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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 02:50

 L’ambassade américaine défend NessmaTV


gordon-grayM. Gordon Gray, Ambassadeur des Etats-Unis, s’est dit «préoccupé et déçu par la condamnation de la diffusion de la chaine Nessma d’un film d'animation préalablement approuvé pour distribution par le gouvernement tunisien». Une position officielle qui intervient à un moment où la presse américaine a été jusqu’ici quasi-unanimement dithyrambique sur la Tunisie en général, et Ennahdha en particulier.

Le commentaire a été publié ce jeudi 3 mai, sur le site officiel de l’ambassade américaine en Tunisie, qui précise ainsi avoir «suivi avec beaucoup d'intérêt  le procès de M. Nebil Karoui pour blasphème». Soulignant que «sa condamnation soulève de sérieuses préoccupations au sujet de la tolérance et la liberté d'expression dans la nouvelle Tunisie».

M. Gordon Gray conclut : «nous croyons comprendre que M. Karoui a le droit de faire appel de sa condamnation et nous espérons que cette affaire sera résolue d'une manière qui garantit la liberté d'expression : un droit humain fondamental refusé aux tunisiens durant l'ère Ben Ali».

Or l’avis des Américains importe d’autant plus aux Tunisiens que le gouvernement US a bien voulu garantir les prêts financiers contracté par la Tunisie sur les marchés à hauteur de 100%. Un accord ayant été signé en ce sens le 20 avril entre Houcine Dimassi, ministre des Finances et Timothy Geithner, secrétaire au Trésor américain. Moez. E; mag14

 

 

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Diffusion de Persepolis: Nessma TV condamnée en Tunisie


La justice tunisienne a condamné le patron de la chaîne privée Nessma, à une amende pour atteinte au sacré, une décision en forme de compromis particulièrement attendue dans un procès test pour la liberté des médias depuis la chute de Ben Ali.

"Nabil Karoui a été condamné au versement d'une amende de 2.400 dinars (1.200 euros) pour la diffusion au public d'un film troublant l'ordre public et portant atteinte aux bonnes moeurs", selon le jugement du tribunal de première instance de Tunis.

Le patron de la chaîne Nessma était poursuivi après la diffusion du film franco-iranien Persepolis qui raconte les dérives du régime iranien à travers les yeux d'une petite fille. En cause: une scène où Allah est dessiné, un blasphème interdit par l'islam sunnite.

"Dans un jour célébrant la liberté de la presse dans le monde, la Tunisie a montré son échec dans le respect des droits élémentaires de la liberté d'expression", a déclaré Ann Harrison, représentant d'Amnesty international.

La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (Fidh) a aussi dénoncé le la condamnation de M. Karoui.

"Cette condamnation, aussi symbolique soit-elle, n’en est pas moins préoccupante. La justice tunisienne, par cette décision, s’inscrit en faux par rapport aux engagements de la Tunisie relatifs au respect des libertés fondamentales", a estimé de son côté Karim Lahidji, vice président de la Fidh.

Selon lui, "ce verdict s’inscrit dans un contexte de multiplication des menaces à l’égard des journalistes et plus généralement à la liberté des médias".

"Je suis extrêmement triste. Je pensais qu'en ce jour la Tunisie allait donner une autre image au monde entier que celle qui atteint aux libertés", a déclaré M. Karoui à l'AFP.

"Je suis très préoccupé par la situation des libertés en Tunisie parce que ma condamnation constitue un très mauvais message non seulement au niveau national mais aussi dans tout le Maghreb", a-t-il ajouté.

Sa chaîne, une co-propriété de l'Italien Silvio Berlusconi et du producteur de cinéma franco-tunisien Tarak Ben Ammar cible également par le contenu de ses programmes les téléspectateurs en Algérie et au Maroc.

Le film Persepolis avait été diffusé le 7 octobre peu avant le premier scrutin libre après le soulèvement qui avait chassé l'ex-président Ben Ali le 14 janvier 2011 sous la pression de la rue.

Ouvert le 16 novembre 2011 et reporté deux fois, le procès de M. Karoui a déchaîné les passions entre défenseurs des libertés et milieux islamistes extrémistes responsables de violences.

Il avait aussi choqué une partie des Tunisiens dans un contexte de religiosité exacerbé par la montée en puissance du parti islamiste Ennahda, vainqueur des élections constituantes.

Après le tollé provoqué par l'agression de journalistes par des salafistes lors des débuts chaotiques du procès, Ennahda avait exprimé son "attachement à la liberté d'expression" et estimé que "les poursuites judiciaires à l'encontre du patron de Nessma TV".

Un technicien de la chaîne et une responsable de la version en dialecte tunisien du film ont été également jugés et condamnés à une amende de 1.200 dinars chacun.

"Ce jugement est une atteinte à la liberté de la presse. On espérait un acquittement pur et simple en cette journée mondiale de la liberté de la presse", a dit à l'AFP Me Abada Kefi. La défense va interjeter appel, a ajouté l'avocat de la chaîne.

"M. Karoui aurait pu être condamné à une peine allant de trois à six mois de prison ferme au regard des chefs d'accusation", a estimé un avocat de la partie civile, Rafik Ghak ajoutant qu'il allait examiner avec ses clients l'intérêt de faire appel.

Quelques personnes ont manifesté leur colère à l'annonce du jugement.

"C'est aberrant, 2.400 dinars pour quelqu'un qui se moque d'Allah et offense le sentiment des musulmans", a estimé un homme en pleurs.

"On se moque d'Allah et on prétend que c'est la liberté d'expression", a renchéri un femme voilée devant le palais de justice, soigneusement gardé par la police.

Coupant la poire en deux, la justice a rejeté l'aquittement demandé par les avocats et les organisations de défense de la liberté de la presse et des droits de l'Homme et s'est abstenu de prononcer une peine de prison réclamée par les détracteurs de Nessma, en particulier les salafistes très actifs dans la rue.

M. Karoui était absent à l'annonce du verdict qui coïncidait avec la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée en Tunisie depuis la chute de Ben Ali.

Cette coïncidence "n'est pas anodine", a relevé l'organisation française de défense de la presse Reporters sans frontière (RSF) réagissant au report du jugement à la dernière audience du 26 avril.

Le choix de cette date permettra au pouvoir actuel de se donner une "image positive", selon RSF qui avait appelé à l'abandon des charges. tempsreel.nouvelobs

 

 

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Les ennemis des Lumières jubilent ....

 


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Le jugement du patron de Nessma TV ne satisfait personne


Après deux reports du procès, le directeur de la télévision privée Nessma TV, Nabil Karoui, a été condamné ce jeudi 3 mai, par la justice tunisienne, à payer une amende de 2 400 dinars, soit environ 1 200 euros. Poursuivi pour atteinte aux valeurs du sacré, après avoir diffusé le film d’animation franco-iranien « Persepolis », il encourait une peine de trois ans de prison ferme. La défense a annoncé qu’elle fera appel et de son côté, la partie civile entend examiner cette même démarche.

L’origine du litige est une scène du film de Marjane Satrapi qui décrit le régime iranien de Khomeiny à travers les yeux d’une fillette parlant à Dieu personnifié, la représentation d’Allah étant proscrite par l’islam et considérée comme un blasphème. L’affaire avait déchaîné les passions et mobilisé, devant le tribunal de Tunis, défenseurs de la liberté et partisans de l’islam.


Après la diffusion du film, plus d’une centaine d’avocats, des associations religieuses et des particuliers avaient porté plainte. De leur côté, de nombreuses organisations non-gouvernementales (ONG) locales et internationales ainsi que des figures politiques se sont mobilisées au nom de la liberté d'expression. Amnesty International (AI) et Reporters sans frontières (RSF) ainsi que la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) ont dépêché des représentants à Tunis pour suivre le procès, qui a fait l'objet d'une couverture médiatique exceptionnelle. « Persepolis » a été diffusé à la veille des élections d’octobre 2011, remportées par le mouvement islamiste Ennahda.


Le tribunal de première instance de Tunis a finalement tranché : « Nabil Karoui a été condamné au versement d’une amende de 2 400 dinars pour la diffusion au public d’un film troublant l’ordre public et portant atteinte aux bonnes mœurs ». Cependant, le jugement ne satisfait aucune des deux parties.

 

« Le pouvoir politique est toujours là »


La partie civile, appuyée par les partisans d’une application rigoriste du Coran, considère que la justice aurait dû condamner Nabil Karoui à de la prison ferme. Selon Maître Rafik Ghak, « Nabil Karoui aurait pu être condamné à une peine allant de trois à six mois de prison ferme, au regard des chefs d’accusation ». Il entend examiner, avec ses clients, l’intérêt de faire appel.


Du côté de la défense et des militants des droits de l’homme, on estime, en revanche, que le tribunal aurait dû prononcer un acquittement pur et simple et que cette décision est une atteinte à la liberté de la presse. Joint par RFI, Maître Abada Kefi, l’avocat de la chaîne, a annoncé qu’il fera appel de cette décision de justice.


L’annonce du verdict coïncide avec la Journée internationale de la liberté de la presse. Pour Maître Abada Kefi, « le fait que Nabil ait été condamné à une amende, même d’un dinar, est une attaque contre la liberté d’expression et la créativité, en cette Journée mondiale de la liberté de la presse » a-t-il déclaré.

 

Une « atteinte à la liberté d’expression et à la créativité »

 

 

De son côté, Nabil Karoui, dans une déclaration à l’AFP, se dit extrêmement triste. « Je pensais qu’en ce jour, la Tunisie allait donner une autre image au monde entier que celle qui atteint aux libertés », a-t-il déclaré et a ajouté : « Je suis très préoccupé par la situation des libertés en Tunisie parce que ma condamnation constitue un très mauvais message non seulement au niveau national mais aussi dans tout le Maghreb », rappelant que sa chaîne cible également, par le contenu de ses programmes, les téléspectateurs en Algérie et au Maroc.


Préoccupation également de la part de l’ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie, Gordon Gray. Cette « condamnation soulève de sérieuses préoccupations au sujet de la tolérance et la liberté d’expression dans la nouvelle Tunisie », a-t-il déclaré dans un communiqué.


Ainsi, cette querelle autour de Nessma TV va bien au-delà de la simple affaire judiciaire. Elle traduit les profondes divisions qui traversent la société tunisienne. En effet, après la diffusion du film « Persepolis », des extrémistes avaient tenté d’attaquer le siège de la chaîne. En réponse, les soutiens de Nabil Karoui avaient mis en place un comité de défense des libertés. Face à l’ampleur de la polémique, le Directeur de la chaîne avait présenté ses excuses au peuple tunisien mais cela n’avait pas mis un terme à la controverse et aux poursuites. rfi

 

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Le jugement de Nessma  vu par Nessma

 

Langue de bois...


 
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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 08:57

La Libye criminalise l'éloge de Kadhafi et autorise les partis religieux

       

Le Conseil national de transition (CNT) au pouvoir en Libye, a annoncé mercredi l'adoption d'une loi criminalisant la glorification du dirigeant libyen défunt Mouammar Kadhafi, de ses fils ou de son régime.

Le CNT, la plus haute autorité législative du pays, a renoncé par ailleurs à un article dans la loi sur les partis politiques qui interdisait les formations politiques fondées sur des bases religieuses, tribales ou ethniques, selon le texte de loi lu mercredi devant la presse.

La loi sur la "criminalisation de la glorification" du régime de Kadhafi prévoit des peines de prison dont la durée n'est pas précisée pour quiconque fait "l'éloge de Mouammar Kadhafi, son régime, ses idées ou ses fils" ou "la propagande de ce régime et de ses membres sous quelque forme que ce soit".

"Est passible de la peine de prison celui qui diffuse de fausses informations ou rumeurs (...) durant la guerre (...) de sorte à porter atteinte aux préparatifs militaires pour la défense du pays ou à semer la terreur parmi les gens ou à affaiblir le moral des citoyens", affirme le texte qui précise qu'il "est considérée comme une guerre la situation que traverse le pays" actuellement.

La loi prévoit la perpétuité si "les rumeurs ou informations (...) causent tout dégât au pays".

Une deuxième loi, qui concerne la période de transition en Libye, prévoit de punir de peines de prison toute personne "qui porte atteinte à la révolution (libyenne) du 17 février ou qui humilie la religion musulmane, ou l'autorité de l'Etat ou ses institutions".

Une autre loi annoncée mercredi par le CNT place sous le contrôle de l'autorité judiciaire tous les biens et fonds accumulés par la famille Kadhafi et plusieurs figures de son régime, selon une liste de noms de personnes et de sociétés établie par le CNT.

Concernant la loi sur les partis, le CNT a abandonné un article controversé prévoyant notamment l'interdiction des partis religieux, en prévision des prochaines élections d'une Assemblée constituante, prévues en juin.

Le texte lu mercredi par le comité juridique du CNT ne comprenait aucune mention de l'interdiction des partis religieux ou tribaux, contrairement à ce qui avait été annoncé par le CNT la semaine dernière.

Le 24 avril, le porte-parole et des membres du CNT avaient affirmé que la loi comprenait un article interdisant les partis fondés sur des considérations religieuses, régionales, ethniques ou tribales.

Un membre du CNT a expliqué mercredi à l'AFP sous couvert de l'anonymat que cette annonce était un "ballon d'essai pour tester les réactions".

