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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 02:15

Mustapha Saïd, jeune non voyant dont la sensibilité offre à cette chanson une portée universelle dépassant de loin la tristesse, la joie, les victoires comme les défaites vécues sur Place Tahrir … Sa voix et son lien délicat avec le l'oud me font chaud au cœur et éclairent ma solitude d’un bouquet de lumières… Merci Mustapha !  Noureddine


        قصيدة تميم البرغوثي  بعنوان يا مصر هانت وبانت. بسبب الحداث التي تحصل في الساحة المصرية

مصطفى سعيد - يا مصر هانت وبانت


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Avec Ahmed fouad Najm
 

Sur la fameuse Place Tahrir 


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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 01:47

L’intégration économique otage des contraintes géopolitiques

 Le Grand-Maghreb face à la nouvelle donne régionale

 

 


Zoubir Yahia, professeur en relations internationales et directeur de recherche en géopolitique à Euromed Management, affirme qu’«il y a des possibilités, mais il y a trop de flou en ce moment pour s’attendre à ce qu’il y ait des changements». La dernière visite du président Bouteflika en Tunisie pour assister à la commémoration de la première année de la chute de Ben Ali où celle effectuait la semaine dernière par le ministre des Affaires étrangères marocain en Algérie «donnent l’impression qu’il existe une volonté de changement, mais ce n’est pas la première fois qu’il y a de tels mouvements» qui sont davantage révélateurs d’«une politique des petits pas». Si l’arrivée des islamistes au pouvoir est une certitude dans les pays précédemment cités, on ne peut pas en dire autant pour les perspectives de l’UMA dans ce contexte, car il reste encore «des inconnus», selon M. Yahia.
Bien que des changements soient intervenus dans certains pays du Maghreb avec l’arrivée au pouvoir des islamistes en Tunisie, au Maroc et en Libye, une relance de l’Union maghrébine, qui aboutirait à une intégration économique de la région, est encore peu probable, de l’avis des experts nationaux et étrangers.

«La situation libyenne n’est pas superbe, il existe encore une instabilité qui pose un problème sécuritaire aux frontières non seulement pour l’Algérie, mais aussi pour la Tunisie, il y a les législatives qui vont avoir lieu en Algérie et on ignore si l’arrivée du PJD au Maroc va changer la donne». Sans compter, ajoute-t-il, qu’il «reste beaucoup de problèmes à régler : le Sahara occidental, mais aussi la réouverture des frontières algéro-marocaine et sous quelles conditions». Pour Didier Billion, directeur des publications de l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS), «aujourd’hui, on est dans une nouvelle configuration politique, mais ce n’est pas le caractère islamiste ou pas de ceux qui se retrouvent aux affaires dans certains pays du Maghreb qui va modifier fondamentalement la question ;  les contraintes géopolitiques dépassant largement les référents idéologiques».

Il s’agit, selon lui, de savoir si les nouvelles équipes au pouvoir «ont plus de volonté politique indépendamment de leur affiliation idéologique à tenter de se rapprocher avec leurs voisins pour construire un certain nombre de projets communs». Or, «personne ne peut répondre à cette question parce qu’on est encore dans des problèmes de transition», mais «peut-être que l’initiative peut venir de l’Algérie qui elle connaît une stabilité plus affirmée que les autres pays de la région». Autant d’incertitudes qui laissent à penser que les solutions politiques aux marasmes de l’UMA devront encore attendre, reléguant au second plan l’objectif d’une intégration économique. Car loin des discours officiels, la réalité est tout autre.

 

Chacun pour soi…

Dans un livre intitulé L’Algérie et le Maroc : Quelles convergences économiques, Camille Sari, docteur en sciences économiques, note que le Maghreb est la seule région au monde qui ne connaît pas de construction régionale et où le commerce intra-maghrébin est insignifiant. Forts de leurs propres atouts économiques (l’énergie pour l’Algérie et la Libye, l’agriculture et le phosphate pour le Maroc, le tourisme et les services pour la Tunisie), les pays du Maghreb semblent très bien s’accommoder de l’absence d’un marché commun.  

«Pour le moment, chacun pense qu’il peut s’en sortir seul», estime le professeur Yahia pour qui l’intégration est néanmoins «nécessaire» au vu des «pertes considérables» pour les pays en termes de croissance. Selon la Banque mondiale, le coût du non Maghreb coûte à la région un à deux points de croissance.  Selon cette institution l’intégration maghrébine pourrait accroître le PIB réel par habitant en Algérie, au Maroc et en Tunisie de respectivement 34, 27 et 24% entre 2005 et 2015.

Cela sans compter qu’un marché intégré «attirerait beaucoup plus les investisseurs étrangers que les pays pris individuellement», pense M. Yahia. C’est d’autant plus vrai, explique-t-il, que pour l’instant, les économies maghrébines sont à la peine : l’économie tunisienne a été fragilisée avec la chute de Ben Ali et la baisse des recettes du tourisme, en Libye c’est l’instabilité politique, alors que l’Algérie reste à la merci du pétrole et avec 47 milliards de dollars d’importations comme l’année dernière ça peut être une catastrophe comme en 1986 si les prix baissent.

 

Une monnaie commune pour faciliter les échanges

Pour Camille Sari, l’intégration économique maghrébine est un moyen de «gagner en indépendance économique». Pour y arriver, il considère «indispensable de créer une union douanière» afin que le libre-échange soit de mise à l’intérieur des frontières de l’UMA et que les entreprises maghrébines ne payent pas de droits de douane.
Il propose dans un second temps de mettre en place une monnaie commune le «dinrham» (contraction des mots dirham et dinar) qui cohabiterait avec les monnaies nationales.Son rôle est de faciliter les échanges de biens, de services et de capitaux sans altérer le droit de battre monnaie de chaque Etat. L’objectif est de passer d’un taux des échanges entre pays du Maghreb de 2% à 40%, ce qui est la moyenne des échanges au sein des zones économiques internationales.

Les islamistes seront-ils plus enclins à jouer la carte de l’intégration économique au-delà des clivages politiques ? Rien n’est moins sûr. Pour l’ancien diplomate algérien Abdelaziz Rahabi, «le courant islamiste au Maghreb n’a pas encore une doctrine économique claire sur le plan interne et des réponses aux vrais problèmes posés par le démantèlement tarifaire contenu dans les accords d’association avec l’Union européenne, l’adhésion à l’OMC ou encore la zone le libre-échange arabe». Il n’est d’ailleurs pas exclu, selon lui, «que les islamistes reproduisent le discours des années soixante sur le Maghreb des peuples dans une première phase avant de passer au libre commerce dans une deuxième phase pour revenir à la case départ dans 4 ou 5 années». Quant à l’Algérie, «faute de débat national, on risque de payer, encore une fois, le coût du dogmatisme qui a marqué notre politique maghrébine depuis les années quatre-vingt», estime M. Rahabi.    

source elwatan

 

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Alger la blanche ... 


 

 

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امازيغ تونس الاحرار


 

يبدو ان السلاح الاخير لبعض الاطراف السياسية هو الركوب على الحركة الامازيغية في تونس فتقوم باستعمالها في خدمتها بتصريحات معادية للامازيغية من الامازيغ انفسهم لشل النشاط الامازيغي في تونس وبث البلبلة داخل الجمعيات الناشطة في الثقافة الامازيغية وهذا ما جاء في تصريح اليوم في صحيفة "الضمير" التونسية حيث صرح بعض الناشطين يتهمون فيها النشاط الامازيغي وجمعية الثقافة الامازيغية في تونس ويتبنون مواقف الاسلاميين العروبيين بتوجيه تهم العمالة والاجندات الخارجية واثارة نعرة الاقليات وهي تهم تقليدية بالية يستعملها المبتدؤون في ضرب الامازيغية.ويبدو ان هؤلاء لم يستوعبوا الدرس حتى بعد الانتخابات ومازالوا منخرطين في لعبة الربيع العربي القذرة ويصرحون بانهم امازيغ ومدافعين عن الثقافة الامازيغية.قلتها ونزيد نقولها تونس امازيغية من شمالها الى جنوبها ناطقين وغير ناطقين والي يعتقد انو الامازيغية محصورة في الناطقين راهو غالط على طول وراهي الامازيغية ماهياش زراوة وتمزرط ودويرات وشنني وجربة اكاهو وبالتالي فالحديث عن اقلية امازيغية في تونس مقابل اغلبية عربية هو طرح غربي انكشف منذ زمان وكذلك لعبة الاستباق بتوجيه تهم العمالة والاجندات الخارجية اصبحت ورقة محروقة و كان ثم شكون من الناطقين يدعي انو امازيغي اكثر من غيرو الي موش ناطق راهو غالط وزادة كان هو راضي بالذل والحقرة ومايطالبش بحقو هو حر اما مايمليش مواقفوا على غيرو لانو الامازيغية في تونس ماهياش ملك حتى حد.

 

لأول مرة في تاريخ المغرب تنظم مسابقة لاختيار ملكة الجمال لعام 2012، ومن المفارقات أن أو مسابقة لاختيار ملكة لجميلات المغرب تجري في عهد أول حكومة يرأسها الإسلاميون. وهم نفس الإسلاميين الذين اعترضوا على تنظيم مثل هذه المسابقة بداية الألفية الحالية، ونظموا وقفة احتجاجية أمام الفندق الذي كان سيحتضن الحفل في مدينة الرباط.

حفل تنظيم مسابقة اختيار ملكة جمال المغرب سيجري بمنتجع سياحي بمدينة الجديدة الشاطئية، ولحد الآن لم يصدر أي رد فعل عن الإسلاميين الذين يرأسون الحكومة، كما أن الجريدة الناطقة باسمهم "التجديد" والتي كانت تتخذ من مثل هذه المناسبات مواضيع للانتقاد والمعارضة تغاضت عن الحدث وكأنه ليس ذي موضوع بالنسبة لمحرريها.

