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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 05:09

La mission d'observation prudente sur le déroulement des élections législatives

 

La mission d'observation des élections législatives de l'union européenne a salué "l'organisatioon d'un scrutin ordonné qui s'est déroulé dans le calme", au cours d'une conférence de presse tenue samedi matin à Alger.

Dans un rapport préliminaire rendu public à l’occasion de la conférence de presse à Alger, la mission de l’Union Européenne a considéré que les élections législatives en Algérie constituent "une étape importante" et souhaite "encourager la poursuite des réformes démocratiques".

« Malgré quelques incidents, les élections se sont déroulées dans un climat plutôt calme » a-t-on déclaré lors de cette conférence.

La délégation de l'Union Européenne composée de 7 députés, également présente en Algérie dans le cadre de la mission de l'UE a salué  quant à elle "la nouvelle loi électorale qui donne une place importante à la femme".

La mission d’observation a une fois de plus insisté sur son rôle joué durant les élections « on ne donne des leçons pour personne nous sommes là pour une évaluation partiale et indépendante des élections. Nous ne sommes pas des arbitres nous avons juste été témoins ». 

Sans afficher ouvertement son regret de n’avoir pas eu accès au fichier électoral , la mission d’observation de l’UE présidée par José Ignacio Salanfranca ,a toutefois relevé que l’accès a tout de même été « limité ». 

"La mission continue de travailler dans certaines wilayas en attendant les procès verbaux par bureau de vote"a-t-on déclaré lors de la conférence.

« Le système d’enregistrement des électeurs présente certaines faiblesses structurelles » relève la mission d’observation.  « Les listes électorales sont non imprimables donc non téléchargeables et non exploitables » a expliqué  José Ignacio Salafranca, président de la mission européenne.

« Cela ne permet pas un contrôle effectif  de la fiabilité des fichiers, ceci  a affecté la confiance de certains partis politiques et des organisations de la société civile » a appuyé le président de la mission. Le conférencier a trouvé que les quotas de femmes ont  connu une amélioration considérable.

Les autorités « n’ont pas permis l’accréditation des observateurs nationaux, du coup la société civile pourtant active  n’a  pas joué un rôle significatif dans le processus électoral  notamment en ce qui concerne la sensibilisation des électeurs et la surveillance des élections »  a fait remarquer J.I Salafranca.

«On a remarqué un certain progrès en matière de transparence l’introduction des mécanismes de contrôle » constate la mission par le biais de son président.  

Par ailleurs « un nombre important d’électeurs a trouvé des difficultés à trouver leur nom dans les bureaux de vote, notamment dans les grandes villes » ajoute le rapport.

« L’affichage public des résultats n’a pas été respecté souvent par omission alors qu’il est prévu par la loi » ajoute le conférencier.   Hamida Mechaï; elwatan

 

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La colère des islamistes

Arrivés seulement troisièmes aux législatives jeudi en Algérie — après le FLN et le Rassemblement national démocratique —, les partis islamistes dénoncent fraudes et manipulations. Et menacent de réagir…


ALGER (ALGÉRIE), HIER. Les partis islamistes (ci-dessus les leaders du Mouvement de la société et de la paix) sont d’autant plus furieux du résultat des législatives que les premières tendances qui avaient filtré les donnaient au coude à coude avec le FLN.

 

«Il y a eu fraude, manipulation, tricherie, falsification des résultats ! » Au siège du MSP (le Mouvement de la société et de la paix), l’un des trois partis de la coalition islamiste de l’Alliance verte pour l’Algérie, les militants ne décolèrent pas. Ils se voyaient déjà entrer au gouvernement, et peser sur les décisions futures.

Les résultats officiels, donnés vendredi par le ministre de l’Intérieur, ont de quoi exaspérer leur colère. Le FLN, l’ancien parti unique, rafle la mise avec 220 des 462 sièges de la nouvelle Assemblée : presque la majorité absolue. Le RND (Rassemblement national démocratique) du Premier ministre Ahmed Ouyahia arrive deuxième, avec 68 sièges. L’Alliance est reléguée en 3e position, avec un petit score de 48 sièges. Onze de moins que dans le précédent Parlement!

Alors que, depuis le 
Printemps arabe les islamistes enregistrent succès sur succès en Tunisie, au Maroc, en Egypte, etc. la déception est ici d’autant plus forte. Une claque que les islamistes algériens estiment être le résultat d’une véritable machination. Le papier couvert de chiffres qu’Abderrezak Mokri, vice-président du MSP, tient dans ses mains tremble. Il parle d’une voix blanche : « Cela va porter préjudice aux réformes annoncées par le chef de l’Etat. Cette pratique va exposer le peuple à des dangers. Nous tenons le président de la République comme le premier et le principal responsable de ce qui se passe. Si la fraude est établie, nous prendrons les mesures qu’il faudra ! »

Les islamistes, qui dénoncent un bourrage des urnes et un « vote massif des militaires » en faveur de l’ex-parti unique, sont d’autant plus furieux de ce revers inattendu que les premières tendances — qui avaient filtré dans la matinée — leur faisaient talonner le FLN. « Ce n’est pas un hasard si la traditionnelle conférence de presse du ministre de l’Intérieur se tient plus tard que d’habitude, ricane un journaliste. Il leur fallait un peu de temps pour trafiquer les chiffres. » « Ils ont triché, comme d’habitude », constate, désabusé, Tarik Mira, député indépendant sortant qui ne se représentait pas. « A Bejaïa (NDLR : petite Kabylie), les bureaux de vote sont restés vides toute la journée. Pourtant, à l’arrivée, non seulement le taux de participation y a été fort, mais le FLN est sorti grand vainqueur. C’est simplement impossible ! »

Le ministre de l’Intérieur est, lui, très serein. Il évoque un « printemps algérien démocratique », en référence aux révolutions arabes qui ont bouleversé la région l’année dernière. C’est à peine s’il cite « quelques petits problèmes ou incidents, que nous avons pu dépasser ».

Hier, jour de la grande prière, il y avait foule dans les mosquées d’Alger, où les imams n’ont prononcé que des prêches religieux. Karim, 24 ans, s’y est rendu avant de filer pour le jardin d’Essai, où se retrouve une jeunesse blasée qui ne croit plus en grand-chose, surtout pas aux hommes politiques. Il n’a pas voté, il met « dans le même sac le FLN et ces islamistes qui ont participé au gouvernement, ont eu des portefeuilles ministériels ». Le jeune homme, pourtant, ne cache pas ses inquiétudes. « Il y a vingt ans, l’armée a volé leur victoire aux islamistes. On a vu ce que ça a donné. »  
leparisien

 

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Le retrait de l'alliance présidentielle conduit à la défaite des islamistes (expert)

 

Les partis islamistes algériens n'ont pas réussi à émerger comme une force dominante dans le nouveau parlement, à l'instar de leurs "frères" en Tunisie, au Maroc et en Egypte.

L'Alliance de l'Algérie Verte (AVV), qui regroupe trois partis islamiste, a été créditée seulement de 48 sièges, contre les 72 sièges qu'ils avaient obtenus dans le scrutin en 2007, et deux autres partis islamistes, le Front de la Justice et le Développement (FJD) et le Front du changement (FC), n'ont saisi qu'onze sièges ensemble. En revanche, les deux partis nationalistes, à savoir le Front de Libération Nationale (FLN) et le Rassemblement National Démocratique (RND), ont arraché ainsi une majorité de 288 sièges ensemble.

"S'il n'y avait pas de bourrage des urnes au profit du FLN, l'Alliance verte aurait remporté l'élection", a fait savoir à Xinhua le porte-parole de l'alliance, Kamel Mida. Cependant, cette allégation ne trouve pas son écho chez les quelque 500 observateurs internationaux, qui jugent que le scrutin était transparent dans l'ensemble.

Le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), qui avait fait partie de l'alliance tripartites au pouvoir avec le FLN et le RND, chargée de la mise en œuvre du programme de développement sur cinq ans du président Abdelaziz Bouteflika, a décidé de se retirer de cette alliance au début de l'année, avant d'établir un autre bloc avec deux autres partis islamistes, à savoir Ennahda (Renaissance) et El-Islah (Réforme).

