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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 23:13

TUNIS (AP) — La tension persistait mardi à Tunis et dans certaines de ses banlieues, ainsi que dans des régions du nord-ouest du pays, après une nuit particulièrement violente en réaction à une exposition où figuraient des tableaux jugés "blasphématoires", a-t-on appris de sources concordantes.

A la suite de ces troubles, un couvre-feu a été instauré à partir de mardi de 21h à 5h dans la région de Tunis et plusieurs gouvernorats de l'intérieur, a annoncé l'agence officielle TAP.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Khaled Tarrouch a présenté un nouveau bilan des violences de ces deux derniers jours: 162 arrestations et 65 blessés parmi les agents de l'ordre dont certains, touchés par des pierres et des cocktails Molotov, sont "dans un état grave".

Sur l'avenue Bourguiba, principale artère de la capitale, la police a dû user de gaz lacrymogène pour disperser une manifestation de groupes assimilés à des salafistes qui entendaient protester contre les "atteintes au sacré".

Dans la cité populaire de Douar Hicher, des affrontements ont opposé les forces de l'ordre à des salafistes, paralysant la circulation et causant la fermeture des établissements scolaires, selon la radio Mosaïque FM.

Des incidents étaient signalés dans d'autres quartiers, notamment dans la cité Al Intilaka où la police a également eu recours aux bombes lacrymogènes pour tenter de maîtriser la situation.

Dans les régions de Jendouba et du Kef (nord-ouest tunisien), des locaux de partis d'opposition et de la centrale syndicale ont été attaqués par des islamistes radicaux et autres délinquants, a rapporté l'agence officielle TAP.

Ces derniers ont par ailleurs incendié un véhicule transportant des boissons alcoolisées, selon la TAP.

Citant des sources sécuritaires, l'agence précise que des individus arrêtés auraient avoué "avoir été payés par des salafistes pour commettre ces actes de destruction".

A Sousse, une ville du centre du pays, des "inconnus" ont attaqué l'institut des beaux-arts et tenté d'y mettre le feu à l'aide de cocktails Molotov, causant des dégâts à l'établissement, selon Mosaïque FM.

Cette flambée de violence intervient deux jours après l'appel lancé par le chef d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahri aux Tunisiens à réagir pour imposer l'application de la chariaâ en Tunisie.

Le successeur d'Oussama Ben Laden a accusé le mouvement islamiste modéré "Ennahdha" au pouvoir en Tunisie d'avoir renié l'islam en acceptant de ne pas inscrire la loi islamique dans la Constitution tunisienne en cours d'élaboration.

Sans exclure l'implication d'Al-Qaïda dans les troubles en Tunisie, "en attendant les conclusions de l'enquête", M. Tarrouch a estimé que les actes de violence "concomitants" n'étaient "pas spontanés", sans plus de précisions.

Des courants radicaux tels "Hizb Ettahrir" et "Ansar Al Chariaâ" ont appelé à une marche d'envergure vendredi prochain pour dénoncer les atteintes à l'islam.

Face à la multiplication des actes de violence attribués à des groupes dits salafistes, le ministre de l'Intérieur, Ali Larayedh, a autorisé les forces de l'ordre à tirer à balles réelles.

Des islamistes ont jugé "choquantes" et "indécentes" certaines peintures exposées au palais Abdellia, dans la ville de La Marsa, près de Tunis.

L'un de ces tableaux considérés comme "portant atteinte au sacré" représente des fourmis qui forment le nom d'Allah. D'autres exposent des caricatures de la Mecque et d'un homme barbu avec de longues dents ou encore le portrait d'une femme nue.

La tension est montée dimanche lorsque des salafistes accompagnés d'un avocat et d'un huissier ont ordonné aux organisateurs d'enlever les toiles controversées. La menace a été contrée par une mobilisation de forces de l'ordre, de la société civile et de personnalités politiques venues "défendre la liberté d'expression et de création", selon le mot d'ordre lancé sur le site Facebook.

Mais des centaines d'islamistes radicaux sont revenus à la charge à la tombée de la nuit, détruisant et lacérant plusieurs oeuvres d'art. Une flambée de violence s'en est suivie dans la nuit de lundi à mardi dans les environs de Tunis.

L'an dernier, la diffusion de films comportant des séquences jugées "blasphématoires" avaient provoqué une levée de boucliers des islamistes. Le domicile de Nabil Karoui, du patron de la chaîne privée "Nessma TV" qui avait passé "Persepolis", a été partiellement incendié. Traduit en justice, M. Karoui a écopé d'une amende pour "atteinte à la morale et troubles à l'ordre public". Des troubles ont éclaté ces derniers mois dans plusieurs villes de Tunisie. AP

romandie

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 06:56

Une enquête sur la gestion policière de la crise sociale réclamée

·Une chanson de Jérôme Minière pour les étudiants

MONTRÉAL – La Ligue des droits et libertés a déposé jeudi une pétition de plus de 11 000 noms afin de réclamer du gouvernement du Québec une enquête publique indépendante sur les interventions policières qui ont eu cours depuis le début de la grève étudiante.

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, a procédé au dépôt de cette pétition devant l’Assemblée nationale. Celle-ci avait été mise en ligne le mois dernier sur le site Internet de l’Assemblée.

Aux dires de la Ligue des droits et libertés, l’enquête réclamée doit faire la lumière sur l’ensemble des stratégies d’intervention et sur les violations de droit commises, à son avis.

L’organisme cite entre autres des cas de profilage politique, d’arrestations massives, de brutalité policière, d’emploi de balles de plastique et de conditions de détention inacceptables.

Selon Nicole Filion, coordonnatrice de la Ligue des droits et libertés, il est ainsi nécessaire d’identifier le rôle et la responsabilité des dirigeants politiques et policiers dans la planification et la coordination des différentes stratégies d’intervention, en plus d’assurer une réparation adéquate aux victimes de violations de droits.

Dominique Peschard, président de la Ligue, affirme pour sa part que l’organisme continue de recevoir des témoignages de personnes se disant victimes de répression et d’atteintes aux droits et libertés. L’absence d’un mécanisme d’enquête indépendant qui aurait le pouvoir d’initier de telles enquêtes comme il en existe actuellement en Ontario se fait cruellement sentir dans les circonstances, soutient-t-il.

journalmetro

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 La police fait une perquisition à la résidence du dirigeant de Québec solidaire

Par Richard Dufour
9 juin 2012

 Tôt jeudi matin, la police a fait une perquisition à la résidence d’Amir Khadir, dirigeant de Québec solidaire, et a arrêté sa fille et son copain, tous deux militants dans la grève étudiante au Québec.

Les accusations portées contre Yalda Machouf-Khadir ne seront connues que lors de sa comparution, vendredi, mais elle sera apparemment accusée de méfait pour avoir présumément saccagé le bureau de Line Beauchamp le 13 avril, alors ministre de l’Éducation.

La perquisition à la résidence des Khadir faisait partie d’une vaste opération policière regroupant des perquisitions dans huit résidences de Montréal et de sa banlieue, Longueuil. Les perquisitions visaient onze partisans de la grève étudiante qui auraient été impliqués, selon les présomptions de la police, dans des actes de vandalisme et des méfaits. La police affirme qu’ils seront accusés de méfait, d’entrée par infraction, de complot et d’incitation à craindre un acte terroriste. Cette dernière accusation porte sur un crime extrêmement sérieux qui a été introduit dans la draconienne loi antiterroriste du Canada en 2001. La sentence maximale pour quelqu’un reconnu coupable est de cinq ans.

La manière dont ces perquisitions ont été effectuées, le moment choisi et la gravité des accusations que l’État s’apprête à porter semblent indiquer qu’il s’agisse d’une provocation délibérée pour présenter les étudiants en grève comme violents. Depuis le début de la grève, le gouvernement a recours à cette campagne idéologique contre la violence pour justifier la répression d’État de la grève militante des étudiants contre la hausse de 82 pour cent des frais de scolarité universitaires.

Sous la loi 78, une loi spéciale adoptée le mois dernier, le gouvernement libéral a dans les faits criminalisé la grève étudiante et imposé de sévères restrictions au droit de manifester en général au Québec.

Il ne fait aucun doute que les perquisitions visaient aussi à intimider et discréditer Khadir. Un médecin né en Iran, Khadir est l’un des deux porte-parole de Québec solidaire, une formation qui se présente comme un parti de « gauche » qui milite en faveur de l’indépendance du Québec. Khadir est le seul député de QS à l’Assemblée nationale.

Khadir est étroitement associé à la grève étudiante et a condamné à maintes reprises la violence policière. Mardi soir dernier, il a été arrêté et menotté en plus de 64 autres personnes lorsque la police de la ville de Québec a déclaré une manifestation en opposition à la loi 78 illégale et a procédé à une arrestation massive.

 Le fait que la police ait averti les médias d’avance ne fait que souligner la motivation politique derrière la décision de faire une perquisition chez Khadir. Des journalistes de La Presse et de Radio-Canada étaient sur place pour rapporter et filmer l’arrivée de la police et l’arrestation de la fille de Khadir, à qui on a passé les menottes.

La fille de Khadir, Yalda Machouf-Khadir, étudiante au cégep du Vieux-Montréal, serait une militante en vue dans la grève étudiante. Elle a reçu deux contraventions pour avoir participé à des manifestations.

Les policiers ont fouillé la résidence familiale des Khadir durant quatre heures et sont repartis avec du matériel politique, même si leur mandat ne faisait référence qu’à certains articles de vêtement et à un drapeau noir. Selon la femme de Khadir, Nima Machouf, « Ils venaient chercher ma fille et son copain et ils avaient un mandat pour chercher des preuves, un certain nombre de vêtements, de souliers. Finalement, après quatre heures de visite, de fouille de la maison, ils sont partis avec quelques papiers, des journaux, des tracts. »

Machouf a dit aux reporters qu’elle était inquiète, comme le serait n’importe quel parent lors de l’arrestation de leur enfant. « De nombreux étudiants sont dans la mire du gouvernement et vont se faire arrêter, ou se sont déjà fait arrêter », a affirmé Machouf. « Je sympathise avec eux. Nous vivons tous la même inquiétude. »

Dans une déclaration devant les médias, Amir Khadir a encouragé les gens à ne pas être intimidés par les actions de la police. « La population affiche une profonde insatisfaction à l’égard du gouvernement libéral », a déclaré le porte-parole de Québec solidaire. « Des centaines de milliers de gens manifestent pacifiquement depuis des mois pour exprimer leur rejet des politiques de ce gouvernement et pour protester contre la loi 78. Notre peuple ne se laissera pas distraire, encore moins décourager, par la répression policière ou l’intimidation politique. »

Lors d’une période de questions, Khadir a souligné la campagne du gouvernement et des médias pour présenter faussement le mouvement étudiant comme violent. Le premier ministre Jean Charest « associe le carré rouge [le symbole de la grève étudiante] à la violence et au chaos », a dit Khadir. « Il tente de faire peur à la population et d’intimider les députés de l’opposition. »

 

Les associations étudiantes ont dénoncé les perquisitions, notant qu’elles avaient été effectuées à la veille du Grand Prix de Formule Un de Montréal. Le gouvernement a mené une énorme offensive de propagande autour de cet événement pour réduire les étudiants au silence ou, si cela échouait, justifier une violence accrue des policiers.



