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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 12:59

La dépouille de Chokri sur l’avenue Habib Bourguiba 

 

Meurtre d'un responsable de l'opposition : "un tournant grave"

Chokri Belaïd, chef du parti des Patriotes démocrates, a été tué par balles en sortant de chez lui. Son frère accuse le parti au pouvoir, Ennahda, de l'avoir "fait assassiner".

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5199131.jpg

Une figure de l'opposition tunisienne, Chokri Belaïd, a été tuée par balles mercredi 6 février à Tunis. Ses proches ont accusé les islamistes au pouvoir du crime. Le Premier ministre dénonce lui "un acte de terrorisme" dans un contexte d'instabilité croissante en Tunisie. Le président tunisien Moncef Marzouki a annulé sa participation au sommet de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) au Caire pour rentrer d'urgence à Tunis.

Quelque 200 personnes manifestaient ce mercredi matin pour dénoncer le meurtre devant le ministère de l'Intérieur sur l'avenue Habib Bourguiba, l'axe central de Tunis et haut lieu de la révolution de janvier 2011 qui a renversé le régime de Zine El Abidine Ben Ali.

"J'accuse Ennahda"

"Mon frère a été assassiné, je suis plus que désespéré", a lâché de son côté le frère du défunt, Abdelmajid Belaïd. Selon l'épouse de l'opposant et secrétaire général du parti des Patriotes démocrates, s'exprimant sur la radio Mosaïque, il a été touché par plusieurs balles alors qu'il sortait de chez lui.

Son frère a immédiatement accusé le parti islamiste Ennahda, qui dirige le gouvernement tunisien, d'être responsable du meurtre. "J'accuse [le chef d'Ennahda] Rached Ghannouchi d'avoir fait assassiner mon frère", a-t-il déclaré, sans plus d'explication pour étayer cette accusation.

Chokri Belaïd, 48 ans, critique acerbe du gouvernement actuel, avait rejoint cette année une coalition de partis de gauche, le Front populaire, qui se pose en alternative au pouvoir en place. 

"C'est un acte terroriste"

Le Premier ministre islamiste, Hamadi Jebali a immédiatement dénoncé le meurtre. "C'est un acte criminel, un acte de terrorisme pas seulement contre Belaïd mais contre toute la Tunisie", a-t-il dit à la radio Mosaïque FM, promettant de tout faire pour que le tueur soit arrêté rapidement.

"Le peuple tunisien n'est pas habitué à ce genre de choses, c'est un tournant grave (...) notre devoir à tous, en tant que gouvernement, en tant que peuple c'est de faire preuve de sagesse et de ne pas tomber dans le piège du criminel qui vise à plonger le pays dans le désordre", a-t-il déclaré.

Selon Hamadi Jebali, Belaïd a été tué de trois balles tirées à bout portant par un homme portant un vêtement de type burnous, sorte de long manteau traditionnel en laine avec une capuche pointue. Ennahda a de son côté dénoncé "un crime odieux visant à déstabiliser le pays".

"Le peuple veut une nouvelle révolution"

Devant l'hôpital du quartier Ennasr de Tunis, où la dépouille de Belaïd se trouve, une foule s'est aussi réunie hurlant sa colère et accusant Ennahda scandant: "Le peuple veut une nouvelle révolution", selon une journaliste de l'AFP présente sur place. "Ghannouchi sale chien", criait notamment le père de la victime, en larmes.

Hamma Hammami, le chef du Front populaire et proche de Belaïd, a dénoncé un "crime politique".

"Il a été commis par des partis politiques qui veulent enfoncer le pays dans le meurtre et l'anarchie. Tout le gouvernement, et tout le pouvoir assume la responsabilité de ce crime odieux car les menaces contre Chokri et d'autres ne datent pas d'aujourd'hui", a-t-il dit .

La Tunisie a vu se multiplier les violences sociales et politiques ces derniers mois. Plusieurs partis d'opposition et des syndicalistes ont accusé des milices pro-islamistes, la Ligue de protection de la révolution, d'orchestrer des heurts ou des attaques contre les opposants ou leurs bureaux.

Les partisans de ce mouvement sont accusés notamment d'avoir tué en octobre un dirigeant régional du parti d'opposition Nidaa Tounès à Tataouine. 

Par ailleurs, la Tunisie est plongée dans une impasse politique, faute d'un compromis sur la future Constitution qui bloque l'organisation de nouvelles élections.

Enfin, la coalition au pouvoir dominée par Ennahda traverse une grave crise, ses deux alliés de centre-gauche Ettakatol et le Congrès pour la République, réclamant un remaniement d'ampleur du gouvernement pour retirer aux islamistes des ministères régaliens. tempsreel.nouvelobs


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Chokri, hier .... Il réclamait la liberté et un pacte de paix

Le père de Chokri
 

Le président 

Le ministre de l'Intérieur
Le fils de Hached
L'épouse de Chokri
Hamma
La classe politique
Rached Ghannouchi
 
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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 04:29
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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 01:34

Les Tunisiens entre l’inflation et les apprentis-sorciers du FMI

 

http://mag14.com/images/stories/2013/Janvier/fmi-tunisie.jpg

Peut-on réellement espérer une sortie de crise, et l’apaisement des régions, en suivant les mêmes recettes économiques qui ont justement mené à la Révolution ? Il est permis d’en douter. En attendant, on annonce l’augmentation des prix du carburant.

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Le prix de l’essence augmentera de 100 millimes/litre et le Gasoil  de 80 millimes/litre. Et la facture de la Steg sera désormais plus pesante, puisqu’une augmentation de 7% sera appliquée, prochainement, sur l'électricité destinée à la consommation non familiale.

En revanche, le ministre des Finances, M. Elyes Fakhfakh, a annoncé, lors d'une conférence de presse, tenue ce lundi 4 février, au siège de la Banque centrale de Tunis (BCT), que le prix du pétrole lampant et celui des bouteilles de gaz de pétrole liquéfié (GPL) destiné à l'usage domestique resteront inchangés.

Ces augmentations, dont la date de mise en application n'a pas été encore fixée, permettront, selon le ministre, d'alléger la charge de la subvention que l'Etat assume. Faut-il y voir la patte du Fond Monétaire International  dont une mission a séjourné ces jours-ci en Tunisie ? Certainement en partie.

Puisque le responsable a affirmé que «le ministère des Finances se penche, actuellement, en collaboration avec le FMI et l'Institut national de la statistique (INS), sur l'élaboration d'une étude approfondie sur le système de subvention en Tunisie». Et on apprend ainsi que «des reformes structurelles seront programmées à même d'orienter les subventions aux personnes qui ont en vraiment besoin à la lumière des résultats de cette étude».

Or d'après les premiers indicateurs de cette étude, publiés par l’agence Tap, «seulement 10% des familles tunisiennes démunies et 70% de la classe moyenne en Tunisie bénéficient du système de subvention, alors que les hôtels et les restaurants en profitent à 22%».

M. Fakhfakh a précisé que le «réajustement partiel permettra également de réduire le volume de la subvention, programmé dans le cadre du budget de l'Etat pour l'exercice 2013, en le portant de 4700 millions de dinars(MD) à 4200 MD».

 

Les émeutes du pain
 

Reste maintenant à savoir si les «réformes structurelles» en question ne toucheront pas aussi de plein fouet le portefeuille des classes moyennes dont le pouvoir d’achat a été sérieusement malmené par la crise. Et en l’occurrence, les Tunisiens ont vécu dans leur chair les velléités «d’ajustement structurel» préconisées par le FMI dans les années 80 du siècle dernier.

Pour ceux qui l’auraient oublié, la décision de «réduire» le déficit de la caisse générale de compensation en 1984, avait conduit à la flambée des prix du pain, des pâtes, et autres produits de première nécessité. L’Etat a dû reculer face aux émeutes du pain, réprimées dans le sang. Et à l’époque, le pouvoir n’avait pas réellement prévu cette flambée soudaine de violence entamée dans la rue tunisienne exsangue. Sauf que les indicateurs et la politique économique choisie laissaient clairement envisager le pire. Le même scénario pourrait-il se répéter ?

Certes, aujourd’hui, il n’a pas été question (pas encore ?), de baisser la subvention de l’Etat au niveau de produits essentiels dans le quotidien du Tunisien moyen. Sauf que celui-ci est déjà à bout de force, puisque son niveau de vie ne cesse d’être grignoté par l’inflation. Et dans un contexte politique particulièrement instable, une nouvelle grogne sociale risquerait de donner un coup fatal à la transition. Peut-on réellement espérer une sortie de crise, et l’apaisement des régions, en suivant les mêmes recettes économiques qui ont justement mené à la Révolution ? Il est permis d’en douter. Attention, danger. mag14

 

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FMI : La Tunisie continue de s’endetter, un « crédit de choc » de 2,7 milliards de dinars 

 

Un accord de confirmation à titre de précaution pour un montant de 2,7 milliards de dinars qui seront mis à la disposition de la Tunisie aux fins d’utilisation au cas où le besoin s’en ferait sentir, et dès la survenance d’un événement justifiant le recours à ces fonds, comme par exemple des évolutions de conjoncture au sein de l’Union européenne affectant directement et négativement l’économie tunisienne. Souvent utilisé par les pays à revenu intermédiaire et plus récemment par des pays avancés, l’accord de confirmation est remboursable sur 5 ans avec une période de grâce de 3 ans et un taux d’intérêt de 1,1%. Ce crédit s’étale sur une période de 12 à 24 mois et pourra aller jusqu’à 36 mois, mais pas au-delà.

Ayant pour objectif de s’attaquer à des problèmes de balance des paiements à court terme, ce crédit devrait être utilisé dès lors que la Tunisie n’aurait pas l’intention de faire des tirages sur les montants approuvés mais conserverait l’option d’y recourir en cas de besoin.

