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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 01:59

Sfax : manifestation de solidarité avec l'UGTT

        

 

 

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Rassemblement de solidarité avec l’UGTT à Sfax

Un important rassemblement ouvrier a eu lieu, dimanche, devant le siège de la section régionale de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) à Sfax, pour dénoncer ce qu’ils ont qualifié de «campagne orchestrée contre l’UGTT» et de «dépassements dangereux» sur fond des agressions qui ont ciblé certains locaux de l’Union ainsi que son siège social, sis à la place Mohamed Ali à Tunis.


«Cette offensive ne pourra que renforcer davantage la plus prestigieuse organisation du pays», a souligné le secrétaire général régional de l’Union, Mohamed Chaabane, rappelant son long parcours militant.

Il a, par ailleurs, indiqué que ce rassemblement organisé à l’appel de l’Union est en dehors de toutes tractations politiques et s’inscrit, a-t-il dit, dans le cadre de la défense des questions d’intérêt national et de la Centrale syndicale, en tant qu’acquis national.

Plusieurs slogans ont été scandés, au cours de ce rassemblement, en signe de solidarité avec l’Organisation ouvrière, en particulier «Avec l’âme et le sang, nous nous sacrifions pour l’union», «l’union est forte, l’UGTT est indépendante» et «Pour les martyrs du mois de janvier, nous resterons fidèles à nos principes».

Les participants au rassemblement se sont ensuite dirigés, dans une marche pacifique, vers l’avenue 18 janvier et l’avenue de la liberté, avant de regagner le siège de l’Union. 
source maghrebemergent

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Des affrontements ont éclaté dimanche matin au centre-ville de Sfax (littoral centre-est) entre des syndicalistes et des salafistes. Les premiers ont contraint les seconds à battre en retraite. Et ont pu ainsi faire leur marche de soutien à l'Ugtt tranquillement dans les artères de la ville.


 

D’un côté de la rue, au centre-ville de Sfax, quelques dizaines de militants syndicalistes brandissant le drapeau national et criant des slogans à la gloire de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt). En face des dizaines d’éléments salafistes, barbus et agitant leur fameux drapeau noir incrusté d’une sourate du Coran en blanc.

La scène dure quelques minutes, avant de dégénérer en rixe entre les deux groupes, qui en viennent rapidement aux mains. Et aux bâtons.

La bataille tourne en faveur des syndicalistes, lorsque les salafistes rangent leurs drapeaux et s’enfuient à travers les rues adjacentes pourchassés par leurs adversaires du jour à coups de pierres et de cris : «Saha Lahya Ya Tajammoô» (‘‘La barbe vous va bien Rcdiste’’), par allusion à l’ancien parti au pouvoir.

Après avoir fait place nette, les syndicalistes ont pu défiler tranquillement à travers la ville, en agitant des slogans à la gloire de l'Ugtt et pour la liberté et l'indépendance de l'action syndicale.

Les relations entre l’Ugtt et les mouvements islamistes progouvernementaux se sont détériorées lorsque des éléments islamistes ont commencé à jeter des sacs d’ordures contre les bâtiments de l’Ugtt dans plusieurs villes du pays. La centrale syndicale a accusé le parti Ennahdha, au pouvoir, d’être derrière ces provocations.

La visite de courtoisie effectuée samedi par Rached Ghannouchi, président d’Ennahdha, au siège de l’Ugtt, Place Mohamed Ali à Tunis, où il s’est entretenu avec le dirigeant de la centrale ouvrière Houcine Abassi, ne semble pas avoir aidé à faire fondre la glace.

La rixe de ce matin à Sfax montre au moins deux choses. Un : les syndicalistes ne sont pas prêts à se laisser intimider par les activistes islamistes qui les prennent pour cibles. Deux : Ennahdha joue un jeu ambigu. Alors que ses dirigeants tendent la main à l’Ugtt et multiplient les déclarations soulignant le rôle important de la centrale syndicale en cette phase de la construction démocratique, des éléments de sa base (ou apparentés) poursuivent leurs attaques contre les syndicalistes. A moins de penser qu’Ennahdha ne contrôle plus ses troupes. Ce qui serait encore plus grave.

source kapitalis

 

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Attachement à faire prévaloir l’intérêt général

 

 

 

Le Président du Mouvement Ennahdha Rached Ghannouchi s’est rendu, hier matin, au siège social de l’Union générale tunisienne du Travail (UGTT) où il a eu un entretien avec le Secrétaire général de l’Organisation syndicale H’cine Abbassi.


Selon un communiqué de presse rendu public par le Mouvement Ennahdha, « cette visite s’inscrit dans le cadre du souci d’améliorer le climat de dialogue et d’éliminer les facteurs de tension dans le pays ».


Cette rencontre qui s’est déroulée « dans un climat positif et amical» a permis « de discuter de la situation générale dans le pays et de souligner l’importance de la réalisation des objectifs de la révolution, du renforcement des réformes sociales et du règlement des problèmes par la voie du dialogue ».


A cette occasion, M. Ghannouchi a tenu à mettre l’accent sur l’indépendance de l’Organisation syndicale, dénonçant, à ce propos, toutes les tentatives visant à porter atteinte à cette organisation. Il a également rendu hommage à l’UGTT « pour son parcours militant national et son rôle social ».


Selon le même communiqué, les deux parties ont réaffirmé « l’attachement à faire prévaloir l’intérêt général, à assainir le climat et à mettre la main dans la main pour réaliser les objectifs de la révolution».

source letemps

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 05:58

Des fleurs pour honorer la mémoire des disparus


 

 

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Un an après le séisme, le Japon panse ses plaies

 

 

3235087

Recueillement à Iwaki, dans la préfecture de Fukushima, au Japon, un an après le séisme suivi d'un tsunami qui a provoqué la pire crise nucléaire depuis Tchernobyl en 1986. Cette triple catastrophe a fait 16.000 morts, 3.300 disparus et laissé derrière elle un paysage de dévastation, des milliers de Japonais sans abri et une contamination de l'air, de l'eau et des aliments. /Photo prise le 10 mars 2012/REUTERS/Kim Kyung-Hoon (c) Reuters

La triple catastrophe a fait 16.000 morts, 3.300 disparus et laissé derrière elle un paysage de dévastation, des milliers de Japonais sans abri et une contamination de l'air, de l'eau et des aliments.

Un an après, malgré quelques progrès observés localement, les opérations de nettoyage de la zone autour de la centrale de Fukushima, exploitée par l'opérateur Tepco, s'éternisent et 326.000 personnes sont toujours privées de toit.

"Le gouvernement central a proposé différents plans mais ils ont été accueillis par une forte opposition de la part des gouvernements locaux et des personnes directement touchées par le tremblement de terre et le tsunami", a dit mercredi à Reuters le président de la Croix-Rouge japonaise, Tadateru Konoe.

"Sans accord sur un plan général de réhabilitation et de reconstruction, il est très difficile d'entamer la phase même de la reconstruction. Le plus important est de hâter ce processus (...) Aussi peut-on dire que nous avons perdu un an car il n'y a pas eu de consensus."

Dans la foulée du séisme, trois des réacteurs de la centrale de Fukushima sont entrés en fusion, déclenchant des explosions en série et diffusant dans l'atmosphère des matières radioactives qui se sont répandues dans l'est du Japon.

 

TESTS DE RÉSISTANCE

L'accident nucléaire a contraint le gouvernement nippon à reconsidérer l'utilisation du nucléaire et envisager le développement des énergies renouvelables comme l'énergie solaire.

Tokyo, qui se cherche toujours une politique énergétique viable, a renoncé à un projet prévoyant de porter d'ici 2030 la part du nucléaire à plus de 50%.

Critiqué pour sa gestion du désastre et ses revirements, le Premier ministre, Naoto Kan, a fini par démissionner en septembre.

Dans un entretien mi-février à Reuters, l'ancien chef du gouvernement indiquait que sa priorité était désormais de promouvoir les énergies renouvelables et n'émettait aucune critique à l'encontre de son successeur, Yoshihiko Noda.

Les détracteurs de ce dernier estiment qu'il ne souhaite pas réellement réduire le nucléaire au profit des énergies renouvelables.

Fin janvier, les experts de l'Agence internationale de l'énergie nucléaire (AIEA) ont validé le protocole des tests de résistance appliqués aux réacteurs nucléaires japonais.

Les premiers tests menés, sur la centrale d'Ohi dans la préfecture de Fukui (centre de la côte ouest), indiquent qu'elle serait en mesure de résister à un séisme de magnitude 9, comparable à celui du 11 mars 2011.

 

par Tomasz Janowski et Linda Sieg

Marine Pennetier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

source tempsreel.nouvelobs

 

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Des images terrifiantes

Cameraman intrépide !

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 Les survivants
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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 04:47

Les autonomistes de l'Est peuvent-ils réussir ?


 

La spectaculaire déclaration d'autonomie de la Cyrénaïque le 6 mars peut déboucher sur la désintégration de la Libye, comme elle peut aboutir au renforcement du Conseil national de transition (CNT). Analyse des forces en jeu.

En appelant à un retour au fédéralisme (en vigueur jusqu'en 1963), le président du haut conseil de transition de Brega, Ahmed Zoubaïr Al-Senoussi, cousin de l'ancien roi Idriss Senoussi et membre du CNT, a fortement déstabilisé le déjà très fragile patron du conseil, Mustapha Abdeljalil.

Mais ce dernier a contre-attaqué aussi sec depuis Misrata, la ville-symbole de la résistance contre Mouammar Kadhafi, où s'est forgé l'esprit de la révolution. Il a immédiatement menacé de recourir à la force contre les "autonomistes".

Un blocus sur la Cyrénaïque (gel des salaires des fonctionnaires, etc.) est évoqué. Le temps joue en la défaveur du CNT : les autonomistes appellent à bouder de facto l'élection de l'Assemblée constituante, le 23 juin. Ce boycott, s'il est suivi, pourrait entériner la partition.

Abdeljalil va donc jouer sur deux tableaux dans les semaines à venir. A l'international, il vient de recevoir l’appui de l’Egypte, qui a proclamé son attachement à l’unité de la Libye, tout comme l'Organisation de la coopération islamique, contrôlée par l’Arabie Saoudite. Or l'Est libyen est économiquement très dépendant de l'Egypte. Le Caire devrait aussi œuvrer en sous-main pour modérer l'influence du Qatar, qui attise la flamme sécessionniste. Abdeljalil a aussi reçu le soutien, déterminant, d'Ibrahim Dabbashi, le représentant libyen à l’ONU, originaire de Benghazi ; il avait joué un rôle-clé dans l'adoption de la résolution 1970, le 26 février 2011.

