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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 04:17

Dernière nouvelle (9-avril 2112)

Hamma Hammami accuse Ennahda d'avoir utilisé une milice pour agresser et intimider les manifestants pacifiques du 9 avril 2012


 

Et Ennahdha réagit en accusant Hamma de diffamation.  Le mouvement islamiste  compte le poursuivre devant la justice, comme l’avait fait avant eux plusieurs fois le régime Ben Ali.

 

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Archives 

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Hamma Hammami, dernière ligne rouge de la Révolution


hamma-hammami poct tunisiePendant que le gouvernement Ennahdha refoule les blessés de la Révolution au ministère des Droits de l’Homme. Alors que son partenaire Cpriste sombre dans le ridicule et les luttes intestines. A l’heure où le poisson d’Ettakatol semble s’être définitivement noyé dans l’eau.

 

A une époque où la (supposée) gauche, s’acoquine à Monastir avec des rescapés du RCD et des dinosaures du Destour, le POCT se profile comme le seul véritable défenseur de la dernière ligne rouge de la Révolution Tunisienne.

 

Hamma Hammami marque des points en apparaissant comme l’un des (très) rares dirigeants de parti à refuser de tremper dans les combines, et à répondre réellement aux attentes des Tunisiens réellement attachés à atteindre les objectifs de la Révolution que d’autres semblent avoir oublié dans la course au pouvoir, et s’être perdus dans les compromissions.

 

«Il faut réformer l'appareil sécuritaire, la justice, le secteur des médias, l’administration» a ainsi claironné Hamma Hammami, secrétaire général du parti ouvrier communiste des travailleurs tunisiens (POCT), lors d’un meeting qui a eu lieu à Ksar Helal, dimanche 1er avril,

 

« La transition démocratique passe avant tout par la réforme de l'appareil sécuritaire, la justice, les médias et l'administration », a affirmé Hamma Hammami. Face à un parti gouvernemental qui nomme à tours de bras ses représentants dans les gouvernorats, Hamma tire la sonnette d’alarme et rappelle les principes de la neutralité de l’administration, rappelant que «la compétence est plus importante que l’allégeance». Il précise qu’il aurait fallu «débattre de la question à l’Assemblée Constituante».

 

Reste ce qui apparait aujourd’hui comme le leitmotiv du POCT : le dossier de la police politique, toujours pas ouvert par la troika. Un dossier d’autant plus brûlant que des militants comme Hamma Hammami lui-même, et Om Zied, ont déclaré avoir repéré des indices attestant qu’ils sont toujours sur écoutes, comme au «bon vieux temps» de Ben Ali. Pis : le secrétaire général du POCT a même été pris en filature, suivi par des flics. Or les archives de la police politique restent secrètes, et le gouvernement n’est pas prêt à les ouvrir.

 

Hamma Hammami est ainsi revenu, lors de ce meeting de son parti, sur la torture, toujours d’actualité plus d’une année après la Révolution, et les agressions subies par les journalistes et les artistes, commises par des «groupes criminels qui utilisent différentes couvertures».

 

En somme, a priori, les objectifs délimités par le secrétaire général du POCT sont donc (théoriquement) on ne peut plus consensuels. Serait-ce cela la subversion ? Hamma martèle : «nous n’appelons pas à la chute du gouvernement, mais l’exhortons à réaliser les objectifs de la Révolution». Des objectifs que la troika semble avoir quelque peu escamotés lors de l’exercice effectif du pouvoir. Au final, une fois de plus Hamma Hammami et les militants du POCT se retrouvent à assumer (fièrement) le rôle des derniers Mohicans de la Révolution. Les éternels résistants. mag14

 


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Les quatre urgences de la transition démocratique selon Hamma Hammami

 

010412hammami

 

« La transition démocratique passe avant tout par la réforme de l’appareil sécuritaire, la justice, les médias et l’administration », a affirmé le secrétaire général du parti communiste des travailleurs tunisiens (PCOT) Hamma Hammami.

 

Hammami qui s’exprimait, dimanche, lors d’un meeting à Ksar Helal ( Monastir), a insisté sur la neutralité de l’administration. Les responsables doivent être élus et choisis en fonction de leur compétence.

Les dernières nominations dans le corps des gouverneurs ont été « contraires » à ce principe, a-t-il fait observer. Car, selon lui, ils appartiennent au mouvement Ennahdha. «  cette question aurait du être tranchée à l’Assemblée nationale constituante en cette phase transitoire » a-t-il poursuivi.

Le Secrétaire général du PCOT demande du gouvernement provisoire d’ouvrir les dossiers de l’archive, de la police politique, de la torture, des opérations d’écoute des communications téléphoniques et des interrogatoires, attribuant « les agressions subies par les journalistes, les créateurs et les étudiants et qui menacent aussi les femmes » à «  des groupes criminels quelque soit la couverture derrière laquelle ils se cachent ».

Sur un autre plan, Hammami a nié toute relation entre la révolution tunisienne et la religion. Il considère que les  accusations de mécréance est une tentative de diviser le peuple tunisien.

Il a réitéré la position du PCOT sur le gouvernement «  nous ne demandons pas de renverser le gouvernement, nous l’appelons à concrétiser les objectifs de la révolution ».  le SG du PCOT a appelé à l’incrimination de la normalisation avec l’Etat sioniste dans la nouvelle constitution. Il s’agit d’une « ligne rouge pour la diplomatie tunisienne ».

Hammami a présenté « le programme urgent » de son parti pour faire face à « la crise actuelle que connaît le pays » et «  rectifier le processus de la révolution ». Ce programme comporte notamment des suggestions politiques, économiques et sociales et propose la révision de certains accords conclus avec l’étranger. news80

 

_____________________________Entretien avec Hamma Hammami [ Archives]

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 03:13

Ce genre de condamnations met en cause le droit à la Libre-pensée et transforme toute contestation du dogmatisme religieux en un crime contre ``la paix sociale``. C’est une sorte d’application de la Charia sans la Charia. Si cette tendance se confirmait, philosophes, essayistes ou critiques  n’auront pas de place en Tunisie. Évidemment, je n’encourage pas les atteintes aux objets et aux textes considérés sacrés, mais de là à se voir condamné de la sorte pour son athéisme ou pour son agnosticisme, cela m’indigne et m’inquiète en même temps. C’est pourquoi, je vous invite à lire et à signer cette pétition    NB_Mansri


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Deux athées condamnés à la prison

Au départ, cela ressemble à l’une de ces rumeurs dont sont infestés les réseaux sociaux. Mais l’affaire est authentique : deux Tunisiens ont été condamnés le 28 mars par le tribunal correctionnel de Mahdia à sept ans de prison ferme et à 600 euros d’amende pour la publication d’ouvrages et de dessins défendant l’athéisme et critiquant l’islam.

Jaber El Majri, professeur d’anglais, avait publié sur page Facebook des dessins particulièrement crus, où il représente par exemple un porc sur la Kaaba (la pierre noire de la Mecque), et des propos assez virulents par lesquels il exprime sa haine des Arabes et son soutien au Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu. Il est actuellement en détention.

Le second, considéré comme son complice, Ghazi El Beji, est l’auteur d’un petit roman publié en ligne, intitulé « L’Illusion de l’islam », dans lequel il met en scène le prophète Mohamed et son épouse Aïcha. Il est actuellement en fuite à l’étranger. Les faits sont clairement décrits dans l’excellent travail d’enquête des blogueuses Henda Hendoud etOlfa Riahi.

L’athéisme « plus grave que le meurtre »

Foued Cheikh Al Zouali, l’avocat qui a porté plainte à la demande de simples citoyens, comme les policiers qui entendu les deux accusés, insistent pour dire que les poursuites ne sont pas motivées par les convictions des deux jeunes hommes, mais par leurs actes, en l’occurrence, leurs écrits.



 

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La traduction des termes de la condamnation

Des faits qui relèvent notamment de l’article 121 ter du code pénal sanctionnant les publications «  de nature à portée atteinte à l’ordre public et aux bonnes mœurs  ». Le même texte invoqué contre le directeur du quotidien Ettounsiya.

Cette disposition était utilisée autrefois contre les opposants au Président Ben Ali. Entre autres l’actuel ministre de la Réforme administrative, Mohamed Abbou, à l’époque où il dénonçait la torture.

Mais les termes de l’avocat, qui évoque à propos de Ghazi el Béji le «  complice d’athéisme  » de Jaber el Majri, «  un crime plus grave que le meurtre  », trahissent le grief à l’origine de la plainte. De même, le résumé de l’ouvrage « L’Illusion de l’islam » par la police mentionne :

«  Doute de l’existence de Dieu, doute de l’existence d’une religion nommée Islam, doute de l’existence du Prophète Mohamed, avec justificatifs du doute comme y insiste l’auteur  ».

Aucune mention d’un quelconque «  trouble public  » avéré et effectif.

Pas besoin de la charia pour emprisonner

Cette histoire apporte plusieurs enseignements. Tout d’abord qu’il n’a pas été nécessaire d’inclure la charia dans la Constitution ou de modifier son article 1er qui stipule que la religion de la Tunisie est l’islam, ni même de rédiger une nouvelle loi, pour envoyer quelqu’un en prison pour blasphème.

La lettre de la loi n’a pas changé, mais de tout évidence la pression sociale et l’esprit dans lequel les magistrats interprèteront la Loi, suffiront à islamiser le Droit. Et si d’autres dispositions constitutionnelles ne garantissent pas explicitement les libertés publiques, les aspects les plus restrictifs et discriminants de la doctrine religieuse pourront déterminer la jurisprudence.

L’autre enseignement est la lenteur avec laquelle l’affaire est sortie dans les médias. Le camp des opposants les plus allergiques à Ennahdha a tellement amplifié le moindre incident, relayé des rumeurs infondées ou des informations parcellaires, en un mot crié au loup, qu’il a fallu attendre plusieurs jours pour que l’information soit confirmée par une enquête. Et ce ne sont pas les journalistes des médias traditionnels qui l’ont menée, mais des militants et des bloggeurs.

Pas la cause la plus facile à défendre

Par ailleurs, la gêne est sensible. Les deux accusés n’ont pas eu d’avocat et peu de voix s’élèvent publiquement pour les défendre. C’est qu’une fois de plus, la liberté d’expression n’a pas le meilleur flambeau.

Après la projection un peu racoleuse et la traduction outrancière de« Persepolis » par la chaine Nessma, après la publication en couverture du quotidien Ettounsiya d’une femme quasiment nue, dont l’utilité informative est encore à démontrer, le risque est d’ancrer dans l’opinion l’équivalence entre liberté d’expression et insulte à l’islam ou immoralité.

Une perception qui n’aide pas forcément les députés progressistes et républicains qui, au sein de la Constituante, tentent d’inclure dans la future loi fondamentale une référence à la déclaration universelle des droits de l’Homme.

La présidence de la République, par la voix de son porte parole Adnane Manser, a justifié la condamnation :

« Attaquer les symboles sacrés de l’Islam ne peut être considéré comme relevant de la liberté d’expression. Nous sommes un pays musulman, et à cet égard, nous sommes contre ceux qui insultent les religions.

Il s’agit d’une forme d’extrémisme, qui provoque des réactions extrêmes que nous devons éviter en cette période délicate. »

Il faudra s’habituer à ce que le sentiment religieux joue un rôle important en Tunisie. Les intellectuels français qui se veulent solidaires devront apprendre à élargir leur empathie au-delà des « Tunisiens des Lumières  ». Décrypter ce débat dépasse les interprétations binaires.