Les négociations sont en cours entre la Tunisie et le Fonds monétaire international (FMI) pour finaliser les ultimes détails. Aucun accord n’a été conclu à ce jour. Les discussions devraient être achevées vers la fin du mois de mars prochain en vue de sa présentation au cours d’un Conseil ministériel, début avril 2013.

C’est dans ce cadre, déjà, que le gouverneur de la Banque centrale, Chedly Ayari, a tenu ce lundi, 4 février 2013, une conférence de presse pour apporter des précisions sur cette ligne de crédit et couper cour à toutes les interprétations.

 

Le retrait pour 2014 !

 

En effet, selon Chedli Ayari, cet accord n’aura pas d’effets négatifs sur l’endettement de la Tunisie, car il faut faire la différence entre s’endetter pour investir et s’endetter pour consommer.

Il a expliqué également que cette ligne de crédit sera utilisée seulement, en cas de choc exogène. Selon les premières prévisions, les 2,7 milliards de dinars ne seront pas retirés en 2013, mais très probablement, durant l’année 2014. D’après lui, plusieurs pays dans le monde parmi ceux qui n’ont pas connu de crise, ont sollicité déjà ce type de crédit.

A la question d’Africanmanager de savoir s’il s’agit d’un programme d’ajustement structurel (PAS) ou non, le gouverneur de la BCT, a indiqué que cette opération n’a rien à voir avec le PAS : « Nous ne sommes ni dans la culture ni dans le système d’un PAS », a fait savoir le gouverneur de la BCT, en soulignant que la Tunisie a besoin de financements externes et qu’il n’existe pas de solutions miracles pour faire évoluer les choses : « Il faut chercher ailleurs sinon il n’y aura pas ni croissance, ni salaires », a-t-il affirmé.

Selon lui, le recours au financement externe doit être maîtrisé plutôt au niveau de son volume, son taux et son utilisation.

 

Chedli Ayari prend le contrepied de Jacques Attali !

 

D’autre part, Chedly Ayari s’est inscrit en faux contre ce qu’avait soutenu l’économiste français, Jacques Attali, en faisant savoir que le taux de l’endettement de la Tunisie se situe actuellement à 46% du PIB, et que selon les projections de la BCT, ce taux restera inchangé jusqu’à l’année 2016.

Il a ajouté que l’endettement extérieur ne serait catastrophique que s’il était utilisé pour couvrir les dépenses de l’Etat, ce qui n’est pas le cas pour cet accord visant à créer de la richesse et de la valeur pour le pays : « Il ne faut pas être mythifié par les chiffres. On est conscient de l’endettement et on va essayer de le maîtriser », a-t-il déclaré.

 

On n’a pas gagné la bataille !

 

Au sujet de la situation économique du pays, Chedly Ayari a expliqué que « Nous ne sommes pas sortis de la récession, mais on n’a pas gagné encore la bataille. Il faut avoir une visibilité politique claire, car la demande est aujourd’hui forte pour clarifier la feuille de route du gouvernement.

De son côté, Amine Mati, chef de division adjoint au FMI, akah précisé que le FMI est intervenu suite à l’appel de la Tunisie pour engager des réformes financières, améliorer le climat des affaires, et s’attaquer, entre autres, au chômage et aux disparités régionales.

Dans un communiqué, la mission du FMI, a souligné, quant à elle, que les négociations sont à un stade avancé pour arriver à un accord de confirmation à titre de précaution pour un montant de 2,7 milliards de dinars. « La mission a soumis ses observations sur le programme du gouvernement aux autorités tunisiennes. Elle maintiendra un contact étroit avec celles-ci, lors de la finalisation des derniers détails de ce programme de réforme, et pour atteindre les objectifs budgétaires qu’elles se sont fixées pour l’année 2013. Au cours des prochaines semaines, la mission continuera à travailler avec les autorités tunisiennes pour finaliser l’accord de confirmation qui appuiera le programme économique du gouvernement en vue de sa présentation au Conseil d’Administration du FMI en mars 2013 ».

 

Hausse des prix des carburants et de l’électricité !


Lors de cette rencontre, le ministre des Finances, Elyes Fakhfakh a confirmé de nouveau l’augmentation prochaine des prix des carburants et de l’électricité. L’augmentation envisagée des prix de l’essence aura le même niveau que celle annoncée en septembre 2012, soit de 100 millimes le litre, tandis que celui du gasoil serait de 80 millimes.

Le ministre des Finances a révélé, également, que la facture de la STEG sera augmentée de 7%. Il a précisé, par contre, que cette augmentation va concerner le secteur industriel (haute tension), et non pas les ménages.

L’augmentation va concerner aussi les prix des cigarettes. La valeur de la hausse n’est pas encore définie.

Au sujet de la situation financière du pays, Elyes Fakhfakh a déclaré à Africanmanager qu’il s’agit d’une situation difficile mais qui n’est pas catastrophique. « On n’est pas dans une zone rouge. On va renouer avec une croissance positive et ramener la confiance dans l’investissement à travers la mise en place de plusieurs réformes structurelles », a-t-il assuré.  Khadija Tabouli africanmanager

 

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 21:05

Parite I

Partie II

Le commentaire !

 
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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 02:47

Le Conseil national exceptionnel du Congrès Pour la République a été conclu par un vote  sur l'importance, entre autres,  d’un changement à la tête  des ministères de la Justice et des Affaires étrangères. Le CPR accorde un délai d'une semaine à Ennahda après quoi la possibilité de son départ du gouvernement sera sérieusement posée.


 

 

 

 

 

 

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Le Congrès Pour la république réunit en Conseil National exceptionnel, ont voté pour le changement des ministres de la justice et des affaires étrangères et ont décidé d’accorder un délai supplémentaire d’une semaine à Ennahdha.

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 00:58

Chokri Belaïd : « des salafistes et des nahdhaouis sont derrière mon agression au Kef »

http://www.businessnews.com.tn/images/album/BN5258chokri-belaid0212.jpgLe secrétaire général du Parti des patriotes démocrates, Chokri Belaïd, a déclaré sur les ondes de Shems FM, cet après midi du 2 février, que des groupes salafistes et des membres du parti islamiste Ennahdha sont les exécuteurs des attaques dont il a été, ainsi que d’autres personnes, victime lors d’un meeting organisé par son parti au Kef, à l’occasion de l’ouverture du congrès de son parti dans la région. 

Chokri Belaïd a ajouté que des membres d’Ennahdha et des salafistes ont agressé des militants et des syndicalistes qui assistaient à ce meeting, soulignant que certains membres du parti islamiste ont menacé hier plusieurs militants du PPD. 

Rappelons qu’à la suite des accrochages qui ont eu lieu dans la maison de la Culture au Kef, les forces de sécurité sont intervenues sur les lieux afin d’y mettre fin et contrôler la situation. businessnews


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Les milices d'Ennahdha s'en prennent à Néjib Chebbi au siège de radio Oasis à Gabès

Un groupe des Ligues de la protection de la révolution (LPR) a tenté d'attaquer, samedi, Ahmed Nejib Chebbi, président du comité politique d'Al-Jomhouri, au siège de Radio Oasis à Gabès (sud-est), où il était interviewé.

 

http://www.kapitalis.com/images/nejib_chebbi_2.jpgSelon des militants d'Al-Jomhouri (Parti républicain), ces personnes sont des membres des LPR, des milices d'Ennahdha connues pour leur agressivité. Les assaillants ont essayé de pénétrer au siège de la radio et M. Chebbi a quitté les lieux sous la protection de la police.
Selon la même source, ces mêmes personnes se préparent pour empêcher le meeting d'Al-Jomhouri, demain dimanche, dans la même ville.

Ahmed Nejib Chebbi accuse le laxisme et le laisser-faire du ministère de l'Intérieur, qui ne fait rien pour empêcher ces soi-disant Ligues d'attaquer les meetings des partis de l'opposition. Il accuse aussi le parti islamiste d'Ennahdha d'être l'instigateur des actions de ces groupes impunis. Surtout que la veille, la secrétaire générale d'Al-Jomhouri Maya Jeribi, a été, avec ses camardes, prise en otage par des membres des LPR à l'hôtel Le Continental à Kairouan. Les assaillants ont tout fait pour empêcher le meeting.

Sur les ondes de Radio Tataouine, Ahmed Nejib Chebbi a déclaré que l'incident devant le siège de la Radio Oasis s'est passé sans dégât et qu'il a même discuté avec la quinzaine d'assaillants qui reprochaient à El-Jomhouri son alliance à Nida Tounes. M. Chebbi a ajouté qu'il ne connait pas ces assaillants mais "leur identité politique et leur appartenance à la mouvance islamiste est évidente".  kapitalis

 

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Attaque du siège de Nidaa Tounes

 

Il était 21H30 ce samedi soir, quand une quarantaine d’individus armés de gourdins et autres outils, sont arrivés à bord de plusieurs véhicules et ont tenté d’envahir et de saccager le siège central de Nidaa tounes, dans le quartier du Lac.

A leur grande surprise, le siège était loin d’être déserté, il y avait une vingtaine de jeunes militants, qui à la première alerte, se sont rués dehors pour repousser les assaillants. Les jeunes ont, par ailleurs, alerté leurs amis qui sont venus nombreux en renfort.

 Il y a eu un affrontement entre les deux groupes, au cours duquel les assaillants ont donné de la voix en hurlant des slogans pro Ennahdha, selon les témoins parmi les riverains qui ont été terrorisés par l’attaque.

Les assaillants n’ont eu d’autre alternative que de se sauver, laissant le temps aux défenseurs des locaux de noter les numéros des plaques d’immatriculation des véhicules utilisés lors de l’assaut.