Cette loi, la première du genre depuis 1964, empêchait telle que formulée la semaine dernière les islamistes radicaux et les fédéralistes de s'organiser politiquement, une stratégie d'"exclusion" dénoncée par leurs représentants. tv5

 

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La Libye abandonne l'interdiction des partis religieux


 

Le Conseil national de transition (CNT) au pouvoir en Libye a renoncé à un article dans la loi sur les partis politiques qui interdisait les formations politiques fondées sur des bases religieuses, tribales ou ethniques, selon le texte de loi lu mercredi devant la presse.

 

Le texte lu par le comité juridique du CNT ne comprenait aucune mention de l'interdiction des partis religieux ou tribaux, contrairement à ce qui avait été annoncé par le CNT la semaine dernière.

 

L'adoption de cette loi avait été annoncée le 24 avril par le porte-parole et des membres du CNT, qui avaient affirmé que la loi comprenait un article interdisant les partis fondés sur des considérations religieuses, régionales, ethniques ou tribales.

 

Un membre du CNT a expliqué mercredi à l'AFP sous couvert de l'anonymat que cette annonce était un "ballon d'essai pour tester les réactions".

 

Cette loi, la première du genre depuis 1964, empêchait telle que formulée la semaine dernière les islamistes radicaux et les fédéralistes de s'organiser politiquement, une stratégie d'"exclusion" dénoncée par leurs représentants.  lorientlejour

 

 

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« Bye Bye Sarkozy ! » – La vengeance posthume de Mouammar Kadhafi

 

 

Après une enquête de près de 10 mois, le site Mediapart a publié, le 28 avril dernier, une lettre signée par Moussa Koussa, chef des services de renseignement extérieur libyen de 1994 à 2011, affirmant que le Bureau de liaison du comité populaire général libyen « appuyait » la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy à hauteur de cinquante millions d’euros. Le document, trouvé dans les archives des services secrets, devrait permettre à des juges français – ou à une commission parlementaire – de savoir si la somme, non déclarée à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CCFP), a été versée. Après l’attaque de la Libye par les forces de l’Otan, Seïf al-islam Kadhafi a dit détenir  « tous les détails, les comptes bancaires, les documents, et les opérations de transfert » de l’opération, et demandé au « clown » Sarkozy de rendre les cinquante millions d’euros au Trésor libyen. Aujourd’hui, il est incarcéré à Zenten dont la milice arabo-berbère doit beaucoup aux parachutages d’armes par la France. Visé par un mandat d'arrêt de la CPI pour « crimes contre l'humanité », Seïf al-islam n’a pour l’instant été inculpé que de « non licence pour ses chameaux» et «élevage illégale de poissons» ! Le CNT – c'est-à-dire les amis de Sarkozy et de BHL - réclament en vain son transfert à Tripoli pour y être jugé… ou assassiné au cours d’une fausse tentative d’évasion.

 

Côté libyen, outre Seïf al-islam, deux dirigeants peuvent être entendus par d’éventuels enquêteurs :

 

- Abdallah al-Senoussi, beau-frère du colonel Kadhafi, recherché par la CPI, est théoriquement en résidence surveillée en Mauritanie. Comme Seïf al-islam, il affirme avoir les preuves du financement de la campagne de 2007. Senoussi est également recherché par la France où il a été condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité, pour son rôle dans l’attentat contre un DC 10 d’UTA en septembre 1989 au-dessus du Niger (170 morts dont 54 Français). Nicolas Sarkozy, dit-il, lui aurait promis de « tourner la page ». Depuis, le vent a tourné…

 

- Bachir Saleh, ancien directeur de cabinet de Kadhafi, était le grand argentier du régime. Francophone, il présidait le Libyan African Portfolio (LAP), un fonds souverain libyen pesant 8 milliards de dollars par lequel transitaient certaines opérations occultes du régime. Bien que recherché par Interpol pour escroquerie – selon Le Canard Enchaîné du 4 avril dernier – il a été exfiltré en France où il a aussitôt obtenu un titre de séjour… « au nom du regroupement familial » !

 

Une très grave affaire d’Etat


Bachir Saleh et Moussa Koussa - qui vit luxueusement au Qatar - ont évidement démenti les « allégations » de Mediapart, tout comme Brice Hortefeux – ancien ministre de l’Intérieur et ami de trente ans de Sarkozy -  en présence duquel aurait été validé l’accord « sur le montant et les modes de versement » des cinquante millions d’euros. Il a déclaré n'avoir « jamais rencontré Moussa Koussa et Bachir Saleh ». Interviewé sur Canal +, à quelques jours du deuxième tour de l’élection présidentielle française, Nicolas Sarkozy a qualifié l’article de Mediapart d’ « infamie », de « montage ». Il s’est étonné que des journalistes donnent « du crédit aux fils Kadhafi et aux services secrets de Kadhafi », alors qu’il entretenait les meilleures relations avec ces derniers lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, et ensuite par l’intermédiaire de Claude Guéant.


Pour Ziad Takieddine, intermédiaire franco-libanais qui a introduit la sarkozie en Libye, l’enquête sur cette affaire «sera difficile parce que beaucoup d'intervenants sont morts pendant la guerre en Libye ». Il pense « qu'ils ont essayé par tous les moyens de tuer Seïf al-Islam » pour le punir de ses révélations.  Ziad Takieddine est également persuadé que Claude Guéant l’a fait arrêter à son retour de Tripoli – le 5 mars 2011, sur l’aéroport du Bourget - parce qu’il croyait que les documents prouvant le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy étaient dans ses bagages.


Un président illégitime, si…


La plainte de Nicolas Sarkozy contre Mediapart pour publication de « faux grossier », si elle n’est pas retirée après la présidentielle, promet un beau déballage sur les dessous de la guerre de Libye. Si l’affaire est « réelle », a déclaré Ségolène Royal sur BFM-TV, cela voudra dire que Nicolas Sarkozy «a exercé son mandat de façon illégitime ». Dans le camp de François Hollande, la prudence est néanmoins de mise. Bernard Cazeneuve, un de ses porte-paroles, a simplement déclaré : «Si les faits révélés par Mediapart étaient définitivement confirmés par d’autres documents ou les instructions judiciaires en cours, il serait alors établi que le président sortant à menti aux Français, pour dissimuler la réalité d’une très grave affaire d’Etat».


Reste à savoir si le candidat socialiste, élu président le 8 mai prochain, laissera la justice faire son travail jusqu’au bout. Ceux qui ont enquêté sur le financement des campagnes présidentielles de François Mitterrand et de Jacques Chirac n’ont pas été bien loin. mondialisation

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 07:42

La liberté des médias enjeu capital pour la nouvelle Tunisie

 

La Tunisie, berceau du printemps arabe, accueille les célébrations de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Cet après-midi, le prix Guillermo-Cano sera remis, au palais présidentiel de Carthage, au journaliste azerbaïdjanais Eynulla Fatullayev. Suivra une conférence de deux jours, dans la banlieue de Tunis.

Dans une Tunisie en pleine transition démocratique, « la liberté de la presse est toujours menacée », estime Sana Farhat. La journaliste du quotidienLe Temps souffre d’une entorse cervicale, depuis qu’elle a été rouée de coups en couvrant une manifestation, le 4 janvier dernier.

Comme elle, au moins 25 professionnels de l’information ont été agressés par les forces de l’ordre depuis le début de l’année. « Les journalistes sont ciblés de façon quasi systématique par la police », déplore Nejiba Hamrouni, la présidente du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).

INTIMIDATION


Les défenseurs de la liberté de la presse soulignent que les enquêtes promises par les autorités n’ont pour l’heure pas abouti et dénoncent une« absence de détermination » à mettre un terme à la violence policière, une pratique systématique sous le régime de Ben Ali. Pour Nejiba Hamrouni, cela procède d’une volonté du nouveau gouvernement, dominé par le parti islamiste Ennahda, « d’intimider les journalistes pour confisquer la liberté de ton acquise depuis la révolution » de janvier 2011.

Les procès intentés contre des directeurs de médias pour « atteintes aux bonnes mœurs » et « troubles à l’ordre public » relèvent, selon elle, de cette même logique.

Le 8 mars, le directeur d’un quotidien a été condamné à 1 000 dinars (500 €) d’amende pour avoir publié la photo d’une femme dénudée. Le patron de la chaîne de télévision privée Nessma, Nabil Karoui, pourrait connaître un sort comparable aujourd’hui. Les juges diront s’il est coupable d’avoir diffusé, le 7 octobre dernier, le film d’animation Persepolis, où Dieu est représenté, ce que l’islam interdit.

ATTENTE D’UNE HAUTE AUTORITÉ INDÉPENDANTE


La défiance s’était installée quelques jours seulement après la prise de fonction du nouveau gouvernement, quand le premier ministre, Hamadi Jebali, avait nommé, le 7 janvier, plusieurs hommes à lui à la tête des médias publics. Sous la pression, il avait finalement annulé les nominations de rédacteurs en chef et de directeurs de l’information.

Une victoire en demi-teinte pour le SNJT, qui souligne que la menace subsiste tant que ne sont pas activés les décrets-lois promulgués l’an dernier, qui créent une Haute Autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica) et dotent le pays d’un nouveau code de la presse. Le gouvernement se refuse pour l’instant à adopter les décrets d’application nécessaires.

MANIFESTATIONS


Le 25 avril, le monde des médias était à nouveau mobilisé, au lendemain de heurts qui avaient fait plusieurs blessés devant la télévision nationale. Des protestataires y campaient depuis le 2 mars pour exiger l’épuration de la rédaction, accusée d’avoir servi le régime de Ben Ali et de saboter l’action du gouvernement actuel.

« Des suppôts de l’ancien régime sont toujours en place dans les médias publics », reconnaît Kamel Labidi, le président de l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (Inric), créée au lendemain de la révolution pour esquisser des pistes de réforme.

Le SNJT a établi une « liste noire » des journalistes qui ont servi le régime de Ben Ali contre rémunération. Mais il ne peut la publier, faute d’obtenir des autorités les documents prouvant leur corruption. « La mauvaise volonté est manifeste, bien qu’incompréhensible », dénonce Nejiba Hamrouni.   Camille Le TALLEC à Tunis;  la-croix.

 

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Des doutes sur la volonté du gouvernement à réformer l’information

La mise en œuvre des recommandations du rapport de l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (Inric) nécessite une réelle volonté politique.

 C’est ce qu’ont souligné des experts, interrogés par l’agence Tap, à la suite de la présentation de ce rapport, lundi, lors d’une conférence de presse à Tunis.

L’ancien ministre de l’Education Taieb Baccouche a estimé que «le gouvernement aurait dû  attendre la présentation du rapport de l’Inric et s’informer de son contenu avant de s’engager dans une consultation nationale sur le secteur de l’information». Celle-ci s’est réunie vendredi et samedi, mais boycottée par la plupart des institutions représentatives des médias. M. Baccouche s’est d’ailleurs interrogé sur les raisons de l’organisation de la consultation en ce moment précis «en l’absence des principaux représentants du secteur».

Les membres de l'INRIC au palais avec le président Marzouki

Une gestion similaire à celle de l’ancien régime

Pour Bochra Belhadj H’mida, avocate et militante des droits humains, le rapport de l’Inric comporte plusieurs points positifs qui visent à promouvoir le paysage médiatique et à rompre avec l’ancien système. «L’actuel gouvernement, a-t-elle dit, poursuit une gestion du secteur de l’information similaire à celle de l’ancien régime. En témoigne l’organisation d’une consultation dont il a fixé préalablement l’ordre du jour», a-t-elle soutenu.

«La ‘‘troïka’’ au pouvoir doit être consciente qu’il ne peut y avoir de transition vers une démocratie stable sans le respect de la liberté de presse et en veillant à ne pas intervenir dans le travail des journalistes».

De son côté, Nouri Lajmi, enseignant à l’Ipsi, a déclaré que le rapport propose un recensement scientifique et professionnel des points faibles du secteur de l’information. Il a appelé l’ensemble des structures actives dans le champ médiatique à resserrer les rangs pour promouvoir le secteur», a-t-il dit.

Pour le journaliste Khemaies Khayati, le rapport de l’Inric dénote une grande rigueur et professionnalisme. «La réforme doit venir de l’intérieur du secteur et ne peut être dictée par le gouvernement».

la présentation du rapport lors d’une conférence de presse à Tunis.

Absence d’une volonté politique de changement

«Les recommandations du rapport ne peuvent être mis en œuvre en l’absence d’une volonté politique» (de la part du gouvernement, Ndlr), a estimé, de son côté, Aymen Rezgui, membre du bureau du Snjt.

Recevant, lundi matin, à la Kasbah, le président de l’Inric, Kamel Labidi, qui lui a remis le rapport final de l’instance, le chef du gouvernement provisoire Hamadi Jebali a affirmé que «l’ère de la mainmise (du gouvernement, Ndlr) sur la presse est définitivement révolue», a indiqué M. Labidi.

«Hamadi Jebali a souligné la volonté des dirigeants politiques de voir la Tunisie dotée, à l’instar de tous les pays démocratiques, d’une presse libre, indépendante et pluraliste», a-t-il ajouté.