« On peut se poser des questions sur le moment où ça arrive, au moment du Grand Prix », a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la CLASSE (Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante).

La présidente nouvellement élue de la FECQ (Fédération étudiante collégiale du Québec), Éliane Laberge, a aussi condamné les gestes de la police de jeudi. « C'est évident qu'on ne veut pas d'un Québec où les députés se font arrêter, où les jeunes se font perquisitionner chez eux, où les étudiants passent des journées entières en prison. »

Les associations étudiantes ont exigé à nouveau que le gouvernement reprenne les négociations qu’il a lui-même rompues la semaine dernière.

wsws

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 08:35

Le droit à l'avortement menacé

 

Le Premier ministre conservateur Recep Tayyip Erdogan a comparé l’avortement à un crime, au moment où il envisage de restreindre les conditions d’interruption volontaire de grossesse. Les associations féministes rejointes par l’opposition laïque sont descendues dans les rues d’Istanbul ce dimanche. 

Le gouvernement a annoncé un projet de loi portant de six à quatre semaines de grossesse la période légale d’avortement. Sauf que les femmes s’aperçoivent rarement qu’elles sont enceintes dès le premier mois. Autrement dit, la réduction de ce délai revient à interdire l’avortement. 

« Je vois l’avortement comme un crime, a déclaré le chef du gouvernement le 25 mai dernier. Personne n’a le droit d’autoriser le meurtre d’un enfant, que ce soit dans le ventre de sa mère ou après sa naissance. Il n’y a aucune différence entre les deux. » Samedi 2 juin, lors d’un congrès des femmes du parti du Premier ministre l’AKP, celui-ci va jusqu’à comparer l’avortement au massacre d’Uludere, nom du district kurde où 35 villageois ont été tués en décembre 2011 par l’armée turque qui les avait pris pour des rebelles. Le ministre de la Santé, Recep Akdag, a quant à lui estimé devant la presse turque que « l’avortement ne doit plus être considérée comme une méthode de contraception. On ne doit pas recourir à cet acte cruel s’il n’est pas médicalement justifié. »

 En Turquie, le droit à l’avortement est légal jusqu’à dix semaines depuis 1983 et autorisé pour des raisons de santé depuis 1965. Il a concerné 70 000 femmes l’an dernier.

Yasar Adanali, jeune manifestant, rappelle que le droit à l’avortement « était entré dans les mœurs. Il n’y avait pas du tout cette opposition qu’on peut voir aux États-Unis entre les “partisans de la vie” et les autres. L’avortement est autorisé depuis près de trois décennies. Ici, ça ne posait pas de problème particulier jusqu’à ce qu’Erdogan en décide autrement. » Et le jeune homme de craindre une dérive autoritaire du pouvoir : « On assiste à une centralisation croissante du fonctionnement de l’État : de plus en plus de décisions sont prises par l’exécutif, ou par Erdogan lui-même en fonction de ses sensibilités, sans aucune concertation du peuple. Il laisse de moins en moins de pouvoir au Parlement. »

Pour le chercheur Ali Kazancigil, la sérieuse menace qui pèse sur le droit à l’avortement en Turquie n’est pas tant motivée par les convictions religieuses du Premier ministre que par sa peur du vieillissement du pays, lui qui ne cesse d’inciter les femmes à faire au moins trois enfants : « D’ici dix ans, la population turque va commencer à vieillir. Or, 80 % des gens qui votent pour l’AKP le font pour les succès socio-économiques de ces dernières années. La démographie est l’un des paramètres de cette croissance. La croissance est vitale pour qu’Erdogan se maintienne au pouvoir. »

En 2004, le Premier ministre, au pouvoir depuis 10 ans, avait tenté de pénaliser l’adultère avant de renoncer face à l’indignation suscitée par l’Union européenne.  
opinion-internationale

 

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http://bianet.org/resim/olcekle/36867/501/260

http://bianet.org/resim/olcekle/36869/501/260

http://bianet.org/resim/olcekle/36870/501/260

Source : armenews

 

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Les femmes protestent contre le projet de loi sur l'avortement


Turquie : les femmes protestent contre le projet de loi sur l'avortement

 

Des centaines femmes ont défilé dimanche 3 juin dans les rues d'Istanbul pour dénoncer le projet de loi sur l'avortement qui sera déposé ce mois-ci au Parlement turc.

Elles étaient plusieurs centaines, rejointes par quelques hommes, dans le quartier de Kadikoy à Istanbul, pourdéfendre l'accès à l'avortement. « Mon corps, ma décision », ou encore « l’avortement est un droit », le message est clair : les femmes qui sont descendues dans la rue ce dimanche ne veulent pas du nouveau projet de loi sur l'avortement qui sera soumis aux députés turcs dans le courant du mois de juin.

Le Parti de la justice et du développement, au pouvoir en Turquie depuis 2002, projette de raccourcir le délaipendant lequel l’interruption de grossesse est autorisée. Actuellement, les femmes peuvent y recourir pendant les dix premières semaines de la grossesse. Si le projet est adopté par le Parlement, ce délai sera ramené à quatre semaines, sauf en cas d’urgence médicale.

La semaine dernière, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui incite régulièrement les femmes à avoir au moins trois enfants au cours de leur vie, avait déjà provoqué la colère de l’opposition en comparant explicitement l’
avortement à un meurtre. 

En Turquie, l’
interruption volontaire de grossesse est légale depuis 1965, et le délai est fixé aux dix premières semaines de grossesse depuis 1983.
Le gouvernement turc n’en est pas à son premier projet de loi conservateur en termes de mœurs. En 2004 déjà, un texte défendant la pénalisation de l’adultère avait été rédigé, avant d’être abandonné sous la pression de l’Union européenne.   Viviane Clermont; 
terrafemina

 

 

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Le représentant de l'UE en Turquie critique Erdogan sur l'avortement

 

Le chef de la délégation de l'Union européenne (UE) en Turquie, Jean-Maurice Ripert, a critiqué jeudi, sans le nommer, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, à propos de ses récentes déclarations condamnant l'avortement.

Certains hommes politiques ont fait des comparaisons qui ne sont pas appropriées, a déclaré l'ambassadeur européen, interrogé lors d'un déjeuner de presse sur les propos tenus par M. Erdogan sur l'avortement.

Chaque avortement est un Uludere, avait déclaré la semaine dernière le dirigeant turc, faisant allusion à la mort en décembre de 34 habitants du village d'Uludere, dans le sud-est de la Turquie, bombardés par erreur par l'aviation turque qui les avait pris pour des rebelles kurdes.

Que vous tuiez le bébé dans le ventre de sa mère ou que vous le tuiez après sa naissance, il n'y a aucune différence, avait-il également affirmé, comparant l'interruption volontaire de grossesse à un meurtre.

Dans la foulée de ces déclarations, le gouvernement islamo-conservateur turc envisage de présenter en juin un projet de loi au Parlement réduisant la période de grossesse pendant laquelle l'avortement est autorisé, de dix à six ou quatre semaines.

Le parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) de M. Erdogan, au pouvoir depuis 2002, est fortement majoritaire au Parlement.

Les déclarations de M. Erdogan ont soulevé l'indignation d'associations féministes et du planning familial.

Amnesty International a aussi dénoncé une honte des droits de l'homme. La branche turque de l'organisation internationale de défense des droits de l'homme a estimé dans un communiqué que les restrictions envisagées par le gouvernement d'Ankara sur l'avortement étaient contraires aux droits des femmes en général.

Si cette loi est votée, les droits des femmes et des adolescentes d'avoir accès aux services de santé seront violés, estime Amnesty.

En Turquie, république laïque, les avortements sont autorisés depuis 1965 pour des raisons médicales et sont permis, depuis 1983, durant les dix premières semaines de grossesse. romandie

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 07:57

Ennahdha au milieu du gué


Une des nombreuses manifestations de la société civile à Tunis.Une des nombreuses manifestations de la société civile à Tunis. © Thierry Bresillon/AFP

 

À quelques semaines de son congrès, le mouvement islamiste tunisien Ennahdha est soupçonné par sa base de vouloir faire du neuf avec du vieux en privilégiant ses anciens chefs, tandis qu'une partie de l'opinion lui impute la panne socioéconomique du pays et la montée du salafisme. Le parti de Rached Ghannouchi réussira-t-il enfin à faire sa mue en épousant définitivement la modernité ?

 

Samir a pris ses congés pour battre campagne à l'occasion des élections internes d'Ennahdha, les 26 et 27 mai. Son objectif est de figurer parmi les 1 103 délégués qui auront leur mot à dire lors du 9e congrès du mouvement. Plusieurs fois reporté, l'événement aura finalement lieu début juillet. Après vingt-quatre ans de clandestinité, le moment est historique. C'est le premier congrès de la formation islamiste depuis qu'elle est passée de l'ombre à la lumière. Le parti, qu'on donnait pour moribond avec un millier d'adhérents lors de son 8e congrès, en 2007, a connu une fulgurante renaissance. Mais les militants ne sont pas toujours sur la même longueur d'onde que les dirigeants. « En s'installant au pouvoir, le parti a promu ses anciens chefs, qui étaient, pour la plupart, en exil ou en prison, explique Samir. Ils ne connaissent plus le pays et ont des positions trop fluctuantes. Le congrès doit éclaircir ces points ; la base doit être entendue et, surtout, elle doit participer. »

 

 

Les revendications internes et la crainte de perdre le contrôle du parti ont conduit la formation islamiste à opérer un verrouillage. Riadh Chaïbi, président du comité d'organisation du congrès et membre du bureau exécutif, précise que « seuls ceux qui ont plus de dix ans d'ancienneté au sein du parti peuvent présenter leur candidature », ce qui reviendrait à prendre les mêmes. En outre, les objectifs du conclave demeurent flous, puisque Riadh Chaïbi s'est borné à déclarer que « le 9e congrès consacre la rupture définitive avec le passé et [qu']il constitue une étape privilégiée sur la voie de la consolidation du processus démocratique dans le pays ». Une rhétorique qui n'est pas sans rappeler aux Tunisiens celle de l'ex-parti unique.

