Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 02:59

À propos du secteur pétrolier (vidéo, arabe)


 

 

__________________________________________________________________

De nouvelles rumeurs sur la raffinerie Skhira

 

Le feuilleton de la raffinerie de Skhira est loin d’être fini. Quelques mois après la conclusion d’un accord en vertu duquel le groupe Qatar Petroleumavait, en principe, repris en main le projet, de folles rumeurs prêtent, ces jours-ci, à des groupes algériens et libyens l’intention de prendre en charge ce projet.

Interpellé sur cette question par Radio express Fm, Riadh Bettaieb, ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale a déclaré «ne pas être au courant de telles rumeurs».

Pour lui, les informations selon lesquelles des groupes algériens et libyens auraient manifesté de nouveau de l’intérêt pour ce projet concerneraient, peut-être, une requête de Qatar Petroleum qui a exigé de la Tunisie, en l’occurrence, la conclusion avec l’Algérie et la Libye, avant le démarrage des travaux de la réalisation du projet, de conventions aux termes desquelles les deux pays s’engagent à approvisionner la raffinerie en pétrole brut et la construction de gazoducs.

La production de brut de la Tunisie, à hauteur de 95.000 barils par jour environ est sans rapport avec celle de la Libye et d'Algérie, membres de l'OPEP, la Tunisie se prévalant, seulement, de son statut en tant que point de transit pour les exportations de produits énergétiques algériens vers les marchés mondiaux.

Pour revenir à l’approvisionnement de la raffinerie en pétrole provenant des pays voisins, il s’agit en fait de vieux projets. br> L’Algérie, par le biais de sa Société des hydrocarbures (Sonatrach) a toujours acheminé par pipe line, depuis l’époque coloniale, une partie de son pétrole du gisement Hassi Messaoud au port pétrolier de Skhira.

Quant à la Libye, ses responsables ont fait état du temps de Kadhafi de leur disposition à aider la Tunisie à construire la raffinerie de Skhira et à construire un pipeline pour acheminer le pétrole de gisements localisés au sud de la Tunisie.

Il faut dire que les exigences de Qatar Petroleum sont dictées par la recherche de la rentabilité maximale et l’importation au moindre coût du pétrole d’Algérie et de Libye pour faire tourner cette raffinerie dont la construction nécessitera un investissement global de plus de 2,5 milliards de dinars.

 

La réalisation de cette raffinerie est, par ailleurs, d’une extrême urgence pour la Tunisie au regard de la flambée des cours du pétrole et des produits pétroliers raffinés (70% des besoins de Tunisie sont importés), et leur corollaire, au plan intérieur, l’augmentation des sorties en devises et des subventions du carburant.

Rappelons que la Tunisie dispose d'une seule raffinerie de pétrole, située à Bizerte, avec une capacité de 30.000 barils par jour. La deuxième raffinerie en projet aura une capacité de 120.000 barils par jour.

Le projet consiste en une raffinerie de pétrole et toutes les installations annexes, qui comprendront notamment les unités de traitement et de raffinage de pétrole, les installations de stockage des produits raffinés, toutes les installations annexes dont les bâtiments administratifs, magasins, les ateliers et toute l'infrastructure nécessaire au bon fonctionnement de la future raffinerie, tels que les routes, parkings, éclairages et clôtures de sécurité. webmanagercenter

 

________________________________________________________________________________

Programme économique et social du gouvernement ; Tunisie

 

________________________________________________________________________________

Critiques de l'opposition et des experts sur le Programme d'action du gouvernement pour 2012


Malgré l'importance des ambitions optimistes qu'il a portées, le Programme d'action du gouvernement tunisien (présenté jeudi devant les députés de la Constituante) a suscité des critiques de la part de certains experts économistes tunisiens et de l'opposition sur le contenu d'ordres social et économique de ce Programme.

Programme d'action du gouvernement pour 2012 a été élaboré "dans un style littéraire et dépourvu d'une analyse profonde", a déclaré jeudi à la presse M. Hafedh Zaafrane, expert international et économiste tunisien spécialisé dans les études sur la pauvreté.

 

Malgré les projets intéressants et les nouvelles idées qu'il comporte, ce Programme d'action "n'a pas un caractère scientifique puisqu'il ne fournit pas des données chiffrées", a estimé M. Zaafrane.

Les lacunes que comporte le document de ce Programme d'action se traduisent, d'après l'économiste tunisien, à travers "la difficile adéquation entre l'efficience des mesures proposées pour 2012 et leur dimension conjoncturelle à court-terme".

M. Zaafrane a également fait part de son doute quant à la capacité du gouvernement tunisien de réaliser en six mois un budget de développement dépassant de 34% celui de 2011 et de 23% le budget initial de 2012. Pour relever de "grand défi", l'expert tunisien a estimé qu'il "s'avère impératif d'accélérer le rythme de réalisation de projets et d'assurer leur suivi".

S'adressant aux députés de la Constituante pour présenter le Programme d'action pour 2012, le ministre tunisien des Finances Houcine Dimassi a annoncé que l'Etat tunisien a enregistré un déficit budgétaire de 6,6%.

L'Etat tunisien "a accepté ce déficit au titre de l'année 2012 afin de bien répondre aux attentes de certaines catégories sociales et régions tunisiennes nécessiteuses", d'après M. Ridha Saidi, ministre auprès du Premier ministre chargé des dossiers économiques et sociaux.

Sur l'ensemble du territoire tunisien, les deux dernières années ont enregistré des perturbations dans la réalisation de 780 projets. Cette situation a poussé l'actuel gouvernement à mettre en place un organisme gouvernemental chargé de suivre la réalisation de tous les projets publics prévus dans les régions, " sans oublier l'apport des investissements privés", a encore expliqué M. Saidi dans une déclaration à la presse.

Le gouvernement tunisien a également confirmé l'enregistrement de certains indicateurs négatifs tels qu'un déficit de la balance commerciale et une perte de 8 points au niveau du taux de couverture.

Cette situation est expliquée "principalement par une croissance de plus de 23% des importations, mais surtout des importations des produits de consommation".

"Ceci n'empêche pas que l'Etat ait enregistré un développement économique de 2.2% dû à une nette amélioration dans le secteur du tourisme, un développement dans les investissements", toujours selon M. Saidi.

Du côté de l'opposition, elle voit qu'"il n'y a pas de volonté politique et que ce gouvernement est en train de fuir ses responsabilités en accablant l'Assemblée constituante à chaque fois qu'il s'agit d'une décision importante", a déclaré à la presse Iyed Dahmani, député du Parti démocratique progressiste.

Selon l'opposition, le Programme d'action du gouvernement pour 2012 n'a pas comporté une stratégie claire en matière d'emploi, des mesures relatives à la justice transitionnelle et un délai " bien déterminé" pour l'organisation des prochaines élections, a encore ajouté M. Dahmani.

Dans ce sens, le chef du gouvernement tunisien a annoncé qu'il présentera dans deux semaines au plus tard deux projets de loi relatifs aux commissions électorales tout en mettant en exergue " la nécessité de préserver les "cinq piliers de la démocratie" : la réforme des secteurs de la sécurité, des finances, des médias, de la justice et du parti du Rassemblement constitutionnel démocratique (ancien parti au pouvoir dissous). afriquinfos

_____________________________________________________

 

 
 
Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Économie_ Environnement_(Lampedusa)
commenter cet article
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 04:41

 

Grève étudiante : l'offre de Québec à l'étude

 

 

Les associations étudiantes collégiale et universitaire soumettent à leurs membresl'offre du gouvernement du Québec, qui propose notamment d'étaler la hausse des droits de scolarité de 1625 $ sur sept ans plutôt que cinq.

Les leaders des trois principaux regroupements d'étudiants s'attendent toutefois à ce que l'offre soit rejetée par les étudiants.

La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, affirme que les premières associations contactées vendredi sont contre les propositions du gouvernement. Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, croit lui aussi que ses membres « s'enlignent » vers un refus.

« Dans le combat qui nous occupe ça ne répond pas aux préoccupations. Pour arrêter le mouvement de grève, le premier ministre doit accepter de parler des droits de scolarité », affirme Léo Bureau-Blouin.

La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), elle, est présentement en congrès à l'Université Laval, à Québec. Son porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois a indiqué qu'environ 22 000 étudiants avaient déjà refusé les offres du gouvernement.

« Ce n'est pas une offre qui répond aux demandes des associations étudiantes qui sont en grève et la tendance, si on peut parler en ces termes là, on se dirige vers un rejet massif de cette offre là, tant du côté de la Classe que des autres fédérations étudiantes. », a-t-il fait valoir.

Le quatrième regroupement étudiant du Québec, la Table de concertation étudiante du Québec (TACEQ), rejette quant à lui « catégoriquement » la proposition du gouvernement. « Les étudiants n'ont pas fait autant de sacrifices pour un simple étalement de la hausse. L'annonce d'une indexation additionnelle ajoute l'insulte à l'injure sur la question de la hausse des frais de scolarité », a dit par voie de communiqué le secrétaire général de la TaCEQ, Paul-Émile Auger. Selon lui, la position du premier ministre « ne peut qu'aggraver les tensions ».

Manifestations samediUne manifestation est en cours à Montréal samedi soir. Plusieurs autres événements, de peu d'ampleur, ont eu lieu plus tôt en journée dans la métropole, mais aussi à Québec et Gatineau.

Manifestation pacifique

Manifestation contre l'offre du gouvernement Charest, vendredi soir à MontréalManifestation contre l'offre du gouvernement Charest, vendredi soir à Montréal
 

  

Vendredi soir, des milliers d'étudiants ont manifesté contre l'offre du gouvernement à Montréalsous le thème « C'est pas une offre, c'est une insulte! ». Des centaines d'étudiants se sont aussi rassemblés devant l'Assemblée nationale, à Québec, et dans les rues de Gatineau.

