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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 03:57

 

Laghouat : trois blessés et 30 arrestations suite aux affrontements entre manifestants et forces de l'ordre

Trois personnes dont un policier ont été blessées lors des affrontements entre policiers et manifestants à Laghouat, selon des sources locales. Il s'agit de H.L 30 ans et de S.B 27 ans. L’un a eu une fracture au niveau du bassin et l’autre blessé à la tête. Leur état est toutefois jugé plus en moins grave. Quant au policier, il a été légèrement blessé.

 

 

A l'heure où nous mettons en ligne ces informations, des milliers de jeunes se trouvent encore aux alentours de la Sûreté de la wilaya pour exiger la libération des jeunes arrêtés le matin et  dont le nombre est de 30, selon les estimations du LADDH.

«La tension ne cesse de monter », selon un militant des droits de l’homme présent sur place, surtout que certains vont passer par le procureur. Quelques manifestants ont été relâchés, parmi eux des mineurs.

Les forces de l'ordre ont pour rappel procédé mardi 10 janvier, dès 7h30 à des arrestations massives aux alentours du siège de la wilaya de Laghouat où campent depuis maintenant 6 jours des citoyens mécontents d'une liste de distribution de logements "jugée"injuste.

Des affrontements ont alors éclaté entre les forces de l'ordre et les manifestants, qui n'ont pas voulu quitter les lieux. Le bureau de la ligue algérienne des droits de l’homme a reçu plusieurs plaintes notamment de la part des parents dont les enfants ont été arrêtés. «La ville est encerclée, les forces de l’ordre ont visé les quartiers dont les citoyens sont susceptibles d’affluer en masse vers le centre ville » a-t-on appris de sources locales.

«Les affrontements ont éclaté vers  8h30 », nous dira Yacine Zaid. Mais ce qui est sur, selon Hadj Aïssa Abbas, président du bureau régional du comité national pour la défense des droits des chômeurs (CNDDC), est que « la répression est féroce et les casques bleus sévissent impitoyablement » , regrette-t-il.

 

A l’heure où nous mettons en ligne l’information, la ville de Laghouat est encerclée par les forces anti émeutes et les affrontements sont violents. Selon nos interlocuteurs « on ne sait pas encore ce qui va arriver dans les prochaines heures ».

Vers midi et demie, la situation est toujours  tendue dans la ville de Laghouat, encerclée par les forces de l’ordre. Des affrontements sporadiques sont signalés dans certaines artères de la ville.  

Selon des sources locales, les forces de l’ordre ont commencé les provocations dans la nuit de lundi à mardi. Notre interlocuteur  révèle que « tout a commencé hier soir (lundi) vers 23h lorsque les forces de l’ordre ont envahi avec leurs camions anti-émeutes, l’endroit où nous avions campé ».

source elwatan

 

 

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LES ÉMEUTES SE MULTIPLIENT À TRAVERS LE PAYS

Les dangers d'un brasier mal éteint


Au moins 15 wilayas du pays ont connu des protestations dans la rue
Au moins 15 wilayas du pays ont connu des protestations dans la rue

Jamais depuis son indépendance, l'Algérie n'a connu un phénomène aussi prolongé. 365 jours d'émeutes!

 

Grèves, actions de protestation, manifestations, tentatives d'immolation par le feu: c'est ainsi que le tableau est brossé quotidiennement par les Une de la presse nationale. Il ne s'agit pas d'articles à mettre à l'actif du sensationnel bien connu des médias. C'est une sombre réalité qui ne s'estompe pas même avec la nouvelle année 2012.
 

 

Les observateurs politiques redoutent au moins deux conséquences qui peuvent être dramatiques aussi bien pour la crédibilité du pouvoir que pour l'avenir d'un pays. La première tient au spectre de l'abstention qui plane sur les prochaines élections législatives. Alors que les autorités promettent d'organiser des élections les plus transparentes possibles, ils risquent de prendre un coup par une abstention massive qui s'apparentera à une forme de protestation sociale.
 

Le deuxième risque tient à un vote sanction envers ces mêmes autorités. Cette deuxième éventualité ne sera profitable que pour la mouvance islamiste qui raflera ainsi la mise. Et à ce stade, il y aura un sérieux danger sur l'avenir même du caractère républicain de l'Etat. Pourquoi? Tout simplement parce que si les islamistes arrivent à gagner la majorité à la prochaine assemblée, ils vont peser de tout leur poids sur les grands axes de la nouvelle Constitution en préparation. Qui empêchera alors les islamistes, ainsi majoritaires, de façonner à leur guise la nouvelle Constitution et remettre en cause le caractère républicain de l'Etat? Il ne faut surtout pas compter sur l'Armée. Autres temps, autres moeurs. C'est dire que le danger est très grand. En attendant, les autorités demeurent sourdes et aveugles face à une avancée d'un péril certain. Au moins 15 wilayas du pays ont connu des protestations dans la rue depuis ces deux derniers jours, selon un décompte établi par le Conseil national de la Ligue algérienne des droits de l'homme, (Laddh).
 

L'extraordinaire c'est que ces actions ne sont pas circonscrites. On ne peut plus soutenir qu'il s'agit de telle ou telle autre région «connue pour être frondeuse et qui s'oppose à tout ce qui vient du pouvoir central».
Un cliché qui collait bien à la Kabylie. Non, cette fois-ci la Kabylie ne fait pas l'exception et la fronde touche toutes les régions du pays. De Constantine à Annaba, Guelma, Ouargla, Laghouat, Bouira, Msila, Chlef, Ghardaïa, El Oued, Batna et Tizi Ouzou ont connu des protestations citoyennes. Les demandes sont les mêmes: le logement, le revêtement des routes, de l'eau, du travail, des projets de développement, le transport scolaire ou encore dénoncer les promesses jamais tenues par les autorités locales, en somme une justice sociale et une vie digne.
L'extraordinaire c'est aussi la durée dans le temps de ces protestations. Jamais depuis son indépendance, l'Algérie n'a connu un phénomène aussi prolongé. 365 jours d'émeutes! Quelle est cette force politique qui a pareille capacité de maintenir incandescent le brasier social pendant une année si ce n'est un profond malaise social? On ne peut plus accuser des partis algériens de vouloir «déstabiliser l'Etat», on n'a plus l'argument de «la main de l'étranger» qu'on sert aux populations. De l'avis de tous les observateurs politiques et autres spécialistes des questions sociales, «c'est un problème de gouvernance et gestion». Ce sont en fait des signaux d'une population excédée par des conditions de vie difficiles, terrassée par la bureaucratie et exaspérée par la corruption. Le drame c'est que les autorités n'ont pas encore tiré les leçons de ces messages sociaux qui, à terme, peuvent avoir des conséquences graves si ce n'est déjà fait.

 

Si à chaque fois pour avoir un droit social, il faut brûler un peu, couper une route, fermer une APC ou prendre en otage des citoyens, les choses n 'en finiront jamais et on aboutira à terme à un Far West algérien. C'est que quelque chose s'est rompu. Il n'y a plus de contact, de communication saine entre la société et les autorités. Aucun président d'APC, chef de daïra, ou wali n'est capable de prétendre aujourd'hui que sa wilaya ou sa circonscription baigne dans la sérénité. Il y a de sérieux problèmes qui interpellent sérieusement les responsables de ce pays.

source lexpressiondz

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 Le calme avant la tempête ?

 

 

Les autorités algériennes portent un regard inquiet sur la Libye. En effet, le pays partage un certain nombre de similitudes avec son voisin : une rente pétrolière supposée le protéger des révoltes ; des islamistes libérés après avoir été vaincus et emprisonnés ; une population exaspérée ; des conditions de vie difficiles. Les dirigeants algériens escomptaient un enlisement de l'Otan en Libye où ils espéraient jouer le rôle d'un allié indésirable mais incontournable, à l'instar du Pakistan en Afghanistan. Mais la fin tragique de Kadhafi a sonné le glas de cette vision. La Libye "libérée" suscite des interrogations en Algérie.

Pourquoi, à l'inverse de ce qui s'est produit en Tunisie, en Egypte ou en Syrie, la révolte libyenne a-t-elle aussi rapidement tourné à l'insurrection ? Le scénario libyen est-il à même de se reproduire en Algérie ? Certes, Alger n'est pas Tripoli et le président Abdelaziz Bouteflika n'inspire pas à son peuple un sentiment de détestation aussi violent que celui que Kadhafi éveillait chez les Libyens. En revanche, si révolte il y a, elle pourrait fort bien ne pas s'apparenter au mode sacrificiel des manifestants syriens mais, bien plus, à celui de l'insurrection libyenne.

Mais pour l'heure et contre toute attente, l'Algérie ne se soulève pas. Même si des centaines de manifestations sont organisées, pour l'instant, aucune n'a débouché sur un mouvement de masse. La plupart de ces rassemblements sont sectoriels et revendiquent, non pas le départ du président, mais des augmentations de salaire ! Alors que l'on cherche à comprendre comment la Tunisie et l'Egypte sont parvenues, de façon inattendue, à chasser leurs chefs de l'Etat respectifs, on s'interroge sur l'incapacité de l'Algérie à produire une action collective pacifique qui soit à même de la faire basculer, elle aussi, dans le camp des pays en transition.

DES EMEUTES RECURRENTES

Des émeutes secouent régulièrement le pays. Pourtant, aucune n'est parvenue àimpulser une dynamique de révolte de nature à catalyser les griefs et les doléances qui traversent la société algérienne. Ainsi, en 2004, le prix administré du gaz butane connaissait une importante augmentation, passant de 170 à 300 dinars (soit de 17 à 30 euros) la bombonne.

En janvier 2005, des soulèvements qualifiés par la presse d'émeutes du gaz, éclataient dans la wilaya de Djelfa et s'étendaient au Centre et à l'Ouest du pays. Depuis cette date, le Sud est également l'objet de soulèvements réguliers animés par un sentiment d'injustice : comment accepter l'idée que les hydrocarbures qui constituent la principale source de revenus extérieurs du pays soient contrôlés, gérés et distribués par les élites de la capitale perçues comme étrangères ? Pour la première fois, la population revendique le droit de contrôler la principale ressource nationale et réclame des comptes aux gouvernements successifs quant à leurs choix économiques. Pourquoi la région la plus riche en ressources énergétiques n'est-elle pas mieux dotée en infrastructures civiles ? Il est inquiétant de constater que les émeutiers font un lien entre cette injustice et leur identité berbère. Ainsi, en mai 2008, dans la vallée du Mzab, la ville de Berriane devenait le symbole de l'affrontement entre Arabes et Berbères. Les rues de la ville voyaient s'opposer des individus convaincus qu'il existait un lien entre le montant des retombées de la richesse pétrolière et l'appartenance ethnique ou raciale. Après la contestation et la violence des islamistes, de la Kabylie au Mzab, advenait le temps de la revanche des campagnes. En 2006, selon une étude de l'Agence nationale de l'aménagement du territoire (ANAT) réalisée pour le compte du ministère de l'Emploi et de la Solidarité nationale, plus de 177 des 1 200 communes que compte l'Algérie étaient considérées comme défavorisées. Elles se situaient, pour 11% dans les régions du Nord ; pour 53% dans celles des Hauts-Plateaux et pour 36% dans le Sud. Sur ces territoires, le revenu des ménages était compris entre 5 000 et 10 000 dinars par mois, soit de 50 à 100 euros. Entre 1989 et 2003, le salaire moyen a diminué de 20% : "engendrant un sentiment d'appauvrissement qui ne s'est pas dissipé quand la situation économique s'est améliorée et que des augmentations de salaire ont été effectuées". Traumatisée par l'effondrement du prix du baril de pétrole en 1986, les Algériens a gardé de cette période la conviction que la richesse pétrolière était de nature aléatoire. Dans les années 1990, un quart de la population était considéré comme pauvre ; 4 millions de personnes vivaient au-dessous du seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec 1 dollar par jour, et 22% des habitants étaient privés d'un accès à l'eau potable.