 

Le manque d'alternatives

 

« La révolution est l'expression de l'échec d'un modèle. Il faut une alternative. Or Ennahdha n'en a pas. Ce parti adhère à des choix fondamentaux déjà éprouvés », estime l'économiste et homme politique Abdeljalil Bedoui. Pourtant, c'est bien au nom du changement qu'Ennahdha a remporté le scrutin du 23 octobre 2011 et se trouve aujourd'hui à l'épreuve du pouvoir. « Pourra-t-elle tenir toutes ses promesses ? Combien de temps encore mettra-t-elle en avant des valeurs comme la patience, la piété, la spiritualité, le culte quotidien et ses manifestations vestimentaires, voire capillaires... en occultant le quotidien très difficile des Tunisiens sur les plans économique, sécuritaire et émotionnel ? » s'interroge le statisticien Hassen Zargouni.

 

 

Las d'attendre une amélioration de leur condition socioéconomique, les Tunisiens manifestent régulièrement leur colère, mais ni la Constituante ni le gouvernement ne semblent les entendre. Du coup, les islamistes sont accusés de ne pas savoir gérer le pays, d'autant que l'agence Standard & Poor's a abaissé la note souveraine de la Tunisie à BB le 23 mai. « Avec 40 % des voix - lors d'un scrutin où l'on a enregistré un taux d'abstention de 40 % -, ils décident des orientations du pays et s'attribuent les portefeuilles les plus importants. Pourtant, ce gouvernement, aussi légitime soit-il, doit juste assurer une transition ; il aurait dû nommer des technocrates, mais l'attrait du pouvoir a été trop fort. Ils veulent s'installer », commente Zakaria, membre du Pôle démocratique moderniste (PDM), tandis que Hamma Hammami, secrétaire général du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT), souligne qu'« il aurait suffi de prendre une direction différente en mettant l'accent sur quelques actions prioritaires ».

 

 

Éclatement de la troïka

 

 

La visibilité constante d'Ennahdha est due à l'éclatement d'Ettakatol et du Congrès pour la République (CPR), ses alliés de la troïka, qui ne pèsent guère dans les prises de décision. Les islamistes sont au pouvoir et le font savoir haut et fort, quitte à faire l'amalgame entre activités partisane et gouvernementale ; rien ne se fait sans l'aval de leur chef historique, Rached Ghannouchi. Très discret, le président d'Ennahdha n'intervient publiquement que rarement. Se voulant au-dessus de la mêlée, il n'en orchestre pas moins la médiatisation de son premier cercle ; si Radwane Masmoudi, cheville ouvrière du rapprochement avec les États-Unis, a disparu des manchettes de journaux, d'autres poulains, porteurs de ballons d'essai, sont apparus. « Depuis les élections, très régulièrement, un membre d'Ennahdha monte au créneau pour faire réagir l'opinion sur divers sujets, observe un journaliste du quotidien Assabah. On a eu droit à Souad Abderrahim, Habib Kheder, Rafik Ben Abdessalem, Ali Larayedh, Samir Dilou... Ennahdha évalue ainsi les réactions et ajuste sa position. »

 

Les polémiques autour de la polygamie, de l'adoption, du mariage coutumier ou de l'introduction de la charia dans la Constitution semblent avoir été des leurres, mais la remise en question des médias publics par Lotfi Zitoun, ministre conseiller chargé des Affaires politiques, tout comme la proposition d'Abderrazak Kilani, chargé des relations avec l'Assemblée constituante auprès du gouvernement, de fonder une commission électorale composée de membres des partis au pouvoir touchent à l'indépendance des institutions. Cette proposition a provoqué un tel tollé que Rached Ghannouchi lui-même a annoncé que « le mouvement Ennahdha se rallie à l'idée de créer une instance supérieure indépendante pour les élections loin du système des quotas politiques ».

 

Les prochaines élections - prévues à la mi-2013 - obsèdent toutes les formations. Celles de l'opposition - qui joue mal son rôle, peine à resserrer les rangs et perd en crédibilité -, mais aussi Ennahdha, qui veut consolider et pérenniser sa position de parti leader. Alors que les Tunisiens croulent sous les difficultés économiques et que le pays n'a pas de visibilité internationale, la campagne préélectorale est déjà lancée et prend des allures de course contre la montre. Faute d'élections municipales - elles auront lieu une fois la nouvelle Constitution adoptée -, Ennahdha a ainsi placé ses hommes à la tête de dix-huit gouvernorats sur vingt-quatre, en dépit des fréquents refus de la population et sans en référer à la Constituante, et à la direction des organismes publics.

 

Calculs partisans

 

Les autres partis de la troïka ne pipent mot, même quand, sans raison, Slah Saïdi, patron de l'Institut national des statistiques, est limogé. Kamel Jendoubi, président de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), qui a clos ses travaux, insiste « sur la nécessité de laisser les institutions de l'État et les entreprises publiques en dehors des calculs partisans ». Le Parti républicain (coalition de l'opposition) affirme, pour sa part, que « la poursuite des nominations de responsables en fonction de leur allégeance partisane contrevient aux exigences de la transition démocratique et reflète une propension effrénée à s'emparer des rouages de l'État. L'exclusion des compétences ne pourra que détériorer la situation et accentuer les tensions ». Lesquelles sont alimentées par le chômage et l'insécurité. « La démocratie a bon dos.

 

Faut-il qu'il y ait des morts pour que le gouvernement réagisse ? » assène une étudiante agressée à Sejnane par des salafistes. Car ces derniers ne se cachent plus. Pis, Abou Iyadh, chef de la branche djihadiste, multiplie menaces et bras de fer. Tandis que ses troupes ferment des bars à Sidi Bouzid, il a réuni le 20 mai à Kairouan 5 000 supporteurs sur l'esplanade de la Grande Mosquée. Le gouvernement et Ennahdha occultent ou minimisent la portée du problème. Mais face aux dérives et violences de toute sorte, Ali Larayedh, ministre de l'Intérieur, ne pourra plus très longtemps se contenter de déplorer que « des jeunes s'engagent dans de malheureuses aventures », alors que le conseiller du ministre des Affaires religieuses reconnaît l'incapacité de son département à reprendre le contrôle des quatre cents mosquées qu'occupent les salafistes. Les Tunisiens en sont arrivés à se demander : « Qui fait la loi ? Qui l'applique ? L'État ? »

 

Ennahdha se veut, à des fins électorales, centriste, tout en ménageant son aile extrémiste, menée par Sadok Chourou et Habib Ellouze. Mais, à court terme, elle sera contrainte de choisir ; certains analystes estiment que le changement aura lieu après le congrès. Entre-temps, la population craint que la situation ne devienne incontrôlable.

 

 

Encore créditée d'intentions louables, Ennahdha affiche un bilan mitigé. Le parti a su rester dans la course après les élections, mais on lui impute l'échec du gouvernement, dont beaucoup dénoncent l'incompétence. « Le problème de la Tunisie n'est pas d'être ou non islamiste mais de répondre aux demandes des khobzistes [les sans-opinion qui veulent juste gagner leur pain, NDLR] », peut-on lire sur les réseaux sociaux. Si le gouvernement, faute de résultats, perd progressivement la confiance du peuple, Rached Ghannouchi, lui, conserve toute sa popularité : 68 % des Tunisiens le considèrent comme l'homme de la situation. Ses partisans les plus fervents voudraient le voir différer son retrait - qu'il a annoncé à son retour d'exil - et présenter sa candidature au congrès. La société civile, elle, dénonce sa volonté de détruire l'État moderne en réinstaurant l'enseignement religieux à la Zitouna et en voulant créer des fonds similaires aux biens de mainmorte. « C'est à une tradition tunisienne réformiste et à l'oeuvre de Bourguiba qu'il s'attaque », explique une universitaire.

 

Ennahdha a perdu 12 % de son électorat, mais le mouvement reste puissant avec quelque 50 000 adhérents, plus que tous les autres partis réunis. « Si l'opposition persiste à rester inopérante, le scénario du 23 octobre se répétera », prévient Emna Mnif, militante politique. Avec des élections annoncées pour le 20 mars 2013 - alors que la rédaction de la Constitution n'a aujourd'hui pas dépassé le préambule -, les partis de l'opposition auront un double combat à mener ; récupérer en crédibilité et se faire entendre face au mastodonte de la mouvance islamiste. « Les politiques de tous bords manquent de créativité ; ils sont figés ; aucun n'est assez charismatique pour sublimer la crise actuelle et nous faire rêver, alors que nous en avons terriblement besoin. On se rallierait tous à celui qui saurait le faire », lâche Mejda, une déçue d'Ettakatol.

 

 

L'incontournable "Cheikh Rached"


Incontestable homme fort du pays, Rached Ghannouchi appose, par petites touches régulières, son empreinte sur la politique tunisienne et lance des projets porteurs de changements sociaux. Chaque matin, après la prière de l'aube, il fait le point avec le chef du gouvernement, Hamadi Jebali, dont il a rejeté par deux fois la démission. Il se réunit également chaque semaine avec les dirigeants des partis de la troïka au pouvoir ainsi qu'avec Moncef Marzouki, le chef de l'État, et Mustapha Ben Jaafar, le président de la Constituante. Il veille à ce que les nouveaux responsables des institutions publiques soient tous issus du vivier d'Ennahdha et effectue un minutieux maillage des institutions du pays. Depuis son retour d'exil, en janvier 2011, le chef islamiste a pris de l'envergure. Il est aujourd'hui perçu comme le maître à penser de son mouvement et du gouvernement. Sa force est dans ses interventions publiques, où il prend soin de défendre des positions modérées et pondérées, en avance sur celle des militants. F.D.  Jeuneafrique.

 

 

 

 

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Ghannouchi restera à la tête d’Ennahdha à l’insu de son plein gré

 

Le leader islamiste tunisien n’est pas officiellement candidat à sa propre succession à la tête d’Ennahdha. C’est pourtant lui qui sera, sans surprise, le prochain président du parti au pouvoir. Un désagréable remake…

 

Le président d’Ennahdha ne cesse de dire à qui veuille bien l’entendre qu’il ne présentera pas sa candidature à la présidence du parti Ennahdha au cours de son IXe congrès, prévu la première quinzaine de juillet prochain à Tunis. Il l’a répété aujourd’hui dans une interview à Shems FM. Il laisse cependant entendre que le congrès est souverain et c’est la base qui devra de toute façon trancher la question de la présidence à travers ses instances légitimes.

Les cadres du mouvement sont plus précis à ce sujet: si Rached Ghannouchi ne présentera pas sa candidature, ce sont les congressistes qui pourraient le faire en son nom. En d’autre termes, et selon une tradition instaurée par tous les dictateurs arabes, depuis Nasser et jusqu’à Ben Ali, les «zaïm» se désintéressent du pouvoir et préfèrent prendre leur retraite, ce sont leurs partisans, puis le peuple dans son ensemble, qui les appellent à rempiler, car la nation ne saurait se passer de leurs précieux services!