« Diffamation des religions », un délit contesté

Le secours de la doctrine des Nations unies pourrait être en revanche plus précieux pour définir les termes de la relation orageuse entre liberté d’expression et religion.

Elle a, en effet, récemment évolué. Pendant des années, sous la pression de l’organisation de coopération islamique (OCI), la «  diffamation des religions  » était retenue par l’Unesco et la commission des droits de l’homme comme une limite à la liberté d’expression.

En clair, une simple critique, une caricature, même une approche scientifique remettant un dogme en question pouvait être assimilée à une diffamation.

Depuis une résolution de l’Assemblée générale de décembre 2011, la doctrine a évolué et rejeté la notion de diffamation des religions, trop favorable aux gardiens du temple les plus liberticides.

Les Nations unies se réfèrent dorénavant à une notion plus complexe  :

« ... la lutte contre l’intolérance, les stéréotypes négatifs, la stigmatisation, la discrimination, l’incitation à la violence et la violence fondés sur la religion ou la conviction. »

Elle a mérite de ne plus pénaliser une expression visant une religion, mais de protéger les personnes pratiquant cette religion contre les préjugés et les appels à la haine.

Une évolution dont les constituants tunisiens et les acteurs sociaux pourraient davantage profit que des invectives entre «  laïques  » et « islamistes ». rue89


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Deux Tunisiens condamnés pour la publication de caricatures de Mahomet sur Facebook


C'est la première condamnation de ce genre depuis la chute de Ben Ali, en janvier 2011.C'est la première condamnation de ce genre depuis la chute de Ben Ali, en janvier 2011. © Reuters

 

Le tribunal de première instance de Mahdia a condamné deux blogueurs à 7 ans et demi de prison pour "atteinte à la morale, diffamation et trouble à l’ordre public". Leur crime : avoir publié sur Facebook des caricatures du Prophète. Les internautes tunisiens se mobilisent.


Relayée par des médias, la rumeur circulait depuis quelques jours dans la blogosphère tunisienne. Elle est désormais confirmée par le ministère de la Justice : deux bloggeurs ont été condamnés pour avoir publié des caricatures du prophète Mahomet sur les réseaux sociaux. Depuis la chute de Zine el-Abidine Ben Ali, en janvier 2011, c’est la première fois qu’une sentence de ce genre est prononcée.

 

Originaires de Mahdia, une ville du sud du pays, les deux jeunes hommes ont été condamnés le 28 mars par le tribunal de première instance à 7 ans et demi de prison et à 1 200 dinars d’amende (environ 600 euros). Le premier a été arrêté lundi et le deuxième, en fuite, a été condamné par contumace. Selon l’AFP, qui cite le porte-parole du ministère, Chokri Nefti, les deux blogueurs ont été jugés pour « atteinte à la morale, diffamation et trouble de l’ordre public ». La plainte a été déposée par un avocat et un habitant de la ville de Mahdia, choqués par les caricatures publiés par les deux jeunes hommes.

 

Condamnés pour athéisme ?


Ghazi Béji, le blogueur en fuite, a témoigné suur le site Atheistica de Kacem el-Ghazzali, un militant athée marocain. Il y raconte les conditions dans lesquelles il a fui son pays et estime qu’il n’a pas été condamné pour les caricatures sur le Prophète mais pour son athéisme. Une interprétation partagée par la journaliste et blogueuse Olfa Riahi : « Comment croire à une peine aussi lourde pour un fait qui arrive quotidiennement sur la Toile ? Comment y croire, car des photos de ce genre, j’en croise quasiment tous les jours en parcourant mon flux d’actualité Facebook, si bien que je n’y prête même plus attention ? »

 

Sur son blog, elle lie la condamnation à un essai écrit par Ghazi Béji, L’illusion de l’Islam. Selon Riahi, partie enquêter sur place et qui a rencontré l’un des plaignants, avocat de profession, tout serait pourtant partie d’une caricature du Prophète postée sur le réseau social. Documents à l’appui, elle retrace le cheminement de l’affaire, du dépôt de la plainte pour « atteinte au sacré appelant à la fitna » [division, en arabe], à l’audition de Jabeur Mejri, le premier condamné. Le jeune homme s’y proclame athée et revendique la liberté de publier les caricatures.

 

Deux autres affaires similaires doivent également être jugées. L’une d’entre elle concerne le directeur de la télévision privée Nessma, Nabil Karoui, poursuivi pour « atteinte aux valeurs sacré » après la diffusion de Persopolis. Le procès a été reporté au 19 avril. Jeuneafrique.


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A word from Ghazi El Beji: Tunisian Atheist who’s sentenced to 7 years and a half of imprisonment


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Ghazi El Beji Tunisian Atheist who's sentenced to 7 years and a half of imprisonment

A while ago I have spoken to Ghazi El Beji victim of Tunisian dark and theocratic government, I couldn’t hold back my tears when he was telling me his story. He told me how he swam across the Turkish boarder to get to Greece, and did not find anything to wear: he was naked like at his birth. He looked around him and found a corpse that the river threw on the shore. He had to take the dead man’s clothes ” the image of death for life”. He was now wearing the death-cloth of injustice and terrorism that cought him in his counrty and still are after him like an evil curse.

El Beji got residence in Greece for a month, but he is living with two Algerian young men in one room that lacks hygenic conditions, and all of them sleep on the floor.
After the end of his residence period, the Greek immigration department will have to ask him to leave, or emprison him for 6 months because of illegal immigration.

His flat mate smoke narcotics, which caused him a vision problem especially that he is asthma. He was also blackmailed by his flatmates after they have listened to his phone conversations with journalists after they have discovered he is escaping from Tunisia because of religion insults charges. He is now subject to blackmail and ultimatums: sometimes they would tell him that there is a Sudani terrorist that would not think twice before killing him if they tell him his story, and this morning they have asked him for 20 euros for their silence.

Ghazi’s Tunisian friends started avoiding talking to him. Even his best friend that was the “closest person in his life” turned against him according to Ghazi, who feels that the entire world turned hostile.

We have learned from Ghazi’s address that he lives in a neighberhood predominantly Salafi and Jihadi, and he is asking for immediate intervention from international Human Rights organizations to help him get a political refugee status that insures him personal safety.

I asked Ghazi to tell me what he feels after all of this: “Before the revolution,the system used to opress the religious extremist, but now they started oppressing the secular population, the thinkers, and the social intellectual elite, we made a revolution to free ourselves from oppression but now it’s gotten worse”

The Facebook page to keep yourself updated: Here

Sign the petition : Here;   atheistica

The case and international Media:

http://english.alarabiya.net/articles/2012/04/05/205716.html

http://af.reuters.com/article/topNews/idAFJOE83501L20120406?feedType=RSS&feedName=topNews

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/04/05/97001-20120405FILWWW00860-tunisiecaricatures-7-ans-de-prison.php
http://www.jeuneafrique.com/actu/20120405T153117Z20120405T153115Z/tunisie-7-ans-de-prison-pour-avoir-publie-des-caricatures-du-prophete-sur-facebook.html
http://mediarabe.info/spip.php?breve4685
http://www.francetv.fr/info/tunisie-7-ans-de-prison-pour-avoir-publie-des-caricatures-de-mahomet-sur-facebook_80691.html
http://www.lepoint.fr/societe/tunisie-7-ans-de-prison-pour-avoir-publie-des-caricatures-du-prophete-sur-facebook-05-04-2012-1448797_23.php
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Tunisie.-7-ans-de-prison-pour-avoir-publie-des-caricatures-de-Mahomet-sur-Facebook_6346-2063348-fils-tous–50502-abd_filDMA.Ht
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Maroc

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 17:20

 

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14h: Le porte parole du ministère de l'intérieur explique le comportement des forces de l'ordre vis à vis des manifestants et les raisons des violences. Il a déclaré qu'il était interdit depuis le 28 mars 2012 de manifester à l'avenue Habib Bourguiba, ce qui explique le recours au gaz lacrymogène. D'autre part 6 agents des forces de l'ordre ont été blessés par des pierres.  Lire la suite

 

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Des blessés lors de la dispersion d'une manifestation de chômeurs


Tunis - Plusieurs personnes ont été blessées samedi lors d'une manifestation de diplômés chômeurs dispersée par la police dans le centre de Tunis, ont constaté des journalistes de l'AFP.

La police a tiré des gaz lacrymogènes et donné des coups de matraques pour empêcher l'accès à l'avenue centrale Habib Bourguiba, désormais interdite aux manifestations, de plusieurs milliers de manifestants rassemblés pour réclamer des emplois.

Des ambulances ont évacué les blessés, alors que les protestaires se repliaient sur une place devant les locaux de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT, centrale syndicale historique).

Une vingtaine de manifestants ont été blessés lorsque la police déchaînée a chargé, a affirmé Belgacem Ben Abdallah, dirigeant de l'Union des diplômés chômeurs qui a appelé au rassemblement.

Nous sommes venus manifester pacifiquement pour l'emploi, la liberté et la dignité car rien n'a changé depuis la révolution. La police s'est comportée sauvagement comme au temps de Ben Ali, a-t-il protesté.

Le ministère de l'Intérieur a fait état de son côté de six agents de police blessés par des jets de pierre et accusé les manifestants de braver la loi.

Ils ont été avertis mais ont délibérément ignoré l'interdiction pour envahir les lieux par la force, la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour les en empêcher, ce qui a provoqué des heurts, a indiqué le porte-parole du ministère Khaled Tarrouche.

Nous ne laisserons pas installer le chaos et ne permettrons pas que la loi soit piétinée, les manifestants avaient le choix entre plusieurs endroits pour s'exprimer librement, a affirmé M. Tarrouche.

A l'appel de leur association, des diplômés chômeurs venus de toutes les régions tunisiennes s'étaient rassemblés devant l'UGTT, avant de tenter des incursions sur l'avenue centrale Habib Bourguiba.

Théâtres de fréquentes manifestations depuis la révolution, l'avenue centrale de Tunis a été interdite depuis le 28 mars aux rassemblements après des incidents lors d'une manifestation de salafistes réclamant la charia, la loi islamique.

A bas le gouvernement!, travail, liberté, dignité!, ont scandé les protestataires reprenant le slogan de la révolution qui a chassé Ben Ali du pouvoir le 14 janvier 2011.

Nous ne reculerons pas d'un pouce sur nos droits, a indiqué Hafedh Raies un coordinateur venu de Zaghouan (nord-est)

Selon M. Ben Abdallah, les manifestants veulent des emplois et des allocations de chômage équivalant au salaire minimum tunisien (environ 150 euros). Le taux de chômage est officiellement de 19% en Tunisie, dont près d'un quart de diplômés.

Il a accusé le gouvernement dirigé par le parti islamiste Ennahda de ne pas tenir ses promesses et de reprendre à son compte la politique de Ben Ali en matière d'emploi.

Un an et demi après la révolution nous voilà toujours chômeurs, au même point et sans perspectives a lancé un autre dirigeant de l'Union des diplômés chômeurs, créée en 2006 et agréée après la révolution.

Dans son programme de création d'emplois, le gouvernement prévoit notamment 25.000 postes dans la fonction publique, un chiffre bien loin de satisfaire aux 300.000 demandes des diplômés de l'université. romandie

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 07:55
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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 06:58

Sidi Bouzid

“Toute une révolution pour rien” scandent les manifestants


 

 

La colère gronde de nouveau à Sidi Bouzid,  épicentre  de la contestation qui avait chassé Ben Ali après 23 ans de règne sans partage.  Fiers d’être les instigateurs de la révolution, les habitants de cette région déshéritée du centre-ouest  se montrent de plus en plus déçus par la tournure de « leur révolution ».

