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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 05:27

 

 


 

 

 

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La télé tunisienne, sans transition

 


Logo de la chaîne Wataniya 1 (détail)

 

C’est le grand rencard de l’information en Tunisie depuis la révolution : le JT de 20 heures de Wataniya 1 (« Nationale 1 »), principale chaîne de télé publique, attire chaque soir 3,5 à 4 millions de téléspectateurs, selon l’institut Sigma, contre 500 000 seulement sous Ben Ali. « Les gens sont avides d’information sur le pays, maintenant, estime Riadh Ferjani, chercheur spécialiste des médias. Mais s’il y a un endroit où on peut mesurer le recul de la révolution, c’est bien dans le JT de Wataniya. »Résistances au changement, pressions des islamistes, Wataniya 1 est prise entre deux feux.

« La maison de la télévision » se dresse, carrée, massive, sur une hauteur de la capitale. La nuit, les soucoupes qui surplombent chacun des coins s’illuminent de rose. « C’était la couleur qui se rapprochait le plus du mauve », teinte fétiche de Ben Ali, sourit un journaliste. Les 1 200 fonctionnaires censés y travailler sont introuvables. Quasi personne dans l’immense hall, les couloirs sont plongés dans le noir, beaucoup de bureaux sont fermés. Un rapport de la Cour des comptes a confirmé l’étendue de la mauvaise gestion et de la corruption au sein de l’établissement.

Dans un coin de la rédaction, ils ne sont qu’une petite dizaine de journalistes (sur une soixantaine) à préparer le 20 heures. Hamadi Ghidaoui, le chef d’édition du jour, déroule le conducteur, les journalistes débattent dans la confusion : sur quoi ouvrir ? La vague de froid exceptionnelle, ou bien l’expulsion de l’ambassadeur syrien sur décision du président Marzouki ? D’ailleurs, faut-il accepter la proposition du Président d’intervenir en direct ? Neige, Syrie, de quoi veut-il parler ? Information institutionnelle, peu de reportages sur le terrain… « On reste tributaires des fax, il n’y a pas de ligne éditoriale », regrette Hamadi Ghidaoui, qui représente le syndicat des journalistes. Reporter depuis 2001, Fadwa Chtourou est dépitée : « Il nous manque une planification. On espérait faire des reportages de proximité, approfondir des thèmes. Mais je n’ai plus le goût de proposer des sujets. C’est toute une chaîne à revoir, je ne peux pas le faire seule. On a besoin de quelqu’un qui apporte un vrai changement au JT ».

A la va-vite, dans le week-end suivant la chute du dictateur, Tunisie 7 — en référence au chiffre fétiche de Ben Ali, arrivé au pouvoir le 7 novembre 1987 — a opéré sa mutation : changement de nom pour celui de Wataniya 1, de logo, de couleur. Mais la dynamique peine à aller au-delà du cosmétique. Le conducteur n’est certes plus dicté par les autorités et les reporters sont envoyés en formation. Mais la rédaction navigue à vue. Livrés à eux-mêmes, les journalistes, dont une partie conteste la rédactrice en chef, accumulent bourdes et dérapages. Sur le terrain, ils travaillent sous pression populaire : il faut parfois enlever le logo du matériel pour éviter l’agression. Beaucoup continuent de tenir rigueur à Tunisie 7 pour son rôle aux côtés de Ben Ali.

Particulièrement virulents, les islamistes fustigent des médias « de gauche » et anti-Ennahda. Les plus hauts responsables du parti y sont aussi allés de leur critique. « Ennahda n’a pas beaucoup de tribune médiatique, c’est vrai. Les médias manquent parfois d’objectivité », reconnaît la blogueuse Emna El Hammi. Le bras de fer avec Wataniya 1 est d’autant plus fort que la rédaction persiste à qualifier le gouvernement de « provisoire ». Ce qui a inspiré à un avocat une plainte pour abus lexical. Le seul journaliste qui a renoncé à ce terme est chaudement félicité sur des pages Facebook pro-Ennahda, refuge des partisans islamistes. « Ennahda critique les médias, mais ne propose comme alternative que des médias à la botte », déplore le chercheur Riadh Ferjani.

L’ombre d’une allégeance de Wataniya au pouvoir islamiste suscite inquiétudes et fantasmes. Nourris par des nominations sans concertation à la tête des médias publics. Et par la suspension, fin janvier, d’un chroniqueur de la chaîne pour sa virulence envers Ennahda… sur sa page Facebook personnelle. Sadok Bouabène, ancien directeur de la chaîne sous Ben Ali et de nouveau aux manettes depuis janvier : « Il faut donner l’idée que nous sommes neutres. » « Tout pouvoir politique a la tentation du contrôle. Il faut donc mettre des garde-fous », juge Larbi Chouikha, membre de l’Instance de réforme de l’information et de la communication (Inric) chargée d’adapter les médias tunisiens à la démocratie. L’Inric préconise la création d’une autorité de contrôle indépendante. Pour Larbi Chouikha, « les journalistes sont le pilier de l’édifice, c’est à eux de défendre leur neutralité, de définir des chartes rédactionnelles, etc. » Ainsi les journalistes de Wataniya 1 espèrent pouvoir élire un comité de rédaction qui dirigerait et réformerait l’info sur la chaîne. Et comme le dit Hamadi Ghidaoui, « c’est urgent ».

 

par Elodie Auffray

 

source ecrans

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 03:54

Appel à la désobéissance civile pour le 11 février

 

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L'armée égyptienne annonce un déploiement à la veille d'appels à la grève

 

L'armée égyptienne a annoncé mercredi qu'elle allait se déployer à travers le pays pour assurer la sécurité.
"Les forces armées ont décidé de déployer leurs troupes dans les divers gouvernorats d'Egypte pour protéger les biens privés et publics, sécuriser les routes principales et empêcher les voyous et et les hors-la-loi d'agir", a indiqué l'agence officielle Mena. Cette décision "fait partie des efforts de l'armée pour restaurer le prestige de l'Etat, et aider la police à préserver la sécurité et rétablir la stabilité dans les rues", selon un communiqué militaire cité par la Mena.

Cette annonce survient alors que des appels à la grève et à la "désobéissance civile" ont été lancés par plusieurs mouvements à l'origine de la révolte qui a abouti l'an dernier à la chute de Hosni Moubarak, ainsi que par des associations d'étudiants de plusieurs universités.

 

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui tient les rênes du pays depuis le départ de M. Moubarak, fait face depuis plusieurs mois à un regain de contestation de la part de ces mouvements qui l'accusent de perpétuer l'ancien régime et réclament son départ au plus vite du pouvoir.


Le puissant mouvement des Frères musulmans, qui a dominé les récentes élections législatives, ne s'est pas joint à ces appels contre le pouvoir militaire.

source lorientlejour

 

 

 

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Et si le drame de Port-Saïd était purement politique ?


 

 

Port-Saïd

Voici une semaine désormais, 74 personnes trouvaient la mort à Port-Saïd au terme d'affrontements d'une rare violence entre supporteurs de deux formations égyptiennes. Attribué à la rivalité historique entre les deux clubs, ce carnage a très vite revêtit une tournure bien plus politique. Tandis que le rôle d'agitateurs publics des ultras est clairement connu en Égypte, des observateurs locaux accusent le Conseil Militaire au pouvoir, voire même les partisans de l'ancien président Hosni Moubarak, d'être liés à ces débordements. Éclairage.


Nous sommes mercredi 1er février au stade municipal de Port-Saïd. Dans un déchainement de violencerarement égalé dans une enceinte de football, les supporteurs respectifs d'Al-Masry et du club cairote Al-Alhy se rouent de coups et lancent de vastes mouvements de panique. Dès le coup de sifflet final de ce derby bouillant du nord de l’Égypte, les ultras d'Al-Masry ont franchi les barrières de sécurité, et, après avoir envahi le terrain à la poursuite des joueurs de l'équipe adverse, ils ont trouvé sur leur voie leurs homologues d'Al-Alhy, avec qui ils ont entamé les hostilités. Les spectateurs venus assister pacifiquement à la rencontre se retrouvent alors entraînés dans des vagues humaines incontrôlables. Des personnes sont écrasées à proximité des portes de sortie, tandis que d'autres finissent par agoniser dans les vestiaires des footballeurs.

 

Le bilan est terrible: 74 morts, des centaines de blessés, et l'une des catastrophes les plus dramatiques de l'histoire du football. Immédiatement, Sepp Blatter, le Président de la FIFA, a exprimé ses plus vives condoléances aux proches des victimes du massacre, accompagnées d'une enveloppe adressée au fonds de soutien créé pour l'occasion. Parallèlement, le chef du gouvernement militaire en place, le Maréchal Tantaoui, instaurait un deuil de 3 jours après avoir accueilli des rescapés à la gare centrale du Caire. Pourtant, ce qui a l'enrobage d'un simple drame populaire mêlant rivalité locale et violence sociale pourrait masquer une réalité bien plus obscure, bien plus cynique : une manipulation politique.

 

Derrière la catastrophe humaine semble planer le spectre de la junte militaire


A peine remis de ses émotions, le médecin de l'équipe d'Al-Alhy ne mâche pas ses mots : "Il s'agit d'une guerre programmée", annonce-t-il d'un ton véhément. Pourquoi donc une guerre programmée ? Eh bien, pour Ehab Ali, pas de doute, les services de sécurité étaient de mèche avec les ultras d'Al-Masry. De nombreux témoins confirment la scène. Les forces de l'ordre n'auraient strictement pas réagi aux débordements et n'auraient pas appliqué le protocole de mise. Un membre des White Knights, le groupe d'ultras d'Al-Alhy, précise les choses : "La complicité entre les supporteurs du Masry et les forces de l'ordre est évidente. Pendant le match, ceux du Masry chantaient des slogans favorables au Conseil militaire." On atteint là une toute autre dimension. Au-delà de la simple connivence populaire en faveur du club du coin, il semblerait en effet qu'il existe une sinistre composante politique sous-jacente à l'affaire. Coïncidence peu plausible, deux habitués du stade de Port Saïd, le gouverneur de la région et le chef de la sécurité locale, étaient étrangement absents ce fameux soir du 1er février.