On entend déjà, au fond de la salle du congrès, des cris et des youyous de femmes: «Allahou Ahad, Allahou Ahad, Ghannouchi ma kifou had !» («Dieu est unique, Dieu est unique. Ghannouchi n'a pas son équivalent»), comme criaient, en leur temps, les zinochettes mobilisées par Saïda Agrebi.

Les dirigeants d’Ennahdha ont-ils mesuré l’impact catastrophique que pourrait avoir un tel comportement dans la conscience politique des Tunisiens?  kapitalis

 

 

 

 

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Ennahdha repose la question de la Chariâa en demandant la suprématie de l’Article 1

 

Après avoir achevé le préambule de la Constitution, la commission en charge du préambule et des principes fondamentaux s’est attelée à l’étude de l’Article 1 de la Constitution de 1959. Une polémique s’est alors engagée lorsque les députés d’Ennahdha ont fait part de leur souhait d’imposer la suprématie de ce premier article sur l’ensemble des autres articles de la Constitution. 
Abdelmajid Najjar, rapporteur de la commission et membre du Parti Ennahdha a affirmé, selon la TAP, qu’il était nécessaire d’étudier la possibilité que les autres articles contiennent des points contraires aux dispositions de l’Article 1, spécifiquement en ce qui concerne la souveraineté et la religion. La députée Ennahdha, Hajer Azaiez a expliqué cette proposition par le fait que les préceptes de Islam, qui est la « religion de l’Etat », ont été violés par le passé et qu’il faut s’assurer qu’ils ne le soient plus dans l’avenir. Sana Haddad a précisé que l’Article 1 est la référence de la Constitution et que rien ne doit le contredire. 

Sahbi Atig, président de ladite commission a émis, quant à lui, le souhait de faire appel à des juges et des experts pour aider à la décision de la commission à ce sujet. 
Les voix condamnant une telle proposition se sont, d’ores et déjà, élevées. Ainsi, commentant sur son compte twitter, l’élue CPR et membre de la même commission, Mabrouka Mbarek, considère que consacrer la suprématie de l’Article 1 sur le reste de la Constitution revient au même que de mentionner la Chariâa. Cette dernière affirme également que cette proposition, si elle venait à être adoptée, comporterait de nombreux risques et diminuerait la valeur de la Constitution dans son ensemble.      
Monia Ben Hamadi; businessnews

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 07:45

Les dirigeants d’Al-Qaïda en Irak lorgnent sur la Tunisie

 

Des télégrammes découverts en Irak appellent les dirigeants d’Al-Qaïda dans ce pays à se rediriger vers la Tunisie pour y établir le 6e Califat.

 

C’est ce qu’annonce l’agence d’informations Bagdad Adaoulya, citant des sources de renseignements irakiens à Babylone.

 

«Les forces de sécurité ont mis la main sur des lettres appelant les dirigeants d’Al-Qaïda à se rediriger vers la Tunisie pour y poursuivre leurs opérations militaires», a indiqué la source, qui ajoute: «Les lettres parlent d’une restructuration de l’organisation Al-Qaïda à la suite d’instructions venues d’Arabie saoudite et de Syrie, afin d’unifier ses positions dans le monde arabe et dans toute la région».

 

L’agence irakienne précise, en citant les mêmes sources, que certains documents se caractérisent par leur ton dur qui incite les membres de l’organisation à suivre la voie de Ben Laden.

 

Les services de renseignements irakiens, qui sont en train d’étudier les lettres pour essayer de connaître les nouveaux plans militaires d’Al-Qaïda, estiment que l’organisation vise, à travers ces lettres, à remobiliser ses membres et à établir de nouvelles stratégies en Syrie, en Irak, en Tunisie et en Arabie saoudite. Ces informations, nous n’avons pas pu les vérifier. Nous les publions avec toutes les réserves d’usage, tout en estimant que le regain d’activisme d’Al-Qaïda en Syrie et en Afrique du Nord, au sud du Sahara, ainsi que la dynamisation de la filière tunisienne de recrutement de jihadistes corroborent les données avancées ci-haut.

La vigilance, donc, s’impose, et les services tunisiens sont prévenus.  kapitalis

 

 

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 Ennahda ménage les salafistes

 

Que reste-t-il de la Tunisie fière et indépendante de 1955? Le parti Ennahda semble laisser le champ libre aux salafistes pour s'attaquer aux fondements même de la Tunisie moderne. Une passivité qui inquiète.

 

L’esprit du 1er juin 1955 ne souffle plus en Tunisie. Il est même conseillé de ne plus s’en recommander. En effet, ce jour-là, Habib Bourguiba rentrait après une longue période d’exil forcé dans l’île de la Galite, au large de Bizerte, puis dans l’île de Groix, en Bretagne.

Il avait décidé de faire de cette date, la journée de la victoire et une fête nationale pour son pays. Il avait décidé de donner le coup d’envoi d’une réforme en profondeur d’un État qu’il voulait à l’égal de celui qu’Atatürk avait fondé enTurquie.

Mais, dans une volonté d’effacer les souvenirs du«Combattant suprême», même les plus épiques, le gouvernement de Ben Ali, arrivé au pouvoir en 1987, décida de rayer cette date des jours fériés comme si l’on pouvait effacer la mémoire d’un peuple d’un seul coup de décret.

Bourguiba avait combattu, au péril de sa vie, pendant un quart de siècle pour obtenir pas à pas l’indépendance de la Tunisie qui devait rivaliser avec l’Occident. Il avait accepté de rentrer d’exil avec un document officiel dans sa poche qui confirmait la victoire de son parti et de son peuple. Après soixante-quinze années de protectorat français, instauré en 1881, le gouvernement français signait d’ailleurs, le 20 mars 1956, la reconnaissance de l’indépendance de la Tunisie.

Attaquer les fondements de l’Etat

Aujourd’hui les salafistes tunisiens sèment la terreur pour détruire les fondements d’un Etat qu’ils sentent à leur portée. Ils agissent ouvertement dans toutes les villes de province avec une violence condamnée par les pays occidentaux qui n’expliquent pas le laxisme du parti Ennahda et la passivité des forces de l’ordre.

La ville de Sidi Bouzid, symbole de la révolution tunisienne, est devenue le fer de lance des émeutiers salafistes. Les magasins de boissons alcoolisées ont été détruits et incendiés.

A Jendouba, le seul hôtel de la ville a été pillé en représailles aux trois bars qu’il abrite. Malgré la discrétion de la police, qui a osé arrêter un salafiste, le poste de police a également été incendié.

S’inspirant des manifestations de masse du Hezbollah libanais et du Hamas palestinien, les salafistes se sont organisés à Kairouan en milice paramilitaire avec défilé public pour narguer les forces de police. Les journalistes qui tentaient de couvrir l’évènement ont été éloignés des lieux de l’actualité et souvent molestés, en particulier la correspondante de France 24 et le représentant de la chaine Al Hiwar, dont les locaux et le matériel ont été détruits.

Mais la population résiste et tente de s’opposer, avec des bâtons et des gourdins, à ces émeutiers brandissant des sabres et des armes blanches. Des affrontements ont eu lieu, le 1er juin, dans la ville de Dahmani (Gouvernorat du Kef), entre des habitants de la ville et des groupes salafistes qui ont tenté de remplacer par la force un imam en exercice dans la mosquée de la ville par un membre de leur courant.

Passivité du gouvernement

Il est difficile d’expliquer l’attitude du parti Ennahda qui semble se discréditer tant sa passivité donne l’impression qu’il ne veut pas affronter les troupes salafistes dont l’objectif est de détruire les fondements de la Tunisie moderne et tout ce qui touche à Bourguiba.

Pourtant, dans un point de presse du 30 mai, le ministre de l’Intérieur, Ali Laârayedh avait déclaré:

«Les forces de l’ordre sont habilitées à faire usage de balles réelles contre les attaques visant la sûreté de l’Etat ou ses citoyens. Il y a des salafistes qui vivent pacifiquement et n’imposent pas leur religion et opinion. Il existe une deuxième catégorie, plus difficile, voulant imposer, par la force et la violence, un mode de société, et qui ne respecte pas la loi en perpétrant des actes de violence.»

L’état d’urgence en Tunisie a été prolongé jusqu’à la fin du mois de juillet 2012.

Mais les belles paroles n’arrivent pas à convaincre. Malgré ces déclarations fermes, les dirigeants tunisiens font preuve d’une certaine naïveté car, imbibés de doctrine anglo-saxonne durant leur exil en Angleterre, ils tentent avec difficulté d’appliquer à leur pays en révolution des méthodes démocratiques.

Ils revendiquent le droit à la pluralité car la démocratie avait manqué au régime de Bourguiba et de Ben Ali, un régime où était institué le parti unique, Néo-Destour et RCD.

Mais Ennahda est trop occupé à gérer la mainmise sur les institutions de l’État pour prendre en compte les trublions salafistes. Il préfère mettre au pas la Justice qui pourrait lui faire de l’ombre puisque 81 magistrats ont été sanctionnés ou révoqués pour «ne pas s’être adaptés aux exigences de la révolution».

Sa décision de prendre sa revanche sur l’ancien régime lui voile les yeux devant les méthodes terroristes salafistes. En fait, il semble que le gouvernement n’a pas peur des salafistes, qu’il ménage, parce qu’ils diffusent une idéologie similaire à la sienne. Rached Ghanouchi avait d’ailleurs déclaré en février:

«Les salafistes sont porteurs d'une culture et ne constituent pas une menace à l'ordre public.»

Mettre au rebut de l’Histoire la Tunisie moderne

Il se méfie plutôt des conservateurs de droite, conduits par Béji Caïd Essebsi, et laisse se développer des troubles qui permettent de détourner l’attention de la population sur les manœuvres politiques à la veille du congrès d’Ennahda en juillet qui doit justement établir une stratégie face à ceux qui n’ont pas désarmé.

Béji Caïd Essebsi est justement un nostalgique du 1er juin 1955, lui qui a suivi le président Bourguiba en devenant successivement, entre 1965 et 1986, ministre de l'Intérieur, de la Défense puis des Affaires étrangères.

Il a été de ceux qui avait «déraciné l’arbre mort» qu’était la monarchie tunisienne pour la remplacer par la République. Aujourd’hui, il peut difficilement accepter que l’on revienne sur l’abolition de la polygamie et sur la promulgation du Code du statut personnel de la femme qui avait été en avance dans le monde musulman. Il se souvient de ce jour où un cheval attendait Bourguiba à sa descente du bateau pour traverser la foule et être ensuite porté en triomphe sur les épaules des militants. Le jour de la résurrection d’un peuple qui se débarrassait du colonialisme.