  

Rassemblés,  hier,  à la Place du martyr en plein centre-ville, à l’appel de syndicats et d’organisations de la société civile,  plusieurs centaines  de «Bouzidiens»  ont dénoncé hier la « marginalisation » de leur  région  et « les promesses non tenues du gouvernement» en matière d’emploi, de développement régional et de justice sociale. «  Près de quinze mois après la chute de Ben Ali,  la situation des habitants  reste très précaire. Nous ne ressentons aucun changement  et nous avons décidé de ne plus nous taire », précise Slimane Rouissi,  syndicaliste et l’un des initiateurs  du rassemblement de protestation qui s’est très vite transformée en une marche pacifiste.

 

Avec plusieurs dizaines de  demandeurs d’emploi, dont près de 10.000 diplômés de l’enseignement supérieur,  Sidi Bouzid  détient  le triste record national du chômage. 

La région connaît   de façon intermittente depuis la chute de l’ancien régime  des grèves perlées, des débrayages sauvages et des manifestations bruyantes. La tension est montée d’un cran suite à  la visite effectuée le 26 mars par  ministre de la Santé publique, Abdellatif  Mekki  à l’hôpital régional de Sidi Bouzid.  Au cours de cette visite, le ministre n’a pas rassuré la population qui lui avait  demandé d’exposer la liste des projets que le gouvernement compte lancer dans la région.

 

Mardi dernier,  un groupe de jeunes chômeurs de Sidi Bouzid a entamé mardi une marche à pied en direction de Tunis pour appeler le gouvernement à tenir ses promesses en matière d’emploi. Les participants à cette marche qui étaient une dizaine au départ se comptent   désormais par centaines. Ils devraient arriver à Tunis le 9 avril,  une date symbolique  qui coïncide avec la fête des martyrs. letemps

 

 

 

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"La Marche des Libres" avance sur Tunis


 

Un groupe de citoyens de la région de Sidi Bouzid viennent d’entamer une marche à pied vers la capitale Tunis. Notre confrère nawaat.org  a voulu les rencontrer car cela rappelle les débuts de la Révolution tunisienne et sa Kasbah 1 et 2 où des milliers de Tunisiens sont venus des entrailles de la Tunisie pour faire tomber le premier gouvernement Mohamed Ghannouchi . Ces marcheurs reprochent aux gouvernements successifs la lenteur des réformes nécessaires pour résoudre les problèmes du chômage et du développement régional . Ils dénoncent la marginalisation . Ces jeunes se sont appelés sur Facebook et ont reçu l'appui des citoyens.
 

Arrivé vers 20h à Kairouan nawaat est rentrée en contact avec Nader Hamrouni qui fait partie de “la Marche des Libres”, appellation donnée à cette initiative. Il a dit que ses compagnons étaient fatigués, qu’ils aimeraient bien manger et se reposer et qu’après on pourrait bien faire une interview avec eux.

 

Vers 23h, nawaat a rappelé Nader et  ils ont fini par voir ces hommes de Sidi Bouzid. Ils n’ont pas voulu les déranger préférant les laisser se reposer, cependant ils ont pris des photos et l’interview que voici dans laquelle Ramzi, l’un des jeunes de cette marche explique cette action, leurs revendications et pourquoi ont-ils choisi de marcher à pied de Sidi Bouzid à Tunis, soit 265 km.

 

On apprend ce matin ,à travers la radio Shems FM ,que le comité de protection de la révolution « 17 décembre » et le front du 17 décembre des forces progressistes ont organisé ce jeudi 5 avril une « journée de la colère » à Sidi Bouzid pour protester contre l’absence de réponse aux revendications pour l’emploi et le développement régional.

 

D’après un des participants, le gouverneur, de par son appartenance au Mouvement islamiste Ennahdha ( au pouvoir ), est accusé de ne pas être neutre, et est donc persona non grata. Des réunions se poursuivront entre les coordinateurs du mouvement de protestation, qui n’écartent pas l’éventualité de décréter une grève générale dans la région de Sidi Bouzid, voire la désobéissance civile si leurs demandes ne sont pas concrétisées.  tunisiefocus

 

 

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 L’UNESCO soutient la radio "Sawt al Manajem" à Gafsa

 

Située dans un appartement à l’éclairage hasardeux d’un immeuble inachevé, la radio la Voix des mines de Gafsa représente une expérience inédite en Tunisie. C’est en effet l’une des rares radios communautaire du pays, le type de médias qui a encore du mal à émerger entre les médias publics et privés.


La radio la Voix des mines de Gafsa (Sawt al Manajem en arabe) a débuté sur internet en février 2011 avec un groupe d’une demi-douzaine de journalistes citoyens, soit quelques semaines après la révolution qui a fait chuter l’ancien régime du Président Ben Ali. Mais elle est aujourd’hui en train de prendre un nouvel essor avec le soutien de l’UNESCO et de l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC), qui ont mis en œuvre une formation de cinq jours au sein de la radio. Les jeunes journalistes qui ont suivi cette formation ont appris les techniques de reportage et d’interview, la production de contenu sensible au genre, la gestion de la radio et la déontologie journalistique. Cette initiative a eu lieu dans le cadre de la participation de l’UNESCO à la conférence « Médias communautaires et le printemps arabe », organisée par  l’AMARC du 9 au 10 mars 2012 à Tunis et du 16 au 18 mars à Gafsa.

Il est difficile de dissocier la radio des mines de Gafsa de l’un de ces co-fondateurs, Fahem Boukkadous, journaliste d’une quarantaine d’années, qui a passé, sous l’ancien régime, plus de deux ans en prison et cinq en clandestinité pour son activisme en faveur de la liberté de la presse. « Notre ambition est de diffuser une information libre pour tous les habitants de la région de Gafsa. Notre ligne éditoriale consiste à parler des personnes marginalisées et des jeunes, de défendre les causes que nous estimons légitimes, comme la condition des femmes, la question des diplômés chômeurs, les personnes malades et les exclus de la société », déclare-t-il.

Une quinzaine de journalistes citoyens et de techniciens, pour la plupart bénévoles, travaillent à la Voix des mines. Ils produisent des émissions axées sur les jeunes, les problèmes de société et de développement dans la région de Gafsa. La radio se veut surtout un média de proximité qui permet aux habitants de la région, et en particulier aux jeunes, d’exprimer librement leurs préoccupations, leurs revendications et leurs rêves. Des bulletins d’informations quotidiens sont envisagés d’être mis en œuvre prochainement.

La radio s’appuie sur l’expérience et l’esprit des mouvements sociaux et syndicaux qui avaient agité le bassin minier de Gafsa en 2008, marqués par des manifestations contre le chômage, la corruption et la vie chère. D’une certaine manière, la contestation et la féroce répression qui a suivi ont forgé l’âme d’un groupe de journalistes citoyens et de militants associatifs. « A cette époque », raconte Fahem, « les gens ne pouvaient pas obtenir des informations de qualité sur la situation. Un groupe de journalistes a réussi à couvrir les évènements du bassin minier pour un site web alternatif et une télévision indépendante tunisienne. Nous avions la volonté de libérer la communication, mais cela n’a pas été possible à cause du contexte policier ». Inculpé avec d’autres leaders du mouvement par le régime, Fahem Boukadous, après 16 mois passés dans la clandestinité, est finalement condamné à quatre ans de prison en 2010. Il est libéré le 19 janvier 2011, soit cinq jours après la chute du régime de Ben Ali.

En évoquant son parcours dans la clandestinité puis en prison, Fahem reste philosophe : « Le plus dur au temps de Ben Ali », dit-il, « ce n’était pas la prison, j’y étais habitué, mais c’était quand on est sorti et qu’on n’avait pas de possibilité de travailler. Avec ma femme, qui a passé deux ans en prison, nous avons dû ouvrir une petite épicerie pour survivre. Elle est pourtant enseignante de formation. Mais le régime a interdit à son école de la faire travailler. »

Diffusant depuis plusieurs mois sur internet (son groupe Facebook réunit plus de 16 000 fans), la radio la Voix des mines a commencé en mars 2O12 la diffusion expérimentale de ses programmes en FM, en attendant l’arrivée du matériel de production. Une bonne partie des équipements a été achetée en Italie par un membre de la radio qui a fait un emprunt à la banque.

La journaliste Siwar Ameidia est la présidente de l’association La voix des autres, qui gère la radio. « Pour l’instant, nous produisons des programmes enregistrés. On fait des tests avec de différents éléments sonores et des émissions. Mais nous avons besoin d’autres formations et de stages pour les animateurs et les journalistes ». Une opinion partagée par Fahem Boukkadous : « Sans formation on ne peut pas atteindre le professionnalisme que nous souhaitons, et beaucoup d’entre nous ont besoin d’apprendre les bases du métier. Une autre chose qui est aussi extrêmement importante pour nous, c’est la déontologie. »

Selon Siwar Ameidia, l’impact de la Voix des mines doit être envisagé dans le contexte de la région. « Les zones minières de Gafsa souffrent de nombreux problèmes liés au développement, au chômage,  à l’environnement et à la pauvreté. Plus de la moitié des gens ici ont une vie misérable ». A son avis, une radio communautaire apporte une autre perspective aux auditeurs. « La Voix des mines possède un réel avantage par rapport aux autres médias. Avant le 14 janvier 2011 les médias n’essayaient pas de prendre en compte ou de résoudre les problèmes de la population. Ils étaient absents même pendant la révolution. Aujourd’hui les gens leur demandent ‘Où étiez-vous avant ?’. Il y a un vrai problème de confiance. La Voix des mines possède, en revanche, un grand avantage, la confiance des gens ». 
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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 06:04

Des caricatures de Mahomet mènent en prison


Deux jeunes tunisiens ont été condamnés à sept ans de prison pour avoir publié des caricatures de Mahomet sur Facebook. C’est une peine sans précédent pour une affaire de ce type en Tunisie.

Sept ans et demi de prison. C’est la peine à laquelle ont été condamnés deux jeunes tunisiens le 28 mars pour avoir publié sur Facebook des caricatures de Mahomet rapporte le site Tunisia Live. La sentence est susceptible d’appel. Selon le jugement, Jabeur Mejri et Ghazi Beji, le premier ayant été arrêté alors que le second est en fuite en Europe, sont condamnés à cinq ans de prison, 1200 DTN d’amende pour "diffusion de publication et des écritures et d’autres sources étrangères qui troublent l’ordre public", deux ans d’emprisonnement pour "apport de préjudice aux tiers à travers les réseaux publics de communication" et six mois de prison "pour transgression de la morale et par les paroles".

Bochra Belhaj Hmida, avocate et ex-président de l’Association tunisienne des femmes démocrates, s’est mobilisée pour défendre ces deux jeunes et mobiliser la société civile explique Tunisia Live , elle estime « absurde que les deux jeunes hommes soient poursuivis pour des actes si insignifiants alors que ceux qui ont commis des actes de terrorisme en Tunisie sont libres ».

Cette condamnation est une première en Tunisie alors que d’autres jugements symboliques se profilent comme le procès du directeur de la télévision privéeNessmaTv qui va être jugé après la diffusion du film d’animation franco-iranien Persépolis.afrik

 

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 Deux athées condamnés à la prison

 

Au départ, cela ressemble à l’une de ces rumeurs dont sont infestés les réseaux sociaux. Mais l’affaire est authentique : deux Tunisiens ont été condamnés le 28 mars par le tribunal correctionnel de Mahdia à sept ans de prison ferme et à 600 euros d’amende pour la publication d’ouvrages et de dessins défendant l’athéisme et critiquant l’islam.