وبحسب المنظمين فإن نحو 2491 شابة من ثمانية مدن كبيرة شاركن في المسابقة، سيتم اختيار 12 منهن من قبل لجنة التحكيم، و5 يختارهن الجمهور عبر رسائل الهاتف القصيرة. وسوق يعتمد اختيار ملكة جمال المغرب من بينهن بالإضافة إلى أربع وصيفات لها، من طرف لجنة التحكيم ورسائل الجمهور عبر رسائل الهاتف القصيرة، على مقاييس ترتبط بقوة شخصية المشاركات، وجمالهن وأناقتهن، وحضور بديهتهن، بالإضافة إلى عناصر المعرفة والثقافة، وحسن اللباقة والكياسة.

source lakome

 

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Le Maroc va enfin avoir sa Miss !

Pour la première fois de son histoire, le Maroc va élire sa Miss nationale à El Jadida ce samedi soir.

 

C'est un titre qui, bizarrement, ne figurait pas encore au patrimoine culturel du Royaume des... gazelles raffinées. Cette ineptie va enfin être réparée ce samedi. Le concours de beauté le plus réputé du monde va se décliner au Maroc. Et pour la première de son histoire, le pays va élire sa Miss. Organisé par « Night Star Maroc », détenteur de la marque « Miss Maroc », la cérémonie va se dérouler au Mazagan Beach Resort d’El Jadida. « Nous travaillons sur le projet depuis deux ans maintenant et le but est de redorer l'image de la femme marocaine et maghrébine en général », a expliqué Naamane Touimer, un des organisateurs de l'événement.

Cliquez ici !

Sortir du complexe de Miss France

« Le but est de trouver une femme qui puisse représenter le Maroc à sa juste valeur et sortir du complexe de Miss France, qui est invitée systématiquement à toutes les occasions que ce soit pour un défilé, un dîner de gala, ou une table ronde lors de la Journée de la femme... », poursuit Naamane Touimer.

Pour ce faire, un casting grandeur nature a été lancé le 5 décembre dernier afin de dénicher les perles rares du Royaume. De Tanger à Agadir, en passant par Casa, Rabat et Marrakech, les équipes du concours ont évalué plusieurs milliers de candidates (2.491 inscrites exactement), avec pour critères essentiels le charme bien sûr, l'intellect et  le raffinement.

Une voiture, une parure et un voyage à gagner

Samedi soir, elles seront dix-huit candidates à la couronne. Dix-huit jeunes femmes marocaines, âgées de 18 à 25 ans, qu'il a fallu « former » au protocole, aux règles de savoir-vivre, à l'élégance aussi (savoir se tenir, marcher...) Au programme de la cérémonie diffusée en direct sur une chaîne locale : défilé en robe du soir, en costumes régionaux, en tenues de ville et l'interview par l'animateur des 12 Miss sélectionnées, puis des cinq Miss restantes (*).

Et un agenda déjà bien rythmé pour la gagnante puisque « Miss Maroc 2012 » (qui remportera une voiture, une parure, un voyage aux Seychelles et un salaire de cadre pendant un an) sera l'invitée d'honneur de la prochaine Journée de la femme, reçue par l'Ambassadeur des Seychelles pour discuter du tourisme marocain au sein de l'île, et attendue à Dubaï sur un événement où le Maroc est à l'honneur. Prévu sur un contrat de 30 ans, ce concours va enfin permettre au Maroc de véhiculer à l'étranger une nouvelle image. Plus douce, plus féminine. Un visage et un sourire que l'on imagine, d'avance, rayonnant.

source francesoir.

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 19:55

A l'ONU, la Russie et la Chine opposent leur veto à une résolution sur la Syrie

 

L'ambassadeur chinois à l'ONU, Li Baodong, samedi 4 février à New York.

L'ambassadeur chinois à l'ONU, Li Baodong, samedi 4 février à New York.REUTERS/ALLISON JOYCE

Pour la deuxième fois en quatre mois, la Russie et la Chine, membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, ont opposé leur véto à un projet de résolution condamnant la répression en Syrie et demandant le départ du président syrienBachar Al-Assad. Le texte, calquée sur le plan de sortie de crise de la Ligue arabe, a reçu le soutien des treize autres membres du Conseil.

L'ambassadeur français Gérard Araud a dénoncé ce "double veto", parlant de"triste jour pour ce Conseil, pour les Syriens et pour les amis de la démocratie". Rappelant les "massacres" de Hama en 1982, sous la présidence de Hafez Al-Assad, et ceux de Homs la nuit dernière, il a ajouté : "l'horreur est héréditaire à Damas".

L'ambassadrice américaine Susan Rice s'est dite "dégoûtée" par l'attitude de la Russie et de la Chine et a prévenu que "toute nouvelle effusion de sang sera de leur responsabilité". Son homologue britannique, Mark Lyall, s'est dit "consterné".

L'ambassadeur russe Vitali Tchourkine a justifié son geste en prétextant que le projet de résolution était "déséquilibré" et "ne reflétait pas la réalité de la situation en Syrie", accusant les Occidentaux d'avoir manqué de "souplesse" dans les discussions. L'ambassadeur chinois Li Baodong a fait valoir que la résolution n'aurait pas aidé au dialogue politique et que Pékin était "d'accord avec les amendements" russes.

A HOMS, UN DES "PLUS GRANDS MASSACRES" DEPUIS MARS

Ce vote intervient au lendemain d'une attaque militaire contre la ville de Homs oùplus de 200 personnes, dont une centaine de femmes et d'enfants, ont été tuées.L'opposition syrienne accuse le régime d'avoir mené cette attaque particulièrement sanglante, alors que Damas affirme que l'opposition en est responsable dans une tentative d'influencer le vote à l'ONU, évoquant "une guerre d'information hystérique".

Le photojournaliste Mani, présent à Homs pour Le Monde, raconte ce qu'il a vu dans le quartier de Khaldiyé, frappé par plusieurs obus tirés, selon des témoins, depuis des quartiers contrôlés par les forces loyalistes.

>> Lire le reportage A Homs, des témoins parlent d'un des "plus grands massacres" depuis mars

OBAMA DEMANDE LE DÉPART D'AL-ASSAD

Alors que les tractations diplomatiques avaient encore lieu, plusieurs pays occidentaux ont eu des mots très durs contre le régime de Bachar Al-Assad. La France a  accusé Damas d'avoir "franchi un pas supplémentaire dans la sauvagerie", la Grande-Bretagne a fustigé "le cynisme sans pitié du président Assad" alors que le président américain Barack Obama a accusé Damas d'avoir"assassiné" des civils, évoquant des "attaques abominables" et exigeant le départ de Bachar Al-Assad. Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a jugé que "le massacre de Homs est un crime contre l'humanité" et que "ses auteurs devront en répondre".

La Russie, qui s'est toujours opposée à une résolution demandant le départ préalable de Bachar Al-Assad, a indiqué, samedi, que son ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, se rendra mardi en Syrie pour rencontrer le président syrien afin de "trouver une issue politique au conflit". M. Lavrov avait prévenu dans la matinée que le projet de résolution ne convenait "absolument pas" à la Russie dans un entretien à la télévision russe Rossia. "Si (les Etats-Unis) veulent encore un scandale au Conseil de sécurité, on ne peut pas les arrêter", avait-il mis en garde.

Selon des diplomates cités par l'AFP, la Russie a tenté dans les dernières heures d'affaiblir encore la portée du texte examiné à l'ONU par des modifications de vocabulaire, en minimisant les exactions du régime syrien ou le soutien du Conseil aux décisions de la Ligue arabe, et en condamnant l'opposition syrienne au mêmetitre que le régime pour les violences. Des demandes jugées "inacceptables" par les Etats-Unis.

source lemonde

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روسيا والصين تستخدمان "الفيتو" في مجلس الأمن ضد مشروع قرار يدين سوريا

استخدمت روسيا والصين حق النقض " الفيتو" في مجلس الأمن لإحباط مشروع قرار يدين القمع في سوريا.

وصوت لصالح مشروع القرار الذي تقدمت به الدول الأوروبية والجامعة العربية 13 عضوا من أعضاء مجلس الأمن ولكن روسيا والصين استخدما حق الفيتو للمرة الثانية لإحباط مشروع القرار.

يذكر أن روسيا والصين استخدمتا حق الفيتو في الخامس من أكتوبر / تشرين الأول الماضي لإحباط مشروع قرار مماثل.

وقال مندوب المغرب لدى الامم المتحدة محمد لوليشكي الذي لعبت بلاده دورا أساسيا في صياغة القرار "اود التعبير عن خيبتنا واسفنا الكبيرين" للفيتو الروسي والصيني.

أما مندوب فرنسا جيرار آرو فقد ندد بالفيتو المزدوج" واعتبر أن اليوم "يوم حزين لهذا المجلس وللسوريين ولأصدقاء الديمقراطية".

وكان الرئيس الأمريكي باراك أوباما قد حث مجلس الامن الدولي قبل التصويت على الوقوف في وجه ما وصفه "بالوحشية المستمرة للرئيس السوري بشار الأسد".

وقال أوباما في بيان إن الهجوم على مدينة حمص "هجوم يصعب وصفه" وجدد دعوته للأسد إلى التنحي عن السلطة.

وكان دبلوماسيون غربيون قد أعلنوا قبل جلسة التصويت أن دول الغرب مصممة على التصويت لصالح مشروع قرار يدين القمع في سوريا.

وجاء قرار روسيا بالتصويت ضد القرار بعد ان رفض مسؤولون امريكيون واوروبيون سلسلة من التعديلات التي طالبت بها روسيا لمسودة القرار.

فضيحة

وفي المقابل، صرح مندوب روسيا لدى مجلس الأمن فيتالي تشوركين بأن مشروع القرار حول سوريا "لم يكن متوازنا".