Le président de l’Inric a par ailleurs souligné que les décideurs, les pouvoirs exécutif et législatif et la société civile doivent prendre connaissance du rapport, expliquant que «la réforme de l’information exige de connaître tous les dépassements commis à l’encontre de la presse au cours des deux dernières décennies, entre destruction des institutions médiatiques et musellement de la presse».

Il s’est, en outre, félicité de «la volonté politique annoncée d’adopter ce rapport comme base d’un dialogue sérieux et constructif sur la réforme de l’information en Tunisie».

Lors de la conférence de presse de lundi, les membres de l’Inric ont déploré le manque de coopération du gouvernement, ses décisions unilatérales et sans concertation avec les instances concernées (nominations à la tête des médias publics, organisation d’une consultation nationale, etc.) et son peu d’empressement à donner suite aux propositions et recommandations de l’Inric concernant la réforme de l’information. kapitalis

 

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Nessma TV: jugement attendu jeudi, test pour la liberté d'expression

 

La justice tunisienne doit rendre jeudi son jugement dans le procès du patron de la chaîne Nessma, jugé pour "atteinte au sacré" après la diffusion l'an dernier du film franco-iranien Persepolis, une décision qui fait figure de test pour la liberté d'expression dans la nouvelle Tunisie.

Ce procès ouvert le 16 novembre 2011 et reporté deux fois a provoqué un tollé parmi les défenseurs des libertés et agité les milieux islamistes extrémistes responsables de violences en octobre. Le PDG de la chaîne Nabil Karoui est poursuivi pour "atteinte aux valeurs du sacré et aux bonnes mœurs et trouble à l'ordre public" après la diffusion de Persepolis qui raconte les dérives du régime iranien à travers les yeux d'une petite fille. En cause: une scène où Allah est incarné, un blasphème proscrit dans l'islam sunnite. Le film avait été diffusé le 7 octobre peu avant le premier scrutin organisé depuis la révolution ayant provoqué la chute du président Ben Ali en janvier 2011. Il avait aussi choqué une partie des Tunisiens dans un contexte de religiosité exacerbé par la montée en puissance du parti islamiste Ennahda, vainqueur des élections. Le PDG de la chaîne a publiquement présenté ses excuses au peuple tunisien pour la diffusion de la séquence controversée sans réussir à faire cesser les attaques et les poursuites engagées par des avocats de la partie civile.

L'affaire a profondément divisé les Tunisiens. Des extrémistes avaient tenté d'attaquer le siège de la chaîne et ses partisans ont mis en place un comité de défense des libertés. Après des débuts chaotiques ponctués d'incidents entre défenseurs des libertés nouvellement acquises et extrémistes prônant un islam rigoureux, le tribunal de première instance a mis l'affaire en délibéré à l'issue d'une audience de plaidoiries jeudi. "C'est un jour décisif pour la liberté d'expression et de la presse", avait déclaré M. Karoui jeudi à l'AFP. "Le jugement sera historique et aura un effet sur la région", avait prédit l'accusé dont la chaîne cible également les téléspectateurs en Algérie et au Maroc. Amnesty International (AI) a dénoncé une affaire qui "met en lumière les attaques contre la liberté d'expression" et demandé l'arrêt des poursuites tout comme l'organisation française Reporters sans frontière (RSF). "Poursuivre en justice et condamner des personnes parce qu'elles ont exprimé pacifiquement leurs opinions, même si celles-ci peuvent être considérées comme totalement choquantes par certains est inacceptable", selon Hassiba Hadj Sahraoui, responsable d'AI.

La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) a suivi le procès pour "vérifier et constater que les instruments internationaux sont bien respectés" dans une affaire qui engage "un principe fondamental, celui de la liberté d'expression et la liberté de création". Les avocats de la partie civile ont plaidé le besoin de poser des limites à la liberté d'expression dès lors qu'il s'agit d'affronts aux sentiments religieux et d'atteintes au sacré. La plainte contre Nessma avait été déposée quelques jours après la diffusion du film par un collectif d'une centaine d'avocats, auquel se sont joints des associations ou des individus.

Hasard du calendrier ou coup médiatique? Le jugement coïncidera jeudi avec la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, une occasion de faire la lumière sur les tensions entre médias et pouvoirs et d'évaluer l'état des libertés en Tunisie, premier pays du "Printemps arabe". letempsdz


 

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 La bataille entre pouvoir et contre-pouvoir continue…

 

Le nouveau pouvoir de la troïka n’a pas encore digéré la liberté de ton usée, depuis la révolution, par les médias tunisiens, publics et privés. 
Le cauchemar vécu par les journalistes, 23 ans durant, est encore dans les mémoires et tiennent à résister pour préserver leur indépendance et répondre aux attentes de leurs lecteurs. 
 

Le pouvoir en place a, comme tout pouvoir, besoin de ces médias pour redorer son blason et augmenter ses chances de réussir les prochaines élections. 
On n’en est pas encore aux menaces et aux sanctions, mais les intimidations de tous genres sont permanentes. 
Le bras-de-fer continue… 

Le hasard a voulu que le verdict du procès de la chaîne Nessma pour la diffusion du film Persépolis coïncide avec la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Ce procès traduit, en effet, le flou dans lequel se trouve la liberté d’expression en Tunisie. Comment le parquet a-t-il accepté une telle plainte contre la diffusion d’un film qui n’est finalement qu’une œuvre artistique ? 

Le procès de Nabil Karoui traduit donc l’absence de repères clairs pour la liberté d’expression dans cette Tunisie postrévolutionnaire.

Le procès de Nessma n’est d’ailleurs pas le seul hic. Nasreddine Ben Saïda, le directeur du journal Ettounissia, n’a-t-il pas été arrêté illico presto pour la publication d’une photo jugée licencieuse ?
Ben Saïda a écopé d’une amende pour ce délit, alors que l’agresseur de notre collègue Zied Krichen, court toujours. Cet agresseur a été pourtant reconnu et sa photo continue à faire le tour du Net.
Le tort de Zyed Krichen se limite à avoir exprimé son soutien à la chaîne Nessma dans le cadre de son soutien à la liberté d’expression. 

Par ailleurs, on ne peut passer sous silence les tiraillements connus par l’établissement de la télévision tunisienne et, notamment, le personnel de son journal télévisé de 20 heures.
Le parti majoritaire Ennahdha ne cesse de multiplier les pressions afin d’amadouer l’équipe de ce journal télévisé, pour servir ses intérêts partisans. Les dirigeants de ce parti sont allés jusqu’à proposer la privatisation de ce service public parce que l’équipe de la rédaction a maintenu sa ligne professionnelle et indépendante.
Tout le monde se rappelle de ce sit-in de 50 jours de personnes qui scandaient sans cesse au micro des slogans portant atteinte aux journalistes de la télé et à leur honneur les traitant de tous les noms.

Le parti Ennahdha a clairement affiché son soutien à ce sit-in et le ministère public a fait preuve de souplesse en affirmant que ce rassemblement ne nuit pas à la liberté du travail.
Il a fallu que des affrontements éclatent entre les sit-inneurs et les employés de la télévision pour que le gouvernement fasse un appel à la fin de ce sit-in, tout en leur donnant raison quant à leur droit de demander à changer le contenu des programmes.

Ces différents incidents ont poussé toutes les instances de régulation de la presse à l’échelle arabe et internationale à crier à l’atteinte aux libertés d’expression en Tunisie. 
Des interrogations se sont également posées quant au retard dans l’installation d’un organe indépendant de régulation de la presse en Tunisie, tout comme celui de la justice.

Le gouvernement, se disant élu et légitime, ne s’est pas intéressé comme il se doit au dossier de la presse, préférant laisser des troupes de salafistes imposer la terreur dans la rue.
Et même le jour où il a décidé de tenir une rencontre pour débattre de la question, il n’est pas parvenu à rassembler tous les intervenants. Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) ainsi que l’Instance nationale de réforme de l’information et de la communication (INRIC) se sont retirées de la réunion, avec plusieurs autres personnalités indépendantes.

Il est donc clair que la visibilité n’est pas claire dans le secteur des médias avec un amalgame entre les médias publics et gouvernementaux. Les gouvernants croient que leur légitimité, ‘toute relative’ d’ailleurs, leur permet de domestiquer les médias. Ce qui est en contradiction avec toutes les normes de professionnalisme et d’objectivité, fondatrices de la profession médiatique.

Réformer le secteur des médias, c’est entre autres ouvrir les dossiers des journalistes corrompus par l’ancien régime. Or, le gouvernement persiste dans son refus de rendre publique cette liste sous prétexte de préserver la réputation et l’honneur des familles des concernées. 

En même temps, son ministre chargé du dossier politique se permet d’accuser, sans aucun fondement, le rédacteur en chef du journal ‘Le Maghreb’ de s’être corrompu avec la famille régnante du régime de Ben Ali et ce, sans le moindre égard pour sa famille et sa réputation.
Cela confirme de manière criarde la politique de ‘deux poids / deux mesures’ adoptée par le gouvernement qui veut garder sous sa coupe cette certains réseaux médiatiques, dont les services lui sont utiles, comme le prouve le retour en force de la presse de caniveaux.

N’a-t-on pas attaqué Emna Menif, Jawhar Ben Mbarek, Néjiba Hamrouni et bien d’autres, d’une manière grossière rappelant les méthodes de l’ancien régime contre ses opposants.
La Tunisie a certes besoin de mettre à niveau son secteur médiatique. Mais ceci devrait se passer d’une manière rationnelle, à base d’une évaluation objective de l’état des lieux, pour faire le diagnostic qu’il faut et déterminer les maux du secteur.
Tout plan de redressement doit partir de cette évaluation et tracer des objectifs clairs pour un monde médiatique professionnel et objectif.


Les médias tunisiens ont besoin, plus que jamais, de renforcer leurs ressources humaines et matérielles et de garantir leur indépendance du pouvoir exécutif.       
Mounir Ben Mahmoud; businessnews

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 04:44

Affrontements meurtriers au Caire : qui étaient les assaillants ?

 

Ce matin à l’aube, des manifestants opposés au régime militaire ont été attaqués par des hommes armés devant le ministère de la Défense. Le bilan est pour l’instant de vingt morts. Notre Observateur sur place s’interroge sur l’identité des assaillants, qui étaient particulièrement bien armés.

 

Ces incidents interviennent alors que l’Egypte organise dans quelques semaines sa première élection présidentielle depuis la chute d’Hosni Moubarak. Trois candidats à la présidentielle des 23 et 24 mai - celui des Frères musulmans Mohammed Morsi, l'islamiste Abdel Moneim Aboul Foutouh et l'avocat de gauche Khaled Ali - ont décidé de suspendre leur campagne en raison des violences.

 

 

 

 

"Ils ont attaqué avec des gaz lacrymogènes"

Mohamed Salah @MhmdSalah1, blogueur égyptien de 25 ans, était sur place au moment des incidents.

 

« J’étais sur place depuis 19 heures hier soir. Environ 2 000 manifestants pacifiques étaient rassemblés sur la place, près du ministère de la Défense. Tous scandaient "À bas le pouvoir militaire", réclamant le retour immédiat à un pouvoir civil. Je tiens à préciser que les manifestants étaient de toutes sensibilités : il y avait des libéraux, des salafistes, des laïcs, des jeunes du Mouvement du 6-avril [d’après d’autres témoignages, les partisans del’homme politique salafiste Abou Ismaïl, dont la candidature à l’élection présidentielle a été disqualifiée par la commission électorale, étaient majoritaires dans le rassemblement ndlr]. Quatre blindés étaient stationnés à proximité. Ils n’ont d’ailleurs pas bougé pendant l’attaque.

 

Vers 1 heure du matin, environ une centaine de "baltaguiyas" [nom donné aux hommes de main du pouvoir sous Hosni Moubarak ndlr] les ont attaqués avec des gaz lacrymogènes et en tirant à balles réelles [sur Twitter, les internautes s’interrogent sur la façon dont des civils se sont procurés des gaz lacrymogènes ndlr]. Certains rodaient autour des manifestants depuis un moment, d’autres sont arrivés pour l’attaque. Ils étaient tous habillés en civil. Ce ne sont donc pas "officiellement" des militaires, mais ils étaient particulièrement bien équipés [d’autres témoignages parlent également de barres de fer et de bâtons ndlr]. En revanche, les manifestants que j’ai vu n’étaient pas armés. Ils ne jetaient que des pierres [selon les services de sécurité, les deux côtés ont fait usage de cocktails Molotov ndlr].

Au moment de l’attaque, j’ai vu cinq hommes tomber à terre à quelques mètres à peine de moi, touchés par balles. L’un d’entre eux était mon ami. Il s’appellait Talaat, il avait 20 ans et étudiait à l’université Ain Shams. Ils ont tout de suite été amenés par des manifestants vers les hôpitaux de fortune installés à côté de la place. »

 

 

 


 

observers.france24

 

 

 

 

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Vingt morts au Caire, l'armée prête à avancer son départ du pouvoir


Affrontements entre des manifestants hostiles au pouvoir militaire et des assaillants, le 2 mai 2012 au Caire (Photo Khaled Desouki/AFP)


Vingt personnes ont été tuées au Caire lors d'affrontements entre des manifestants hostiles au pouvoir militaire et des assaillants, faisant brusquement monter la tension politique et amenant plusieurs candidats à la présidentielle à suspendre leur campagne.