En 2011, épuisée par la guerre civile, la population n'a ni la force ni l'énergie de serévolter.
Plutôt que de chercher à renverser le président, les salariés ont préféré s'emparerdu contexte révolutionnaire de la région pour négocier des augmentations de salaire. A la différence de l'UGTT tunisienne qui a basculé du côté des opposants au régime de Ben Ali, les syndicats algériens ont défendu les différentes catégories de salariés, privant ainsi les sans-emploi d'un remarquable outil de mobilisation. De fait, force est de constater que, depuis 2003, le gouvernement consacre 50% de la fiscalité pétrolière (soit environ 13% du PIB) aux transferts sociaux (770 milliards de dinars, soit 75 milliards d'euros) afin de corriger les effets destructeurs du contrechoc pétrolier (1986-2001). Les résultats sont là : le taux de pauvreté est tombé à 4,9% de la population totale pour 12,1% en 2000.

Il reste que, si la population est moins pauvre, la précarité reste le lot de la majorité des citoyens : 4 millions de personnes, soit la moitié des actifs, ne disposent d'aucune protection sociale et sont employés dans l'économie informelle (secteur des services, agriculture et bâtiment). Enfin, n'oublions pas qu'en l'espace d'une décennie, 500 000 jeunes, constatant que le taux de chômage augmentait avec le niveau d'études, ont quitté prématurément le système scolaire sans aucune formation. En effet, 17% des chômeurs sont titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur.

LES AVANTAGES D'UNE RENTE PETROLIERE

En 2010, le gouvernement disposait d'un fonds de réserve de 150 milliards de dollars qui résultait de la hausse vertigineuse du prix du pétrole entre 2002 et 2008. Par ailleurs, en 2007, les recettes des exportations avaient atteint la somme de 56 milliards de dollars puis, en 2008, le montant record de 81 milliards de dollars. Jamais, depuis le début de sa jeune histoire, l'Etat n'a disposé de ressources financières aussi importantes. Le troisième choc pétrolier a permis de rembourserrapidement la dette (qui s'élevait à 30,47 milliards de dollars en 1998 – 63,2% du PIB – pour 4 milliards de dollars – 2,39 % du PIB – dix ans plus tard), de relancerun programme de grands chantiers d'infrastructures civiles et, surtout, dereconstruire un semblant de cohésion nationale mise à mal par les années de guerre civile.

Dans un contexte de croissance économique et d'abondance financière retrouvée, le PIB est passé de 1 600 dollars par an et par habitant à 4 593 dollars entre 1999 et 2010. Enfin, le chômage a fortement diminué, passant dans le même temps de 30% à 13% de la population active.
Le traumatisme de la guerre civile hante toujours les familles algériennes qui ne souhaitent pas s'engager dans un processus de contestation politique et craignent le retour du climat de violence. Les autorités exploitent habilement cette peur. A la différence de ce qui s'est passé en Tunisie et en Egypte, les parents algériens ne soutiennent donc pas leurs enfants lorsque ceux-ci manifestent.

Autre différence entre l'Algérie et ses voisins, nul ne croit pas que le départ de Bouteflika annoncerait pour autant l'avènement de la démocratie. Les révoltes du début des années 1990 ont conduit à la mise en résidence surveillée de l'ancien président (1980-1991) Chadli Bendjedid à la suite de la victoire du FIS. Celui-ci y est toujours et l'Algérie n'est pas pour autant une démocratie. Chacun est conscient du fait que le président ne constitue que l'un des éléments du pouvoir et qu'il ne saurait y avoir de véritable transition sans l'aval de l'armée. Quant à l'idée de se battre contre cette dernière, plus personne n'y pense depuis la défaite de la guérilla islamiste. Enfin, la passion du politique qui caractérisait l'Algérie et en avait fait un pays précurseur dans la transition démocratique (1989-1991) s'est éteinte. La guerre civile a broyé la classe politique. Les vainqueurs ont mis en place un système clientéliste dont la fonction n'est pas de prendre en charge les doléances de la population mais, bien au contraire, de consolider les privilèges et les prérogatives de la classe dominante. Pour la population, les partis ne servent à plus rien.

La présidence de Bouteflika s'est construite sur le retour de "l'homme providentiel"et non sur l'édification d'institutions politiques capables d'aider la société algérienne à résoudre pacifiquement ses conflits. La population a très bien compris cela, aussi ne réclame-t-elle pas le départ du chef de l'Etat mais la redistribution des surplus de la rente pétrolière.

Et pourtant, le discours de Bouteflika confirme les inquiétudes sur son état de santé. Considéré comme malade, affaibli et vulnérable, il semble être une victime facile mais cela n'est qu'une apparence car le régime qu'il représente dispose de très sérieux atouts pour résister à un tsunami démocratique. Tout d'abord, le ministère de l'Intérieur est rompu à la gestion des situations de crise qui secouent le pays depuis les années 1980. Les effectifs de la police s'élèvent à près de 200 000 personnes sont bien équipées et qui bénéficient de moyens considérables. Sous Bouteflika, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) rivalise avec les tout puissants services de l'armée. Une révolution sécuritaire a eu lieu dans le pays à l'insu de tous ; l'armée n'a plus le monopole des moyens de contrôle et de coercition. Cette montée en puissance de la DGSN explique, pour certains observateurs, l'assassinat de son directeur, le 25 février 2010.

Au niveau international, à la différence de la Tunisie et de l'Egypte, l'Algérie dispose d'une rente pétrolière qui la met à l'abri des pressions que pourrait exercer la communauté internationale : 10% de l'approvisionnement en gaz de l'Union européenne proviennent d'Algérie. Les ressources du pays ne dépendent ni de l'industrie touristique ni de la rente du Canal de Suez, Alger ne reçoit pas d'aide comparable à celle que fournit l'armée américaine à l'armée égyptienne. Enfin, face à la solidité du régime, l'opposition apparaît comme atone, incapable d'offrir une alternative crédible. C'est dire que l'Algérie n'aurait aucun problème à résister à la pression internationale.

UN VIDE POLITIQUE INQUIETANT

Les forces démocratiques sont-elles capables d'initier des actions collectives susceptibles de déboucher sur la reconnaissance de leurs revendications ? La coordination nationale pour le changement et la démocratie pourrait-elle parvenir àstructurer le combat au nom de la démocratie ? Il lui faut trouver un mode opératoire original et surtout approprié à l'Algérie car exiger le départ du président Bouteflika ne garantirait en aucun cas une transition démocratique. Entre 1999 et 2009, ce dernier, aidé par l'augmentation du prix du pétrole, est parvenu à sinonrestaurer la légitimité des institutions tout au moins à garantir un retour à l'ordre dans les affaires. Cependant, sa volonté de poursuivre, en 2009, "l'oeuvre"entamée en 1999, a soulevé doutes et inquiétudes. Son écrasante victoire à l'élection présidentielle de mai 2009, avec 90% des suffrages, était prévisible. Puisque les rivaux du président-candidat ne disposaient ni de l'appareil d'Etat ni de la logistique d'un grand parti politique populaire, le scrutin ne pouvait déboucher que sur un plébiscite en faveur du président sortant.

Abdelaziz Bouteflika souhaite faire revivre la fiction du président populaire sur le modèle de Houari Boumediene (1965-1979). Aussi, l'enjeu de l'élection a-t-il davantage porté sur le taux de participation. Celui-ci, qui s'est élevé à 74,11%, a suscité des interrogations. En 1999, le vote pour Bouteflika s'expliquait par la volonté de tourner la page des années de violence et d'oublier le drame de la guerre civile. En revanche, en 2009, le plébiscite présidentiel a consisté à faire croire que la nation disposait d'un chef d'Etat fortement soutenu par sa population : avec le retour de l'abondance financière, Bouteflika ressuscitait le boumediénisme.

Pourtant, comme le soulignent certains observateurs, si, dans les années à venir, le cours du baril de pétrole retombait en dessous de 70 dollars, "l'économie algérienne serait confrontée à un véritable séisme, pouvant entraîner des licenciements massifs". Depuis 1999, à l'exception du remboursement de la dette, l'Algérie n'a pas su sortir de la dépendance énergétique. Les hydrocarbures représentent toujours plus de 95% de ses revenus extérieurs et l'économie n'est pas suffisamment diversifiée. Préoccupé, à juste titre, par la réconciliation nationale après la guerre civile (1991-1999), le président a mis en oeuvre une politique d'amnésie qui a fonctionné : le drame de la guerre civile est enfoui dans la mémoire collective et personne n'a intérêt à le faire resurgir. La peur des responsabilités mutuelles a paralysé les protagonistes d'hier. La plaie s'est refermée sans avoir été préalablement désinfectée… Le désir du président d'entrer dans l'histoire comme le "sauveur" de l'Algérie masque son incapacité à bâtir des institutions politiques légitimes. Le renouveau du clientélisme peut fonctionner momentanément grâce aux revenus du pétrole. Mais les problèmes demeurent : dépendance pétrolière, faiblesse des institutions, chômage, corruption, etc. Autant d'ingrédients qui sapent les bases de la stabilité future.

La très forte abstention lors des scrutins législatifs montre que, pour les électeurs algériens, les partis politiques ne représentent pas la société mais sont les instruments d'un système qui leur accorde une faible marge de manoeuvre. Ainsi, l'absence d'institutions démocratiques, davantage que le troisième choc pétrolier, alimente les inquiétudes car, comme le souligne le sociologue algérien Zoubir Arous"il n'y a plus de forces organisées capables de mener des changements pacifiques. C'est donc la voie ouverte au changement par le chaos."

Lors des élections législatives de mai 2007, les éditorialistes ont souligné l'urgence de restaurer le lien entre électeurs et dirigeants politiques. Or le taux national de participation s'est élevé à 35,51%, soit l'un des plus faibles enregistrés depuis l'indépendance. Pis encore, selon Karim Tabou, premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS) qui avait appelé au boycottage du scrutin, le taux "réel" de participation aurait même été inférieur à 20%. Dans une chronique pertinente "Voter pour qui, pourquoi ?", un éditorialiste algérien soulignait que les électeurs"sanctionnent l'absence de politique et la transformation des partis en simples appareils et courroies du système… Cela suppose que l'on sorte des logiques de façade pour aller vers une démocratisation réelle et effective". La très forte abstention a montré l'incapacité des formations à mobiliser des électeurs, faisantapparaître les partis comme un simple instrument au service d'un système clientéliste qui ne répond plus aux attentes du peuple.

Si la guerre en Libye a agi comme un repoussoir pour la société algérienne, le Maroc est sans doute un espoir. Les réformes promises par le Roi Mohammed VI obligent Alger à se réformer : prise entre la révolution démocratique tunisienne et les réformes constitutionnelles marocaines, l'Algérie ne pourra demeurerlongtemps dans ce calme trompeur.

 source lemonde.

