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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 09:37

Le Parlement désigne la commission constituante

 

Le Parlement égyptien, dominé par les islamistes, était réuni samedi pour désigner les membres de la commission chargée de rédiger la Constitution, un exercice délicat pour les libéraux qui redoutent une trop forte influence islamiste.

 

La commission doit être composée de 100 membres, pour moitié des députés et des sénateurs et pour moitié des personnalités publiques et des membres de syndicats.

Redoutant une mainmise des islamistes, plusieurs organisations laïques qui avaient été des moteurs de la révolte ayant provoqué la chute de Hosni Moubarak en février 2011 ont appelé à des marches en direction du Centre des conventions, au Caire, où sont réunis les parlementaires.

Selon le programme établi par les militaires au pouvoir depuis le départ de l'ancien président, la commission doit avoir fini ses travaux avant l'élection présidentielle prévue en mai, mais ce calendrier semble difficile à tenir.

Certains candidats à la présidentielle craignent que le nouveau chef de l'Etat se retrouve ainsi sans pouvoirs constitutionnels définis, alors que le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), la formation des Frères musulmans, souhaite donner plus de pouvoirs au Premier ministre.

Le PLJ a cependant cherché à minimiser les craintes de ceux qui l'accusent de vouloir une référence plus explicite à l'islam, revendication claire en revanche de la part des salafistes du parti Al-Nour.

L'ancienne Constitution disposait déjà que les principes de la charia (loi islamique) étaient la source de la législation, mais la formulation restait vague.

Selon le quotidien indépendant Al-Shorouk, le tribunal administratif du Caire est en train d'examiner une pétition signée par un expert juridique et 17 militants et personnalités des médias contre la procédure en cours.

Les signataires de la pétition estiment en particulier que dans la mesure où la Constitution définit les pouvoirs du Parlement, elle ne devrait pas être rédigée par des parlementaires.

La Constitution égyptienne a été abrogée après la chute de M. Moubarak, et remplacée en mars par une déclaration constitutionnelle adoptée par référendum qui a maintenu certains principes de base en attendant un nouveau texte. la-croix

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Les libéraux se retirent du vote sur la constituante

2012-03-24T175849Z 1780732968 GM1E83P05FC01 RTRMADP 3 EGYPT

Des manifestants se sont rassemblés à l’appel de plusieurs organisations laïques devant le Centre des conventions du Caire, le 24 mars 2012. Reuters//Amr Abdallah Dalsh

Toujours pas de constituante en Egypte. Le Parlement égyptien devait désigner ce samedi 24 mars les 100 membres de la commission constituante : 50 députés et sénateurs et 50 personnalités publiques et membres de syndicats. Dans l’après-midi, les parlementaires libéraux ont annoncé qu’ils se retiraient du vote alors que plusieurs organisations laïques manifestaient devant le Centre des conventions du Caire, où sont réunis les parlementaires.

 La majorité des partis laïcs représentés au Parlement se sont retirés de la réunion en signe de protestation contre ceux qu’ils considèrent comme la main mise islamiste sur la constituante.

Sur les 50 élus que doit choisir le Parlement 36 sont islamistes selon les résultats préliminaires. Pour les laïcs, il y a pire. Aucune règle n’a été mise pour l’élection des 50 autres membres de la constituante censée représenter toutes les composantes de la société égyptienne.

Députés et sénateurs sont totalement libres de choisir qui ils souhaitent des noms qui leur ont été soumis. Un vote qui pourrait lui aussi déboucher sur une majorité écrasante d’islamistes parmi les rédacteurs de la future Constitution et donc la dictature de la majorité.

Des arguments auxquels les islamistes répondent par le rejet de la dictature de la minorité. Ils affirment qu’ils sont les élus du peuple et qu’il est donc normal qu’ils soient majoritaires. Les Frères musulmans précisent qu’ils ont veillé à choisir des femmes chrétiennes ainsi que des personnalités laïques connues. rfi

 

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في الجولة الثالثة والأخيرة لاختيار أعضاء التأسيسية
جدل حاد وخلافات حول إجراءات انتخاب الأعضاء

  

شهدت جلسة الاجتماع المشترك لمجلسي الشعب والشوري برئاسة الدكتور سعد الكتاتني حول انتخاب أعضاء الجمعية التأسيسية للدستور مناقشات حادة تنوعت فيها الآراء حول إجراءات الانتخاب للمرشحين.

 

 من داخل وخارج البرلمان بما لا يزيد علي مائة عضو نصفهم من داخل البرلمان والنصف الآخر من خارجه, وبسبب ذلك التجاذب

والتنافر أحيانا بين الآراء المطروحة وقعت مشاحنات بين رئيس الاجتماع وعدد من النواب, وقد ابدي نواب الأحزاب الصغيرة والمستقلين اعتراضاتهم تخوفا من أن تسفر الانتخابات عن استبعاد عناصر ذات كفاءة قد لا تتوافر في بعض المنتخبين, حيث إن عنصر الولاء للأغلبية قد يكون هو المسيطر علي طريقة الانتخاب ولهذا اجتمع نواب هذا الاتجاه خارج قاعة الاجتماع وتبادلوا الرأي بينهم ليظهر خلاله اتجاهان أحدهما يدعو للانسحاب والآخر يرفض ويطلب البقاء والمشاركة مع تقديم اقتراح بإعادة المداولة في إجراءات الانتخابات حتي لا يتم ترك الساحة للأغلبية وحدها تتحكم في الاختيار, وأعربوا عن تخوفهم من استبعاد مرشحين عن الأزهر أو الكنيسة أو بعض التيارات أو القوي السياسية وهو أمر يجب ألا يحدث لأن الجمعية التأسيسية للدستور يجب أن تكون شاملة لكل القوي والتيارات في المجتمع بضمان إعداد دستور يتفق عليه كل قوي المجتمع بأطيافها المختلفة.

 
وأعلن الدكتور سعد الكتاتني في مواجهة كل هذه الاعتراضات أن طريقة اختيار الشخصيات العامة ومرشحي الهيئات وأعضاء البرلمان جاءت طبقا للمعايير التي وافق عليها الاجتماع المشترك في جلساته, وأكد أن النواب جميعا أمام مسئولية تاريخية في الاختيار بحيث يكون تعبيرا عن جميع فئات المجتمع دون أن نترك منهم أحدا لان الهدف هو وضع دستور يكون محققا لطموحات كل أطياف المجتمع, وأعرب عن ثقته في أن الأعضاء سوف يضعون في اعتبارهم عند الانتخاب وإعادة التمثيل القوي والفئوي والجغرافي لأعضاء الجمعية التأسيسية.

 
وقد اعتبر عدد من الأعضاء ان الأسلوب المتبع لاختيار الشخصيات العامة وممثلي الهيئات والنقابات قد يستبعد العديد من الشخصيات والطوائف التي يتفق الجميع علي تمثيلها مثل ممثلي الأزهر والكنيسة.
وكان أبرز المعترضين الدكتور مصطفي النجار( حزب العدل) الذي أكد أنه سيحدث تداخل في اختيار الشخصيات العامة وممثلي الهيئات والنقابات, وقال إنه قد سبق الاتفاق علي أن يختار البرلمان25من الشخصيات العامة و25من الهيئات.
كما اعترض عادل القلا علي إمكانية استبعاد مرشحي النوبة والأزهر والكنيسة وسيناء, وقال انه من الممكن أن تجيء نتيجة الفرز لصالح كتلة معينة بالبرلمان.

 
بينما أكد مصطفي الجندي أن الاختيار دون تحديد عدد النقابات ربما يخرج ممثليهم من الجمعية وكذلك عدد كبير من قطاعات المجتمع, و قال ان حزبي الحرية والعدالة والنور وضعا هذه القواعد ونتمني لهما التوفيق.
وقال مجدي صبري: انه من الممكن استبعاد الأزهر والكنيسة وفقهاء القانون الدستوري.
ورفض المجلس حديث الدكتور عمرو حمزاوي بشأن إجراءات التصويت والفرز بعد أن تم أحذ الرأي علي انتهاء المناقشات.
ومن جانبه أوضح الدكتور سعد الكتاتني ان الجلسة المشتركة أمس تطبق القواعد التي أقرها الاجتماع المشترك الأسبوع الماضي, ولا يمكن أن يتم تغيير القواعد والمعايير التي تم التصويت عليها, وأكد أن النواب لديهم القدرة علي فرز وتمثيل جميع فئات المجتمع من خلال اختياراتهم.

 
وبعد مداولات ومشاورات من قبل النواب, استقر الاجتماع المشترك أمس علي عدم ابطال صوت العضو الذي يصوت علي عدد أقل

من المائة عضو بالجمعية التأسيسية, بينما يتم ابطال الصوت في حالة زيادة العدد علي المائة عضو.
وقد أوضح الدكتور سعد الكتاتني أن مسئولي الجهاز المركزي للتعبئة والاحصاء ومركز المعلومات بمجلس الشعب قد افادوا بصحة التصويت إذا كان العدد أقل, وأكد بشرط تسويد الخانة.

 
وكان النائبان سلامة الرقيعي ومحمود السقا قد استفسرا عن مدي صحة اختيار أعضاء أقل من المطلوب.
وقد أكد رئيس المجلس في رده علي سؤال إبراهيم عماشة عن ضرورة وجود شرط الـ50%+1 عند اختيار الأعضاء وان هذا شرط أقره الاجتماع المشترك الأسبوع الماضي.


source ahram

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 06:34

Retour en Tunisie de Tarek Maaroufi, leader salafiste jihadiste


 

 

Selon les sources de TunisieNumérique, Tarek Maâroufi, islamiste radical et ex-prisonnier à Bruxelles en Belgique, allait rentrer samedi 24 mars 2012 en Tunisie. Emprisonné pendant dix années en Belgique dans le cadre d’une affaire de terrorisme, Maâroufi a été gracié lors de l’amnistie générale du 14 janvier 2012.


Ce Belge d’origine tunisienne qui devrait dorénavant, circuler librement en Tunisie occupe le sommet de la hiérarchie salafiste djihadiste tunisienne. Son arrivée devrait redessiner la hiérarchie jihadiste en Tunisie.

 

Tarek Maaroufi, né en novembre 1965 à Ghardimaou dans le gouvernorat de Jendouba et naturalisé en 1993. Arrêté mardi 18 décembre 2001 à Bruxelles et soupçonné d’être l’un des responsables européens du réseau terroriste Al-Qaïda et d’être impliqué dans l’assassinat, le 9 septembre 2001, du commandant Massoud (chef de l’Alliance du Nord, assassiné à Khuaja Bahaodine, dans son fief de Panshir, en Afghanistan), 2 jours avant les attentats du 11 septembre.

