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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 06:52

Nouveau report d'une aide cruciale de la zone euro (synthèse)

 

La zone euro a décidé mardi de reporter à nouveau un déblocage d'une aide cruciale pour éviter une faillite de la Grèce, Athènes n'ayant pas rempli à temps toutes les conditions, alors que certaines voix s'élèvent pour évoquer une sortie du pays de la monnaie commune.

 

"Il semble que de nouveaux travaux techniques doivent encore être réalisés entre la Grèce et la troïka" qui rassemble les principaux bailleurs de fond du pays, et ce "dans plusieurs domaines", a expliqué mardi soir le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker.

 

Du coup, une réunion de leur forum de l'Eurogroupe, initialement prévue mercredi à Bruxelles pour approuver le plan de sauvetage, a été annulée et remplacée par une simple conférence téléphonique. La décision a été repoussée à lundi.

 

Athènes espérait pourtant s'assurer dès mercredi soir un feu vert pour une aide sans précédent de 230 milliards d'euros en deux volets, prévue en échange de mesures drastiques d'austérité et de réformes: 100 milliards d'euros d'effacement de dette par les banques et 130 milliards d'aide publique.

 

Le vote dimanche par le parlement grec du programme d'austérité exigé par ses créanciers publics avait levé un premier obstacle. Mais Athènes devait aussi trouver avant mercredi 325 millions d'euros d'économies supplémentaires dans son budget 2012 et les dirigeants des partis grecs au pouvoir devaient s'engager par écrit à mettre en oeuvre les réformes après les élections d'avril.

 

PROCESSUS PLUS LONG QUE PRÉVU

 

Or, après une réunion mardi de hauts fonctionnaires de la zone euro destinée à préparer l'Eurogroupe, il est apparu que le trou de 325 millions d'euros n'était pas bouché de manière convaincante, selon une source ayant participé à la discussion.

 

"Le processus est plus long que prévu, tous les éléments ne sont pas encore en place", dit-elle à l'AFP.

 

Par ailleurs, "je n'ai pas reçu les garanties par écrit des chefs de la coalition au pouvoir en Grèce concernant la mise en place du programme d'austérité", a souligné M. Juncker.

 

A Athènes, le gouvernement grec entend décider "dans les prochains jours" des économies supplémentaires de 325 millions d'euros réclamées par les créanciers. Selon des médias grecs, une partie de cette somme proviendra d'une réduction d'environ 10% des salaires des régimes spéciaux (militaires, policiers, juges, diplomates, universitaires, etc.) et une autre d'une réduction du budget des ministères, dont celui de la Défense.

 

ON ATTEND L'ANALYSE DE LA TROÏKA

 

Concernant l'engagement écrit des socialiste et de la droite pour s'assurer qu'ils tiendront parole sur les réformes, y compris après les élections législatives prévues en avril, il "sera prêt mercredi", selon une source au ministère des Finances. Mais c'est trop tard pour plusieurs pays européens qui préfèrent attendre lundi pour trancher.

 

Dernier problème: La troïka n'a toujours pas remis aux ministres de l'Eurogroupe son analyse de la soutenabilité de la dette grecque, selon une source proche des négociations. Le projet de sauvetage du pays dans son ensemble - plan d'austérité, réduction de dette et renflouement financier - vise à ramener la dette publique de la Grèce à 120% du produit intérieur brut, contre 160% du PIB aujourd'hui.

 

Mais les discussions achoppent notamment sur le niveau de participation de la Banque centrale européenne à l'opération d'allègement de la dette d'Athènes, pour compléter l'effort des créanciers privés, ainsi que sur ses modalités.

 

Il y a aussi un désaccord sur le fait de savoir s'il faut conserver l'objectif d'un niveau d'endettement public grec ramené à 120% ou si l'on peut le laisser atteindre un niveau plus élevé, par exemple 125%. "Il y a les fétichistes du 120% qui n'en démordent pas", en particulier les Pays-Bas, l'Allemagne et la Finlande", dit une source proche des négociations.

 

La prochaine échéance est dont lundi avec la réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles, programmée de longue date. Selon la source, "on est encore dans les clous" pour espérer éviter un défaut de paiement en mars".

 

14,5 MRD EUR À REMBOURSER AU 20 MARS

 

Mais, avertit un autre négociateur, les reports à répétition de l'aide à la Grèce deviennent inquiétants. "A croire qu'on veut aller vers le défaut de paiement sans le dire...", dit-il à l'AFP.

 

Pour éviter la banqueroute, Athènes doit absolument rembourser le 20 mars 14,5 milliards d'euros de créances, et obtenir le feu vert de ses partenaires au plan d'aide, qui représente un effort combiné supérieur à la richesse nationale annuelle produite par la Grèce (212 milliards d'euros attendus en 2012).

 

Un défaut de paiement grec aurait "des conséquences dévastatrices", non seulement pour Athènes, mais pour l'Europe entière, a mis en garde mardi le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn.

 

Mais le ministre luxembourgeois des Finances, Luc Frieden, n'a pas hésité à laisser entendre que la Grèce pourrait être exclue de la zone euro si elle ne tenait pas ses promesses de réformes et de réduction du déficit budgétaire.

 

"S'ils ne font pas tout cela, je pense qu'alors nous devrons continuer avec 16 pays" dans l'Union monétaire, a-t-il dit. "S'ils ne le font pas, je pense qu'ils s'excluent eux-mêmes de la zone euro", a-t-il insisté.

source romandie

 

 

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 Le scénario catastrophe grec


Selon une étude très argumentée d'un spécialiste grec des relations internationales, en cas de faillite, Athènes pourrait tourner le dos à la fois à l’Europe et même à l’OTAN.

Des gaz lacrymogènes autour du parlement grec. REUTERS/Panagiotis Tzamaros

- Des gaz lacrymogènes autour du parlement grec. REUTERS/Panagiotis Tzamaros -

 

Quelles seraient les conséquences géopolitiques d’une faillite de la Grèce? Dans un long article très argumenté, le professeur Thanos Dokos, directeur général de la fondation ELIAMEP (Fondation hellénique pour la politique européenne et étrangère), l’équivalent grec de l’IFRI (Institut Français des Relations Internationales), envisage le pire.

L’opinion publique grecque, dégoûtée, se détournerait de l’Europe, et même de l’Alliance atlantique et regarderait vers l’est, en particulier vers la Russie et la Chine. Elle reprendrait goût aux solutions autoritaires. Le flanc sud de l’OTAN serait déstabilisé. Les incidents se multiplieraient entre navires grecs et turcs sur fond de rivalité pour l’exploration des ressources de pétrole et de gaz en mer Egée. La tension monterait à nouveau à Chypre. Athènes et Ankara, membres de l’OTAN, seraient, comme dans les années 1990, au bord de la guerre.

«Déséspérés et humiliés»

Ce scénario catastrophe est le moins probable, explique le professeur Thanos Dokos. Et pourtant, il est possible, si la récession se poursuit, si la Grèce quitte la zone euro et l’Union européenne, et si les Grecs, désespérés et humiliés, ne voient plus leurs avenir en Europe, ni même dans le modèle démocratique occidental. Cela fait beaucoup d’hypothèses, comme on voit. L’article du professeur Dokos, intitulé«Qui a perdu la Grèce?», publié mercredi 14 février à Athènes, compte une vingtaine de pages.

«On a du mal à imaginer un Etat membre de l’Union européenne et de l’OTAN devenir faible au point de ne plus pouvoir fonctionner en tant qu’Etat. Cela n’arrivera très probablement pas à la Grèce. C’est cependant une hypothèse à envisager si aucune solution n’est en vue après des années de forte récession. Voir la Grèce adopter une politique étrangère ultra-nationaliste et une politique intérieure d’extrême droite n’est pas le scénario le plus probable, mais ne peut plus l’écarter», écrit-il.

«Si la crise continue, sans qu’apparaissent des signes d’amélioration, la capacité du gouvernement grec à remplir ses obligations vis-à-vis de ses partenaires européens et de l’OTAN sera en sérieux danger. Dans ce scénario, la Grèce pourrait être forcée de quitter la zone euro et, dans la foulée, l’Union européenne, obtenant ainsi le douteux honneur d’être le premier pays à quitter ces deux institutions. L’humiliation qui en résulterait pourrait réveiller et renforcer les forces ultra-nationalistes», écrit-il encore.

Tensions avec la Turquie et recours au grand frère orthodoxe russe

L’opinion publique grecque n’a pas de tropisme particulier pour l’autocritique. Elle n’apprécie guère l’image que lui renvoient ses partenaires européens. Elle pourrait donc, en désespoir de cause en quelque sorte, blâmer l’Europe en général, et les Allemands en particulier, pour l’état désastreux dans lequel se trouve le pays. C’est évidemment absurde, mais la colère et l’humiliation ne sont pas de bonnes conseillères.

Le propos du professeur Thanos est le suivant. Voilà ce qui ne se passera probablement pas, mais qui pourrait éventuellement se produire si tous, le moment venu, jouent la plus mauvaise carte. Les Grecs attribueraient alors leurs malheurs à «la pulsion hégémonique de l’Allemagne en Europe», à «la guerre des monnaies entre le dollar et l’euro», à «l’avidité de la sphère financière anglo-saxonne».

Certains d’entre eux se tourneraient vers la Russie, pays de religion orthodoxe comme la Grèce ou vers la Chine, deuxième puissance économique mondiale, à qui tout semble réussir. Deux pays à régime autoritaire. Cette attitude permettrait de soulager un peu l’humiliation ressentie par l’ensemble des Grecs. Thanos Dokos, lui-même professeur, n’emploie pas cette métaphore, mais elle vient spontanément à l’auteur de ces lignes. L’Europe nous traite de mauvais élève et même de délinquant? Joignons le club des mauvais élèves et des délinquants!