وقال تشوركين ان النص "يدعو الى تغيير النظام مشجعا المعارضة على السعي للسيطرة على السلطة" ويوجه "رسالة غير متوازنة الى الطرفين" النظام والمعارضة مؤكدا انه "لم يكن يعكس واقع الوضع في سوريا".

وأشار تشوركين إلى بعض التعديلات التي طالبت موسكو بادخالها على النص في اللحظة الأخيرة واتهم الغربيين بعدم ابداء "مرونة" في المفاوضات.

وكان وزير الخارجية الروسي سيرجي لافروف قد أكد معارضة بلاده لمشروع قرار دولي يدين سوريا، وقال "إذا كان الغرب يريد فضيحة أخرى في مجلس الأمن فلن نستطيع إيقافهم"، وأضاف "مشروع القرار لا يناسبنا أبدا، وآمل أن لا يطرح للتصويت".

وقال لافروف إنه اقترح تعديلات على مشروع القرار، وأضاف أنه "يأمل ألا يطغى التحيز على صوت العقل".

وقد أعلن لافروف أنه سيتوجه إلى دمشق الثلاثاء للقاء الرئيس السوري بشار الأسد.

ونقلت وكالات الأنباء الروسية عن لافروف قوله "بطلب من الرئيس الروسي سأتوجه إلى دمشق للقاء الرئيس بشار الاسد برفقة ميخائيل فرادكوف رئيس اجهزة الاستخبارات الخارجية الروسية".

وأضافت وكالات الأنباء أن "لافروف سيسعى خلال زيارته إلى دمشق إلى ايجاد حل سياسي للنزاع".

ردود فعل

من جانبه اتهم وزير الخارجية البريطاني وليام هيغ روسيا والصين بـ"التخلي" عن الشعب السوري بفرضهما الفيتو على قرار في مجلس الامن الدولي يدين القمع الدامي في سوريا.

وقال هيغ "إنهما يتخليان عن الشعب السوري ويشجعان نظام الرئيس بشار الأسد الوحشي على ارتكاب المزيد من المجازر مثلما حصل في حمص في الساعات الـ24 الأخيرة".

أما الأمين العام للامم المتحدة بان كي مون فقد ندد بالفيتو الروسي والصيني معتبرا أنه "يقوض" الأمم المتحدة.

مسؤولية

وكانت وزيرة الخارجية الامريكية هيلاري كلينتون قد أعلنت أن الوقت قد حان ليتحرك مجلس الامن "بحزم" حيال سوريا معتبرة في ان استخدام الفيتو على مشروع قرار يدين سوريا يعني "تحمل مسؤولية" ما يجري في هذا البلد.

وجاءت تصريحات كلينتون تزامنا مع رفض روسيا والصين التصويت لصالح قرار إدانة سوريا في مجلس الأمن.

وأقرت كلينتون بأنه لم يكن بالامكان تسوية الخلافات في وجهات النظر مع روسيا والصين بهذا الشأن.

حمص

ميدانيا قالت المعارضة السورية إن القوات الحكومية قصفت بعنف مدينة حمص مساء الجمعة ما أسفر عن مقتل 200 شخص على الأقل الأمر الذي نفته الحكومة السورية واعتبرته " حملة دعائية " من قبل المعارضة.

ويقول مراسل بي بي سي بول وودز في محيط مدينة حمص إن عناصر ما يسمي "الجيش السوري الحر" يخططون لشن هجوم على القوات السورية ردا على قصف المدينة.

وأضاف المراسل أن مسلحي المعارضة يحاولون الدخول إلى المدينة من الشوارع الخلفية، حاملين إمدادات طبية لإغاثة المصابين.

وأوضح مراسلنا أن المدينة شهدت تشييع جنازات ضحايا القصف.

ريف دمشق

في هذا الأثناء، ذكر المرصد السوري لحقوق الإنسان إن 12 مدنيا قتلوا وأصيب ثلاثون آخرون السبت برصاص قوى الأمن السورية خلال تشييع قتلى في مدينة داريا بريف دمشق.

وكان المرصد قد أعلن مقتل 16 مدنيا في داريا ومزرعة قرب بلدة رنكوس ومدينة دوما في ريف دمشق وحي المرجة بمدينة حلب.

واضاف "كما استشهد طفلان اثر انفجار عبوة ناسفة امام المركز الثقافي في بلدة كفر تخاريم بمحافظة ادلب".

وتحدث المرصد ايضا عن "مقتل خمسة منشقين في ريف دمشق ومحافظة حمص".

سفارات

من ناحية أخرى اقتحم محتجون سفارات سوريا، من بينها السفارة السورية في برلين، حيث قام 20 شخصا باقتحامها مساء الجمعة وأتلفوا بعض المحتويات، حسب مصادر الشرطة.

وعرض التلفزيون الألماني صورة لعلم المعارضة يتدلى من إحدى نوافذ السفارة وكتابات مناهضة للنظام على جدران المبنى.

وتجمع نحو 150 شخصا أمام السفارة السورية في لندن في ساعة مبكرة من صباح السبت، واعتقلت الشرطة خمسة أشخاص بسبب دخولهم المبنى.

واقتحم محتجون السفارة السورية في القاهرة وحطموا الأثاث وأضرموا النار في أجزاء من المبنى.

وحاول معارضون سوريون غاضبون اقتحام القنصلية السورية في اسطنبول، لكنهم ووجهوا بقوات الأمن التركية التي اعتقلت بعضهم، وهم حاليا قيد التحقيق.

 

source bbc

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 La Russie et la Chine posent leur veto au vote à l'ONU

 

Les réactions politiques virulentes se multiplient envers les deux puissances et le régime syrien.

En octobre 2011, Moscou avait opposé son veto à des sanctions contre Damas au Conseil de Sécurité de l'ONU. (STAN HONDA / AFP)

La Russie et la Chine ont opposé leur veto samedi 4 février au Conseil de sécurité de l'ONU à un projet de résolution condamnant la répression sanglante en Syrie.

Ce projet de résolution, qui a été soutenu par les 13 autres pays du Conseil, exprimait un "soutien" au plan de règlement de la Ligue arabe et dénonçait les violations des droits de l'homme commises par le régime syrien. C'est la deuxième fois que Moscou et Pékin bloquent ainsi un texte sur la Syrie.

Un peu plus tôt, le ministre syrien de l'Information, Adnane Mahmoud, accusait l'opposition d'avoir pilonné la ville de Homs (centre), pour tenter d'influencer le vote d'une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU contre la répression en Syrie.

"Les informations (...) sur un pilonnage par l'armée syrienne de quartiers à Homs sont fausses et sans fondement. Elles interviennent dans le cadre d'une guerre d'information hystérique (...) en prévision d'une réunion au Conseil de sécurité de l'ONU", affirme le ministre.

Hillary Clinton veut "agir avec force"

Suite à cette décision, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a déclaré qu'il était temps pour le Conseil de Sécurité d'"agir avec force" vis à vis de la Syrie. Pour elle, ce veto revient pour la Chine et la Russie à "endosser les responsabilités" des violences commises à Homs.

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague accuse la Russie et la Chine d'avoir "abandonné" le peuple syrien en opposant leur veto au Conseil de sécurité de l'ONU à un projet de résolution condamnant la répression sanglante en Syrie.

Le chef de la diplomatie française Alain Juppé estime quant à lui que les autorités syriennes ont "franchi un pas supplémentaire dans la sauvagerie" lors des bombardements de la nuit du 3 au 4 février, où 260 personnes auraient trouvé la mort.  Il évoque "l'urgence que le Conseil de sécurité des Nations unies sorte de son silence pour dénoncer les auteurs de ce crime et ouvre la voie à la mise en oeuvre du plan politique de la Ligue arabe".

Obama et "l'assassin" al-Assad

Le président américain Barack Obama accuse Bachar al-Assad d'avoir "assassiné des civils" dans ces "attaques abominables". "Assad doit arrêter tout de suite les tueries et les crimes contre son propre peuple, il doit quitter le pouvoir et permettre la mise en place immédiate d'une transition démocratique", indique-t-il dans un communiqué.

"La communauté internationale doit reconnaitre et appuyer le droit du peuple syrien à la liberté, à la sécurité, et au choix de son avenir politique (...) Ceux qui freineraient l'adoption d'une telle résolution prendraient une lourde responsabilité devant l'histoire", a encore affirmé Alain Juppé, estimant que "le massacre de Homs est un crime contre l'humanité" et que "ses auteurs devront en répondre".

Le chef de la diplomatie russe ira à Damas mardi

Le ministre russe des Affaires étrangères a de son côté annoncé qu'il ira mardi à Damas pour rencontrer le président syrien Bachar Al-Assad.

Quelques heures plus tôt, Sergueï Lavrov avait prédit "un scandale" à l'ONU en cas de vote du projet de résolution examiné aujourd'hui par les membres du Conseil de sécurité de l'ONU. Ce projet "ne convient absolument pas" à la Russie, a-t-il ajouté dans un entretien à la chaîne russe Rossia.

Sergueï Lavrov a par ailleurs souligné qu'il avait envoyé vendredi à la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton les changements à ce projet souhaités par Moscou. "J'espère que (le projet) ne sera pas soumis au vote", a-t-il déclaré.

Intervenant ensuite à la Conférence sur la Sécurité de Munich, le ministre russe a toutefois fait savoir :

« Je ne dis pas que cette résolution est vouée à l’échec (…). Je vais en parler de nouveau avec Mm Clinton »

Les ambassades syriennes attaquées

L'Allemagne a de son côté appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à "condamner" les violences du régime syrien. La Turquie estime quant à elle que l'ONU devait prendre "une position claire" à ce sujet par la voix de son chef de la diplomatie, Ahmet Davutoglu.

