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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 08:32

L'appareil sécuritaire qui supervise l'Etat policier mis en place par le président déchu Zine Ben Ali n'a pas été démantelé, ont souligné, lundi, des défenseurs des droits de l'homme qui craignent pour les progrès démocratiques de la "révolution du jasmin".

"L'outil du régime était le ministère de l'intérieur et rien n'a changé à cet égard", estime Ali Zeddine, vice-président de l'Organisation tunisienne des droits de l'homme, qui entretenait des relations tendues avec le dirigeant chassé par la rue le 14 janvier. "Il y a des gens dans l'obscurité qui ont truqué les élections, supervisé la répression et l'appareil (d'Etat) comme la police politique, la police de sécurité et d'autres. A défaut de changements de fond, les choses pourraient vraiment revenir au point de départ", explique-t-il.

 

 

UN APPAREIL OMNIPRÉSENT

 

 

Depuis le renversement de Zine Ben Ali, qui se présentait aux Occidentaux comme le rempart contre le péril islamiste, un gouvernement d'union a été formé à Tunis, composé en partie de cadres de l'ancien régime, dont l'actuel ministre de l'intérieur, Ahmed Friaa. Ce dernier a été nommé à ce poste dans les derniers jours du règne de Ben Ali, lorsque celui-ci, confronté au soulèvement populaire, a remercié son précédent ministre de l'intérieur pour tenter d'apaiser la colère de la rue.

 

 

Mais les défenseurs des droits de l'homme accusent Ahmed Friaa d'être désarmé face aux intérêts bien ancrés d'un appareil de sécurité et de renseignement omniprésent et omnipuissant pendant l'ère Ben Ali. Cet appareil pourrait craindre pour son avenir si les nouveaux dirigeants tenaient leur promesse de tourner complètement la page et de demander des comptes pour les crimes du passé.

 

 

Sihem Bensédrine, une figure de l'opposition harcelée sous le régime Ben Ali pour avoir tenté de créer un site d'information indépendant sur Internet, assure quant à elle que la surveillance n'a pas cessé la semaine passée. "On continue à nous enregistrer, à nous filer. La cyberpolice est toujours opérationnelle", dit-elle. "J'ai été suivie, je les ai vus." Elle fait état d'informations parvenues au Conseil national pour les libertés, une organisation qu'elle dirige, selon lesquelles des policiers en civil se seraient mêlés aux manifestations antigouvernementales de ces derniers jours dans le centre de la capitale.

 

 

Lundi, Amnesty International a estimé qu'il fallait réformer l'appareil de sécurité tunisien. "Les forces de sécurité doivent être radicalement remaniées. Dorénavant, aucun membre de l'appareil de sécurité ne devrait être au-dessus des lois", préconise Amnesty. "Les autorités doivent condamner ouvertement la torture et agir rapidement pour l'éliminer."

 

 

lien:  http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/01/25/tunisie-l-appareil-policier-de-ben-ali-serait-toujours-en-place_1470060_3212.html#ens_id=1245377

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 05:37
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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 05:26
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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 04:28

 

Les quatre ministres de souveraineté, issus de l'ancien régime de Ben Ali, ont été démis ce lundi soir à Tunis, dans une ultime tentative de sauver le gouvernement de transition. L'annonce sera faites officiellement mardi dans la journée, le temps de trouver quatre remplaçants crédibles. Les négociations vont bon train, pour tenter de convaincre les quatre ministres démissionnaires, trois représentant le syndicat UGTT et un représentant d'un parti politique de l'opposition, de réintégrer le gouvernement.

 

Lien :  http://juralibertaire.over-blog.com/article-delenda-est-carthago-25-janvier-65717153.html

 

 

 

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 04:07

« Le peuple veut... la chute du régime »

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 04:00
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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 00:59

 

«Je me pose une question: "Comment les membres des familles Ben Ali et Trabelsi ont pu obtenir leur résidence permanente?"
De fait, je pensequ'ils n'ont jamais demeuré ici,alors la seule possibilité d'obtenir la résidence permanente est d'entrer au Canada comme investisseur d'où ma deuxième question: "Avec quel argent si ce n'est celui du peuple volé dans les coffres de l'État ou avec nos 5$ de cotisation pour la carte consulaire et que nous devons payer argent comptant..."
J'attends la réaction du gouvernement canadien à ce sujet.
Merci »

un citoyen tuniso-canadien

 

 