Un futur gouvernement grec très à droite et ultra-nationaliste pourrait ainsi, dans la pire des hypothèses, selon le professeur Dokos, accorder des facilités navales, y compris celles de la baie de Souda, en Crète, à des pays comme la Chine au risque de s’aliéner le commandement de l’OTAN. Les relations gréco-turques pourraient en revenir à ce qu’elles étaient dans les années 1990. Les incidents se multiplieraient en mer Egée, en particulier autour de l’exploration des gisements de pétrole et de gaz sous-marins. Cela paralyserait le flanc sud de l’OTAN et rouvrirait les tensions à Chypre. Les accrochages navals à propos des hydrocarbures en mer Egée pourraient amener la Grèce et la Turquie au bord de la guerre.

La Grèce ferait désormais figure de pays instable, en proie de surcroît à un regain de criminalité. La presse américaine a déjà fait mention de rumeurs de coups d’Etat militaires. «Le simple fait d’évoquer la possibilité d’un coup d’Etat militaire en dit long sur la gravité de la situation. Nous n’en sommes heureusement pas là et beaucoup peut être fait pour éviter un tel développement». C’est ainsi que le professeur Dokos conclut son scénario catastrophe.

Le professeur Dokos n'est pas un prophète de malheur. Il est docteur en relations internationales de l’Université de Cambridge (Grande-Bretagne). Il est spécialiste des questions militaires et stratégiques. Il a travaillé, à Athènes, au ministère de la défense et à celui des affaires étrangères. Il est actuellement directeur général de la fondation ELIAMEP.

par Dominique Dhombres   late.fr/story

 

 

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«Il n'y a aucun futur ici»


L'Ecole polytechnique d'Athènes est l'un des centres de la mobilisation étudiante contre les politiques d'austérité en Grèce. Les étudiants racontent leur colère, mais surtout leur pessimisme vis-à-vis de l'avenir.

Mémorial des étudiants de l'école Polytechnique d'Athènes tués par la junte en 1973. (Photo Dominique Albertini)

Sur une pelouse de l'Ecole polytechnique d'Athènes sont exposés deux battants de portail rouillés et tordus. C'est un étudiant, Odysseus, 20 ans, qui interprète le monument pour le visiteur étranger : «En 1973, l'école s'est soulevée contre la junte militaire. Les chars sont entrés par cette porte pour écraser le mouvement. Il y a eu 30 morts

Selon l'étudiant en architecture, ce souvenir explique en partie pourquoi l'Ecole polytechnique est traditionnellement plus politisée que les autres. Il est vrai qu'elle est l'un des centres de la mobilisation étudiante contre les politiques d'austérité imposées au gouvernement grec par ses créanciers. Dans la cour, dans les couloirs, tags et affiches – tendance anarchiste majoritaire – appellent à la résistance. «Pourtant, même ici, ce n'est pas toujours facile de mobiliser», soupire Odysseus.

Beaucoup d'étudiants étaient pourtant présents, dimanche, aux alentours de la place Syntagma. «C'était comme une petite guerre, assure l'un d'eux. Des gaz partout, du feu, des charges de police.» Mais en dépit de cet engagement, ce sont les expressions «no hope»«no future» qui reviennent le plus souvent. «Dans la rue, on croise des sans-abris tous les deux mètres, les vols se multiplient, on ne se sent plus en sécurité nulle part, lance Olga, étudiante en architecture. On aime notre pays, mais il n'y a tout simplement aucun futur ici.»


Dans les couloirs de l'école Polytechnique d'Athènes. (Photo D.A.)

 

Même ton pessimiste chez Sofia, étudiante en sciences politiques, qui déchiffre une affiche anarchiste dans la cour de l'école. Son avenir, elle en est sûre, n'est pas en Grèce : «Je ne veux pas rester ici et gagner 350 euros par mois. Je veux partir ailleurs en Europe, ou peut-être en Australie.» La crise, elle en voit les effets sur ses parents : «Ils ont un petit magasin et ils se réveillent anxieux tous les matins car ils ne savent pas s'ils pourront payer leurs dettes. Quant à moi, je vis avec avec mon frère, et nous avons dû déménager dans un appartement plus petit où nous dormons tous les deux dans la même pièce.»

Assis près la grille de l'école, Brigoris pense à trouver un travail en plus de ses études d'ingéniérie civile : «Mon père a un café. Il gagne environ 300 euros par jour, ce qui n'est rien avec ses frais, et il a un énorme prêt à rembourser. Il peut m'aider pour la nourriture, mais c'est tout.» Lui aussi est convaincu que son futur diplôme ne débouchera sur aucun travail. «Il n'y a pas d'espoir. Pas de plan pour le pays. Je veux bien croire en l'Europe, mais, de cette manière, il n'y aucun futur pour nous. Nous allons devenir les Balkans de la zone euro.»

(Photo D.A.)

 

Les exigences européennes sont largement dénoncées. «Que Merkel essaie de vivre avec 400 euros par mois», lance l'un. Dans une autre université, on a même entendu que c'est plutôt l'Allemagne qui avait une dette vis-à-vis de la Grèce : «Le désastre de la Seconde Guerre mondiale n'a-t-il pas coûté beaucoup plus cher que la dette grecque

Mais les étudiants de Polytechnique sont au moins aussi sévères vis-à-vis de la classe politique locale. «Ce gouvernement, et ses prédécesseurs, sont des voleurs, lance Dionisis, étudiant en architecture. L'argent qu'ils ont reçu de l'Europe, ils l'ont gaspillé, et il n'a profité qu'aux plus riches.» A ses côtés, son amie Adrianna, aimerait voir «plus de solidarité entre les gens pauvres de tous les pays européens.»

La perspective des prochaines élections, attendues pour avril, ne suscite aucun enthousiasme. L'Europe, certains disent y tenir, d'autres moins. Domine le sentiment que ni celle-ci, ni le scrutin à venir, n'offriront un meilleur avenir à la Grèce et à ses jeunes.

source liberation

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 04:09

 

 

 

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Le groupe de Bir Ali Ben Khalifa est lié à Al Qaïda

 

Selon les enquêtes préliminaires, les armes saisies ces derniers jours étaient stockées dans l’intention d’être utilisées le moment voulu pour… fonder un émirat islamiste en Tunisie. Rien que ça…



 par Zohra Abid

Ces informations ont été rapportées par Ali Laârayedh, ministre de l’Intérieur, lors d’un point de presse, lundi en fin d’après-midi, au siège de son département, à Tunis. Selon lui, les événements de Bir Ali Ben Khalifa, au cours desquels deux éléments terroristes ont été abattus et un troisième fait prisonnier, ont permis de lever le voile sur un réseau d’apprentis terroristes, composé de jeunes âgés de 20 à 30 ans et dont le niveau scolaire ne dépasse pas le secondaire.

Des liens avérés avec l’Aqmi

Les enquêtes, qui se poursuivent encore, ont révélé jusque-là que ce groupe a des relations en Libye et au sein d’Al Qaïda au pays islamique (Aqmi), très actif dans la bande sahélo-saharienne. «Il se peut qu’ils soient en contact avec d’autres groupes en Algérie. Nous ne minimisons pas cette affaire et nous n’avons pas, non plus, à lui donner plus d’ampleur. Nous sommes vigilants et toutes nos forces veillent à la sécurité des citoyens», a affirmé le ministre.

M. Larayedh a annoncé l’arrestation de 12 personnes dont la plupart ont été condamnées pour terrorisme dans le cadre des événements de Soliman (décembre 2006-janvier 2007). «9 autres individus courent encore dans la nature. On pense que 8 d’entre eux sont en Libye et le neuvième en Algérie. Parmi ces personnes condamnées auparavant, il y a ceux qui ont terminé leur peine et d’autres qui ont bénéficié de l’amnistie générale décidée par le gouvernement provisoire après la révolution», a expliqué M. Laârayedh. Certains de ces jeunes sont partis en Libye pour soutenir les «thouar» (révolutionnaires) durant la guerre civile dans ce pays, qui s’est terminée par la chute du régime de Mouammar Kadhafi. D’autres ont été dans ce pays pour s’entraîner dans des camps, a encore précisé le ministre de l’Intérieur. L’essentiel des armes saisies viennent d’ailleurs, de la Libye. Mais pas seulement !

 
Ali Laâredh en conférence de presse lundi 13 février

 

Un stock d'armes impressionnant

 

34 armes, 275 cartouches de kalachnikov, 219 cartouches de révolver, des billets de banque (62.200 dollars, 1.250 lires libyennes et 3.060 dinars tunisiens, soit au total l’équivalent de 90.000 dinars) ont été saisis suite aux événements de Bir Ali Ben Khlifa, qui ont fait 4 blessés du côté de l’armée et une personne de la Garde nationale.

«Nous avons fait tout notre possible pour qu’il n’y ait pas de sang versé, mais nos forces ont été contraintes de tirer. Cette chasse a fait deux morts parmi les éléments armés. Nous en sommes navrés. N’empêche que nous allons poursuivre notre enquête. Peu importe les idées des personnes ou les idéologies dont ils se réclament, ceux qui nuisent à la sécurité de nos concitoyens et à la sécurité de l’Etat seront arrêtés et poursuivis en justice», a déclaré le ministre. Traduire : l’idéologie islamiste dont les éléments armés se réclament ne saurait constituer une circonstance atténuante.

