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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 07:04

Un peuple et un Président : débat intéressant (en arabe)

 


 


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La colère des révoltés égyptiens

 

Depuis que s’est brisé le mur de la peur, le pouvoir, en Egypte, évolue sur un étroit passage et même les candidats à la présidentielle sont obligés d’en tenir compte. Il ne s’agit pas, en effet, d’une simple succession au président Hosni Moubarak, chassé du pouvoir en mars 2011, et surtout pas en être l’héritier comme en est accusé son dernier Premier ministre, Ahmed Chafik, qui sera présent au second tour avec le candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi.
Le ton est à la rupture, même si certains viennent à en douter. Il s’agit des révolutionnaires égyptiens, tout simplement dépossédés de leur victoire, car c’est bien la leur, avant que la politique, avec ses règles et son labyrinthe procédurier, vienne à en hériter. Une règle, non écrite celle-là, mais la pratique est courante à travers le monde. Ce qui explique alors le sentiment d’amertume que cela produit inévitablement et surtout ce rôle de vigile que certains entendent encore jouer. Une toute dernière avant que ne tombe le rideau de la phase électorale. C’est donc un duel cornélien.

Ahmed Chafik, malgré un parcours contesté, s’est engagé à opérer une rupture avec la politique passée. Plus que cela, il est considéré comme le candidat de l’armée dont le rôle est fortement contesté, étant accusée de détenir le véritable pouvoir. Ce qui renforce l’hypothèse selon laquelle l’Egypte n’a pas vécu une révolution, mais bel et bien un coup d’Etat. Voilà donc où en est l’Egypte, avec la persistance de la contestation souvent accompagnée de violence et le retour des baltaguias, ces hommes de main qui ont fait irruption sur la fameuse place Tahrir, en plein mouvement d’opposition, pour s’en prendre aux manifestants.

Il semble toutefois illusoire, dans l’Egypte actuelle, toujours en ébullition, que la violence exercée par ces baltaguias ait un avenir tant la population entend défendre ce qu’elle a arraché. C’est par contre une phase cruciale que traverse ce pays, et qui refuse de choisir entre les deux candidats retenus pour le second tour de l’élection présidentielle prévu les 16 et 17 juin prochain, susceptible, selon les contestataires, de conduire vers le passé ou de mener vers l’inconnu.

Il reste que si Ahmed Chafik en a eu pour son parcours, l’attaque contre son quartier général électoral suscite non pas la réprobation, mais l’interrogation, un quotidien local écrivant même que «certains se demandent si M. Chafik ne pourrait pas en profiter pour augmenter sa popularité». Encore une fois, l’intrigue avec ces fameux hommes de main qui viennent et disparaissent après avoir accompli de basses besognes. Un contrat comme cela existe un peu partout dans le monde. D’où alors cette autre interrogation sur l’identité des individus en civil affrontant des manifestants anti-Chafik, place Tahrir. Sauf que si intrigue il y a, elle ne saurait occulter le climat global qui fait craindre le pire d’ici les prochaines semaines.

«Dès l’annonce des résultats (du premier tour) les manifestations ont éclaté à Tahrir contre le pouvoir du guide (des Frères musulmans) et celui de l’armée», écrivait le quotidien indépendant Al-Masri Al-Yom. Ou encore que «le deuxième tour Morsi-Chafik attise le feu de la colère», selon Al-Chourouk, alors même que cette élection est qualifiée d’historique, s’agissant de tourner une page décidément bien longue avec soixante ans de parti unique, et d’entériner le changement, pas n’importe lequel et surtout pas celui qui consiste à remplacer un homme par un autre. L’enjeu est considérable, ce qui explique les interrogations relatives à la place de l’armée et, par voie de conséquence, sur le rôle qu’elle est accusée de tenir et les accusations portées contre Ahmed Chafik en sont la preuve.
Plus globalement, l’élection elle-même poserait problème pour ceux qui ont fait la révolution et qui ne se reconnaissent dans aucun des deux candidats. Que sera alors cette élection et surtout, s’interroge-t-on déjà, que sera l’Egypte post-élection ?
elwatan

 

 

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«ماضي»: فوز شفيق سيؤدي لحرب بين المحتجين والأمن.. وعلى «الإخوان» تقديم تنازلات


 

حذر أبو العلا ماضي، رئيس حزب الوسط، الخميس، من أن فوز الفريق أحمد شفيق، المرشح الرئاسي، في جولةالإعادة التي ستجرى يومي 16 و17 يونيو الجاري، ستؤدي إلى «حرب استنزاف في الشوارع بين المحتجين وقوات الأمن».

ودعا «ماضي» في مقابلة مع وكالة «رويترز» للأنباء، جماعة الإخوان المسلمين، إلى الإسراع في تشكيل ائتلاف واسع لهزيمة «شفيق»، لأن الوقت ليس في صالحهم، والتاريخ لن يرحمهم إذا لم يقدموا تنازلات، ويصطفوا مع قوى الثورة، وسيدفعون الثمن هم والوطن إذا فشلوا في ذلك.

وأضاف «ماضي»، أن تجنب الوصول لهذا الوضع يستدعي أن تقدم الجماعة ضمانات لإقناع السياسيين والشعب كله بأنها يمكن الوثوق بها في قيادة الدولة، وقادة الجماعة اتسموا إلى الآن بالبطء الشديد في الحركة، وهذه الأفعال وصلت لرجل الشارع البسيط الذي يقول: «لا يمكن الثقة بهم».

وتابع قائلا: «(الإخوان) يتصورون أن الموضوع سيحل بالكلام لكن الكلام وحده لا ينفع، وأنا لست متفائلاً أو متشائمًا. أنا أنتظر، وإذا كانوا جادين في الانتخابات الرئاسية يتعين أن يقدموا تنازلات لأنه دون التنازلات لا يمكن إقناع الناس، وليس فقط النخبة، ولا يمكن أن يفوزوا في المعركة».

واستطرد قائلاً: إن تأييد قواعد الجماعة والسلفيين لمرسي لا يكفي لنجاحه، موضحًا أن التصويت للجماعة في انتخابات الرئاسة كان نصف التصويت الذي نالته في الانتخابات البرلمانية.

وأشار «ماضي» إلى أن «شفيق» إذا فاز «سيعيد إنتاج النظام القديم لكن بطريقة جديدة، ولا يمكن لأحد أن يعيد عقارب الساعة إلى الوراء، لكنه سيحمي الفساد، وسيبقي على المسؤولين وسيعتمد على الجيش وأجهزة الأمن لقمع الناس، وسيخوض المعارك الجديدة، كما لو أن الثورة لم تنجح بعد، هذا هو خطر أحمد شفيق».

وتابع: ستبدأ حينئذ ما يشبه «حرب الاستنزاف».

almasryalyoum

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 04:12

Renforcement de la participation de la société civile à la réforme électorale en Tunisie. 
Formation sur l’administration électorale. 

Tunis, 29 mai 2012 – L’organisation internationale non gouvernementale Democracy Reporting International organise, à partir du mois de mai 2012, un cycle de formation portant sur la réforme électorale à l’intention des principales associations et plateformes d’organisations de la société civile tunisienne impliquées dans le plaidoyer auprès de l’Assemblée nationale constituante pour l’établissement du nouveau cadre électoral. 

Dans ce cadre, une première formation traitant de l’administration électorale se tiendra les 30 et 31 mai 2012 à Tunis.


Cette formation s’inscrit dans le cadre du programme de Democracy Reporting International visant le renforcement des capacités des organisations de la société civile tunisienne actives dans le domaine de la gouvernance démocratique, pour une participation accrue et plus efficace dans les processus constitutionnels et électoraux en Tunisie. S’inscrivant dans le cadre du débat constitutionnel sur l’Instance électorale indépendante et l’élaboration d’une loi sur cette nouvelle Instance, la formation se donne pour objectif de renforcer les compétences des organisations de la société civile sur les caractéristiques et prérogatives des instances de gestion des élections. 

