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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 00:31
 
Selon le ministre de l’Immigration du Canada, Jason Kenne, plusieurs membres de la famille de Zine el-Abidine Ben Ali ont pu entrer au pays puisqu'ils possédaient leur statut de résident permanent. Le temps ne semble décidément pas manquer pour une remise en question de ce statut... On apprenait également que d'autres membres de la famille, dont l’épouse de M. Ben Ali, ont pu accéder au Canada grâce à leurs passeports diplomatiques. Une réaction unanime et rapide contre Gbagbo, pour geler ses avoirs à l'étranger, pour annuler les passeports et ses privilèges de président ainsi qu'à son équipe, mais une mollesse et une lâcheté contre Ben Ali. Selon l’avocat motréalais Kamel Balti, depuis leur arrivée au Canada, ces personnes bénéficient même d’une protection rapprochée des autorités policières canadiennes. Tout cela au frais des contribuables. On voit où est le centre d'intérêt de nos élites! Même la France, fidèle associé du dictateur tunisien a fini par se ressaisir et refuser d’accueillir Ben Ali! Pendant que le peuple tunisien risque TOUT dans les rues, la famille Ben Ali se vautre dans les plus gros luxes du Québec : les domaines de Westmount, à Montréal. Au lieu de manifester son indignation, Jean Charest et Stephen Harper excèdent d’apathie en maintenant leurs discours vides de sens.
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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 23:20

La construction de la Tunisie démocratique de demain aura besoin de la participation du plus grand nombre. Cependant, il figure au sein du gouvernement de transition actuel plusieurs personnalités dont les actions passées ou les déclarations récentes jettent le discrédit sur le gouvernement d'unité nationale. Par conséquent, leur présence entrave le consensus d'unité auquel aspire le peuple tunisien. Dans un souci d'apaisement, et afin de répondre aux revendications d'une large frange de tunisiens, nous demandons aux personnalités suivantes:

MMs. Ridha GRIRA ;
Moncer ROUISSI ;
Habib MBAREK ;
Ahmed FRIAA ;

d'avoir la sagesse de se retirer.

Veuillez agréer, Membres du Gouvernement Tunisien d'unité nationale, l'expression de nos plus hautes considérations.


Pour accédrer à cette pétition, cliquer sur le lien : pétition
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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 22:30

La caravane de la liberté occupe, pour la troisième nuit, la place de la Kasbah.  Une seule demande : «Le peuple exige la chute du régime». La révolution du «jasmin» fait place à celle des OUBLIÉS…  N. Bourougaa.

Message de la France par Victoire  

« …Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne.
C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère. Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place
Chantez, compagnons, dans la nuit, la Liberté nous écoute ».

''CHANT DES PARTISANS'', 1945.

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 21:57

Trois preuves de la manipulation médiatique

Et pourtant… le RCD, parti du dictateur déchu, continue à régenter le gouvernement de transition. Quelques témoignages contiennent les indices de la manipulation médiatique.

  • une journaliste qui travaille sur un site Internet réputé et qui affirme que son rédacteur en chef lui a strictement interdit de faire des investigations sur les documents détruits par quelques responsables ; or, ces documents auraient pu servir de preuves tangibles sur les crimes du régime de Ben Ali
  • un autre journaliste de la chaîne nationale affirme que les coups de fil passés en direct sont filtrés. Il précise que la régie prépare une liste dont les interlocuteurs sont sélectionnés en avance
  • ce même journaliste a même témoigné à propos d'un débat mis en scène de A à Z dans les coulisses. Et il nous a confié que plus que la moitié des émissions sont enregistrées pour ne pas risquer un dérapage quelconque

Questions dociles au Premier ministre Ghanouchi

 

Ces derniers jours, l'effort des médias se concentre sur la promotion et le soutien du gouvernement provisoire. La preuve la plus récente est l'interview du Premier ministre Ghanouchi, diffusée vendredi sur la chaîne nationale.

Devant les questions dociles des journalistes, Mohamed Ghanouchi a su influencer une grande partie du peuple tunisien. Les plans rapprochés sur ses larmes n'ont laissé personne indifférent, montrant la volonté -pas si innocente que cela- de gagner l'émotion, la compassion et la compréhension des téléspectateurs avec des techniques cinématographiques, bien connues des spécialistes.