M. Larayedh a rappelé que des armes ont également été saisies dans les aéroports ou au poste frontalier Dehiba, dans le gouvernement Tataouine. Mais d’autres ont pu être passées clandestinement dans les voitures qui n’ont pas traversé légalement les frontières tuniso-libyennes pendant que les forces de sécurité tunisiennes étaient occupées par le passage de près de 2 millions de réfugiés fuyant la guerre en Libye.

Combien d’armes circulent encore dans le pays ? Il n’y a pas encore d’estimation officielle. Mais il ne faut pas oublier que pendant les premiers jours de la révolution, il y a eu des braquages et des vols d’armes dans des postes de police, a rappelé M. Laârayedh.

Selon le ministre de l’Intérieur, en 2011, 600 armes ont été volées et seulement les 2/3 ont été rendues aux autorités. Il reste donc quelques 200 armes à trouver. «Nous donnons deux semaines à tous ceux qui possèdent illégalement une arme pour les rendre au poste de police le plus proche. Ces 15 jours passés, toute personne prise en flagrant délit d’usage ou en possession d’arme, sans autorisation, sera arrêtée et jugée», a-t-il prévenu.

source kapitalis

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 07:19

Situation difficile et utilisation partisane (politique) des aides par certains… 


 

La réalité non médiatisée est pire encore...

Les laissés-pour-compte

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 06:17

Passage concernant la Chariaa à partir de la 12ième minute 

Pourtant Ennahdha déclare clairement son intention de proposer la Chariaa comme source principale de législation ...

 


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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 04:58

Livre :   Naomi Klein,  La Stratégie du choc, la montée d'un capitalisme du désastre 


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L'UE toujours sceptique après l'adoption du plan de rigueur

 

L'adoption d'un nouveau plan de rigueur a provoqué de violentes manifestions, dimanche soir dans le centre d'Athènes.

 

Si l'adoption d'un nouveau plan de rigueur en Grèce a donné lieu à de violentes manifestations dans les rues de la capitale, elle suscite au contraire la satisfaction chez les représentants de l'Union européenne. Steffen Seibert, le porte-parole de la chancelière allemande, Angela Merkel, a salué "expressément" lundi le vote du Parlement grec de nouvelles mesures d'économies, dimanche soir, vote qui selon lui "démontre la bonne volonté de la Grèce à entreprendre des réformes difficiles".

Il a souligné que, pour l'Allemagne, très critiquée en Grèce par les manifestants, il ne s'agissait pas "d'économiser pour économiser", mais de "libérer les forces productives" grecques. Profitant de l'occasion pour justifier la politique rigoriste imposée par l'Union européenne, M. Seibert a ajouté que "si les privatisations(promises par le gouvernement grec) allaient plus vite, il y aurait sûrement plus d'investissements".

UNE "AVANCÉE CRUCIALE" POUR L'UNION EUROPÉENNE

De son côté, la Commission européenne voit dans ce vote une "avancée cruciale"vers l'octroi, en contrepartie, de prêts de 130 milliards d'euros et vers l'effacement d'une partie de la dette du pays.

Le commissaire aux affaires économiques européen, Olli Rehn, s'est par ailleurs dit "confiant dans le fait que les autres conditions" imposées par la zone euro à Athènes en échange d'une deuxième tranche d'aide "seraient remplies d'ici à l'Eurogroupe de mercredi 15 février", date de la réunion au cours de laquelle les ministres des finances européens doivent décider d'octroyer ou non leur feu vert au nouveau plan de soutien en faveur d'Athènes. Un accord sur la participation du secteur privé à la restructuration de la dette grecque pourrait par ailleurs êtreannoncé après la réunion de l'Eurogroupe mercredi, selon des sources proches des négociations.

D'ici là, Athènes doit trouver 325 millions d'euros d'économies supplémentaires dans le budget 2012 et obtenir la promesse écrite des partis politiques qu'ils appliqueront le programme après les élections anticipées, prévues au printemps.

"NOUS SOMMES ENCORE LOIN DU BUT"

Deux conditions qui ne sont toujours pas remplies. C'est pourquoi le ministre de l'économie allemand, Philipp Rösler, tient à rester prudent. "Il faut attendre de voirce qui viendra ensuite", a-t-il déclaré lundi, à la télévision allemande. "Nous avons effectué un pas dans la bonne direction mais nous sommes encore loin du but", a-t-il ajouté. De son côté, le ministre des affaires étrangères autrichien, Michael Spindelegger, se montrait plus sévère, estimant qu'"adopter le plan d'austérité est une chose, l'appliquer en est une autre".

La perspective d'élections législatives en avril, dont la tenue a été confirmée lundi par le porte-parole du gouvernement, explique les réticences des partis grecs àendosser des mesures très impopulaires et les craintes de l'Europe de ne pas lesvoir appliquées.lemonde

 

______________________________________________________Reportage

Rigueur : les Grecs répondent à l’Europe par le feu

Centre-ville en flammes, guérilla, violences policières : alors que les activistes et les familles manifestaient, le Parlement a voté un nouveau plan d'austérité. Reportage.

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Des policiers près d'un bâtiment en flammes à Athènes, le 12 février 2012 (Panayiotis Tzamaros/Reuters)

 

(D'Athènes) Lacrymos, Molotov, matraques et incendies : dimanche, autour du Parlement grec, la manifestation du début d'après-midi a tourné en guérilla urbaine avant même le coucher du soleil, jusqu'au chaos au milieu de la nuit.

L'Eglise orthodoxe huée, ça commence fort

Dès le début de l'après-midi, une foule très familiale, dont beaucoup de personnes âgées – ceux qui ont connu la dictature des colonels et sa chute en 1973 – peuplait la place Syntagma. Le Parlement discutait d'une nouvelle cure d'austérité censée économiser 3,3 milliards d'euros en rabotant un peu plus le salaire minimum, porté à 586 euros brut sur quatorze mois, et la fonction publique de 15 000 emplois.

Parmi les syndicats et sous un soleil inattendu, le cortège des prêtres orthodoxes défilait sous des huées excitées. Traditionnellement intouchable, la faillite économique du pays met en danger l'assise de l'Eglise orthodoxe et de ses prêtres salariés par l'Etat comme fonctionnaires.

Mais apparemment, personne ne croit en l'effectivité des mesures annoncées en mars 2010 visant à imposer l'Eglise sur ses propriétés foncières, estimées à 130 000 hectares, et sur ses dons et legs en espèces. Quelques jeunes ont commencé à lancer des boulettes de papiers sur les prêtres, avant que d'autres ne les retiennent.

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Le compositeur et ancien ministre Mikis Theodorakis, qui manifestait dimanche, victime des gaz lacrymogènes (Stefosis via Twitter)

La routine des gaz lacrymogènes

Je n'ai pas tout de suite compris pourquoi la moitié de la foule – 80 000 personnes selon la police – portait des lunettes de piscine, des masques à gaz ou avait le visage peinturluré de blanc.

Dès 17 heures, les forces anti-émeutes bombardent généreusement la vaste place Syntagma de gaz lacrymogènes, par grenades ou par armes à propulsion. Puis les ruelles adjacentes, rendant la foule captive en bloquant les sorties. Ensuite les stations de métro les plus proches, sur le même principe.

A travers les vitres des quelques cafés ouverts, les télévisions locales montrent des images d'incendie et de vandalisme, et alarment contre le vol d'armes à feu dans des boutiques cambriolées par les « violents manifestants anarchistes ».

Pendant ce temps, les manifestants, toutes générations confondues, cèdent peu à la panique et semblent rompus aux attaques lacrymogènes, souvent doublées ou triplées à quelques secondes d'intervalle dans les petites ruelles. Lorsqu'elles sont suffisamment loin, la foule applaudit et siffle comme au théâtre – c'est l'ironie grecque, m'explique-t-on.

LES AFFRONTEMENTS À ATHÈNES . Le 12 février 2012

De près, on rigole moins. La police bombarde à vue au milieu des attroupements, les gaz prennent aux yeux et à la gorge et il faut surtout faire attention à ne pas piétiner des enfants ou des vieux qui seraient tombés parterre.

Après la dizaine de minutes d'aveuglement et de vomissements, Vassili, 72 ans, le regard protégé par un masque de plongée, me donne de la pommade alcaline blanche à étaler sur le visage pour apaiser l'irritation du gaz. Il explique :

« Malaka, nous les vieux on doit faire attention aux attaques cardiaques, à cause de ce gaz à larmes. Mais on vient préparés et en connaissance de cause. Depuis deux ans, c'est routinier. »

Guérilla urbaine, la vraie

A partir de 22 heures, la foule est plus jeune, les familles se sont éloignées du centre et ça commence à sérieusement déraper. Aux mégots, canettes, pierres et chaises lancés sur leur passage, les policiers répondent à la matraque, sans ralentir leurs motos.

Au fil des heures, les lignes de feu séparant policiers et manifestants se font plus nombreuses : les flammes sont censées dissiper les gaz lacrymogènes que les forces anti-émeutes balancent sans répit.

Au fil des attaques policières, on court tous en groupe de ruelles en arcades pour éviter les gaz. Alors que la police fend la foule en crachant sur les manifestants, près de moi un homme saisit une bonbonne de gaz par la porte ouverte d'un restaurant sur sa cuisine. Il la balance sur une moto bleue. Tout le monde court, la bonbonne explose et la moto prend feu.

Les flics font demi-tour, menottent ceux qu'ils peuvent attraper et lancent des grenades à gaz à deux mètres. Une vingtaine de manifestants est à terre, l'ambulance arrivera cinq minutes plus tard.

En escalade de tensions, alors que le vote du Parlement est décalé de minuit à 1 heure, des lanceurs de cocktails Molotov déclenchent plusieurs incendies autour des places Syntagma et Omonia. La foule est solidaire et s'entraide volontiers : on se relève, on se donne à boire, on partage des cigarettes.

