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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 22:29

Avertissement : 

la vidéo contient des scènes douloureuses

Le jeune Mabrouk Rtibi a subi un accident de moto en 2006, mais il ne savait pas que son état de santé le mènera à la tragédie, après six ans, inflammation au niveau des cuisses et des pieds, éradication de l’une de ses reins et opération chirurgicale au niveau de la colonne vertébrale, résulta : handicap

 

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Thala [RÉGIONS] _Kasserine_Gafsa_S. Bouzid_ Silian
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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 22:20

Le volte-face d’Ennahdha

De gauche à droite : Sadok Chourou Hammadi Jebali et Rached Ghannouch

 

par Hassen Ben Hamida

Ennahdha continue á souffler le chaud et le froid sur la scène politique tunisienne et envoie en quelques jours des signaux complètement contradictoires. D’un coté, en début de semaine Hamadi Jebali, chef du gouvernement, reçoit l’opposition, parle d’ouverture et prône le dialogue. De l’autre coté, mercredi, Ennahdha pèse de tout son poids pour écarter Fadhel Moussa, candidat de l’opposition au poste de rapporteur général de la constitution, doyen de la faculté des sciences juridiques, un homme consensuel apprécié pour sa modération, C’est le candidat Ennahdha, Habib Khedher, qui sera élu. Ce dernier, symbole de l’arrogance de son parti, a agacé plus d’un par sa suffisance, sa partialité partisane et son intolérance lors des débats de la commission en charge de l’organisation provisoire des pouvoirs publics.

Ce volte face peut être interprété de deux maniéres :

- La première est que Jebali, représentant le courant réformateur et modèré au sein d’Ennahdha, est minoritaire et ne contrôle même pas les membres de son gouvernement .

- La deuxème est que la nouvelle politique d’ouverture est en réalite un stratagème visant á diviser l’opinion publique et museler les détracteurs d’Ennahdha en montrant un visage consensuel. D’ailleurs, la rencontre de Jebali avec l’opposition s’est limitée à de simples généralités et aucune mesure pragmatique n’a été prise. Pis encore, á la première occasion de concrétiser cette ouverture, au lieu d’avaliser la candidature de Fadhel Moussa, Ennahdha tourne le dos á l’opposition et opte pour la confrontation.

Dans tous les cas, il est clair qu’Ennahdha a choisi son camp. Elle se tourne vers ses anciens démons et se radicalise. Comment expliquer, sinon, le fait de défendre contre toute logique Sadok Chourou après ses dernières déclarations fracassantes á l’ANC ? L’épisode Chourou est révélateur et démontre d’une part l’influence des radicaux au sein d’Ennahdha et d’autre part l’importance des salafistes dans l’échiquier et la strategie d’Ennahdha:

 

1- Chourou est apprécié par la jeunesse majoritairement radicale du parti qui voit en lui un saint et un héros. Vu que ces jeunes représentent la majorité des militants actifs, il est impensable qu’Ennahdha les froisse ou rentre en conflit direct avec eux, surtout que la prochaine échéance électorale est proche.

 

2- Les salafistes á cause de leurs opérations coups de poings fortement médiatisées, sont une arme a double tranchant pour Ennahdha qu’il leur faut absolument pouvoir maîtriser.

 

3- Ennahdha, redoute un éventuel report des voix salafistes vers le CPR aprés l’opération séduction entamée par Abdraouf Ayadi, son secrétaire général.

Chourou est l’indispensable trait d’union et l’émissaire idéal d’Ennahdha auprès des salafistes en ce qu’il a toujours entretenu des relations étroites avec eux. D’ailleurs, il a été dépêché á Msaken le 31 Janivier 2012 pour participer á la conférence donnée par le prédicateur salafiste Bechir Ben Hassen. A cette occasion, Chourou a rassuré une audience essentiellement salafiste sur les orientations islamistes du gouvernement et leur a présenté en avant première quelques points du projet de constitution Nahdhaoui.

Dans le camp de l’opposition, le sentiment d’amertume et de frustration ne peut qu’envenimer encore plus les relations déjà tendues avec Ennahdha. Il pèsera certainement sur les débats relatifs á la constitution et rendra la recherche de tout consensus illusoire. Le bras de fer avec la “société civile” deviendra inévitable avec la multiplication des manifestations et des mouvements de rue. Le recours au référendum pour faire approuver la constitution deviendra impératif, impasse qui présentera bien des dangers pour une démocratie naissante.

source nawaat.

 

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Habib Khedher vs. Fadhel Moussa : deux styles, deux mondes


Habib Khedher, député d’Ennahdha, a été élu le 1er février 2012, rapporteur général de la Constitution par l’Assemblée constituante. Le choix du rapporteur général, comme celui de la présidence de la commission mixte en charge de la rédaction de la Constitution, était un enjeu de taille pour l’orientation future des débats et des travaux de la Constituante. Fadhel Moussa, également candidat à ce poste, a été vaincu par le rouleau compresseur d’Ennahdha et alliés, par 83 voix, contre 114 pour son concurrent. Entre Habib Khedher et Fadhel Moussa, qui était le plus apte à remplir cette fonction ? Les considérations partisanes ont-elles été privilégiées, une nouvelle fois, sur les compétences ?
 

Interrogé à ce sujet par le quotidien Le Temps, l’Ancien Doyen de la Faculté de Droit de Tunis et professeur de Droit Constitutionnel, Sadok Belaïd, ne laisse pas de place au doute:«C’est un vote partisan qui n’a pas tenu compte du fait que l’intérêt de la nation exige qu’on nomme une compétence indiscutable. On lui a préféré un non constitutionnaliste qui a une formation modeste. La candidature de Habib Khedher a été présentée non seulement par souci de se plier à la volonté d’Ennahdha, mais aussi au népotisme», faisant allusion aux liens de parenté entre ce dernier et Rached Ghannouchi, liens qui, rappelons-le, ont été niés par le principal intéressé. 

Qu’en est-il réellement ? Les deux hommes, Fadhel Moussa et Habib Khedher, se sont fait connaître du grand public lors des débats en séance plénière sur le projet de loi portant sur l’organisation provisoire des pouvoirs publics. Habib Khedher, lors de ces débats, n’a pas brillé par son esprit consensuel, sur des articles qui ont suscité de larges polémiques et les premières manifestations du Bardo. Intransigeant, faisant preuve parfois d’arrogance, selon plusieurs observateurs, et accusé par plusieurs élus de partialité, M. Khedher ne fera pas l’unanimité, jusqu’à pousser ces mêmes élus à demander qu’il soit écarté de la présidence de la commission au profit du vice-président, issu du CPR. 

Fadhel Moussa, de l’autre côté, en avait épaté plus d’un, durant ces débats, y compris dans le camp de la majorité. Le doyen de la faculté des sciences juridiques de Tunis impressionnera en effet par sa maîtrise du sujet, engageant des discussions techniques avec Habib Khedher, jusqu’à le pousser à révéler ses insuffisances et les faiblesses du projet qu’il a élaboré pour le compte de son parti. Modéré et conciliant, Fadhel Moussa ne participe pas aux surenchères partisanes entreprises par les partis de la majorité comme de l’opposition, évitant de tomber dans les interventions spectaculaires et les discours populistes. 

Habib Khedher ne partage pas ces impressions. Au sujet de son passage à la présidence de la commission en question, il considère que son travail était plus que louable, et qu’il est normal de ne pas faire l’unanimité. Balayant d’un revers de main toutes les critiques qui lui sont adressées, il affirme qu’en tant que « spécialiste dans le droit en général », il peut parfaitement remplir la fonction pour laquelle il a été élu, au même titre que Fadhel Moussa, spécialisé dans le droit constitutionnel, doyen de la faculté de Droit et bénéficiant d’une grande expérience dans le domaine. Évidemment, interrogé à ce sujet sur Mosaïque Fm, il n’ira pas dans le détail des compétences de son concurrent, affirmant ne pas les connaître. 

Fadhel Moussa, par contre, connaît parfaitement les insuffisances du curriculum vitae de Habib Khedher, même s’il préfèrera ne pas s’y attarder, précisant simplement, lors d’une interview aujourd’hui 3 février 2012, sur Mosaïque Fm, que ce dernier n’est doté que du grade d’assistant, contrairement à ce qu’il laisse sous-entendre. Malgré cela, pour le doyen de la Faculté de Droit, la question n’est pas là. Fadhel Moussa regrette, en effet, qu’au-delà des compétences des uns et des autres, l’intérêt partisan ait primé sur l’intérêt du pays. «Si je me suis présenté à ces élections, c’est parce qu’il était de mon devoir de partager mes connaissances et mon expérience afin de participer à la construction de la démocratie. Je me suis porté candidat car il s’agit d’une Assemblée constituante et que la Constitution c’est toute ma vie. De plus, je suis un indépendant, détaché de toute considération partisane, et je considère que la Constitution doit être celle de tout un pays, pas seulement d’un parti», confie Fadhel Moussa. 

Habib Khedher tente de se justifier. «Fadhel Moussa est arrivé quelques heures avant les votes, pour demander à ce que le choix du rapporteur ne soit pas issu des élections, mais d’un concessions entre les différentes parties. Il était déjà trop tard, nous nous étions déjà organisés et avions décidé, au sein du parti, de présenter un candidat». En réponse à ces déclarations, Fadhel Moussa s’est dit surpris. Il a confirmé en effet avoir fait part de cette volonté de consensus à Sahbi Atig, président du groupe parlementaire d’Ennahdha, quelques heures avant le vote, mais que les discussions, à ce sujet, avec des dirigeants du Mouvement, avaient été entamées une quinzaine de jours auparavant ; discussions auxquelles ils n’ont pas donné suite. Un complément d’information que Habib Khedher a omis de préciser. 

Ainsi, en plus de son aptitude autoproclamée à diriger la commission d’organisation provisoire des pouvoirs et son refus d’un choix consensuel en rapport avec les compétences de chacun, Habib Khedher, lors de son allocution à l’Assemblée constituante, avant les votes des élus, s’invente une affinité nouvelle avec le président de l’Assemblée constituante, Mustapha Ben Jaâfar, qui ferait de lui la personne la plus apte à remplir le rôle de rapporteur général. Rappelons que lors de la polémique de l’article 101 du Règlement intérieur sur la présidence de la commission en charge de la rédaction de la Constitution, Habib Khedher n’avait pas caché sa volonté de se présenter contre Mustapha Ben Jaâfar et en avait été le principal détracteur. Le mouvement Ennahdha, avant de subir les pressions d’Ettakatol et de l’opposition, n’avait pas hésité alors à mener une campagne de dénigrement contre leur adversaire, avant de se rétracter.

Cette défaite, les islamistes ne la digèreront pas et, selon les dires de Fadhel Moussa, sera la cause de leur intransigeance. «Lors de nos discussions, ils m’ont bien fait comprendre que, n’ayant pas obtenu la présidence de la commission, ils ne laisseront pas passer le poste de rapporteur», affirme le Doyen, toujours lors de son interview à Mosaïque Fm. Et de poursuivre : «C’est ce qu’il y a de plus regrettable dans cette décision, car les calculs politiques l’ont emporté».

Le lendemain de ces élections, une version de la Constitution qui sera proposée par Ennahdha est diffusée massivement sur les réseaux sociaux. Officiellement, elle n’engage pas le parti, mais officieusement, la coïncidence ne laisse pas de place au doute et le mouvement islamiste, comme à son habitude, se permet un tour de passe-passe, en niant le fait que ce soit une version finale, mais pas son appartenance. Comme pour la mini-constitution, les islamistes placent la barre très haut, d’une part pour jauger l’opinion publique et d’autre part pour se donner une certaine marge de manœuvre et donner l’impression de faire des consensus. Parmi les articles qui font déjà polémique, l’article 10 de la version officieuse, inscrit la Chariâa islamique comme source essentielle dans l’élaboration des lois. Habib Khedher confirme: cet article sera « probablement » dans la version finale. 

Entre le discours d’Ennahdha et ses actes, il y a un monde ; entre Habib Khedher et Fadhel Moussa, un océan d’expériences et de compétences ; et entre un parti au service de l’Etat et un Etat au service d’un parti, il n’y a qu’un pas que le Mouvement islamiste semble prêt à franchir… Habib Khedher sera choisi démocratiquement par les élus du peuple, pour être le rapporteur général de la Constitution, à la majorité absolue des voix.

source businessnews

 


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Habib Khedher prône «la Chariâa» comme source principale de législation

 

Lors d’une interview accordée à Radio Mosaïque FM, jeudi 2 février 2012, Habib Khedher, le rapporteur général de la Constitution au sein de la commission chargée de la rédaction de la Constitution, a affirmé qu’il fallait se référer à la Chariâa comme source principale de législation.

