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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 23:08

«Souriez, c’est une vérité : quelques dizaines parmi les jeunes Thalois qui ont rejoint la caravane de la liberté à Tunis se sont réjouis en trouvant les forces de l’ordre qui ont commis les pires exactions et atrocités à Thala. Après les avoir longuement saluées avec le seul mauvais langage et le même ton obscène que connaissent ces outils de répression, ils les ont suppliées de saluer pour eux Laïla Trabelsi pour laquelle ils ont mis à mort nos enfants et détruit le pays et leur ont demandé un arrosage au gaz lacrymogène car ils en sont en manque et leur ont conseillé de se recycler pour pouvoir revenir dans nos parages…on les attend…pierres à la main…et en disant...ils ont joint la parole à l'acte et se sont réjouis quand cette police a  risposté par le gaz...Ces Thalois me rappellent les Gaulois et les Romains d'Asterix..

 

Une fois l’effervescence de la révolution calmée, Thala ne se calmera pas car nous nierons notre bonté et nous abandonnerons notre nativité et désobéissons à tous les gouvernements jusqu’à ce que la région de Thala (diamètre 30 km) atteigne le même niveau de développement que la région du littoral (sahel) qui a spolié nos richesses et nos droits depuis 1956»

 

Le Thalois

 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 23:05

Un remaniement ministériel en Tunisie est imminent, "peut-être d'ici demain", a annoncé lundi 24 janvier à l'AFP et à la chaîne Al-Arabiya le porte-parole du gouvernement de transition, Taieb Baccouch, également ministre de l'éducation. Ce remaniement pourrait toutefois ne porter que sur le remplacement des ministres déjà démissionnaires, et non sur le départ du gouvernement de transition des anciens cadres de l'équipe de Ben Ali.

 

 

"Il ne faut pas oublier qu'il y a des postes non pourvus", a déclaré le ministre de l'éducation à l'AFP, rappelant que cinq ministres ont démissionné la semaine dernière : trois syndicalistes, un opposant et un membre du parti du président déchu, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD). "Peut-être qu'il va y avoir de nouvelles démissions. Donc il y a des postes à pourvoir, et cela va nécessiter forcément un remaniement ministériel d'ici peut-être demain", a ajouté M. Baccouch, une personnalité indépendante issue du monde syndical. "Des contacts sont en cours", a-t-il poursuivi.

 

 

Craignant de se faire confisquer leur révolution, des milliers de manifestants exigent chaque jour depuis une semaine la formation d'un nouveau gouvernement débarrassé des caciques du régime déchu du président Ben Ali, sept au total, qui y détiennent les postes-clés de l'intérieur, de la défense, des affaires étrangères ou des finances. Lundi soir, des centaines de manifestants bravaient le couvre-feu, pour la deuxième nuit consécutive, devant le palais où siège le premier ministre.

 

 

NÉGOCIATIONS EN COULISSES

 

 

"Les ministres de l'ancien parti au pouvoir ne sont pas majoritaires, ils sont minoritaires dans le gouvernement", a poursuivi Taieb Baccouch. Les autres membres de l'exécutif provisoire ont accepté de siéger avec eux "en pensant qu'une continuité de l'Etat est nécessaire", a-t-il ajouté, mettant en garde contre "le vide" et "le chaos".

 

 

Ce remaniement, s'il n'inclut pas le départ des ministres du RCD, sera toutefois insuffisant pour mettre fin à la protestation populaire. Peu avant l'intervention de M. Baccouch, Reuters évoquait des négociations en coulisses pour remplacer le gouvernement de transition par un "comité des sages". S'appuyant sur des sources politiques à Tunis, l'agence de presse britannique précisait que ce comité pourrait inclure l'opposant Ahmed Mestiri, 85 ans, fondateur du Mouvement des démocrates socialistes.

 

 

lien : http://www.lemonde.fr/tunisie/article/2011/01/24/tunisie-selon-le-porte-parole-de-l-executif-un-remaniement-est-imminent_1470036_1466522.html

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 23:01

Alors que les médias occidentaux célèbrent la « Jasmine Revolution », Thierry Meyssan dévoile le plan US pour tenter de stopper la colère du peuple tunisien et conserver cette discrète base arrière de la CIA et de l’OTAN. Selon lui, le phénomène insurrectionnel n’est pas fini et la vrai Révolution, tant redoutée par les Occidentaux, pourrait rapidement commencer.

 

 

Les grandes puissances n’aiment pas les bouleversements politiques qui leur échappent et contrecarrent leurs plans. Les événements qui ont fait vibrer la Tunisie depuis un mois n’échappent pas à cette règle, bien au contraire.