Sur le plan intérieur, le patron du CNT a aussi entrepris de rallier autour de lui les différentes milices pour rappeler aux "sécessionnistes" qu'ils n'ont peut-être pas les moyens militaires de leurs ambitions. Premier acte fort : les miliciens de Zintan viennent de remettre l'aéroport de Tripoli au ministère de l’intérieur. De son côté, le conseil local de Misrata devrait transférer la semaine prochaine au CNT le contrôle des infrastructures portuaires, aéroportuaires et des checkpoints terrestres. Ce qui devrait forcer les Berbères, qui contrôlent les points de passage avec la Tunisie, à se positionner à leur tour. Cercle vertueux ?

source cameroonvoice

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Après la Lybie voilà ce qui attend la Syrie

 

La proclamation d'autonomie de la Cyrénaïque pourrait ouvrir la voie à une partition du pays. Cela fait presque un an que les grandes puissances occidentales ont, à l'initiative de la France, reconnu le Conseil national de transition (CNT) des anciens rebelles anti-Kadhafi comme le seul pouvoir légitime en Libye. Il y a six mois, Moustapha Abdeljalil, le président du CNT, était reçu comme un chef d'État à Paris, à l'occasion d'une grande conférence internationale consacrée à son pays. Toutes les délégations se félicitèrent de cette nouvelle Libye, débarrassée de son tyran, déterminée à construire la démocratie chez elle, à y rétablir la prospérité et à consolider la paix dans la région.

Le problème est que le CNT n'est toujours pas parvenu à restaurer l'autorité de l'État, que ce soit dans les provinces ou même à Tripoli, la capitale. Le 6 mars, des chefs de grandes tribus se sont réunis à Benghazi pour proclamer l'autonomie de la Cyrénaïque - région s'étendant de la frontière égyptienne aux portes de Syrte - dans le cadre d'un État fédéral, dont les deux autres provinces devaient être la Tripolitaine et le Fezzan. Le but de cette manœuvre est limpide: la quasi-totalité des champs pétroliers se trouvent en Cyrénaïque et ses habitants n'ont plus envie de partager cette fabuleuse richesse avec les autres Libyens.

Le CNT n'avait même pas été tenu informé de cette initiative unilatérale. Le 7 mars, M. Abdeljalil réagit avec «fermeté» ; il condamna les «séditieux», invoquant un «complot de l'étranger» - une formule classique de la rhétorique des gouvernants arabes en difficulté. Le chef du CNT est même allé jusqu'à brandir la menace d'user de la force contre les sécessionnistes en puissance. Mais, très vite, il est revenu à la réalité. Dans un entretien à la télévision satellitaire qatarienne al-Jazeera - qui est devenue le média d'information le plus écouté par la population libyenne -, le président Abdeljalil a reconnu que son gouvernement de transition n'avait pas suffisamment de forces pour amener les séparatistes à résipiscence. Cet homme pieux, ancien juge promu ministre de la Justice par Mouammar Kadhafi du temps de l'affaire des infirmières bulgares - expérience qui ne démontre pas nécessairement ses qualités d'homme d'État -, a ensuite blâmé son gouvernement pour avoir créé, par son inefficacité, les conditions de cette regrettable initiative autonomiste.

Cacophonie.

Dans cet extraordinaire aveu d'impuissance, le patron du CNT a aussi reconnu que son gouvernement n'avait pas la force nécessaire pour reprendre le contrôle de lieux aussi symboliques que les aéroports ou les postes frontières terrestres. Jeudi, dans un geste d'apaisement, des milices qui avaient contribué à faire tomber le régime de Kadhafi se sont déclarées prêtes à remettre aux autorités centrales de transition des sites stratégiques dont elles avaient pris le contrôle pendant la révolte. Cette cacophonie n'est pas de bon augure. Ce n'est pas encore la guerre intérieure, mais c'est par ce genre de déclarations qu'ont, dans l'histoire, débuté maintes guerres civiles. Un éclatement violent de la Libye - dont Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique) ferait immédiatement son miel - déstabiliserait mécaniquement tous ses voisins sahéliens, dont plusieurs sont des amis de la France.

L'Otan avait-elle prévu un tel scénario? On voudrait l'espérer. Car lorsqu'on s'engage à «protéger les populations civiles», il vaut mieux le faire jusqu'au bout, et pas seulement jusqu'au bel instant médiatique de la chute d'un tyran.

par Robert Magnani

source blogs.mediapart

 

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Échanges entre acteurs sociaux  

 


 

Échanges entre citoyens 

 

 

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Mohammed Al Harizi. Porte-parole du CNT libyen

Nous croyons à la décentralisation et non au fédéralisme

 

 

Après la déclaration, mardi, de l’autonomie de la région de l’Est, les craintes concernant une sécession du pays ou une guerre civile sont perceptibles. Le CNT fait le point.

-Vous avez nié toute menace de sécession du pays malgré les craintes exprimées par le CNT. La région de l’Est vient pourtant de déclarer son autonomie…

Le peuple libyen bénéficie pour la première fois de la liberté d’expression. Une minorité peut librement exprimer sa position. Le groupe qui s’est soulevé à Benghazi et a proclamé l’autonomie de la Cyrénaïque est minoritaire et ne représente pas toute la région de l’Est. Nous déplorons que cette décision ait été prise sans le moindre dialogue avec les autorités. Mais le peuple s’est exprimé. Des manifestations condamnant la séparation de la région ont eu lieu un peu partout en Libye.


-Des experts internationaux voient dans l’option fédérale un bon compromis. Qu’en pensez-vous ?

Nous voulons que le peuple libyen puisse décider pour lui-même. Nous avons mis en place une feuille de route et tâchons de l’appliquer. Dans environ quatre mois, nous disposerons d’une Constitution et le peuple décidera à travers les urnes de ce qui est bon pour lui. Nous respecterons son choix. Mais il n’est pas raisonnable qu’une minorité impose son choix au peuple. Cependant, nous ne pensons pas que le fédéralisme convienne au peuple libyen et croyons plus à la décentralisation. Il s’agit d’opter pour des gouvernorats administratifs qui disposeront chacun d’une part d’autonomie administrative et d’un budget qui leur est propre. Ce système conviendrait plus aux Libyens. Mais je répète, c’est au peuple de décider.


-L’idée d’un Etat fédéral n’est donc pas à écarter…

L’idée n’est pas populaire. En témoignent les manifestations qui lui sont hostiles, et cela même au niveau de la région de l’Est. Le fédéralisme est pour beaucoup de Libyens  synonyme de sécession. Il a d’ailleurs pour but de rassembler des parties divisées et non de diviser un pays. Durant la lutte contre le régime d’El Gueddafi, la région de l’Est aurait pu déclarer son autonomie quand elle était la seule à être libérée, mais elle a opté pour la lutte avec la région de l’Ouest jusqu’à la chute du régime. Les Libyens manifestaient alors pour un seul pays et une seule capitale.


-Le spectre de la guerre civile plane-t-il plus sur la Libye, si l’Est décide de prendre les armes pour défendre son autonomie, d’autant que le Président a déclaré ne pas écarter l’utilisation de la force ?

Le Président entendait par-là la force de la loi qui ne permet pas de ne pas prendre en considération la volonté du peuple. Nous n’utiliserons pas  les armes. Beaucoup de victimes sont déjà tombées. Nous ne voulons plus de conflits.


-Le CNT parle d’un complot. Les séparatistes seraient aidés par des pays étrangers …

Parmi ces séparatistes, certains se sont sentis délaissés par le gouvernement actuel et dénoncent la centralisation. Mais d’autres sont des loyalistes à l’ancien régime. Nous disposons d’informations concernant un soutien étranger matériel de la part de pays qui ne souhaitent pas voir les révolutions arabes aboutir. Je m’abstiendrai de les nommer.


-Beaucoup vous rejettent la même accusation et remettent en question votre légitimité, vous qui avez été directement soutenu par des pays tiers…

 Le soutien étranger dont nous avons bénéficié répondait aux demandes du peuple libyen, de la Ligue arabe et d’un consensus international et avait pour but de protéger un peuple et le libérer des Gueddafi. Ceci s’est fait en toute légalité et n’avait pas pour but de diviser le pays.

source elwatan

 

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Manifestations en Libye contre une autonomie de la Cyrénaïque

 

 

Des milliers de personnes ont manifesté vendredi après la grande prière dans les deux plus grandes villes de Libye, Tripoli et Benghazi, pour dénoncer les projets d'autonomie de la Cyrénaïque, province de l'est du pays où se trouve l'essentiel des réserves de pétrole.

Pour les manifestants, cette autonomie serait le prélude à une partition du pays.

A Benghazi, capitale de la Cyrénaïque d'où est parti l'an dernier le soulèvement contre Mouammar Kadhafi, des élus ont annoncé mardi dernier la création d'un "conseil provincial" chargé d'administrer les affaires de la région, délaissée selon eux pendant les plus de quarante ans de règne du "guide" défunt.

"Nous voulons un seul pays, c'est pour cela que nous nous sommes battus (...) Nous nous mobilisons tous pour dire 'non' au fédéralisme", a déclaré Taha, 18 ans, dans la foule des 5.000 manifestants rassemblés place des Martyrs à Tripoli.

A Benghazi, sur la place Tahrir, entre 3.000 et 4.000 personnes ont également dénoncé les projets d'autonomie, qui visent à revenir à la Constitution des années 1950, quand le pays était divisé en trois provinces quasi autonomes - la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Fezzan.

Peu auparavant, lors de la grande prière, un orateur avait appelé la population à s'opposer aux idées fédéralistes. "Nous devons faire en sorte que la Libye reste un seul pays, une seule famille", avait lancé le religieux. "Sinon ce sera la partition, le retour en arrière."

"Nous sommes contre l'idée d'un système fédéral et nous sommes prêts à donner nos vies pour défendre l'unité de la Libye", a assuré à Reuters Hakim Abdoulrahman Hamad, maire de la ville de Tobrouk, à l'est de Benghazi. "Oui à la liberté, non à la partition. Le choix du type de gouvernement doit être laissé au Parlement, par des voies démocratiques."