Le découpage de cette interview montre surtout la complicité de la chaîne nationale avec le gouvernement provisoire.

Cette même interview a fait la une de la majorité des journaux, radios et sites Internet du samedi 22 janvier. La presse dans son ensemble n'a pas hésité à ajouter des commentaires positifs en faveur du premier ministre présenté comme

 

Tout se passe comme si pour certains journalistes tunisiens la soumission automatique au Pouvoir était un réflexe conditionné issu de leur « bon vieux temps ».

 

Les débats télévisés ne servent qu'un seul point de vue

 

Autre exemple de conformisme anachronique, au niveau des débats organisés par la télévision et la radio : face aux manifestations qui continuent dans toute la Tunisie, les médias sont -encore une fois- tous d'accord pour suggérer la « frivolité » de ces manifestations ; insinuant ainsi que les manifestations qui ont abouti à la libération de notre pays avaient été, elles, des actes de violence et… de terrorisme.

Sans le moindre souci d'objectivité, les médias persistent à critiquer par tous les moyens les demandes des manifestants. Débats, interviews et même les news n'argumentent qu'à partir d'un seul point de vue :

« Nous n'avons pas de meilleure solution que le gouvernement provisoire dominé par les anciens du RCD. »

 

Et l'argument le plus fort, le plus utilisé aussi, est, bien sûr, la sécurité, l'équilibre et la sérénité du pays qui sont mises en danger, d'après nos médias, par ces manifestations pacifiques.

C'est un curieux détournement du débat que de l'organiser autour d'un seul point de vue. Le débat, c'est par définition, la discussion ouverte à partir de plusieurs points de vue. Multiplier les débats fermés ressemble fort, là encore, au vieux réflexe conditionné par le seule point de vue qui prévalait, naguère, celui de Ben Ali.

Depuis des décennies, le peuple tunisien s'est habitué à considérer les médias nationaux et même privés comme l'un des acteurs les plus puissants de la société du spectacle.

Mais le plus grave, après la révolte du 14 janvier, est de constater que nous n'avons plus beaucoup de chance d'avoir des médias libres, des médias qui se comporteraient comme des outils politiques indispensables à l'éclosion d'une vraie démocratie.

Car, il est clair que nos journalistes, précisément la majorité, renoncent à leur tâche la plus urgente : construire un espace libre de discussion et de réflexion.

Il est aussi clair que nos médias cèdent, sous ou sans pression (une enquête peut le prouver), à l'unique fonction de propagande et de censure qui était leur fonction sous la dictature.

 

Lien : http://www.rue89.com/2011/01/25/tunisie-de-la-difficulte-de-liberer-une-presse-aux-ordres-187260

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 21:35

 

Tap


Si la censure persiste encore sur internet (I), au niveau de la chaîne nationale, c’est encore plus grave, puisque manipulations et violations de la déontologie sont des pratiques ayant encore cours (II)

 

I.— La perpétuation de la censure sur Internet

S’agissant de l’internet d’abord, m’aurait-on dit qu’après la chute de Ben Ali, l’incarnation du visage de « Ammar 404 » (la censure de l’internet en Tunisie) deviendrait celle de Slim Amamou et de l’Atugien Sami Zaoui Secrétaire d’Etat chargé des TIC, j’aurai sûrement répondu par un sourire ironique.

Pourtant, c’est ce qui semble être devenu le cas lorsque je découvre la dépêche de la TAP qui rapporte : « L’accès à tous les sites web en Tunisie est libre, à l’exception des sites au contenu portant atteinte aux bonnes mœurs, comportant des éléments violents ou incitant à la haine, a annoncé le secrétariat d’Etat des technologies de la communication, dans un communiqué rendu public vendredi. Une adresse mail contact@web-liberte.tn est mise à la disposition des citoyens et des composantes de la société civile pour toute réclamation en relation avec la liberté d’expression sur Internet. (TAP – TUNIS, 22 jan 2011) »

 

Tap


Ce qu’il y a de fâcheux dans ce communiqué, c’est l’absence de toute référence à la justice pour suspendre un site internet. Le seul progrès par rapport au passé, c’est la possibilité de contacter quelqu’un (allez savoir qui ?) via une obscure adresse mail “contact@web-liberte.tn”.