Contacté au téléphone, Mondher Bel Haj Ali, membre du bureau de Nidaa Tounes, a condamné cet acte et s’est plaint de la répétition des ces agressions qui visent désormais tous les partis d’opposition. Il a aussi déploré le laxisme des forces de l’ordre devant ces actes, renforçant l’impression du double langage du parti au pouvoir.

Lazher Akremi, quant à lui, n’y est pas allé du dos de la cuillère, déclarant que certains hauts gradés des services de la police, dirigent et encadrent ces milices pour terroriser le peuple et les partis politiques.

Il a par ailleurs, promis, que Nidaa tounes se chargera de poursuivre ses assaillants par voie de justice.

D’un autre côté, Ridha Belhaj, leader au parti, s’est déplacé sur les lieux de l’agression et a réagi en accusant la police d’être derrière la multiplication de ces agressions qui ne se comptent plus. « Rien qu’aujourd’hui, il y en a eu une au Kef, une à gabes, et celle-ci » ! a-t-il précisé. tunisienumerique


 

 

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 02:19

 

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Nida Tounes, Al Masar et Al Joumhouri scellent le « Front pour la Tunisie » 

http://www.tunivisions.net/images/articles/TNV22636300.jpg

 

Le leader de Nidaa Tounes, Béji Caïed Essebsi, Ahmed Ibrahim président d'Al Massar et Maya Jribi Chebbi d'Al Joumhouri ont signé un accord scellant la formation du « Front pour la Tunisie », et ce, mardi 29 janvier, au siège de Nidaa Tounes aux Berges du Lac.

 

Les trois dirigeants ont exprimé leur satisfaction quant à cet accord et le plus qu’il représentera pour la scène politique tunisienne.

 

Il s’agit d’un « front politique et électoral visant l’unification des efforts nationaux au service de l’intérêt supérieur de la Tunisie et la contribution effective à la réussite du processus de sa transition dans le cadre d’une feuille de route définissant le consensus national ».

 

Les signataires ont affirmé que « le Front demeure ouvert à tous les partis politiques et à tous ceux qui se reconnaissent dans la rupture avec la dictature, la corruption et la mainmise sur l’appareil de l’Etat, ainsi que dans la sauvegarde des principes de la Révolution ».

 

Les composantes du Front « œuvreront en vue de l’unification des positions et des activités politiques des uns et des autres, notamment en ce qui concerne les grandes échéances nationales, y compris les prochaines échéances électorales », comme elles œuvreront en vue de « la réussite d’un dialogue national sérieux et déterminant à même de déboucher sur des solutions à la situation économique et sociale difficile que traverse le pays , à l’élaboration d’une constitution démocratique , à la sauvegarde des institutions de l’Etat pour les mettre à l’abri de toute exploitation partisane , la protection des libertés individuelles et publiques, les droits syndicaux et la garantie de la transparence permettant aux citoyens de choisir l’autorité pérenne, lors des prochaines élections en toute liberté et responsabilité. »

 

IL a été, d’autre part, convenu de mettre en place une instance permanente conjointe chargée du suivi et des commissions spécialisées pour la coordination des positions concernant toutes les questions mentionnées.

 

Ce front autour de Nida Tounes devrait prochainement englober le Watad de Abderrazak Hammami et le parti socialiste de Mohamed Kiilani, précise-t-on de bonne source. africanmanager


 

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Le texte signé par Nida Tounes, Al Jomhouri et Al Massar

http://mag14.com/images/stories/2013/Janvier/massar-nida-jomhouri.jpg

 

Nida Tounes, le Parti Républicain et Al-Massar ont signé, ce mardi 29 janvier,  à Tunis, au siège du mouvement de Caid Essebsi un accord sur la fondation d’un «nouveau front politique et électoral». Le document a été signé par Béji Caïd Essebsi, président de Nida Tounes, Maya Jribi, secrétaire générale du Parti Républicain et Ahmed Brahim, président d'Al Massar, après une réunion de plus de deux heures. Voici les principaux termes de l’accord.

Les partis s'engagent à unir leurs positions et leurs activités politiques concernant toutes les grandes échéances nationales, dont les prochains rendez-vous électoraux. Ils devront assurer le succès d'un dialogue national pertinent pour remédier à la situation économique et sociale difficile dans le pays, mettre en place une Constitution démocratique, protéger les institutions et les ressources de l'Etat de l'exploitation partisane, préserver les libertés générales et personnelles ainsi que les droits syndicaux et garantir les conditions de l'intégrité et de la transparence.

 

Objectifs
 

Ce front politique et électoral œuvrera à unifier les efforts nationaux au service du processus de transition dans le cadre d'une feuille de route qui fixe les champs, les objectifs et les dates du consensus national.  

Pour atteindre ces objectifs, il a été convenu de former "un comité mixte permanent de suivi" et des commissions spécialisées pour coordonner les positions et les activités dans tous les dossiers prévus par le document. Le front est déclaré «ouvert à toutes les formations politiques à l'instar du Parti Socialiste, le Parti du Travail Patriotique et Démocratique (PTPD) ainsi qu'à toutes les parties qui s'accordent à rompre avec le système de l'oppression, de la corruption et de l'hégémonie partisane sur les appareils de l'Etat».

 

Critique de la Troika
 

Les partis signataires du message estiment que la Troïka a «marginalisé l'écriture de la Constitution et l'établissement des institutions de l'Etat pour se focaliser sur la concentration des pouvoirs».

Ainsi le texte stipule que «la coalition au pouvoir s'est appropriée les appareils sensibles de l'Etat, a assujetti le pouvoir judiciaire, a détourné l'appareil sécuritaire de sa nouvelle vocation de police républicaine neutre, a tenté de mettre les médias sous sa coupe, a dévié le processus de justice transitionnelle et a été incapable de traiter la situation économique et sociale difficile».

La nouvelle Troïka de l’opposition annonce également  «craindre que la déviation du processus de transition démocratique et l'escalade de la violence politique ne menacent l'organisation des prochaines élections dans un climat d'apaisement et de saine émulation».mag14

 

 

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 20:49

Les prédicateurs en terre de mission

La visite de Nabil Al Aouadhi, prédicateur koweïtien, en tournée depuis quelques jours en Tunisie, a déclenché un tollé dans la société civile. Et pour cause : ses fatwas rocambolesques mettant en garde les enfants contre un personnage de dessin animé, jugé trop efféminé, et un accueil qui lui a été réservé par les « princesses de Zarzis », petites filles pré-pubères en hijab et tenue islamique. La venue de cet homme, reçu par le chef de cabinet présidentiel, a suscité les plus vives réactions de la société civile, criant à l’endoctrinement des jeunes enfants et tirant la sonnette d’alarme sur une « énième tentative d’islamisation de la société tunisienne »…

Impressionnante Mercedes, grosses cylindrées et escorte digne d’un cortège présidentiel, le prédicateur koweïtien a été accueilli comme une star de rock à sa venue en Tunisie. Reçu par Imed Daïmi, chef du cabinet présidentiel, dès son atterrissage à l’aéroport de Tunis-Carthage, Al Aouadhi a déjà effectué une tournée triomphaliste dans de nombreuses villes tunisiennes. Une importante conférence est prévue demain, mercredi 30 janvier 2013, dans la grande mosquée de Carthage, alias Mosquée El Abidine.

Son hommage rendu, à Zarzis, aux petites filles portant le hijab spécialement pour l’accueillir, a fait sourciller de nombreuses composantes de la société civile criant à l’intégrisme et appelant le ministère de la Femme et de l’Enfance à prendre les mesures nécessaires afin de « protéger nos enfants de pareilles menaces ». 

La présence de Nabil Al Aouadhi, a déclenché une nouvelle bataille entre progressistes et islamistes. L’opposition s’inquiète de la venue de prêcheurs étrangers, sous l’omerta des autorités, et le gouvernement semble avoir d’autres chats à fouetter. Sihem Badi, ministre de la Femme et de l’Enfance, affirme qu’il ne faut pas s’en inquiéter outre mesure et que les menaces qui pèsent sur notre enfance sont nombreuses. Celle-ci n’en serait donc pas une priorité, est-ce une raison pour en rajouter ?

Mais dans les clameurs soulevées par cette visite, on rappellera qu’il ne s’agit certes pas de la première venue d’un prédicateur controversé en Tunisie, désormais en voie de devenir une nouvelle « terre de mission » pour les nombreux prêcheurs connus pour leurs diatribes radicales.
 

Il y a quelques mois, Wejdi Ghenim a accompli une visite tristement remarquée en Tunisie. Ovationné sous la coupole d’El Menzah, qui a réuni plusieurs milliers de « fans » venus écouter ses prêches enflammés, appelant à une haine viscérale des laïcs et prônant un nouveau modèle de société. Des propos qui lui ont valu une plainte déposée par huit associations, dont l’ATFD, pour « incitation à la haine » et « tentative de division des Tunisiens ». 

Après Wejdi Ghenim, de nombreux autres prédicateurs ont fait apparition en Tunisie, n’hésitant pas à mettre leur grain de sel dans une société déjà divisée. Le Cheikh Youssef Al-Qardhaoui a lui-même été invité par des associations islamiques et s’est vu réserver, dès son arrivée, le salon d’honneur présidentiel, ayant droit au tapis rouge et au bain de foule organisé par les « fidèles ». Et ce, sans compter bien d’autres personnalités, moins médiatisées, tels que le prédicateur wahhabite saoudien Abdul Rahman Al-Arifi et bien d’autres encore. 

Les prédicateurs, en visite en Tunisie, sont invités par des associations islamiques, souvent proches du parti au pouvoir et dont la majorité a vu le jour après Ben Ali. Des visites appréciées par les sympathisants du parti Ennahdha…qui ne les revendique pas officiellement.
 