 

 

Il est donc pour le moins surprenant que les grands médias internationaux, suppôts indéfectibles du système de domination mondiale, s’enthousiasment soudainement pour la « Révolution du jasmin » et multiplient les enquêtes et reportages sur la fortune des Ben Ali qu’ils ignoraient jusque là malgré leur luxe tapageur. C’est que les Occidentaux courent après une situation qui leur a glissé des mains et qu’ils voudraient récupérer en la décrivant selon leurs souhaits.

 

 

Avant toute chose, il convient de rappeler que le régime de Ben Ali était soutenu par les Etats-Unis et Israël, la France et l’Italie.

 

 

Considéré par Washington comme un Etat d’importance mineure, la Tunisie était utilisée au plan sécuritaire, plus qu’économique. En 1987, un coup d’Etat soft est organisé pour déposer le président Habib Bourguiba au profit de son ministre de l’Intérieur, Zine el-Abidine Ben Ali. Celui-ci est un agent de la CIA formé à la Senior Intelligence School de Fort Holabird. Selon certains éléments récents, l’Italie et l’Algérie auraient été associés à cette prise de pouvoir (1).

 

 

Dès son arrivée au Palais de la République, il met en place une Commission militaire jointe avec le Pentagone. Elle se réunit annuellement, en mai. Ben Ali, qui se méfie de l’armée, la maintient dans un rôle marginal et la sous-équipe, à l’exception du Groupe des Forces spéciales qui s’entraîne avec les militaires US et participe au dispositif « anti-terroriste » régional. Les ports de Bizerte, Sfax, Sousse et Tunis sont ouverts aux navires de l’OTAN et, en 2004, la Tunisie s’insère dans le « Dialogue méditerranéen » de l’Alliance.

 

 

Washington n’attendant rien de spécial de ce pays au plan économique, il laisse donc les Ben Ali mettre la Tunisie en coupe réglée. Toute entreprise qui se développe est priée de céder 50 % de son capital et les dividendes qui vont avec. Cependant, les choses virent au vinaigre en 2009, lorsque la famille régnante, passée de la gourmandise à la cupidité, entend soumettre aussi les entrepreneurs états-uniens à son racket.

 

 

De son côté, le département d’Etat anticipe sur l’inévitable disparition du président. Le dictateur a soigneusement éliminé ses rivaux et ne dispose pas de successeur. Il faut donc imaginer une relève s’il vient à mourir. Une soixantaine de personnalités susceptibles de jouer un rôle politique ultérieur est recrutée. Chacune reçoit une formation de trois mois à Fort Bragg, puis un salaire mensuel (2). Le temps passe…

 

 

Bien que le président Ben Ali poursuive la rhétorique anti-sioniste en vigueur dans le monde musulman, la Tunisie offre diverses facilités à la colonie juive de Palestine. Les Israéliens d’ascendance tunisienne sont autorisés à voyager et à commercer dans le pays. Ariel Sharon est même invité à Tunis.

 

La révolte

 

 

L’immolation par le feu d’un vendeur ambulant, Mohamed Bouazzi, le 17 janvier 2010, après que sa charrette et ses produits aient été saisis par la police, donne le signal des premières émeutes. Les habitants de Sidi Bouzid se reconnaissent dans ce drame personnel et se soulèvent. Les affrontements s’étendent à plusieurs régions, puis à la capitale. Le syndicat UGTT et un collectif d’avocats manifestent scellant sans en avoir conscience l’alliance entre classes populaire et bourgeoisie autour d’une organisation structurée.

 

 

 

Le 28 décembre, le président Ben Ali tente de reprendre les choses en main. Il se rend au chevet du jeune Mohamed Bouazizi et s’adresse le soir à la Nation. Mais son discours télévisé exprime son aveuglement. Il dénonce les manifestants comme des extrémistes et des agitateurs stipendiés et annonce une répression féroce. Loin de calmer le jeu, son intervention transforme la révolte populaire en insurrection. Le peuple tunisien ne conteste plus simplement l’injustice sociale, mais le pouvoir politique.

 

 

A Washington, on constate que « notre agent Ben Ali » ne maitrise plus rien. Le Conseil de sécurité nationale Jeffrey Feltman (3) et Colin Kahl (4) s’accordent à considérer que le moment est venu de lâcher ce dictateur usé et d’organiser sa succession avant que l’insurrection ne se transforme en authentique révolution, c’est-à-dire en contestation du système.

 

 

Il est décidé de mobiliser des médias, en Tunisie et dans le monde, pour circonscrire l’insurrection. On focalisera l’attention des Tunisiens sur les questions sociales, la corruption des Ben Ali, et la censure de la presse. Tout, pourvu qu’on ne débatte pas des raisons qui ont conduit Washington à installer le dictateur, 23 ans plus tôt, et à le protéger tandis qu’il s’accaparait l’économie nationale.

