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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 07:10

Les aveux de partisans de l’ancien régime laissent penser que Khamis Kadhafi est toujours vivant


Mahmoud Al-Farjani, correspondant de la télévision « Al-Arabiya » en Libye, cite un responsable militaire libyen selon lequel « les nouvelles autorités ont arrêté, ces derniers jours, près de 70 partisans de l’ancien régime. Ils s’apprêtaient à mener des opérations terroristes à Tripoli ». Lors des interrogations, ces hommes lourdement armés ont avoué être des « partisans de Khamis Kadhafi », le fils du colonel, qui avait été donné pour mort lors des combats, l’été dernier.


Se basant sur les aveux des hommes de Kadhafi, Al-Farjani, ajoute que « Khamis a été blessé et amputé, mais il s’est rétabli et se trouve aujourd’hui en bonne santé et continue à donner ses ordres à ses unités. Il est réfugié à l’extrême ouest de la Libye ». Depuis hier, les forces du CNT ont encerclé la zone dans laquelle il serait barricadé avec le reste de ses hommes.

source mediarabe

 

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Famille Kadafi en Algérie : la Libye hausse le ton !


Le dirigeant libyen, hausse le ton, contre les « pays voisins » qui abritent les anciens kadafistes. L’allusion à l’Algérie, qui accueille trois enfants de l’ancien dictateur, notamment, sa turbulente fille, Aicha, ainsi que sa veuve, est on ne peut plus claire. Moustapha Abdeljalil a menacé samedi de réexaminer les relations diplomatiques de Tripoli avec ses voisins qui accueillent des figures de l’ancien régime, recherchées par la Libye pour crimes.

« Nous insistons sur le fait que nos relations avec les pays voisins seront basées sur la position qu’ils adopteront quand il s’agira de renvoyer des criminels et des personnes recherchées », a-t-il affirmé au cours d’une conférence de presse à Tripoli.
« Nos relations futures seront basées sur le niveau de coopération de ces pays sur cette question », a ajouté M. Abdeljalil, qui dirige le Conseil national de transition (CNT) au pouvoir depuis la chute en août du colonel Kadhafi.
« Les autorités libyennes ont arrêté des criminels qui prévoyaient de lancer des attaques terroristes avec le soutien de personnalités de l’ancien régime réfugiées dans les pays voisins de la Libye, a-t-il poursuivi, sans toutefois les identifier.
M. Abdeljalil a en outre accusé sans les nommer des pays voisins de donner asile à des ennemis du peuple libyen et d’ignorer des demandes du procureur libyen en vue de leur extradition.
Malheureusement, ces pays n’ont engagé aucune action judiciaire et n’ont pas non plus empêché les partisans de l’ancien régime de provoquer des violences et de commettre des crimes contre le peuple libyen, a déploré le chef du CNT.
Aïcha Kadhafi est réfugié en Algérie, d’où elle a appelé à se révolter contre le nouveau gouvernement de Tripoli. Ses frères Mohamed et Hannibal, sa mère Safiya et de nombreux membres de la famille, surtout des enfants, sont aussi réfugiés en Algérie depuis fin août.
Le président nigérien Mahamadou Issoufou avait annoncé le 11 novembre que son pays avait accordé l’asile à Saadi Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi, pour des raisons humanitaires.
Nous sommes en mesure d’assurer un jugement équitable pour les personnes recherchées par les autorités, a réaffirmé M. Abdeljalil, avertissant que son peuple ne pardonnera jamais à ceux qui ne lui remettent pas des criminels.

la « réconciliation » entre l’Algérie et la Libye, que le régime algérien souhaite et annonce régulièrement est bloquée. Le régime algérien a un moment espéré, que les nouvelles autorités à Tripoli, renonceraient à cette demande. Il n’en est rien, et ce rappel du dirigeant libyen, révèle une exaspération à l’égard des manœuvres algériennes.

source lanationdz

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 06:02

Ressemblances surprenantes, Ben Ali-RCD & Jbali-Ennahdha. 

26-02-2012-19-33-31hammadiRCD1.jpgNous avions été les premiers, sinon les seuls à attirer l’attention surles dangers de la Constituante, et cela est arrivé. Elue juste pour doter la Tunisie d’une nouvelle constitution, la Constituante dérape vers la Gouvernante. Nous avions aussi été l’un des premiers à attirer l’attention du chef du Gouvernement sur ses dérapages vers la dictature. Cela risque malheureusement de se concrétiser.

Dans ce passage d’un régime à l’autre, l’histoire semble, en effet, malheureusement aussi, se répéter,  et le couple Hamadi Jbali-Ennahdha ressemble de plus en plus au couple Ben Ali-RCD lorsque ce dernier  avait pris la suite du couple Bourguiba-PSD. Et si l’on passe sur l’utilisation de l’un (Ben Ali qui crie aux islamistes) de l’épouvantail de l’autre (les sbires de l’ancien régime), les approches sont presque les mêmes, et les moyens aussi. Entre eux, les ressemblances sont surprenantes.


-          Confusion Parti/Etat.

Lorsqu’il était venu au pouvoir, Ben Ali avait en tête de séparer le Parti qu’était le PSD (Parti Socialiste Destourien, ancêtre du RCD) de l’Etat. Il en sera dissuadé par les apparatchiks du PSD. Il en changera seulement, quelques temps après, le nom. Le président du nouveau RCD restera le président de tous les Tunisiens et le secrétaire général du RCD sera le premier ministre de Ben Ali.

Lorsqu’il était venu à la politique sur les chars de la Révolution, Hamadi Jbali était secrétaire général du Parti Ennahdha. De la prison, il passe aux pleins pouvoirs, refuse que ses ministres démissionnent de la Constituante et se fait désigner de nouveau SG d’Ennahdha. Aux mêmes maux, les mêmes remèdes. Cette confusion des genres permet au parti au pouvoir de connaître toute «la cuisine de l’Etat» et de la faire même … à sa mesure, bien sûr. Dans une économie de marché, on appelle cela la concurrence déloyale. Opposition et population en seront à leurs frais.


-          Confiscation de tous les pouvoirs.

Une fois installé dans «La Tunisie du Changement», Ben Ali fait introduit l’un des premiers amendements de la Constitution tunisienne et fait ainsi du Premier ministre, un simple coordinateur de l’action gouvernementale. Il réunissait ainsi entre ses seules mains, tous les pouvoirs, ne laissant rien à son gouvernement dont l’unique exercice était de préparer les dossiers.
Une fois installé à la Constituante où son parti est fortement majoritaire avec ses «copains» de la troïka, Jbali s’octroie tous les pouvoirs qu’avait l’ancien chef de l’Etat. Tout est désormais fait dans les bureaux de La Kasbah ou passait obligatoirement par ses couloirs. Avec Ben Ali, c’était le chef de l’Etat qui commandait, avec Jbali, c’est le chef du Gouvernement qui commande.

La fonction et les prérogatives du Chef sont restées, c’est juste l’endroit et le bénéficiaire qui ont changé. Ben Ali avait ourdi un «coup d’Etat médical» en copiant Mohamed Mzali qui avait échoué. Ennahdha avait fait un «coup d’Etat» constitutionnel en copiant Bourguiba qui avait réussi. Les deux visaient le contrôle total du pouvoir dont ils avaient pris les rênes. Bourguiba et Ben Ali en avaient usé et abusé. Ennahdha commence déjà par en abuser.


-          Des bureaux régionaux partout et des doublons pour l’Administration.

En prenant la tête du parti au pouvoir en 1988, Ben Ali héritait du plus important réseau de bureaux régionaux qui ait jamais existé. Le parti au pouvoir, le RCD devient le «meilleur ascenseur social du pays» et élimine toute opposition possible, notamment celle d’Ennahdha à laquelle il «chope» même la couleur mauve de sa seule campagne élective sous l’appellation des indépendants. 
En récupérant la Révolution, Ennahdha démantèlera  le RCD, le 6 février 2011. Elle n’héritera pas de ses structures, mais en fera presque copie avec des représentations d’Ennahdha dans toutes les grandes villes et les grands bourgs de la Tunisie. Ennahdha est, actuellement, le parti le plus représenté dans toutes les régions de la Tunisie. On ne sait pas si elle  a utilisé les mêmes moyens financiers que lui pour le faire.

L’omniprésence de l’ancien RCD n’ayant pas suffi à l’ancien RCD pour mettre tout le pays sous sa coupe, il double les structures syndicales de structures politiques du parti. Il finit par instituer les fameux comités de quartiers, une sorte de «Big Brother» pour un parti devenu plus informé que les services de renseignement de l’Etat.

Chez Ennahdha, c’est son ministre de l’Intérieur qui adresse une circulaire aux gouverneurs et délégués, pour remettre en service les comités de quartiers. De son côté, le chef du Gouvernement édicte la circulaire n°7 instituant des cellules d’écoute dans les ministères pour résoudre les problèmes des agents et employés.

Si ces deux informations, rapportées par les journaux tunisiens s’avéraient justes, il s’agirait alors des mêmes outils utilisés par le régime de Ben Ali, pour doubler les structures, administratives (Bureaux de relation avec le citoyen et syndicats) et même sécuritaires et de mettre partout les yeux et les oreilles de son propre parti.


-          Des «milices» pour les soutenir.

Le 11 novembre 1987, pour donner la légitimité populaire au putschiste, le parti au pouvoir avait rassemblé des centaines de personnes devant le ministère de l’Intérieur pour acclamer Ben Ali. Le même attroupement a été organisé devant le palais de La Kasbah lorsqu’il y élira demeure en attendant de déloger Bourguiba définitivement du Palais de Carthage. Ces brigades d’applaudissement le suivront, durant tout son règne, toujours aussi minutieusement organisées par son parti, le parti au pouvoir qui en usera jusqu’au 13 janvier, au  soir. Ses discours, ses sorties publiques, ses visites inopinées, étaient toujours ponctuées de ceux qu’on faisait venir par bus entiers  pour l’applaudir et le soutenir contre ceux qui s’opposent ou s’opposeraient à lui.

Chez Ennahdha, le processus avait pris, juste un peu plus de temps, juste après la désillusion électorale du reste de la centaine de parti qui n’avaient pas brillé aux élections et qui s’étaient joints aux rangs de l’opposition. Mais cela avait été fait «de la plus brillante des manières» à la première sortie publique du ministre Nahdhaoui de l’intérieur. Cela ira un peu plus loin à La Kasbah lorsqu’il fallait casser le sit-in des policiers, lorsqu’il fallait contrer une manifestation contre le gouvernement Jbali, lorsqu’il fallait casser une grève, comme l’en accuse l’UGTT dans le cas de la grève des éboueurs ou encore lorsqu’il s’agit de appuyer une volonté timidement annoncée ou dite à l’intérieur du parti comme dans le cas des appels lancés ,lors de la manifestation, «pacifique et spontanée» organisée par des éléments d’Ennahdha qui n’y paraissaient pas avec leurs «Kamis», barbes et drapeaux noirs, devant le siège de la TV pour appuyer «l’épuration» des médias publics.


-          «Le seul but d’un État, quel qu’il soit, c’est de garder le pouvoir. À partir de là, la liberté individuelle ne peut que foutre la merde». Michael Wadimovitch (Poète Russe).

