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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 02:28
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 01:34
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 01:30
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 01:25
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 01:19
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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 01:14

Des centaines de Tunisiens ont décidé de camper dimanche soir sous les fenêtres de la Primature à Tunis.

 

 

"On veille cette nuit pour protéger la flamme de la Révolution", résumait l’un des manifestants, dont bon nombre sont arrivés dimanche du centre du pays à bord d’un convoi baptisé "Caravane de la libération".

Dimanche, des milliers de manifestants ont réclamé une nouvelle fois le départ des caciques de l’ancien régime du gouvernement de transition.

Les "rescapés" très contestés de l’ère Ben Ali occupent notamment, dans le nouveau gouvernement de transition, les postes clés de l’Intérieur, de la Défense, des Affaires étrangères et des Finances.

"Le peuple vient faire tomber le gouvernement", proclame une banderole accrochée aux grilles du palais de la Kasbah, qui abrite les bureaux du Premier ministre.

Le palais a été assiégé toute la journée par la foule, comprenant un millier de provinciaux partis samedi du centre-ouest rural et pauvre du pays, foyer de la "révolution du jasmin" et arrivés dimanche à l’aube à Tunis dans un convoi hétéroclite, alternant marche et trajets en véhicules (camions, voitures, motos, camionnettes...).

Aux côtés des syndicalistes, opposants de gauche, citoyens ordinaires, femmes et enfants, les "marcheurs" ont mêlé revendications politiques et considérations sociales.

"Nous sommes marginalisés à l’intérieur du pays, toutes les richesses sont concentrées sur la côte. Mais notre demande principale, c’est la liberté avant le pain. On veut faire tomber ce régime fasciste et corrompu", explique Samir, un jeune venu d’un village rocailleux du centre.

A l’entrée en vigueur du couvre-feu, à 20h dimanche, ils étaient encore des centaines place de la Kasbah à tenter de s’organiser pour passer sur place la nuit qui s’annonçait très fraîche. Alors que des étudiants jouaient du luth en scandant des chants révolutionnaires arabes, au milieu des bougies. Une noria de camionnettes transportait sandwiches et sacs de couchage, tandis que les femmes du quartier offraient de grands plats de couscous.

"On vient juste de découvrir la solidarité du peuple tunisien. On ne va pas lâcher avant d’obtenir la tête du gouvernement", témoigne Sondes, une universitaire.

"Nous allons très probablement les laisser ici parce qu’ils sont venus de loin et qu’ils ne peuvent aller nulle part. Mais nous allons leur interdire de se déplacer" dans la ville, déclarait à l’AFP un officier de l’armée sur place, sous couvert de l’anonymat.

A Tunis samedi, second et avant-dernier jour de deuil national, des milliers de personnes ont manifesté dans des cortèges éparpillés dans le centre ville, avenue Habib Bourguiba, devant le siège du gouvernement, ou celui de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT).

De nombreux policiers en civil ou en uniforme, se disant "Tunisiens comme les autres", ont défilé pour réclamer un syndicat de police et de meilleures conditions de travail, mais aussi se faire pardonner par la population la sanglante répression de la "révolution du jasmin".

Les manifestations, qui ont duré toute la journée dans un joyeux désordre, ont pris souvent un tour social : employés de mairie qui exigent une amélioration de leurs conditions de travail, employés de ménage dans les entreprises qui réclament des augmentations de salaires. Des chauffeurs de taxis et des pompiers se sont joints aux manifestants.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi en France pour soutenir l’éveil démocratique en Tunisie et réclamé le départ des caciques de l’ancien régime dans le gouvernement de transition. Environ 800 personnes selon la police, 1.500 à 2000 selon le Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT), ont manifesté dans l’après-midi à Paris de Denfert Rochereau vers l’ambassade Tunisie dans le 7e arrondissement de la capitale.

"Démocratie en Tunisie", "Dissolution du RCD" (Rassemblement constitutionnel démocratique) au pouvoir sous le régime de Ben Ali, "Epuration du gouvernement", scandaient les manifestants essentiellement d’origine tunisienne et maghrébine, a dit Mouhieddine Cherbib, membre fondateur du CRLDHT. Ils défilaient à l’appel du Collectif de solidarité avec les luttes des habitants de Sidi Bouzid - Tunisie, du nom de la ville située au sud de Tunis où la "révolution du Jasmin" a commencé il y a cinq semaines provoquant le départ le 14 janvier de Ben Ali.