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 Le ministre de l'Intérieur juge peu probable une victoire des islamistes aux législatives de mai

 

 

Le ministre algérien de l'Intérieur, Dahou Oud Kablia a estimé "peu probable" mardi une victoire des islamistes aux élections législatives de mai. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a également écarté cette éventualité le week-end dernier.

"C'est peu probable. C'est mon point de vue", a déclaré Dahou Oud Kablia sur les ondes de la radio publique. Cependant, a-t-il souligné, "il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Personne ne peut se mettre à la place du peuple algérien pour dire dans quelle direction va se porter son choix".

"L'Algérie a ses spécificités et ses valeurs sociétales qui ne ressemblent pas forcément à ce qui existe ailleurs, où les votes ont sanctionné plutôt des politiques que des valeurs, alors restons sur la réserve et attendons ce qui se passera", a poursuivi le ministre, reprenant la thèse chère au pouvoir algérien sur "l'exception algérienne" par rapport aux autres pays arabes qui ont connu récemment des bouleversements politiques majeurs.

Ces propos coïncident avec une pétition lancée mardi par 168 personnalités de la mouvance islamiste appelant justement à une "coalition électorale" dans la perspective des élections législatives.

"Nous appelons à une alliance électorale forte et efficace qui regroupera les formations politiques islamistes afin de concrétiser les rêves des sympathisants de ce courant en Algérie", expliquent les auteurs de cette pétition, qui comptent des membres fondateurs des partis islamistes autorisés du Mouvement de la société pour la paix (MSP), de Nahda et d'El Islah. Ils plaident pour "une liste commune des islamistes conduites par des cadres compétents, intègres, pour lever le défi au service de peuple algérien".

Le ministre de l'Intérieur a jugé peu crédible cette alliance électorale. "Il ne s'agit pas d'ambitions doctrinales, mais d'ambitions de personnes. On ne voit pas qui pourra se placer sous la tutelle de l'autre au niveau de ces partis", a lancé Dahou Ould Kablia. Il redoute surtout l'abstention car "les législatives ne mobilisent pas habituellement grand monde".

Lors des dernières législatives de mai 2007, le taux de participation officiel s'était élevé à 36,51% des inscrits, traduisant un taux d'abstention record dans les annales électorales en Algérie. 

source tempsreel.nouvelobs

 

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 01:05

Discours complet en arabe

Extraits du discours en français


 

 

 

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 Discours de Bachar al-Assad : "Comme d’habitude, il ressort le complot de l’étranger"


Discours de Bachar al-Assad : "Comme d’habitude, il ressort le complot de l’étranger"

Bachar al-Assad a tenu un long discours ce mardi, dans lequel il a de nouveau dénoncé le rôle de "l’étranger" dans le soulèvement populaire qui frappe la Syrie. L’opposante Randa Kassis revient sur les principales annonces du président syrien.

Le président syrien Bachar al-Assad a profité de sa quatrième intervention télévisée depuis le début de la révolte pour défendre ses "réformes" et menacer une fois de plus ses ennemis. Dans un discours fleuve d’une heure quarante-cinq, retransmis mardi 10 janvier par la télévision nationale syrienne, il a soufflé le chaud et le froid, s’engageant à organiser un référendum populaire sur une nouvelle Constitution tout en indiquant qu’il allait continuer de frapper d’une "main de fer" ceux qu’il regroupe sous l’appellation "terroriste"
.
 

Le discours de Bachar al-Assad intervient en pleine visite d’observateurs de la Ligue arabe, venus rendre compte de la situation en Syrie. Le président syrien a profité de son intervention pour mettre en garde l’organisation panarabe, dont Damas a été suspendu mi-novembre, rappelant que la Syrie constituait le « cœur » de l’arabité et n’avait pas de leçon à recevoir.

"Il ne faut pas tolérer ceux qui terrorisent les gens, ni ceux qui sont complices des (parties) étrangères", a-t-il affirmé devant un parterre de partisans, qui l’ont chaudement applaudi à de nombreuses reprises. Derrière ces "terroristes", il a une nouvelle fois mis en cause les puissances étrangères, accusées de "chercher à déstabiliser la Syrie".

 

"Comme d’habitude, il ressort le complot de l’étranger", s’exaspère l’opposante syrienne Randa Kassis. Interrogée par FRANCE 24, elle dénonce l’aveuglement du président syrien : "Il met en cause un complot de l’étranger, des Occidentaux et pourquoi pas un complot universel contre la Syrie tant qu’il y est ? La vérité, c’est que le mouvement de contestation vient de l’intérieur du pays, c’est la masse populaire qui veut le changement."

 

Outre ces accusations d’ingérence contre "l’étranger", Bachar al-Assad s’en est pris aux médias internationaux, interdits dans le pays au prétexte qu’ils déforment la réalité. Une mise en cause qui prête à sourire selon Randa Kassis. Celle-ci rappelle que le président syrien avait bien tenté de se refaire une image plus lisse dans les médias occidentaux, s’attirant surtout les moqueries. "Il n’a pas digéré son interview sur NBC [Il avait accordé un entretien à cette chaîne américaine en décembre 2011, ndlr]. Quand on l’a interrogé sur les circonstances de la mort d’Ibrahim Qashoush [Un chanteur populaire syrien, dont l’une des chansons est devenue un hymne pour les manifestants, et qui a été retrouvé mort en juillet 2011, ses cordes vocales arrachées, ndlr], il a bafouillé une réponse inaudible. Tout ce qu’il a trouvé à dire c’est qu’il ne le connaissait pas et que ce chanteur n’était connu qu’aux États-Unis. Tout le monde s’est moqué de lui après cet entretien."


Une nouvelle Constitution ? "Un moyen de s’attirer les faveurs des minorités"

 

La fin de la toute-puissance du parti Baas , le parti au pouvoir, est l’une des principales demandes des opposants depuis le début du mouvement. Bachar al-Assad avait déjà annoncé, au mois d’août 2011, une réforme constitutionnelle favorisant le multipartisme. Mais il avait indiqué que les nouveaux partis politiques syriens ne devaient pas reposer sur des bases religieuses ou tribales, provoquant l’indignation de l’opposition.

Au-delà de son habituelle fermeté, Bachar al-Assad a tenu à afficher un semblant d’ouverture politique, lui qui alterne depuis le début du soulèvement entre promesses de réformes et répression militaire. Il a ainsi révélé son intention d’organiser un référendum populaire sur une nouvelle Constitution "la première semaine de mars", pour favoriser l'intégration de "l'ensemble des forces politiques" au sein du gouvernement. Un message que refuse de prendre au sérieux Randa Kassis. "Même s’il voulait vraiment réformer le pays, il ne le pourrait pas, car sa famille et ses proches composent l’intégralité des principaux cercles du pouvoir. Réformer la Syrie, ça voudrait dire faire chuter leur régime", assure-t-elle.

 

Selon l’opposante, le président syrien cherche simplement à s’attirer les faveurs des minorités sur lesquelles il s’appuie pour se maintenir au pouvoir. "Que ce soient les allaouites, les druzes ou les chrétiens, il s’est employé à les flatter. Il a d’ailleurs fait un long plaidoyer en faveur de la chrétienté, un appel à peine dissimulé à destination des membres de cette communauté qui n’a pas vraiment choisi de camp. L’annonce d’un référendum sur une nouvelle Constitution est uniquement destinée à ces indécis, dans le but de les rassurer et de les rallier à sa cause".

.france24

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Le discours d’Assad, « démagogique » et « mensonger » pour certains ; « historique » pour d’autres


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Le chef des FL a proposé au président syrien d’organiser un référendum populaire sur sa présence au pouvoir. Photo Aldo Ayoub

 

Le discours du président syrien, Bachar el-Assad, sur les événements dans son pays a suscité des réactions mitigées dans les milieux politiques libanais, suivant l’appartenance de chaque bord.

« Ma première impression est qu’il a présenté des concepts vagues suivant une logique byzantine, dans la mesure où il a exposé une réalité qui n’a rien à voir avec le vécu. J’ai essayé en vain de me convaincre de ce qu’il disait », a ironisé le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, lors d’un point de presse à Meerab, en se disant « consterné » parce que le président syrien « a parlé de tout, dix mois après le début de la crise dans son pays, sauf des motifs de cette crise ».
 
Il s’est ensuite interrogé sur le point de savoir comment les médias du monde entier peuvent être complices du « complot » contre le régime syrien. « Je n’arrive pas à comprendre ce que peut être ce complot qui a réussi à faire sortir dans la rue des centaines de milliers de Syriens depuis le début de la crise. Est-ce que les dizaines de milliers de tués étaient tous des agents extérieurs ? » s’est demandé M. Geagea, en estimant que la question peut être réglée à travers un référendum.

Le chef des FL a ainsi invité le président syrien à organiser un référendum populaire, sous la supervision des Nations unies, autour d’une seule question : « Êtes-vous pour ou contre Assad ? »
Il a dénoncé « la démagogie » du régime syrien « qui a porté préjudice au peuple syrien beaucoup plus qu’Israël durant ses guerres répétées », avant de souligner que « même les concepts qu’il a développés étaient erronés ». « Lorsqu’il avait dit que la Syrie était le cœur battant de l’arabité, le président Gamal Abdel Nasser évoquait le pays et non pas le régime alors que Assad confond le pays, le peuple et le régime », a relevé M. Geagea.
Reçu plus tard par le chef des FL, le député Jean Oghassabian a estimé, dans une déclaration à la presse, que le président syrien « ment et semble croire ses propres mensonges » et qu’il « se trompe s’il pense pouvoir ignorer la volonté du peuple, le principe des libertés et le désir des Syriens d’élire leurs propres représentants ». Selon lui, M. Assad « a tardé à parler de réformes et se doit de se désister pour qu’un gouvernement composé de membres de l’opposition soit formé et qu’il organise des élections parlementaires libres et régulières ».

 

Hardane : « Des réactions négatives payées »

 
Dans le camp opposé, le son de cloche est différent. Représentant le PSNS au Parlement, le député Assaad Hardane a estimé que le président syrien a « brossé devant son peuple un tableau parfait de la situation dans le pays, qu’il s’agisse des défis qui se présentent au plan intérieur, grâce à sa volonté des réformes ou des attaques occidentales contre la Syrie pour l’amener à modifier des choix ».

 
Selon M. Hardane, la volonté de réforme « suivant les bases fondatrices établies depuis des années par le régime, et un calendrier-programme précis, représente le point central du discours » du président Assad. « Cette volonté de réforme repose sur l’intérêt des Syriens et n’est pas une réponse aux pressions exercées sur la Syrie », a-t-il ajouté, avant de s’en prendre aussi bien à l’opposition syrienne qu’aux forces du 14 Mars leur reprochant des réactions « négatives, payées et préparées à l’avance ». « Les déclarations du 14 Mars sont le reflet du rôle que ces forces assument au niveau de la déstabilisation de la Syrie », a-t-il dit, avant d’inviter l’État à « prendre les mesures qui s’imposent contre tous ceux qui contribuent à déstabiliser le pays voisin ».

 
Le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a également salué « le discours historique » du président Assad, partant du principe que ses propos « ont ramené l’action politique arabe à son cadre normal face aux complots et aux tentatives de discorde des forces impérialistes ». Il a appelé les Syriens à prendre garde à ces complots et à privilégier le dialogue. 

source lorientlejour

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 08:14

Un an après le soulèvement de Thala, le poste de police de la ville est toujours occupé par le jeune Bassem Nemri... Au fil des mois, Bassem a transformé ce poste en quasi-galerie d'art... Bonne visite !