Officiellement, Ennahdha reste étranger à la venue de ces personnalités et affirme, parfois même, s’y opposer. Cependant les pages des réseaux sociaux proches des islamistes connaissent une véritable effervescence et appellent à des bains de foule pour les accueillir à l’aéroport, et à chacun de leurs meetings. A noter également, que certains de ces prédicateurs ont été accueillis, à leur venue, par de hauts cadres du parti islamiste. Habib Ellouze, membre fondateur d’Ennahdha, s’est personnellement déplacé pour accueillir Wajdi Ghenim à l’aéroport. 
 

Aucune information n’a cependant fui sur les sources de financement de ces visites, généralement organisées en grandes pompes…

Ces personnalités sulfureuses, dont certaines ont été jugées persona non grata dans de nombreux pays, sont accueillis en Tunisie post-révolutionnaire comme de véritables messies. Ils ont néanmoins trouvé en Tunisie une terre particulièrement accueillante où ils donnent une série de one-man shows attirant, à chaque fois, des milliers de personnes. La popularité et l’intérêt de ces prédicateurs réside dans leurs prestations théâtrales, spectaculaires et influentes qui, populisme et démagogie obligent, ont l’avantage de pouvoir rassembler et haranguer les foules. Un phénomène qui semble, entre autres, profiter de la crise de confiance que vivent certains Tunisiens envers les théologiens et prédicateurs locaux, dont la plupart a été jugée de connivence avec les agissements de l’ancien régime. 
On reproche également aux autorités « leur laxisme face à l’importance d'élaborer un discours religieux attaché à la spécificité tunisienne », poussant ainsi les gens à « aller chercher des idées ailleurs », explique le chercheur Slah Jourchi, de la mouvance « islamiste de gauche ». « S'il n'y a pas de réaction, il y aura un bouleversement du paysage religieux d'ici cinq à six ans et une dislocation du discours modéré », affirme-t-il.

L’ « importation » des prédicateurs venus de pays comme le Koweït, l’Egypte ou l’Arabie Saoudite, ne cesse de se développer en Tunisie. Si nombre d’entre eux est refoulé dès son arrivée à l’aéroport, beaucoup d’autres organisent des conférences en Tunisie et sont conviés « dans le cadre d’invitations adressées aux stars du monde entier », selon Ajmi Lourimi, dirigeant au sein du parti Ennahdha. 

Même si le parti Ennahdha semble faciliter la venue de ces prédicateurs, par le biais d’associations qui lui sont proches, il reste distant sur le sujet et semble étrangement silencieux face à leur présence et aux dérapages qu’ils causent. Par contre, Moncef Marzouki, président de la République, et défenseur des droits de l’Homme, au nom de l’ouverture et de la tolérance, il se charge d’en accueillir certains et de leur réserver l’hospitalité « qui se doit »…  businessnews.com

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À partir du 18'39'', la question de la visite de Nabil Al Aouadhi, prédicateur koweïtien


 

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Affrontements armés à Kasserine : la piste terroriste évoquée

Des témoins nous ont rapporté ce matin que des affrontements et échanges de coups de feu ont eu lieu entre les forces de l’ordre et des groupes armés hier soir à Kasserine et plus précisément à Zanget Ellouza, près de la cité Ezzouhour. « Ils ont commencé un peut avant minuit et ont duré jusqu’à l’aube», nous a raconté un témoin oculaire qui a requis l’anonymat.

Un agent de la brigade anti-terroriste de la garde nationale aurait gravement été blessé lors de ces échanges de coups de feu. Selon l’un de ses collègues, le blessé touché vers minuit a été transporté à l’hôpital des grands brûlés de Ben Arous.

Le groupe armé serait un groupe terroriste qui s’est introduit en Tunisie via l’Algérie. Une version qui contredit la version officielle selon laquelle ce groupe se composerait de jeunes malfrats. leconomistemaghrebin.com

 

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Hichem Djaït parle de la troïka, des laïcs et de l’Islam politique

http://www.gnet.tn/images/stories/07_01_2012/hichemdjait.jpgDans une longue interview au journal Assabah, accordée à notre consœur, Assia Atrous, Hichem Djaït, penseur, historien et islamologue tunisien, livre son analyse sur les concepts de démocratie, de liberté, de l’Islam politique, du salafisme et de la violence. Il exprime son opinion sur le paysage politique tunisien, la troïka et la notion de l’Etat. Dans cette interview publiée sur deux parties le dimanche 27 janvier, et le mardi 29 janvier, Hichem Djaït exprime son attachement à son indépendance : "je resterai indépendant dans ma pensée, mes recherches, mes centres d’intérêts et mes études académiques". Celui qui a été nommé le 17 février 2012 à la tête de l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, Beït El Hikma, est l’auteur de plusieurs ouvrages dont "La personnalité et le devenir arabo-islamiques", "l'Europe et l'islam", "Mohamed le prophète", "la crise de la culture islamique", "la fondation du Maghreb islamique" , et "La vie de Mohamed. Le parcours du Prophète à Médine et le triomphe de l'islam"…Ci-après de larges extraits de cette interview traduits par Gnet. 

Hichem Djaït dit qu’il ne voit pas la nécessité du remaniement ministériel en cette période. "Le mieux est que les choses demeurent telles qu’elles sont, ou peut-être, convient-il de se limiter à fusionner certains ministères, avec le maintien des ministres à leurs postes. La raison, selon mon opinion, est que le chef du gouvernement a promis d’organiser les élections en juin prochain. C'est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire aujourd’hui de faire entrer de partis d’opposition au gouvernement actuel. Par ailleurs, les ministres doivent pouvoir terminer leur travail, et cela requiert qu’on leur accorde du temps. L’idée du remaniement ministériel est en mesure de semer le trouble dans la pensée politique  et chez les politiques, d’autant que les partis politiques sont, dans leur majorité, perturbés". 

L’Etat a existé avec la troïka 
 

"Il y a une autre raison qui est, à mon sens, fondamentale. Une troïka s’est formée depuis décembre 2011 qui tient les rênes de l’Etat. C’est une chose très positive à l’heure qu’il est, car l’Etat n’existait pas réellement auparavant.  Ce qui s’est passé lors de la première année de la révolution est une faible restauration, mais qui reste nécessaire pour le pouvoir politique. Ce qui avait cours est l’anarchie globale et c’est une chose naturelle après une révolution, comme celle de la Tunisie. 

S’agissant des critiques envers la détérioration de l’autorité de l’Etat, Hichem Djaït souligne que "l’avènement du concept de l’Etat est intervenu lors de la formation de la troïka issue des élections. Cette troïka a une légitimité et heureusement qu’un accord ait été conclu entre les trois partis. Cette troïka, malgré les tiraillements et la différence dans les idées, est encore en place. C'est-à-dire que l’on peut dire aujourd’hui qu’il existe un Etat, ce que, à mon sens, ni le milieu politique, ni l’opinion publique n’ont ressenti. Ils critiquent constamment ce qui se passe, mais ne voient pas qu’il existe aujourd’hui un régime. Même s’il reste titubant, ce régime existe après une révolution débordante qui n’a que deux ans d’âge, c’est une période courte.  

Ce qu’on remarque est que de nombreuses personnes se plaignent de l’anarchie et du trouble, mais, à mon sens, ils doivent se rappeler la situation pendant la première année, lorsque la révolution était encore chaude, le trouble, naturel à l’époque, régnait fortement. Alors que maintenant, il y a un régime. Mais malheureusement, je constate que l’entente entre les membres de la troïka n’est pas complète, il faut qu’elle le soit jusqu’aux prochaines élections. La coordination entre eux n’est pas de même parfaite, comme si chacun d’entre eux n’est pas à l’aise avec le rôle qu’il incarne. 

Il y a une constitution en cours de rédaction, et tant qu’il y a des horizons claires et précis pour les prochaines élections, ils doivent prendre conscience que cette situation transitoire est effectivement transitoire et temporaire. Chaque partie doit se satisfaire de son rôle, pour qu’il y ait une entente entre le président de la République, le chef du gouvernement et le président de l’Assemblée nationale constituante". 

"Ennahdha doit se garder de l’hégémonie, les laïcs ne doivent pas perdre la sensibilité islamique"

 

Sur sa perception future du paysage politique, Dr Djaït répond : "à mon sens, Ennahdha va obtenir une part non-négligeable des voix des électeurs, mais moins de ce qu’il a obtenu lors des élections du 23 octobre. Je pense aussi que le CPR va obtenir un nombre déterminé de sièges, ainsi qu’Ettakatol. Il serait peut-être intéressant que le parti de Nejib Chebbi (AlJoumhouri) se rallie au paysage. Le cas échéant, ces quatre forces auront de grandes chances d’accéder à la majorité. Une coalition les rassemblant verra le jour, à l’instar de ce qui a été le cas en fin 2011. 

Je considère cela constructif pour le peuple tunisien. Ce qui est aussi positif, est qu’Ennahdha ne devienne pas hégémonique, et qu’il n’obtienne pas la majorité absolue, car ce sera mauvais pour la communauté nationale, ainsi que pour le mouvement Ennahdha lui-même.

L’autre aspect positif de ce scénario est qu’Ennahdha représente la sensibilité islamique, alors que les autres partis incarnent la laïcité, c’est une laïcité modérée et non-excessive. C'est-à-dire une laïcité qui a une partie de la sensibilité islamique et n’est pas complètement hostile au courant islamiste. Et c’est ce que je souhaite pour un nombre d’intellectuels dans la société civile, qu’ils soient civils avec une orientation laïque, mais sans perdre complètement la sensibilité islamique, comme c’était le cas à l’époque de Bourguiba, et du déchu Ben Ali, dans la mesure où un grand nombre d’intellectuels se sont détachés de tout lien avec le patrimoine musulman. 