Le Congrès pour la République, le parti de l’opposant tunisien Moncef Marzouki, a réclamé samedi la création d’un Conseil national chargé de rédiger une nouvelle Constitution, ainsi que la démission du gouvernement de transition. Médecin âgé de 65 ans, Moncef Marzouki vivait en exil en France jusqu’à son retour mardi dernier en Tunisie au lendemain de la chute de Ben Ali. Il a été président de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) jusqu’en 1994. Il avait été condamné à un an de prison en 2000.

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 01:12
© reuters
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Une manifestation "pour la démocratie" empêchée par la police a fait plusieurs blessés samedi en plein centre d'Alger, 19 selon la police et 42 selon l'opposition organisatrice du mouvement interdit.

Saïd Sadi, président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), a indiqué par téléphone à l'AFP qu'"il y a eu 42 blessés, dont deux grièvement, tous hospitalisés, et de nombreuses interpellations" devant le siège de son parti où ses partisans avaient rendez-vous avant une marche prévue sur le Parlement. Parmi ces blessés figurent le chef du groupe parlementaire du RCD Othmane Amazouz et le chef régional du parti à Bejaia (est) Reda Boudraa, a indiqué le parti. Selon le ministère de l'Intérieur, 19 personnes ont été blessées, dont 11 manifestants et passants et huit policiers.

Deux de ces derniers sont dans un état grave, a-t-il précisé dans un communiqué publié par l'agence APS. Il y a eu neuf interpellations "pour voie de fait et certains pour port d'armes prohibées", selon le ministère qui déplore l'usage de "pierres, de chaises et d'objets contendants" contre les forces de l'ordre. Arezki Aïder, député RCD de Tizi Ouzou, principale ville de Kabylie, a été interpellé puis relâché une heure plus tard, selon son parti.

Certains manifestants, brandissant des drapeaux algériens mais aussi les couleurs de la Tunisie voisine où la population a mis fin il y a une semaine à 23 ans de régime Ben Ali, criaient: "Etat assassin", "Jazaïr Hourra, Jazaïr Democratiya" ("Algérie libre, Algérie démocratique"). Tôt dans la matinée, environ 300 personnes s'étaient retrouvées bloquées par des centaines de membres des forces de l'ordre casqués, équipés de matraques, boucliers et gaz lacrymogène, devant le RCD sur l'avenue historique de Didouche Mourad. Ils devaient se diriger vers la Place de la Concorde, à un kilomètre de là, pour lancer une marche en direction de l'Assemblée nationale populaire (chambre des députés).

"Je suis prisonnier dans le siège du parti, déclarait Saïd Sadi par haut-parleur depuis le premier étage de l'immeuble. "On ne peut pas mener de lutte pacifique quand ont est assiégé. Les partisans du RCD se sont dispersés dans le calme vers 13h30 GMT après avoir été bloqués six heures par un cordon policier au RCD. Peu avant la fin de la manifestation, un trentaine de jeunes ont improvisé une contre-manifestation sur place aux cris de "Bouteflika, Bouteflika" avec slogans hostiles à Saïd Sadi. Ils ont été dispersés par la police. Dès vendredi soir, les autorités avaient pris des dispositions pour quadriller la capitale après le maintien par le RCD de son mouvement malgré l'interdiction décrétée par la wilaya (préfecture) d'Alger. Des barrages étaient apparu aux entrées de la capitale.

Au moins trois bus transportant des manifestants de Kabylie ont été bloqués vendredi soir, selon des témoins cité par le quotidien El-Watan. Place de la Concorde, des dizaines de véhicules blindés et des centaines de membres de la protection civile et de la police avaient été déployés, tout comme devant le palais présidentiel, sur les hauteurs d'Alger, protégé par une douzaine de véhicules blindés armés de canons à eau. Dans le ciel, une ronde d'hélicoptères surveillait la situation. "Le fait d'interdire des marches pacifiques encadrés par des partis et la société civile, c'est pousser à une explosion", a déclaré par téléphone à l'AFP le président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (Laddh) Mostefa Bouchachi.