« MESSAGE de France

La priorité des priorités :
- Un retour à la normale au plus vite.
Il faut se remettre au travail, relancer au plus vite l'activité économique. La corruption enrayée, l’économie repartira, en attendant que le tourisme revienne.
- Préparer les élections : la Tunisie vit en ce moment la deuxième étape de sa révolution. Le bras de fer entre la rue et le gouvernement de transition. Les anciens ministres de Ben Ali sont complices de la corruption, ils doivent PARTIR. La tâche centrale du gouvernement est d’organiser d’abord des élections pour une Assemblée nationale constituante, les présidentielles viendront ensuite.
Il faut être vigilant concernant les éléments extrémistes.
Il ne faut pas que la Tunisie vive les évènements qui se sont produits en Algérie dans les années 1990, elle n’y survivrait pas, elle n’en a pas les moyens. Nous lui souhaitons de devenir le premier pays modèle démocratique du Maghreb»

La ‘’Caravane de la libération’’ marche sur le chemin de la Résistance vers la Liberté
Les anciens ministres de Ben Ali sont complices de la corruption, ils doivent ……. PARTIR
« …..Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne
C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère. Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place
Chantez, compagnons, dans la nuit, la Liberté nous écoute... »

Victoire

 

 

 

«A TOUS LES GRANDS AMOURS –ENFANTS DU COURAGE


REVOLUTION

EXPRESSION

EVOLUTION


RAGE SANS HAINE

SANS HAINE NI VENGEANCE

MALGRE LES DOULEURS

LES PERTES ET LES PEINES



REVOLUTION

EXPRESSION

DANS LA DIGNITE,

DANS LA HAUTE CONSCIENCE

DE L’EVOLUTION


REVOLUTION

PERSPECTIVES SANS DERIVES

PERSPECTIVES DE L’INTELLIGENCE DE L’UNITE

LA REAPPROPRIATION DE LA JUSTICE

SANS HUMILIATION ET SANS AGRESSION


REVOLUTION DANS LA FORCE DE LA FOI ,

DANS LA CONFIANCE

EN LA BIENVEILLANCE DES DIVINES LOIS…


FELICITATION

ENFANTS -FRUITS DES JAILLISSEMENTS

DES LUMIERES DE NOUVEAUX FUTURS

ET DE NOUVEAUX DROITS…»

FATMA Charfi 23 Janvier 2011 11h Suisse

 

 

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 00:04

 

 

«Mes frères tunisiens, de partout on est avec vous dans cette révolution, on ne se la laissera pas voler. Le mot révolution du jasmin est trop doux pour ce que vous avez enduré, vous n'avez pas fait une révolution de palais, mais une révolution qui se doit d'être totale. Pour ma part, j'appellerais cette révolution, «La révolution des oubliés». En hommage à nos martyrs...Ceux-là même qu'on ne pourra plus jamais oublier...»

 

Khalil Bourougaa Mnasri, une pensée à toute ma famille...

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 23:25

En Tunisie, le rap underground a précédé et accompagné les manifestations. Jusqu’ici, le régime de Ben Ali ne tolérait que son pendant à paillettes.

 

 

 

 

Le jeudi 6 janvier, une poignée de francs-tireurs tunisiens, bloggeurs, cinéastes, informaticiens ou musiciens étaient arrêtés par des représentants de la sûreté de l'Etat et mis sous clef pour 48 heures. Parmi eux, Hamada Ben-Amor, un rappeur de 24 ans originaire de Sfax qui affole le net depuis quelques semaines sous le nom d'El General.

 

 

Si aucun motif officiel n'a été invoqué, la cause la plus probable de cette arrestation serait, selon de proches observateurs, un morceau de rap intitulé Raïs Lebled ("chef du pays"), mis en ligne en novembre dernier, dans lequel El General, par ailleurs excellent rappeur, s'adresse au président Ben Ali en des termes durs, l'exhortant à prendre la mesure de la poudrière qui n'allait pas tarder pas à lui péter au visage :

 

 

"Descends dans la rue et regarde autour de toi, là où les gens sont traités comme des bêtes/Là où les flics tapent sur des femmes voilées."

 

 

Totalement inconnu avant que la police ne lui mette la main dessus et fasse grimper sa cote de popularité (son compte Facebook est passé de 3 500 amis à plus de 20 000 en deux jours), El General fait partie, aux côtés de Psyco-M ou Lak3y, de cette poignée de rimeurs underground parvenus au devant de la scène à la faveur de la révolte populaire en Tunisie.

 

 

Certains de leurs titres, du Besoin d'expression de Lak3y au Raïs Lebled d'El General - qui en rajoutait une couche en décembre avec Tounis Bledna -, sont devenus de véritables hymnes au sein de la jeunesse, attisant logiquement la colère du pouvoir central :

 

 

"L'arrestation d'El General intervient dans le cadre d'une campagne menée contre les rappeurs depuis le début du mouvement contestataire, commente le journaliste indépendant Thameur Mekki, qui observe la scène rap locale pour le magazine Tekiano.com. Même les rappeurs qui n'ont pas été arrêtés ont été avertis, intimidés."

 

 

Pour Fawez Zahmoul, fondateur de Rebel Records, un label de rap établi à Tunis, il s'agit d'un véritable réveil : "Le rap underground trouve enfin son terrain, il prend du galon, ça fait longtemps qu'il observe."