Mhand Berkouk, directeur du Centre algérien de recherches stratégiques et sécuritaires (CRSS), a déclaré à Xinhua que l'alliance islamiste "a payé le prix de l' erreur qu'a commise le MSP quand il se retirait très tard de l'alliance présidentielle".

"Le MSP est devenu un adversaire avec aucune crédibilité aux yeux des électeurs, et a finalement perdu l'élection", a déclaré M. Berkouk.

M. Berkouk a en outre expliqué l'échec des islamistes par le fait que "les Algériens ont de mauvaises souvenirs au sujet de l'islamisme extrémiste", qui est à l'origine de la "décennie noire" (guerre civile) ayant frappé le pays dans les années 90.

Quant à d'autres partis islamiste comme le FJD, M. Berkouk a indiqué qu'ils n'ont pas eu "assez de temps" pour organiser leurs parties et attirer plus de supporters avant le scrutin, car les partis ont été établis uniquement en dernier avril.

Les partis islamistes en Algérie ont des caractéristiques qui leur sont propres. Les partis islamistes ont commencé à partager le pouvoir depuis 1995, et n'ont pas été marginalisés comme ce fut le cas en Tunisie, l'Egypte et le Maroc.

Les Islamistes en Algérie étaient sur le point de remporter les élections législatives en 1991, mais l'armée a décidé d'annuler le processus électoral, plongeant le pays dans une décennie de violence, où 150.000 personnes avaient été tuées.  french.news

 

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Paris estime que le scrutin législatif s'est déroulé dans un "climat globalement apaisé"


Le ministère français des Affaires étrangères a estimé samedi que le scrutin législatif algérien s'est déroulé dans "un climat globalement apaisé".

Selon une déclaration du porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, la France forme le voeu que ces élections concourent à la consolidation et à l'approfondissement du processus de réformes annoncé par le Président Bouteflika et attendu par la grande majorité des Algériens.

"Dans l'esprit de l'amitié et des liens humains exceptionnels entre nos deux pays, la France souhaite que cette nouvelle législature soit l'occasion de développer plus encore nos relations bilatérales et de coopération dans tous les domaines", a indiqué M. Valero.

"Nous notons également que le choix des électeurs va permettre une représentation très sensiblement accrue des femmes au sein de la nouvelle assemblée", a-t-il ajouté.

Le scrutin législatif algérien a pris fin jeudi et le Front de libération nationale (FLN, au pouvoir) est sorti vainqueur en remportant 220 sièges sur les 462 que comptera la future Assemblée populaire nationale. 
maghrebemergent

 

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La Tunisie félicite la réussite des législatives algériennes

 

La Tunisie se félicite du climat de calme qui a prévalu lors des élections législatives en Algérie, a annoncé samedi la présidence de la République tunisienne.

Le bon déroulement des élections législatives algériennes, organisées jeudi en Algérie, vient "démentir les prévisions pessimistes", indique un communiqué de la présidence tunisienne.

"La Tunisie félicite le peuple algérien frère et sa direction à l'occasion du succès des législatives", ajoute le communiqué affirmant que la Tunisie "est profondément convaincue que le nouveau Conseil de l'Algérie œuvrera à renforcer le rapprochement entre les deux peuples au service des intérêts communs". french.cri

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 03:41

Ennahdha: après le jackpot, le braquage!

 

Alors que les ex-prisonniers politiques de gauche refusent toute indemnisation, ceux d’Ennahdha vont faire de leurs indemnités, déjà programmées, un butin de guerre pour financer la prochaine campagne électorale.

 

L’équipe «anglo»-tunisienne (Rached Ghannouchi-Hamadi Jebali) a réalisé le jackpot (gouvernement, postes ministériels, députés...) avec une mise minimum: bureaux un peu partout dans le pays, actions sociales, meetings... et bingo! Une partie du pauvre peuple s’est alignée comme les 3 cerises d’une machine à sous. Et les voilà installés pour un an, plus auto-bonus de quelques mois.

Maintenant ils visent le gros lot: les prochaines élections. Là ce n’est plus la machine à sous qui ne nécessitait qu’un petit pot de pièces comme capital. Là c’est la grande table, le tapis vert et la roulette. Pour gagner gros, il faut miser gros.

Bien sûr, le Qatar et autres prêteurs à gages pourraient participer à l’opération, seulement il faut justifier l’origine des fonds. Solution: l’apport des membres du parti.

Les fous étant des simples d’esprit, eh bien, ils ont eu une idée simple: les prisonniers politiques doivent être indemnisés! Montant annoncé par les Nahdhaouis: 750 millions de dinars. Ce montant a été fixé en fonction de deux données :

1- le nombre de taulards politique nahdhaouis;

2- le budget nécessaire pour gagner les prochaine élections: subventions mariage, Ramadan (restos gratuits, circoncisions gratuites, offre de «ftour» et «shour» de la dernière semaine dans les mosquées), «fetra» et cadeaux l’aïd, meetings (transport, sandwich, location de salles, groupes de musiques...), publicité, prospectus et brochures, milices à payer, etc.

La gauche a refusé cette indemnisation; Ennahdha s’en fout royalement vu que le parti islamiste a tablé sur la partie des 750 millions de dinars qui lui revient, et va même en tirer profit en annonçant la réduction du montant global.

Il faut tout faire pour empêcher ce braquage!

Ce qui me rassure: on ne sort jamais gagnant d’un casino.

Par Mokhtar Larbi, kapitalis

 

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Le Cheikh Rached Ghannouchi, qu’Allah soit satisfait de lui !

 

Plusieurs personnes venues célébrer la reprise de l’enseignement religieux à la mosquée de la Zitouna, ce samedi 12 mai, ont quitté les lieux en protestation contre la manière dont a présenté l’Imam de la mosquée de la Zitouna, le leader du Mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, rapporte Radio Shems FM.

En effet, l’imam a fait l’éloge du « combat courageux » de Rached Ghannouchi en disant » Je donne la parole au fils de la Tunisie qui a souffert en prison pour son pays et qui nous a honoré par sa présence, Cheikh Rached Ghannouchi  ( رضي الله تعالى عنه ) qu’Allah soit satisfait de lui »!

Lorsqu’il s’était rendu compte de l’énormité de ce qu’il avait dit, l’Imam s’est justifié en précisant qu’il n’avait pas présenté Rached Ghannouchi en tant que personnalité politique mais sur la base d’une personne éminente, un homme qui a été persécuté comme l’avait été Ibn Abi Rabia et Amr Iben Yasser.  tunisienumerique 

 

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Tout Kasserine conteste une nomination d’un cadre régional d’Ennahdha

 

La nomination du Secrétaire général du bureau régional d’Ennahdha à Kasserine, Mohsen Bthouri, à la tête du pôle industriel et technologique de la région a provoqué un tollé général. 

Dès que l’information a été rendue publique, une pétition a circulé parmi les composantes de la société civile et politique de la région pour la contester. On peut y lire que Kasserine ‘conteste le caractère partisan de cet acte qui rappelle les pratiques du RCD dissous’ et attire l’attention de l’administration sur le fait que ‘cette nomination vient au moment où la région s’attendait à des mesures à l’encontre des symboles du régime déchu’.

La contestation est d’autant plus grande que l’ex-PDG du pôle industriel et technologique, Abdelkader Labbaoui, est un cadre compétent qui a été certes nommé à ce poste il y a moins d’une année mais qui est parvenu à obtenir la sympathie de la population. 
Pour preuve de cette sympathie, la pétition porte déjà les signatures de trois membres représentant la région dans l’Assemblée nationale constituante, du secrétaire général de l’Union régionale du travail (UGTT), du président de l’UTICA régionale, ainsi que celles de dizaines d’associations et d’entreprises.
‘Au-delà de la personne de M. Labbaoui, en elle même, une pareille nomination traduit un signal partisan auquel la région de Kasserine ne veut pas adhérer’, a souligné Samir Rabhi, ex-porte-parole de l’Instance supérieure de réalisation des objectifs de la révolution.