Les forces anti-émeutes finissent par atteindre leur objectif : dissiper tout attroupement sur la rue bordant l'entrée du Parlement. C'est de meilleur goût pour les photos.

Un vote sans surprise

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Un café Starbucks d'Athènes pris pour cible (via Twitter)

A 1h20 ce lundi matin, le Parlement a finalement rendu public un vote sans surprise :

  • 194 députés ont voté en faveur duplan d'austérité,
  • 74 le refusent,
  • 5 ont voté blanc
  • et 27 députés n'étaient pas présents.

Pasok, le parti socialiste et Neo Dimokratia, le parti conservateur, avaient rappelé en début de discussion que les députés ne votant pas conformément à la ligne de leur parti en seraient renvoyés.

Sur le chemin du retour, des policiers essaient sans succès de défoncer la porte d'un squat. Par la fenêtre, un homme jette une brique et rate de peu un agent

 

 

source rue89


_________________________________________________Chronologie.

 

Deux ans d'austérité

 

Depuis que le pays est en crise, les gouvernements successifs tentent d'appliquer une politique drastique en échange de l'aide de l'UE et du FMI. Chronologie.

(c) Afp

 

Fin 2009

Le gouvernement socialiste de Georges Papandréou, fraichement élu, découvre une situation financière catastrophique. La droite a minimisé l’ampleur du déficit : il s’élève à 12,7% du PIB. La dette publique à 125%. Les mauvaises nouvelles s’enchaînent : le pays est dégradé par les agences de notation, et les taux d’intérêt auxquels la Grèce peut emprunter s’envolent.


Mai 2010

Première aide européenne. Athènes lance un SOS dès 2010. Après plusieurs semaines, l’Union européenne et le FMI se portent au secours du pays. Début mai, une aide exceptionnelle de 110 milliards d'euros sur trois ans est débloquée. Un prêt financé à hauteur de 80 milliards d'euros par les pays de la zone euro, le reste étant pris en charge par le FMI. En contrepartie, l’Union européenne exige un plan d’assainissement des finances publiques.

Salaires, retraite, fiscalité: répondant aux injonctions de ses créanciers, le gouvernement engage un vaste plan de rigueur. Le principal taux de TVA passe de 19 à 21%. Sont également réévalués les impôts sur les successions et les donations, les taxes spéciales sur la consommation : la taxe sur l'alcool grimpe de 20%, le tabac de 63%. Les carburants n'échappent pas à la règle.

Une nouvelle grille d'impôts sur le revenu est mise au point. Dans le nouveau barème, le taux de 40% s'applique aux revenus supérieurs à 60.000 euros, contre 75.000 euros auparavant. Le gouvernement tente de mettre en place un volet répressif : fraude fiscale, impôt sur les constructions illégales, nouvelles taxes dites "vertes", taxes sur les jeux d'argent et les bénéfices des entreprises sont instaurés.


2,4 milliards d'économies dans les dépenses

Coté dépenses, les autorités tablent sur une baisse de 2,4 milliards d'euros. Les fonctionnaires, principales cibles, voient leur 13e mois et leur 14e mois de salaire amputés respectivement de 30% et de 60%. Dans les entreprises publiques, tous les salaires sont réduits de 7%, les primes de 30%.

Les pensions du secteur public et du secteur privé sont gelées. Mais la réforme majeure est celle des retraites. Le gouvernement prévoit d'ici 2013, de reculer de cinq ans l'âge de départ pour les femmes, soit un départ à 65 ans, aligné sur celui des hommes. La durée de cotisations est allongée à 40 annuités contre 37 auparavant.

Le plan prévoit également des mesures pour renforcer la flexibilité du marché du travail, faciliter les licenciements et ouvrir à la concurrence une série de professions protégées.


29 juin 2011

Le plan de rigueur de 2010 n’a pas eu les effets escomptés. Si la dépense publique a bien diminué, les recettes fiscales n’ont pas été la hauteur. En cause, une récession plus grave que prévue :- 4,2% au lieu de -3,5% envisagée.

Le 29 juin 2011, les députés grecs adoptent d’une courte majorité un plan révisé de redressement budgétaire sur plusieurs années. Ce deuxième plan renforce et durcit l’austérité en vigueur dans le pays. 28,4 milliards d’euros d’économie sont planifiées jusqu’en 2015. Outre des hausses d’impôts, les critères d'allocations sociales sont durcis, notamment pour le chômage. Seul un fonctionnaire partant à la retraite sur dix est remplacé. Un calendrier de privatisations courant jusqu’à 2015 doit rapporter à l’Etat 50 milliards d’euros.

L’Union européenne s’impatiente de voir les mesures porter leurs fruits. Au lendemain de ce vote, le ministre allemand des affaires étrangères, Wolfgang Schaüble, déclare : "Les privatisations doivent commencer maintenant".

L’adoption de ce plan d’austérité ouvre la voie au déboursement des 12 milliards d’euros promis par l’Union européenne et le FMI. Il s’agit de la cinquième tranche du plan de sauvetage de mai 2010.


21 juillet 2011

Second plan d’aide et participation des créanciers privés. Au soir du 21 juillet, la zone euro parvient à un compromis : un nouveau plan d’aide de 109 milliards d’euros est accordé à la Grèce, en échange de la "contribution volontaire du secteur privé". Les banques s'engagent à effacer 21% de leurs créances. Georges Papandréou, le premier ministre, se félicite de ce "plan Marshall de type européen".

En contrepartie, la troïka (Union européenne, FMI et BCE) s’engage à suivre "avec beaucoup d’attention la mise en œuvre rigoureuse du programme" de désendettement. Chaque trimestre, elle envoie dans le pays des observateurs pour surveiller l’avancée des réformes.


2sepre 2011

La troïka menace de suspendre ses versements. Elle dénonce la lenteur de l’exécution des mesures votées ainsi que le dérapage continu des comptes publics.


20 octobre 2011

En réaction, les députés grecs approuvent de nouvelles mesures de régulation des dépenses. Dans la rue, les manifestations populaires se font de plus en plus violentes. Plusieurs jours de grève générale sont décrétés.


27 octobre 2011

La zone euro renforce le plan de juillet. Un nouveau plan de sauvetage de l’euro voit le jour. Il prévoit d'effacer 50% des créances grecques, soit 100 milliards d'euros. Ainsi la dette grecque devrait être ramenée à 120% du PIB. Les contestations des économistes se font de plus en plus entendre : aussi longtemps que l’on n’aide pas la Grèce à renouer avec la croissance, le pays "reste une machine à fabriquer de la dette".


7 décembre 2011

Sous l’égide d’un nouveau premier ministre, Lucas Papademos, un troisième budget d’austérité est voté. Nouvelles hausses d’impôts, baisses des salaires des fonctionnaires, réductions du nombre de salariés dans le secteur public : le traitement de choc envisagé est toujours le même. Le niveau de vie d’une grande partie de la population continue à être remis en question.


20 janvier 2012

L’étau des créanciers se resserre sur la Grèce. La troïka débute de nouvelles discussions avec les autorités hellènes afin d’envisager d’autres réformes, conditions nécessaires à la mise en œuvre du deuxième prêt européen.


2 février 2012

Le FMI et l’Union européenne exigent que le gouvernement de coalition formé du parti socialiste et de la droite s’engage sur des mesures de renforcement budgétaire supplémentaires. Des négociations s'ouvrent entre les deux parties. Certains observateurs parlent du chantage européen.


L’Eurogroupe pose trois conditions à Athènes. L’une d’entre elle stipule que le pays doit élaborer un plan pour trouver "des économies supplémentaires à hauteur de 325 millions d’euros" dans le budget 2012. Pourtant, la Grèce est parvenue à réduire son déficit de 5 points en 2010, ce qui, selon les économistes, est exceptionnel.


10 février 2012

Le gouvernement de Lucas Papademos, dévoile de nouvelles mesures. Cette fois-ci, toujours à la demande des créanciers, c’est le coût du travail qui est en ligne de mire : le salaire minimum est réduit de 22%, à 586 euros brut par mois, et même de 32% pour les jeunes de moins de 25 ans. Les salaires du privé sont gelés, 15.000 emplois publics doivent être supprimés courant 2012, certaines pensions de retraites sont encore rognées. Les dépenses liées à la santé et à la défense sont réduites respectivement d'un milliard et de 300 millions d'euros. Les investissements publics sont diminués de 400 millions. Les privatisations doivent rapporter 4,5 milliards.


12 février 2012

Le vote définitif de ces mesures au Parlement, est la condition sine qua non exigée par les bailleurs. Elle autorise le déblocage des prêts décidés par l’UE. Aide indispensable alors qu’Athènes, le 20 mars prochain, doit rembourser 14,5 milliards d’euros de dettes, sous peine de faire défaut.

par Forence Malleron

source nouvelobs

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 04:17

La Tunisie déroule le tapis rouge pour Wajdi Ghoneim, défenseur de l’excision

  •  

    par Amel Djait 

  • Wajdi Ghoneim, à qui l’on déroule un tapis rouge pour une série de conférences dans différentes mosquées du pays, est un hôte qui ne fait pas honneur à la Tunisie postrévolution. Fervent défenseur de l’excision, il s’est opposé au régime de Moubarak en Egypte ce qui fait de lui, aux yeux de certains adeptes de l’islamisme, une icône.

  • Sa conférence écourtée d’hier (dimanche 12 février 2012) dans une salle archicomble à «El Kobba» a dérapé en tenant des propos racistes et haineux principalement anti juif et choqué ceux qui ne comprennent pas à quoi rime une invitation pareille. Intimider, choquer ou encore diviser?