Dès mardi soir, le président du Conseil national de transition (CNT) au pouvoir en Libye, Moustapha Abdeljalil, a estimé que la déclaration d'autonomie des élus de Cyrénaïque risquait d'être fatale à l'unité du pays.

"J'appelle mes frères, le peuple libyen, à être attentifs et sur le qui-vive concernant ces conspirations qui sont fomentées contre eux (...)", a-t-il dit. "J'ai le regret de dire que des pays (étrangers) ont financé et soutenu ce complot dans l'Est."

Les quelque 3.000 délégués qui participaient au "Congrès du peuple de Cyrénaïque" organisé en début de semaine à Benghazi ont désigné Ahmed el Senoussi, apparenté à l'ancien roi Idriss 1er et ancien détenu sous Kadhafi, à la tête de ce "conseil provincial".

Une plus grande autonomie de la Cyrénaïque inquiéterait en outre les compagnies pétrolières étrangères, qui s'attendent à devoir renégocier leurs contrats avec cette nouvelle entité.

source tempsreel.nouvelobs

 

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Réactions populaires bien encadrées, comme au bon vieux temps

 

 

 

 

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 04:10

Lancement du processus de la 1ère présidentielle libre en Egypte

 

L'Egypte a lancé le processus de la première élection présidentielle libre de son histoire samedi, en ouvrant les inscriptions pour le scrutin prévu en mai. Le vainqueur succédera à Hosni Moubarak, qui a démissionné sous la pression de la rue en février 2011, après 29 ans de règne autoritaire.

Les principaux candidats devraient être des hommes politiques de l'époque Moubarak, d'anciens officiers de l'armée et des islamistes modérés ou radicaux. La présidentielle est fixée aux 23 et 24 mai, le résultat devant être annoncé le 21 juin.

Jusqu'ici, les présidents égyptiens étaient des militaires généralement désignés par référendum. Moubarak, contraint de partir le 11 février 2011 après 18 jours de manifestations massives violemment réprimées, avait obtenu un nouveau mandat en 2005 à l'issue d'élections qui avaient officiellement mis fin à la règle du candidat unique mais avaient été largement truquées. Jugé pour son rôle dans la répression de l'insurrection, qui a fait quelque 850 morts, l'ex-raïs sera fixé début juin. La peine de mort a été requise contre lui et plusieurs de ses co-accusés.

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), dont les membres avaient été nommés par Moubarak et qui dirige le pays depuis sa démission, s'est engagé à transmettre le pouvoir à des autorités civiles élues après l'annonce du vainqueur de la présidentielle.

Mais le mouvement révolutionnaire de la jeunesse à l'origine du soulèvement l'an dernier, qui a été balayé dans les urnes par la victoire massive des islamistes aux élections législatives de la fin 2011-début 2012, craint que les généraux ne conservent une influence déterminante même après le transfert officiel du pouvoir.

Ces inquiétudes sont alimentées par de récentes informations de presse selon lesquelles le CSFA aurait négocié avec les islamistes pour désigner un "président de consensus". Les Frères musulmans, qui constituent la formation politique la plus influente et la mieux organisée, ont réfuté ces allégations.

Deux des principaux candidats putatifs à la présidence, l'ancien secrétaire général de la Ligue arabe et ex-ministre de Moubarak Amr Moussa, populaire dans les classes moyennes, et le général Ahmed Shafiq, ex-Premier ministre, entretiennent de très bonnes relations avec les généraux.

Deux autres candidats présumés, l'islamiste ultraconservateur salafiste Hazem Abou-Ismaïl et le modéré Abdel-Moneim Abolfotoh, ont des relations plus distantes avec les militaires, dont ils pourraient tenter de réduire le rôle politique.

Les jeunes révolutionnaires laïques auront peu de candidats pour les représenter, l'un des principaux avocats de la démocratie, l'ancien patron de l'agence atomique des Nations unies, Mohamed ElBaradeï, ayant renoncé à briguer la présidence en janvier, au motif qu'il était impossible de tenir des élections véritablement libres sous un régime militaire. Reste Khaled Ali, qui plaide pour les droits de l'Homme mais possède moins d'influence que Baradeï, demeure proche des Frères musulmans et dont les intentions en général restent floues.

source tempsreel.nouvelobs

 

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 Les Frères musulmans veulent faire rentrer la femme dans la famille


Au Caire, des Egyptiennes manifestent pour leurs droits, à l'occasion de la Journée internationale des droist de la femme, hier, vendredi 8 mars 2012. Gianluigi Guercia/AFP

Au Caire, des Egyptiennes manifestent pour leurs droits, à l'occasion de la Journée internationale des droist de la femme, hier, vendredi 8 mars 2012. Gianluigi Guercia/AFP

 

Éclaircie en Turquie, avec le vote par les députés d'une loi visant à augmenter la protection des femmes contre la violence domestique.

L'année dernière, les femmes du monde arabe ont été en première ligne des soulèvements qui ont secoué la région. Aujourd'hui, avec la montée des islamistes, vainqueurs des élections en Tunisie et en Egypte et en pleine progression en Libye, elles craignent pour leurs droits. 

 

En Egypte, le taux de représentation des femmes à l'Assemblée du peuple est tombé de 12 à 2%, et le quota de 64 sièges instauré sous le régime déchu est passé à la trappe.

 

Les droits acquis par les Égyptiennes sont d'autant plus menacés, qu'ils sont associés à Suzanne Moubarak, épouse de l'ancien président Hosni Moubarak, renversé par une révolte populaire en février 2011.

 

Ainsi hier, à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, une conférence sur les femmes organisée par le parti politique des Frères musulmans a appelé à remplacer le Conseil national de la femme, créé sous le régime Moubarak, par un organisme dédié à la famille afin de mieux représenter le "rôle de la femme", ont rapporté vendredi des média égyptiens.

 

Le parti de la liberté et de la justice (PLJ), majoritaire au Parlement, a réclamé la création d'un Conseil national de la famille pour "véritablement exprimer la complémentarité des rôles de l'homme et de la femme", selon le quotidien gouvernemental Al-Ahram.

La conférence dénonce en outre la Convention des Nations Unies condamnant les discriminations à l'égard des femmes, la jugeant "incompatible avec les valeurs de la charia (loi) islamique", selon Al-Ahram.

 

Le PLJ assure ne pas cautionner le sexisme, cependant il refuse qu'une femme occupe le poste de chef d'Etat.

 

L'Egypte n'est pas le seul pays où les féministes se font du souci.

 

En Tunisie, les récents débats à l'Assemblée constituante sur une éventuelle introduction de la charia dans la Constitution inquiètent organisations féministes et partis libéraux, qui craignent un recul des droits des femmes.

 

En Libye, où les islamistes sont une force montante de l'après-Kadhafi, le chef du Conseil national de transition Moustapha Abdeljalil a annoncé que la charia serait la principale source de la législation. A ce titre, "toute loi qui violerait la charia est légalement nulle et non avenue", a-t-il dit, évoquant la loi sur le divorce et le mariage.

 

Au niveau du monde musulman, c'est de Turquie qu'est venue, hier, une petite éclaircie.

 

La Turquie dont le Parlement a voté hier, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, une loi visant à augmenter la protection des femmes contre la violence domestique qui touche nombre de foyers, a-t-on indiqué vendredi de source parlementaire.

La nouvelle disposition adoptée à l'unanimité des députés présents à l'Assemblée prévoit la création de centres de surveillance dans plusieurs villes et une assistance médicale gratuite pour les victimes.

 

Sur le plan légal, le texte prévoit notamment la possibilité pour un juge d'émettre un ordre de protection sans demande préalable de preuve de violence et de faciliter l'instauration d'un périmètre de sécurité pour les victimes.

 

La violence domestique touche 39% des femmes turques, selon un rapport des Nations unies publié l'an dernier, et plus particulièrement les "crimes d'honneur" qui sont répandus surtout dans le sud-est kurde la Turquie, pays musulman qui aspire à intégrer l'Union européenne.

 

Plusieurs organisations féministes ont cependant critiqué le texte qui restreint, selon elles, la condition de la femme à l'aspect purement légal sans mettre en avant l'éducation et une sensibilisation de la société turque.

Le texte avait été soumis par le gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP), une formation issue de la mouvance islamiste, qui a un discours conservateur concernant les femmes.

 

Quelques heures avant le vote à l'Assemblée turque, un homme a abattu avec un pistolet dans une banlieue d'Istanbul une femme de sa famille qui avait quitté le domicile après une dispute avec son mari, rapportent les journaux vendredi.

 

Selon un sondage publié vendredi par le journal libéral Milliyet, seulement 16% des femmes travaillent en Turquie tandis que 61,8% restent au foyer.

source lorientlejour

 


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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 02:35

في منزل الطالبة التي تصدت للاعتداء على العلم بجامعة منوبة


أقدمت على فعل أبسط ما يمكن أن يفعله أي تونسي.. وبعد غد سيستقبلني رئيس الدولة

   مثلما يعلمه الجميع أثارت حادثة إنزال العلم التونسي المفدى و إذلاله من قبل مجموعة من السلفيين المتشددين بمدخل كلية الآداب بمنوبة في غضون الأسبوع الجاري موجة عارمة من الإدانة بلغت حد التجريم على خلفية خطورة الحادث..

 ولئن جدّ الحادث في محيط تونس الكبرى وتفاعلت مع حيثياته جميع مناطق البلاد فإنّ التفاعل كان أكثر وقعا بمدينة قفصة لسبب بسيط يتعلق بكون الفتاة التي تصدت لهذا العمل الخطير من قبل المجموعة المذكورة هي أصيلة قفصة و تدعى خولة الرشيدي.. فتاة عمرها 25 عاما و تزاول تعليمها بالمؤسسة الجامعية المذكورة بالسنة الأولى ماجستير فرنسية.. « الصباح « كانت في الموعد لمحاورة خولة الرشيدي وكشف ملابسات هذه الحادثة الخطيرة وكذلك لنقل انطباعاتها هي وأفراد عائلتها..