Dans un signe d'apaisement, l'armée, qui tient les rênes du pays depuis la chute de Hosni Moubarak l'an dernier, s'est dite prête à quitter le pouvoir dès le 24 mai en cas de victoire d'un des candidats dès le premier tour, sans attendre la fin juin comme initialement évoqué.


Mercredi à l'aube, des assaillants non-identifiés, accusés d'être des hommes de main en civil agissant sur commande, ont attaqué les protestataires qui étaient rassemblés depuis plusieurs jours pour réclamer le départ de l'armée du pouvoir, selon des sources de sécurité et des témoins.

Les deux camps ont échangé pendant des heures des jets de pierres et des cocktails molotov, tandis que des personnes, le corps en sang, étaient battues à coups de barres de fer dans des scènes de lynchage en pleine rue. Des coups de feu ont également été entendus.

En milieu de journée, l'armée et la police anti-émeutes ont installé un cordon de sécurité pour séparer les deux camps dans ce secteur du quartier d'Abbassiya, à proximité du ministère de la Défense.


Violents affrontements au Caire (Photo /afp.com)

Le calme est provisoirement revenu dans l'après-midi après ces violences qui qui ont fait vingt morts et des dizaines de blessés, selon les médecins de l'hôpital de campagne installé non loin de là. Le bilan gouvernemental fait état de neuf morts.

De nouvelles manifestations appelant à la chute du pouvoir militaire ont toutefois eu lieu en fin de journée dans le centre du Caire et à Abbassiya, en présence notamment d'un candidat à la présidentielle, l'islamiste modéré Abdel Moneim Aboul Foutouh.

Au coeur des incidents figurent les partisans du leader salafiste Hazem Abou Ismaïl qui campaient depuis samedi pour protester contre l'exclusion de leur candidat de la course à la présidentielle, dont le premier tour est prévu les 23 et 24 mai et le second les 16 et 17 juin.

 

Hazem Abou Ismaïl est l'un des dix candidats sur 23 à avoir été éliminés en raison d'irrégularités. Selon les autorités, sa mère a obtenu la nationalité américaine, ce qui contrevient à la loi électorale.

Dimanche, une personne avait été tuée et 119 blessées dans des affrontements avec ses partisans, toujours dans le quartier d'Abbassiya.


Des manifestants égyptiens évacuent un blessé, le 2 mai 2012 au Caire (Photo Khaled Desouki/AFP)

Le chef d'état-major de l'armée, Sami Anan, membre du conseil militaire au pouvoir, a affirmé que les militaires étudiaient "une remise du pouvoir le 24 mai en cas de victoire d'un président au premier tour de l'élection".

L'armée s'en tenait jusqu'à présent à une promesse de remettre le pouvoir aux civils avant la fin juin, une fois le nouveau président élu.

"L'intervention de l'armée est venue bien trop tard", a estimé Philip Luther, directeur d'Amnesty International pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

 

 

Le pouvoir en Egypte "ne semble avoir aucune volonté d'éviter ces évènements tragiques. Après les heurts de ce week-end, les autorités auraient dû se préparer à des violences", a-t-il ajouté.

Les affrontements de mercredi ont amené quatre candidats à suspendre leur campagne: Mohamed Morsi pour les Frères musulmans, l'islamiste Aboul Foutouh, et les candidats de gauche Khaled Ali et Hamdeen Sabbahi.

L'un des favoris à la présidentielle, l'ex-chef de la Ligue arabe Amr Moussa, a estimé que les violences de mercredi étaient "la preuve de la nécessité de mettre fin à la période de transition".

Le Parti de la justice et de la liberté (PLJ), issu des Frères musulmans, a annoncé qu'il boycottait une réunion prévue mercredi avec le maréchal Hussein Tantaoui, chef d'Etat de fait de l'Egypte, et les partis politiques, en raison "des évènements sanglants" d'Abbassiya.

L'opposant Mohamed ElBaradei, qui n'est pas candidat, a dénoncé sur son compte Twitter un "massacre". "Le Conseil suprême des forces armées et le gouvernement sont incapables de protéger les civils ou sont de mèche avec les voyous. L'Egypte va à vau-l'eau", a-t-il ajouté.

La campagne, qui s'est officiellement ouverte lundi, se déroule dans un climat d'ouverture inédit pour une présidentielle en Egypte, après des décennies d'élections-plébiscites largement boudées par les électeurs faute d'enjeu réel.

Le blocage du processus de rédaction d'une nouvelle Constitution et le bras-de-fer entre les Frères musulmans, qui dominent le Parlement, et l'armée sur un remaniement du gouvernement nommé par les militaires maintiennent toutefois un climat politique difficile. linternaute

 


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أحداث دامية في العباسية‏..‏ ومرشحو الرئاسة يجمدون حملاتهم .. الجيش والشرطة أوقفا الاشتباكات بين المعتصمين ومجهولين‏..‏ وتضارب حول أعداد القتلي والمصابين 


وسط حالة من الخوف والهلع والترقب‏,‏ تحولت أنظار الشعب المصري إلي ميدان العباسية ومحيط وزارة الدفاع لمتابعة المذبحة المروعة التي شهدها الميدان والشوارع المحيطة به الليلة قبل الماضية‏,‏ وصباح أمس‏,‏ وسقط خلالها7 قتلي و76 مصابا, حسب تقديرات وزارة الصحة

 

في حين أكد أطباء المستشفي الميداني مقتل11 وإصابة48 بينما أكد شهود عيان سقوط17 قتيلا وإصابة أكثر من150 شخصا.. وقد قرر عدد من المرشحين لانتخابات الرئاسة تجميد حملاتهم احتجاجا علي الاعتداء علي المتظاهرين وقتلهم.
ونجحت قوات من الجيش والأمن المركزي في وقف الاشتباكات بين المعتصمين والمواطنين المجهولين الذين اعتدوا عليهم, وسيعقد المجلس العسكري مؤتمرا صحفيا ظهر اليوم حول الأحداث.

 
وأوضح شهود العيان أن بين الوفيات ذبيحين, هما أحمد أبوالحسن الطالب بكلية الطب بجامعة عين شمس, وعاطف الجوهري أحد المتظاهرين الذي ذبحه البلطجية في سيارة الإسعاف, وهو في طريقه إلي المستشفي.
وأهابت حملة المرشح الدكتور محمد مرسي, بالقوي السياسية والأحزاب التدخل الفوري لوقف نزيف الدم.
وأوفدت حملة الدكتور عبدالمنعم أبوالفتوح, فريقا من الأطباء والصيادلة إلي المستشفي الميداني بالعباسية لتقديم الخدمات الطبية والعلاجية للمصابين.
وقال المرشح حمدين صباحي: لن نقبل استمرار استباحة دماء المصريين, وإهدار حقوقهم في التظاهر والاعتصام السلمي.

 
وحمل المرشح خالد علي المجلس العسكري المسئولية عن الشهداء والمصابين من المعتصمين, كما قرر المرشح الفريق حسام خير الله وقف أنشطته الانتخابية لمدة ثلاثة أيام.
وحذر المرشح الدكتور محمد سليم العوا من محاولة جر البلاد إلي حرب أهلية, كما حذر المرشح عمرو موسي من الانشغال بالمصادمات التي تعطلنا عن تحريك مصر إلي الأمام.
علي جانب آخر, أغلقت الشركة المصرية لإدارة وتشغيل مترو الأنفاق محطة العباسية بالخط الثالث للمترو, خوفا علي حياة الركاب, وسيظل الإغلاق ساريا لحين انتهاء الاشتباكات وعودة الهدوء.
كما تقرر وقف الدراسة في سبع كليات بجامعة عين شمس لمدة يومين, هي: الطب, والتجارة, والعلوم, والآداب, والألسن, والحقوق, والحاسبات لمدة يومين, حسبما أعلن الدكتور حسين عيسي القائم بأعمال رئيس الجامعة.

 
من ناحية أخري, انسحب عدد من الأحزاب والقوي السياسية من اجتماع المجلس الأعلي للقوات المسلحة أمس احتجاجا علي الأحداث الدامية بمحيط وزارة الدفاع, وضمت قائمة المنسحبين أحزاب: الحرية والعدالة, والنور, وغد الثورة, والمصري الديمقراطي الاجتماعي, والوفد, والعدل, والحضارة, والتحالف الشعبي الاشتراكي.
وكانت الاشتباكات قد احتدمت في ساعة مبكرة من صباح أمس, بعد محاولة بعض المسلحين فض الاعتصام

القائم بمحيط وزارة الدفاع بالقوة, والذي دخل يومه الثامن للمطالبة بتعديل المادة28 من الإعلان الدستوري, وحل اللجنة العليا لانتخابات الرئاسة.
وأكد مصدر عسكري أن قوات الشرطة العسكرية وقوات من المنطقة المركزية والأمن المركزي تسيطر علي الأحداث بميدان العباسية, وقامت بعمل حواجز وفواصل ودروع من قوات الأمن بين طرفي الاشتباك لوقف الاشتباكات ومنع تجددها. ويأتي ذلك بعد تصاعد الأحداث منذ فجر أمس الأربعاء بشكل كبير.

 
وعلي جانب آخر, عرض اللواء محمد إبراهيم وزير الداخلية تقريرا حول الموقف الأمني في منطقة الخليفة المأمون أمام وزارة الدفاع وميدان العباسية علي مجلس الوزراء في اجتماعه أمس برئاسة الدكتور كمال الجنزوري.
وصرحت السيدة فايزة أبوالنجا وزيرة التخطيط والتعاون الدولي بأن الجيش والشرطة لم يطلقا رصاصة واحدة في هذه الأحداث, التي لن تؤثر علي إجراء الانتخابات الرئاسية في موعدها المحدد.

 

ahram

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 05:19

Pour mieux connaitre (fr) Nizar Qabbani


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Al Watania (Tunisie) : en mémoire de Nazar 

 Poème de Nizar Qabbani en mémoire de sa femme, Balkis, tuée dans un attentat à Beyrouth en 1981.

 

Nizar Qabbani : «le Coq !», à propos de la médiocrité et de la violence des élites au pouvoir dans le monde arabe 

 

 
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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 04:45

Manifeste de mouvements Occupy et Indignés pour le 12 mai 2012 #12M#15M

Manifeste émanant du groupe de travail international alternatives et solutions dont vous pouvez trouver une des traces sur Facebook. Ce groupe a été créé à la suite de plusieurs réunions en audioconférence qui ont réuni des représentants de nombreux pays. Ces anonymes visent à délivrer un même message à l'occasion des journées du 12 et 15 mai, voici la première partie du manifeste.

Nous vivons dans un monde dominé par des forces qui ne sont plus capables de garantir des droits essentiels pour vivre dignement et dans le respect de la liberté. Un monde où il n’y a pas d’alternatives à cette perte continuelle de droits.

Nous vivons dans un monde dans lequel la loi du plus fort est opposée aux valeurs essentielles de ladéclaration universelle des droits de l’homme. Tout ce qui n’encourage pas la compétition, l’égoïsme et la cupidité est considéré comme déviant et contre la loi du marché. Cette idéologie est renforcée par le monopole des grands médias, instruments indispensables au maintien du consensus autour de ce système que nous jugeons injuste et non durable.

Mais nous ne sommes plus silencieux. De la Tunisie à la place Tahrir, de Madrid à Reijkiavik, de New-York à Bruxelles, les peuples se sont élevés dans la droite ligne du printemps arabe. A chaque fois nous avons dénoncé la réalité de notre situation, à chaque fois nous nous sommes rapprochés, aujourd’hui nous allons mener cette lutte mondialement. Nous, unis, avons librement décidé de faire entendre nos voix le 12 mai, partout dans le monde pour exposer la situation planétaire et demander l’application de politiques oeuvrant pour le bien commun.

Le système démocratique et politique a été vidé de sa substance. Il a été mis au service de quelques privilégiés par la croissance des bénéfices de leurs entreprises et de leurs institutions financières.

Nous déclarons que cette crise n’est pas un accident dans l’ordre des choses. Il a été causé par la cupidité de ceux qui ont mis le monde à genoux. Les sciences économiques, les médias et tous les composants majeurs de notre société ont perdu leur vocation première d’oeuvrer pour le bien commun. En ne considérant aucune autre solution, ils sont devenus les rouages d’une idéologie accréditrice du pouvoir monétaire et de la répression des peuples. C’est à ces mêmes experts que nous devrions laisser notre futur pour qu’ils puissent poursuivre leur entreprise qui a déjà tant détruit.

Nous prenons acte de leur volonté mais qu'ils prennent acte de la nôtre. Ici et maintenant, nous sommes de retour. Nous nous sommes réveillés et arrêtons de nous plaindre pour préférer l’action. Désormais nous ciblons les causes directes de la crise : leurs politiques et leurs mensonges travestis en rhétoriques aussi vides qu’aveugles. Nous proposons des alternatives à ces politiques afin de régler la situation actuelle en tendant vers un monde plus démocratique où régneront les valeurs de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Tourner enfin en réalité le vieux rêve que nos ancêtres avaient quand ils se sont élevés contre les oppressions passées. Un monde où chaque homme et chaque femme aura la garanti de son droit à la libre poursuite d’un bonheur personnel et collectif.