 

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 07:02

Témoignage de Abdessatar Ben Moussa président de la LTDH

L'opinion des salafistes de Sajnan

 

L'opinion des citoyens de Sajnan 


 

 

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Où va la Tunisie ? Le silence pose problème ?


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Suite à l'enquête du quotidien arabophone "Le Maghreb" , Des journalistes se sont rendus ce samedi à Sejnane, ville du nord ouest de la Tunisie, entre les villes Bizerte et Tabarka.

Une police des moeurs salafistes ( al Amrou bil maârouf ) y agirait en toute liberté, terrorisant les habitants. Une fois sur place, les journalistes de France 2, France 24, Libération et de certains médias tunisiens dont le journal gouvernemental "La Presse", ont tenté de voir la réalité. Voyant les témoins, les cartes de presse, ils ont demandé à des jeunes de les agresser, de casser leur matériel et de les évincer de la ville. 

 

Chose rapidement faîte. Ce qui pose problème dans cette histoire, c'est sa répétition. Des villes ( des écoles ,des lycées et des facultés ) de Tunisie deviennent désormais propriété de groupes idéologiques extrèmistes. On recoupe des centaines ,voir des milliers de témoignages de tunisiens et de tunisiennes sommés de s'habiller ainsi, de se comporter ainsi, de faire ainsi.

Qu'un an après la chute de Ben Ali, le désordre soit possible, c'est logique. Que l'Etat ne dise rien, c'est anormal, voire pire. Majorité et opposition sont coupables de silence. A Sejnane, et ailleurs la population se plaint .

La Tunisie n'est pas un pays de haine. Que quelques groupes financés par des puissances religieuses obscurantistes , profitant de la bienveillance d'Ennahdha au pouvoir, veuillent faire de cette jeune démocratie un pays de non droits est dégueulasse.

La prise en otage par un groupe de salafistes de la faculté des lettres de la Manouba et ce qui s'est passé à l'aéroport international de Tunis-Carthage, jeudi 6 décembre, lors de l'arrivée du chef du Hamas, Ismaïl Hanyeh ,est insensé. Les cris de "tuer les juifs est notre devoir" "Les juifs ne sont pas tunisiens" au vu et au su des nouvelles autorités d'Ennahdha.

Un proverbe arabe dit "se taire c'est accepter"( Assoukoutou alamatou arridha ) Le silence du nouveau gouvernement dirigé par Ennahdha pose problème 

Que ce qui arrive à Sejnane prouve que ce n'est pas la Tunisie car les habitants ont peur. Regardez les vidéos témoignages

 
 
 
 
 

 source tunisiefocus

 

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Les raisons d’une reconversion au salafisme à Sejnane


Sejnane_salafistes.jpgJ’aimerais revenir sur Sejnane et sur ce qui s’y déroule depuis une semaine rien que pour informer, objectivement, nos lecteurs sur les raisons qui nécessairement poussent d’honnêtes paysans ainsi que leurs familles à s’allier au diable s’il le faut pour s’assurer du minimum vital de subsistance.

 

Il semblerait que des salafistes aient réussi à « enrôler » la population. Plusieurs versions circulent quant à la manière utilisée pour ce faire mais surtout sur l’importance des adhésions populaires à ces groupuscules et à leur idéologie. Aux dernières nouvelles, une délégation de la LTDH s’est déplacée, dimanche 08 janvier, pour enquêter sur ces événements suite à des plaintes déposées par certains habitants accusant les Salafistes de violences et de voies de faits. 


Mais revenons à Sejnane pour planter le décor et pour essayer de comprendre les tenants et aboutissants de cette affaire montée en épingle. Sejnane, tout comme Joumine et Ghezala appartiennent au gouvernorat de Bizerte. Dans l’imaginaire du Tunisien subsiste encore de Bizerte cette image d’ « un bout de France » en Tunisie avec tout ce que cela implique comme attributs d’un développement urbain, social et économique débridé. Or, le paradoxe est que, hormis quelques cités de l’est de la région comprenant Bizerte, Menzel Bourguiba, Mateur et Ras-Jebel, tout le reste constitue un arrière-pays où la misère et le dénuement règnent souverainement. 


Comme de juste, alors que l’essentiel des investissements et des engagements budgétaires sont concentrés dans la frange littorale, à peine quelques miettes sont consacrées aux régions de l’hinterland formé de ces trois délégations et de leurs Imadas. Et les sommes relativement ridicules engagés n’ont jamais visé que « une aide pour la création de sources de revenus » : deux chèvres, quelques poules, une vache pour les chanceux ou favorisés. Peut-on imaginer par exemple des gens qui habitent « le château d’eau de la Tunisie » avec les barrages qui alimentent tout le pays en eau potable et d’irrigation et qui crèvent de soif et qui sont obligés d’aller disputer au bétail cet élément vital dans des points d’eau douteux. Ce sont les femmes et les fillettes, obligées d’interrompre leur scolarité pour aider précisément à la corvée d’eau et de bois. Ces fillettes avec leurs camarades garçons sont obligés de faire des dizaines de kilomètres à pied parce que justement l’absence de moyens de transport demeure endémique, favorisée qu’elle est par une infrastructure routière calamiteuse. Ils s’en vont stoïques s’abreuver de pseudo connaissances dans ces écoles rurales qui manquent de tout même d’enseignants expérimentés.


Tandis que confrontés à la rigueur du climat et aux maigres rendements d’un sol ingrat, les hommes valides trouvent refuge dans ces lugubres « Cantilas » tuant le temps à coup de parties de « kharbgas », après avoir confié à la terre ces précieux plants de tabac, peu exigeants en travail et en soins, et réservés exclusivement aux monopoles d’état qui les rétribuent aussi chichement que possible. Une récolte qui sera faite toujours par la gent féminine, car les jeunes gens peu formés, peu instruits et peu séduits par les perspectives de vie bien sombres, ont vite fait de fuir ces lieux inhospitaliers pour un avenir des plus hypothétiques. 


Sejnane, Joumine, Ghezala ! Des noms qui semblent receler des trésors de promesses. Des régions d’une beauté soufflante qui auraient pu être des sites d’un tourisme écologique, voire balnéaire enviable. Des régions qui recèlent des richesses insoupçonnées que la population a vu passer à des intrus qui ont profité de leur misère pour les exploiter davantage. 


Les attributs de l’indigence, de l’analphabétisme, de la misère sont si nombreux pour être exposés ici. L’on saura qu’ils sont suffisants et assez persistants pour que ces gens se rappellent aux souvenirs des gouvernants. Ces raisons ont été opportunément exploitées par les Salafistes tout heureux de l’aubaine que ces gens aient sombré encore davantage dans l’oubli et la marginalisation. Car rappelons que la montée en puissance d’Ennahdha a été favorisée par tous les laissés pour compte du pays auxquels on a su tenir le langage lénifiant tant espéré et fourni l’aide matérielle longtemps escomptée mais jamais accordée.


Les événements de Sejnane nous interpellent aujourd’hui. Ils appellent notre conscience comme ils nous incitent à agir avec la célérité souhaitée. Avant que les salafistes et autres extrémistes n’imposent leur chape sur ces gens, il est urgent que l’on intègre ces régions dans le giron du développement intégral.

source .investir

 

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Les salafistes de la faculté de Manouba font leur résistance ailleurs 

Le salafisme pour les nuls

Les salafistes (tunisiens) réclament la guerre sainte contre la Constituante  mécréante, la démocratie et même contre les «faux islamistes», Ennahdha... Et demain ce sera la geurre juste, disent-ils... 

 
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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 06:19

La Turquie met en garde contre une « guerre civile et de religions » en Syrie


 

Le ministre syrien de la Défense, le général Daoud Rajha, a visité un groupe de navires de guerre russes arrivés la veille dans la base navale de Tartous. Photo AFP

 

Le ministre syrien de la Défense, le général Daoud Rajha, a visité un groupe de navires de guerre russes arrivés la veille dans la base navale de Tartous. Photo AFP

 

 

L’opposition islamiste s’en prend à la Ligue arabe ; au moins 18 morts hier.

Encore une nouvelle mise en garde d’Ankara à Damas. « La situation qui se développe là-bas (en Syrie) conduit à une guerre civile, une guerre raciale, de religions et de communautés. Cela doit cesser », a lancé hier le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan lors d’une conférence de presse télévisée. « La Turquie doit jouer un rôle. Une guerre civile qui surviendrait nous mettrait en difficulté... et ferait peser sur nous une menace », a-t-il ajouté, martelant que « la Syrie a un gouvernement qui assassine ses propres citoyens. Personne ne peut approuver (...) les régimes autoritaires ». M. Erdogan a en outre indiqué que son pays avait commencé à appliquer les sanctions contre Damas et que ces dernières seraient renforcées selon l’évolution de la situation.

Auparavant, un porte parole du ministère turc des Affaires étrangères avait indiqué que le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu, a appelé l’opposition syrienne à continuer sa résistance contre le régime de Damas par des « voies pacifiques », lors d’une rencontre avec une délégation du Conseil national syrien (CNS) comprenant son président, Bourhan Ghalioun.

 

 

Le CNS dénonce « un pas en arrière »

 
D’autre part, la mission arabe continue de décevoir l’opposition syrienne. « Il est clair que la mission des observateurs (arabes) cherche à couvrir les crimes du régime syrien en lui donnant davantage de temps et d’occasions pour tuer notre peuple et briser sa volonté », a ainsi affirmé le porte-parole des Frères musulmans syriens, Zouhair Salem. Ce dernier déplore le fait que la Ligue arabe n’ait pas « mentionné la responsabilité du régime dans la mort de milliers de Syriens, dont des centaines d’enfants ». Le rapport de la mission des observateurs, chargés de veiller à l’application du protocole arabe prévoyant la fin des violences, « met sur un pied d’égalité le bourreau et la victime et fait un parallèle entre la machine à tuer officielle avec les chars et les roquettes et les opérations individuelles d’autodéfense », a-t-il accusé. Le CNS a affirmé de son côté que « le rapport sur le travail des observateurs représent(ait) un pas en arrière dans les efforts de la Ligue et ne reflét(ait) pas la réalité constatée par les observateurs sur le terrain », appelant au transfert du dossier au Conseil de sécurité de l’ONU et à « la création de zones de sécurité et d’exclusion aérienne » afin de protéger les civils.

 

Pour la Commission générale de la révolution syrienne, un groupe chapeautant les militants sur le terrain, le rapport des observateurs est « en deçà des attentes du peuple syrien », et la Ligue arabe « doit annoncer l’échec de son initiative, faute de moyens nécessaires pour arrêter les tueries ». « La présence des observateurs et la manière dont ils s’y prennent sont un service rendu au régime », a renchéri le chef de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. À titre d’exemple, selon lui, hier à Homs deux personnes ont été blessées par des tirs d’un barrage militaire « en présence d’observateurs arabes. Cela constitue une violation claire du protocole et rien n’est fait ».

 
Malgré ces vives critiques, la France continue de soutenir la mission arabe. « Il est désormais clair que cette mission doit être significativement renforcée à la fois dans ses effectifs et dans sa capacité à évaluer pleinement et partout la réalité de l’application des quatre points du plan de la Ligue arabe, sans que le régime ne puisse l’entraver ou maquiller la situation », a affirmé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal.

