

Le Pacte de La Mecque se félicité également de la décision du roi Abdallah d'Arabie saoudite, hôte du sommet, de créer à Ryad un centre pour favoriser le dialogue entre musulmans sunnites et chiites. 
romandie

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 03:19

Le nouveau Pdg de Dar Essabah accueilli aux cris de la flicaille dehors

 

C’est la première fois dans les annales des médias en Tunisie qu’un nouveau responsable débarque dans l’entreprise où il est nommé aux cris de Dégage, lancés par les journalistes.

 

Lotfi Touati, nouveau Pdg de Dar Essabah, un proche d’Ennahdha, nommé par le gouvernement islamiste à la tête de cette entreprise de presse dont le gouvernement détient 80% du capital est arrivé ce soir au siège de l’entreprise pour prendre part à son premier conseil d’administration. Il a eu du mal à se faufiler vers l’entrée et pour cause : plusieurs dizaines de journalistes (de Dar Essabah, mais aussi beaucoup de leurs confrères d’autres médias) étaient rassemblés agitant des banderoles et criant des slogans réclamant l’indépendance de l’information. Parmi ces slogans "Essabah horra welboulis aâla barra" (Essabah est libre, la flicaille dehors)  par allusion au passé du nouveau promis, un ancien commissaire de police. Lotfi Touati a d’autres défauts : il était l’un des propagandistes de l’ancien régime et ses derniers articles à la gloire de l’ancien dictateur remontent à quelques heures avant sa fuite en Arabie saoudite. Il faut dire qu’au lendemain de la révolution, il s’est inventé très opportunément des affinités nahdhaouies.

 

A part les journalistes de Dar Essabah et leurs confrères, on a noté la présence de personnalités politiques et de la société civile, comme Abdelwahab El Hani, président du parti El Majd, Mohamed Bennour, porte-parole d’Ettakatol, Samir Ettaïeb, élus de la Voie démocratique, Mokhtar Trifi, président d’honneur de la Ligue tunisienne des droits de l’homme, Kamel Laâbidi, ex-président de l’Instance  nationale pour la réforme de l’information et de la communication, Néjiba Hamrouni, présidente du Syndicat national des journalistes tunisiens et d’autres memebres du bureau (Zied El-Heni, Mongi Khadhraoui…), Nabil Jmour, dirigeant du Syndicat de la culture et d’information affilié à l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt) et autres membres du bureau, Abdelkarim Hizaoui, directeur du Centre africain de perfectionnement des journalistes communicateurs (Capjc), Syhem Ben Sedrine, présidente du Conseil national des libertés en Tunisie.


La prise de fonction du nouveau Pdg s’est donc effectuée sous les plus mauvais auspices avec des huées, des Dégage et la flicaille dehors. Une affaire à suivre. Tout ce beau monde était venu exprimer son opposition à la main-mise du pouvoir exécutif et notamment du parti islamiste Ennahdha sur les médias, à travers la nomination de leurs responsables. kapitalis

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 04:51

 

Egypte, une nouvelle étape ?

 

 

 

La décision du président égyptien Mohamed Morsi de limoger le maréchal Hussein Tantaoui et de nommer un nouveau ministre de la défense et commandant en chef des forces armées en la personne d’Abdel Fattah Al-Sissi est une étape importante dans l’histoire (encore brève, ne l’oublions pas) de la révolution égyptienne entamée le 25 janvier 2011. Le président a aussi démis les principaux chefs des armées, le chef de l’état-major (Sami Annan), ceux de l’armée de l’air et de la marine, celui de la défense aérienne – Tantaoui et Annan ont été décorés et nommés conseillers du président !

Morsi a aussi annulé la déclaration additionnelle à la Constitution qu’avait adoptée le Conseil supérieur des forces armées (CSFA) à la veille du second tour de la présidentielle et que j’avais qualifiée de tentative de coup d’Etat constitutionnel – rappelons que selon cette déclaration additionnelle, le président n’a pas les pouvoirs de révoquer les chefs de l’armée. Disponible ici en anglais, le nouveau texte constitutionnel décrété par le président lui donne l’ensemble des pouvoirs exécutifs et législatifs, ainsi que la capacité de désigner une nouvelle Assemblée constituante si celle qui existe n’était pas en mesure d’accomplir sa tâche.