Il a rappelé que ‘la région est déjà sous haute tension en raison du chômage et ce ne sont pas de pareils actes qui apaisent le climat social’.    Mounir Ben Mahmoud; 
businessnews


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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 03:18
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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 06:43

Débat entre les deux candidats (durée 3h48)


 

 

 

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Débat historique entre deux présidentiables


L’Egypte vient de vivre un débat historique entre deux hommes, Amr Moussa et Abdel Moneim Abol Fotouh, sélectionnés parmi cinq candidats. Du fait de leur classement dans les sondages, pour les élections présidentielles de juin prochain, deux canaux de télévision privée ont initié cette rencontre. Le pays des pharaons avance en démocratie, sous la grande pression des islamistes dont nombreux commencent à renier leur barbarie ! L’opposant de l’ancien secrétaire de la ligue arabe, se dit ne plus être membre de la secte des "Frères Musulmans".


Il y a 15 mois, l’occupation de place Tahrir a provoqué la chute du régime Moubarak.La rue depuis les émeutes, a fait pression pour que les changements s’accélèrent. Et le pays s’apprête à vivre sa première élection présidentielle libre, dont le premier tour se tiendra le 23 mai et 24. Ce vote est une étape cruciale de la transition démocratique dans ce pays et qui a incidence sur le reste des pays ayant connus des revendications démocratiques similaires en 2011.

 

En janvier des législatives, la première élection, depuis la chute du président Hosni Moubarak, ont donné une victoire écrasante aux islamistes égyptiens. Lors du scrutin qui s’est tenu en plusieurs phases depuis le 28 novembre, le parti de la liberté et de la justice (PLJ) des Frères musulmans, a remporté plus de deux tiers des sièges de députés. Près de la moitié, il a obtenu 235 sièges sur les 498 en lice, soit 47% environ.

 

Toute l’Egypte et un grand nombre d’auditeurs du monde arabe ont suivi ce débat, qui a duré un peu plus de quatre heures. Avec 80 millions d’habitants et un poids non-négligeable dans la région du Proche-Orient, cette rencontre suscite beaucoup d’intéressements. Puisque nombreux sujets, se rapportant à ce qui est le Printemps Arabe, seront déterminant, des tournures que prendra l’avenir dans toute la région.

Les deux leaders ayant émergé comme principaux prétendants pour remplacer le président déchu. Les autres prétendants sont Mohamed Mursi, candidat officiel des Frères musulmans, Ahmed Shafiq, Moubarak dernier premier ministre, et Hamdeen Sabahy, un politicien de gauche. Ils restent en bas des intentions de vote, loin derrière les deux les plus en vue. Les deux candidats se sont beaucoup attaqués sur leur passé et des affaires personnels. Mais le duel a porté la vraie image de ce qu’est l’imagel’Egypte en poste révolution.

L’ancien membre des Frères musulmans, Abol Fotouh qui dit avoir quitté le groupuscule sectaire, dépeint Moussa en tant que membre du gouvernement Moubarak ayant corrompu l’Egypte. Disant : « Il ya une règle qui dit que celui qui a créé le problème ne peut pas le résoudre » . Il a cherché la construction d’un ensemble politique englobant islamistes (modérés et durs), les centristes et quelques libéraux réformateurs.


 

En face de lui, l’ancien diplomate qui a été autrefois ministre des Affaires étrangères de Moubarak, a dirigé la ligue arabe depuis 2001. Où à l’époque de l’insurrection qui a chassé le régime. Amr Moussa s’adressa aux électeurs qui croient que l’Egypte et qui s’inquiètent de la poussée de l’influence islamiste, que le pays a besoin de quelqu’un qui a de l’expérience.

Le débat a porté sur les sujets de société et institutionnels que connait l’Egypte. La fiscalité, la réforme de la police, l’éducation, le système de santé et d’économie ont été soulevés. Le rôle de l’armée a mis en accord les deux candidats qui ont déclaré que les militaires devaient rester en dehors de la politique. A propos de la charia islamique Abol Fetouh préconise son application avec souplesse, mais Amr Moussa a averti que son opposant avait toujours dit autre chose que ce qu’il vient de déclarer.

En matière de politique étrangère, les deux se sont engagés à réexaminer le traité de paix de l’Egypte signé en 1979 avec Israël. Abol Fotouh n’a hésité de décrire l’Etat hébreu comme un pays ennemi et un adversaire. argotheme

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 05:54

Occupons quebec


12M : CHANGEMENT GLOBAL

 

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 Le 12 Mai journée d’action mondiale pour la démocratie réelle

 

Le 12 Mai prochain est le prochain rendez-vous mondial des Indignés partout dans le monde.

A l'image du 15 Octobre dernier, des millions de personnes qui désirent de « réelles démocraties » vont manifester, se rassembler et discuter dans des centaines de villes dans le monde.

La date du 12 Mai a été choisie lors d'une assemblée virtuelle à laquelle participaient des démocrates du monde entier. Le 12 Mai est un Samedi et cela fera déjà 1 an que le mouvement mondial des Indignés permet à des milliers de personnes de protester et d'agir pour la justice et la liberté, pour la « réelle démocratie ».

Des protestations sont déjà prévues dans plus de 40 pays, en Espagne, où le mouvement est le plus implanté, ainsi qu'en Grèce, en Israël, en Angleterre, au Brésil, au Japon, en Australie ou encore au Kazakhstan. En Espagne un bras de fer est engagé entre le mouvement 15M (les Indignés), crédités du soutien de la population, et le gouvernement. En effet le gouvernement refuse que les Indignados établissent des campements à partir du 12 Mai, comme cela avait été le cas l'été dernier. A Barcelone les Indignados prévoient donc un campement temporaire de 3 jours, sur la Plaza Cataluña.

Une carte a été mise en place pour recencer les différents rassemblements, on en compte déjà près de 200, alors que beaucoup ne sont pas encore reportés.http://map.squaresdatabase.org/

Il existe plusieurs dizaines de vidéos présentant l'événement (dont certaines vues déjà plus de 100 000 fois). Celles-ci sont souvent sous-titrées et traduites dans plusieurs langages.

http://madrid.tomalaplaza.net/2012/04/11/camino-a-mayo-2012-videos/

Il existe aussi une multitude d'affiches et d'images promouvant l'évènement, provenant des différents collectifs locaux d'Indignés.

L'information circule sur internet et dans les réseaux sociaux, dans lesquels le mouvement est bien implanté, avec plusieurs pages facebook qui dépassent les 100 000 fans.

Le collectif Anonymous soutient cette mobilisation et aide à l'organisation et à la diffusion. http://www.youtube.com/watch?v=bOk-ARMbsyg

En France des rassemblements sont organisés dans une vingtaine de villes, dont Marseille, Lyon, Lille, Reims, Perpignan, Toulouse (informations dans la description de l'évènement national)...

Les militants de la démocratie espèrent rassembler des centaines voire des milliers de personnes. Avec la fin de la campagne électorale et l'austérité qui s'annonce, il est possible que le mouvement devienne une force majeure dans le pays. Voici l'évènement facebook National : https://www.facebook.com/events/351582701549430/ ; agoravox.fr/

 

 

 

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Preview of Tomorrow's #12M Global Day of Action

 

 

They bombard us with numbers, and sometimes they almost make us forget that across from the numbers, thousands of lives are hidden. OUR LIVES. Lets show them we are much more than that! 12th of May: Occupy the streets in every city of the world.

Tomorrow is a Global Day of Action called by the indignad@s, Occupy, and allied social movements around the world. In 2011 we showed another world was possible. Our struggle continues in 2012; together we will rally against corruption, human rights violations, censorship, police brutality and corporate greed. May 12th, 2012 — everywhere. Join us.