   قبل أن نلتقي«خولة» كان علينا لزاما أن ننتظرعدة ساعات قبل وصولها الى بيتها بحي» العسالة « و باستفسارنا عن غيابها أجابنا والدها عم « عبيدي « وهو متقاعد من مصالح الفلاحة أنها لا تزال قيد التحقيق من قبل السلط الأمنية للكشف عن ملابسات الحادث ليكون وصولها نحو الثانية ظهرا حيث بادرناها بالسؤال حول اللحظات التي عاشتها خلال الحادثة وكيف تصرفت بتلك الطريقة لمنع أحد الشبان الملتحين من انزال علم تونس.. فكانت اجابتها سريعة و بديهية إذ قالت: « كانت المفاجأة أقوى مما تصورت حيث توجهت في البداية بنداء الى هذا الشخص بان يكف عن صنيعه ولما لاحظت اصراره على التمادي في اهانة العلم المفدى عندها لم أشعر كيف ألقيت بمحفظتي وكيف تسلقت الجدار لإنتشال العلم من يدي الرجل وقبل أن أتمكن من ذلك دفعني بقوة ليطرحني جانبا ومن ألطاف الله أنّني لم أهو من ذلك العلو..» وبعد لحظات من التأمل تواصل « خولة « حديثها لتقول لنا باستغراب: « بعد أن أستعيد تلك اللحظات أؤكد لكم أنّني سأكون حتما عاجزة الآن على كسب رهان الصعود مرة أخرى أو تجاوز ذلك العلو، غير أن قوة غير عادية دفعت بي الى تخطي كل الموانع.. ببساطة لقد أقدمت على فعل أبسط ما يمكن أن يفعله أيّ تونسي آخر لحظة الإعتداء على أحد مقدسات الوطن.. «

   اثر ذلك جلبت والدتها السيدة « ياسمينة « العلم التونسي المفدى ولفت به « خولة « التي لم تتمالك عن البكاء للحظات قبل أن تواصل معنا حديثها حيث وضّحت أمرا هاما حين قالت لنا أن شخصا ثانيا ملتحيا هو من حاول تمزيق العلم المفدى وتحديدا حينما افتكه من يدي الشخص الأول الذي قام بدفعي في البداية..»

   في الأثناء كان منزل « خولة « يتدفق عليه الجيران وعدد من رجال الإعلام وعلى الرغم من ذلك حاورنا والدها وسألناه عن المستجدات التي عقبت هذه الحادثة ووقعها على أفراد العائلة حيث أفادنا أن « خولة « قد تم استدعاؤها من قبل رئيس الدولة للقائها بعد غد ( الإثنين ) كما أفادنا أن ابنه القاطن بالعاصمة هو من تولى مرافقة « خولة « ليلا الى مدينة قفصة خشية بعض المفاجآت غير السارة إلا أنه يشعر الآن بالأمان على ابنته التي شرفت المرأة التونسية وكذلك أهالي قفصة باعتبار كونها وسط محيطها العائلي رغم مطالبته السلط المعنية بضرورة تأمين سلامتها من أية ردة فعل محتملة..

   رؤوف العياري


source :assabah

 

 

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Prime annuelle de 650 dinars pour Khaoula Rachidi 

La courageuse Khaoula Rachidi recevra une prime annuelle de 650 dinars. C'est ce qu'a indiqué le sécrétaire général du syndicat général de l'enseignement secondaire, Lassaâd Yaâcoubi ce samedi 10 mars 2012. 

Rappelons que Khaoula Rachidi avait fait preuve d’un courage incomparable en bravant le Salafiste qui a enlevé le drapeau tunisien, du toit de la faculté des lettres de la Manouba, pour le remplacer par celui salafiste, elle s'était précipitée spontanément pour le remettre à sa place.

 

 

source shemsfm

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Yassine, accusé d’avoir profané le drapeau, se justifie (Vidéo)

Une bande sonore attribuée à un certain Yassine, le jeune accuséd’avoir profané le drapeau tunisien, mercredi 7 mars à la Faculté de la Manouba, circule sur les réseaux sociaux. La bande semble authentique bien que cela reste à prouver. 

Dans cette bande lue en arabe littéraire modeste, Yassine déclare que les photos et vidéos publiées par les médias, qu’il qualifie d’ignobles à plusieurs reprises, ne le montrent pas en train de brûler ou de souiller le drapeau tunisien. Elles le montrent juste en train de mettre le drapeau noir islamiste, sur lequel est inscrit «
Allah est l’Unique Dieu» sur le drapeau de son pays. Et ceci ne prouve que l’islamité de la Tunisie.«Qu’est-ce qui est plus important, mes chers compatriotes, le drapeau tunisien ou le drapeau du prophète? La majorité d’entre vous répondra : le drapeau du prophète», s’est interrogé Yassine.

 
«Je défie les laïcs, les gauchistes et les journalistes de prouver que j’ai déchiré ou profané le drapeau», a-t-il poursuivi demandant de nouveau aux médias (ignobles, selon ses termes) si le drapeau tunisien est plus sacré que Dieu et son prophète ? «Pourquoi faites-vous tout ce grabuge? Pourquoi avez-vous créé une crise que vous cherchez à propager dans tout le pays, vous qui étiez silencieux lorsque Dieu a été profané dans vos médias violets. (…)»
 

S’adressant à ses compatriotes de la Tunisie musulmane, il dit :
 «Ne croyez pas les complots et les niaiseries de cette racaille sioniste. Rappelez-vous Le Maghreb et son reportage de Sejnane, rappelez-vous Nessma et son blasphème, rappelez-vous Hannibal TV et la comédie de Borhane Bsaïes, rappelez-vous la chaîne nationale et la comédie du 7-Novembre, rappelez-vous leur flagornerie. Ceux-là, ils veulent profiter de la révolution, ce sont les 0,00%».

 
S’adressant aux artistes qui pleurent le drapeau tunisien, Yassine leur a demandé s’ils ont oublié leurs louanges à Ben Ali.
 
Il a ensuite tancé les riches qui ont profité de la révolution pour augmenter leurs richesses, alors que les pauvres n’ont vu que les hausses des prix de leurs denrées alimentaires.
 

Après avoir rappelé des histoires du temps du Prophète, il a affirmé qu’il n’était pas meilleur que ceux qui sont morts pour la patrie et que s’il vient à être emprisonné d’une manière injuste et hostile, c’est que c’est la volonté de Dieu.
 
Justifiant sa présence à la Manouba, il a déclaré que c’était juste pour défendre l’étudiante agressée par le doyen de la faculté qu’il accuse, au passage, d’être à l’origine du mal. S’adressant, enfin, à ces étudiantes, il leur a dit :
 « Restez chez vous et ne salissez plus votre niqab par cette mixité, vous vous devez de satisfaire Dieu. »
 

 

source businessnews

 


 

 

 

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Skander Hachicha, secrétaire général adjoint de la Fédération de l'enseignement supérieur 

 

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Rached Ghannouchi, président du Mouvement Ennahdha 

shemsfm

 

 

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L’auteur de l’outrage au drapeau national recherché par la police

 

«Les forces de sécurité tunisiennes sont astreintes aux principes républicains et ne protègent aucune appartenance politique ou catégorie particulière».


 

C’est ce qu’a affirmé le représentant du ministère de l’Intérieur au cours de la rencontre périodique de la cellule de communication au palais du Gouvernement, vendredi, à Tunis.

 

Le casse-tête de l’activisme salafiste

Evoquant le retrait, mercredi, par un élément salafiste, du drapeau national à la faculté de lettres, des arts et des humanités de la Manouba, qu’il a qualifié d’«acte condamnable selon tous les critères», Khaled Tarrouch a rappelé qu’une «enquête judiciaire est ouverte à ce sujet» et que l’auteur de cet acte est recherché, relevant que l’intervention des forces de l’ordre ne peut se faire «qu’à la demande du doyen de l’université».

Au sujet du phénomène salafiste, M. Tarrouch a indiqué que le ministère de l’Intérieur «prend en considération le véritable danger que constitue pour le pays les éléments armés parmi eux». Il a, d’autre part, souligné que toutes les manifestations non autorisées seront interdites avec fermeté conformément à la loi.

Au sujet du sit-in devant le siège de la Télévision nationale, il a indiqué que le ministère public a jugé que cette manifestation «ne présente pas un danger pouvant menacer l’ordre public», affirmant que les forces de l’ordre suivent de près la situation afin qu’il n’y ait pas de confrontations.

 

Nette amélioration de la situation sécuritaire

M. Tarrouch a affirmé que la situation sécuritaire dans le pays a connu une nette amélioration, relevant que 16.000 délinquants dans diverses affaires ont été arrêtés depuis janvier dernier et que des marchandises de contrebande d’une valeur d’un million 400.000 dinars et 665 kilos de cannabis ont été confisqués au mois de février.

Par ailleurs, le représentant de l’Office national de la protection civile a évoqué les interventions de secours dans le gouvernorat de Jendouba lors des inondations dans la région, précisant que les unités mises en place poursuivent leur travail malgré une stabilisation de la situation.

Il a précisé que ces unités avaient assuré au cours de la période allant du 22 février dernier au 6 mars plus de 400 opérations d’intervention et l’évacuation de 781 personnes, rappelant que ces inondations ont causé la mort de cinq personnes trois à l’est du Kef et deux à Mateur.

Il a ajouté que la commission nationale permanente de lutte contre les catastrophes, réunie jeudi, a appelé les citoyens à faire preuve de vigilance et à ne pas prendre de risques surtout que des données sont parvenues des services météorologiques faisant état d’importantes chutes de pluies dans différentes régions du pays.

Il a également passé en revue les principales interventions de la protection civile au cours de la dernière période et principalement dans les régions rurales isolées suite aux intempéries et l’incendie qui s’est déclaré récemment dans certaines tentes du camp de réfugiés de Choucha, rappelant que 15 incendies y étaient survenus depuis sa création causant la destruction de 255 tentes.

source kapitalis

 

 

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Le gouvernement tunisien «rejette catégoriquement» l’extrémisme

 

Le gouvernement tunisien a exprimé son « rejet catégorique » de l'extrémisme religieux en Tunisie, estimant que les mosquées «doivent rester des espaces qui assument un rôle moral et religieux et consacrent l'unité nationale loin de la politique et des intérêts partisans ». L'extrémisme dans les questions religieuses est «rejeté de manière catégorique », a précisé samedi le ministre tunisien des Affaires religieuses, Noureddine Al-Khademi, dans une déclaration à la presse.

Ce phénomène reflète un vide intellectuel et religieux dans le pays qui résulte de la marginalisation des penseurs et des responsables religieux éclairés durant de longues années par l'ancien régime, a-t-il ajouté.