Les incidents survenus à Homs "sont une grande source d'inquiètude pour nous (...) d'autant plus que ces événements sont devenus une routine" en Syrie, a indiqué le ministre turc dont le pays a rompu avec son ancien allié syrien. Davutoglu estime que si le Conseil de sécurité échoue de nouveau à adopter une résolution sur la Syrie, cette situation pouvait "donner à la Syrie le message erroné que les violences peuvent perdurer".

A l'étranger, les violences à Homs ont suscité la colère de nombreux Syriens qui s'en sont pris à leurs ambassades, notamment au Caire où ils ont envahi les locaux à l'aube, saccagé le bâtiment et mis le feu au rez-de-chaussée.

A Koweït, les autorités ont procédé à une quarantaine d'arrestations quand des centaines de Syriens et de militants koweïtiens en colère ont pris d'assaut l'ambassade.

A Athènes et Londres, des manifestants ont pénétré dans l'ambassade syrienne.

source tempsreel.nouvelobs

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 08:35

 

 

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Thala,  janvier 2012

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 06:08

105 morts, des centaines de blessés dans des tirs de mortier à Homs

Des tirs de mortier ont fait au moins 105 morts et des centaines de blessés dans la nuit de vendredi à samedi à Homs, une ville du centre de la Syrie, a affirmé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). « C’est un véritable massacre », a déclaré le directeur de l’OSDH, Rami Abderrahman, en réclamant« l’intervention immédiate » de la Ligue arabe. Selon lui, le bilan à Homs était susceptible de s’alourdir car beaucoup de blessés étaient dans un état grave.

De plus, toujours selon l’OSDH, deux civils ont été tués vendredi soir à Rastan, dans la banlieue de Damas, et huit déserteurs ont été tués dans divers endroits de la Syrie. Ces informations portent à plus de 150 le nombre des morts comptabilisés en Syrie par l’OSDH depuis le début de la journée de vendredi.

source ouest-france

 

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Homs, la nuit dernière

 

 

 

 

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Le bilan s’alourdit à Homs. 200 morts et plus de 700 blessés cette nuit

 

Les comités de coordination de la révolte syrienne revoit à la hausse le bilan du pilonnage de Homs par les forces du régime. Désormais, les bombardements, qui se poursuivent sans discontinue, ont fait 200 morts et plus de 700 blessés. Ce bilan pourrait encore s’alourdir d’autant plus que de nombreux blessés, ne sont pas secourus, risquent de succomber à leurs blessures ou aux hémorragies. Les cadavres sont entassés dans les rues et sous les décombres. Assad semble tenir sa promesse : faire oublier la criminalité de son père.

source mediarabe

 

 

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Malgré les tortures et la répression, la mobilisation ne faiblit pas

Photo d'archives EPA

 

 

Alors que la repression s'intensifie encore, les militants anti-régime ont appelé à manifester "par millions", ce vendredi en Syrie, pour marquer le 30e anniversaire du massacre de Hama, qui avait fait entre 10.000 et 40.000 morts en 1982, époque où le pays était tenu par Hafez al-Assad, père de l'actuel président. Depuis ce vendredi matin, ces manifestations ont déjà fait plusieurs victimes : un manifestant a été tué et trois autres ont été blessés par les forces de sécurité. Plus au nord, dans la région d'Idleb, deux enfants ont été tués par l'explosion d'un engin pendant que deux civiles étaient tués par balles à Rankous, ville toujours assiégée près de Damas. L'organisation humanitaire Human Rights Watch dénonce pour sa part de très nombreux cas de torture sur des enfants d'à peine treize ans.

Sous le slogan "Hama, pardonne-nous", les militants ont demandé aux Syriens de sortir en masse pour honorer les dizaines de milliers de morts fauchés par la répression d'un soulèvement des Frères musulmans dans cette ville du centre de la Syrie par le régime de Hafez al-Assad, père de l'actuel président. Les manifestants étaient appelés à s'habiller en noir, selon la page Facebook "The Syrian Revolution 2011", l'un des principaux acteurs qui animent la révolte contre le président Bachar al-Assad depuis le 15 mars 2011.

 

 

 

gare

 

 

 

- A Hama, ce vendredi matin, dans le cadre de ces manifestations, une personne a été tuée et deux autres blessées par les forces du régime qui tiraient pour disperser la foule.

 

- Dans la région d'Idleb (nord-ouest), deux enfants ont également été tués par l'explosion d'un engin près du centre culturel de Kafartakharim. Et à Rankous, ville toujours assiégée près de Damas, deux civils ont été tués par balles à l'aube dans des fermes.

 

- D'autres manifestations étaient organisées un peu partout pour commémorer ce 30e anniversaire et pour dénoncer encore un peu plus le pouvoir en place. Les forces de l'ordre ont ainsi tiré sur les manifestants à DeraaJassem etNawa, où huit civils ont été blessés.

 

- Dans le quartier de Nahr Aiché à Damas, ainsi qu'à Homs, des manifestations étaient également organisées en hommage à Hama, et comme chaque vendredi depuis le début des événements.

 

- Dans la ville côtière de Lattaquié, plusieurs défilés ont eu lieu à la sortie des mosquées "malgré un déploiement massif des agents de sécurité qui ont tiré pour les disperser", rapporte l'Observatoire syrien des droits de l'homme(OSDH).

 

- A Dael, près de 10.000 personnes sont sorties dans les rues pour participer à des funérailles d'une personne morte en prison.

- D'autre part, l'OSDH a fait état de l'arrestation dans la nuit de jeudi à vendredi de huit militants dans la ville côtière de Tartous, dont cinq "ayant fait de longues années de prison" pour leur appartenance à un parti communiste interdit.

source letelegramme

 

 

 

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L'Autre Point de Vue 

Syrie : exemples de manipulations médiatiques récentes

 

 

Il y a deux voix discordantes et deux sites internet avec des “nouvelles” divergentes. C'est le Syrian Observatory for Human Rights (SOHR), basé en Grande-Bretagne qui, depuis des mois, est la source quasi exclusive des médias internationaux et même de l'ONU - dans les rapports rédigés par les experts du Haut-Commissariat aux droits de l'homme. Les deux sites en question sont : www.syriahr.org et www.syriahr.net. Le premier se définit lui-même comme le “site officiel de l'Observatoire” tout comme le second d'ailleurs qui précise être le seul et unique “site officiel”.


 

Depuis le 17 janvier, le site www.syriahr.org a mis bien en évidence sur sa page web une lettre collective qui “désavoue” Rami Abdul Rahman, nom qui, jusque-là, avait été cité comme celui du directeur de l'Observatoire. La lettre présente également des excuses à ses lecteurs pour l'éventuelle “méprise”. Les autres membres du SOHR affirment, eux, que cette personne n'existe pas et que c'était juste une signature commune pour tous les articles rédigés par les fondateurs. Ensuite il y a un certain Osama Ali Suleiman, installateur d'antennes basé à Conventry qui a travaillé à l'Observatoire et qui signait Rami Abdul Rahman. Mais ses articles paraissaient suspects car il écrivait également au sujet de victimes parmi les forces de sécurité nationales et au sujet d'autres nouvelles “non vérifiables” et qui ne mentionnaient pas le nom des disparus. 


Ensuite, au mois d'août, les autres opposants ont prié Suleiman de partir et ont démarré un nouveau site internet. Néanmoins Suleiman a poursuivi avec l'ancien site. D'ailleurs, au sujet des derniers affrontements, la BBC a cité comme source celle de Rami, alias Suleiman (et l'agence de presse italienne ANSA a repris cette information). Dans les deux cas, on attribue toujours les morts aux coups des milices de l'armée et de la police mais jamais à des bandes armées d'opposants ou à la soi-disant “Armée syrienne libre”. C'est le scénario classique : “répression de manifestants pacifiques”. Même s'ils sont armés jusqu'aux dents. C'est la même confusion caractéristique de toute la guerre en Lybie entre les civils et les milices armées.

Soeur Agnès-Mariam de la Croix, mère supérieure palestinienne dans le monastère syrien de St-Jacques, diffuse de son côté des listes de victimes des bandes armées et continue à dénoncer la propagande à sens unique et la “cruauté de la désinformation des médias qui utilisent les morts à des fins de propagande”. Un cas récent qui a fait le tour du monde est l'élimination, dans le quartier Nasihine de Homs, de douze membres de la famille Bahadour parmi lesquels plusieurs enfants. Un voisin raconte aux médias ce qu'il a vu grâce à un trou qu'il avait percé dans le mur : “sept hommes en uniforme, des partisans du régime, qui sont ensuite montés dans un blindé protégés par les tireurs d'élite de l'armée”. Mais la religieuse Agnès-Mariam de la Croix a pris contact avec la famille : “Abdel Ghani Bahader était le frère de Ghazouan Bahader, chauffeur auprès du bureau du gouverneur de Homs. Il nous fait le récit suivant : “Nous sommes une famille sunnite qui travaille pour l'Etat. Nous voulons rester neutres. Mais les insurgés nous ont attaqués à plusieurs reprises à tel point que mon frère voulait déménager après qu'il a refusé d'entrer dans l'Armée syrienne libre. Mais il n'a pas eu le temps de le faire. Les bandes armées ont voulu punir de façon exemplaire quiconque parmi les Sunnites refuserait de rejoindre l'opposition”. Après c'est facile d'accuser le gouvernement. Celui-ci demande d'ailleurs aux organisations d'aller vérifier à Homs par elles-mêmes”.


En attendant, Nayf Al Danyfat, directeur de l'école supérieure de Jasim (dans la province de Daraa), a nié, sur la chaîne Al Jazeera, que l'école avait été prise d'assaut par les forces de sécurité et que deux personnes avaient perdu la vie dans l'opération. Quelques jours auparavant, la maman de la fillette de 4 mois qui, selon la version de l'opposition, était morte torturée en prison (où se trouve son père), a expliqué que sa fille était morte de maladie à l'hôpital.