La nouvelle proposition du gouvernement Charest pour les étudiants prévoit une hausse des droits de scolarité sur sept ans plutôt que sur cinq ans. La hausse sur cinq ans tenait compte d'un taux d'inflation de 2 % et se situait donc au total à 1625 $, à raison de 325 $ par année. Le nouveau calcul, s'établissant sur 7 ans, tient donc compte de l'inflation également, et totalise ainsi 1779 $, soit 254 $ par année. radio-canada

 

_______________________________________________________________________

 Une première association étudiante, laTaCEQ, rejette les offres du gouvernement

 

 

 

_______________________________________________

Montréal

 

 


 

 

Québec

 

 
Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Indignés (les) _ Idle No More
commenter cet article
29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 03:23

Premier mai : mise en garde du ministère de l’Intérieur

 

Dans un communiqué rendu public, samedi 28 avril 2012, le ministère de l’Intérieur a annoncé que deux manifestations ont été autorisées à Tunis à l'occasion de la fête du travail prévue, mardi 01er mai 2012.

Selon le communiqué, la première manifestation sera organisée par l'Union générale tunisienne du travail, UGTT, à l'avenue Habib Bourguiba, alors que la deuxième aura lieu à l'avenue Mohamed V à l'initiative de l'Union des travailleurs Tunisiens, UTT.

 
Le ministère ajoute que ces autorisations interviennent après accord avec les deux organisations syndicales concernant l'horaire et les itinéraires des deux manifestations : « Les deux organisations et les participants à ces deux marches sont appelés à respecter les itinéraires et les horaires fixés. Ils doivent, également, s'engager à respecter la loi, à ne pas gêner la fluidité de la circulation et les activités commerciales et à préserver les biens publics et privés ».

 
Les forces de sécurité seront présentes à ces deux marches pour protéger les manifestants, préserver la sécurité et l'ordre public et sauvegarder le caractère festif de l'événement.
Le ministère de l'intérieur invite les journalistes à porter des dossards et à s'adresser aux cadres sécuritaires mobilisés sur les lieux pour faciliter leur travail. investir

 

 

________________________________________________________________________

La fête du 1er mai va être gâchée, prévient Chokri Belaid


 Chokri Belaïd vient d’annoncer sur les ondes de Mosaïque FM qu’il va y avoir le 1er mai une  manœuvre pour faire avorter  les 2 manifestations de la célébration de la fête du Travail.

 Selon le leader du Mouvement des patriotes démocrates (Al Watad), il vient d’avoir des  informations graves à propos d’un complot qui se trame pour le 1er mai lors de la célébration  de la fête mondiale du travail.

Il y aurait eu, encore selon lui, des rencontres de hauts cadres du ministère de l’Intérieur pour coordonner avec des éléments civils qui se mettrait dans les rangs des manifestants de l’avenue Habib Bourguiba, pour l’Union générale tunisienne de travail (Ugtt), et ceux de l’avenue Mohamed V, pour l’Union tunisienne des travailleurs (Utt). Pour que le déguisement soit parfait, ils porteraient des tee-shirts imprimés du logo de son mouvement Al Watad et celui de Hamma Hammami, leader du Parti communiste des ouvriers tunisiens (Pcot). kapitalis

 

_______________________________________________________________

Ennahdha appelle à participer, aux côtés de l’UGTT, aux célébrations du 1er mai

 

L’appel du parti du Mouvement Ennahdha lancé à ses partisans à participer aux côtés de l’UGTT à la célébration de la fête du 1er mai, mardi prochain, laisse perplexe et suscite des interrogations sur les desseins cachés de cet appel pour le moins inhabituel.

Un peu tardif bien qu’il ne soit « pas trop tard pour bien faire » comme le dit l’adage, cet appel de la première force politique du pays aux rênes du pouvoir à travers le Gouvernement qu’elle domine, interpelle plus d’un.

 

Une tension sous-jacente

En effet, après les événements du 9 avril 2012 et la violente répression policière auxquels il faut ajouter la tension qui domine actuellement l’ambiance sur la scène politique du pays en particulier les tiraillements  entre l’opposition et le Gouvernement de la Troïka, cette participation des adhérents d’Ennahdha aux côtés de l’UGTT peut être perçue comme une provocation et servir de sources de tensions supplémentaires.

Les observateurs estiment que cette fête sera dominée, comme à l’accoutumée, par les doléances contenues dans les cahiers de revendications de la centrale syndicale.

Le Gouvernement ne sera pas, à cette occasion, exempté de critiques qui lui seront adressées par les Travailleurs dont les revendications n’ont cessé d’augmenter avec les échecs répétitifs des négociations sociales tant avec le Gouvernement que le Patronat et  qui tardent à démarrer cette fois-ci.

 

Un climat social difficile

Les multiples préavis de grève lancés par divers syndicats sociaux professionnels en disent beaucoup sur le climat social délétère qui règne dans le pays.

En outre, la hausse des prix des produits de consommation avec le renchérissement du coût de la vie et du coupe effondrement du pouvoir d’achat du citoyen sont autant de prétextes pour les travailleurs de faire monter les enchères des revendications.

Ainsi le 1er mai 2012 sera placé, selon les analystes en Tunisie sous le signe de tous les dangers.

Espérons que l’intérêt général, dans cette phase sensible et cruciale que traverse le pays, va prédominer et que chacun saura raison garder et donner au monde une seconde leçon, après celle du courage et de la volonté des Tunisiens lors de la révolution du 14 janvier, une leçon de consensus et de maturité de tout un peuple.

 

Voici une synthèse du communiqué d’Ennahdha :

Le parti du Mouvement Ennahdha a appelé tous les citoyens Tunisiens à participer activement aux festivités marquant, mardi, la commémoration du 1er mai, les invitant à prendre part au meeting de l’UGTT prévu dans la place de Mohamed Ali à Tunis.

Cette participation  intervient en considération du rôle des Travailleurs dans la réalisation de la Révolution, précise un communiqué d’Ennahdha signé par Rached Ghannouchi et dont une copie est parvenue à TunisieNumerique.

Le communiqué appelle aussi à la nécessité pour tout le monde de respecter, au cours de cette fête des Travailleurs, les principes de l’unité nationale et les règles des manifestations pacifiques.

Le document rappelle que « c’est la deuxième fête de premier mai célébré dans le pays après  la chute du régime corrompu et tyrannique contre lequel se sont ligués tous les fils du peuple tunisien pour le renverser ».

Au moment où le Mouvement Ennahdha participe avec fierté  à la commémoration de cette fête,  lit-on dans le communiqué, Ennahdha souligne que la fête du Travail est une fête de l’ensemble des Tunisiens auxquels la Révolution a permis de s’affranchir de touts les formes d’injustice, d’exploitation et d’oppression.

Ennahdha souligne dans son communiqué que l’unité des Tunisiens est le seul moyen de parachever les objectifs de la révolution, affirmant que le consensus  est un devoir de toutes les forces politiques et un objectif  ainsi qu’un moyen susceptible de favoriser la réussite  du processus de transition démocratique. tunisienumerique

 

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Tunisie : Kasbah 1 et 2_Manifs_ Initiative-UGTT
commenter cet article
28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 03:18

Consultation des médias et contradictions d’Ennahdha

 

La consultation nationale sur les médias s’est ouverte ce vendredi 27 avril 2012 à Tunis en l’absence  du chef du gouvernement Hamadi Jebali. Les représentants du syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et ceux de l’instance de la réforme de l’information et de la communication (INRiC) n’y étaient pas non plus. Et c’est au ministre de la Justice, M. Noureddine B’hiri qui a donc dû assurer l’intérim du premier ministre.

Et pendant que les travaux étaient déclarés ouverts, les membres de l’INRIC et à leur tête M. Kamel Laâbidi, ont été reçus par le président de la République M. Moncef Marzouki, à qui ils ont remis un rapport diagnostiquant le malaise des médias tunisiens.

A noter que l’INRIC aurait voulu que la consultation soit fixée pour une autre date, ce qui lui aurait permis de s’y préparer plus convenablement. Mais le gouvernement a tenu à ce qu’elle s’ouvre aujourd’hui. Le problème ? Des figures phares des médias de l’ancien régime y assistaient. Sihem Ben Sedrine s’est d’ailleurs empressée de le souligner.

En somme Ennahdha et ses responsables qui font campagne contre la télévision nationale affublée par leurs bons soins du qualificatif «mauve», ne craint pas la contradiction. Elle prétend ainsi réformer le secteur, en n’évitant justement pas de faire appel aux «mauves». Ce ne sera pas l’unique exemple de recyclage des symboles du benalisme médiatique. Puisque nous retrouvons les même collabos de la comm, parmi le staff des cabinets de certains des hauts responsables Nahdhaouis. Quel genre de réformes sommes-nous donc en droit d’attendre dans ce contexte ? mag14

 

 

____________________________________________________________________________________

 

Démarrage très controversé de la Consultation nationale sur les médias


 

 

La première séance de la Consultation nationale sur les médias organisée par le Premier ministère a eu lieu aujourd’hui 27 avril 2012 à la Chambre des Conseillers à Tunis bien que l’INRIC ait demandé son report et que le SNJT l’ait boycottée. Le Premier ministre Hamadi Jebali a été absent pour d’autres obligations professionnelles, raison pour laquelle il a été remplacé par le ministre de la Justice.