 

Pour résumer, bon nombre d'observateurs craignent que les supporteurs d'Al Masry aient été utilisés par le régime militaire au pouvoir comme main d’œuvre afin de frapper au cœur les ultras d'Al Alhy. Pour quelle raison le Conseil Supérieur des Forces Armées (CSFA), qui assure la transition démocratique depuis la chute de l'ancien président Hosni Moubarak le 11 février 2011, voudrait-il porter atteinte aux ultras d'Al-Alhy ? En réalité, l'inimitié est bien plus vieille. Il faut remonter à quelques années auparavant. 

 

Les ultras, bêtes noires du régime


Au début des années 2000, le phénomène des ultras débarque d'Europe pour s'installer en Afrique du Nord. Les groupes d'ultras, critiques du football télévisé et marchandé, se sont très vite attaqués à la gestion des clubs égyptiens, autocratiques et patriarcaux, et tous dirigés par des membres du... PND, le parti d'Hosni Moubarak. La colère a très vite grondé parmi les groupuscules les plus radicaux, et dès 2007, des ultras cairotes osaient manifester devant le ministère de l'Intérieur. Mais c'est en 2010-2011 que les ultras ont acquis un rôle politique déterminant. Toujours farouchement opposés au régime, ils ont été les véritables têtes de gondole de la contestation acharnée du Caire qui a finalement conduite à la destitution de Moubarak. Organisés depuis Internet, très mobilisateurs et autonomes financièrement, les Ultras furent les premiers à se précipiter place Tahrir et furent à n'en pas douter les plus farouches résistants aux maintes assauts policiers. Finalement, Hosni Moubarak a chuté, mais l'armée, organe inamovible du pouvoir égyptien, assure depuis l'intérim. 

 

Peu naïfs, les Égyptiens, et notamment les ultras, ont compris que rien ou presque n'avait changé depuis lors. Dans les stades, les mêmes slogans hostiles au régime résonnent, et de plus en plus, le peuple égyptien presse pour que le pouvoir de transition déguerpisse. Alors plusieurs hypothèses se dégagent. En premier lieu, la catastrophe de mercredi dernier pourrait être une simple mesure de répression. Comme une piqure de rappel, un an après les évènements, ou plutôt un avertissement envoyé aux dissidents. D'ailleurs, pour certains, davantage que le régime, se seraient des noyaux de fidèles d'Hosni Moubarak qui auraient instigué les troubles. Mais une autre explication est également envisageable. Un jour seulement avant le drame, le premier ministre, le chef du CSFA, se rendait devant le Parlement au Caire afin de demander la prolongation de l'état d'urgence. Une telle mesure légitimerait d'autant plus le conseil militaire en place. 

 

Des violences encore très meurtrières en marge des évènements

 

Visiblement très lucides, les citoyens égyptiens ne croient pas aux discours officiels du Maréchal Tantaoui, qui affirme faire tout son possible pour retrouver les coupables. Pour les manifestants qui se sont massés dans les principales villes égyptiennes depuis jeudi dernier, ce sont des larmes de crocodile. Le député social-démocrate Ziyad Al-Ellim est clair : "Il ne peut s'agir d'une coïncidence." La pression populaire semble avoir eu son effet sur le CSFA, qui a avancé d'un mois le dépôt des candidatures pour la prochaine élection présidentielle. Quant à l'Assemblée constituante, elle sera mise en place le 10 mars. Malgré cela, les manifestations ont encore fait 14 morts depuis le carnage de Port-Saïd, preuve que le violence règne encore en maître aux Pays des Pharaons.

source chronofoot

 

 

 

 

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مصر: أحزاب وتيارات سياسية تشارك في الإضراب العام وأخرون يرفضون

 

 

دعت حركة "السادس من أبريل" و"ائتلاف شباب الثورة" إضافة إلى عدد من الأحزاب والتيارات السياسية إلى عصيان مدني عام في مصر يوم السبت 11 فبراير شباط الذي يوافق الذكرى السنوية الأولى لتنحي الرئيس السابق حسني مبارك.

وأعلن طلاب من ست وثلاثين جامعة مصرية عامة وخاصة مشاركتهم في الاضراب عن الدراسة يوم السبت من بينها جامعات القاهرة وعين شمس والاسكندرية والمنصورة والجامعة الامريكية والألمانية والفرنسية.

 

 

ويطالب المنظمون لهذا الإضراب العام بسحب الثقة من حكومة كمال الجنزوري وتشكيل حكومة إنقاذ ووفاق وطني تقوم بهيكلة وزارة الداخلية ، و"تطهير" مبنى الإذاعة والتلفزيون المعروف باسم ماسبيرو ، وإقالة النائب العام ، واستقلال القضاء ، واستعادة الأموال التي يقولون إنها سُرقت في عهد الرئيس السابق بالأإضافة إلى وضع حد أقصى وأدنى للأجور وبشكل فوري.

الرافضون للعصيان المدني

في الوقت نفسه، دعت أحزاب "الحرية والعدالة" الذارع السياسي لجماعة الإخوان المسلمين ، و"الوفد" و"النور" السلفي إلى رفض هذا الإضراب العام معتبرين أنه "يهدم البلاد ويضر الاقتصاد المصري".

ورفض كل من شيخ الازهر ومفتي الجمهورية الدعوات للاضراب.

وقال شيخ الأزهر أحمد الطيب في بيان "لا تستمعوا لدعاة الهدم وتعطيل العمل والفناء."

ونقلت وكالة أنباء الشرق الاوسط الرسمية المصرية عن البابا شنودة الثالث بابا الاسكندرية وبطريرك الكرازة المرقسية قوله خلال عظته الاسبوعية يوم الاربعاء "العصيان المدني لا يقبله الدين ولا تقبله الدولة."

العفو الدولية تشارك

وقالت منظمة العفو الدولية فى بيان لها الأربعاء إن الآلاف من أنصار منظمة العفو الدولية والنقابيين والطلاب وغيرهم فى 16 دولة سيشاركون فى إضراب مفتوح يوم 11 فبراير، بالتزامن مع الإضراب الذى تمت الدعوة إليه فى مصر، فى الذكرى الأولى لتنحى مبارك عن الحكم.

وأوضح بيان المنظمة: "ستعقد اجتماعات فى المدن فى مختلف أنحاء النمسا، بلجيكا، ألمانيا، فنلندا، فرنسا، إيطاليا، أيسلندا، لوكسمبورج، المغرب، هولندا، نيبال، والنرويج، وباراجواى وأسبانيا وسويسرا والمملكة المتحدة".

وتابع البيان: "حقوق الإنسان كانت ولا تزال فى صلب مطالب للتغيير فى الشرق الأوسط وشمال أفريقيا والتى أدت إلى أحداث غير عادية من العام الماضى".

الجيش يعزز تواجده بالمحافظات

وتتزامن الدعوة للعصيان المدني العام مع نشر المجلس الاعلى للقوات المسلحة الذي يدير شؤون مصر المزيد من الجنود والدبابات في أنحاء البلاد لضمان الامن وحماية المنشآت.

وافادت وكالة انباء الشرق الاوسط المصرية ان القوات المسلحة بدأت في "الانتشار فى العديد من المحافظات لحماية الممتلكات العامة والخاصة وتأمين الطرق والمحاور الرئيسية والمشاركة فى ضبط العناصر الإجرامية والخارجين عن القانون".

وذكرت الوكالة ان الفريق سامى عنان رئيس أركان حرب القوات المسلحة ونائب رئيس المجلس الاعلى حث المصريين على "الحفاظ على أمن واستقرار البلاد من خلال العمل والانتاج."

ويواجه المجلس الاعلى للقوات المسلحة تصاعدا للاحتجاجات ضده حيث يتهم من قبل البعض بانه استمرار للنظام السابق وتوالت الطلبات بتخليه فورا عن السلطة.

وكان المجلس قد تعهّد بتسليم السلطة إلى سلطة مدنية منتخبة قبل الأول شهر يوليو / تموز المقبل لكن معارضين وسياسيين يطالبون بالاسراع بنقل السلطة للمدنيين متهمين المجلس العسكري بالفشل في ادارة الفترة الانتقالية التي بدأت قبل نحو عام بعد تنحي الرئيس السابق حسني مبارك.

 

 

source bbc.co.

 

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 02:21

Partie I

Partie II

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 06:41

Pénurie de pain, de légumes, de semoule, de gaz… Les populations excédées



«La situation n’a pas évolué, au contraire, elle empire de plus en plus au point de susciter la colère des citoyens qui ne voient rien venir des pouvoirs publics. Les moyens de l’APC ne peuvent rien faire devant l’ampleur de cette tempête de neige», nous a expliqué, hier, le président de l’APC d’Aït Zikki, une commune perchée à plus 1400 mètres d’altitude, à environ 70 kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou, où les habitants ont procédé hier à la fermeture du siège de l’APC.
Après six jours d’isolement et sans aucune aide des pouvoirs publics, les villageois ont décidé d’entreprendre des actions de protestation pour manifester leur désarroi dans la wilaya de Tizi Ouzou.

Ils réclament des moyens de déneigement pour l’ouverture des accès à leurs villages. Ils n’ont reçu jusqu’à présent ni renfort matériel ni moyens promis par l’administration. «La direction des travaux publics nous a envoyé deux chargeurs et une niveleuse, mais ils ne sont pas efficaces. Les secours n’arrivent pas et la population reste toujours pénalisée, sans moyens de déneigement, sans denrées alimentaires ni gaz butane», a ajouté M. Amara, qui réitère son appel aux pouvoirs publics à intervenir pour venir en aide aux citoyens de sa commune qui lancent, chaque jour, des cris de détresse mais sans aucune suite. Les responsables de l’administration se contentent, s’insurge-t-on, de «de voiler la réalité du terrain à travers leurs interventions dans les medias». Les villageois d’Aït Zikki n’ont pas encore reçu l’aide promise par les pouvoirs publics.


Désarroi


Ils ont rencontré, hier après-midi, après avoir marché à pied sur dix kilomètres, le chef de daïra de Bouzguène et le président de l’APC. Des citoyens d’autres localités de la wilaya de Tizi Ouzou sont toujours dans le désarroi au point de sortir dans la rue pour se faire entendre. C’est le cas des habitants des villages de Aït Khercha et Ihidoussene, dans la commune de Tadmait (20 km à l’est de Tizi Ouzou), qui ont fermé, hier, la RN12 reliant Tizi Ouzou à Alger. Dans d’autres communes, notamment en Haute-Kabylie, les citoyens sont toujours abandonnés à leur sort et ne savent plus à quel saint se vouer. Leurs cris d’alarme sont restés vains. «On est dans l’isolement et personne n’a pensé à nous, à l’exception de notre président d’APC qui est avec les citoyens en ces moments difficiles.