 
Le pape Benoît XVI a, de son côté, demandé hier l’ouverture d’« un dialogue fructueux entre les acteurs politiques » de Syrie, « favorisé par la présence d’observateurs indépendants ». Benoît XVI a renouvelé aussi son appel de Noël pour une « rapide fin des effusions de sang » en Syrie.

 

 

Discours d’Assad aujourd’hui

 
Malgré ces vives critiques et pressions, rien n’y fait, la répression se poursuit sur le terrain. Al-Arabiya a ainsi rapporté hier qu’au moins 18 civils ont perdu la vie sous les tirs des forces de sécurité. Près de Damas, les funérailles d’un adolescent de 16 ans et d’un soldat tués par les tirs des forces de sécurité se sont par ailleurs transformées en une manifestation antirégime à Douma à laquelle ont participé près de 20 000 personnes, selon l’OSDH. Al-Jazira a montré de son côté une énorme manifestation dans le quartier de Baba Amro, à Homs, alors que des élèves de Damas ont été dispersés à balles réelles par les forces de sécurité tandis qu’ils effectuaient un sit-in contre le régime.

 
Face à ces violences, « le président Bachar el-Assad doit prononcer aujourd’hui avant-midi un discours au cours duquel il évoquera les questions internes en Syrie et les développements de la situation dans la région », a rapporté hier soir l’agence de presse officielle SANA. Le régime, par la voix du quotidien Techrine, s’en est par ailleurs pris au chef de la diplomatie du Qatar Hamad ben Jassem al-Thani, qui préside le comité ministériel arabe sur la Syrie, l’accusant d’« inciter à la violence » et de « déployer tous les efforts possibles » pour entraver la mission des observateurs.

 
Signalons enfin que le ministre syrien de la Défense, le général Daoud Rajha, a visité un groupe de navires de guerre russes arrivés la veille dans la base navale de Tartous, la seule dont la Russie dispose en mer Méditerranée, a rapporté hier SANA. Dans une allocution, le ministre a rendu hommage à la « position respectable et solide de la Russie au côté de la Syrie, qui fait l’objet d’un complot », a ajouté l’agence.

 source lorientlejour

 

 

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      Débat houleux entre pro et anti régime syrien  (BBC)

 

 

 

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Observateurs Arabes en Syrie Vs NED : qui est légitime ?


 

 

Ces derniers jours, nous avons assisté à une véritable insurrection des médias occidentaux, français en tête. Ces derniers estiment être en position de contester la légitimité des observateurs de la ligue arabe en Syrie. L'ensemble des relais auxquels ces médias font appels sont liés à la NED (National Endowment for Democracy). L'organisation fut créée en 1982 par Reagan et envisage d'utiliser le prétexte droits de l'homme afin de mieux dissimuler l'ingérence étasunienne.




La critique des médias occidentaux repose sur deux arguments principaux :

  • Les observateurs de la ligue arabe ne peuvent faire leur travail de façon exhaustive car le régime syrien cacherait les preuves de ses crimes en encadrant les observateurs.
  • Le général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi nommé à la tête des observateurs ne serait pas "crédible".

La première assertion doit être comprise par ce qu'elle souhaite dissimuler via une rhétorique douteuse   :






















 

 

-Le régime syrien dissimule les preuves de ses crimes - comme le faisait prétendument le régime de Kadhafi, ce qui n'est toujours pas prouvé aujourd'hui.

-De plus, l'armée syrienne encadre de façon contraignante la liberté des observateurs. Il sera donc extrêmement difficile de produire des preuves.

-Il n'y aura donc pas de preuve solide suite à cette mission, sinon le premier rapport présenté par Navi Pillay au conseil des droits de l'homme des Nations Unies, rapport si pauvre qu'il ne peut être considéré par un tribunal comme constituant des éléments solides à la charge du régime Syrien.

 

La seconde assertion - quant à elle - questionne la légitimité de la procédure d'observation de la Ligue Arabe.

Elle conteste en particulier la légitimité du général soudanais Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, chargé de conduire la mission d'observation.

Plus précisément, Marc Lavergne, coordinateur du groupe d'experts du Conseil de sécurité de l'ONU pour le Darfour en 2006, lui reproche de s'être opposé à une "enquête sur les crimes contre l'humanité qui se déroulaient au Darfour. On a donc là quelqu'un qui passe lui-même pour un tortionnaire aux yeux des opposant soudanais." Il serait donc lui même lié à des actes abominables tels ceux dont on accuse le régime Syrien.

Mais là encore, toujours pas de production de preuve.

 

Ces deux assertions reposent donc l'une sur l'autre sans que l'une d'elle ne puisse indépendamment se justifier par des faits matériels et des preuves documentées. Mais présentées ainsi, l'esprit ne pensera pas à questionner la véracité de la première accusation indépendamment de la seconde.

 

Procédons donc à l'inverse de cette logique et questionnons ces assertions sur le plan du droit international puisqu'il s'agit d'un conflit mais surtout sur le plan de la raison.

 

La charte des Nations-Unies entend limiter les souverainetés des États pour éviter les tensions internationales qui peuvent conduire à des conflits armés. Mais cette limitation ne permet en aucun cas l'ingérence. Or dans cette affaire, il est toujours question de commentaires sur l'exercice du pouvoir en Syrie, il s'agit donc bien de questionner et critiquer - voir contester- l'exercice de la souveraineté de la Syrie sur son propre territoire. 

 

Ceci étant dit, observons maintenant les relais de ces assertions contre le régime Syrien.















  •  Axel Poniatowski est quand à lui chargé de "résoudre" le problème posé et inventé par ses alliés. C'est à dire : Brouiller les pistes en proposant le remplacement des observateurs de la Ligue Arabe par d'autres observateurs tout en contournant la possibilité d'une résolution pacifique du conflit en appelant à la saisine du Conseil de Sécurité. 

Il estime dans un article du Monde que "Ce plan (l'envoi des observateurs arabes) est utile, Il doit maintenant faire l'objet d'une résolution en l'état au Conseil de sécurité des Nations unies. Cela rendra plus difficile l'opposition de la Chine et de la Russie."


Axel Poniatowski est le Président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale depuis le 28 juin 2007. Mais il a aussi participé à la fondation de l'International Movement of Parlementarians for Democracy, un programme du World Movement for Democracy de la NED. Ce programme fondé en 2003 avait alors réuni 24 parlementaires issus de 13 pays différents. Un autre français y participa : Jean Dominique Giuliani le président de la Fondation Robert Schuman pour l'Europe.


Conclusion : La National Endowment for Democracy dont la légitimité - quant à elle- peut être véritablement questionnée estime être en mesure de produire l'intégralité du discours accusateur à l'encontre du régime syrien ainsi que la solution adéquate en toute situation.


Pourtant 

  •  La National Endowment for Democracy n'est pas une Organisation Non Gouvernementale (ONG) puisque son budget est voté par le congrès des États-Unis.


  • L'organisation s'ingère illégalement dans la vie politique de nombreuses Nations : Russie, Venezuela, Libye, Myanmar, Syrie, République Démocratique du Congo, etc.


  • L'organisation, malgré son discours accusateur, n'a pas produit, à ce jour, la moindre preuve sérieuse à l'encontre du régime Syrien.


En résumé, ceux qui entendent user du sophisme pour nous faire admettre l'impossibilité de produire des preuves sans saisine du conseil de sécurité - et donc sans prendre le risque d'annihiler toute possibilité de procédure d'observation - sont précisément ceux qui sont les moins légitimes pour commenter cette procédure. En effet, ils se placent de façon officielle en dehors du cadre du droit international ainsi qu'en position offensive, cette dernière étant en contradiction avec l'idée de résolution d'un conflit intraterritorial. De plus, le but affiché est de contourner les vétos Russes et Chinois soit de contester encore une fois l'exercice de la souveraineté de certaines Nations alors que celles-ci respectent les procédures internationales courantes dans le cas Syrien.

par Julien Teil

source mondialisation

 

 

 

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 05:53

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Le rapport d'Amnesty


En Egypte, Amnesty pointe du doigt notamment les exactions des généraux au pouvoir, "coupables de violences parfois pires que celles commises sous le régime d'Hosni Moubarak". 84 personnes seraient ainsi mortes entre octobre et décembre lors de manifestations, affirme le rapport. 


En Tunisie, le constat est bien moins sévère, puisque des élections ont eu lieu. Et que le président par intérim Moncef Marzouki fut longtemps soutenu par Amnesty comme prisonnier d'opinion. Cela n'empêche pas l'organisation de déplorer la lenteur des réformes.

 

En Libye, les rebelles armés qui ont conduit à la chute de Kadhafi semblent aujourd'hui hors de contrôle. Et le Conseil national de transition incapable de les diriger. Et Amnesty de rappeler que, selon les Nations-Unies, près de 7.000 personnes seraient détenues, en dépit de toute procédure judiciaire, dans des centres de fortune.  


En Syrie, homicides et actes de tortures sont imputés aux forces armées et aux services de renseignement.  

L'organisation de défense des Droits de l'Homme enfin dénonce le manque de réaction de la communauté internationale. Qui "n'a pas pris réellement la mesure" des révolutions. Et a apporté "un soutien inégal à la population de cette érgion du monde". franceinfo.fr

Lire le rapport d'Amnesty

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 05:47

Kader Abderrahim, chercheur associé à l’IRIS, répond à nos questions : 

 
L’Algérie semble avoir été épargnée par le vent des révolutions arabes qui a soufflé dans la région. Est-ce une réalité ? 
Comment s’annoncent les législatives de 2012 ? Une alternance politique est-elle possible ? 
Quelle est la situation économique et sociale en Algérie ?


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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 04:47

Il est tout à fait ordinaire qu’un parti idéologique inocule  dans l’imaginaire de ses membres et de ses sympathisants  le virus de l’ABSOLU… Sans «nous autres», c’est le déluge… La Vérité, la Pureté, l’Honnêteté, l’Amour du Peuple et de ses Traditions, la Moralité, etc. se confondent, dans l’esprit des partisans idéologisés et parfois fanatisés, avec leur chef et leur Parti ou leur Mouvement… Ennahdha n’échappe pas à cette logique d’endoctrinement et en cela il fera mieux que le RCD…

Les sorties fréquentes de ses partisans contre les citoyens qui manifestent pour un droit quelconque ou contre une action gouvernementale jugée anti démocratique dénotent cette stratégie de masse adoptée par Ennahdha… ``Notre  Rue contre leur Rue`` m’écrivait un partisan de ce mouvement, car, dit-il, ``nous avons la vérité et les urnes avec nous``… Les urnes !

N’en déplaise à mon correspondant nahdhiste, les urnes qu’il utilise pour argument «moderniste» afin de cloîtrer toutes les critiques et protéger par là même tout dérapage anti-démocratique  de la part du gouvernement de transition, ont déjà accouché d’un monstre le 13 mars 1932, Hitler… 

Noureddine Bourougaa Mnasri

 

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Liberté de la presse : Ennahdha dans les pas du RCD de Ben Ali
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Des journalistes manifestent à la Kasbah contre les nominations dans le service public, le 9 janvier 2012 (Thierry Brésillon)

Ennahdha vient de perdre une belle occasion de démontrer son respect de l'indépendance des médias. Samedi soir, une dépêche annonçait que le Premier ministre Hamadi Jbali avait nommé, sans aucune concertation préalable, les nouveaux directeurs des médias publics  :

  • agence de presse TAP, Tunis-Afrique-Presse : Mohamed Taïeb Youssefi ;
  • Snipe – Société nouvelle d'impression, de presse et d'édition –, les quotidiens La Presse et Essahafa  : Mohamed Néjib Ouerghi ;
  • Télévision tunisienne : Adnane Kheder ;
  • Télévision Tunisienne 1 : Sadok Bouabbène ;
  • Télévision Tunisienne 2 : Imène Bahroun.