TunisieNumérique est allée à sa rencontre à l’aéroport Tunis-Carthage:

 

source tunisienumerique

 

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 Slim Riahi organise une conférence sur l'islam et le développement

 

Conscient de l'importance que revêt la question de l'islam en Tunisie Slim Riahi de l'Union Patriotique Libre (UPL) a organisé une conférence internationale sur le thème "Islam et développement" histoire de grignoter des parts de marché au plan grand parti tunisien Ennahdha.

Selon le président de l'UPL, Slim Riahi, la question de l'identité est d'une importance capitale certes mais ne doit pas retenir l'attention des Tunisiens qui font face actuellement, à différentes problématiques telles la lutte contre la pauvreté et la marginalisation. "Il est impératif d'orienter tous nos efforts vers les questions de développement", a-t-il estimé.

Riahi qui a, à peine, dissimulé son soutien au projet de faire de la Tunisie un pays islamique n'a pas manqué d'indiquer qu'il existe des expériences réussies dans plusieurs pays musulmans à l'instar de la Malaisie et de la Turquie qui ont, selon le Président de l'UPL.

Ont Participé à cette conférence, qui s'est tenue durant deux jours, des académiciens et des experts de Tunisie, Maroc, Algérie, Egypte, Irak et la Turquie.

source espacemanager


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بشير بن حسن لعبد المجيد الشرفي: المشروع الإسلامي ليس مفلسا واشد على أيدي النهضة


استضافت قناة حنبعل كل من السيد بشير بن حسن قيادي في التيار السلفي والسيد الصحبي عتيق النائب عن حركة النهضة في المجلس الوطني التأسيسي والسيد عبد المجيد الشرفي المفكر التونسي ومن المغرب السيد محمد اوجار الحقوقي ومن مصر السيد جورج إسحاق القيادي السابق في حركة كفاية.


وقد تحدث الضيوف عن أسباب نجاح الإسلاميين في الانتخابات التي شهدتها الدول العربية وسياستهم المستقبلية

في العالم العربي.
وقد أكد السيد عبد الحميد الشرفي أن فوز التيار الإسلامي كان متوقعا نظرا للصورة النمطية التي انتشرت بين الشعوب العربية بان هذا التيار قد ظلم طوال الفترة السابقة رغم أن هنالك تيارات سياسية أخرى قمعت أي أن انتخاب التيارات الإسلامية كان نتاج تعاطف وليست هنالك ديمومة لهذا التعاطف في المرحلة المقبلة. 
وأكد الشرفي أن الأنظمة الاستبدادية السابقة عملت على ضرب وعي المجتمعات العربية ومحاربة الحداثة الحقيقية ونشر التصحر الفكري وهو ماستفادت منه التيارات الإسلامية فيما بعد. 
ووصف عبد الحميد الشرفي المشروع الإسلامي بأنه مفلس وسيصل إلى طريق مسدود عندما سيصطدم بالواقع الاقتصادي والاجتماعي المرير في الدول العربية وأكد بان فترة حكم الإسلاميين للنسيان وهي مجرد تجربة لكننا نأمل نجاحها لان النجاح هو رفيق الحداثيين ومطمحهم حتى ولو كان المشروع الذي جلب هذا النجاح ليس مشروعهم.
من جانبه اعتبر بشير بن حسن أن التيارات الإسلامية المختلفة متضامنة فيما بينها رغم وجود بعض الاختلافات وأكد وجود خطوط عريضة مشتركة بين النهضة في تونس والسلفيين وأهمها ترسيخ الشريعة الإسلامية في الدستور. 
وقال بشير بن حسن "اشد على أيادي النهضة ليحققوا التنمية الاقتصادية والاجتماعية في تونس حتى يتم تفويت الفرصة على التيارات العلمانية. 
وأكد بن حسن أن الإسلام لا يتعارض مع الحداثة الحقيقية التي تحفظ هوية الشعوب الإسلامية من التفسخ طالبا من الشرفي إعطاء تفسير وتعريف لمعنى الحداثة التي يفهمها لكي تتم مناقشتها.
وانتقد بشير بن حسن وصف الشرفي للمشروع الإسلامي بأنه مفلس وأكد بان الإسلام دين ودولة يهتم بمختلف أمور الحياة وليس مجرد طقوس جافة. 
من جانبه اعتبر الصحبي عتيق أن حركة النهضة حركة ذات خلفية إسلامية لكنها تؤمن بالحداثة كوسيلة للنهوض بالمجتمعات العربية والإسلامية. 
وأكد عتيق انه لا تعارض بين الديمقراطية والإسلام وان الثورات العربية جعلت هذا التصور حقيقة وواقعا.
من جانبه اعتبر جورج إسحاق أن التيارات الإسلامية وصلت إلى السلطة بعد أن تم الرضاء عنها من قبل الولايات المتحدة الأمريكية معتبرا أن السلفيين في مصر كانوا يعارضون الديمقراطية والآن هم اكبر المستفيدين منها. 
كما اعتبر محمد اوجار انه على مختلف التيارات الفكرية في العالم العربي أن تتناقش حول هذه المواضيع لإيجاد قواسم مشتركة والعمل على دعم التعددية الفكرية والسياسية.

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source babne

 

 

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 04:35

 

 

Des citoyens en dehors de la salle participent au rassemblement à travers un écran géant 


 
 

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Un grand meeting à Monastir pour resserrer les rangs de l'opposition

 

Plus de 50 partis politiques et 500 associations de la société civile se réunissaient samedi à Monastir, dans le centre-est tunisien, pour tenter de resserrer les rangs de l'opposition avant les prochaines échéances électorales.

Il s'agissait, selon les organisateurs, de mettre fin à l'atomisation de la scène politique, marquée par l'émergence de plus de 120 partis après la chute du régime autoritaire de l'ancien président Zine El Abidine Ben Ali, chassé du pouvoir en janvier 2011 par un soulèvement populaire après 23 ans de règne sans partage.

Tirant les leçons de leur échec lors des élections du 23 octobre dernier, remportées par le parti islamiste Ennahdha, les formations participantes projettent de se rassembler autour de l'initiative de l'ancien Premier ministre Beji Caïd Essebssi, qui prône la constitution d'un front centriste et républicain.

Fin janvier, Caïd Essebssi avait appelé l'ensemble des forces politique rejetant l'extrémisme et la violence à se rassembler autour d'une alternative à même d'offrir une plate-forme pour l'alternance.

De nombreux partis centristes, dont le parti démocratique progressiste (PDP), Afek Tounes et le parti républicain, d'un côté, le mouvement Ettajdid, le parti du travail tunisien et des personnalités indépendantes de l'autre, ont déjà engagé un processus de réunification et envisagent à terme, de former un pôle progressiste moderniste.

La manifestation a mobilisé une foule dense de plusieurs milliers de personnes dont une partie a dû suivre l'événement sur des écrans géants installés en dehors de la salle omnisports de la ville.

Chaleureusement ovationné par la salle qui scandait son nom et celui de Bourguiba, Caïd Essebsi, relayé par plusieurs autres orateurs dont le fondateur du PDP, Néjib Chebbi, a plaidé pour la cohésion nationale pour dépasser les divisions entre islamistes et modernistes.

"Notre souci est que la Tunisie réussisse sa transition démocratique que ce soit avec nous ou avec d'autres", a-t-il insisté. Il a cependant reproché au gouvernement de n'avoir pas tenu ses engagements. "Au moment de la passation du pouvoir, nous avions convenu d'un délai d'un an pour la rédaction de la nouvelle Constition et l'organisation des prochaines élections, mais il semble que le gouvernement ne soit pas pressé d'honorer ses promesses", a-t-il déploré.

La rencontre de Monastir intervient dans un contexte marqué par la montée de l'islamisme radical et l'activisme de groupes salafistes qui réclament que la chariaa (loi islamique) soit la source principale de la future Constitution en cours d'élaboration. En face, le camp moderniste progressiste revendique un Etat civil.

Pour trancher la question de la charia, objet de divergences entre islamistes et modernistes, Caïd Essebsi a suggéré de la soumettre à référendum.

Pour M. Chebbi, "la légitimité ne suffit pas à elle seule, encore faut-il faire preuve de compétence et de capacité dans la gestion du pays".

Placé sous le signe de l'appel de la patrie, le meeting est organisé dans la ville natale du père de l'indépendance tunisienne, Habib Bourguiba, par l'association nationale de pensée bourguibienne.

source tempsreel.nouvelobs

 

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 Plus de 50 partis réunis autour de "la pensée bourguibienne"

 

Face à la montée des islamistes, l'opposition qui exige un Etat civil et moderniste, tente d'unir ses rangs dans une large coalition.

 

Plus de 50 partis politiques tunisiens se sont réunis samedi à Monastir au centre-est de la Tunisie pour resserrer les rangs de l'opposition et contrer la troïka conduite par le parti islamiste Ennahda.


Organisé par "l'Association nationale de la pensée bourguibienne", ce rassemblement qui accueille également quelque 525 associations tunisiennes a été marqué par la participation de l'ancien Premier ministre Béji Caïd Essebsi qui avait dirigé durant dix mois le deuxième gouvernement intérimaire après la chute de Ben Ali le 14 janvier 2011.

 

Dans un discours devant plusieurs milliers de personnes, M. Essebsi a préconisé un référendum pour "trancher en cas de besoin la question de l'application de la charia comme principale source de législation dans la future Constitution", pomme de discorde entre les islamistes et les modernistes.

 


"Nous avons convenu lors de la passation du pouvoir que la rédaction de la Constitution et l'organisation des prochaines élections devraient se limiter à un délai d'un an mais malheureusement on constate que le gouvernement n'est pas pressé à tenir ses promesses quatre mois après son accession au pouvoir", a-t-il dit.


"La légitimité seule ne suffit pas, il faut faire preuve de compétence et de capacité pour gérer le pays", a estimé de son côté le président historique du Parti démocrate progressiste (PDP), Ahmed Néjib Chebbi.


Intitulée "à l'appel de la nation", cette rencontre est "une occasion pour réunir les partis politiques et les représentants de la société civile qui soutiennent la pensée réformiste bourguibienne et qui sont attachés aux valeurs de la modération et de la tolérance", a indiqué à l'AFP Kassem Makhlouf, porte-parole de l'Association.