Reportage de la première séance de la Consultation nationale sur les médias à la Chambre des Conseillers à Tunis

 

Une centaine de représentants de médias, d’associations et de la société civile a été présente. Après une longue introduction qui a duré 25 minutes de la part du ministre de la Justice Nourreddine Bhiri, la directrice de radio Kalima a de suite pris la parole. Mme Sihem Ben Sedrine a demandé au ministre de reporter cette consultation pour plusieurs raisons dont les plus évidentes seraient le mauvais timing qui précède la conférence de l’INRIC et la sortie de son rapport qui aura lieu ce lundi 30 avril. En outre, elle a exprimé son indignation face à la présence de thuriféraires et espions de Ben Ali, invités par le Premier ministère à cette consultation censée procéder dans cette période transitoire de l’après 14 janvier à la réforme des médias en Tunisie.

Par ailleurs M.Nabil Jmour, représentant du comité de la culture et des médias au sein de l’UGTT a salué l’initiative de cette consultation mais il a également demandé son report. Il a rappelé que l’UGTT ne veut pas mener la politique de la chaise vide mais il n’est pas question de dialoguer en présence des indicateurs de Ben Ali et surtout avant la sortie du rapport de l’INRIC au sujet de la réforme des médias.

Par contre, M.Taher Ben Hassine, directeur de la chaine Al Hiwar, s’est opposé à une consultation où l’un de ses intervenants, à savoir Mohamed Hamdane, ne serait que l’indicateur de Abdel Waheb Abdallah.

Il est utile de rappeler que M.Mohamed Hamdane, ex-directeur de l’IPSI (Instiut de Presse et des Sciences de l’Information à la Manouba) était en effet l’un des indicateurs de Abdelwaheb Abadallah. Ce document que Nawaat a publié le 22 avril 2011 en atteste.  nawaat.

 

_____________________________________________________________________________

Reporters sans frontières demande le report de la consultation nationale sur le cadre juridique du secteur de l'information en Tunisie

 

Reporters sans frontières a décidé de ne pas assister à la consultation nationale sur l’encadrement juridique du secteur de l’information qui se tiendra, les 27 et 28 avril 2012, au siège de la Chambre des Conseillers du Bardo à Tunis. Informée d’une telle consultation le 25 avril, alors même que l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication doit rendre son rapport le 30, l’organisation estime que les conditions ne sont pas réunies pour produire un travail constructif. Aussi, Reporters sans frontières demande le report de la consultation nationale. rsf.
PDF - 57.3 ko
Version arabe

 

 

 

 

 

___________________________________________________

Grâce à Ennahdha, les médias de Ben Ali reviennent en force

 

 

Pour assainir le secteur des médias, le gouvernement Jebali a cherché ceux qui ont fait du tort au secteur et l’ont sali lorsqu’ils étaient totalement engagés avec le régime Ben Ali.

 

A ne voir dans la salle qu’une majorité écrasante de figures emblématiques du régime Ben Ali, le Syndicat pour la culture et l’information, dépendant de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt) a préféré se retirer, lui aussi, de la Conférence nationale sur le cadre légal de l’information, décidée à la va-vite et unilatéralement par le gouvernement provisoire, peuplée aujourd’hui par les hommes de Ben Ali.

Parmi les ex-serviteurs zélés de l’ancien régime, qui étaient présents aux premiers rangs, on citera Ali Trabelsi (32 ans au service de la communication de Bourguiba et Ben Ali), Ridha Mellouli, ex-propagandiste de Ben Ali et ennemi juré de l’opposition, Mohamed Hamdane, qui a prononcé la conférence d'ouverture, Nadhir Azouz, Taïeb Yousfi, Amal Mzabi… Pour ne citer que quelques uns.

Face à ce spectacle désolant du retour de l’ancien système, désormais aux couleurs d’Ennahdha, Sihem Ben Sedrine, militante des droits de l’Homme et directrice de radio Kalima, a préféré se retirer. Et elle a justifié son retrait.

Quant à l’Instance nationale de la réforme de l’information (Inric), qui a demandé le report de cette conférence, elle n’a pas répondu présent. Ses membres ont présenté aujourd’hui au président Moncef Marzouki leur rapport, fruit d’une année de travail avec des experts et des professionnels tunisiens et étrangers. Le Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt) a appelé lui aussi au report de la conférence.

Le ministre de la Justice, Noureddine Bhiri, qui a présidé les débats, a justifié la présence des figures de l’ancien régime par la nécessité de faire participer toutes les parties. Et d’évoquer la règle de la démocratie.

Quant à la réforme, aux enquêtes sur la corruption et au jugement de ceux qui ont profité de l’ancien système… cela peut attendre. Ennahdha a d’autres priorités: récupérer les piliers de l’ancien régime dans le secteur des médias, qui ont des choses à se reprocher, et les utiliser pour asseoir son pouvoir.

En d’autres termes, on prend les mêmes et on recommence.  kapitalis

 

_________________________________________________________________________________________


 
Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Censure_Journalisme_Éditions_Libertés
commenter cet article
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 04:13

URGENT : Le procureur requiert 3 ans de prison contre Abdelkader Kherba


Le procureur de la République a requis 3 ans de prison ferme contre le militant Abdelkader Kherba, pour « incitation à attroupement » . le juge a reporté le verdict à jeudi prochain, maintenant le militant en prison pour au moins une semaine supplémentaire.

Avec cette décision, la justice algérienne aux ordres du régime, vient de montrer encore une fois sa servilité et son visage hideux.

Kherba Abdelkader a été arrêté alors qu’il assistait à une manifestation organisée par les travailleurs du secteur de la justice afin de revendiquer l’amélioration des conditions de travail. Kherba Abdelkader, qui a assisté à la manifestation en tant qu’observateur ainsi qu’afin d’exprimer sa solidarité, a eu son appareil photographique confisqué au moment de son arrestation.

Le lendemain, 19 avril 2012, Kherba Abdelkader a été emmené devant le procureur de Sidi Mohamed qui l’a interrogé au sujet de sa présence à la manifestation. Le procureur a formalisé l’accusation de «incitation directe à attroupement» en vertu de l’Article 100 du Code Pénal et a ordonné qu’il soit placé en détention provisoire.

Kherba Abdelkader est actuellement détenu à la prison de Serkadji, et il sera emmené devant le tribunal le 26 avril pour l’ouverture du procès. Suite à son arrestation, Kherba Abdelkader a commencé une grève de la faim en signe de protestation contre sa détention arbitraire.

L’Observatoire pour la protection des droits de l’Homme et le Réseau euro‑méditerranéen des droits de l’Homme (Remdh) appellent, dans un communiqué commun publié ce mercredi 25 avril, les autorités algériennes à mettre fin au harcèlement des militants des droits humains. « Le harcèlement de ceux qui luttent pour les droits de l’Homme doit cesser ! », clament ces associations qui mentionnent notamment l’arrestation d’un militant du Comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC) et membre de la Laddh, Abdelkader Kherba, par la police devant un tribunal à Alger, où il s’était rendu pour apporter son soutien aux greffiers grévistes.

De son coté l’ONG de défense des militants des droits de l’homme, Front Line Defenders, exige la libération immédiate de Abdelkader Kherba.
 

 

Communiqué de Front Line Defenders

Le 26 avril 2012, le procès de défenseur des droits humains M. Abdelkader Kherba commencera à Sidi Mohamed. Il a été arrêté par la police judiciaire le 18 avril 2012 alors qu’il assistait à une manifestation devant l’édifice des tribunaux à Sidi Mohamed. Il a ensuite été accusé de «incitation directe à attroupement» et placé en détention provisoire. Kherba Abdelkader est un membre du Comité National pour la Défense des Droits des Chômeurs (CNDDC) et la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH).

Kherba Abdelkader a été arrêté alors qu’il assistait à une manifestation organisée par les travailleurs du secteur de la justice afin de revendiquer l’amélioration des conditions de travail. Kherba Abdelkader, qui a assisté à la manifestation en tant qu’observateur ainsi qu’afin d’exprimer sa solidarité, a eu son appareil photographique confisqué au moment de son arrestation. Le lendemain, 19 avril 2012, Kherba Abdelkader a été emmené devant le procureur de Sidi Mohamed qui l’a interrogé au sujet de sa présence à la manifestation.

Le procureur a formalisé l’accusation de «incitation directe à attroupement» en vertu de l’Article 100 du Code Pénal et a ordonné qu’il soit placé en détention provisoire. Kherba Abdelkader est actuellement détenu à la prison de Serkaji, et il sera emmené devant le tribunal le 26 avril pour l’ouverture du procès. Suite à son arrestation, Kherba Abdelkader a commencé une grève de la faim en signe de protestation contre sa détention arbitraire.
 

Front Line Defenders exprime sa préoccupation face à l’arrestation et la détention de Kherba Abdelkader, et estime qu’elles soient directement liées à son travail légitime et pacifique pour la défense des droits humains, en particulier son engagement avec le Comité de Défense des Chômeurs et la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme. Compte tenu de la grève de la faim qu’il a commencé, Front Line Defenders est également préoccupé par l’intégrité physique et psychologique de Kherba Abdelkader pendant sa détention.

 

Front Line demande instamment aux autorités algériennes de :
 

1. Assurer la libération immédiate et sans condition de Kherba Abdelkader et abandonner toutes les charges contre lui, car elles semblent être motivées uniquement par son travail légitime et pacifique en défense des droits humains;
 

2. Prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir l’intégrité physique et psychologique de Kherba Abdelkader pendant sa grève de la faim;
 

3. Veiller à ce que tous les défenseurs des droits humains en Algérie, exerçant leurs activités légitimes de défense des droits humains, soient en mesure d’opérer sans restrictions ni représailles, y compris le harcèlement judiciaire. lanationdz

 

________________________________________________________________________

Plusieurs d’entre eux ont subi la colère des citoyens cette semaine

Des candidats et des responsables de parti hués et humiliés

 

Ils sont boudés, chahutés, hués, chassés, parfois malmenés… certains leaders de partis politiques ne comptent pas que des sympathisants.