Il a mis les moyens de l’APC qui sont malheureusement insuffisants pour faire face à cette exceptionnelle tempête de neige qui a enclavé la région. Au lieu de déclencher un plan d’urgence national pour désenclaver les localités sinistrées par ces fortes intempéries, le Conseil des ministres a décidé de l’augmentation du nombre de sièges à l’APN alors que dans ces circonstances difficiles, les députés sont absents sur le terrain», clame avec beaucoup de colère un citoyen d’Iferhounène, qui nous a affirmé aussi que la vie est dure dans cette commune située à 60 km au sud-est de Tizi Ouzou. «Ici, il n’y a ni ravitaillement, ni gaz butane, ni pain.

D’ailleurs, un épicier de notre village a dû rationner la semoule à dix kilos par foyer, afin de permettre à toutes les familles de s’approvisionner. L’eau du robinet est gelée. C’est une situation apocalyptique», nous a-t-il ajouté.  A Illiltene, toujours au pied du Djurdjura, les villageois sont dans la détresse. Ils sont livrés à eux-mêmes en l’absence d’équipements de déneigement, ceux de l’APC  n’arrivant plus à déblayer les routes où la neige a atteint plus de 2 mètres d’épaisseur. «L’alerte est au rouge. L’évacuation des malades, même avec des véhicules tout-terrain, est presque impossible.

On a dû transférer vers l’hôpital une femme qui devait accoucher à l’aide d’un engin de déneigement. C’est intenable», fulmine Rachid, un jeune d’Illiltene. Dans la commune voisine d’Imsouhal, les citoyens vivent le calvaire. Ils ont d’ailleurs observé, hier, un sit-in devant la mairie pour dénoncer l’indifférence des pouvoir publics.

source elwatan

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Hypothermie, asphyxie, accidents de la circulation et avalanches

Intempéries : déjà 80 morts !

 

 

Le bulletin météo spécial, dont l’expiration était prévue pour aujourd’hui à 12h, est finalement prolongé jusqu’à vendredi. Et pour cause, la vague de froid persiste pour toucher toutes les villes et villages, y compris les bourgades situées dans les zones frontalières dont les populations nomades ont dû fuir leur campement pour se rapprocher des agglomérations, à la recherche de la nourriture.

 
Quatre-vingts morts, c’est le bilan d’une semaine d’intempéries qui ont touché de plein fouet l’Algérie et du froid polaire qui sévit, y compris dans le Grand-Sud. Avec une moyenne quotidienne de 45 accidents de la circulation, 5 morts et 30 blessés, les services de sécurité ont enregistré, ces trois derniers jours, 17 morts et plus de 80 blessés.

 
Ce sinistre bilan s’ajoute aux 23 décès des suites d’inhalation du monoxyde de carbone. Ce qui porte le nombre à 40 personnes décédées en 72 heures.

 
En ce sens, la protection civile a recensé, en 7 jours, 10 décès par asphyxie et 31 cas de personnes incommodées, sauvées in extremis. Cela va sans dire que plus de 300 personnes, dont 271 SDF (sans domicile fixe), ont également été sauvées par les unités d’intervention et les sapeurs-pompiers qui accomplissent un travail d’Hercule et dans des conditions catastrophiques. Un chiffre qui donne froid dans le dos quand on sait les conditions dans lesquelles ces rescapés, dont des enfants et des femmes, ont été délivrés.
Tous les centres du Croissant-rouge algérien ont été ainsi mobilisés pour accueillir ces familles touchées par l’hypothermie. En Kabylie, ce sont trois autres personnes qui ont été ensevelies sous les amoncellements de neige alors qu’un jeune a fait une chute mortelle dans la région d’Aïn Defla.

 
Ce drame a poussé des milliers de famille à abandonner leur région pour fuir le froid glacial et l’isolement qui persiste, avec en toile de fond le manque de nourriture, de carburant, de gaz et les coupures d’électricité qui perdurent. Selon notre source, plus de 30 000 interventions ont été enregistrées ces trois derniers jours, notamment en Kabylie où 1 500 villages sont toujours isolés par la neige et le verglas.
L’intervention des troupes de l’Armée nationale populaire (ANP) a été salutaire à bien des égards, ajoutée aux URS (unités républicaines de sécurité) déployées par la DGSN (plus de 60 000 hommes) et aux groupements d’intervention et de réserve (GIR) de la Gendarmerie nationale (plus de 80 000 hommes) et de la Protection civile (plus de 40 000 hommes). 

 

15 000 nomades désertent leur campement 

 
Dans les wilayas d’El-Bayadh, Naâma, notamment la localité enclavée d’El-Aâricha (une zone frontalière au Maroc), Djelfa et Laghouat, environ 5 000 familles de nomades (soit 15 000 personnes, dont des femmes et des enfants) ont fui le froid glacial.

 
Dans ces régions arides de l’Algérie profonde, les températures ont sensiblement chuté pour atteindre les -10 et -12 C° ! Certains éleveurs nomades ont carrément abandonné leurs cheptels, leurs uniques ressources de vie, avant de les récupérer avec l’aide des services de sécurité.

 
L’instinct de vie oblige, ces populations ont déserté leurs tentes. Et si certaines familles ont pu sauver ce qui restait de leur bétail, d’autres, en revanche, ont préféré s’amasser auprès des villes. Selon notre source, les groupements des gardes-frontières (GGF) ont également contribué pour sécuriser ces populations et leur apporter aide et assistance. Cette situation n’est pas propre au sud-ouest du pays.

 
Notre source révèle que le froid qui frappe la zone frontalière algéro-tunisienne a également contraint certaines populations habitant dans les petites bourgades à se rabattre sur les villes, notamment à Guelma, Tébessa, Souk-Ahras et el-Tarf. Le drame du froid polaire touche aussi les zones arides de Béchar, de Tamanrasset, d’Illizi, d’Adrar et de Tindouf où le mercure a vertigineusement chuté ces trois derniers jours. À El-Oued, la neige a fait son apparition, à la surprise de ces populations, autrefois habituées au froid hivernal et aux averses orageuses. L’exode a également touché certaines régions du centre avec l’effondrement de maisons, notamment à Alger, avec l’effondrement partiel des murs d’une habitation précaire et l’effondrement partiel du faux plafond d’une classe, au lycée Mohamed-Anaoui. Hier, au moins 300 têtes de cheptel ont succombé au froid et à la faim dans la région de Médéa où un éleveur était contraint de fermer son étable, alors qu’un autre citoyen est décédé dans la wilaya de Khenchela des suites de l’hypothermie et de l’isolement. 

 

L’armée face aux 273 routes coupées à la circulation

 
L’état des routes est catastrophique, selon un bilan exhaustif rendu public hier par les services de sécurité et la protection civile. Déployées dans plusieurs régions du pays, les troupes de l’Armée nationale populaire (ANP) sont mises à contribution pour atteindre les zones jusque-là inaccessibles.
Avec 273 routes coupées, 800 communes coupées du monde, dont 60 en Kabylie, et 30 wilayas sinistrées (Tizi Ouzou, Béjaïa, Constantine, Khenchela, Batna, Boumerdès, Bouira, Tiaret, El-Bayadh, Laghouat, Blida, Tipasa, Bordj Bou-Arréridj, Tiaret, Chlef, Aïn Defla…), l’armée a déployé de gros engins pour venir en aide aux populations en souffrance depuis déjà une semaine.

 
Selon un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN), les troupes de la Ire Région militaire sont déjà en œuvre dans les wilayas de Blida, Tizi Ouzou, Boumerdès, Médéa et Aïn Defla. Dans ces régions, pas moins de 11 routes principales ont été rouvertes à la circulation.

 
Mais pas seulement, puisque les militaires ont réussi à désenclaver 80 familles entre Larbaâ et les Deux Bassins (Blida) et sauvé une famille entière à Amalou (Tizi Ouzou). À Aïn Defla, les unités de l’ANP sont venues au secours d’un centre de prise en charge des enfants alors que des dizaines de citoyens, menacés par l’isolement, ont été pris en charge dans les casernes.


Aussi, des familles sinistrées dans la wilaya de Boumerdès ont été sauvées par les militaires qui sont intervenus d’urgence à Timezrit. “Les unités de l’ANP resteront mobilisées jusqu’à la fin de leur mission et qui consiste à désenclaver les populations en détresse”, indique-t-on. Du côté du ministère de la Solidarité, on indique que des caravanes sont déjà à pied d’œuvre pour venir en aide aux SDF, notamment en couvertures et en nourriture alors que toutes les unités du Samu ont été mobilisées pour sillonner les wilayas sinistrées afin d’apporter l’aide sanitaire et psychologique aux sinistrés. Cette action sociale est orientée vers les régions enclavées où les cellules de crise sont installées pour coordonner les interventions rapides, avec la mise à contribution du mouvement associatif. 



Appels à la vigilance


Le bulletin météo spécial (BMS), dont l’expiration était prévue pour aujourd’hui à 12h, est finalement prolongé jusqu’à la journée de vendredi. Raison pour laquelle les appels ont été lancés, hier, aux populations en souffrance afin de faire preuve de vigilance. Et pour cause, la vague de froid persiste pour toucher toutes les villes et villages, y compris les bourgades situées sur les zones frontalières. En plus des cellules de crise installées au niveau des wilayas et des daïras, les citoyens sont appelés également à éviter les déplacements inutiles dans les régions dangereuses et sur les axes routiers à risque.

par Farid Belgacem

source liberte-algerie

 

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Le climat ne s’améliore pas, les chutes de neige continuent

 


Selon l’Office national de la météorologie, des chutes de neige et des pluies importantes persisteront jusqu’à demain dans la plupart des régions du Nord.

Le froid et la neige bloqueront encore plusieurs villes, villages et routes nationales ou régionales aujourd’hui et demain. Le bulletin de l’Office national de la météorologie ne prévoit pas d’amélioration et annonce la reprise de la perturbation qui touchera de nouveau la majorité des régions du nord avec des pluies importantes, de la grêle ainsi que des chutes de neige. Cette dernière concernera une nouvelle fois la plupart des régions du nord du pays avec des pluies importantes, de la grêle et des chutes de neige, notamment dans les régions du Centre et de l’Est.