Quelques semaines après le fameux «Changement» du 7 novembre 1987, un journaliste de la radio tunisienne, écrivait une chronique intitulée «les forces de rétention». Cet article fera date dans les annales de la politique média de Ben Ali comme étant le premier acte de censure. Le matin même de ce  7 novembre, deux hommes seront installés à la loge d’entrée de la maison de l’ancienne ERTT. Une liste noire de journalistes avait été confectionnée et ils avaient la charge de filtrer les entrées et de confisquer les badges d’entrée. Ces deux évènements signaient le début de deux actions qui ont installé la dictature qui mènera, 23 ans plus tard, Hammadi Jbali et Ennahdha au pouvoir.

D’abord, faire taire toute voix discordante de la presse et la mettre à la solde du pouvoir en place. Ensuite, éliminer tout autre journaliste qui risquerait de dire autre chose que «le troupeau» qu’il a fait du reste du corps des journalistes.

Quelques semaines après la formation de son gouvernement, Hammadi Jbali, SG d’Ennahdha entame une campagne média contre la presse et annonce des nominations au sein des principaux médias publics. Il est suivi en cela par le chef de son parti. Rached Ghannouchi accuse les journalistes de manque patriotisme et demande la publication de «la liste noire» pour mettre ces journalistes au pilori [On se demande s’il n’y aurait pas aussi une liste noire chez Ennahdha ou chez d’autres partis !!]. 
Il est aussitôt appuyé aussi par son ministre des Droits de l’homme [Notez bien la fonction] qui insulte la presse et la traite, devant sa base à Bizerte, de «torchon». Il «critique» les journalistes [aimera-t-il certainement dire], mais à sa manière.

Une manière plus mobilisatrice contre les médias et les journalistes qu’en leur faveur, en disant qu’ils «n’ouvraient la bouche que dans les cabinets dentaires». Il n’a pas précisé s’il était le nouveau préposé au poste de dentiste du gouvernement Jbali. Il pourrait, peut-être, leur arracher les dents qui mordraient indignement la main des nouveaux seigneurs au pouvoir. Les graves menaces proférées contre les journalistes de la TV, quelques jours plus tard, et les attaques physiques et verbales subies, samedi dernier, par les journalistes venus couvrir la manifestation de l’UGTT, en disent long sur les méthodes plus agressives du couple Jbali-Ennahdha, à l’encontre des médias.


-          Si Hammadi, «Osez oser»

D’un régime à l’autre et d’un gouvernement à l’autre, les ressemblances sont ainsi là. Elles sont peut-être anecdotiques, mais révélatrices d’une certaine culture du pouvoir qui n’a pas évolué dans l’intervalle de 23 ans. Elles n’en sont qu’à leur début, nous l’espérons, car nous oserions alors croire que le chef du Gouvernement, démocratiquement élu et dont a cru tout le double langage sur le respect des libertés et sur la démocratie malgré toutes ses gaffes dont le plus grosse était celle du Califat, serait en définitive capable de se remettre en cause, de ne pas se laisser emporter par ceux qui ne sont pas de l’avis de ceux qui l’avaient démocratiquement élu. Nous oserions alors croire que le chef du Gouvernement élu, même s’il est provisoire, saura se garder d’insulter  l’intelligence de ceux-là même qui l’ont choisi. Nous oserions  enfin croire que la Révolution a définitivement coupé les ponts avec Ben Ali. Monsieur le Chef du gouvernement, osez oser !

par Khaled Boumiza

source africanmanager

 

 

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L’islamisme est-il soluble dans la démocratie?

 

 

Le paysage politique postrévolutionnaire a enregistré une somme considérable d’incidents disparates qui, en si peu de temps réunis, donnent le vertige. Les affaires de Nessma TV, de la radio Zitouna, de Chems FM, l’émarat salafiste de Sejnane, l’affaire du niqab à la Manouba, la bastonnade des journalistes et des universitaires devant le ministère de l’enseignement supérieur,


la censure contre le journal Al Oula ,l’agression contre le journaliste Ziad Krichène et l’universitaire Hamadi Redissi par un islamiste, l’appel aux mutilations des bras et des jambes des sit-inners et grévistes par un député historique d’Ennahdha, l’emprisonnement du directeur d’Al Tounousiya, l’attaque contre l’UGTT, les attaques terroristes des jihadistes contre l’armée nationale, tous ces « événements » ne sont l’œuvre ni des jeunes qui ont fait la révolution du 14 janvier, ni des partis politiques légaux, ni des acteurs de la société civile. Ils sont le fait de la mouvance islamiste. D’où la question légitime qui s’impose : l’islamisme est-il soluble dans la démocratie ?


Il fut un temps où le mouvement Ennahdha exprimait sa volonté de devenir un parti légaliste, après une tentation jihadiste violente reconnue par Rached Ghannouchi et d’autres leaders islamistes. Dans un esprit tactique d’apaisement, Rached Ghannouchi déclarait au journal Assabah, le 17 juillet 1988 après avoir été reçu par Ben Ali, que le Code du Statut Personnel est un cadre propre à organiser les relations familiales. Parallèlement à cette concession à la société tunisienne, Ennahdha a abandonné le concept de hakimiya, s’écartant par là du noyau central de la doctrine des Frères musulmans. Le mouvement ne fera pas sien le slogan « l’islam est la solution ». Toutes ces « révisions » doctrinaires opérées principalement à l’étranger par les leaders historiques ont donné au mouvement Ennahdha une place particulière et avant-gardiste dans l’internationale islamiste.


La participation à la plateforme politique du « collectif du 18 octobre 2005 pour les droits et les libertés en Tunisie », qui rassemble les islamistes, le FDTL, le CPR, le PDP, le POCT et les Nassériens, finit par insérer Ennahdha dans le paysage démocratique d’opposition.


Avant les élections du 23 octobre 2011, les leaders d’Ennahdha ont soutenu, à l’adresse du peuple des votants, leur attachement aux libertés et à la démocratie. Hamadi Jebali, secrétaire général du mouvement a déclaré à Hassan Ben Othman sur Nessma TV en août 2011 que son mouvement n’est pas un parti religieux. L’idée qu’Ennahdha n’appliquera pas la charia a été le porte-étendard de la campagne pour l’Assemblée constituante.


Que s’est-il passé depuis pour que les islamistes tournent casaque ? Est-ce la semi-victoire qui grise les esprits ? Est-ce la perspective alléchante d’une hégémonie durable qui réveille le rêve refoulé ? Est-ce la poussée wahhabite qui fait peur et qui risque de déstabiliser le mouvement ? Est-ce un retour de manivelle actionné par une base militante maintenue depuis de longues années dans la culture de la charia, de l’intolérance et de la victoire finale ?


Toujours est-il que la déferlante haineuse islamiste a réussi le tour de force de rassembler contre elle tous ceux qui, il n’y a pas si longtemps étaient éparpillés comme des perdreaux : les femmes, les modernes et les modernistes, les laïcs et les musulmans modérés, les syndicalistes, les enseignants et les journalistes.


Car, la révolution est passée par là ! Une société en révolution est composée d’un peuple insoumis. Celui qui ne comprend pas cela, qui continue à agir comme s’il était « en démocratie », rate le coche de l’histoire.


L’attitude d’Ennahdha relèverait, peut-être, de son caractère bicéphale. Deux tendances travaillent l’islamisme tunisien, l’une rationnelle, s’inscrivant dans les débats sociaux, tournée vers la société politique et tenant compte de la réalité des rapports de force sur le terrain, et l’autre orthodoxe, tournée vers le passé sous l’influence d’intérêts partisans occultes et du wahhabisme, cultivant une mémoire fantasmée, idéalisée, atemporelle.


L’ère révolutionnaire impose ses exigences à tous. Pour mieux comprendre les paramètres de révision doctrinaire qui attendent les islamistes, s’ils veulent s’insérer dans le long cours, revenons aux principes de la doctrine islamiste.

 

La doctrine islamiste


Le problème de l’islamisme, c’est que les référents politiques et les fondements de sa doctrine ne correspondent plus à un monde globalisé dont les référents s’incarnent dans la sécularisation, le respect des droits de l’homme et la démocratie telle que pratiquée partout dans le monde d’aujourd’hui.


Sur quoi repose cette doctrine ? Trois éléments la structurent : l’établissement d’un leadership, un processus de délibération et une légitimation.


Le leadership est, par définition, élitiste : ceux qui détiennent le pouvoir, Uli al amr minkom. C’est soit une élite proclamée, cooptée, soit autoproclamée par la force du sabre. Le leader qui se dégage est la figure rêvée du Calife, idéal politique de tous les mouvements islamistes. Cette conception a un double objectif : une acquisition de sacralité et l’instauration d’un système inégal de pouvoir entre l’élite (khassa) et le peuple (a’amma). Le leader a la haute main sur le système et concentre pratiquement tous les pouvoirs.


Le processus de délibération s’incarne dans la chura. Alors que la démocratie représentative est ouverte à tout le peuple majeur qui s’y exprime à travers ses représentants, la chura est réduite à un groupe restreint, celui des dirigeants. Elle exclut de la décision tous les autres acteurs de la vie politique, économique et culturelle et même les simples citoyens. La chura n’est pas la délibération démocratique (presse, débats publics, société civile, débats parlementaires, négociations entre partenaires sociaux). C’est pourquoi, nous voyons aujourd’hui les attaques se multiplier contre les journalistes, les représentants de la société civile, les syndicats et certains partis.


Le troisième élément du système est le mode de légitimation par l’allégeance (al bay’a). C’est par cet acte que s’instaure le pouvoir du chef suprême et que se met en place le système de domination. Calife, cadi, prince, roi, président et mourchid imposent une culture de soumission interprétée de façon abusive à partir du mot islam. Le musulman est celui qui obéit. Il est défini dans un rapport de soumission. Cependant, la révolution est un processus d’insoumission qui doit nécessairement, et inéluctablement, déboucher sur la maîtrise et le contrôle de la capacité de nuisance des autorités publiques, quelles qu’elles soient, qu’elles se réclament d’un pouvoir populaire ou d’un pouvoir divin.

L’islamisme prône ainsi les inégalités entre les puissants et les faibles, les hommes et les femmes, les riches et les pauvres, les vieux et les jeunes, qu’il maquille par la charité (la zakat), l’appel à la justice et à l’ordre moral.


La construction de l’Autre


L’islamisme est salafiste. Il prône le retour à un « âge d’or » fantasmé peuplé de califes morts de mort violente. C’est une forme de fondamentalisme qui ne peut vivre sans la production d’ennemis à combattre. S’il n’en trouve pas, il en crée. Il porte les gênes du jihad, même s’il les brime souvent. L’histoire de l’islam en atteste largement depuis les guerres de la ridda, en passant par les « conquêtes », les foutouhat, forme islamique de colonisation de contrées non-islamiques, en arrivant aux actes terroristes du jihad international contemporain.


La doctrine islamiste crée deux ennemis principaux : un ennemi externe et un ennemi interne. Le premier, c’est l’Occident impie, mécréant, immoral, condamnable, désigné comme l’ennemi diabolique. Cette doctrine vit et se nourrit de la polarisation Orient rêvé / Occident diabolique, et décline des oppositions manichéistes entre le moral et l’immoral, le pieux et le mécréant.


Le modèle idéologique arabo-musulman fait de l’identité et de l’authenticité des armes pour combattre l’occidentalisation et la sécularisation du monde musulman. L’Occident est présenté comme un repoussoir, comme une entité productrice de tous les maux de la terre et que l’islam est venu combattre selon la volonté divine dont les islamistes sont les dépositaires. Haine et diabolisation de l’Autre aboutissent à la mise en place de stratégies d’antagonisme et de confrontation, préludes au déclenchement du jihad.