 

Il a ajouté que ce principe est à la base de l’article 10 du projet de la constitution proposé par le parti Ennahdha.

source tunisienumerique

 

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FILTRAGE DE L’INTERNET EN TUNISIE : RISQUES D’UN RETOUR EN ARRIÈRE

Filtrage de l'Internet en Tunisie : risques d'un retour en arrière

 

La révolution a marqué l’arrêt du filtrage de l’Internet et du contrôle des contenus web. Cependant, d’anciennes habitudes semblent refaire surface. Reporters sans frontières met en garde les autorités tunisiennes contre toute décision de justice qui restaurerait les pratiques de filtrage.

La décision du tribunal de première instance d’interdire l’accès aux sites pornographiques, confirmée par la cour d’appel de Tunis, en août 2011, relance le débat sur la censure. N’ayant pas les moyens financiers et les capacités techniques de remettre en place un système de filtrage, l’Agence tunisienne d’Internet (ATI) n’a pas appliqué le jugement et a décidé de se pourvoir en cassation. La décision de reprise ou non du filtrage devrait être rendue par la haute juridiction dans les prochains jours.

Si le jugement est confirmé, l’ATI se verrait contrainte de censurer tout contenu jugé contraire à la loi suite au dépôt d’une plainte, se faisant le relais des autorités dans la censure de la Toile, alors même qu’elle est censée être indépendante.

“Il est légitime de vouloir protéger ses enfants des contenus web à caractère pornographique. Mais tel n’est pas le rôle et encore moins la vocation de l’ATI. Nous sommes au contraire favorables à la promotion d’outils de contrôle parentaux par les fournisseurs d’accès. Sans quoi, cela sonne le retour de la censure de la Toile, avec l’ATI dans le rôle du censeur, en totale inadéquation avec son caractère indépendant sur le papier”, a déclaré Reporters sans frontières, avant d’ajouter : “Nous craignons que, si la justice avalise le retour du filtrage, aujourd’hui des sites pornographiques, ce dernier puisse ensuite être étendu à d’autres types de contenus.”

 

Les risques

Reporters sans frontières souhaite rappeler que le jugement prononcé par la cour de cassation risque d’être lourd de conséquences. En effet, le filtrage comporte des risques :

 

SUR LE PLAN TECHNIQUE

Outre les conséquences évidentes que le filtrage peut avoir sur la fluidité de la connexion Internet, le mode de filtrage des contenus, quel qu’il soit, entraîne des risques réels de “sur-blocage”. Les défaillances des outils de filtrage peuvent rendre inaccessibles des sites d’information initialement non visés. Des articles liés à la santé pourraient être touchés par un système de filtrage automatisé. De plus, la censure n’a jamais dissuadé les Tunisiens qui connaissent parfaitement les techniques de contournement de la censure.

 

SUR LE PLAN JURIDIQUE

Sur le plan procédural, il est inquiétant de constater que les juges, en première et seconde instance, ont décidé de transférer leur pouvoir judiciaire à l’ATI. Il est demandé à l’Agence de s’ériger en policier du Net et de censurer en amont les contenus. Ce rôle d’équilibre entre les contenus publiés et les droits des tiers appartient au pouvoir judiciaire, et ne peut être délégué de façon générale à une société quand bien même l’Etat en est actionnaire, et encore moins lorsque son rôle est purement technique.

Si la régulation du Web est fondamentale, elle doit être mise en place conformément aux standards internationaux et dans le souci du respect de la liberté d’expression en ligne.

Reporters sans frontières n’est pas opposée à toute forme de régulation concernant Internet. Elle doit cependant être mise en place conformément aux standards internationaux et dans le souci du respect de la liberté d’expression en ligne. Et il est essentiel de prendre des mesures garantissant la neutralité du Net, la protection des données personnelles des internautes et l’accès à Internet comme droit fondamental.

 

SUR LE PLAN FINANCIER

Le coût financier élevé induit par une remise en marche des outils de filtrage ne doit pas être négligé. Ceci risque de conduire l’ATI à solliciter la subvention de deux millions de dinars (soit l’équivalent d’un million d’euros) qui lui était attribuée par l’ancien régime pour les besoins de la censure et à laquelle elle avait renoncé au lendemain de la révolution. L’agence perdrait alors à nouveau son indépendance vis à vis du gouvernement.

En outre, la hausse du prix des abonnements sera une conséquence directe de la reprise du filtrage. Le prix du matériel de filtrage se répercutera mécaniquement sur la facture des fournisseurs de service internet qui se verront eux-mêmes dans l’obligation d’augmenter leur tarif.

Conscients de tous ces risques, certains membres de l’Assemblée constituante, le président de l’Assemblée nationale constituante et la président de la République Tunisienne se sont publiquement opposés à la reprise du filtrage de l’Internet en Tunisie (voir la vidéo).

Le rapport de Frank La Rue, rapporteur spécial des Nations unies pour la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, recommande “des restrictions aussi limitées que possible sur la circulation de l’information via Internet, sauf dans des circonstances précises, exceptionnelles et limitées, en accord avec les standards internationaux”. Il a également insisté sur le fait que “le droit à la liberté d’expression devrait être la norme et les limitations des exceptions. Et non l’inverse”.

Au lieu de recourir aux mêmes méthodes de censure que l’ancien régime, Reporters sans frontières demande aux autorités tunisiennes d’envoyer un signal fort à ses concitoyens en inscrivant l’accès à Internet comme un droit fondamental dans la nouvelle Constitution, en procédant à la libéralisation du marché du Net et en écartant définitivement la censure.

source rsf

 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 06:58

 

 

 

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Ennahdha face aux salafistes djihadistes


 

barrage tunisie policeChangement de programme à la présidence. M. Moncef Marzouki, se sera concerté, ce jeudi 2 février, avec le haut commandement de nos forces armées, au lieu de se rendre à Siliana. L’Assemblée Constituante, elle, a réagi dès hier, le mercredi 1 février, pour dénoncer ce que nos députés considèrent comme une «violation flagrante de l'intégrité et de la souveraineté de la patrie».

Le premier ministre Hamadi jebali, quant à lui, a préféré minimiser. Il déclarera que ce «ne sont pas des évènements de grande gravité(…) ne présentent pas de grands dangers».

Ce qui ne sera pas nécessairement l’avis des unités de nos forces de sécurité, dont quatre membres ont été blessés. L’un d’entre eux serait même dans un état critique suite aux échanges de tirs. Du côté des assaillants, deux des individus armés ont été tués, et le troisième est entre les mains de la justice militaire.

On imagine mal que de simples trafiquants d’armes aient pu avoir un tel effet sur les plus hautes autorités de la Tunisie. Deuxième indice, s’il en est, la direction prise par les individus armés : ils se dirigeaient clairement vers le nord de notre pays, ce qui ne se justifie pas facilement, s’il s’agissait d’un «simple» trafic d’armes transfrontalier. Plusieurs sources sécuritaires convergentes évoquent de plus en plus clairement des éléments salafistes djihadistes armés. Certains feront même état de leur appartenance au groupe de Slimane, celui-là même  qui a été à l’origine de la fusillade dans cette région du Cap-Bon, en janvier 2007.

 

La vision de Rached Ghannouchi
Pour certains, comme notamment Rached Ghannouchi, l’extrémisme, et ses dérives terroristes n’ont pas lieu d’être sous des régimes ouverts et démocratiques. Les mouvements Takfiris d’Egypte, seraient ainsi, selon lui, des émanations de la répression de la dictature Moubarak. Et les djihadistes tunisiens n’ont donc,  selon lui, pas lieu de réitérer les opérations de janvier 2007, organisées sous le régime dictatorial de Ben Ali. Une vision des choses qui a été sans doute à l’origine de l’organisation de conférences «particulières», comme celle qui ont eu lieu du 15 au 17 décembre 2011, à Gammarth.

C’est qu’il est confortable de croire que tous les maux de nos sociétés, et la violence de certains groupuscules trouvent leurs origines dans la tyrannie, et ne peuvent agir et prospérer que sous la dictature. Selon ce raisonnement, la démocratisation entraîne à coup sûr la pacification, et la modération. L’Histoire a prouvé le contraire, et a battu en brèche cette théorie. Démocratie ne rime pas nécessairement avec l’assèchement des sources de l’extrémisme, les faits l’ont démontré.

 

Terrorisme européen
Dans les années 70-80 du siècle dernier, le terrorisme de l’ultra-gauche, en Europe s’est développé dans des pays traditionnellement démocratiques comme l’Allemagne (Fraction Armée Rouge), la France (Action Directe), l’Italie (Brigades Rouges, Prima Linea), la Belgique (Cellules Communistes Combattantes). Ces groupes n’ont été battus définitivement qu’après des décennies. La victoire n’a pu véritablement être définitivement proclamée qu’après la chute du mur de Berlin. La social-démocratie européenne, a fini par dissiper le cauchemar des totalitarismes de gauche et les lendemains qui chantent des rafales de pistolet automatique. Et la lutte a aussi eu lieu sur le terrain idéologique.

Aujourd’hui, Ennahdha, un mouvement d’inspiration islamique est au pouvoir en Tunisie. Des partis analogues marquent des points au Maroc. En Egypte, ce sont les Frères Musulmans qui règnent sur l’Assemblée. Et même en l’Algérie, ce genre de partis n’a jamais pu disparaître complètement du paysage politique malgré les années de plomb de la guerre civile. Jusqu’en 2011, en ce qui concerne la Tunisie, la lutte contre le taghout (tyran, dans la terminologie islamisante), pouvait expliquer (sans nécessairement justifier) certaines dérives violentes. Le politologue français Vincent Geisser familier des questions politiques tunisiennes expliquait ainsi l’apparition de tels mouvements terroristes par la « stratégie de répression systématique des opposants » suivie par Ben Ali. Et c’est peut-être dans cet ordre d’idées que le gouvernement Caid Essebsi  a amnistié, en mars 2011, les auteurs des opérations de Slimane. Or dans la Tunisie postrévolutionnaire, il n’est plus question de répression, et la liberté d’expression est consacrée. Tout un chacun, à condition de respecter les règles de la démocratie, est libre de constituer un parti.

 

Entre Ben Laden et les Talibans
Or si Vincent Geisser et Rached Ghannouchi avaient raison, ces opérations armées, et l’idéologie salafiste sous-jacente qui leur sert de catalyseurs n’ont aucune raison de persister sur la scène tunisienne actuelle. La suite des événements a infligé un cinglant démenti aux tenants de ces théories. Nous attendons donc des responsables d’Ennahdha, et ce, au plus haut niveau, qu’ils expriment clairement et sans appel, leur condamnation de ces idéologies mortifères importées. Et si l’islamisme peut être soluble dans la démocratie, comme l’atteste le modèle turc si souvent cité en exemple par les Nahdhouis, le salafisme, lui, la voue aux gémonies. Peut-on, dès lors, permettre que des groupes qui affichent pour modèles Ben Laden, et les Talibans afghans, puissent prospérer, rassembler, organiser des réunions d’endoctrinement ? N’est-ce pas plutôt ce type de mouvements, qui s’en prennent à la sécurité des Tunisiens, qui devraient être visés par les imprécations d’un Sadok Chourou ?

Ennahdha est désormais aux commandes, et doit assumer pleinement ses responsabilités. Elle doit donc endosser le rôle que la gauche européenne a joué dans les années 1970-1980, dans son combat face à ses camarades de l’ultra-gauche. Plus question, donc, pour Rached Ghannouchi est ses frères, de tergiverser avec les ultras, qui débordent sur la droite de son parti. Il y va de l’avenir de toute la Tunisie.

source mag14

 

 

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Le théâtre d’ombres de Rached Ghannouchi

 

Statue du commandeur, guide spirituel ou grand chef de l’ombre, Rached Ghannouchi, président d’Ennahdha, doit apprendre à s’effacer, parfois, pour ne pas porter ombrage à l’activité du gouvernement. Le pourra-t-il ?

 

par Ridha Kéfi 


En réponse à la polémique suscitée par sa participation au Forum économique de Davos en Suisse – car s’il a fait partie de la délégation tunisienne, cela poserait un détestable problème de confusion entre parti et gouvernement –, Rached Ghannouchi a cru devoir publier une mise au point sur sa page facebook.

L’admin de la page explique que le Forum de Davos «n’est pas une réunion officielle, mais une rencontre qui réunit des acteurs économiques, politiques et intellectuels pour étudier les grands problèmes du monde». Il précise aussi que «la présence au forum se limite à ses membres, et à certains invités choisis par son comité d’organisation.»