Les chutes de neige reprendront à partir de 300 mètres au Centre et à l’Est notamment en début de matinée, et à partir de 600 mètres à l’ouest du pays. Des chutes qui feront naturellement installer le froid dans la durée. Sale temps pour plusieurs régions qui sont toujours isolées et coupées du monde depuis des jours déjà. Alors que la situation s’est normalisée à travers plusieurs wilayas, d’autres régions continuent de subir le diktat de la nature ainsi que la négligence et l’inefficacité des autorités locales. Le mauvais temps a donné lieu hier à plusieurs mouvements de protestation. Menés par le froid et le blocage ainsi que les mauvaises conditions de vie, les habitants ont crié leur ras-le-bol dans plusieurs localités. Les citoyens d’Ait Ziki, à Tizi Ouzou, ont fermé hier le siège de l’APC.

A travers leur action, les protestataires qui n’ont reçu aucun renfort matériel, réclament «des moyens de déneigement pour l’ouverture des routes de leurs villages». Sans électricité ni gaz, des centaines d’habitants de plusieurs villages de la wilaya de Tizi Ouzou, Ihidoussen, Aït Sâada, Aït Kharcha, ont procédé hier à la fermeture de la RN 12 reliant Tizi Ouzou à Alger au niveau de Tadmaït, en signe de contestation contre la situation difficile qu’ils subissent depuis le début de la tempête de neige. À Boumerdès, la chute de plusieurs arbres d’eucalyptus a causé l’effondrement d’une trentaine d’habitations précaires, sises à Isser-ville. Idem pour la wilaya de Béjaïa où plusieurs villages attendent toujours les bonbonnes de gaz et le rétablissement de l’électricité, comme c’est le cas des villages de la commune de Toudja, d’Aokas, de Barbacha…

Le bilan noir des intempéries comporte également les accidents de la route ainsi que plusieurs décès. Hier, une femme a été tuée et trois autres personnes blessées à la suite du dérapage de leur voiture sur la RN 46 entre M’sila et Djelfa en raison du verglas. La circulation particulièrement difficile et dangereuse a occasionné un lourd bilan depuis le début des chutes de neige. Une semaine durant, les intempéries ont causé la mort de plus de quatre-vingts personnes.

En moyenne, 45 accidents routiers sont enregistrés chaque jour. Les habitats précaires sont aussi mis à rude épreuve face à la neige. Les habitants des bidonvilles d’Alger comme ceux d’autres wilayas, continuent de chercher aide et assistance auprès des pouvoirs publics, en raison de l’aggravation de leurs conditions de vie suite à ces intempéries. Les services de l’APC de Bouzaréah ont trouvé des difficultés à gérer la situation dans les différents habitats précaires implantés sur son territoire. Le mauvais temps a mis à nu la fragilité et le manque de moyens à faire face à cette vague de froid, chutes de neige et de pluies qui ne sont à l’origine que des perturbations naturelles.

http://www.donnetonavis.fr/algerie-meteo-le-climat-ne-sameliore-pas.html

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 04:35

Debout les femmes, on nous menace au nom de la Charia


Depuis le début  de son histoire, la Tunisie a compté avec ses femmes. En fondant Carthage, puis en s’immolant par le feu pour sauver son honneur,Elyssa en est  la  plus  illustre.  Elle  a  gravé,  dans l’histoire de notre pays, son nom pour l’éternité.

La  Tunisie se retrouve ainsi la riche  héritière d’une « symbolique » qui ne peut nous mener que vers le progrès, et n’en déplaise à ceux qui n’y croient pas, seule la femme libre est l’avenir de l’homme et  de son pays.

Dans notre histoire ancienne et contemporaine, beaucoup de femmes se sont distinguées : d’Al Kahena à…Radhia Nasraoui, Naziha Rjiba(OmZied), souheir

belhassen, les femmes démocrates …sans oublier nos grands- mères et nos mères qui ont pris part à la lutte pour l’indépendance, dont Bchira Ben Mrad,Chedlia Bouzgarou, Khadija Tabbel, Bakhta Dahane et bien d’autres.

Après l’indépendance, LesTunisiennes ne se sont pas fait prier pour poursuivre le combat, cette fois-ci, contre l’obscurantisme et les discriminations contre les femmes…Ellesavaient gagné en la personne du  Président HABIB BOURGUIBA,  leur  meilleur allié et protecteur et en  TAHAR HADDAD, penseur du début du XXe siècle etfigure emblématique du mouvement  de libération de la femme, leur meilleur défenseur.

Une fois le code du statut personnel promulgué, les Tunisiennes se libèrent et se jettent corps et âme dans le combat national. Fières de cet acquis,  elles relèvent à leur tour le défi de faire de leur émancipation un exemple pour notre monde arabe. 

Armées de leur courage, ces femmes réussissent  dans les années 60  à rallier à leur cause un grand nombre de  leurs compatriotes  qui ne savaient pas trop ce qui leur arrivait puisqu’ elles ignoraient  encore ce que signifiait le mot « émancipation ». Ce sont ces filles de « bonnes familles » qui sont allées à la rencontre de la Tunisie profonde pour  convaincre du bien-fondé de la  lutte qu’elles avaient décidée de mener.L’engouement et la mobilisation ont dépassé tous les espoirs : des centaines puis des milliers de Tunisiennes, toutes couches sociales confondues, ont montré leur détermination à devenir des citoyennes à part entière. 

Ces femmes courageuses ont, au détriment de leur famille et de leur vie personnelle, au grand dam de leurs pères, leurs frères et leurs maris, sillonné les quatre coins de la Tunisie pour apporter  des solutions, du soutien et de l’aide aux familles dans le besoin et dans l’ignorance.

L’Union nationale des femmes tunisiennes  qui a vu  le jour ces années-là avait  réalisé  à elle seule plus d’exploits dans le domaine social  et de l’éducation que n’importe quelle autre organisation  gouvernementale de l’époque et  sans doute même plus tard.

Toutes ces femmes élevées dans la tradition musulmane n’ont pas hésité à répondre à l’appel de la nation « le jihad »,le vrai. Elles se sont battues  jusqu’ au bout de leurs forces, dans une société encore machiste. Tous ces efforts n’ont pas été  déployés pour voir,aujourd’hui  proliférer en Tunisie le « niqab », symbole de la honte d’être une femme. D’autres ont préféré garder le visage découvert mais ont opté pour des tenues  obscures et fantomatiques qui balayent avec leur longueur démesurée les rues  et les avenues, et assombrissent en passant un paysage jusque-là clair et sécurisant. L’élégance est-elle devenue une tare dans notre pays ?
Nos députées, quant à elles, tout en respectant leurs convictions religieuses pourraient faire un effort pour offrir une meilleure image de la femme tunisienne qu’elles représentent : une pointe de bon goût  et un sourire de temps à autre seraient les bienvenus. La retransmission télévisuelle ne pardonne pas. 

Sur un autre plan, ce serait un vrai gâchis si, malgré notre précieux héritage historique et civilisationnel   avec ce qu’il compte de valeurs issues de notre identité arabo-musulmane,nous nous laissions faire sans réagir par un gouvernement qui ne nous dit pas tout  et qui ne prend pas ses responsabilités laissant la population sous la menace permanente d’un groupe de Salafistes dangereux  qui veut imposer ses lois et ses châtiments. Les derniers événements de Bir Ali ben khlifa  et de Sejnane en sont la preuve irréfutable.

Les  exemples d’exactions sont de plus en plus nombreux dans notre pays post révolutionnaire, exactions  dont sont surtout victimes les élites, le corps enseignant, les journalistes, les intellectuels, les artistes, les femmes non voilées … L’expérience terrifiante de l’université de la Manouba est encore douloureusement présente dans les esprits et ne nous rassure nullement sur l’avenir de nos universités.

Ikbal Gharbi professeur à l’université Zeytouna,menacée et renvoyée de son  lieu de son travail, Radio Zitouna, qu’elle n’a jamais pu réintégrer en est un exemple significatif. 

LesSalafistes sont les maîtres de certains lieux sous le regard complaisant d’un gouvernement qui n’a manifestement pas envie de les contrarier continuant à minimiser  la menace qui ne pèse plus  que sur les femmes  mais  sur tout le pays. Jusqu’à  ce jour,  aucun signe de compassion manifesté ni protection assurée,aucun geste symbolique n’a été fait, pour soutenir ces femmes menacées, notamment les universitaires qui n’ont plus que leur courage pour se défendre. 

Il est vrai que nous nous sommes laissées longtemps bercer par le rêve que nous étions intouchables.Nous avions naturellement  baissé la garde avec le temps que l’on  croyait nôtre : erreur impardonnable. On est  en train de passer lentement du voile au niqab, de l’école publique à l’école coranique, de la prière à la maison à celle dans les mosquées,de la tolérance au rejet de l’autre. Voilà la situation exacte dans laquelle se trouve notre pays.
En effet,ce qui nous a échappé c’est que nos compatriotes d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui. Les reconquérir et essayer de les convaincre est désormais le grand défi à relever. Si nous ne bougeons pas nous allons rattraper plus tôt que prévu le cortège des pays  enfermésdans leur intolérance et fiers de l’être et nous risquons d’être à notre tour entrainées dans cette nébuleuse terrifiante.

Mêmeles petites filles  n’yéchappent pas, on leur impose le voile dans le meilleur des cas,  le niqab au pire. Et selon les dernières déclarations de Salafistes véreux, elles sont dès leur jeune âge destinées à être mises à la disposition des mâles. N’est-ce pas là des pratiques attentatoires à l’enfance ou est-ce que l’horreur n’a plus de limite ?

 Où sont les défenseurs  des Droits de l’Homme en Tunisie ? Où sont  les militantes d’hier dont on était si fières ? Que fait  Moncef Marzouki (ex)défenseur des Droits de l‘Homme, aurait-il perdu, en route pour la présidentielle, sa vocation pour ne conserver que le burnous de Monsieur le Président ?

Nous avons longtemps cru que  le  Code du statut personnel (CSP)  était une protection inviolable et notre émancipation un acquis non négociable. Le parti Ennahdha  a, non seulement, brisé notrerêve,mais certains de ses partisans sont devenus une menace pour la frange la plus combative de la société : LES FEMMES.