Le second, l’ennemi interne, contre lequel le discours islamiste développe ses thématiques, est peuplé de femmes émancipées, de femmes non-voilées, de laïcs, d’affranchis de la dogmatique religieuse, de mécréants, d’agnostiques, d’athées, de communistes, d’opposants politiques, de modernes, d’occidentalisés, de buveurs de bière et de vin, de sexuellement libérés et de quelques autres. Tous ceux qui ne sont pas conformes au « modèle islamiste », archétype imaginaire d’une personnalité de base rêvée. Ces catégories « égarées », il s’agit de les assujettir (aslamat al mujtama’a) par un processus de domination culturelle … ou de les éliminer. Entre le moi et l’autre, aucun dialogue n’est envisagé, contrairement aux préceptes du Coran (Wa jadilhom billati hia ahsan). Ce système exclusif, et souvent sanguinaire, a fait ses preuves en Arabie saoudite, au Soudan, en Iran et sévit actuellement en Irak.


Idéologie de l’identité


Le discours islamiste développe une idéologie centrée autour de trois paradigmes fondamentaux, la oumma, la langue arabe et l’islam, censés organiser l’ordre social et politique. L’authenticité de l’identité arabo-islamique, présentée comme une entité homogène, est, en réalité, largement rêvée.

Cette identité s’incarne, d’abord, dans le concept de « Oumma » qui s’oppose à celui de cité politique qui fonde l’Etat-nation. Alors que ce dernier unit des citoyens libres et responsables devant la loi, la oumma est la communauté transnationale des croyants qui unit des sujets qui renouvellent sans cesse des liens d’allégeance à la communauté de foi. Elle est par définition exclusive. C’est un modèle idéologique intégriste qui a pour vocation « d’intégrer » dans une seule communauté toutes les composantes de la population et de l’étendre au-delà des frontières nationales. Il les regroupe dans un seul moule, dans une pensée unique, dans une totalité meurtrière.


Au contraire, l’Etat-nation rassemble les diversités à l’intérieur de frontières reconnues : berbères, noirs, métis, musulmans, juifs, chrétiens, agnostiques et athées sont tous des citoyens liés par un contrat social qui fixe les règles du « vivre-ensemble 

Le discours islamiste met aussi en avant la sacralité de la langue arabe, « langue du Coran », pour disqualifier les autres langues vernaculaires, les dialectes nationaux ou régionaux et les langues étrangères, langues des mécréants (kuffar).


Enfin, l’islam est remplacé par l’islamisme. Tous les adeptes du mouvement ne se présentent plus comme « musulmans » (mouslimoun) mais comme « islamistes » (islamioun). Ils évacuent l’islam, en tant que religion et spiritualité, au profit d’un projet politique à coloration religieuse. D’autre part, les pratiques non-orthodoxes de l’islam (soufi, non-pratiquants, etc.) sont condamnées comme hérétiques ou mécréantes et donc disqualifiées avant d’être combattues.


A ce titre, l’islamisme est une hérésie. Les islamistes montrent une tendance sectaire qui s’organise autour de codes symboliques (voile, qamis, barbe, halal, haram), autant de signes extérieurs d’un mode de vie qui, le plus souvent, ont très peu à voir avec l’esprit et la lettre du Coran.


Comme les Etats non- démocratiques du monde arabe, les islamistes développent un discours qui instrumentalise la question de l’identité dans la perspective d’externaliser les problèmes sociaux et politiques vers la confrontation avec l’Occident et avec Israël. L’essentiel dans le discours islamiste est de détourner le peuple des questions essentielles qui le concernent : la pauvreté, le chômage, les libertés, les inégalités, la corruption, l’oppression, la marginalisation. Il ne fait que transférer les difficultés, les échecs, les problèmes internes vers un Occident fantasmé. Dans sa volonté de produire des boucs-émissaires, l’islamisme développe la peur de l’Autre pour justifier et légitimer des politiques sécuritaires.


Des frontières fascisantes


A l’intérieur comme à l’extérieur, l’islamisme dresse des frontières entre la société islamique supposée être « pure » et la société mécréante dénoncée comme « impure ». C’est par l’instauration de frontières (islam/Occident, halal/haram, dar al islam/ dar al harb, droits de Dieu/ droits de l’homme) que le pouvoir islamiste impose un processus de déculturation. C’est dans ce cadre qu’opère la domination culturelle qui agit dans les mosquées, dans les quartiers défavorisés, dans l’activisme des militants de base.


Si le processus démocratique postrévolutionnaire donne une légalité et une légitimité aux acteurs élus, l’islamisme au pouvoir peut user de cette légitimité électorale pour imposer « légalement » ses propres vues de la société. Le problème ici change de nature. Car, le processus démocratique est fils de la révolution démocratique voulue et réalisée par le peuple sans aucun référent d’ordre religieux.

 Ne serions-nous pas face au même processus de fascisation expérimenté en Europe entre les deux guerres ? Au XXI° siècle, un système non-démocratique pourrait-il naître du jeu démocratique ? Le peuple qui a abattu une dictature érigée au nom des hommes peut-il accepter le travestissement du système, l’instrumentalisation de la révolution pour imposer une dictature au nom de Dieu ? Une force politique demeure-t-elle légitime si elle s’écarte des « objectifs de la révolution », étant entendu que la révolution a appelé à la liberté, à la dignité, à la justice et à l’égalité ?


Les exigences démocratiques


Il est clair que le mouvement Ennahdha vit un dilemme entre le ralliement à une opposition interne qui s’accroche à une orthodoxie largement dépassée et la prise de position claire contre les velléités des wahhabites et de Hizb attahrir. Le mouvement ne montre pas, pour le moment, d’empressement à agir contre les actions hors-la-loi menées dans les mosquées, dans les lycées, dans les universités ou dans l’espace public par des groupes qu’on désigne commodément par « salafistes ». Ces derniers constituent un réservoir de voix à ménager. Des considérations électoralistes sont légitimes quand le socle du contrat social démocratique n’est pas mis en cause.


Cependant, pour s’insérer pacifiquement dans le jeu démocratique, Ennhdha a besoin de mettre à niveau sa doctrine politique et sa référence religieuse aux exigences de la vie démocratique qui est l’aboutissement naturel de la révolution de 2011.


A l’évidence, Ennahdha au pouvoir ne s’attaque pas à l’héritage dictatorial du RCD. Elle se nourrit même de certaines lois liberticides promulguées après le 7 novembre 1987 et attaque les avancées modernes du pays. Les tentatives feutrées de reproduire l’ancien régime de gouvernance, au nom de « la période de transition », risquent de cabrer la société et d’instaurer des lignes de fracture dangereuses pour la stabilité du pays.


C’est au mouvement islamiste de faire sa mise à niveau démocratique, d’exprimer clairement, par les mots et par des actes concrets, son adhésion au contrat social démocratique qui s’articule autour de l’instauration pacifique d’un Etat de droit, d’un système politique et culturel pluraliste qui respecte l’indépendance de la presse et de la justice, et enfin d’un système de libertés.


Par-delà les désirs et les aspirations des uns et des autres, le pays a besoin de règles démocratiques, de modes de régulation des conflits, du respect des règles du vivre-ensemble. Un double défi est lancé au pays. Le premier défi pour la mouvance islamiste est de savoir respecter la modernité de la société où elle est enracinée, d’accepter la différence et de jouer le jeu démocratique pacifiquement. Le second défi s’adresse aux mouvements et partis laïcistes. Ils doivent savoir intégrer la composante islamique de notre culture dans la refondation de leurs politiques et de leurs alliances et apprendre à vivre ensemble avec une différence islamiste.

par Zine Elabidine Hamda 

source letemps

 

 

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Ellouz, islamiste député d'Ennahdha : liberté d'expression islamo-démocrate ... Bonne chance les tunisiens ! 

 

 

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 05:13

 

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Bousalem: des inondations aux bombes lacrymogènes!

 

Les habitants de la ville, encerclée par les eaux, manquent de tout et se sentent abandonnés par le gouvernement. Ils ont fini par mettre les feux dans certains bâtiments publics. Pour éviter le pire, police et armée entrent en ligne.


 

Municipalités et délégations incendiées, le siège des Recettes des impôts, le lycée mixte, le poste de police, celui de la circulation et la maison du délégué ont été saccagés. Et ce n’est pas tout. La route nationale n° 6 a été coupée à maintes reprises dans la journée, des jets de pierres et des confrontations avec les forces de la sécurité et celles de l’armée...

Voilà à quoi ressemble Bousalem dimanche toute la journée. Mais pourquoi tout cela?

Les habitants de Bousalem (gouvernorat de Jendouba) vivent ces derniers jours un quotidien infernal à cause des catastrophes naturelles (inondations, froid, isolement...). Ils manquent de tout. Et ils attendent beaucoup du gouvernement qui, selon eux, n’a rien fait pour leur venir en aide à temps.

La visite d’une délégation ministérielle samedi à la ville a attisé encore leur colère. Ils ont cru que le chef du Gouvernement, qui était en visite dans la région, allait être à leur écoute. Or il n’a pas mis les pieds dans leurs quartiers inondés. Ceci a fait monter davantage la tension.

Dimanche, tard dans la soirée, les internautes se sont partagé de mauvaises nouvelles: un renfort de l’armée et celui de la police en direction de la ville.

Pour secourir les habitants ou pour les mater ?

source kapitalis

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 04:46

Rassemblements des journalistes pour protester contre les agressions à leur encontre

Suite aux agressions répétées à leur encontre, les journalistes tunisiens observeront lundi à 10 heures un sit-in devant le siège de leur syndicat.


C’est à l’appel du Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt) que les journalistes ont décidé samedi de se rassembler lundi à 10 heures devant le siège à l’avenue des Etats Unis à Tunis.

Le Snjt appelle les hommes et les femmes des médias à «continuer de résister aux poches rétrogrades et aux ennemis de la liberté».

source kapitalis

 

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Le SNJT porte plainte contre le ministre de l’Intérieur et appelle à un rassemblement lundi

Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) a fermement condamné, samedi 25 février 2012, les agressions physiques et morales perpétrées à l’encontre de journalistes qui couvraient la manifestation organisée à Tunis par l’Union Générale Tunisienne du Travail(UGTT).


« Les agressions répétées des journalistes entrent dans le cadre d’une stratégie visant à mettre la main sur les médias et à reproduire le scénario de l’oppression novembrienne exercée par le dictateur Ben Ali », affirme un communiqué du syndicat.


Le bureau exécutif du SNJT qualifie les agressions de journalistes de « honte » pour ce qu’il appelle « la police de l’oppression » qui n’a « ménagé aucun effort pour tyranniser et tuer le peuple » lors de la révolution de la liberté et de la dignité.


Il appelle le président et les membres de la Constituante à condamner ces agressions et à prendre des mesures strictes sur la question. Il rappelle aussi au président de la République, au chef du Gouvernement et au président de la Constituante « leurs responsabilités historiques dans la protection des droits et des libertés ».