Pour plus d’informations sur le programme de Democracy Reporting International en Tunisie, rendez-vous sur :
www.democracy-reporting.org/tunisie
www.democracy-reporting.org

Hana Ben Fadhl
  

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 03:11

La fête de Jackie Demarais :  quand  les conflits d’intérêts, l'art, le politique deviennent tout simplement indécence…     

 

 

Voici une fête donnée à l’occasion de l’anniversaire de Mme Desmarais, Paul Desmarais est son mari et est le grand patron de la Power Corps. et dévoilé par le groupe de pirate Anonymous Quebec

Dans ce DVD vous verrez qui sont les invités…Pour cette occasion. Réunissant presque tous les chefs politiques de la Gauche et de la Droite, du fédéral et du provincial. Entre autres vous verrez bien des Gens dont moi-même je ne peu tous les nommés…Mais vous pouvez y voir Jean Charest, Lucien Bouchard, Bryan Mulroney et Jean Chrétien.

Le DVD a été dévoilé dans toute son intégrité afin que vous puissiez vous aussi vous mettre dans l’ambiance avec ce jour merveilleux que fût la fête à Mme Desmarais. Maintenant je vous laisse tous imaginer qui est invité et pourquoi. Les médias cachent au peuple bien des choses, à vous de vous faire une opinion

Infos et débats rejoignez-nous sur : https://www.facebook.com/AnonnewsFrancophone

Identification (n’hésitez pas à nous envoyer vos requêtes d’identification par MP)
Lucien Bouchard @ 13:50, 16:15, 18:13, 1:40:05, 1:40:36, 1:40:54
Brian Mulroney @ 14:10, 15:29, 19:25, 1:36:25, 1:38:49, 1:41:13, 1:42:50
Jean Charest, semi caché @ 14:29, 15:52, 19:35, 20:07, 43:48
Jean Chrétien @ 15:00, 43:15, 43:35, 1:40:19, 1:40:36, 1:40:41
George H. W. Bush @ vers 19:32
Liza Frulla a 14:55
Marc Hervieux à 35:30
Yannick Nezet-Seguin à 41:30 (chef d’orchestre)
Adrienne Clarkson @ 16:15, 18:20, 1:40:38
Couple Desmarais @ 16:23, 38:54, 43:07, 43:58, 44:18, 44:25, 44:50, 42:20, 1:38:58
Jean Charest et sa femme @ 18:00
Desmarais @ 18:35, 19:08, 19:25, 19:55, 43:50, 1:40:09, 1:40:30, 1:40:46, 1:40:51
Robert Charlebois @ 19:20, 1:38:46, 1:39:11, 1:40:00, 1:41:16, 1:44:30, 1:44:40, 1:45:08
Luc Plamondon @ 42:59, 43:35, 1:35:58, 1:37:05, 1:38:58, 1:39:14

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Manifestation des casseroles : Montréal, (31 mai 2012) St-Denis, Beaubien


 

Londres _ Manifestation des casseroles : en soutien aux étudiants du Québec et contre la loi 78 


 

 

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Les négociations avec les étudiants sont rompues

 

Les négociations entre le gouvernement et les étudiants québécois pour trouver une issue au conflit sur les droits de scolarité ont été rompues jeudi à Québec.

Les pourparlers sont tombés "dans l'impasse", a déclaré la ministre de l'Education Michelle Courchesne.

Le syndicat étudiant le plus radical, la Classe, a annoncé aussitôt la rupture des négociations sur le réseau Twitter et a appelé les étudiants à sortir dans la rue avec leurs casseroles.

Ouverts lundi, les pourparlers qui portent sur la hausse des frais de scolarité refusée par les étudiants ont donné lieu à des "discussions franches", a dit Mme Courchesne, indiquant qu'elle allait expliquer la situation dans un point presse à venir.

Sortis quelques minutes après la ministre, les dirigeants étudiants ont affirmé que le gouvernement avait rompu les pourparlers pour des raisons politiques.

Le gouvernement a indiqué que "pour des raisons politiques, de communication publique, on ne peut plus écouter nos demandes", a déclaré le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) Léo Bureau-Blouin.

Il a souligné que les propositions de la partie étudiante contenaient des solutions "qui ne coûtent rien au gouvernement ni aux contribuables".

"Mais, pour des raisons politiques, le gouvernement ne pouvait pas accéder à nos demandes", a répété le dirigeant étudiant, en soulignant que ces demandes étaient présentées dans le cadre de paramètres donnés par le gouvernement.

La ministre ayant dit à ses interlocuteurs que les pourparlers étaient "suspendus", ils ont déclaré qu'ils allaient l'attendre pendant une heure, dans l'espoir de la voir revenir à la table de négociation.

Mais le porte-parole de la Classe, Gabriel Nadeau-Dubois, a d'ores et déjà appelé à une grande manifestation samedi à Montréal.

La tension entre les parties était déjà montée mercredi soir.

Les pourparlers avaient repris jeudi après-midi, et les étudiants affirmaient avoir présenté une "proposition minimale" sur les frais de scolarité et s'attendre à ce que "ça passe ou ça casse". Selon eux, la partie gouvernementale ne l'a pas examinée.   tempsreel.nouvelobs

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 06:50

Depuis la révolte de la population de Bahreïn le 14 février 2011, pas un jour ne se passe sans manifestation contre le régime, qui conserve le soutien de l’Occident – entre autres par des livraisons d’armes. Activiste des Droits de l’homme, Maryam al-Khawaja reste cependant optimiste. Entretien.

En février 2011, Maryam al-Khawaja était fortement engagée dans l’insurrection populaire à Bahreïn. Entre-temps à la tête de Bahreïn Center for Human Rights (BCHR), elle est interdite de retour chez elle et effectue un périple pour dénoncer le silence de l’Occident sur les atteintes aux Droits de l’homme dans son pays. Maryam al-Khawaja a témoigné devant les Nations Unies, le Congrès américain et le Parlement européen.

 

Les médias ne parlent pas de Bahreïn. La révolte y est-elle aussi importante que celles d’Égypte et de Tunisie  ?

 

Maryam al-Khawaja. Bahreïn a connu les plus grands mouvements de protestation du Printemps arabe. D’après des sources de l’opposition, une des manifestations a rassemblé 400 000 personnes, sur une population de 600 000 à 700 000 habitants, hors travailleurs migrants. Ce qui veut dire que, à l’échelle de la population égyptienne, cela correspond à 40 millions de manifestants…

 

Pourquoi les gens sont-ils descendus dans la rue  ?

 

Maryam al-Khawaja. Le roi de Bahreïn avait promis en 2001 une monarchie constitutionnelle, un vrai Parlement et une Constitution approuvée par le peuple et le gouvernement. Or, en 2002, il a créé une Constitution unilatérale confirmant son règne et instaurant un Parlement sans aucun pouvoir législatif. En 2011, encouragée par les révoltes arabes, la population a pu ouvertement exiger une nouvelle Constitution, réellement représentative cette fois, un vrai Parlement, la liberté et le respect des Droits de l’homme. Cette dernière exigence était plus que légitime vu que, depuis 2007, la torture a de nouveau été pratiquée à Bahreïn, tout comme les arrestations totalement arbitraires. Après août 2010, diverses expéditions punitives ont eu lieu, lors desquelles environ 500 personnes ont été arrêtées. Cet événement a été un des déclencheurs les plus importants de la rébellion. Lorsque, dans la rue, la police antiémeutes et l’armée ont commencé à tirer sur les gens, l’exigence d’une nouvelle Constitution s’est muée en lutte contre le régime afin de le renverser.

 

Vous décrivez la révolution à Bahreïn comme prodémocratique, or nombre d’observateurs parlent d’une révolte chiite contre une monarchie sunnite…

 

Maryam al-Khawaja. C’est effectivement ainsi que le présente le gouvernement. C’est l’éternel « diviser pour régner ». Diviser le peuple pour le détourner du constat qu’il n’a qu’un seul ennemi commun : le gouvernement. Depuis le début des protestations, autant de chiites que de sunnites ont été arrêtés. Au début de la révolution, le premier prisonnier politique a été un sunnite. Il y a également des chiites qui continuent à soutenir le gouvernement qui, grâce entre autres à ce soutien, reste confortablement en place. Et des sunnites qui ont été arrêtés ont été torturés à cause de leur opposition au gouvernement.

 

Les alliés du gouvernement sont devenus particulièrement sectaires. Voyez les réseaux sociaux : les remarques les plus fanatiques proviennent des partisans du régime. Les insurgés, eux, rejettent en masse le sectarisme. C’est un bon signe, même si nous ne savons pas combien de temps cela va encore durer.