Debout les Femmes,suivons l’exemple  de toutes ces Tunisiennes qui nous ont tracé le chemin,nos enfants sont en danger, nos acquis sont en danger, la religion à laquelle nous appartenons toutes est  instrumentalisée  par l’islam politique toutes tendances  confondues.Les déclarations  commencent  à préparer l’opinion publique et  l’opposition est impuissante devant cette machine qui veut nous broyer.

Le 7 janvier à l’ouverture du 42ème  forum économique mondial de Davos, où la Tunisie n’a pas particulièrement brillé, Desmond Tutu déclarait : « Nous avons besoin d’une révolution  menée par les femmes … Elles devraient dire aux hommes :- vous avez fichu la pagaille, sortez et laissez nous entrer. »

Faut-il rappeler qu’en 1956 Bourguiba tenait les mêmes propos « sans une révolution féminine,aucun progrès n’est possible. »

 

Oui, le salut viendra par nous toutes, parce que nous sommes des mères, et les mères …on ne touche pas à leurs enfants.

par Latifa Moussa, Journaliste

 source leaders

 

 

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Habib Khedher : les lois issues de la Chariâa seront laissées à l’appréciation du pouvoir législatif

 

 

Interrogé sur la chaîne de Télévision nationale concernant le problème que poserait l’inscription de la Chariâa dans la prochaine Constitution, Habib Khedher, rapporteur général de la Constitution, estime que cet article est naturel dans un pays musulman et qu’il s’ajoute à l’actuel premier article de la Constitution, sur lequel il semble y avoir un consensus, mais qui, selon Habib Khedher, est insuffisant pour l’élaboration des lois selon l’Islam.


Même si la lecture de la Chariâa diffère selon les différents courants islamiques, et pourrait laisser place à de nombreuses interprétations, plus ou moins modérées, Habib Khedher estime que cela ne pose pas de problème et que l’élaboration des lois se fera par le futur pouvoir législatif, en fonction de l’interprétation qu’il ferait de la Chariâa. 

Il s’agit donc d’un article subversif qui, s’il venait à être adopté par l’Assemblée constituante, présenterait un danger certain pour la future République, étant susceptible d’être utilisé pour établir des lois antidémocratiques, laissées à l’appréciation de nos futurs législateurs. 

source businessnews

 

 

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Entretien avec Habib Khedher au sujet de son Charia... 

 

 

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Samir Dilou critiqué par un magazine suisse gay


Dans une interview accordée à la chaîne Hannibal Tv, M. Samir Dilou, ministre des Droits de l'homme et de la Justice transitoire, porte-parole du Gouvernement, a exprimé sa vive réprobation à la publication du premier magazine gay de Tunisie.

« La liberté d'expression a des limites », a-t-il prévenu. «Ce sont des citoyens, mais ils doivent respecter les lignes rouges fixées par notre religion, notre héritage et notre civilisation.». Et le ministre de conclure qu’  « il n'était pas question que la perversion sexuelle soit un droit humain et que ces personnes devraient plutôt se faire soigner ».

Cette déclaration, n’a pas échappé au magazine suisse gay 
360°.ch qui a publié à la Une un article intitulé « la liberté d’expression ne s’applique pas aux gays ». Un article dans lequel il relâte les dires du ministre tout en rappelant que ce dernier n’est pas « n'importe quel ministre, puisque Dilou est en charge des droits de l'homme au sein du cabinet intérimaire dominé par le parti islamiste Ennahda ».

Par la suite la revue suisse reprend le témoignage de l’éditeur du magazine tunisien gay ainsi que l’avis d’autres tunisiens (avis repris d’autres journaux anglophones). Les déclarations des uns et des autres convergent pour dénoncer l'hostilité explicite et agressive des tunisiens envers les homosexuels.

http://www.espacemanager.


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LA LIBERTÉ D’EXPRESSION NE S’APPLIQUE PAS AUX GAYS


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D'après le ministre Samir Dilou, le magazine «Gayday» ne devrait pas être autorisé à paraître.
Ministre en charge des droits de l'homme, Samir Dilou a menacé le premier magazine LGBT tunisien d'interdiction. Interviewé à la télévision, il a martelé que la «perversité» n'avait rien à voir avec un droit humain.
  

 

Le premier magazine gay de Tunisie n'est pas passée inaperçu du gouvernement. Interviewé à la télévision, le ministre Samir Dilou a exprimé sa vive réprobation à la publication de«Gayday». Et pas n'importe quel ministre, puisque Dilou est en charge des droits de l'homme au sein du cabinet intérimaire dominé par le parti islamiste Ennahda. «La liberté d'expression a des limites», a-t-il prévenu en réponse à une question du présentateur vedette Samir El-Wafi, lui-même connu pour ses tirades homophobes. «Ce sont des citoyens, mais ils doivent respecter les lignes rouges fixées par notre religion, notre héritage et notre civilisation.» Le ministre a reconnu ne pas savoir si «Gayday» avait une autorisation de publication, mais il s'assurerait que si c'était le cas, il la lui retirerait. Et de conclure sur le ton de la plaisanterie que bien sûr, il n'était pas question que la perversion sexuelle soit un droit humain. Les homos devraient plutôt se faire soigner, a-t-il conclu.

 

Le magazine «GayDay» a sorti son premier numéro en mars 2011, peu de temps après le renversement du régime Ben Ali. L'attaque survient alors que l'homosexualité est devenue l'injure à la mode dans la politique tunisienne, notamment après un scandale impliquant l'actuel ministre de l'Intérieur. Une vidéo mise en ligne au début de l'année avait surgi sur le web: elle prétendait montrer Ali Laarayedh ayant un rapport sexuel avec un autre homme en prison, au début des années 1990.

 

Fadi, éditeur de «Gayday» confirme qu'en tant que responsable du seul média LGBT du pays, il est la cible d'attaques virulentes et de menaces, notamment via les réseaux sociaux. Mais il relativise. «On dirait que l'homosexualité n'est plus un tabou, à en juger au nombre de commentaires homophobes postés sur le web tunisien, confie-t-il au site britanniquePinkNews. Ça a des aspects positifs, parce que cela met ce sujet sur la place publique. Ce qui nous inquiète est l'utilisation massive de l'homophobie comme une arme politique.»

 

 

TOUTES LES LIBERTÉS, SAUF SEXUELLES

 

Fin janvier, une manifestation de l'opposition a rassemblé 10'000 personnes à Tunis pour protester contre les atteintes à la liberté d'expression.GayMiddleEast note que les homos et trans tunisiens n'étaient pas les bienvenus à cette «Marche pour les libertés, toutes les libertés». Le site recueille l'avis de quelques gays. «Ça n'avait aucun sens que j'y aille, explique par exemple Marwan, un étudiant de 24 ans. Les droits des gays ne figuraient pas sur leur liste. En fait, ils ne nous considèrent même pas comme humains.»


 

 

source 360.ch/blog/magazine


 

M. Ksila était aujourd’hui, mercredi 8 février sur le plateau de Midi Show,  écoute l’interview en intégralité speaker
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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 05:40

Thala tient le coup grâce à l'action citoyenne 

Mais... Jusqu'à quand ?   

 

Thala Solidaire remercie toutes les ONG qui ont accompli ce que le gouvernement tarde même à imaginer : secourir des tunisiens sinistrés. En fait, est-ce que ce gouvernement sait ce que signifie une zone sinistrée ?


Ci-dessous d'autres scènes de solidarité...

L'équipe Thala Solidaire en action

Terribles conditions de vie ! C'est choquant ... 

 

 

__Les environs de Thala _____________________________________________

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        Aïn Draham a besoin de secours

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Ain Draham appelle au secours : Pas d’électricité, pas d’eau et pas de

Gaz !

 

 

 

La situation à Ain Draham se complique davantage et devient de plus en plus alarmante. L’électricité et l’eau sont coupées et les habitants n’ont même pas de gaz pour se réchauffer par ce froid glacial.


 

Ain Draham appelle au secours : Pas d’électricité, pas d’eau et pas de Gaz !  

 

Ain_Draham.jpgLes habitants de Aïn se plaignent de la lenteur des secours. Ils qualifient la situation dans la région de catastrophique.

En guise de protestation, ils ont organisé un sit-in pour montrer qu’ils manquent d’eau, d’électricité et de nourriture. En plus, les routes continuent d’être coupées.
Un citoyen a même indiqué sur Mosaïque FM que des malades sous dialyse sont bloqués. Ils n’ont pas pu se rendre à Tabarka où se trouve le centre de dialyse.

source investir

 

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Situation catastrophique à Aïn Draham, Jebali aurait pu dire « Dieu est avec eux» !

 

La vague de froid qui s'abat sur le pays, depuis la fin de la semaine dernière, avec notamment des chutes importantes de neiges, a crée une véritable catastrophe dans des régions telles que Aïn Draham, Le Kef ou encore Thala.

À Aïn Draham, les habitants sont privés d'eau et d'électricité, les empêchant de se réchauffer à l’aide d’une résistance à ce froid inédit. La neige qui s'accumule a même atteint un niveau d'épaisseur d'un 1m50 dans certains endroits.

Contacté par Mosaïque FM, le directeur général de la protection civile, Fradj Louati, a indiqué que des mesures sont en cours pour rétablir l'électricité dans la région et déneiger les routes pour que les aides arrivent aux habitants.

La situation au Kef n'est guère mieux. La ville est paralysée provoquant la fermeture des établissements scolaires, publics et privés. Les routes sont bloquées, ce qui empêche l'arrivée des couvertures et des produits alimentaires. Tous les efforts sont réunis pour rouvrir ces routes, mais la non-interruption de la neige complique la situation. Des milliers de nos concitoyens vivent donc des moments très difficiles dans ces régions.

La réaction du gouvernement s'est fait longuement attendre. La situation commençait déjà à être critique depuis le week-end dernier et pourtant nos autorités faisaient la sourde oreille. Rappelons que concernant nos ressortissants en Syrie, Hamadi Jebali s'est contenté d'un "Dieu les protégera". Alors…

source webdo

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 05:04

L'appel à la prière d'un député salafiste en plein Parlement suscite un tollé


Mamdouh Ismaïl appelant à la prière en pleine réunion parlementaire...