 

Big Brother is watching you 

Selon l’admin, cheikh Rached Ghannouchi «a été invité par le Comité d’organisation pour prendre part à certains séminaires et activités. Et il a été invité en sa qualité de président du mouvement Ennahdha, de penseur musulman réputé, et n’a pas participé au forum comme membre de la délégation officielle de l’Etat tunisien conduite par le chef du Gouvernement Hamadi Jebali»*.


 
Michael Oreskes, Antonio Patriota, Hina Rabbani Khar et Rached Ghannouchi.

 

Voilà pour la participation du président d’Ennahdha à Davos. Cela méritait d’être clarifié. Il est très peu probable, par ailleurs, que le billet d’avion, les frais de séjour et le per-diem de M. Ghannouchi lui aient été payés par l’Etat tunisien. M. Ghannouchi ne pouvait se permettre un pareil écart, d’autant qu’il pouvait s’en passer. Ennahdha ne manque pas de moyens financiers – encore faut-il qu’il éclaire les Tunisiens sur leur provenance – et il peut assurer les frais de déplacement de son chef.

Le problème, car problème il y a, et on se doit de le souligner, c’est que la confusion, que les Nahdhaouis ont voulu éviter, a bel et bien eu lieu.

Les images de la participation tunisienne diffusée par Al Wataniya 1, la chaine de télévision publique, nous ont, en effet, montré le chef du Gouvernement serrer la main de (et donner l’accolade à) M. Ghannouchi avant les autres membres de la délégation tunisienne, et notamment Mustapha Kamel Nabli, Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (Bct).

La signification d’un pareil geste n’a pas échappé à beaucoup de téléspectateurs. Car, que faisait M. Ghannouchi dans ce cadre-là ? N’était-il pas plus conforme au protocole officiel qu’il s’écarte au moment des salutations officielles pour, au moins, respecter les formes ou, au moins, préserver les apparences.

Rached Ghannouchi est certes le «patron» de Hamadi Jebali. C’est lui, en tout cas, qui l’a désigné pour ce poste et celui-ci lui doit une allégeance partisane. Cela on ne le sait que trop. Sauf que Hamadi Jebali est devenu chef du Gouvernement, alors que M. Ghannouchi n’est, du point de vue protocolaire, qu’un simple citoyen. Il doit donc passer après tous les membres de la délégation officielle et, a fortiori, après le gouverneur de la Banque centrale. Pourquoi a-t-il tenu à être là, au moment inopportun et à une place qui ne lui était pas destinée dans l’ordre protocolaire ?

Cette confusion est d’autant plus choquante qu’elle rappelle à notre souvenir les pratiques détestables de l’ancien régime.

 

Le retour du théâtre d’ombres 

Il fut, en effet, un temps pas très lointain où l’on s’offusquait tous, les Nahdhaouis y compris, du fait que le chef du Rassemblement constitutionnel démocratique (Rcd, ex-parti au pouvoir) passait, dans l’ordre protocolaire, avant le Premier ministre Mohamed Ghannouchi. A la fin du règne de Ben Ali, c’est son épouse qui a pris la prééminence dans l’ordre protocolaire par rapport à tous les autres hauts cadres de l’Etat. Et cela était ressenti comme une humiliation par tous les Tunisiens, qui voyaient les symboles de la république ainsi dévoyés.

M. Ghannouchi n’est pas Leïla Trabelsi, loin s’en faut. C’est leur entrée (pour ainsi dire) par effraction, à deux moments différents de l’histoire du pays, dans l’ordre protocolaire, qui nous a inspiré la comparaison. Et celle-ci doit donner à réfléchir, surtout que les activités presque «diplomatiques» de M. Ghannouchi ne cessent de susciter des interrogations quant à la place réelle qu’il occupe au cœur de l’actuel exécutif tunisien.

Statue du commandeur, guide spirituel ou grand chef de l’ombre, Ghannouchi doit apprendre à s’effacer, parfois, pour ne pas porter ombrage à l’activité du gouvernement. Car le système républicain, qui exige la clarté, ne peut souffrir longtemps ce théâtre d’ombres qui n’a que trop duré. 

 

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Note :
* M. Ghannouchi a participé à un débat sur la «démocratie» organisé, le jeudi 26 janvier, par l’Associated Press, avec Michael Oreskes, vice-président de l’Associated Press, Antonio Patriota, ministre des Affaires étrangères brésilien, et Hina Rabbani Khar, ministre pakistanaise des Affaires étrangères. Il fallait répondre à cette question : la démocratie de style occidental est-elle encore un modèle valable pour le monde, tant qu’il puise dans tous les segments de la société et prend l’égalité sociale comme un principe central ?
«Nous n’avons pas d’autre choix autre que la démocratie», a répondu Rached Ghannouchi. Tout en affirmant que la démocratie dans le monde arabe est un «rêve» vieux de plusieurs siècles et qui a enfin l’occasion de se réaliser, il a néanmoins averti que d’énormes risques demeurent. Car, a-t-il expliqué, «le processus des élections ne suffit pas pour réaliser la démocratie. Celle-ci a besoin d’une société civile très riche. Et la démocratie sans justice sociale peut se transformer en une mafia.»

source kapitalis


 

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هل يحكم "راشد الغنوشي" تونس من وراء الستار؟

 

شخصية دينية بلباس سياسي حسب أنصاره، وسياسية بلباس ديني حسب خصومه، وفي الحالتين وفي الموقفين، هو شخصية مثيرة للجدل منذ أواخر السبعينات من القرن الماضي إلى ما بعد الثورة.  هو زعيم حركة الاتجاه الإسلامي، «النهضة» حاليا وصاحب تاريخ مطبوع بالسجن والمنفى وأخيرا الحكم ولكنه أيضا موثق بمواقف وتصريحات تحرج أنصاره وإن انتصروا له قبل أن تزيد في ريبة خصومه منه !

من قابس بدأ، ثم بن عروس التي كانت منطلقا حقيقيا في نشر أفكاره. ومن حركة دعوية تنشر مجلتها «المعرفة» في مطبعة «العمل» التابعة للحزب الاشتراكي الدستوري الحاكم آنذاك، إلى مواقفه وجماعته الرافضة للعمل النقابي في تلك الفترة ووقوفهم ضد الإضراب العام الذي دعا إليه الاتحاد العام التونسي للشغل والذي انتهى بيوم الخميس الأسود 26  جانفي 1978 ، فالدخول إلى العمل السياسي بداية الثمانينات وهو ما  أحدث اختلافا وصل حد الصدام مع السلطة بدأ بالمحاكمات والسجون ثم العفو فالتراجع فيه ليصبح حكما بالإعدام انتهى كابوسه قبل يوم من تنفيذه بانقلاب بن علي على بورقيبة، لتنقلب المواقف إلى النقيض في بداية التسعينات وتسارعت وتيرة الصدام وانتهت بخروج الغنوشي متخفيا إلى الجزائر ( وقد اختلفت الروايات بين قائل بصعوبة هذا الهروب وبين قائل بتسهيل بن علي وسلطته لخروجه رغبة منه في التقرب من الدول الغربية وأمريكا). من الجزائر إلى السودان، إيران، السعودية وأخيرا الاستقرار ببريطانيا، ليعود بعد الثورة معترفا في البداية بعدم مساهمته فيها قبل أن يتراجع في ذلك، ثم قوله أنه لا يطمح في أي منصب ويريد ترك مكانه للشباب ولكن !! لكن حين نرى تنقلاته المختلفة من الجزائر إلى الولايات المتحدة الأمريكية وفرنسا  وقطر، واستقباله لأردوغان ثم  لوزير الاقتصاد التركي وسفير فرنسا  وأخيرا حضوره في المنتدى الاقتصادي

العالمي بدافوس وخاصة حديثه في كل مناسبة  باسم البلاد التونسية يصبح السؤال ملحا: هل أن راشد الغنوشي حقا بعيد عن القرار السياسي في البلاد؟
  المؤكد أنه الآن لا يتحدث كزعيم لحركة سياسية حاكمة وإنما كمسؤول في البلاد له شرعية الحديث باسم تونس ! لذلك يقول دائما « إن بلادنا» !
قد تبدو المسألة في ظاهرها بسيطة باعتباره زعيم حركة انتخبتها صناديق الاقتراع لكن بين صناديق الناخبين ومفهوم الدولة القائم على المؤسسات، يصبح حضوره الطاغي مدعاة لأسئلة عديدة عن

دوره الحقيقي في صياغة سياسة البلاد.
لقد كان الرجل واضحا من البداية بعد عودته تحت غناء آلاف من أنصاره في مطار قرطاج « طلع البدر علينا»،  حين قال إنه لن يستلم أي منصب رسمي، ولكن سفراته الخارجية واستقباله في مقر حركة «النهضة» لشخصيات حكومية أجنبية تأخذنا إلى استنتاج متناقض لكلامه عن زهده في الحكم. فبين عدم رغبته في منصب حكومي  وبين ما نراه الآن ازدواجية  في الخطاب للقواعد والصحافة وللخارج. فتنقله إلى خارج تونس وإن كان لمصلحة البلاد، لا يمكن  أن يقبل حين يتحدث بصيغة المسؤول التنفيذي فما الذي ترك لرئيس الحكومة في هذه الحالة وحتى للرئيس صاحب الصلاحيات المحدودة؟.

إن التسريبات عن لقائه اليومي مع رئيس الحكومة وأداء صلاة الفجر معا، ليس تهمة باعتبار الأخير منتميا لحركة الغنوشي وهذا من حقهما، ولكن إذا كانت للجبالي شرعية انتخابية ظاهرة للعيان فهذا لا يعطي  لزعيم حزبه الحق في تقلد كل المناصب دون أن يكون في الصورة الرسمية.
في الجزائر تحدث لا باسم حزبه بل باسم البلاد ! وحين اجتمع بأردوغان استمعنا الى  نفس الشيء ! وفي دافوس، (المنتدى العالمي الاقتصادي)، تركزت عليه الأضواء أكثر من رئيس الحكومة  الذي استغرق خطابه أكثر من 15 دقيقة ورغم محاولة طمأنة الخارج واستعمال لغة هادئة، لم يكن لكلمته وقع مثل وقع كلمة الغنوشي.

وقد حاول العجمي الوريمي عضو الهيئة التأسيسية لحركة النهضة، السبت الماضي ، التأكيد على أن  حضور الغنوشي  لم يكن رسميا بل كان استجابة لدعوات من جمعيات ستلتقي على هامش منتدى دافوس والمسألة صحيحة لأن المنتدى يضم فعاليات رسمية وأخرى حضرت على هامش انعقاده. ويبدو أن حضور الغنوشي أربك الوفد التونسي فصار الرسمي هامشيا والهامش رسميا .
وقد تكون تصريحات الغنوشي مقبولة وإن اختلفنا معها أو اتفقنا لو أنه أدلى بها بصفته زعيم حزب سياسي، ولكنها تصبح مثيرة للجدل (حتى وإن كان زعيم الحزب الحاكم) حين يتحدث باسم تونس أي بصفة أدق  باسم الدولة التي لا تمثلها إلا مؤسساتها الشرعية وشخصياتها الرسمية.

وفي هذا الإطار نعتقد أن شخصية متمرسة في العمل السياسي ومناورة بامتياز كالغنوشي لا تطلق العبارات جزافا لذلك فإن حديثه  دائما باسم البلاد إنما هدفه إرسال إشارات تطمينية  للخارج طلبا لدعم مسار حركته لحكم البلاد ! ، طارحا «النهضة» كبديل مقبول لدى الغرب. وهذا يبدو واضحا في الالتزام باحترام كل التعهدات السابقة وقوله في أمريكا، ردا على تجريم التطبيع في الدستور القادم ، انه لا يرى في الدستور إلا ما يتعلق بتونس فقط، أو تصريحه الأخير في دافوس لإذاعة «صوت إسرائيل» الذي قال فيه إن حل القضية الفلسطينية موكول للفلسطينيين بالأساس وأن علاقة بلاده ! بإسرائيل سترتبط بحل هذه القضية. 

وهكذا قد يبدو الغنوشي زاهدا في الحكم كما يقول دائما ولكن كل مداخلاته وتنقلاته وخاصة كل حواراته في الدول الغربية وتعارضها مع خطابه الداخلي الموجه إلى قواعد حركته، تشير الى انه الحاكم الفعلي للبلاد وليس مهما أن يكون في الصورة الرسمية مادام ماسكا بكل خيوط اللعبة . على أن توجهه المبالغ فيه لطمأنة الخارج يستوجب قدرا مماثلا بل أكبر لطمأنة  الداخل التونسي لأن تلون الخطاب قد يؤدي إلى خسارة الاثنين ! 
والسؤال الذي يبحث عن تأكيد او دحض هو: هل يحكم راشد الغنوشي البلاد من وراء الكواليس؟
هذا ما ستجيب عنه الأيام القادمة.