Jaber El Majri, professeur d’anglais, avait publié sur page Facebook des dessins particulièrement crus, où il représente par exemple un porc sur la Kaaba (la pierre noire de la Mecque), et des propos assez virulents par lesquels il exprime sa haine des Arabes et son soutien au Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu. Il est actuellement en détention.

Le second, considéré comme son complice, Ghazi El Beji, est l’auteur d’un petit roman publié en ligne, intitulé « L’Illusion de l’islam », dans lequel il met en scène le prophète Mohamed et son épouse Aïcha. Il est actuellement en fuite à l’étranger. Les faits sont clairement décrits dans l’excellent travail d’enquête des blogueuses Henda Hendoud etOlfa Riahi.

L’athéisme « plus grave que le meurtre »

Foued Cheikh Al Zouali, l’avocat qui a porté plainte à la demande de simples citoyens, comme les policiers qui entendu les deux accusés, insistent pour dire que les poursuites ne sont pas motivées par les convictions des deux jeunes hommes, mais par leurs actes, en l’occurrence, leurs écrits.



 

La traduction des termes de la condamnation

Des faits qui relèvent notamment de l’article 121 ter du code pénal sanctionnant les publications «  de nature à portée atteinte à l’ordre public et aux bonnes mœurs  ». Le même texte invoqué contre le directeur du quotidien Ettounsiya.

Cette disposition était utilisée autrefois contre les opposants au Président Ben Ali. Entre autres l’actuel ministre de la Réforme administrative, Mohamed Abbou, à l’époque où il dénonçait la torture.

Mais les termes de l’avocat, qui évoque à propos de Ghazi el Béji le «  complice d’athéisme  » de Jaber el Majri, «  un crime plus grave que le meurtre  », trahissent le grief à l’origine de la plainte. De même, le résumé de l’ouvrage « L’Illusion de l’islam » par la police mentionne :

«  Doute de l’existence de Dieu, doute de l’existence d’une religion nommée Islam, doute de l’existence du Prophète Mohamed, avec justificatifs du doute comme y insiste l’auteur  ».

Aucune mention d’un quelconque «  trouble public  » avéré et effectif.

Pas besoin de la charia pour emprisonner

Cette histoire apporte plusieurs enseignements. Tout d’abord qu’il n’a pas été nécessaire d’inclure la charia dans la Constitution ou de modifier son article 1er qui stipule que la religion de la Tunisie est l’islam, ni même de rédiger une nouvelle loi, pour envoyer quelqu’un en prison pour blasphème.

La lettre de la loi n’a pas changé, mais de tout évidence la pression sociale et l’esprit dans lequel les magistrats interprèteront la Loi, suffiront à islamiser le Droit. Et si d’autres dispositions constitutionnelles ne garantissent pas explicitement les libertés publiques, les aspects les plus restrictifs et discriminants de la doctrine religieuse pourront déterminer la jurisprudence.

L’autre enseignement est la lenteur avec laquelle l’affaire est sortie dans les médias. Le camp des opposants les plus allergiques à Ennahdha a tellement amplifié le moindre incident, relayé des rumeurs infondées ou des informations parcellaires, en un mot crié au loup, qu’il a fallu attendre plusieurs jours pour que l’information soit confirmée par une enquête. Et ce ne sont pas les journalistes des médias traditionnels qui l’ont menée, mais des militants et des bloggeurs.

Pas la cause la plus facile à défendre

Par ailleurs, la gêne est sensible. Les deux accusés n’ont pas eu d’avocat et peu de voix s’élèvent publiquement pour les défendre. C’est qu’une fois de plus, la liberté d’expression n’a pas le meilleur flambeau.

Après la projection un peu racoleuse et la traduction outrancière de« Persepolis » par la chaine Nessma, après la publication en couverture du quotidien Ettounsiya d’une femme quasiment nue, dont l’utilité informative est encore à démontrer, le risque est d’ancrer dans l’opinion l’équivalence entre liberté d’expression et insulte à l’islam ou immoralité.

Une perception qui n’aide pas forcément les députés progressistes et républicains qui, au sein de la Constituante, tentent d’inclure dans la future loi fondamentale une référence à la déclaration universelle des droits de l’Homme.

La présidence de la République, par la voix de son porte parole Adnane Manser, a justifié la condamnation :

« Attaquer les symboles sacrés de l’Islam ne peut être considéré comme relevant de la liberté d’expression. Nous sommes un pays musulman, et à cet égard, nous sommes contre ceux qui insultent les religions.

Il s’agit d’une forme d’extrémisme, qui provoque des réactions extrêmes que nous devons éviter en cette période délicate. »

Il faudra s’habituer à ce que le sentiment religieux joue un rôle important en Tunisie. Les intellectuels français qui se veulent solidaires devront apprendre à élargir leur empathie au-delà des « Tunisiens des Lumières  ». Décrypter ce débat dépasse les interprétations binaires.

« Diffamation des religions », un délit contesté

Le secours de la doctrine des Nations unies pourrait être en revanche plus précieux pour définir les termes de la relation orageuse entre liberté d’expression et religion.

Elle a, en effet, récemment évolué. Pendant des années, sous la pression de l’organisation de coopération islamique (OCI), la «  diffamation des religions  » était retenue par l’Unesco et la commission des droits de l’homme comme une limite à la liberté d’expression.

En clair, une simple critique, une caricature, même une approche scientifique remettant un dogme en question pouvait être assimilée à une diffamation.

Depuis une résolution de l’Assemblée générale de décembre 2011, la doctrine a évolué et rejeté la notion de diffamation des religions, trop favorable aux gardiens du temple les plus liberticides.

Les Nations unies se réfèrent dorénavant à une notion plus complexe  :

« ... la lutte contre l’intolérance, les stéréotypes négatifs, la stigmatisation, la discrimination, l’incitation à la violence et la violence fondés sur la religion ou la conviction. »

Elle a mérite de ne plus pénaliser une expression visant une religion, mais de protéger les personnes pratiquant cette religion contre les préjugés et les appels à la haine.

Une évolution dont les constituants tunisiens et les acteurs sociaux pourraient davantage profit que des invectives entre «  laïques  » et « islamistes ». rue89

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 Des petites filles embrigadées par des fondamentalistes religieux

Elles sont séparées des garçons de leur âge, voilées de la tête aux pieds et  soumises à un embrigadement religieux en règle. Mais que fait donc le gouvernement?

 Le ministère de la Femme et de la Famille est informé de l’existence de jardins d’enfants et d’écoles coraniques ne répondant pas aux critères de la profession et qui bafouent, au nom de la religion, les droits de l’enfance. Mais qu’attend-il pour intervenir avant qu’il ne soit trop tard?

Interrogé jeudi, lors de la rencontre périodique avec la presse au Premier ministère, à propos de ces institutions éducatives qui violent les droits de l’enfant, Mohamed Ali Khaldi, représentant du ministère de la Femme et de la Famille a déclaré que son département a reçu un rapport à ce sujet et qu’il est en train de coopérer avec des responsables du ministère des Affaires religieuses afin de trouver une solution.

Quand on est au courant que ces institutions qui, au lendemain de la révolution, ont poussé comme des champignons dans les banlieues surtout défavorisées, et qui n’appliquent ni les règles du métier ni ne respectent la pédagogie, il y a de quoi s’inquiéter et sonner l’alarme.

Depuis près d’une dizaine de jours, des photos de classe tournent sur les réseaux sociaux. Une classe peuplée de petites filles. Seulement des filles et on se croirait en Afghanistan ou au Pakistan, à quelque taliban près. Ces photos ont choqué les internautes, parents et acteurs la société civile. 

Première lecture: elles sont en bas âge. Aucun garçon n’est présent dans la classe. Elles sont voilées de la tête aux pieds. Seul apparait un petit visage angélique à moitié découvert. Et un turban blanc ou vert, imprimé de versets coraniques et un regard brillant d’innocence.

Ces fillettes reçoivent des cours séparément des garçons de leur âge. Une autre éducation que celle proposée aux garçons. Elles n’ont pas à partager avec ces derniers les mêmes jeux (pas l’ombre d’un seul jeu éducatif, pas de poupée, pas de livres de contes…). Et ne disposant que d’ardoises et de la craie.

La question posée aujourd’hui: où sont passés les inspecteurs pour faire le suivi? Qui sont les éducateurs qui assurent les cours? Qui a délivré l’autorisation à ces jardins d’enfants qui, apparemment, ont une mission autre  qu’éducative à accomplir? Où sont passés aussi les défenseurs des droits de l’enfance? Que Sihem Badi, la ministre de la Femme et de la Famille, se dépêche pour trouver au plus vite une solution radicale. Car, il y a feu dans la maison et ça n’attend plus. kapitalis

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Caroline Fourest : «Le Monde» tombe de haut sur la Tunisie


Le problème ? Elle affirme d’entrée, des les premières lignes de son papier, que le parti de Marzouki, le président de la République tunisienne, c’est Ennahdha. Voici la phrase incriminée : «Sous Zine El-Abidine Ben Ali, on risquait gros si l’on critiquait le pouvoir temporel. Sous Moncef Marzouki et son parti, Ennahda, on risque gros si l’on critique la religion et si l’on tient tête à l’obscurantisme».

Un couac tonitruant pour un journal qui prétend donner des leçons. Le parti présidentiel tunisien étant évidemment le Congrès pour la République. Or en l’occurrence, l’article en question multipliera les approximations.Le vénérable quotidien «Le Monde», s’est planté en beauté sur la Tunisie. C’est par un article signé par sa célèbre chroniqueuse, Caroline Fourest, que le scandale est arrivé. Habituée des plateaux télé, spécialiste autoproclamée des questions de «l’extrémisme», Mme Fourest s’est fendue d’une chronique intitulée «La Tunisie des Lumières se bat», publiée le vendredi 6 avril.

Un peu plus loin, sur la même page, Caroline Fourest enfourchera ses grands chevaux pour affirmer : «Une jeune syndicaliste tunisienne est même devenue une icône nationale en décrochant le drapeau des salafistes pour restaurer celui de la Tunisie. Elle s’est fait copieusement tabasser par les intégristes».

La journaliste-star de la presse française fait ici allusion à Khaoula Rachidi. Le problème ? La jeune fille citée en exemple, n’est pas syndicaliste et affirme n’avoir aucune affiliation politique. Et si l’une de ses collègues aura effectivement été agressée, Khaoula sortira indemne de la confrontation, puisqu’elle aura eu le réflexe de quitter les lieux illico presto.

Toujours dans le même article, on apprendra que ce sont des «juges obscurantistes» qui seraient derrière les condamnations que Caroline Fourest considère comme étant liberticides. Ainsi, il n’est plus question des plaintes des avocats, pas même de la pression sociale et politique. Les Tunisiens découvriront grâce à cet article, le rôle obscur «des juges obscurantistes».

Soyons sérieux. Une analyse digne de ce nom doit être basée sur des faits et non des approximations, encore moins des élucubrations. A notre (modeste) connaissance, les journalistes français travaillent dans des conditions pas trop mauvaises. Ils n’ont en tous cas certainement pas les contraintes «kilométriques», auxquelles nous autres, tâcherons tunisiens de la plume sommes astreints.