A suivre, la traduction de ce que nous demandons pour y parvenir. En attendant, retenez bien la date du 12 mai. agoravox

 

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Barcelone

 «Les indignés» reprennent la place de Catalogne

 

 

 

«Les indignés de Barcelone comptent reprendre leur mouvement de protestation»

 

 

#Des incidents ont éclaté à Barcelone entre policiers et jeunes «indignés» sur la Place de Catalogne. (Photo : www.montpellier-journal.fr)


Les «indignés» de Barcelone ont annoncé, dimanche, qu'ils comptent reprendre leur mouvement de protestation à l'occasion du 1er anniversaire du lancement du Mouvement du 15 mai qui réclame plus de justice sociale et une démocratie participative en Espagne.

Les «indignés» ont, déjà, entamé les préparatifs pour installer, le 15 mai, un campement à la célèbre place de Catalogne, située dans le centre-ville de Barcelone, pour célébrer le 1er anniversaire du Mouvement, ont précisé des activistes de ce collectif, cités par la presse locale.

Une manifestation est également prévue le 12 mai à Barcelone pour exprimer les revendications des «indignés», ont précisé les mêmes sources, ajoutant que les «indignés» sont déterminés «plus que jamais» à descendre dans la rue à l'occasion du 1er anniversaire du Mouvement du 15 mai.

En 2011, les «indignés» avaient occupé pendant plusieurs mois la place de Catalogne où ils avaient dressé des dizaines de tentes pour protester contre le chômage et la corruption et réclamer des réformes sociales et politiques en Espagne.

La place a été, finalement, évacuée à la fin du mois de mai lors d'une intervention des forces de l'ordre qui s'est soldée par de violents incidents entre la police catalane et les «indignés».

Le gouvernement catalan qui n'a pas encore réagi à l'annonce des «indignés» de reprendre la mobilisation, avait promis, par la voix de son conseiller à l'Intérieur, d'augmenter les effectifs de la police anti-émeute, d'installer de nouvelles caméras de vidéo-surveillance et de faire adopter une loi permettant la modification du parcours des manifestations.

De son coté, la police catalane a lancé mercredi un site web encourageant les citoyens à dénoncer les personnes présumées coupables de violences urbaines lors de manifestations.

Le site, baptisé «Collaboration citoyenne contre la violence urbaine», montre les photos de 68 personnes soupçonnées d'avoir participé aux actes de violence survenus à Barcelone lors de la journée de grève générale du 29 mars dernier.  lematin


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De Stéphane Hessel à Luciano Gallino. L’analyse qui manquait aux indignés ... et à d’autres….

 

0,5% de la population mondiale détient 69000 milliards de $ alors que 68% n’en détient que 8000 milliards !!!


Luciano Gallino, quatre vint cinq printemps superbement portés, professeur émérite à l’université de Turin, sociologue érudit et président du conseil des sages de l’AIS (Association Italienne de Sociologie,) s’attaque avec une rare rigueur à ces sophismes du néolibéralisme qui ont tant contaminé tous les secteurs de la pensée économique, sociale et politique. Dans un ouvrage très documenté, tout juste paru, il analyse avec clairvoyance les faits et les chiffres produits par des organismes que l’on ne saurait soupçonner de complaisance à l’égard des idées progressistes.

C’est ainsi que l’OCDE, la London School of Economics, KPMG, le World Economic Forum et j’en passe, fournissent eux-mêmes les éléments dont Gallino se saisit pour démonter les contre-vérités concernant les pseudo freins que constitueraient les acquis que les classes laborieuses, au prix de dizaines d’années de luttes acharnées, ont réussi à arracher au capitalisme industriel du siècle dernier.

Les délires de The Economist et des Think tanks aux moyens millionnaires, qui visent à culpabiliser des millions d’individus rendus responsables de la sacro-sainte faiblesse de la productivité, sont démontés un par un et chiffres à l’appui par l’acuité impressionnante de Luciano Gallino. C’est ainsi qu’il fait voler en éclat la scandaleuse affirmation, très souvent reprise par des hommes politiques qui se disent de gauche,  et selon laquelle l’absence de flexibilité sur le marché du travail nuit à l’emploi. Gallino souligne comment, alors que l’Italie (comme la France d’ailleurs) est citée comme le pays ayant la législation sur le travail la plus rigide, les entreprises de toutes tailles exploitent à loisir des millions de "stagiaires", de saisonniers, de travailleurs à temps partiel, avec des salaires de misère et sans aucun type de contrat digne de ce nom, sans oublier ceux qui vendent leur force de travail au noir.

Aucune preuve sérieuse n’est apportée par ceux qui corrèlent flexibilité du travail et meilleur niveau de l’emploi. Le chômage et la précarité ne font-ils pas des ravages dans des pays comme l’Angleterre ou les États-Unis où licencier sans indemnité et sans préavis est simple formalité ?

Rien ne justifierait les attaques du gouvernement de Mario Monti contre le droit du travail en Italie, dont le fameux Articole 18 constitue le pilier. Cette lamentable offensive vise seulement à légaliser la précarité pour des travailleurs qui seraient ainsi contraints de subir encore plus la volonté des employeurs, grâce à une réserve accrue de bras et de cerveaux.Gallino remet à l’ordre du jour avec une réactualisation salutaire, la lutte des classes, celle-ci, loin d’avoir disparue comme veut-nous faire croire l’insipide pensée politique contemporaine, est au contraire en pleine éruption.

Mais contrairement au siècle dernier, où il était alors sur la défensive, c’est le capitalisme le plus accumulateur et le plus agressif de l’histoire, qui conduit l’attaque contre les travailleurs. Son objectif n’étant rien moins que de regagner une par une chaque concession arrachée par la classe ouvrière aux cours des dernières décennies. Au-delà des faits, importants pour démonter les sophismes des tenants de la société ultra libérale, Gallino illustre parfaitement, en rappelant la thèse plus que jamais contemporaine de Gramsci sur l’hégémonie culturelle de la classe dominante, comment le pouvoir capitaliste exerce par les moyens les plus légaux son incroyable domination.

La représentation politique est, au mieux, exercée par une social-démocratie en perdition et qui, comme en Grèce, n’hésite pas à détruire en quelques semaines des acquis obtenus au cours de décennies de luttes. Les divisions et les luttes intestines ont décrédibilisé la représentation syndicale laissant le champ libre aux pires excès et accroissant le désarroi et la peur au sein des classes laborieuses.

Cet ouvrage qui n’est malheureusement pas encore traduit en français, fournit les réponses les plus édifiantes à tous ceux qui sentent parfaitement les injustices scandaleuses qui frappent les pauvres et les classes moyennes, mais qui ne savent pas toujours répondre aux arguments des perroquets de l’ultralibéralisme, dont les contrevérités   ressassées jusqu’à la nausée, finissent par revêtir l’aspect d’un insupportable dogme. Gallino nous aide ici à nous doter d’arguments de poids pour élaborer et diffuser la contreculture nécessaire au renversement de ce cycle infernal.Bien entendu, la bataille politique ne se gagnera qu’avec des partis représentant les intérêts de cette majorité qui paye, qui plus est en la subissant de façon dévastatrice, la cupidité d’une ultra minorité.

Pour y arriver, il faut impérativement convaincre les millions de citoyens fourvoyés par le discours dominant, que la réalité a un tout autre aspect, ce que l’ouvrage vulgarisateur de Luciano Gallino nous aide à appréhender efficacement. Il ne reste plus qu’à espérer, pour ceux qui ne lisent pas l’Italien, une traduction prochaine de ce remarquable ouvrage.

Luciano Gallino, La lotta di classe dopo la lotta di classe, Laterza (Rome) mediapart

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 03:45

« Depuis des décennies, Thala vit avec la hantise des catastrophes occasionnées, une à deux fois par an, par les semi remorques qui entrent dans la ville en venant de Kasserine. L'avenue centrale, étroite et fortement pentue, est régulièrement le théâtre d'accidents mortels lorsque ces poids lourds, lourdement chargés, perdent leurs moyens de freinage. Le dernier de ces accidents est survenu le 6 avril 2012. Une rocade a bien été réalisée, il y plusieurs décennies, mais sans aucun respect pour les règles de sécurité des poids lourds qui préfèrent tenter leur chance en traversant la ville plutôt que d'emprunter cette rocade de la mort. La vraie solution tarde à venir. Les habitants témoignent et crient leur ras-le-bol. Personne ne semble avoir perçu leur cri de rage. »

 

 

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« Soufiane Nemri : ses parents ont tout sacrifié pour qu'il fasse des études. Il a tout supporté pour entrer dans le club de ceux qui ont réussi, les difficultés naturelles, économiques et sociales. Las! Le système lui fait savoir que la "dignité à travers le travail" est un luxe qu'il ne peut ambitionner d'atteindre. Le pays est, en effet, géré par les incompétents au profit des médiocres....»

 

 

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« J'ai rencontré Karim à Thala. Il m'a raconté que son rêve était de devenir quelqu'un. Utile, considéré et, accessoirement, capable de gagner honnêtement sa vie et de rendre à sa maman « défigurée » par des brûlures handicapantes, une partie des sacrifices consentis. Sa voie, il l'a cherchée dans les rangs de l'Armée en se pré sentant spontanément pour son service militaire, espérant que ce sera le démarrage d'une carrière. La réussite... Las, le rêve se brisa suite à un accident "de travail" qui s'avéra couteux à assumer. Qu'à cela ne tienne, quelqu'un en qui il avait confiance lui refila un tuyau : Démissionner de l'armée pour être MIEUX soigné. En ce faisant le CANDIDE se trouve exclus des soins jusqu'alors prodigués gratuitement. L'espoir, le rêve et la certitude cèdent le pas à la frustration, la colère, la déception et l'amertume. Désormais il est seul avec sa maman qui attend un miracle. Aucune autonomie, pas de qualité de vie. L'argent manque terriblement pour se nourrir déjà. Pas d'argent non plus pour acheter les médicaments qui atténueront les douleurs chaque jour plus insupportables. L'hôpital de Ben Arous des grands brulés leur a bien proposés une prise en charge. A la condition que la mère s'achète une « veste spéciale » qui coûterait 6 mille Dinars. Karim affirme que ni lui, ni sa maman n'ont jamais cru qu'il pouvait exister autant de zéros. De là à les avoir entre les mains !!!»

 

 

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Un père Alzheimer, un revenu de 100 d par mois pour toute la famille et une misère abjecte

 « Malgré ses problèmes personnels, hajir Rtibi consacre beaucoup de temps à recenser les situations sociales difficiles. Hejir Rtibi fait tout pour aider les habitants de Thala, oublié de tous, à faire connaitre leurs problèmes.»

 

 

 

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« Un homme meurt écrasé par un bloc de pierre sur les lieux de son travail. Les responsables de l'entreprise, pour qui la vie humaine, tant qu'il ne s'agit pas de la leur, n'a aucune valeur, ne sont nullement inquiétés. Aucun mécanisme de protection du travailleur n'est activé. La mère de la victime ne sait plus à qui s'adresser tant les inerties sont inébranlables...»

 

 

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 17:53

Vingt mille Tunisiens dans la rue pour l'empoi et l'unité

 

Près de vingt mille personnes ont manifesté mardi pour l'emploi et l'unité nationale en plein coeur de Tunis, à l'occasion de la fête du travail, répondant aux appels de mobilisation lancés par les syndicats, a constaté l'AFP.

Sur l'avenue Habib Bourguiba - emblématique de la révolution- des Tunisiens ont défilé en brandissant des drapeaux rouge et blanc de la Tunisie, entonnant en choeur l'hymne national. Des ballons rouges et blancs, symbolisant l'unité nationale, ont été lâchés dans le ciel bleu de Tunis sous les applaudissements d'une foule compacte.

Pain, liberté et dignité nationale, Travail, liberté, dignité nationale ont scandé des manifestants reprenant des slogans phare du soulèvement qui a chassé Ben Ali du pouvoir le 14 janvier 2011.

Le peuple veut l'unité nationale, l'emploi relève de la dignité nationale, Ni peur ni terreur, le pouvoir est aux mains du peuple, ont crié les manifestants qui s'étaient rassemblés dans la matinée devant le siège de la centrale historique syndicale (UGTT, Union générale des travailleurs tunisiens).

A chacun son parti, l'UGTT pour tous, pouvait-on lire sur des grandes banderoles flottant sur l'avenue Bourguiba, en plein coeur de la capitale.

Autant nous tenons à ce que les coupables (de l'ancien régime) rendent compte à la justice, autant nous sommes partisans de la réconciliation, a déclaré le secrétaire général de l'UGTT, Houcine Abassi, insistant sur la nécessité de dialogue et de consensus.

Les manifestants, qui répondaient aux appels de mobilisation lancés par l'UGTT, de l'Union des travailleurs tunisiens (UTT) et de la confédération générale des travailleurs tunisiens (CGTT), ont défilé sans incident sous le contrôle de la police et d'un service d'ordre.

Des sympathisants du parti islamiste Ennahda et des courants de l'opposition ont également participé à cette manifestation qui continuait de prendre de l'ampleur, avec des jeunes des banlieues, enveloppés dans le drapeau tunisien, convergeant vers le centre de Tunis.