Le SNJT annonce qu’il déposera une plainte devant la justice et demandera au ministère public de poursuivre le ministre de l’Intérieur et tous ceux qui se révéleront être impliqués ». Il affirme, dans ce sens, être en possession de photos et d’enregistrements vidéos des agresseurs.

source tunisienumeriqu

 

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Débat : liberté d’expression et gouvernement «islamiste»


 

 


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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 03:52

Tariq Ramadan : les Etats-Unis misent tout sur la Tunisie

Tariq Ramadan, islamologue et universitaire suisse, est de passage en Tunisie pour promouvoir son dernier livre sur le « Printemps arabe ». Lors d’une conférence de presse, hier 25 février 2012, il est revenu sur son analyse des révolutions arabes, qu’il préfère appeler « des soulèvements » et déclaré qu’il ne s’agissait pas là d’un réel printemps arabe, car l’exemple tunisien, pour lequel les observateurs étrangers disent être optimistes, n’a pas été transposé sur les autres pays arabes. « Les Etats-Unis ne sont bien sûr pas étrangers à ces soulèvements populaires et pour le monde occidental, le monde arabe est un jeu d’échec dans lequel il s’agit de bien placer ses pions. C’est pour cela que les Etats-Unis aujourd’hui misent tout sur la Tunisie et sur la réussite démocratique de ce pays, comme exemple à suivre, car il est le seul à être sur la bonne voie, à condition d’être vigilant et de faire les bons choix. Dans les autres pays qui ont connu un renversement du pouvoir, d’autres éléments entrent en jeu et ils sont victimes de multiples manipulations, ce qui tend à les faire régresser plus qu’avancer. C’est pour cela que l’on ne peut pas parler d’effet domino, ni de printemps arabe, la Tunisie fait, pour le moment, figure d’exception ». 


À la Villa-Didon, un des hôtels les plus branchés de la banlieue nord, vue sur mer, un ciel bleu et un soleil de plomb, Tariq Ramadan saura se faire attendre, le temps de remplir convenablement la salle transformée en salle de conférence. Une visite éclair de deux jours, et un emploi du temps de ministre, Tariq Ramadan n’aura pas beaucoup de temps à accorder aux journalistes, il doit aller débattre entre intellectuels tunisiens à quelques mètres de là, à Beit El Hikma et surtout rencontrer le président provisoire de la République, toujours dans les environs, pour « lui poser des questions ». 

Tariq Ramadan est connu en France pour être une personnalité controversée. Les intellectuels français ayant du mal à le cerner ou à comprendre ses prises de positions, trop occupés qu’ils sont à être enfermés dans un prisme occidental primaire, ne trouveront rien de mieux que de critiquer un supposé « double discours », ou de le comparer à certains membres de sa famille, affiliés à la mouvance des Frères musulmans en Egypte, mouvance islamiste à laquelle Tariq Ramadan a toujours nié son appartenance, malgré le lourd héritage laissé par son grand-père, Hassan El Banna, fondateur du mouvement. 

Tariq Ramadan ne ratera bien sûr pas l’occasion de faire référence à ces critiques. Citant Jean Daniel ou Bernard Henri Lévy, il critiquera le manque de perception de ces intellectuels qui, selon lui, ne parviennent pas à assimiler les particularités des cultures arabo-musulmanes. Mais Tariq Ramadan est en Tunisie, devant un parterre de journalistes tunisiens, venus écouter ce qu’il a à dire de la situation tunisienne, et, accessoirement, poser des questions. 

« Cela fait 23 ans que je ne suis pas venu en Tunisie », déclare-t-il dans son discours, car selon l’avis de ses conseillers, « un accident est vite arrivé » et sa présence ne semblait pas être désirée du temps de Ben Ali. Malgré cette longue absence et une visite de deux jours, dans les quartiers les plus favorisés de la capitale, avec des invités triés sur le volet à chacune de ses apparitions, Tariq Ramadan sait de quoi il parle. Il renvoie les laïcs et les islamistes dos à dos, critiquant les premiers pour leur référent «occidentalisé» et leur vision faussée de la laïcité, et les seconds pour leurs difficultés à accepter la différence et la diversité culturelle, mettant le doigt sur l’importance de l’économie et de l’éducation, pour la réussite du processus démocratique. 

Concernant la question de la culture, et répondant à la question d’un journaliste lui demandant les raisons pour lesquelles il s’exprime en français, Tariq Ramadan fera justement référence à cette intolérance propre à «certains islamistes», qui, selon lui, doivent apprendre à accepter la différence et la richesse culturelle. « Il faut gérer la pluralité plutôt que rejeter les spécificités et les singularités, à partir d’un référentiel qu’on ne rejette pas (NDLR : faisant référence à l’appartenance à une culture arabo-musulmane de la Tunisie), mais qui ne doit pas être exclusif », affirme-t-il. Sur son choix de s’exprimer en français, M. Ramadan rétorquera qu’il est préférable d’additionner les cultures et d’en assimiler le plus grand nombre possible que de les soustraire les unes aux autres : « Le fait de savoir parler en arabe et en français est préférable au fait de ne savoir parler qu’une seule langue et d’entreprendre un rejet des autres cultures, démarche assimilable à un repli identitaire », souligne-t-il en substance. En outre, abordant le sujet de l’art et de son rejet par certains obscurantistes, Tariq Ramadan affirme que l’Islam favorise la création artistique, donnant une importance à la notion du «beau». 

Tariq Ramadan poursuit sur l’islamisme, affirmant qu’il n’y a pas qu’un seul type d’islamisme et que le mouvement Ennahdha, y compris, est traversé par plusieurs courants. Celui qui défend les valeurs de la démocratie et respecte la pluralité doit être accepté par les laïcs. Abordant cette question de la laïcité, Tariq Ramadan affirme que si on prend en compte la vraie définition de la laïcité, elle ne s’oppose en rien avec l’Islam, au contraire, car dans la religion musulmane il n’y a pas de clergé. Le mot laïcité pouvant avoir une connotation négative, M. Ramadan préfèrera le terme d’Etat civil à celui d’Etat laïc, un Etat dont le but n’est pas d’annihiler l’identité religieuse d’une population, mais qui ne s’inspire pas non plus du religieux pour gérer les spécificités propres aux individus, tout en permettant la pratique religieuse. 


Tariq Ramadan critiquera également les laïcs tunisiens qu’il juge enfermés dans une conception de la laïcité que l’on connaît en France et qui est loin d’être un exemple à suivre, affirmant par ailleurs que la polarisation entre laïcs et islamistes n’est pas souhaitable, et qu’il faut laisser de côté ses émotions pour agir rationnellement et permettre le dialogue entre les différents courants. Il fera à ce sujet référence à la polémique créée par la visite de Wajdi Ghenim, affirmant que si le discours de Wajdi Ghenim est à condamner, notamment sur l’excision, il faut ignorer ce type de polémique stérile qui participe à la polarisation et à la détérioration du dialogue. 
Enfin, concernant les salafistes, Tariq Ramadan déplore leur manque de recul et de discernement, affirmant que « l’Islam n’est pas : tu écoutes et tu répètes, l’Islam est : tu écoutes et tu questionnes », d’où la nécessité de l’éducation, de la culture et de l’encouragement de l’esprit critique qui fait encore défaut. 

 Monia Ben Hamadi   businessnews

 

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111


قدر تونس النجاح لأنها أمل الشعوب في التحول من مفعول بها إلى فاعل 


 

أمريكا لها يد في التغييرات بالمنطقة العربية والإسلامية.. ونيتها في التغيير أعلنت عنها منذ سنة 2003ـ

 

 طارق رمضان من مشاهير المفكّرين العرب والمسلمين بل هو من مشاهير المفكرين المعاصرين في العالم حتى وإن كان معروفا من خلال موقع "اليوتوب" على الإنترنيت...

 

ومن خلال التلفزيونات الغربية أكثر منه من خلال كتبه وذلك وفق ما أكده بنفسه مساء أمس بتونس العاصمة أثناء لقاء إعلامي جمعه بعدد من ممثلي الصحف والمحطات الإذاعية والتلفزيونية بالبلاد. طارق رمضان المفكر الإسلامي المعروف بقوة الحجة وبالقدرة على مقارعة الآراء هو أستاذ الدراسات الإسلامية المعاصرة بجامعة أكسفورد وهو مثقف من أصل مصري (حفيد مؤسس جماعة الإخوان المسلمين بمصر حسن البنّا ) ويحمل الجنسية السويسرية     وهو معروف بالخصوص بأبحاثه حول الإسلام والعصر ومكانة الإسلام في المجتمعات الغربية. حل المفكر ضيفا ببلادنا بدعوة من مكتبة الكتاب بتونس ليومين وهي زيارة يقول أنها تأتي بعد 23 سنة لأن بلده ( سويسرا نبهته إلى أنه قد يكون غير مرغوب فيه في تونس التي كان يحكمها بن علي ). لكنه وإن لم يحل بيننا بعد الثورة مباشرة شدد على أنه ومنذ عام تقريبا يلاحظ ما يجري في تونس باهتمام بالغ خاصة وأن كتابه الجديد"الإسلام والصحوة العربية" الذي صدر في نوفمبر من العام الماضي عن دار شاتلي للنشر مستلهم مما يعرف اليوم بالربيع العربي وأنه خص تونس بالجزء الأول من الكتاب حيث حيّى الانتفاضة التونسية وباركها.

 

شمل برنامج الزيارة في يومها الأول (أمس السبت) وبالإضافة إلى اللقاء الإعلامي مائدة مستديرة بالمجمع التونسي بيت الحكمة حول"التعايش بين الإسلاميين والعلمانيين"بحضور عدد هام من المفكرين من تونس نذكر من بينهم الأساتذة هشام جعيط وحمادي الرديسي ويوسف الصديق وصلاح الدين الجورشي وغيرهم ومقابلة مع رئيس الجمهورية المنصف المرزوقي الذي قال عنه أنه عرفه في فرنسا قبل أن يعتلي هذا المنصب وعرف فيه المدافع عن حقوق الإنسان والمتشيع للديمقراطية. أما برنامج اليوم الثاني للزيارة ( اليوم الأحد ) فيضم بالخصوص ندوة يتولى فيها تقديم كتابه الجديد بقصر المؤتمرات بالعاصمة ويكون اللقاء مشفوعا بحوار مع المؤلف يديره الأستاذ محمد الطالبي.

تناول اللقاء الإعلامي الذي انطلق حوالي الثانية والنصف بعد الزوال بالأساس مواقف المفكر الإسلامي مما يعرف بالربيع العربي وأساسا من الثورة التونسية.

لا يحبذ طارق رمضان الحديث عن ربيع عربي لأنه مثلما أكد على ذلك في مختلف المناسبات وباستثناء تونس التي حدث فيها التغيير السياسي بأخف الأضرار فإن ما حدث في مصر واليمن وليبيا وما يحدث في سوريا لا يمكن أن نسميه ربيعا.  لا يحبذ طارق رمضان كذلك الحديث عن ثورات عربية والمصطلح الذي يراه يعبر عما حدث في تونس بالضبط هوالانتفاضة.

فخ القطبين.. الإسلامي والعلماني

ويشدد في هذا الخصوص على أن الحديث عن انتفاضة في تونس لا يقلل من أهمية الحدث الكبير الذي عاشته بلادنا في 14 جانفي 2011 والذي جعلها محط أنظار العالم بل كل ما في الأمر أنه يسعى لوضع  الخطاب في سياقه الصحيح. فإن كانت بلادنا حسب قوله قد تخلصت من الرئيس بن علي بسرعة فإن عملية البناء ستطول وستكون صعبة.