 

 

Le 30 décembre, la chaîne privée Nessma TV défie le régime en diffusant des reportages sur les émeutes et en organisant un débat sur la nécessaire transition démocratique. Nessma TV appartient au groupe italo-tunisien de Tarak Ben Ammar et Silvio Berlusconi. Le message est parfaitement compris par les indécis : le régime est fissuré.

 

 

Simultanément, des experts Etats-uniens (mais aussi Serbes et Allemands) sont envoyés en Tunisie pour canaliser l’insurrection. Ce sont eux qui, surfant sur les émotions collectives, tentent d’imposer des slogans dans les manifestations. Selon la technique des prétendues « révolutions » colorées, élaborée par l’Albert Einstein Institution de Gene Sharp (5), ils focalisent l’attention sur le dictateur pour éviter tout débat sur l’avenir politique du pays. C’est le mot d’ordre « Ben Ali dégage ! » (6).

 

 

Masqué sous le pseudonyme Anonymous, le cyber-escadron de la CIA —déjà utilisé contre le Zimbabwe et l’Iran— hacke des sites officiels tunisiens et y installe un message de menace en anglais.

 

 

L’insurrection

 

 

Les Tunisiens continuent spontanément à braver le régime, à descendre en masse dans les rues, et à brûler commissariats de police et magasins appartenant aux Ben Ali. Avec courage, certains d’entre eux payent le prix du sang. Pathétique, le dictateur dépassé se crispe sans comprendre.

 

 

Le 13 janvier, il ordonne à l’armée de tirer sur la foule, mais le chef d’état-major de l’armée de terre s’y refuse. Le général Rachid Ammar, qui a été contacté par le commandant de l’Africom, le général William Ward, annonce lui-même au président que Washington lui ordonne de fuir.

 

 

En France, le gouvernement Sarkozy n’a pas été prévenu de la décision états-unienne et n’a pas analysé les divers retournements de veste. La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, se propose de sauver le dictateur en lui dépêchant des conseillers en maintien de l’ordre et du matériel pour qu’il se maintienne au pouvoir par des procédés plus propres (7). Un avion cargo est affrété le vendredi 14. Lorsque les formalités de dédouanement sont finies à Paris, il est trop tard : Ben Ali n’a plus besoin d’aide, il a déjà pris la fuite.

 

 

Ses amis d’hier, à Washington et Tel-Aviv, Paris et Rome, lui refusent l’asile. Il échoue à Riyad, non sans emporter avec lui 1,5 tonne d’or volée au Trésor public.

 

 

Du jasmin pour calmer les Tunisiens

 

 

Les conseillers en communication stratégique US tentent alors de siffler la fin de la partie, tandis que le Premier ministre sortant compose un gouvernement de continuité. C’est là que les agences de presse lancent l’appellation « Jasmine Revolution » (en anglais s’il vous plaît). Les Tunisiens assurent-elles viennent de réaliser leur « révolution colorée ». Un gouvernement d’union nationale est constitué. Tout est bien qui finit bien.

 

 

L’expression « Jasmine Revolution » laisse un goût amer aux Tunisiens les plus âgés : c’est celle que la CIA avait déjà utilisée pour communiquer lors du coup d’Etat de 1987 qui plaça Ben Ali au pouvoir.

 

 

La presse occidentale —désormais mieux contrôlée par l’Empire que la presse tunisienne— découvre la fortune mal acquise des Ben Ali quelle ignorait jusque là. On oublie le satisfecit accordé par le directeur du FMI, Domique Strauss-Kahn aux gestionnaires du pays quelques mois après les émeutes de la faim (8). Et on oublie le dernier rapport de Transparency International qui affirmait que la Tunisie était moins corrompue que des Etats de l’Union européenne comme l’Italie, la Roumanie et la Grèce (9).

 

 

Les miliciens du régime, qui avait semé la terreur parmi les civils durant les émeutes les obligeants à s’organiser en comités d’auto-défense, disparaissent dans la nuit.

 

 

Les Tunisiens que l’on pense dépolitisés et manipulables après des années de dictature s’avèrent forts matures. Ils constatent que le gouvernement de Mohammed Ghannouchi, c’est « du benalisme sans Ben Ali ». Malgré quelques ravalements de façade, les caciques du parti unique (RCD) conservent les ministères régaliens. Les syndicalistes de l’UGTT, refusent de s’associer à la manip états-unienne et démissionnent des postes qu’on leur a attribués.

 

 

Outre les inamovibles membres du RCD, il reste des gadgets médiatiques et des agents de la CIA. Par la grâce du producteur Tarak Ben Amar (le patron de Nessma TV), la réalisatrice Moufida Tlati devient ministre de la Culture. Moins show-bizz, plus significatif, Ahmed Néjib Chebbi, un pion de la National Endowment for Democracy, devient ministre du Développement régional. Ou encore, l’obscur Slim Amanou, un bloggeur rompu aux méthodes de l’Albert Einstein Institute, devient ministre de la Jeunesse et des Sports au nom du fantomatique Parti pirate relié à l’auto-proclamé groupe Anonymous.