Mass demonstrations are planned in Barcelona, Valencia, and over 60 other cities across Spain. InMadrid, the movement will return to Puerta del Sol. From the 12th to 15th of May, protesters will take the square for assemblies, performances, workshops, and discussions on the the alternatives they’ve worked on for the past year. Assemblies and actions are planned to address education, migration, the housing crisis, the economy, the environment, unemployment, civil disobedience, feminism, youth, pensioners, and more. Protesters are also planning to protest at banks responsible for the Spanish and global financial crises. The Spanish government, which recently began a severe crackdown on protest movements, has said they will only allow protests for 10 hours per day.

Occupiers in London will return to St. Pauls Cathedral across from the London Stock Exchange. Demonstrations are also planned in Ireland, Chile, Portugal, Brazil, Germany, Cuba, Greece, Indonesia, Israel, France, and hundreds of cities in countries across the world.

Tomorrow in the U.S., solidarity actions are planned in Portland, St. Louis, and many other cities.Occupy Los Angeles will be hosting a 12M anti-capitalist General Assembly. In Boston, the People of Color Group of Occupy Boston will host a ceremony to preserve the last standing grove of Silver Maple trees that are slated to be cut down for “redevelopment” as luxury apartments for the 1%. Occupy Denver will be protesting and occupying the Downtown Denver Partnership, a business organization behind a law that attacks Occupy and would criminalize the survival act of sleeping by homeless people. Occupy Chicago, labor unions, community groups, anti-war and international solidarity groups and faith based activists will host a Peoples Assembly on Alternatives to War and Poverty to begin a week of actions that will culminate in protests against NATO.

In Brooklyn, as part of a citywide week of action against budget cuts and austerity, Occupy Bushwick, Healthcare for the 99%, and others will fight to save Wycoff Hospital. Occupiers, unions, immigrant rights groups, students, anti-war activists, environmentalists, and others from across Texas and the country will also gather near Dallas to protest the Trans-Pacific Partnership

-- a massive, new international trade and investment pact currently being negotiated behind closed doors between the United States and countries throughout the Pacific Rim and pushed by Wall Street banks and other corporate interests.

Occupywallst

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Un an après, les Indignés reprennent la rue

 

Tzvetan Todorov estime que le moment est venu d'entendre et de mettre en oeuvre l'appel "Démocratie maintenant!" et réclame un "printemps européen"

Des Indignés repartent à l'assaut ce samedi 12 mai.

Des Indignés repartent à l'assaut ce samedi 12 mai. Photo: EFE

 

Les Indignés vont reprendre la rue ce week-end à l'occasion du 1er anniversaire de leur mouvement de protestation pour faire entendre leur voix contre une société bloquée qui ne leur donne pas leur place et pas d'avenir, et contre une certaine classe politique.

 

A l'image du 15 Octobre dernier, des centaines de milliers de personnes qui désirent de "réelles démocraties" et "un changement global" vont manifester, se rassembler et discuter dans des centaines de villes dans le monde.

 

Que les mouvements des indignés crient dans les rues "démocratie maintenant!" plutôt que "vive la révolution!" est une nouveauté sur le continent européen, selon le philosopheTzvetan Todorov. "Ils crient leur mal de vivre, leur incompréhension et refus d'un monde qui semble obnubilé par ses propres règles et habitudes, un monde déshumanisé."

 

Examinant dans son dernier ouvrage, "Les ennemis intimes de la démocratie", le moment où les effets pervers de la démocratie en viennent à menacer son existence, Tzvetan Todorov estime que le moment est venu d'entendre et de mettre en oeuvre cet appel actuel: "Démocratie maintenant!" et réclame un "printemps européen".

 

"Si seulement l'Europe parvenait à se saisir de la chance qui se présente devant elle de refonder la démocratie, elle contribuerait à parfaire un modèle qui permettrait de sortir de la stérile opposition entre société patriarcale répressive et société ultralibérale déshumanisée, modèle que suivraient volontiers d'autres pays, dans d'autres parties du monde," estime-t-il.


 

 

 

Des manifestations pour dénoncer la crise, la corruption et la main mise de la finance sont convoquées ce samedi 12 mai dans de nombreuses villes d'Espagne et du Pays Basque (Bilbao, Donostia, Pampelune, Vitoria-Gasteiz, Irun,...), mais aussi ailleurs en Europe, aux Etats-Unis et en Amérique latine.

 

À Madrid, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy a interdit de camper sur la Puerta del Sol, "lieu de naissance" du mouvement, et y autorise seulement des rassemblements temporaires du 12 au 15 mai.

La réforme du travail, les lourdes coupes dans les secteurs de la santé (7 milliards d'euros par an) et de l'éducation (3 milliards par an), un taux de chômage touchant un actif sur quatre (24,4%),... autant de facteurs qui pourraient faire du 1er anniversaire du mouvement un gros succès ou au moins le relancer. La vague de mécontentement social ne cesse d'enfler depuis l'arrivée du nouveau gouvernement et la succession des mesures d'austérité.

 

À Francfort, capitale financière de l'Allemagne et ville de la monnaie unique européenne, des militants anticapitalistes campent depuis sept mois au pied de la Banque centrale européenne (BCE), affichant une fierté d'anciens combattants et l'espoir de voir leur mouvement refleurir avec le printemps.

"En Europe, nous sommes le seul camp important installé depuis aussi longtemps", relève Thomas, l'un des porte-parole désignés du groupe Occupy Frankfurt. Ils n'ont pour l'instant pas l'intention de partir, bien que la pression monte avec l'interdiction de plusieurs manifestations contre les banques et l'austérité, prévues du 16 au 19 mai.

 

Le 19 mai, une grande manifestation européenne est prévue à Francfort, à l’initiative des mouvements sociaux allemands et avec des participants venus de toute l’Europe, pour protester contre l’austérité imposée par la Troïka. Il s’agit d’une mobilisation majeure par sa dimension européenne et symbolique, à un moment où l’Europe justifie toutes les régressions et où la BCE préfère sauver les banques plutôt que les peuples européens.  eitb

 

 

 

 

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International ‘Global Spring’ Assembly releases manifesto in preparation for mass world-wide protests this weekend

 

News from the International Assembly below; Checkout Occupy London’s upcoming actions for 12 May and 15 May here. See you on the streets!

International ‘Global Spring’ Assembly releases manifesto in preparation for mass world-wide protests this weekend

As hundreds of thousands of people around the world prepare to take to the streets this weekend as part of a global call for change, the International ‘Global Spring’ Assembly – an international and inter-movement assembly formed of supporters of Occupy, Take the Square and Latin American, African, Asian and Middle Eastern social movements – has released its first statement describing concrete suggestions for a ‘global change’. [1] [2] [3]  

La suite Occupylsx

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 05:47
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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 04:46

 Sept blessés de la Révolution se cousent la bouche

 

 

Sept blessés de la Révolution Tunisienne ont décidé de se coudre la bouche en signe de protestation, ce vendredi 11 mai, devant l’Assemblée Constituante, en réaction au silence, et les lenteurs des autorités à traiter leurs dossiers. Ils ont déjà entamé une grève de la faim le 8 mai. Des images choquantes, d’une réalité révoltante. Et il ne s'agit pas d'une première.

En avril dernier, un jeune s’était déjà cousu les lèvres, devant le ministère des Droits de l’Homme, en se traînant sur ses béquilles, il s’est résolu à coudre sa bouche.

Curieusement, le parti au pouvoir, préfère négocier les indemnisations à verser aux ex-prisonniers de Ben Ali. A noter que le ministère de la Santé public a fait état d’un millier de dossiers falsifiés. Des accusations auxquelles Meriem Mnaouar, présidente du parti Tunisien a répondu, en faisant porter la responsabilité à certains individus corrompus dans l’administration. En attendant, face au silence assourdissant, les blessés, ces délaissés de la Révolution Tunisienne, déjà meurtris, dans leurs chairs, en sont arrivés à se coudre les lèvres. mag14

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Âmes sensibles s'abstenir 

 

 

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La Tunisie autorise un nouveau parti islamiste qui prône la charia

 

Les autorités tunisiennes ont donné leur aval à la légalisation d'un nouveau parti, le Front de la réforme, qui prône l'application de la loi islamique, a annoncé vendredi son fondateur, Mohamed Khouja.