 

Ils n’arrivent non pas à capter les électeurs, mais à discourir devant leurs militants. Des chefs de parti se vantant d’être des «poids lourds» de la politique nationale ont été contraints d’écourter leur discours face à un public qui ne voulait visiblement pas les voir. D’autres, prétendant être les porte-voix des démunis, se sont vu annuler leur meeting faute de public.

La campagne pour les législatives du 10 mai met a nu le fossé existant entre les Algériens et les responsables politiques. Le citoyen n’est plus dupe, même contre une rémunération, il refuse d’assister à des meetings ; il les perturbe même. Pourquoi en est-on arrivé à cette situation ? D’aucuns diront que la faute incombe aux militants des partis, censés veiller au bon déroulement des rencontres. «Aujourd’hui, le souci primordial des organisateurs est de remplir la salle pour, entre autres, plaire à leur chef. Seulement, les curieux qui assistent à ces meetings se lassent des discours ennuyeux des candidats et se révoltent contre leurs promesses mensongères», explique un ex-député.

Dans plusieurs villes du pays, des candidats et responsables de parti ont vécu les pires humiliations de leur vie.

Sous les cris de «Dégagez», «Makan walou», les responsables de l’Alliance verte ont été chassés sur leur propre «terrain», à Ksar El Boukhari, dans la wilaya de Médéa. A Relizane, le secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, a renoncé à un meeting faute de public. A Bouira, ce même vieux parti a été contraint d’écourter la diffusion de l’hymne national ; la mauvaise qualité du son a suscité l’ire des participants, ce qui a amené Belkhadem à en arrêter la diffusion. Une maladresse à mettre, selon les dirigeants du parti, sur le compte de l’incompétence des organisateurs locaux ! A Laghouat où il devait animer un meeting, Abdallah Djaballah a rebroussé chemin pour les même raisons : le public n’était pas au rendez-vous.

Le patron du RND et Premier ministre, Ahmed Ouyahia a été empêché d’animer son meeting à Bouira. En rappelant les réalisations du président de la République depuis son accession au pouvoir, des voix discordantes sont venues lui rappeler la réalité des Algériens. «Vive l’Algérie des barrages, vive l’Algérie de l’autoroute Est-Ouest, vive l’Algérie du million de logements», a scandé Ouyahia. En réponse, l’assistance lui a lancé : «Où est l’argent de notre pétrole ? Où sont les postes d’emploi promis par l’Etat ?» Face à ces chahuteurs, Ouyahia a déclaré : «Vous n’êtes pas à blâmer. Ce sont ceux qui vous envoient qui manquent cruellement de délicatesse et de grâce.» Constatant qu’il était en terrain hostile, Ahmed Ouyahia a fini par  écourter son discours. Même la secrétaire générale du PT, Louisa Hanoune, n’a pas échappé à une situation similaire.

Samedi dernier, elle a dû quitter la maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. Des citoyens venus assister à son meeting ont profité de l’occasion pour réitérer leur rejet de la «mascarade du 10 mai». En dépit des efforts fournis par Louisa Hanoune, qui a tenté de convaincre avec des mots en kabyle, l’on n’entendait que les «sifflements».

Le FFS, vieux parti de l’opposition, a été également sanctionné par les citoyens ; en début de semaine, un meeting a été empêché à Souk El Tenine, dans la wilaya de Béjaïa, région natale de Arezki Derguini, tête de liste du FFS dans cette wilaya. Les organisateurs du meeting ont dû annuler carrément la sortie. La sortie du FFS à Tizi Ouzou était aussi une déception, selon certains observateurs, car le parti n’a pas drainé une foule nombreuse, comme par le passé... 

 Nabila Amir`; elwatan

 

 

________________________________________________________________________

Campagne électorale : tout pour convaincre les citoyens d’aller voter


Le onzième jour du début de la campagne électorale n’est pas totalement différent des autres. Le rythme de la campagne est resté le même. De meetings en rencontres, les chefs de parti sillonnent le pays, tandis que les Algériens ont les yeux tournés plutôt ailleurs.

 

L’un des partis qui connaît une activité intense est le Parti des travailleurs (PT)
Sa secrétaire générale, Louisa Hanoune, était hier à Sidi Bel Abbès. Elle a dénoncé, selon l’APS, devant une assistance nombreuse, la demande par le Fonds monétaire international (FMI) à l’Algérie pour renforcer ses capacités financières, soulignant que l’économie algérienne est prioritaire pour bénéficier des 200 milliards de dollars que représentent les réserves de change de l’Algérie. 
La SG du PT a évoqué le danger guettant l’Algérie à travers ses frontières avec les pays voisins qui connaissent des problèmes, affirmant qu’il est impératif que le peuple algérien assume ses responsabilités et instaure la sécurité dans le pays et par conséquent protège l’unité et la sécurité de la nation et édifie une deuxième république démocratique.

 

A l’opposé, le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, a, lui, appelé, lors d’une intervention à la radio, à un vote massif. Le secrétaire général du RND a plaidé pour un «vote utile». «Nous avons plus que jamais besoin d’investir dans l’élément humain, en améliorant le niveau de l’enseignement et en introduisant la formation professionnelle dans les universités notamment», avait-il plaidé, mardi dernier, lors d’un meeting animé à Boumerdès.

 

Le Front des forces socialistes (FFS) continue, quant à lui, de plaider pour une participation aux élections pour éviter «le chaos». Lors d’un meeting animé mardi dernier à Oum El Bouaghi, Ali Laskri a indiqué que «le FFS est un parti patriotique d’opposition qui veut le changement par la voie pacifique loin de toute forme de violence». Il a fait savoir que son parti participe à ce scrutin «non par soif du pouvoir mais en raison de la conjoncture qui prévaut à l’intérieur du pays et dans la région et du fait que certaines parties internationales soient à l’affût rêvant de spolier le pays de ses richesses».

 

Le président du Front de la justice et du développement (FJD), Abdallah Djaballah, a affirmé, hier à Biskra, que son parti disposait du programme le mieux indiqué pour qu’en cas de victoire de son parti aux législatives du 10 mai prochain, l’Algérie puisse «passer à un palier supérieur» de son processus de développement. Les problèmes de l’Algérie doivent être débattus «de manière rationnelle, dans le calme et dans le cadre d’un dialogue responsable», a préconisé, hier à Khemis Miliana (Aïn Defla), le président du Front El Moustakbal, Abdelaziz Belaïd, tout en invitant la population à saisir l’opportunité des prochaines législatives pour permettre au pays d’amorcer son «décollage» dans tous les domaines.

 

Quant à Abdelaziz Belkhadem, qui était hier à Ouargla, il affirmera que «le programme du FLN projeté pour les cinq prochaines années œuvrera à la consolidation des acquis réalisés par l’Algérie au cours de ces dernières décennies en matière de développement des ressources humaines, le parachèvement de l’édification des institutions de l’Etat et le traitement des déséquilibres que connaît l’économie nationale».De son coté, le président du Front de l’Algérie nouvelle (FAN), Djamel Ahmed Benabdeslam, a souligné, hier à Ghardaïa, lors d’une sortie de proximité, qu’il œuvrera pour «la création d’un organisme national chargé de la prévention des calamités naturelles». africatime

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Algérie
commenter cet article
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 03:43

 

Présidentielles en Egypte : « Aujourd’hui, ma voix compte »

C’est une actualité dont on parle peu et qui pourtant, sera décisive pour le Moyen-Orient. Comme en France, l’Egypte est entrée dans la dernière ligne droite de sa présidentielle. Prévue pour juin, l’élection du futur Président égyptien est supervisée par l’armée qui assure l’intérim depuis la chute d’Hosni Moubarak. Mais entre les bavures et les manipulations, le peuple égyptien est de plus en plus sceptique quant à la transition démocratique.

Prévu pour les 23 et 24 mai, le premier tour se disputera entre cinq candidats. Hamdine Sabahi, héritier du Nassérisme, Hicham El-Bastawissi qui est le vice-président de la Cour de cassation, le penseur islamiste Mohamed Selim Al-Aoua, et les deux favoris : Abdel Fotouh ancien membre des Frères Musulmans et Amr Moussa qui fut ministre des Affaires Étrangères, secrétaire général de la Ligue Arabe et ambassadeur de l’Egypte aux Nations Unies.

Une situation sociale critique

Les lendemains de révolution sont difficiles et au Caire comme dans le reste du pays, le chômage a beaucoup augmenté tandis que la vie est devenue plus chère. Une économie au ralenti dans un climat d’insécurité constante malgré l’omniprésence de l’armée.

C’est ce que m’a confié Hassin, un Egyptien qui vit à Marseille depuis 25 ans et qui tient un snack sur la place Jean Jaurès : « C’est un peu le chaos, la situation est difficile et il n’y a pas de travail. Alors j’aide ma famille qui est au Caire, je lui envoie un peu d’argent quand je le peux. » Aujourd’hui, il considère la situation sociale pire qu’avant la chute d’Hosni Moubarak.

Une situation qui n’était pourtant déjà pas très bonne. Cherine, une Egypto-Syrienne de 30 ans mariée à un Français, m’explique qu’au début des années 2000, Hosni Moubarak a discrètement laissé son fils Gamal prendre les décisions pour préparer sa succession à la tête de l’Etat. A eux deux, ils ont mis de côté la politique sociale de l’Etat. « A ce moment-là, le peuple a commencé à bouillir. Dix ans après, la cocotte a explosé ».