Ennahda tient à casser l’image de ce 1er juin dans le but de supprimer tout espoir de revenir aux fondamentaux d’une Tunisie moderne. Le parti est convaincu qu’en laissant faire les salafistes, il s’emparera définitivement des rouages d’un État qui doit effacer toute trace de bourguibisme et mettre au rebut de l’Histoire la date où la Tunisie moderne a été créée.   Jacques Benillouche; slateafrique

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 06:55

Un blogueur tunisien en grève de la faim

 

Un journaliste du blog collectif tunisien Nawaat, Ramzi Bettaieb, a annoncé mardi qu'il avait entamé une grève de la faim le 28 mai pour "défendre la liberté de la presse" et protester contre la confiscation de ses caméras par la police militaire.

Ramzi Bettaieb, 36 ans, a indiqué à l'AFP qu'il avait entamé sa grève après la confiscation de ses deux caméras lors du procès de l'ex-président Ben Ali et de 22 co-accusés pour leur rôle dans la répression du soulèvement populaire en Tunisie.

L'incident s'est produit le 21 mai alors que le journaliste se trouvait au Kef (nord-ouest) pour la couverture des plaidoiries dans l'affaire des martyrs de Thala et Kasserine devant un tribunal militaire. "Je suis en grève pour défendre la liberté de la presse, notre seul acquis de la révolution", a déclaré Ramzi Bettaieb, interrogé dans les locaux de Nawaat (Noyau).

"Le militaire qui a privé Ramzi de ses outils de travail nous a privés, nous Tunisiens, de notre droit à l'information", a écrit une de ses collègues, dénonçant le silence des médias locaux. europe1

 

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Les raisons qui ont poussé Ramzi Bettaieb à la grève de la faim  :  27``27`

 


 

 

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Jalel Brick et le sacré…

 

La dernière vidéo de Jalel Brick a fait couler beaucoup d'encre. Le phénomène du web tunisien, dont le langage grossier et vulgaire a fait de lui un personnage incontournable de la toile,est finalement tombé en disgrâce...

 

 

 

«Statut sérieux : aujourd'hui, j'ai eu les larmes au yeux en regardant la vidéo de Jalel Brik. J'ai pas pu la terminer. Détestable, monstrueux, répugnant, affreux, horrible.....inqualifiable» a écrit sur Facebook l'un de ses plus grands fans. Pourtant, ce n'est pas la première fois que Jalel Brick s'attaque au «sacré». Ce n'est pas la première fois qu'il insulte l'Islam et blasphème Dieu. Il en a même fait son fonds de commerce. Mais cette fois, il aurait «dépassé les bornes» selon les termes de ses sympathisants. Celui qu'on adulait pour ses «propos vrais et sans langue de bois» a même été contraint de publier une vidéo d'excuses pour se racheter, où il explique être entré dans un «état de démence». Ceci n'a pas suffi pour apaiser les esprits et le pardonner, Jalel Brick est désormais répudié par ses fidèles. Le rebelle, exilé à Paris depuis le début des années 1990, est tombé en disgrâce. Il n'en fallait pas plus au ministère des affaires religieuses, pour demander l'ouverture d'une enquête judiciaire contre lui. Et cette fois, il n'y aura pas grand monde pour contester...

 

Avec Jalel Brick, il n'y a jamais eu de tabous. Dès ses premières vidéos, postées au lendemain du 14 janvier 2011, ses ennemis ont toujours été cités : l'armée et à sa tête le général Rachid Ammar qu'il traite de tous les noms, le parti Ennahdha et «El Khwanjia»(les islamistes, ndlr). Et il ne faut pas croire que Dieu et son prophète aient été épargnés. Bien au contraire. Jusque là, on applaudissait. On admirait son franc-parler et justifiait même ses raisonnements souvent confus. Pourquoi alors, cette fois, les réactions ont été différentes ? C'est peut-être parce que Jalel Brick, au même titre que Nadia El Fani, est en train de nuire à la cause...

 

Dans un billet intitulé «De l'hypocritocratie dans l'affaire Jalel Brick», le blogueur caricaturiste _Z_ revient sur les réactions qui ont suivi cette polémique : «Les extrémistes lancent des appels au meurtre, les conservateurs applaudissent, et les dits "progressistes" approuvent en admettant qu'il avait franchit la ligne rouge. Bravo! ». Tout en soulignant les contradictions du personnage «Il soutenait Ben Jaafar la veille pour appeler au soutien d'un Essebsi le lendemain. Il trouvait des excuses à Ben Ali, fricote avec Nessma TV et ne cache pas son respect pour l'ex-larbin du mauve Mezri Haddad. Il aime les dictateurs de Assad à Kaddafi et honnit tous les barbus de la terre», _Z_ qui reste l'un des seuls a afficher son soutien à Jalek Brick, estime que c'est ainsi qu'on «accepte de faire des concessions aux esprits conservateurs au nom d'un soi-disant risque de polarisation de la société.».

 

Malheureusement, la polarisation de la société, si elle est crée par les politiques, elle est alimentée par des affaires comme celles-ci, où liberté et respect du sacré finissent par s'entremêler, où on pense combattre l'extrémisme religieux avec un extrémisme «irréligieux».

 

Les Tunisiens qui se retrouvent confrontés dans un débat identitaire et religieux, invité surprise de la transition post-révolutionnaire, s'embrouillent et se divisent chaque jour un peu plus. Devraient-ils, parce qu'ils sont progressistes, ne pas condamner des propos insultants et irrespectueux? Devraient-ils, parce qu'ils sont musulmans appeler à son meurtre ? Devraient-ils, parce qu'ils sont athées, soutenir quelqu'un dont les propos sont à la limite du fascisme ? Et surtout, jusqu'à quand la religion va nous dévier de nos réels problèmes ?Des questions que je me pose aujourd'hui,au vu des déchainements de tous bords auxquels on assiste...

Sarah Ben Hmadi; tekiano

 

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Les excuses de J. Brick

 

 

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 06:36

Chawki Abid démissionne de son poste de conseiller à la présidence


 

Chaouki Abid vient de présenter sa démission de son poste de premier conseiller auprès du président de la République, chargé des affaires économiques.


Cette démission aurait été présentée depuis quelques jours suite au rappel à l’ordre du président Moncef Marzouki, après la lettre éditée par Chaouki Abid dans laquelle il a sévèrement critiqué le gouvernement.

Une lettre critique qui a créé une polémique  concernant le respect du devoir de réserve.

Cette démission a été acceptée par le président de la République. espacemanager

 

 

 

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Moncef Marzouki accepte la démission de Chawki Abid

 


Dans un communiqué publié ce mardi 5 juin 2012, la présidence de la République informe que le président, Moncef Marzouki, a accepté la démission de Mohamed Chawki Abid, de son poste de premier conseiller auprès du président de la République, chargé des dossiers économiques.  C'est le deuxième conseiller de Marzouki à démissionner. businessnews

 

 


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 Les quatre dimensions de l’affaire Chawqi Abid

La démission de Mr Mohamed Chawqi Abid de son poste de conseiller de la présidence est au cœur de la polémique. Certains applaudissent des deux mains un geste courageux. D'autres veulent y voir les premiers signes du déclin de la coalition au pouvoir, certains, au contraire saluent avec autant de ferveur le départ de celui qu'ils accusent de semer la zizanie. Mais la plupart, continuent à se poser des questions.

Le premier enjeu, est l'exercice de l'Etat, qui suppose un respect des règles et des formes de cet Eat! De par le monde, on trouvera rarement des conseillers, qui passent de la pénombre aux lumières, sans être en mission commandée. Car une discrétion sans faille et une loyauté plus qu'acquise restent de mise, partout dans le monde. On est donc en droit de s’interroger : pour le compte de qui Mr Abid parle-t-il ? Pour le compte de son chef ou pour son propre compte? S’il a agi pour le compte de la présidence, il n’aura fait que son travail. Le cas échéant, il aurait commis une légèreté qui pourrait s'apparenter à une faute, car elle a été entre autre réitérée.

Le deuxième enjeu, est un enjeu démocratique. Il s'agit du respect des institutions et des règles qui régissent les rapports entre elles. Si cet équilibre est rompu, on sort de la légalité et on ouvre une crise institutionnelle grave. L'Organisation Provisoire des pouvoirs, qui fait, pour l'instant, office de constitution en Tunisie, fixe précisément les rôles de chaque institution de l'Etat. Dans ce cadre strictement défini, la présidence de la République joue un rôle de garant de la constitution et de l'unité de l'Etat, rôle qui impose une neutralité totale vis à vis des autres institutions.

C'est pour cela que M. Marzouki a démissionné de son parti. Et ceci se traduit en pratique par une totale indépendance du gouvernement, et de l'Assemblée constituante vis à vis de la présidence de la République. Ainsi, le président ne peut ni démettre le premier ministre, ni lui indiquer la marche à suivre. Or avec ses déclarations, M. Abid a enfreint cette règle, si ses déclarations fracassantes sont de sa propre initiative. Et il est permis d’en douter, dans la mesure où la présidence, ne le désavoue pas publiquement. Mais si le fragile équilibre en vient à être rompu, cela ferait entrer la Tunisie dans une grave crise de légitimité et risquerait de faire imploser la démocratie naissante. Et tous ceux qui applaudissent ce genre d'intervention, devraient se rappeler qu'il est plus important de sauvegarder la démocratie, que de faire tomber un gouvernement, aussi incapable et incompétent soit-il.

chawqi abid et marzouki 
Le président Marzouki en compagnie du conseiller économique M. Mohamed Chawqi Abdi, au marché de gros.

 

Un troisième enjeu, est celui de la liberté de parole. Tout citoyen a le droit de dire ce qu'il veut. Et à ce titre, M Abid exerce bel et bien son droit élémentaire à l’expression. Mais en l’occurrence, ce droit est restreint par son devoir de réserve. Et la discrétion est de mise, quand on exerce certaines fonctions, et il faudrait en tenir compte si l'on ne veut voir l'état sombrer dans l'anarchie totale. Cela astreint les responsables à un contrôle de leur parole en public, tout manquement pouvant entraîner des poursuites pour celui qui transgresse. Cette réserve peut toutefois être levée par les responsables, s'ils en venaient à juger les intérêts de la société, ou de la nation menacés. M. Chawqi Abid aurait-il jugé la situation assez grave pour outrepasser les limites imposées par ses fonctions ?

Le quatrième enjeu est politique. La Tunisie traverse une phase cruciale et critique, et passe par une nouvelle expérience. La démocratie n’est pas encore enracinée, le sens de l’Etat en est encore à ses premiers pas. Les dérapages sont donc possibles et prévisibles, et la neutralité ne peut être absolue. Certains peuvent donc ainsi être tentés d’intervenir, quand ils estiment la situation s’aggraver. Mais dans les pays ayant adopté un régime parlementaire comparable à notre système (provisoire) actuel,  il y a des manières dont usent les chefs d'état pour jouer quand même un rôle de rééquilibrage. Mais toujours de façon discrète, jamais officielle, ni publique. Cela se joue à coups de petites indiscrétions à la presse, des petits gestes qui peuvent montrer un agacement. Le désaccord peut se manifester par un refus de signer un décret loi, de répondre à une question directe. Un conseiller ou un homme du président peut ainsi  dire des choses que le président ne peut évoquer, sans se faire rapidement désavouer. Mais cela se fait généralement avec beaucoup de discrétion, bien loin du fracas outrancier. 