 

Un des aspects les plus choquants de la répression a été les agressions policières à l’encontre des médecins. Ceux qui soignaient des manifestants blessés ont été arrêtés et poursuivis.

 

Maryam al-Khawaja. Ils ont finalement été libérés sous la pression de la communauté internationale. Mais la procédure judiciaire est toujours en cours. Le gouvernement les poursuit parce qu’ils ont été témoins de crimes du régime. Les médecins ont assisté aux assassinats, ils sont bien informés sur la situation. Le 17 février, suite à une attaque contre des manifestants, le gouvernement leur a même interdit de passer avec leurs ambulances sur la place de la Perle (la place du centre de la capitale Manamah devenue le symbole de la résistance, NdlR). Les médecins ont été très choqués que le gouvernement les surveille aider les blessés et évacuer les morts. Les médecins ont alors également manifesté pour exiger la démission du ministre de la Santé. Le problème est qu’à Bahreïn il n’est pas question d’un système judiciaire indépendant : les juges sont nommés et payés par le roi. Tout le régime est basé sur les décisions d’une infime minorité.

 

Bahreïn semble avoir complètement disparu des préoccupations occidentales.

 

Maryam al-Khawaja. Pourtant, les assassinats se poursuivent. Depuis le 14 janvier, pas un seul jour ne se passe sans manifestation. Les médias occidentaux ont simplement décidé de ne plus les couvrir. Pour pas mal de gens, il est important que la révolution échoue. L’intérêt géopolitique de ce pays et de l’Arabie saoudite joue là un rôle très important. Ce qui explique le silence des médias et de la communauté internationale sur ce qui s’y déroule réellement. Même le rapport de la Commission d’enquête indépendante de Bahreïn — dites : commission d’enquête de la royauté — admet que des crimes sont commis. Et ces crimes sont entre autres perpétrés par l’usage systématique de la torture et de la violence envers les manifestants. Dans un monde juste, ce devrait être au roi de s’insurger contre ces crimes.

 

Vous avez rencontré la ministre américaine des Affaires étrangères Hillary Clinton pour lui demander de condamner fermement la répression à Bahreïn. Quelle a été sa réponse  ?

 

Maryam al-Khawaja. Je lui ai également demandé de mettre un terme aux livraisons d’armes à Bahreïn. Je n’ai pas vraiment reçu de réponse. Elle m’a juste dit : « Merci d’être venue » et « je vous comprends. » Mais tant les États-Unis que la France continuent à approvisionner le Bahreïn en armes. Le Parlement européen a appelé à mettre un terme à ces livraisons, mais les gouvernements concernés ne s’en sont pas souciés. Le Congrès américain a bloqué un contrat d’armement de 53 millions de dollars avec Bahreïn. Le gouvernement Obama a alors scindé celui-ci en contrats plus petits, de moins d’un million, sur lesquels le Congrès n’a rien à dire. Tout peut donc se dérouler sans encombres. C’est vraiment lamentable de la part d’un pays qui prétend défendre la démocratie et les Droits de l’homme…

 

Les gouvernements occidentaux critiquent la Russie parce qu’elle livre des armes à la Syrie, mais ils font exactement pareil avec Bahreïn. C’est deux poids deux mesures.

 

Les États-Unis affirment qu’ils soutiennent le Conseil de coopération du Golfe (CCG, organisation régionale regroupant six pays) et le gouvernement de Bahreïn afin d’enrayer l’influence de l’Iran dans la région...

 

Maryam al-Khawaja. Il ressort d’innombrables rapports du gouvernement de Bahreïn que l’Iran n’a rien à voir avec les manifestations. Mais, vu les conséquences de la politique menée par l’Occident, le peuple pourrait bien aller demander l’aide de l’Iran, parce qu’il ne voit plus d’autre issue. L’Occident récolte donc exactement le contraire de son objectif. Il affirme vouloir restreindre l’influence de l’Iran, mais, par sa politique, il précipite la population de Bahreïn dans les bras iraniens.

 

Qu’en est-il des pays européens  ?

 

Maryam al-Khawaja. L’Europe n’entreprendra rien qui puisse aller à l’encontre des intérêts des États-Unis. Dans la plupart des endroits, il nous a été signifié que ce sont les États-Unis qui mènent la danse et que l’Europe ne veut pas s’en mêler. C’est particulièrement décevant.

 

L’Occident n’évoque pas non plus les troupes saoudiennes stationnées sur le territoire de Bahreïn.

 

Maryam al-Khawaja. Il s’agit des troupes du CCG, une union politico-économique des monarchies arabes du Golfe. La plupart des troupes proviennent en effet d’Arabie saoudite, mais aussi du Qatar et des Émirats arabes unis. Aux dires d’Hillary Clinton, les États-Unis soutiennent leur présence. Le silence est ainsi imposé à la communauté internationale.

 

Pourquoi le gouvernement saoudien s’oppose-t-il à la révolution au Bahreïn  ?

 

Maryam al-Khawaja. La plupart des monarchies du Golfe partent du principe que, si le Bahreïn tombe, les autres monarchies suivront. Elles craignent un effet domino. L’Arabie saoudite sait aussi que, si un régime démocratique vient au pouvoir à Bahreïn, celui-ci ne sera certainement pas son allié et qu’elle perdrait un ami dans la région.

 

Quels sont intérêts de l’Occident à Bahreïn  ?

 

Maryam al-Khawaja. L’Occident a des intérêts dans tous les CCG et particulièrement en Arabie saoudite à cause du pétrole. Les États membres du CCG sont aussi leurs meilleurs clients en matière d’armement. Comme je l’ai déjà évoqué, l’Occident poursuit ses ventes d’armes à Bahreïn. La Cinquième flotte américaine y a également sa base. Les intérêts occidentaux sont donc importants.

 

Un régime démocratique serait-il par définition moins pro-occidental et pro-Saoudien  ?

 

Maryam al-Khawaja. Il ne resterait certainement pas un allié des Saoudiens puisqu’il existe de longue date des problèmes entre les habitants de Bahreïn et le gouvernement saoudien. Les habitants savent ce que le peuple saoudien doit subir de son propre gouvernement et que le gouvernement saoudien porte nombre d’atteintes aux Droits de l’homme.

 

Mais un régime démocratique ne serait pas nécessairement moins pro-occidental. La population n’a jamais considéré la présence de la Cinquième flotte des États-Unis comme un problème. Ce qu’elle veut, c’est arracher au gouvernement ses droits de base. Mais, vu la politique actuellement menée par l’Occident, la population de Bahreïn s’oriente de moins en moins vers celui-ci. Le fait que la famille royale de Bahreïn ne doive pas payer la moindre conséquence des permanentes violations des Droits de l’homme rend en quelque sorte l’Occident complice de ce qui se joue. Surtout parce qu’il poursuit ses livraisons d’armes. Si cela continue ainsi, nous nous retrouverons dans une situation où les gens affirmeront fermement que, lorsqu’ils seront au pouvoir, la Cinquième flotte devra déguerpir.

 

À part mettre un terme aux livraisons d’armes, que peut faire l’Occident  ?

 

Maryam al-Khawaja. Réagir diplomatiquement. Nous n’avons encore à aucun moment entendu de déclaration d’indignation lorsque nous avons dénoncé les violations des Droits de l’homme à Bahreïn. Cette indignation devrait pourtant être le strict minimum. Une autre étape serait de convoquer le Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies. Cela a eu lieu pour les autres pays du Printemps arabe, mais pas pour Bahreïn.

 

Vu le manque de soutien international, n’êtes-vous pas gagnée par le pessimisme quant à l’avenir du mouvement  ?

 

Maryam al-Khawaja. Les gens ont osé descendre dans la rue pour exiger le changement et la démocratie. C’est une première victoire qui, en soi, mérite d’être fêtée. Et la population est extrêmement déterminée  ; le changement à Bahreïn est donc inéluctable. La seule question est quand.  michelcollon.info

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 06:12

Houcine Laâbidi, le grand imam de la Zitouna qui veut qu’on lui dise « Sidi »

Houcine Laâbidi, qui se présente comme étant le Grand imam de la Zitouna, a donné une interview à notre consœur Sihem Ammar du quotidien Le Maghreb.
Parmi les conditions imposées, la journaliste devait porter le voile, ce qu’elle a fini par accepter. Malgré cela, après le ridicule, l’interview a tourné à l’absurde. Extraits traduits par Business News, d’après ce qui a été publié dans l’édition du Maghreb du mercredi 30 mai 2012. 