Les rédacteurs en chef des deux quotidiens publics :

  • La Presse  : Faouzia Mezzi et Mongi Gharbi ;
  • Essahafa  : Néji Abbassi.

Le directeur de l'information de la Télévision tunisienne : Saïd Khezami.

« Un oukaze politique »

La décision a immédiatement soulevé un tollé et, lundi matin, plusieurs centaines de personnes ont manifesté devant le siège du Premier ministre à la Kasbah, à l'appel du Syndicat national des journalistes tunisiens, le SNJT.

Kamel Laabidi, président de l'Instance nationale de réforme de l'information et de la communication (Inric), formée après le 14 janvier, conteste d'abord la méthode  :

«  Le gouvernement a procédé exactement comme à l'époque du RCD [l'ancien parti au pouvoir, ndlr]  : une décision politique annoncée par une dépêche d'agence  ! Nous n'avons ni été consultés, ni informés.

Hamadi Jbeli est même allé plus loin que le RCD en nommant les rédacteurs en chef et le directeur de l'information de la télévision nationale, alors que ce genre de décisions relève en principe des rédactions et non d'un oukaze politique.

C'est d'autant plus regrettable que nous avions émis la semaine dernièrequatorze recommandations pour des mesures d'urgence en faveur de l'indépendance des médias, dont la nécessité de décider des nominations en concertation avec le président de la République, le président de la Constituante, et les organisations professionnelles. Le gouvernement n'en a pas tenu aucun compte.  »

« Des agents de la propagande de Ben Ali »

Le plus surprenant est que parmi les nouveaux responsables choisis par Ennahdha, plusieurs ont joué un rôle majeur dans l'appareil d'Etat de l'époque de Ben Ali, comme le relève Ridha Kéfi, membre de l'Inric :

«  C'est un retour à la case départ. Ennahdha fait appel à des agents de la propagande de Ben Ali. S'ils ont choisi les mêmes, c'est qu'ils attendent d'eux qu'ils accomplissent la même mission, dans le même mépris des règles d'éthique et de professionnalisme.  »

Nejib Ouerghi, nouveau directeur des deux quotidiens publics, La Presse et Essahafa, a été le rédacteur en chef de l'organe du RCD, Le Renouveau, de 2003 à 2010, avant de prendre la tête de la TAP.

Mohamed Taïeb Youssefi, nouveau directeur de la TAP, a été l'attaché de presse de différents ministères depuis 1989, avant d'être nommé chef de cabinet du Premier ministre en février 2010.

Ridha Kéfi commente  :

«  Nous avons désormais à la tête de l'agence de presse tunisienne quelqu'un qui était connu pour son sens du verrouillage de l'information.  »

Les deux nouveaux rédacteurs en chef de La Presse, Mongi Gharbi et Fawzia Mezzi, ont eux aussi payé de leur personne pour vanter les mérites des dirigeants éclairés qui ont gouverné la Tunisie jusqu'au 14 janvier 2011.

Dans un texte rédigé dans une langue de bois inimitable de la plus belle facture, Mongi Gharbi exposait ses sept raisons de voter Ben Alien 2009. Extrait  :

« Par-delà le concept temporel en soi, c'est bel et bien d'un style de gouvernance dont le chef de l'Etat ne s'est à aucun moment départi depuis qu'il veille aux destinées de la Tunisie. Un style qui consiste à adopter systématiquement la démarche graduelle, cumulative et constructiviste pour l'émergence d'un ordre nouveau, fût-t-il secondaire, et de s'en servir comme levier pour l'étape suivante, suscitant de la sorte une dynamique, d'une rare efficience d'accumulation et de pérennisation quali-quantitative des acquis.  »

Quant à Fawzia Mezzi, elle a présidé l'Association des journalistes tunisiens qui avait remis à Ben Ali en 2003 la Plume d'or de la liberté de la presse. A l'époque, elle plaidait la nécessité de militer de l'intérieur pour les droits des journalistes.

Les autres responsables choisis par Hamadi Jbeli soulèvent moins d'objections. Adnane Kheder, directeur-général de la télévision nationale et Saïd Khezami (passé par Al Jazeera et Abu Dhabi TV), directeur de l'information, ont même plutôt une bonne réputation professionnelle.

« Les médias, au service de la gauche »

Comme c'est désormais l'usage, chaque manifestation critique à l'encontre du pouvoir suscite une contre-manifestation de militants particulièrement virulents, contenus derrière un cordon de policiers, pour clamer « nous sommes le peuple  ».

Un homme qui se dit menuisier argumente  :

«  Nous sommes contre les arrivistes ! Moi je suis pour la liberté de le presse, mais nous n'avons pas confiance dans les médias. Ils sont au service de la gauche, ils ne parlent pas des vrais problèmes du peuple.  »

Une professeure de l'Institut de formation des sciences de l'information qui forme les journalistes renchérit  :

«  Je les connais les gens d'en face, ces journalistes étaient vendus à Ben Ali.  »

L'argument joue sur l'ambiguité qu'entretient la présence dans les manifestations de l'opposition, de personnalités qui ont prospéré sous l'ancien régime. Mais quand on objecte que ce sont précisément ceux que le gouvernement vient de nommer qui ont servi Ben Ali, un troisième manifestant coupe court à la discussion  :

«  L'Etat a tous les droits. Il peut nommer qui il veut  !  »

D'une manière générale, ces contre-manifestations expriment un point de vue assez répandu qui voit dans la critique des décisions d'Ennahdha, l'affront d'une d'une élite gauche compromise avec Ben Ali, à un pouvoir censé incarner la volonté populaire. Les contre-manifestants scandent, comme dans un stade de foot :

« Avec notre sang, avec notre âme, nous défendrons ce gouvernement ! »

Abdelnaceur Aouini, avocat que l'on peut difficilement suspecter de complaisance avec l'ancien régime (il est devenu célèbre pour avoir été le premier à annoncer dans les rue de Tunis le départ de Ben Ali), du côté de la manifestation des journalistes, déplore cette tournure du débat politique :

«  En défendant le pouvoir, ces gens ne sont pas conscients qu'ils défendent la possibilité d'une nouvelle dictature. Les gens de la société civile ou des syndicats qui ont lutté contre Ben Ali sont de ce côté. En face, ce sont des inconnus, des gens qui ne se sont jamais mobilisés. »

Depuis les élections du 23 octobre, dans les rangs d'Ennahdha, les médias publics sont régulièrement mis en cause parce qu'ils seraient investis par la gauche et les RCDistes, et ne représenteraient pas la réalité du peuple.

Kamel Laabidi, de l'Inric, réfute l'idée que les médias doivent être à l'image du parti majoritaire :

« Les sympathisants d'Ennahdha nous disent que les médias ne reflètent pas la nouvelle réalité, mais le rôle d'une presse libre n'est pas d'être le porte-parole d'une majorité ou d'un pouvoir. C'est d'informer l'opinion de manière professionnelle. »

Un pilier de la dictature

Certes, depuis le 14 janvier, les médias publics étaient considérés, avec la police et la justice, comme l'un des piliers de la dictature encore en place, et au cœur de toutes les protestations. Kamel Laabidi, à la tête d'une commission chargée justement de démocratiser le secteur des médias, le reconnaît  :

«  Les journalistes sont conscients des limites des médias publics. On ne peut avoir été empêchés de travailler normalement pendant vingt ans, sans que cela ne laisse des traces. Mais ces derniers mois, ils ont suivi des sessions de formation, ils commencent à acquérir de nouvelles habitudes.

Le problème doit être abordé de manière concertée, pas avec une décision aussi hâtive digne d'un régime autoritaire. Le contrôle des médias publics ne doit plus relever du gouvernement, mais du pouvoir législatif. »

Maladresse ou volonté hégémonique ?

Comment comprendre une décision aussi manifestement contraire au projet de rupture avec le régime de Ben Ali ?

Les partis politiques d'opposition y voit clairement une dérive et le signe d'une volonté de se couler dans le moule du RCD et de prendre le contrôle de l'Etat.

Ahmed Brahim, secrétaire général d'Ettajdid (social-démocrate), estime que :

 » Les journalistes ont raison de voir dans cette décision le début d'une domestication des médias. « 

L'affaire accroît encore la tension au sein de la coalition entre Ennahdha et ses deux alliés, qui n'ont pas été consultés sur ce dossier.

Khemais Ksila, député d'Ettakatol (social-démocrate), s'indigne :

“Ennahdha a révélé sa volonté d'hégémonie. Cette décision est une faute stratégique.”

Le CPR a publié un communiqué lundi soir pour dénoncer d'une part :

“le choix de personnalités impliquées dans la désinformation et la propagande de la dictature et la corruption dans l'ancien régime.”

... et d'autre part, une décision contraire à :

“la nécessité d'une révolution de l'information pour rompre avec la tutelle de l'Etat sur la presse”.

Côté Ennahdha, on plaide la bonne foi et la nécessité de procéder rapidement à des nominations après des démissions à la tête de la Snipe, de la télévision nationale et de la TAP. Samir Dilou, Ministre des droits de l'Homme et porte parole du gouvernement a même salué la vigilance de la société civile.

Des rédacteurs en chef élus

Nejiba Hamrouni, présidente du syndicat des journalistes, a été reçue pendant la manifestation par Abderazk Kilani, le ministre chargé des Relations avec l'Assemblée constituante, et le chargé de l'information et de la communication au Premier ministre, Ridha Kazdoghli.

Au terme de cette rencontre, le gouvernement a annoncé qu'il adopterait le principe de l'élection des rédacteurs en chef par des conseils d'administration constitués au sein des établissements médiatiques, composés de représentants des journalistes, des agents et de l'administration ainsi que de représentants des organisations et des institutions concernées par le secteur.

En attendant ces élections, toutes les nominations sont maintenues.

La réforme des médias publics, dont tout le monde s'accorde à reconnaître qu'elle est nécessaire, méritait sans doute mieux que ces décisions précipitées qui ont encore accru le malentendu et les tensions.

source rue89

 


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Bras de fer entre le gouvernement et les médias

 

A l'appel de leur syndicat, des centaines de journalistes tunisiens se sont rassemblés lundi devant le palais du gouvernement, place de la Kasbah de Tunis, pour protester contre ce qu'ils considèrent comme une "volonté de mainmise sur les médias", a constaté un journaliste de l'Associated Press.

De récentes nominations à la tête d'établissements médiatiques publics, y compris des rédacteurs en chef, ont soulevé un tollé auprès des organisations professionnelles.

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a affiché sa "profonde déception" après ces décisions "arbitraires" prises "sans concertation préalable avec les structures professionnelles spécialisées".

Il a mis en garde contre "les graves incidences sur la profession" que ces nominations risquent d'engendrer, accusant certains responsables désignés d'avoir été "des serviteurs dévoués sous le régime despotique de Ben Ali et d'autres d'être impliqués dans des affaires de corruption".