 

 

Bien entendu, l’ambassade des Etats-Unis n’a pas sollicité le Parti communiste pour faire partie de ce soi-disant « gouvernement d’union nationale ».

 

 

A l’inverse, on fait revenir de Londres, où il avait obtenu l’asile politique, le leader historique du Parti de la Renaissance (Ennahda), Rached Ghannouchi. Islamiste ex-salafiste, il prêche la compatibilité de l’islam et de la démocratie et prépare depuis longtemps un rapprochement avec le Parti démocrate progressiste de son ami Ahmed Néjib Chebbi, un social-démocrate ex-marxiste. Dans le cas d’un échec du « gouvernement d’union nationale », ce tandem pro-US pourrait fournir une illusion de rechange.

 

 

Une nouvelle fois, les Tunisiens se soulèvent, élargissant eux-mêmes le mot d’ordre qu’on leur avait soufflé : « RCD dégage ! ». Dans les communes et les entreprises, ils chassent eux-mêmes les collaborateurs du régime déchu.

 

 

Vers la Révolution ?

 

 

 

Contrairement à ce qui a été dit par la presse occidentale, l’insurrection n’est pas encore terminée et la Révolution n’a pas encore commencée. Force est de constater que Washington n’a rien canalisé du tout, hormis les journalistes occidentaux. Plus encore aujourd’hui que fin décembre, la situation est hors de contrôle.

 

 

 

 

(1) Déclarations de l’amiral Fulvio Martini, alors chef des services secrets italiens (SISMI).

(2) Témoignage direct recueilli par l’auteur.

(3) Assistant de la Secrétaire d’Etat pour les Affaires proche-orientales.

(4) Assistant adjoint du secrétaire à la Défense pour le Proche-Orient.

(5) « L’Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 juin 2007.

(6) « La technique du coup d’État coloré », par John Laughland, Réseau Voltaire, 4 janvier 2010.

(7)( « Proposition française de soutenir la répression en Tunisie », par Michelle Alliot-Marie, Réseau Voltaire, 12 janvier 2011.

(8) Vidéo.

(9) « Corruption perception index 2010 », Transparency International.

 

 





lien:  http://www.egaliteetreconciliation.fr/Washington-face-a-la-colere-du-peuple-tunisien-5199.html

