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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 07:34

TUNIS — Le mouvement au pouvoir en Tunisie, Ennahda, tient de jeudi à dimanche son premier congrès public dans le pays depuis 1988, un rassemblement clé, le parti disant vouloir s'ancrer dans un islamisme "modéré" sur fond de tensions politiques et religieuses.

Le parti compte en faire un évènement d'ampleur, avec 25.000 à 30.000 participants à l'ouverture, un an et demi après la révolution qui renversa le régime de Ben Ali. Des invités de marque sont attendus comme Khaled Mechaal, président du bureau exécutif du mouvement islamiste palestinien Hamas et le président du Conseil national de transition libyen Moustapha Abdeljalil.

Les 1.103 délégués d'Ennahda devront eux se prononcer sur ses alliances politiques, alors qu'actuellement il est le principal parti d'une coalition avec deux formations de centre-gauche, le Congrès pour la république (CPR) et Ettakatol.

Mais "la plus importante (mission du Congrès) est sans doute celle d'ancrer Ennahda en tant que mouvement islamiste modéré, ouvert, porté sur les préoccupations des Tunisiens et des Tunisiennes, concentré sur la réalisation de leurs ambitions", a dit dans un entretien publié mercredi par le journal en ligne Leaders, le chef historique du parti Rached Ghannouchi.

Pour cela, il faudra concilier les différents courants, entre les modérés d'une part et les tenants d'une ligne idéologique plus radicale. Dans tous les cas de figure, M. Ghannouchi devrait conserver son poste.

Ce dernier dit aussi tenir à l'alliance au pouvoir qui a prouvé sa "solidité", même s'il n'est pas "facile à conduire" un tel gouvernement en période de transition.

Le Congrès traitera aussi du programme politique du mouvement, de sa vision dela société et de la place qu'y occupera la religion. Dans ce contexte, il se penchera sur la question de la femme, de la famille, de l'art, des médias et du sport.

Quatres projets de motion

Cette tâche n'est pas des moindres pour un parti qui, après plus de deux décennies de clandestinité, de répression et d'exil, découvre l'exercice du pouvoir et doit disposer d'une ligne claire en vue d'élections générales prévues pour mars 2013.

Quatre projets de motion devraient être soumis, selon la presse tunisienne, mais leur contenu n'a pas été rendu public.

Le parti a cependant déjà annoncé au printemps renoncer à ce que la charia soit inscrite comme principale source d'inspiration de la Constitution en cours de rédaction par l'Assemblée nationale constituante (ANC), satisfaisant une revendication de ses partenaires au gouvernement.

Si Ennahda domine la scène politique, les défis et crises sont nombreux.

La dernière en date a opposé fin juin le gouvernement dirigé par l'islamiste Hamadi Jebali au président du pays Moncef Marzouki (CPR) après l'extradition, contre l'avis du chef de l'Etat, de l'ex-Premier ministre libyen, al-Baghdadi al-Mahmoudi.

Par ailleurs, la Tunisie est secouée régulièrement par des conflits sociaux. Le chômage, un des grands facteurs de la révolution, est une question particulièrement délicate, l'économie peinant toujours à se relever.

Enfin, Ennahda a eu du mal à clarifier sa ligne concernant la mouvance salafiste, une minorité qui a mené plusieurs opérations coup de poing.

Mi-juin, ils se sont attaqués à une exposition artistique dans la banlieue de Tunis, certaines oeuvres étant, selon eux, insultantes pour l'islam.

Le lendemain, des émeutes éclataient dans plusieurs régions et un couvre-feu nocturne pendant trois jours a dû être imposé. L'Etat tunisien avait condamné àla fois les violences et les atteintes au sacré.

Enfin, les débats à l'ANC traînent en longueur, les élus ne parvenant pas à trouver un accord sur la nature du régime, Ennahda insistant sur un parlementarisme pur, alors que ses partenaires souhaitent laisser à la présidence d'importantes prérogatives.

 

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ht99JXgR2MuYz4FY_nr_GOWS418Q?docId=CNG.5743e4770fa488605caafd7853247a3b.ab1

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 07:32

La coalition de l'Alliance des forces nationales (AFN), donnée gagnante à l'issue des élections en Libye, a promis d'œuvrer pour un "Etat civil et démocratique" en cas de victoire définitive.

"Nous avons besoin de rétablir la sécurité et de rédiger la Constitution", a déclaré Faiçal Al-Krekchi, secrétaire général de l'AFN dans une interview à l'AFP. Il promet que parmi les priorités de l'Alliance figurent aussi la réactivation de la justice et la stimulation de l'économie. Il ajoute que "tout le monde était d'accord aussi pour que l'islam soit la référence principale dans la rédaction de la Constitution. Il n'y a pas de différend la-dessus". Ce que l'Alliance rejette, selon lui, est "l'utilisation de la religion a des fins politiques".

"PARLER DE LA RELIGION, C'EST ÉVITER DE DISCUTER DES PROGRAMMES" 

Une pique contre leur rivaux islamistes, accusés de politiser la religion. "Nous sommes un peuple à 100 % musulman. Parler de la religion, c'est éviter de discuter des programmes. Nous n'avons pas besoin actuellement de parler de musulmans, de mécréants ou de laïques", a-t-il déclaré. Selon M. Al-Krekchi, la position de l'AFN, qui regroupe une soixantaine de partis ainsi que des personnalités indépendantes et des organisations de la société civile, est que l'islam est un "acquis" dans le pays.

Pour l'AFN, le Parti de la justice et de la construction (PJC), issu des Frères musulmans, avait commis une "erreur" en se revendiquant comme "islamiste" et en tentant de faire passer les autres pour non musulmans. "D'ailleurs, le peuple a compris et les urnes ont donné leur verdict", a ajouté Faiçal Al-Krekchi.

Selon les résultats préliminaires communiqués par la Commission électorale, l'AFN a raflé la plupart des sièges réservés aux mouvements politiques, à l'issue du scrutin. Selon M. Al-Krekchi, l'alliance a gagné 55 sièges sur 80 réservés aux partis dans le futur "Congrès national général", qui comporte 200 sièges. Mais les 120 élus au scrutin uninominal font l'objet d'une rude compétition entre les libéraux et les islamistes, chacun cherchant à faire rallier le maximum de candidats gagnants à leur alliance. "Nous obtenons un total de 95 à 100 sièges dans l'Assemblée, soit 50 % du total, en comptant seulement sur la force propre de l'Alliance et sans entrer en alliance avec quiconque", a assuré Faiçal Al-Krekchi. Pourtant, l'AFN promet, même en cas de majorité au Congrès,de former "un gouvernement d'union qui regroupe tous les courants, avec la compétence comme seule condition".

 

http://www.lemonde.fr/libye/article/2012/07/11/en-libye-la-coalition-liberale-promet-un-etat-civil-et-democratique_1732447_1496980.html

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 07:29
EMPRISONNES EN LIBYE ET VICTIMES DE TRAITEMENTS INHUMAINS : Deux jeunes aventuriers sénégalais retracent l’enfer qu’ils ont vécu dans ce pays

Ils sont deux rescapés de l’enfer libyen. Faisant partie du groupe des 15 Sénégalais rapatriés de la Libye, le mercredi 4 juillet dernier, Moustapha Diaby
et Mohamed Diaby retracent ici avec force détails, le voyage périlleux, les formes de tortures dont ils ont été victimes et surtout l’exécution à laquelle ils
ont échappé à Mizra et Abou Salim, deux prisons libyennes.