ومن هذا المنطلق فإن طارق رمضان يدعو التونسيين لتجنب التوجه الذي يحصر الحوار بين قطبين أي بين الإسلاميين والعلمانيين لأن ذلك من شأنه أن يلهي المجتمع التونسي عن طرح الأسئلة الجوهرية والحاسمة كي تتحقق ثورة حقيقية في البلاد. الثورة بالنسبة له يجب أن تكون سياسية واقتصادية وثقافية واجتماعية. هناك أسئلة حسب رأيه أهم     بكثير من حصر الحوار في لباس المرأة المسلمة ومن بينها أي اقتصاد نريد وأي تربية نخص بها أولادنا ومتى نكف عن إرسال أبنائنا إلى الخارج ليحصّلوا تعليما جامعيا عصريا إلخ...

المفكر الإسلامي طارق رمضان يعتبر أن الإنتفاضات العربية التي بدأت في تونس ثم توسّعت إلى عدد آخر من البلدان العربية تمت بشكل تلقائي لكن نيّة التّغيير في المنطقة عند القوى الخارجية وعلى رأسها الولايات المتحدة موجودة من قبل وقد عبرت هذه القوى عن رغبتها في ذلك منذ سنة 2003. من الخطير أن تكون لهذه القوى حسب نفس المتحدث نوايا في المنطقة لكن الأخطر من ذلك أن لا نعرف ماذا تريد هذه القوى في نهاية الأمر ومن هذا المنطلق فإنه يرى أن النموذج التونسي مهم جدا. إنها فرصتنا حسب رأيه كي نأخذ كتونسيين الأمور بأيدينا وأن نصبح فاعلين لا مفعول بنا. فإن كانت رغبة أمريكا مثلا في أن تتحكم في المنطقة العربية والإسلامية   بالدفع نحو التغيير على طريقتها أمر واقع فإن الوعي بذلك قد يقودنا في تونس مثلا إلى أن نمسك زمام الأمور بأنفسنا وأن نستثمر هذه الرغبة لصالحنا ولصالح المنطقة العربية والإسلامية لا لصالح القوى الكلاسيكية كأوروبا وأمريكا أو الفاعلين الجدد كالصين مثلا. 

الإسلام السياسي لم يندثر أبدا

وإذ ينفي المفكر العربي أن تكون الحركات الإسلامية وراء الثورات العربية  فإنه يرى أن وجودها اليوم في تونس وفي مصر مثلا دليل قاطع على أن عديد المنظرين والمحللين السياسيين في العالم من بينهم "جيل كيبيل " الذين تنبأوا بموت الإسلام السياسي كانوا بعيدين عن الحقيقة. الإسلام السياسي لم يندثر ابدا حسب طارق رمضان وهو يقول في هذا الشأن:" الإسلام السياسي كان معذبا ومهجرا واليوم فإنه موجود ويتصدر المشهد السياسي".  وفي تعليقه على الصراعات على الساحة السياسية في تونس اليوم يقول المفكر المصري أنه ليس من المنطقي أن ننازع الإسلاميين شرعيتهم وحقهم في ممارسة السلطة التي وصلوا إليها بشكل ديمقراطي وإن كان لابد من محاسبة فلتكن محاسبة على النتائج والإنجازات.

سئل طارق رمضان في عديد المرات خلال نفس اللقاء عن كيفية حسم الخلاف بين الإسلاميين والعلمانيين. الجواب بالنسبة له يتمثل في إقامة حوار جدي وغير سخيف وغير منفعل ويكون بعيدا عن الإبتذال وهو إن كان قد أعلن أنه ضد السلفيين الذين يرون أنفسهم مسلمين أكثر من غيرهم  فإنه يرى من جهة أخرى أن التعددية الثقافية في تونس وانفتاح التونسيين على الثقافة الغربية والفرنسية منها بالخصوص وإن كانت مصدرا للثراء الثقافي والحضاري فإن النخب التونسية مطالبة بأن تنزع من ذهنها فكرة محاولة إثارة اعجاب الفرنسيين.

الإشكال بالنسبة له يتمثل في وجود نخبة في تونس تحمل جواز سفر تونسي لكن عقلها فرنسي.  دعوة الرجل كانت صريحة إلى ضرورة أن تشعر النخب أن الإسلام لا يعني بالضرورة ان يتعارض مع الديمقراطية وهو يستدل على ذلك بالنموذج التركي وأن العلمانية لا تعني بالضرورة دائما الديمقراطية.

حياة السايب

 

source assabah
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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 20:01

Ce n'est qu'un début...

 

La femme d’abord : au nom des bonnes mœurs, son corps est invité à quitter la sphère publique, et par l’excision il est réduit à un objet de jouissance offert froidement à l’homme barbu … Et  ce n’est qu’un début…

 

Les journalistes : au nom de la paix sociale et des bonnes mœurs, les journalistes sont agressés physiquement et verbalement par des barbus et emprisonnés … Suivez la ligne islamiste ou dégagez … Et ce n’est qu’un début…

 

Les universités et les lycées : interdit de dessiner… Interdit de penser en dehors de ``la grille de croyance`` de l’islam politique… Agression de professeurs et occupation de facultés sous l’œil tranquille d’Ennahdha et à travers la mort éthique des deux partis centristes, le CPR et Ettakatol, qui partagent cette aventure diabolique avec les islamistes… Et ce n’est qu’un début…

 

Et puis vient le tour du syndicat général des travailleurs tunisiens : l’UGTT est accusé de tous les maux et invité lui aussi à prendre le droit chemin, c’est-à-dire à n’être que l’excroissance du bon vouloir du gouvernement islamiste… Et ce n’est qu’un début…

 

C’est pourquoi la réussite de la manifestation de l'UGTT me fait vraiment chaud au cœur… Bravo tunisiennes et tunisiens libres ! 

Noureddine Mnasri Bourougaa 

 

Une ambiance  de 14 janvier 2011... Bravo !

 


 

مسيرة اليوم: وينك وينك يا حشاد ! النهضة باعت البلاد!


 

 

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Des manifestants devant le siège de l’UGTT scandent la chute du gouvernement

 


Quelques milliers de manifestants se sont rassemblés aujourd’hui, samedi 25 février, à partir de 12h, devant le siège de l’UGTT à Tunis, place Mohamed Ali, scandant des slogans contre le gouvernement et dénonçant les attaques contre le local du syndicat.

A cette manifestation organisée, suite aux attaques perpétrées mardi, 21 février, contre les locaux de l’UGTT et desservant des ordures devant le siège de la centrale syndicale à Tunis, de nombreuses personnalités politiques ont répondu présentes, dont notamment, le Parti démocrate progressiste (PDP), le mouvement Ettajdid, et le Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT).

Répondant à l’appel de l’UGTT, les manifestants, dont le nombre s’élève à quelques dizaines de milliers selon les déclarations de Belgacem Ayari sur les ondes de Mosaïque Fm, scandaient « la chute du gouvernement » et criaient « Touche pas à mon UGTT », « Vive l’UGTT » tout en filant sur l'avenue Habib Bourguiba. Parmi les slogans criés lors de cette manifestation, certains protestaient contre la tenue, à Tunis, du congrès des amis de la Syrie, scandant « les nahdhaouis, collabos d'Israël et des Etats-Unis ». 

Houcine Abassi, Secrétaire Général de l’UGTT, a profité de l’occasion pour faire un speech déclarant « Ils veulent nous faire taire pour avoir le monopole et pour décider seuls de notre sort, mais nous ne plierons jamais et nous ne céderons pas! » dénonçant ainsi « la campagne orchestrée contre l'UGTT visant à nuire à son image auprès de l'opinion publique ».

Aux environs de 15h, la tension a commencé à monter entre les protestataires et les forces de l’ordre qui ont eu recours au gaz lacrymogène pour riposter contre les jets de pierre, du côté des manifestants, selon Mosaïque Fm. Une réaction qui a été vivement condamnée par Belgacem Ayarai, Secrétaire Général adjoint de l’UGTT, qui a regretté « le recours à la force des forces de l’ordre contre les manifestants pacifistes» .

 

source businessnews


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Scènes de la démocratie tunisienne : des femmes syndicalistes dont une est membre d'Ennahdha débattent de façon bien pacifique... C'est agréable ...  

Les hommes doivent apprendre de ces femmes.

 

 

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 La grogne monte chez les travailleurs


 

 

 

La centrale syndicale a appelé depuis quelques jours les travailleurs et travailleuse à une manifestation pacifique et massive. Rendez-vous : samedi 25 février à midi à la Place Mohamed Ali à Tunis. Chose faite. Reportage.

par Zohra Abid


C’est l’occasion pour démontrer que les ouvriers représentent une force majeure dans le pays et pas la peine d’entrer en conflit avec eux. Là, les syndicalistes disent qu’ils ne se laisseront plus jamais marcher sur les pieds et qu’au moment où il faut agir, ils agiront. Sachant qu’ils sont capables de rassembler des milliers de personnes et de pouvoir changer la donne. Ils savent aussi qu’ils ne sont pas les seuls à affronter n’importe quel gouvernement en place. Ils étaient quelques milliers sur l’avenue à scander leur colère et à brandir des affiches et des slogans. En direct de Tunis.

 

Entre les forces ouvrières et le gouvernement : y'a pas lune de miel !

Plusieurs représentants de la société civile, des défenseurs des droits de l’Homme et politiques, se sont joints au mouvement. Selon les uns et les autres, le gouvernement (ou plutôt Ennahdha) est en train de fauter. «Ni les intérêts des travailleurs ni ceux de la révolution ne sont protégés et qu’il y a quelque part un passage de force des islamistes non modérés...», paroles concocté au gré de la marche.

La goutte qui a fait déborder le vase, c’est que pendant des jours, on ne fait que jeter des sacs poubelles devant plusieurs sièges de l’Union générale tunisienne des Travailleurs (Ugtt). Cette dernière accuse des militants de quelques partis. Mais qui au juste ? Pour ne pas aller chercher midi à 14 heures, des responsables du parti Ennahdha ont tout de suite nié les faits et même condamné les actes d’agressions contre l’Ugtt. Cette dernière détient apparemment des preuves et compte poursuivre en justice ceux qui se sont attaqués à ses locaux.

Vers midi et quelques : devant le siège de l’Ugtt à la Place Mohamed Ali, il y a un peu plus de 3.000 personnes. Au fil des minutes, la foule a gonflé. Et la place a débordé sur les côtés. Suivons les protestataires.

 

Travailleurs, travailleuses avancent...

Aux premiers rangs, les employés municipaux qui ont observé légalement une grève générale du lundi au jeudi. Mais, à voir les montagnes d’ordures ménagères dans tous les coins et recoins des villes et villages, il semble qu’ils sont encore en arrêt de travail et c’est le bras de fer entre eux et les autorités. Ces dernières, après avoir promis monts et merveilles (pendant le gouvernement de transition de Béji Caïd Essebssi) sont revenues sur leurs engagements.

13h30, devant la Cathédrale Saint-Vincent-de-Paul à côté de la statue Ibn Khaldoun, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes remplissent la place et avancent vers le centre-ville. La bretelle piétonne du milieu de l’avenue est prise d’assaut par les protestataires. Pas une place pour une aiguille. Drapeaux du pays, couleurs syndicales, banderoles et affiches flottent dans l’air aux côtés du portait du leader des travailleurs, Farhat Hached.