Le jeu trouble de l’armée

Si l’armée égyptienne a fait le choix de ne pas écraser la révolte comme en Syrie et a précipité le renversement du régime, le peuple égyptien qui était enthousiaste est devenu méfiant. Les dirigeants, avec à leur tête le Général Tantawi, ont acquis une grande puissance sous l’ère Moubarak.

Khaled Shokair, ancien animateur radio et président de l’association France Egypte 2000, pense que l’armée veut profiter des élections pour conserver ses acquis et son pouvoir. A-t-elle la volonté de récupérer la révolution ? Il a un petit doute mais n’est pas inquiet car quoi qu’il arrive, dit-il, « le peuple ne se laissera pas faire. »

Cherine est plus inquiète. « Le Général Tantawi était un ami de Moubarak » rappelle-t-elle. « Car si l’armée a dit qu’elle laisserait le pouvoir après les élections, c’est pour ne plus être en première ligne face au peuple. Elle veut garder le pouvoir, mais dans l’ombre du prochain Président. »

Et pour illustrer sa pensée, Cherine me donne un exemple. « Lorsqu’il y a eu les manifestations des coptes suite à l’incendie d’une église, c’est l’armée qui est venue réprimer la foule. Un char a même foncé dedans et écrasé plusieurs personnes. Lorsque l’on a demandé des explications, on nous a dit qu’un fou avait volé le char et roulé sur les manifestants. Personne n’est dupe, cela a été filmé. » Des violences qui ont été mises sur le dos des conflits inter-religieux pour légitimer l’armée.

Les Frères Musulmans et les islamistes en embuscade

Autre composante importante de cette présidentielle : les islamistes et les Frères Musulmans. C’est pour eux l’occasion de prendre un pouvoir convoité depuis longtemps et une revanche sur la répression qu’ils ont subie depuis de nombreuses années.

Hassin, le gérant du snack de la place Jean Jaurès, ne craint pas pour l’unité nationale. Pour lui les extrémistes sont minoritaires et n’arriveront pas à imposer leurs idées. Khaled et Cherine partagent eux un avis différent. Les islamistes veulent s’accaparer la révolution alors qu’ils n’étaient pas à Tahrir le 25 et le 28 janvier (Grandes manifestations de la révolution).

« Lors des élections législatives, les plus pauvres se sont faits manipulés par les Frères Musulmans. En échange de riz et de lait, on leur disait qui voter », m’explique Cherine. Une situation que me confirme Hassin : « En Egypte, il y a 22 millions d’analphabètes, ils votent n’importe quoi et se font utiliser par les islamistes. »

Aujourd’hui, les candidats préférés des islamistes et des Frères Musulmans ont été retoqués par la commission électorale. Des candidats comme Khairat Al-Chater ou Hazem Saleh AbouI-smaïl dont les campagnes auraient été financées par l’Arabie Saoudite et le Qatar.

Et l’annulation de ces candidats fait grincer des dents certains de leurs partisans. On accuse l’armée d’avoir poussé Omar Souleiman, ancien chef des services secret et vice-président de Moubarak, à se présenter pour ensuite, lui refuser sa candidature en même temps que celle des islamistes. Un subterfuge pour ne pas être accusée d’écarter uniquement les candidats des islamistes.

Une manœuvre que Cherine estime tout à fait probable. L’armée ne veut pas s’encombrer d’un président islamiste. Car, en plus d’avoir annoncé sa candidature tardivement, Omar Souleimane possède un passif qui ne le rendait pas vraiment populaire. « Tout le monde a été très surpris de le voir se présenter. Personne n’allait voter pour lui, c’est évident », analyse-t-elle.

Voter, une drôle de sensation

Que ce soit Hassin, Cherine ou Khaled, je leur ai demandé ce que cela leur faisait de pouvoir voter. « C’est une sensation étrange », m’a confié Khaled, « c’est la première fois de ma vie, cela fait plaisir. » Un plaisir que ne cache pas non plus Cherine car « aujourd’hui, ma voix compte », dit-elle avec les yeux qui brillent.

A Marseille, le consul est très actif pour mobiliser sa communauté. Et avec 3 000 familles égyptiennes qui habitent la cité phocéenne, il y a du travail. Pour y arriver, le consulat s’appuie sur le tissu associatif et distribue également des affiches dans les commerces tenus par les Egyptiens de Marseille.

J’ai demandé à Khaled s’il y avait à Marseille un favori parmi les cinq candidats. « Il y a débat, j’ai rencontré un jeune qui était pour Hazem Ismaïl (salafiste retoqué par la commission électorale), moi je suis pour Amr Moussa. Chacun a son avis ». Selon lui, il n’y a pas de consensus.

Et les avis divergent aussi en Egypte. Comme il me l’explique, « Le problème, c’est que le pays n’a pas encore la culture de la démocratie. Les Egyptiens ont du mal à discuter, à comprendre les désaccords et accepter des avis différents. » Cherine déplore qu’il n’y ait aucun débat de fond.

Hassin pense qu’aucun candidat ne sera à la hauteur. Pour lui, c’est au peuple de relever la tête. « Il faut arrêter d’aller à Tahrir, arrêter de manifester et travailler, travailler toujours plus. » Car, dit-il : « Il faudra encore 3 ou 4 ans pour retrouver la stabilité. »

Deux favoris et deux styles pour construire l’Egypte du futur

Ce qui ressort des discussions et ce que l’on peut lire dans la presse laisse à penser que le prochain Président sera soit Amr Moussa, soit Abdel Fotouh.

Khaled Shokair, l’ancien animateur radio, voit en Amr Moussa un homme reconnu sur la scène internationale et consensuel. Cherine, qui regrette l’abandon de Mohammed El Baradei (Prix Nobel de la Paix) estime qu’Amr Moussa serait le « moins pire » car il est intelligent et n’a pas des positions trop marquées.

Concernant le second favori, Abdel Fotouh, elle est en revanche plus circonspecte. « C’est le candidat officieux des Frères Musulmans » estime-t-elle. « Il a toujours été ambigu quant à ses relations avec le mouvement. » Un avis que ne partage pas du tout Khaled.

Celui que ses partisans surnomment « l’Erdogan égyptien » tirerait l’Egypte vers le modèle turc m’explique-t-il : « Il est large d’esprit et représente un islam modéré. » Mais quoiqu’il arrive, la route est longue selon lui. « Je ne m’attends pas à voir de grands changements avant deux mandats. Le premier, dit-il, servira à stabiliser politiquement l’Etat plus qu’à relancer la croissance de l’Egypte. »

Si l’optimisme est de rigueur à quelques semaines des élections, des inquiétudes demeurent. Cherine a peur de voir un islamiste au pouvoir. « Est-ce que l’on va devenir un deuxième Iran ? » demande-t-elle.

Khaled, lui, voit d’avantage une menace à l’extérieur du pays. « Les pressions exercées par les USA d’une part, et celles exercées par le Qatar et l’Arabie Saoudite d’autre part, vont compliquer ces élections. Chacun veut imposer un modèle qui lui convient mais il faut laisser le peuple égyptien faire son pays. »

Crédits photo : Wikimedia Commons – Guillaume Paumier / World Economic Forum

Damien Isoard; agoravox

 

_________________________________________________________________________

Les Egyptiens pourront-ils bientôt faire l'amour à leurs femmes mortes ?

 

L’agence de presse Al-Arabya rapporte que l’Association égyptienne du Conseil National pour les femmes (NCW) a demandé au Parlement à majorité islamiste (Frères musulmans) de ne pas faire passer deux lois controversées. La première vise à légaliser le mariage de jeunes filles à partir de l’âge de 14 ans, et la seconde permettrait à un mari d’avoir des rapports sexuels avec sa femme décédée dans les 6 heures qui suivent le décès.

Le Docteur Mervat Al-Talawi, qui dirige le NCW, a adressé une lettre dans laquelle elle exhorte le parlement à éviter les projets de lois de nature à remettre en cause les droits des femmes à l’éducation et au travail en raison d’interprétations religieuses.

La polémique liée aux relations sexuelles après le décès est apparue lorsqu’un religieux marocain, Zamzami Abdul Bari, a évoqué cette question en mai 2011, affirmant que le mariage restait valide après la mort de l’un des partenaires, et précisant que les femmes aussi pouvaient avoir des relations sexuelles avec leur mari après le décès de celui-ci. Cette idée a ensuite fait son chemin en Egypte. paris-normandie


_______________________________________________________

 La Haute commission pour l'élection présidentielle annonce la liste définitive des candidats

 

Ils seront treize, les candidats à la course présidentielle égyptienne qui démarre le 23 mai. Ainsi en a décidé la Haute commission pour les élections présidentielles qui a annoncé la « liste définitive » des candidats. Une commission composée des présidents des principales cours égyptiennes - constitutionnelle, administrative, appel - et dont les décisions sont « blindées » contre toute contestation auprès d’une quelconque juridiction selon l’article 28 de la Constitution intérimaire.

 

La liste n’a réservée aucune surprise si ce n’est qu’elle a confirmé le retour en grâce du général Ahmad Chafiq, dernier Premier ministre de l’ex président Hosni Moubarak. Exclu mardi 24 avril dans la soirée, il a été réintégré mercredi soir. Entretemps il avait fait appel de la décision de la Commission électorale devant la même Commission électorale. Les avocats de Chafiq ont soutenu que la loi qui a permis l’exclusion du général était anticonstitutionnelle parce que « à effet rétroactif ».

Dix candidats exclus

Le Conseil suprême des forces armées avait approuvé lundi une loi votée par le Parlement et qui privait de leurs droits politiques les hauts responsables du régime Moubarak au cours des dix dernières années : président, vice-président, premiers ministres et cadres supérieurs du parti du raïs déchu sont concernés.