    Une partie des Tunisiens ne tremble pas de peur mais de colère. Une révolution contre les femmes est en cours en Tunisie où les attaques contre leurs acquis deviennent de plus en plus nombreuses. Après les épisodes “laquit“, mères célibataires, mariage “orfi“, c’est quasiment l’apothéose avec un invité qui légitime l’excision. Une pratique barbare et disparue dans notre pays depuis des lustres.

 

Si l'OMS (Organisation mondiale de la santé) estime que dans le monde plus de 130 millions de filles et de femmes ont subi des mutilations sexuelles, ce sont chaque année 2 millions supplémentaires qui risquent de connaître l’ablation de leur clitoris. La plupart de celles qui subissent ces mutilations vivent dans 28 pays africains, au Moyen-Orient et dans des pays d'Asie. La Tunisie a quitté le rang des pays mentionnés depuis belle lurette grâce à des acquis considérables en termes de législation, de santé, de pratiques sociales et de mentalités. Encore faut-il que cela perdure!

 

Singularité tunisienne? Probablement. Celle-ci ne laissera pas pareilles pratiques inhumaines se réinstaller, mais il n’est pas dit que les propos soutenus par ce prédicateur virulent autant qu’influent, vraisemblablement, ne seront pas sans impact sur les esprits les plus conditionnés. L’alerte doit être donnée dans tous les services médicaux et sociaux du pays pour mesurer l’impact d’un tel raisonnement qui met en avant l’excision pour la préservation de la virginité, l’amélioration du plaisir sexuel masculin par le rétrécissement du vagin et la protection contre le désir féminin considéré comme malsain.

Si certains, sous couvert de liberté d’opinion et d’expression, ne prennent pas position, il convient de mentionner que la présence de Wajdi Ghoneim est un affront pour la société tunisienne et un danger pour ses petites filles. C’est à l’Etat d’empêcher ces conférences dans les mosquées mais c’est aussi à lui de garantir le respect des droits de l’homme et de l’enfant.

Les questions tombent alors en cascade: Où est le (ou la) ministre en charge de la Femme? Quelles sont les positions des deux présidents (de la République et de l’Assemblée constituante) qui sont avant tout médecins. Où sont les médias? Quelle est la position d’Ennahdha et des autres partis politiques tunisiens qui se font bien silencieux sur le sujet? Quelle est la position officielle du gouvernement?

La conférence de Wajdi Ghoneim a-t-elle été écourtée? Tôt dans la journée d’hier des vidéos qui le prétendaient circulaient sur le net.

Diverses accusations sont évidemment portées vers le camp des «laïcs» qui constituaient, selon certaines versions, une menace pour le déroulement de la manifestation. Une version largement contestée par de nombreux témoins sur place comme celui-ci: "Rien n’a été écourté et ce sont les services d’ordre d’Ennahdha qui s’occupaient de la sécurité. Des drapeaux de ce parti se vendaient à 1d500 alors que ceux de la Tunisie se vendaient 1Dt. J’y suis restée jusqu’à la fin et peux vous confirmer que ce sont eux qui ont agressé la poignée de manifestants restés sur le parking. J’ai même été agressée".

Quoiqu’il en soit, il reste surtout à éclaircir que c’est probablement par peur des débordements en interne dans la salle que la conférence a été écourtée. Certains esprits se sont échauffés au point de proférer à nouveau des slogans anti juifs qui rappellent les dérapages de l’affaire Ismaël Hanniyah devant l’aéroport de Tunis-Carthage et qui a coûté cher au gouvernement et à la Tunisie.

 

Quid de la réaction des politiques?

Pour en revenir à l’excision, celle-ci est une pratique d'un autre temps qui enfonce la femme au plus bas de l'échelle sociale. Alors que certains manipulateurs la prônent, les vrais «ulémas» confirment que le Coran ne contient aucun texte y faisant allusion. De même, il n’y a aucun consensus sur un arrêt légal (hukm charri) concernant cette question, tout comme aucune analogie ne peut s’y appliquer.

Depuis les années 40, des «fatwas» affirment que l’excision des filles n’a rien à voir avec la «sunna» et que si certains fous de Dieu ne les reconnaissent pas, c’est parce qu’ils ne respectent pas l’être humain. Ces gens-là ne sont tout simplement pas les bienvenus en Tunisie. C’est à l’Etat de veiller sur le choix des invités de notre pays. La Tunisie qui a inspiré le respect du monde entier ne peut accepter des personnages de cet acabit qui donnent la pire des images et des impulsions en ces temps fragiles de transition démocratique.

Face à autant de régressions, les femmes tunisiennes restent vigilantes et se solidarisent un peu plus tous les jours avec le soutien de leurs frères, pères, fils et amis… Un rejet en bloc de cette incursion plus malintentionnée que maladroite ne parvient hélas pas à mobiliser la société civile. Dimanche 12 février devant la Kobba à peine une quarantaine de manifestants ne digèrent pas qu’ils soient si peu nombreux à s’être déplacés malgré une virulente polémique via les réseaux sociaux.

Le conseil de l’ordre des médecins a condamné la présence de ce défenseur de l’excision et dans l’attente de plus de réactions, ils ne sont pas les seuls à souhaiter que la révolution soit le catalyseur pour plus de tolérance et de paix , travaillant à ce que la Tunisie soit un pays respectueux des droits de l’Homme et de l’enfant.

Un pays où les femmes profitent de leur clitoris pour jouir et vivre pleinement de leur sexualité. Jusqu’à l’enfantement si l’amour, la vie, la nature et le bon Dieu le permettent!

source ebmanagercenter

 

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Communiqué 

 Wajdi Ghenim critiqué par Kolna Tounes


L'initiative Kolna Tounes de Mme Emna Mnif a vivement critiqué le passage en Tunisie du prédicateur Wajdi Ghenim qui a effectué une série de conférences. 

"Wajdi Ghenim a été reçu en Tunisie pour présenter une série de ce qu'il qualifie de conférences. Ce personnage est connu pour faire l'apologie de l'excision prétendant que c'est une recommandation en Islam alors qu'il s'agit d'une tradition barbare de l'Egypte pharaonique. 

Il qualifie les sportives de criminelles, interdit la démocratie au nom de l'Islam, prône l'extrémisme, le jihadisme et se fait le promoteur de tout ce qui représente une menace aux Droits de l'Homme, aux Libertés, à la citoyenneté, aux droits de la femme, aux valeurs républicaines et aux institutions de l'Etat.

Le mouvement kolna Tounes condamne fermement ces positions et l'instrumentalisation des mosquées pour diffuser de tels messages et appelle le Président de la République, le Chef du gouvernement et le Président de l'Assemblée Nationale Constituante à se prononcer sans équivoque sur ces positions. 

Il demande au Ministre des Droits de l'Homme de préciser sa définition des Droits de l'Homme, à moins qu'ils ne soient qu'un faire valoir du pouvoir en place.

Kolna Tounes attend du mufti de la république, des hommes de religion et des théologiens de préciser leur position sur cette atteinte manifeste aux nobles valeurs de notre religion et de son travestissement."

 

 

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Ettakatol dénonce la présence de Wajdi Ghenim et réclame la position des ministres de la Femme et des affaires religieuses


 

 

Ettakatol_la.jpgLe porte-parole du parti Ettakatol Mohamed Bannour a exprimé l’indignation de son parti de la visite du prédicateur égyptien Wajdi Ghounim en Tunisie.  M. Bannour a considéré que les propos tenus par M. Ghounim au sujet de l'excision des filles dans le contexte actuel  sont provocants et appelle  les autorités notamment les ministères de la Femme, des affaires religieuses et de la Jeunesse et des sports qui a mis à la disposition de M. Ghounim l’espace de la coupole pour tenir son meeting.  

Écoutez-le  speaker

source mosaiquefm

 

 

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Le prédicateur Wajdi Ghanim en terrain (presque) conquis en Tunisie

 

Que s’est-il passé, dimanche, à la Coupole d'El Menzah, lors du prêche du cheikh Wajdi Ghanim, le fameux partisan de l’excision des filles ?

 

La venue en Tunisie de Wajdi Ghanem, le cheikh qui s’est rendu tristement célèbre en faisant l’apologie de l’excision des fillettes, n’a pas laissé les Tunisiens indifférents et n’a fait qu’accentuer le clivage entre le clan des «fanatiques de Dieu» qui voient en cet individu un grand prédicateur et celui des «démocrates» qui voient en lui un être barbare !

Le cheikh a été invité (par qui ?) à se produire, dimanche 12 février, à la Coupole d’El Menzah, à Tunis.

La veille, la «bataille» faisait rage sur Facebook : les pro-Ghanim se délectaient d’avance de sa venue, l’un d’eux l’a même décrit comme un grand «savon» (sic) !!! Traduire : il va tout nettoyer.

Les anti-Ghanim se lançaient dans des envolées lyriques aussi stériles et inefficaces que celles de notre gardien de but national récemment face au Ghana.

Je me suis pointé à 10 heures du matin pour me faire ma propre opinion sur le degré de mobilisation des deux camps.

A mon arrivée, j’ai remarqué la présence d’un petit groupe d’une trentaine de personnes, dont certaines têtes m’étaient familières, qui discutaient tranquillement dans un coin proche de la ligne de métro. Autrement dit, une mobilisation ridicule.

Par contre, du côté des deux entrées de la Coupole, une foule de plusieurs milliers de personnes, en majorité des barbus, des voilées, des niqabées, pressaient le pas pour accéder à l’enceinte de la Coupole.

Par curiosité, j’ai essayé d’entrer ; j’ai remarqué qu’il y avait un filtrage et une séparation hommes/femmes.