- L’université de la Zitouna a été expropriée de ses biens. Le lycée Ibn Charaf nous appartient, la faculté 9 avril nous appartient, elle ne leur appartient pas, et on la récupérera. 
- Nous allons enseigner les langues et épouser la modernité. Il y aura l’anglais, l’allemand, le chinois et le français viendra en dernière position, car c’est une langue mal classée aujourd’hui. 
- Nous allons enseigner la médecine, l’ingénierie, les sciences nucléaires, la chimie et le journalisme et non ces idioties que l’on voit aujourd’hui.
- La presse tunisienne ne cherche qu’à parler des problèmes qui sèment la zizanie et le trouble chez le peuple. 
- Nous avons créé une commission composée d’une cinquantaine de médecins qui vont enseigner la médecine en langue arabe. Et nous allons enseigner les sciences nucléaires en langue arabe. 
- Oui, nous allons avoir un enseignement parallèle et nous sommes libres pour cela. (NDLR : Il cite les exemples des lycées et des facultés privés sans préciser que ces institutions sont astreintes au programme des ministères de tutelle). 
- Bientôt, nous aurons des scientifiques zeitouniens et on créera des satellites, des chaînes télévisées et des médias. 

Plus tard, il interpelle la journaliste et la critique d’avoir, dans un précédent numéro du Maghreb, dévié ses propos, parce qu’elle ne comprend pas le sens de l’élocution. 
Celle-ci a réagi en lui demandant de ne pas l’insulter dans son bureau. 
- Réponse du cheikh : « Tais toi et reste tranquille. Puisque tu es venue ici, tu écoutes et tu restes tranquille ». 
- Pardon ? 
- Oui, parce que tu m’as attaquée dans ton « Maghreb ».
- Mais je n’ai fait que retranscrire vos propos ! 
- Non, tu m’as attaqué et tu as dévié mes propos de leur sens originel. 
- Tu ne vas pas m’agresser dans ton bureau ? 
- Ecoute ton maître ! (sidek).
- Mon maître, c’est le bon Dieu, je ne sanctifie pas les individus.
- Non, je suis ton maître et plus encore. Je suis plus âgé que toi et je peux être ton père et tu te dois de me respecter. 
-C’est vrai que tu as le rang de mon père et je peux te dire « père », mais tu n’es pas mon maître. 
- Puisque je suis ton père, tu me dis Sidi (maître) et tu apprends. 
- Abdelfattah Mourou a interprété de la même manière que nous vos propos. 
- Cheikh Mourou ne comprend rien de précis. 

(…)
L’interview se poursuit presque normalement et le cheikh dit que les gens pleurent en l’écoutant, qu’il est une personnalité reconnue mondialement et qu’il doit être considéré comme le cheikh d’Al Azhar, alors qu’il est insulté en Tunisie. 
Il cite l’exemple de la chaîne Al Jazeera qui, selon lui, pose des questions sérieuses, parce qu’ils ont la foi dans leur cœur. 
Il revient ensuite à la charge pour demander à la journaliste de l’appeler « sidi » malgré elle, sinon elle doit quitter les lieux. Celle-ci refuse d’obtempérer et se lève pour quitter. 
Réponse du cheikh : « Sors ! Lève-toi ! Quelle basse éducation, quelle idiotie ! (…). Nous allons répondre sur Al Jazeera ! ».  
businessnews   Cliquer ici pour lire l'interview en arabe 

 

 

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Cheikh Zitouna confond information et religion

« La mosquée Zitouna assurera l’enseignements de la médicine, de l’ingéniorat, de la science atomique, de la chimie, de la langue, et de la presse -sahafa- J’ai bien dit, « Essahafa » et ne pas « Essakhafa ». Car, tout ce qui a été publié de nos jours n’à rien à voir avec la presse », a affirmé Houcine Lâadibi, cheikh de la mosquée Zitouna.

Dans une interview accordée au quotidien « Al Maghreb », le cheikh de la Zitouna a accusé la presse d’amplifier les événements survenus en Tunisie : « Ce que je vois aujourd’hui, je ne peux le qualifier que de « Sakhafa », à toutes les échelles. Ceux qui rédigent, ne peuvent même pas maitriser la langue. Ils sont faibles au niveau de la rédaction et de l’expression. Ils cherchent à semer le trouble à travers les informations qu’ils publient. Ils visent à diviser « al oumma al islamia». Une affaire que je ne peux pas accepter ! ». 

Houcine Lâadibi ajoute qu’il y aura l’enseignement de la culture islamique, afin de produire un journaliste plein de foi : « Nous demandons à Dieu de nous aider à former des journalistes « zeitouniynes » et « zeitouniyetes » qui auront pour mission de révolutionner et de libérer le journalisme ! ».

Le cheikh de la Zitouna a, également, indiqué que la faculté 9 Avril est dans son viseur : « Cette institution est une propriété de la Zitouna. Des étudiants de la Zitouna vont maitriser les langues dans cette faculté. Je suis sûr qu’on pourra produire, très bientôt, des journalistes géniaux issus de la Zitouna. Nous allons également créer des satellites, des stations de télévision… ».

A propos de l’utilisation de la formule « Radhia Allahou Anhou » -Dieu est satisfait de lui- qu’il a adressé à Rached Ghannouchi, l’interview s’est transformée en une guerre de mots entre la journaliste d’Al Maghreb et le cheikh de la Zitouna. 

Houcine Lâadibi a demandé à la journaliste de dégager : « Lève-toi et sors de mon bureau. Tu quittes maintenant ! Quelle sakhafa dégénérée ! Nous allons répondre à travers la chaine Al Jazira et vous allez voir ».
Que dire d’un tel comportement, d’une telle ignorance ? 
investir-en-tunisie

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 05:15

Entretien avec Hamadi Jebali, PM tunisien

 

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Hamadi Jebali conciliant, rassurant et, surtout,…menaçant

 

Dans une interview accordée aux journalistes Imen Bahroun et Saïd Khezami des deux chaînes TV publiques, le chef du gouvernement provisoire, Hamadi Jebali a fait un tour d’horizon de la situation actuelle en Tunisie et procédé à une évaluation de l’action gouvernementale durant ses 4 premiers mois de mandat, de janvier à fin avril 2012, alors que nous sommes en fin du mois de mai.

 

M. Jebali a parlé des régions, des différents secteurs de la dynamique nationale sur les plans, politique, social, économique et sécuritaire. Une heure et demie durant, il a soufflé le chaud et le froid. Il a reconnu, parfois les responsabilités de son gouvernement, mais il a rejeté, pratiquement, toutes les tares à l’ancien gouvernement transitoire et, surtout, à l’ère Ben Ali.

 

Le chef du gouvernement a énuméré les réalisations et des performances, notamment concernant la croissance, chiffres de l’INS à l’appui, et mentionné l’instabilité sécuritaire accusant certains syndicats des forces de l’ordre. Il a parlé des revendications sociales et a lancé des menaces, à peine, voilées à la partie syndicale. Hamadi Jebali a également soulevé le cas des agissements de ceux qu’on appelle "les salafistes" en assurant que la loi sera appliquée.

 

Le chef du gouvernement a évoqué avec ironie ceux qui ont « jubilé », selon ses propres termes, après les dernières notations de Standard&Poors. Il a parlé des déclarations et des articles des conseillers du président provisoire de la République et il a été menaçant en précisant que la « patience a des limites ».

 

Egalement mentionné lors de cette interview, Mustapha Kamel Nabli, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, au sujet duquel Hamadi Jebali a laissé entendre qu’il y avait des divergences entre le gouvernement et cet organisme et que le remplacement de M. Nabli n’était pas à écarter.

En évoquant le sujet des magistrats, Hamadi Jebali a été complètement « out », dans le sens où il a soutenu à fond son ministre de la Justice qui venait de faire marche arrière sur sa décision de révocation de 82 juges, l’interview étant, apparemment, enregistrée avant l’annonce des dernières décisions concernant le secteur de la magistrature.