 

Mamdouh Ismaïl avait déjà évoqué la "loi de Dieu" en prêtant serment.



Un député ultraconservateur égyptien, Mamdouh Ismaïl, a provoqué une polémique mardi lorsqu’il a appelé à la prière en pleine séance parlementaire. Une initiative qui lui a valu un sévère rappel à l'ordre de la part du président de l’Assemblée, Saad al-Katatni, issu des Frères musulmans.

 

"Je ne vous en ai pas donné l'autorisation. Il y a une mosquée pour l'appel à la prière", a d'abord tenté M. Katatni. En vain.

Imperturbable, le député a poursuivi, tandis qu'un brouhaha s'élevait de la salle et que plusieurs députés avaient du mal à cacher leur sourire.

"M. le député Mamdouh Ismaïl a violé le règlement de la séance et a lancé l'appel à la prière (...) sans prendre l'avis du président de l'Assemblée. Il y a une mosquée pour ça", a lancé M. Katatni d'un ton sévère.

M. Ismaïl, un avocat, lui a répondu mais ses propos étaient inaudibles.

 

"Cette salle est faite pour les discussions, ne faites pas de surenchère. Vous n'êtes pas plus musulman que nous et vous ne voulez pas prier plus que nous", a martelé M. Katatni. "Si vous voulez (aller) prier, allez-y, je ne vous en empêche pas. Asseyez-vous, je ne vous permettrai pas de parler de nouveau. N'entravez pas les travaux de la séance", a-t-il ajouté en élevant la voix.

"Allez, sors mon vieux", a lancé un autre député.

 

Ce n’est pas la première fois que Mamdouh Ismaïl, vice-président du parti salafiste al-Asala (L’authenticité), suscite la polémique en Egypte, selon le site d'Al-Jazira qui rapporte l'information. Le 23 janvier dernier, à l’ouverture de la première session de la nouvelle Assemblée, il avait été rappelé à l'ordre pour avoir évoqué "la loi de Dieu" en prêtant serment. Plus tôt ce jour-là, il avait déposé une plainte contre le magnat des télécoms et dirigeant libéral copte Naguib Sawiris pour insulte à l'islam au motif que ce dernier avait publié, en juin dernier sur son compte Twitter, une caricature représentant un Mickey barbu et Minnie couverte d'un voile intégral.

 

Le parti de l'authenticité faisait parti de la coalition dirigée par l'autre parti salafiste al-Nour, lors des législatives post-Moubarak. Il a décroché trois sièges au Parlement.

 

 

 


 

 

source lorientlejour

 

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Une quasi-fatawa à l'adresse des député islamistes tunisiens


La même vidéo mais plus longue et où particulièrement à   6’14'', un député frère musulman répond au salafiste qui a voulu interrompre les travaux du Parlement pour faire sa prière. Ce député frériste déclare que la fusion des temps de la prière est non seulement permise mais elle est un devoir pour tout musulman s’interdisant, comme l’avait fait le prophète, de déranger el Omma. Cette quasi-fatawa devrait intéresser les députés islamistes tunisiens qui tant de fois ont tenté ou ont fait interrompre les travaux de la l’Assemblée constituante pour prétendre accomplir leur devoir religieux, prier. 

 

Le passage en question est à la sixième minute et 14 secondes (6'14'')


 
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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 03:44

Chariaâ-Constitution ou les projections insidieuses 

 

M. Habib Khedher élu – coopté plutôt – rapporteur de la commission fondamentale, (celle qui rédigera la constitution) annonce déjà la couleur : « La constitution, selon lui, sera imprégnée des préceptes de la Chariaâ ». On ne saurait comprendre ou, du moins déceler, les réelles intentions à travers une déclaration aussi troublante et pour le moins équivoque.

 

Troublante dans la mesure où M. Khedher feint d’ignorer qu’à bien des égards la constitution de 59 est fondamentalement inspirée des valeurs de l’Islam, mais proclame l’égalité des deux sexes, même si le Code du Statut Personnel n’a pas proclamé l’égalité dans l’héritage entre homme et femme.

 

Equivoque aussi parce que M. Khedher dit la chose et son contraire, cultivant, peut-être bien stratégiquement, une espèce d’ambivalence entre l’exégète et le pragmatique ; entre le droit au culte et le devoir d’alignement sur les préceptes de la Chariaâ.



L’ennui c’est que, appliquer la chariaâ ne signifie pas forcément se conformer aux valeurs de tolérance, d’égalité et d’équité, socle fondateur de l’Islam. Ainsi le travail de sape, et le grand déploiement idéologique se mettent en place. Ici Madame la ministre des droits de la femme qui remet au goût du jour le droit coutumier ; là M. Khedher qui se fait déjà la voix de son maître.


Quelque part, c’est l’odeur âcre d’un certain obscurantisme latent qui se dégage, signe avant-coureur d’un cataclysme social avec pour enjeu la femme. Elle est menacée.


 

source letemps

 

 

 

 

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Le phénomène du mariage coutumier se répand dans les universités


Le phénomène du mariage coutumier se répand dans les universités

En Tunisie, le mariage "orfi" reste illégal au regard de la loi. Mais depuis la révolution, cette pratique, encouragée par la mouvance salafiste, se multiplie dans certaines universités, où des couples veulent légaliser leur union devant Dieu.

 

Conformément aux règles du mariage "orfi" c‘est-à-dire coutumier, dans le monde musulman, deux témoins et un contrat oral ou écrit suffisent à deux époux pour légaliser gratuitement leur relation devant Dieu, qu’elle soit temporaire ou non et que ce soit avec ou sans le consentement des parents. D’une simplicité implacable, le mariage coutumier est surtout répandu dans les milieux défavorisés. En Tunisie, cette pratique qui reste illégale au regard de la loi, se multiplie pourtant depuis la révolution. Notamment dans certains quartiers pauvres de Tunis comme Tadamon, Mellassine et Intilaka.

Et depuis quelques mois, ce phénomène a fini par gagner plusieurs universités tunisiennes. Au point que certains étudiants en appellent aux autorités pour présenter un projet de loi légalisant cette pratique. "Rendre ce mariage légal est indispensable aujourd’hui, la loi doit être révisée afin de ne plus interdire ce qu’Allah a autorisé", confie Mona à FRANCE 24. Cette étudiante de 27 ans a récemment épousé son compagnon, sans le consentement des parents, lors d’un mariage coutumier.
 
Interrogée par FRANCE 24, Dalenda Larguech, historienne et directrice du Centre de recherche, d’études, de documentation et d’information sur la femme (Credif) à Tunis, précise que "ce phénomène social est apparu avec l’émergence des courants salafistes en Tunisie après la révolution, en se nourrissant des conditions sociales difficiles, de la pauvreté et de l’ignorance de quelques jeunes".
 
Encouragée par des "frères"
 
Ces mouvances islamistes sont fortement représentées au sein de la faculté des lettres de la Manouba, qui accueille quelque 13 000 étudiants près de la capitale. Pendant deux mois, cette université a été perturbée par des étudiants salafistes voulant imposer le port du niqab en cours. Leur présence semble avoir favorisé la propagation du mariage "orfi" sur place. Selon Dalenda Larguech, l’instabilité politique du pays a favorisé l’émergence d’une telle pratique, car les jeunes sont victimes "d’influences rétrogrades" et la proie des tiraillements entre les différents courants politiques.
 
Ainsi, Samia, étudiante âgée de 25 ans, ne cache pas avoir été encouragée par des "frères salafistes" à opter pour ce type d’union. Une décision motivée également par le nombre élevé de mariages coutumiers au sein de sa faculté depuis la révolution. "La nouvelle ère m’a aidé de manière significative à faire mon choix, puisqu’on peut désormais parler sans tabou aujourd'hui de ce genre de sujet, qui touche à la fois à la religion et la société, poursuit Samia. J’ai pu consulter sans gêne quelques-uns des 'frères et sœurs' à l'université de la Manouba."
 
Elle affirme que le mariage coutumier était la meilleure solution car il lui a permis de légaliser sa relation avec son petit ami, qui est devenu son mari depuis quelques semaines. Voilée et "très croyante", Samia confie que son histoire d'amour était menacée car son éducation religieuse et ses valeurs sociales l’empêchaient de répondre aux désirs sexuels du couple. "Le plus difficile psychologiquement était d’avoir à choisir entre vivre pleinement mon amour en rompant avec des principes et des valeurs auxquels je tiens, ou de vivre dans la frustration en les respectant ", explique Samia.
 
Union "halal"
 
La situation matérielle du couple, qui ne leur permettait pas d’engager les frais de noces traditionnelles, a fini par convaincre les deux étudiants de suivre les conseils de leurs "frères". Samia espère de tout cœur que le mariage coutumier sera légalisé en bonne et due forme par les nouvelles autorités, car "il pourrait intéresser un nombre important de jeunes, qui recherchent une union 'halal', c'est-à-dire légale du point de vue religieux, et qui n’ont  pas les moyens de s’unir de façon traditionnelle".
 
Même s’il tend à répondre à une détresse sentimentale ou sociale, ce type d’union donne souvent lieu à des abus à l’égard de jeunes femmes crédules, enivrées par les promesses de leur compagnon.  Le mariage coutumier est souvent dénoncé par les associations défendant les droits des femmes car il n'offre aucun droit à l’épouse, notamment en cas d'abandon par son mari. Il avait quasiment disparu de la société tunisienne depuis plusieurs décennies. "Les unions de ce type n’étaient visibles que dans certaines zones rurales et isolées du pays, notamment car les habitants avaient des difficultés pour enregistrer leur mariage auprès des autorités compétentes", note Dalenda Larguech.
 
Toutefois, selon la chercheuse, ce phénomène "est voué à l’échec, car le mariage coutumier n’a pas sa place dans une société tunisienne moderne et ouverte", conclut-elle.
source france24

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لسيدة بادي وزيرة المرأة... أخطأتِ التاريخ والجغرافيا والعنوان

بعد أن قرأت تصريحكم حول الزواج العرفي، واعترافكم به من جهة كونه

  "حرية شخصية، للمرأة كلّ الحق في التمتع بها" فإني أجد نفسي حائرة متسائلة عمّا إذا كان الزواج العرفي، من

القضايا ذات الأولوية ويتحتم طرحها بحدة لأنها مسألة حارقة وملحة أمام المرأة التونسية.