 

 

 

source attounissia

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 03:14

«C'est l'islam modéré qui va régner en Libye»

Moustapha Abdeljalil, au siège du CNT à Tripoli, le 12 janvier.
Moustapha Abdeljalil, au siège du CNT à Tripoli, le 12 janvier. Crédits photo : © Ismail Zetouni / Reuters/REUTERS


INTERVIEW - Le président du Conseil national de transition se dit confiant, un peu moins d'un an après le début de la révolution libyenne.

 

Moustapha Abdeljalil, président du Conseil national de transition (CNT), le gouvernement provisoire libyen, se prépare à fêter le 17 février le premier anniversaire du début de la révolution libyenne, dans une atmosphère troublée qui a vu le saccage du siège du gouvernement à Benghazi et la démission du vice-président.

LE FIGARO. - Avez-vous été surpris par la révolution du 17 février?

Moustapha ABDELJALIL. - Non, je m'y attendais. La France nous a beaucoup aidés, bien sûr. Le peuple partage mon avis. Je remercie le peuple français, son Parlement et le président Sarkozy.

Êtes-vous confiant dans le déroulement du processus démocratique? L'élection d'une Assemblée constituante pourra-t-elle avoir lieu en juin, comme prévu?

J'ai confiance, malgré les obstacles posés par les anciens du régime et certains arrivistes. Les élections auront lieu à la date prévue.

Qui sont ces «arrivistes»?

La loi interdit à ceux qui ont travaillé avec Kadhafi de se présenter aux élections. À cause de cela, ils essaient au maximum de déstabiliser le pays, pour faire croire qu'il n'y a pas de sécurité, et que c'est la pagaille en Libye.

Qui est visé par cette loi? Vous-même, vous avez été ministre sous Kadhafi…

Tous ceux qui ont joué un rôle important sous l'ancien régime. Mais ils auront tout de même le droit de voter.

Combien de personnes environ sont-elles concernées?

Pas plus de deux mille personnes.

Ces gens qui veulent déstabiliser le pays ont-ils des groupes armés à leur disposition?

Ils ont surtout de l'argent.

Vous pensez à des personnes en particulier?

Oui, je pense à des personnes en particulier, qui, grâce à l'argent, ont obtenu quelques résultats. Ils peuvent acheter des hommes et de l'armement.

Le CNT peut-il dire aujourd'hui qu'il contrôle la totalité du territoire libyen, quand on voit des milices s'affronter régulièrement, y compris à Tripoli?

La révolution contrôle tout le territoire libyen. Une partie est contrôlée par les forces régulières, l'autre par les révolutionnaires.

Cette situation peut-elle perdurer?

Le gouvernement provisoire a lancé un plan pour intégrer tous les combattants dans l'armée ou la police. Le financement commence à se débloquer. Cela va nous donner la possibilité de mener à bien cette intégration.

Dans quel délai pensez-vous pouvoir absorber tous les groupes armés dans une armée nationale?

D'ici à deux mois, nous pensons avoir absorbé entre 60 et 70% des combattants révolutionnaires.

À Bani Walid, ancien bastion de Kadhafi, une milice a chassé les révolutionnaires et le Conseil local. On a évoqué la reprise de la ville par des forces pro-Kadhafi.

Il y a eu très peu de révolutionnaires à Bani Walid. La ville a été libérée surtout par des révolutionnaires venus d'autres régions. Quand ces combattants de l'extérieur ont quitté la ville, il y a eu des incidents entre le petit nombre de révolutionnaires de Bani Walid, qui ont voulu s'octroyer des privilèges, et certains habitants, qui voulaient l'égalité de tous.

Le CNT reconnaît-il Salem al-Ouaer, chef d'un groupe armé qui a chassé ces révolutionnaires, et le Conseil des anciens qu'il a mis en place?

Salem al-Ouaer est un simple citoyen. Il n'a aucun contact avec le CNT.

Ne craignez-vous pas alors une nouvelle bataille pour la reconquête de la ville?

Actuellement, personne n'est sûr de l'avenir, vu la situation là-bas. Mais l'armée nationale et la police sont sur place, et je crois que le calme va durer.

Quand l'argent du pétrole sera-t-il distribué? Les conseils locaux, Tripoli compris, se plaignent de ne pas recevoir un sou du gouvernement.

Aujourd'hui même se termine à Homs, en Libye, la conférence de tous les conseils locaux du pays. Ils sont en train de mettre en place des organigrammes administratifs et des statuts. Dès qu'ils seront prêts, l'argent sera injecté dans ces conseils. Ce sera fait avant le 17 février.

Avez-vous récupéré les quelque 100 milliards de dollars d'avoirs libyens à l'étranger?

Non, seulement 6 milliards ont été rapatriés. Les procédures continuent pour récupérer le reste.

Comment l'État peut-il vivre?

La reprise de la production de pétrole nous a rapporté 4 milliards de dollars en tout dans les 5 derniers mois, alors que les salaires des fonctionnaires s'élèvent à 22 milliards par an, et que les dépenses d'électricité et de fuel coûtent 14 milliards par an. Le budget, en préparation, devrait être en déficit de 10 milliards.

Les partis politiques seront-ils autorisés à se présenter aux élections de juin?

Non, il n'y aura pas de listes partisanes. Mais des partis politiques sont en train de se constituer. Ils pourront se présenter en tant que «forces politiques» ou «mouvements de la société civile» pour briguer les 80 sièges réservés aux listes. Ces listes devront comprendre 50% de femmes. Les 120 sièges réservés aux indépendants seront libres.

Les islamistes semblent les mieux placés pour remporter ces élections. Faut-il s'en inquiéter en Occident?

Les islamistes dérangent les Libyens avant de déranger l'Occident. C'est l'islam modéré qui va régner dans ce pays. 90% des Libyens veulent un islam modéré. Il y a 5% de libéraux et 5% d'extrémistes.

Seïf el-Islam Kadhafi doit-il être jugé en Libye ou par la Cour pénale internationale, qui le réclame?

Il doit être jugé en Libye.

Quel rôle jouerez-vous après les élections de juin?

Je ne briguerai pas un poste politique. Je souhaite jouer un rôle de conciliateur, de rassembleur.

Abdelhakim Belhadj, le chef du Conseil militaire de Tripoli, poursuit en justice l'ancien chef des renseignements extérieurs britanniques qu'il accuse de l'avoir kidnappé à Hongkong en 2004, puis de l'avoir livré à Kadhafi qui l'a fait torturer. Appuyez-vous sa démarche?

Nous sommes en démocratie, chacun est libre de faire ce qu'il veut, à titre individuel.

source lefigaro

 

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Les effroyables crimes de l’OTAN en Libye

 

par Farirai Chubvu

Charles Ray -l’envoyé des Etats-Unis ici- se décrit comme le symbole du monde libre, un champion des droits de l’homme et de la démocratie, et se vante du rôle de son pays dans l’invasion de la Libye, mais en réalité, il semble que, tout comme la guerre du Vietnam et d’autres guerres illégales avant elle, la guerre de Libye soit une énorme sujet d’embarras pour l’Oncle Sam.

Un rapport publié la semaine dernière par des organisations des droits de l’homme au Moyen-Orient prouve à l’envie que des crimes de guerre ont été perpétrés en Libye par les forces des Etats-Unis, de l’OTAN et de leurs alliés "rebelles" pendant l’invasion de l’année dernière, crimes qui ont culminé dans le meurtre du Colonel Mouammar Kadhafi.

Le "Rapport de la Mission d’investigation de la Société Civile Indépendante en Libye" présente les conclusions d’une enquête menée conjointement en novembre dernier par l’Organisation Arabe des Droits de l’Homme, le Centre Palestinien des Droits de l’Homme et le Consortium International d’Assistance Légale.

Basé sur l’interview de victimes de crimes de guerre, de témoins et d’officiels libyens à Tripoli, Zawiya, Sibrata, Khoms, Zliten, Misrata, Tawergha et Syrtes, le rapport demande qu’il soit enquêté sur les preuves montrant que l’OTAN a ciblé des installations civiles faisant de nombreux morts et blessés.

Les installations civiles ciblées par les bombes et les missiles de l’OTAN comprennent des écoles, des bâtiments du gouvernement, au moins un entrepôt de vivres et des maisons particulières.

Le rapport montre aussi que les personnes suspectées d’être loyales à Kadhafi ont été systématiquement assassinées, torturées, expulsées et maltraitées par les forces "rebelles" du Conseil National de Transition soutenues par l’OTAN. Il décrit l’expulsion forcée de la plupart des habitants noirs de Tawergha et la persécution actuelle des travailleurs émigrés du Sub-Sahara par les forces alliées à l’OTAN et son gouvernement transitoire.

Les enquêteurs mentionnent les passages à tabac sauvages et répétés que subissent les prisonniers détenus sans charges et sans procès, l’exécution sommaire des combattants pro-Kadhafi et les rapports des témoins sur "les meurtres de représailles tous azimut y compris ’le massacre’ (c’est à dire qu’on leur tranche la gorge) d’anciens combattants."

Le rapport met en lumière les prétextes humanitaires et démocratiques utilisés par les Etats-Unis, la France, l’Angleterre et leurs complices de l’OTAN pour conduire en fait une guerre de conquête de style colonial. Il montre clairement que la Résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l’ONU pour imposer une "zone d’exclusion aérienne" et un embargo sur la vente d’armes à la Libye, soi-disant pour protéger les civils de la répression de Kadhafi, a été en fait utilisée pour mener une guerre aérienne sans merci en coordination avec les forces "rebelles" au sol. Le rapport suggère que l’OTAN et ses alliés arabes ont commencé à entraîner les forces d’opposition et à leur donner des armes tout de suite après le début des manifestations contre Kadhafi. L’opposition contre Kadhafi qui s’est manifestée en février dernier suite à la chute de Moubarak en Egypte a rapidement été prise en main par les Etats-Unis, la France, l’Angleterre et leurs agents en Libye pour lancer une invasion impérialiste.

Le rapport dit : "D’après les informations de première main et de seconde main que la Mission a recueillies, il semble que l’OTAN ait participé à ce que l’on peut appeler des opérations offensives menées par les forces d’opposition, comme par exemple des attaques sur les villes et les villages tenus par les forces de Kadhafi. De même, le choix de certaines cibles, comme un entrepôt régional de vivres soulève des questions évidentes sur le rôle de telles attaques dans la protection des civils." Le rapport ne donne pourtant qu’un pâle aperçu de la violence d’une attaque dont le but était de ramener la Libye à la condition qui était la sienne il y a 43 ans à l’époque où la marionnette des Etats-Unis et de la Grande Bretagne, le roi Idris, avait donné les réserves de pétrole aux multinationales étasuniennes et anglaises et permis à ces deux puissances d’établir d’énormes bases militaires en Libye. La destruction de masse et les meurtres qui ont culminé dans le nivellement de Syrtes et la lynchage de Kadhafi font paraître les affirmations cautionnées par l’ONU, selon lesquelles la guerre était une guerre pour "les Droits de l’Homme" et "la protection des civils", absurdes et obscènes.

Le viol de la Libye a été la réponse anglo-saxonne aux révolutions arabes qui ont chassé les régimes pro-occidentaux au pouvoir depuis longtemps en Tunisie et en Egypte, deux pays qui ont une frontière commune avec la Libye. Le but de l’invasion était de prendre le contrôle absolu des ressources en pétrole du pays, de détourner et d’enrayer les progrès de la lutte des travailleurs en Afrique du nord et au Moyen-Orient et de porter un coup à la Chine et à la Russie qui avaient établi des liens économiques étroits ave le régime de Kadhafi. La guerre a détruit la Libye. Le CNT -une coalition instable d’anciens officiels de Kadhafi, d’islamistes, dont certains sont liés à Al Qaeda, et d’agents des services secrets occidentaux- lui-même, estime que l’invasion a coûté la vie à 50 000 personnes et en a blessé 50 000 autres. Les conflits entre les différentes factions du CNT sont les prémices d’une guerre civile généralisée entre les milices tribales régionales rivales.

Le week-end dernier, alors que le président du CNT s’inquiétait des signes d’une guerre civile imminente, une foule demandant le départ du CNT a fait irruption dans les bureaux du CNT à Benghazi. Abdel Hafiz Ghoga, le vice-président du CNT a donné tout de suite sa démission.

Le rapport sur les crimes de guerre des Etats-Unis et de l’OTAN est aussi un réquisitoire accablant supplémentaire contre ces partis, intellectuels et universitaires de "gauche" qui ont repris comme des perroquets les arguments humanitaires de Washington et de l’OTAN et ont ainsi contribué à l’invasion de la Libye.