Rien ne justifie donc ce dérapage journalistique, cette faute professionnelle de notre collègue française. Caroline Fourest est chroniqueuse dans le quotidien «Le Monde». A priori, une distinction, un gage de sérieux. Mais on pourrait s’interroger sur le rôle des chefs de service, et autre directeurs de la rédaction. Enfin : Y a t-il quelqu’un pour relire la prose de Fourest avant publication ? A moins que dans son journal, on puisse se permettre de traiter aussi légèrement des affaires tunisiennes. Ce qui finira peut-être par inciter nos lecteurs, à ne plus prendre les articles publiés dans la presse française pour parole d’Evangile. Et encore moins pour du Coran. donnetonavis

 

___________________________________L'article de Caroline Fourest

La Tunisie des Lumières se bat

Sous Zine El-Abidine Ben Ali, on risquait gros si l'on critiquait le pouvoir temporel. Sous Moncef Marzouki et son parti, Ennahda, on risque gros si l'on critique la religion et si l'on tient tête à l'obscurantisme. La responsabilité de l'actuel gouvernement est évidente, mais sournoise.

Elle consiste à laisser les salafistes les plus excités terroriser les démocrates laïques puis à les renvoyer dos à dos en feignant de ne pas prendre parti. Ce qui revient, en réalité, à soutenir les plus violents. Comme ceux qui menacent Nadia El Fani pour son film Laïcité Inch'Allah ou ceux qui terrorisent le campus de la Manouba et son héroïque doyen. Se figure-t-on le courage qu'il faut à cet homme lettré et pacifique pour tenir tête à ces enragés, prêts à le séquestrer pour exercerleur chantage ?

Un jour, ils demandent une salle de prière, l'autre de laisser les étudiantes assisteraux cours en niqab, puis finissent par vouloir faire flotter le drapeau noir des salafistes sur le toit de la faculté. Comme en Algérie à la pire époque, des étudiants résistent. Une jeune syndicaliste tunisienne est même devenue une icône nationale en décrochant le drapeau des salafistes pour restaurer celui de laTunisie. Elle s'est fait copieusement tabasser par les intégristes.

Que fait la police ? Encore largement bénaliste, elle laisse la situation pourrir. Dans l'espoir que la nostalgie de l'ordre ancien reviendra ? Illusion funeste. C'est un autre ordre ancien qui perdure. Celui des juges. En l'absence d'une nouvelle Constitution pour les cadrer, les plus obscurantistes profitent de cette transition chaotique pour mettre en prison toute personne jugée blasphématrice ou apostate. En témoigne le sort de deux jeunes internautes tunisiens, Ghazi Béji et Jabeur Mejri, condamnés pour atteinte à "l'ordre public" et à la "morale". Ils ont été condamnés à sept ans de prison ferme. L'un a fui vers la Grèce, l'autre s'apprête à purger sa peine. Ses amis parlent de torture. Leur crime ? Avoir diffusé sur lesréseaux sociaux un roman satirique sur la vie du prophète Mahomet. La sentence, très décalée et sévère, a mis en émoi la blogosphère tunisienne et marocaine. Pas le gouvernement tunisien. Or c'est là, dans cette passivité complice, que réside le danger.

OBSURANTISME DES JUGES

A Paris, on s'est félicité un peu vite de voir le parti islamiste Ennahda renoncer àinscrire la loi islamique dans la Constitution en cours d'écriture. Celui que des journalistes français s'obstinent à présenter comme un "islamiste modéré" est en réalité simplement stratège. Il a compris qu'il pouvait tout à fait garder l'article premier proclamant l'islam comme religion de la Tunisie, tel qu'il existait sous Habib Bourguiba et Ben Ali, et le tirer vers une interprétation plus théocratique grâce au rapport de force sur le terrain.

En jouant de l'extrémisme des salafistes et de l'obscurantisme des juges, une vague formulation suffit pour faire reculer la sécularisation, la liberté de conscience et d'opinion pour tous. Autrement dit, à tuer le printemps démocratique. Il n'y a vraiment pas de quoi se réjouir. Et toutes les raisons de soutenir les Tunisiens qui se battent, avec un courage inouï, pour une autre interprétation de la future Constitution et la liberté de tous. lemonde

 

 
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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 04:13

 

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Abou Ismaïl, le candidat salafiste qui divise l’Égypte


Le candidat salafiste Abou Ismaïl, sur fond de drapeau égyptien.

 

À quelques semaines de l'élection présidentielle égyptienne, la place Tahrir, au Caire, est à nouveau noire de monde. Mais cette fois, ce ne sont pas les jeunes de la révolution qui battent le pavé, mais des salafistes. Ces partisans d’un islam radical défilent pour soutenir leur candidat, Abou Ismaïl, qui risque d’être écarté de la course à la présidence en raison de sa mère, qui aurait la nationalité américaine.

 

"Nous n’accepterons pas les magouilles", "Nous vivrons dignement !" étaient parmi les slogans affichés place Tahrir en soutien à Abou Ismaïl, un avocat et prédicateur religieux salafiste. Ce dernier souhaite se présenter comme candidat indépendant à la présidentielle égyptiennes prévues pour mai. Sa candidature a généré une large controverse et une campagne de dérision, notamment sur le Net. Mais le projet présidentiel d’Abou Ismaïl pourrait tourner court. Hatem Begato, secrétaire général de la commission électorale, a en effet affirmé jeudi à l’AFP que, selon des informations du bureau l’immigration égyptien, la mère du candidat détiendrait la nationalité américaine. Or la loi électorale égyptienne stipule que tout candidat à la présidentielle doit être uniquement égyptien, de même que ses parents et son épouse.


La commission électorale ne s’est toutefois pas encore officiellement prononcée sur la question et a jusqu’à lundi pour statuer sur la candidature d’Abou Ismaïl.

 


 
Manifestation en soutien à Abou Ismail vendredi 6 avril.

"Salafiste ou pas, c’est un Égyptien et il a des droits comme n’importe lequel d’entre nous"

Mostafa Sheshtawy est un blogueur du Caire.

« Personnellement, je ne partage pas du tout les idées d’Abou Ismaïl, mais je suis sidéré par la mauvaise foi dont font preuve beaucoup d’anti-salafistes. Certains sont prêts à tout pour empêcher la candidature d’Abou Ismaïl de présenter sa candidature. Leur rejet des salafistes leur fait oublier leurs principes. »

 « J’avoue que je ne vais pas me précipiter dans la rue pour soutenir Abou Ismaïl mais je lui accorde au moins le bénéfice du doute. Je refuse de le traiter de menteur, comme beaucoup le font, tant qu’il n’y a pas de preuve formelle qu’il a enfreint la loi. Salafiste ou pas, c’est un Égyptien et il a des droits comme n’importe lequel d’entre nous. »

"Ce sont probablement les Frères musulmans qui récolteront les fruits de cette campagne"

« Je reconnais toutefois que les absurdités qu’ils profèrent régulièrement ne jouent pas en la faveur de ce candidat. Il a; par exemple; déclaré un jour que l’acronyme de la marque de soda Pepsi voulait dire 'Pay Every Penny to Save Israel' ['Dépensez chaque centime pour sauver Israël]'. Il a également dit que Bill Clinton était à l’origine un paysan. On peut comprendre que des citoyens normaux racontent de telles sottises, mais pas un candidat à la présidentielle !

 La popularité d’Abou Ismaïl est surtout due à son influence religieuse qui trouve un écho dans une société conservatrice comme la nôtre [Abou Ismaïl était prédicateur sur les chaînes satellitaires avant de devenir un homme politique, après la chute du président Moubarak].

 Si la candidature d’Abou Ismaïl est rejetée, ce sont les Frères musulmans qui en récolteront les fruits car ses partisans se rabattront sûrement sur eux. C’est pour ça que je persiste à dire que les anti-salafistes qui se réjouissent des déclarations de la commission électorale ne regardent pas plus loin que le bout de leur nez : ils devraient s’intéresser au vote islamiste dans son ensemble. »

"Nous organiserons des sit-in et des manifestations encore plus importantes si la candidature d’Abou Ismaïl n’est pas retenue"

 

Samah est une jeune graphiste. Elle était dans la manifestation de soutien à Abou Ismaïl.

 « Mon soutien à Abou Ismaïl ne date pas d’aujourd’hui. Je suis de très près sa campagne et je compte voter pour lui si, comme je l’espère, sa candidature est acceptée. Évidemment, c’est d’abord pour des raisons religieuses, puisqu’Abou Ismaïl veut faire appliquer la loi islamique (la charia). Mais il faut aussi rappeler qu’il a été le premier candidat à l'élection présidentielle à soutenir les manifestants de Tahrir qui dénonçaient le pouvoir militaire. Je suis d’ailleurs sûre que c’est son opposition à l’armée qui lui vaut cette campagne de calomnie. Si le ministère de l’Intérieur détenait une quelconque preuve que la mère d’Abou Ismaïl est américaine, pourquoi ne la divulgue-t-il pas [un Égyptien n’a pas le droit d’adopter une autre nationalité sans une autorisation du ministère de l’Intérieur] ?

La commission électorale doit comprendre qu’elle ne peut pas rejeter impunément la candidature d’Abou Ismaïl car il y a une base populaire solide qui le soutient. S’il le faut, nous organiserons des sit-in encore plus importants que celui d’aujourd’hui pour faire entendre notre voix. Si Abou Ismaïl ne se présente pas à l'élection, je ne voterai pas et je connais pas mal de ses supporters qui disent la même chose. Même si d’autres iront quand même voter islamiste : soit pour Kheyrat Shater, le candidat des Frères musulmans, soit pour Abdel Monem el-Fotouh [candidat islamiste »

Un supporter d'Abou Ismaïl à bord d'une voiture sur laquelle sont collés sa photo et son slogan de campagne

Texte de l'affiche "Ils disent que sa mère est américaine car il compte faire le ménage au sein du ministère de l'Intérieur et arrêter tous les voleurs".

observers.france24

 

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أنصار أبو إسماعيل يتظاهرون ضد المجلس العسكري ...هاجموا سليم العوا وعمرو أديب والإبراشي‏..‏ ووصفوا قضية الجنسية بـ التمثيلية 

وسط سيل من اللافتات والاعلام والبوسترات وغيرها من وسائل التأييد لحازم أبو اسماعيل احتشد عشرات الالاف من أنصاره في ميدان التحرير بعد قدومهم في مسيرات ومجموعات من أماكن شتي‏.‏

 

وتحت شعار( لن نسمح بالتلاعب) أقيمت منصة كبري في قلب ميدان التحرير شيدتها نحو11 حركة وائتلافا سياسيا.


وردد المتظاهرون هتافات معادية للمجلس العسكري والحكومة ووزارة الداخلية مؤكدين تعنت الجهات الرسمية ضد المرشح أبو اسماعيل, وان رواية جنسية والدته ملفقة.. ورددوا هتافا يعبر عن ذلك فقالوا: تمثيلية.. تمثيلية.. قالوا أمه أمريكية.. واحنا قلنا انها مصرية.


ولوحظ في مظاهرة أمس دقة التنظيم وأسلوب اللافتات وانتقاء الكلمات وظهور أعداد كبيرة من السيدات المنتقبات. حيث قام أنصاره بارتداء تي شيرت أبيض مطبوع عليه صورته ومكتوب عليه, لن نسمح بالتلاعب كما ارتدوا كابا أرزق مكتوبا عليه معا نعيد مجد أمتنا.. حازم ابو اسماعيل رئيسا لمصر. وقام البعض بوضع قناع علي وجهه يحمل صورة حازم أبو اسماعيل. وحرص المتظاهرون علي الوجود بمسجد الفتح من جميع المحافظات منذ الساعات الاولي من صباح أمس وامتلأ المسجد عن آخره واضطر الشباب لافتراش شارع رمسيس.