Premier président de la Tunisie affranchie du protectorat français (1881-1956), Habib Bourguiba est décédé le 6 avril 2000 à 96 ans après avoir été destitué pour sénilité en 1987 par Ben Ali, son premier ministre à l'époque.


La scène politique tunisienne est marquée par un tiraillement entre les partis politiques notamment entre la troïka au pouvoir, Ennahda et ses deux alliés de gauche, le CPR (Congrès pour la République), Ettakatol et les progressistes et laïcs.


Face à la montée des islamistes qui réclament l'application de la charia comme source principale de législation dans le futur texte fondamental du pays, l'opposition qui exige un Etat civil et moderniste, tente d'unir ses rangs dans une large coalition.


Plusieurs formations politiques libérales et de gauche ont déjà annoncé leur projet de fusion telles que le mouvement Ettajdid, le Parti du travail tunisien et les Indépendants du pôle moderniste. D'autres, appartenant à la mouvance progressiste et centriste sont en cours de finalisation comme le parti démocrate progressiste (PDP), Afek Tounes (les perspectives de la Tunisie) et le parti républicain.


Regroupant 11 formations politiques, le Parti national tunisien a appelé aussi à une coalition des partis "destouriens" qui se réclament de l'héritage de Bourguiba mais qui ont été également des membres du parti dissous de Ben Ali, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD).


Disciple de l'ancien président Habib Bourguiba, Essebsi avait lancé fin janvier, un message solennel à l'ensemble des forces évoquant une "régression" et pointant "l'apparition des formes extrémistes violent menaçant les libertés publiques et privés". Rejetant la violence il avait appelé à se rassembler autour d'une "alternative".

source lorientlejour


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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 05:40

Élection de la Constituante aujourd’hui sur fond de crise

  


 

La séance conjointe d’aujourd’hui de l’Assemblée du Peuple et du Conseil consultatif est inéluctablement un vrai test pour le Parlement de la Révolution.

 

Les deux chambres du Parlement vont tenir ce samedi leur dernière séance commune pour élire les membres de l’Assemblée Constituante. 

Tous les regards vont se braquer aujourd’hui vers le Palais de Congrès à Médinat Nasr (est du Caire) pour suivre une séance historique au cours delaquelle 100 personnes seront choisies pour la rédaction de la nouvelle Constitution de l’Egypte. 

Les membres des deux chambres vont élire les membres de la Constituante dans la plus grande catimini comme voulu par le secrétariat technique commun des deux chambres parlementaires. “876 députés et sénateurs confondus recevront quatre bulletins chacun pour choisir les 50 candidats du Parlement (35 députés pour la chambre basse et 15 sénateurs pour la haute chambre), des personnalités publiques (25 individualités) et des représentants de syndicats professionnels (25 syndiqués)”, apprend-t-on de source proche du dossier. 
En même temps, des courants politiques de l’opposition se grincent toujours les dents vis à vis du quota de 50% de parlementaires sus-mentionné pour la formation de l’Assemblée Constituante. 

Manifestation et rejet

En guise de contestation, le parti du Front démocratique a décidé de se retirer sa candidature d’appartenir à la  Constituante pour manifester son “opposition” au quota de 50% arrêté par les deux chambres. “La majorité traite les partis d’opposition et les forces révolutionnaires de la même manière que l’ancien régime”, a déclaré le partie dans un communiqué publié hier vendredi. De surcroît, l’”Assemblée nationale du changement” (une coalition d’opposants) a appelé le peuple égyptien à participer massivement à des protestations auxquelles vont prendre part des coalitions de jeunes pour rejeter la décision du Parlement portant sur la formation 50-50 de l’Assemblée Constituante. 

Candidatures floues

Le porte-parole de ladite Assemblée a assuré que les constitutions sont faites par les peuples et ne peuvent être monopolisées par aucune majorité changeante. Deux manifestations sont prévues aujourd’hui au Caire. La première aura lieu ce samedi à 11 heures devant la Haute Cour Constitutionnelle sur la Corniche de Maadi, et la deuxième aura lieu à Médinat Nasr devant le Palais des Congrès à midi. 

“La Constituante sera composée d'éminents religieux  musulmans et coptes, rapporte une source des propos attribués à Dr Mohamed El-Beltagui, député du Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ). Il s’agit entre autres de Dr Mohamed Emarah, Dr Nasr Farid Wassel, Dr Samir Morcos, Dr Rafic Wassel”. progres
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خبراء قانونيون وحزبيون وممثلو مجتمع مدني يرفعون شعار لا لقرارالبرلمان بتشكيل الجمعية التأسيسية لوضع الدستو

 


خبراء قانونيون وحزبيون وممثلو مجتمع مدني يرفعون شعار معا لإسقاط الجمعية التأسيسية


رفض خبراء قانونيون وحزبيون وممثلو المجتمع المدني ونشطاء حقوق الإنسان قرار مجلس الشعببتشكيل الجمعية التأسيسية بواقع 50% من داخل البرلمان و 50 % من خارجه، لكون هذا القرار يؤدي بما لا يدع للشك إلى سيطرة حزب معين على عملية وضع الدستور، رافعين شعار معا لإسقاط الجمعية التأسيسية، جاء ذلك في ختام اجتماع لجنة الخبراء والتي عقدت بمقر المنظمة أمس الأربعاء الموافق 21 مارس لعام 2011.


وأكد أ. حافظ أبو سعده رئيس المنظمة المصرية لحقوق الإنسان أن القرار الصادر من المجلس الأعلى للقوات المسلحة والمادة 60 من الإعلان الدستوري حول انتخاب أعضاء الجمعية التأسيسية لوضع الدستور لم يضعا إطار حقيقي واضح عن اختيار أعضاء اللجنة التأسيسية، فقد حصرا اختيار الجمعية التأسيسية بين أعضاء البرلمان المصري وبالتالي انفراد سلطة واحدة من السلطات الثلاثة التي تقوم عليها الدولة باختيار الجمعية التأسيسية دون غيرها من باقي السلطات، هذا الانفراد الذي يعد بمثابة خطر حقيقي في حالة حل مجلس الشعب والشورى بسبب شبهة عدم دستورية قانون إنشائه طبقا للحكم الذي أصدرته المحكمة الإدارية العليا في الطعن رقم 6411 لسنة 58 ق بإحالة بعض مواد قانون مجلس الشعب للمحكمة الدستورية بعد أن رأت شبهة عدم الدستورية. فضلا عن كون البرلمان المشكل حاليا يضم أغلبية لحزب الحرية والعدالة وبالتالي انفراد أغلبية أعضاء حزب من الأحزاب المسيطرة على البرلمان بعضوية هذه الجمعية كما حدث عند تشكيل لجان مجلس الشعب واستحواذها على معظم تلك اللجان وقد يكون توجهاتهم نحو دستور يكون فيه نظام الدولة نظام برلماني مخالفا للنظام المعمول به بالبلاد ورغبة مواطنيه.  وهو الأمر الذي حدث على أرض الواقع من خلال قيام البرلمان بإصدار قرار بتشكيل الجمعية التأسيسية بواقع 50% من البرلمان و50% من خارجه وبالتالي تتزايد مخاوف احتكار فصيل سياسي لعملية صياغة الدستور على حساب كافة طوائف الشعب المصري.


وطالب أبو سعده بضرورة تحرك سياسي سريع لمواجهة هذا القرار وبكل السبل سواء على الصعيد القضائي من خلال دعوى ببطلان هذا القرار، مشيرا إلى تقديم أربع دعاوى للقضاء لبطلان هذا القرار، وكذا التحرك على أرض الواقع من خلال حشد رأي عام موحد يمارس ضغطاً على البرلمان والمجلس الأعلى للقوات المسلحة، وأخيراً تقديم مقترحات مشروعات قوانين لدستور جديد للبلاد يلبي مطالب كافة القوي السياسية والمجتمعية.


وأعرب أ.د . أشرف بلبع مستشار حزب الوفد عن اندهاشه من محاولة استئثار حزبي الحرية والعدالة والنور بوضع الدستور، من خلال قرار البرلمان بتشكيل الجمعية التأسيسية لوضع الدستور بواقع 50% من داخل البرلمان و50% من خارجه مما يعني إقصاء كافة القوي السياسية من المشهد السياسي وتعبير الدستور القادم عن رأي هذه الأحزاب فحسب، وهو أمر يعد خروجاً على النهج الديمقراطي في إدارة شئون البلاد.


وشدد بلبع على أن التعامل الأمثل مع هذا القرار يكون من خلال الهجوم القانوني على هذا القرار، فضلا عن ممارسة الضغط السياسي من خلال كافة القوي السياسية وشباب الثوار والذين نزلوا إلى الميدان يوم 25 يناير وقاموا بالقضاء على النظام السابق من خلال تواصلهم على مواقع التواصل الاجتماعي الفيس بوك وتوتير، فهؤلاء يقع عليهم العبء الأكبر في هذه المرحلة باعتبارهم وقود الثورة وأمل البلاد في المرحلة المقبلة.


وأوضحت أ. فريدة النقاش رئيسة تحرير جريدة الأهالي أن مجلس الشعب مطعون في شرعيته بموجب القضايا المرفوعة ضده، ولهذا كيف يسيطر على تشكيل الجمعية التأسيسية ولماذا لا يتم تشكيل كافة القوي السياسية ومنظمات المجتمع المدني وأساتذة الجامعات وخبراء القانون الدستوري لكي يعبر في نهاية المطاف عن رأي هؤلاء القوي.


وأكدت النقاش على أن هناك اتفاق عام أن الدستور في أي بلد لا بد أن يتم صياغته على أساس التوافق بين كافة مكونات المجتمع السياسية والاجتماعية والطبقية والمناطقية والجيلية، وليس على أساس الأغلبية والأقلية في لحظة بعينها، وهذا يتحقق من خلال إشراك كافة القوي السياسية من الفقهاء الدستوريين والأحزاب السياسية، والنقابات المهنية والعمال واتحادات ونقابات الفلاحين، والهيئات القضائية وأصحاب المعاشات واتحاد الصناعات، واتحاد الغرف التجارية وأساتذة الجامعات، ومنظمات المجتمع المدني ، والنساء والشباب.