 

 

 

Si l’histoire de «Barça ou Barzakh» a fait un tollé dans le monde, il semble que d’autres candidats au voyage continuent encore de nourrir l’espoir de réaliser un jour leur rêve: migrer pour faire fortune. C'est le cas de Moustapha Diaby, un plombier âgé de 26 ans et de Mohamed Diaby, menuisier coffreur. Originaires tous les deux de Tambacounda, ces deux jeunes aux destins croisés, ont vécu le calvaire en Libye et ont échappé à la mort, à plusieurs reprises. «L’enfer», ils disent l’avoir connu. Ce qui fait qu'ils avaient même perdu l’espoir de retourner vivants chez eux. Le récit de Mohamed Diaby en témoigne d'ailleurs, largement. Etant à la fleur de l’âge, les deux jeunes hommes avaient décidé de se rendre en Libye pour y chercher fortune. Pour cela, ils disent avoir emprunté le désert en passant par le Mali, le Burkina Faso, le Niger pour atterrir en Libye. «Il nous a fallu une semaine de route et une fois arrivés nous avons fourni des efforts inhumains, pour gagner, en un temps record, pas
moins d’un million de nos francs». Mais, poursuit Mohamed Diaby, leur calvaire a débuté le jour où ils ont été surpris sur le chantier où ils travaillaient. Appréhendés pour séjour clandestin, ils ont tout de suite été envoyés en prison. «Nous cherchions à régulariser notre situation lorsque nous avons été surpris par des libyens en tenue, qui nous ont confisqué l’ensemble des devises qui étaient en notre possession».

 

Et pourtant, racontent les deux aventuriers, «nous avions nos passeports et nos cartes nationales d’identité, en sus de l'argent que nous avions pu amasser auparavant». Et sur les 6 mois qu'ils ont passé en Libye, ils ont eu à passer 4 mois en prison. «Mon compagnon ici présent a été dépouillé de 1,250 million de francs, alors que moi j’y ai perdu 1,200 million francs, qu’ils avaient promis de nous restituer à notre libération, mais en vain». Et Mohamed Diaby de dire: «Ils nous ont tout volé». Poursuivant, il dit avoir été dans un premier temps, enfermé avec 5 autres Sénégalais, à «Mizra», une autre prison libyenne. «Nous avions pu nous évader, mais nous avons par la suite été traqués comme du gibier dans les montagnes du Sahara. Nous étions 8 fugitifs dont un Malien, 6 Sénégalais et un Gambien, mais ce dernier est mort» a raconté l'un des
aventuriers.

 

Le Gambien en question a reçu une balle au dos, au moment où le groupe a tenté de fuir. Et s'ils sont toujours vivants, racontent t-ils, c'est juste parce qu'ils ont sauté dans le vide.

«On nous obligeait à manger les restes d’aliments piétinés par ceux qui venaient des toilettes»
Arrêtés puis transférés à Abou Salim, une autre prison libyenne, ils ont là aussi eu de la chance. «Le repas qu’on nous servait n’était pas mangeable. Même des chiens refuseraient de le consommer. Il suffisait de l’avaler pour le vomir. Idem pour l’eau infecte qui nous était servie pour calmer notre soif» ont raconté Mohamed et Moustapha Diaby qui ont par ailleurs signalé que, pas moins de 5 détenus de nationalité nigérienne et béninoise sont morts sous leurs yeux. Selon eux, «Il suffisait que l’un des gardes pénitentiaires soit ivre pour venir nous
faire vivre l’enfer. Et même un simple regard leur suffisait pour venir nous violenter». Et ceux qui par malheur faisaient tomber les restes
d'aliments par terre étaient la cible des gardes qui attendaient le retour de ceux qui revenaient des latrines pour leur demander de piétiner les aliments qu'on devait manger. Soumis à toutes sortes de violences, les deux jeunes hommes racontent qu'ils étaient souvent sévèrement battus par les gardes. D'ailleurs, disent-ils, à plusieurs reprises, ils ont vu des gens mourir à la suite de tortures, ainsi que des cadavres qu’on transportait vers des destinations inconnues.«Tous sont morts à cause de traitements inhumains qu’ils nous infligeaient. Si tu tombes malade, là-bas, on ne t'amène même pas à l’hôpital et ils nous disaient ouvertement qu’ils n’avaient rien à cirer de nous voir mourir ou souffrir». Estimant qu'ils étaient 16 Sénégalais, mais qu'ils n'ont pas revu un des leurs, en l'occurrence Malang Dianfa, un habitant de Tambacounda âgé de 26 ans, Mohamed et Moustapha craignent même que ce dernier ne soit exécuté. «Il était dans cette même prison et il a été violemment tabassé puis jeté dans de l’eau. Nous croyions même qu’il allait en mourir et nous ignorons vraiment s’il est encore en vie ou non» regrettent les deux jeunes hommes.

«Nous avons failli être exécutés»
Traumatisés par ce qu'ils ont vécu, Mohamed et Moustapha Diaby ont raconté que «les libyens qui assuraient notre garde, dans cette prison, ont abattu plusieurs Noirs devant nous». Mais précisent-ils, il y a eu, par contre, des Tchadiens, des Burkinabés, des Nigériens, des Béninois, des Togolais, des Ivoiriens, des Maliens et aussi des Gambiens qui ont pu être extraits de ce trou, par leurs ambassadeurs qui sont venus à leur secours. «Tel ne fut pas le cas, pour nous, qui avions été snobés par l’ambassadeur du Sénégal. C’est au cours de notre premier mois de détention qu’on a appelé son excellence Moustapha Dieng, qui est l’ambassadeur du Sénégal en Libye, mais il nous a dit qu’il n’a pas de temps et qu’il travaillait» regrettent les deux aventuriers . Estimant avoir perdu, en un moment, «tout espoir de retourner en vie au bercail», les sieurs Diaby, disent avoir échappé de peu à une exécution. Et selon eux, un des pénitenciers du nom d’Al Hassan nous avait fait aligner, un jour, c’est alors qu’un de ses collègues a intervenu. «N’eût été l’intervention de cet homme âgé, il allait tous nous massacrer, parce que celui-ci avait dévié le coup qui est parti en l’air, à la seconde où Al Hassan appuyait sur la gâchette de son arme braquée contre nous» raconte Mohamed. Dans
la prison où ils étaient incarcérés, il n’y avait que l’ambassadeur qui pouvait venir en aide à ses concitoyens, souligne t-il. Et disent-ils, ceux qui nous gardaient, nous demandaient même ce qui empêchait notre ambassadeur à venir nous voir. Ce sont des agents municipaux (Am) qui nous ont procuré nos laissez-passer. Mais lui, il a attendu le jour où on devait rentrer, pour nous envoyer le consul sénégalais établi en Libye. C’est ce dernier qui nous a accompagnés à l’aéroport.