Me faisant passer pour un fanatique, j’ai joué des coudes pour avancer au maximum ; à l’intérieur, la Coupole étaient pleine à craquer, au minimum 10.000 fous de Dieu qui scandaient «Allahou Akbar». J’avais du mal à entendre les propos du cheikh exciseur.

Finalement, je suis ressorti et j’ai rejoint la petite poignée d’anti-Ghanim qui discutait tranquillement avec 2 ou 3 hommes ayant une vague physionomie de militants islamistes.

Vers 11h15, la foule a commencé à sortir de la Coupole. Les milliers de pro-Ghanim ont croisé le petit groupe de protestataires sans qu’il se produise le moindre accrochage.

Plus tard, j’apprends que l’intervention de Wajdi Ghanim a été écourtée ; je n’en connais pas les véritables raisons ; mais ce qui est sûr c’est que ce n’est sûrement pas à cause des agissements du groupuscule «démocrate». Un des organisateurs a laissé entendre dans un enregistrement vidéo que cela était imputé au chahut des protestataires !!! Un journal électronique s’est permis de diffuser une fausse information, malheureusement partagée par des dizaines de personnes qui pensaient naïvement «que la mobilisation héroïque des défenseurs des libertés a fait échouer le meeting du barbare exciseur des fillettes» !

La réalité est toute autre. Il ne faut pas prendre ses rêves pour des réalités. Evitons la désinformation s’il vous plait !

 

PS : il semblerait que les organisateurs aient préféré écourter l’intervention de Wajdi Ghanim en raison des slogans antisémites scandés dans les gradins. Là aussi, il va falloir vérifier…

par Moez Ben Salem

source kapitalis

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 07:13

Les ambassadeurs de la Libye et de la Tunisie expulsés


 

 

Les autorités syriennes ont annoncé avoir sommé la Libye et la Tunisie de fermer leurs ambassades à Damas dans un délai de 72 heures, sur la base du principe de la réciprocité, rapportent des medias.

 

Cette mesure a été prise en riposte aux démarches analogues de la part de la Libye et de la Tunisie. Jeudi, le ministère libyen des Affaires étrangères a donné 72 heures au chef de la mission diplomatique syrienne et à ses autres collaborateurs pour quitter le pays. La Tunisie a été le premier pays arabe à annoncer la décision à expulser l’ambassadeur de Syrie et à couper ses relations avec Damas.

Les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont aussi décidé de rappeler leurs ambassadeurs en Syrie et demandé aux ambassadeurs syriens de partir, indique une déclaration du CCG rendue publique mardi 7 février.

Rappelons que les Etats-Unis ont annoncé lundi 6 février la fermeture de leur ambassade à Damas ainsi que le rapatriement de l’ambassadeur et de tout le personnel pour des "raisons de sécurité". La Belgique, le Royaume-Uni, l’Italie, l’Espagne et les Pays-Bas ont annoncé qu’ils allaient rappeler leurs ambassadeurs pour "consultations". Idem pour la France qui en a fait l’annonce mardi dernier.

La Syrie est secouée depuis mars 2011 par un mouvement de protestation. Selon l’Onu, les troubles ont déjà fait plus de 5.000 morts. Damas dément ce chiffre et affirme que le pays est en proie à des bandes armées financées depuis l’étranger qui s’attaquent aux civils et aux militaires dans le pays.

Craignant la réédition du scénario libyen, la Russie et la Chine, pays détenteurs du droit de véto au Conseil de sécurité de l’Onu, ont bloqué, samedi 4 février, l’adoption d’une résolution sur la Syrie

source afriscoop

 

______________________________________________________Manifs

Deraa

 

 

Rif Damas

 

Homs : des déserteurs de l'armée nationale 

 

 

 

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Répression féroce et attentats terroristes

La théorie du chaos


 

La situation en Syrie risque de déraper dangereusement à tout moment. Bien qu’elle soit déjà intenable avec son lot quotidien de morts parmi les civils et l’armée loyale à Bachar Al Assad, le recours aux attentats à l’explosif fait craindre «l’irakisation» du pays.

 

Le ministre irakien adjoint de l’Intérieur, Adnane Al Assad, a déclaré hier que des armes sont déjà acheminées en contrebande à l’opposition à partir de son pays. «Les armes sont transportées de Baghdad à la province de Ninive (nord). Elles partent ensuite de Mossoul (capitale de la province) en Syrie par le passage de Rabiya (nord-ouest) car ce sont les mêmes familles qui vivent des deux côtés de la frontière», a-t-il déclaré hier à l’AFP. S’il est vrai que le régime de Damas est indéfendable, il est tout aussi vrai qu’il y a quelque part une volonté de précipiter la Syrie dans le chaos. Et dans cette confusion générale, il est bien difficile de saisir les tenants et les aboutissants d’un incroyable regain de violence.

 

Le fait est qu’un général de l’armée syrienne, Issa Al Khawli, directeur de l’hôpital (militaire) de Hamich, a été abattu hier matin à Damas, devant sa maison. Pour les médias officiels, la cause est entendue : «C’est un groupe terroriste.» Et cette hypothèse – abstraction faite de la propagande du régime Al Assad – paraît plausible tant elle intervient simultanément aux révélations du ministre irakien faisant état d’un acheminement d’armes depuis son pays vers la Syrie. La guérilla que mènent l’opposition et les militaires déserteurs pouvait en effet recourir aux attentats ciblés contre des personnalités du régime pour amener ce dernier à cesser ses tueries. 


John McCain joue le cow-boy


Pour cause, le bras armé de Bachar Al Assad, qui mène une offensive contre Homs depuis une semaine, ne semble pas vouloir baisser les armes. Au moins quatre personnes, dont une femme, ont été tuées hier suite au pilonnage du quartier Bab Amr, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Près de 450 personnes ont péri à Homs depuis le 4 février. A défaut de pouvoir faire face à l’armada de l’armée «loyaliste», les déserteurs pourraient donc être tentés par le recours au terrorisme. Ceci d’autant plus que l’horizon semble bouché du côté des Nations unies où les Russes et les Chinois ont pratiquement verrouillé le jeu.

 

Signe aussi que la tentation du chaos «constructif» est à l’étude même en Occident, le sénateur américain ultraconservateur, John McCain, a appelé hier les Etats-Unis à envisager d’armer l’opposition. «Nous devrions commencer à envisager toutes les options, y compris celle consistant à armer l’opposition. Le bain de sang doit cesser», a-t-il lancé, selon l’AFP. Cela rappelle étrangement son voyage en Libye pour soutenir le CNT… C’est dire que le scénario d’un armement de l’opposition syrienne et sa reconnaissance politique n’est plus une vue de l’esprit en Occident. Il est d’ailleurs significatif de noter la multiplication des appels au secours lancés par les opposants en exil ou les rebelles en Syrie. Face à la répression féroce et le blocage au Conseil de sécurité, on s’achemine lentement mais sûrement vers l’armement des rebelles syriens.


Le Qatar suit sa feuille de route


Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majeure partie des opposants, et l’Armée syrienne libre (ASL) qui revendique 40 000 soldats ayant fait défection, appellent les hommes d’affaires syriens et arabes à financer les opérations menées par les rebelles contre le régime de Bachar Al Assad.  Dans le même ordre d’idées, CNN révélait que le Pentagone et le Centcom, le commandement militaire américain chargé du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, procédaient à un «passage en revue préliminaire des capacités militaires américaines» pour se tenir prêts à tout scénario. «Dans ce genre d’analyse, les militaires étudient généralement toutes les options de l’aide humanitaire, du soutien aux groupes de l’opposition ainsi que des frappes militaires, même si ces dernières sont peu vraisemblables», estime CNN. Pour sa part, l’émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani, s’est dit favorable à l’envoi de troupes arabes en Syrie afin de «mettre fin à la tuerie».

Les observateurs s’attendent à ce qu’il se décide de financer et armer les rebelles, voire d’envoyer des instructeurs pour prêter main-forte à l’ASL. Le Qatar s’agite aussi pour obtenir la reconnaissance du CNS, un conseil composé d’islamistes, de nationalistes, de libéraux et d’indépendants, adoubé par les Frères musulmans, majoritaires. «Nous avons des assurances qu’une reconnaissance arabe (du CNS) interviendra dans un proche avenir», a déclaré à l’AFP Ahmed Ramadan, membre du comité exécutif du Conseil. Et si cela venait à être confirmé lors de la réunion d’aujourd’hui de la Ligue arabe et du CCG au Caire, la réédition de la «formule libyenne» en Syrie sera alors une question de semaines. Ironie de l’histoire, la Libye est le seul pays qui reconnaît actuellement le CNS comme seul interlocuteur légitime en Syrie…

par Hassan Moali

source elwatan

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 06:08

Un accueil bien protocolaire !


 

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Le président tunisien à Alger pour une visite de deux jours

 

Le président tunisien Moncef Marzouki a entamé dimanche une visite officielle de deux jours en Algérie, achevant une tournée du Maghreb qui l'a auparavant mené au Maroc, puis en Mauritanie. Accueilli à l'aéroport d'Alger par son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika et le Premier ministre Ahmed Ouyahia, M. Marzouki a notamment placé ce déplacement sous le signe de la relance de l'Union du Maghreb arabe (UMA) et de la coopération régionale en matière de sécurité.

M. Marzouki, après un premier tête-à-tête avec M. Bouteflika, s'est ensuite rendu, selon l'usage protocolaire, au Sanctuaire des martyrs sur les hauteurs d'Alger pour se recueillir à la mémoire de combattants de la guerre d'indépendance algérienne.

A la veille de sa visite, le chef de l'Etat tunisien avait confié à l'agence officielle algérienne APS que les attentes de son pays vis-à-vis de l'Algérie étaient "très importantes" et qu'il se déplaçait également "avec quelques idées de développement conjoint".