Le jeune bloggeur Sami A., opposant de la première heure, à Homs, a fait part à Arabi Press de sa déception devant le constat de la tournure terroriste qu'ont prise les évènements. Syriascope, un groupe de jeunes syriens, tente de diffuser les informations recueillies par le Syrian Observatory on Violence, Victims and Terrorism (www.sovvt.sy) : nouvelles et photos des victimes des bandes armées, des personnes kidnappées, torturées et assassinées. Mais cet Observatoire ne trouve aucune audience auprès des médias internationaux. C'est ce que Fidel Castro appelle la “dictature des médias”.

Dernièrement les combats ont fait beaucoup de victimes dans les deux camps. A Deraa (ville d'où la révolte est partie) les combats ont laissé sur le terrain principalement des forces gouvernementales au dire de la population locale. Mais les titres suggèrent l'idée d'une répression de la part du gouvernement dirigée contre les civils sans défense.

Alors que The Times publie l'interview d'un représentant de l'opposition (considéré comme “important” et donc anonyme) qui révèle que le Qatar et l'Arabie saoudite financent l'armée libre alors que la Turquie se charge de faciliter l'entrée des armes de contrebande dans le pays.

L'agence du gouvernement SANA rapporte l'assassinat de plusieurs soldats et à Homs, celui de Amal Isa, une fonctionnaire agronome. Elle parle également de conspiration arabo-occidentale et du recrutement de mercenaires et de terroristes. D'après le journal libanais Al Diyar, ces informations ont été confirmées par un officiel irakien qui appartenait à la délégation des observateurs de la Ligue arabe. La mission a été brusquement interrompue suite aux pressions du Qatar et de l'Arabie saoudite.

 source michelcollon

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 05:00

 

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Voici un extrait d’une interview donnée par monsieur Moncef Ben Salem, membre dirigeant du parti Ennahdha et spécialiste renommé en mathématiques, au site électronique Nawaat :

Nawaat : En règle générale, il n’y a pas d’enseignement sans politique éducative. Et si le niveau en Tunisie est arrivé à un tel point en comparaison avec le passé, cela veut dire que derrière cette réalité il y a une politique, ce qui voudrait dire que cet état de fait est voulu ou non ?

Moncef Ben Salem : En effet, l’intervention politique est claire et évidente, particulièrement en ce qui concerne les matières littéraires. Il existe un texte d’Ali Douagi, qui enseigne en cinquième année primaire et en huitième année préparatoire et en troisième année secondaire. Pourquoi ce texte pour trois niveaux ? En fait, la religion y est tournée en dérision. Ce texte se moque de celui qui enseigne le Coran et touche de la part de ses élèves une contribution financière. Qui est ce Ali Douagi ? Il fait partie du groupe de « Taht Essour » qui se saoulent, égorgent des chats pour les manger et ramassent les mégots et disent « le malheur des uns fait le bonheur des autres ». Ils donnaient de noms aux petits et aux grands mégots. Ali Douagi a reçu la décoration de la réalisation culturelle à l’ère du 7 novembre au plus haut niveau du pouvoir.

Honte à la Tunisie qui décore les clochards et les idiots et ignore les scientifiques. Moi, je n’ai bénéficié d’aucun honneur à côté de ce Ali Douagi !! »

Sire Ben Salem, je pense que personne ne peut nier votre talent de mathématicien reconnu, ce qui vous prédispose méritoirement à la décoration à laquelle vous postulez. Mais Ali Douagi n’aura nullement usurpé la décoration à titre posthume qui lui a été réservée. Il se pourrait bien que son type d’activité intellectuelle ne cadre pas avec les canons de votre axiomatique, mais lui est iconoclaste et novateur. Et franchement, les ellipses et hyperboles de Douagi sont, pour moi et pour tous ceux qui aiment la littérature, préférables aux votres, plates muettes et sans saveur.

 

Son style et son humour peuvent ne pas vous plaire, mais ils ne vous autorisent nullement à le dénigrer, lui et toute la bande à Taht Essour en passant. Sachez bien Professeur que Taht Essour, comme phénomène original, est l’une des manifestations de la grande renaissance politique, intellectuelle et culturelle de notre pays entre les deux guerres. Cette bande ne contient pas de champions jongleurs avec les x et les y comme vous, mais les artistes, intellectuels, poètes et écrivains qui la composaient avaient leur intelligence et leur créativité propres à eux.. Les membres de Taht Essour, dans leur douleur, leur humour, leur excentricité- qui semble particulièrement vous déranger- portaient, dans une symbiose formidable, les aspirations et l’amour de la Tunisie. C’est pour cette raison que leur legs au patrimoine intellectuel et artistique de cette Tunisie restera éternel.

 

Je ne doute pas Professeur que vous savez que le groupe comprenait notamment Abou el Kacem Chebbi, Tahar Haddad, Abdelaziz El Aroui, Abderrazek Karbaka, Mustapha Khraïef, Hédi Jouini, Hédi Laâbidi, Zine el-Abidine Snoussi et Khemaïs Tarnane. Outre Ali Douagi bien sûr. Professeur, si ces gens là sont des clochards, je saisirai l’académie française pour ajouter aux synonymes de ce mot quelque mot élogieux qui équivaudra à leur valeur. Vous en serez alors à l’origine.

 

Sire Moncef, au delà de la stupeur que me fait le jugement que vous réservez à la bande d’Abou el Kacem Chebbi et Hédi Jouini, je me demande comment une personne aussi douée dans un domaine scientifique peut être aussi dédaigneuse à l’égard d’intellectuels et artistes aussi brillants. Je me demande également ce que vous feriez de nos programmes d’enseignement s’il vous arrivait un jour à en présider la destinée? Nietzsche, par exemple, c’était un clochard, licencieux et, par dessus le marché, athée. Adieu Nietzsche dans les programmes de philo du bac et dans ceux de l’université? Marx lui aussi était athée notoire. N’aurais-je plus à enseigner à mes étudiants la transposition de la dialectique hégélienne dans ses pénétrantes analyses de la réalité économique? Si lui, par miracle, échapperait à votre crible rigoureux, qu’adviendrait-il de Bakounine et de Proudhon, anarchistes en guise de circonstance aggravante?

 

Chez mes collègues littéraires, la facture semble être plus salée.

 

La dérision « proférée » par Douagi envers ceux qui enseignent le Coran ( middib dans notre arabe tunisien) lui a valu autant de désapprobation. Quel jugement recevra alors Abou Nawas, Abou al Alaa al Maari ou encore Omar Ibn Abi Rabiaa? A eux, Ali Douagi serait ce que mère Theresa est à Paris Hilton. Certainement, ils disparaîtront de tout manuel scolaire ces trois. Chebbi aussi; il aura commis le crime impardonnable d’avoir côtoyé Douagi et, probablement, d’avoir participé à une cérémonie d’égorgement d’un quelconque matou. Bien sûr, je ne parlerai pas de Baudelaire et de Rimbaud. Leur sort est sans doute aucun scellé. Prévert, Aragon, Eluard et autre Vian, poètes maudits et pourfendeurs des valeurs religieuses, ne seront pas plus chanceux. Car au moins Douagi, n’a jamais touché à la foi, même si en moquant le « middib » il aura fait ce qui mérite conséquente correction. Mahfoudh, Camus, Sartre et Beckett se rachèteront-ils car Nobel les as sanctifiés ? Je ne pense pas. Le premier a été poignardé car il semblait peu regardant à l’égard de la représentation publique de l’éternité. Les autres ne sont pas moins susceptibles d’être coupables d’atteinte à la pureté de nos conceptions héritées de l’être et de l’existence.

 

Dans le domaine de la zoologie et de la paléontologie, le nom de Darwin et de la théorie de l’évolution seront sans nul doute bannis de toute programmation dans les facultés des sciences et, à plus forte raison, dans les programmes de philosophie au baccalauréat. L’année dernière, le Vatican s’est excusé à titre posthume auprès de Darwin car les milieux catholiques l’ont déconsidéré sans arguments irréfutables. Aujourd’hui, il y a, au sein même du Vatican, un courant créationniste à côté d’un courant évolutionniste. Dans la quasi-totalité des pays du monde occidental développé, il y a une majorité de croyants et une minorité de déistes, agnostiques et athées. Mais, le débat dans les affaires politiques et publiques fait rarement référence au préceptes religieux, même si plusieurs grands partis ne cachent pas leur référence à la chrétienté. Sous nos cieux, le problème est plus compliqué. Ce que nous risquons est que des personnes ou des groupes politiques, qui se réclament de l’Islam, capitalisent la tyrannie de l’opinion publique pour l’utiliser comme fonds de commerce dans le débat publique. Et ce que je constate, malheureusement, à travers le traitement réservé par Pr Ben Salem au groupe Taht Essour, c’est que ce dernier semble bien parti pour jouer sur cette corde.

 

Ce jeu là est dangereux et il risque même de se retourner contre son inventeur, tel le monstre ressuscité de Frankenstein. Le système d’enseignement avec les programmes qu’il contient a connu beaucoup de changements depuis l’indépendance. Il contient certainement beaucoup de failles qu’il faudrait corriger dans un cadre de concertation et de participation de toutes les parties concernées.