   

أتساءل عما إذا كان الزواج العرفي من المشاغل الحقيقية للمرأة الفقيرة، العاملة في الحقول الريفية والبيوت والمصانع، هل هو مشكلة الموظفات والمهندسات والطبيبات والمحاميات والقاضيات والمشتغلات في الشأن العام السياسي والحقوقي والمدني؟ هل هو مسألة تمسّ عموم تلميذات المعاهد وطالبات الجامعات، هل هو ببساطة أمر يهم الشعب التونسي خاصة في ظل هذه الظروف التي يمر بها؟ هل أن "قضية الزواج العرفي" من قضايا الانتقال الديمقراطي؟؟؟

أنا لا أشكك، أنك وزيرة، قمت –بحسب شهادتك- بمراجعة كل الملفات المتعلقة بمشاكل المرأة، المستجد فيها والمتراكم منذ عصور الدكتاتورية، ولا أشكك البتة في المؤهلات التي جعلتك، تتقلدين منصب وزيرة المرأة.

 

لكني مع كل هذا، استغربت، من إبلائك موضوع الزواج العرفي كل هذا الاهتمام، وخاصة اعتبارك إياه من "عاداتنا ومن تقاليدنا" وهو أمر مخالف للحقيقة للأسف.

 

فنحن نعيش في مجتمع، لا يعرف منذ قرون، بشكل واسع ومألوف على الأقل، مثل هذه الممارسات القبلية التقليدية، مثلما هو شأن مجتمعات عربية وإسلامية أخرى، ولك سيدتي أن تعودي إلى الصداق القيرواني الذي كان علامة تميز المجتمع التونسي عن غيره من المجتمعات الإسلامية منذ عصور الإسلام الأولى، حيث للمرأة حق الاعتراض بل والطلاق عند عزم الزوج الاقتران بامرأة ثانية.

 

كما إن العلاقات القبلية و قوانينها العرفية، تم استبدالهما بقوانين وضعية، هي التي تحكم العلاقات وتحددها سلبا وإيجابا. لقد تجاوز الشعب التونسي، ممارسات شائعة في دول الخليج العربي، من جنس زواج العرف والمسيار والسفر، وتحقق للمرأة التونسية نصيب من المعرفة والاستقلال المادي والشخصية القوية تمنعها من أن تكون كمثيلتها المصرية، مستعدة من أجل بعض الدولارات، أن تتزوج عرفيا لصائفة واحدة ثريا خليجيا، ولك أن تعودي سيدتي للإحصائيات المصرية في علاقة بهذه القضية وبقضية الأبناء فاقدي النسب. ثم نحن لا نعيش مجتمعا طائفيا أو عشائريا، تحكمه النعرات المانعة من الزواج الشرعي، والتي هي في الكثير من الأحيان أسباب عميقة، لميل بعض الشباب إلى التزاوج مخافة ردود الأفعال المذهبية.

 

أعترف، أن المصاعب المادية، ونُدرة الشغل، وتأخر سن التخرج من الجامعات، كلها أسباب تجعل معدلات الإقبال على الزواج تتراجع، ولا يمكننا في كل حال معالجة مشكلة، بحلول وهمية مُسقطة، تتحول هي بدورها إلى مشكل آخر أكبر وأخطر.

 

إن العاجز عن الزواج المدني هو بالضرورة عاجز عن الزواج العرفي، لأنه ببساطة عاجز عن الزواج، عجز نابع من الافتقار إلى المال والمسكن والملبس...

 

وهو ما سيقوده إلى البحث عن فضاءات للمعاشرة الجنسية في الأماكن المتاحة للعموم من طرقات وأزقة وحدائق.....ونكون بتشريعنا ذلك، قد غطينا على دعارة مقنعة دون معالجتها، لأننا ببساطة لم ننظر إليها، بل تعامينا عليها، متعللين بان الزواج العرفي من باب الحرية الشخصية وهو ضارب الجذور في مجتمعنا، و لا اعتقد أنك سيدتي الوزيرة من الداعين إلى الدعارة وإن كانت مقنعة.

 

إن الزواج العرفي، سيدتي وزيرة المرأة، لا يحفظ أدنى حقوق المرأة، ناهيك عن الطفل ثمرة هذه العلاقة، لأنه عقد غير مُلزم للطرفين، ومنه صعوبة التعايش، إذ يكفي أن تزول أسباب التعاقد "الرغبة في المتعة/ الإعجاب.." حتى تزول أسباب التعاقد، علاوة على إمكانية إتلاف العقد نفسه دون إمكانية تعويضه أو إثبات حصوله أصلا.

 

ألا يُمكن أن يتحول الزواج العرفي في دولة مدنية محكومة بقوانين ومؤسسات تُنظم العلاقات العامة والخاصة إلى وسيلة تسرّي ومتعة. والتسري ظاهرة اجتماعية أكثر شيوعا من الزواج العرفي. أليس التسري داخل في باب الحرية الشخصية أكثر من العقد العرفي، لأنه ممارسة تقوم على حرية الاختيار مكانا وزمانا و فاعلين، والكثير من البلدان جعلت له إطارا قانونيا يحكم العلاقات بين طرفيه، إذ لهما نفس الحقوق و الواجبات ويضمن لأبناء هذه العلاقات، الاعتراف بالنسب والإرث على نفس درجة أبناء الزواج المدني.

 

مع كل ذلك سيدتي الوزيرة إن الزواج العرفي، يُغيب الكثير من شروط التعاقد حتى التي نصص عليها الفقهاء المسلمين، فأول شروط الزواج الإشهار، و هو غائب في العرفي، وثانيها موافقة ولي الأمر وهو غير الحال في العرفي.

 

سيدتي الوزيرة، لكم تمنيت أنك تعاملت مع هذه المسألة بطريقة أكثر عقلانية، ولكم وددت لو أنك نددت بها، وبينت الأسباب العميقة التي تحكم هذه الظاهرة. تمنيت أنك اهتممت بقضايا أكثر إلحاحا، تعانيها المرأة اليوم.

 

تمنيت أنك، أنت الوزيرة، لو أكدت على ضرورة احترام مؤسسات الدولة وقوانينها وقضائها، بدل الحديث عن ممارسات خارج قانونية ومؤسسات موازية و"قضاء بديل"، أن الحديث عن الزواج العرفي بهذه الطريقة ومحاولة "مأسسته" خطر على الدولة والقانون والنظام التعاقدي الجماعي الذي يتم صوغه بين مختلف مكونات المجتمع.

 

دمت سيدتي الوزيرة، للمرأة نصيرا وحاميا

 http://www.almasdar

 

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Dalenda Largeche : « Le mariage coutumier en Tunisie est une version halal de la liberté sexuelle des jeunes »


Le mariage coutumier dit aussi « Orfi », interdit par la loi en Tunisie et illicite au regard du droit musulman, est de plus en plus pratiqué chez de jeunes étudiants issus des milieux défavorisés. Cette pratique leur permet de s’unir en toute discrétion avec juste deux témoins sans que leurs familles en soient avisées. Pour Dalenda Larguèche, Historienne et Directrice Générale du Centre de recherche d’études, de documentation et d’information sur la femme (Credif), ces jeunes peuvent ainsi entamer leurs rapports sexuels en se donnant bonne conscience devant Dieu. Mais selon elle, ce contrat est illégal et ne présente donc aucune garantie pour la femme. La chercheuse livre son analyse à Afrik.com.

 

Afrik.com : Les Tunisiens parlent beaucoup du mariage coutumier en ce moment. Pouvez-vous nous dire en quoi il consiste exactement ? 


Dalenda Largueche :
 Le mariage coutumier ou orfi est un contrat consensuel proclamé dans le plus grand secret sans la présence de la famille ni de l’officier de l’état civil ou de notaires, seul deux témoins y assistent. Le Orfi est formellement interdit par la loi et notamment par le droit musulman car il ne remplit pas toutes les conditions du mariage. Dans le droit musulman, le mariage doit faire l’objet de la publicité qui est la preuve de l’union qui est consignée dans un contrat. C’est donc une pratique illégale qui n’a aucune valeur sur le plan juridique. Même si le Orfi est une vieille pratique dans la société tunisienne traditionnelle, le orfi d’aujourd’hui est bien différent car il ne remplit pas les mêmes conditions. Le orfi traditionnel était une pratique répandue dans le monde rural où le mariage était contracté verbalement mais en présence de la famille et de témoins de confiance pour témoigner de l’union et de ses conséquences. Alors que dans les villes le lien matrimonial contracté devant deux notaires et deux témoins est consigné par un contrat écrit où les femmes peuvent même imposer leurs conditions aux époux.


Afrik.com : Comment se passe concrètement la cérémonie du Orfi ? Se fait-elle en présence d’un imam ? 


Dalenda Larguèche :
 Il n’est nullement question de cérémonie, ou de notaires puisqu’il ne répond pas aux dispositions prises dans le cadre du Code du Statut Personnel institué depuis 1956 ; ni aux conditions exigées par le droit musulman. Ce pseudo contrat ne repose que sur la lecture de la Fatiha et la présence de deux témoins, qui sont en général des amis des personnes concernées par l’union. Ce sont de jeunes frères religieux qui unissent les soi-disant époux. Ces derniers n’en parlent pas au sein de leurs familles qui sont loin d’être gagnées à cette forme d’union. Partant du fait qu’il soit illicite du point de vue de la charia, le mariage orfi ne peut être défendu par les courants islamistes.


Afrik.com : Pourquoi ces jeunes s’intéressent autant à cette pratique ? 


Dalenda Largueche :
 Les observations nous laissent croire que les jeunes ou étudiants qui s’y intéressent sont généralement issues de milieux conservateurs, généralement modestes ; ils se cachent derrière le voile religieux pour pouvoir entamer leurs rapports sexuels en dehors du lien du mariage réel et légal. C’est une version « Halal » de la liberté sexuelle que ces jeunes pratiquent avec la lecture de la Fatiha, ils se donnent une bonne conscience devant Dieu alors que d‘autres jeunes de milieux modernes assument leur liberté sexuelle.

 

Afrik.com : Le orfi ne nécessite pas de moyens financiers contrairement au mariage reconnu en Tunisie. Est-ce que certains jeunes ne se réfugient pas derrière ce contrat pour ne pas avoir à dépenser beaucoup d’argent ? 