Et la Cour Pénale Internationale continue de se distinguer par son silence assourdissant.

source mondialisation

 

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 Violences entre groupes armés rivaux à Tripoli

Des affrontements entre milices rivales ont fait au moins 2 morts au début du mois de janvier.

Photo: AFP/MAHMUD TURKIA. Des affrontements entre milices rivales à Tripoli ont fait au moins deux morts au début du mois de janvier.

 

En Libye, des combats entre milices rivales ont éclaté mercredi autour d'une villa du centre de Tripoli utilisée comme caserne, rapporte un journaliste de Reuters sur place.

Un responsable du ministère de l'Intérieur a confirmé que les combats opposaient des miliciens originaires de la ville de Misrata et d'autres de la région de Zentane.

Les miliciens de Misrata, bastion de la révolte contre Mouammar Kadhafi, ont pris leurs quartiers dans une villa luxueuse du front de mer qui appartenait à Saadi Kadhafi, fils du « guide » libyen aujourd'hui exilé au Niger.

La route menant à la plage d'El-Saadi, d'où provenaient des tirs à l'arme lourde et légère, a été fermée, et une colonne de fumée s'élevait au-dessus du quartier. Des camionnettes équipées de canons antiaériens ont été aperçus se dirigeant vers la zone de combat.

« Nous ne sommes pas sûrs de l'objet des combats, mais les forces gouvernementales ont encerclé le secteur et ils se sont calmés », a déclaré un membre du Haut Comité de sécurité mis sur pied par le Conseil national de transition (CNT).

Depuis la fin du conflit qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi, des violences ont régulièrement lieu entre groupes armés à Tripoli.

Début janvier, des affrontements entre des miliciens de Tripoli et d'autres groupes originaires de Misrata ont fait quatre morts.

Le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, avait alors déclaré qu'il craignait que le pays ne sombre dans une guerre civile si les combats entre les milices rivales ne cessaient pas.

À Tripoli même, deux grandes milices s'affrontent. L'une est dirigée par Abdel Hakim Belhadj, un islamiste libéré par le régime Kadhafi et désormais installé dans une suite d'un hôtel de la ville. L'autre est contrôlée par l'ancien ingénieur en électronique, Abdallah Naker.

D'autres milices installées à Tripoli proviennent également de Misrata, de Zentane et de l'est de la Libye. Chacune contrôle des fiefs différents.

Le mois dernier, des violences ont éclaté à Bani Walid entre deux groupes rivaux et ont abouti à l'expulsion des miliciens pro-CNT de la ville.

Inquiètes de la prolifération des armes et de la multiplication des incidents entre groupes armés, les nouvelles autorités ont lancé un plan visant à réintégrer les quelque 200 000 ex-rebelles dans la société.

Environ 50 000 devraient rejoindre les ministères de l'Intérieur et de la Défense, les autres pourront bénéficier d'aides financières pour monter des projets ou achever leurs études.

source radio-canada.ca

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 02:34

L’acteur égyptien Adel Imam condamné pour « diffamation envers l’Islam »


L'acteur égyptien Adel Imam en 2006

Les révolutionnaires égyptiens auraient-ils définitivement perdu leur bataille pour la liberté ? Dans l'Egypte post-Moubarak, la liberté d'expression semble en effet plus que jamais mise à mal. L'acteur égyptien Adel Imam, monstre sacré du cinéma arabe, a été condamné jeudi 2 février à trois mois de prison par un tribunal du Caire pour "diffamation envers l'islam".

Que lui reprochait donc Asran Mansour, un avocat proche des islamistes, l'auteur des poursuites en justice ? Non pas des propos tenus récemment contre la religion musulmane, mais des rôles joués à l'écran comme à la scène il y a 10 à 20 ans de cela. Aux nombres des œuvres incriminées figurent en effet le film Al-Irhabi ("Le Terroriste") réalisé en 1994 et dans lequel Adel Imam joue le rôle d'un musulman fondamentaliste, et la pièce de théâtre Al-Zaim ("Le leader"), une comédie créée en 1985 dans laquelle il tourne en dérision les leaders autocratiques de la région.

Extraits du film Le Terroriste de Nachaate Abdelatif, avec Adel Imam

Or, ce qui a fait le succès de Adel Imam et la longévité de sa carrière (plus d'une centaine de films et une dizaine de pièces de théâtre) est bel et bien le sarcasme qui s''exprime dans les différents rôles qu'il a incarnés à l'encontre des leaders et des religieux. Pour le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui l'a choisi comme ambassadeur de bonne volonté en 2000, c'est pour ses rôles dans lesquels il incarnait l'injustice subie par les petites gens que "Adel Imam est devenu un symbole pour les gens, promouvant la tolérance et les droits de l'homme dans le monde arabe". [Sa biographie sur le site de l'UNHCR]

Le caractère diffamatoire de ces œuvres n'avait d'ailleurs pas alerté les sbires de la censure d'Etat, qui contrôlent pourtant scrupuleusement toutes les productions culturelles diffusées en Egypte. "Tous les films ou pièces de théâtre dans lesquels j'ai joué ont été soumis à la censure. Si celle-ci les avait jugés diffamatoires, elle les aurait interdits", s'est défendu M. Imam.

L'immeuble Yacoubian, un film de Marwan Hamed, inspiré du roman de Alaa Al-Aswani, avait reçu en 2006 le Grand Prix de l'Institut du monde arabe (IMA).

Les islamistes n'en sont pas à leur première attaque à l'encontre de la star de 71 ans. Celui que l'on désigne souvent comme le Charlie Chaplin du monde arabe a, par le passé, été impliqué dans plusieurs affaires de justice avec les islamistes qui considèrent son travail comme blasphématoire. Lors d'un débat télévisé en 1998, Adel Imam avait ainsi eu une discussion très tendue avec trois islamistes des Frères musulmans, qui dominent aujourd'hui le Parlement égyptien.

Mais, cette fois, la justice égyptienne s'est mise du côté des islamistes, en rendant une sentence pour le moins sévère. Et, qui pourrait mettre à mal la liberté d'expression dans l'Egypte post-Moubarak. Adel Imam n'a toutefois pas dit son dernier mot. "Je vais faire appel de la sentence", a-t-il dit. "Certaines personnes cherchant la gloire m'ont intenté un procès pour certaines de mes prestations qu'elles considèrent comme insultantes pour l'islam, et cela n'est évidemment pas vrai", a ajouté Adel Imam.

source printempsarabe

 

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مصر: 3 أشهر سجنا لـ”عادل إمام” بتهمة إزدراء الدين الإسلامي

قضت محكمة مصرية بسجن الفنان عادل إمام 3 أشهر وبتغريمه ألف جنيه بتهمة ازدراء الدين الإسلامي في أعماله الفنية والسخرية من الجلباب واللحية.
وذكرت صحيفة الأهرام المصرية أن الحكم صدر ضد الفنان الكوميدي غيابيًّا خلال جلسة محكمة جنح الهرم التي عُقدت أمس الأربعاء برئاسة المستشار محمد عبد العاطي.
وجاء في الدعوي رقم 24215 لسنة 2011 التي أقامها السلفي عسران منصور مدع بالحق المدني، أن إمام قدم أعمالاً فنية سخر خلالها من الدين الإسلامي والجلباب واللحية، مستشهدًا بمسرحية الزعيم، وفيلم مرجان أحمد مرجان، وأعمال فنية أخرى استخف فيها بالإسلام وسفه تعاليمه، حسب ما ادعاه مقيم الدعوى.

source newsoftunisi


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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 18:11

Mise à jours 2 février 2011

Photo de l'un des individus abattus à Sfax (source mosaiquefm )

Groupe armé de Sfax neutralisé, 2 assaillants tués


TUNIS - Deux membres d'un groupe armé poursuivi depuis mercredi par les forces de l'ordre tunisiennes près de Sfax (sud) ont été tués et un troisième arrêté, a confirmé jeudi le ministère de l'Intérieur.

L'action est terminée, il y a deux morts et le troisième homme a été arrêté, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Selon Mosaïque FM, l'homme arrêté est un étudiant de 21 ans. 

Le groupe armé, que le ministère n'a pas encore identifié, s'était réfugié dans une forêt de Bir Ali Ben Khlifa, près de Sfax, après des échanges de tirs nourris mercredi avec les forces de l'ordre, qui ont fait quatre blessé dont un grave parmi ces derniers.

Des unités de l'armée et de la garde nationale (gendarmerie) appuyées par des hélicoptères ont ratissé la région toute la nuit à la recherche du groupe.

Les tirs avaient débuté après qu'une voiture transportant des hommes armés eut été signalée aux forces de l'ordre.

Une course-poursuite s'est alors engagée et les hommes ont fui à pied dans la forêt de Bir Ali Ben Khlifa, près de la grande ville de Sfax.

Les forces de sécurité ont retrouvé des kalachnikovs et des munitions, a indiqué mercredi le ministre de l'Intérieur Ali Larayedh lors d'une conférence de presse.

M. Larayedh avait évoqué un incident grave sans être en mesure d'identifier les hommes armés.

Pour le moment nous ne pouvons pas les identifier, avait-t-il dit alors que des radios et des sites internet ont fait état de salafistes.

Interrogé sur une éventuelle implication d'Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) en Tunisie, il avait répondu : toute partie peut être une menace pour la Tunisie, mais laissé entendre qu'il pouvait aussi s'agir de trafiquants d'armes.

En septembre dernier, un accrochage meurtrier (faisant entre un et six morts, selon les sources) s'était produit àla frontière tuniso-algérienne entre l'armée tunisienne et un groupe d'assaillants armés qui n'a jamais été clairement identifié.

En mai 2011, un colonel et un soldat de l'armée tunisienne avaient été tués à Rouhia (nord ouest) dans des échanges de tirs avec des hommes fortement suspectés d'appartenir à Al-Qaïda.     

source romandie

 

 

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Ben Salem va-t-il escamoter l'affaire de la Manouba ?

 

Ben_Salem.jpgLes Tunisiennes et les Tunisiens sont loin de l’obscurantisme. Ils le condamne. C’est un peuple souverain. Il n’a pas accepté les Trabelsi et Ben Ali, ces clans honnis, mais aussi les salafistes, qui ont fait leur entrée en politique dans la Tunisie révolutionnaire.

Mercredi 1er février, des échanges de tirs ont eu lieu dans la localité de Bir Ali Ben Khalifa, dans le gouvernorat de Sfax, entre les unités de la garde nationale et de la sûreté nationale d'un côté, et 3 individus appartenant à la mouvance salafiste de l'autre.
Avant même 24 heures, M. Ali Larayedh, ministre de l’Intérieur, a tenu une conférence de presse pour donner des éclaircissements sur les affrontements qui ont eu lieu. Avant même 24 heures, les forces de l'armée, de la garde nationale et de la police sont venues à bout des trois terroristes - deux tués parmi les individus armés et un arrêté. Les agents de l’ordre ont démasqué le réseau terroriste. Les trois hommes appartiendraient au groupe de Slimane.
La menace des réseaux terroristes ne cesse de grandir jour après jour. Pour la énième fois, les forces de l’ordre sont intervenues pour lever les sit-in des salafistes à la faculté des Lettres de la Manouba. Des incidents similaires ont eu lieu dernièrement à la faculté des lettres de Sousse et à l'université de Gabès. La faute incombe au ministère de l’Enseignement supérieur qui a brillé par sa discrétion et ses tergiversations tout au long de la crise.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, M. Moncef Ben Salem, a gardé le silence. Cette attitude se situe dans la droite ligne de la position d’Ennahdha qui s’est toujours attaché à ce qu’il ne soit pas débordé sur sa droite.
Cette position ferme va encore mettre de l’huile sur le feu, si le gouvernement ne met pas, d’une manière radicale, un terme à ce jeu. Une invasion du salafisme risque de se produire dès que sa force sera garantie par l'absence de volonté politique contre les présences et les agissements condamnés par tous les médias.

source investir-en-tunisie

 

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 Hamadi Jebali estime que les échanges de tirs de Sfax ne sont pas très graves


 

Depuis Bruxelles, et au cours d’une conférence de presse, le chef du gouvernement provisoire, Hamadi Jebali, a estimé que les échanges de tirs entre un groupe armé et des membres de la Garde nationale et de l’armée ne sont pas des événements de grande gravité, surtout que le groupe a été neutralisé.