Pour le reste, on constate la perpétuation d’une police discrétionnaire et non moins arbitraire qui semble s’arroger ce qui doit relever de la seule compétence des tribunaux.

Etait-ce un communiqué isolé et maladroit ?

En tout cas, je constate en navigant que ce n’est pas aussi isolé que cela puisque sur certaines pages, la censure est encore de mise et toujours selon les formes propres aux dictatures. Voici ce qui désormais apparaît sur les pages bloquées en Tunisie :

 

Censure-Tunisie-PostBenAli


On relève que sur la forme, hormis l’ancien mensonge de l’erreur 404, nous avons à présent « quelqu’un, quelque part » qui revendique cette censure. Pour le reste, les caractéristiques de la police de l’internet demeurent identiques à celle de Ben Ali. Des individus, derrière des écrans, décident discrétionnairement ce qui est accessible ou pas aux Tunisiens. Aucune décision de justice n’est mentionnée et aucune référence à un texte légal non plus (et bon courage à celui qui en sortira une de sa manche !).

Face aux sévères critiques que j’ai formulées sur twitter, le Secrétaire d’Etat au TIC Sami Zaoui abonde pourtant dans le sens de la seule compétence des tribunaux :

 

Tweet Sami Zaoui


Néanmoins, comme déjà relevé, cela demeure au niveau d’un discours contredisant ce que l’on observe en navigant sur internet. D’autre part, ce n’était pas exactement ce qu’indiquait le communiqué publié par la TAP.

Plus stupéfiant, ce sont les tweets de @slim404 nouveau secrétaire d’Etat à la jeunesse en réponse à mon grand étonnement devant le maintien de la censure :

 

Tweets - Slim Amamou


Ainsi, plutôt que de lever la censure totalement, on garde une liste des sites bloqués et quelqu’un se charge selon ses humeurs, sa morale, ses convictions de lever ou pas la censure (« décensurer»)

Slim Amamou comme Sami Zaoui reprennent à leur compte cette aberration de la censure discrétionnaire ; celle qui excipe de la pornographie, la pédophilie et le terrorisme pour justifier le pouvoir exorbitant et non moins tyrannique d’un tuteur protégeant les citoyens contre les vilains terroristes et pornographes.

Pourtant, on aura beau se contorsionner, l’argument de la pornographie est intenable. Du reste, l’affirmation selon laquelle « les Tunisiens ne veulent pas des sites pornos » — et à supposer qu’elle soit fidèle— ne signifie nullement que les Tunisiens acceptent de déléguer le filtrage de l’internet à une administration sous prétexte de les protéger des sites qu’ils ne souhaitent pas voir. D’autre part, pour ceux qui cherchent à accéder à l’information, il est tout aussi inadmissible qu’un bureaucrate censeur décide ce que le spécialiste en obstétrique, en MST ou le chercheur en sociologie des mœurs aient le droit de lire ou pas.

Qu’il y ait de « vieux croûtons » dans le gouvernement de transition qui soient prêts à sacrifier la liberté de l’internet sous le prétexte de préserver la société des dangers qui heurtent la morale, cela ne m’étonnerait guère. Qu’ils soient sincères dans leur vision du monde et de la morale, je peux le penser également. Mais, le problème c’est que ces derniers vivent encore dans le siècle dernier. Et je ne suis pas certain qu’ils soient en mesure de réaliser que la seule et UNIQUE garantie effective — et je mesure mes mots — contre tout glissement ultérieur vers un extrémisme de gauche, de droite ou religieux, c’est la liberté totale des médias, à commencer par celle d’accéder à l’internet.

Je l’ai déjà écrit, je fais partie de ceux qui sont terrorisés à l’idée de laisser un enfant seul devant un ordinateur connecté à internet. Mais je suis encore plus terrorisé à l’idée de transmettre une dictature à mes enfants. Les vieux croûtons qui sont prêts à sacrifier nos libertés pour satisfaire leur vision de la morale ne seront plus là dans une dizaine d’années. En revanche, mes enfants seront encore là et moi avec. Ne pas réaliser l’importance capitale d’un internet non soumis à la censure dans les années à venir pour préserver la démocratie des rédempteurs religieux, c’est jouer avec le feu qui brûlera les ailes de la nouvelle démocratie tunisienne.