L'autorisation a été accordée par le gouvernement dirigé par Hamadi Jebali, issu du parti islamiste modéré Ennahda au pouvoir, a-t-il précisé.

C'est le deuxième parti islamiste après Ennahda à entrer sur la scène politique tunisienne, qui compte quelque 120 formations, dont la quasi-totalité ont été légalisées après la chute du régime de l'ancien président Ben Ali, en janvier 2011.

«Notre stratégie vise à instaurer un État civil islamique basé sur la charia, qui respecte les convictions religieuses des minorités et qui soit l'émanation d'une demande de la société, et non pas imposé», a expliqué M. Khouja, un médecin âgé de 62 ans, dans un entretien téléphonique à l'Associated Press.

Selon lui, «il n'y a pas d'État religieux en islam, mais plutôt un État civil». Il a admis l'orientation salafiste «positive et pacifique» de sa formation, en affirmant vouloir se démarquer de «l'acception colportée par les médias qui assimilent le salafisme à la violence et au radicalisme pour faire peur aux gens».

Il a attribué les actes violents attribués à des salafistes à «des comportements individuels».

Dans son programme, le Front de la réforme entend oeuvrer à la mise en place d'un État qui applique la loi islamique dans tous les domaines de la vie politique, sociale et économique.

Le Front de la réforme se dit favorable à «l'alternance du pouvoir en recourant aux urnes». Il vise à «l'établissement d'une société où prévaut l'entraide, l'équité et la paix sociale, et à la prémunir contre toutes les formes de dérives intellectuelles et morales» en luttant contre la corruption et le despotisme.

En ce qui concerne le statut de la femme, le parti propose de renforcer sa place et son rôle dans l'éducation des jeunes et au foyer, ainsi que ses droits dans les domaines politique et économique, «conformément aux recommandations de la charia». 
985fm

 

 

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Le ministre de l'Intérieur jette la balle ``de la légalisation de ce parti salafiste`` dans le camp de son frère le  Premier  ministre, Hammadi Jebali

 

par  le Ministère de l'Intérieur - Tunisie, vendredi 11 mai 2012, 03:36

ضيح حول اختصاص النظر في مطالب تكوين الأحزاب السياسية 

توضّح وزارة الداخلية أنّ اختصاص النظر في مطالب تكوين الأحزاب السياسية قد تمّت إحالته إلى مصالح رئاسة الحكومة منذ صدور المرسوم عدد 87 لسنة 2011 المؤرخ في 24 سبتمبر 2011 المتعلق بتنظيم الأحزاب السياسية.·

facebook


 

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Ben Jaâfar donne le tempo pour l’achèvement de la nouvelle constitution

 

 

Le président de l’Assemblée nationale constituante (Anc), Mustapha Ben Jaâfar, est enfin sorti de sa réserve, jeudi, pour annoncer que «la nouvelle Constitution sera fin prête au plus tard le 23 octobre 2012».

 

Cependant, au rythme où vont les travaux de l’Anc, on peut trouver ce délai de 5 mois comme très optimiste, et en tout cas limite, d’autant que la rédaction de la constitution pourrait achopper à certains débats très tranchés (entre le groupe d’Ennahdha et les groupes démocrates et modernistes) et que la constituante est souvent sollicitée pour intervenir sur des questions législatives importantes à la bonne marche de la période transitoire.

Quoi qu’il en soit, M. Ben Jaâfar, qui intervenait à l’occasion de l’adoption de la loi de finances complémentaire au titre de l’année 2012, a indiqué qu’«il y a plusieurs questions qui ne tolèrent aucun retard». Il s’agit, a-t-il dit, de la création d’une Instance provisoire de la magistrature, d’une Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) et d’une Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle (Haica), qui a fait l’objet d’un décret-loi n° 116, adopté par l’ex-gouvernement Caïd Essebsi et publié sur le Journal officiel, le 2 novembre dernier, mais le gouvernement Hamadi Jebali semble hésiter encore à mettre en application, pour de bien mystérieuses raisons.

Il est, également, question, a ajouté M. Ben Jaâfar, de réaliser la justice transitionnelle, d’élaborer une nouvelle loi des partis et de mettre en place un collectif judiciaire chargé de l’examen des affaires de corruption.

Les projets de loi organisant ces instances, a-t-il indiqué, seront soumis à l’Anc d’ici la fin juin.

Par ailleurs, M. Ben Jaâfar a précisé que «le code électoral ne peut être examiné qu’après l’adoption de la nouvelle constitution», laquelle doit décider du nouveau système politique à mettre en place.  kapitalis


 

 
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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 03:28

Législatives 2012 : le FLN remporte 220 sièges

 

Le parti du Front de libération nationale (FLN) a  frôlé la majorité absolue à l'Assemblée populaire nationale (APN) en obtenant  220 sièges sur les 462 à pourvoir aux élections législatives du 10 mai 2012.

Selon les résultats préliminaires annoncés vendredi par le ministre  de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia, le FLN arrive  en tête avec 220 sièges, loin devant le Rassemblement national démocratique  (RND) avec 68 sièges, alors que l'Alliance de l'Algérie verte vient en troisième  position en obtenant 48 sièges.         

Le Front des Forces socialistes (FFS) a décroché 21 sièges, talonné  par le Parti des Travailleurs (20 sièges). Petite surprise pour ces élections avec l'émergence des Indépendants  qui ont obtenu 19 sièges pour la prochaine APN.         

Le Front national algérien (FNA) de Moussa Touati et le parti de la  Justice et le développement (PJD) d'Abdellah Djaballah ont remporté respectivement  9 et 7 sièges.         

Le Mouvement populaire algérien, présidé par Amara Benyounes, a, quant  à lui, obtenu 6 sièges, suivi d'El-Fadj El-Djadid de Tahar Benbaibeche (5 sièges),  le Front du changement (4 sièges), le parti national pour la solidarité et le  développement (PNSD) et le Rassemblement algérien avec 4 sièges chacun.         

Le Front national pour la justice sociale, Ahd 54, l'Union des Forces  démocratiques et sociales (UFDS) et l'Alliance nationale démocratique (ANR)  ont décroché 3 sièges chacun.         

Ils sont suivis du Front El-Moustakbal, le Mouvement national de l'Espérance  (MNE), le Rassemblement national républicain (RNR), le Mouvement des citoyens  libres (MCL), le Parti Ennour algérien, avec 2 sièges chacun.         

Le parti El-Karama, le parti du Renouveau algérien (PRA), le Mouvement  El-Infitah, le Front national des indépendants pour la concorde et le Front  national démocratique ont obtenu, quant à eux, 1 siège chacun. elwatan

 

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 Elections législatives: 145 femmes dans le futur parlement

 


Les femmes ont remporté 145 sièges dans la future Assemblée populaire nationale (APN), soit 31,38% des 462 sièges à pourvoir, selon les résultats préliminaires annoncés vendredi par le ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, Daho Ould Kablia.

Les candidates du parti du Front de libération nationale (FLN) se sont adjugées la meilleure part avec 68 sièges sur les 220 remportés par le parti qui frôle ainsi la majorité absolue aux élections de jeudi.

Les candidates du Rassemblement national démocratique (RND) arrivent en deuxième position en obtenant 23 sièges.

Les élues de l’Alliance de l’Algérie verte (AAV), qui comprend les Mouvements de la société pour la paix (MSP), El-Islah et Ennahda, arrivent en troisième position avec 18 sièges.