 

Finalement, tout en essayant de donner un aperçu rassurant sur l’état des lieux et sur les perspectives d’avenir, Hamadi Jebali a laissé entendre, par ses propos et sous-entendus menaçants, que des bras de fer sont en l’air. Nous y reviendrons… businessnews

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 05:03

 

 

Le Premier ministre du Québec Jean Charest vient d'adopter une loi d'urgence draconienne limitant les droits les plus élémentaires de la liberté de réunion La loi pourrait faire du Canada un embarras international - nous faire ressembler davantage à la police du Moyen-Orient affirme le printemps arabe vient de renverser - à moins que nous de montrer au monde que les Canadiens rejettent ce type de répression à jour.

La loi d'urgence, connu sous le nom projet de loi 78, impose des amendes massives allant jusqu'à 125 000 $ pour organiser des manifestations pacifiques - le droit le plus fondamental des démocraties libres. Et tous ceux qui espèrent recueillir seulement 50 personnes doivent donner à la police huit heures à l'avance! Les juristes sont uniformes en déclarant la loi inconstitutionnelle , mais pendant que nous attendons pour les tribunaux de la frapper vers le bas, la liberté d'expression est en danger. Unissons-nous et montrer aux dirigeants partout Les Canadiens rejettent cette attaque sur les droits fondamentaux et que tous suppression va nous apporter une opposition plus forte. droits constitutionnels de notre pays et de la réputation internationale sont à risque.Rejoignez l'appel et le transmet à tout le monde - si nous parvenons à 50.000 signataires, Avaaz ériger manifestants de géant dans devant les bureaux de représentants de Montréal »pour apporter notre maison d'appel national pour les politiciens. Signer ici la pétition

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 02:44

Les magistrats, dans tous les tribunaux du pays, entrent en grève ouverte


La décision est annoncée dans un communiqué du syndicat des magistrats tunisiens, et a été confirmée par la présidente du syndicat Raoudha Laâbidi dans une déclaration à l'agence TAP.

"La révocation des magistrats est contraire aux fondements de la justice transitionnelle qui exigent de révéler la vérité au peuple et de juger ceux qui ont violé les droits, tout en garantissant des jugements équitables et surtout le droit à la défense", souligne le communiqué.

La décision de grève fait suite à la réunion des magistrats, au palais de justice, convoquée par leur syndicat, dans le but de répondre à la décision du ministre de la Justice Noureddine Bhiri de révoquer 81 juges accusés de corruption et d'être impliqués avec l'ancien régime.

Mme Laâbidi a précisé à l'agence TAP que "les adhérents au syndicat et un grand nombre de membres de l'association des magistrats tunisiens ont soutenu la décision de grève générale des magistrats, dans toute la République".

Elle a affirmé que "défendre l'indépendance de la justice vis à vis du pouvoir exécutif est une question de principe qui touche tous les magistrats et rassemble toutes les structures qui les représentent".

Par ailleurs, le syndicat s'oppose au projet présenté par le ministère de la Justice, portant création d'une instance provisoire de l'ordre judiciaire pour remplacer le conseil supérieur de la magistrature.

"Ce projet consacre la mainmise du pouvoir exécutif sur le pourvoir judiciaire et vise à réserver au ministre de la Justice, seul, le pouvoir de décider des nominations des magistrats", indique le communiqué.

Les avocats rassemblés au palais de Justice ont de nouveau appelé à hâter la promulgation de la loi sur l'instance provisoire, faisant porter à l'Assemblée Constituante la responsabilité de la situation que connaît le secteur aujourd'hui.  
maghrebemergent

 

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Omerta du ministère de la justice sur les noms des juges révoqués


 

 

 

La nouvelle de la révocation des 81 juges a secoué les magistrats qui ignorent encore les noms des personnes qui en sont concernées. Jugée humiliante et portant atteinte au prestige de la magistrature, la décision du ministre de la Justice a été faite sans même avoir concerté l’(AMT) Association des Magistrats Tunisiens connue pour son intégrité surtout grâce à sa lutte acharnée contre le régime de Ben Ali et les procès iniques envers les opposants politiques.

 

Lors de l’Assemblée extraordinaire de l’AMT qui a eu lieu ce dimanche 27 mai, la juge Kathoum Kannou a fait savoir que cette décision ne mentionne ni les noms des juges démis de leur fonction et dont on ignorerait l’identité ni les critères sur lesquels Nourreddine Bhiri s’est reposé. En effet, le communiqué du ministère affirme que ceux qui ont été démis seraient des juges qui ont “obéi à des ordres et trempé dans des malversations, en prononçant des jugements en violation de la loi pour protéger des intérêts personnels“. Par ailleurs ces propos ne serait qu’une « manœuvre politique » dixit Raoudha Laabidi, vice-présidente de l’AMT, d’autant plus qu’il a été publié le soir du samedi 26 mai pour « saboter les revendications des juges et leur assemblée qui allait avoir lieu le lendemain.» Interrogé par les médias, M.Bhiri nie cela en bloc en arguant que cette action n’avait rien de “politique ni d’idéologique”.

 

Ainsi, pour la énième fois, le ministre prend de court les magistrats avec un “effet d’annonce” pour entraver l’avancée des travaux des juges et marginaliser leurs actions. Rappelons que la dernière fois, M.Bhiri a choisi de se réunir avec le Syndicat des magistrats (crée au mois d’avril 2011 par Mohamed Nabil Nakache, dont le nom figure dans la liste des juges putschistes de 2005) et ce le même jour de la conférence de presse organisée par l’AMT.

 

Voulant savoir plus au sujet de cette révocation, on a contacté le ministère de la Justice. M.Chokri Nafti, attaché de presse au sein de l’institution, nous a informé qu’il n’est au courant d’aucuns noms ni des critères légaux qui ont été pris en compte pour démettre de leurs fonctions 81 magistrats. Il nous a donc conseillé de s’adresser à M.Fadhel Saihi, responsable de ce dossier. On a de suite contacté, à plusieurs reprises, ce dernier sans pour autant réussir à l’avoir au téléphone. “Indisponible” selon sa secrétaire.

 

Suite à la recrudescence des critiques envers le ministère de la justice, surtout suite aux nominations récentes effectuées sans concertation avec l’AMT, M.Nourreddine Bhiri ne semble pas se soucier du détail de taille qui lui impose de se soumettre à un Conseil Supérieur de la Magistrature pour de telles décisions de nominations ou de révocation. Et, suite au gel de ce conseil après la chute de Ben Ali, l’AMT n’a cessé d’appeler à mettre en place une Instance Indépendante Provisoire pour remplacer le CSM afin d’éviter que le pouvoir judiciaire ne soit aux ordres du pouvoir exécutif (celui du ministère de Bhiri), chose qui se produit actuellement et qui génère le conflit entre les magistrats et le ministère.

 

En conclusion, les pratiques antidémocratiques d’un pouvoir exécutif (ministère de la justice) qui prédomine le pouvoir judiciaire (la magistrature) continuent de plus belle comme au temps de Ben Ali. D’ici là, les juges qui se sont opposés à la dictature en appelant à la séparation des pouvoirs et au respect de la loi persévèrent dans leur lutte pour une justice Indépendante en refusant toute atteinte à leur profession. nawaat

 

 

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 18:19

 

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"Le scrutin le plus transparent de toute l'histoire de l’Égypte"

 

Le second tour de la présidentielle égyptienne mettra aux prises le candidat islamiste Mohamed Morsi et un cacique du régime de Moubarak, Ahmed Chafik. L'analyse de Tewfik Aclimandos, chercheur et spécialiste de l’Égypte.

 

France24 : Les résultats de l'élection présidentielle en Égypte constituent-ils une vraie surprise, notamment la lourde défaite d’Amr Moussa ?

 

Tewfik Aclimandos : C’est surtout derrière le duo de tête qu’il y a de grosses surprises.

Si l’on compare les sondages d’intentions de vote avec le résultat final, Hamdeen Sabbahi [nationaliste arabe, qui a obtenu environ 20 % des suffrages ndlr] a triplé son résultat.

La chute d’Amr Moussa [l’ancien chef de la Ligue arabe qui faisait figure de favori du scrutin ndlr] est également une vraie surprise. Il était inimaginable que l’écart entre lui [Amr Moussa a obtenu près de 10 % des voix ndlr] et le duo de tête soit si important. Le souci, c’est qu’il n’a jamais été en mesure de clarifier vraiment son message, tandis que les autres candidats s’affirmaient, à l’image de Mohamed Chafik, qui a clairement durci son discours sur la sécurité par exemple.