«M. Dianfa, un Sénégalais de 26 ans violemment torturé est toujours retenu par ses geôliers»
Et pour conclure, les deux aventuriers de dire qu'ils se devaient de raconter cette histoire pour dénoncer l’inertie dont ont fait preuve des autorités consulaires et diplomatiques sénégalaises, face aux calvaires de leurs compatriotes en Libye. Et surtout sensibiliser nos gouvernants pour que d’autres compatriotes ne vivent pas ce qu’on a vécu. «On est aujourd’hui revenu au bercail, les poches vides et plus misérables qu’auparavant. Il a fallu qu’on arrive à l’aéroport de Dakar Yoff, pour qu’on remette à chacun d’entre nous 10 000 francs pour le ticket du retour» disent-ils. Une somme qui leur a été distribuée dans un des bureaux, sis à l'aéroport et qui leur aurait été offerte par le gouvernement. Seulement, se désole t-il, ils n'ont pas pris en compte les destinations des uns et des autres. Mohamed et Moustapha Diaby et 13 autres Sénégalais ont foulé le tarmac de l’aéroport de Dakar, le mercredi 4 juillet dernier, vers 00 heure après une escale au Maroc.

Youssoupha MINE

 

 popxibaar

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 07:26

La victoire de la coalition libérale de l'ancien Premier ministre Mahmoud Djibril aux élections législatives libyennes de samedi se confirme mais les islamistes tentent de renforcer leur présence dans la future assemblée en s'appuyant sur les candidats indépendants. /Photo prise le 8 juillet 2012/REUTERS/Zohra Bensemra (c) Reuters

 

La victoire de la coalition libérale de l'ancien Premier ministre Mahmoud Djibril aux élections législatives libyennes de samedi se confirme mais les islamistes tentent de renforcer leur présence dans la future assemblée en s'appuyant sur les candidats indépendants. /Photo prise le 8 juillet 2012/REUTERS/Zohra Bensemra (c) Reuters

par Marie-Louise Gumuchian et Hadeel Al Shalchi

TRIPOLI (Reuters) - La victoire de la coalition libérale de l'ancien Premier ministre Mahmoud Djibril aux élections législatives libyennes de samedi se confirme mais les islamistes tentent de renforcer leur présence dans la future assemblée en s'appuyant sur les candidats indépendants.

Selon des résultats partiels, l'Alliance des forces nationale (AFN) de Djibril se dirige vers une victoire écrasante à Benghazi, la deuxième ville du pays et foyer de la révolution contre Mouammar Kadhafi. Elle y obtiendrait 95.733 voix contre 16.143 au Parti de la Justice et de la Reconstruction (PJR), la branche politique des Frères musulmans.

Elle l'emporterait aussi dans les régions de Tobrouk et de Derna, également dans l'est du pays et qui étaient pourtant considérées comme des bastions des mouvements islamistes.

L'AFN devrait également s'imposer à Sebha, la capitale du Fezzan, dans le Sud désertique.

Le PJR est en tête à Chati, dans le centre du pays, l'une des rares villes où l'AFN ne se présentait pas.

Les observateurs internationaux ont présenté comme un succès ce scrutin, les premières élections libres depuis soixante ans en Libye, même s'ils n'ont pu se rendre dans le Sud en proie à des rivalités tribales. Le jour du vote, des violences ont fait au moins deux morts.

L'avance de la coalition de Djibril, qui regroupe une soixantaine de formations, pourrait cependant ne pas se traduire automatiquement par une claire majorité à l'Assemblée nationale provisoire de 200 membres, qui devra choisir un Premier ministre et organiser de nouvelles élections législatives l'an prochain.

En effet, quatre-vingts sièges seulement sont alloués au scrutin de liste, ce qui signifie que les élus indépendants, dont les allégeances politiques sont parfois difficiles à établir, pourraient conclure des accords avec les islamistes.

Un candidat indépendant, Abou Bakr Abdel-Gader, a déclaré à Reuters avoir été approché par les islamistes qui lui ont offert un poste dans les instances du PJR, offre qu'il a repoussée. "J'ai refusé. Je n'ai pas fait la révolution et ramené du front les corps ensanglantés de nos martyrs pour que les islamistes prennent le pouvoir et nous isolent encore une fois du monde", a-t-il dit.

LES ISLAMISTES ACCUSENT DJIBRIL

Dans une interview accordée à Reuters, Mohammed Sawan, le président du PJR, a refusé d'évoquer la défaite. Il juge au contraire que lorsque les résultats des candidats indépendants seront connus, la victoire de son parti sera claire.

"Peut-être que les résultats finaux montreront que Justice et Reconstruction est le principal parti", a-t-il déclaré.

"Les Libyens ne connaissent pas la réalité des islamistes et des Frères musulmans ou du PJR parce qu'ils font l'objet d'une phobie, mais la preuve du succès des islamistes se verra dans les votes pour les candidats indépendants, et chacun verra que les 120 élus indépendants seront des islamistes", a-t-il ajouté.

Mohammed Sawan a par ailleurs accusé Mahmoud Djibril d'avoir "trompé" les électeurs en se présentant comme un candidat islamiste.

"Djibril ne s'est pas présenté au peuple libyen comme un libéral", a-t-il affirmé. "Les courants laïcs ont bénéficié des révolutions du Printemps arabe et ont levé l'étendard des références islamiques (...) les Libyens ont voté pour Djibril car on le considérait aussi comme un islamiste."

Selon les spécialistes interrogés mercredi par Reuters, il est encore trop tôt pour se lancer dans des estimations de sièges à l'Assemblée.

La commission électorale nationale avait déclaré qu'elle serait en mesure de publier des résultats préliminaires mercredi mais les chiffres pour la plupart des quartiers de Tripoli, la capitale, sont encore inconnus.

Après quatre décennies de régime autocratique de Mouammar Kadhafi, 1,6 million d'électeurs sur 2,8 millions d'inscrits - un taux de participation de 65% - ont voté samedi avec de la joie et parfois des larmes d'émotion.

Avec Hadil al Chalchi et Ali Chouaib, Guy Kerivel et Julien Dury pour le service français, édité par Henri-Pierre André

 

nouvelobs

 

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 03:59

par Patrick Vignal

PARIS (Reuters) - La France ne ménage pas ses efforts pour rechercher une solution politique à la crise syrienne mais le conflit s'enlise et les opposants se sentent bien seuls dans une lutte dont ils ont peu de chances de sortir vainqueurs.

La diplomatie est dans une impasse, les combats s'intensifient sur le terrain et la plupart des observateurs s'accordent à exclure un scénario à la libyenne avec une intervention militaire extérieure.

Le risque de déflagration régionale est pourtant bien réel, comme vient de le rappeler ladestruction d'un appareil de l'armée de l'air turque par les forces syriennes.

En réclamant la mise en oeuvre de tous les moyens pour imposer le plan de paix de l'émissaire de l'Onu Kofi Annan, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a voulu faire preuve de fermeté.

Mais convaincre ses alliés d'opter pour le recours à la force, comme avait su le faire Nicolas Sarkozy pour la Libye, s'apparenterait à une mission quasi impossible pour François Hollande, qui a dit ne pas exclure une intervention armée à condition qu'elle soit décidée dans un cadre international.

"Quel que soit l'humanisme de Hollande ou de Fabius, je ne crois pas du tout à une intervention en Syrie", confie ainsi à Reuters un ancien haut responsable militaire français.