وانطلقت بعد صلاة الجمعة مسيرة كبري من مسجد الفتح برمسيس ترفع لافتات وأعلاما ضخمة ترفض اقصاء أبو اسماعيل من سباق الرئاسة معتبرة أن هذا أمر مدبر. وحمل ائتلاف الدعوة الاسلامية بالمنصورة بوسترا كبيرا لحازم يتجاوز10 أمتار فضلا عن الاعلام السوداء وأخري مكتوب عليها( لا إله إلا الله). ووصلت المسيرة إلي التحرير بعد تعطيلها المرور لعدة ساعات. ومن الشعارات التي رددها أنصاره راجعين التحرير رافضين التزوير. ووصلت إلي ميدان التحرير وسط التكبير والهتافات وتمركزت عند منصة أبو اسماعيل التي تتوسط الميدان والتي رفعت شعارا كبيرا( لن نسمح بالتلاعب) حيث نظم العديد من القوي الاسلامية فعاليات مليونية أبو اسماعيل.


وقام أنصاره بتوزيع بعض المنشورات والبيانات التي تحذر الولايات المتحدة مطبوع عليها: طلاب الشريعة, مؤكدين لن نسمح بالتلاعب لمن يحكمنا ظلما وزورا.
لن نسمح بالتلاعب لمن يحاكمنا ظلما وزورا ويفلت الظالمين.. ولا لمن يمنع عنا قوتنا وقوت, أولادنا ويهرب المليارات إلي الخارج.


وحذر البيان السفارة الامريكية: لاتغتروا بإفلات الجاسوس إيلان وتهريب رعاياكم الحقوقيين لان تعاملكم كان مع حكومات النظام المخلوع, أما الآن انتم تتعاملون مع ارادة شعب25 يناير, وهاجم المتظاهرون الاعلام المصري واتهموه بالكذب والتآمر علي أبو اسماعيل وقاموا بعمل لافتات عليها صور واسماء بعض الاعلاميين ومنهم عمرو أديب ووائل الأبراشي ومحمد سليم العوا المرشح لرئاسة الجمهورية ووضعوا عليها علامة اكس وكتب عليها نحن حازمون وهم كاذبون.


وأكد الدكتور خالد سعيد المتحدث الرسمي باسم الجبهة السلفية وأحد المشاركين في المليونية انها سلمية وهدفها الرئيس منع التزوير في الانتخابات الرئاسية واشعار الجهات المسئولة أن الشارع مازال يقظا ولن يسمح بتزوير ارادته وطالب المسئولين بكشف حقيقة جنسية ابو اسماعيل بالسلب أو الايجاب محملا الجميع المسئولية عن حالة التوتر الموجودة بالشارع وتساءل كيف لدولة بهذا الحجم ألا تستطيع ان تحدد جنسية شخص طيلة هذه الفترة في الوقت الذي يمكن معرفة جنسيتنا في لحظات وانهاء المشكلة.
وقال انه يتعرض لحملة شرسة, وأن هذا لن ينال من رصيد الحب والتقدير والدعم للمرشح أبو اسماعيل.


وقال وليد حجاج منسق عام حركة حازمون لانسمح بأي تلاعب أو تزوير ونريد مسئولا يخرج علينا ويقول لنا معلومة مؤكدة مشيرا إلي أن هناك نية لاستبعاد أبو حازم من سباق الرئاسة.


فيما انتشر أنصار أبو اسماعيل في الميدان وقاموا بتوزيع الدعاية والبوسترات مرددين هتاف الشعب يريد حازم ابو اسماعيل إلا ان منصة الدستور رددت عليهم أننا ننزل للتظاهر من أجل مصر وليس من أجل شخص. وشهد الميدان مناوشات بين أنصار أبو اسماعيل والمعتصمين إلا أنها انتهت سريعا.

 

..ووقفة بالإسكندرية تحذر من استبعاده

الإسكندرية ـ عصام علي رفعت:


نظم مؤيدو الشيخ حازم أبوإسماعيل وقفة علي كوبري إستانلي بمنطقة شرق الإسكندرية بعد صلاة الجمعة, رددوا فيها الهتافات المعادية والمحذرة من استبعاد الشيخ حازم أبوإسماعيل.كانت المسيرة التي نظمها مؤيدو أبوإسماعيل قد أنطلقت فوق كوبري استانلي إلي منطقة سبورتنج وشارك فيها حوالي الألفين من المؤيدين له.


كما خرجت من حديقة خالد بن الوليد المواجهة لمسجد القائد إبراهيم عقب الصلاة المسيرة التي دعا اليها العديد من التيارات والائتلافات للمطالبة بعدم الاعتراف بالجمعية التأسيسية. وكان الشيخ أحمد المحلاوي قد أكد في خطبة الجمعة أمس بمسجد القائد إبراهيم أن الشعب المصري اختار في الانتخابات السابقة المنهج ولم يختر أشخاصا بعينهم. وأكد أن مصر دولة اسلامية لا تكفر من هو غير مسلم وإن التظاهرات والاعتصامات تعطل مصالح الوطن والأفراد داعيا إلي ضرورة التعاون والتكاتف وضرورة إعادة بناء الوطن.

ahram

 


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 Omar Souleimane, la candidature tardive d'un ancien fidèle de Moubarak

L’ancien vice-président égyptien, le général Omar Souleimane, candidat à la présidentielle prévue en mai.

L’ancien vice-président égyptien, le général Omar Souleimane, candidat à la présidentielle prévue en mai.

REUTERS/Middle East News Agency (MENA)/Handout

L’ancien vice-président égyptien, le général Omar Souleimane, a décidé vendredi 6 avril de se présenter à l'élection présidentielle. Une décision qui intervient après une longue hésitation et au lendemain de la présentation officielle de la candidature de Khayrat el-Shater des Frères musulmans.

La décision tardive du général Omar Souleimane l’oblige à engager une course contre la montre. Il ne reste plus que deux jours avant la fermeture des dépôts de candidatures.

 

Or, pour que sa candidature soit officiellement acceptée, le général a besoin d’au moins 30 000 signatures notariées de citoyens de 15 des 27 provinces égyptiennes. « Pas de problèmes » affirment des responsables de son équipe de campagne qui indiquent avoir déjà rassemblé plus de 25 000 signatures avant même l’annonce du général. L’ancien chef des services de renseignement égyptiens et l’éphémère vice-président de Moubarak devra tabler plus haut que sur le simple vote des fidèles de l’ancien régime. Il cherchera à se présenter comme l’homme qui restaurera la stabilité et la sécurité réclamées par la majorité des Egyptiens. Il cherchera aussi à attirer le vote des laïcs et des chrétiens en se présentant comme un « rempart » face à l’islamisme.

Des laïcs et des chrétiens préoccupés par l’ascension apparemment inexorable des Frères musulmans et des salafistes, et qui se sont déjà retirés de l’Assemblée constituante dominée par les islamistes.

Alexandre Buccianti. rfi.fr

 

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في مفاجأة اللحظة الاخيرة‏,‏ قرر السيد عمر سليمان نائب رئيس الجمهورية السابق الترشح لمنصب الرئيس اذا ما تم استكمال التوكيلات المطلوبة الخاصة به اليوم‏.‏

 

وقال سليمان, في بيان لأنصاره: لقد هزتني وقفتكم القوية واصراركم علي تغيير الأمر الواقع بأيديكم.. وتابع: إن النداء الذي وجهتموه لي أمر وأنا جندي لم أعص أمرا طوال حياتي فاذا ما كان هذا الأمر من الشعب المؤمن بوطنه فلا أستطيع إلا أن ألبي هذاالنداء وأشارك في الترشح برغم ما أوضحته لكم في بياني السابق من معوقات, وصعوبات.
وأضاف: إن نداءكم لي وتوسمكم في قدرتي هو تكليف, وتشريف ووسام علي صدري, وأعدكم أن أغير موقفي اذا ما استكملت التوكيلات المطلوبة خلال يوم السبت مع وعد مني بأن أبذل كل ما أستطيع من جهد معتمدا علي الله, وعلي دعمكم لننجز التغيير المنشود واستكمال أهداف الثورة, وتحقيق آمال الشعب المصري من الأمن والاستقرار والرخاء والله الموفق والمستعان.
ومن ناحية أخري, استعاد ميدان التحرير أمس, ذاكرة المظاهرات الجماهيرية الحاشدة, حيث تدفق عليه عشرات الآلاف من السلفيين أنصار المرشح الرئاسي حازم صلاح أبو إسماعيل, لإيصال رسالة محددة, وهي إعلان تأييدهم المطلق لأبو إسماعيل, في ضوء الجدل الشديد الذي يحيط بجنسية والدته الراحلة.
وفي مليونية شعارها لن نسمح بالتلاعب ردد مؤيدو أبو إسماعيل التكبيرات والتهليلات, وتجمعوا حول منصة أبو إسماعيل, معتبرين ان ما يحدث حاليا مسرحية تستهدف إخراج أبو إسماعيل من السباق الرئاسي, وهتفوا قائلين: قولوا لوزير الداخلية أم الشيخ طلعت مصرية, والداخلية هي هي كل يوم تلفيق. وقالوا أمه أمريكية عشان طالب بالحرية.
وكان الآلاف من السلفيين قد أدوا صلاة الجمعة في مسجد الفتح برمسيس, ثم توجهوا إلي ميدان التحرير, حيث امتلأ شارع رمسيس بهم, مما أدي إلي زحام مروري شديد بالشارع والشوارع المجاورة..
كما تدفق إلي التحرير حشود غفيرة من العديد من الميادين في القاهرة, ومن المحافظات.
وارتدي أنصار أبو إسماعيل تي شيرتات بيضاء مطبوعا عليها صورة المرشح الرئاسي ومكتوبا عليها لن نسمح بالتلاعب كما ارتدوا كاب أبيض مكتوبا عليه معا نعيد مجد الأمة, أبو إسماعيل رئيسا لمصر. ولم يتوقف الأمر عند ميدان التحرير, إذ نظم العشرات من مؤيدي أبو إسماعيل بالإسكندرية وقفة احتجاجية أمام مسجد القائد إبراهيم, عقب صلاة الجمعة, وردد المشاركون الهتافات المؤكدة بحقه في الترشح.
وفي مصر الجديدة, حيث مقر اللجنة العليا للانتخابات, دخل حمدين صباحي سباق الرئاسة أمس, بعد ان قدم44 ألف توكيل حسب تصريح لمنسق حملته, وقد وجد صباحي في المقر لتقديم التوكيلات, وسط هتافات من أنصاره إنت الرئيس يا حمدين. كما تقدم الدكتور أيمن نور بأوراق ترشحه عن حزب غد الثورة ليكون المرشح الخامس عشر.
وكانت مسيرة مؤيدة له قد تحركت منذ صباح أمس سيرا علي الأقدام من الأزهر الشريف إلي الحسين ثم باب الشعرية وتقدمت الي منطقة باب البحر حتي وصلت الي مقر اللجنة بصلاح سالم.
وصرح المستشار حاتم بجاتو, الأمين العام للجنة, بأن اللجنة سوف تعقد اجتماعا بعد غلق باب الترشيح, المقرر له غدا في الثانية بعد الظهر, لفحص أوراق المرشحين,, وسيتم الإعلان عن المرشحين الذين تم قبول أوراقهم بعد غد, علي أن تبدأ مرحلة الطعن والتظلمات خلال الأيام التالية, وسوف تعلن اللجنة أسماء المرشحين بشكل نهائي يوم26 أبريل الحالي.
وفي الزقازيق, شدد د.عبدالمنعم أبو الفتوح المرشح للرئاسة, علي ان مصر لن يخدمها رئيس يمثل حزبا أو حركة أو جماعة, بل يخدمها رئيس يمثل كل المصريين وحريص علي خدمتهم, وأضاف ــ خلال مؤتمر جماهيري الليلة قبل الماضية ــ أننا يجب ألا نسلم مصر لشخص وألا نوقع لأحد علي بياض, فقد انتهي حزب الكنبة وانتهي زمن المتفرجين ــ حسب قوله ــ.
أما عمرو موسي, فقد أكد خلال لقاء مع أعضاء وقيادات حزب الجبهة الديمقراطية, أن مصر ستخسر كثيرا لو تأجلت الانتخابات الرئاسية, أو تأخر استكمال الخطوات الديمقراطية المتفق عليها, وقال المرشح الرئاسي: إن الكل في الخارج في انتظار الرئيس المصري المقبل, باعتبار مصر دولة محورية, وما يحدث فيها يؤثر مباشرة علي المنطقة والعالم.
ومن جانبه, صرح د.ناجح إبراهيم عضو مجلس شوري الجماعة الإسلامية, بأن هناك اتجاها غالبا بين قيادات الجماعة لدعم مرشح الإخوان خيرت الشاطر, إلا أنه قال إنه لم يتم اتخاذ قرار بعد في هذا الصدد

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 06:06

Alger confirme l'attaque du Consulat d’Algérie à Gao(Mali)

 

L’attaque du Consulat d'Algérie à Gao (Mali) vient d’être confirmée par le ministère des Affaire étrangère. Le Consulat d'Algérie à Gao en République du Mali a fait l'objet jeudi matin d'une attaque par un "groupe non identifié", a indiqué le ministère des Affaires étrangères.