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 22:54
Par Tarek Amara et Andrew Hammond
TUNIS (Reuters) - Des négociations sont en cours en Tunisie pour créer un "comité des sages" appelé à remplacer ou à superviser le gouvernement de transition contesté par la rue et "protéger la révolution", a-t-on appris lundi dans les milieux politiques.
Vers la création d'un
Cette annonce intervient alors que des manifestants continuent d'exiger le départ du gouvernement d'union de Mohamed Ghannouchi pour sa trop forte proximité avec le régime déchu de Zine ben Ali et que le chef de l'armée a lancé une mise en garde à ses compatriotes contre le risque de vide politique tout en jurant de "protéger la révolution".
Selon Sihem Bensédrine, figure de l'opposition sous l'ancien régime de retour à Tunis, cette instance pourrait comprendre des responsables politiques, des représentants de la société civile, des avocats et des responsables syndicaux.
Ce conseil pourrait notamment inclure Ahmed Mestiri, un opposant qui avait jadis rompu avec Habib Bourguiba et jouit aujourd'hui du respect des mouvements d'opposition tant laïques qu'islamistes.
"Nous négocions avec le gouvernement de transition. Nous avions des contacts avec certains ministres du nouveau gouvernement ainsi qu'avec le chef de la commission pour la réforme politique", a déclaré Sihem Bensedrine, faisant allusion à une instance mise en place par le gouvernement pour réviser les lois.
"L'idée est de créer une sorte de conseil pour la protection de la révolution", a-t-elle ajouté. Il lui reviendrait la tâche de rédiger un nouveau code électoral et d'organiser l'élection d'une assemblée constituante.
Selon elle, le Parlement aux ordres du président déchu sera dissous et le conseil aura pour mission de superviser le gouvernement de transition dont Mohamed Ghannouchi, dernier Premier ministre de Zine ben Ali, pourrait garder la direction.
"
L'ARMÉE PROTÈGERA LA RÉVOLUTION"
Un remaniement gouvernemental est par ailleurs attendu dans les prochains jours pour pourvoir les postes laissés vacants par les cinq ministres démissionnaires (quatre de l'UGTT, la grande centrale syndicale, et un responsable de l'opposition), à en croire le ministre de l'Education, Taïeb Baccouche, qui précise que d'autres ministères pourraient être concernés.
Le général Rachid Ammar, le chef d'état-major qui avait refusé de soutenir la répression de la "révolution du jasmin", a déclaré à une foule rassemblée devant les bureaux du Premier ministre: "Notre révolution est votre révolution. La révolution de la jeunesse pourrait être perdue et exploitée par ceux qui appellent à un vide. L'armée protégera la révolution."
La police avait auparavant fait usage de gaz lacrymogènes contre ces manifestants venus à bord d'une "caravane de la liberté" et issus pour la plupart de zones rurales déshéritées.
Policiers et militaires ont bloqué un demi-millier de manifestants présents à l'intérieur de la Kasbah, qui abrite le siège du gouvernement. Un millier d'autres protestataires se sont répandus dans les rues et sur une grande place adjacentes, dans l'incapacité d'approcher du secteur.
Fermées pendant deux semaines, les écoles ont commencé à rouvrir lundi, même si certaines se sont mises en grève pour réclamer le départ des nouvelles autorités.
Dans un entretien au Figaro, le chef de la diplomatie, Kamel Morjane, exclut de démissionner. Il dit ne pas vouloir s'accrocher à ses attributions mais mettre ses compétences au bénéfice du pays "dans une période délicate".
La France, critiquée pour son manque de soutien public à la "révolution du jasmin", a promis de venir en aide aux nouvelles autorités et de rechercher systématiquement les "richesses pillées" par Ben Ali.
ÉMISSAIRE AMÉRICAIN DE HAUT RANG
Le président Nicolas Sarkozy a amorcé un début de mea culpa en reconnaissant que la France n'avait pas pris la juste mesure de la révolte des Tunisiens. "Derrière l'émancipation des femmes, l'effort d'éducation et de formation, le dynamisme économique, l'émergence d'une classe moyenne, il y avait une désespérance, une souffrance, un sentiment d'étouffer dont, il nous faut le reconnaître, nous n'avions pas pris la juste mesure", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.
La France, a dit Nicolas Sarkozy, va proposer aux nouvelles autorités des mesures pour leur venir en aide au plus vite et appuie l'octroi d'un "statut avancé" de la Tunisie dans ses relations avec l'Union européenne.
A la suite d'une plainte déposée par trois ONG, une enquête préliminaire de police a été ouverte par le parquet de Paris sur les biens que détiendrait la famille Ben Ali en France.
A Tunis, les nouvelles autorités ont annoncé le placement en résidence surveillée de trois proches collaborateurs de Ben Ali. Il s'agit de l'ancien conseiller chargé du contrôle de la presse, Abdelwahhab Adballa, de son ancien porte-parole et plus proche conseiller, Abdelaziz bin Dhia, et de l'ancien ministre de l'Intérieur et président de la chambre haute du Parlement, Abdallah Qallal.
Par ailleurs, Rachid Ghannouchi, dirigeant de l'opposition islamiste en exil à Londres, a annoncé son retour dans les prochains jours et assuré qu'il ne voulait pas instaurer la charia. "J'invite à respecter le choix du peuple tunisien et le mouvement Ennahda appelle depuis sa création à une véritable démocratie moderne", a-t-il déclaré à France 24.
Le département américain d'Etat a annoncé l'arrivée en Tunisie de son plus haut diplomate chargé du Proche et Moyen-Orient, Jeff Feltman, chargé d'évoquer avec les nouvelles autorités leurs projets en matière de réformes démocratiques et d'élections.
Avec Achraf Fahim et Lin Noueïhed à Tunis et la rédaction de Paris; Jean-Philippe Lefief, Jean-Stéphane Brosse, Henri-Pierre André et Jean-Loup Fiévet pour le service français
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 22:32

Un remaniement ministériel en Tunisie est imminent, «peut-être d'ici demain», a annoncé le porte-parole du gouvernement de transition Taieb Baccouch, sans suggérer que tous les caciques de l'ex-équipe Ben Ali partiraient comme le réclame la rue.
 

 

 

Malgré l'appel de l'armée, la rue poursuit le siège du gouvernement. Toute la journée, comme dimanche, des milliers de personnes, ont bravé le couvre-feu lundi soir, jurant de «balayer» de la scène politique les vestiges de l'ancien régime du président , qui détiennent les postes-clés du gouvernement de transition.

 

 

 

Le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Rachid Ammar, a pourtant pris la parole plus tôt dans la journée pour la première fois. Il a promis à la foule que l'armée se portait «garante de la révolution», et qu'elle «ne sortira pas du cadre de la Constitution». Le porte-parole du gouvernement de transition Taieb Baccoucha a même annoncé la tenue d'un remaniement ministériel en Tunisie «peut-être d'ici demain (Ndlr : mardi)», en se prononçant «à titre personnel» pour le maintien des ministres qui ont servi sous Ben Ali. Voici le récit de la journée.