وطالبت النقاش بإشراك الرأي العام الواسع في هذا الأمر وممارسة الضغط على البرلمان للعدول عن مثل هذا القرار، وكذا على الأحزاب الأخرى أن تعلن رفضها لهذا القرار وتعمد على تحقيق التشبيك فيما بينها لتحقيق هدفها في نهاية المطاف، وهذا من خلال طرح كافة وجهات النظر في القنوات الفضائية ليعرف الشعب الذي قام بالثورة مخاطر مثل هذه القرار ولا يصبح الأمر قضية نخبه فحسب وإنما قضية شعب بأكمله.


وأكد أ. أحمد عبد الحفيظ نائب رئيس المنظمة والمحامي بالنقض على أن هناك فرق بين السياسي والقانوني، ولهذا علينا أن نقصد الجانب القانوني لكبح جماح التدخلات، وكذا ممارسة الضغط السياسي كخيار استراتيجي للتحكم في الأمور لعدول متخذ القرار عن قراره، من أجل سن دستور جديد يعبر عن الشعب المصري وبالتالي نصل في نهاية المطاف إلى أن الشعب هو الذي وضع الدستور.


وطالب أ.عصام الاسلامبولي المحامي بالنقض على توحيد الجهود في الجانب القانوني للتعامل مع هذه القضية، والتدخل في الدعوى المقامة بهذا الشأن أو أفراد المهم أن يكون هناك تنسيق حتى لا يتم تضييع الوقت، وهنا لابد أن تتخذ الأحزاب موقفا في هذا الصدد، وقد نحت بعض الأحزاب منحي إيجابي في هذا الصدد تجاه المقاطعة، وكذا فعلي منظمات المجتمع أن تدعم برنامجاً لمناصرة القضية.


وطالب أ. عصام شيحه المحامي بالنقض وعضو الهيئة العليا لحزب الوفد بحشد عدد كبير من القوي السياسية لممارسة الضغط السياسي على البرلمان للعدول عن قراره بما يخدم مصالح الشعب المصري في نهاية المطاف، فضلا عن توحيد الجهود على الصعيد القانوني وخاصة أن لدينا أربع دعاوى تم رفعها أمام القضاء لبطلان قرار البرلمان بتشكيل اللجنة التأسيسية للدستور، وكذا دعوة كافة النقابات والأحزاب للعمل في المحافظات لتكوين رأي عام موحد إزاء هذه القضية.


وأكدت المستشارة سامية المتيم نائب رئيس هيئة النيابة الإدارية السابق أنه يكفي أن يشارك رئيس مجلس الشعب والوكيلين فقط في الجمعية التأسيسية إذا أردوا تمثيل البرلمان، على أن يترك باقي أعضاء الجمعية التأسيسية لمختلف القوي السياسية وشباب الثوار وغيرهما باعتبار أنهذه الثورة قامت على أكتاف الشعب المصري بأكلمه وليس فئة أو فصيل سياسي فقط.

source ar.eohr

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 04:41

La guerre en Libye est toujours en cours


On a récemment fêté le premier anniversaire du début de la révolution. Il y a quelques mois, le Secrétaire général de l’OTAN, Rasmussen, a annoncé que la ‘mission’ en Libye a été « une des missions les mieux réussie de l’histoire de l’OTAN ». Cependant, dans beaucoup d’endroits dans le pays, des milices armées règnent de sorte que les tensions et la violence augmentent.

 

L’opération Unified Protector (Protecteur Unifié), comme l’on a nommé la guerre de l’OTAN contre la Libye, a officiellement pris fin le 31 octobre 2011. Nous pouvons lire sur le site web de l’OTAN que « la mission de l’Alliance de protéger les civils contre des attaques ou des menaces a ainsi été achevée ».

 

Cela fait penser un peu au moment mémorable le 1er mai 2003 où le président Bush prononce trop vite les mots ‘mission accomplie’ de son porte-avions Abraham Lincoln. Le régime de Saddam Hussein était tombé. Toutefois, quelques années plus tard il semblera que le pays s’était retrouvé dans un chaos avec de nombreux massacres.

 

Depuis que la mission a réussi avec ‘succès’, on constate le silence du côté de l’OTAN. Quatre mois après la changement de pouvoir, il semble que la Libye est tombée dans les mains des centaines de milices qui ont pris les rênes. Le problème est connu dans les quartiers généraux de l’ouest, mais on préfère ne pas trop en parler. Il s’agit de milices soutenues et même armées par l’OTAN et ses alliés dans leur combat contre le régime libyen. Quand le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a rendu visite au pays au début du mois de février, il a promis de libérer des fonds pour aider au désarmement. D’après ce qu’on dit, le ministre trouvait qu’il était trop dangereux d’y passer la nuit et donc il a continué son voyage vers Tunis.

 

Un rapport récent d’Amnesty International (AI) donne une image peu positive de la situation dans le pays. La situation est ‘hors contrôle’, résume l’organisation des droits de l’homme. Selon ce rapport, des centaines de milices armées agissent individuellement, en dehors de l’autorité du gouvernement central. Leurs actions et refus de désarmer menacent de déstabiliser le pays. Les milices entrent régulièrement en conflit entre elles causant plusieurs morts et blessés. Il est question des ‘milliers’ d’emprisonnés soupçonnés d’être des partisans de Kadhafi. Beaucoup d’entre eux se font maltraiter et torturer entrainant, dans certains cas, la mort.

Le rapport d’AI n’est pas une surprise. Ainsi, il a été découvert que l’ancien ambassadeur en France, Omar Brebesh, a été tué par une de ces milices après son arrestation. Selon le rapport de l’autopsie, il avait succombé à des blessures qu’il n’a pu recevoir que pendant son emprisonnement.

 

Médecins Sans Frontières (MSF) avait déjà dénoncé la situation. En janvier, l’organisation avait annoncé qu’elle retirait son personnel médical du centre de détention à Misrata : la torture de centaine de prisonniers venait d’être avérée. Selon MSF, l’organisation devait recoudre les prisonniers pour qu’ils soient maltraités à nouveau.

 

Un autre fait connu : la poursuite, les violences et même les nettoyages ethniques de la population noire. Les 30.000 habitants noirs de Tawargha qui ont été chassés de leur ville pendant la guerre, ne peuvent toujours pas retourner car les milices de la ville voisine de Misrata leur en empêchent. Ensuite, des milliers d’habitants ont fui leur maison, surtout dans les monts Nefoussa, à Syirte et à Bani Walid. Ils sont toujours visés en raison de leur supposé soutien au régime de Kadhafi.

La Libye en tant qu’Etat n’existe plus. Non seulement le Conseil National de Transition (CNT) n’a pas de prise sur ses milices armées, mais il témoigne même d’un certain refus de les désarmer et de les mettre sous son autorité. De plus, aucune action n’a été faite pour examiner les crimes. Ainsi, aucune analyse a été menée sur les 65 corps que l’on a trouvés dans un hôtel à Syrte, bien que tout un tas de preuves sur les responsables existent.

 

Un rapport d’International Crisis Group (ICG) donne tout aussi peu une image réjouissante de la situation et craint une fragmentation du pays. L’ICG estime que les milices possèdent autour de 125.000 armes et sont en train de ‘s’institutionnaliser’. Elles prennent plusieurs assument des actions, indépendamment du pouvoir central, telles que la registration des personnes et l’arrestation ainsi que l’enfermement des présumés coupables. La disparition du pouvoir central et le fait que pendant la guerre les opérations militaires avaient lieu à basse échelle, font que le paysage politique est plein de tensions. Les loyalistes de Kadhafi qui sont passé à l’opposition et qui ont ensuite été mobilisés contre leurs anciens dirigeants, sont maintenant accusés par les révolutionnaires d’appartenir à l’ancien ordre. Dans différents endroits comme à Bani Walid ou à Koufra, il y a eu des affrontements armés entre plusieurs tribus. A Koufra, au sud de la Libye, il y aurait eu plus de 100 morts selon l’agence de presse AFP. Il y a également eu des tensions religieuses entre séculaires et islamistes. Depuis le début de la guerre, les islamistes radicaux ont utilisé la situation pour s’armer dans les entrepôts non surveillés et désertés. Selon les services secrets algériens, beaucoup d’armes modernes seraient tombées dans les mains d’Al-Qaida au Maghreb islamique.

 

D’après l’ICG, une hypothèque lourde pèse sur l’avenir de la Libye. Beaucoup de Libyens risquent de perdre leur foi dans le procès politique, à moins que le CNT arrive à reprendre contrôle sur les milices. Il semble que l’OTAN aura de nouveau crié victoire trop tôt.   Ludo De Brabander   michelcollon

 

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Al Sanoussi inquiète la France


L'ancien chef des services de renseignement libyen Abdallah al Senoussi, actuellement détenu en Mauritanie où il tentait de trouver refuge, inquiète la France.

Cet ancien homme-lige de Mouammar Kadhafi détiendrait des informations sur le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Surnommé "la boîte noire de Kadhafi", Senoussi, gendre de l'ancien dictateur libyen est détenu au quartier général des services de sécurité à Nouakchott en raison de son rôle dans la répression menée contre les insurgés en 2011.

L'homme intéresse les puissances occidentales et en particulier la France en raison des informations auxquelles il a eu accès pendant le règne de Kadhafi.

"C'est le principal témoin de la corruption financière et des accords qui ont impliqué de nombreux dirigeants et pays, dont la France", dit une source haut placée dans le renseignement arabe.

"Il sait tout de l'attentat de Lockerbie, de l'accord qui a suivi, (de l'attentat contre le DC-10) d'UTA, des canaux financiers, du financement par Kadhafi de présidents et de leur campagne électorale. Il était au centre du réseau de corruption financière qui a existé pendant 40 ans sous Kadhafi", ajoute cette source.

Selon Noman Benotman, analyste libyen de la Quilliam Foundation, Senoussi, qui est âgé de 62 ans, était au courant de tous les secrets et complots meurtriers ourdis par Kadhafi.

D'après lui, Nicolas Sarkozy nourrit un intérêt particulier pour l'arrestation de Senoussi, pas seulement parce que sa cote de popularité pourrait bénéficier d'un procès de l'homme qui était derrière l'attentat contre le DC-10 d'UTA qui avait coûté la vie à 170 personnes au-dessus du désert du Ténéré en 1989.

En privé, des sources au sein des services de renseignement affirment que Nicolas Sarkozy souhaite l'extradition de Senoussi vers la France surtout pour empêcher un procès public qui pourrait aboutir à la révélation d'informations gênantes.