M. Jebali a indiqué que de tels débordements peuvent survenir dans le Sud tunisien et aux frontières où «une instabilité en matière sécuritaire est constatée».
Ces incidents, « sans grande gravité », ont néanmoins engendré deux morts (parmi les suspects) et des blessés parmi les forces de l’ordre nationales. Une cellule de crise a même été créée, mercredi 1er février 2012, et elle est présidée par M. Jebali aux côtés des ministres de la Défense et de l’Intérieur, du Général des forces armées et du directeur de la Sûreté nationale.

source businessne

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 22:51

 

 


  

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Poursuite de trois éléments armés près de Sfax 

 

La garde nationale et l'armée sont, depuis 11 heures, à la poursuite de trois éléments armés sur la route nationale n°2, au km 20, reliant Bir Ali Ben Khalifa et Skhira. Des échanges de tirs nourris ont été entendus.


 

Selon nos confrères ''Journalistes Sfaxiens'', des échanges de tirs ont eu lieu sur la route nationale n°2, au km 20, reliant Bir Ali Ben Khalifa et Skhira, entre des unités de la garde nationale et trois éléments non identifiés à bord d'un véhicule Renault Classic gris portant immatriculation tunisienne, qui n'a pas obtempéré à un ordre de s'arrêter émanant d'une patrouille policière.


Les occupants de la voiture, tous trois barbus, ont abandonné la voiture au niveau d'une oliveraie, dans une région appelée Tallab, et se sont enfuis. On a trouvé dans la voiture 6 fusils mitrailleurs de type Kalachnicov. La course-poursuite a commencé à partir de la ville de Sfax lorsque la police a été alertée par la présence d'éléments armés à bord d'une voiture.


Jusqu'au milieu de l'après-midi, les échanges de tirs se poursuivaient entre les éléments de la garde nationale et l'armée d'un côté, et les fuyards de l'autre. Un hélicoptère de l'armée survole la région pour mieux repérer ces derniers.

source kapitalis

 

 

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Quatre blessés dans les échanges de tirs près de Sfax


TUNIS - Les échanges de tirs nourris qui ont eu lieu mercredi dans la région de Sfax (sud de la Tunisie) entre forces de l'ordre et un groupe armé non encore identifié, ont fait quatre blessés parmi les membres des forces de sécurité, a annoncé l'agence officielle de presse TAP.

Un gendarme et trois militaires blessés, dont un grièvement, ont été admis à l'hôpital de Sfax, a rapporté l'agence citant des sources médicales.

La première chaîne de télévision nationale a annoncé ce même bilan dans son journal de la nuit.

La TAP a également fait état d'informations contradictoires sur la mort d'un membre du groupe traqué aux alentours de Bir Ali Ben Khlifa, une localité de la région de Sfax (300 km au sud de Tunis).

Le président Moncef Marzouki a annulé un déplacement prévu jeudi en province en raison des accrochages dans la région de Sfax pour s'entretenir avec les commandements de l'armée et de la sûreté nationales, a par ailleurs écrit l'agence.

Des unités de l'armée et de la garde nationale (gendarmerie) appuyées par des hélicoptères participent au ratissage de la région à la recherche des membres du groupe armé.

Le ministre de l'Intérieur Ali Larayedh avait annoncé auparavant un blessé.

C'est un incident grave, mais je veux rassurer les Tunisiens, la situation est sous contrôle, nous sommes en train de traquer les individus, avait déclaré M. Larayedh au cours d'une conférence de presse.

Il n'avait pas voulu s'avancer sur l'identité des hommes armés, qui pourraient être trois ou plus. Pour le moment nous ne pouvons pas les identifier, avait-t-il dit alors que des radios et des sites internet ont fait état de salafistes.

Les tirs ont débuté après qu'une voiture transportant des hommes armés eut été signalée aux forces de l'ordre.

Une course-poursuite s'est engagée et les hommes ont fui à pied dans la forêt de Bir Ali Ben Khlifa, près de la grande ville de Sfax.

Les forces de sécurité ont retrouvé des kalachnikovs et des munitions, avait indiqué M. Larayedh.

Interrogé sur une éventuelle implication d'Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) en Tunisie, il avait répondu : toute partie peut être une menace pour la Tunisie.

Le ministre a ajouté que les trafics d'armes avaient fortement augmenté en Tunisie depuis la révolution et avec le conflit libyen, soulignant que 600 armes avaient été saisies en Tunisie en 2011.

En septembre dernier, un accrochage meurtrier (faisant entre un et six morts, selon les sources) s'était produit à la frontière tuniso-algérienne entre l'armée tunisienne et un groupe d'assaillants armés qui n'a jamais été clairement identifié.

En mai 2011, un colonel et un soldat de l'armée tunisienne avaient été tués à Rouhia (nord ouest) dans des échanges de tirs avec des hommes fortement suspectés d'appartenir à Al-Qaïda.

source romandie

 

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 Echanges de tirs et saisie de kalachnikovs et de munitions à Sfax 

 

Des échanges de tirs se sont produits, entre trois individus et des agents de la sûreté nationale dans la localité de Toleb, appartenant à la délégation de Bir Ali Ben Khelifa au gouvernorat de Sfax, selon Mohamed Tounsi, SG du Syndicat du district de la Garde nationale à Sfax, a rapporté la TAP.

Aucun incident n’a été enregistré pour l’instant, les unités sécuritaires de la Garde nationale et celles de l’armée maîtrisant la situation et continuant à assiéger les trois individus que M. Tounsi a qualifiés de «barbus».
Le SG du Syndicat a expliqué que ces 3 personnes étaient à bord d’un véhicule de marque "Clio" et avaient en leur possession des kalachnikovs. La course-poursuite a commencé aux alentours de 11h du matin à la ville de Sfax, lorsque les agents de sécurité ont appris l’existence d’une voiture qui transportait des individus armés. 

Le véhicule a été pris en chasse avant d’être saisi dans la région de Bir Ali Ben Khelifa où les forces de l’ordre y ont trouvé de grandes quantités d’armes et de munitions. Il a souligné que les trois individus sont, encore, bloqués dans une zone assez isolée et sans danger pour les habitants.

Mise à jour 17h30 :
 Un soldat a été grièvement blessé alors qu’un agent de la Garde nationale a été atteint à son épaule mais sans danger pour sa vie.
Notons que les unités sécuritaires de la Garde nationale et celles de l’armée continuent à assiéger les trois individus, appuyés par des hélicoptères et des unités de la sûreté.

source businessnews

 

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حسب موقع المشهد : الاشتباه بكون مسلّحي بئر علي بن خليفة “سلفيّون جهاديّون”

 

أخبار تونس – المشهد التونسي : علم “المشهد التونسي” من مصدر أمني، فضّل عدم الكشف عن هويّته، انّ المجموعة المسلحة التي اشتبكت ظهر اليوم مع فرق من الجيش والحرس الوطني يشتبه في كونها “ذات خلفيّة سلفيّة جهاديّة”. وكشف عن حجز كتب ومنشورات ذات مضمون “سلفي جهادي” وعن مراسلات قام بها المسلّحون مع مجموعة أخرى تعتنق نفس الفكر. هذا اضافة الى ما كُشف عنه سابقًا من حجز أسلحة (سبعة قطع من نوعكلاشينكوف) وكميّة من الذخيرة.

وأوضح نفس المصدر انّ المجموعة تتكوّن أوّليًا من ثلاثة أفراد، تبادلوا اطلاق النار مع فرقة من الجيش وأخرى من طلائع الحرس الوطني (فرقة عمليات خاصّة). الأمر الذي أسفر عن ثلاث اصابات في صفوف الجنود وعن اصابة واحدة ضمن طلائع الحرس، فيما أصيب أحد عناصر المجموعة المسلّحة اصابة بالغة وهو في حالة حرجة.
وأشار المصدر الى تواصل الملاحقة الأمنية لافراد المجموعة بعد التطويق الكامل للمنطقة (الطريق الرابطة بين بئر علي بن خليفة والصخيرة \ الطريق الوطنية عدد 2).

 
وفي سياق متصّل، كشف عدنان منصر، الناطق الرسمي لرئاسة الجمهوريّة، في شريط أنباء الثامنة على “الوطنية 1″ انّ التحرّيات الأمنية الأوّلية تفيد بأنّ ما جرى اليوم يندرج ضمن “شبكة واسعة” سعت لتهريب السلاح من جنوب البلاد الى مجموعة أخرى بالشمال. وأضاف انّ المجموعة الثانية (قد تكون نفسها التي أشار اليها مصدرنا الأمني) هي تحت المراقبة الاستخباريّة حاليًا.ولاحظ منصر انّ توقيت هذه الحادث “قد يكون مدروسا” بالنظر الى عودة الاستقرار للبلاد، مطمئنا المواطنين الى انّ الوضع تحت السيطرة. وأضاف الناطق الرسمي انّ رئيس الجمهورية، منصف المرزوقي، يتابع الوضع عن كثب وأنّه ألغى زيارة كانت مقرّرة غدا الى مكثر وسليانة.

source newsoftunisi

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 17:45

Thala a besoin de vous...


Après la tempête de neige dans cette ville manquant de tout, la situation de ses habitants est préoccupante. En effet, selon nos contacts, des dizaines de familles manquent de tout, particulièrement de quoi se chauffer, de quoi se nourrir et s’habiller …

La précarité de la Mairie de cette ville, connue par tous les responsables politiques, et ce depuis des décennies, n’aide pas à résoudre de tels problèmes climatiques. En effet, lors d’un entretien téléphonique avec un membre du Conseil municipal j'ai su que la Mairie de Thala ne possède même pas des «échelles», eh oui de simples escabeaux !,  pour atteindre les quelques lampadaires qui ont résisté à la misère urbaine de cette ville. Immaginer donc le reste....

Les engins (voiture de service, tracteurs, remorques) que possédait la municipalité furent incendiés ou volés pendant la révolution de janvier 2011. Lors de mon dernier séjour dans cette ville, j’ai pu constater que la Mairie ne possède qu’un seul tracteur pour ramasser la «poubelle» de 20 000 habitants… C’est triste…

La neige ne fait par conséquent qu’aggraver le quotidien des thalois… Et nous avons besoin de votre aide…    Je vous laisse donc seuls juges !

Noureddine Bourougaa Mnasri, Thala Solidaire


Pour toute aide, écrivez à notre blog ou contactez directement le Maire de Thala, Dr Mohsen Saïdi au numéro  95 397 868… Merci !  

Appel de détresse d'un habitant de Thala


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Thala appelle à l’aide sous la neige

thalaLa ville de Thala, dans le gouvernorat de Kasserine, a particulièrement été touchée par les intempéries, et les chutes de neige ces derniers jours. Les habitants ont relevé pas moins de 20 cm de neige au centre-ville, et jusqu’au double au niveau des campagnes de cette région montagneuse.

Le ministre des Affaires Sociales, M. Khelil Zaouia a souligné, que les aides ont commencé à affluer sur le terrain dans la nuit du lundi 30 janvier, sous la protection de l’armée. Des produits alimentaires, et 500 couvertures ont ainsi été distribués aux familles dans le besoin.

A noter que d’autres régions du nord-ouest tunisien sont également atteintes par le froid, et sont aussi confrontées à de graves problèmes. Ainsi, les pluies qui se sont déversées du côté de Béja (plus de 72 mm selon les services de la météo tunisienne) ont coupé les routes rurales et l’accès à plusieurs villages de la région, notamment au niveau de Nefza.

La crue de l’Oued El Maaden a même entraîné lundi 30 janvier, l’interruption, de la circulation routière entre Nefza et Béja. Les écoliers et les travailleurs de la région ont dû rester cloitrés chez eux.

thala

Les Tunisiens sont mobilisés pour apporter leur soutien aux citoyens de ces zones particulièrement frappée par la vague de froid. Des associations comme Thala Solidaire ont lancé un appel à l’aide, pour interpeler la société civile. Les voies routières sont difficiles d’accès, et l’électricité souvent coupée. Le manque de gaz et de pétrole rend le froid encore plus difficile à supporter.

Thala Solidaire souligne que les populations de la région ont urgemment besoin de médicaments contre la grippe, le rhume, et autres maladies dues au froid. Mais aussi de pétrole pour se réchauffer. La nourriture, les couvertures, les manteaux, les blousons, et les pulls bien chauds sont également les bienvenus.