 

 

21 heures : Les appels à la modération du général Rachid Ammar, le chef d'état-major très populaire de l'armée de terre, ne sont pas suivis. La foule a ressorti matelas et couvertures. Une grande tente bédouine a été installée contre la façade du bâtiment de de la Primature.

 

 

20h15. Des centaines de manifestants tunisiens bravent pour la deuxième nuit consécutive, le couvre-feu, devant le palais où siège le Premier ministre, exigeant la démission du gouvernement de transition des caciques du régime du président déchu Ben Ali.

 

19h 30 : Le chef du parti islamiste tunisien Ennahda, Rached Ghannouchi, en exil à Londres, a annoncé qu'il allait passer la main aux jeunes à la tête de son parti interdit sous le régime Ben Ali. Le leader islamiste a répété qu'il entendait rentrer très bientôt dans son pays, «le plus tôt possible (...) dans quatre ou cinq jours».
Un de ses porte-parole à Paris avait annoncé la semaine dernière que le mouvement islamiste n'aurait pas de candidat à la présidentielle prévue dans six mois en Tunisie mais qu'il souhait participer aux législatives. Le gouvernement tunisien de transition, mis en place après la chute de Ben Ali le 14 janvier, a adopté jeudi dernier un projet de loi d'amnistie générale qui concernera aussi les islamistes.

 

 

18h 30 :  le porte-parole du gouvernement de transition Taieb Baccoucha annoncé la tenue d'un remaniement ministériel en Tunisie «peut-être d'ici demain», tout en se prononçant «à titre personnel» pour le maintien des ministres qui ont servi sous Ben Ali. «Cinq ministres ont démissionné la semaine dernière : trois syndicalistes, un opposant et un membre de l'ancien parti au pouvoir le Rassemblement constitutionnel tunisien (RCD). «Peut-être qu'il va y avoir de nouvelles démissions, ce qui signifie des postes à pourvoir», a ajouté M. Baccouch, une personnalité indépendante issue du monde syndical, qui est également ministre de l'Education. 

 

 

18 heures : Le syndicat national de l'enseignement secondaire a appelé lundi à une journée de grève jeudi et à participer aux manifestations pour «la dissolution du gouvernement qui a été imposé» aux Tunisiens.

 

 

17h 22 : Larbi Nasra, propriétaire de la chaîne de tunisienne privée , a lui-même annoncé lundi sa libération sur sa propre antenne, disant qu'aucune accusation ne pesait plus sur lui. Il avait été accusé d'avoir oeuvré «par le biais de sa chaîne, à faire avorter la révolution des jeunes, semer la désordre, inciter à la désobéissance et à la diffusion de fausses informations dans le but de créer un vide constitutionnel et de saboter la stabilité dans le pays et le pousser vers le chaos».

 

17 heures : le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert lundi une enquête préliminaire sur les biens en France de l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali et de son entourage à la suite d'une plainte de trois organisations non gouvernementales. En fin de matinée, avait assuré, lors d'une conférence de presse, que la France s'attachait «à la recherche systématique des richesses pillées qui doivent être rendues au peuple tunisien».

 

16h 50. Le chef d'état-major de l'armée de terre tunisien, le général Rachid Ammar, a assuré que l'armée «ne sortira pas du cadre de la Constitution». Mais il a mis en garde contre «la vacance du pouvoir qui engendre la dictature», alors qu'il s'adressait aux manifestants rassemblés près des bureaux du Premier ministre. 

 

16h 3.  Nicolas Sarkozy reconnaît publiquement son erreur de jugement de la France vis-à-vis du régime autoritaire de Zine El Abidine Ben Ali, tout en revendiquant une «certaine réserve» de Paris en ce qui concerne ses ex-colonies.

 

16h10. L'armée se porte «garante de la Révolution», indique l'état major de l'armée tunisienne.

 

 

14h50. Quelque 80 personnes, des proches d'islamistes emprisonnés manifestent devant le ministère de la Justice à Tunis pour demander la libération des membres de leurs familles détenus, dans le cadre de l'amnistie générale promise par le gouvernement de transition. «C'est le gouvernement qui est terroriste» scandent les manifestants, à quelques centaines de mètres des bureaux du Premier ministre, où des milliers de personnes sont  rassemblées pour demander la démission du gouvernement.

 

14h35. Le voyagiste Thomas Cook Belgique décide de prolonger jusqu'au 15 février la suspension de ses départs vers la Tunisie, où la «situation n'est toujours pas normalisée» et où «l'expérience de vacances» de ses clients ne peut être garantie. Dans la plupart des pays européens comme la France, l'Allemagne ou l'Italie, les voyagistes ont suspendu jusqu'au 31 janvier les départs de touristes. Dans les pays nordiques, aucun départ n'était prévu d'ici à avril au minimum.