La commission a estimé, à la majorité, que le doute était permis et elle l’a interprété en faveur d’Ahmad Chafiq. La commission a aussi envoyé la loi devant la Haute cour constitutionnelle pour avis. Le président de la Commission électorale a précisé que la réintégration du général Chafiq permettait d’éviter l’effondrement de tout le processus des présidentielles si la loi était jugée anticonstitutionnelle. La loi anti ex-régime votée à la hâte par le Parlement pourrait aussi affecter des hauts responsables toujours en place comme le grand imam de la mosquée d’al-Azhar. Le cheikh Ahmad al-Tayeb, considéré comme modéré, avait brièvement intégré le bureau politique du parti de Moubarak.

Dans sa conférence de presse, la Commission électorale s’est longuement étendue sur les raisons qui l’ont poussée à définitivement exclure dix candidats. L’explication la plus longue a concerné le cheikh salafiste Hazem Abou Ismaïl. Il a été exclu du fait de l’obtention par sa mère de la nationalité américaine alors que la loi précise que les parents du candidat doivent être égyptiens et rien qu’égyptiens.

Des explications qui n’ont toujours pas convaincus les enfants d’Abou Ismaïl qui continuent de manifester place Tahrir. La commission a aussi expliqué que Khairat al-Chate, candidat de la confrérie des Frères musulmans a été exclu pour ne pas avoir récupéré ses droits politiques après sa condamnation pour blanchiment d’argent sous Moubarak. « Le fait qu’il ait été gracié par l’armée ne lui restitue pas ses droits politiques avant le délai légal de six ans », a estimé la commission. Quant au général Omar Soliman, vice président d'Hosni Moubarak, il a été exclu pour un détail technique : il n’a pas réuni au moins mille signatures dans au moins quinze des 27 provinces d’Egypte.

Aboul Foutouh en tête

La liste définitive des candidats comprend trois islamistes, trois divers gauche et deux hauts responsables sous Moubarak. Selon un sondage publié ce mardi par le quotidien Al Masry al Youm Abdel Moneim Aboul Foutouh, exclu il y a un an de la confrérie des Frères musulmans, arrive en tête. Même s’il était considéré comme le libéral de la confrérie, le docteur Aboul Foutouh (il est médecin) a réitéré a plusieurs reprises son attachement aux Frères musulmans et à la charia. Il est talonné de près par Amr Moussa, ex-secrétaire général de la Ligue arabe et ancien ministre des Affaires étrangères. Un centriste qui aurait nettement profité du report de voix en cas d’exclusion du général Chafiq qui arrivait en troisième position des intentions de vote. Les deux hommes sont considérés comme pouvant tenir tête à l’islamisme conquérant.

Vient ensuite Hamdin Sabbahi, un opposant nationaliste à Hosni Moubarak qui pourrait s’allier à deux autres candidats de gauche, Aboul Ezz al-Hariri et Khaled Ali. La gauche, malgré la révolution du 25 janvier reste assez faible du fait de la dispersion des révolutionnaires dans une myriade de mouvements. Mohamed Morsi, candidat du parti Liberté et justice des Frères musulmans n’arrivait qu’en cinquième position dans le sondage. Mais Morsi pourrait toutefois remonter en flèche dans les sondages si les salafistes, qui ne se sont pas encore prononcés, décidaient de le soutenir. Reste qu’il traine un boulet au pied : son absence de charisme. Les jeunes anti-Frères musulmans l’ont d’ailleurs surnommé « roue de secours » et ont manifesté contre lui en brandissant des pneus. rfi.fr

 

 

 

 

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Égypte : Élections _ Constitution
commenter cet article
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 03:19

Un tribunal prononce un non-lieu dans un des procès intentés à l'acteur Adel Imam

 

Un tribunal du Caire a prononcé jeudi un non-lieu en faveur de l'acteur et comique égyptien Adel Imam qui était poursuivi pour avoir injurié l'islam, deux jours après sa condamnation pour les mêmes motifs à trois de mois de prison dans un autre procès.

Egypte: un tribunal prononce un non-lieu dans un des procès intentés à l'acteur Adel Imam

Egypte: un tribunal prononce un non-lieu dans un des procès intentés à l'acteur Adel Imam

 

Le tribunal correctionnel a estimé que l'avocat islamiste qui avait porté plainte contre l'acteur égyptien et cinq autres artistes n'était pas habilité à engager des poursuites à leur encontre.

Dans sa plainte, l'avocat accusait ces artistes d'avoir diffamé l'islam dans leurs oeuvres. Mardi, un autre tribunal du Caire avait, lui, déclaré Adel Imam, jugé seul dans ce procès, coupable de "diffamation envers l'islam" et l'avait condamné à trois mois de prison.

Le comédien, souvent désigné comme le Charlie Chaplin du monde arabe, avait déclaré qu'il allait faire appel du jugement et qu'il restait entretemps libre sous caution. "Beaucoup de gens me soutiennent", avait-t-il affirmé.

La star de 71 ans a eu plusieurs fois maille à partir avec les islamistes, notamment pour son film "Al-Irhabi" (Le terroriste), dans lequel il joue le rôle d'un musulman fondamentaliste, ou pour la pièce de théâtre "Al-Zaeem" (Le leader) où il tourne en dérision les leaders autocratiques de la région.

Dans une affaire similaire, un tribunal cairote avait en mars relaxé le tycoon copte Naguib Sawiris qui était poursuivi pour avoir avoir posté sur son compte Twitter un dessin de Mickey Mouse et Minnie en tenue islamique. levif

 

____________________________________________________________________________

جنح العجوزة ترفض الدعويين الجنائية والمدنية ضد عادل إمام 


رفضت محكمة جنح العجوزة أمس الدعويين الجنائية والمدنية المقامتين من محام ضد الفنان عادل إمام ومجموعة مخرجين ومؤلفين أسهموا في أشهر أفلامه, وألزم الحكم القضائي المدعي بسداد الأتعاب والمصروفات.

وقفة احتجاجية لعدد من الفنانين وأنصار عادل إمام
وقفة احتجاجية لعدد من الفنانين وأنصار عادل إمام

 

وكان المحامي قد اتهم إمام ومخرجين ومؤلفين بارزين بازدراء الأديان في عدة أعمال فنية منها فيلم الإرهابي,

ومسرحية الزعيم.
وصرح محامي عادل إمام بأنه عجز أمس عن استئناف حكم آخر صدر من محكمة جنح الهرم بحبسه

ثلاثة أشهر وكفالة مائة جنيه بالتهمة نفسها.


وفي خارج قاعة المحكمة, وقعت مشادات بين فنانين متضامنين مع عادل إمام ومحامين يعترضون علي

التجمهر أمام المحكمة رفضا للأحكام الصادرة ضد الفنان الكبير, وشارك في الوقفة الاحتجاجية أعضاء فيما يعرف بجبهة الإبداع الفني.


وكانت منظمة العفو الدولية قد أدانت الحكم الصادر ضد عادل إمام واعتبرته استمرارا للقيود علي حرية التعبير في مصر برغم سقوط نظام مبارك.

ahram


________________________________________________________________

 L'Égypte doit infirmer la condamnation à une peine de prison prononcée contre un acteur accusé d'avoir «insulté l'islam»

 

 

 

Le jugement rendu contre Adel Imam, un acteur égyptien de premier plan, condamné à trois mois de prison pour avoir « insulté l'islam » dans ses films, envoie le message que le pays n'a pas rompu avec l'habitude consistant à réprimer la liberté d'expression, héritée de l'ère Moubarak, a déclaré Amnesty International.

Le jugement rendu contre Adel Imam, un acteur égyptien de premier plan, condamné à trois mois de prison pour avoir « insulté l'islam » dans ses films, envoie le message que le pays n'a pas rompu avec l'habitude consistant à réprimer la liberté d'expression, héritée de l'ère Moubarak, a déclaré Amnesty International. 

Cet acteur, qui a par ailleurs été condamné à payer une amende d'environ 128 euros, a dans un premier temps été déclaré coupable par contumace en février pour les rôles qu'il a endossés au cinéma, après qu'un avocat ait porté plainte contre lui l'an dernier. Ses avocats ont déposé un recours contre cette décision mais un tribunal correctionnel du Caire les a déboutés mardi 24 avril et a confirmé la condamnation initiale. Son équipe de défense a déclaré qu'il était possible qu'il fasse appel de la décision de mardi. 

L'avocat a déposé une deuxième plainte similaire contre Adel Imam et cinq autres auteurs et producteurs, pour leur rôle dans la création et la diffusion de films et de pièces de théâtre dans lesquels Adel Imam a joué. Une décision sera rendue sur ce deuxième cas jeudi 26 avril. 

« Cette décision de justice signifie clairement que l'attitude de l'Égypte vis-à-vis de la liberté d'expression n'a toujours pas évolué », a déclaré Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International. 

« Adel Imam et les cinq autres metteurs en scène ne doivent pas être punis pour avoir exprimé pacifiquement leur opinion, même si celle-ci choque leurs détracteurs. » 

Lorsqu'il a déposé sa plainte pour mépris de la religion, l'avocat a invoqué l'article 98(f) du Code pénal, qui prévoit des sanctions contre « quiconque exploite la religion de vive voix, par écrit ou par tout autre moyen au service d'idées extrémistes, dans le but de provoquer un conflit, de montrer du dédain ou du mépris à l'égard de l'une des religions révélées ou de ses fidèles, ou de nuire à l'unité nationale ou à la paix sociale. » 

Le cas d'Adel Imam est le dernier en date d'une série de procès en rapport avec la liberté d'expression en Égypte. 