Du côté du ministère de l’Intérieur, les forces de l’ordre en uniforme (ou tenue civile) montent la garde. Prêtes à agir au demi-tour. Jusque-là, aucun ordre n’a été donné et aucun accident n’a eu lieu. Des cris résonnent de plus en plus fort en s’approchant de la colossale bâtisse de l’Intérieur. «Ya nahdhaoui, ya jaban, chaâb tounes la youhan» (Nahdhaoui et peureux, le peuple tunisien ne s’humilie point), « Tounes horra, horra et Nahdha aâla barra» (Tunisie libre et Ennahdha dehors), «Echaâb yourid esqat ennidham» (le peuple veut... faire tomber le gouvernement), «Démission, démission au gouvernement», «Plus de peur, le pouvoir est aux mains du peule», scandent les protestataires, tout en se prenant contre Rached Ghannouchi, leader islamique, contre Hamadi Jebali, chef du gouvernement, contre Ali Laârayedh, ministre de l’Intérieur et surtout contre les anciens Rcdistes (parti dissous) qui ont changé de camp et fait depuis un certain temps, pousser des barbes. «Saha ellehya ya tajamoâ».

Ça se corse dans les rangs

Entre les rangées, quelques étrangers au mouvement ont bombardé les manifestants d’un chapelet d’insultes. «Hier, on vous a laissés faire tranquillement votre manifestation contre les médias, aujourd’hui, laissez nous tranquilles», «Vous êtes des gens laïcs et sales... votre Ugtt était impliquée avec Ben Ali»... On s’échangeait des propos pareils le long de la marche...

13h50, encore devant le ministère de l’Intérieur, dans le cortège interminable, une petite rixe allait à moins un se déclencher. Dans la discrétion, un agent de sécurité s’introduit et remet de l’ordre. La manifestation continue dans la paix et chacun a lancé son message.

Parmi les manifestants, le juge Mokhtar Trifi, Bochra Ben Haj Hmida, Taieb Baccouche, Saïd Aïdi, Jawher Ben M’Barek... et autres figures emblématiques de la scène politique active. Mais ceux qui ont brillé par leur absence, les leaders de l’opposition. Selon quelques présents, un ratage monumental. Dommage. «L’Ugtt est la force du pays», «Le peuple en a marre de nouveaux Trabelsi dans le pays», «Fidèles, fidèles au sang des martyrs»...

15 heures, les choses tournent au vinaigre. On l’apprend que notre collègue de Kalima a été violenté par un agent de police en civil. Les agents de sécurité sont entrés en ligne à leur manière. Des manifestants ont été tabassés, d’autres arrêtés..., du gaz lacrymogène enveloppe l’avenue, la foule se disperse dans les rues voisines, d’un côté et des jets de pierres de l’autre... de la matraque et gaz lacrymogène et c’est le jeu au chat et à la souris.

D’après nos estimations, plus de 6.000 manifestants ont répondu à l’appel de l’Ugtt. En même temps, on l’apprend qu’une autre marche a eu lieu à Sidi Bouzid. Une démonstration de solidarité comptant entre 1000 et 2000 personnes. Dans les rues de Tunis, en ce temps printanier, les promeneurs ont préféré s’éclipser en attendant que le calme revienne...

source kapitalis

 

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Marzouki en faveur d’une loi qui incriminerait les accusations de blasphème

 

Le président de la République provisoire, Moncef Marzouki, a appelé à cesser les accusations de blasphème utilisées pour exprimer des divergences de point de vue. De telles pratiques, souligne-t-il, menaceraient la paix entre les citoyens d'un même pays et pousseraient à la discorde.

 


Dans un communiqué rendu public, samedi 25 février, par le porte-parole de la présidence de la République, M. Marzouki invite le président de l'Assemblée nationale constituante, Mustapha Ben Jaafar, et les membres de l'Assemblée « à trancher sur la question à travers l'adoption d'une loi qui incrimine les accusations de blasphème, fait encourir à leurs auteurs des poursuites pénales et préserve la cohabitation, la fraternité et la solidarité entre les Tunisiens ».

La présidence de la République exprime, dans ce communiqué, sa grande préoccupation des accusations de blasphème colportées par certains individus, ajoutant que « personne n'a le droit de porter de telles accusations contre un concitoyen », car un tel comportement « risque de conduire à la violence ce qui est répressible par principe ».

source businessnews

 

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 04:42

Nahdhaouis et salafistes en colère contre les médias

 

nahdhaouis.jpgDes salafistes et des partisans du mouvement Ennahdha se sont rassemblés, vendredi 24 février 2012, devant le siège de la Télévision nationale. Des centaines de citoyens ont protesté contre ce media, jugé « non transparent ».


Les manifestants ont scandé des slogans dénonçant la « laïcité » et la « franc-maçonnerie ».
« Al Masdar.tn » a rapporté que cette manifestation a commencé peu après la prière du vendredi. Elle est partie de deux zones : à partir de la mosquée « El Fath », au centre ville, et d’El Manar.
Les partisans d’Ennahdha et les salafistes entendent purger la télévision des symboles de l'ancien régime. Ils reprochent aux journalistes de « Al Wataniya » d’être partiaux en donnant une information qui ne met pas en valeur les réalisations du parti au pouvoir.

 
Notons que MM. Rached Ghannouchi, leader d’Ennahdha, et Samir Dilou, porte-parole du gouvernement, ont critiqué, au cours de la semaine, les médias, considérés « non-neutre ».
On a, également, noté une forte présence des forces de l’ordre. Une source officielle au ministère de l'Intérieur a nié l'octroi de toute autorisation pour cette manifestation.
Affaire à suivre….

source investir

 

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نقابة الصحافيين تطالب ديلو بمدها بمعطيات عن الفساد بالتلفزة


طالبت النقابة الوطنية للصحفيين التونسيين سمير ديلو وزير حقوق الإنسان والعدالة الانتقالية بتمكينها بما لديه من معطيات حول ملف الفساد داخل مؤسسة التلفزة التونسية الذي لا يقتصر على الصحفيين فحسب بل يشمل الإداريين والتقنيين والأعوان والمتعاونين اعتمادا على التصريحات التي أدلى بها في هذا الخصوص كما تتوجه بالطلب نفسه إلى كل المسؤولين في الحكومة.


وتطالب النقابة بضرورة إكمال المنظومة التشريعية (المرسومين 115 و116) بالنصوص الترتيبية الضرورية باعتبار أن إصلاح منظومة الإعلام العمومي مسؤولية جماعية تمرّ حتما عبر إطار تشريعي وهياكل تعديلية لابد من التعجيل بإرسائها.


أكدت النقابة الوطنية للصحفيين التونسيين تضامنها الكامل مع الزميلات والزملاء بقسم الأخبار بالتلفزة الوطنية وتؤكد مساندتها لهم في مساعيهم الرامية إلى تطوير أداء التلفزة الوطنية ومحاولاتهم المتكررة لتجاوز بعض الإخلالات والنقائص المهنية التي تعاني منها كل المؤسسات الإعلامية ولا تقتصر على التلفزة فقط.


وأشارت إلى الضغوطات اليومية والاعتداءات اللفظية والمعنوية على الزميلات والزملاء بمؤسسة التلفزة الوطنية بصفة عامة، وصحفيات وصحفيي قسم الأخبار بصفة خاصة، وهرسلتهم ومنع البعض منهم من أداء مهامهم، وتعرضهم لحملات تشويه وتخصيص صفحات على شبكات التواصل الاجتماعي لثلبهم واتهامهم بشتى التهم وتحميلهم وحدهم مسؤولية تردّي الإعلام العمومي ونتائج تدجين مؤسسة التلفزة لمدة عقود من قبل النظام الديكتاتوري السابق.


وذكّرت النقابة كل الزميلات والزملاء، صحفيين ومصورين وتقنيين، بضرورة التضامن مع بعضهم البعض في مواجهة محاولات ضرب حرية الصحافة والتضييق على الصحفيين، وتدعوهم إلى ضرورة بذل مزيد من الجهد لضمان حق المواطن في المعلومة الصحيحة والموضوعية والمتكاملة.

 

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Libération de Nasreddine Ben Saida dans un contexte encore tendu


Le tribunal de première instance de Tunis a reporté, le 23 février 2012, le procès de Nasreddine Ben Saïda au 8 mars prochain. Le directeur d'Attounissia, interpellé pour avoir publié la photo d'un footballeur enlaçant une mannequin nue, a été libéré après avoir passé plus d'une semaine en prison et entamé une grève de la faim. Sa libération reste provisoire. Le juge Faouzi Jebali présidait également le procès de Nabil Karoui, directeur de Nessma, reporté au 19 avril prochain. “La libération de Nasreddine Ben (...)

Tunisie - Libération de Nasreddine Ben Saida dans un contexte encore tendu

Le tribunal de première instance de Tunis a reporté, le 23 février 2012, le procès de Nasreddine Ben Saïda au 8 mars prochain. Le directeur d'Attounissia, interpellé pour avoir publié la photo d'un footballeur enlaçant une mannequin nue, a été libéré après avoir passé plus d'une semaine en prison et entamé une grève de la faim. Sa libération reste provisoire. Le juge Faouzi Jebali présidait également le procès de Nabil Karoui, directeur de Nessma, reporté au 19 avril prochain.

“La libération de Nasreddine Ben Saida est un soulagement mais ne change rien au caractère inique de ce procès”, a rappelé Reporters sans frontières. L'organisation condamne fermement le recours au code pénal alors même que le nouveau code de la presse vient d'entrer en vigueur et que celui-ci dispose dans son article 79 que sont abolies "tous les textes précédents en contradiction avec le présent code, à compter de la date d'entrée en vigueur du code de la presse".

S'inscrivant dans un contexte de crispation inquiétant, l'incarcération de Narseddine Ben Saida constitue un signal d'alarme pour tous les défenseurs de la liberté d'expression. Reporters sans frontières craint que les récentes déclarations agressives de certains membres du gouvernement vis-à-vis des journalistes justifient aux yeux d'une partie de la population tunisienne les agressions verbales et physiques dont ils sont régulièrement victimes de la part de groupes salafistes et, parfois même, de simples citoyens.

L'organisation s'est indignée des propos tenus par le ministre des Droits de l'homme, Samir Dilou, invité sur le plateau du Talk show Saraha Raha par le journaliste Samir El-Wafi, sur la chaîneHannibal TV, le 4 février 2012. Lors de cette émission, faisant référence au magazine Gayday, Samir Dilou avait affirmé que la liberté d'expression s'arrête là où commence l'homosexualité, considérant celle-ci comme une maladie et une ligne rouge fixée par la religion.

En outre, à l'occasion d'un meeting du parti Ennahda, dont il est membre, le 19 février, à Bizerte, Samir Dilou a violemment attaqué les journalistes qui, selon lui, feraient n'importe quoi pour “passer une nuit en prison afin d'effacer leur passé et de se purifier de leurs péchés”.

Lors d'une interview accordée le 23 février à la chaîne Watanya 1, Rached Ghannouchi, leader du mouvement Ennahda, a demandé au syndicat des journalistes tunisiens de publier une liste noire des journalistes et dénoncé “les mêmes journalistes qui faisaient les éloges de Ben Ali insultent aujourd'hui Ennahda et le gouvernement”.

Ces déclarations sont choquantes et favorisent les intimidations dont sont déjà victimes les journalistes de la part d'une partie de la population, a estimé Reporters sans frontières.

L'organisation a recensé deux attaques d'équipes de télévisions depuis le début du mois de février.

Le 14 février 2012, une équipe de la chaîne Al-Hiwar Ettounsi a été victime d'agressions physiques et son matériel endommagé alors qu'elle couvrait la visite du prédicateur salafiste égyptien, Wajdi Ghanim, à Mahdia. Sous la pression des salafistes, l'équipe a été obligée de se retirer.