Ghazi Dali; mag14

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 06:05

 

 

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Les médecins internes et résidents en grève de trois jours

 

Les médecins internes et résidents de toutes les régions, sont entrés, mardi, en grève de trois jours pour revendiquer la sécurisation des conditions de travail.


Ce mouvement de protestation est organisé à l'appel conjoint des syndicats de base des médecins internes et résidents de l'Union générale tunisienne du travail et de la confédération générale tunisienne du travail ( CGTT).

Par ce mouvement, les médecins dénoncent les agressions dont sont victimes les cadres médicaux et paramédicaux dans les établissements publics, explique le secrétaire général du syndicat des médecins, pharmaciens et dentistes relevant de l'UGTT, Sami Souihli.

Le syndicaliste a évoqué les violences verbales et physiques à l'encontre des internes et résidents, particulièrement dans les urgences. « A cela s'ajoute une situation professionnelle incertaine, en l'absence de statut pour cette catégorie de médecins». Il a précisé que la demande de sécuriser les conditions de travail dans les hôpitaux a fait l'objet de plusieurs séances de travail avec le ministère de tutelle, dont la dernière en date a eu lieu ce lundi sans aboutir à un compromis.

Parmi les réclamations examinées entre le gouvernement et le syndicat, le recrutement de gardiens après leur formation au ministère de l'intérieur ainsi que le renforcement de la présence des forces de l'ordre pendant les gardes de nuit, en collaboration avec l'armée et la police.

Souihli impute la violence contre les professionnels de santé à la dégradation des prestations fournies dans les établissements hospitaliers.

Un point de vue que partage le ministère de la santé qui avoue aussi le manque des médecins de spécialité, notamment à l'intérieur du pays et le déséquilibre existant entre les différentes lignes de soins.

Le syndicaliste propose, aussi, le recrutement de juristes au sein même des hôpitaux pour suivre, sur place, les affaires d'agressions dont sont victimes les employés.

En 2011, les violences ciblant les corps médical et paramédical ainsi que les établissements hospitaliers se chiffraient à 272, selon le service juridique et contentieux relevant du ministère de la santé.
Les grèves et les sit-in se sont multipliés dans les différents établissements pour demander la sécurisation des hôpitaux.

En mai dernier, les médecins spécialistes libéraux se sont joints à ce vent d'indignation, appelant les patients et leurs familles au calme, à la patience et à la retenue et aux autorités, à l'urgence de prendre les mesures nécessaires pour assurer la protection des médecins et leur permettre de travailler dans de meilleures conditions. 
maghrebemergent

 

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Le complexe de santé de Djebel El Oust ... 


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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 07:23

Assad nie tout lien avec le massacre de Houla et accuse de nouveau l'étranger

 

Le président syrien Bachar al-Assad a nié dimanche tout lien avec le massacre de Houla dans lequel 108 personnes dont 49 enfants ont péri le 25 mai, se disant déterminé à venir à bout de la révolte qui secoue son régime depuis près de 15 mois.

Resté sourd aux appels à cesser la violence, M. Assad a de nouveau accusé l'étranger de mener une "guerre" contre la Syrie et écarté tout dialogue avec l'opposition, dans un discours devant le nouveau Parlement.

La communauté internationale a multiplié ces derniers jours les mises en garde contre les risques d'une guerre civile en Syrie, même si elle est divisée sur la façon de régler le conflit alors que le cessez-le-feu préconisé par le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan est resté lettre morte.

Devant les députés issus des élections du 7 mai organisées en pleines violences et boycottés par l'opposition, M. Assad a rendu hommage à "tous les martyrs, civils ou militaires". Il a souligné que les auteurs du carnage de Houla (centre) étaient des "monstres".

La rébellion et le régime se sont rejeté la responsabilité du massacre, alors qu'un haut responsable de l'ONU a dit que "de forts soupçons" pesaient sur les milices pro-régime.

M. Assad a martelé que son pays faisait face à un "plan de destruction" et "à une véritable guerre menée de l'étranger". Ne reconnaissant pas l'ampleur de la révolte qu'il assimile à du terrorisme, il a d'autre part souligné que son régime avait en vain "essayé par tous les moyens politiques" de sortir de la crise et prévenu qu'"il n'y aurait pas de compromis dans la lutte contre le terrorisme, la sécurité de la nation étant une ligne rouge".

M. Assad a écarté tout dialogue avec les opposants "liés à l'étranger", en allusion notamment au Conseil national syrien (CNS), principale composante de l'opposition, qui refuse à son tour tout dialogue avant un départ de M. Assad.

Réagissant au discours, un responsable du CNS joint par l'AFP a dénoncé des propos qui reflètent la volonté du président Assad de poursuivre la répression "dans le sang".

Les militants pro-démocratie ont riposté aux propos du président syrien sur leur page "Syrian Revolution 2011" sur Facebook: "Sortons tous, (...) pour répondre au bourreau, au meurtrier des enfants. Mettez-vous en colère, intensifiez la colère sur le terrain par tous les moyens".

La révolte s'est militarisée au fil des mois face à la répression. Les violences continuent de tuer malgré la présence de près de 300 observateurs de l'ONU censés surveiller un cessez-le-feu proclamé le 12 avril dans le cadre du plan Annan et systématiquement violé.

Samedi, 89 personnes ont été tuées, dont 57 soldats, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), le bilan le plus lourd pour l'armée régulière en une journée depuis mars 2011.

Dimanche, 39 personnes ont été tuées dans les violences à travers le pays, dont douze civils, 19 soldats, cinq combattants rebelles et trois déserteurs, selon l'OSDH.

Plus de 13.400 personnes ont été tuées en près de 15 mois, en majorité des civils morts dans la répression, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Manoeuvres"

Face à l'escalade, le chef de la diplomatie saoudienne Saoud Al-Fayçal a accusé M. Assad de "manoeuvrer" pour "gagner de temps" et affirmé que son pays "soutient la création d'une zone tampon en Syrie".

A son tour, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a accusé M. Assad de conduite "autocratique": "Jusqu'à présent, je ne l'ai pas vu appréhender les réformes avec une compréhension démocratique. Il continue d'appréhender les problèmes avec une logique autocratique".

Human Rights Watch a appelé à "isoler" les groupes vendant des armes à Damas, comme la compagnie publique russe Rosoboronexport: "Fournir des armes à la Syrie alors que des crimes contre l'humanité y sont commis pourrait revenir à une assistance dans l'accomplissement de ces crimes".

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a pour sa part exhorté la Russie à soutenir une transition politique en Syrie, déclarant que le départ du président Assad n'était pas une condition préalable mais devait être "un résultat" de cette transition.

Lors de déplacements vendredi à Berlin puis à Paris, le président russe Vladimir Poutine était resté ferme sur ses positions sur la Syrie, écartant de nouveau toute sanction de l'ONU contre le régime de Damas de même que le départ du président Assad.

"Nous devons éviter un embrasement qui pourrait mettre le feu à toute la région", a par ailleurs déclaré au journal "Bild am Sonntag" le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle, qui entame lundi une tournée qui l'emmènera en Turquie, au Liban ainsi qu'au Qatar et aux Emirats arabes unis.

Au Liban où la révolte syrienne attise les tensions, le calme est revenu dans la ville de Tripoli (nord) où des affrontements entre Libanais pro et anti-Assad ont fait 14 morts la nuit de vendredi à samedi. tempsreel.nouvelobs

 

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La Ligue arabe demande à l'ONU de protéger les civils en Syrie


 

Des douilles jonchant les rues de Hola, le 1er juin 2012.

Des douilles jonchant les rues de Houla, le 1er juin 2012. | REUTERS/HANDOUT

 

Le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil Al-Arabi a demandé à l'ONU, dans une lettre au Conseil de sécurité, d'agir pour assurer la protection du peuple syrien face à la sanglante répression de la révolte contre le président Bachar al-Assad.


"J'ai adressé une lettre au Conseil de sécurité de l'ONU pour lui demanderd'entreprendre toutes les dispositions nécessaires pour protéger le peuple syrien", a déclaré samedi, M. Arabi, peu avant l'ouverture d'une réunion ministérielle arabe chargée du suivi de la crise syrienne. A la question de savoir s'il réclamait dans sa lettre une action militaire contre le régime du président Assad, il a répondu : "Je n'ai pas évoqué une intervention militaire".

Les termes employés par Elarabi concernant les mesures nécessaires à la protection des civils font écho à la résolution qui a permis l'intervention étrangère en Libye. Or la Russie, qui a depuis opposé son veto à deux reprises à des textes concernant la Syrie, s'oppose avec détermination à une réédition du scénario libyen. Il y a en outre peu ce chance que Damas donne son aval à un élargissement du mandat des observateurs, qui sont pour le moment censésveiller seulement au respect du cessez-le-feu. Un fois armés, leur mission serait plus proche du maintien de la paix.


Le chef démissionnaire du Conseil national syrien (CNS), Burhan Ghalioun, a dit s'attendre à ce que les pays arabes "haussent le ton" contre le régime de Damas qui n'a fait montre d'"aucune intention pour un règlement politique". "Le régime continue de bombarder les villes et les quartiers. Il n'a pas retiré un seul char" des centres urbains, comme le lui ordonne le plan de sortie de crise de l'émissaireinternational pour la Syrie Kofi Annan, dit-il. M. Ghalioun a "souhaité la mise en place d'une force arabe de dissuasion" en Syrie, sans donner de précisions.


M. Annan, dont le plan de sortie de crise reste lettre morte, doit assister à la réunion du comité ministériel arabe.
Présidé par le Qatar, ce comité regroupe l'Arabie saoudite, Oman, l'Egypte, leSoudan, l'Algérie, l'Irak et le Koweït.

 

MASSACRE À HOULA, LES IMAGES SATELLITE

 

Face à l'escalade de la violence en Syrie, surtout après le massacre dans la région de Houla, les craintes d'une guerre civile généralisée se sont multipliées. Des photos satellite montrant ce qui est présenté comme des preuves de l'existence de charniers creusés après le massacre de Houla, en Syrie, ont été diffusées vendredi sur un site internet (http://www.humanrights.gov/2012/03/05/situation-in-syria/) du département d'Etat américain.

Des images qui auraient été prises cette semaine par un satellite commercial montrent en outre des impacts de bombardements près de zones habitées à Atarib.

 

D'autres témoigneraient du déploiement à partir de jeudi de pièces d'artillerie aux alentours de trois autres localités et de la présence d'hélicoptères de combat près de Chaïrat et de Homs.