La présidence, le gouvernement et l'Assemblée constituante tunisiens avaient auparavant condamné «l'exacerbation de la violence » contre les individus et les institutions par des «extrémistes et intégristes ».

Le président de la République, M. Moncef Marzouki, a, pour sa part, demandé aux membres de l'Assemblée constituante de «promulguer une loi criminalisant l'accusation des gens de mécréance ». Le fait d'accuser les gens de mécréance ouvre la voie à la violence, à la division et à la fitna entre les enfants d'un même peuple.

Plusieurs partis politiques tunisiens et des associations des droits de l'homme ont vivement condamné «l'exacerbation de la violence » contre les individus, les biens et les institutions, appelant le gouvernement et l'Assemblée constituante à prendre des mesures sévères et à criminaliser la violence politique sous toutes ses formes à laquelle se livrent les groupes salafistes.

Pour le ministre tunisien des Affaires religieuses, les mosquées doivent rester des «espaces qui consacrent l'unité nationale et le respect du rite malékite » et qui «assument un rôle moral et religieux loin de la politique et des intérêts partisans ».

source lexpression

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Note : Fondé par un Palestinien en 1953, le Hizb Ettahrir compte des membres et des sympathisants dans plus d'une cinquantaine de pays et prône la restauration du califat, un système de gouvernance basé sur la charia (loi islamique). Il se présente comme une organisation non violente et ne figure pas sur les listes d'organisations terroristes. En Tunisie, il n'a pas obtenu sa légalisation après la révolution et la chute de ben Ali en janvier 2011.

 

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Un congrès de femmes islamistes à Tunis pour promouvoir le califat


 

Des femmes participant au congrès des femmes islamistes à Tunis le 10 mars 2012.Des femmes participant au congrès des femmes islamistes à Tunis le 10 mars 2012. © AFP

 

 

Foulard rose vif pour les organisatrices, voiles fleuris des invitées, quelques rares niqab noirs. Et surtout, des sourires et un discours intarissable pour convaincre des bienfaits du califat, seul système d'avenir pour les musulmanes, selon les femmes du parti islamiste Hizb Ettharir.


Elles sont environ 500 ce samedi, venues de pays arabes, européens ou asiatiques, pour participer à la conférence sur le thème: "le califat, exemple lumineux pour le droit et le rôle politique de la femme". Certaines sont venues avec leurs bébés.


Les hommes n'ont pas le droit d'assister au séminaire.


Dans la grande salle de conférences d'un luxueux palace de Gammarth, en banlieue nord de Tunis, loué à un prix non précisé par la branche tunisienne du Hizb Ettahrir, elles visionnent, studieuses, un film proclamant que "le monde a grand besoin d'islam".


Des images d'actualité se succèdent: soulèvements du printemps arabe, manifestation "d'indignés" européens réprimées, dictateurs arabes déchus et gouvernants occidentaux au pouvoir.

"Quelles libertés offre le système séculaire occidental ? La liberté de la désintégration de la famille ? la liberté de l'homosexualité ?" questionne le commentaire, qui s'achève par des images de cavaliers au galop brandissant le drapeau de l'islam et une supplique: "oh califat! au secours!".


"Meilleur avenir à la femme musulmane"


"Il s'agit d'un événement sans précédent. Des femmes musulmanes se réunissent pour dire qu'elles ne veulent plus vivre sous les systèmes démocratiques séculaires et libéraux, pas plus que dans des systèmes comme l'Arabie saoudite ou l'Iran qui se prétendent des Etats islamiques mais ne sont que des dictatures", explique à l'AFP la Britannique Nasrin Nawaaz, chargée de la presse.


"Nous voulons le système du califat, qui a historiquement fait ses preuves et est le système capable de donner un meilleur avenir à la femme musulmane", dit-elle, évoquant la dignité bafouée, les violences à l'égard des femmes et la désintégration du modèle familial dans les sociétés occidentales.


A l'entrée, des brochures en arabe et anglais sont distribuées, évoquant "le rôle de la femme dans le califat", "la citoyenneté dans le califat", ou encore "les réponses du califat à la crise pétrolière".


Le califat a été institué à la mort de Mahomet pour le remplacer à la tête de l'État musulman. Le terme désigne dans son acception actuelle un mode de gouvernance basé sur la charia (la loi islamique).


"Le califat est la réponse"


Le cinquième et dernier califat, le califat ottoman, a été aboli en 1924 par le dirigeant turc Mustafa Kemal Ataturk.


Melek et Asma, deux jolies Britanniques trentenaires, l'une professeur, l'autre femme au foyer, se défendent de vouloir se livrer à du "western-bashing" (dénigrement de l'occident).

"Nous vivons en Europe, nous constatons juste que le système capitaliste a échoué. Le califat est un système économique unique, qui n'interdit pas la propriété ou la richesse, mais prévoit une redistribution équitable et la circulation des biens", explique Melek. "Les juifs et les chrétiens peuvent vivre sous le califat, avec un statut de dhimmi (protégés en terre d'islam).


"Etes vous musulmane? Que pensez vous de notre projet ?" ajoute Asma, sincèrement anxieuse de convaincre son interlocutrice.


Sous le califat, les femmes auront le droit de travailler, de jouer un rôle politique, même si leur principale mission est d'élever les enfants et de maintenir le noyau familial, expliquent les jeunes femmes. Le califat ne proscrit pas les élections, et le calife sera le meilleur savant islamique d'entre tous. Non, le calife ne peut pas être une femme, précisent-elles.


"Le monde musulman est aujourd'hui à la croisée des chemins, cherchant des réponses. Le califat est la réponse", assure Iffah Rohma, la représentante indonésienne du Hizb Ettahrir.

 

source jeuneafrique

 

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 05:11

Les forces syriennes ont lancé plusieurs assauts vendredi contre des régions rebelles tuant près de 50 civils en majorité à Idleb, à la veille de la première mission à Damas de l'émissaire international Kofi Annan, selon des militants.

Alors que la répression ne montrait aucun signe de répit un an après le début de la révolte populaire contre le régime de Bachar al-Assad, l'opposition syrienne a annoncé la défection d'une dizaine d'officiers de l'armée, dont six généraux et quatre colonels, tout en minimisant sa portée.

M. Assad peut néanmoins toujours compter sur l'appui de son allié russe qui s'est opposé à un nouveau projet de résolution à l'ONU, avant une réunion vendredi soir au Caire du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avec M. Annan, puis samedi avec ses homologues arabes critiques de l'attitude russe.

Mettant à profit l'incapacité de la communauté internationale à parler d'une seule voix sur la Syrie, le régime Assad a envoyé ses forces mater les hauts lieux de la contestation, notamment à Idleb (nord-ouest), Homs (centre) et Hama (centre), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Dans l'offensive la plus sanglante, 24 civils ont péri à Idleb, dont au moins 13 dans la localité d'Aïn Larose, a précisé l'ONG. D'autres villages ont également été attaqués.

Alors qu'un nombre important de chars étaient massés dans le district de Jabal al-Zaouia à Idleb, les militants pro-démocratie ont dit craindre une opération d'envergure semblable à celle à Baba Amr, quartier de Homs repris par l'armée le 1er mars après un mois de bombardements sanglants et dévastateurs.

"Le plus grand nombre de déserteurs (en Syrie) sont à Jabal al-Zaouia", a expliqué le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Dans d'autres secteurs rebelles de la province de Homs, 16 civils ont été tués dont 10 dans la chute d'obus et de roquettes et trois dans la dispersion d'une manifestation anti-régime. Quatre civils ont péri à Hama et un autre à Alep (nord) par des tirs sur les manifestants, a ajouté l'OSDH.

Au chapitre de l'aide internationale, la responsable des opérations humanitaires de l'ONU, Valerie Amos, a déclaré après sa mission en Syrie être parvenue à un accord avec le régime pour une "mission d'évaluation humanitaire préliminaire".

A la suite de cette annonce, la Chine a offert à la Syrie une aide humanitaire de deux millions de dollars, selon les médias officiels. D'après l'ONU, quelque 1,5 million de personnes ont besoin d'une aide alimentaire et plus de 25.000 réfugiés sont recensés dans les pays voisins.

Comme tous les vendredis depuis le 15 mars 2011, des dizaines de milliers de Syriens sont descendus dans les rues. Alep, où les manifestants ont scandé "Assad Dégage!" ou "Assad, tes jours sont comptés, que Dieu maudisse ton âme", a connu sa plus grande mobilisation depuis un an, selon des militants.

Les manifestants ont aussi appelé à travers le pays à l'armement des rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL).

Avant sa mission à Damas, M. Annan, émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe, a mis en garde contre davantage de militarisation qui aggraverait la situation, une position répétée par les Etats-Unis et la France.

Selon le chef de l'ONU, Ban Ki-moon, M. Annan rencontrera samedi "matin" M. Assad et quittera Damas dimanche après des rencontres avec des responsables gouvernementaux et de la "société civile". Il se rendra ensuite dans d'autres pays de la région et verra "des dirigeants de l'opposition hors de Syrie".

M. Ban a fait état de "trois priorités" pour la mission Annan: "un cessez-le-feu immédiat", "une solution politique globale" et "un accès et une aide humanitaires".

M. Annan aura cependant la tâche ardue tant les positions des protagonistes sont éloignées.

Le régime Assad ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation et se targue du "soutien du peuple syrien" pour étouffer la contestation qu'il assimile à "des actes terroristes". L'opposition, quant à elle, refuse tout dialogue avec M. Assad et exige son départ.

De surcroît, les divisions internationales persistent. Moscou a rejeté un nouveau texte américain au Conseil de sécurité de l'ONU exigeant du régime l'arrêt "immédiat" des violences et appelant l'opposition à "s'abstenir de toute violence" au cas où le pouvoir se plierait aux exigences de cette résolution.

Les Etats-Unis ont d'ailleurs dit ne "pas (être) très optimistes" quant à un accord sur une résolution, tout en soulignant que les discussions allaient bon train. "Il y un travail important qui est en cours" pour que les positions évoluent, a souligné la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, qui rencontrera M. Lavrov lundi à New York.

Moscou et Pékin ont opposé leur veto à deux résolutions contre le régime Assad, malgré la poursuite des violences qui ont fait quelque 8.500 morts, en majorité des civils tués dans la répression, selon l'OSDH.