Des syndicalistes français de la CGT ont également défilé dans le cortège de l'UGTT.

Noureddine Hached, fils du leader syndicaliste tunisien Farhat Hached, assassiné avant l'indépendance, s'est réjoui de voir la fête du travail retrouver son faste dans la Tunisie post-révolutionnaire.

C'est un grand jour, je rappelle que l'UGTT de Farhat Hached avait institué en 1946 ce jour comme fête nationale du peuple tunisien sous le protectorat français (ndlr: 1881-1956). romandie

 

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Ali Laarayedh, ministre de l’Intérieur, n’était  pas le bienvenu ! 

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La fête du 1er mai dans le monde

EUROPE DE L’OUEST

Sous le signe de l’austérité et sur fond de crise du modèle social européen, les traditionnels défilés du 1er mai ont marqué la journée dans toute l’Europe, comme en Espagne  qui vit une « fête du travail »  morose, avec un taux de chômage record. Sous le mot d’ordre « Travail, dignité, droits. Ils veulent tout détruire » , plusieurs milliers de manifestants étaient rassemblés dans le centre de Madrid à la mi-journée, avant le départ du cortège convoqué par les deux principaux syndicats espagnols, UGT et CCOO. En ligne de mire des manifestations, prévues dans environ 80 villes d’Espagne : les coupes budgétaires et la réforme du travail adoptée en février par le gouvernement conservateur.

Au Portugal , des milliers de personnes se sont rassemblés à Lisbonne, et dans plusieurs autres villes du pays, avec pour mot d’ordre la lutte pour l’emploi et contre la paupérisation du pays actuellement sous assistance financière. À Lisbonne, les deux principales centrales syndicales portugaises ont défilé séparément. La CGTP, proche des communistes, a choisi pour mot d’ordre la lutte « contre l’exploitation et l’appauvrissement », tandis que l’UGT, l’autre centrale syndicale, a choisi de défiler pour « défendre la croissance, l’emploi et plus de justice sociale » .

En Italie , pour la 21e année consécutive, les trois grands syndicats ont organisé à Rome un grand concert après avoir participé à des manifestations notamment à Rieti, près de la capitale, pour demander au gouvernement d’aider davantage les jeunes face à la crise actuelle. Plus de 300 000 jeunes étaient rassemblés pour ce spectacle avec une succession d’artistes italiens et des groupes étrangers.

Dans une Grèce  frappée par une politique de rigueur encore plus sévère, des milliers de personnes, en majorité des militants communistes, ont participé aux manifestations à Athènes et dans d’autres villes. Selon la police, plus de 18 000 personnes ont manifesté dans tout le pays. « Personne seul, tous ensemble on va y arriver » , proclamait la principale banderole dressée derrière la tribune installée sur la place Kotzia, dans le centre d’Athènes. Ces défilés interviennent à cinq jours des législatives du 6 mai, dont le résultat est incertain en raison de la baisse de popularité des deux principaux partis, la Nouvelle-Démocratie (droite), partant favori, et les socialistes du Pasok, sanctionnés pour la politique d’austérité.

En Belgique , de grands rassemblements syndicaux et politiques étaient organisés à travers le royaume. Le premier ministre, Elio Di Rupo, arrivé au pouvoir en décembre, a choisi pour sa part de ne pas prendre la parole dans un souci de neutralité eu égard à ses nouvelles fonctions à la tête du gouvernement.

TURQUIE

À Istanbul, des dizaines de milliers de manifestants venant de tous bords politiques ont convergé vers la place Taksim, sur la rive européenne de la métropole, où des dizaines de personnes avaient été tuées il y a 35 ans. Selon les chiffres officiels, 20 000 policiers ont été mobilisés pour assurer la sécurité du rassemblement sur cette place, la plus connue d’Istanbul. Elle avait été rouverte aux manifestants le 1er mai 2010, après avoir été interdite depuis le 1er mai 1977, lorsque des inconnus avaient ouvert le feu sur la foule. D 'importants rassemblements avaient lieu aussi dans les deuxième et troisième villes de Turquie, Ankara et Izmir.

RUSSIE

Le président élu, Vladimir Poutine, qui sera investi le 7 mai, et le chef de l’État sortant, Dmitri Medvedev, ont rejoint pour la première fois une grande manifestation pro-Kremlin pour la fête du travail dans le centre de Moscou. Environ 150 000 manifestants ont participé à ce rassemblement à l’appel des syndicats favorables au pouvoir. « Il faut travailler plus » , a lancé Vladimir Poutine, en chemise blanche sans cravate.

Selon Mikhaïl Chmakov, leader de la Fédération des syndicats indépendants, une organisation héritée de l’URSS et proche du pouvoir, le défilé de Moscou a été « le plus important »  de ceux organisés à travers le pays. Selon lui, « environ un million »  de manifestants avaient par ailleurs participé à des rassemblements en Extrême-Orient et en Sibérie. Les communistes russes ont organisé un autre défilé à Moscou auquel ont participé 3 500 personnes, selon la police. L’opposition russe non représentée au parlement, et qui avait organisé depuis décembre plusieurs manifestations massives contre Poutine, n’a pas défilé. Elle prévoit un grand rassemblement le 6 mai à la veille de l’investiture de Vladimir Poutine.

TUNISIE

Plus de vingt mille personnes ont manifesté pour l’emploi et l’unité nationale en plein cœur de Tunis, répondant aux appels de mobilisation lancés par les syndicats. Sur l’avenue Habib-Bourguiba – emblématique de la révolution – des Tunisiens ont défilé en brandissant des drapeaux rouge et blanc de la Tunisie, entonnant en chœur l’hymne national. Des ballons rouges et blancs, symbolisant l’unité nationale, ont été lâchés dans le ciel bleu de la capitale sous les applaudissements d’une foule compacte. « Pain, liberté et dignité nationale » , ont scandé des manifestants reprenant un des slogans phare du soulèvement qui a chassé Ben Ali du pouvoir en 2011.

Les manifestants, qui répondaient aux appels de mobilisation lancés par l’UGTT, l’Union des travailleurs tunisiens (UTT) et de la Confédération générale des travailleurs tunisiens (CGTT), ont défilé sans incident sous le contrôle de la police et d’un service d’ordre. Des sympathisants du parti islamiste Ennahda et des courants de l’opposition ont aussi participé à cette manifestation qui continuait de prendre de l’ampleur, avec des jeunes des banlieues, enveloppés dans le drapeau tunisien, convergeant vers le centre de Tunis.

CUBA

À Cuba, le président Raul Castro a présidé un gigantesque défilé à La Havane, aux côtés de près de 2 000 invités étrangers et de centaines de milliers de Cubains.

ASIE

En Indonésie , environ 9 000 personnes ont manifesté dans la capitale Djakarta pour réclamer des augmentations salariales et dénoncer la perte d’activité due à la sous-traitance. Le salaire mensuel moyen, qui dépasse à peine les 100 €, a du mal à suivre la hausse continue du coût de la vie.

Au Timor oriental , 500 manifestants se sont heurtés aux forces de l’ordre dans la capitale Dili. 84 personnes ont été arrêtées. Un ex-guérillero, Taur Matan Ruak, a été élu à la présidence du Timor il y a tout juste une semaine.

Aux Philippines , ils étaient 3 000 à marcher vers le palais présidentiel à Manille en brandissant des portraits du président Benigno Aquino caricaturé en chien aux ordres des capitalistes étrangers. Le chef de l’État a assuré qu’il travaillait pour l’emploi et le pouvoir d’achat tout en créant les conditions nécessaires, selon lui, à l’investissement dans le pays.

À Hong Kong , 5 000 manifestants ont demandé une amélioration des retraites, un encadrement du temps de travail hebdomadaire et une revalorisation du salaire horaire minimum, de 28 dollars de Hong Kong (2,7 €) à 33 dollars.  

 Dorian Malovic, la-croix

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 06:43

L'UGTT se prépare pour la fête...


 


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«Fêter le 1er Mai, est blâmable au regard de l’Islam»


 

bechir-ben-hassenLa célébration de la Fête du Travail du 1er mai est considérée comme une «bidâa», et donc comme islamiquement pas correct, par le cheikh Bechir Ben Hassen. L’homme est l’un des principaux dirigeants tunisiens de la mouvance salafiste dite «scientifique» (îlmia).

«Je sais que vous allez me qualifier d’extrémiste» clame-t-il en précisant qu’il s’agit d’une fête inventée ni par les Arabes, ni les Musulmans. Il a donc conseillé à ses disciples de ne pas célébrer le 1er mai, et de ne pas sortir manifester. Il s’agit donc, selon lui, d’un bidâa, c’est-à-dire d’une innovation condamnable, au regard de l’Islam. Le cheikh s’exclamera «qu’il n’y a vraiment pas de quoi fêter un travail qui se fait rare, vu le taux de chômage».

Le cheikh Bechir Ben Hassine, précise aussi que «les Musulmans ne doivent fêter que l’Aid El Idhha, et l’Aid El Fitr». On notera pourtant que le parti Ennahdha a appelé ses partisans à sortir défiler, dans les rues de la capitale. Pour certains des sympathisants du mouvement dirigé par Rached Ghannouchi, il s’agit ainsi de ne pas laisser les forces de gauche et l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens monopoliser les fêtes nationales.

Lotfi B.C; mag14

 

 

 

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Ennahdha met en garde contre des casseurs qui se feront passer pour ses partisans

 

 

 

 

En réponse à l’information qui a circulé indiquant l’existence de «groupes d’intrus» qui chercheraient à semer le désordre le jour de la célébrationde la fête du travail le 1er mai 2012, Mohamed Nejib Gharbi chargé de communication au sein du parti du mouvement Ennahdha a déclaré que le mouvement a appris que des éléments inconnus porteront des dossards et des fanions d’Ennahdha et perpétreront des actes de pillages des édifices publics et privés.

Dans le même contexte, Chokri Belaïd, porte-parole officiel de mouvement des démocrates socialistes (MDS), a indiqué que son parti avait reçu des informations sur une réunion des services de sécurité avec des éléments non sécuritaires qui seront munis de fanions du MDS ainsi que ceux du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT) et  effectueront des actes de pillage et les filmeront.

Dans ce cadre, Belaïd a déclaré qu’il a contacté Ali Laarayedh, ministre de l’Intérieur ainsi que Houcine Abassi, secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) pour les tenir au courant de ces plans.

Assabah Al Osbouï; tunisienumerique

 

 

 

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Le président Marzouki et le Premier ministre Jebali s'adressent aux Tunisiens à l'occasionde la fête mondiale du Travail

 

 

"Aujourd'hui la Tunisie a besoin des sacrifices de toutes les catégories sociales d'autant plusqu'un développement durable pour le pays serait tributaire d'un capitalnational solide sans trop compter sur les aides extérieures", a soulignéM. Marzouki dans son discours transmis directement sur la télévision tunisienne (Tunis 1).

Le chef d'Etat tunisiena espéré à cette occasion que la célébration de cette journée internationale sera "une fête pour tous les Tunisiens qui devraient sortir la célébrer ensemble loin de toute provocation à la violence".Actuellement, a-t-il ajouté, " l'important est de résoudre l'équation de construire un Etat stable et démocratique parallèlement aux divergences d' orientations".

De son côté, le chef dugouvernement tunisien a insisté sur l' aspect symbolique de la célébration de la "journée internationale des Travailleurs", comme l'a appelé M. Jebali dans son discours télévisé.

Le Premier ministre tunisien a proposé à cette occasion de lancer un Fonds national pour l'emploi qu'il l'a nommé "Fonds de la dignité" qui sera soldé par des dons volontaires issues des citoyens, fonctionnaires d'Etat, employés du secteur public voire même des membres du gouvernement (ministres) et des hauts cadres de l'Etat.Dans ce sens, "les membres du gouvernement seront les premiers à se mobiliser dans le cadre de cette initiative en réservant 6 journées de travail de leurs salaires mensuels pour appuyer les recettes de ce fonds", a promis M. Jebali.

D'après le Premier ministre tunisien, le lancement du "Fonds de la dignité" devra inciter tous les Tunisiens "à se mobiliser et à contribuer dans la lutte contre une catastrophe sociale en Tunisie à savoir le chômage".

Le Tunisien, a ajoutéM. Jebali, "doit bénéficier de tous ses droits à un travail, un logement, une santé préservée, le tout dans le respect à la fois de sa dignité et de la satisfaction de ses devoirs afin de garantir la paix sociale, la prospérité ainsi qu'un avenir meilleur pour les futures générations".

Le "mécanisme" du Travail, selon la vision de M. Jebali, repose sur cinq "règles" en l'occurrence : la production, les fonds, le travailleur, l'employeur (dirigeant de l'entreprise) et le citoyen (consommateur)."Le travailleur demeure une pierre d'édifice du système du Travail et de l'entreprise d'autant plus que la révolution tunisienne s'est déclenchée essentiellement pour rendre à ce travailleur tunisien sa dignité de défendre ses droits ( matériels, immatériels, psychologiques..)", a expliqué M. Jebali lors de son discours.