Parmi celles-ci figure le versement supposé de 50 millions d'euros par Kadhafi pour soutenir la campagne électorale du candidat Sarkozy en 2007. Le financement aurait été organisé via un réseau complexe et secret de banques et de sociétés.

Une information de même nature a été rapportée il y a une dizaine de jours à Paris par le site internet d'information Mediapart qui faisait état d'une note rédigée par un témoin devenu enquêteur privé, Jean-Charles Brisard, rapportant les propos d'un deuxième homme censé avoir eu connaissance du versement de la somme par le régime Kadhafi. 
maghrebemergent

 

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 À Syrte, les fidèles de Kadhafi ruminent leur déchéance

Une rue dévastée de Syrte, en novembre dernier. Selon le maire, la ville aurait perdu 30% de ses habitants.

Une rue dévastée de Syrte, en novembre dernier. Selon le maire, la ville aurait perdu 30% de ses habitants. Crédits photo : Lorenzo MOSCIA/ARCHIVOLATINO-REA/Lorenzo MOSCIA/ARCHIVOLATINO-REA

L'ancien fief du Guide, détruit comme nulle autre ville, se sent aujourd'hui abandonné par les autorités de Tripoli.

À Syrte, aux environs désertiques de laquelle Mouammar Kadhafi est né et où il a été tué dans l'ultime bataille de la guerre civile, une population de vaincus rumine sa déchéance. La vitrine des rêves mégalomaniaques du Guide est plus détruite qu'aucune autre ville en Libye. Peu d'immeubles symbolisant l'ancien pouvoir ont été épargnés et dans plusieurs quartiers totalement dévastés, chaque maison regarde sa voisine par la béance de ses trous d'obus.

Les boutiques de l'avenue Dubaï n'ont pas encore toutes rouvert. Les belles villas du quartier Dollar, où réside encore un cousin du dictateur, et où se retrouvait jadis le premier cercle du régime, sont souvent encore fermées. Mais, plus loin, la vie reprend, et les habitants reviennent. Des ONG occidentales se chargent des bombes, obus, roquettes et grenades qui n'ont pas explosé. Déjà près de 2000 engins explosifs, dont quelques bombes de l'Otan, ont été neutralisés, sur place, ou dans le désert proche. «La situation à Syrte était comparable à celle de Sarajevo ou Bagdad», indique Paul McCarthy, responsable de DDG, la première organisation à être arrivée en ville, début novembre 2011.

Les animaux ont disparu

Ceux qui ont pris en main les destinées de la ville tentent maladroitement de donner le change, s'inventant un passé de «Malgré-nous» ou de résistant. Le petit peuple, composé de fils de Bédouins attirés par un appartement, l'eau courante et le téléviseur, pleure sur ses biens perdus et paraît déboussolé. «Moi j'étais pour la révolution, certifie Assil Kadhafi Warfalli, un dandy issu de la tribu de l'ex-dictateur, mais maintenant il faudrait que les étrangers qui ont gagné la guerre ne se mêlent plus des affaires intérieures libyennes.»«Il y a des choses que j'ignorais, en fait je ne savais rien», affirme de son côté Omar Houasse, qui a gardé son poste de journaliste à l'unique radio de la ville, laquelle encourageait à repousser les «croisés» et le «retour des colonisateurs italiens» au début de la bataille de Syrte.

«Mais al-Jazeera et al-Arabiya [deux télévisions arabes] mentaient aussi!», s'insurge Mohammed Bouchaala. «Un jour al-Arabiya a annoncé que 800 personnes avaient manifesté contre Kadhafi au carrefour sous mes fenêtres. Et il n'y avait personne!», À côté de Mohammed, son jeune frère s'est manifestement battu jusqu'au bout face aux rebelles de Misrata. «Oui, on nous avait donné des armes et des uniformes. C'était pour défendre nos maisons», explique l'aîné de cette nombreuse fratrie qui a regagné le quartier n° 2 de Syrte, aujourd'hui complètement détruit. «Dès le début de la guerre, c'est à des civils, à des voisins que je connaissais, qu'on a appris à utiliser des mitraillettes et des mortiers. Même les missiles Grad, ce n'est pas compliqué à faire marcher. Mais regardez, poursuit Mohammed en montrant les ruines du quartier n° 2. Quand nous avons fui, les révolutionnaires ont tout cassé et ils ont pillé nos maisons»…

Le 17 février dernier, jour du premier anniversaire de la révolution, alors que Tripoli et Benghazi étaient en fête, les gens de Syrte sont, eux, restés chez eux. «Le 17, on avait peur de leur réaction, mais, en fait, eux aussi avaient peur», explique Moussa Saouessi, qui commande la petite vingtaine de jeunes combattants de la brigade Ali Bouchofa. Avec une poignée de copains, il est allé s'entraîner près de Tripoli, avant de revenir avec les unités de Benghazi.

Les jeunes de la katiba Ali Bouchofa ont pris possession de l'ancienne ferme de Mouammar Kadhafi. Sur 400 ha clos par de hauts murs, la terre est encore verte et tranche avec la sèche nudité ocre des alentours. Aujourd'hui vides, les silos à grain et les hangars attestent de l'activité agricole passée. Le matériel d'arrosage ne fonctionne plus. Les animaux ont disparu, même les pigeons ont déserté leurs tours. La demeure et la tente du Guide ont été pillées et détruites.

2997 maisons détruites

Dans ce qui fut la maison réservée à des gardes, Moussa Saouessi s'enorgueillit de «n'avoir pas fait d'arrestation». Il avoue «comprendre le sentiment de rage des habitants de Syrte». «La tribu de Kadhafi a aussi subi ce qu'ont vécu les autres Libyens», dit-il, avant d'estimer que «c'est maintenant de l'histoire ancienne».

Dans l'ancien quartier des ministères, Mohammed Kablane revendique de n'avoir pas organisé de festivités le 17 février dernier. Mohammed Kablane est le nouveau maire intérimaire de Syrte. Il est également le nouveau président du conseil de toutes les villes et bourgades de la région. Personne ne sait qui l'a nommé. «Nous avions formé le conseil en secret, avant la chute de Syrte», chuchote-t-il dans le salon en cuir de son bureau de 70 m2 qui était jadis celui du ministre de l'Éducation.

Le représentant de Syrte souffre que sa ville soit marginalisée, mais affirme que les habitants ont pris en main leur destin. Ce sont eux, et eux seuls, qui font la police. Maintenant, veut croire le maire, «il faudra que les brigades des autres villes présentent des preuves pour que des accusés leur soient livrés».

Mohammed Kablane ne dispose pas de statistiques sur le nombre de personnes tuées, disparues ou arrêtées. Il assure en revanche qu'encore 30% des quelque 50.000 habitants de Syrte ne sont pas revenus, que 2.997 maisons ont été détruites, et que plus de 2000 méritent des réparations lourdes.

C'est dans ces résidences réservées jadis aux hôtes de marque africains que nombre de sans-logis ont trouvé refuge. Forcé d'abandonner son appartement détruit et pillé du quartier de Giza, Mohammed Daou a élu domicile dans une villa de deux niveaux d'environ 200 m2 face à la mer. Sol en marbre, larges baies vitrées, cuisine aménagée, au rez-de-chaussée, chambres et salle de bains équipée au premier. «Non, je n'ai pas essayé le sauna et le Jacuzzi, parce que je ne veux pas m'habituer à ce luxe», confesse ce fils de Bédouin, qui n'a que faire de la modernité africaine fantasmée deMouammar Kadhafi. Mohammed Daou veut quitter cette villa car, explique-t-il, «ce n'est pas une maison pour nous, Libyen». Il montre les larges baies vitrées, qui ne permettent pas de protéger l'intimité des femmes de son foyer. Et puis il pointe au plafond les dispositifs anti-incendie. «Nous, les Libyens, souligne-t-il sans rire, nous fumons chez nous. Eh bien, mon voisin, il n'a pas compris quand de l'eau venue du plafond lui est tombée sur la tête! lefigaro

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 03:45

Essebsi et 52 partis à Monastir pour l’« Appel de la Nation »

 

Beji_Caid_Essebsi.jpg

L’Association nationale de la pensée bourguibienne organise, samedi 24 mars 2012, à Monastir, une conférence intitulée « Appel de la Nation ». M. Béji Caïd Essebsi, ex-Premier ministre, prendra part à cette manifestation.

Cet événement sera une occasion pour discuter des perspectives de la Tunisie de demain, a précisé M. Mohamed BraikHamrouni, président de l’association.
Quelque 52 partis appartenant à la mouvance centriste, libérale et de gauche, aux côtés de 525 associations, de nombreux hommes d'affaires et de personnalités nationales indépendantes ont confirmé leur participation à cet évènement.
Selon M. Hamrouni, le choix de Monastir pour abriter cette rencontre revêt une dimension symbolique puisqu'elle est la ville où s'est déclenché le mouvement national. L'organisation de cette conférence vise à rapprocher les vues entre les partis et les composantes de la société civile « sans exclusion » et à mettre fin à l'atomisation de la scène politique afin de se concentrer sur l'avenir du pays aux plans politique, économique et social.
Notons que M. Essebsi a rencontré, mercredi 14 mars, à Tunis, plusieurs personnalités nationales dont des ministres de l'ancien gouvernement. Ont également pris part à cette réunion plusieurs responsables de partis politiques représentant notamment le Parti démocrate progressiste, Afek Tounes, le Mouvement Ettajdid et le Parti du travail tunisien. investir

 

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Manifestation « Appel de la nation » – Béji Caïd Essebsi: Le Come Back des Bourguibistes, à Monastir?

 

« La multitude qui ne se réduit pas à une unité est anarchie, l’unité qui ne se réfère pas à la multitude est tyrannie », c’était Pascal, cité par un Monastirien imprégné de la pensée bourguibienne et commentant la grande manifestation qui se tient à Monastir samedi 24 mars. Pour lui, cette rencontre revêt une grande symbolique reflétant l’unité de la nation.


« Historiquement, Monastir est un mélange de musulmans venant de tous bords et de toutes les régions. C’est de Monastir que sont partis les défenseurs de Kairouan, de l’islam et de l’arabité, la première musulmane qui a gouverné est de Monastir, c’était Om Mallal, la tante d’El Moez Ibnou Badis. Nous voulons marquer notre appartenance à la Tunisie et notre unité avec les Tunisiens de toutes les régions pour mettre en place de nouvelles valeurs et trouver une porte de sortie au marasme socioéconomique dans lequel est englué le pays ».