Lors de la couverture d'un sit-in d'anciens prisonniers politiques, le 20 février 2012, une équipe de la chaîne Nessma a également été attaquée devant le siège l'assemblée constituante par un groupe de salafistes et de simples citoyens qui avaient décidé d'interdire le tournage, prétextant que les médias ne sont pas dignes de confiance. Menacés verbalement, puis à l'arme blanche, l'équipe a quitté les lieux et refusé de porter plainte par crainte de représailles.

Les récentes déclarations et le refus de mettre en place les structures prévues par la loi sur l'audiovisuel et le code de la presse empêchent la situation d'évoluer sereinement. Ainsi, parallèlement à la Haute Autorité indépendante de la communication audiovisuelle et à la commission d'attribution de la carte de presse, le gouvernement doit mettre en place un bureau de dépôt légal chargé de recevoir des copies de toutes les publications et de les transmettre au centre de documentation nationale, sans quoi la mémoire nationale sera perdue.

Reporters sans frontières appellent les autorités tunisiennes à faire preuve de respect et de bienveillance à l'encontre des journalistes, tout en leur garantissant leur protection, notamment à travers le respect du droit et, de fait, l'application des nouvelles lois sur les médias.

source categorynet

 

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Violence salafiste : des personnalités politiques expriment leur exaspération

 

  • Les récents agissements des salafistes qui ont, de plus en plus, la fâcheuse tendance à s’imposer ostentatoirement, au commun des Tunisiens tantôt avec une violence inouïe (incendie de postes de police à Jendouba et terrorisation des habitants de cette ville), tantôt avec pacifisme (prédication et organisation) à cet effet, à El Jem, d’une exposition sur le thème «Fuyez vers Dieu), commence à exaspérer plus d’un homme politique.

  • Pour mémoire, ces salafistes, qui seraient un millier dans le pays, se réclament du salafisme, mouvement sunnite revendiquant un retour à la pureté de l'islam des origines, fondé sur le Coran et la Sunna. Aujourd'hui, le terme désigne un mouvement composite fondamentaliste, constitué en particulier d'une mouvance traditionaliste et d'une mouvance djihadiste. Toutes ces mouvances affirment constituer la continuation sans changement de l'islam des premiers siècles.

Le premier à monter au créneau a été manifestement le président de la République provisoire, Mohamed Moncef Marzouki qui, en leur faisant assumer, lors d’une interview diffusée par trois chaînes de télévision, la responsabilité de l’importation d’armes et la fusillade qui a eu lieu à Bir Hfai (gouvernorat de Sfax), n’a pas hésité à les qualifier de «microbes» -avant de présenter ses excuses le lendemain. Le mal est néanmoins fait. La rupture est, désormais, consommée entre salafistes et présidence de la République. Dans leurs prêches du vendredi, les prédicateurs salafistes tirent des boulets rouges sur la magistrature suprême et lui prédisent l’enfer.

 

Mohamed Abbou, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé de la Réforme administrative, est la deuxième personnalité politique à réagir aux agissements des salafistes.

Invité par Radio Express Fm à donner son point de vue sur l’incendie par des salafistes du siège de son parti, le Congrès pour la République, à Jendouba, M. Abbou a "rappelé aux incendiaires qu’ils n’avaient aucunement contribué à la révolution du 14 janvier et qu’au moment où des militants luttaient contre la dictature de Ben Ali, ils avaient préféré se battre et s’exploser en Irak, alors que leur peuple avait le plus besoin de leur fougue combattante pour intimider le dictateur déchu. Courtois, M. Abbou est allé jusqu’à inviter les salafistes à avoir un minimum de respect pour le peuple tunisien qui les a libérés du joug de l’arbitraire et de l’autoritarisme".

La troisième personnalité à se prononcer en public sur le dossier de la violence salafiste n’est autre qu’Abdelfattah Mourou, figure de proue de la mouvance islamique en Tunisie.

Dans toutes ses interviews, il ne cesse de déclarer qu’il ne partage nullement les thèses des salafistes qui, a-t-il dit, développent une approche superficielle et archaïque de l’islam, ne disposent d’aucun projet socioéconomique crédible et privilégient le recours arbitraire à l’insulte gratuite et à la violence.

Il a condamné leur appel au Jihad et les a mis en garde contre le risque de perdre cette précieuse liberté de parole et d’expression dont ils jouissent actuellement pour peu qu’ils continuent à semer le désordre et à semer les graines de discorde entre laïcs et bons musulmans. M. Mourou a stigmatisé tous les apôtres de l’exclusion, à gauche comme à droite, et averti contre les conséquences néfastes de l’anarchie qui prévaut dans le pays et dont les salafistes assument en partie la responsabilité. «Cette anarchie, pour peu qu’elle dure, a-t-il-dit, risque, selon lui, d’aboutir à une nouvelle dictature».

Pour sa part, Rached Ghannouchi, leader du parti Ennahdha, a imputé aux laïcs l’émergence du salafisme et les a rendus responsables de l’absence de culture religieuse dans le pays, ce qui pousse les jeunes salafistes à inviter des prédicateurs étrangers. M. Ghannouchi, qui tenait une conférence de presse, jeudi 23 courant, a rappelé que les tous les musulmans sont quelque part salafistes en ce sens où ils demeurent nostalgiques de la pureté de l'islam des salaf. Il a tenu cependant à condamner le recours des salafistes à la violence. Au moins ça.

source webmanagercente

 

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 04:11

 

Avertissement !


 
La région de Jendouba 
 

 

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 02:35
 

 

 

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La conférence sur la Syrie retardée par des manifestations

L'ouverture de la conférence internationale des amis du peuple syrien a été retardée vendredi à Tunis par des manifestants qui ont bloqué l'accès à l'hôtel où se déroulait la réunion ministérielle. La conférence a finalement débuté avec environ une heure de retard.

La police a chargé les manifestants à coups de matraque pour dégager l'entrée de l'établissement situé en banlieue de la capitale tunisienne, a constaté un journaliste de l'Associated Press.

Un manifestant, Nafti Houla, a qualifié la tenue de la conférence de "trahison" qu'il a imputée à des "ennemis de la nation arabe". "Non à l'intervention des USA, de la France et du Qatar dans les affaires syriennes", "non au complot contre la Syrie", pouvait-on lire sur certaines pancartes brandies par les manifestants.

Les représentants de plus de 60 pays arabes et occidentaux, dont les chefs de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, et française, Alain Juppé, devaient prendre part à la conférence, co-présidée par la Tunisie et le Qatar.

La Russie et la Chine, principaux alliés du régime syrien, ont boycotté la réunion, tout comme le Liban du côté arabe.

Interrogé par les journalistes à son arrivée sur le lieu de la conférence, M. Juppé a déclaré qu'il n'était "pas surpris" de l'absence des Russes et des Chinois, estimant qu'ils étaient "complètement isolés" de la scène en raison de leur position.

Le groupe souhaite faire pression sur le président syrien Bachar el-Assad pour qu'il mette fin à la répression meurtrière dans son pays.

Déplorant "la terrible répression avec son cortège de morts et de tortures" pratiquée par le régime syrien, le président tunisien Moncef Marzouki a jugé "inadmissible que les massacres des civils se poursuivent encore". "Nous sommes à la croisée des chemins, dans un moment historique, qui exige qu'on prenne position pour mettre fin au drame syrien", a-t-il lancé.

"Les vrais amis du peuple syrien doivent tout faire pour alléger ses souffrances pour oeuvrer à un cessez-le-feu qui permette l'acheminement d'urgence des secours humanitaires aux populations sinistrées", a-t-il insisté.

Le président du pays hôte a plaidé pour "une solution politique" de la crise syrienne en se déclarant hostile à une intervention militaire étrangère "de quelque partie que ce soit".

"Ce serait une grave erreur d'envisager une solution militaire à l'instar de ce qui s'est passé en Libye", a-t-il mis en garde.

Plaidant pour le départ de l'actuel président syrien, il a suggéré qu'il trouve refuge avec sa famille à l'extérieur en citant la Russie, pour éviter qu'il connaisse le même sort que l'ancien dictateur libyen Moammar Kadhafi.

Selon lui, Bachar el-Assad a perdu toute légitimité et doit céder le pouvoir à son vice-président et engager une transition démocratique en prévision d'élections libres en Syrie.

Relayé par le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil Elarabi et le ministre des Affaires étrangères qatari Hamad Ben Jassem, il a préconisé le déploiement en Syrie d'une force de maintien de la paix pour permettre l'acheminement des aides humanitaires.

Il a appelé Moscou et Pékin à influer sur Bachar el-Assad dans ce sens. Selon M. Ben Jassem, l'appui des Russes et des Chinois lui sert de "couverture pour persister dans le choix sécuritaire pour réprimer son peuple".

Plusieurs participants ont pressé les courants de l'opposition syrienne à dépasser leurs clivages et à s'unir en prévision de l'après-Bachar el-Assad.

Les Saoudiens ont appelé à des "mesures efficientes" pour protéger les civils syriens, selon une source proche de la délégation saoudienne. 

challenges


 

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Les Occidentaux veulent faire "plier" la Syrie

 

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La Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton à son arrivée à Tunis le 24 février 2012 pour participer à la première conférence des "Amis de la Syrie" (Photo Jason Reed/AFP)

 

 

 

 

 

La conférence des amis du peuple syrien réunie vendredi à Tunis a appelé à l'arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions pour faire plier le régime de Damas, mais a temporisé sur le déploiement d'une force conjointe arabe/ONU de maintien de la paix.

Le groupe, qui comprend une soixantaine de pays arabes et occidentaux, mais qui est boycotté par Moscou et Pékin, a également reconnu le Conseil national syrien (CNS) comme "un représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique".

Il s'est engagé à fournir "un soutien effectif" à l'opposition, sans plus de précisions.

Au moins 53 personnes en majorité des civils ont été tuées dans les violences vendredi en Syrie, où des manifestations antirégime ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes à travers le pays, selon une ONG syrienne. A Homs (centre), ville meurtrie par 21 jours de bombardements sans relâche sur ses quartiers rebelles, 22 civils ont péri, dont quatre à Baba Amr, et quatre autres à Khaldiyé, a ajouté l'OSDH.

En outre, le groupe somme le régime de Damas de "permettre l'accès libre et sans entraves des agences humanitaires" dans les régions les plus touchées par la répression, notamment dans la ville de Homs (centre), pilonnée depuis trois semaines par l'armée syrienne.

 

Parmi les sanctions proposées contre le régime de Damas figurent "l'interdiction de voyage des membres du régime, le gel de leurs avoirs, l'arrêt de l'achat des hydrocarbures syriens, la réduction des liens diplomatiques avec le régime syrien".

Avant même la déclaration finale, Paris et Washington avaient multiplié les avertissements à Damas.

Dès l'ouverture de la conférence, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a mis en garde le pouvoir du président Assad.

Le régime syrien "paiera le prix fort s'il continue d'ignorer la voix de la communauté internationale et de violer les droits de l'homme" du peuple syrien, a déclaré Mme Clinton.

"Il est temps pour tout le monde ici d'infliger des interdictions de voyage aux hauts responsables du régime (...) de geler leurs avoirs, de boycotter le pétrole syrien, de suspendre tout nouvel investissement (dans le pays) et d'envisager de fermer ambassades et consulats".

M. Juppé a lui aussi appelé à renforcer les sanctions pour faire "plier" le régime syrien, évoquant notamment un gel des avoirs de la Banque centrale syrienne".