 

Vers qui peuvent se tourner les révolutionnaires au second tour, alors que les résultats du scrutin les placent dans une situation inconfortable ?

 

T.A. : L’état-major révolutionnaire n’a absolument aucune envie d’aller vers Ahmed Chafik [dernier Premier ministre de l’ère Moubarak, favori de l’armée et de la minorité copte, arrivé second lors du premier tour ndlr]. Et il est probable que ses troupes fassent le même choix. En revanche, les chefs de file du mouvement révolutionnaire peuvent envisager de négocier avec le candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi. La question est de savoir si la confrérie sera prête à faire des promesses et des gestes à leur endroit. Et ces fléchissements devront intervenir avant même le second tour.

Du côté des révolutionnaires, deux lignes d’analyse se distinguent. Certains estiment que donner la présidence aux Frères musulmans serait un suicide puisqu’ils dirigent déjà le Parlement. Pour d’autres, la priorité reste de déloger les derniers pontes de l’ancien régime coûte que coûte. Et si la première ligne est celle qui prédomine au moment du vote, une forte abstention de ces électeurs n’est pas à exclure.

 

Des recours pour fraude ont été déposés dans la foulée de l’annonce des résultats. Comment analysez-vous le déroulement de ce scrutin ?

 

T.A. : Ce que l’on peut dire, c’est qu’il s’agit du scrutin le plus transparent de toute l’histoire de l’Égypte. Évidemment, tout n'a pas été parfait. Sur tous les recours qui ont été déposés, certains étaient légitimes et d’autres plus absurdes. Mais au final, je pense que les résultats officiels reflètent assez fidèlement le rapport de force actuelfrance24

 

 

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Des manifestants égyptiens incendient le QG de Chafik

 

Des manifestants égyptiens ont mis le feu lundi soir au siège de campagne d'Ahmed Chafik, dernier Premier ministre d'Hosni Moubarak en lice pour le second tour de l'élection présidentielle, rapporte une chaîne de télévision.

 

Al Hayat a diffusé des images du local en feu, précisant qu'il s'agissait du siège de campagne de Chafik, dans le quartier de Dokki, au Caire.

On ne signale aucun blessé.

 

L'agence officielle de presse Mena a confirmé qu'un groupe de protestataires avait fait irruption à son QG électoral avant de le saccager et d'y mettre le feu.

 

Plusieurs milliers de manifestants sont par ailleurs descendus dans les rues de plusieurs villes égyptiennes pour protester contre les résultats du premier tour de l'élection présidentielle, publiés un peu plus tôt dans la journée.

 

Ancien commandant en chef de l'armée de l'air égyptienne et dernier Premier ministre d'Hosni Moubarak, renversé en février 2011, Ahmed Chafik s'est classé en deuxième position du premier tour de la présidentielle. Il sera opposé à Mohamed Morsi, candidat des Frères musulmans, au second tour, les 16 et 17 juin.

 

"NI LES FRÈRES NI LES FELOUL"


Au Caire, des troubles ont également éclaté place Tahrir, berceau de la contestation du régime d'Hosni Moubarak, quand des manifestants ont été attaqués par des inconnus. Des affrontements à coups de pierres ont eu lieu, qui n'étaient pas sans rappeler certaines scènes de la révolution égyptienne.

 

Le mouvement du 6 avril, à l'avant-garde de la contestation contre le régime de Moubarak, a annoncé sur sa page Facebook que des manifestants avaient été agressés par des "casseurs" inconnus.

 

L'un des candidats malheureux à la présidentielle, Khaled Ali, qui se voulait le défenseur des plus défavorisés, a rejoint les manifestants, dont le nombre a augmenté dans la soirée.

 

"Révolutionnaires! Libres! Nous terminerons la manifestation!", ont scandé quelque 2.000 manifestants, qui défilaient dans le centre du Caire.

 

Mahmoud Momen, étudiant de 19 ans, s'est senti trahi par les résultats du premier tour. Il a voté pour l'islamiste modéré Abdel Moneim Abol Fotouh. "Ni les Frères ni les Feloul", a-t-il dit, désignant par ce dernier terme péjoratif les vestiges de l'ancien régime dont Ahmed Chafik est le porte-flambeau. "Nous voulons quelqu'un qui représente la place", a-t-il ajouté en brandissant une pancarte avec la photo d'Ahmed Chafik barrée d'une croix noire.

 

Omar, un autre manifestant de 19 ans, estime pour sa part que le vote a été manipulé, s'attirant la colère d'un passant.

 

Des manifestations similaires ont éclaté à Alexandrie, Port-Saïd, Ismaïlia et Suez, à l'est du Caire.

Près de 2.000 personnes ont défilé dans les rues d'Alexandrie, arrachant sur leur passage les affiches de campagne d'Ahmed Chafik et de Mohammed Morsi.

 

Considéré comme le candidat de l'armée, Chafik est une figure honnie pour les jeunes révolutionnaires du "printemps arabe" égyptien.

 

Mais dans une Egypte éprouvée par la multiplication des violences politiques et interreligieuses, des agressions, vols à main armée et autres règlements de compte, sa campagne centrée sur la restauration de la stabilité et son credo sécuritaire ont trouvé un écho parmi l'électorat.  tempsreel.nouvelobs

 

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Duel Morsi-Chafik au 2nd tour de la présidentielle


Egypte : Duel Morsi-Chafik au 2nd tour de la présidentielle

 

 

Le second tour de l''élection présidentielle égyptienne, les 16 et 17 juin, opposera le candidat des Frères musulmans Mohamed Morsi à l'ancien Premier ministre de Hosni Moubarak, Ahmed Chafik, a annoncé lundi la commission électorale égyptienne.

 

Selon les résultats officiels du premier tour, organisé les 23 et 24 mai, Mohamed Morsi arrive en tête avec 24,3% des voix, suivi de Chafik avec 23,3%. Le candidat de la gauche nassérienne, Hamdine Sabahi, est crédité de 20,4% des suffrages, l'islamiste dissident Abdel Moneim Aboul Fotouh, qui a rejeté par avance les résultats, de 17,2%, et l'ancien secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa de 10,9%. Le taux de participation s'est élevé à 46% des quelque 50 millions d'électeurs inscrits. Sabahi, Aboul Fotouh et Moussa avaient déposé des recours à l'issue du premier tour, mais tous ont été rejetés, a déclaré la commission électorale.

 

La perspective d'un second tour entre Morsi et Chafik avait déjà été annoncée par les décomptes officieux établis par les médias et la plupart des équipes de campagne. Ce duel heurte ceux qui se méfient tout autant de l'instauration d'un régime islamiste que d'un retour d'un Etat laïque autocrate soutenu par l'armée.Beaucoup d'entre eux pourraient choisir l'abstention pour ne pas avoir à trancher entre deux solutions qu'ils rejettent.

 

Avant même la proclamation officielle des résultats, Abdel Moneim Aboul Fotouh, un ancien membre des Frères musulmans, a averti qu'il ne les reconnaîtrait pas."La conscience nationale n'autorise pas à qualifier ces élections d'honnêtes", a-t-il expliqué. L'islamiste dissident, qui affiche un profil modéré mais a reçu le soutien des salafistes, défenseurs d'un islam radical, est pour l'instant le seul des douze candidats à avoir rejeté les résultats.

 

Lors d'une conférence de presse, Amr Moussa a reconnu que des questions se posaient à propos du vote. "Il y a eu des infractions, mais cela ne devrait pas changer notre opinion sur la démocratie et la nécessité de choisir notre président", a-t-il toutefois ajouté.

 

LES FRÈRES CHERCHENT DES ALLIÉS


Les deux candidats qualifiés pour le second tour ont poursuivi ce week-end leurs efforts pour élargir leur base électorale. Les Frères musulmans, qui dominent les deux chambres du Parlement après leur victoire aux législatives organisées durant l'hiver, tentent de convaincre leurs adversaires malheureux du premier tour de constituer un front commun contre Ahmed Chafik. Du côté des Frères musulmans, on indique que le parti Liberté et justice (PLJ) créé par la confrérie a préparé une série de propositions pour s'attirer des alliés. Jusqu'ici, Aboul Fotouh et Sabahi se sont tenus à distance des Frères musulmans.