Enfin, Morsi a nommé un vice-président, le juge Mahmoud Mekki. Ce magistrat est connu pour son indépendance et pour sa participation en 2005 au mouvement des juges égyptiens contre les ingérences du pouvoir politique, ingérences qu’il a toujours dénoncées.

Un rapport d’Amnesty International rappelle que Sissi, alors chef du renseignement militaire, avait rencontré une délégation de l’organisation au début 2012 qui s’était inquiétée de l’usage des tests de virginité. Sissi avait répondu que ces tests avaient été faits pour que l’armée ne soit pas accusée de viol, mais avait aussi assuré qu’ils ne se reproduiraient plus.

Rappelons que Morsi, un membre des Frères musulmans, a été élu président en juin 2012 : c’est la première fois qu’un civil était élu à la tête de l’Etat égyptien depuis la prise du pouvoir, en juillet 1952, par les « officiers libres ». Rappelons également que, en 1954, un bras de fer avait déjà opposé les militaires et les Frères musulmans.

Il est encore difficile de mesurer l’impact de cette décision, et de savoir si elle va se heurter à des oppositions, au sein des militaires ou au sein de l’appareil judiciaire, qui pourrait en contester la constitutionnalité. La presse égyptienne reprend des sources internes au CSFA selon lesquelles la décision était attendue et n’a pas surpris Tantaoui. Il n’est pas impossible qu’existe, parmi les officiers, un courant qui voulait en finir avec Tantaoui, un représentant de l’ancien régime et de sa corruption et qui cherche à trouver un nouvel équilibre entre l’armée et le pouvoir civil. La récente attaque contre des militaires égyptiens à Gaza, qui a fait seize morts, n’a sans doute pas renforcé le prestige de l’armée et Morsi en avait profité pour limoger le chef du renseignement.

Parmi les premières réactions, celle d’Abdel Moneim Aboul Foutouh, arrivé en quatrième position au premier tour de l’élection présidentielle, qui a annoncé son soutien à Morsi (rappelons les scores que les quatre principaux candidats ont obtenu au premier tour de la présidentielle : Morsi, 24,8 % des voix, Ahmed Chafik (candidat de l’ancien régime), 23,6 %, Hamdin Sabbahi (nassérien), 20,7 %, et Aboul Foutouh, 17,5 %.

Cette crise confirme l’affaiblissement du rôle de l’armée. Celle-ci, ou en tous les cas le CSFA, avait longuement hésité, après le second tour de la présidentielle, à en accepter le résultat : il fallut une semaine, alors même que les chiffres étaient connus depuis longtemps, pour que la Commission électorale proclame la victoire de Morsi (lire « L’Egypte entre révolution et contre-révolution »). Désormais, il semble assuré que le retour en arrière n’est plus possible.

Cela ne règle nullement les problèmes de l’avenir de l’Egypte. Deux défis intérieurs majeurs restent posés : celui de la consolidation d’un régime démocratique représentatif ; celui des transformations économiques et sociales. Pour relever le premier, les Frères musulmans doivent participer à la solution dans la mesure où il ne peut exister de démocratie dans ce pays sans leur participation aux affaires, au même titre que les autres forces politiques. Pour le second, les choses sont moins évidentes : les Frères, ou en tous les cas leur direction, prônent le libéralisme économique et l’économie de marché ; dans le même temps, ils ne sont pas liés au capitalisme prédateur qui a pillé l’Egypte depuis deux décennies et, tout en conservant leurs orientations, ils pourraient « moraliser la vie économique », ce qui ne serait pas une mince victoire.

Un article le rappelle, les Egyptiens entre 18 et 29 ans représentent un quart de la population et la moitié vit dans la pauvreté. C’est pour sortir de cette misère mais aussi pour retrouver leur liberté et leur dignité que ces jeunes ont renversé Moubarak, et ils ne sont pas près de l’oublier.

Alain Gresh. mondediplo

 

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14 djihadistes condamnés à mort

L'armée a renforcé sa présence dans le SinaïL'armée a renforcé sa présence dans le Sinaï  Photo :  AFP/MOSTAFA ABULEZZ

Quelques jours après l'attaque d'un poste militaire au Sinaï qui fait 16 morts, la justice égyptienne a frappé d'une main lourde 14 djihadistes en les condamnant à mort pour deux attaques ayant fait sept morts l'an dernier au Sinaï.