Ce faisant, "si ce qui est imputé au mouvement Ennahdha, quant à ses projets patents ou latents, vers un avenir où il garantit la totale prédominance de son courant, se révèle vrai, cela ne sera pas au service de l’intérêt national. C'est-à-dire le fait de croire à la nécessité d’instaurer un régime purement islamiste, et de créer une république islamique en Tunisie".

"Une deuxième révolution pour consacrer l’Islam comme moteur de l’Etat est impossible"

 

La prédominance de l’option du régime islamiste en Tunisie est de nature, aux yeux de Dr Djaït, d’exacerber les divisions existantes, et de conduire à de grandes rivalités pouvant engendrer des conséquences désastreuses. "Quand Ghannouchi demande de supprimer, sinon de s’éloigner au moins des ligues de protection de la révolution, et lorsque le courant d’Ennahdha demande de s’écarter des salafistes, cela est dans l’intérêt du mouvement, et du pays en général. Car, il faut reconnaître qu’il est impossible, voire mauvais, qu’une deuxième révolution ait lieu à l’intérieur de la révolution, pour consacrer l’Islam comme moteur de l’Etat, la période que nous vivons ne le permet pas.  Nous ne sommes pas en 1979, date du déclenchement de la révolution iranienne, et notre pays n’est pas l’Iran. Un pays qui a voulu conduire une révolution dirigée vers l’ensemble du monde musulman, exactement comme s’est déclenchée la révolution russe en 1917, c'est-à-dire une révolution historique. Il faut admettre qu’une révolution islamique ne peut intervenir pour récupérer une révolution démocratique. 

Il faut que l’on admette aussi que la révolution tunisienne, le printemps arabe en général, était une révolution démocratique contre la dictature, et contre les souffrances ayant traversé les enfants de ce pays pour la liberté et la dignité, et que cette révolution en Tunisie, en Egypte ou en Libye, n’a pas été conduite par des Islamistes, mais ces derniers sont rentrés en politique après la révolution, à l’instar des autres partis et courants. C’est vrai qu’ils ont été réprimés par les anciens régimes, mais leur étendard était l’Islam". 

"L’Islamisme est un courant philosophique, politique et religieux"
 

Sur l’avenir de l’Islam politique dans les pays du printemps arabe, Dr Djaït explique que "le monde arabo-musulman pose depuis à peu près une génération avec force la question de l’Islam, et cela de l’Afghanistan aux Pakistan, Maroc, Soudan et autres. Le problème est donc à l’ordre du jour, le mouvement Ennahdha a existé depuis les années 70, mais il est naturel que la Tunisie n’ait pas le monopole de ce courant. C'est-à-dire que nous sommes au sein du mouvement de l’histoire. L’islamisme est un mouvement formidable, on n’est pas tenu de rentrer dans ses raisons et ses causes, mais c’est une réalité en tant que courant philosophique, politique et religieux, dans les sociétés arabo-musulmanes. Parmi les formes de non-tolérance qui existent avec force chez les laïcs en Tunisie et ailleurs est qu’ils ne comprennent pas l’existence de ce type de courants.   

Il est vrai que la révolution chez-nous, et aussi en Egypte et en Syrie, n’a pas été fondée sur cette idée, mais plutôt sur le rejet de la dictature, et sur l’idée d’instauration d’une démocratie réelle, où l’homme est rassuré sur son destin". 

A la question de savoir si on peut considérer Ennahdha comme un mouvement démocratique, il indique, "je ne dirai pas, et c’est ce que disent à tort de nombreuses personnes, que le mouvement Ennahdha rejette la démocratie. Pour preuve, il a composé avec d’autres partis dans le cadre d’une coalition, et n’a pas monopolisé totalement le pouvoir. Par ailleurs, plusieurs courants cohabitent à l’Assemblée nationale constituant et dans la société dont la référence est l’idée de la révolution, et la liberté". 

"Les valeurs sont plus importantes que les lois" 
 

Hichem Djaït impute le phénomène de la violence à "un déficit culturel". "Les valeurs humaines insistent sur la justice, la dignité, l’égalité, le respect de l’Homme, ce sont des choses très importantes. Et ceci n’est pas uniquement prévu par l’Islam et le christianisme, mais dans d’autres religions. Les valeurs émanent de l’éducation et de la conscience de l’individu, et représentent une impulsion fondamentale  en matière de solidarité humaine, de conduite de l’Homme sur terre, et sont plus importantes que les lois. Mais, le retard du monde musulman a fait courir beaucoup de personnes derrière certaines catégories téméraires qui ne comprennent en rien l’Islam. En réalité, la démocratie signifie la liberté, et chaque individu a sa propre vision sur les choses, même les salafistes ont le droit de dire ce qu’ils veulent, mais ils n’ont absolument pas le droit d’imposer leurs idées avec la force et la violence.  Et dans toute société, c’est l’Etat, à lui seul, qui fait face à la violence, lorsqu’il ferme l’œil sur cela, ceci est dangereux et regrettable".

Quid des responsables de la recrudescence de la violence ? Djaït dit innocenter "des personnes qui ont souffert de la dictature, qui ont des sentiments islamiques et qui comprennent la religion et la politique d’accepter cela. Mais, encore une fois, on doit attirer l’attention de l’opinion publique que toute personne a le droit d’exprimer pacifiquement son opinion, y compris les salafistes, qui sont une minorité à mon sens. La démocratie concerne tout le monde, et la force nous fera revenir à la dictature, qui est un mal moral en soi".  

Au sujet de Nida Tounes, Dr Djaït pense qu’il est obligatoire que quelque chose comme Nida Tounes existe dans ce large paysage. "Je ne veux pas l’évaluer dans ses idées, mais je pense que c’est un parti qui a ses adeptes, ses orientations et ses choix, mais je ne pense pas qu’il aura un grand rôle, et qu’il obtiendra la majorité aux élections, cela n’est pas possible, à mon sens". 

"Il faut s’entendre sur un régime raisonnable dans la constitution" 

 

S’agissant de la constitution, Dr Djaït estime en substance que ce que l’on voit maintenant est que tout le monde tire la ficelle de son côté, ce qui est normal, mais non-recommandé. 
"Il faut s’entendre sur un régime raisonnable, et le régime raisonnable ne peut-être créé ex-nihilo. Ce pays, comme tous les autres, a un patrimoine historique et des traditions, dont la notion de présidence. 
Nous avons connu la monarchie et c’un type de présidence, et avons connu la présidence autoritaire. Une partie importante du peuple ne comprend pas qu’il n’existe pas un président qui décide de tout et jusque-là, il y a des convoitises autour de la présidence. En réalité, le roi berce les rêves des dirigeants politiques, c’est qu’ils ne sont pas habitués au régime parlementaire, où le chef du gouvernement dépend du parlement et est détaché du président. 

Le Président se transforme avec ses prérogatives absolues, en dictateur. Si on regarde ce qui se passe aujourd’hui en Egypte lors du deuxième anniversaire de la révolution, nous allons nous apercevoir que la notion du président et de la dictature remonte aux Pharaons, d’où les grandes protestations dans ce pays envers le président et les frères musulmans, et un refus fort de ce qui passe. La révolution a introduit une rupture dans le processus de l’histoire et a apporté du nouveau. Quant à la Tunisie, avec la troïka au pouvoir qui incarne l’Etat, nous sommes plus avancés que l’Egypte, car notre président est sans pouvoir fort s’agissant de la gestion de l’administration et de la politique quotidienne, c'est-à-dire les ministères. Notre plus grande crainte est la confiscation de l’Etat par un gouvernement composé d’un seul parti. Par ailleurs, nous ne sommes pas habitués, comme la Grande Bretagne, au régime parlementaire. A mon avis, il est important que le pouvoir soit partagé dans la constitution sur une base claire. gnet.tn

 

 

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المفكر هشام جعيط في حديث شامل لـ"الصباح"

على "النهضة" الإقرار باستحالة حصول ثورة ثانية داخل الثورة يكون فيها الإسلام محرك الدولة 


 

   لا أرى ضرورة للتحوير الوزاري والأفضل بقاء الأمور على حالها حتى الانتخابات   - مطالبة الغنوشي بإلغاء لجان حماية الثورة من مصلحة   "النهضة    – "حوار آسيا   العتروس   - عندما كنت أغادر مكتب الدكتور هشام جعيط بعد ظهر أمس، كان رئيس الحكومة السيد حمادي الجبالي يعقد لقاء صحفيا حول نتيجة المشاورات الماراطونية للتحوير الوزاري،

وهو ما شكل جانبا مهما من الحوار الشامل والمثير الذي خص به المفكر والباحث والمؤرخ الدكتور هشام جعيط - أحد أبرز علماء عصره ورموز الحداثة والتنوير في العالم العربي - "الصباح" والذي امتد من تقييم المفكر هشام جعيط للمشهد السياسي الراهن في البلاد بعد عامين على الثورة والتجاذبات الحاصلة بين الفرقاء، الى الدستور الذي يتطلع اليه التونسيون، وغير ذلك من القضايا المصيرية للبلاد  .

والواقع أنه قد تتفق أو تختلف مع آراء وأفكار الدكتور هشام جعيط، ولكن الثابت وأنت تجلس إليه أنه لا يمكن إلا أن تتابع وتتأمل ذلك التسلسل في تقديم بنات أفكاره بتواضع العلماء وترفع الحكماء وهدوء المتبصرين عندما يتعلق الامر بمصائر الشعوب. ولئن كان الدكتور هشام جعيط قليل الظهور في المنابر الاعلامية فإن له أسبابه ومبرراته التي يفترض أن تجد لها آذانا صاغية لدى الحكام الجدد والمتصارعين على السلطة  .