On ne peut penser à la grande manifestation « L’appel de la patrie » organisée demain par la jeune association d’obédience destourienne bourguibiste sans revenir dans l’histoire du mouvement national et citer le « Congrès de Ksar Hlel » de 1934 qui a marqué un virage dans la lutte pour l’indépendance « Il ne s’agit pas d’un virage, mais plutôt d’une remise sur les rails du processus démocratique. Nous avons cru le processus démocratique enclenché le 14 janvier avec les élections et ce qui s’en suivaient.


Les jeunes et tous les Tunisiens qui étaient descendus dans la rue révoltés contre le régime Ben Ali voulaient mettre à bas le système dictatorial et corrompu et avoir de meilleures conditions de vie. Ils ne voulaient pas changer de modèle de société. Qui sont ces gens qui sont soudainement apparus pour bouleverser un modèle social séculaire, qui les a formés, qui les a endoctrinés, pour qui ils roulent?».

 

Le peuple a élu des représentants en qui il voyait une droiture inspirée de convictions religieuses et de hautes valeurs humaines. Les discours ambigus exprimés ça et là, le double langage et les déclarations qui contredisent totalement les promesses préélectorales où il n’était nullement question de remettre en question le modèle social tunisien profondément amarré dans sa culture arabo-musulmane, tolérant et réceptif aux autres, ont fini par le désorienter totalement. A qui devrait-il se fier maintenant ? D’où l’importance d’une alternative. Sortira-elle de Monastir demain?

 

« Ce n’est pas autant l’alternative que la symbolique représentant l’un des disciples d’un grand réformateur comme Bourguiba, indépendamment de ses défauts, et invité par les jeunes fondateurs de l’Association de la pensée réformiste bourguibienne. Car comment ne pas se poser des questions sur l’avenir de l’unité nationale lorsque nous entendons autant parler de « fitan ». Nous n’avons jamais auparavant vécu des discordes à cause des Youssfistes/Bourguibistes, islamistes/musulmans et encore moins de régionalisme et de communautarisme. Qui nourrit ces nouveaux fléaux qui veulent gangrener la société tunisienne ? Nous devrions chercher les réponses à cela ».

 

Plaider pou une unité nationale et la réunification de toutes les forces du pays, d’où qu’elles viennent et quelle que soit leur appartenance sans distinction de sexe, de race, d’obédience politique ou religieuse serait le but ultime de la rencontre de Monastir. Ce sont des jeunes qui n’ont jamais connu Bourguiba qui sont les initiateurs de cette actions, ils l’ont découvert après la révolution, est ce parce qu’ils cherchaient un modèle qu’ils se sont orientés tout naturellement vers lui ? L’important est que cette initiative aboutisse à du concret et que la Tunisie se retrouve au lieu de se perdre.   Amel Belhadj Ali  directinfo

 

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Les salafistes ne sont pas arrivés à ramasser leur présumé million de manifestants pour le 23 mars... Ils étaient entre 50 et 200 individus.  Leurs mots d'ordre sont toujours les mêmes «Le peuple est musulman et n'abandonne pas», « l'application de la charia»...

 

 
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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 02:24

Rafik Abdessalem en vidéo: Je n'ai pas refusé le dialogue et je n'ai pas privilégié les nahdhaouis !

 


Les projecteurs sont toujours braqués sur le ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem, le gendre du leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi tant critiqué depuis sa nomination à la tête de la diplomatie tunisienne …

 

Rafik Abdessalem en vidéo: Je n'ai pas refusé le dialogue et je n'ai pas privilégié les nahdhaouis !

Faisant la Une des journaux et des médias depuis hier parce qu’il a refusé d’écouter les revendications de ses employés, le ministre des Affaires étrangères fait face à une vague de critiques qui va même à la réclamation de sa démission !

En réponse aux accusations, Rafik Abdessalem a tout nié aujourd’hui au cours du point de presse périodique tenu au premier ministère en disant : " Ma porte est toujours ouverte, je suis toujours à l’écoute des agents et des syndicalistes du ministère … Mais je refuse d’engager des négociations au cours des horaires de travail. " Concernant les causes des protestations qui se poursuivent depuis hier, le ministre a souligné l’engagement du ministère des Affaires étrangères à la concrétisation de plusieurs réformes dont la titularisation et la promotion de 200 agents : " A mon avis, il n'y a aucune cause urgente qui pourrait justifier l'appel à une grève générale au mois d'avril. L'affaire a été amplifiée ...  "

Intérrogé sur la nomination excessive des nahadhaouis au sein de son ministère, Rafik Abdessalem a répondu : "Ces accusations ne sont que des rumeurs, je n’ai pas recruté des nahdhaouis, je n’ai même pas entamé la nomination des diplomates … et cette affaire ne se fera qu’à la base de la compétence et de l’expérience …." 

Chapitre de la Chariâa et de la Constitution : Interrogé sur la polémique qui s’est créée autour de l’identité de la Tunisie et autour du choix de la Chariâa comme source de la Constitution Rafik Abdessalem a indiqué que " la constitution doit être le fruit d’un consensus. Ses principes ne doivent pas émaner de la volonté d’un parti politique ou autre … On est tous musulmans, et personne ne peut dire le contraire ! "

Des extraits de la conférence du ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem dans la vidéo en jointure :

 

 

tuniscope

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Que fait encore «Rafik Lagaffe» à la tête de la diplomatie tunisienne ?



Si le gouvernement actuel tient à garder des chances de réussite, il doit opérer un remaniement ministériel et commencer par placer un diplomate chevronné à la tête du ministère des Affaires étrangères.

 

La nomination du ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem avait suscité de profonds remous aussi bien parmi la population qu’au sein de la classe politique tunisienne, y compris chez certains dirigeants d’Ennahdha qui ont désapprouvé le choix de cette personne dans un poste clé.

 

Chassez le népotisme, il revient au galop !

 

Cette désapprobation était liée à 3 raisons principales :

 

- primo, le lien de parenté de l’intéressé avec le fondateur du mouvement Ennahdha, cheikh Rached Ghannouchi, qui rappelle de bien mauvais souvenirs aux Tunisiens, qui ont souffert 23 ans durant du népotisme et du clientélisme ayant caractérisé l’ancien régime de Ben Ali. M. Abdessalem est, on le sait, le gendre de M. Ghannouchi, l’époux de sa fille aînée Soumaya, que l’on voit souvent aux côtés de son époux lors des missions à l’étranger de ce dernier. Ce qui fait grincer des dents et même jazzer dans les couloirs du ministère des Affaires étrangères. Autant dire que la nomination de M. Abdessalem à la tête de la diplomatie tunisienne a symbolisé le retour à d’anciennes pratiques que nos concitoyens étaient en droit de considérer comme révolues ;

 

- secundo, les Tunisiens ont appris avec stupeur que ce ministre a représenté la chaîne qatarie Al Jazira lors d’une réunion de haut niveau de l’Otan. Cette nouvelle a choqué les Tunisiens, y compris parmi les sympathisants d’Ennahdha, qui se sont sentis touchés dans leur honneur, dans leur fierté. Ils ont ressenti comme une humiliation le fait que la politique étrangère de leur pays, héritier d’une brillante civilisation trois fois millénaire, soit sous l’emprise d’un petit pays du Golfe, lui même placé sous influence américaine ;

 

- tertio, l’incapacité de ce ministre à s’exprimer correctement en français, ce qui pouvait représenter un sérieux handicap du fait notamment que la France est notre premier partenaire économique et que nous avons une importante communauté tunisienne, forte de 600000 personnes, vivant en France.



Conférence internationale des amis du peuple syrien.

 

Si M. Abdessalem avait des compétences exceptionnelles faisant de lui le candidat idéal pour le poste qu’il occupe, les Tunisiens auraient pu comprendre et privilégier l’efficacité de l’action ministérielle par rapport à toute autre considération. Mais la réalité est toute autre !

 

Qui tire les ficelles derrière le rideau ?

 

En effet, dès sa nomination, ce ministre s’est révélé être un simple petit agent manipulé par des puissances étrangères, comme en témoigne son suivisme aveugle de la position qatarie dans l’épineuse question syrienne. Rafik Abdessalem n’a pas réagi au renvoi de l’ambassadeur syrien en Tunisie, par une décision du président de la République Moncef Marzouki, ignorant au passage que ledit ambassadeur avait déjà quitté notre pays plusieurs mois auparavant ! C’est dire son manque d’expérience et sa méconnaissance personnelle des dossiers importants.

Pire, ce ministre s’est lancé dans des déclarations intempestives, totalement déplacées, indignes d’une personnalité sensée diriger la diplomatie tunisienne.

Je donne ci-après 3 exemples très significatifs :

1- Au cours d’une séance de débat au sein de la Constituante, le «gendre» a osé déclarer : «Ce gouvernement est le meilleur de l’histoire» ! En matière d’arrogance, de suffisance, d’autoglorification, il est franchement difficile de faire mieux !

2- Parlant de l’ancien Premier ministre par intérim, Béji Caïd Essebsi, il s’est permis de faire des allusions de très mauvais goût à son âge, oubliant au passage que seul Dieu détient le secret de la longévité de tout un chacun ;

3- Au cours d’une conférence-débat tenue au Qatar, il a tenu des propos méprisants envers ses compatriotes, traitant l’opposition tunisienne de «0,00…», faisant preuve au passage d’une méconnaissance totale de la géographie de son pays, la confondant avec celle du Qatar, ce qui est, le moins que l’on puisse dire, scandaleux.

Si le gouvernement actuel tient à garder des chances de réussite, il doit opérer le plus tôt possible un remaniement ministériel et commencer d’abord par placer à la tête du ministère des Affaires étrangères un diplomate chevronné !   Moez Ben Salem  kapitalis

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Sakhr Materi ropmt son silence

 

Dans un communiqué paru hier, jeudi 22 mars 2012, Sakhr Materi le gendre de l'ex-président déchu a finalement rompu son silence. Le communiqué en question est venu en réponse au reportage diffusé sur la télévision nationale dans son journal de 20h du mercredi à propos de la récupération d'un terrain de 48 hectares aux berges du lac. 

 
Le terrain en question, n'aurait jamais quitté la propriété de la société 'El Bouhaira' malgré la promesse de vente et l'avance de six millions de dinars payée par Sakhr Materi à la société. Un homme d'affaire saoudien serait derrière le non-accomplissement de la vente.