Les tractations diplomatiques interviennent au moment où de nouvelles défections au sein de l'armée ont été annoncées, après la première démission d'un membre du gouvernement syrien, le vice-ministre du Pétrole Abdo Hussameddine, qui a dénoncé la "brutalité" du régime.

Mais selon un opposant syrien, Fahd al-Masri, "les défections ne pourront avoir du poids que lorsque des brigades et divisions entières déserteront l'armée".

Les Etats-Unis ont conseillé vivement à ceux qui soutiennent encore le régime de "réfléchir à deux fois" avant d'obéir "aux ordres de tuer des innocents", comparant le régime Assad à une "famille de la mafia".

source tempsreel.nouvelobs

 

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Défection simultanée de treize haut gradés syriens

 

Une scène devenue quotidienne en Syrie, des opposants assistent aux funérailles de Ammar el-Assaad, tué par des tirs des forces de sécurité à Khaldieh, près de Homs. Photo Reuters
Une scène devenue quotidienne en Syrie, des opposants assistent aux funérailles de Ammar el-Assaad, tué par des tirs des forces de sécurité à Khaldieh, près de Homs. Photo Reuters

Des dizaines de milliers de personnes dans les rues ; plus grande mobilisation en un an à Alep ; au moins 77 morts hier.

Au lendemain de la démission du vice-ministre syrien du Pétrole, une dizaine d’officiers de haut rang de l’armée régulière ont fait défection et sont arrivés hier en Turquie, selon l’agence officielle turque Anatolie et l’opposition syrienne. Ces militaires se trouvaient à Damas, Homs et Lattaquié, a précisé l’agence, citant des sources locales en Turquie où 12 100 Syriens, selon un dernier bilan obtenu de source officielle, ont trouvé refuge depuis le début en mars 2011 de la révolte. Au total, « six généraux de brigade, quatre colonels, un lieutenant-colonel, un commandant et une femme lieutenant (première femme à quitter les rangs de l’armée régulière) ont fait défection ces dernières 48 heures », a précisé un responsable de l’opposition syrienne à Paris, Fahd el-Masri, indiquant qu’ils allaient « se rallier » à l’Armée syrienne libre (ASL) du colonel Riad el-Assaad et au Conseil militaire révolutionnaire supérieur créé par le général déserteur Moustapha el-Cheikh.
 
Pendant ce temps, la répression ne montrait aucun signe de répit, à la veille de l’arrivée à Damas de l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe, Kofi Annan. Au moins 77 civils dont 10 enfants ont encore été tués hier à travers le pays, dont au moins 13 dans l’assaut contre la localité de Aïn Larose dans la province rebelle d’Idleb, selon la chaîne satellitaire al-Arabiya. L’armée a également attaqué quatre autres villages, Chaghourit, al-Laj, Hamimat et as-Sahn dans cette province, a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Alors qu’un nombre important de chars et de soldats se sont rassemblés dans le district de Jabal el-Zaouia, les militants prodémocratie craignaient une opération d’envergure semblable à celle menée à Baba Amr, quartier de Homs repris par l’armée le 1er mars, « le plus grand nombre de rebelles » se trouvant dans ce district, a expliqué le président de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Parallèlement, comme tous les vendredis depuis mars 2011, des dizaines de milliers de Syriens sont descendus dans les rues pour dénoncer le régime de Bachar el-Assad et en hommage à la communauté kurde dont le soulèvement il y a huit ans à Qamichli avait été maté dans le sang. Les rassemblements ont eu lieu notamment à Alep qui a connu sa plus grande mobilisation depuis un an, ont rapporté des militants et l’OSDH, Hama, Der ez-Zor, al-Hara, Idleb, Homs, Maarat an-Naaman, Deraa, Hassaka, Lattaquié, Daraya, Qara, Sayyedeh Zeinab, Houla et plusieurs quartiers de Damas.
 
Les forces de sécurité ont ouvert le feu pour disperser la foule à Alep et Houla, tandis que deux manifestants ont été tués à Homs et un à Jarablos, selon l’OSDH. Dans le même temps, des militants ont indiqué que les chabbiha ont mené des perquisitions dans plusieurs localités dont al-Tabaqa, Enkhel et dans un quartier de la capitale, al-Qaboun. Signalons en outre que la plupart des habitants du village d’Akou ont fui, manque d’eau et d’électricité. La chaîne al-Arabiya a par ailleurs cité des opposants qui ont assuré qu’un massacre avait eu lieu dans le quartier de Bab el-Dreeb.
Dans le même temps, des milliers de membres de l’opposition islamiste en Jordanie ont manifesté à Amman en soutien à la révolte syrienne.

« Mission préliminaire »
 
Sur le plan humanitaire, la responsable des opérations de l’ONU, Valerie Amos, a déclaré être parvenue à un accord avec le régime syrien pour une « mission d’évaluation humanitaire préliminaire » dans les zones de conflits. La diplomate britannique, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse à Ankara, a précisé avoir demandé au régime de Bachar el-Assad un accès illimité pour l’aide humanitaire aux zones les plus touchées, mais Damas a demandé un délai avant de donner une réponse.
 
Rappelons que Mme Amos s’est rendue cette semaine en Syrie, où elle a notamment pu se rendre compte de la situation à Homs et rencontrer des représentants du pouvoir syrien et du Croissant-Rouge arabe syrien. Hier, elle a visité un camp de réfugiés syriens en Turquie. Le nombre de réfugiés franchissant la frontière turque a augmenté ces derniers jours, depuis que les insurgés ont fui le quartier de Baba Amr.
 
L’ONU a précisé que quelque 1,5 million de personnes avaient besoin d’une aide alimentaire. Selon l’organisation, plus de 25 000 réfugiés sont recensés dans les pays voisins de la Syrie, et les violences ont déplacé entre  100 000 et 200 000 personnes à l’intérieur du pays.
source lorientlejour

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"Les rebelles sont armés de lance-roquettes des années 70"

 

CHAT - Après la diffusion de leur reportage "Syrie : la liberté ou la mort" dans "Sept à Huit", Christophe Dubois et Pedro Brito da Fonseca ont répondu vendredi aux internautes de TF1 News. Armement des rebelles, atrocités, traitement du conflit dans les médias : voici une sélection de leurs réponses.


Christophe Dubois (g.) et Pedro Brito da Fonseca (d.)


Fin février, Christophe Dubois (g.) et Pedro Brito da Fonseca (d.), deux journalistes de l'émission de TF1 "Sept à Huit", ont passé une dizaine de jours avec les rebelles de l'Armée syrienne libre  dans la région d'Idleb, la principale ville du nord-ouest de la Syrie, non loin de la frontière avec laTurquie. Leur reportage "Syrie : la liberté ou la mort" a été diffusé dimanche 4 mars.

Vendredi, invités d'un chat sur TF1 News, ils ont répondu aux questions des internautes. Voici une sélection de cette séance de questions-réponses (vous pouvez également relire l'intégralité du chat en cliquant sur le lien suivant : "Syrie : relisez le chat avec les reporters de "Sept à Huit").


Karim : Avez-vous vu de vos propres yeux les atrocités dont les médias parlent ? 


Christophe Dubois/Pedro Brito da Fonseca :
 Nous avons effectivement pu constater plusieurs types d'atrocités. Tout d'abord, des exécutions sommaires. Nous avons vu des corps retrouvés dans les canalisations d'une ville située à quelques kilomètres d'Idleb, vraisemblablement exécutés. Nous avons vu aussi sept cadavres à Idleb. Apparemment des civils, eux aussi exécutés d'une balle dans la tête. Difficile, en revanche, d'identifier les auteurs de ces tueries. Ce qui est sûr, c'est que cela entretient un climat de terreur. Nous avons aussi rencontré la famille d'un enfant de quatre ans, mort après avoir reçu un éclat d'obus dans le corps. Tout ceci illustre la réalité de cette guerre qui fait beaucoup de victimes civiles.

Karine : Les rebelles diffusent de nombreuses images sur les sites de partage. Sont-ils bien équipés en matériel vidéo, en ordinateurs ?


C.D./P.B-d-F. :
 De nombreux Syriens filment les évènements, les manifestations, les confrontations avec l'armée de Bachar al-Assad à l'aide de leur téléphone portable pour rendre compte de ce qui se passe sur le terrain. Il y a là un véritable enjeu de communication. La difficulté n'est pas tant le matériel que les coupures d'électricité et du réseau internet. Certains Syriens disposent également de matériels satellitaires pour envoyer les vidéos, mais cela reste exceptionnel.

TF1 News : Dans son rapport annuel publié mercredi, l'Institut international d'études stratégiques, le think thank britannique, indique qu'en dehors d'une intervention ou du moins d'une aide militaire étrangère, les rebelles ne peuvent pas renverser militairement Assad. D'après ce que vous avez vu de leur équipement, est-ce aussi votre sentiment ?

 
C.D./P.B-d-F.
 : Effectivement, les rebelles de l'armée syrienne libre n'ont pas les moyens militaires de renverser le régime de Bachar al-Assad. Ils en sont conscients et nous l'ont d'ailleurs rappelé sans arrêt. Ce que nous avons vu, ce sont des Kalachnikov et des lance-roquettes des années 70, ainsi que des grenades artisanales... et même une catapulte ! Comment faire face aux chars et à l'aviation syrienne ? L'Armée libre dispose néanmoins d'un atout considérable : la maîtrise du terrain. Cela  complique les offensives de l'armée régulière, comme on l'a vu à Homs dès lors qu'il s'agit de déloger les rebelles maison par maison, rue par rue...
 

"Les rebelles se défendent de toute dimension communautaire"

 


Marc : Dans votre reportage, les insurgés font plusieurs références à l'islam, voire au jihad. Peut-on alors craindre une dérive islamiste de la rébellion, argument avancé notamment par les Etats-Unis pour refuser de livrer des armes ?


C.D./P.B-d-F. :
 Lors de notre reportage, nous avons noté que les groupes de l'Armée syrienne libredisposaient de guides religieux. La référence à l'islam et à la religion est permanente. Cependant, il est difficile de faire la part des choses entre la dimension "culturelle" et "traditionnelle" de ces références à la religion et la part idéologique et politique. La région où nous étions est à majorité sunnite, qui est hostile au régime de Bachar al-Assad, de confession alaouite. Cependant, les insurgés se défendent de toute dimension communautaire dans leur combat.