في هذا الجزء الاول من الحديث تمحور اللقاء حول الحاضر وواقع البلاد وما تعيش عليه من اهتزازات وتجاذبات منذ الثورة، فيما يتمحور الجزء الثاني والذي سنوافيكم به لاحقا، حول المستقبل والدستور ونظرة الباحث لطبيعة الحكم ورأيه فيما يتعلق بـ"نداء تونس"، الى جانب آرائه ومقترحاته بخصوص إصلاح الاقتصاد ومساعدة العاطلين وإنقاذ مسار الثورة  ...


 منذ ستة أشهر والتونسيون ينتظرون التحوير الوزاري الذي لا يأتي، كيف يرى المفكرهشام جعيط من موقعه اليوم المشهد السياسي في البلاد وحصيلة حكم الترويكا الذي تجاوز العام الآن مع انقضاء الذكرى الثانية للثورة، وإلى أين تسير القاطرة اليوم؟


في ما يتعلق بالشأن الداخلي والسياسة الداخلية، وخلافا لما يجري ويصدر من أقوال ويطرح من أفكار وآراء في الشأن السياسي الوطني، فإني أتفق الى حد كبير مع ما صدر عن السيد أحمد المستيري في حواره مؤخرا مع "الصباح الأسبوعي"، من آراء وهي ليست بالسائدة اليوم  .

ولو أننا نبدأ من التحوير الوزاري فمن وجهة نظري لا أرى ضرورة لهذا التحوير في هذه المرحلة، بل من الافضل أن تبقى الأمور على ما هي عليه، و ربما الاقتصار على دمج بعض الوزارات على أن يظل الوزراء في مواقعهم، والسبب في رأيي أن رئيس الحكومة وعد بإجراء انتخابات في جوان القادم. بمعنى أن ليس هناك اليوم ضرورة لإدخال أحزاب معارضة أو شيء من هذا القبيل على الحكومة الراهنة، ثم ان الوزراء لا بد أن يتموا عملهم وهذا أيضا يستلزم منحهم وقتا، كما أن فكرة التحوير الوزاري من شأنها أن تدخل بلبلة على الفكر السياسي والسياسيين، ناهيك أن أكثر الاحزاب السياسية مرتبكة وقد أصبح الشأن السياسي لعبة بين الفرق وصار أساس كلام الناس من دون أي طائل .

هناك سبب آخر أيضا وأعتقد أنه أساسي. فقد تكون ومنذ ديسمبر 2011 ثالوث يتقمص الدولة (ولا أقول "ترويكا" فهذه ليست عربية)، وهذا أمر إيجابي جدا الآن لأن الدولة قبل ذلك لم تكن موجودة فعلا، وما جرى في السنة الاولى بعد الثورة ترميم ضعيف لكنه ضروري للحكم السياسي، وكان السائد هو الفوضى الشاملة وهذا أمر طبيعي بعد ثورة مثل ثورة تونس .


ولكن هناك انتقادات كثيرة بسبب تراجع هيبة الدولة اليوم؟


للتوضيح لا بد من الاشارة الى أن بروز مفهوم الدولة حصل عندما تكوّن الثالوث الذي جاء بعد انتخابات.. هذا الثالوث له شرعية ومن حسن الحظ أنه حصل اتفاق بين الاحزاب الثلاثة. وهذا الثالوث، وبالرغم من التجاذبات وتباين الأفكار، مازال قائم الذات... إذن يمكن القول اليوم أن هناك دولة، وهذا في اعتقادي لم يشعر به الوسط السياسي ولا الرأي العام، وهم ينتقدون دوما ما هو حاصل ولا يرون اليوم أن هناك نظاما، وحتى إن كان متذبذبا لا محالة ولكنه نظام قائم بعد ثورة عارمة لها سنتان من العمر وهي مدة قليلة.

ما نلاحظه أن الكثير من الناس يشتكون من الفوضى والاضطراب السائد ولكن في اعتقادي عليهم أن يتذكروا ما كان عليه الأمر في السنة الاولى عندما كانت الثورة لا تزال ساخنة، فالاضطراب هنا أمر طبيعي وقد كان سائدا بصفة قوية، لكن الآن هناك نظام. ومع الأسف أرى أن التفاهم بين أعضاء الثالوث ليس كاملا ويجب أن يكون كاملا الى حدود الانتخابات القادمة، كما أن التنسيق بين أعضاء الثالوث ليس جيدا حتى الآن وكأن كل واحد منهم غير مرتاح للدور الذي يتقمصه.

هناك دستور بصدد التحرير ومادامت هناك آفاق بينة ودقيقة لانتخابات مقبلة، فعليهم أن يعوا أن هذا الوضع الانتقالي إنما هو انتقالي بالفعل ووقتي. وعلى كل طرف منهم أن يرضى بالدور الذي يتقمصه وأن يقع التفاهم بين رئيس الجمهورية ورئيس الحكومة ورئيس المجلس التأسيسي.


ولكن هذا ليس موقف شريحة واسعة من الرأي العام وقوى المجتمع المدني والاعلام في بلد لم تكتمل ثورته بعد؟


أعرف جيدا أن الرأي العام يؤثر كثيرا على الحاكمين والقائمين بالسلطة وأن هناك قوى في الساحة الوطنية، في الاعلام وأوساط المثقفين والمؤسسات المدنية، وهي متكاثرة وهذا أيضا أمر طبيعي بعد الثورة، إنما على الحكام ألا يلتفتوا كثيرا إلى هذه الانتقادات، فالوقت ليس وقت التزاحم. ولكن في المقابل فإن المتبقي من الوقت في عمر الحكومة، سواء ستة أشهر أو سنة، يفرض التنسيق بين الثالوث ممثل الدولة. ولا يمكن لهؤلاء (رئيس الحكومة ورئيس الجمهورية ورئيس المجلس التأسيسي) القيام بحسابات من أجل مستقبل سياسي بل يتوجب عليهم أن يعيشوا حاضرهم تماما ويؤكدوا للرأي العام تضامنهم من خلال سياسة الدولة.

أقول هذا الكلام وأنا واع بتواجد عدد كبير من الاحزاب على الساحة وبوجود المعارضة، بل لا بد من للمعارضة أن تكون موجودة في جو ديموقراطي، ولكن الحقيقة ايضا أن الناس يعيشون في وهم كبير وهذا الوهم مرتبط بالاعتقاد بأن الأمور ستتغير بعد الانتخابات.

شخصيا لا أرى ذلك ولا أعتقد أن الأمور ستتغير بعد الانتخابات وأنه ليس لأحزاب المعارضة إمكانية تأكيد ذاتها في التغلب في انتخابات آتية مستقبلا.


كيف يرى الدكتور المشهد السياسي مستقبلا، وما هي مبرارتكم في ذلك؟


في اعتقادي أن "النهضة" ستحصل على قسط لا بأس به من أصوات الناخبين ولكن أقل مما تحصلت عليه في انتخابات 23 أكتوبر، وأعتقد أن "المؤتمر" سيحصل أيضا على عدد من معين من المقاعد وكذلك "التكتل"، وربما يكون من المهم أن ينضم الى المشهد حزب نجيب الشابي (الحزب الجمهوري) ويكون حينئذ لهذه القوى الاربع حظوظ كبيرة في التمكن من الاغلبية وأن يحصل ائتلاف بينها مثلما حصل أواخر 2011.

أرى ذلك أمر ايجابي بالنسبة لشعب تونس، ومن الإيجابي أيضا ألا تكون "النهضة" متغولة وألا تحصل على الأغلبية المطلقة لأن هذا سيكون أمرا سيئا للمجموعة الوطنية وحتى بالنسبة لـ"النهضة" ذاتها. والأمر المستحسن الآخر في هذا السيناريو أن "النهضة" تمثل الحساسية الاسلامية بينما الاحزاب الأخرى تمثل العلمانية وهي علمانية غير مبالغ فيها ومعتدلة، أي علمانية لها قسط من الحساسية الاسلامية وليست معادية تماما للتيار الاسلامي بل علمانية صميمة. وهذا في الواقع ما أتمناه لعدد كبير من المثقفين في المجتمع المدني، أن يكونوا مدنيين لهم اتجاه علماني لكن من غير أن يفقدوا تماما الحس الاسلامي كما كان الأمر جاريا زمن بورقيبة والمخلوع بن علي، حيث أن عددا كبيرا من المثقفين نزعوا عنهم كل صلة بالتراث الاسلامي.

لذا، وإذا صح ما ينسب لحركة "النهضة" من مشاريع واضحة أو ضمنية نحو المستقبل باتجاه ضمان التغلب الكامل لتيارها فان ذلك لن يكون في خدمة المصلحة الوطنية، أي اعتبار ضرورة ان يقوم نظام اسلامي بحت وأن تتكون جمهورية اسلامية في تونس .


أين يكمن الخطأ في الدفع لتغليب خيار النظام الاسلامي في تونس بعد الثورة؟


-أولا مثل هذا المشروع سيدخل انقساما على الانقسام الموجود بل تطاحنا كبيرا قد يؤدي الى ما لا تحمد عقباه. فعندما يطالب الغنوشي بالغاء أو بالابتعاد على الاقل عن لجان حماية الثورة وعندما يطالب تيار النهضة بالابتعاد عن السلفيين فهذا في الواقع في مصلحة الحركة ومصلحة البلاد عامة لانه يجب الاقرار بأنه من المستحيل بل ليس جيدا أن تحصل ثورة ثانية داخل الثورة أي ثورة في سبيل تقرير الاسلام كمحرك للدولة فالفترة التي نعيشها لا تسمح بذلك و ليست متماشية مع هذه الفترة.

لسنا في 1979 عندما قامت الثورة الايرانية وبلدنا ليس ايران وهو بلد كبير أراد أن يضطلع بثورة موجهة لكل العالم الاسلامي تماما كما قامت ثورة روسيا في 1917 أي ثورة تاريخية، وادرك ان لا يمكن لثورة اسلامية أن تأتي لتركب في ثورة ديموقراطية.