Dalenda Larguèche : C’est aussi une réalité. Il est vrai que le mariage, surtout tel que le veut la manière tunisienne, est aujourd’hui très couteux avec tout ce que vit la société comme difficultés économiques. Mais le problème du mariage Orfi est ailleurs. Ce sont les femmes qui payent les pots cassés des abus de cette union. Il s’agit d’un dépassement de la loi aux dépens de la femme. C’est vraiment une régression par rapport aux droits dont disposent les Tunisiennes depuis 1956, dès l’aube de l’indépendance du pays ! Il est inquiétant pour la Tunisie que de jeunes femmes acceptent ce type de contrat ! Avec le nouveau contexte que connait le pays depuis la révolution, certains courants religieux qui prônent le retour à la charia peuvent se baser sur le recours d’une frange minime de la société à cette pratique pour remettre en cause le Code du Statut Personnel et de légaliser la polygamie et saper les droits des Tunisiennes. C’est bien là le véritable danger, surtout que le mariage orfi n’est pas seulement pratiqué par les jeunes, même s’il reste plus répandu dans cette catégorie sociale. En effet, des cas de ce mariage pratiqué par de moins jeunes se révèlent de jour en jour. Là, c’est plutôt des cas de bigamie ! L’époux est déjà marié et il prend « une deuxième épouse » par la pratique du orfi ! C’est la manière « halal » pour contourner la loi qui interdit la polygamie dans le pays.

 

Afrik.com : Est ce que le orfi peut finalement aboutir à un « vrai mariage musulman » ? 

Dalenda Larguèche : Comme toute relation amoureuse entre deux, elle peut aboutir à un vrai mariage. Mais là-encore faut-il que les hommes respectent leurs engagements. Ce qui est loin d’être toujours le cas, surtout que les jeunes femmes ne disposent d’aucun moyen juridique pour les y contraindre. Beaucoup de jeunes filles se retrouvent abandonnées par ces soi-disant époux. Certaines tombent enceintes et se font avorter. Je le redis encore une fois, les femmes sont celles qui souffrent le plus des conséquences néfastes de ce mariage imaginaire où tous leurs droits sont bafoués. La question qui m’inquiète : comment des femmes tunisiennes, après plus de 60 ans de droits en leur faveur, peuvent-elles accepter d’être entrainées dans un tel rapport de soumission sans la moindre garantie ?

source afrik


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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 01:21

 

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Sadok Chourou chez les salafistes

 

Sadok Chourou représentant d’Ennahdha dans la constituante, qui s’est démarqué par son discours anti-sit-inneurs, semble cautionner les agissements des salafistes, Saoudien Mohamed Moussa Cherif


C’est ce qui ressort d’une vidéo diffusée par le ‘‘Courrier de l’Atlas’’ et partagée par les internautes, reproduisant une discussion dans une mosquée à Msaken (Sousse), ville natale de Béchir Ben Hassen, un cheikh salafiste, entre des éléments salafistes, en présence de Sadok Chourou et du Saoudien Mohamed Moussa Cherif, un commandant de bord de la Saudi Airlines et prédicateur célèbre sur plusieurs chaînes salafistes.

Selon nos confrères du ‘‘Courrier de l’Atlas’’, cette rencontre suscite plusieurs interrogations, surtout après le discours de M. Chourou qui appelait à punir physiquement les grévistes et sit-inneurs.

Lors de la discussion religieuse, le Saoudien a appelé les salafistes à monter leur propre réseau de médias, car selon lui, «les journalistes sont des criminels», rapporte encore le ‘‘Courrier de l’Atlas’’. Pour notre Sadok Chourou national, «l’Humanité est divisée en trois catégories : les croyants, les mécréants (koffar) et les hypocrites», selon toujours la même source.

Ennahdha doit s’expliquer clairement, et sur sa position, et sur ses relations réelles avec ce courant idéologique qui commence à diviser la société tunisienne entre croyants et mécréants.

source kapitalis

 

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Chourou 

 

Un membre d'Ennahda suscite la controverse


 

 

Les propos tenus par l'un des dirigeants d'Ennahda ont ravivé le débat sur les limites de la liberté d'expression et le discours religieux en Tunisie.

 


[Houda Trabelsi] "Non aux fatwas pour le meurtre de manifestants", pouvait-on lire sur une banderole lors d'une récente manifestation en Tunisie.

[Houda Trabelsi] "Non aux fatwas pour le meurtre de manifestants", pouvait-on lire sur une banderole lors d'une récente manifestation en Tunisie.

La dernière controverse qui a vu le jour au sein de l'assemblée constituante en Tunisie est survenue après qu'un important membre d'Ennahda s'en fut pris aux participants à une manifestation en faveur du travail, citant un verset du Coran.

"Ceux qui ont coupé les routes et les voies ferrées, paralysé le travail dans les usines et les mines et mis le feu à des bâtiments publics en Tunisie au cours des derniers mois sont des poches d'apostasie qui cherchent à corrompre le pays", a déclaré Sadok Chourou devant l'assemblée, lundi 23 janvier.

Dans ce que certains ont qualifié d'appel au hadd (la punition de la charia) à l'encontre des manifestants, Chourou s'est référé au verset 5:33.

"Mais ceux qui guerroient contre Allah et ses Envoyés, semant sur Terre la violence, auront pour salaire d’être tués ou crucifiés, leur main et leur pied opposés seront tranchés, ou seront bannis de la terre. Tel sera leur salaire en ce monde. Dans l’Autre, ils auront pour eux le supplice grandiose", a déclaré Chourou, citant le Coran.

Ces propos ont suscité de nombreuses réactions de la part des défenseurs des droits de l'Homme et de l'opposition.

La Ligue tunisienne pour la défense des droits de l'Homme (LTDH) a accusé Chourou "d'incitation à la violence, au meurtre et à l'exil".

La Ligue a publié un communiqué, dont une copie a été envoyée à ce membre d'Ennahda, expliquant qu'elle "condamne fermement ces propos et les considère comme une incitation à répondre à ces manifestations par l'intimidation et la violence, plutôt que d'y répondre dans un esprit de dialogue et de respect de la loi".

La LTDH se dit "surprise par l'énoncé de propos aussi dangereux de la part d'un représentant du peuple et devant les yeux et les oreilles du président et des membres de l'assemblée nationale constituante", affirme ce communiqué.

Chourou a répliqué, parlant d'une "exagération des médias" dans leur affirmation que le fait de citer un verset du Coran pourrait inciter à la haine.

"Le Mouvement Ennahda s'en tient à son autorité et au discours islamiques, qui constituent l'un de ses avantages et de ses principes fondateurs", a-t-il poursuivi.

Il a indiqué qu'il faisait référence à ceux qui perturbent l'économie et n'appelait en aucun cas à appliquer le hadd contre les manifestants.

Mais ses explications n'ont pas réussi à rassurer nombre de ses détracteurs.

La porte-parole du Parti du travail, d'obédience communiste, Hamma Hammami a déclaré à Magharebia : "Ce qu'a fait Sadok Chourou en citant ce verset est de monter l'opinion publique contre les manifestants en utilisant la religion pour les classer comme des ennemis de Dieu et de son Prophète."

La lecture de ce verset par Chourou est "une fausse lecture, utilisée à très mauvais escient par lui pour parler des sit-ins et des manifestations, qui n'étaient pas en cours au moment de la révélation de ce verset du Saint Coran", selon Mohamed Talbi, docteur en théologie.

"Le discours de Chorou mélange politique et religion", ajoute-t-il.

"Utiliser le Coran pour justifier la nouvelle dicature est dangereux et nous entraînera vers ce qui aura en fin de compte des conséquences dramatiques", a déclaré pour sa part Monia Mezni, 45 ans, à Magharebia.

"L'appel à l'application de la loi islamique, de manière déformée, renvoie la Tunisie à une nouvelle forme de dictature, rien de plus", a déclaré Maya Shayeb.


D'autres ont défendu ce membre d'Ennahda.


"Quand j'ai entendu les paroles de cheikh Chorou citant ce verset, j'ai réellement pris conscience du fait qu'il y avait eu une révolution et un réveil islamique dans notre Tunisie bien-aimée", a déclaré Murad Falis, 33 ans.

Lotfi Zitoun, conseiller auprès du Premier ministre Hamadi Jebali, a expliqué quant à lui que les paroles de Chourou ne devaient pas être prises "au sens littéral".

"Il estime que ces sit-ins font du tort à l'économie", a-t-il déclaré. "Cet homme a passé plus de vingt ans en prison et a été interdit de parole pendant seize ans en détention solitaire, il a le droit de dire ce qu'il souhaite, bénéficie de l'immunité en tant que membre de l'assemblée constituante, et ne peut être jugé sur ses intentions."

Il a ajouté qu'Ennahda n'avait "pas appelé à appliquer le haddcontre quiconque".

Chourou avait été le secrétaire général d'Ennahda de 1988 à 1991. En 1992, il avait été condamné à la prison à vie pour avoir tenté de renverser le régime de Ben Ali. Ayant par la suite bénéficié d'une réduction de peine, il avait été libéré en octobre 2010

par Houda Trabelsi

source magharebia

 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 15:14

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توافدت قوافل المساعدات و الإعانات من مختلف الجمعيات في محاولة للتخفيف من وطأة الوضع المتردّي الذي يعيشه أهالينا في تالة, و الذي يقوم بمثل هذا العمل لابد أن يحمل قلبا كبيرا يضخ حبا ومودة وعطفا وإنسانية لكل الناس، لكن إلى متى سنبقى تعوّل على مثل كذا مساعدات خاصة إذا علمنا أن المشكلة في تالة ليست في كوننا نعيش الفقر و الجوع و البرد فكل هذا تعوّدنا عليه منذ القديم المشكلة الحقيقية تكمن في تنمية  تلبي احتياجات المجتمع حاضرا  ودون المساس بقدرة الأجيال القادمة.

مشكلة تالة هي أنها عانت من نظم ديكتاتورية عمّقت الأزمات و كـرّست مقولات:

 " لا تجوّعوهم ولا تشبعوهم " مشكلتنا في أننا نعيش ضمن عدم توازن بين الجهات، تالة غنية بثرواتها و برجالها و بأفكار قادرة على الاستنباط و سواعد منفّذة 

      Merci Fadhel et bon courage pour vos interventions à Thala ! 

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