L'un des clichés daté du 18 mai montre ce qui semble être un terrain vague à Tall Daou, village proche de Houla. Sur autre, daté du 28, la terre semble avoir été retournée dans la même zone, ce que les auteurs des commentaires accompagnant les images interprètent comme la preuve probable de l'existence"de fosses communes ou de tranchées creusées récemment".

 Un mort dans de nouveaux affrontements à Tripoli

Des fusillades sporadiques ont éclaté à partir de minuit à Tripoli, au Liban, et se sont poursuivies toute la nuit, et des roquettes ont été tirées poussant des familles à fuir leur domicile, selon la source au sein des services de sécurité.


Les heurts ont opposé des habitants du quartier de Bab el-Tebbaneh, majoritairement sunnite et hostile au régime syrien de Bachar al-Assad, et ceux de Jabal Mohsen, plutôt alaouite et sympathisant de ce régime. Une personne est morte à Bab el-Tebbaneh, a indiqué la source sécuritaire, et cinq ont été blessées à Jabal Mohsen, selon la source médicale.


Tripoli a déjà été secoué à la mi-mai par une semaine de heurts entre ces pro et anti-Assad, qui ont fait 10 morts. La révolte en Syrie exacerbe les tensions au Liban, qui a connu 30 ans d'hégémonie syrienne et reste profondément divisé entre adversaires et partisans d'Assad.  lemonde

 

 

 

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Pour Annan, la Syrie bascule dans un "conflit généralisé"

 

Le président syrien Bachar al Assad refuse d'appliquer le plan de paix et les exactions de son armée se poursuivent en dépit de l'indignation qu'elles suscitent dans le monde entier, a déploré samedi Kofi Annan, émissaire de l'Onu et de la Ligue arabe.

 

Le diplomate ghanéen, qui s'exprimait dans le cadre d'une réunion de la Ligue arabe à Doha, au Qatar, a dressé un sombre tableau de la situation, 15 mois après le début des premières manifestations anti-Assad, à la mi-mars 2011.

 

Annan a notamment constaté l'échec des efforts déployés par les Nations unies pour faire respecter le cessez-le-feu censé être entré en vigueur le 12 avril et a jugé la perspective d'une guerre civile lourde de conséquence pour toute la région de plus en plus crédible.

 

Des affrontements entre partisans et opposants d'Assad ont fait neuf morts et 42 blessés, samedi à Tripoli, ville portuaire du nord du Liban, a-t-on appris de sources médicales. Ce bilan est le plus lourd qui ait été enregistré en plusieurs semaines de troubles à Tripoli.

 

Annan, ancien secrétaire général de l'Onu et lauréat du prix Nobel de la paix, dit avoir déclaré à Assad, "en des termes très directs et francs", lorsqu'ils se sont entretenus mardi dernier à Damas, qu'il devait mettre en oeuvre la totalité des six points du plan de paix.

"Il doit prendre des mesures audacieuses et tangibles, tout de suite, pour changer d'attitude sur le plan militaire et honorer son engagement de retirer les armes lourdes et de cesser toute violence.

 

CHAPITRE SEPT

 

"Ce qui importe, ce ne sont pas les mots qu'il emploie, mais les mesures qu'il prend - maintenant, a-t-il poursuivi.

 

"Des centaines de milliers de Syriens sont déplacés, à l'intérieur de leur pays. Au même moment, les détentions arbitraires continuent, et, de plus, les accusations importantes d'atteintes aux droits de l'homme.

 

"Le spectre d'une guerre généralisée, avec une dimension confessionnelle alarmante, grandit de jour en jour. J'ai senti très intensément les inquiétudes des voisins immédiats de la Syrie lors de mes consultations au cours des derniers jours", a ajouté Annan.

Quatre cents syriens ont franchi la frontière turque samedi pour fuir les combats qui se déroulent dans la province d'Idlib (Nord), ce qui porte à 24.500 le nombre de réfugiés recueillis dans les camps turcs, selon Ankara.

 

En Syrie-même, six soldats ont été tués par des rebelles dans la province méridionale de Deraa et huit autres ont trouvé la mort dans des affrontements aux alentours de Damas, rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

 

Il signale en outre la mort de deux civils, tués pour l'un au cours d'une opération de l'armée dans la capitale et l'autre lors d'un échange de tirs à Homs (Centre).

 

A Doha, Bourhan Ghalioun, président du Conseil national syrien (CNS) mis sur pied par l'opposition, a estimé qu'en soutenant le régime d'Assad, "la Russie (était) devenue une partie du problème plutôt qu'une partie de la solution.

 

"Si elle coopère à la recherche d'une formule permettant le départ d'Assad, elle deviendra une composante de la solution".

 

"AUCUN ÉLÉMENT MILITAIRE"

 

François Hollande, qui a reçu la veille son homologue russe Vladimir Poutine pour la première fois, n'a pas réussi à le faire bouger d'un iota, ni sur la question des sanctions contre le régime syrien, ni sur celle d'un départ de Bachar al Assad.

 

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a tenté sa chance à son tour samedi, lors d'un entretien téléphonique avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

"Le message qu'elle lui a transmis est que nous devons commencer à collaborer pour aider les Syriens avec une stratégie sérieuse en vue d'une transition politique", a déclaré un représentant du département d'Etat.

 

Toujours à Doha, Le Premier ministre qatari Hamad ben Djassim al Sani, qui soutient l'insurrection, a estimé que Kofi Annan devait fixer une limite à la durée de sa mission et a invité le Conseil de sécurité à assortir son plan de paix d'une mention au chapitre 7 de la charte de l'Onu, qui autorise le recours à la force.

 

Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe se sont prononcés pour une intensification des pressions internationales, sans toutefois plaider pour une intervention armée.


"La décision qui a été prise (...) ne comporte aucun élément militaire", a souligné Nabil Elarabi, secrétaire général de l'organisation.


Jean-Philippe Lefief pour le service français; lexpress

 

 

 

_____________________________________________________________ L'autre point de vue 


Opération terroriste appuyée par les États-Unis: Tuer des civils innocents pour justifier une guerre humanitaire

 

La doctrine militaire américaine envisage le rôle central “d’évènements produisant un nombre important de victimes” et dans lesquels des civils innocents sont tués. 

Les meurtres sont perpétrés de manière délibérée comme partie intégrante d’opérations secrètes. 

L’objectif est de justifier un agenda militaire sur une base humanitaire. Cette doctrine date de 1962 avec l’opération Northwoods.

Dans un plan secret du pentagone datant de 1962 appelé l’opération Northwoods, des civils cubains de la communauté de Miami (Floride) devaient être tués dans une opération secrète. Le but était de déclancher une “vague d’indignation utile dans la presse américaine”. Les assassinats auraient été blâmés sur le gouvernement cubain de Fidel Castro. 

L’objectif de ce sinistre plan, que le ministre de la défense Robert McNamara et le président J.F. Kennedy, refusèrent de mettre en action, était de gagner le soutien de l’opinion publique pour une guerre contre Cuba:

“Au début des années 1960, les chefs militaires des Etats-Unis dressèrent des plans pour tuer des personnes innocentes et pour commettre des actes terroristes dans des villes états-uniennes, ce  afin de créer un soutien public pour une guerre contre Cuba.

Sous le nom de code d’Opération Northwoods, les plans incluaient les assassinats possibles d’émigrés cubains, le coulage des bateaux de réfugiés cubains en haute mer, le détournement d’avions, l’explosion d’un navire américain et même l’orchestration d’attentats terroristes dans des villes américaines.

Ces plans furent développés afin de tromper le public américain et la communauté internationale afin qu’ils supportent une guerre qui mettrait fin au pouvoir du nouveau leader de Cuba, le communiste Fidel Castro.

Les pontes de l’armée américaine avaient même contemplé causer des pertes dans les rangs de l’armée américaine en écrivant: “Nous pourrions faire exploser un navire de guerre dans la baie de Guantanamo et blâmer Cuba” et “les listes des victimes dans les journaux américains causeraient immanquablement une vague d’indignation très utile.”

… Les documents montrent “que le chef d’état-major fît et approuva des plans qui sans aucun doute furent les plus corrompus jamais créés par le gouvernement des Etats-Unis”, écrit Bamford. (U.S. Military Wanted to Provoke War With Cuba – ABC News  Ce document secret du pentagone a été déclassifié et peut-être consulté (See Operation Northwoods, See also National Security Archive, 30 April 2001)

Le document de l’Opération Northwoods de 1962 avait pour titre: “Justification pour une intervention militaire à Cuba”. “Le memorandum secret décrit les plans des Etats-Unis pour créer secrètement des excuses variées qui justifieraient une invasion de Cuba. Ces propositions, parties d’un programme secret anti-Castro appelé Opération Mangouste, incluaient les assassinats de Cubains vivant aux Etats-Unis, développant ainsi une fausse “campagne de terreur communiste cubaine dans la région de Miami, dans d’autres villes de Floride et à Washington”, ceci incluait également “de couler des bateaux de réfugiés cubains (réellement ou de manière simulée)”, imiter une attaque des forces aériennes cubains contre un avion de ligne civil et concocter un incident “souvenez-vous du Maine” en faisant sauter un vaisseau américain dans les eaux territoriales cubaines et ensuite blâmer l’incident sur un sabotage cubain. Bamford écrit lui-même que l’opération Northwoods “est probablement le plan le plus pourri jamais créé par le gouvernement américain.”

(http://www.gwu.edu/~nsarchiv/news/20010430/doc1.pdf, c'est l'auteur qui souligne)

Avancée dans le temps, Cuba 1962, Syria 2012… 

Alors que la réalisation pratique de l’opération Northwoods fut mise au placard, sa base fondamentale d’utiliser les décès de civils comme prétexte à une intervention (sur des bases humanitaires), a été appliquée à plusieurs reprises.

La question fondamentale: L’assassinat de Mai 2012 des civils du village de Houla était-il partie intégrante d’une opération secrète, ayant pour intention de battre les tambours du soutien public pour une guerre contre la Syrie ?

Les morts sont blâmées sur le gouvernement Al-Assad avec “la liste des victimes publiée dans les journaux américains provoquant une vague d’indignation utile”. Dans le même temps, plusieurs pays européens ainsi que le Canada et l’Australie ont coupé leurs relations diplomatiques avec la Syrie.

Le massacre de Houla était-il partie intégrante d’une sinistre opération secrète portant les empreintes digitales de l’opération Northwoods ?

Il n’y a absolument aucune preuve que le gouvernement syrien soit derrière ces meurtres. Il y a des indices ainsi que des preuves documentées que depuis le début de l’insurrection en Mars 2011, des terroristes soutenus par des puissances étrangères ont été impliqués dans les assassinats de civils innocents. Des sources du renseignement israélien d’Août 2011 confirment un processus organisé de recrutement de combattants terroristes par l’OTAN:

Le QG de l’OTAN à Bruxelles et le haut commandement turc sont en train de faire des plans pour leurs premiers pas militaires en Syrie, qui est d’armer les rebelles avec des armes pour combattre les tanks et les hélicoptères.