Enfin, signalons la pétition d’un groupe d’internautes tunisiens très mécontent du maintien de la censure et qui demande l’arrêt total de toute forme de censure. Cette pétition demande également de laisser la responsabilité au citoyen de filtrer lui-même ce qui est susceptible de lui porter préjudice.

 

II.— Les atteintes à la déontologie sur la télévision nationale

Le 23 janvier 2011 survient un cataclysme dans l’audio visuel tunisien. Une parmi les trois chaînes à couverture nationale -Hannibal TV- est suspendue sans aucune forme de procès. Un écran noir remplace ses émissions. Cette suspension va durer jusqu’à 20h10.

Comment cela a eu lieu, qui l’a ordonnée et selon quelle procédure ? Nous ne le savons toujours pas.

Face à ce grave dérapage, le ministre du gouvernement de transition, A. Chebbi, prend en charge devant les médias le désamorçage de cette grave bévue. Il formule des excuses publiques et déclare que son gouvernement n’y est pour rien. Quant à savoir qui est derrière cette suspension, il s’est refusé à donner une quelconque information.

Ce qui est particulièrement inquiétant depuis la chute de Ben Ali, c’est cette opacité que l’on relève tous les jours concernant un certain nombre de décisions importantes. Et à ce propos également, tous les jours des informations affluent sur des arrestations de présumés collaborateurs avec l’appareil répressif de ben Ali, sans la moindre précision de « qui fait quoi ». Aucun porte-parole du ministère de la Justice ou du ministère de la Défense ne donne de détails sur les procédures suivies. Le pouvoir judiciaire, en terme de communication tout au moins, demeure le grand absent.

Quant à télévision nationale, elle ne parvient toujours pas à se défaire de l’une de ses plus dégradantes habitudes. La manipulation et la désinformation sous le couvert de la «source autorisée».

Une chaîne à couverture nationale est suspendue et, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, la présentatrice du journal télévisé de 20h de la chaîne publique l’annonce comme s’il s’est agi de la météo.

 



 

 

Et tout aussi invraisemblable, la présentatrice indique le plus naturellement au monde qu’elle tient ses informations d’une «source autorisée» (“masdar mâadhoun“). Un dictateur s’est fait virer et près d’une centaine de Tunisiens sont tombés, entre autres pour bannir ces «sources autorisées», mais la présentatrice n’est toujours pas au courant !

 

Censure Tunisie PostBenAli TVN 23-1-20011


Plus impardonnable, la présentatrice lit le communiqué de cette « source autorisée» qui accuse le patron de la chaîne et son fils de crime de haute trahison, et ce, en faisant fi des règles déontologiques les plus élémentaires. Le rédacteur en chef du nouveau cru de la chaîne nationale ne sait toujours pas ce que signifie la présomption d’innocence. Du reste, la détention de l’Arbi Nasra et de son fils ne durera que quelques heures. Ils sont actuellement libres.

 

Lien : http://nawaat.org/portail/2011/01/25/censure-manipulation-et-violation-de-la-deontologie%E2%80%A6-nous-y-sommes-encore/

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 21:27

A Tunis, dès l'aube, un millier de manifestants ont exigé de nouveau devant le siège du Premier

A Tunis, dès l'aube, un millier de manifestants ont exigé de nouveau devant le siège du Premier ministre Mohamed Ghannouchi, la démission du gouvernement de transition dominé par des membres du régime déchu de l'ex-président B

Premier face-à-face musclé entre partisans et adversaires du gouvernement

Plusieurs centaines de jeunes opposants ont dispersé dans le centre de Tunis une manifestation de soutien au gouvernement d'union nationale.

Les manifestants pro-gouvernementaux, qui remontaient l'avenue Bourguiba, se sont heurtés à des centaines de jeunes, parmi lesquels des supporters ultra de football, arrivant en sens inverse et les repoussant brutalement vers les rues latérales.

Les opposants ont arraché à leurs adversaires banderoles et pancartes affichant leur soutien au gouvernement, sans que les policiers présents à proximité n'interviennent.