Ce travailleur tunisien doit, a-t-il poursuivi, être au centre d'une "approche participative" lui permettant de se hisser au rang d'un "partenaire au niveau de la production, de la richesse voire même du capital".

A la veille de lacélébration de la Fête internationale du Travail, le ministère tunisien de l'Intérieura a autorisé une troisième manifestation au Centre-ville de la capitale après avoir donné récemment son aval pour deux manifestations organisées respectivement par l'Union générale tunisienne du Travail et l' Union destravailleurs tunisiens.  afriquinfos

 

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Le message du Président, Moncef Marzouki à l'occasion de la fête des travailleurs

 


 

Le message du Premier ministe ,  Hamadi Jebali  à l'occasion de la fête des travailleurs

 

 

 

 


 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 04:10

L’Ugtt dresse un bilan mitigé du gouvernement Jebali

 

 

 

A la veille de la célébration de la fête du travail, l’Ugtt, principale centrale ouvrière, dresse un bilan négatif du gouvernement dominé par le parti islamiste Ennahdha.

 

 

Des promesses non tenues. L’Union générale tunisienne du travail (Ugtt) estime, dans un communiqué publié, lundi, à l’occasion de la célébration de la fête du travail, que les réalisations du gouvernement provisoire ne correspondent pas aux promesses faites lors de la campagne électorale, ne répondent pas aux attentes et aux aspirations des différentes catégories sociales et ne sont pas à la hauteur des énormes sacrifices consentis par les Tunisiens.

«Au lieu d’établir des relations de confiance et de dévoiler la vérité, aussi amère soit-elle, à tous les Tunisiens, le gouvernement a choisi d’entretenir avec les différentes composantes de la société civile et les catégories sociales des rapports qui nourrissent l’incertitude quant à l’avenir du pays», note le communiqué.

 

Accusations et menaces contre les syndicalistes. «Dans le traitement des événements survenus dans le pays, le gouvernement recourt tantôt aux accusations, tantôt aux menaces, allant jusqu’à mener une campagne de dénigrement à l’encontre de la centrale syndicale lorsqu’elle a appelé au respect des conventions signées et s’est attachée à l’accomplissement de sa mission nationale et sociale dans la défense du caractère civil de l’Etat tunisien et du régime républicain», souligne l’Ugtt.

 

Agressions contre les journalistes. «Le voici qui s’attaque, une autre fois, au secteur de l’information, appelant à la privatisation des médias publics, ignorant, toutefois, les agressions verbales et matérielles perpétrées contre les journalistes. Pire encore, il va jusqu’à justifier ces agressions», peut-on encore lire dans ce communiqué.

 

L’auto-victimisation. Le document ajoute que le gouvernement crie, de temps à autre, au complot qui se trame pour le faire tomber dans des tentatives successives de jouer le rôle de la victime, ignorant les comportements des spéculateurs et contrebandiers qui ne soucient guère de la sécurité des Tunisiens et de leur pouvoir d’achat, ce qui a engendré une flambée des prix, jamais connue dans l’histoire du pays.

Le communiqué rappelle, par ailleurs, le recours à la force pour réprimer les manifestations (7 avril 2012 contre les personnes au chômage et 9 avril 2012 à l’occasion de la fête des martyrs).

 

Violences impunies à l’université. L’Ugtt dénonce, en outre, les agressions bien orchestrées à l’encontre des établissements éducatifs et universitaires dont la faculté des lettres, des arts et des humanités de Manouba ainsi que la politique de limogeage des responsables pour les remplacer par des partisans, estimant que le licenciement doit reposer sur des critères objectifs et que toute nomination doit se faire sur la base de la compétence, tout en veillant à préserver la neutralité de l’administration.

L’Ugtt réaffirme son engagement à défendre les intérêts matériels et moraux de tous les travailleurs et le droit des personnes au chômage au travail. Elle exprime, également, sa détermination à continuer de militer en faveur de l’instauration d’une véritable justice sociale et d’un développement régional équilibré ainsi que pour l’ouverture des dossiers de corruption, de la réalisation d’une justice transitionnelle aux contours clairs, de la régularisation d’une manière définitive des dossiers des martyrs et des blessés de la révolution et de la garantie d’une vie démocratique riche.

La centrale syndicale appelle le gouvernement à l’associer à tous ces dossiers à travers un dialogue social responsable et crédible.

 

Grave détérioration du pouvoir d’achat. «L’Ugtt demeure attachée à des négociations sociales sérieuses et responsables qui aboutiront à la révision des salaires afin de faire face à la grave détérioration du pouvoir d’achat des salariés et de manière à consolider une dynamique économique permettant de promouvoir la consommation.

Le communiqué réitère, en conclusion, l’attachement de l’Ugtt aux positions de principe concernant les causes arabes dont en premier lieu la cause palestinienne et son refus de la normalisation avec Israël. La centrale réaffirme, à ce propos, le soutien inconditionnel à la résistance palestinienne, le droit de rapatriement à tous les réfugiés palestiniens ainsi que le droit du peuple arabe lutter pour la démocratie, la liberté, la justice sociale et le combat de la dictature. kapitalis

 

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Pour le Parti Islamiste Tunisien Ennahdha, la Charia n’est qu’une partie remise !

Le Cheikh Rached Ghannouchi, Président-Fondateur et Guide Suprême du Parti Islamiste Tunisien Ennahdha au Pouvoir, a déclaré, plus d’une fois, avant la formation du Gouvernement issu de l’élection de l’Assemblée Nationale Constituante : «  Nous sommes tous d’accord pour conserver l’Article 1 de la Constitution (de 1959) qui déclare que l’Islam est la religion et l’Arabe la langue officielle du pays  » et qu’«  il n’y aura pas d’autres références à la religion dans la Constitution  ». Cette dernière déclaration date du 4 novembre 2011, une dizaine de jours après les élections et une cinquantaine de jours avant la formation du dit Gouvernement, à une époque où le Parti Ennahdha, n’ayant pas obtenu la majorité absolue aux élections de ladite Assemblée, évitait d’effaroucher la base des Partis qui sont ses alliés, aujourd’hui, dans la Troïka au pouvoir. Et, quelques jours avant ces élections, il a déclaré, lors d’un débat avec un Moderniste, comme il apparait dans l’Article, intitulé ”From Arab Spring to post-Islamist summer”, rapporté dans le Lien ci-dessous : « Le spectre islamique va de Ben Laden à Erdogan (le Premier Ministre turc actuel)(…)Pourquoi allons-nous adopter des modèles qui se situent loin de notre pensée, comme celui des Talibans ou le Modèle Saoudien, alors qu’il y a d’autres modèles Islamiques à succès qui sont plus proches de nous tels que les modèles turc, malaisien ou indonésien et qui combinent Islam et Modernité ».

http://www.thehindu.com/opinion/lead/article2529040.ece

Mais, en marge du débat à l’Assemblée Nationale Constituante qui s’est tenu le 28 février 2012, le Guide Suprême a déclaré : « L’Article 1 de la Constitution (de 1959) stipule que ’’la Tunisie est un État libre, indépendant et souverain  ; sa religion est l’Islam, sa langue l’Arabe et son régime la République’’, et il pourrait mentionner que la Sharia est la source principale de la législation tunisienne   ». Il jetait, déjà, aux oubliettes ses belles promesses électorales et feignait d’oublier que dans les Constitutions Turque, Malaisienne et Indonésienne, il n’est nullement question de Sharia, qui plus est, la Turquie fait partie de la douzaine de pays par le monde qui sont constitutionnellement laïques.

Cette dernière déclaration est, en réalité, sa profonde conviction et montre la constance de sa position vis-à-vis de la Sharia, étant donné qu’il a affirmé clairement et sans aucune ambigüité, voilà plusieurs années avant la Révolution de Jasmin, que «  la lutte pour la liberté est seulement une étape pour appliquer la Sharia  », comme le certifie la vidéo suivante :

https://www.facebook.com/profile.php ?id=854949538&ref=ts# !/photo.php?v=166058780150491

Mais, Nicolas Machiavel, précurseur de la realpolitik , était passé par là, lui qui avait affirmé, en 1532, en substance, dans son ouvrage « Le Prince » que « le seul but d'un prince devait être la recherche du pouvoir, indépendamment des questions religieuses et morales ». En effet, lors d’un Meeting populaire, organisé le dimanche 25 mars 2012 par Ennahdha, le Cheikh Rached Ghannouchi a annoncé, dans le cadre de la rédaction de la nouvelle Constitution, la décision d’Ennahdha de reconduire tel quel l'Article 1 de la Constitution de 1959, sans faire mention, aucune, à la Sharia et a déclaré, comme le montre la Vidéo ci-dessous :

« Si nous maintenons notre demande concernant la Sharia, nous ne sommes pas sûrs que, lors du vote, nous aurons les 51% (…) l’Article 1 (de la Constitution de 1959) est suffisant pour qu’aucune loi non conforme à l’Islam ne puisse passer (…), après tout, il n’y a pas de différence entre l’Islam et la Sharia, c’est exactement la même chose(…) il y a des gens qui ont peur de la Sharia(…) ils ne sont pas encore prêts à aller plus loin pour l’instant (…), mais le temps viendra où les Tunisiens seront convaincus que la Sharia est ce qu’il y a de mieux, il ne faut pas se presser, celui qui n’est pas convaincu aujourd’hui, il le sera demain, si demain il ne sera pas convaincu, son fils, lui, le sera  ».

https://www.facebook.com/photo.php?v=140854462706803&set=vb.185603771463757&type=2&theater

Comment s’y retrouver, dans ce double langage et ces multiples volte-face ?

Doit-on voir, aussi, l’ombre de Machiavel, depuis cette décision, soi-disant, consensuelle d’Ennahdha, dans le péril extrémiste brun-vert importé, déviance de notre Sainte Religion, étranger à notre bien-vivre-ensemble séculaire, qui essaye, de plus en plus, de gangréner notre Tunisie, de détruire notre « tunisianité », basée sur les valeurs d’échange, d’ouverture et de tolérance, issues d’une civilisation trois fois millénaire ? Sa stratégie, combinant discours de haine et violence crescendo, bénéficie de la bénédiction du Pouvoir d’Ennahdha, Pouvoir qui a montré, par ailleurs, son amateurisme, son inexpérience, son incompétence et son ignorance, aussi bien pour gouverner le Pays que pour respecter les aspirations de ceux qui ne sont pas de son bord, jusqu’à les traiter de collabos de Zinochet, d’ennemis du Peuple, d’athées, de mécréants, d’ennemis de Dieu et de je ne sais de quel autre nom d’oiseau d’un autre temps tel que « anarchistes staliniens »,…, Pouvoir qui n’ a pas hésité à matraquer, sauvagement, le 7 avril 2012, les Diplômés-Chômeurs, puis, le 9 avril 2012, les Militants de la Société Civile, en général, et de Sidi Bouzid, en particulier , principales composantes du fer de lance de notre Révolution de la Dignité, de la Liberté et de la Démocratie, Révolution que la quasi-totalité de nos Gouvernants Islamistes d’aujourd’hui ont vécue en spectateurs et, pour beaucoup parmi eux, de l’étranger, dont leur Guide Suprême.   

Salah HORCHANI; agoravox

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 Ennahdha, ce n’est pas beau ! Ce n’est pas bon !


 

Nous avons en Tunisie ce magnifique dicton populaire qui illustre la joie d’une vieille dame qui ne réalise pas le danger qui la guette, pensant être aux mieux dans le meilleur des mondes (العزوزة هازها الواد وهي تقول العام صابة) et qui signifie en arabe que la vieille dame est emportée par les flots alors qu’elle dit : nous aurons une bonne récolte cette année.

Se taire devant l’injustice fait de toi un diable muet

Le pourtant réservé M. Yadh Ben Achour est sorti il y a une semaine de sa réserve pour tirer la sonnette d’alarme. Ce juriste modéré, patriote et bâtisseur a déclaré: « Si l’Etat ne joue pas son rôle, nous irons droit vers la guerre civile.» Et encore : « Le problème ce n’est pas l’extrémisme, c’est le Gouvernement qui le laisse faire. »

Jeudi 26 avril, M. Yadh Ben Achour explique en toute clarté sur Hannibal TV : « On ne peut plus se cacher les yeux : l’actuel Gouvernement traite les Salafistes avec douceur, et les démocrates avec violence ; c’est un fait, et nous ne pouvons plus nous taire. »

D’autre part, de sérieux problèmes enfoncent les universités dans un gouffre sans fin. Que l’université soit plurielle ne lui fera que du bien, mais que des milices y sévissent dénote les prémices d’une période noire.

M. Abdelfattah Mourou, pourtant fondateur de Ennahdha, n’a pas manqué à l’appel non plus. Il y a quelques jours, il a déclaré à son tour sur la TV Nationale que le Parti islamiste subissait une hémorragie d’électeurs et qu’il est de son devoir de récupérer la confiance du peuple. Comment ? A-t-il demandé, pour répondre : en travaillant avec patriotisme, loin de tout choix et toute décision partisane. Et M. Mourou de continuer : nous avions par le passé un problème avec le pouvoir, aujourd’hui nous sommes le pouvoir et nous avons un problème avec le peuple. Nous devons reconnaître les mérites et l’expertise des autres (les non-Ennahdhaouis, s’entend), leur donner leur juste valeur et les mettre à l’avant.