Mat : Avez-vous constaté la présence d'éléments "exterieurs" à la  Syrie, par exemple des combattants liés à Al-Qaïda, comme l'affirme le régime ?


C.D./P.B-d-F. :
 Nous n'avons pas vu de combattants étrangers. Notre expérience est cependant limitée à une région, en l'occurrence le nord-ouest de la Syrie. Nous avons en revanche entendu parler de la présence de "djihadistes" venant d'Irak. Mais nous ne l'avons pas constaté par nous-mêmes.

 

"Très difficile d'entrer en Syrie sans les rebelles"

 

Nicolas : Le traitement du conflit est simpliste : c'est la bataille d'un "camp de gentils" contre un "camp de méchants". Faites-vous bien votre travail en totale impartialité ?


C.D./P.B-d-F. :
 Notre objectif n'est pas de dire qu'il y a un camp des gentils et un camp des méchants. Nous essayons de rendre compte avec le plus d'impartialité possible de ce que nous pouvons voir sur le terrain. Si nous avons réalisé notre reportage en suivant des groupes proches de l'Armée syrienne libre, c'est tout simplement que, jusqu'à présent, il est très difficile d'entrer en Syrie autrement. Nous avons conscience des contraintes d'un tel exercice. Et nous essayons d'en tenir compte dans notre approche de la situation.

Elie : Cela ne sert à rien de perdre du temps ici. Vous êtes payés pour mentir. Respectez votre métier... 
C.D./P.B-d-F. :
 Dans ce reportage, nous avons choisi de raconter de l'intérieur le fonctionnement de l'Armée syrienne libre et d'évoquer le quotidien des Syriens dans cette guerre, tout en restant d'ailleurs prudent sur certaines choses que nous avons vues. Je ne vois pas en quoi cela constitue un mensonge.


 «La peur est souhaitable dans ce genre de situation»

 

 

Eric : Avez-vous eu peur pour votre vie une fois sur place ? Les combats entre l'armée du régime et les insurgés semblent tellement inégaux qu'il aurait été difficile de vous faire protéger en cas d'attaque.


C.D./P.B-d-F. :
 On nous pose souvent cette question de la peur. Il faut savoir que pour évoluer sur ce genre de terrain, nous avons été accompagnés de personnes très soucieuses de notre sécurité. Cela a contribué à nous mettre en confiance. Quoiqu'il en soit, la peur est normale, voir souhaitable. Elle est un excellent conseiller pour ne pas prendre de risques inconsidérés. Ce qu'il faut redouter sur ce type de terrain, c'est l'angoisse.

Miral : C'est un peu personnel mais avez-vous des familles... Est-ce que ce n'est pas trop dur pour elles quand vous partez dans des pays en conflit ?


C.D./P.B-d-F.
 : Nous avons évidemment des familles avec qui nous avons longuement échangé avant de partir. La seule difficulté est de mesurer en permanence le risque pris par rapport à l'enjeu. Nous avons pu envoyer de courts messages quasiment tous les jours pour rassurer nos proches.

 

«Les rebelles veulent surtout une aide financière et matérielle»

 

 

Jean : Quelles précautions deviez-vous prendre pour filmer sans vous faire repérer par l'armée syrienne ? 


C.D./P.B-d-F. :
 Entre la frontière turque et Idleb, nous avons évolué dans une zone tenue par l'Armée syrienne libre.  Nous nous sentions relativement en sécurité. La situation est devenue plus délicate lorsque nous avons souhaité rentrer dans Idleb. Nous avons dû nous y prendre à deux reprises car la ville était entourée des chars de l'armée régulière. Il fallait donc être particulièrement vigilant. La décision de filmer se fait alors en concertation avec les personnes qui nous accompagnent car elles ont généralement une bonne appréciation des risques.

Angelle6369 : Pourquoi attendons-nous le bon vouloir de la Chine et de la Russie pour enfin intervenir et arrêter le massacre de pauvres innocents ?


 
 C.D./P.B-d-F. : Il est évidemment rageant de voir autant de morts et autant d'inaction de la part de la communauté internationale, qui se contente pour le moment de "bonnes paroles". Il est cependant certain qu'une intervention militaire dans le contexte actuel risquerait de dégénérer en un conflit régional, voire mondial. Nous avons rencontré des rebelles qui ne souhaitent d'ailleurs pas particulièrement une intervention étrangère directe, mais plutôt une aide matérielle et financière. Depuis peu, des militaires et responsables politiques de haut rang commencent à se retourner contre le régime. C'est peut-être le signe d'un début de 'révolution de palais", même s'il faut rester très prudent sur ce point. 
REVOYEZ CI-DESSOUS LE REPORTAGE

DE CHRISTOPHE DUBOIS ET PEDRO BRITO DA FONSECA

 

source tf1.fr/monde

 

 

_______________________________________L'autre point de vue

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Alain Juppé ne défend pas les minorités... il fabrique des révolutions
L'héritage occidental pousse au raisonnement colonialiste


Pour envahir l’Irak, les dirigeants des États unis se sont ouvertement servis de l’opposition « extérieure ». Avant même le retrait de leur armée, ils reconnaissaient que ce choix a été à l’origine de nombreuses erreurs d’appréciation qui, sur le terrain, leur ont coûté très cher. Aujourd’hui, tout ce qui leur reste est le prix exorbitant d’une guerre qui était censée ne durer que quelques mois.

 

Il ne semble pas que cette leçon ait servi à l’OTAN et à ses alliés, et surtout pas à notre ministre des Affaires étrangères. Non seulement il use du même procédé en espérant faire passer le Conseil d’Istanbul, de  Tunisie, ou de l’Union Européenne [le CNS] pour le représentant légal du peuple syrien qui le rejette ; mais il ose s’adresser aux chrétiens du Moyen-Orient en tant que protecteur alors qu’il est clair qu’il n’en fera pas des «collabos» ; attitude qu’en bon gaulliste il devrait considérer comme allant de soi.

 

En effet, dans une tribune intitulée « Les chrétiens d’Orient et les printemps arabes » [1], Monsieur Juppé appelle les chrétiens de Syrie à  « participer » à sa propre vision de la Syrie future et leur assure qu’il a beaucoup insisté sur la question du respect des « minorités » auprès du CNS « qui a vocation à rassembler l’opposition syrienne » ! Il ignore que, malgré les attaques terroristes, le peuple syrien vient d’adopter une Constitution qui démontre, entre autres, qu’une solution politique est possible… CNS ou pas !

 

Dans une interview télévisée sur la chaîne ANB, Monsieur Michel Samaha, homme politique libanais et ancien ministre de l’information, répond à sa sollicitude et à sa notion de « minorités »… si inattendue de la part d’un ministre d’État Français où la laïcité fait loi.

 

Mouna Alno-Nakhal (Biologiste)

07/02/2012


 

Non… Alain Juppé ne défend pas les minorités !

 

Non… Alain Juppé ne défend pas les minorités lorsqu’il écrit : « Les chrétiens d’Orient sont inquiets. Inquiets pour la pérennité de leur présence dans une région qui est leur région depuis 2000 ans. Inquiets pour le respect de leurs droits dans un contexte de bouleversements majeurs. Inquiets face à la montée des tensions liées au confessionnalisme. Je veux leur dire que j’entends, que je comprends leurs craintes ».

 

Je voudrais rappeler que Juppé n’est pas De Gaulle pour se permettre de déclarer un « Je vous ai compris » équivalent à celui adressé autrefois aux Algériens réclamant leurs droits nationaux… Il n’est pas De Gaulle et il ne s’adresse pas aux Algériens…

 

Je dis qu’il a fait alliance et a fabriqué des révolutions désormais livrées aux Takfiristes [2]… Je lui dis qu’il est responsable de la mise en pièces, aujourd’hui même, des croix tombales du cimetière chrétien en Libye [3]… Monsieur Juppé, vous en êtes responsable au même titre que l’État que vous représentez ; puisqu’avec Bernard Henri Levy, vous avez revendiqué avoir fabriqué et réussi la révolution libyenne. Est-ce là le modèle que vous nous proposez ?

 

Nous refusons vos propos, comme nous refusons que vous nous qualifiiez de minorités, alors que vous considérez les musulmans français comme des citoyens à part entière appartenant à une communauté particulière.

 

Nous ne sommes pas des minorités dans nos patries respectives… Nous sommes des citoyens en pleine possession de notre citoyenneté, mais nous sommes chrétiens et nous nous soumettons à Dieu à travers l’Évangile, tout comme le musulman se soumet à Dieu à travers le Coran… Cette coexistence nous convient depuis toujours… nous la vivons bien, et notre culture commune en est l’expression.

 

La question est : « Pourquoi monsieur Juppé a-t-il écrit cet article ? ». Il l’a fait, parce que L’Église catholique de France, et ceux qui sont concernés par ce qui se passe au Moyen-Orient, commencent à exprimer leur inquiétude face aux prises de position de la France… de son Ministère des Affaires étrangères… de son Président… autant de comportements qui mettent en danger ces soi-disant minorités… Or, que nous dit Alain Juppé ?

 

Il nous dit : «De fait, les chrétiens d’Irak ont payé un lourd tribut au cours des dernières années... ». Mais vous, qu’avez-vous fait ? Ils ont payé, en effet ! Je ne veux pas me mêler de défendre tel ou tel régime, mais je dis que les chrétiens d’Irak n’ont pas payé ce tribut du temps de Saddam Hussein… Ils l’ont payé sous l’occupation américaine… Ils l’ont payé sous l’occupation de l’Occident colonisateur…  Ils l’ont payé, et nous avec, comme tribut à l’extrémisme religieux Takfiriste qui les a menacés, assassinés, obligés à quitter leurs maisons et leurs quartiers… et qui a dynamité leurs églises en la présence de l’Occident… des soldats de l’Occident… des gouvernements de l’Occident. Les Irakiens ne sont pas responsables de cela… les responsables, c’est vous !