"La résistance militaire y serait beaucoup plus forte qu'en Libye et on ne peut pas y arriver sans l'aide de la puissancede feu américaine. Or je ne vois pas du tout Barack Obama s'embarquer là-dedans alors qu'uneélection difficile l'attend".

Un diplomate britannique de haut rang se montre catégorique.

"Je peux vous garantir une chose : il n'y aura pas d'intervention militaire en Syrie", dit-il.

GUERRE CIVILE

Certains pensent qu'il faut y aller quand même, comme le philosophe Bernard-Henri Lévy, qui fut le héraut de la cause libyenne et plaide maintenant avec éloquence pour une intervention en Syrie.

"S'il faut intervenir en Syrie ? Cela ne fait pas le moindre doute", affirme-t-il à Reuters. "Cette longue non intervention, ces morts qui s'ajoutent aux morts dans l'indifférence quasi générale, cela restera la honte de notre époque, une tache sur notre génération, une faute inexpiable."

La situation, plus délicate qu'en Libye, invite cependant à tempérer la fougue du médiatique philosophe.

La Syrie, pays de plus de 30 millions d'habitants, dispose d'une armée performante et organisée. La complexité ethnique, culturelle et religieuse qui la caractérise ajoute à la difficulté d'une intervention militaire qui, selon l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées françaises, nécessiterait le déploiement de 100.000 hommes.

Paris insiste toujours sur la priorité d'une solution négociée mais celle-ci bute sur l'opposition répétée de la Russie comme de la Chine à toute résolution contraignante des Nations unies prévoyant l'usage de la force.

La Russie, qui fournit des armes à la Libye, est motivée par la nostalgie de sa zone d'influence et le souci de maintenir sa puissance militaire. Quant à la Chine, elle tient à conserver avec Moscou des relations militaro-industrielles et à s'affirmer comme un partenaire majeur sur la scène internationale, notamment au Proche-Orient.

Ces deux pays ont en outre mal digéré l'affaire libyenne et estiment avoir été dupés en acceptant une opération utilisée selon eux pour éliminer Mouammar Kadhafi, en violation des termes de la résolutionde l'Onu.

"On leur a tordu le bras sur la Libye, on ne les y reprendra pas deux fois", dit à Reuters une source militaire française.

La donne a par ailleurs évolué sur le terrain, d'une insurrection réprimée par la violence à une véritable guerre civile, terme désormais employé par l'Onu comme par la France pour qualifier un conflit qui a fait plus de 15.000 morts en 15 mois, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

MOYENS MILITAIRES

Le plan Annan, qui exige du régime un désengagement militaire des centres urbains et l'établissement d'un dialogue politique avec l'opposition, prévoit la mise en oeuvre d'un cessez-le-feu, entré en vigueur officiellement le 12 avril mais jamais respecté.

Dans les faits, le plan Annan bat de l'aile, ce qui a conduit Laurent Fabius à évoquer le 13 juin la nécessité, pour l'imposer, d'une résolution sous chapitre VII, c'est-à-dire autorisant "tous les moyens nécessaires", y compris militaires.

Conscient des obstacles à une telle résolution, Paris envisage une autre option qui consisterait à voir les opposants syriens triompher sur le terrain. Pas simple, d'autant moins que cette opposition est hétéroclite et divisée.

La France n'en privilégie pas moins la piste d'"une victoire claire et nette de l'opposition sur le terrain", selon les mots de Laurent Fabius, et devrait lui renouveler son soutien lors d'une réunion du groupe des "Amis de la Syrie" prévue le 6 juillet à Paris.

LA RUSSIE DÉTIENT LA CLÉ

Les opposants peuvent compter en outre sur les armes qu'ont promis de lui livrer le Qatar et l'Arabie saoudite mais cela risque de ne pas suffire.

"Je ne crois pas du tout à une victoire militaire de l'opposition", déclare Denis Bauchard, un ancien haut diplomate français, grand spécialiste du monde arabe.

"Les rebelles sont plus ou moins coordonnés, pas du tout expérimentés, font le coup de feu comme ça eten face, vous avez une force répressive de 30 à 40.000 hommes sans état d'âme", dit-il à Reuters.

Malgré des signes de délitement, comme l'annonce, lundi par les médias turcs, de la défectionde plusieurs haut gradés dont un général, le pouvoir, fermement détenu par le clan Assad, appartenant à la minorité alaouite, est encore bien en place, estime l'ancien diplomate.

Bachar al Assad, cependant, est allé trop loin pour pouvoir espérer rétablir l'ordre ancien, même si les minorités religieuses, notamment les chrétiens, le soutiennent encore, par crainte de l'émergence d'un régime islamiste, ajoute-t-il.

Seule solution pour Denis Bauchard : voir la Russie convaincre l'homme fort de Damas de s'effacer en lui offrant une sortie honorable.

"La seule voie sérieuse, et il semble qu'il y ait quelques frémissements, c'est que les Russes acceptent de jouer le jeu d'une transition progressive vers un régime qui accueillerait quelques éléments de l'opposition", dit-il.

Une telle transition, à la yéménite, nécessiterait l'émergence dans cette opposition d'une grande figure, de préférence sunnite puisque cette communauté représente 60% de la population. Un homme providentiel introuvable pour l'instant.

Pour Denis Bauchard, un processus démocratique avec des élections libres, auquel il ne croit guère dans un avenir proche, conduirait immanquablement à une arrivée au pouvoir des Frères musulmans syriens, à l'image de ce qui vient de se produire en Egypte.

Le scénario le plus probable esquissé par l'ancien diplomate n'est pas le plus réjouissant puisqu'il évoque un risque de "somalisation", de fragmentation du territoire dont des pans entiers échapperaient au contrôle de Damas.

La Syrie rejoindrait ainsi la liste des "Etats faillis" et le printemps arabe, dont les promesses s'évanouissent un peu partout, perdrait un autre de ses bourgeons.

Avec Emmanuel Jarry et John Irish, édité par Yves Clarisse

 nouvelobs

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 03:56

Le candidat des Frères musulmans Mohamed Morsi l'a donc emporté face au candidat soutenu par les militaires en Égypte. Mais ses pouvoirs sont pour l'instant rognés par l'armée, qui "joue le temps dans une partie d'échecs où les stratégies demeurent complexes et floues", commente Maxime Pinard, chercheur à l'IRIS.

EGYPTE. La nouvelle est tombée dimanche, provoquant des scènes de joie immenses sur la place Tahrir au Caire : Mohamed Morsi, le candidat des Frères musulmans, a été déclaré vainqueur de l'élection présidentielle en Égypte, face à Ahmad Chafiq, le dernier Premier ministre d'Hosni Moubarak.

 

 Le Frère musulman Mohamed Morsi, élu président d'Egypte. Ici au Caire, le 13/06/12 (LEVINE/SIPA)

Le Frère musulman Mohamed Morsi, élu président d'Egypte. Ici au Caire, le 13/06/12 (LEVINE/SIPA)

 

L'annonce met fin à une semaine d'attente interminable, où les spéculations allaient bon train sur d'éventuelles manipulations, fraudes, visant à faire gagner l'un ou l'autre. Il y en a sans doute eu, mais l'écart entre les deux candidats, près d'un million de voix selon les dernières estimations, est suffisamment important pour qu'il n'y ait pas de contestation.