 

Parmi ces options figureraient la création d'un cercle de conseillers du président, fort de cinq membres, la désignation d'Aboul Fotouh et de Sabahi aux postes de Premier ministre ou vice-président, l'attribution de postes ministériels à d'autres partis ou encore des compromis sur les projets de loi et sur la composition de l'assemblée chargée d'élaborer une nouvelle Constitution.

 

L'ancien Premier ministre de Moubarak, renversé en février 2011, a lui aussi tendu la main aux jeunes révolutionnaires aux yeux desquels il apparaît pourtant comme une figure honnie du passé, en se posant comme protecteur du soulèvement. "Je parierais sur une flambée de violence au cours des deux prochaines semaines", déclare un diplomate occidental, prédisant qu'une telle perspective jouerait en faveur de Chafik, qui a fait campagne sur le maintien de l'ordre.

 

Seul Amr Moussa a estimé qu'"on ne peut accepter le retour du régime Moubarak". "Je ne vais pas consulter (les Frères musulmans) mais s'ils souhaitent me consulter, j'étudierai leur requête", a-t-il dit.  lexpress


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أشاد الدكتور محمد مرسي المرشح الرئاسي لجماعة الاخوان وحزب الحرية والعدالة بالقوات المسلحة ودورها في حماية ثورة 25 يناير .

مرسى

مرسى

وقال مرسى في مؤتمر صحفي اليوم ، انه اذا كان هناك بعض الملاحظات والاخطاء التي ارتكبت خلال الفترة الانتقالية فان الاخوان المسلمين تلتزم بالابتعاد عن الصدام والتخوين .


ونفى مرسي بان تقوم جماعة الاخوان وحزب الحرية والعدالة في حالة فوزه بالرئاسة بالزام النساء بارتداء الحجاب ..مؤكدا أن هذا الالزام ضد الشرع وان حقوق المرأة ستكون مصانة في عهده صيانة كاملة سواء حقها في التعليم أو العمل أو الوظيفة أو اختيار الزي الذي تراه مناسبا لها وان جميع تلك الحقوق ستكون وفقا للقانون والدستور.


ولمح مرشح جماعة الاخوان المسلمين في انتخابات الرئاسة إلى إمكانية إختيار نائب رئيس الجمهورية من المسيحيين المصريين وان الاقباط سيتولون أعلى المناصب بالدولة لانهم شركاء في الوطن ولهم كافة الحقوق مثل المسلمين تماما.
وتعهد بالالتزام بالحقوق والحريات التي أقرتها وثيقة الازهر ووثائق التحالف الديمقراطي التى صيغت قبيل الانتخابات البرلمانية في نوفمبر الماضي .


كما تعهد بمنح دور أكبر للشباب فى كافة مناصب الدولة ..مؤكدا انه ليس شرطا ان يكون رئيس الحكومة من حزب الحرية والعدالة ولكنه يمكن أن يكون من ذوى الخبرة والكفاءة من غير الاعضاء فى الحزب أو جماعة الاخوان المسلمين .


وشدد على انه سيكون حال انتخابه سيكون رئيسا للجمهورية ورئيسا لكل المصريين وتعهد بتقديم استقالته من رئاسة حزب الحرية والعدالة واخرج ورقة بها نص الاستقالة وقال " هذه هي الاستقالة في جيبي اقدمها فور نجاحي في الانتخابات "
كما نفى الدكتور محمد مرسي المرشح الرئاسي لحزب الحرية والعدالة صلة جماعة الإخوان المسلمين أو حملته الانتخابية بحرق المقر الانتخابي لمرشح الرئاسة أحمد شفيق، وقال إن الإخوان المسلمين لم يقوموا يوما بحرق أي مؤسسة أو المشاركة في أعمال عنف، ولا صلة لهم بالأحداث التي وقعت الليلة الماضية .


وأشار خلال مؤتمر صحفي عقده ظهر اليوم الثلاثاء إلى أنه كمرشح رئاسي لن يسمح بانتشار الفوضى في المجتمع المصري، مؤكدا أن هناك حملة تشويه في الإعلام ضد الإخوان وضد حزب الحرية والعدالة بدون تقديم أدلة واضحة.


وأضاف: "هدفنا الأمن والاستقرار وليس نشر الفوضى، ومهمتي الأولى بعد فوزي في الانتخابات إعادة الأمن في الشارع المصري لأنه ضرورة واجبة."
وأعرب مرسي عن ثقته فى الشعب المصري بوعيه وإدراكه بعد ان خرج ليقول رأيه ويختار بإرادة حرة رغم بعض الملاحظات التي لحقت بالعملية الانتخابية، مقدما الشكر لكل من خرج من أبناء الشعب المصري من صوت له ومن لم يصوت.
وأعرب عن شكره البالغ لكل رؤساء الأحزاب المصرية والقوى السياسية باختلاف توجهاتها وكل المصريين غير المنتمين إلى أي حزب سياسي على المشاركة الإيجابية، موضحا أن مرشحي الرئاسة الذين لم يوفَّقوا فى الجولة الأولى شرفاء يحبون وطنهم، متمنيا أن تكون هناك حلقة تواصل بينه وبين جميع المرشحين الذين يريدون مصلحة مصر.


وأضاف خلال المؤتمر الصحفي الأول بعد إعلان النتيجة الرسمية للجولة الأولى في الانتخابات الرئاسية الذي عقده ظهر اليوم أن الإعلام لعب دورا مهما في المرحلة الأولى من الانتخابات، داعيا كل وسائل الإعلام إلى الارتقاء بمستوى الحوار من أجل مصلحة الوطن.
وأكد أن الجميع يريد أن يعبر عن رأيه بحرية تامة، " ولكن لا بد أن تقترن بموضوعية، حرصًا على مستقبل مصر والمصلحة العامة، قائلا "كل الشعب المصري في وعاء واحد".


وأكد الدكتور محمد مرسي المرشح الرئاسي لحزب الحرية والعدالة أن هناك ثلاثة موضوعات أساسية تشغل الرأي العام" هي: ماذا سيفعل رئيس مصر القادم مع أهله وشعبه، مشددا على أنه يعلم تماما مدى الظلم الذي يمر به كل أبناء الشعب المصري .مشددا إلى أن زمن الرئيس الواحد انتهى،وانه سيلتزم في مؤسسة الرئاسة بوجود نواب من خارج جماعة الإخوان المسلمين، ومستشارين في كل المجالات من خارج حزب الحرية والعدالة، وسوف يكون لهم دور في اتخاذ القرار، وليس مجرد الاستشارة فقط.


وأوضح أن الخطة الرئاسية سيضعها رجال الدولة ومستشارو الرئاسة، وأنه يسعى بشدة إلى مشاركة المرشحين الشرفاء الذين لم يحالفهم الحظ والذين نالوا ثقةً كبيرةً من أبناء الشعب المصري.
ووعد بأن يكون للشباب والأقباط نسبة كبيرة في مؤسسة الرئاسة، مشددًا على أنه يحب ألا يكون الحاكم وحده ولكن المصلحة العامة فوق كل اعتبار.


وأضاف انه سيسعى جاهدا إلى دستور يعبِر عن جميع المصريين، وإن كل من يرغب من الأحزاب الأخرى بخلاف حزب الحرية والعدالة في المشاركة في الحكومة القادمة فإنه لا يمانع أبدا، وأنه ليس بالضرورة أن يكون رئيس الحكومة من حزب الحرية والعدالة، بل سيكون مستقلاّ أو شخصية وطنية ذات كفاءة.
وأوضح أن نواب الحرية والعدالة يعيدون النظر في تشكيل الجمعية التأسيسية، وبذلوا جهودا كبيرة للغاية لتشكيل أمثل يرضي كل الأطراف والقوى السياسية، مؤكدا أن المشكلة ستحلّ قريبا، وستكون هناك معايير واضحة متفَق عليها من كل نواب البرلمان.