Nos sources nous rapportent qu’est également discutée à Bruxelles et Ankara, une campagne de recrutement de milliers de volontaires musulmans des pays du Moyen-Orient et du monde musulman pour aller se battre aux côtés des rebelles syriens. L’armée turque hébergerait ces volontaires, les entraînerait et assurerait leur passage en Syrie. (Ibid, c'est l'auteur qui souligne) mondialisation

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 06:30

 

Il empeste et accuse. Jbali avait-il réellement de quoi pavoiser ou de quoi s’offusquer ? 

Après le complot interne de ceux qui voulaient descendre le Gouvernement Jbali, en avril dernier, voici peut-être le complot des agences de notation contre le Gouvernement Jbali, 2 mois plus tard.

 

«Ils ont visité la Tunisie, en 2011, et dégradé la note d’un cran, en avril dernier. Ils devraient, en principe, voir ce qui a été réalisé pendant les quatre derniers mois de 2012. S’ils veulent nous juger sur les résultats de 2011, ce n’est pas raisonnable », s’offusquait Hamadi Jbali. Et le chef du Gouvernement tunisien de partir en vrille, sur la diabolisation des agences internationales de notation qu’il appelait même «des associations», en essayant de les criminaliser et au moins de les culpabiliser. «Ces agences étaient contentes de la situation, en 2010, sous Ben Ali et le notait  BBB+. Elles décernent de bonnes notes à la tyrannie et de mauvaises notes à la révolution. Elles condamnent la démocratie ».


 

 

Pour toute défense, le chef du Gouvernement tunisien présente, fièrement, une copie du dernier rapport de l’INS sur l’évolution de la croissance de l’économie tunisienne, au cours du dernier trimestre 2012. «S’ils veulent nous juger sur 2012, les résultats sont clairs et je ne sais pas s’ils ont vu les chiffres de l’INS. Vous voyez que, pour la première fois, la croissance a été de 4,8 %, ce qui n’a pas été réalisé même au cours du premier trimestre de Ben Ali en 2010 qui a fait 4,6 %. Tous les ratios ont grimpé positivement. Je n’accuse personne, mais je voudrais juste savoir comment ils ont fait », s’exclamait, visiblement indigné, Hammadi Jbali. Notons-le tout de suite, cette prétendue croissance, était … en glissement annuel, comme on ne le voit pas clairement sur l’écran et comme le chef du Gouvernement tunisien  ne le dit pas, et à prix constants, ceux de 2011. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Le glissement veut dire une comparaison d’un trimestre 2012 par rapport au même de 2011. A prix constants, cela veut dire que la comparaison n’a pas tenu compte du glissement des prix et ceux-ci ont beaucoup changé d’une période à l’autre.


 

 

Il était, pourtant, tout aussi visible que l’indignation du chef du Gouvernement -mais peut-être l’a-t-on trompé lui aussi-, que cette croissance a été mesurée par rapport aux chiffres des comptes provisoires du premier trimestre 2011, «car nous n’avons toujours pas les comptes définitifs de l’exercice 2011 », nous indiquent, au téléphone, deux économistes et statisticiens à l’INS. La comparaison avec une année 2011 et plus précisément un premier trimestre de l’année de la Révolution, où toute, pratiquement toute l’économie était à l’arrêt. Mais soyons plus pragmatiques, en opposant les chiffres aux chiffres.

 

L’un des ratios les plus importants dans la définition du taux de croissance, reste l’IPI (Indice de la production industrielle). Selon le même INS dont brandissait Jbali le communiqué, l’IPI avait terminé le premier trimestre de 2011, en berne de 9,3 %. L’indice des industries manufacturières était, à cette date, de -7,4 %, celui des mines de -60,5 % et celui de l’énergie de -10,7 %.

 

Même si elle devait se faire ainsi, la comparaison à prix constants ne signale pas que le glissement de l’indice général des prix, entre le premier trimestre 2011 et la même période de 2012, était de 8 %. La comparaison ne pouvait pas non plus tenir compte de l’évolution de 7,6 % de l’indice des prix industriels à la vente, par rapport à 2011.

 

Il est important de rappeler aussi que, pendant le 1er trimestre de l’année de comparaison, 2011, l’appareil de production était quasiment à, l’arrêt et le tourisme était pratiquement à genoux. L’INS écrivait alors, dans sa note conjoncturelle, que «les échanges extérieurs ont nettement marqué le coup en 2011. Le premier trimestre a ainsi  été entaché d’une panne d’activité  et une chute brutale des échanges  qui a été suivie par un rebond de rattrapage au deuxième trimestre. Le second semestre a, lui, été imprégné par la demande provenant des partenaires européens de la Tunisie,  les exportations offshore accusant deux trimestres de baisses consécutives de -2% et -4,5%».

 

Réaliser donc de la croissance, à partir d’un profond négatif, s’appellerait-il de la croissance ? Cette croissance a-t-elle réellement créé de l’emploi, comme le devrait toute croissance du PIB (Produit Intérieur Brut) ? Si cela avait été fait, la Tunisie aurait eu moins que les 800 mille chômeurs et le Gouvernement n’aurait certainement pas hésité à s’en gargariser !

 

«Je n’ai aucun différend personnel avec Mustapha Kamel Nabli … mais tout est possible »

 

Il est, à ce stade, important, comme nous y autorise d’ailleurs notre rôle de média, de rappeler le chef du Gouvernement à l’ordre et lui faire remarquer que le document brandi, lors de l’interview, relèverait presque de la désinformation et de l’intox, lorsqu’il est présenté sans les explications nécessaires qui devraient l’accompagner. Son gouvernement a certes réussi à endiguer la détérioration des conditions économiques de la Tunisie, mais il reste loin de les avoir rétablies dans celles de 2010 où elles réalisaient une moyenne annuelle de 3,5 % de croissance et encore moins de les avoir portées vers des niveaux supérieurs à ceux des années d’avant  la Révolution en ce que ces années avaient en stabilité politique et sociales. Qu’elles soient réelles ou fictives, là n’est pas le sujet.

 

Dans un petit moment de lucidité politique, Hammadi Jbali l’a reconnu, lorsqu’il disait en réaction à la dégradation de la note souveraine tunisienne, que «ce qu’ils ont présenté comporte une large part de vérité et de réalité. Il y a d’énormes lacunes». Il ne peut cependant pas s’empêcher d’égratigner au passage un secteur, celui des banques, qui refuse toujours de se mettre sous sa houlette, en ajoutant que «les lacunes les plus importantes résident  dans  le système bancaire tunisien, le problème des dettes du secteur touristique, la question de la dette, à côté de la situation sécuritaire, la question politique et la situation économique. Ils ont raison sur les volets de la politique, de la situation sociale et sécuritaire».

 

L’interview a aussi été l’occasion de percevoir le froid dans les relations entre le chef du Gouvernement et le Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT). «Il y a eu une tempête à propos de l’indépendance de la BCT, bien qu’il y ait différentes vues à propos de cette indépendance. On ne peut pas faire ce que l’on veut en temps de crise, sans nous concerter. Le changement reste une question constitutionnelle ». Et Jbali d’indiquer que «j’ai rencontré le Gouverneur et je lui ai dit que je n’ai pas de problème personnel avec vous, mais nous devons faire notre évaluation, et si on doit se quitter, on le fera suivant les règles de la Constitution». Le chef du Gouvernement tunisien qui insistera pour ne pas commenter le prix du meilleur Gouverneur africain obtenu par Mustapha Kamel Nabli, ajoute que «rien ne s’est jusqu’ici passé ». Il tint cependant à jeter la pierre dans la mare et un voile d’incertitude, en finissant par dire que «tout est possible ».  Khaled Boumiza; africanmanager

 

 

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Ennahdha en pourparlers avec 5 autres partis

 

De nouvelles tractations sont en cours entre le parti Ennahdha et cinq autres formations politiques, selon Noureddine Arbaoui, membre du bureau exécutif du parti islamique au pouvoir. Il s’agit du Mouvement d’unité populaire (MUP), du Parti de la réforme et du développement, le Parti El Amen, le Parti de la culture et de l’action et le Parti républicain maghrébin.

Il s’agit, d’une initiative, selon le même Arbaoui, qui n’empiète pas sur l’œuvre de la Troïka et qui a pour objectif de faire émerger un nouveau pôle ayant pour objectif la consécration de la stabilité et de la paix en Tunisie et de protéger les objectifs de la révolution.

Il est à noter que cette éventuelle alliance met en relation des partis aux idéologies et aux visions contradictoires. En effet, des analystes expriment leur étonnement de voir des personnalités dites progressistes et de gauche, tels Ahmed Ban Salah ou encore Boussaïri Bouabdelli, faire front commun avec Ennahdha.  businessnews

 

 

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Rached Ghannouchi réaffirme que le pays a besoin de consensus

 

Le mouvement Ennahdha, cherche la voie du consensus avec les différents partis et courants politiques pour diriger le pays au cours de cette période de transition démocratique, a affirmé son président Rached Ghannouchi lors d'une conférence, organisée dimanche à Tunis, à l'occasion de la célébration du 31ème anniversaire de la création du mouvement.

 
Le président du mouvement Ennahdha, a souligné que "la Tunisie doit être gouvernée sans exclusion ni accusation d'incroyance", ajoutant que "l'intérêt de la révolution requiert qu'on mette en avant ce qu'on a en commun" Evoquant l'expérience du pouvoir depuis les élections du 23 octobre 2011, Rached Ghannouchi, a indiqué que la Troika n'est que le début du processus et que son parti est ouvert à "tous les hommes libres qui veulent contribuer à l'édification du pays". Il a appelé, dans ce contexte, à faire prévaloir l'intérêt national sur les idées partisanes.

Ont assisté à la conférence, de nombreux adhérents du parti Ennahdha, des invités tunisiens et arabes dont Ahmed Ben Salah, président du mouvement de l'unité populaire, Mouine Bchour, secrétaire général du congrès national arabe, Mounir Chafik secrétaire général du congrès nationaliste islamique et Ali Laarayadh, ministre de l'intérieur.

La conférence organisée sous le thème : "Le consensus dans la pensée et la pratique politique du mouvement Ennahdha", s'inscrit dans le cadre d'une série de manifestations, politiques culturelles et artistiques au palais des congrès à Tunis.

Des films documentaires sur la lutte du mouvement de la tendance islamique (devenu mouvement Ennahdha) sous les deux anciens régimes et les atteintes aux droits de l'homme dont avaient victimes les militants du mouvement et leurs familles, ont été projetés à cette occasion.

Créé le 6 juin 1981, le mouvement Ennahdha qui fut le prolongement du mouvement de la tendance islamique, n'a été reconnu qu'après la révolution du 14 janvier. 
babnet

 

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