Au niveau du Grand Tunis, les personnes désireuses d’apporter leur aide peuvent déposer leurs contributions auprès des bénévoles, en face du Monoprix d’El Menzah 6. Les Tunisiens doivent bien cela à une ville qui a payé un lourd tribut à la Révolution. Moez E.K. mag14

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La neige et le froid isolent la ville 

Un début de semaine glacial à Thala ! Hier, des chutes de neiges ont fait leur apparition à Thala et dans d’autres localités du gouvernorat de Kasserine. Le brouillard, la neige, le froid, les rues et les toits ont été recouverts d’un manteau blanc. Des flocons de neige ont  continué à tomber aujourd’hui sur les hauteurs de la région. Dans la campagne, le niveau de la neige est arrivé jusqu’à 50 voire 60 cm, alors que 40 centimètres de neige sont tombés sur la ville. La situation dans cette région est critique, des problèmes d’approvisionnement en gaz son apparus. L’activité de la région de Kasserine est paralysée, vu que  les routes sont bloquées et l’eau potable est indisponible. Suite à quoi, ce mardi 31 janvier, un habitant de Thala a lancé un appel aux tunisiens à ne pas se « laisser séduire » par la neige qui tombe, mais plutôt à écouter l’appel de détresse et de malheur qu’il lance.

Les aides commencent à s’organiser et les premières interventions  ont déjà eu lieu. Plusieurs associations se sont également chargées de rassembler des aides diverses pour les acheminer.

 source tunisianway

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Appel de détresse d’un habitant de Thala


Appel de détresse d'un habitant de Thala

:Les photos de la ville de Thala et d'autres localités du gouvernorat de Kasserine sur lesquelles tombe la neige circulent sur les réseaux sociaux depuis lundi. Ce mardi 31 janvier, un habitant de Thala appelle les citoyens tunisiens à ne pas se "laisser séduire" par la neige qui tombe, mais plutôt à écouter l'appel de détresse qu'il lance, alors que 40 centimètres de neige sont tombés sur la ville. 

Dans la campagne, le niveau de la neige est arrivé jusqu'à 50 voire 60 cm, et le prix des bouteilles de gaz est trop élevé pour des habitants qui n'ont donc pas les moyens de se réchauffer. L'activité de toute la région de Kasserine est fortement touchée, voire paralysée, car les routes sont bloquées et l'eau potable indisponible. D'après le témoignage de Abdessatar Ouri, ni les autorités compétentes ni les associations n'ont réagi pour le moment, exposant les Kasserinois à une potentielle "catastrophe"  

Appel de détresse d'un habitant de Thalashemsfm

 

 

 

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Bizarrerie

Ça gaz partout sauf à Thala

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Savez-vous par où passe le gaz algérien ? par Thala. Et savez-vous que les habitants de la ville en sont privés ? (..)


Peut-être bien que Bourguiba, Ben Jedid et Pertini étaient si contents d’activer le gazoduc, qu’ils ont désactivé Thala. hletemps

 

 

 

 

 

 

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Solidarité, d’accord, mais jusqu’à quand ?


Nous le savons tous, les Tunisiens sont solidaires par essence, et ils répondent toujours présents quand il s'agit de venir en aide à leurs concitoyens et même aux pays voisins et amis.
C'est le cas ces derniers jours quand une forte vague de froid a déferlé sur le nord-ouest et le centre du pays. Thala est ensevelie sous un manteau de neige, des appels à la solidarité sont lancés par ci et par là et les Tunisiens y répondent favorablement.

Est-ce assez ?
Est-ce le rôle de la société civile de se substituer à celui de l'état ? La réponse est NON !!

Indépendamment des conditions de vie délabrées dans ces contrées reculées du pays, en dépit du taux de chômage élevé, de la misère, et de l’absence d'infrastructure, l'état est le grand absent dans cette énième crise que vit ce petit village. Les aides tardent à arriver, et quand elles arrivent, elles sont insuffisantes, les routes sont bloquées, les citoyens sont livrés à eux-mêmes.

Les habitants de Thala, comme ceux de beaucoup d'autres régions, sont-ils condamnés à toujours être des assistés ? N'y a-t-il donc pas de vraies mesures à prendre et pas que dans l'urgence ?

Ces régions ont un besoin réel de mesures radicales et non de pansement ou d'antalgiques à chaque fois qu'une "blessure " surgit. Dans l'immédiat, la solidarité est la bienvenue, certes, mais elle ne suffit pas. Ce sont les pouvoirs publics qui doivent intervenir, dégager les routes, ouvrir des abris, approvisionner les Thalois en gaz et en carburants, des unités médicales doivent être mises en place pour assurer les soins !! Déclarer Thala zone sinistrée, s'il le faut, et en l'absence d'un plan "grand froid" à l'instar de celui des pays européens.

Sur le long et moyen terme, c'est une autre paire de manches ! Ces régions doivent profiter d'un programme de réhabilitation en profondeur au niveau de l'infrastructure et de l'industrialisation et d'un plan national pour l'emploi !!La solidarité, c'est bien beau, le développement, c'est encore meilleur, et c'est le seul moyen de sortir les habitants de ces régions du statut d'assistés à celui de citoyens à part entière !

source webdo

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 05:44

Marche des libertés, une victoire en trompe l'œil

 

Manifestation pour les libertés, 28 janvier 2012 (Amine Landoulsi)

Samedi, environ 10 000 personnes ont défilé à Tunis et quelques milliers à Sfax pour protester contre les agressions des salafistes et les menaces que représente pour les libertés la pression croissante des islamistes sur la société.

Le problème atteint en effet les dimensions d'un phénomène. La faculté de la Lettres de la Manouba, dans la banlieue de Tunis, est depuis le mois de décembre sous la pression de quelques dizaines militants politiques qui veulent faire admettre moins d'une demi douzaine d'étudiantes en niqab. Un groupe de salafistes a imposé sa loi sur la petite ville de Sejnane.

Deux librairies de Tunis ont reçu des menaces directes, l'une parce qu'elle vend des ouvrages chiites, l'autre parce qu'elle met en vitrineun ouvrage représentant des femmes aux bains, des enseignants sont menacés parce qu'ils ont la réputation d'être athées.

Lundi dernier, en marge du procès Nessma, deux écrivains ont été agressés par des militants particulièrement agressifs.

Ennemis de l'islam

Les salafistes, partisans d'un retour à l'islam de l'époque du Prophète, représentent une tendance extrêmement minoritaire de l'islam tunisien. Mais leur influence s'étend au-delà des milieux les plus idéologisés et une partie de la société tunisienne est gagnée par un puritanisme extrême et inquisiteur.

Quant à Ennahdha, à force d'appeler les électeurs à voter pour des gens qui craignent Dieu, il a contribué à installer l'idée que ses opposants sont des ennemis de l'islam. Le parti islamiste a condamné les agressions de lundi, mais il n'a, jusque là, posé aucune limite à l'activisme des radicaux et le met sur le même plan que les mobilisations sociales, et certains de leurs cadres (dont Sadok Chourou) font preuve de mansuétude à leur égard.

C'est contre cette dérive et cette complaisance que s'est tenue la manifestation de samedi. La plus importante à Tunis depuis un an.

Le symptome d'un échec

Ce succès a rassuré, sur leur capacité de résistance, ceux qu'inquiète les menaces sur les libertés. Mais cette victoire est le symptome d'un échec.

Dans l'affaire de la basilique du Kef, un groupuscule avait réussi à mettre au cœur des discussions de la ville la question de savoir s'il fallait redonner à un monument archéologique sa fonction de mosquée. Rien qui puisse améliorer en quoi que ce soit la vie d'un seul Tunisien et qui condamne la société à un conflit insoluble.

C'est le même piège, cette fois à l'échelle nationale, dans lequel les partisans d'une réislamisation rétrograde de l'espace social ont enfermé le débat politique tunisien.

Un problème essentiel et artificiel

Les passions se déchainent pour un sujet essentiel, certes, la relation entre identité et liberté, mais totalement artificiel au regard des problèmes bien connus à l'origine du soulèvement populaire : les perspectives sociales de la jeune génération, la transparence du pouvoir, le respect des libertés publiques, la prédation de l'économie par les clans proches du pouvoir… et qui constituent les vrais défis pour la réussite de la démocratisation.

Ce débat sur la relation entre liberté et religion est une question inflammatoire, une démangeaison qu'on ne peut ignorer, mais qui s'aggrave chaque fois qu'on y touche jusqu'à monopoliser toutes les défenses immunitaires de l'organisme.

Toute l'énergie mobilisée dans ce combat imposé ne l'est pas pour agir auprès des jeunes chômeurs, pour imaginer des réponses rapides à leur détresse, pour que les institutions sécuritaires soient réformées sereinement et en profondeur, au lieu d'être l'objet de négociations occultes, pour que les filles des familles pauvres puissent poursuivre leur scolarité, pour que le tourisme valorise le potentiel d'un pays superbe au lieu d'avilir son littoral, etc.

L'opposition prisonnière du court terme

Faute de se construire sur une proposition, l'opposition se retrouve sur la défensive, cantonnée à des réactions au coup-par-coup, émotionnelles, à l'activisme des salafistes et aux déclarations des membres d'Ennahdha.

Prisonnière du court terme, absente du terrain social, en laissant le quasi-monopole du travail de proximité au réseau militant du parti islamiste, elle ne parvient pas à émettre des signaux qui permettraient aux Tunisiens d'entrevoir une alternative et une solution à leurs problèmes.

Une revendication socialement connotée

Ce que révèle enfin cette manifestation c'est que désormais la défense des libertés, qui était l'une des motivations de la révolution, n'est désormais portée que par une partie de l'opinion, qu'elle est socialement connotée à une classe relativement privilégiée inquiète pour son mode de vie – les fameux 0,00 % dont se gaussent les sympathisants nahdhaouis.

Revendiquer la liberté d'expression est désormais associé à l'impiété et à la défense des bénéficiaires de l'ancien régime, immoraux et vendus à l'Occident. L'idée sur laquelle prospère Ennahdha est qu'il faut limiter la liberté d'expression sous peine de porter atteinte à la religion.

Sortir du piège

Rester sur le mode de la réaction, traquer de manière quasi obsessionnelle la moindre erreur du gouvernement, ne se soucier des laissés pour compte que pour donner un cachet social à leurs revendications politiques, ne permettra pas aux forces «  progressistes  » de sortir du piège où les ont enfermées les islamistes radicaux.

Si le combat pour la liberté n'est évidemment jamais superflu, l'urgence est de d'entreprendre un travail de proximité et de reconnecter cette question à un projet de société incarné dans des figures locales crédibles et des résultats tangibles.

source rue89

 

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La manifestation de samedi vilipendée par les «ultras» de tous bords


Au nom de quoi le combat pour les libertés, contre la censure et le néopotisme, serait «secondaire»?

 

par Gilles Dohès

 

Si l’on en juge par le nombre de ses participants (plusieurs milliers de personnes, les chiffres divergent) et par le pacifisme de son déroulement, l’on peut considérer que la manifestation, organisée samedi 28 janvier à l’initiative de plusieurs mouvances de l’opposition, a été un franc succès. Tant mieux pour eux.

 

Cependant la manifestation a aussi attiré son lot de critiques acerbes et de traits pernicieux et elle s’est ainsi vue qualifiée de manifestation de « nantis », de « privilégiés » ; certains criant même à l’indécence, arguant du fait que la liberté d’expression,ou de culte, ou le droit à l’éducationest parfaitement secondaire au regard de ceux qui ont le plus grand mal à satisfaire ne serait-ce que leurs besoins primaires (s’alimenter, se loger, se vêtir, etc.)

La théorie férocement ethnocentrée de la division des besoins, que la communauté scientifique remet périodiquement en cause, n’en finit pas d’occasionner des malentendus, parfois volontaires. Car son essentialisme forcené ouvre, par exemple, un boulevard plus qu’accueillant aux théories racistes voulant que les voleurs ou les revendeurs de drogue soient tous « des noirs ou des Arabes »...

Par ailleurs, il est surprenant de constater les réflexes de censure et d’autocensure qui sont toujours présents dans certaines mentalités ; l’on pourrait y décelerune illustration frappante de ce que Pierre Bourdieu nommait « la violence symbolique, cette violence qui extirpe des soumissions qui ne sont même plus perçues comme telles ».

 

La manifestation de samedi dernier est certes critiquable, l’on peut honnir ses organisateurs, vilipender les embouteillages qu’elle n’a pas manqué d’occasionner, hurler à l’obscénité de ses finalités, bien sûr. Mais au nom de quoi le droit au savoir, le libre accès à l’information, la lutte contre la censure, le rejet du népotisme seraient-ils du domaine du « secondaire » ?

 

Un individu ayant un toit sur la tête et de la semoule dans son assiette, mais étant condamné à exercer le même métier que son père et voyant son propre fils emprunter le même itinéraire par faute de fluidité sociale et, de plus, étant engoncé dans une tradition lui interdisant la moindre réflexion personnelle ou le moindre cheminement intellectuel en dehors de l’orthodoxie, serait-il un individu sereinement épanoui ? La liberté de la presse, la liberté de culte, l’indépendance de la justice et le droit à un enseignement de qualité ne participent-ils pas au bien-être de chacun, toutes catégories sociales confondues ? Cette volonté de disqualifier les uns au profit (?) des autres cache bien souvent une timidité politique ou une hypocrisie rarement assumée, celle de préférer une vision conservatrice de la société et après tout pourquoi pas ? Encore faut-il avoir le mérite et la clarté de ses ambitions.