وشدد الدكتور محمد مرسى مرشح حزب الحرية والعدالة على انه سوف يسعى جاهدا إلى تقليص المدة الزمنية لوضع الدستور، مؤكدا أن الجمعية التأسيسية ستضم جميع الأحزاب وسيكون لحزب الحرية والعدالة أقل عدد من الممثلين لتحقيق التوافق الوطني، مشيرا الى التزامه بوثيقة الأزهر الشريف- التي وقع عليها كل رؤساء الأحزاب والمرشد العام للإخوان المسلمين في وجود البابا شنودة- كمرجعية للجمعية التأسيسية من أجل بناء دولة مصرية ديمقراطية حديثة.


وجدد التزامه بتقديم الخدمات وتوفير الإمكانيات لرجال الشرطة والجيش المخلصين، وقال: "لن ينتقص حق أحد في المستقبل"، وأن صفة التخوين ليست من شيمة الشرطة أو الجيش برغم كل التجاوزات التي حدثت ، مؤكدا أنه ستكون هناك مشاركة حقيقية للأقباط في مؤسسة الرئاسة.
وأكد أن التظاهر السلمي من أساسيات حكمه، مشيرا إلى أن الشباب المصريين الذين يمثلون أكثر من ثلثي الشعب سيكونون ممثلين في مؤسسة الرئاسة لأنهم طاقة كبيرة للغاية في حمل الرسالة في المستقبل.


وأشار إلى أن حقوق المرأة جميعها مكفولة فلديها الحق في العمل والإنتاج في القطاع الخاص والعام وكل نواحي الحياة، نافيًا ما يتردد في الشارع المصري من أنه سيجبر النساء على ارتداء الحجاب، وقال: "هذه حقوق لها وحرية شخصية في اختيار زيها المناسب وفي اختيار عملها وزوجها ومعيشتها الخاصة دون تدخل من أحد".
وأكد حق المواطنين في العلاج والتعليم والمجاني والقضاء على جميع مشاكلهم، مضيفا أن الضمان الاجتماعي سيكون 400 جنيه كحد أدنى وكخطوة أولى، ووعد بزيادة أموال المعاشات، وأشار إلى أن وضع حد أدنى للمعاشات على رأس أولوياته، مشدد على أن لكل مصري حق سيأخذه دون المساس بحقوق الآخرين.


وعن حقوق ذوي الاحتياجات الخاصة، أكد الدكتور محمد مرسى مرشح حزب الحرية والعدالة أنه سيزيد نسبتهم في قانون العمل إلي 10 بالمائة وسيشاركون في جميع مجالات العمل.
وأكد أن السياحة مصدر هام من مصادر الدخل القومي المصري وتشكل قطاعا عريضا
من الشعب، مشددا على أنه سيعمل جاهدا على تنشيط السياحة وتقديم جميع أنواع الاستثمار بها والتي من شأنها توفير المزيد من فرص العمل للشباب فضلاً عن رفع مستوى معيشة المواطن.


وأوضح أنه سيقدم لرجال الإعلام الدعم اللازم من تشجيع الاستثمار الإنتاجي، لتحقيق نهضة صناعية وتجارية ترتقي بمستوى مصر بين دول العالم وتجعلها تزاحم الاقتصاديات العالمية التي بدأت معها أو بعدها وسبقتها.


وأكد أن ملف العلاقات الخارجية والريادة الإقليمية من أهم محاور برنامجه الانتخابي ومشروع النهضة، مشيرًا إلى أن العلاقات المصرية الخارجية ستشهد نقلة نوعية في تحسين العلاقات القائمة على الاحترام المتبادل والمصالح المشتركة، فضلاً عن أنه سيعمل جاهدًا على تحسين أوضاع المصريين بالخارج واستعادة كرامتهم وحقوقهم المهدرة.


ودعا المصريين في الخارج إلى الخروج للإدلاء بأصواتهم في جولة الإعادة، مقدمًا الشكر والعرفان لهم باختياره وحصوله على المركز الأول في تصويت المصريين بالخارج.

 

ahram

 

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 16:09

Des salafistes agressent le cinéaste Mohamed Ben Tabib


 

Après l’agression vendredi au Kef sur l’homme de théâtre Rejeb Mogri, ce fut le tour, samedi, du cinéaste et universitaire Mohamed Ben Tabib, violenté, lui aussi, par un salafiste à Bizerte, sa ville natale.

Les agressions perpétrées par des salafistes sur les hommes d’art et de culture se poursuivent, alors que le gouvernement laisse faire, comme dans une parfaite complicité. kapitalis

 

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Le Cheikh salafiste Bechir Ben Hsan: « L’occident est capable de se débarrasser des salafistes et ne craindra pas la longueur de leurs barbes »


Le Cheikh salafiste Bechir Ben Hsan a adressé des critiques aux salafistes impliqués dans les événements survenus dernièrement dans plusieurs régions du pays: « S’ils appartenaient au courant salafiste jihadiste,qu’ils sachent qu’ils souillent l’Islam, il ne comprennent rien en l’Islam, certains d’entre eux ne font même pas la prière », a-t-il ajouté.

Et d’ajouter: « Il y a des appels à combattre les Américains en Tunisie, je ne sais même pas d’où proviennent ces appels et quelle partie les revendique ». « Ces appels risquent de déclencher des guerres sanglantes et l’occident est capable de se débarrasser d’eux et ne craindra pas la longueur de leurs barbes ».

Le Cheikh a précisé que pour préserver la sûreté de l’État et du citoyen, il faut contrer les groupes qui comportent « des repris de justice à esprits criminels ».  tunisienumerique

 

 

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La Police : « des groupes  salafistes s’entraînent dans les forêts et les montagnes et personne ne réagit». Le syndicat de la police met en garde le gouvernement contre ce laxisme terrifiant par rapport aux groupes criminels-salafistes. Il réclame de l`Assemblée Nationale de réagir face à ce contexte dangereux.

 

 

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Hizb Ettahrir : «Nous n’admettons aucune loi qui n’émane pas des préceptes islamiques»

Après un premier rejet en 2011 de sa légalisation sous le gouvernement de transition, Hezb Ettahrir a présenté le 14 mai un dossier de constitution d’un parti, que le président de son bureau politique Abderraouf El Amri a présenté comme «déclaration et information de son existence avérée», lors de la conférence de presse tenue ce matin du 29 mai 2012.

M. El Ameri a expliqué que le dossier déposé comporte six parties dont, essentiellement, le programme qui consiste à «œuvrer pour la reprise de la vie islamique en vue de l’instauration du Califat éclairé». 

Le président du bureau politique a ajouté que le dossier contient également un projet de Constitution de 191 articles, qui «n’admet aucune loi qui n’émane pas des préceptes islamiques». «Nous n’admettons pas le droit positif», a-t-il expressément déclaré.

Concernant cette légalisation, le porte-parole du parti Ettahrir, Ridha Belhaj, a expliqué que le parti «ne mendiait pas sa présence légale, qui n’est qu’un effet de la révolution comme pour Ennahdha ou le POCT».

«Notre parti existe de fait sur le terrain et il ne s’agit que de la déposition d’une demande pour régulariser une situation administrative. Nous sommes en harmonie avec les valeurs de la société», a-t-il ajouté.

Concernant l’éventualité de leur participation à des élections, le porte-parole du parti a expliqué que «les élections peuvent s’assimiler à des concepts islamiques, y compris pour les présidentielles». Il a rappelé un ‘hadith’ du prophète en ce sens.
En réponse aux journalistes qui n’ont pas cessé de les qualifier de salafistes, Ridha Belhaj a affirmé qu’ils n’étaient pas salafistes. «Nous nous référons uniquement au Coran et à la Sunna du prophète», a-t-il précisé.

Pour ce qui est de ses rapports avec ces salafistes et, notamment, sa présence à leur meeting de Kairouan, le 20 mai dernier, il a souligné qu’il a juste répondu à une invitation. «J’ai développé mon contenu à moi, non le leur, et je répondrai positivement à des propositions émanant d’Ennahdha ou du PDP, si jamais ils me laissent développer mes propres propos», a-t-il ajouté.

Concernant la violence qui ne cesse de sévir dans le pays, Ridha Belhaj a expliqué que «le parti Ettahrir demande d’abord de vérifier la véracité des faits, tout en condamnant, dans tous les cas, les violences avérées, considérant qu’il s’agit soit de manipulations par des parties étrangères, soit d’une jeunesse manquant d’encadrement.  Mounir Ben Mahmou; businessnew

 

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Objectifs : califat, charia et non au droit positif… 


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