Dans le même communiqué, le gendre du président dit en avoir assez des campagnes de désinformation à son égard et qu'il attend la bonne occasion pour répondre aux différentes accusations.  mosaique

 

 

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Suisse : le clan Ben Ali combat pied à pied devant les tribunaux


La Tunisie ne pourra accéder qu'à de strictes conditions au dossier pénal pour blanchiment d'argent contre le clan Ben Ali ouvert par la justice suisse. C'est ce qu'a décidé le Tribunal pénal fédéral (TPF) dans un arrêt publié jeudi. Après le blocage de plusieurs dizaines de millions de francs, les proches de l'ancien président exigeaient que la Tunisie ne puisse pas accéder au dossier pénal jusqu'à la clôture de la procédure d'entraide engagée parallèlement.

L'empoignade judiciaire bat son plein en Suisse sur deux fronts: d'une part, la demande d'entraide adressée par la Tunisie fin janvier 2011 après le gel par le Conseil fédéral de quelque 60 millions de francs appartenant à l'ex-dirigeant, d'autre part l'enquête pénale ouverte par le Ministère public de la Confédération (MPC) dans la foulée pour blanchiment d'argent. C'est sur ce volet pénal que s'écharpent les parties pour des questions de procédure avec à la clé une kyrielle d'ordonnances et arrêts du TPF depuis la fin 2011.

Le dernier en date du 20 mars fait suite à un recours du beau-frère de Ben Ali, un magnat de l'industrie, des banques, du tourisme et des médias contre une décision du MPC admettant la Tunisie comme partie plaignante dans le cadre de la procédure pénale. Le TPF n'a pas remis en cause cette décision. Le recourant voulait aussi empêcher la Tunisie d'accéder pleinement au dossier et d'obtenir ainsi des pièces qu'elle cherche précisément à obtenir par le biais de la procédure d'entraide, en particulier des données bancaires.

Là, le TPF a partiellement donné raison au recourant. Toute la question était de permettre à la Tunisie d'obtenir les informations pour l'identification internationale des avoirs prétendument détournés par le clan Ben Ali tout en s'assurant qu'aucun document ne sera utilisé dans des procédures pénales en Tunisie d'ici la clôture de l'entraide. La Tunisie devra s'y engager formellement auprès du MPC. Le mandataire tunisien pourra consulter le dossier et prendre des notes en particulier sur le détail d'opérations bancaires, mais ne pourra pas faire de copies. Le TPF reconnaît que le relevé manuel de ces informations pourra "s'avérer fastidieux", mais il "est le moyen le mieux à même de prévenir la transmission précoce de moyens de preu
ve". maghrebemergent

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 01:41

Hommage rendu au père du combat des droits humains, Ali Ben Salem

 

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Repères biographiques d'Ali Ben Salem


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Ali Ben Salem, la liberté pour étendard

 

Ali Ben Salem, chargé de la commission d’enquête tunisienne sur les plaintes de tortures contre les détenus, est un symbole national  du combat pour les droits de l’homme.

Ali Ben Salem (à droite de la photo) lors d’une rencontre sur les droits de l’homme en Tunisie le...

Ali Ben Salem (à droite de la photo) lors d’une rencontre sur les droits de l’homme en Tunisie le 23 février 2011. 

Il a passé au total seize ans en détention sans jamais renoncer.

Lorsque Moncef Marzouki a endossé l’habit de président de la République tunisienne, le 13 décembre dernier, il s’est empressé de quitter le palais de Carthage pour se rendre à Bizerte, afin de consacrer sa première visite à Ali Ben Salem. Mardi dernier, jour de célébration de l’indépendance de la Tunisie, il l’a décoré du Grand Cordon de l’ordre de l’Indépendance.

À 80 ans, Ali Ben Salem est un symbole national. Le doyen des militants des droits de l’homme, cofondateur de la Ligue tunisienne des droits de l’homme en 1977, puis du Conseil national pour les libertés en Tunisie et de l’Association tunisienne de lutte contre la torture, a été pourchassé par tous les régimes, a été condamné à mort, a subi le bagne, la prison et la torture et a purgé au total seize ans de détention, sans jamais renoncer à son combat pour les droits de l’homme.

À compter des années 1950, le jeune Ali a pris le maquis. Il a nourri très jeune une aversion pour le colonialisme, après avoir perdu à 7 ans son père, tué par les forces de l’ordre lors d’une manifestation nationaliste en 1938. Il s’opposera très vite à la Tunisie indépendante d’Habib Bourguiba. Sous Ben Ali, il sera tout autant pourchassé. « Sa maison, siège de la Ligue des droits de l’homme a été encerclée par la police pendant des années », rapporte l’un de ses proches Mouhieddine Cherbib. En 2007, le comité contre la torture de l’ONU avait dénoncé la persécution dont il faisait l’objet.

La présence d’Ali Ben Salem s’est naturellement imposée dans la commission pour enquêter sur les plaintes de torture de détenus, dont le gouvernement tunisien a annoncé la création mardi. Cette commission, qui aura toute latitude pour mener l’enquête et visiter les détenus, devra rendre un rapport dans « les plus brefs délais » . Marie Verdier. la-croix

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 07:07

Lettre à l'Assemblée nationale constituante au sujet de la nouvelle constitution

 

Mesdames et messieurs les membres de l’Assemblée nationale constituante de Tunisie,

Depuis son élection, le 23 octobre 2011, l’Assemblée nationale constituante (ANC) a réalisé d’importantes avancées dans le sens de la rédaction d’une nouvelle constitution. Avec la formation des six commissions de rédaction, les députés de l’ANC auront maintenant à faire des choix cruciaux quant au système de gouvernement, les principes fondamentaux de la République tunisienne et les relations entre les différentes autorités.

Les citoyens tunisiens ont fermement exprimé leur exigence d’une nouvelle constitution capable d’empêcher les pratiques abusives de l’ancien régime. Human Rights Watch exhorte l’Assemblée nationale constituante à être attentive à de telles exigences dans la rédaction de la nouvelle constitution.

Le processus de rédaction de la constitution devrait durer au maximum dix-huit mois, bien qu’aucun délai officiel n’ait été fixé. Le processus d’approbation de la constitution implique que chaque article soit voté à la majorité absolue de l’ANC. Puis le texte intégral de la constitution sera soumis à l’ANC. Si  la tentative de faire adopter la constitution par une majorité des deux tiers échoue à deux reprises, elle sera soumise à un référendum populaire. Suite à l’approbation d’une nouvelle constitution, la Tunisie tiendra des élections présidentielles et législatives.

Les ébauches de constitution présentées jusqu’ici par divers partis de tout le spectre politique permettent de dégager un large consensus sur des principes tels que : l’interdiction de la torture et la non-applicabilité des délais de prescription pour la torture ; l’égalité de tous les citoyens devant la loi ; les droits de la défense dans les procès judiciaires ; les droits politiques, comme le droit d’association, de rassemblement et de formation de partis politiques ; l’indépendance de la justice ; et le droit de participer à des élections libres et équitables.

Pourtant, ces ébauches de constitution divergent profondément lorsqu’il s’agit des sources de la législation, de la liberté d’expression et des restrictions aux libertés publiques et privées que le gouvernement serait autorisé à imposer. Certains textes s’éloignent du droit international relatif aux droits humains, que ce soit dans la formulation de certains droits ou pour la latitude qui est laissée au législateur de les limiter.

Human Rights Watch exhorte l’assemblée constituante de rédiger une constitution qui garantira de solides protections aux droits humains, grâce aux éléments suivants :

Primauté  des traités relatifs aux droits humains sur les  lois nationales

La constitution devrait garantir que tous les traités internationaux relatifs aux droits humains dûment ratifiés par la Tunisie, y compris les traités et protocoles onusiens et africains, aient directement force de loi en Tunisie et qu’ils aient la suprématie sur les lois nationales. Cette disposition, déjà présente dans l’article 32 de la constitution de 1959, devrait être réaffirmée dans la nouvelle constitution. En outre, la constitution devrait affirmer que le droit international coutumier et les règles générales du droit international ont force de loi dans les tribunaux nationaux.

La constitution devrait en outre  inclure un article général incorporant explicitement dans les lois tunisiennes les droits humains tels que définis par les traités internationaux ratifiés par la Tunisie, comme le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels et la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, avec la primauté de ces derniers sur les lois nationales. Les tribunaux tunisiens devraient s’inspirer des organismes qui interprètent officiellement de tels traités pour déterminer les normes minimales régissant ces droits. Un tel article constituera une base plus solide pour amender de nombreuses lois nationales qui limitent les droits humains, comme celles qui donnent toute latitude aux autorités pour interdire les rassemblements publics et restreindre le droit des individus à voyager, aussi bien que les lois qui criminalisent les actes d’expression pacifiques selon des motifs vagues, comme la perturbation de l’« ordre public » ou l’atteinte aux « bonnes mœurs ». Human Rights Watch a publié un rapport décrivant de nombreuses lois répressives dont la réforme devrait être une priorité des législateurs.

Droits spécifiques à consacrer dans la constitution

La constitution devrait garantir l’égalité de tous les citoyens devant la loi et exclure toute forme de discrimination selon des critères de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique et de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation, comme le proclame l’article 26 du PIDCP. La constitution devrait spécifier que les « autres statuts » comprennent, de façon non exhaustive : grossesse, statut marital, origine ethnique, orientation sexuelle, âge, handicap, conscience, croyance, culture et langue.

La constitution devrait garantir que le droit à la liberté de religion, de pensée et de conscience englobe la liberté de changer de religion ou de croyance et de pratiquer, en public et en privé, n’importe quelle religion, que ce soit en respectant un culte ou en observant des rites et des coutumes, de même que la liberté de ne pratiquer aucune religion.

Human Rights Watch exhorte l’ANC à s’assurer d’inclure dans la constitution de solides garanties concernant les droits à la liberté d’expression, d’association et de rassemblement pacifique, entre autres en éliminant les restrictions et les qualificatifs contenus dans la constitution de 1959, qui donnaient aux autorités une marge de manœuvre pour restreindre ces droits au-delà de ce que permet la stricte définition des restrictions autorisées en droit international. Dans ce but, l’ANC pourrait inclure des éléments de langage confirmant que l’approche des restrictions possibles est celle du droit international : que toute restriction imposée à l’exercice des droits d’association et de rassemblement ne peut avoir comme effet de nier l’essence de ce droit, et doit être « prévue par la loi et (…) nécessaire dans une société démocratique, dans l'intérêt de la sécurité nationale, de la sûreté publique, de l'ordre public, ou pour protéger la santé ou la moralité publiques ou les droits et les libertés d'autrui » (articles 21 et 22 du PIDCP).