 "C'est désolant". L'Algérie a vécu début janvier cinq jours d'émeutes contre la vie chère qui ont fait cinq morts et plus de 800 blessés. Le mouvement s'est arrêté après l'annonce par le gouvernement de mesures pour faire baisser les prix des produits de première nécessité. (belga)

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 01:04

Alors que le président élu de la République gabonaise, André Mba Obame, est revenu au Gabon, fin janvier, après un séjour en Europe,  accueilli triomphalement par des milliers de Gabonais.

 Le destin de Ben Ali en Tunisie démontre que le seul soutien de Sarkozy n’est pas suffisant pour maintenir un régime honni par les populations et délégitimé par les élections. C’est pourquoi, la Tunisie s’est libérée de ses chaînes contre la volonté du pouvoir français de le maintenir!


Mobilisation réussie du peuple tunisien 

Conscient de cette situation, le régime gabonais vient d’adopter une nouvelle réforme des institutions, dont on rappelle qu’elles n’ont pas grande importance quand on connaît l’art consommé du parti-Etat pour les violer. Mais, le plus important dans ces impressions de changement est la précipitation du régime se sentant sans aucun doute très menacé  par le vote des Gabonais.

Alors, le régime a décidé de changer la constitution gabonaise et s’est même trouvé surpris que deux députés du parti-Etat refusent de voter ces changements faits pour empêcher l’alternance. En réalité, l’arsenal juridique vise donc à affermir le putsch électoral, le légitimer, et en prime interdire tout changement.

Ainsi, le nouvel article 5 précise « qu’aucune section du peuple, aucun groupe, aucun individu ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté nationale », ce qui voudrait dire que seul le régime, occupant par force les fonctions d’Etat, a seul le moyen de dire qui est détenteur de l’autorité légitime, ce qui est quand même beaucoup plus pratique quand on sait que le parti Etat perd toutes les élections depuis que le multipartisme existe.

Un nouvel article permet au président de la République de prolonger n’importe quel mandat au sein de la République gabonaise, en tout premier lieu, le sien qui est usurpé.

Le régime fait avaliser également une disposition permettant d’exclure de l’élection présidentielle celui ou celle qui auraient la double nationalité ou qui aurait exercé « des responsabilités administratives ou politiques dans un autre pays ». Qui est donc visé et de qui le parti-Etat a-t’il peur ? Par ailleurs, il est indiqué que pour être candidat à l’élection présidentielle, il faut avoir résidé 12 mois consécutifs au Gabon avant l’élection. Cette disposition apparemment saugrenue démontre la crainte du régime par rapport aux Gabonais installés à l’étranger et faisant des séjours intermittents au Gabon, soit  parce qu’ils travaillent dans un autre pays ou parce qu’ils ne peuvent vivre dans leur pays en raison des différentes mafias du pouvoir quarantenaire soit parce qu’il leur est impossible d’y revenir tant que le régime ne sera pas tombé définitivement.

Une autre disposition concerne le mandat des membres de la Cour constitutionnelle qui n’est plus limité à deux. Il s’agit d’une récompense pour les bons et loyaux services de Mme Mbourantsuo, la présidente et des différents membres qui ont su fermer les yeux sur le putsch électoral de septembre 2009. La réforme ne va pas jusqu’à poser le problème de l’impartialité des membres de la cour constitutionnelle dont chacun sait que Mbourantsuo, sa présidente, était une des concubines d’Omar Bongo : le conflit d’intérêt, en raison de sa permanence au sein des clans du régime,  n’appartient pas au registre des interrogations du parti-Etat.

En réalité, l’essentiel de cette fausse réforme est ailleurs. Il n’y a aucune proposition visant à un retour au scrutin uninominal à deux tours, qui est le mode d’organisation électorale répandue dans toutes les démocraties, y compris dans des Etats africains, comme la Côte d’Ivoire.

Curieusement, il n’y a pas de limitation dans la durée du mandat présidentiel à deux. Il est vrai que la seule existence constitutionnelle de cette limitation ne serait pas suffisante à empêcher le putschiste de se maintenir au pouvoir.