«Rendez-vous dans six mois», délai maximum dans lequel doivent se tenir les élections présidentielle et législatives et «UGTT, laissez le gouvernement réussir la transition», ont scandé d'autres à propos de la centrale syndicale dont les militants veulent faire tomber le cabinet d'intérim.

Fin de la grève des instits

Le syndicat tunisien des enseignants du primaire a appelé mardi à la fin de sa «grève illimitée» visant à obtenir la démission du gouvernement de transition, après deux jours d'un mouvement qu'il a qualifié de «grand succès».

Moncef Marzouki pris à parti

L'opposant tunisien historique Moncef Marzouki a été vivement pris à partie à Tunis par des manifestants sur l'esplanade de la Casbah, qui l'ont insulté et poursuivi, le contraignant à quitter les lieux précipitamment. L'incident s'est produit quand l'opposant a voulu saluer la foule devant le ministère des Finances où des avocats tunisiens lançaient des slogans contre le gouvernement.

Immédiatement, un groupe de jeunes manifestants s'est rué sur lui, en l'insultant, et le traitant d'«agent des Français et des Américains». «Ils disent que je suis un mécréant», a expliqué, essoufflé et visiblement choqué ce dirigeant de la gauche laïque âgé de 65 ans. Mais pour un des manifestants qui l'a poursuivi, il s'agit seulement d'empêcher toute récupération politique de la «révolution du jasmin», d'où qu'elle vienne. Le groupe qui a pourchassé Moncef Marzouki s'est ensuite vivement fait rabroué par les autres manifestants.

Moncef Marzouki est candidat à l'élection présidentielle qui doit être organisée d'ici six mois en Tunisie, qualifiant de «mascarade» le gouvernement d'union nationale. Il est l'ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme.

La mobilisation contre le gouvernement de transition se poursuit

A quelques kilomètres de là, des milliers de personnes rassemblées devant le siège du Premier ministre continuaient par ailleurs, comme chaque jour depuis une semaine, à exiger la démission du gouvernement de transition, en raison de la présence en son sein de caciques de l'ancien régime Ben Ali.

Et à Sfax, deuxième ville du pays pour l'activité économique, la section régionale du syndicat UGTT a appelé à la grève générale pour mercredi, pour exiger la démission du gouvernement de transition et la dissolution du RCD, l'ex-parti au pouvoir.

Les Etats-Unis, premiers à envoyer un émissaire parmi les Occidentaux

Jeffrey Feltman, secrétaire d'état adjoint pour le Proche Orient, a souligné l'importance d'élections pour stabiliser la situation en Tunisie.

«Ce qui décidera si le gouvernement est démocratique est une question qui trouvera seulement sa réponse avec des élections», a-t-il souligné au cours d'un point de presse.

Le responsable américain est le premier envoyé occidental à se rendre en Tunisie depuis la chute de Ben Ali.

En Egypte, manifestations inspirées de l'exemple tunisien

Des dizaines de milliers de personnes (15.000 au Caire, la capitale) ont manifesté contre le gouvernement, répondant à un appel lancé sur les réseaux sociaux.

Et aussi...

Le président du Sénat démissionne. Abdallah Kallel, qui est en résidence surveillée depuis dimanche, a démissionné de ses fonctions, a annoncé l'agence officielle TAP.

260 millions d'euros d'aide pour les régions rurales pauvres. Le gouvernement a annoncé le versement d'une aide exceptionnelle de 260 millions d'euros, à destination des régions rurales les plus pauvres du pays.

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 21:11

25 janvier 2011, vers 20h00, heure locale.

Des centaines de personnes de la Caravane de la liberté sont, en ce moment , sur la Place de la République à la Kasba (Tunis) et comptent y passer la nuit, en dépit du couvre-feu. Nous demandons à tous les habitants de la ville de Tunis de contribuer, selon leur capacité (repas, eau, vêtements chauds, etc.), à la réussite de cette occupation pacifique…

 

Vive la RUE ! Vive la Révolution ! Vive toutes les RUES LIBRES de notre mère TERRE !