Les représentantes du Parti des travailleurs se classent en quatrième position avec 10 sièges sur les 20 décrochés par leur formation. Aux législatives de 2007, les femmes avaient remporté 31 sièges sur les 389 sièges de l’APN. 
maghrebemergent

 

 

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 Des élections et des questions


Algérie: des élections et des questions

Au terme des législatives du 10 mai en Algérie, le FLN, l'ex-parti unique, reste le premier parti d'Algérie et conforte même son avance puisqu'il obtient 220 des 462 sièges. REUTERS/Louafi Larbi

 

Un taux de participation étonnant, des islamo-conservateurs déçus de ne pas être en seconde position... Tentative de décryptage du résultats des élections législatives en Algérie

 

On prend les même et on recommence... La composition de l'Assemblée algérienne issue des élections du 10 mai ne sera pas très différente de la précédente. Le FLN, l'ex-parti unique, reste le premier parti d'Algérie et conforte même son avance puisqu'il obtient 220 des 462 sièges. L'autre grand parti de la majorité présidentielle, le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia reste en deuxième position avec 68 sièges, suivi des islamistes de l'Algérie verte, une coalition de partis proches du mouvement des Frères Musulmans, emmenée par le Mouvement de la société pour la paix (MSP). A noter que le Front des forces socialistes (FFS) qui avait boycotté, depuis une dizaine d'années, les scrutins réussit une percée attendue en Kabylie, tant dans la willaya de Tizi Ouzou qu'en

 

Petite Kabylie. Enfin, toujours selon les chiffres officiels la participation aurait été de 43%, un taux supérieur à celui de 2007 qui était officiellement d'un peu plus de 35%. 

  

Encore une fois un scrutin en trompe-l’œil

 

Reste à comprendre la signification d'un scrutin qui, comme toujours en Algérie, relevait en grande partie du trompe-l'oeil. Difficile de croire au taux de participation annoncé quand on sait l'ampleur de la désaffection pour la chose publique dans ce pays! Seuls votent en général les adhérents des partis et les clients du pouvoir, c'est à dire les fonctionnaires, les militaires et ceux qui ont un intérêt à être bien vus du système.

 

On se déplace, il est vrai, davantage dans les zones rurales, où bien des électeurs craignent, s'ils n'ont pas le précieux tampon sur leur carte, d'éprouver ensuite des difficultés avec l'administration. La faible affluence relevée dans les bureaux des grandes villes peut donc tromper l'analyste. Mais, même en tenant compte de ce correctif, le chiffre officiel de la participation paraît assez irréel. Est-ce parce qu'il s'agit d'un pourcentage de votants et que beaucoup d'Algériens, jeunes surtout, ne sont tout simplement pas inscrits sur les listes?

 

A-t-il été gonflé volontairement comme l'affirment les partis qui appelaient au boycott? En 2007 alors que le chiffre officiel était un peu supérieur à 35%, la participation réelle était estimée, selon de bonnes sources à l'intérieur même du système, à 20% environ.

 

 Les résultats annoncés dans certaines wilayas ne traduisent pas la réalité 

 

Le résultat, maintenant. En Algérie, le dosage entre les différents courants cooptés pour participer au jeu politique est le principal enjeu d'un scrutin législatif. Les islamo-conservateurs de la coalition Algérie verte, qui font partie, comme le FLN et le RND, de la "majorité présidentielle" espéraient passer devant le RND, cela n'est pas le cas. Leurs dirigeants, qui affirmaient, aux alentours de 5 heures du matin, être, selon leur propre décompte, en seconde position, accusent. "Les résultats annoncés dans certaines wilayas ne traduisent pas la réalité. Des laboratoires qui travaillent au niveau central ont manipulé les résultats" affirme ainsi dans une interview au quotidien El Watan, Abderrazak Mokri, l'un des dirigeants de cette coalition, considéré comme l'une des personnalités montantes de la scène politique algérienne. 

 

Assurer la survie du système en organisant une alternance contrôlée?

 

La popularité dans le "pays réel" de ces islamistes qui ont choisi d'être à l'intérieur du système, est plutôt faible. Elle n'a en tous cas rien à voir avec celle dont bénéficie par exemple en Tunisie le parti Ennahdha. Certains analystes n'en estiment pas moins que ces partis islamo-conservateurs pourraient à terme permettre au système algérien d'assurer sa survie en organisant une alternance contrôlée qui mettrait le pays au diapason de ses voisins. Cette hypothèse aurait été confortée si la coalition Algérie verte avait obtenu la seconde place, devant les "modernistes" du RND. Mais à Alger, certains n'en veulent à aucun prix...  

 

De deux choses l'une: s'il n'y a pas eu fraude, c'est que ces partis se sont avérés trop faibles à l'épreuve des urnes. S'il y a eu manipulation, c'est qu'il a été décidé, en haut lieu, que le RND devait garder sa seconde place. Cela ne saurait être exclu. Pour beaucoup d'observateurs, il paraît en effet difficile que le système puisse au stade actuel, se permettre une construction autre que celle qui prévaut actuellement, dans laquelle les rôles principaux sont attribués au FLN et au RND, avec quelques islamistes légaux tolérés à la marge. Il s'est aussi longtemps dit que les services, puissants faiseurs de roi, souhaitaient voir l'actuel Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui est aussi le chef du RND, succéder à Abdelaziz Bouteflika. Or rien n'indique qu'ils aient changé d'avis. 

 

L'élection présidentielle, fixée en principe en 2014, sera en tous cas la prochaine échéance politique importante. lexpress

 

 

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Le FLN mieux que Ennahda (Tunisie) et PJD (Maroc) devant un public clairsemé


Belkhadem FLN

 

Belkhadem tire le ticket gagnant.

 

L’assemblée nationale algérienne  a gagné 15,8% de sièges en plus. Le FLN en a profité pour se «renforcer » avec 18,18% de députés de plus et se consolider comme la 1ere force parlementaire du Magheb. Il est vrai sur la seconde plus faible participation populaire aux législatives depuis qu’elles sont pluralistes en Algérie. 26 partis différents, plus les indépendants, ont au moins un élu. Un niveau d’éclatement de la représentation jamais égalé. En dehors du FLN, presque une cohorte de perdants… 


Le parti du Front de libération nationale (FLN) avait obtenu la majorité absolue à l’APN au terme de l’élection de mai 2002. A douze sièges près, l’Algérie revenait en ce 12 mai 2012 à cette situation. Avec 220 sièges remportés sur 462, le vieux parti nationaliste, a « symboliquement » raflé les 71 sièges additionnels et plus dans la nouvelle assemblée avec une progression de 84 élus supplémentaires.

 

Abderrezak Mokri de l’Alliance pour l’Algérie verte (islamiste modéré) dénonce ce résultat et évoque la fraude. Il reste que les algériens ne s’étant pas remis à voter, - plus d’un million de bulletins blancs en plus des 57% d’abstentionnistes - le risque statistique d’un chamboulement de la représentation politique était mineure.  

 

Le FLN ferait donc mieux qu’en 2007, mais moins bien qu’en 2002. Il est la première force parlementaire au Maghreb par l’ampleur de sa victoire – 47,6% des sièges contre 27,08% pour le PJD marocain et 41,01% pour Ennahda tunisienne.

 

Le RND a réussit, avec 68 sièges,  à préserver sa position de seconde force de l’alliance présidentielle menacée, sur fond de mimétisme maghrébin, par la « vague verte » de l’Alliance islamiste construite autour du MSP de Abou Djerra Soltani. Le parti du premier ministre sortant, Ahmed Ouyahia, se situe avec 14,7% des sièges sensiblement au même niveau qu’en 2007.

 

Ce qui n’est pas, paradoxalement, le cas des trois partis MSP, Ennahada et Islah, qui obtiennent, coalisés dans l’Alliance, moins que chacun séparément : 60 sièges en 2007 contre 48 sièges en 2012. Le tassement de la représentation islamiste à l’assemblée nationale n’est pas le fait seulement de ceux qui ont participé au gouvernement depuis 15 ans.

 

Le vote contestataire fragmenté entre boycotteurs et participants

 

Le PJD de l’opposant islamiste Abdallah Djaballah n’obtient que 07 sièges.  Presque autant que le MPA (06 sièges) du moderniste Amara Benyounès qui espérait sans doute tirer meilleur parti de l’absence du RCD qui chasse traditionnellement sur le même corps électoral des classes moyennes hostiles à l’islamisme politique.

 

Le Front des Forces socialistes (FFS) ne peut pas se prévaloir lui non plus d’une bonne performance avec 21 sièges obtenus essentiellement sur les wilayas du centre.