 

 

Voir le rap accompagner un mouvement social avec autant de fureur est en effet une première en Tunisie, où cette musique n'a pas encore eu l'occasion de produire de grands révolutionnaires. Et pour cause : occulté par un mainstream pailleté et phagocyté par la culture officielle, le rap contestataire erre à l'écart des projecteurs depuis son apparition, quitte à s'inventer parfois dans l'ombre des options politiques troubles. Une polarisation extrême que son histoire explique.

 

 

Marginalisé par les instances officielles en dépit des efforts de Slim Larnaout, un des premiers rappeurs à susciter un enthousiasme dès 1993, le rap tunisien n'a vraiment commencé à agiter le pays qu'au tournant des années 2000.

 

 

"Deux choses sont à l'origine de l'explosion du rap en Tunisie, détaille Fawez. L'arrivée d'internet, en particulier les réseaux sociaux, et la miniaturisation des studios."

 

 

Le mouvement se développe alors dans les home-studios qui fleurissent à travers le pays, tandis que sortent les premiers disques de Filozof, T-Men ou Wled Bled.

 

 

Mais face à un piratage massif qui exclut toute possibilité de rentabilité, la scène devient la seule planche de salut. Le rap tente alors de se frayer un passage dans les festivals organisés par les institutions culturelles, mais au-delà de l'économie, dans un pays où un seul rappeur détient le statut d'artiste professionnel (Wajdi, du groupe Mascott), c'est la censure qui s'exerce : "Il n'y a pas de secret, le rap contestataire se fait marcher dessus. Si tu veux passer dans les festivals, il faut filer droit, faire du mainstream", reconnaît Fawez.

 

 

Dont acte : les quelques rappeurs qui vivent aujourd'hui de leur musique pratiquent ce rap sympathique et poli, parfois bordé de quelques obscénités pour la forme, à l'instar de Balti (membre de Wled Bled), signé sur le label américain Raw Poetix.

 

 

"Le vide laissé par les médias et les festivals provoque un mouvement mainstream : un rap qui parle des souvenirs d'enfance, des relations familiales ou de ce qui se passe dans les cités, mais sans réelle contestation", précise Thameur.

 

 

Et ce n'est pas ce rap qui va s'opposer au régime : en 2004 et 2009, Balti et Mascott ont même participé à des concerts dans le cadre de la campagne électorale de Ben Ali, tandis que d'autres prêtent leur image à la publicité.

 

 

Sous la surface, l'underground survit : "A côté, les autres rappeurs ne font que partager les miettes du gâteau médiatique." Et le gâteau est maigre : "Le rap reste considéré comme un phénomène, non comme un art. Les journalistes ne sont pas du tout formés, il n'y a pas de critiques capables d'évaluer le niveau artistique."

 

 

L'écart n'a ainsi cessé de se creuser entre un rap bon élève et cet underground radicalisé qui montre aujourd'hui son visage : "Si quelques-uns demeurent fidèles à la culture hip-hop en étant moins mainstream, en vivant une vraie contre-culture, à l'instar de Lak3y, L'Imbattable ou DJ Costa, le peu de rappeurs qui se veulent engagés adoptent un discours religieux et moralisateur."

 

 

En effet, si El General ou Mohamed Jendoubi, alias Psyco-M, déplorent en rimes la dilution de leurs idéaux, valeurs et cultures dans les mouvements affairistes et méprisants du gouvernement Ben Ali, ils font peu de mystère quant à l'alternative qu'ils prônent.

 

 

Dans Ma réponse, Psyco-M rappe : "Le rap, pour moi, n'est pas une fin mais un moyen pour atteindre et amener les gens à la Hidaya" ("la voie suprême"). Quelques mois plus tôt, il s'en prenait, dans sa chanson Manipulation, à des intellectuels et des artistes jugés trop éloignés de la morale de l'islam, déclenchant une campagne de haine à l'égard des mécréants sur le web.

 

 

"S'agit-il d'un rappeur ou d'un prêcheur sous le masque d'un rappeur ? Il descend en flammes Voltaire, Marx et Habib Bourguiba, écrivait alors Thameur Mekki dans Tekiano. Voilà que les idées rétrogrades envahissent le rap, une musique contestataire par nature."

 

 

Bien que ces options puissent paraître hasardeuses d'un point de vue démocratique, l'adhésion que ces rappeurs remportent sur les barricades comme sur les réseaux n'en témoigne pas moins des questionnements profonds qui habitent la jeunesse tunisienne, entre laïcité, démocratie et dogmes religieux. Une ambivalence qui représente à bien des égards les multiples tranchants en cause dans la révolte tunisienne : Ben Ali, dehors ! Et maintenant ?

 

 

Thomas Blondeau

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 23:17
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