علينا أن نستوعب ان ثورة تونس وعموما الربيع العربي كانت ثورة ديموقراطية ضد الدكتاتورية وضد الآلام التي اخترقت أبناء هذا البلد في سبيل الحرية والكرامة وأن هذه الثورة في تونس أو مصر او ليبيا لم يقم بها الاسلاميون، بل ان الاسلاميين دخلوا في العامل السياسي بعد الثورة مثلهم في ذلك مثل كل الاجزاب والتيارات الاخرى... صحيح انه كان لهم رصيد قليل من زمن بن علي وما قبله منذ السبعينات، وهم اضطهدوا من طرف النظم السابقة ولكن رايتهم كانت راية الاسلام وهذا التيار كما أسلفت كان موجودا منذ السبعينات .

ولمزيد التوضيح لا بد من الاشارة الى أن هناك تعارضا بين فكرة ترسيخ دولة اسلامية وبين الاعتماد على لجان حماية الثورة. مفهوم لجان حماية الثورة يفترض أن يكون حول حماية الحرية والكرامة والتعددية ولا يعني بالتالي حماية فلسفة ما ايديلوجية، ومن هنا أذكر ان الثورة لم تكن ايديولوجية ولم تكن في سبيل ارساء نظام يستوحي ذاته من ايديولوجيا معينة كما الحال مع روسيا الشيوعية وايران الاسلام... حماية الثورة تعني حماية التعددية والحرية ولايمكن الاعتماد على مفهوم الثورة من جهة وما تتضمنه من قيم عامة، وفي ذات الوقت على ايديولوجيا معينة.

المفروض ان النظام الديموقراطي لا يعتمد على ايديولوجيا معينة بل مفاهيم عامة وهي الحرية والمساواة والعدالة والكرامة الانسانية وتعددية الآراء والتداول السلمي على السلطة وعلى فكرة سيادة الشعب وانه منبع السيادة وليس الدين أو النظرية الماركسية أو شيء من هذا القبيل، وبالتالي أقول حسنا تفعل "النهضة" اذا التزمت بقيام الثورة دون ايديولوجيات لأن لها حساسية خاصة وهي الحساسية الاسلامية ولكل حزب آراء وتصورات حول المجتمع وهذا أمر طبيعي في الديموقراطية، فالديموقراطية تعني أولا وثانيا أن لكل حزب حساسيته.


ولكن ماذا عن مستقبل الاسلام السياسي في دول الربيع العربي بعد صعود حكومات اسلامية على أنقاض الانظمة الاستبدادية التي سقطت؟


الواقع أن العالم العربي - والاسلامي - اليوم يطرح ومنذ جيل تقريبا بقوة مسألة الاسلام، وهذا من أفغانستان الى باكستان والمغرب والسودان وغيرها. المشكلة اذن مطروحة ومن الطبيعي ألا تنفرد تونس بهذا التيار وحركة "النهضة" وجدت منذ السبعينات، يعني أننا داخل حركة التاريخ ولسنا بمنأى عنه. والاسلاموية حركة عارمة ليس علينا الدخول في أسبابها ومسبباتها لكنها واقع كتيار فلسفي سياسي ديني في المجتمعات العربية والاسلامية، ومن احدى صور عدم التسامح الموجود بقوة عند العلمانيين في تونس وغيرها أيضا ألا نتفهم وجود مثل هذه التيارات.

صحيح أن الثورة عندنا وكذلك في مصر وسوريا لم تقم على هذه الفكرة بل قامت على نبذ الدكتاتورية وعلى فكرة ارساء ديموقراطية حقيقية يكون فيها الانسان مرتاح لمصيره .


هل يمكن اعتبار أن حركة "النهضة" حركة ديموقراطية؟


لا أقول أن حركة "النهضة"، وهذا ما يقوله الكثيرون خطأ، تنبذ الديموقراطية، والدليل على ذلك أن حركة "النهضة" تعاملت مع أحزاب أخرى في تحالف قائم ولم تحتكر السلطة تماما وأن المجلس التأسيسي والمجتمع يتعايش وفيه تيارات متعددة مرجعها فكرة الثورة والحرية أي حرية الاعلام وحرية تكوين الاحزاب.

ما نعيشه اليوم نقاشات تكاثرت الى درجة المبالغة وتكاثرها ليس دوما بالجيد بل فيه الكثير من اللغو السياسي. ومن هنا أقول انه لا يمكن بناء مستقبل تونس على فكرة واحدة خصوصا وأن هذه الفكرة ليست بالجديدة وأن القائمين بها أناس تواجدوا منذ عهد بورقيبة بينما الثورة الفعلية، وألح على فعلية الثورة لأنها قامت في الواقع وتدخل بالتالي في زمرة الجديد وضمن تطور المجتمع من مجتمع جاهل سابقا الى مجتمع مثقف ومن مجتمع مرتكز على الرجولة الى مجتمع تلعب فيه المرأة دورها ومن مجتمع تفتح قسرا منذ خمسين عاما على العالم الخارجي ومن مجتمع منكمش الى مجتمع دخلت فيه العولمة ومن مجتمع غير مصنع الى مجتمع اخترقه التصنيع سواء الداخلي او الخارجي ومن مجتمع فقير جدا الى مجتمع في حالة نمو واضحة ومن مجتمع موحد في الفاقة والحرمان الى مجتمع تراتبي فيه الاثرياء والفقراء والطبقة المتوسطة...

اذن مجتمع معقد وكل هذا عبرت عنه الثورة في تونس ومصر بصفة تلقائية وضمنية. كل هذه القوى تداخلت لإقامة حركة جماعية قوية لم تقم بها تونس في الماضي أبدا وهذا علينا تفهمه مليا وهو في الواقع في باطن الضمائر ويجب الافصاح عنه وتبيانه بالكلمة.


لو نعود الى ما تطرقت اليه في البداية حول الشرعية وحول الانتقادات للحكومة، فكيف يمكن اليوم لتونسي عايش كل أنواع القيود على حرية الرأي والتعبير الى النشاط السياسي القبول بسلطة بلا خارطة طريقة باسم الشرعية الانتخابية، وكيف يمكن أيضا لمن رفع راية الحرية عنوانا لثورته عدم انتقاد الحكومة بدعوى عدم ارباكها؟


ما أريد قوله أن مدة عام ليس بالكثير بعد ثورة أدخلت اضطرابا كبيرا على مسار المجتمع، ولو أننا أجرينا مقارنة بين السنة التي مضت والسنة الاولى للثورة نقول أنه على الرغم من أن مسيري الدولة - ان صح الكلام عن وجود دولة في تلك الفترة - قد قاموا بعمل محترم فإن هذه السنة لا تشبه السنة الاولى للثورة. فقد حصل فيها تنظيم نسبي للمؤسسات ثم ان الناس كثيرا ما يعيبون أمورا على الحكومة بالمعنى الضيق للحكومة أي حكومة الجبالي بينها الواقع أن الحكومة أداة لتسير الادارة، والعمل الذي تقوم به هو تسير الادارة بما في ذلك الامن والتعليم وتنظيم وزارة المالية والبنك المركزي والامور السياسية، وهذا العمل الاداري ضخم جدا، والحكومة من هذا المنظور تقوم بعملها.

وعلينا ألا ننسى أن مشكلة الدستور تدخل في مشمولات المجلس التأسيسي ونوابه والاحزاب وليس مشكلة الحكومة ولا رئيس الجمهورية ولا حتى رئيس المجلس التأسيسي لأن الرئيس يسير المجلس لكن الكلمة للنواب واللجان داخله والاحزاب والنهضة وأهم تلك الاحزاب تلعب دورها لانها تعطي خارطة طريق لممثليها رغم أن الانشطار حاصل اليوم وهو أمر واضح. وطبيعي جدا أن من يكتسب الحكم اليوم يريده غدا ويحسب لذلك الحسابات فيحصل تعطيل كبير في مسار كتابة الدستور في أمور بسيطة في آخر المطاف وهي الاسس العامة والفكرية التي يؤسس لها الدستور.

ومن جهة ثانية فإنه من المهم ترتيب المسؤوليات لأداة الحكم في المستقبل، ولا شك أن في ذلك التأخير والاضطراب والنقاشات اللامتناهية قسط كبير من عدم الشعور بالمسؤولية إزاء الشعب ومصالحه وكل يجذب اللحاف لافكاره وهذا كله مرتبط بسوء فهم الديموقراطية لان الديموقراطية ليست المعارضة الدائمة للافكار وإنما تستقيم أيضا على تفاهم وعلى نظام والديموقراطية ليست الفوضى واللامسؤولية 

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ألا يمكن أن تكون المعركة أساسا بسبب المخاوف حول مستقبل الحريات؟


هناك أمانة أنيطت بعهدة ممثلي الشعب من النواب والحكام ولابد من قسط من حسن النية لأننا في لحظة تاريخية وهذا أمر جلل، بينما في واقع الامور وفي تقديري الشخصي على الاقل أن الدستور سهل تصوره. هناك مبادئ عامة تكون كمرجعية للدستور مثل لقرار الحريات الاساسية وهذا لب الديموقراطية والاسس التي تستقيم عليها أي ديموقراطية والتي أيضا من أجلها قامت الثورة، ومن ذلك أن القول أن تونس بلد اسلامي فهذا واضح وتونس بلد اسلامي والاغلبية في تونس مسلمون واللغة الرسمية العربية وهذا أمر قائم منذ الاستقلال وحرية المراة تدخل ضمن الحريات العامة للانسان التونسي ومساواة المرأة بالرجل تدخل في المبدأ الاساسي لكل ديموقراطية وهو المساواة بين البشر عامة ويجب بالتالي الاعلان على أن تونس تضمن وتعترف بالمبادئ العالمية للامم المتحدة لحقوق الانسان... نحن ننادي بهذا منذ عهد بن علي وحتى بورقيبة. هنا يجب أن يحصل اجماع حول هذه الافكار، والسؤال الذي أطرحه هل تكون الدولة اسلامية أم مدنية ؟ ومن هنا أقول هي اسلامية ومدنية في نفس الوقت، بمعنى هي اسلامية تحمي دين الشعب والدين الذي فرضه التاريخ منذ خمسة عشر قرنا من وجهة مادية اذ ليس لنا كنيسة مثل المسيحيين، فالجوامع وكل ما يهم الشأن الديني تتولى المجموعة الوطنية عن طريق الدولة توفيره من خلال الضرائب خصوصا وأن الاوقاف توقفت منذ وقت طويل، كما أن الدولة الاسلامية لا يعني تطبيق الشريعة بحذافرها، فهناك قسط وافر فيما يتعلق بالميراث في الشريعة قائم الذات ولم يتغير.