"Ma visite est symbolique dans la mesure où j'ai vécu avec l'Algérie dans le sang lorsque j'étais enfant. Mon père a été un activiste impliqué dans le soutien à la guerre de libération" algérienne, a-t-il aussi noté sur un plan plus personnel.

Evoquant la situation socio-économique après la Révolution de jasmin, M. Marzouki a observé que son pays traversait "une très grave crise économique et sociale. Les poches de pauvreté se trouvent essentiellement dans les régions de nos frontières ouest et sud".

Au sujet du règlement de la situation des 15.000 Algériens établis en Tunisie, confrontés à des problèmes administratifs, il s'est engagé à s'en occuper "personnellement". "Le dossier est sur mon bureau. Mon conseiller diplomatique est chargé de suivre cette affaire. Vous connaissez les problèmes de la bureaucratie, mais je peux vous assurer que la volonté politique va être plus forte que la résistance de la bureaucratie (...) Dans le courant de cette année, tout sera réglé", a assuré l'ex-opposant à Zine El Abidine Ben Ali.

Sur le plan de la coopération sécuritaire, le nouveau président tunisien a mis en relief la coordination entre les armées des deux pays, notant que, "depuis plusieurs années, ces deux institutions sont à pied d'oeuvre. Cependant, la nécessité se fait sentir pour les cinq pays maghrébins (...) de coordonner leurs actions pour sécuriser cette région qui est menacée par l'infiltration terroriste", notamment en raison de la particularité géographique de cette zone "vaste et désertique". 

source tempsreel.nouvelobs

 

__________________________________________Un point de vue algérien 

Le contraste tunisien

Le président tunisien Moncef Marzouki a entamé hier une tournée maghrébine qui le mènera tour à tour au Maroc, en Mauritanie puis en Algérie. Officiellement, le chef de l’Etat tunisien se fixe pour challenge, à travers ce périple de six jours, de relancer le processus de l’intégration maghrébine, en panne depuis de nombreuses années. Mais pour aussi louable qu’elle soit, il ne faudra certainement pas attendre grand-chose de l’initiative du chef de l’Etat tunisien. Pourquoi ? D’abord, il faut se rendre à l’évidence que les obstacles qui empêchent l’Union du Maghreb arabe (UMA) de se construire nécessitent bien plus qu’une tournée régionale pour être levés. Ce dont sont d’ailleurs conscients des pays comme l’Algérie et le Maroc qui ont entrepris, depuis près d’une année, de régler leurs problèmes patiemment, les uns après les autres.

Ensuite, il serait trompeur de faire croire à l’opinion maghrébine que l’intégration régionale est à portée de main alors qu’un de ses membres, la Libye, plongée dans une guerre civile qui ne dit pas son nom, n’a encore même pas d’Etat. Et, à un degré moindre, le constat peut même être élargi à la Tunisie qui entame une période de transition avec pour toile de fond une crise économique et sociale des plus dures. Et à l’heure actuelle, il n’est pas faux de dire que le «costume» de leader maghrébin que Moncef Marzouki veut à tout prix enfiler peut paraître un peu trop grand pour lui. Du moins, c’est le cas maintenant.

En se posant, par contre, comme le porte-flambeau de l’unité maghrébine et de la démocratie, Moncef Marzouki aspire certainement à donner une visibilité et un rôle diplomatique à la Tunisie, cela à défaut de pouvoir peser économiquement, financièrement ou militairement au plan régional ou continental.

Le chef de l’Etat tunisien qui pense secrètement, sans doute, qu’une intégration maghrébine accélérée aidera son pays à surmonter la crise, apparaît s’inspirer grandement, pour ce qui est de sa politique étrangère, de l’exemple du Qatar, un petit pays qui est devenu en l’espace de quelques années un acteur incontournable dans le jeu politique arabe et moyen-oriental. Sauf que contrairement au Qatar, la Tunisie n’a pas encore les moyens de sa politique. Mais au-delà, il ne peut effectivement être reproché au chef de l’Etat tunisien – qui est aussi face au défi de se faire réélire à son poste lors de la prochaine présidentielle – de vouloir construire un destin à la Tunisie et, surtout, d’avoir un bilan à présenter le moment venu.

En ce sens, l’activisme de Moncef Marzouki contraste avec la déconcertante passivité de l’Algérie. Au moment où l’on parle de profondeur stratégique de l’Algérie, l’histoire retiendra, par exemple, qu’aucun président algérien ne s’est déplacé en Mauritanie, pays où doit se rendre prochainement justement M. Marzouki. Avec une telle manière de faire, il n’est pas étonnant de voir les pays «amis» tomber dans les bras des autres. Pays promu pourtant grâce à ses nombreux atouts à jouer un rôle moteur dans la région et même bien au delà, l’Algérie est devenue, à la longue, craintive, pantouflarde et, pis encore, suiviste. On a l’impression maintenant que pour se prononcer sur un dossier international donné, il faut d’abord demander l’avis ou recueillir l’onction du Qatar. Le pauvre Mohamed Seddik Benyahia, artisan de la libération, en janvier 1981, des otages américains détenus en Iran, doit certainement se retourner dans sa tombe.

par Zine Cherfaoui

source elwatan


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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 05:06

Amélioration de la situation dans le gouvernorat de Jendouba

 

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JENDOUBA (TAP) – La situation dans toutes les régions de Jendouba commence à s’améliorer après les interventions intenses visant à dégager les routes principales menant aux différentes délégations et aux pistes liant les zones frontalières et montagneuses isolées.

 

L’arrivée de grands engins (bulldozers, niveleuses et tractopelles), provenant des autres gouvernorats, ainsi que l’intervention continue (24/24 h) de toutes les parties intervenantes (protection civile, armée nationale, garde nationale, police, privés…), ont permis de désenclaver ces zones, a souligné la correspondante de la TAP dans la région. Selon les premières estimations, près de 300 caravanes de solidarité sont arrivées, dimanche, aux zones sinistrées.

Des hélicoptères et des camions poursuivent la distribution des aides dans les régions d’El Faziia, Halima, Béni Mtir (délégation de Fernana). Le déblocage des routes continue notamment après les chutes de neige enregistrées au cours de la nuit de samedi à dimanche. 

Pour la collecte des dons, l’Union tunisienne de solidarité sociale (UTSS) à Jendouba, a mis à la disposition des donateurs un numéro de compte bancaire à la BNA (03 40 50 24 01 01 10 47 63 54).

source news80

 

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Léger mieux dans les zones sinistrées

L’évolution de la situation dans les gouvernorats et zones de l’Ouest de la Tunisie affectés, ces derniers jours,  par la vague de froid exceptionnelle  a été au centre d’un point de presse tenu par Mr Samir Dilou, ministre des droits de l’homme et de la justice transitionnelle et porte parole du gouvernement, ce samedi après-midi 11 février, au palais du gouvernement à la Kasbah. Il était accompagné de Mr Frej Louati, directeur général de l’Office de la protection civile. La rencontre fait suite à une réunion de la Commission nationale de lutte contre les catastrophes et l’organisation des secours.

 

MM. Samir Dilou et Frej Louati ont annoncé que la plupart des régions et zones d’habitations sinistrées ont été dégagées et sortis de leur isolement, à cause des neiges amoncelées sur les routes et les pistes et dont la hauteur a dépassé dans la ville de Ain Draham et ses environs, ainsi que dans d’autres endroits, un mètre et demi et a atteint 2 mètres. Les villes de Ain Draham et Ghardimaou dans le gouvernorat de Jendouba ont été dégagés, tandis que les services gouvernementaux engagés dans l’opération de secours poursuivent leurs interventions pour dégager les zones d’habitation encore isolées et elles ne sont pas nombreuses. Pour parer à toutes éventualités et en prévision du nouveau front froid attendu mais qui sera plus faible, il a été décidé de laisser les engins employés à enlever les neiges accumulées sur les routes en état de travail permanent de façon à éviter que les neiges ne s’accumulent de nouveau sur les routes et les coupent devant la circulation, comme la première fois. Les commissions régionales et locales de lutte contre les catastrophes et l’organisation des secours ont été réactivées dans les gouvernorats sinistrés, à savoir les gouvernorats de Jendouba, Kasserine, Kef, Siliana et Béja.

 

Mr Samir Dilou a annoncé la création de 5 centres d’hébergement pour héberger ceux qui en ont besoin, et le nombre de ces centres pourrait être augmenté au besoin. Un nombre important d’ambulances  a été mobilisé, et certaines ont été munies d’équipement leur permettant de rouler sur les neiges.  Il a été aussi procédé à la distribution de 23 mille litres de pétrole au profit de la ville de Ain Draham, soit un stock suffisant pour couvrir les besoins pendant 8 jours. Un stock de denrées alimentaires suffisant pour 6 jours a été aussi mis en place.

Le porte-parole du gouvernement a exprimé sa considération à l’élan de solidarité que connait le pays en faveur des zones et régions sinistrées. Il a remercié aussi le secteur privé pour le soutien apporté en vue de faire face à cette vague exceptionnelle de froid et de chutes de neiges qui ne s’était pas vue depuis plus de cinquante ans.

 

Coordination des aides

 

A cet égard, les associations et les organisations qui participent à cet élan de solidarité ont été invitées à coordonner leurs interventions avec les autorités régionales et à remettre leurs aides aux sièges des gouvernorats, car les gouvernorats ont un programme établi pour la distribution de ces aides de manière à en faire profiter toutes les zones et toutes les personnes qui en ont besoin.