 

D'ailleurs Ahmad Chafiq a rapidement reconnu sa défaite ; quant à ses supporters, ils ont fait part de leur très grande déception, mais également de leur crainte qu'un Frère musulman soit désormais à la tête du plus grand pays arabe.

 

Un président Frère musulman : des craintes et des défis à relever


Le reproche sous-entendu serait que les idées des Frères musulmans ne correspondent pas à celles du peuple égyptien et que ce dernier ne se reconnaîtrait pas dans ce nouveau pouvoir. Lors de sa première déclaration télévisée, le président Morsi a cherché à rassurer, affirmant qu'il serait "le président de tous les Égyptiens".

 

Notons au passage que de nombreux chefs d’États l'ont déjà félicité et témoigné de leur volonté de travailler ensemble, lui conférant ainsi une légitimité internationale qui n'était pas nécessairement envisageable aussi rapidement, eu égard aux craintes que suscitent dans de nombreux pays les Frères musulmans.

Tous les regards sont donc tournés vers ce nouveau président qui doit répondre à des défis immenses. L'économie fonctionne au ralenti, la désorganisation provoquée par le renversement de Moubarak ayant accentué le processus. De même, l’Égypte est confrontée au problème d'une jeunesse très nombreuse qui n'a aucune perspective d'avenir, le chômage des jeunes étant une plaie dans ce pays qui ne parvient pas à profiter de ses ressources internes.

 

Des investissements étrangers seront nécessaires pour aider le pays à se sortir de la crise multiple qu'il traverse ; leur importance dépendra de la politique menée par Morsi et du discours qu'il tiendra, aux niveaux national et international. Mais surtout, le président Morsi devra répondre au défi sécuritaire du pays s'il veut faire venir les entreprises étrangères ; il pourra compter pour ce faire sur l'armée qui a une position stratégique dans le pays.

 

Morsi, les mains liées à l'armée égyptienne


Alors que tous se focalisent sur l'élection présidentielle, on en oublierait presque que Morsi est pour l'instant un président sans pouvoir réel, qu'il a les mains liées et que toute initiative politique est actuellement dépendante des projets de l'armée.

 

En effet, le 14 juin dernier, l'armée procédait à ce que Hossam Bahgat (un défenseur des droits de l'homme) appelle "un coup militaire (...) doux". Le chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), le Maréchal Tantaoui confirmait la décision de la Haute Cour constitutionnelle d'invalider un tiers des sièges de la chambre basse du Parlement, l'élection des députés concernés étant jugée contraire à la Constitution de 1973, rendant ainsi le Parlement impuissant.

 

De nouvelles élections sont donc à organiser, alors que les Frères musulmans avaient obtenu la moitié des sièges, et les fondamentalistes salafistes un quart. Par ailleurs, la Haute cour de justice avait également été à l'encontre de l'avis du tout jeune Parlement en validant la candidature de Chafiq. Pour rappel, le Parlement avait voté une loi d'isolement pour écarter les anciens membres du régime de Moubarak.

 

Partie d'échecs face à l'armée


Certes, l'armée a promis de laisser le pouvoir législatif dès qu'un nouveau Parlement sera élu, mais aucune date n'a été avancée. De même que se pose le problème de la nouvelle constitution à rédiger, qui va prendre du retard, les membres chargés de la rédiger ne bénéficiant pas de l'immunité nécessaire à une telle mission. L'armée joue donc le temps dans une partie d'échecs où les stratégies demeurent complexes et floues.

En acceptant l'élection de Morsi, l'armée cherche à montrer qu'elle veut respecter le choix des électeurs, mais son initiative récente à l'encontre du Parlement témoigne du contraire.... Paradoxe délicat à gérer, mais pas ingérable pour autant. L'armée demeure le pouvoir principal dans ce pays, et cette donnée avait été occultée par les manifestants de la place Tahrir qui ne voyaient le pouvoir que dans sa dimension politique et non militaire.

 

En outre, l'absence de critique forte des États-Unis, qui pourtant font tenir l'édifice militaire égyptien via leur aide financière colossale, leur laisse le champ libre pour agir. La Maison Blanche ne semble conditionner son aide qu'au respect du traité entre Israël et l’Égypte.

L'élection de Morsi n'est pas l'aboutissement d'un processus mais bien un coup d'essai pour ce pays en reconstruction, qui doit se repenser pour répondre aux problèmes qui le gangrènent. L'armée a laissé un pion avancer, mais s'est arrangée pour toujours peser dans le destin du pays. Les prochaines élections législatives permettront d'avoir une vue plus claire des nouveaux rapports de force pouvoir politique/pouvoir militaire.

 

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 03:54

Hamadi Jebali,Hamadi Jebali, chef du gouvernement, a été ce dimanche l’invité de l’émission Internationales de TV5, RFI et Le Monde. Il a répondu aux questions de Xavier Lambrechts, Bruno Daroux et Isabelle Mandraud, en s’exprimant tantôt en arabe, tantôt en français.

Le chef du gouvernement a plaidé ce dimanche pour un petit plan Marshall au profit de  la Tunisie, rappelant que l’Europe a bénéficié d’un grand plan Marshall à l’issue de la deuxième guerre mondiale. Il a annoncé qu’il va se rendre à Paris le 28 juin prochain pour prendre part à une rencontre sur les petites et moyennes entreprises, et rencontrera par la même occasion, son homologue français, Jean-Marc Ayrault.

Même s’il se dit choqué par la position de la France au moment de la révolution, le chef du gouvernement souhaite "tourner la page et regarder vers l’avenir". Il appelle la France et l’Europe à considérer la Tunisie comme un partenaire stratégique dans un climat de paix et de démocratie. Et le Français ? C’est une langue d’avenir en Tunisie, répond-il.

Invité à réagir à un reportage diffusé en début d’émission sur les derniers troubles ayant secoué la Tunisie, Il estime que ledit reportage  présente la Tunisie "comme si elle était tombée dans l’anarchie et le chaos, mais ceci n’est pas la vérité, ce n’en est qu’une partie. Nous sommes en période postrévolutionnaire, comme celle qui succède à un séisme, mais ce qui s’est passé dans notre pays est beaucoup moins grave que ce qui  s’est passé dans d’autres pays".

Le chef du gouvernement estime que la Tunisie jouit de tous les attributs de la réussite dans la mesure où il y a un large consensus sur le modèle sociétal. "Tout le monde est d’accord autour des principes de liberté,  démocratie, respect des droits de l’homme, modération...sauf ceux qui veulent s’y soustraire. La révolution tunisienne va réussir", soutient-il.

Sur les appels au meurtre lancés contre les artistes, Hamadi Jebali dit ne pas vouloir s’immiscer dans le travail de la justice, précisant que toute violation de la loi sera sanctionnée.

Au sujet du salafisme, le chef du gouvernement a repris son ancienne expression, "les salfistes ne sont pas venus de Mars". "Ils sont issus de la Tunisie profonde, car ils ont trouvé un vide idéologique, où les modérés et Ennahdha ont été éliminés du paysage social". Il dit ne pas avoir une estimation exacte du nombre des salafistes. Et d’ajouter : "nous les avons appelés à s’organiser dans un parti qui croit en la démocratie,  à participer aux élections. Nous leur avons dit : pourquoi voulez- vous agir en dehors de la loi, si vous avez des idées qui peuvent convaincre les Tunisiens". A la question de savoir si les salafistes sont solubles dans la démocratie, il répond : "Nous voulons que tout le monde joue le jeu démocratique et qu’on laisse le peuple choisir démocratiquement ses élus et représentants".