أما فيما يخص الاحكام الجزائية، وهي نقاط طفيفة، فلا يمكن تطبيقها وهو من الديماغوجيا في نسبة كبيرة منه ويعبر أيضا عن الجهل والغوغائية.

اذن يمكن القول أن المتشددين في تطبيق العقوبات الجسدية يلهثون وراء تفاصيل جزئية تجاوزتها الانسانية منذ قرون حتى داخل العالم الاسلامي، ولكن الغريب والخطير أن هؤلاء لا يتكلمون عن القيم الانسانية وهي أهم بكثير...

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 03:55

Les propos de mon ami le docteur Mohsen Saidi (vidéo ci-dessous) quant à la proto-enquête réalisée par le  docteur Lotfi Mraihi et portant sur le problème de l’hépatite c dans la ville de Thala me laissent songeur. Prétendre en effet que seule une étude comparative pourrait dévoiler la profondeur de cette quasi-épidémie  est tout simplement irresponsable, notamment de la bouche d’un acteur important dans le secteur de la santé de cette ville. Lorsque l’on n’a pas d’arguments, on devrait, par pudeur, épargner  aux  autres notre  irresponsabilité, mon cher et aimable Mohsen !


J’ai passé deux étés à Thala et je fus témoin de trois décès causés par l’hépatite c. Dans ma rue, il ya,  à ma connaissance,  cinq personnes atteintes de ce mal. Lors de ma contribution au festival du film au cours de l’été 2011, jeunes et moins jeunes n’arrêtaient pas de me parler de ce mal, devenu cauchemar pour les habitants de Thala.

 

Au lieu donc d’encourager l’initiative du docteur Mraihi et de transformer cette proto-enquête (sur 500 personnes, on dénombre environ 8% de personne atteintes du virus d’hépatite c) en une véritable étude épidémiologique, le docteur Mohsen Saidi  se met à bégailler des méthodologies (il prétend que la connaissance de la profondeur de ce mal dans la ville de Thala, passe par des enquêtes dans d’autres villes !) qui n’ont pas de ce sens scientifique et n’ont aucun lien avec la question attaquée de front par le docteur Mraihi…


Le ministère de la Santé devrait quant à elle cesser de gommer ce problème au moyen de statistiques rassurantes mais  en rupture totale avec le sujet soulevé par le docteur Mraihi. Être atteint par le virus de l’hépatite c, comme l’explique le docteur Mraihi dans la vidéo ci-dessous,  est tout à fait différent d’être atteint de la maladie elle-même. Et les statistiques du ministère (0,1 %) concernent ceux qui ont déjà développé la maladie et sont sur les chemins du cimetière. Les statistiques (8%) du docteur Mraihi concernent, elles, les porteurs du virus qui n’ont pas encore développé la maladie.


Comme citoyen thalois,  je soutiens énergiquement l’initiative du docteur Mraihi et j’appuie sa demande d’élargir cette enquête afin de dévoiler la face cachée de ce mal qui ne cesse de hanter la santé comme l’esprit des habitants de cette ville. Je prie également mon ami le docteur Mohsen Saidi de prendre contact avec le docteur Lotfi Mraihi et de l’aider dans sa quête de vérité…

 

Noureddine Mnasri Bourougaa, Québec, Canada  Thalasolidaire

 

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Le docteur Lotfi Mraihi

 
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 16:36

Le Projet de loi d'exclusion est une honte pour la Tunsie

Lors d’un meeting populaire organisé au palais des congrès aujourd'hui 27 janvier 2013, Béji Caid Essebsi est revenu sur la situation actuelle du pays.

Béji Caid Essebsi président de Nidaa Tounes a évoqué le sujet sensible de l'union nationale et la situation actuelle de la société tunisienne vivant une division entre les différents partis.

À propos de la loi d’exclusion des ex-responsables RCDistes et responsables aux plus hautes fonctions de l’État dans l'objectif de "protéger" la révolution, Béji Caïd Essbsi affirme que ce sera une honte à l'échelle internationale. http://dixitwoma

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La feinte de Hamadi Jebali

Sans réelle surprise, le chef du gouvernement  Hamadi Jebali, a déclaré lors de la conférence de presse tenue ce samedi 26 janvier, à Dar Dhiafa, Carthage, que les partis de la Troïka n’ont pu se mettre d’accord sur le tant attendu remaniement  ministériel. Cependant, l’intervention de M. Jebali ne sera pas exempte de coups de théâtre. Et il ne s’agit pas ici d’évoquer l’autorisation faite aux journalistes de poser des questions.

Hamadi Jebali se propose de présenter lui-même la nouvelle liste des membres du gouvernement à l’Assemblée Nationale Constituante. Ce qui lui permet de se dégager à la fois des contraintes partisanes, celles imposées par son propre parti, Ennahdha, et de dribbler les conditions de ses partenaires de la Troïka qui se font tardivement plus exigeants. Dans un contexte où l’opposition a opposé une fin de  non-recevoir aux tentatives de séduction ministérielle.

En somme, à ce niveau, le chef du gouvernement aura pris tout ce beau monde de court. Mais, ce faisant, il apparait plus que jamais que l’unanimité ne règne pas du côté d’Ennahdha. En clair, Jebali n’aurait pas recouru à ce stratagème s’il avait l’appui du président de son parti, à savoir Rached Ghannouchi, qui a continué d’afficher publiquement, et contre vents et marées, son soutien au ministre des Affaires Etrangères…

Or en l’occurrence, c’est une autre démarche qu’a manifestement adoptée le chef du gouvernement, puisqu’il a tenté de répondre un tant soit peu favorablement aux exigences de ses partenaires, malgré la rigidité d’Ennahdha. Sauf qu’en tout état de cause, les Tunisiens n’attendent plus grand-chose d’un gouvernement dont les approximations ont largement contribué à sa disqualification. Au final, Jebali, (comme tous ses concitoyens), paye aujourd’hui le prix de ces errements. mag14

 

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Hamadi Jebali annonce la fin de la troïka

 

En déclarant que «faute de consensus entre les partis, je vais présenter une équipe remaniée à l’Assemblée», le chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jebali, a scellé le sort de la troïka gouvernante.


Comme attendu, les dernières tractations n’ont pas abouti à un compromis au sein de la troïka autour du remaniement ministériel. Les surenchères des partis politiques la composant ont empêché la troïka gouvernante de parvenir à un consensus autour du remaniement ministériel, dont les tractations ont commencé depuis plus de sept mois. Hamadi Jebali n’a finalement fait hier que constater l’échec de la troïka, aussi bien dans la réalisation des objectifs de la révolution durant plus d’une année de gouvernance, que dans le traçage de perspectives communes pour l’avenir proche.

Faute de consensus sur une équipe gouvernementale au sein de la troïka, M. Jebali va faire son propre choix et proposer un gouvernement remanié à l’Assemblée nationale constituante. «Je vais assumer mes responsabilités dans la décision. La situation ne peut attendre», a-t-il affirmé. Il reste alors à voir si les noms choisis auront la confiance de l’assemblée. M Jebali déclare donc qu’il va faire cavalier seul devant l’Assemblée. Il n’a certes pas annoncé explicitement la fin de la troïka. Mais le contenu de son discours et de ses décisions allait dans ce sens.

La presse n’a pas omis de poser à M. Jebali cette question sur l’avenir de la troïka. Toutefois, le chef du gouvernement prudent n’a pas vraiment répondu. Il a plutôt expliqué «le besoin de s’entendre sur un programme et des mécanismes pour l’appliquer». «Le gouvernement actuel ne dispose donc pas dudit programme et desdits mécanismes», observe le porte-parole du parti Massar, Samir Taïeb.

Pour cet universitaire, membre de l’Assemblée nationale constituante, il s’agit en effet de la déclaration d’enterrement de la troïka. «Comment peut-on comprendre autrement les choses, alors que Hamadi Jebali va proposer une équipe gouvernementale qui n’a pas l’aval de la coalition actuelle ?», s’est-il interrogé.

Hamadi Jebali a certes garni son discours de propos prometteurs concernant le besoin de tenir des élections dans les six mois à venir. Il a également assuré «le peuple» de sa disposition à former les instances indépendantes des élections, des médias et de la magistrature. «Mais comme il ne cesse de répéter ces promesses depuis son premier discours devant l’ANC, il y a plus d’une année, il n’y a pas de raison pour le croire aujourd’hui ses dires», ajoute Samir Taïeb. M. Jebali a conclu son discours en indiquant que «le programme du prochain gouvernement doit s’intéresser au développement, la sécurité, l’emploi, la hausse des prix, ainsi que la tenue rapide des prochaines élections». «Ces propos me rappellent son discours d’investiture. Le gouvernement n’a finalement rien fait dans ces domaines qui constituent les axes de son programme», conclut Samir Taïeb. elwatan

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