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 19:13
Par Noureddine Bourougaa

 

La ville de Thala n’a pas la mémoire courte. Elle se souvient de Grira Ridha (nommé ministre de la Défense par Ghannouchi) lorsqu’il avait la charge du ministère des «Domaines d’État» sous le régime de Ben Ali. Cet individu a été au centre de plusieurs cas de corruption et de pillage des richesses de marbre de Thala en association avec Imad Trabelsi et certains nouveaux riches de cette région. Thala a souffert des vols perpétrés sur ses richesses naturelles, de la destruction honteuse de son paysage écologique. Et la voici maintenant, après avoir perdu de nombreuses victimes assassinées par le régime criminel, face à face avec ce même Grira, dans l’habit du général. Nous n’acceptons jamais cet individu, même s’il nous faut verser encore notre sang. Car Thala n’est pas une ville… Thala est la misère… Thala, ce sont les égouts éventrés… Thala, ce sont l’hépatite C et les jeunes abandonnés par les hommes et les dieux dans les bras de la drogue et du désespoir…

Depuis à peine deux ans, Thala a perdu 6 à 7 jeunes immolés et un suicide…. Personne n’a entendu sa détresse… Même son centième anniversaire fut fêté ailleurs, loin de sa terre, dans une salle cossue de la Capitale (Tunis) où s’y retrouvèrent ses «intellectuels», ses nouveaux riches et quelques vautours du clan Trabelsi pour arroser la soirée en l’honneur de Thala l’absente… Thala qui n’a plus que ses ruelles noires et chargées de chagrins… et une usine «maudite» qui est en train, par les tonnes de poussières polluantes qu’elle déverse dans le ciel, de causer de nombreuses maladies pulmonaires…

Mur-des-martyrs-Thala-copie-3.jpg

 Aujourd’hui, Thala a repris sa voix, certes à travers le sang de ses jeunes et les larmes de ses mères… mais elle l’a reprise tout de même. C’est pourquoi Thala n’acceptera jamais ni Grira, ni les cadres du RCD, ni la mort lente…

Vive la révolution… Vive Thala… Vive la Tunisie…

Noureddine et Kalil Bourougaa, 19 janvier 2011... Québec

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 13:23

Photo EPA

La pression populaire pour faire tomber le gouvernement tunisien de transition et ses caciques de l'ancien régime Ben Ali se poursuivait mardi 25 janvier, alors qu'un remaniement est donné pour imminent et qu'un responsable américain poursuit ses consultations dans la capitale tunisienne.

 

Dès l'aube, un millier de manifestants ont exigé de nouveau devant le siège du Premier ministre Mohamed Ghannouchi, la démission du gouvernement de transition dominé par des membres du régime déchu de l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Leurs rangs grossissaient peu à peu dans la matinée, au fur et à mesure que s'agglutinaient de nouveaux groupes de manifestants, dont des étudiants et lycéens. Mais ils étaient moins nombreux que la veille.
Bravant le couvre-feu toujours en vigueur, la grande majorité a campé dans le froid pour la deuxième nuit consécutive sur la place de la Kasbah, sous les fenêtres des bureaux du Premier ministre.

"Ils doivent partir, nous resterons jusqu'à ce qu'ils partent", a déclaré à l'AFP Mehrezia Mehrez, une femme au visage voilé, venue de Kasserine (centre-ouest) avec son mari et ses deux petites filles.
"La bataille se jouera à Tunis. C'est pour cela que nous sommes venus. Il faut faire tomber le gouvernement. Ils sont comme un cancer, il faut tout nettoyer, on ne peut pas en laisser un bout", lançait Lotsi Abbes, un pharmacien du sud du pays.

 

Cinq démissions de ministres

Le porte-parole du gouvernement et ministre de l'Education Taieb Baccouch avait annoncé lundi à l'AFP qu'un remaniement était imminent, "peut-être d'ici demain (mardi)", tout en se prononçant "à titre personnel" pour le maintien des ministres qui ont servi sous Ben Ali au nom de "la continuité de l'Etat".
Il avait souligné qu'il fallait remplacer les cinq ministres qui ont démissionné la semaine dernière de l'exécutif provisoire - trois syndicalistes, un opposant et un ministre de l'ancien parti au pouvoir - et qu'il y aurait en outre "peut-être d'autres démissions".
Le ministre des Affaires étrangères Kamel Morjane, qui occupait cette même fonction sous le régime Ben Ali, s'est dit "prêt à partir à n'importe quel moment", dans une interview au quotidien tunisien La Nation.
Il a toutefois estimé que "l'avenir de la Tunisie doit être bâti par tous les Tunisiens (...) toutes appartenances et obédiences confondues".
"L'essentiel pour moi est de voir se concrétiser le rêve et la volonté du peuple, avec ou sans moi", a ajouté cette personnalité souvent présentée du temps du président Ben Ali comme le favori de Washington pour sa succession.