En définitive, chacun le sait, la réforme constitutionnelle est bien évidemment dangereuse et l’intention visait sans doute à solidifier le régime.

Elle ne change rien à l’organisation du pouvoir, ni même à sa dévolution. Elle ne lui donne pas davantage de légitimité.

Elle ne le consolide pas davantage, car, aucune constitution n’a jamais empêché un peuple de se libérer, le récent exemple tunisien étant là pour le démontrer.

La « révolution de jasmin » en Tunisie est exemplaire. La situation dans ce pays avait  beaucoup de points communs avec celle du Gabon :

 -         un clan mafieux familial.

-         Une main mise sur l’économie du pays.

-         Des détournements de fonds

-         Longevité du régime (moins qu’au Gabon)

-         Un Parti-Etat

-         Services de répression développé avec une garde présidentielle au service  de Ben Ali.

-         Soutien du pouvoir sarkozyste.

-  un contrôle absolu des médias.


La mobilisation des Tunisiens a été entendue alors que celle des Gabonais s’est faite dans un silence assourdissant en dépit des massacres de Port Gentil en septembre commis par le régime, et l’élection d’un chef d’Etat, André MBA OBAME, empêché de gouverner.

Le pouvoir français a soutenu le régime tunisien comme il soutient actuellement le régime gabonais. Pourtant, l’Europe et la France sont scandalisés par la découverte des « biens mal acquis » de Ben Ali et ils ont décidé de les saisir. Pourtant, pour les mêmes raisons, le pouvoir sarkozyste empêche les poursuites envers le patrimoine mal acquis du clan Bongo : deux poids, deux mesures…

En conséquence, le Mouvement Civique du Gabon (M.C.G) indique qu’il invite les Gabonais et Gabonaises à entrer en résistance afin de parvenir à mettre un terme au régime issu du putsch électoral de septembre 2009. Il faut, à l’instar du peuple tunisien, trouver des formes de mobilisation, y compris dans les provinces du Gabon, qui puissent être relayées au niveau international.

Il soutiendra toutes les actions visant à favoriser l’installation dans ses fonctions  du Président élu, André Mba Obame.

Il invite ses amis et partenaires politiques à s’associer à lui dans cette démarche.


La présidente du conseil exécutif,
Mouvement Civique du Gabon
               (M.C.G)

     Mengue M’EYAA

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 01:03
Des policiers en colère dans les rangs des manifestants / AFP  

Des policiers en colère dans les rangs des manifestants / AFP

Le Premier ministre multiplie les promesses pour tenter d’apaiser la rue qui craint de se faire confisquer sa révolution par un gouvernement encore dominé par les anciens ministres de Ben Ali, le président  en fuite.

 

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 00:54

Immédiatement après  la fuite de Ben Ali le 14 janvier 2011, j’avais demande que le procureur de la république tunisienne dresse un chef d’accusation contre toute la famille de Ben Ali élargie, et demander l’entraide judiciaire international pour obtenir le gel de tous les avoirs déposés a étranger. Cette mesure n’a apparemment pas encore été initiée. Pourquoi ce retard?

Il est impossible que l’urgence et l’importance d’une telle démarche échappe à Messieurs Mebazzaa, président par intérim, et Monsieur  Mohammed Ghannouchi, Ils sont tenus personnellement responsables de tout retard et nous considérons leurs lenteur, plutôt leur réticence comme une trahison de plus vis-à-vis du peuple tunisien, une raison supplémentaire pour justifier la méfiance nourrie a leur égard et tous les serviteurs de l’ancien régime, et nous réitérons exigence de leur démission immédiate.

Entre-temps, après les silences embarrasses de la France et de l’Union Européenne, nous assistons a des petits pas qui ne nous trompent pas. La France décide de mettre “sous vigilance spécial” les comptes de la famille Ben Ali et surveiller les flux suspects, pas le gel des avoirs. Mais qu‘entend-t-on par suspect a l’heure actuelle? Est-ce le montant des transactions, leurs bénéficiaires ou leurs destinations territoriales? N’étaient-ils pas déjà suspects par le passé?

L’argument de Mme Lagarde et de Mr. Barouin qu’un gel requiert une action de la justice m’apparait on ne peut plus grossier, et dérisoire en l’occurrence.