 

Cependant, un fait est indéniable ; il a pourvu la Tunisie de compétences et de cadres que même les Nations les plus développées pourraient nous envier. Monsieur Ben Salem en est l’exemple. Les dramaturges tunisiens devenus référence dans le monde arabe et déjà rentrés de plain-pied dans l’universalité, nos cinéastes de grande valeur, nos ingénieurs, médecins, juristes, historiens, poètes, journalistes, essayistes…font la fierté de notre chère Tunisie. Une part importante dans l’éclosion de ces talents revient à l’ouverture de nos programmes d’enseignement sur le grand héritage du savoir et de l’esprit humain. Dans nos écoles et nos universités, l’enseignement des grandes figures de la littérature, de la philosophie et de la poésie, nationaux, musulmans, arabes et d’autres horizons civilisationnels participent à la formation des élites du pays. Plusieurs sont excentriques, juifs, catholiques, athées…Mais leur apport à la philosophie, la littérature, la science et le savoir en général, sont indéniables. Je pense je que le lecteur comprend pourquoi j’ai vraiment eu peur pour l’avenir de notre Tunisie quand j’ai lu cette interview du Pr Ben Salem.

 

Aujourd’hui, il y a un débat large sur la capacité du mouvement Nahdha à faire sien l’esprit démocratique et de se muer en pilier dans l’œuvre de construction de la Tunisie future, moderne, libre et démocratique. Mon avis personnel est qu’il est encore tôt pour en juger définitivement. Ceux qui disent que l’islamisme est condamné à l’obscurantisme et à la réaction prêchent par un esprit trop métaphysique, incapable de saisir les phénomènes politiques dans leur double dialectique interne et sociale.

 

L’islamisme en Tunisie a évolué et il pourra évoluer davantage. Mais, il n’est pas encore sécurisant à l’heure qu’il est. Quand une grande éminence de ce mouvement écrit des choses aussi injurieuses sur le poète qui a fourni aux révolutions arabes leur slogan mobilisateur et sur un géant de la musique arabe de la trempe de Tarnane, je dirais que la composante principale de la mouvance islamiste en Tunisie est encore loin de convenir sur les fondamentaux de la démocratie et du libéralisme politique.

 

Lorsque j’entends Rached Ghannouchi dire à ses fans et sympathisants que leurs adversaires font peur de l’Islam, mes appréhensions ne font que grandir. Le parti semble encore être fortement convaincu que c’est lui l’Islam et que les autres sont des mécréants. En même temps, un professeur dans un lycée de Bizerte est accusé par une de ses élèves qu’il a insulté le prophète, et des appels se font déjà pour couler son sang. A ma connaissance, a pas bien tardé à désapprouver la campagne dont ce prof fait l’objet, alors qu’elle devait être la première à le faire. Les syndicat général d’enseignement secondaire a été, lui aussi, d’une réaction, le moins qu’on puisse dire, timide. Trois semaines après les accusations mensongères et l’appel au meurtre contre cet enseignant, ce dernier n’a pas encore réhabilité comme il se doit.

 

Pourquoi on ne punit pas ceux qui ont publiquement appelé à sa liquidation physique ? Pourquoi l’élève et ses parents qui ont diffusé cette intox ne sont pas astreintes à des excuses solennelles ?

 

Il y a un climat de terreur qui naît. Il vise le corps enseignant, alimenté par les « zélotes » de l’Islam. Cette intimidation du corps enseignant est naissante. Son potentiel destructeur peut sembler faire l’affaire des partis islamistes qui pourraient se réjouir de ce que les enseignants qui comptent parmi leurs adversaires puissent être pris à parti par des élèves et des étudiants qui veulent imposer la tyrannie de leur opinion. Mais la manivelle peut se retourner plus tard contre ceux qui en semblent, à présent, être bénéficiaire.

 

Demain, un étudiant peut organiser une manif devant une faculté des lettres par ce que son prof lui enseigne des poèmes luxurieux de Baudelaire. Il fera venir des gens qui n’ont rien à voir l’espace universitaire qui demanderont le sang de ce prof dépravé et irrespectueux des valeurs de l’Islam. Une autre manif demanderait la tête d’un autre universitaire qui s’entête à enseigner Darwin, Marx ou Nietzsche… Nous aurons dans quelques années une génération d’obscurantistes de plus en plus endurcis. Monsieur Ben Salem risque un jour d’être honni car il enseigne les théories d’Einstein, ce juif sioniste, ou les théories de Pythagore le païen bisexuel.

 

Les talibans n’ont pas été une créature ex nihilo. 4 ans de gouvernement des Moujahidins Afghans, de loin moins rigoristes, ont fini par les déloger par des étudiants bien enfoncés dans l’ignorance des apports du savoir humaniste universel. Comme quoi l’arroseur peut bien être arrosé.

par Mohamed Dhiaeddine Souissi,  enseignant universitaire.

source nawaat

 

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Il est fou ce ministre de l'enseignement supérieur et surtout dangereux ... 

 
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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 04:07

 

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Le film des évènements

 

 

Point de départ ; la ville de la Skhira, qui se situe à 85 kilomètres de la ville de Sfax, et à 51 kilomètres de Gabès. Il est mercredi 1er février 2012. La ville de la Skhira, connaît une matinée anormale.

 

A la ville qui sert généralement comme point d’escale pour la majorité des passagers vers le sud et vers le nord du pays, on découvre des gens armés ! On a menacé un convoyeur avec un pistolet. Une fuite des personnes et une fusillade après. Mais, que s’est-il passé ? Les scénarios diffèrent d’une personne à l’autre. Mais l’histoire telle que racontée par Kamel, un témoin qui était sur place, diffère des autres scénarios. Employé au Café Ennassim, Kamel explique que vers dix heures du matin, tout était calme. « On s’attendait à recevoir nos clients » estime-t-il. ہ deux pas de son lieu de travail, Kamel observe une dispute entre un passager et un convoyeur devant un restaurant-café voisin, appelé « Bousaid ». « Nous sommes habitués à ce type de dispute » affirme-t-il. Mais, la dispute persiste et le passager commence à être très agité. « Je me suis approché, sans rien comprendre. J’ai vu le convoyeur qui s’appelle Monèeme tenir le sac du passager devant une voiture de location » ajoute-t-il. La situation s’est aggravée. Kamel poursuit et raconte que le passager a menacé le convoyeur avec un pistolet tout en prononçant des vulgarités.

 

Le convoyeur se retire et le passager rejoint la dite voiture qui démarre et prend la destination de Kairouan. « Ils sont trois personnes dans une Clio symbole, qui prend la GP2. Ils ont pris un sens interdit. Tellement agité, l’homme a perdu son téléphone portable » affirme Kamel, qui précise que le bus pris par le premier terroriste était suivi tout au long du trajet par la voiture précitée. « Ce bus prend la destination de Tunis en provenance de Tataouine. Le convoyeur et le chauffeur avait remarqué qu’une voiture les suivent en s’arrêtant dans un entrepôt de la société à Gabès », estime Kamel. Mais sont-ils des salafistes ? Kamel nie. L’histoire telle que racontée par notre interlocuteur, dément totalement que les terroristes sont des salafistes djihadistes, au moins par leur apparence, puis que selon sa version, les hommes ne sont pas barbus.


La garde nationale a été alertée. La poursuite des fugitifs commence. Un barrage a été déjà installé à l’entrée de la ville Bir Ali Ben Khlifa, ville limitrophe de la Skhira. Selon des témoins, la voiture des terroristes s’est arrêtée. Conscients qu’elle est déjà recherchée, les terroristes décident d’abandonner leur voiture. L’idée de braquer un camion de matricule libyenne (juste devant eux) leurs semble géniale. La surprise ! Derrière ce camion, les terroristes observent une voiture de la garde nationale. Ils décident de fuir. Les agents de la garde nationale ayant déjà reçu l’information à propos de ces terroristes, essaient de les arrêter. Les terroristes tirent, s’enfuient et laissent derrière eux sept armes de type kalachnikov. Des documents contenant des noms des individus provenant de plusieurs villes différentes, ont été saisis par la garde nationale lors de la fouille de ladite voiture. Plusieurs membres de ces listes ont été arrêtés pour la suite de l’enquête.


 

Le virage


Un échange de coups de feu s’est produit entre les trois terroristes et les agents de la garde nationale. Les fugitifs se refugient dans une petite forêt dans la localité de Toleb, de la délégation de Bir Ali Ben Khelifa et finissent par être encerclés par les agents de la garde nationale, l’armée et des agents de commandos. Les coups de feu ont fait quatre blessés dont un agent de la garde nationale et trois soldats de l’armée. Après de longues heures de combat, l’opération déjà entamée, mercredi 1er février 2012, s’est achevée jeudi, vers cinq heures du matin après l’intervention des forces spéciales. Deux terroristes sont tués alors que le troisième est arrêté. Selon l’agence TAP, les citoyens ont joué un rôle déterminant dans l’arrestation du troisième individu impliqué dans cette opération, qui s’était réfugié chez l’une des familles de la région, laquelle famille l’a suspecté et a informé une patrouille de la garde nationale qui ratissait la zone.

 

Toujours selon la TAP, ce terroriste s’appelle Zeid Ben Mohamed Abdelli. Il est natif de 1990 et originaire de la localité de Sidi Ali Ben Aoun (Gouvernorat de Sidi Bouzid). Les deux autres terroristes tués s’appellent respectivement Nizar Elmiri (natif de 1978) et Amine Alabdelli (natif de 1981). Ils sont aussi originaires de la localité de Sidi Ali Ben Aoun (Gouvernorat de Sidi Bouzid). Le ministère de l’intérieur est et demeure jusqu’à la rédaction de cet article discret et aucune information ni communiqué officiel n’a été dévoilé.

 

Actuellement, le tribunal militaire de Sfax prend en charge l’examen de cette affaire. Selon plusieurs sources, la justice militaire a saisi des armes et des munitions qui ont consisté en 10 fusils Kalachnikov et 1000 cartouches (introduit en Tunisie à partir du territoire libyen et via le gouvernorat de Tataouine), avant de transférer les dépouilles mortelles des deux autres individus à la médecine légale. Les blessés sont dans un état stable.


            

Quelque chose à avoir avec Slimane ?