 

Entretien avec un responsable américain

 

Le chef de la diplomatie tunisienne a eu un entretien lundi avec Jeffrey Feltman, le plus haut responsable de la diplomatie américaine pour le Proche-Orient qui venait d'arriver dans la capitale tunisienne.
Le sous-secrétaire d'Etat américain, première personnalité occidentale à se rendre dans cette ancienne colonie française depuis la chute du régime Ben Ali le 14 janvier, poursuivait mardi ses consultations sur "les réformes démocratiques et les élections" à venir en Tunisie avec l'équipe de transition.
"Le gouvernement (tunisien) doit continuer à répondre aux exigences du peuple, et nous verrons où cela va", avait indiqué lundi le porte-parole du département d'Etat américain, Philip Crowley
Tentant de répondre au malaise social qui a déclenché "la révolution du jasmin" à la mi-décembre, le gouvernement de transition a annoncé le versement d'une aide exceptionnelle de 260 millions d'euros pour les régions rurales les plus pauvres du pays.

 

"Ce n'est pas l'anarchie, ni le chaos"

 

La somme promise servira à financer des projets de construction d'infrastructures, à rembourser les propriétaires de commerces endommagés lors du soulèvement populaire et à dédommager les familles des dizaines de "martyrs" tués lors de la répression des manifestations par la police de l'ancien régime.
Le Comité pour le respect des libertés et des droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT), basé à Paris, a appelé les touristes et investisseurs français à retourner dans ce pays.
"Ce n'est pas l'anarchie ni le chaos, il y a seulement quelques manifestations pacifiques, rien contre les intérêts économiques, pas d'incidents", a-t-il rappelé.

 

Lien :   http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110125.OBS6853/les-manifestants-campent-a-tunis-malgre-l-annonce-d-un-remaniement.html

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 09:01

Les jours de Pierre Ménat, l’ambassadeur de France en Tunisie, semblent comptés. Les autorités françaises reprochent au diplomate, en poste depuis 2009, de ne pas avoir senti la révolte populaire. Et surtout d’avoir expliqué, télégramme diplomatique à l’appui, que le président Ben Ali était en mesure de se maintenir au pouvoir après avoir lâché du lest dans son dernier discours.

 

 

Selon nos informations, réfléchit à son remplacement. « Je prendrai très prochainement des initiatives, y compris sur l’ambassade », confie le chef de l’Etat en privé, en reconnaissant que Paris n’a pas forcément « bien réagi » dans cette affaire. Néanmoins, en petit comité, le président a son explication à propos de ce manque de flair de la diplomatie française. « Ce qui s’est passé, est-ce une révolution de la rue ou une révolution de palais ? » s’interroge-t-il. En effet pour Sarkozy l’élément déclencheur aura été l’attitude du chef de l’état-major de l’armée tunisienne, limogé deux jours plus tôt, qui est allé voir Ben Ali dans son bureau pour lui demander de partir. « Si c’est une révolution de palais, c’est plus difficile d’avoir des capteurs qui fonctionnent », argumente-t-il.
Sur le fond, le président français admet que les privations de liberté étaient devenues intolérables pour les Tunisiens et que Ben Ali a sans doute été corrompu par sa famille. Toutefois, il reste partagé sur le bilan des vingt-trois ans de règne de l’ancien président, mettant en avant le développement continu du pays : « Des filles qui vont en fac, 6 millions de touristes et une économie saine. » Le chef de l’Etat suggère donc une certaine « prudence » dans les commentaires et regarde à la loupe ce que vont faire les islamistes dans les mois qui viennent : « Pour l’instant, ils sont habiles, ils jouent les victimes en disant qu’ils ne présenteront pas de candidats aux prochaines élections. Il faut rester vigilants. »

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