"Le consul et six (06) éléments de la représentation consulaire algérienne ont été conduits vers une destination inconnue", a précisé le ministère.  "A la suite de cet acte que l'Algérie condamne avec fermeté, une cellule de crise a été mise en place pour suivre l'évolution de cette affaire et afin que tout soit mis en oeuvre pour le retour sain et sauf de nos nationaux", a conclu le ministère dans un communiqué.

Ce matin des témoins interrogés par l’AFP ont indiqué que le consulat d'Algérie à Gao a été occupé jeudi par des islamistes armés qui y ont hissé le drapeau salafiste noir et ont arrêté des diplomates algériens.

Les islamistes armés sont entrés dans le consulat, ont arrêté les diplomates et  le personnel, descendu le drapeau algérien pour mettre le leur", a affirmé l'un  des ces témoins interrogé par téléphone depuis Bamako.  Selon lui, les islamistes "sont aussi autour du consulat, armés. La plupart ont la peau noire".  elwatan

 

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Le consul d’Algérie à Gao et six agents du consulat enlevés par un groupe armé

 

Mourad Medelci, le ministre algérien des Affaires étrangères.

Mourad Medelci, le ministre algérien des Affaires étrangères. ReutersLouafi Larbi

 

Alger a mis en place une cellule de crise après l'attaque, ce jeudi 5 avril au matin, de son consulat dans la ville malienne de Gao. Le consul algérien et six autres personnes ont été enlevés par des hommes armés. L'Algérie se dit totalement mobilisée pour obtenir leur libération dans les plus brefs délais.

L’Algérie confirme l’enlèvement de son consul à Gao et de six autres agents du consulat. « Le consul d’Algérie et les six agents ont été forcés à sortir de la représentation diplomatique », indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Les sept personnes ont été emmenées « vers une destination inconnue ».

L’attaque s’est produite en fin de matinée. Un groupe armé a attaqué le consulat. Il a remplacé le drapeau algérien par un drapeau noir avec des écritures arabes, emblématique des mouvements salafistes.

 

Un témoin de l’enlèvement raconte...

« Il y a un véhicule qui est arrivé avec quelques hommes. Il y en a un qui est descendu (…) et il a dit ‘voilà, moi j’ai une bombe vous allez périr, le consulat va disparaître, elle va exploser dans deux minutes (…) Ils ont enlevé le consul, ils lui ont attaché les pieds et les mains… »

Mais l’Algérie ne confirme pas que ces sept agents consulaires sont détenus par le groupe islamique armé du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, un groupe dissident d’al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Ce même groupe aurait pris le contrôle de la ville de Gao. C’est aussi lui qui avait revendiqué l’enlèvement en octobre dernier dans le sud algérien de trois humanitaires européens.

Pour l’instant, l’Algérie évoque des « parties non identifiées ». Mourad Medelci, le ministre algérien des Affaires étrangères, a affirmé que le gouvernement « est totalement mobilisé pour assurer dans les plus brefs délais » la libération de ses sept ressortissants.

Un avertissement à Alger

Avec ces enlèvements, l'Algérie est propulsé encore un peu plus au coeur de la crise malienne. Pour certains observateurs, cet enlèvement est un message clair adressé à l'Algérie par les islamistes armés pour qu'elle n'intervienne pas plus directement dans le conflit malien.

Jusqu'ici, Alger s'est posé en médiateur entre les touaregs et Bamako, se plaçant même plus en retrait depuis le coup d'Etat de la junte militaire. A cela s'ajoute le fait que l'Algérie est considérée comme un ennemi pour les groupes armés se revendiquant d'al-Qaïda au Maghreb islamique. D'ailleurs, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, accusé par les touaregs d'être le responsable de cet enlèvement, a déjà pris pour cible l'Algérie. Il a revendiqué l'enlèvement de trois Européens dans l'extrême sud-ouest algérien en octobre 2011 et il y a un mois, l'attentat contre une gendarmerie dans la ville de Tamanrasset, toujours dans le sud du pays.

Le rôle grandissant de l'Algérie dans la lutte antiterroriste dans la région

Le rapt du consul algérien et de six membres du consulat va encore renforcer l'inquiétude d'Alger. Selon des sources régionales, l'Algérie s'est particulierment alarmée lorsque deux chefs d'Aqmi, les Algériens Mocktar ben Moktar et Abou Zaid, ont été signalés à Tombouctou. La situation au Mali avec au nord l'implication d'al-Qaïda au Magreb islamique dans les groupes rebelles a fait l'objet de discussion mercredi 4 avril lors d'une rencontre entre le président Bouteflika et le général Carter Ham, responsable du dispositif américain Africom. 
L'Algérie, considérée comme un acteur clé dans cette zone sahélienne, pourrait être sollicitée pour collaborer sur le plan logistique à une éventuelle opération militaire au Nord-Mali souhaitée par la Cédéao. Les Américains, qui veulent éviter la création d'une zone grise partant de Maiduguri au nord du Nigeria jusqu'à Bamako, mulitplient les contacts dans la région.

  
Une centaine d'islamistes nigérians de Boko Haram sont soupçonnés d'avoir fait jonction avec Ansar Dine et Aqmi au Nord-Mali. Des officiers américains du renseignement se trouvent en ce moment dans l'Etat nigérian de Borno. Cette implication américaine fait dire à certains observateurs qu'un axe Washington-Alger-Abuja est en train de se constituer pour mieux coordonner la lutte antiterroriste dans cette région sahélienne, en passe de devenir une zone de non droit, incontrôlable. 
rfi.fr

 

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Mali : les rebelles touareg proclament l'indépendance du nord du pays


 

Mali: les rebelles touareg proclament l'indépendance du nord du paysMali: les rebelles touareg proclament l'indépendance du nord du pays © AFP

 

 

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), importante composante de la rébellion touareg malienne, a proclamé vendredi "l'indépendance de l'Azawad" dans une déclaration sur son site internet et via un de ses porte-parole sur la chaîne France 24.

"Nous proclamons solennellement l'indépendance de l'Azawad à compter de ce jour", a déclaré Mossa Ag Attaher, qui a indiqué vouloir respecter "les frontières avec les Etats limitrophes".

Le porte-parole a condamné l'enlèvement jeudi du consul d'Algérie à Gao (nord-est) "par un commando terroriste" lors d'une opération "très violente". Alger a confirmé qu'un groupe d'assaillants "non-identifiés" avait emmené le consul et six de ses collaborateurs "vers une destination inconnue".

"Nous venons de terminer un combat très important, celui de la libération (. . . )", a ajouté M. Ag Attaher, dans des termes identiques à celui du communiqué du MNLA signé par son secrétaire général Billal Ag Achérif.

L'Azawad est une région considérée comme le berceau naturel des Touareg.

Le coup d'Etat contre le régime du président Amadou Toumani Touré, il y a deux semaines, a plongé le Mali dans une situation chaotique: des rebelles touareg et groupes islamistes ont pris en fin de semaine dernière le contrôle des trois métropoles du Nord - Kidal, Gao et Tombouctou - sans rencontrer de résistance de la part d'une armée malienne sous-équipée, désorganisée et en déroute, coupant de fait le pays en deux.

Les islamistes d'Ansar Dine, dirigés par le chef touareg Iyad Ag Ghaly, et des éléments d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ont, depuis lors, pris le dessus sur le MNLA, qui a annoncé unilatéralement jeudi soir la fin de ses "opérations militaires".  Jeuneafrique

 

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Un groupe rebelle touareg annonce la fin de ses opérations militaires

 

 

Une photo de combattants du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), publiée par le mouvement rebelle le 2 avril.

Une photo de combattants du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), publiée par le mouvement rebelle le 2 avril. | AF

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), importante composante de la rébellion touareg malienne, a proclamé à compter du jeudi 5 avril "la fin" de ses "opérations militaires" dans le nord du Mali, dans un communiqué mis en ligne mercredi 4 avril au soir sur le site Internet du mouvement et signé de son secrétaire général, Bilal Ag Chérif.

 

 

Cette décision a été prise à la "suite de la libération complète du territoire de l'Azawad et compte tenu de la forte demande de la communauté internationale, notamment du Conseil de sécurité de l'ONU, des Etats-Unis, de la France ainsi que des Etats de la sous-région (...)", explique le texte.

 

Le MNLA annonce qu'il a créé l'Etat de l'Azawad dans cette région subsaharienne et appelle la communauté internationale à protéger ce nouveau territoire qui regroupe les régions de Kidal, Gao et Tombouctou, dont les rebelles ont chassé les troupes gouvernementales la semaine passée.

 

Profitant du putsch à Bamako contre le président Amani Toumani Touré le 22 mars, les rebelles touaregs et des groupes islamistes ont pris en fin de semaine le contrôle des trois métropoles du nord du Mali, Kidal, Gao et Tombouctou, coupant le pays en deux. Les islamistes d'Ansar Dine, dirigés par le chef touareg Iyad Ag Ghaly, et des éléments d'Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ont, depuis lors, pris le dessus sur la composante laïque de la rébellion, incarnée par le MNLA, qui affirme "tenir sa position" face à ses rivaux.

Les rebelles touaregs entretiennent des relations compliquées avec les salafistes, qui disposent d'une force militaire potentiellement supérieure. Les deux factions pourraient être amenées à s'affronter prochainement en raison d'objectifs divergents.

 

 

INQUIÉTUDE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

 

La montée en puissance de ces groupes islamistes a suscité l'inquiétude au sein de la communauté internationale, en particulier de la France, qui a obtenu mercredi le vote d'une résolution du Conseil de sécurité sur la situation au Mali. Le Conseil de sécurité a demandé aux militaires putschistes à Bamako de rétablir sans tarder le gouvernement légitime et aux rebelles dans le Nord de déposer"immédiatement" les armes et d'engager des négociations. Il s'est "inquiété de la présence dans la région" d'AQMI, qui pourrait "déstabiliser encore davantage" la situation, et a "condamné fermement les attaques, les pillages et la confiscation de territoire" par les rebelles dans le Nord.