 

Vous poursuivez : «En Egypte, les coptes occupent une place particulière, enracinés dans la longue histoire du pays, ils ont souffert de violences, d’exactions, de discriminations…». Votre Excellence et Monsieur le ministre des Affaires étrangères de la France… vous qui parrainez et prêchez pour une meilleure alliance avec les factions islamistes qui ont pris le pouvoir en Libye… que pensez-vous de ce qui s’est passé au moment des fêtes de Noël ? Pour la première fois dans l’Histoire de l’Égypte, des fatwas ont été prononcées pour interdire aux musulmans d’adresser leurs vœux aux chrétiens… les magasins tenus par des musulmans se sont vus interdire de vendre tout objet en relation avec cette fête… les chrétiens ont été maltraités dans leurs propres villages… Je ne suis pas pour les guerres de religion. Je ne suis pas pour le choc des civilisations. Je considère que le peuple égyptien est un et indivisible. Le musulman et le chrétien égyptiens sont aussi des citoyens à part entière…

 

J’ai moi-même souffert de cette volonté manifeste de diviser depuis 1860 au Liban, division dont nous avons hérité génération après génération, et qui n’a cessé d’être renforcée par les consulats successifs des protectorats ottomans, puis occidentaux, distinguant des minorités : druze, chrétienne, catholique, orthodoxe, maronite, sunnite… tout en laissant de côté les chiites. Je sais comment les ambassades ont, de tout temps, nourri les guerres civiles usant d’étiquettes religieuses… comment les chefs de clans ont conduit à ce que le pays échappe à la concitoyenneté !  Mais, depuis toujours, la Syrie a su se prémunir contre ce type de problème, grâce à l’intelligence de son peuple et de ses dirigeants.

 

Nous ne voulons donc pas vous entendre dire que « la France ne les abandonnera pas »… Nous voudrions que vous nous laissiez tranquilles… Nous voudrions que vous cessiez de nous manipuler, que vous cessiez de jouer avec notre destin, et que vous vous comportiez exactement comme vous l’a conseillé le Patriarche Bechara el-RaÏ lorsqu’il vous a rendu visite et qu’un clash a eu lieu entre lui, vous, et le Président… parce qu’il n’était pas d’accord avec votre manière de nous considérer… Vous voulez nous aider ? Alors, aidez nos États, aidez nos citoyens, et travaillez à régler notre problème avec Israël…

 

Votre héritage occidental vous pousse encore aujourd’hui à raisonner comme la puissance colonialiste que vous avez été. Vous prétendez vouloir nous protéger, mais nous n’avons pas besoin de vous… Nous saurons parfaitement nous protéger les uns les autres, si vous arrêtiez de soutenir les Takfiristes dans nos pays… Vous dites que le régime du Président Al-Assad est dictatorial… Admettons… Mais vous… vous cherchez à le remplacer par ces mêmes Takfiristes à qui vous avez livré la Libye…Et désormais, une partie de l’Égypte… Sans oublier, ce dont je suis témoin, les problèmes que commence à vous poser la Tunisie…

 

Maintenant que vous avez fermé votre Ambassade en Syrie, alors que le Président Hafez el-Assad vous avait ouvert la porte en 1996… Je dois en conclure que vous avez décidé de quitter progressivement la Syrie et le Liban et, par conséquent, de renoncer définitivement à votre présence au Moyen-Orient. Soit !

 

par Michel Samaha

source mondialisation

 

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 04:42

La constituante : 12`47``

Jalel Brik : 19`58``

Réponse expresse  de Jalel Brik 
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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 03:17
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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 01:59

Des islamistes revendiquent "l'assainissement" de la télévision publique

 

Des centaines d'islamistes se sont rassemblés après la prière du vendredi devant le bâtiment de la télévision publique tunisienne appelant à son "assainissement des figures de l'ancien régime", a constaté un journaliste de l'Associated Press.

Les manifestants, des hommes barbus pour la plupart et des femmes voilées et autres portant le niqab, le voile intégral islamique, ont brandi des drapeaux tunisiens aux côtés d'autres noirs et blancs sur lesquels était inscrite la profession de foi musulmane, emblème des islamistes radicaux.

Ils se sont joints à des groupes qui observaient un sit-in sous des tentes depuis plusieurs jours à l'entrée du bâtiment cerné par un dispositif de sécurité vigilant.

"Il faut que les médias s'assainissent de la pourriture de Ben Ali", l'ancien président tunisien balayé en janvier 2010 par un soulèvement populaire. "L'information du RCD est encore active et l'administration est RCDiste", pouvait-on lire sur certaines banderoles qui pointaient du doigt l'ex-parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique, dissout après la "révolution du jasmin".

"Nous sommes là depuis le 24 février, mais nos revendications n'ont trouvé aucune oreille attentive. Nous allons poursuivre notre action pacifique jusqu'au départ des figures impliquées avec l'ancien régime corrompu qui sont toujours là", a déclaré le porte-parole des sit-inneurs Karim Ben Ali.

Il a appelé à la suppression de la taxe prélevée systématiquement par la télévision publique sur les factures d'électricité et de gaz et au recrutement de nouvelles compétences formées par l'Institut de la presse et des sciences de l'information (IPSI).

En plus des salafistes et des partisans du mouvement islamiste "Ennahdha", vainqueur des élections d'octobre dernier, les protestataires appartiennent à tous les courants de la société, selon lui. "C'est la jeunesse de la révolution et de Facebook", a insisté ce "technicien en informatique", 37 ans, qui se dit indépendant.

"On dirait que le vent de la révolution n'a pas touché la télévision nationale qui fait de l'intox", a tempêté Younès, un commerçant de 28 ans qui accuse la chaîne de "s'allier avec les forces de gauche et des laïcs".

Mis sous pression, les journalistes de la chaîne déplorent quant à eux "une volonté de les mettre au pas et refusent d'être un instrument de propagande du gouvernement".

Cette manifestation intervient au lendemain des affrontements ayant opposé des groupes d'étudiants salafistes et syndicaux dans la faculté des lettres de la Manouba, près de Tunis, après qu'un salafiste a décroché le drapeau national qui flottait à l'entrée de l'établissement.

Jugé "grave et inadmissible", cet acte a provoqué un tollé dans tous les milieux politiques et sociaux et une enquête a été ouverte pour en identifier l'auteur et le traduire devant la justice.

spurce tempsreel.nouvelobs

 

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Le directeur d'"Attounissia" écope de 1 000 dinars d'amende pour une photo de nu


 

Le directeur du journal écope de 1 000 dinars d'amende.Le directeur du journal écope de 1 000 dinars d'amende. © D.R

 

Nassredine Ben Saïda, le directeur du journal Attounissia, a été condamné jeudi 8 mars à verser une amende de 1 000 dinars pour avoir publié une photo de femme nue le 15 février. Il compte faire appel de cette décision.

 

La sentence est tombée ce jeudi 8 mars. Nassredine Ben Saïda, le directeur du journal tunisien Attounissia écope de 1 000 dinars (environ 500 euros) d’amende pour avoir publié dans son journal une photo de femme nue. Son délit : « atteinte aux bonnes mœurs ».

 

« Cette condamnation n'est rien d'autre qu'une forme de censure inadmissible contre un journal et ses journalistes », a fustigé Patrick Kamenka, le représentant de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) au procès.

 

Outre l’amende, le tribunal a ordonné la destruction de toutes les copies du journal daté du 15 février, où le footballeur du Real Madrid, Sami Khedira (d'origine tunisienne) pose avec sa compagne, nue dans ses bras.

"Tout ça pour une photo !"

« Je suis déçu, je m'attendais à être acquitté », a déclaré Nassredine Ben Saïda. « Il n'y avait aucune raison d'être puni, on défend le principe de la liberté de la presse », a-t-il ajouté, tout en précisant qu'il allait faire appel de la décision du tribunal. 
 
« C'est une atteinte grave à la liberté de la presse et de l'information qui survient après le printemps tunisien, tout ça pour une photo ! », a-t-il encore fustigé.


Le directeur du journal avait été incarcéré pendant huit jours suite à la publication du numéro contesté. L’affaire a fait grand bruit, puisqu’il s’agissait de la première incarcération  depuis la révolution tunisienne. L’arrestation, effectuée sur la base du code pénal et non du code de la presse, avait profondément choqué et suscité la colère des journalistes et associations.

source .jeuneafrique

 

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 21:50

Cliquer pour voir et écouter notre Président 

 

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Marzouki se dit prêt à renoncer à l’extradition de Ben Ali en échange de l’octroi de l’asile à Bachar Al Assad

 

 

Le président Moncef Marzouki a affirmé être prêt à renoncer à réclamer l’extradition de Ben Ali en échange de l’octroi de l’asile en Tunisie à Bachar Al Assad s’il accepte de quitter le pouvoir pour mettre fin aux massacres en Syrie.


Dans une interview diffusée en anglais, vendredi 9 mars par la radio de la BBC, M. Moncef Mazouki a toutefois, affirmé qu’il  » sait bien qu’on ne va pas extrader le président déchu Ben Ali ».

Il a expliqué que cette position est motivée par sa révolte de voir chaque jour une centaine de syriens mourir à cause de la répression exercée par le régime syrien.

Le président Marzouki a également indiqué que cette initiative intervient à la suite de la réaction de la Russie à sa proposition de l’accueillir sur le sol russe. Des responsables russes lui ont répliqué que la Tunisie n’avait qu’à le faire elle-même.

Il a réitéré son attachement à une solution politiqué en Syrie, affirmant rejeter par principe toute intervention étrangère et militaire qui risquerait de conduire à une guerre civile dans ce pays du Moyen-Orient.

M. Mazouki a déclaré ne pas soutenir la proposition du Qatar consistant à former une coalition pour aider militairement les insurgés syriens.

 

Aucune forme d’Etat islamique ne sera acceptée en Tunisie


Evoquant son alliance avec le parti du Mouvement Ennahdha , le président Marzouki a indiqué qu’elle s’est faite sur la base d’un programme portant sur la préservation de la citoyenneté, l’égalité entre homme et femme ainsi que la préservation du statut de la femme et la promotion de la démocratie.

Il a indiqué qu’il n’acceptera aucune forme d’Etat islamique en Tunisie, affirmant qu’il opte pour un Etat civil où tous les Tunisiens dans leur diversité peuvent se retrouver.

En réponse à une question sur la montée des salafistes dans le pays, le président de la République a exhorté au dialogue, affirmant que ces derniers sont aussi des citoyens tunisiens.

Il a indiqué que « la situation économique s’ améliore de jour en jour et que des vagues de touristes vont arriver prochainement ».

Il a également affirmé « qu’il vaut mieux une année d’instabilité que les 23 ans de tyrannie sous l’ancien régime ».

source tunisienumerique

 

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