De leur côté, la Tunisie - pays où a débuté le "printemps arabe"- et le Qatar, très engagé dans le soutien aux révolutions arabes, ont donné de la voix pour la création d'une "force arabe" entrant dans le cadre de la Ligue arabe.

 

"Nous voulons que cette réunion soit le début de l'arrêt de la violence en Syrie et cela ne peut être fait que par la formation d'une force arabe internationale de maintien de la sécurité, l'ouverture de corridors humanitaires de sécurité pour apporter de l'aide au peuple syrien", a déclaré le ministre qatari des Affaires étrangères, Cheikh Hamad bin Jassim al-Thani.

"La situation exige une intervention arabe"

Auparavant, le président tunisien Moncef Marzouki a déclaré que "la situation exige une intervention arabe dans le cadre de la Ligue arabe, une force arabe pour préserver la paix et la sécurité et pour accompagner les efforts diplomatiques pour convaincre Bachar (al-Assad) de partir".

M. Marzouki a également demandé qu'une "immunité judiciaire" soit accordée au président Assad et à sa famille, et a évoqué un éventuel refuge en Russie pour le dirigeant syrien.

La création d'une force de maintien de la paix devrait obtenir "le feu vert" du Conseil de sécurité de l'ONU, a rappelé le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé.

 

Dans la déclaration finale, le groupe "prend note de la demande faite par la Ligue arabe au Conseil de sécurité de l'Onu de former une force conjointe arabe et des Nations unies de maintien de la paix (...) et a décidé de poursuivre les discussions sur les conditions du déploiement d'une telle force".

Pour sa part, le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud al-Fayçal a approuvé l'idée d'armer l'opposition syrienne.

"Je pense que c'est une excellente idée", a déclaré le ministre, interrogé sur l'opportunité d'armer l'opposition.

L'urgence, pour la communauté internationale, est de trouver les moyens d'aider le peuple syrien, écrasé par la répression - plus de 7.600 morts en onze mois selon l'ONU - et coupé du monde, particulièrement à Homs.

A Damas, la télévision d'Etat a qualifié les pays réunis vendredi à Tunis d'"ennemis de la Syrie" et d'"amis des Etats-Unis et d'Israël".

En Syrie, le Comité international de la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge syrien ont indiqué qu'ils se trouvaient vendredi soir à Homs pour évacuer les victimes des bombardements, dont deux journalistes occidentaux blessés et deux autres tués.

Au moins 39 personnes ont été tuées vendredi dans des nouvelles violences en Syrie, secouée par des manifestations qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes à travers le pays, selon une ONG syrienne.

Une nouvelle réunion du groupe des "Amis de la Syrie" se tiendra dans trois semaines à Istanbul, a annoncé vendredi le Conseil national syrien.

source linternaute

 

 

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Tunis demande l'immunité judiciaire pour Bachar el-Assad

 

 

Le président tunisien Moncef Marzouki a répété, vendredi, à trois reprises, à Tunis, son opposition à toute intervention militaire en Syrie. "La Tunisie prône une solution politique et est contre une intervention militaire en Syrie", a-t-il déclaré, avant de demander "l'immunité judiciaire" pour Assad et sa famille. 

Moncef Marzouki s'exprimait lors d'une conférence internationale réunie à Tunis sur la situation en Syrie. La communauté internationale souhaite "transmettre un message fort et clair" au président syrien pour "arrêter les crimes en Syrie", avait déclaré le ministre tunisien des Affaires étrangères Rafik Abdessalem, à l'ouverture de la conférence.

Moncef Marzouki a par ailleurs appelé à la création "d'une force arabe" pour "le maintien de la paix et de la sécurité" en Syrie pour "accompagner les efforts diplomatiques". "La situation actuelle exige une intervention arabe dans le cadre de la Ligue arabe, une force arabe pour préserver la paix et la sécurité, et pour accompagner les efforts diplomatiques pour convaincre Bachar de partir", a-t-il déclaré.

source www.lepoint

 

 

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Pour Saoud Al-Fayçal, "Assad a perdu toute légitimité et son pouvoir est une occupation". Ce qui doit accélérer les désertions.

 

 

 

Quittant la conférence des amis du peuple syrien à Tunis, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud Al-Fayçal, a critiqué l’absence de mesures concrètes susceptible de mettre un terme aux massacres commis par le régime syrien contre le peuple. Selon Al-Fayçal, « l’Arabie saoudite n’accepte pas de se contenter d’envoyer des vivres au peuple meurtri. Il faut transférer le pouvoir, par la force s’il le faut. Car Bachar Al-Assad a perdu toute légitimité et son pouvoir est désormais une force d’occupation en Syrie ». C’est la première prise de position aussi ferme contre la dictature syrienne jamais prise par un pays arabe depuis le déclenchement de la révolution, en mars 2011.

 Selon plusieurs observateurs, la position saoudienne devrait encourager les indécis à rejoindre le soulèvement, et accélérer les désertions. Ce vendredi, plusieurs centaines de soldats et des dizaines d’officiers ont annoncé leur défection et rallié l’Armée Syrienne Libre .

source mediarabe

 

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L'opposition syrienne se serait procurée des armes venues de l'étranger.

L'opposition syrienne se serait procurée des armes venues de l'étranger.AFP/-

 

"Si le régime n'accepte pas les termes de l'initiative politique définie par la Ligue arabe et ne met pas fin aux violences contre les citoyens, les 'amis de la Syrie' ne devront pas empêcher les pays d'aider individuellement l'opposition syrienne grâce à des conseillers militaires, de l'entraînement et des livraisons d'armes d'autodéfense", déclare le CNS dans un communiqué.

L'Armée syrienne libre (ASL), composée essentiellement de militaires ayant déserté, aurait réussi à faire entrer des armes clandestinement dans le pays et à en acheter sur le marché noir, rapporte Reuters. L'opposition syrienne indiquait vendredi à l'agence d'information que les pays occidentaux et d'autres puissances fermaient les yeux sur des achats d'armes que mènent à l'étranger des exilés syriens pour le compte de l'ASL.

"PAS DIFFICILE DE FRANCHIR LES FRONTIÈRES"

Des armes légères, du matériel de communication et des équipements à visée nocturne entreraient en contrabande dans le pays, selon l'opposition, qui ajoute que des contacts sont noués pour doter les forces insurgées de moyens de défense antiaérienne et antichar. Il s'agit également de faire rentrer en Syrie des officiers à la retraite pour faire fonction de conseillers militaires et contribuer à l'organisation et à la coordination des rebelles.

"Nous acheminons des armes défensives et offensives. Elles viennent de partout, même de pays occidentaux, et ce n'est pas difficile de leur faire passer les frontières", a assuré une source de l'opposition à l'agence Reuters. "Aucune décision d'armer les rebelles n'a été prise par quelque pays que ce soit, mais des pays permettent aux Syriens d'acheter des armes et de les expédier dans notre pays".

source .lemonde

 

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Les tueurs de Bachar al-Assad ciblent les journalistes


 

Comme tous les dictateurs, Bachar al-Assad craint plus que tout la transparence et la liberté d’expression. Que l’on se permette d’essayer de rendre compte de la réalité de ce qui se passe dans son pays lui est insupportable. Alors, il a trouvé la parade, la même que celle qu’il emploie contre ses concitoyens qui contestent sa mainmise absolue sur le pouvoir : il tue.

La mort, mercredi matin à Homs, des reporters Marie Colvin et Rémi Ochlik, la première, américaine et correspondante duSunday Times, le second, photographe français, n’est pas le fruit du hasard mais d’un ciblage organisé des journalistes. Comment expliquer autrement le fait que six journalistes professionnels et trois journalistes-citoyens sont morts depuis six mois en Syrie alors que, précisément, très peu de reporters peuvent rentrer dans le pays ? Pourquoi y a-t-il autant de tués parmi les professionnels de l’information dans une guerre qui est justement sous-couverte, du fait des obstacles mis par la dictature de Bachar al-Assad à l’entrée dans le pays, et des graves dangers encourus quand on s’y infiltre clandestinement ?

Reporters sans frontières dresse la liste macabre : « Le journaliste français Gilles Jacquier de France 2 a été tué le 11 janvier dernier à Homs, alors qu’il était entré légalement dans le pays. Le journaliste syrien Shoukri Ahmed Ratib Abu Bourghoul, blessé par une balle reçue en pleine tête le 30 décembre dernier, a succombé à ses blessures, le 2 janvier 2012, à l’hôpital. Basil Al-Sayed, journaliste-citoyen, avait été tué à Homs le 29 décembre, alors qu’il filmait un énième bain de sang dans le quartier de Bab Amr. Visé à la tête par les forces de sécurité, il est décédé au cours de son transfert à l’hôpital. Le photographe et vidéaste Ferzat Jarban avait quant à lui été assassiné le 20 novembre dernier, après avoir été arrêté la veille à Homs. Enfin, Soleiman Saleh Abazaid avait été assassiné d’une balle dans la tête, le 22 juillet 2011. Il était l’administrateur de la page Facebook “Liberated people of Horan”. Deux citoyens-journalistes syriens ont également trouvé la mort : le 21 février 2012, Ramy Al-Sayed, du Shaam News Network, tué dans un bombardement ; et ‘Omar le syrien’, qui collaborait depuis deux mois avec l’Agence France-Presse, dans la nuit du 3 au 4 février dernier, lors de l’important bombardement de la ville de Homs. » On peut y ajouter Anthony Shadid, du New York Times, décédé des conséquences d’un crise d’asthme aigue le week-end dernier alors qu’il rentrait clandestinement en Syrie.

Quel est le point commun à toutes ces morts ? Ce sont généralement des assassinats. Il y a ceux qui sont évident (« une balle dans la tête »), et ceux qui s’avancent masqués, comme celui de Gilles Jacquier, dont le décès ne semble pas résulter d’un bombardement malencontreux. Et puis il y a ceux de Marie Colvin et de Rémi Ochlik qui, comme leurs confrères blessés lors de la même attaque, se trouvaient dans un « centre de presse » dans la ville de Homs. Connaissant ce genre d’endroits pour en avoir fréquenté quelques uns par le passé, ce « centre de presse » était probablement juste une maison occupée par une poignée de journalistes et de fixeurs, partageant quelques matelas et du matériel de transmission pour les articles et les photos. Mais cet endroit était sans aucun doute connu. Par les rebelles de Homs, qui facilitaient le travail des journalistes venus rendre comte de leur combat contre le régime d’al-Assad. Mais aussi par les forces gouvernementales qui possèdent leurs réseaux d’informateurs et des moyens technologiques d’espionnage. En dépit du pilonnage intense subi par la ville de Homs, il semble peu probable que le « centre de presse » ait été visé au hasard.

Je conclurai par une note personnelle : j’avais rencontré Rémi Ochlik l’an dernier à Tunis, le 14 janvier 2011, jour de la chute de Ben Ali. Il rentrait à notre hôtel avec des habits ensanglantés. C’était ceux de Lucas Dolega, autre photographe français mort ce jour-là. J’avais retrouvé Rémi les jours suivants, puis nous nous étions croisés de nouveau au Caire, à Benghazi et à Tripoli. J’avais été très heureux d’apprendre qu’il avait obtenu un prix au World Press il y a une dizaine de jours. Comme il était jeune (28 ans), je m’imaginais que nous aurions plein d’autres occasions de nous revoir. C’était sans compter un tyran sanguinaire, prêt à tout pour s’accrocher au pouvoir…

source mediapart

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 08:23
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