 

 

14h03. «Le président essaye de se racheter d'une attitude que personne n'a comprise. La France s'est totalement ratée sur la Tunisie», a affirmé Benoît Hamon, porte-parole du PS, réagissant au siège du parti, après la conférence de presse de Nicolas Sarkozy.

 

 

13h34. Plusieurs mouvements d'opposition appellent les Egyptiens, en particulier les jeunes, à manifester mardi, espérant que l'écho du soulèvement tunisien favorisera la mobilisation pour des réformes économiques et un changement politique en Egypte.

 

 

 

13h09. Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste, se rendra en Tunisie mardi et mercredi pour y «soutenir le processus révolutionnaire» après la chute du régime de l'ex-président Ben Ali.
La délégation sera «reçue par les organisations de la plate-forme du 14 janvier, regroupement unitaire de la gauche récemment constitué» en Tunisie.

13h01. La grève «illimitée» des instituteurs tunisiens a été «suivie à 90-100%», affirm à l'AFP le secrétaire général du Syndicat national des enseignants du primaire, Hfayed Hfayed.  «Selon nos informations, le mouvement est suivi à 90-100% dans tout le pays. Il n'y a que quelques rares cas d'enseignants non-grévistes», a assuré ce responsable syndical.

12h30. Le président français Nicolas Sarkozy, lors d'une conférence de presse à l'Elysée, affirme que Paris n'avait «pas pris la juste mesure»de la «désespérance» et de la «souffrance» de la population en Tunisie. Il défend également sa ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie, assurant qu'elle avait voulu «éviter qu'il y ait plus de drames» en Tunisie, même s'il reconnaît que ses propos contestés du 11 janvier ont pu prêter à «polémique».

 

 

11h20. «La Kasbah, c'est la Bastille de la Tunisie et on va la démonter, comme les sans-culottes français ont fait tomber la Bastille en 1789», promet un manifestant parmi les centaines qui ont passé la nuit devant le palais du Premier ministre, dans le centre de Tunis. L'atmosphère est tendue et rompt avec l'ambiance bon enfant de la veille.

 

 

11h15. La grève illimitée des instituteurs tunisiens connaît «un succès sans précédent» dans le pays affirme Nabil Haouachi, de la direction du syndicat national de l'enseignement primaire. «C'est ce que confirment les taux de participation dans les régions (...) Ce taux atteint les 100% à Médenine (sud-est), Sidi Bouzid, Kasserine (centre-ouest), Béja, Jendouba (nord-ouest) et Kairouan (centre) (...) Il est de 90% à Zaghouan (près de Tunis) où il n'y a pas de tradition syndicale tandis qu'on s'attend à une forte participation à Tunis».
Le gouvernement de transition avait décrété la reprise des cours pour lundi.

 

 

10h50. Un groupe de manifestants exigeant la démission du gouvernement tunisien détruit une voiture de la police dans une rue proche du palais de la Kasbah qui abrite les services du Premier ministre, selon une journaliste de l'AFP. Ce groupe s'est précipité sur des personnes qu'ils prenaient pour des membres du gouvernement. Des militaires s'interposent, procédant à un tir de sommation en l'air. Les manifestants saccagent alors une voiture vide de la police, en brisant les vitres à coups de bâtons et sautant dessus. La situation s'est ensuite apaisée.

 

 

10h30. Après les heurts ce matins entre manifestants et policiers, les portes du palais du Premier ministre sont étroitement gardées par l'armée. Les accès à la Kasbah sont fermés par des barbelés et des cordons de l'armée et de la police.

 

 

9h10. La grève «illimitée» des instituteurs tunisiens est «bien suivie» dans la plupart des régions de la Tunisie, affirme ce lundi Nabil Haouachi, membre du syndicat national de l'enseignement primaire, en ce jour de reprise théorique des cours interrompus par la «révolution du jasmin».

 

 

 

9 heures. Eva Joly, l'eurodéputée Europe-Ecologie-Les Verts a jugé «scandaleux» le «grand silence» du Parlement européen sur la Tunisie. «Nous avons essayé de faire passer une résolution de soutien au peuple tunisien et figurez-vous qu'elle a été refusée et par le PPE, les conservateurs, mais aussi par les socialistes, ce qui pour moi est incompréhensible», a déclaré dimanche Mme Joly, invitée de «Soir 3 Politique». «Le Parlement européen n'a fait aucune déclaration, aucune prise de position et c'est très triste», a-t-elle ajouté.