De son côté, l'Instance nationale pour la réforme de l'information et de la communication (INRIC) a "vivement dénoncé" ces nouvelles nominations qui sont "en contradiction avec le processus de transition qui rompt avec l'information publique inféodée pour passer à une information publique, démocratique, pluraliste et indépendante".

Selon l'INRIC, les décisions annoncées "sont diamétralement opposées aux pratiques en vigueur dans les démocraties" et consacrent "un retour à l'exercice du contrôle et de la censure et à la soumission au diktat politique".

Figure de proue de la scène médiatique, Raouf Najjar, s'est joint à la manifestation pour "soutenir les journalistes tunisiens dans leur combat pour une presse libre et indépendante".

Il a accusé le pouvoir exécutif de "vouloir reprendre les mêmes habitudes que le régime déchu de Ben Ali pour mettre au pas les médias". "La mère des libertés est, à côté de la justice, bien celle de la presse qui représente la vraie démocratie", a-t-il martelé.

Le porte-parole du parti "Ettakatol", qui s'est joint à la coalition gouvernementale dirigée par le mouvement islamiste "Ennahdha", Mohamed Bennour, était également présent, considérant que "la liberté de la presse était effectivement menacée" avec ces "nominations verticales".

"En entrant dans la coalition, on a bien dit qu'il y avait des lignes rouges à ne pas franchir, en l'occurrence les principes démocratiques", a-t-il tenu à rappeler.

"Qui n'est pas inquiet ? La liberté de la presse, c'est le premier indicateur de la bonne santé d'une démocratie", a lancé la représentante de Reporters sans frontières (RSF), Olivia Gré.

"Il ne faut pas que la parenthèse de la liberté se referme très vite", a renchéri le journaliste Ridha Kéfi, patron du journal en ligne "Kapitalis".

Des sympathisants d'Ennahdha étaient venus haranguer les journalistes dans une tentative de casser leur mouvement de protestation en les accusant de "mercenaires".

Des manifestations de protestations ont également eu lieu à l'agence officielle TAP, à Sfax (sud) et Gafsa (centre) pour dénoncer "les tentatives de mise sous tutelle des médias".

Sous la pression, le gouvernement a dû lâcher du lest. Selon la présidente du SNJT, Néjiba Hamrouni, qui a été reçue au premier ministère en compagnie d'autres membres du bureau du syndicat, un accord a été convenu sur l'annulation des nominations récentes de certains rédacteurs en chef et d'un directeur de l'information à la chaîne nationale.

L'accord prévoit en outre d'instaurer le principe d'élection au sein des établissements médiatiques en ce qui concerne ces fonctions.

La présidente du SNJT a, par ailleurs, obtenu un engagement du gouvernement à ouvrir une enquête sur de récentes agressions de journalistes. 

source tempsreel.nouvelobs

 

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Les journalistes à la Kasbah font face aux sympathisants d’Ennahdha

 

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À l’appel du Syndicat national des journalistes tunisiens, un sit-in a eu lieu, aujourd’hui 9 janvier 2012, à la Place de La Kasbah devant le siège du Premier ministère. Des centaines de journalistes et de citoyens se sont rassemblés en réaction aux récentes nominations des directeurs, rédacteurs en chef ou encore directeur de l’information des médias publics, mais aussi pour condamner les agressions physiques à l’encontre des journalistes et des intimidations dont ils font l’objet. 

Depuis que le gouvernement provisoire est en place, Ennahdha n’a eu de cesse de critiquer ces mêmes médias qu’ils jugent non conformes à la volonté du peuple. Leurs « menaces » sont rapidement mises à exécution et le chef du gouvernement provisoire a nommé, samedi 7 janvier 2011, les personnes qu’il juge aptes à diriger les médias publics, allant jusqu’à désigner les rédacteurs en chef. 

Ces nominations ont été vivement condamnées par l’INRIC et le SNJT dont plusieurs représentants étaient présents lors de la manifestation. Nejiba Hamrouni, présidente du Syndicat des journalistes, s’est entretenue, dans la matinée, avec Abderrazak Kilani, ministre chargé des relations avec l’Assemblée Constituante (indépendant) et Ridha Kazdaghli, chargé de l’information et de la communication au sein du Premier ministère, et affirmé qu’un accord a été trouvé avec ses interlocuteurs pour revenir sur ces nominations. Cependant, Nejiba Hamrouni affirme que cette décision revient, au final, au Premier ministre provisoire à qui le conseiller et le ministre feront part de ces accords. Nejiba Hamrouni ajoute que « si cet accord n’était pas accepté par Hamadi Jebali, il devra en assumer les conséquences et que les mouvements de protestations se poursuivront ». La présidente du Syndicat précise en outre que, s’agissant des agressions des journalistes, le problème avait été relayé lors de l’entretien et qu’ils attendaient que des actions concrètes soient menées pour identifier les responsables de ces dépassements.

Ainsi, les manifestants ont scandé des slogans en faveur de l’indépendance des médias et contre la mainmise exercée par le pouvoir. « Nous voulons des médias publics, pas des médias gouvernementaux », pouvait-on lire sur les pancartes, ou encore « Nous voulons la renaissance (en arabe « ennahdha ») de la presse, pas la presse de la Renaissance (Ennahdha) ». 

Par ailleurs, comme cela s’est produit lors du sit-in du Bardo, plusieurs dizaines de sympathisants d’Ennahdha se sont également réunis à la Kasbah pour une « contre-manifestation ». Une scène cocasse devenue une exception tunisienne, où à chaque manifestation contre le gouvernement, il faudra s’attendre à ce que les défenseurs du pouvoir viennent jouer les empêcheurs de tourner en rond, en guise d’allégeance à leurs gouvernants et à leur parti. 

« C’est normal que Jebali nomme les directeurs des médias publics, affirment-ils, c’est la volonté du peuple » ! « De toute façon, tous les journalistes sont des vendus, et qui sont-ils eux pour venir manifester contre le gouvernement, cette manifestation ne respecte pas le résultat des urnes ». Ils affirment également que les médias, la Télévision tunisienne notamment, manquaient de respect au président de la République provisoire et aux membres du gouvernement, notamment pour le choix des sujets d’information. « Les actions du gouvernement sont le sujet essentiel et doivent passer avant tout le reste », crient certains, pendant que d’autres ne comprenaient pas comment on pouvait critiquer dans une télévision privée, le président de la République en l’appelant « Marzougui » au lieu de « Monsieur le président ». « Le président représente le peuple et tout le monde lui doit le respect, les journalistes devraient être obligés de l’appeler Monsieur le président », disent-ils.

Nous n’avons pas pu nous éterniser du côté des « contre manifestants », car la tension commençait légèrement à monter. « Pourquoi restez-vous ici ? Allez de votre côté ! Par qui vous êtes envoyés ? Vous n’avez pas honte de rester ici alors que vous n’êtes pas avec nous ? », nous interpellent-t-ils. « Vous êtes des sionistes, serviteurs de Ben Ali et je jure sur Dieu tout puissant que ces médias qui ne respectent pas la volonté du peuple n’existeront bientôt plus », achève l’un de nos « interlocuteurs ». 

Le fait de voir des « contre-manifestants » essayer de casser les manifestations contre le principal parti au pouvoir (toujours quelques barbus et quelques jeunes qui chantent des chansons de stade de football) est-il spontané de la part des sympathisants d’Ennahdha ou commandité ? La question se pose…  

par Monia Hamadi

source businessnews

 

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Le coup d’État médiatique de Hamadi Jebali

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M. Jebali, nous sommes-nous trompés sur vos intentions ? Où voulez-vous mener la Tunisie ? Le coup d’Etat médiatique qui a lieu devant nos yeux est une grave erreur.


par Jamel Dridi

 

On aurait pu croire à une plaisanterie… de mauvais goût bien sûr. Il a fallu relire trois fois le laconique communiqué officiel sur les dernières nominations à la tête des médias publics tunisiens pour se rendre compte que ce n’en n’était pas une.
Mais de quoi s’agit-il au fait ?

 

Les méthodes du passé ressurgissent !

Un samedi ! Dans le dos de tout le monde, sans que l’Instance nationale pour la réforme de l’information et de la communication (Inric), composée de journalistes honnêtes qui travaillent depuis un an sur la question de la réforme du secteur de l’information, et sans que le Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt), ne soient informés, le gouvernement a décidé seul de la nomination de postes clefs dans le secteur de l’information publique.

 

Une question vient ici immédiatement à l’esprit. Pourquoi ce gouvernement, qui a dit qu’il allait rompre avec les méthodes du passé, qui a déclaré qu’il allait gérer ce dossier sensible de l’information en toute transparence, a-t-il décidé dans l’urgence, sans concertation, d’agir de la sorte ? N’y a-t-il pas d’autres urgences à gérer actuellement en Tunisie et pourquoi cette façon étonnante de faire ? Y a-t-il un agenda secret avec d’autres étapes ultérieures liberticides qui nécessitent, dans l’urgence, la mise en place de la première phase qui est le verrouillage de l’information ?

 

Pour que l’on comprenne bien la mesure de l’enjeu qui est en question, il s’agit ni plus ni moins de désigner ceux qui vont faire une grande partie de l’opinion publique tunisienne. Car l’opinion de beaucoup de Tunisiens se fait notamment par la voie des médias officiels comme le journal télévisé de la chaîne nationale.

 

Mais au-delà de la forme, il y a plus grave !

La véracité de l’information dépend de la crédibilité du journaliste.

Car au-delà de la forme, il y a le fond qui est choquant et vraiment révoltant. En effet, qui sont les heureux nominés de ces postes ?

 

Beaucoup des nominés faisaient partie de l’ancien système. Certains mêmes ont occupé des postes administratifs importants durant le règne de Ben Ali. Bien évidemment, cela est critiquable mais à la rigueur ça peut passer car beaucoup de journalistes ont exercé sous Ben Ali mais ne lui étaient pas favorables (et rares sont ceux qui n’ont pas travaillé sous Ben Ali).

 

Non le malaise pour ne pas dire l’insulte est ailleurs. Effectivement, parmi les nominés à ces postes clefs de l’information, certains sont allés très loin dans leur soutien à Ben Ali. Hélas pour eux, si les paroles s’envolent, les écrits restent. Et leur écrits sont nauséabonds, scandaleux !

Certains ont en effet rédigé, tenez-vous bien, des «articles déclarations d’amour» adressés à Ben Ali pour qu’il se représente aux élections de 2009 !

Et pour d’autres, ce fut encore pire. Alors que des journalistes se faisaient briser les jambes dans les caves du ministère de l’Intérieur pour avoir dit des vérités sur Ben Ali, d’autres ont offert «la Plume d’or à Ben Ali» pour son respect pour la liberté d’expression !

Incroyable mais vrai ! Comment penser que l’information qui sera transmise sera honnête quand ceux qui vont la transmettre n’ont pas hésité à trahir la déontologie journalistique et à travestir la réalité sous Ben Ali ?

 

M. Jebali, vous venez de commettre une grave erreur en nommant ces personnes. Peut-être vous a-t-on mal conseillé ? Vous ne pouvez pas tout savoir dans le détail. Peut-être ne vous a-t-on pas tout dit par rapport aux Cv de certaines des personnes ? Peut être avez-vous été victime d’un coup d’Etat médiatique ? Ce qui vient de se passer est tellement «énorme» que c’est incroyable à croire !