Dois-je leur  rappeler que la législation sur les banques ont introduit des exigences pour la lute contre le blanchiment d’argent sale depuis plus de dix ans? Ces dispositions légales ont-elles été respectées pour venir aujourd’hui nous parler de légalité? Toutes les étapes que les autorités de contrôle sur les marches financiers ont exige des banques ne pouvaient pas être omises, et même, l’aveuglement volontaire en la matière est un crime.

Les dispositions de TRACFIN en France, tout comme celles de la FSA en Grande Bretagne, tout comme la CFB en Suisse ont été ignorées. Ces dispositions je vous les rappelle sont:

  1. KYC (Know your customer): Depuis plus de dix ans, les comptes a numéro et a pseudonyme complètement opaques sont bannis. Le KYHC exige que l’on connaisse et que l’on documente le titulaire du compte, le bénéficiaire et tous les pouvoirs de procuration y relatives.

De plus, la législation exige que les personnalités politiques et leur entourage soient sur une liste spéciale et soient particulièrement suivis  a cause du risque de corruption.

  1. La DD (Due Diligence): Elle exige que les banques se renseignement et documentent l’origine des fonds et s’assurent qu’ils ne proviennent pas de source illicite. La définition de source illicite est très large: le blanchiment d’argent sale inclut la fraude, le crime organisé, la corruption, les retro-commissions, la fraude fiscal, le délit initiés, la manipulation des cours des actions….
  2. D’autre part, les dépôts en liquide de montants supérieurs a 100000 euros  sont toujours suspects. Je sais que plusieurs millions ont été déposés en cash a plusieurs reprises dans plusieurs pays européens. Ont-ils jamais éveillé un quelconque soupçon?
  3. La Transaction Monitoring consistant a surveiller l’activité des comptes n’a-telle produit aucun rapport d’activité suspecte ? Comment les banques auraient-elles pu ignorer la loi jusqu’à présent?
  4. Maintenant supposons sincèrement que certaines banques aient été alarmées par des transferts vers des paradis fiscaux, ou par la structuration des avoirs derrière des paravents de sociétés fictives,et qu’elles en aient rapport a leurs autorités de contrôle. Ne leur aurait-on pas demande, a un très haut niveau, de tout simplement laisser faire? Des lors, la responsabilité n’est plus seulement celle des banques, mais des politiques.

Invoquer la loi aujourd’hui c’est continuer d’être complice de Ben Ali en lui laissant le temps de retirer ses avoirs et les transférer sous d’autres cieux, espérant ainsi que lorsque arrivera la demande d’entraide, les comptes seraient déjà largement vides ou déjà clôturés.

Or, les accords de Bâle sur la gouvernance bancaire nous permettent aujourd’hui de tracer l’histoire de tout compte, depuis son ouverture jusqu’à sa clôture. Nous ne demanderons pas seulement si ZABA et sa famille mafieuse ont des comptes auprès de vos banques, mais aussi s’ils ont déjà eu des comptes, depuis quand, quels montants déposés, vers quelles destinations ils ont été délocalisés ainsi que tous les rapports électroniques détaillant toutes leurs transactions. Je ne doute pas que la perspective soit désagréable pour beaucoup de politiciens…

Qu’on vienne aujourd’hui me parler de légalité me hérisse le poil alors que la loi et les mesures prudentielles ont été constamment et sciemment ignorées depuis longtemps. La France, Monaco, la Grande Bretagne et ses territoires (BVI/Channel Islands/Gibraltar) les autres pays de l’Union Européenne devraient revoir rapidement leur position et cesser cette hypocrisie. Ils ont la possibilité de geler les avoirs de la famille Ben Ali a titre préventif, sans attendre la demande d’entraide judiciaire car ils ne peuvent ignorer l’origine criminelle et illicite des fonds qu’ils ont accueillis sans broncher.Ce serait une manière de se racheter de leur lâcheté et de leur cupidité et rendre a césar ce qui est a césar. Ils devraient savoir que leurs intérêt ont maintenant change de main, que sur la matrice des risques il leur serait dommageable de continuer a soutenir la “famille mafieuse”, sans courir un risque reputationnel d’envergure.

Alyssa

 

 

article de Nawat

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