Au sujet "des exactions" commises par les salafistes, Hamadi Jebali précise que la position du gouvernement est l’applicationde la loi, dans le cadre du respect de l’Etat de droit et des droits de l’homme. Il pense que "ces groupes ont tort, car ils veulent imposer leur point de vue par la force, dans un milieu démocratique". Il récuse qu’il y ait laxisme ou passivité des forces de l’ordre envers les salafistes. "Nous voulons avoir une police républicaine, qui ne cherche pas l’appartenance politique ou religieuse, mais agit selon les actes".

Hamadi Jebali estime que la réussite de la révolution tunisienne est l’un des plus grands échecs d’Al-Qaïda, dans la mesure où elle a permis une alternative et un modèlede changement démocratique. Sur la question de savoir s’il soutient les déclarations de Rached Ghannouchi qui a qualifié     Aymen Zawahri de catastrophe, il rétorque :  "lorsqu’on s’adresse aux gens par l’usage de la violence, ceci équivaut à une destruction matérielle spirituelle et intellectuelle. Il n'y a aucun alibi à l’usage de la force, dans un pays qui veut instaurer la démocratie", martèle-t-il.

Hamadi Jebali définit le mouvement Ennahdha comme "une expression sociale et populaire d’un peuple ancré dans son identité profonde,  historique, religieuse et civilisationnelle".  Sur la question de savoir si l’inscription de l’article premier de la constitution va faire polémique lors du tout prochain congrès d’Ennahdha, le secrétaire général du mouvement islamiste qualifie ce sujet "de faux problème", déplorant que la charia soit réduite aux châtiments corporels. "La charia, c’est la liberté, la démocratie, le développement, l’amour du prochain", soutient-il.

Le chef du gouvernement a confirmé la date de la tenue des prochaines élections au mois de mars 2013, "ce sera mieux si c’est avant", espère-t-il. Il a formulé le vœu que la rédaction de la constitution soit achevée d’ici le 23 octobre prochain, appelant la constituante, et à sa tête Mustapha Ben Jaâfar, à travailler nuit et jour, à cette fin.

Le chef du gouvernement s’est abstenu  d'émettre un jugement sur l’initiativede son prédécesseur, Béji Caïd Essebsi, le mouvement de "l’Appel de la Tunisie", souhaitant "la bienvenue à tout le monde", "c’est au peuple tunisien de choisir dans la liberté et la démocratie, Ennahdha ou une autre alternative".

Hamadi Jebali préconise "la punition individuelle et non collective" envers les anciens Rcédeistes, indiquant que la révolution doit se défendre dans l’esprit des droits de l’homme et de la liberté. Il appelle à une accélération du processus de justice transitionnelle, "la Tunisie doit tourner cette page en prenant en considération les droits de ceux qui ont été opprimés". Il prône à ce sujet la tolérance et la réconciliation, mais non sans le questionnement et le jugement dans le cadre de la loi.

Sur les allégations faisant état de la présence de certains membres et hommes d’affaires de l’ex-RCD dans l’appareil sécuritaire et dans la sphère gouvernementale, et à propos de la rumeur qui dit que Kamel Letaïef est son conseiller, il répond par un petit rire aux éclats, indiquant ne pas pouvoir évoquer des noms avant que la justice ne dise son mot. "Tous ceux qui ont porté préjudice au peuple tunisien doivent être traduits devant la justice", martèle-t-il.

Pour Hamadi Jebali, les problèmes socio-économiques ne sont pas indépendants des choix politiques, dont est tributaire la mise en place de la transparence et de la bonne gouvernance. Il exhorte les hommes d’affaires locaux à investir dans la démocratie, et à s’engager pour le pays. "Le capital est lâche, les hommes d’affaires cherchent le profit", déplore-t-il.

Sur le livrede Leïla Ben Ali, "Ma vérité", qui a soutenu la thèse du coup d’Etat le 14 janvier en Tunisie, Hamadi Jebali considère tout cela comme un détail. Pour lui, Ben Ali a été poussé par le peuple tunisien, l’armée a joué un rôle positif, et continuera à le faire. Le 14 janvier est le fruit de 30 ans de lutte et de résistance des militants qui ont payé le plus lourd tribut à la dictature, souligne-t-il en substance.

 

gnet

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 03:50

MONASTIR — Un Tunisien qui avait publié sur sa page Facebook des caricatures du prophète a vu lundi sa peine de 7 ans et demi de prison confirmée en appel, suscitant la consternation chez ses proches et ses défenseurs choqués par une "sanction démesurée".

Jabbeur Mejri, un jeune diplômé chômeur de la ville côtière de Mahdia (est), incarcéré depuis plus de trois mois, avait été condamné en première instance le 28 mars à sept ans et demi de prison pour "trouble à l'ordre public, préjudice causé à des tiers à travers les réseaux publics de communication et atteinte à la morale".

La cour d'appel de Monastir (est) a confirmé lundi le verdict, a indiqué à l'AFP l'avocat Me Ahmed Msalmi, qui espérait une atténuation de la peine.

Jabbeur Mejri avait publié des caricatures du prophète --jugées "choquantes" y compris par ses défenseurs-- sur sa page Facebook.

"Nous sommes conscients de l'importance du respect de la chose sacrée mais le jugement est particulièrement sévère et n'est pas conforme aux droitsde l'Homme, il peut même être considéré comme une forme de torture", a estimé l'avocat, qui n'a pas exclu un pourvoi en cassation.

Pour sa part, l'avocate et militante des droits de l'Homme Bochra BelHaj Hmida, qui avait contribué à médiatiser l'affaire, s'est déclarée "choquée et révoltée" après avoir appris le verdict.

"Je n'en reviens pas. C'est une justice de deux poids deux mesures, quand on pense qu'il n'y a même pas de poursuites contre ceux qui lancent des appels au meurtre contre les artistes, qui diffusent leur message de haine sur internet", a-t-elle déclaré à l'AFP.

"C'est un jeune sans travail, c'est la première fois qu'il commet une gaffe, mais le juge a préféré faire plaisir à celui qui gouverne en Tunisie aujourd'hui", a-t-elle accusé, en référence au parti islamiste tunisien Ennahda.

Religion, morale et justice

Les affaires mêlant religion, morale et justice, se sont multipliées en Tunisie, la plus emblématique d'entre elles étant l'affaire de la télévision Nessma, qui a défrayé la chronique tunisienne pendant huit mois. En mai, son directeur Nabil Karoui a été condamné à 2.400 dinars (1.200 euros) d'amende pour avoir diffusé le film franco-iranien "Persepolis" dont une scène avait été jugée blasphématoire.

"La justice est injuste et a encore beaucoup de chemin à faire pour être équitable avec tous les Tunisiens de quelque catégorie sociale qu'ils soient", a souligné Bochra BelHaj Hmida, soulignant les origines modestes du jeune de Mahdia.