 

 

8h30. A Tunis, des manifestants jettent des pierres et des bouteilles sur des policiers anti-émeutes, à l'occasion d'une tentative de sortie de fonctionnaires qui avaient passé la nuit dans le palais du siège du gouvernement du Premier ministre Mohammed Ghannouchi. Il y a eu un mouvement de foule à ce moment et les policiers ont riposté par des tirs de gaz lacrymogènes. L'incident a été bref mais la tension reste vive sur la grande esplanade qui jouxte les bureaux du Premier ministre où des militaires parlementent avec les manifestants pour tenter de les calmer.

 

 

8h20. Fadela Amara, ex-secrétaire d'Etat chargée de la Politique de la ville fait part, sur Europe 1de ses craintes de récupérations de la révolution par les islamistes : «ma grande peur c'est que l'on confisque cette révolution», dit-elle en désignant les groupuscules islamistes. «Quand on est dans des périodes aussi fragiles, la tentation obscurantiste existe». Et d'atayer ses craintes : «On nous a rapporté que des prêches dans certaines mosquées commencent à être radicaux, notamment en direction des femmes (...) Attention à l'islamisation et à l'instrumentalisation politique des discours pour que les mentalités régressent et non pas évoluent.»

 

8 heures. L'ambassadeur d'Algérie en France, questionné sur RTL, refuse tout amalgame entre la situation en Algérie et en Tunisie. En Algérie, une manifestation réprimée samedi du parti d'opposition RCD a fait 42 blessés chez les manifestants et 7 chez les policiers. Réfutant le terme d'émeutes, l'ambassadeur martèle : «l'Algérie ne sera pas la Tunisie.»

 

 

Nuit de dimanche à lundi : des centaines de manifestants ont passé la nuit au pied du palais de la Kasbah, qui abrite les bureaux du Premier ministre, malgré le couvre-feu. Ils ont convergé de plusieurs villes de province samedi pour venir réclamer la démission du gouvernement.

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 20:29

24 janvier 2011, vers 18h00, heure locale.

Des centaines de personnes de la Caravane de la liberté sont, en ce moment , sur la Place de la République à la Kasba (Tunis) et comptent y passer la nuit, en dépit du couvre-feu. Nous demandons à tous les habitants de la ville de Tunis de contribuer, selon leur capacité (repas, eau, vêtements chauds, etc.), à la réussite de cette occupation pacifique…

 

Vive la RUE ! Vive la Révolution ! Vive toutes les RUES LIBRES de notre mère TERRE !

 

La caravane de la Liberté à la Kasbah

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 20:06
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 19:55
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 19:26

 

Dans un discours improvisé sur l’esplanade de la Kasbah, devant des centaines de manifestants rassemblés près des bureaux du Premier ministre, le général Rachid Ammar, chef d’état-major de l’armée de terre tunisienne, a promis : « L’armée nationale se porte garante de la Révolution. L’armée a protégé et protège le peuple et le pays ».
Il s’exprimait devant des centaines de manifestants, qui réclament la démission du gouvernement de transition formé lundi dernier et dominé par les caciques de l’ancien régime du président Ben Ali.
L’armée en général et le général Ammar en particulier, qui a refusé de faire tirer sur des manifestants comme le lui demandait le président déchu, jouissent d’une immense popularité en Tunisie.
Ces paroles suffiront-elles pour autant à calmer la colère des manifestants ? Ce lundi, ils étaient de nouveau des milliers à exiger sans faiblir la démission du gouvernement de transition, notamment devant le siège du Premier ministre où des heurts limités ont eu lieu avec la police, alors que les instituteurs faisaient grève pour soutenir le mouvement.
Les manifestants qui exigent depuis une semaine la démission du gouvernement d’union nationale, en raison de la présence controversée dans ses rangs de caciques de l’ancien régime Ben Ali, ont vu à nouveau leurs rangs grossir.
De quelques centaines à l’aube, ils sont devenus à nouveau des milliers -« entre 3 et 5.000 » selon un militaire- en début d’après-midi à protester sur l’esplanade de la Kasbah, près du palais où travaille le Premier ministre Mohammed Ghannouchi.
« La Kasbah, c’est la Bastille de la Tunisie et on va la démonter, comme les sans-culottes français ont fait tomber la Bastille en 1789 », promettait un manifestant.
D’autres cortèges, auxquels se sont joints notamment des lycéens, ont défilé avenue Habib Bourguiba, l’artère principale de la capitale.
Tôt, près des bureaux du Premier ministre, à l’endroit où ont campé toute la nuit malgré le couvre-feu de jeunes ruraux arrivés la veille de la région de Sidi Bouzid, foyer de la « révolution du jasmin », des heurts ont opposé la police à des groupes de manifestants.

 

Lien : http://www.aloufok.net/spip.php?article3110

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