A un niveau moins populaire, le discours prononcé par le lauréat du Prix Nobel de littérature est considéré comme un document crucial qui nous éclaire sur les idées de son auteur. Pour une fois, l’homme de lettres parle en dehors d’un roman ; il se révèle et nous confie le meilleur de lui-même.

Joseph Brodsky dit dans son discours du 8 décembre 1987 : « De manière générale, chaque nouvelle réalité artistique précise encore plus la réalité éthique de l’être humain. C’est que l’esthétique est la mère de l’éthique ; les catégories de ‘bon’ et ‘mauvais’ sont d’abord et avant tout des catégories esthétiques, et étymologiquement au moins, elles précèdent les catégories de ‘bon’ et de ‘méchant’. Si en éthique ‘tout n’est pas permis’ c’est précisément parce que ‘tout n’est pas permis’ en esthétique puisque le spectre des couleurs est limité. Le jeune bébé qui crie et rejette l’étranger ou qui au contraire tend les bras vers lui le fait instinctivement ; il fait un choix esthétique, non moral. » (Traduction de l’auteur)

Est-ce ce jeune bébé que nous avons appelé « Révolution Tunisienne » tendra les bras vers Ennahdha lors des prochaines élections, ou est-ce qu’il se mettra à crier et la rejeter de toutes ses forces ? Est-ce que le problème des partis islamistes avec le peuple, diagnostiqué par Messieurs Ben Achour et Mourou, sera résolu ?

Quand le compromis est utilisé à tort et à travers

Invité lors de la clôture du Festival cinématographique d’Al-Jazira, et en marge de sa visite pour participer au congrès de l’UNCTAD, le Président Moncef Marzouki a expliqué lors de son allocution que la raison principale du succès relatif de la Révolution Tunisienne comparée à l’égyptienne par exemple résidait selon lui dans ce qu’il a appelé: le consensus (Al-Ouifaq). M. Marzouki faisait allusion aux concessions que le parti de la majorité a fait en faveur de ses concurrents politiques ou en faveur de la rue, ou encore en réaction à une levée de boucliers à l’échelle nationale. La meilleure illustration est certainement l’acceptation par le parti islamique de ne pas citer la Chariaa dans l’Article Premier de la Constitution.

Mais pourquoi Ennahdha ne fait-elle pas du compromis sa politique permamente ? Pourquoi l’utilise-t-elle là où il ne faut pas ? Que fait Habib Essid auprès du Ministre de l’Intérieur. Et pourquoi doit-on faire appel à une plume vendue pour réformer les médias en Tunisie ?

Ennahdha et l’AKP turc: ce n’est pas la même chose !

D’autre part, on nous a chanté à-tue-tête que le parti islamique Ennahdha était similaire au parti islamique turc AKP. Voyons de plus près !! Aujourd’hui le parti turc baigne dans le succès se confirmant définitivement comme un pilier de la vie politique turque. Nous ne pouvons dire la même chose de Ennahdha qui se recroqueville de plus en plus attaquant dans toutes les directions, et faisant des concessions heureuses des fois et infortunées souvent. Il suffit de penser à la nomination de Habib Essid dans l’incroyable fonction de conseiller du Ministre de l’Intérieur Ennahdhaoui pour les questions sécuritaires. L’observateur de la scène politique tunisienne a l’impression que Ennahdha compte sur une quelconque force occulte qui la protégerait en tout moment contre vents et marées quelles que soient ses choix, ses actes, et ses responsabilités. Nous observons des néophytes de la politique régner en maîtres presque absolus sur une Tunisie titubante. Les membres du gouvernement tunisien issus de Ennahdha sont en grande partie d’anciens prisonniers politiques; nous sommes loin d’un Regeb Tayyeb Erdogan qui a longuement fait ses armes en tant que maire d’Istanbul avant de prendre les rennes du grand taureau turc. Ghannouchi, Jebali, Dilou, Larayedh et autres n’ont aucune expérience politique et sont des enfants de coeur devant des politiciens chevronnés de la trempe d’Erdogan, Abdullah Gül, et de feu Nejmeddine Erbakan.

Il est certain que les temps de disette de la nébuleuse islamique et l’époque où il fallait survivre ont forgé la politique et souvent les caractères des Ennahdhaouis. Ils se sont habitués à la lutte amère, au combat et sont incapables aujourd’hui de travailler paisiblement et sans agressivité à la construction de la future Tunisie démocratique.

Ennahdha a été accepté comme adversaire politique parce qu’on pensait qu’elle respecterait les règles du jeu

Ennahdha est en train d’apprendre sur le tas, c’est évident. Mais pourquoi snobe-t-elle son engagement le plus important ? Son engagement éthique, moral ?

Laissons de côté les prêches des Islamistes dans les mosquées lors des dernières élections, et voypns comme cas d’exemple les militants de Ennahdha résidents au Qatar ; ils sont emblématiques de ce mouvement et nous pouvons à travers leur modus operandi déchiffrer la mentalité et l’assise militante de Ennahdha.

Comment opère Ennahdha ?

Nous avons observé les militants de Ennahdha à Doha lutter pour s’emparer du Conseil de la Colonie Tunisienne au Qatar (مجلس الجالية التونسية). Ces militants ignorent royalement le respect de l’adversaire, et ne leur parlez surtout pas de l’égalité des chances, cela n’existe pas dans leur glossaire. Ils utilisent la base de données de QTEL (l’opérateur téléphonique du Qatar) pour envoyer leurs sms, ce qui est strictement illégal, et ils utilisent aussi leurs téléphones de bureau et la ligne internet alors que certains sont des fonctionnaires de l’Etat ; ce qui est absolument contre les lois qataries. Il suffit de regarder les horaires de leurs messages sur FB pour s’en assurer. Du calme, j’ai beaucoup de screen-shots. Le jour des élections, des amis médecins venus voter à l’ambassade ont été choqués d’entendre les candidats de Ennahdha leur demander de voter pour eux. Nous avons adressé une plainte officielle à ce sujet à l’Ambassade de Tunisie au Qatar.

Après s’être emparé du Conseil de la Colonie, les Ennahdhaouis se sont tournés vers l’école tunisienne à Doha. A croire qu’ils n’ont rien d’autre à faire que de ramasser les voix ; on ne les a pas vus très actifs à supporter les 700 chômeurs tunisiens (chiffre non officiel et non-confirmé) qui sont arrivés à Doha depuis 4 mois et qui ont découvert qu’ils se sont fait arnaquer ; certains dorment dans les mosquées. Plusieurs ministres sont passés à Doha dont M. Rafik Ben Abdessalam, mais ils n’ont pas bougé le petit doigt. Il a fallu attendre l’entrevue avec le Président de la République M. Moncef Marzouki qui a été choqué et a répliqué : c’est une catastrophe (sic) (karithah), et qui a demandé au Ministre du Travail de se déplacer à Doha pour résoudre le problème.

A ce sujet, ajoutons que des bruits courent que certains d’entre eux sont victimes d’un réseau mafieux de vente de visas. Il semble aussi qu’une plainte a été déposée auprès des Droits de l’Homme en Tunisie avec noms des responsables… Le futur nous éclairera.

Lors de élections du Conseil des Parents de l’école tunisienne, nous avons été écoeurés de voir les mêmes visages déjà membres du Conseil de la Colonie vouloir se représenter. Lorsque nous avons vigoureusement réagi et demandé leur retrait expliquant que l’école ne devrait pas être politisé, nous avons eu droit aux subterfuges et les visages connus ont été remplacés par d’autres sans affiche, mais deux ou trois membres du Conseil de la Colonie font quand même partie du Conseil des Parents ; aussi incroyable que cela puisse paraître.

Nous avons crié et hurlé qu’il y avait une liste qui comprenait des médecins parents, des docteurs parents, des journalistes parents, des académiciens parents, et que tous étaient absolument apolitiques, venus assister l’école avec leurs compétences internationales. Non, nous avons eu droit à une liste toute Ennahdhaouie, et au diable les compétences… Un jour après les élections, une jeune fille est rentrée chez elle en disant à ses parents: l’enseignante nous a dit que maintenant, nous pouvons porter le hijab..

Le hijab n’était pas interdit auparavant, il n’a jamais été interdit à l’école tunisienne à Doha, mais peut-être que la nouvelle junte a l’intention de l’imposer…

Je vous laisse juger…

La question cruciale à laquelle Ennahdha doit répondre

Nous voici arrivés maintenant à la question cruciale de la religion islamique ; je voudrais poser à nos frères islamistes la question suivante : Depuis que vous avez montré vos muscles après le 14 janvier 2011 (et arrêtez de vous mentir en prétendant que vous avez participé à la Révolution), depuis le 14 janvier et votre apparition bruyante et tonitruante sur la scène politique et sociale en Tunisie, croyez-vous que nos jeunes sont plus attirés par l’Islam ou moins ?

Leur avez-vous si noblement donné le bon exemple de droiture, de douceur et de bonté, ou leur avez-vous montré des muscles, des insultes, des coups et des menaces ?

En deux mots : avez-vous vraiment servi l’Islam ou lui avez-vous porté atteinte dans les coeurs des gens ?

Une scène de théâtre pour finir

Lisez enfin ce dialogue théâtral entre deux Tunisiens, un islamiste et un musulman :

L’islamiste : « Je crois en Dieu et son Messager, je fais mes cinq prières rituelles quotidiennes . »

Le musulman : « Moi aussi, mon frère . »

- Je jeûne durant le Ramadan, et je paie ma zakat lorsque cela s’impose.

- Moi aussi.

- J’irai à la Mecque en pèlerinage quand j’en aurais les moyens.

- Moi aussi.

- Mais alors, il n’y a aucune différence entre nous ?

- Si, il y en a une, et de taille.

- Explique.

- Toi, tu fais de la religion ton fonds de commerce; moi pas. nawaat.

 

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 Echec et mat pour le gouvernement provisoire

Comme le roi qui est mis en échec et ne peut plus quitter sa place sans être pris, le gouvernement a peur de quitter sa place et essaye de noyer le poisson dans l’eau saumâtre des manigances politiques.

Echec et Mat. Telle est la  sentence que l’on est tenté d’adresser au gouvernement provisoire six mois après sa formation. Rien, absolument rien des objectifs de la révolution n’a commencé à être résolu; six mois de tergiversations, de discussions byzantines, de manœuvres électoralistes, de calculs machiavéliques et absolument rien de concret pour traiter les graves problèmes qu’affronte le pays.

Comme le roi qui est mis en échec et ne peut plus quitter sa place sans être pris, le gouvernement a peur de quitter sa place et essaye de noyer le poisson dans  l’eau saumâtre des manigances politiques.

On mate bien les Tunisiens

L’échec est vraiment patent, et pour le dépasser le gouvernement… mate. Mater est apparemment la solution provisoire choisie par ce gouvernement provisoire pour sortir de l’impasse provisoire dans laquelle il s’est fourré.

Il fait tout pour mater les initiatives susceptibles d’entraver son action, sur le plan idéologique et politique, par la manière forte, comme on l’a vu le 9 avril, le jour où la société civile dans toutes ses composantes a été violentée, ou par les intimidations de toutes sortes via des milices organisées promptes à agresser toute action politique sur le terrain de la part de l’opposition.

Il est en train de mater l’administration en mettant au pas ses meilleurs éléments et en les remplaçant par des hommes à sa solde que ce soit au niveau des entreprises nationales ou au niveau de la haute administration.

Il essaye de mater l’intelligence des Tunisiens et en premier lieu entraver l’action indépendante des journalistes qui ont l’outrecuidance de lui porter ombrages. Il veut mater l’intelligence des créateurs de tout bords, artistes, hommes de lettres et scientifiques qui osent avoir un esprit non conformiste.

Il est vrai qu’en dehors de mater les gens, que peut faire un gouvernement quand il compte peu de compétences? Après 6 mois d’exercice, il est malheureux de constater que bon nombre de ses  ministres ne sont pas à la hauteur de leur fonction car ils sont sans envergure et sans expérience pour ne pas dire incultes pour certains, et quant ils sont cultivés, ils sont mats, dépolis et sans brillant pour d’autres.

Une «troïka» en échec intime

Avec le Premier ministre, les deux autres têtes du pouvoir ne sont pas mieux loties. Mustapha Ben Jaâfar, président de l’Assemblée nationale constituante (Anc) est lui aussi en situation d’échec intime à force de faire violence à ses convictions, à chaque séance parlementaire, pour faire plaisir à Ennahdha (ou à ne pas le braquer) avec le secret espoir d’être bientôt remercié  pour services rendus lors des prochaines présidentielles.

Moncef Marzouki, chef de l’Etat en échec le plus total lui aussi, recherche désespérément des prérogatives présidentielles dignes de ce nom en gesticulant sans aucune efficience tous les jours et en multipliant les voyages à l’étranger en avion présidentiel avec une cohorte de dizaines d’accompagnateurs au frais du contribuable. Au cours de son dernier voyage, il a eu l’ingénieuse idée d’amener dans ses bagages la ministre de la Femme, Sihem Badi, pour promouvoir l’image des Tunisiennes dans les pays du Golfe; enfin un grand succès que lui reconnaitront nos concitoyenne. 

Tarak Arfaoui; kapitalis

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