Le directeur général de l’Office de la protection civile a indiqué que la plupart des zones d’habitation dans le gouvernorat de Jendouba ont été sorties de leur isolement, à part trois zones et les interventions se poursuivent sans relâche pour dégager les routes qui y mènent. La situation se normalise progressivement. Le courant électrique a été rétabli dans un nombre important de zones. Il en va de même pour l’eau potable. Dans la délégation de Ain Draham, le courant électrique a été rétabli dans 25 zones sur un ensemble de 29, tandis que dans la délégation de Ghardimaou, il a été rétabli dans 25 zones et il ne reste qu’une seule zone.


Certaines routes restent encore coupées dans le gouvernorat de Jendouba, mais la circulation a été complètement rétablie dans le gouvernorat de Siliana, ainsi que dans le gouvernorat du Kef sauf pour la route entre Jérissa et Dahmani, mais la circulation a été détournée sur d’autres voies passantes.

La circulation est normale dans le gouvernorat de Kasserine, ainsi que dans celui de Béja, sauf une route coupée à cause de l’effondrement d’un pont . La commission nationale de lutte contre les catastrophes et l’organisation des secours a décidé de renforcer les équipements en place, d’acheminer davantage d’aides et de consolider les équipes d’entretien et de maintenance. Il a été également convenu de renforcer les stocks de denrées alimentaires et de distribuer des quantités supplémentaires de pétrole et de bouteilles de gaz, notamment dans les villes de Sakiet Sidi Youssef et Ain Draham. Il a été en outre décidé de renforcer les hôpitaux et les structures de soins de base et les services d’urgence, en équipements, en médicaments et en cadres médicaux et paramédicaux, et ce en prévision de la nouvelle vague de froid.


De leur côté, les services du ministère de l’Agriculture suivent de très près la situation des barrages et des installations hydrauliques, notamment le barrage de Sidi Salem.

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 22:06

Dernière nouvelle (vers minuit) _ Peu avant minuit heure de Paris, alors que les combats faisaient encore rage dans Athènes avec des dizaines de blessés de part et d'autre, les députés ont approuvé à une majorité confortable de 199 voix sur 300 les nouvelles mesures de discipline budgétaire. (...) Lire la suite


 

 

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La violence immonde des forces policières...

Comme en Égypte !

 

 


 

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Débat ! 


 

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100 000 manifestants contre le nouveau plan d'austérité

 

 

Des manifestants devant le parlement grec à AthènesDes manifestants devant le parlement grec à Athènes   © AFP/Louisa Gouliamaki

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche devant le parlement grec au moment où son président, Philippos Petsalnikos, a ouvert le débat sur le nouveau plan de redressement, dont l'Union européenne et le Fonds monétaire international exigent l'adoption dans la nuit pour sauver le pays de la faillite et assurer son maintien dans l'euro.

Le gouvernement grec met en garde contre le « chaos économique » en cas de rejet du vote qui doit avoir lieu en fin de journée avant minuit.

« Si la loi n'est pas adoptée, le pays ira à la banqueroute », a prévenu le ministre des Finances, Evangelos Venizelos, lorsqu'un député communiste a jeté les pages du projet de loi sur le sol de l'Assemblée.

Des milliers de manifestants ont commencé à affluer dès dimanche après-midi à Athènes sur la place de Syntagma pour dire non, à l'appel des syndicats et de l'opposition, au nouveau plan d'austérité. Une source policière estimait qu'environ 80 000 personnes avaient manifesté à Athènes dimanche, et 20 000 à Salonique, dans le nord du pays.

Les manifestants ont occupé la place Syntagma jusqu'en fin d'après-midi, malgré les gaz lacrymogènes tirés par la police pour disperser la foule.

Un plan qui divise les Grecs

Le gouvernement de coalition grec a approuvé vendredi le projet de loi sur le nouveau plan d'austérité de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, alors que déjà plusieurs milliers de personnes étaient descendues dans les rues de la capitale et que cinq ministres ont présenté leurs démissions pour dénoncer ce plan.

Plus tôt vendredi, les ministres du parti d'extrême droite LAOS, qui fait partie de la coalition gouvernementale, avaient donné leur démission. Le chef du parti, Georges Karatzaféris, avait déjà annoncé qu'il ne donnerait pas son appui au nouveau plan d'austérité. Il propose par ailleurs que le représentant du FMI en Grèce soit déclaré « persona non grata ».

« On nous a pris notre dignité. Nous avons été humiliés. Je ne peux pas l'accepter. »  Georges Karatzaféris, chef du LAOS

La secrétaire d'État aux Affaires étrangères, Marilisa Xenogiannakopoulou, une socialiste du Pasok, a elle aussi donné sa démission. Son parti a toutefois appelé ses élus à soutenir le plan de rigueur, pour éviter une faillite de la Grèce.

Devant ces démissions, le premier ministre Lucas Papadémos a déclaré que les ministres qui n'étaient pas d'accord avec le plan de sauvetage de la Grèce ne devaient pas demeurer au sein du gouvernement.

Le premier ministre grec Lucas PapademosLe premier ministre grec Lucas Papademos lors de son adresse à la nation samedi   © AFP/LOUISA GOULIAMAKI

Nouvelles mesures d'austérité

Jeudi, le gouvernement grec s'est entendu avec ses créanciers institutionnels sur de nouvelles mesures d'austérité en contrepartie du plan d'aide.

Parmi ces nouvelles mesures, on retrouve la réduction des prestations de retraite. Ces changements « vont être le tombeau de la société grecque », ont dénoncé les syndicats. Ces derniers estiment que le gouvernement n'a pas la légitimité pour imposer ces nouvelles mesures d'austérité.

La Grèce est en récession depuis cinq ans. Athènes s'attend à ce que son produit intérieur brut se contracte de 4 à 5 % cette année. Le pays doit rembourser 14,5 milliards d'euros d'emprunts qui arrivent à échéance le mois prochain et ne pourra le faire sans une nouvelle aide.

source radio-canada

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 Violentes émeutes avant le vote

L’UE et le FMI exigent l’adoption du nouveau plan de redressement pour sauver le pays de la faillite.

L’UE et le FMI exigent l’adoption du nouveau plan de redressement pour sauver le pays de la faillite. © Reuters

Une journée cruciale pour le pays. Les députés examinent un nouveau plan de redressement.

Des manifestations importantes ont accompagné, dimanche, l'ouverture par le président du parlement grec, Philippos Petsalnikos, du débat sur le nouveau plan de redressement.

Pendant que les parlementaires débattaient, quelque 80.000 personnes, selon les derniers chiffres de la police, se sont rassemblées à Athènes devant le Parlement, à l'appel des syndicats, pour protester contre ce nouveau plan d'austérité Les manifestants et la police se sont affrontés violemment. Dans le centre ville, les manifestants ont jeté des cocktails Molotov et des pierres contre les forces anti-émeutes.

La situation est restée "hors de contrôle" pendant plus de deux heures, selon une source policière. Plus de dix bâtiments, vides, étaient en flamme dimanche soir dans le centre d'Athènes, incendiés pour la plupart par des jets de cocktails Molotov.

A Salonique, la deuxième ville du pays, la police a dénombré 20.000 manifestants. Des heurts ont également éclaté entre les manifestants et les policiers qui ont riposté en tirant des gaz lacrymogènes.

Un climat tendu depuis plusieurs jours

Ces derniers jours, les Grecs sont déjà descendus dans la rue pour protester contre l’abaissement de 22% du salaire minimum (et de 32% pour les jeunes de moins de 25 ans) et de la dérégulation du marché du travail. Ils s’opposent également à la réforme des retraites complémentaires, de la fiscalité et de la justice, l'ensemble.

Les syndicats dénoncent le "chantage" de la troïka des bailleurs de fonds du pays.

Le gouvernement de coalition socialiste-conservateur de Lucas Papademos détient une majorité théorique assez confortable de 236 voix sur 300 au Parlement. Si le texte est voté, le Premier ministre Lucas Papademos recevra mandat du parlement pour réaliser les réformes d'austérité demandées par les partenaires européens et créanciers de la Grèce en échange d'un nouveau prêt d'au moins 130 milliards d'euros pour lui éviter la perspective d'une faillite rapide.

Dette réduite à 120% du PIB

A l'issue d'un débat mené en procédure d'urgence, le Parlement doit voter, à partir de minuit, le projet de loi sur le nouveau plan de redressement. L’UE et le FMI exigent en effet son adoption pour sauver la Grèce de la faillite et assurer son maintien dans l'euro.

Ce projet de loi a reçu le soutien des deux partis au gouvernement de coalition (socialiste et conservateur). Il a néanmoins provoqué de sérieux remous et fissures, avec la démission de six ministres durant la semaine.

Le vote portera aussi sur un programme d'échange d'obligations réduisant sa dette à 120% du PIB d'ici 2020. Enfin, les députés voteront sur un schéma de recapitalisation des banques grecques prévoyant la possibilité d'une nationalisation douce si elles ne trouvent pas les moyens de se recapitaliser dans le secteur privé dans les mois à venir.

Si le pays renonçait aux efforts demandés par les bailleurs de fonds, l'Etat serait "incapable de payer les salaires, les pensions et de maintenir des services de base comme les hôpitaux et les écoles", a prédit le Premier ministre en expliquant aux Grecs la "responsabilité historique" que prendra le parlement dimanche.

L’appel des créanciers privés

"Je veux encourager les députés à voter", a déclaré dimanche au quotidien Kathimérini, Charles Dallara, le négociateur pour les créanciers privés de la restructuration de la dette grecque. Les députés grecs "doivent comprendre ce qui est en jeu et reconnaître qu'au delà de la rigueur (...) il y a des profits nombreux et tangibles pour la Grèce et le peuple grec", a-t-il ajouté.

source europe1

 

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