 

Si l’abstention importante a profité au vote loyaliste, le vote contestataire s’est clairement fragmenté entre boycotteurs et participants, y compris dans la mouvance large du parti de Hocine Ait Ahmed, comme le montre la prise de position publique de deux anciens premiers secrétaires du FFS – Mustapha Bouhadef et Djamel Zenati - contre la participation aux élections du 10 mai décidée par le parti.

 

Le  Parti des Travailleurs a perdu 07 sièges comparativement à 2007  - 26 contre 20 en 2012. Le parti de Louiza Hanoune peut toujours se satisfaire d’avoir contribué à mobiliser sur le thème souverainiste de la défense de « l’Algérie assaillie », ce qui a, semble-t-il, plus nettement profité au FLN, comme cela avait profité précédemment au président Bouteflika lors de l’élection présidentielle de 2009.

 

Le Front national algérien (FNA) de Moussa Touati ne confirme pas sa percée aux élections locales de novembre 2007 et rentre dans le rang avec 09 députés élus, il en avait 13 lors de la précédente législature. 26 partis politiques différents ont au moins un élu à l’assemblée nationale. Un niveau d’éclatement qui facilite la domination du jeu parlementaire par la majorité autour du FLN.

 

Les dissidents des grands partis politiques n’ont pas pu, à l’exemple de Menasra ex MSP, rivaliser avec les machines électorales aguerries de leur ancienne structure militante. Comme dans le même temps la naissance d’une alliance électorale inédite, l’Alliance pour l’Algérie verte, n’a pas connu une meilleure fortune devant les urnes, la classe politique algérienne sort très désorientée de ce vote.

 

Sans avoir de quoi pavoiser, ceux qui ont choisi de ne pas contribuer à faire  croire aux réformes du président Bouteflika paraissent finalement, au soir de ces résultats, les moins malheureux de leurs choix. maghrebemergent

 

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 05:44

 

 

Constituante: Maya Jribi accuse Mustapha Ben Jaâfar d'influencer les votes (vidéo)

 

 

Aujourd’hui 10 mai 2012, une polémique supplémentaire s’est ajoutée à toutes celles qui émaillent actuellement l’Assemblée constituante. En effet, une des propositions d’amendement émanant du groupe parlementaire d’Ettakatol, défendant la mise en place de mesures en faveur des petits agriculteurs, n’a pas été prise en compte, pour être soumise au vote. Lorsque la décision de voter pour ou contre la proposition en question a été prise, le tableau affichant le résultat instantané des votes montrait que le « oui » était en train de l’emporter, jusqu’à atteindre les 78 voix favorables.

C’est à ce moment que Mustapha Ben Jaâfar a repris la parole, avant la clôture des votes, pour donner des précisions à ceux qui n’auraient pas compris ce pour quoi ils étaient en train de voter. Après l’intervention du président de la Constituante, les voix favorables ont baissé de près de deux dizaines, rejetant l’article en question. 

Maya Jribi parviendra à prendre la parole par la suite. Lorsqu’elle fera part à M. Ben Jaâfar de son étonnement quant au déroulement du vote et le fait que Mustapha Ben Jaâfar se soit permis de prendre la parole à la fin des votes, pour changer la tendance, ce dernier décidera de lui couper la parole, prétextant que ce qu’elle affirme est faux. L’incident créera une cacophonie généralisée dans l’Assemblée, où les élus de l’opposition, comme de la majorité, crieront leur désapprobation, les uns accusant M. Ben Jaâfar d’adopter des méthodes antidémocratiques, les autres défendant le président de la Constituante. La séance sera alors levée pour plusieurs dizaines de minutes afin de calmer les esprits. 

Issam Chebbi déclarera sur les ondes de Mosaïque Fm que Mustapha Ben Jaâfar n’est pas neutre et qu’il favorise la troïka contre toute proposition faite par l’opposition. Il affirmera également que le fait d’intervenir au moment des votes est contraire au règlement intérieur et qu’il était impératif de recommencer la procédure. Issam Chebbi accusera M. Ben Jaâfer d’être la cause des dysfonctionnements de l’Assemblée. 

 
Plusieurs élus cependant, dont des élus d’Al Aridha, affirmeront que la polémique a pris une ampleur qu’elle n’aurait pas dû prendre et qu’il n’y avait aucun mal à ce que des élus changent leur vote, s’ils s’étaient trompés dans un premier temps.  businessnews

 


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Mustapha Ben Jaafar décide de couper le volume des micros à toute personne critiquant sa Majesté...

 

 

 

 

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La séance complète de l'Assemblée Constituante 



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Un flou juridique dangereux pour la liberté de la presse

 

 

 

Reporters sans frontières appelle les autorités tunisiennes à réagir face au flou juridique actuel qui représente un grave danger pour la liberté de la presse et la liberté d'expression. L'organisation réitère sa demande de voir les nouvelles lois sur les médias appliquées et préférées aux anciennes, ces dernières contredisant les dispositions officiellement en vigueur depuis le 2 novembre 2011. “Le recours automatique aux lois répressives héritées du régime de Ben Ali met en péril l'esprit de la (...)

 

Reporters sans frontières appelle les autorités tunisiennes à réagir face au flou juridique actuel qui représente un grave danger pour la liberté de la presse et la liberté d'expression. L'organisation réitère sa demande de voir les nouvelles lois sur les médias appliquées et préférées aux anciennes, ces dernières contredisant les dispositions officiellement en vigueur depuis le 2 novembre 2011.

“Le recours automatique aux lois répressives héritées du régime de Ben Ali met en péril l'esprit de la révolution. Certains articles du code pénal sont aujourd'hui utilisés de façon illégitime pour condamner des journalistes et des blogueurs alors même que l'entrée en vigueur du décret-loi 115 nouveau code de la presse les rend caduques”, a alerté l'organisation.

Reporters sans frontières a dénoncé la condamnation, le 3 mai dernier, de Nabil Karoui, propriétaire de la chaîne Nessma à une amende de 2 400 dinars (1 200 euros) pour avoir diffusé Persépolis, un dessin-animé jugé “blasphématoire”.

Ce jugement balaie d'un revers de la main les dispositions de l'actuel code de la presse. Les magistrats, malgré la forte mobilisation en faveur de l'application du décret-loi 115, ont fondé leur jugement sur l'article 121 paragraphe 3 du code pénal qui sanctionne les publications “de nature à troubler l'ordre public et à porter atteinte aux bonnes mœurs”.

Le responsable du visionnage, ainsi que la propriétaire de l'association qui a traduit le dialogue du film, ont été, chacun, condamnés à verser une amende de 1 200 dinars pour “trouble à l'ordre public”. Les avocats ont immédiatement interjeté appel.

Quant aux salafistes qui ont attaqué les locaux de la chaîne et le domicile de Nabil Karoui, ils ont été condamnés à une amende de 9,6 dinars (environ 5 euros) chacun. Reporters sans frontières ne peut que souligner le caractère dérisoire de ces amendes, alors même que le décret-loi 115 prévoie des sanctions pénales pour les agressions contre les journalistes.

“Ces condamnations posent aujourd'hui la question de l'existence d'une justice à deux vitesses et d'une situation d'insécurité juridique dangereuse. Les journalistes peuvent encore être condamnés en Tunisie sur le fondement d'un texte général relatif à “l'ordre public'”', s'est inquiétée Reporters sans frontières.

L'utilisation à répétition des articles du code pénal rend plus que jamais indispensable l'application exclusive du code de la presse dans toutes les affaires relatives à la liberté de la presse et d'expression. En effet, l' article 121 paragraphe 3 a également été utilisé dans le cadre du procès deNasreddine Ben Saida, directeur du journal Attounissia, condamné à 1000 dinars d'amende ainsi que lors du procès de Jabeur El Mejri et Ghazi El Beji, deux internautes tunisiens, condamnés le 28 mars dernier à une peine de sept ans et demi de prison et 1200 dinars d'amende (600 dinars). Les deux hommes, connus pour leur athéisme, sont accusés d'avoir publié des caricatures du prophète Mahomet sur Internet.