 

Selon mosaïque FM, les premières investigations, montrent que les 3 individus ont entre 21 et 27 ans, et appartiendraient au groupe armé connu sous le nom du «groupe de Slimane». Les deux individus décédés ont été transférés au service des autopsies à l’hôpital Habib Bourguiba, le 3ème toujours en vie, a été transféré à Tunis. Aucune information officielle n’a été divulgué et l’appartenance des terroristes à un réseau salafiste n’est qu’une hypothèse.

 

source letemps

 

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La Tunisie et la Libye tirent la sonnette d'alarme

 

La Garde nationale tunisienneLa Garde nationale tunisienne

De graves affrontements entre les forces de sécurité tunisiennes et un groupe armé ont eu lieu récemment.

L'instabilité sécuritaire semble s'étendre à d'autres régions en Afrique du Nord. Il ne s'agit ni de la Libye, ni de la Mauritanie, le Niger ou encore le Mali, mais de la Tunisie qui, a priori, n'a pas été épargnée et subit l'impact de la crise des «dirigeants» en Libye.
En effet, de violents affrontements ont eu lieu mercredi dernier entre les forces de sécurité tunisiennes et un groupe terroriste à Sfax. Néanmoins, le chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jebali, minimise la gravité de ces affrontements armés, annonçant dans une déclaration à la presse que «les échanges de tirs entre la Garde nationale et un groupe armé, à Bir Ali Ben Khalifa, ne sont pas des événements de grande gravité surtout que le groupe a été neutralisé». M.Jebali a ainsi estimé que de tels débordements étaient prévisibles, notamment quand il s'agit du Sud du pays dont les frontières font jonction avec celles de la Libye, marquées par l'instabilité sécuritaire.
Le chef du gouvernement tunisien a rassuré l'opinion nationale, indiquant que ces affrontements ne représentent pas un grand danger. Si tel est le cas, comment, alors interpréter le fait que le président tunisien Moncef Marzouki ait annulé sa visite prévue jeudi au gouvernorat de Siliana? Cela, à ne pas en douter, est en rapport avec le développement du contexte sécuritaire dans la région de Sfax dans la mesure où le président tunisien décide de changer sa feuille de route, indique un communiqué de la Présidence tunisienne aux fins d'une réunion avec les commandants de l'armée et de la Sûreté nationale.

Or, lors de cette réunion, le président Marzouki a bien appelé au renforcement immédiat du contrôle des postes frontaliers précisant que «cette question nécessite irrémédiablement la coordination avec les pays du voisinage». C'est justement ce qu'a proposé le chef du gouvernement provisoire libyen - installé par l'Otan - lors du sommet de l'UA, qui s'est déroulé récemment à Addis-Abeba, en appelant à une conférence sur la sécurité des frontières.

De son côté, le ministre tunisien de l'Intérieur, Ali Larayedh, a laissé entendre à propos d'une éventuelle menace d'Al Qaîda au Maghreb Islamique que «toute partie peut être une menace, et qu'il pouvait aussi s'agir de trafiquants d'armes». Et d'ajouter dans le même ordre d'idées: «Le trafic d'armes avait fortement augmenté en Tunisie depuis le début du conflit libyen». Il rappellera que «600 armes avaient été saisies en Tunisie en 2011».

En fait, ces affrontements, qui eurent lieu mercredi et n'ont pris fin que jeudi dans la matinée, se sont soldés par l'élimination de deux terroristes, d'origine tunisienne, qui ont pu être identifié à travers le téléphone portable qui était en possession de l'un deux et l'arrestation d'un troisième, alors que pas moins de cinq membres des forces de sécurité ont été blessés. Des armes et des munitions ont été récupérées. La justice militaire a pris en charge l'examen de ces événements et a dépêché une délégation de magistrats à Bir Ali Ben Khalifa, dans le gouvernorat de Sfax.

source lexpressiondz

 

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Les ``indignations`` de l’élite politique

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Le Parti démocrate progressiste (PDP) et le parti du Mouvement Ennahda ont dénoncé, hier, les événements survenus dans la délégation de Bir Ali Ben Khalifa (gouvernorat de Sfax).
 

Des échanges de tirs ont eu lieu mercredi 1er février entre un groupe armé (3 individus) et des forces de la Garde nationale et de l’armée dans la localité de Tolleb, à 10 km de Bir Ali Ben Khalifa (Sfax). Le tribunal militaire de Sfax a pris en charge l’examen des circonstances de cette opération.
 

Le PDP a dénoncé fermement l’utilisation d’armes contre des Tunisiens par un groupe «extrémiste», ce qui est de  nature à «précipiter le pays dans un cycle de violences», avertissant des dangers de la propagation de l’extrémisme. Il a appelé le gouvernement à «démasquer les auteurs de l’agression dans les plus brefs délais et à cerner les formes de violence et d’extrémisme».

Le Mouvement Ennahdha a dénoncé vivement «toutes les formes de violence dont cet acte criminel», appelant «les citoyens à oeuvrer à faire prévaloir un climat de stabilité, à diffuser une culture de dialogue et de coexistence et à être vigilants».

Le Parti national tunisien s’est dit inquiet devant la gravité de ces évènements et leur impact sur la sécurité du pays et son intégrité territoriale, faisant assumer aux  autorités politiques la responsabilité de sortir le pays de la dérive sécuritaire et de la tension sociale.

Le Mouvement de la réforme démocratique et de la construction a tiré la sonnette d’alarme face à la menace qui pèse sur la sécurité de la Tunisie, appelant toutes les forces politiques et les composantes de la société civile à agir efficacement afin de lutter contre la répétition de tels 

source lapresse

 

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 Fermeture du poste-frontalier de Ras Jdir en raison de l'insécurité

 

Le poste-frontière de Ras Jdir, entre la Tunisie et la Libye, a été fermé côté tunisien en raison de l'insécurité et pour éviter l'infiltration d'armes en Tunisie, a indiqué vendredi le porte-parole de la présidence.

 Nous avons décidé de fermer le poste-frontière de Ras Jdir pour limiter l'infiltration d'armes en provenance de la Libye, a déclaré à la presse Adnane Moncer, évoquant les affrontements armés survenus mercredi et jeudi dans le sud de la Tunisie.

Il s'agit d'une mesure technique destinée à sécuriser la frontière, a-t-il noté, parlant d'une décision unanime des hauts responsables politiques et sécuritaires tunisiens.

La fermeture du poste-frontalier sera accompagnée d'autres mesures pour la consolidation de la sécurité à nos frontières, a ajouté le porte-parole, sans préciser la nature de ces mesures, ni la durée de la fermeture du principal point de passage entre la Tunisie et la Libye.

Nous souhaitons que les frères libyens soient en mesure de contrôler au plus tôt la situation de leur côté, a-t-il souligné.

Selon M. Moncer, la sécurité ne peut être l'affaire d'un seul pays et doit faire l'objet d'une coopération bilatérale et régionale accrue, indiquant que la question avait été soulevée par le président tunisien Moncef Marzouki lors du récent sommet de l'Union Africaine à Addis Abeba.

M. Marzouki avait souligné jeudi à Tunis la nécessité de renforcer le contrôle des frontières avec les pays voisins et indiqué que cette question serait évoquée lors de sa tournée la semaine prochaine dans la région du maghreb.

Parlant des affrontements armés survenus à Bir Ali Ben Khlifa, près de Sfax dans le sud-est tunisien, près de la Libye, M. Moncer a indiqué qu'il s'agissait d'une tentative de transfert d'armes, l'instruction en cours devant déterminer s'il s'agit de terroristes ou de trafiquants, a-t-il déclaré.

Les ministère de l'Intérieur et de la Défense avaient annoncé l'arrestation de plusieurs hommes dont certains avaient déjà été jugés en Tunisie en application de la loi anti-terroriste.

Deux hommes ont été tués et un troisième arrêté après une course poursuite et des échanges de tirs avec les forces de l'ordre, qui ont enregistré quatre blessés dans leurs rangs.

Cet épisode n'est que la partie visible de l'iceberg, qui s'étend en dehors de nos frontières, a déclaré de son côté le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères Abdallah Triki.

La presse tunisienne a évoqué les hypothèses d'un réseau de salafistes jihadistes ou encore des personnes liées au groupe de Soliman, suspecté d'avoir des liens avec Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique).

source romandie

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 02:40

1844148 egyptetensions

leparisien

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[EN DIRECT] PLACE TAHRIR 

 

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Port-Saïd

Suez

 

Le Caire

 

 

 

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Nouveaux heurts entre manifestants et policiers, cinq morts


Cinq personnes ont été tuées vendredi en Egypte au cours de nouveaux affrontements entre forces de l'ordre et manifestants réclamant le départ du pouvoir militaire, dans une nouvelle flambée de violences après le drame du match de football meurtrier à Port-Saïd.

Les protestataires sont descendus dans les rues à travers le pays pour exiger que les généraux au pouvoir remettent immédiatement les rênes du pays aux civils, après une nuit de manifestations au cours de laquelle deux personnes étaient par ailleurs mortes à Suez (nord-est).

Signe de la menace croissante que représente la tourmente politique pour le tourisme, des Bédouins ont brièvement enlevé deux touristes américaines et leur guide égyptien dans le Sinaï, selon des responsables de la sécurité.

Au Caire, deux manifestants sont morts après avoir inhalé du gaz lacrymogène aux abords du ministère de l'Intérieur. Selon l'agence officielle Mena, un soldat blessé devant ce ministère est décédé à l'hôpital vendredi. Deux manifestants ont également été tués à Suez dans de nouvelles violences, selon une source de sécurité.

D'après le ministère de la Santé, 1.051 personnes ont été blessées dans les affrontements de vendredi dans la capitale.

La fumée des gaz lacrymogènes flottait sur le centre-ville, où se trouve le ministère de l'Intérieur et où les heurts entre policiers et manifestants ont repris.