 

Les Etats africains et les organisations internationales ont unanimement rejeté l'idée d'une partition du Mali. Le ministre des affaires étrangères français, Alain Juppé, a dit, jeudi, qu'il n'y avait pas de "solution militaire" aux revendications des Touareg et que, dans ce dossier, le dialogue devait prévaloir. Le président français, Nicolas Sarkozy, a qualifié de "scandale" la destitution du président Touré au Mali, et a souligné que la France était "extrêmement préoccupée par la situation sécuritaire". Il a exigé des mutins "de revenir à un processus constitutionnel".

 

 

UN DÉSASTRE HUMANITAIRE MAJEUR

 

De son côté, Amnesty International a alerté, jeudi 5 avril, sur la situation dans le nord du Mali, qui est "au bord d'un désastre humanitaire majeur". D'après un communiqué de l'organisation de défense des droits humains, les trois principales villes du nord du pays, Gao, Kidal et Tombouctou "ont été la scène de pillages, d'enlèvements et de chaos".

 

"Toute la nourriture et les médicaments stockés par les grandes agences humanitaires ont été pillés, et la plupart des travailleurs humanitaires ont fui (...). Les populations font face à un risque imminent de graves pénuries alimentaire et médicale qui pourraient entraîner de nouvelles pertes humaines", selon AmnestyInternational, qui a en outre "appris que, dans les villes de Gao et de Menaka, des femmes et des jeunes filles ont été enlevées de chez elles et auraient été violées".

 

L'organisation s'inquiète également des agissements des islamistes qui contrôlent désormais la zone, notamment les combattants du groupe Ansar Dine. "A Gao, tous les bars ont été détruits. A Tombouctou, des membres d'Ansar Dine ont arrêté des personnes accusées de vols et de pillages", dont certaines pourraient"subir des châtiments basés sur la charia". Amnesty demande un accès immédiat à ces régions pour les agences humanitaires "afin d'éviter de nouvelles victimes au sein de la population civile". lemonde

 

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 Débat : l'ombre des islamistes !

Partie I

 

Partie II

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Washington et la déstabilisation politique de l'Afrique. Après le coup d'État, une guerre séparatiste menace le Mali.

 

Alors que la communauté internationale et les membres voisins de la Communauté économique des États d'Afrique occidentale (CEDEAO) condamnent le coup d'État militaire au Mali, mené par des protagonistes inexpérimentés, des milliers de personnes ont pris les rues de la capitale malienne de Bamako en appui à la nouvelle junte. Les citoyens brandissaient des pancartes et des banderoles affichant: « À bas la communauté internationale » et « À bas Sarkozy », en chantant des slogans à la gloire du chef de la junte, le capitaine Amadou Sanogo. [1]

 Bien que Sanogo ait visité les États-Unis à plusieurs reprises après avoir été choisi par le Pentagone pour participer à un programme international d’éducation et d’entraînement militaire parrainé par le département d'État étasunien [2], les représentants des États-Unis ont appelé les dirigeants du coup d'État au Mali à démissionner et permettre la tenue d'élections.

 

 


Le porte-parole du département d'État étasunien Mark Toner a menacé l'État indigent d’Afrique de l'Ouest d’un embargo diplomatique et financier substantiel  si le pouvoir n'est pas retourné au président évincé Amadou Toumani Touré dans les soixante-douze heures. [4] Alors que la moitié de la population vit avec moins de 1,25 dollar par jour [5], l'imposition de sanctions économiques pour ce pays enclavé et dépendant de l’importation conduira inévitablement à une plus grande instabilité sociale et à des troubles civils. Puisque la probabilité d’un embargo nourrit davantage les conditions guerrières dans un milieu appauvri depuis longtemps, le bloc de la CEDEAO a mis ses troupes en attente près des frontières du Mali et elles sont prêtes à intervenir si la situation se détériore [6]. Au cours de la crise en Côte d'Ivoire en 2010-2011, les forces fidèles à Alassane Ouattara, soutenu par les Français, ont entrepris une vaste campagne d'atrocités contre des civils [7], un autre rappel du danger que posent les invasions militaires précipitées de la communauté internationale dans les régions africaines en crise.

Tandis que les États-Unis et d'autres soulignent l'importance du retour à l'ordre constitutionnel et que les Maliens appuient la junte, la solidité des institutions démocratiques renommées du Mali semble très discutable. La justification principale du  coup est la réponse inadéquate du gouvernement civil à une campagne permanente des Touaregs en faveur du séparatisme dans le nord du Mali, bien que le désarroi récent à Bamako ait suscité la progression régulière des milices armées touaregs vers le sud. Sous la bannière du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), les milices armées auraient saisi la région nord-est de Kidal, incitant l'armée malienne, mal équipée, à abandonner ses positions stratégiques au nord. [8] Les Touaregs sont un groupe ethnique minoritaire traditionnellement nomade et rural d’environ 1,5 millions de personnes cherchant à se séparer de la république du Mali et à former une nation indépendante appelée Azawad. Ce groupe vit dispersé sur un territoire traversant les pays du Sahel et du Sahara, largement exploité par Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Même si l’on a imputé aux Touaregs la déstabilisation dans le nord du Mali, il est davantage probable qu’AQMI soit à l'origine de l'activité des insurgés dans la région [9]. Le MNLA a déclaré que l'objectif de sa campagne pour l'indépendance est de développer un bastion pour se protéger de la violence d'AQMI, tandis que Bamako a affirmé que le MNLA cherche à fonder un État islamiste strict en partenariat avec l’AQMI [10]. Après la chute de Kadhafi dans le théâtre de guerre libyen de l’OTAN, des combattants touaregs armés maliens et nigériens ont été vus descendant dans le Sahara à bord de camions de l’armée Toyota Salut-Lux utilisés par les rebelles libyens affiliés à Al-Qaïda [11]. Bien qu'il puisse être difficile de distinguer les véritables protagonistes de la violence dans le nord du Mali, la résurgence de leur activité s’est grandement intensifiée en raison de leur accès aux mortiers, aux mitrailleuses, aux armes antichars et antiaériennes appartenant initialement au Groupe islamique combattant en Libye (GICL), une organisation radicale [12].

La présence d'un second groupe séparatiste dominé par les Touaregs, Ancar Dine, complique davantage la situation. Le mouvement cherche à imposer la charia dans tout le nord du Mali et est dirigé par Iyad Ag Ghaly, une personnalité salafiste éminente, soupçonnée d'avoir des liens avec une filiale d’AQMI d'Ayman al -Zawahiri, dirigée par son cousin Hama Ag Hamada [13]. Comme les séparatistes contrôlent désormais un tiers du Mali, une crise alimentaire est à venir dans la région du Sahel et du Sahara alors que près de 80 000 réfugiés demandent l'amnistie dans les pays voisins, dont l'Algérie, le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso [14]. Comme le groupe militant Ancar Dine semble réclamer le contrôle de régions attribuées auparavant au MNLA [15], leur avance pourrait avoir de plus grandes implications, pouvant déstabiliser la région de façon drastique.

Avec la possibilité accrue que des soulèvements généralisés comme ceux du printemps arabe surviennent dans la région du Sahel, un afflux de réfugiés mettra une pression supplémentaire sur l'Algérie et le Niger. L'Algérie pourrait être déstabilisée davantage si la situation sécuritaire continue de se détériorer au Mali et la France pourrait se sentir obligée d'intervenir dans les affaires de ses anciennes colonies, comme on l’a vu malheureusement en Côte d'Ivoire. Il y a un parallèle entre la crise au Mali et les événements en cours au Nigeria, une nation aux prises avec les activités des insurgés islamiques séparatistes de Boko Haram au nord. Compte tenu de l'instabilité politique à Abuja, un coup d'État orchestré par des officiers de grades inférieurs contre le président nigérian Goodluck Jonathan basé sur le modèle malien ne serait pas impensable. Au moment où la Banque mondiale et la Banque africaine de développement suspendent toute aide au Mali, une certaine forme d'intervention militaire est concevable si les appels du Conseil de sécurité pour le « rétablissement immédiat de l'ordre constitutionnel et du gouvernement démocratiquement élu » ne sont pas respectés [16].

Alors que les voisins du Mali menacent de recourir à des sanctions et à la force militaire pour renverser l'actuel Comité pour la réinstauration de la démocratie et la restauration de l'État (CNRDR) dirigée par le capitaine Amadou Sanogo [17], la junte a dévoilé une nouvelle constitution garantissant la liberté de parole, de pensée et de mouvement [18]. Sanogo a promis de ne pas s'accrocher au pouvoir et de mettre en place des élections démocratiques lorsque l'insurrection touareg sera maîtrisée. Ceux qui ont pris part au coup d'État ne pourraient pas participer aux élections [19]. L'afflux d'armes découlant du changement de régime de l'OTAN en Libye a créé de nouvelles perspectives désastreuses favorisant une guerre civile au Mali, où les parties seraient lourdement armées. Il reste à voir comment le bloc de l'OTAN réagira si le CNRDR refuse les appels à démissionner et s'engage dans un interminable conflit avec les séparatistes islamistes. Comme l'armée américaine s’oppose à l’Armée de résistance du Seigneur en étendant sa présence militaire par le biais d’AFRICOM en République démocratique du Congo, l'aggravation de la situation au Mali et au Nigeria fournit une justification supplémentaire pour l'intervention étrangère et l’exploitation de la guerre. 

 par Nile Bowie; mondialisation

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 05:19

Confrontation entre les étudiants de « gauche » et « islamistes »


Aujourd'hui, en début d’après-midi, les forces de l'ordre ont du intervenir pour arrêter une confrontation entre les étudiants de "gauche" de l'Union Générale des étudiants de Tunisie (UGET) et ceux pro-islamistes de l’Union Générale Tunisienne des étudiants (UGTE) à la Faculté de Droit d’El Manar.

En effet, selon des universitaires qui ont témoigné de la situation, les étudiants de l'UGET ont été provoqués par des étudiants islamistes. Une situation qui a considérablement pesé sur une réunion des membres de l'UGET, tenue dans une ambiance très tendue.

Depuis ce matin, et selon les mêmes témoignages, la confrontation est montée d'un cran pour se transformer en jets de pierre et coups de bâtons entre étudiants des deux mouvements.

Rappelons que le 16 mars dernier, l'UGET est sortie grand vainqueur des élections dans les conseils scientifiques en remportant 88% des sièges. A la Faculté de Droit et des Sciences Politiques de Tunis, les étudiants islamistes (UGTE) n'ont remporté aucun siège. webdo

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Des islamistes essayent de casser par la violence un sit-in à l'hôpital Hédi Chaker

 

 

 


L'hôpital Hédi Chaker de la ville se Sfax a été ce jeudi le théatre de violences perpétrées par des islamistes contre  le sit-in organisé par les agents médicaux affiliés au syndicat de base de l’hôpital relevant de l’UGTT, pour protester contre la partialité de l’administration dans son traitement avec les représentants syndicaux, selon l'agence TAP.

Des altercations entre les sit-inneurs et certains membres de l’administration soutenus par d’autres individus étrangers à l'établissement, voulant intimider les syndicalistes et mettre fin à ce sit-in, ont engendré 3 blessés dont un grièvement. Des témoins, présents sur place, ont affirmé que des barres de fer, des bâtons et des pierres ont été utilisés lors de ces affrontements. Les forces de l’ordre sont intervenues pour mettre fin à ces violences.

On note également que le gouverneur de la région s’est rendu sur les lieux  . Les sit-inneurs, scandant " Echa3b fad fad mit-trabelsia ejdid" ,"Vive l'UGTT" accusent les islamistes d’être derrière ces violences. tunisiefocus


 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 05:02
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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Religion _ L'Islam politique _ Salafistes_ Chokri
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  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
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