La famille de Jabbeur Mejri n'était pas joignable lundi. Toutefois, sa soeur Ines avait raconté récemment à l'AFP que son frère était aujourd'hui "incapable de comprendre ce qui lui a pris". "Jabeur a commis un geste de folie. C'est le chômage et l'isolement qui lui ont fait faire ça", avait-elle expliqué, décrivant un jeune homme constamment enfermé dans sa chambre à naviguer sur la toile.

Une analyse partagée par les avocats de la défense qui avaient demandé --en vain-- au tribunal de Monastir une expertise psychiatrique du jeune homme et s'étaient dits "inquiets" de l'état de détresse morale de leur client.

"Le juge aurait dû prendre en compte les conditions psychologiques et sociales de cette affaire. La frustration, la négligence dont souffrent une grande partie des jeunes Tunisiens leur font perdre leurs repères et parfois ils font des choses dont ils ne sont mêmes pas convaincus", a répété lundi Me Msalmi.

En première instance, un autre jeune de Mahdia, Ghazi Béji, avait aussi été condamné par contumace à la même peine. Il avait pris la fuite après l'arrestation de Jabbeur début avril et mène depuis une vie de clandestin en Europe, de la Grèce à la Roumanie.

"Alors c'est maintenant certain: mon fils ne reviendra jamais en Tunisie", a déclaré à l'AFP le père de Ghazi en apprenant la confirmation du jugement lundi.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 03:46

TUNIS (AP) — L'extradition par Tunis de l'ancien Premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi, dimanche, provoque des tensions entre la présidence et le gouvernement, menaçant l'unité de la "troïka" au pouvoir en Tunisie.

Dimanche soir, la présidence tunisienne a exprimé son "refus catégorique de l'extradition de Baghdadi Mahmoudi", dénonçant "une décision illégitime, prise de manière unilatérale sans concertation entre les trois présidences et sans l'accord du président de la République".

Vainqueur des élections d'octobre dernier, le mouvement islamiste "Ennahdha", à la tête du gouvernement, a dû s'allier à deux partis de centre-gauche, le Congrès pour la République (CPR) de l'actuel chef de l'Etat Moncef Marzouki, et Ettakatol démocratique pour le travail et les libertés de Mustapha Ben Jaâfar, président de l'assemblée nationale constituante (ANC), pour avoir la majorité dans cette institution.

Dans une déclaration de son porte-parole Adnène Mancer, publiée sur sa page Facebook, la présidence impute au chef du gouvernement, l'islamiste Hamadi Jebali, qui a signé l'extradition, "l'entière responsabilité de tout ce qui peut arriver à Mahmoudi et des répercussions qui peuvent en découler sur la Troïka". Accusant, M. Jebali d'avoir "transgressé ses prérogatives", le porte-parole a annoncé que l'affaire serait portée devant l'ANC, principale source de pouvoir.

Le porte-parole de Moncef Marzouki rappelle que "la Troïka avait convenu de livrer M. Mahmoudi après l'organisation des élections libyennes et la garantie de toutes les conditions d'un procès équitable à l'accusé". Il souligne que la commission tunisienne qui s'est rendue fin mai dernier en Libye pour s'assurer des conditions de détention (de l'ex-Premier ministre libyen) et du déroulement du procès n'avait pas encore rendu public le rapport final de sa mission.

Le porte-parole du gouvernement tunisien Samir Dilou a dit lundi se refuser à "toute polémique" en réponse à Adnène Mancer. "Ce qui importe c'est de respecter la loi et de faire prévaloir l'intérêt national", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse tenue avec le ministre de la Justice Noureddine Bhiri.

Selon M. Dilou, qui est aussi ministre des droits de l'Homme et de la justice transitionnelle, l'extradition de l'ancien Premier ministre libyen est "une opération purement technique et administrative après le parachèvement de la procédure aux plans judiciaire, légal et constitutionnel".

Le ministre de la Justice a quant à lui dénié au chef de l'Etat "le droit d'accepter ou de refuser l'extradition", estimant qu'une telle décision relevait des attributions du gouvernement. "Nous refusons d'encourager les criminels à poursuivre leurs exactions et la Tunisie ne sera pas un refuge pour ceux qui se sont rendus coupables de répression, de despotisme et de corruption", a-t-il martelé.

Il a fait valoir que l'extradition de l'ancien collaborateur de Kadhafi aux nouvelles autorités libyennes "est de nature à renforcer la légitimité de la demande tunisienne de se faire livrer (l'ancien président Zine El Abidine) Ben Ali" actuellement réfugié en Arabie Saoudite.

De son côté, le secrétaire général de l'Organisation tunisienne contre la torture en Tunisie (OTCT) Mondher Cherni a fermement condamné l'extradition de l'ancien premier ministre libyen.

Dernier Premier ministre du défunt dictateur libyen déchu Moammar Kadhafi, M. Mahmoudi avait été arrêté en septembre 2011 dans le Sud tunisien alors qu'il s'apprêtait à se rendre en Algérie.

Condamné à six mois de prison pour "franchissement illégal" de la frontière, il a été acquitté en appel, mais maintenu en détention suite à deux demandes d'extradition adressées par les autorités libyennes qui l'accusent notamment d'avoir ordonné des viols de femmes en Libye.

La justice tunisienne a donné une suite favorable à ces demandes. Le gouvernement tunisien dit s'être appuyé sur cette décision judiciaire pour extrader l'ancien collaborateur de Kadhafi. Les avocats de M. Mahmoudi dénoncent quant à eux "une transaction" entre Tunis et Tripoli moyennant selon eux aides financières et en investissements. AP

nouvelobs

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 03:31

Suite aux récents événements qui ont à nouveau entamé l'image touristique de la Tunisie, Raouf Benslimane, DG de Thalasso n°1, livre son analyse sur la situation. Dans ce climat d’effervescence et de construction du pays, il reste primordial, selon lui, de préserver le tourisme, source de développement et de prospérité. En tant que Français, dirigeant un TO français, mais aussi en tant que Tunisien d’origine, il conseille producteurs et distributeurs sur TourMaG.com.



R.Benslimane : "Il faudra s'habituer encore quelques temps à ce climat d’effervescence et de construction caractérisé aussi par la volonté de tout un pays de préserver en parallèle un tourisme source de développement et de prospérité" - DR : JDL 

R.Benslimane : "Il faudra s'habituer encore quelques temps à ce climat d’effervescence et de construction caractérisé aussi par la volonté de tout un pays de préserver en parallèle un tourisme source de développement et de prospérité" - DR : JDL

 

Quelle est votre analyse au sujet de la situation actuelle en Tunisie ?

Raouf Benslimane
: "En tant que Français, dirigeant un Tour opérateur français, mais aussi en tant que Tunisien d’origine, j'ai le privilège de bien connaître ce qui se passe réellement en Tunisie. Donc de pouvoir analyser la façon dont cela est exploité par la presse en France.

Les évènements récents pouvaient évidemment susciter de l’inquiétude, d'autant que l'information entendue et vécue de l’extérieur est certainement amplifiée et appréciée de façon très négative par les clients.

Car les médias ne font aucun cadeau à un pays dont ils se sentent proches et dont l'analyse comporte une part d’affectivité exacerbée.