Les manifestants, dont certains étaient des "Ultras" --de fervents fans de football très organisés-- ont brandi face à la police une pancarte proclamant: "Ceux qui ne méritaient pas de mourir sont morts par la main de ceux qui ne méritent pas de vivre".

Les manifestants ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre, dont les véhicules chargeaient avant de se retirer. Des policiers anti-émeutes ont matraqué des manifestants qui s'étaient avancés à quelques mètres du ministère.

De l'autre côté de la rue, le bâtiment de l'Autorité des taxes était en feu, a indiqué la télévision d'Etat sans plus de détails.

Non loin de là, des centaines de personnes rassemblées sur l'emblématique place Tahrir scandaient des slogans hostiles au régime militaire qui gère le pays depuis la chute du régime de Hosni Moubarak il y a un an.

A Suez, la police a fait usage de gaz lacrymogène et tiré à la chevrotine pour tenter de disperser les manifestants, selon un journaliste de l'AFP qui a vu des ambulances évacuer les blessés sous une pluie de pierres.

Des milliers de personnes ont aussi manifesté contre l'armée à Alexandrie et Port-Saïd (nord).

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), dirigé par le maréchal Hussein Tantaoui et chargé de la délicate transition démocratique, a accusé "des mains étrangères et intérieures de viser le pays".

Dans un communiqué publié sur Facebook, il a appelé "toutes les forces politiques et nationales de cette grande nation à adopter un rôle historique (...) et à intervenir pour rétablir la stabilité".

Régulièrement accusé de mal gérer cette transition, le CSFA est tenu pour responsable des 74 morts et des centaines de blessés mercredi au stade de Port-Saïd après la première défaite de la saison pour le célèbre club cairote Al-Ahly face aux locaux d'Al-Masry (3-1).

Ce drame, l'un des plus lourds bilans de l'histoire du football, avait déjà provoqué jeudi des manifestations contre l'inertie des forces de sécurité, relançant la contestation et l'incertitude sur la transition.

Le procureur général a interdit vendredi au chef de la Fédération égyptienne de football Samir Zaher --au lendemain de son limogeage-- et au gouverneur de Port-Saïd Mohammad Abdallah de quitter le pays. Ce dernier avait démissionné à la suite des violences.

Le drame de Port-Saïd "a eu lieu alors que les services de sécurité sont restés debout sans rien faire", écrit Ibrahim Mansour, un éditorialiste du journal indépendant Al-Tahrir, estimant que le CSFA "a fait la preuve de son échec".

Les Egyptiens sont de plus en plus exaspérés par le pouvoir militaire, qu'ils accusent de violations des droits de l'Homme, et réclament depuis des mois la fin des procès de civils devant des tribunaux militaires, une refonte du ministère de l'Intérieur et le respect des libertés et de la justice sociale.

Le CSFA s'est engagé à maintes reprises à céder ses pouvoirs aux civils après la présidentielle prévue d'ici fin juin.

Il avait avancé l'exemple des élections législatives remportées par les islamistes pour preuve de sa bonne foi. Mais cela n'a pas calmé les esprits et beaucoup estiment que les militaires chercheront à garder certains pouvoirs.

Preuve de la dégradation de la sécurité dans la capitale, des hommes armés ont attaqué et incendié vendredi un poste de police dans l'est du Caire, libérant les détenus après de violents affrontements avec les policiers, a indiqué une source des services de sécurité.

source tempsreel.nouvelobs

 

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_______La sexualité débordante  de ``l’homo «golfien»`` s’invite dans la misère du printemps arabe  

Quand les pays du Golfe dopent le tourisme sexuel


De plus en plus de jeunes filles sont forcées de se prostituer ou «d'escorter» des hommes d'affaires.

 

Le départ d’Hosni Moubarak a entraîné un afflux d’hommes d’affaires issus des pays du Golfe en Egypte. Cependant, de nombreuses Egyptiennes dénoncent les crimes sexuels et abus de plus en plus fréquents de la part de ces«touristes» d’un nouveau genre.

 Elle s’appelle Marwa, elle a 20 ans et son histoire a été vécue par de trop nombreuses jeunes Egyptiennes, raconte le site égyptien bikyamasr. «J’étais dehors avec des amis et nous avons un homme qui avait l’air très sympathique. Nous avons discuté puis il m’a proposé de le suivre pour aller boire un verre. Je me suis dit Pourquoi pas? Nous sommes dans un pays libre, après tout.». Arrivée dans la chambre d’hôtel de cet homme, un saoudien s’est jeté sur elle et lui a arraché ses vêtements. La suite de son histoire est particulièrement horrible.

«Il m’a violé plusieurs fois pendant des heures. C’était horrible, j’étais en pleurs. Ensuite, il m’a donné de l’argent puis un de ses amis est arrivé. Il a fait la même chose avant qu’un troisième homme ne prenne la suite. J’ai été emprisonnée pendant plusieurs jours. Ils m’ont donné de l’argent et ont dit que si je parlais à la police, ils raconteraient que je suis une prostituée.»


Tourisme sexuel et prostitution, dopés par les pays du Golfe

Le trafic d’êtres humains est en forte augmentation en Egypte, où de plus en plus de jeunes filles sont forcées de se prostituer dans des lieux sales et dangereux ou d’escorter des hommes d’affaires du Golfe. Ceux-ci sont en effet dénoncés comme étant la cause principale de cet essor de l’esclavage sexuel en Egypte, comme l’explique Waleed Abdelrahman, un tour-opérateur du Caire qui aide des ressortissants de pays du Golfe à trouver un appartement dans la capitale égyptienne.

«Je suis inondé d’appels de saoudiens qui me demandent les endroits où trouver les meilleures filles. (…) dans chaque hôtel 5 étoiles du Caire, il y a des dizaines de call girls attendant des hommes saoudiens pour une ou plusieurs nuits.»

L’Egypte n’a cependant pas attendu la chute d’Hosni Moubarak pour être un haut-lieu du tourisme sexuel. Depuis plusieurs années, le pays est connu pour être un pays de transit, de destination, mais aussi source de prostitution.

L'Egypte, une plaque tournante

D’après l’ONG ECPAT international, l’Egypte est un pays de transit pour de nombreuses filles ukrainiennes, moldaves ou russes, par exemple, qui se retrouvent en Egypte avant d’être envoyées être exploitées en Israël. L’Egypte est également une destination pour les esclaves sexuelles pour des hommes et des femmes d’Asie du sud-est, mais aussi du Soudan et d’Ethiopie. Ces personnes sont souvent des demandeurs d’asile ou des immigrants se retrouvant rapidement contraints au travail forcé ou à l’exploitation sexuelle dans les boîtes de nuit cairotes.

Enfin, l’Egypte est un pays source de prostitution et d’exploitation notamment à cause de la pratique du «mariage temporaire», le «zawaj mutaa». Cette pratique chiite a toujours été déclarée contraire à la loi par l’orthodoxie sunnite, elle a néanmoins «fait son apparition en Égypte notamment pour éviter la police des moeurs aux riches estivants du Golfe qui contractent, contre quelques dollars, ce type d’engagement pour quelques semaines, voire quelques heures, avec de jeunes filles dans le cadre d’une prostitution déguisée.

« La famille reçoit souvent de l’argent lorsqu’une fille contracte un mariage temporaire avec un riche homme d’affaires du Golfe. Personne ne se plaint, du coup le gouvernement ferme les yeux», explique Dina Radwan, une jeune égyptienne, qui ajoute que le besoin d’argent du secteur du tourisme en Egypte fait partie de«l’hypocrisie croissante régnant dans le pays».

Société au double visage

«Ici, les mêmes personnes vilipendant les relations sexuelles hors mariage ou voulant envoyer des femmes en prison parce qu’elles embrassent quelqu’un dans la rue sont celles qui supportent la prostitution.  (…) Ils ne s’intéressent qu’à l’argent et c’est une des principales sources de revenus pour eux car les saoudiens payent énormément», dénonce-t-elle.

Yasmin Abdelrahman, une militante égyptienne des droits de la femme, abonde dans ce sens: 

«Il faudrait un effort concerté afin de créer une société qui ne permette pas aux jeunes filles d’être considérées comme une source de revenus par la famille. (…) Ce phénomène est en constante augmentation et crée également de nombreux problèmes en terme d’accès à l’éducation pour les jeunes filles», expliquait-elle en août 2010.

L’Egypte n’est pas le seul pays frappé par l’exploitation sexuelle de «touristes» du Golfe. Au début du mois, le magazine kenyan Identity relatait l’explosion du nombre de kenyans se retrouvantesclaves sexuels aux Emirats Arabes Unis, au Qatar ou encore en Arabie Saoudite après s’être vus promettre de l’argent ou un emploi sans avoir la possibilité de porter plainte, l’homosexualité étant illégale aussi bien au Kenya que dans les pays du Golfe.

Dans un contexte de faibles perspectives économiques, l’argent des pétromonarchies est souvent vu comme une bouée de sauvetage. Il convient pourtant de s’interroger sur le sentiment d’impunité régnant chez certains de ces «touristes» bénéficiant de la mansuétude des conservateurs. Tant que les problèmes socio-économiques ne seront pas réglés et que l’Etat continuera de fermer les yeux sur les crimes subis par la population, l’esclavage sexuel ne pourra que perdurer.

par Arnaud Castaignet

source slateafrique

 


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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 00:49

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 22:29

Avertissement : 

la vidéo contient des scènes douloureuses

Le jeune Mabrouk Rtibi a subi un accident de moto en 2006, mais il ne savait pas que son état de santé le mènera à la tragédie, après six ans, inflammation au niveau des cuisses et des pieds, éradication de l’une de ses reins et opération chirurgicale au niveau de la colonne vertébrale, résulta : handicap

 

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