En juin 2011, Naguib Sawiris, copte, grand patron dans le secteur des télécommunications, a été accusé de « mépris envers la religion » dans deux plaintes distinctes, après avoir diffusé ce même mois sur Twitter une image montrant Mickey Mouse affublé d'une barbe et Minnie Mouse portant le voile. 

Les deux affaires ont été classées au motif que le raisonnement juridique tenu par l'accusation n'était pas solide. 

Parallèlement, un tribunal de la ville d'Helwan (nord du pays) a condamné Kamal Abbas, dirigeant syndical, à six mois de prison pour « outrage à un représentant de l'État » en février 2012. 

Cet homme, qui a été jugé par contumace, a été poursuivi après avoir critiqué un dirigeant du syndicat égyptien officiel lors d'une conférence de l'Organisation internationale du travail, en juin dernier. 

Ce même mois, le militant Gaber Elsayed Gaber a été acquitté par un tribunal de la ville d'al Wayli (nord du pays) des chefs de « troubles à l'ordre public » et d'atteinte à la réputation du Conseil suprême des forces armées d'Égypte. 

Gaber Elsayed Gaber purgeait alors une peine d'un an de prison pour avoir distribué des tracts critiquant le Conseil suprême.

PRE01/224/2012; 25 avril 2012; amnesty.fr

 

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Égypte : religions _ Partis politiques
commenter cet article
27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 02:19

 

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Thala [RÉGIONS] _Kasserine_Gafsa_S. Bouzid_ Silian
commenter cet article
26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 06:48

L'utilisation de la religion à des fins politiques anime la campagne des législatives 

 

 

Les chefs des trois partis islamistes rassemblés dans le cadre de
Les chefs des trois partis islamistes rassemblés dans le cadre de "L'Alliance Verte". (DR)



Le thème fait débat en pleine campagne pour les législatives. L'exploitation de la religion à des fins politiques suscite commentaires et mises en garde. Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND) au pouvoir, qui mène activement sa campagne avec les moyens de l'Etat, est monté au créneau.

Ahmed Ouyahia a mis en garde mercredi certains partis politiques contre l'utilisation de la religion à des fins politiques dans la perspective du scrutin du 10 mai.

"La Constitution et la loi algériennes interdisent depuis maintenant presque vingt ans l'utilisation de l'islam en politique ", a déclaré M. Ouyahia, également Premier ministre, sur les ondes de la Radio nationale, dans le cadre de la campagne électorale de son parti.

"Les Algériens ont payé le prix de la politisation de la religion parce qu'on appelle la fitna ( désaccord et divisions parmi les musulmans), et qu'on peut appeler de manière plus cruelle le terrorisme et son cortège de victimes", a-t-il ajouté.

La Commission nationale de surveillance des élections législatives (CNSEL), un organe composé des représentants des partis politiques en lice, a également lancé une mis en garde, le 19 avril, aux partis islamistes tentés d'exploiter ouvertement les thèmes religieux pour rassembler des voix.

Dans la réalité, ces formations ne se privent pas de faire largement usage de la religion dans leurs discours électoraux et ne rencontrent aucun obstacle pour ce faire. Les mises en garde qui leurs sont adressées sont purement formelles, sachant que le problème de fond reste l'existence même de partis se prévalant de la religion et n'ayant comme programme que de vagues slogans et promesses de "justice" et "d'égalité" véritables instruments d'exploitation de la détresse sociale.

La campagne électorale a débuté le 15 avril. Les algériens sont appelés aux urnes le 10 mai prochain pour choisir parmi les représentant d'un quarantaine de partis, dont 21 nouvellement agréés et cinq islamistes. La prochaine Assemblée populaire (APN) comprendra 462 sièges. mediaterranee

 

 

_______________________________________________________

Législatives : les principaux partis politiques en lice 

 

1. Le Front de libération nationale (FLN)

Le Front de libération nationale (FLN), premier parti de l'actuel Parlement, a été créé en 1954 à la suite d'une fusion avec d'autres formations plus petites, afin d'obtenir une indépendance de l'Algérie vis-à-vis de la France.

Après son indépendance en 1962, l'Algérie a été gouvernée par le parti unique du FLN jusqu'en 1989, lorsque la Constitution révisée a ouvert l'ère multipartite. Après les élections présidentielles de 2004, Abdelaziz Belkhadem a pris le contrôle du parti.

Le parti a reçu 34,3% du vote dans les élections parlementaires de 2002. Lors des élections de 2007, le FLN a perdu 63 sièges au parlement, mais il reste toujours le premier parti avec 136 sièges.

Le FLN et le Rassemblement national démocratique (RND) sont les deux partis de l'Alliance présidentielle au pouvoir, créé en 2005, après le retrait du Mouvement de la société pour la paix (MSP) de l'alliance au début de cette année.

 

2. Le Rassemblement national démocratique (RND)

Le Rassemblement national démocratique (RND) est le deuxième parti dans le parlement actuel. Il est dirigé par le Premier ministre Ahmed Ouyahia.

Le RND, fondé le 21 février 1997 en pleine période du terrorisme islamiste, a rapidement réussi à gagner du terrain avec une obtention de 9,5% du vote et 47 sièges du parlement lors des élections législatives de 2002. Dans les élections de 2007, il a réussi à se hisser au rang de la deuxième puissance politique avec 10,33% des voix et 61 sièges.

Le RND est un membre de l'alliance présidentielle avec le FLN.

 

3. L'Alliance de l'Algérie verte (AAV)

L'alliance a été créée en mar 2012 à la suite d'une fusion des trois partis islamistes, dont le Mouvement de la société pour la paix (MSP), le Mouvement Ennahda (Renaissance), et le Mouvement El Islah (Réforme), qui ont décidé de participer ensemble au scrutin campagne avec un programme unique et des listes communes.

Se présentant comme un mouvement islamiste modéré, l'alliance bannit le recours à la violence dans la pratique de la politique, mais appelle au retour vers des valeurs traditionnalistes.

Le MSP, fondé en 1988 et dirigé par Bouguerra Soltani, maintient quatre portefeuilles dans le gouvernement actuel. Le parti n'appelle pas la charia ni un Etat islamique.

Le Mouvement Ennahda, formé dans les années 1980, s'est éclipsé après le retrait de son fondateur, Abdellh Djaballah. Celui-ci a par la suite fondé le Mouvement El Islah, qui a pourtant perdu lui aussi son terrain après que Abdallah Djaballah fut à nouveau évincé.

 

4. Le Front des Forces Socialistes (FFS)

Le Front des Forces socialistes est considéré comme étant le plus ancien parti d'opposition en Algérie.

Il a été fondé en 1963 par Hocine Aït Ahmed, figure emblématique pendant la guerre d'Algérie. Il est fortement présent et populaire dans la Kabylie, berceau du parti.

Le parti, laïc, a boycotté les élections législatives de 2002 et de 2007, ainsi que l'élection présidentielle de 2009.

Pourtant, le chef du parti a annoncé la participation aux prochaines élections, arguant que la participation du FFS est "une nécessité tactique" qui s'inscrit dans sa stratégie de construction "pacifique" de l'alternative démocratique.

 

5. Le Parti des travailleurs (PT)

Le PT est dirigé depuis par Mme Louisa Hanoune depuis sa création en 1990, un an après l'instauration du multipartisme.

La formation est un parti de gauche, qui plaide pour la protection et la promotion des mouvements syndicaux.

Dans les élections législatives de 2007, le PT a saisi 5,08% des voix et 26 sièges.

Louisa Hanoun, la première femme du monde arabe à se porter candidate à l'élection présidentielle en 2004, est connue pour ses positions hostiles aux entreprises multinationales et à la privatisation des sociétés du secteur public.

 

6. Front pour la justice et le développement (FJD)

Le Front pour la justice et le développement (FJD) est le troisième parti politique islamiste créé début 2012 par Abdellah Djaballah après Ennahda et El Islah.

Bien que ce parti n'existe pas longtemps, le parcours politique de son chef ne date pas d'aujourd'hui. Fort d'une grande popularité au sein de la société algérienne, notamment dans les milieux intellectuels et universitaires, Abdallah Djaballah a obtenu le soutien dans un bref délai.

 

7. Le Front du changement (FC)

Le Front du changement est un parti islamiste dont l'activité a été officiellement autorisée en février 2012.

Il est dirigé par Abdelmadjid Menasra, un ancien haut fonctionnaire au sein du Mouvement de la Société de la Paix (MSP).

Le FC cherche à modifier la Constitution par le biais d'un dialogue inclusif, et à mettre en place un régime politique qui sépare clairement les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

Il préconise aussi de limiter les pouvoirs du président, et de remettre à la majorité parlementaire le pouvoir de constituer le gouvernement. afriquinfos

 

_____________________________________________________________________________

 

La CNSEL énumère les dépassements des candidats

 L’utilisation des moyens de l’Etat dénoncée

 

 

 

Affichage anarchique, utilisation de langues étrangères dans les meetings, exploitation des moyens de l’administration, recours à la publicité à des fins de propagande électorale… sont, entre autres, les dépassements enregistrés par la Commission nationale de surveillance des élections législatives (CNSEL).

 

Mohamed Seddiki, président de cette instance, affirme avoir examiné, lors d’une réunion du bureau de la Commission, l’ensemble des requêtes enregistrées par ses antennes régionales implantées dans plusieurs villes du pays. Le bureau de la CNSEL a jugé, après étude de dizaines de recours, la saisine de la Commission nationale de supervision des élections, qui est habilitée à saisir le procureur général territorialement compétent en cas de dépassement. «Pour l’heure, cette dernière a pris le train en marche en prenant des décisions qu’elle a notifiées à certains candidats en lice pour les législatives du 10 mai», explique M. Seddiki. Ces décisions concernent l’utilisation par des candidats d’un procédé publicitaire commercial à des fins de propagande électorale dans des chaînes de télévision étrangères, une pratique interdite en vertu de l’article 193 de la loi organique sur les élections.