Ceci quand il ne s’agit pas de donner dans le sensationnel comme cela s’est souvent produit à la moindre étincelle qui a provoqué l’embrasement des banlieues en France.

Évidemment, la réalité n a pas été déformée dans le cas des banlieues, mais le caractère répétitif et la concentration des images violentes qui repassaient en boucle ont donné l'impression aux Américains que nous avions replongé en pleine Révolution française…

 

Préserver le tourisme, source de développement

Raouf Benslimane est le DG de Thalasso n°1 - DR

Raouf Benslimane est le DG de Thalasso n°1 - DR

Et c'est exactement ce qui s'est passé en Tunisie.

Les images de violences, quand bien même limitées à certains endroits et visant exclusivement les symboles de l’Etat (bureau de police et administration), ont donné à penser que la Tunisie était retombée en révolution...

Ceci alors qu’à aucun moment l'intégrité du citoyen tunisien, du citoyen étranger, des sites touristiques, etc. n'ont été menacés.

Et il est scandaleux que la presse en France, toujours à l’affût du sensationnel, donne ainsi à assimiler la situation de la Tunisie à celle des pays voisins.

Pour sa défense, il est vrai que le couvre-feu mis en place et vite levé est lié à des situations de guerre et fait appel à des notions très négatives et conforte ainsi toute analyse exagérée…

J’en appelle donc les dirigeants du pays et toutes les personnes de bonne volonté à méditer la portée de leurs décisions dans le cadre de la stratégie sécuritaire du pays.

Car la Tunisie n'est pas seulement un État, c'est aussi une « Destination », un « Produit », un idéal peut-être aussi qui se construit dans ce monde arabo-musulman dans lequel la Tunisie s'est toujours inscrite comme avant-gardiste et pionnière.

C'est pourquoi je ne crains pas une détérioration de la situation, au contraire, on a aujourd’hui l'image de plaques idéologiques antagonistes qui se rencontrent et provoquent quelques secousses sismiques car les extrêmes s affrontent...

Il faudra s'habituer encore quelques temps à ce climat d’effervescence et de construction caractérisé aussi par la volonté de tout un pays de préserver en parallèle un tourisme source de développement et de prospérité."

 

La situation est tout à fait sécurisée

TourMaG.com - Comment un fournisseur tel que vous gère-t-il l'incertitude actuelle en terme de production ?

R.B. :
"Plusieurs paramètres nous permettent d'adopter une posture offensive sur la destination et de maintenir nos engagements.

Ces paramètres découlent d'une analyse à priori subjective mais qui, pour nous, reposent sur une connaissance parfaite du produit Tunisie dans son ensemble, ce qui amène à dire qu'il faut être bien plus qu'un stratège de la production pour réussir à vendre la Tunisie.

Il faut y séjourner de temps en temps, être au cœur de la relation humaine et professionnelle et dans différents secteurs de l’économie, pour finalement emmagasiner un vécu et un feeling incomparable, pour fiabiliser son analyse dans la durée.

D'autre part, l’incertitude que vous évoquez est certes réelle au regard de la stabilité encore fragile du pays pour la simple raison que la démocratie nouvelle n’a pas achevé, loin de là, sa construction.

MAIS l’incertitude tenant au marché français et aux tendances de consommations du produit « séjour » est encore plus grande, donc finalement ce sont 2 incertitudes que nous devons gérer.

Concrètement, nous avons décidé de maintenir nos objectifs de réalisation sur l'été 2012 … Soit plus de 20 000 passagers, car nous avons un objectif annuel que nous voulons atteindre et qui a été fixé à près de 65 000 pax :

1/ parce que nous pensons que la situation est tout à fait sécurisée et les stations touristiques calmes et agréables

2/ la Tunisie continue d’offrir le meilleur rapport qualité/prix à seulement 2h de paris avec le soleil

3/ une bonne partie des Français connaît la situation réelle et souhaite y revenir

 

Une analyse quotidienne de l’état des ventes

Nous travaillons en forte collaboration avec des partenaires privilégiés hôteliers et aériens qui suivent avec nous les fluctuations du marché au jour le jour.

Le deal est simple : nous continuons de maintenir nos engagements dans la mesure où nos partenaires nous donnent de la souplesse et de la flexibilité.

Nous devons être capables de réguler aussi bien à la hausse qu’à la baisse à n’importe quel moment. Nous analysons chaque jour avec nos fournisseurs l’état des ventes, nous savons à l’avance sur quelle semaine nous aurons besoin d'ajuster les prix et les volumes.

Cette pratique découle d’un vrai savoir-faire développé lors de situations normales et que nous mettons en œuvre depuis l’évolution du marché vers la VDM.

C’est comme si nous avions en même temps plusieurs robinets ouverts, en fonction de la situation, nous augmentons ou réduisons l’intensité du flux d'eau pour arroser en fonction des besoin du marché.

Cela nécessite une très bonne communication et une parfaite confiance avec nos partenaires aériens et hôteliers et pour cela nous sommes forcément obligés de sélectionner nos partenaires.

Sur l’axe aérien, nous avons mis tout notre plan de vol au départ de Paris avec Tunisair, notre partenaire privilégié sur la destination, sur la partie hôtelière, nous travaillons en priorité avec nos partenaires avec lesquels nous avons des exclusivités.

Ainsi, en quelque sorte, tout le monde est dans le même bateau, cela facilite énormément la communication et la prise de d’action, c’est vital pour une production en flux tendus et en juste à temps, pour pouvoir agir en temps réel.

Nous jouons en quelque sorte le rôle de coordinateur, puisque nous sommes en contact direct avec le marché, nous pouvons établir des tendances de ventes par tranche horaires et agir sur les prix et les volumes à n’importe quel moment.

Nous produisons en quelque sorte de manière « chirurgicale » pour le compte de nos distributeurs, nous créons de la demande grâce aux nombreuses animations et opérations que nous faisons avec l'ensemble de nos distributeurs.

Je rappelle que la semaine précédente, nous étions en éductour à Djerba et à Monastir pendant le couvre feu… et que tout le monde en a profité."

 

La communication est impérative pour la relance

TourMaG.com - Que faut-il faire pour rassurer le marché, les consommateurs et les agences ?

R.B. :
"Les agences doivent commencer par faire confiance à un vrai spécialiste et véritable expert de la destination et de sa population pour garantir aux clients la fiabilité des informations et la qualité d’assistance nécessaire pour éviter toute déconvenue.

Pour rassurer le marché et faire revenir les clients, la Tunisie doit envoyer un ou des messages aussi rapides que positifs pour effacer les conséquences d'un couvre-feu aussi surprenant par sa soudaineté que négatif par le message qu il contient.

Pour cela, il est impératif que les dirigeants du tourisme communiquent vite et en permanence avec d'autres ministères concernés (transport, intérieur, culture, etc ) pour établir à la fois une stratégie globale de relance mais aussi d'anticipation de tout évènement négatif.

Cette démarche est urgente pour qui veut privilégier l'intérêt supérieur d'un pays dépendant économiquement en grande partie du tourisme.

Les médias notamment radio et surtout TV, doivent faire l'objet d'un lobbying permanent, mais sans concessions. Montrer la réalité tunisienne c'est montrer un pays qui vit malgré tout et des attraits qui n ont pas changé !

 

tourmag

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