Les 14 hommes, membres du groupe Tawhid et Djihad, ont été reconnus coupables de l'attaque d'un poste de police et d'une banque.

Le tribunal d'Ismaïliya, au nord-est du Caire, a envoyé son verdict au mufti d'Égypte, les condamnations à mort devant être autorisées par cette autorité religieuse musulmane.

Après la chute du président Hosni Moubarak, la sécurité s'est détériorée en Égypte en raison de la défection de la police dans de nombreux endroits. Mais le problème est plus grave encore dans le Sinaï, où la communauté bédouine est fortement armée.

Le 5 août, 16 gardes-frontière ont ainsi été tués à la frontière entre l'Égypte et Israël. L'armée a réagi en renforçant sa présence dans le Sinaï, envoyant chars, blindés, hélicoptères et troupes pour tenter de décourager des extrémistes islamistes.

Les accords de paix entre l'Égypte et Israël ont limité la présence de l'armée égyptienne dans le Sinaï.  Suite...

 

 

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 04:15

 

Une nouvelle alliance de gauche pour quoi faire ?

 

 

Naissance d’un troisième pôle d’opposition

 


«Un ‘‘front populaire’’ a été créé dimanche soir à Tunis réunissant 12 partis de gauche et un groupe de personnalités indépendantes et reconnues pour leur militantisme», indique le communiqué du Parti ouvrier tunisien (Pot) sur sa page officielle sur Facebook.

«L’annonce officielle de la création du front populaire, sa structure et sa direction est prévue en septembre prochain», a dit M. Hammami, relevant que le front est ouvert à toutes les sensibilités politiques.

Une réunion a eu lieu dimanche à Tunis pour fixer les objectifs généraux et la plate-forme commune de la coalition des partis politiques membres du Front auquel se sont ralliées plusieurs personnalités indépendantes.

«Cette coalition est un front politique et non essentiellement électoral. Elle œuvrera à réaliser les objectifs de la révolution et constitue un troisième pôle de concurrent à la troïka au pouvoir et à l’Appel de la Tunisie», a indiqué Hamma Hammami, président du Parti ouvrier tunisien (Pot), l’un des fondateurs de ce front, à l’agence Tap.

Ce front se veut une alliance d’opposition à la coalition au pouvoir réunissant Ennahdha et deux partis de centre-gauche, le Congrès pour la République (CpR) du président provisoire Moncef Marzouki et Ettakatol du président de l’Assemblée nationale constituante (Anc).

Il se pose aussi en alternative à une alliance embryonnaire d’opposition formée par le Parti républicain (centre) et Al-Massar (La Voie, gauche) autour de Nida Tounès (l’Appel de Tunisie), le nouveau parti de l’ex-Premier ministre Béji Caïd Essebsi, qui a conduit la Tunisie aux élections d’octobre 2011 après la chute de Zine el-Abidine Ben Ali.

L’Appel de Tunisie, qui connaît une popularité croissante depuis sa création en juillet, et ses alliés ont indiqué songer à se présenter ensemble lors des élections prévues en mars 2013.

L’organisation de ce prochain scrutin dépend de l’adoption par l’Anc d’une nouvelle Constitution d’ici octobre prochain. La rédaction de la loi fondamentale a cependant pris du retard. Et il y a un fort risque qu’elle ne sera pas prête avant avril 2013. Ce qui retardera les élections de quelque six mois supplémentaires.

L’opposition tente de s’organiser depuis plusieurs mois, tout en accusant Ennahdha d’imposer son emprise sur tous les rouages de l’Etat (nominations, etc.), de dérive autoritaire et d’organiser une islamisation rampante de la société.

A ce jour, les partis membres de cette nouvelle coalition sont :


- le parti de l'action nationale démocrate (courant unioniste);

- le mouvement des patriotes démocrates;

- le parti du leadership arabe démocratique;

- le parti des travailleurs;

- le mouvement Al-Bath;

- le Mouvement Achaab;

- la ligue des travailleurs de gauche;

- le parti de Tunisie-verte;

- le front populiste unioniste;

- les Patriotes démocrates (Watad);

- le parti populaire pour la liberté et le progrès;

 - le parti du militantisme progressiste.  kapitalis

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