 

A une époque pas si éloignée de nous, certains nantis se goinfraient sur le dos de tout un peuple en ne créant au passage que de menues résistances éparses, d’ailleurs d’autant plus remarquables, mais cette période a été suffisamment longue pour instiller dans les têtes un fatalisme propice à une certaine subjectivation. Et ainsi les Tunisiens, bien entendu, étaient condamnés à la poigne de fer de l’autoritarisme et à la « débrouille » vécue au quotidien, notion de « débrouille » devenue tellement vitale qu’elle en acquérait presque une aura génétique, car lorsque des situations perdurent durant de trop longues périodes la tentation est grande de les naturaliser, et ce faisant l’on oblitère toute la série des processus sociaux qui ontété nécessaires à leur concrétisation. C’est un procédé communément exploité par tous les tenants du libéralisme qui souhaitent neutraliser toute réflexion économique en dehors de leur doxa, extra ecclesiamnullasalus.

 

La manifestation de samedi dernier a ceci d’extraordinaire qu’elle a réuni des citoyens qui, apriori, ne ressentent pas le besoin de descendre dans la rue puisqu’ils font partie de la caste de ceux qui n’ont besoin de rien, mais il fallait être totalement aveugle pour ne pas constater à quel point le public présent était socialement métissé. Jeunes, vieux, aisés et moins nantis se côtoyaient sans l’ombre d’un problème et tous se reconnaissaient dans les revendications scandées.

Sauf erreur, l’appel à la manifestation avait été lancé au peuple tunisien dans son entier et les préoccupations à l’origine du rassemblement ne concernaient ni une couche sociale déterminée, ni une corporation venue défendre son pré carré… Quant aux privilégiés venus au rendez-vous (il y en avait), ils prenaient peut-être le risque insensé de mettre leur prestige dans la balance en participant à un tel évènement et ce, dans l’espoir qu’il profite au plus grand nombre.

 

Evidemment, pour ceux qui pensent que la liberté d’expression, la solidarité, la justice, l’éducation, l’accès aux soins sont des notions exclusivement réservés à une poignée de nababs ventripotents vautrés au fond des Cadillac ou des palais, la manifestation a fourni un cinglant démenti.

La Tunisie

 vit des heures cruciales et, pour le moment du moins, seule importe la cohésion nationale, la collectivité est ce que l’on en fait et le défaitisme n’a pas droit de cité, car l’on ne pourra plus dire que l’on ne savait pas ce qu’il pouvait donner.

source letemps

 

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Neuf partis fusionnent pour créer le «Parti Al Watani Ettounsi»

 

Neuf partis créés au lendemain de la révolution du 14 janvier ont fusionné pour fonder le «Parti Al Watani Ettounsi».

 
Il s’agit du Parti Libre Destourien Démocratique, le Parti Al Mostakbal, le Parti Réformateur Destourien,  AL Watan El Hor, l’Union Populaire Républicaine, La Coalition Pour la Tunisie, la voix du Tunisien, le Mouvement Progressiste Tunisien et le Mouvement de la Tunisie Nouvelle.


Dans une déclaration publiée, lundi, les partis signataires soulignent qu’en dépit de leurs différences et leurs diversités, ils se sont «rassemblés autour du projet moderniste tunisien issu du mouvement réformiste tunisien».
Cette décision, précise la déclaration, est «issue d’une lecture de la réalité politique tunisienne et de ce qu’ont révélé les élections de la Constituante» relevant «la défaite du courant progressiste conséquent à l’émiettement de ses forces et de la multiplication de ses leaderships ». 


Dans un «Manifeste politique fondateur», publié, également lundi, le «Parti Al Watani Ettounsi» se dit «fier du leadership de l’approche Bourguibienne dans l’édification et l’élaboration des contours de ce projet moderniste et de la contribution précieuse des différents autres courants patriotiques et modernistes». (TAP)

source maghrebemergent


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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 04:27

La situation des droits de l’homme inquiète l’ONU

 La chasse aux pro-Gueddafi continue

 

Le changement de régime en Libye ne semble pas avoir fait avancer de beaucoup la cause des droits de l’homme.

Tel est le constat défendu par de nombreuses ONG internationales de défense des droits humains. Dans certains cas, il apparaît même que les nouvelles autorités libyennes et leurs milices se distinguent par des pratiques encore plus cruelles que celles qui étaient en usage sous le long règne de Mouammar El Gueddafi. Pas plus loin que la semaine dernière, Amnesty International a encore accusé les autorités de Tripoli de torturer, parfois à mort, les anciens partisans de Mouammar El Gueddafi.

 
Cette ONG basée à Londres soutient que ses délégués ont vu des traces de torture sur des prisonniers à Tripoli, Misrata et dans de plus petites villes comme Gharyan (ouest) placées sous l’autorité de militaires ou de milices armées.

Partageant le constat d’Amnesty, les Nations unies se sont dites particulièrement préoccupées par les «brigades révolutionnaires» que de nombreux observateurs accusent d’avoir provoqué des incidents à Bani Walid et de détenir des milliers de personnes dans des prisons secrètes. Le représentant spécial de l’ONU en Libye, Ian Martin, n’a pas hésité à mettre directement en cause ces brigades dans des incidents sanglants qui ont eu lieu récemment dans cette localité, connue pour être un ancien bastion du régime déchu. «Bien que les autorités aient réussi à contrôler ces incidents (…) il est toujours possible que de telles flambées de violence se reproduisent et mènent à une escalade», a-t-il estimé lors d’un débat au Conseil de sécurité sur la Libye.

 

Les milices «incontrôlables»

A ce propos, la Haut-commissaire pour les droits de l’homme (HCDH), Navi Pillay, regrette que le gouvernement libyen n’ait «pas encore établi de contrôle effectif sur ces brigades révolutionnaires» qui ont combattu les troupes du régime de Mouammar El Gueddafi.Des brigades qui, faut-il le rappeler, n’ont pas été encore réintégrées dans l’armée régulière.
Sur la question des prisonniers, Mme Pillay s’est montrée «très inquiète des conditions de détention des personnes détenues par les brigades», dont «un grand nombre de ressortissants d’Afrique subsaharienne» sont accusés d’avoir soutenu El Gueddafi. Ses services, mentionne-t-elle, ont reçu «des informations alarmantes de torture» dans ces centres de détention secrets.


«Tous les centres de détention doivent être mis sous le contrôle» du gouvernement de Tripoli, a affirmé la commissaire pour les droits de l’homme, estimant que l’armement dont disposent les brigades est «une menace pour les droits de l’homme».
Face à cette situation de non-droit, l’organisation Médecins sans frontières (MSF) a tout bonnement décidé de suspendre ses activités dans les centres de détention libyens, confirmant que les détenus y sont torturés et privés de soins. Les équipes de MSF ont commencé à travailler en Libye en août dernier ; depuis lors, ses membres ont noté une forte augmentation des patients souffrant de séquelles de torture à la suite de leurs interrogatoires. Certains patients ont même continué à être torturés après avoir été soignés.


A rappeler que l’ONU estimait, à la fin 2011, que les prisons gérées par les milices comptaient 7000 détenus, pour la plupart des ressortissants d’Afrique subsaharienne accusés d’être des mercenaires pro-Gueddafi.
Mais selon les ONG de défense des droits de l’homme, ce nombre serait beaucoup plus important si l’on tient compte des nombreux lieux de détention secrets créés par le CNT et ses milices.

source elwatan

 

 

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 Aïcha Kadhafi veut fournir des informations à la CPI sur Seif al-Islam

 

La fille du défunt leader libyen Mouammar Kadhafi, Aïcha, veut fournir des informations "concrètes" à la Cour pénale internationale (CPI) en lien avec son frère Seif al-Islam, soupçonné de crimes contre l'humanité, a annoncé mardi la CPI.

"Aïcha Kadhafi souhaite fournir des informations concrètes, dont elle pense qu'elles aideront la chambre préliminaire à déterminer la marche à suivre appropriée", a indiqué Nick Kaufman, l'avocat d'Aïcha Kadhafi, dans un document transmis à la CPI, qui l'a ensuite rendu public.

"Ces informations (...) aideront la chambre préliminaire à déterminer si les autorités libyennes désirent vraiment fournir à Seif al-Islam une représentation légale efficace ou lui accorder un procès équitable", a poursuivi la même source.

Aïcha Kadhafi a donc demandé à la CPI la permission, "à titre exceptionnel", de transmettre à la cour ces informations en tant qu'"amicus curiae" (ami de la cour, ndlr), selon le document, afin de "protéger les intérêts de son frère".

Le Conseil national de transition (CNT) libyen avait informé la CPI, dans une lettre publiée le 24 novembre 2011, que la Libye souhaitait juger elle-même Seif al-Islam, soupçonné par la CPI de crimes contre l'humanité commis depuis le 15 février 2011 au moment de la répression de la révolte populaire en Libye.

La cour avait ensuite démenti, le 23 janvier, avoir pris une décision sur l'organisation d'un procès de Seif al-Islam Kadhafi en Libye devant un tribunal libyen, contrairement à ce qu'avait annoncé le ministre libyen de la Justice.

Le 27 juin 2011, la CPI avait émis un mandat d'arrêt contre Seif al-Islam, 39 ans, arrêté le 19 novembre 2011 dans le sud de la Libye et détenu à Zenten, à 180 km au sud-ouest de Tripoli.

Aïcha, ses frères Mohamed et Hannibal, sa mère Safiya et de nombreux autres membres de la famille, surtout des enfants, ont été autorisés fin août à entrer en Algérie, pour des "raisons strictement humanitaires", selon Alger.

source tempsreel.nouvelobs

 

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 Note de retour de mission

La Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) s’est rendue en Libye en janvier 2012 aux fins d’y conduire une mission d’information et de contact avec les acteurs d’une société civile nouvelle et en pleine expansion. La mission s’est rendue successivement à Tripoli, Misrata et Benghazi où elle a pu s’entretenir longuement avec des représentants du gouvernement intérimaire, des membres du Conseil national de la transition (CNT), des avocats, journalistes et représentants d’organisations de défense des droits de l’Homme.
Libye : note de retour de mission
Au cours de sa mission, la FIDH a pris la mesure de la complexité du contexte politique et social de la Libye post-Khadafi, en particulier à l’Est du pays où le Conseil national de la transition ne jouit plus de la popularité du début de la révolution. Il lui est en effet reproché avec de plus en plus de force son impéritie politique et un manque de transparence tant au niveau de la gestion des dossiers en cours que dans la prise de décision politique. En outre, la légitimité du CNT est également contestée puisque ses membres ont été nommés, selon des critères non définis a priori, et non élus. 

Cette impopularité grandissante s’est d’ailleurs manifestée de manière assez violente le 21 janvier lorsque des dizaines de jeunes gens ont pris d’assaut les locaux du CNT à Benghazi où se trouvait notamment le président Abdeljelil, et ont blessé plusieurs personnes et contraint le numéro 2 du CNT à démissionner. La FIDH recommande au gouvernement intérimaire de mettre en place sans délai un porte-parole du gouvernement aux fins d’assurer une meilleure communication sur les actions qui sont menées et ainsi remédier en partie au manque de transparence qui lui est reproché. 

La FIDH s’inquiète également de la déconnexion croissante entre Tripoli et l’Est du pays d’ailleurs très bien perçue par les acteurs internationaux présents dans le pays, qui nourrit un sentiment d’abandon de frustration et de colère de la population très perceptible, notamment à Benghazi. 

En effet, le CNT, pourtant initialement constitué dans la plus grande ville de l’Est de la Libye, est parti s’installer à Tripoli, les organisations internationales, à l’exemple de l’Union européenne, sont également en train de se concentrer sur la capitale et la plupart des projets s’envisagent désormais à partir de Tripoli. Ces derniers développements sont de nature à raviver les rancœurs historiques d’une population largement abandonnée et discriminée sous le régime de Muhammar Khadafi qui a volontairement mis cette partie du pays à l’écart de tout développement économique et de toute participation politique pendant 40 ans. 

Les autorités intérimaires rencontrées par la FIDH affichent deux priorités essentielles dans la première phase de la transition : l’organisation de l’élection d’une assemblée constituante sur le modèle tunisien, au mois de juin 2012 et le désarmement des milices présentes sur l’ensemble du territoire.
Lire la suite : fidh.org
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