Jabeur El Mejri a fait appel du jugement, qui sera examiné le 14 mai prochain par la cour d'appel de Monastir. Ghazi El Beji a fui le pays pour échapper au procès. Il est actuellement en Europe et tente d'obtenir le statut de réfugié politique. Condamné par contumace, ce dernier ne peut faire appel du jugement. Reporters sans frontières demande la libération immédiate de Jabeur El Mejri, incarcéré depuis le 28 mars dernier, et demande la relaxe des deux prévenus. Cette affaire met en lumière la nécessité de voir garantie, dans les textes de loi, la liberté d'opinion et d'expression sur Internet Au lendemain de la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse, organisée le 3 mai dernier à Tunis par l'UNESCO, le gouvernement tunisien doit poursuivre la réforme du secteur des médias et faire appliquer les décrets-loi 115 et 116 en vue de garantir la liberté de la presse.

L'initiative du gouvernement d'organiser une consultation nationale sur le secteur des médias afin d'amender les décrets-loi 115 et 116 ne doit pas retarder la mise en place d'une législation plus respectueuse des standards internationaux que celle en vigueur sous le règne de Zine El Abidine Ben Ali. Il n'est pas normal que les magistrats aient la possibilité d'appliquer les lois « à la carte ». categorynet

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Débat : réforme des médias et tendance hégémonique du gouvernement  

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 05:05

 

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42% d'Algériens sont allés aux urnes

 

Une femme algérienne vote le 10 mai 2012.

 

Quelque 42% des électeurs algériens ont participé jeudi aux élections législatives, premier scrutin organisé dans ce pays depuis le Printemps arabe, un taux contrastant nettement avec la méfiance affichée durant la très brève campagne électorale.

Les quelque 21,6 millions d'électeurs ont voté pour élire 462 députés, bien plus massivement qu’au dernier scrutin législatif de 2007 où le taux de participation avait atteint 35,67%, mais les résultats du scrutin ne seront connus que vendredi après-midi à 14H30 GMT, selon des sources officielles.

«La participation globale -territoire national plus communauté nationale à l'étranger- est de 42,90%», a déclaré le ministre de l’Intérieur Daho Ould Kablia, précisant que ce taux était bien plus élevé sur le territoire national atteignant 44,38 %, alors qu’il n’a été que de 14% pour les Algériens de l'étranger.

Le président Abdelaziz Bouteflika, initiateur de réformes destinées à parer le pays de la révolution qui a balayé les régimes de Libye, de Tunisie, d’Egypte et du Yémen notamment, avait appelé à plusieurs reprises ses compatriotes à voter, tout comme nombre de dirigeants politiques.

Mais, inversement, le taux d’abstention aura atteint 57,1%.

Il a surtout été marquant dans la capitale kabyle, Tizi Ouzou, atteignant 80,16%, suite au boycottage mené par l’un des partis dominants, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD).

A Alger, forte d’environ trois millions d’habitants, l’absention a atteint 69,1% des électeurs.

Sans crier victoire, M. Ould Kablia a souligné que les problèmes «constatés ici et là ont été contenus et ne peuvent avoir en aucun cas d’incidence sur la crédibilité des élections».

Lui emboîtant le pas, le chef de la mission des quelque 150 observateurs de l’Union européenne à ce scrutin José Ignacio Salafranca a jugé que le vote s'était déroulé dans des conditions «généralement satisfaisantes sauf de petits incidents très limités».

Les autres observateurs, sur un total de 500 venus en Algérien à la demande de la présidence et issus de la Ligue Arabe, de l’OCI ou de l’Union africaine et d’ONG américaines, n’avaient fait aucun commentaire jeudi.

Des irrégularités durant le scrutin

 

La Commission nationale de surveillance des élections législatives (CNSL) a pourtant répertorié 150 plaintes d’irrégularités du scrutin, dont une trentaine relevant du pénal.

Deux de ces dernières impliquent directement deux ministres en exercice, candidats à la députation. Il s’agit de Chérif Rahmani, ministre de l’Environnement du Parti national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia et de Tayeb Louh ministre du Travail du Front de Libération Nationale (FLN, parti présidentiel).

Tous deux sont accusés d’avoir visité les centre de vote pour inciter à un vote en leur faveur.

Le président Abdelaziz Bouteflika avait pressé à plusieurs reprises, dont mardi après-midi, la population et en particulier les jeunes à voter massivement.

Dans le tiers des communes -543 sur 1.541- le vote a été prolongé d’une heure à 20h00 locales (19h00 GMT), alors que les bureaux de vote avaient ouvert à 8h00 pour ce scrutin à la proportionnelle à un tour destiné à élire 462 députés.

A Bab El Oued, le coeur traditionnel d’Alger, la plupart des habitants interrogés par l’AFP se disaient indifférents et parlaient d’abstention.

«Je ne voterai pas car la Constitution ne donne aucun pouvoir au Parlement», expliquait Hamid, 50 ans, ancien militant du Front islamique du Salut (FIS), dissous en mars 1992, après l’annulation des premières législatives pluralistes de décembre 1991 que ce parti était en passe de remporter.

L’annulation du scrutin avait plongé le pays dans une «guerre civile» qui a fait près de 200 000 morts.

Quarante-quatre partis - dont 21 nouveaux, sept formations islamistes et plus d’une centaine de listes d’indépendants - étaient en lice pour ce scrutin.

En appelant mercredi les jeunes à aller voter, ce dernier, âgé aujourd’hui de 75 ans, les avait assuré que «sa génération avait fait son temps».

L’Algérie fête cette année ses 50 ans d’indépendance, mais ces dernières années avait vu une multiplication des mouvements sociaux, menant à un pic en janvier 2011 avec des émeutes sanglantes, durant la période de la chute du régime Ben Ali en Tunisie.

Confortés par la victoire des islamistes dans les pays de la révolution arabe, ceux d’Algérie étaient très optimistes. «Nous sommes certains de notre victoire que ce soit par KO ou aux points», déclarait l’un d’eux, Bouguerra Soltani, chef de file du Mouvement de la société pour la paix (MSP). liberation

 

 

 

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Les forces en présence

 

 

44 partis sont en lice, dont sept islamistes, 21 nouvelles formations et plusieurs listes indépendantes.

 

Le ministre de l'Intérieur Dahou Ould Kablia a chiffré à 21,6 millions le nombre d'électeurs aux élections législatives algériennes qui ont lieu jeudi 10 mai. 48.546 bureaux de vote ouvriront de 8 heures (7h00 GMT) à 19h pour ce scrutin à la proportionnelle à un tour. Les résultats sont attendus le lendemain mais la participation devrait être connue dans la soirée.

24.916 candidats, dont 7.700 femmes, se présentent. 44 partis sont en lice, dont sept islamistes, 21 nouvelles formations et plusieurs listes indépendantes. L'Assemblée sortante comprend déjà 59 islamistes sur 389 députés qui passeront à 462 dans la nouvelle.

Voici les principales forces en présence :

Le Front de Libération Nationale (FLN présidentiel), parti unique en 1962 puis dominant depuis 1989, devrait rester en tête grâce à des électeurs fidèles, selon son patron Abdelaziz Belkhadem.

Le Rassemblement National Démocratique (RND) du Premier ministre sortant Ahmed Ouyahia veut pour sa part, avec ces élections, "préserver la stabilité de l'Algérie".

L'"Alliance de l'Algérie Verte", coalition de trois partis islamistes dit " modérés " (Mouvement de la société pour la paix, El Islah et Ennahda), s'est dite certaine de remporter les élections "si elles sont honnêtes et non entachées de fraude".

Un autre parti islamiste plus radical, le Front de la justice et du développement (FJD), présidé par Abdallah Djaballah, se présente aussi.

Le plus vieux parti d'opposition, le Front des Forces Socialistes (FFS) du vétéran kabyle Hocine Aït Ahmed, revient dans l'arène électorale après 10 ans de boycottage. Son vieux rival, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) boycotte le vote, le jugeant comme une "insulte du malheur algérien".  tempsreel.nouvelobs

 

 

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