 

D’autres candidats ont utilisé, dans le même but, des titres de la presse écrite nationale en violation du même article. La Commission a également interdit l’utilisation d’affiches de candidats avec en arrière-plan des images illustrant des réalisations nationales faisant croire qu’ils en sont les initiateurs, en violation du principe d’égalité des chances.

 

Conformément à l’article 14 du décret présidentiel 68-12 définissant son organisation et son fonctionnement, la Commission a saisi le procureur général compétent des dépassements à caractère pénal à l’effet de prendre les mesures légales qui s’imposent. En plus de ce rappel à l’ordre, la Commission présidée par Seddiki envisage de saisir une fois de plus l’instance de supervision pour rappeler à l’ordre ceux qui utilisent les moyens de l’administration pour faire leur campagne. M. Seddiki cite, dans ce cadre, le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia : «Lorsque Ouyahia programme un meeting dans une quelconque wilaya, les autorités de la région lui réservent un accueil officiel et lui réunissent les conditions appropriées, pénalisant ainsi les citoyens.» M. Seddiki ne comprend pas si Ouyahia mène campagne pour le scrutin du 10 mai en sa qualité de Premier ministre ou de secrétaire général du RND. Hier à Tizi Ouzou, les citoyens se trouvant aux alentours de la maison de la culture qui abritait un meeting d’Ahmed Ouyahia ont été malmenés par des agents des services de sécurité.

 

«Ouyahia est censé défendre les lois de la République, alors pourquoi il les piétine ? Le patron du RND n’a rien réalisé, c’est grâce à la rente pétrolière que l’Algérie a mis sur pied certains chantiers. Ouyahia devrait réorienter son discours politique», avertit encore M. Seddiki, qui compte saisir l’instance de supervision sur cette question.
La CNSEL a aussi demandé au MSP le retrait du portrait de Amar Ghoul, tête de liste à Alger, car son affiche ne répond pas aux normes. «En arrière-plan de cette affiche figure un grand projet réalisé par l’Etat algérien et non pas par le MSP. Ce dernier n’a pas à s’approprier le travail du gouvernement», explique-t-il encore. Autre dépassement : l’utilisation de portraits du président en arrière-plan lors d’un meeting. «Les candidats aux élections législatives doivent s’étaler sur leur programme et non pas sur les réalisations présidentielles. Les gens doivent comprendre que Bouteflika n’est pas candidat à la députation», ironise-t-il.  elwatan

 

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Algérie
commenter cet article
26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 05:17

 

___________________________________

Tensions entre les médias et le pouvoir politique

Les manifestants, installés depuis près de deux mois devant le siège de la télévision nationale à Tunis, ont levé le camp mercredi 25 avril 2012. Ils accusaient la chaîne d'être aux mains de «gauchistes» ou d'anciens membres du parti de l'ancien président Ben Ali, et réclamaient une «épuration». Il y a déjà du changement à la tête des radios publiques puisque le directeur général de la Radio nationale, Habib Belaïd, a été remplacé. Nommé juste après la Révolution, il a appris son limogeage en lisant le Journal officiel. Habib Belaïd reconnaît qu'une réforme des médias publics est nécessaire, mais il s'inquiète aujourd'hui de leur indépendance.

Habib Belaïd : «Il y a cette volonté de voir les médias continuer d’être au service du pouvoir»,

ancien directeur général de la radio nationale

«... On n’a pas réussi à extirper l’idée des médias étatiques de la tête des politiques. Ils tiennent un double discours : officiellement, ils disent qu’ils sont pour un service public indépendant mais dans la pratique, ils ne sont pas contents du rendement de la chaîne nationale à la télévision de service public, ils ne sont pas contents non plus de l’attitude des radios… c’est assez tendu. Quand à la liberté d’expression et l’indépendance de ces médias publics, je crois qu’il y a danger mais si le personnel et en particulier les journalistes et tous ceux qui ont la responsabilité de l’antenne, tiennent bon… ne se laissent pas acheter par n’importe quel pouvoir… tout ira bien mais il faut du temps.» rfi.fr/afrique

__________________________________

 Lotfi Zitoun remercie les sit-inneurs agresseurs des journalistes de la télévision

 

Les sit-inneurs campant depuis 55 jours devant l'Établissement de la télévision nationale «doivent être remerciés pour avoir accepté de lever leur sit-in», a déclaré Lotfi Zitoun.

 

Le conseiller politique du chef du gouvernement provisoire a fait cette déclaration après avoir discuté avec les sit-inneurs, mardi soir, suite aux violences devant le siège de l’Établissement de la télévision nationale, qui ont fait au moins 3 blessés parmi les journalistes et techniciens de la télévision.

 

«Le sit-in est pacifique et il a duré 50 jours. Maintenant qu’il a commencé à mal tourner et perturber l’ordre public, on a discuté avec les sit-inneurs et ils ont répondu à notre demande. Nous sommes à l’orée d’une saison touristique. Nous les remercions», a déclaré Lotfi Zitoun.

 

Les sit-inneurs affirment, de leur côté, qu’ils ont accepté la levée du sit-in parce qu’ils ont compris le message de Lotfi Zitoun et considéré que l’intérêt général du pays doit passer avant toute autre chose.

 

Ce sit-in, jugé légitime par Lotfi Zitoun et ses camarades du parti islamiste Ennahdha, a été grandement condamné par au moins une quarantaine d’Ong en Tunisie et à l’étranger. Amnesty International vient d’adresser, de son côté, un avertissement au gouvernement dénonçant les pratiques indignes de la Tunisie révolutionnaire au nom de la religion et de protection de bonnes meurs. Et de demander le respect de la liberté d’expression, et la libération sans condition des personnes arrêtées récemment pour avoir manifesté. Et d’appeler le gouvernement à respecter les droits de l’homme et à cesser d’utiliser la force contre des manifestants pacifiques, et particulièrement les démocrates, les laïcs et les modernistes. Car seuls ceux-ci ont le droit aux matraques et aux bombes de gaz lacrymogène de la police aux ordres du ministre nahdhaoui Ali Lârayedh. Les manifestants salafistes, fondamentalistes religieux et nahdhaouis ont droit, quant à eux, à tous les égards. Leurs violences et appels au meurtre sont jugés «légitimes» par Lotfi Zitoun et ses camarades. kapitalis

 

____________________________________________________________________________

 


 

 

 

__________________________________________________________________

 

Le procès de la chaîne Nessma reporté à une date controversée

 

 

Après avoir fait l’objet de plusieurs reports, le procès de Nabil Karoui, patron de la chaîneNessma, s’est tenu le 19 avril 2012 au tribunal de première instance de Tunis. Des figures de l’opposition, des représentants de l’Assemblée nationale constituante, des défenseurs des droits de l’homme tunisiens et étrangers ainsi que de nombreux avocats et journalistes se sont mobilisés pour apporter leur soutien à la chaîne Nessma. Reporters sans frontières, qui a assisté à l’audience, demande que le prévenu soit relaxé. Le jugement doit être rendu le 3 mai, Journée mondiale de la liberté de la presse alors que des événements sont justement prévus à cette occasion à Tunis, sous l’égide de l’Unesco.

A l’issue de l’audience, Reporters sans frontières a estimé que “le choix des magistrats de rendre le délibéré le 3 mai ne semble pas être un hasard du calendrier et pose question”. “Ce procès qui a pris, dès le début, une couleur politique, ne doit pas être récupéré par les autorités pour soigner leur image à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse”, a préconisé l’organisation.

Reporters sans frontières avait dénoncé l’attaque de la chaîne Nessma par des salafistes suite à la diffusion de Perspepolis, le 9 octobre 2011, et déploré les poursuites intentées contre son directeur.

Les fondements de la plainte déposée par les 144 avocats de la partie civile sont les articles 44 et 48 de l’ancien code de la presse et l’article 121 paragraphe 3 du code pénal qui dispose que "sont interdites la distribution, la mise en vente, l’exposition aux regards du public et la détention en vue de la distribution, de la vente, de l’exposition dans un but de propagande, de tracts, bulletins et papillons d’origine étrangère ou non, de nature à nuire à l’ordre public ou aux bonnes mœurs”. Les articles 226 et 226 bis du code pénal sont également invoqués, réprimant “l’offense envers les cultes”, “l’outrage public à la pudeur” et “l’atteinte aux bonnes mœurs et à la morale publique”.. L’organisation qui réclame l’annulation de ce procès et plaide en faveur de l’application du décret-loi 115 a demandé à plusieurs reprises la disparition de l’arsenal juridique mis au point à l’époque de Zine El Abidine Ben Ali pour museler les médias. Reporters sans frontières a d’ailleurs indiqué que “les articles sur lesquels la plainte est fondée sont rendus inapplicables du fait de l’entrée en vigueur du décret-loi 115. Le juge, qui peut requalifier le fondement des poursuites sur lesquelles repose le procès, tient là une occasion unique de donner la force qu’il mérite au nouveau code de la presse”.

Si, dans le contexte actuel, le procès de Nabil Karoui a une très grande portée symbolique, d’autres procès, ne suscitant pas le même intérêt médiatique mais dont les jugements vont à l’encontre de la liberté d’expression et de la liberté de la presse, sont en cours.

Crédit photo : Reuters / Anis Mili; rsf.

 

_______________________________________________________

Repost 0
Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Censure_Journalisme_Éditions_Libertés
commenter cet article

Présentation

  • : thala solidaire.over-blog.com
  •  thala solidaire.over-blog.com
  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
  • Contact

Recherche

Vidéos

Catégories