Human Rights Watch est particulièrement préoccupée par une ébauche de la constitution diffusée par des membres de Ennahda, parti prédominant de la coalition au pouvoir. Elle contient un article selon lequel « la liberté de pensée, d’expression, de presse et de publication sont garanties, tout en considérant les sacralités des peuples et des religions ». Cette disposition est incompatible avec les normes de la liberté d’expression, qui permettent de restreindre les discours qui incitent directement à la haine religieuse ou raciale, mais pas de les restreindre simplement parce qu’un groupe social, national ou confessionnel, ou plusieurs, estime que ce discours est choquant ou insultant. En posant comme condition, pour le droit à la liberté d’expression, de « considérer les sacralités des peuples et des religions », l’article proposé vide le droit de son essence, ouvrant la porte à des lois qui criminalisent la divergence d’opinion ou la critique dès qu’elle se rapporte à des thèmes de croyance et de religion.   

En outre, la nouvelle constitution devrait contenir une mention spécifique du droit à la vie privée, qui implique notamment d’être protégé contre les intrusions injustifiées de la société ou de l’État, via une protection de la personne, de la famille, du foyer, ainsi que des informations et communications personnelles, comme le proclame l’article 17 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

L’Assemblée nationale constituante devrait aussi consacrer les droits économiques, sociaux et culturels tels que garantis par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, que la Tunisie a ratifié. Elle devrait mentionner notamment le droit au travail, à l’éducation, à la santé et à la sécurité sociale. La constitution devrait stipuler que l’État doit prendre des mesures raisonnables, législatives et autres, dans le cadre des ressources dont il dispose, pour achever la réalisation progressive de chacun de ces droits, conformément aux critères internationaux, et garantir que pour chaque droit, un niveau de base est protégé, pour tous et en toute circonstance.

Mécanismes de mise en œuvre

L’ANC devrait s’assurer que la constitution affirme clairement l’indépendance de la justice, en favorisant la mise en place de  mécanismes qui protègeront les juges des pressions de l’exécutif dans le cadre des processus de nomination, de sanction et d’affectation de ces juges aux différentes affaires, et en évitant la mainmise de l’exécutif sur la carrière des juges en exercice.

Il ne suffit pas que l’ANC adopte une nouvelle constitution qui intègre ces droits, mais il faut qu’elle les garantisse en mettant en œuvre des mécanismes qui devraient également être mentionnés dans la constitution. En particulier, l’ANC devrait envisager de créer une Cour constitutionnelle qui sera habilitée à juger de la constitutionnalité des lois et pourra invalider celles qui ne sont pas conformes aux critères affirmés dans la constitution. De plus, la constitution devrait indiquer clairement que tous les tribunaux et tous les organismes publics ont le devoir de se conformer aux droits humains exposés dans la constitution et de les faire respecter.

Nous vous remercions pour votre temps et votre attention.

Sarah Leah Whitson Directrice exécutive Division Moyen-Orient et Afrique du Nord

source hrw.org

 

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Des fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères protestent et accusent Rafik Abdessalem de les snober


 

Quelque 120 fonctionnaires et agents du ministère des Affaires étrangères ont observé, jeudi 22 mars 2012, un mouvement de protestation dans le hall du siège du ministère, a  rapporté la correspondante de TunisieNumerique  présente sur place.

 

Les protestataires ont demandé à rencontrer le ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem pour discuter avec lui de leur situation, a précisé notre reporter.

 

Les fonctionnaires exigent la régularisation de la situation de certains agents, la titularisation d’autres ainsi que la promotion du personnel qui en ont le droit.

 

Mais la demande  de rencontre avec le ministre n’a pas été satisfaite car ce dernier n’a pas accédé à cette requête.

 

Dans une déclaration à TunisieNumérique  Khalil Tazarki un fonctionnaire du ministère a affirmé que M. Rafik Abdessalem adopte une attitude hautaine à l’égard du personnel qu’il snobe, précisant que le ministre ne les associe pas aux audiences préférant rencontrer seul les ambassadeurs et les personnalités étrangères

 

Le personnel du ministère des Affaires étrangères a convenu du principe d’une grève générale mais n’en a pas encore déterminé les modalités, indique-t-on, de même source.

 

Une grande réunion du bureau exécutif de l’union régionale du travail de Tunis et du syndicat de base du ministère des Affaires étrangères était prévue ce jeudi, rappelle-t-on au siège du ministère.

 


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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 06:20
 

 

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Des milliers d'étudiants marchent dans les rues de Montréal

 

C'est dans le calme et la bonne humeur que des dizaines de milliers d'étudiants des quatre coins du Québec ont défilé dans les rues de Montréal, jeudi après-midi, à l'occasion d'une marche nationale visant à dénoncer la hausse des droits de scolarité décrétée par le gouvernement de Jean Charest.

 

Les manifestants s'étaient donné rendez-vous à 13 h sur la place du Canada, à l'angle de la rue Peel et du boulevard René-Lévesque.

C'est une foule bigarrée, composée principalement d'étudiants, mais aussi d'enseignants et de travailleurs de tous âges, qui a pris d'assaut le centre-ville. Plusieurs personnalités publiques, dont la chef du Parti québécois, Pauline Marois, et le député indépendant Pierre Curzi, se sont jointes aux manifestants.

Une marée humaine a rapidement envahi les rues Peel et Sainte-Catherine, causant d'importants bouchons de circulation. Le coup d'envoi de la marche a dû être retardé à 13 h 40 en raison de la très grande affluence dans le secteur.

Les manifestants ont d'abord monté la rue Peel vers le nord, puis se sont dirigés sur la rue Sherbrooke, vers l'est.

Quelques bâtons de bois sans pancartes ont aussi été saisis, mais les manifestants collaboraient avec la police. Par mesure préventive, des agents de l'escouade anti-émeute surveillaient de près la situation.

La plupart des manifestants ont emprunté la rue Saint-Denis vers le nord, avant de redescendre vers le sud par la rue Berri. Plusieurs groupes se sont toutefois détachés du noyau central pour emprunter d'autres artères, passant notamment par la rue Sainte-Catherine Est ou par le boulevard René-Lévesque.

La tête du peloton est arrivée vers 15 h 30 au lieu marquant la fin du parcours, le Centre des sciences, dans le Vieux-Montréal. La pluie avait alors commencé à s'abattre sur les manifestants.

Vers 16 h, alors que la manifestation tirait à sa fin et que le ciel s'était éclairci, le SPVM ne rapportait aucun méfait, soulignant que tout s'était déroulé dans l'ordre et dans le calme, et ce, même si quelques personnes cagoulées et habillées de noir avaient été aperçues parmi la foule. En fin d'après-midi, le porte-parole du SPVM Ian Lafrenière traçait un bilan positif de la manifestation. « Les organisateurs ont pris leurs responsabilités et ont partagé leur itinéraire », s'est réjoui le porte-parole.

« C'est une des plus grosses manifestations qu'on a vécues à Montréal ces dernières années et ça s'est très bien déroulé », a-t-il ajouté.

200 000 manifestants?

Les associations étudiantes derrière ce grand rassemblement estiment que quelque 200 000 personnes se sont déplacées au centre-ville jeudi pour signifier leur opposition à la hausse de 1625 $ des frais de scolarité. Si le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a refusé de chiffrer la foule, il a néanmoins parlé de « plusieurs milliers » de personnes.

À ce jour, plus de 227 000 étudiants sont en grève générale illimitée, mais près de 300 000 étudiants étaient en grève pour la grande manifestation de jeudi, organisée notamment par la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). canoe.ca

 

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Les partis d'opposition et les syndicats aux côtés des étudiants

Les étudiants ont reçu l’appui de camionneurs au port de Montréal hier matin.<br />

Les étudiants ont reçu l’appui de camionneurs au port de Montréal hier matin. Photo : Jacques Nadeau – Le Devoir

Plusieurs partis politiques d'opposition et grandes organisations syndicales ont profité de la journée de manifestation nationale, hier, pour réitérer leur opposition à la hausse des droits de scolarité et pour exhorter le gouvernement Charest à ouvrir un dialogue avec les étudiants. 

Lors d'une conférence de presse coorganisée par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), hier matin, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a demandé à nouveau au gouvernement Charest de changer d'attitude et de discuter avec les étudiants pour trouver un terrain d'entente. «En ce moment, le gouvernement se comporte comme si les étudiants étaient des ennemis de l'État. [...] En refusant de dialoguer avec les jeunes, Jean Charest fait preuve de faiblesse», a affirmé la chef du PQ. 

Mme Marois a en outre rappelé qu'un gouvernement péquiste annulerait cette hausse des droits de scolarité et organiserait un sommet sur l'éducation supérieure afin de revoir le mode de financement des universités. «Personne n'accepterait une hausse de tarifs d'électricité, de taxes ou d'impôts de 75 %. Les familles de la classe moyenne n'ont plus les moyens d'encaisser une hausse brutale des frais de scolarité.»

Aux côtés de Mme Marois, la coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a salué la mobilisation étudiante et a indiqué que son parti non seulement s'oppose à la hausse, mais veut même aller plus loin et instaurer «la gratuité scolaire de la maternelle à l'université». «L'éducation est un droit, au même titre que l'accès au système de santé [...], et c'est une richesse pour toute la société québécoise», a-t-elle affirmé.

Gratuité scolaire

La gratuité scolaire est aussi préconisée par le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, qui estime que la hausse prévue compromet grandement l'accessibilité aux études. «La gratuité scolaire, à terme, ça s'autorembourse, a-t-il ajouté. Dans les pays qui ont fait [ce choix], on a constaté que les gens étudient plus longtemps [...] ont des salaires plus élevés et paient donc plus d'impôts.»

Les représentants des grandes organisations syndicales membres de l'Alliance sociale — qui regroupe notamment la CSN, la FTQ et la CSQ — étaient également présents à cette conférence de presse pour appuyer les étudiants en grève et exiger du gouvernement qu'il entame rapidement un dialogue avec eux.

Tous ces appuis montrent que «la société civile est plus unie que jamais» contre la hausse, selon le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin. «On peut commencer à parler d'une véritable crise politique. [...] Il est temps que le gouvernement Charest rouvre un véritable débat et accepte de discuter avec les associations étudiantes pour envisager des solutions, notamment en réorganisant la façon dont les universités sont gérées», a-t-il ajouté. ledevoir
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