 

Une trahison de la révolution et de ceux qui vous ont fait confiance

Tout juste après le 14 janvier 2011, alors que beaucoup d’entre vous étaient en exil à l’étranger et qu’ils ne s’imaginaient sans doute pas qu’un an plus tard ils auraient le pouvoir entre leur main, beaucoup de journalistes, dont moi, ont défendu le fait que vous deviez, pour le bien de la démocratie et pour qu’une partie du peuple ne soit pas ignorée, participer au jeu politique.

 

Début février (et les écrits peuvent en témoigner), à contre-courant de tout ce qui s’écrivait et se disait parce que personne, même pas vous-mêmes (et je sais de quoi je parle) ne saviez que vous alliez avoir la place d’aujourd’hui, certains vous ont défendu risquant insultes et critiques…

 

Nous sommes-nous trompés à ce point ?

Rappelez-vous comment vous avanciez prudent, mi peureux mi surpris de la rapidité des événements. Vous ne devez pas insulter l’avenir et vous croire «arrivé».

Si vous avez incontestablement la légitimité des urnes, vous devez vous méfier des retournements de l’Histoire dus aux mécontentements populaires en raison du retour des mauvaises pratiques. Et ce type de nominations tant dans sa forme que sur le fond est une mauvaise pratique.

Le temps de la connivence entre les médias et le pouvoir est fini. Les Tunisiens sont dégoûtés de cela. Ils ne font plus confiance aux journalistes tunisiens qui les ont trahis tant de fois. Plus aucun journaliste ne peut, s’il veut que son pays avance, taire les zones d’ombres qui entourent le pouvoir.

Il est donc nécessaire de vous dire que par ces nominations vous vous êtes trompé et que vous participez à étendre les zones d’ombres.

Monsieur le Premier ministre, pour être fidèle aux valeurs que vous défendez et pour le bien de la Tunisie, vous devez d’urgence revenir sur ces nominations.

A défaut, vous sèmeriez dans l’esprit de beaucoup de Tunisiens un doute concernant la sincérité de vos objectifs et votre volonté à maintenir la Tunisie dans le chemin qui mène à la démocratie.

kapitalis


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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 09:17

 

 

 

 

Pour commémorer les événements du 8 janvier à Thala, le président Marzougui a visité brièvement la ville. Les citoyens avaient pourtant espéré davantage de temps passé avec Moncef afin d’exposer leurs problèmes socio-économiques....  En revanche, les thalois ont accueilli l'invité  chaleureusement et avec égards... 

Fadhel, citoyen de Thala

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 05:26

Analyse de la composition du gouvernement Benkirane (BBC)


 

 

 

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Les islamistes sous la coupe du roi


Les islamistes vainqueurs des législatives du 25 novembre viennent de former un gouvernement à l’arraché. Pendant ce temps, le Palais peaufine son shadow cabinet, véritable siège du pouvoir.


Le nouveau Premier ministre Abdelilah Benkirane et Mohammed VI. Reuters

 

Les élections législatives du 25 novembre ont porté au pouvoir les islamistes du Parti justice et développement (PJD), avec comme chef du gouvernement son secrétaire général, Abdelilah Benkirane. Une première dans la vie politique du royaume dont seule la monarchie alaouite qui règne sur le pays depuis le siècle de Louis XIV faisait de l’islam une religion légitimant son autorité.


Islamistes mais pas révolutionnaires

 

Les observateurs des révolutions arabes ont vite décrété que le Maroc, à l’instar de la Tunisie révolutionnaire, de la Libye post-Kadhafi et de l’Egypte des Frères musulmans, avait lui aussi viré au vert, la couleur de l’islam. 2012 sera-t-elle vraiment une année islamiste  au Maroc? Pas si sûr. Au-delà de tous les particularismes, une chose différencie avant tout le cas marocain des autres pays arabes ayant vu l’arrivée de partis religieux au pouvoir: les islamistes qui ont remporté les élections ne sont pas arrivés au pouvoir en chassant le tyran. Pour preuve s’il en faut, le Maroc est toujours perçu par certains comme un régime autoritaire, mieux, ces islamistes-là sont foncièrement monarchistes, même si le trône ne les porte pas dans son cœur. Le roi Mohammed VI s’en était d’ailleurs ouvert à un diplomate américain si l’on en croit une révélation de Wikileaks. Comment se réalise donc l’osmose du trône et des «barbus»?


Un gouvernement sous contrôle

 

Il aura fallu 35 jours d’intenses négociations avec le Palais pour que le PJD qui, faut-il le rappeler n’a pas obtenu de majorité absolue au Parlement- constitue son écurie gouvernementale. Si les islamistes ont obtenu d’importants maroquins (le PJD a obtenu 12 des 31 postes ministériels, dont celui de la primature, et les ministères des Affaires étrangères, de la Justice et de la Communication), ce gouvernement de coalition est constellé de ministres représentants les partis traditionnellement contrôlés par la monarchie. Ceux-ci ont été placés à des postes stratégiques comme celui de l’Economie.

 

Exemple parmi d’autres, Aziz Akhannouch, l'un des hommes d’affaires les plus riches du royaume, connu pour ses liens avec le Palais, a conservé contre toute attente son portefeuille de ministre de l'Agriculture et des Pêches. Il a du démissionner de son parti qui ne fait pas partie de la coalition gouvernementale, faisant jaser les commentateurs de la scène politique qui n’ont pas manqué de souligner que les vieilles pratiques politiciennes sont encore d’usage malgré la promesse faite par le roi de respecter une certaine éthique dans la désignation des membres du gouvernement. Cela s’est d’ailleurs confirmé de façon plus ostentatoire : quatre autres ministères ont été attribués directement par le roi, notamment ceux de la Défense et des Affaires religieuses qui demeurent des domaines réservés de la monarchie, violant ainsi l’esprit de la nouvelle Constitution qui veut que le chef du gouvernement soit maître de son ouvrage.


Continuité et verrouillage

 

Par ailleurs, les ministères des Affaires étrangères et de l'Intérieur (qui a lui aussi échappé au PJD) se sont fait attribuer des «ministres délégués» ayant des liens avec le palais, ce qui de l’avis général est de nature à restreindre leur pouvoir. Ces ministères dits de souveraineté comme il est d’usage de les nommer au Maroc, tant ils échappent aux politiques, sont ainsi doublés de ministres techniciens véritables ordonnateurs des orientations de la monarchie. Un constat reconnu par la presse, comme Jeune Afrique qui n’hésite pas de parler de continuité: «le dispositif reste verrouillé par des techniciens et plusieurs ministres non partisans sont reconduits».

 

Un comble pour la formation d’un Exécutif qui devait symboliser un changement constitutionnel censé réduire les pouvoirs de Mohammed VI.

On notera aussi que le nouveau gouvernement ne comporte qu’une seule femme, une islamiste voilée à la tête d’un ministère social en charge des droits de la femme et de la famille…


Palais et islamistes à fleurets mouchetés

 

Et ce n’est pas tout, alors que les tractations battaient leur plein avant l’annonce de ce gouvernement , une palanquée de nouveaux conseillers royaux ont été nommés – cinq en quatre mois !- dont notamment Taieb Fassi-Fihri aux Affaires diplomatiques qui n’est autre que le ministre des Affaires étrangères sortant  et surtout Fouad Ali El Himma à la politique intérieure. Ce dernier connu pour être l’ami du roi était la figure de proue d’un parti politique créé il y a quelques années pour faire barrage à la percée islamiste et pour monopoliser la scène politique marocaine. El Himma a été aussi l’une des personnalités les plus décriées par le Mouvement du 20 février qui continue de manifester dans la rue estimant que les réformes engagées par le Palais sont loin d’être suffisantes.

 

«Récompenser le plus zélé pourfendeur des islamistes est-il un signal adressé au PJD? Repêcher l'un des hommes les plus décriés par les manifestants de ces derniers mois est-il un message envoyé au Mouvement du 20 février? Peut-être est-ce tout simplement le signe d'une monarchie à nouveau sûre d'elle-même. Assurée en tout cas, après le frisson de 2011, d'avoir déjà échappé au pire...»  s’interroge L’Express qui décrit le jeu de go entamé entre le Palais et les islamistes «à fleurets mouchetés».


Un shadow cabinet royal

 

Plus qu’une guerre de tranchées annoncée entre le trône et le PJD, «l’arrivée au pouvoir des islamistes est avant tout le révélateur d’une grande misère politique» estime l’opposante Zineb El Rhazoui, membre du Mouvement du 20 février.

 

Une situation qui n’est pas pour faire cesser la contestation. Au contraire, les manifestants dénoncent avec plus de vigueur l'interventionnisme du roi et de ses proches dans le champ politique. La formation d'un shadow cabinet royal, où les principales décisions du pays continueront d'être prises a suscité l’ire de certains manifestants comme à Casablanca le 1erjanvier 2012   où la foule appelait au renversement de la monarchie aux cris de «Mohammed VI dégage !».

 

Selon le journaliste et commentateur politique Aboubakr Jamaï cité par AP (Associated Press), la constitution de ce cabinet de l’ombre est «le signe de l'affaiblissement de la volonté réformiste du nouveau gouvernement (…) C'est une défaite majeure pour le PJD; c'est le dernier signe que le PJD n'est pas sérieux dans sa volonté affichée de faire face aux vrais problèmes du gouvernement», a-t-il estimé. «Vous ne pouvez pas dire que vous contrôlez le gouvernement si vous ne contrôlez pas certains ministères importants».

 

La conduite des affaires de l’Etat s’annonce compliquée pour le Premier ministre islamiste, qui devra composer avec une coalition hétéroclite d’une part, et s’affirmer face au Palais. Un double front à l’allure de carcan.

par Ali Amar

source slateafrique

 

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بنكيران يناقض تصريحاته ليلة فوز حزبه بخصوص وزارات السيادة 


 

قال بأنها غير مفهومة وغير معروفة وعاد ليعترف بأنه هو عين أعضائها

 

التصريحات التي أدلى بها عبد الإله بنكيران، رئيس الحكومة، يوم الخميس 5 يناير، عقب أول اجتماع لحكومته، وقال فيها بأنه هو من اقترح على الملك تعيين وزراء للسيادة داخل حكومته، تتناقض مع تلك التي أطلقها ليلة إعلان فوز حزبه في الانتخابات الأخيرة.

 

ففي مساء الأحد 27 نوفمبر، وقف بنكيران في مقر حزبه وقال للصحافيين إن وزارات السيادة مفهومة وغير معروفة، لأن الوزراء كما قال يقترحهم رئيس الحكومة والملك هو الذي يعينهم. ليتسائل "فأين هم إذن وزراء السيادة؟". مستطردا " في الحقيقة لا أعرف كيف سيتم تدبير الأمر، لكن لا أخفى عليكم أننا سنبقى نسير في التجاه الذي المبادئ التي اختارنا الناس من أجلها وهي أننا خطونا خطوة حقيقية في الاتجاه الديمقراطي. انتهى الكلام !".

 

لكن في يوم 5 يناير وعقب أول اجتماع لحكومته، سيعود بنكيران ليبرر وجود 5 وزراء سيادة دخل حكومته بالقول بأنه هو من اقترحهم على الملك، وهم أحمد التوفيق وزير الأوقاف والشؤون الإسلامية، وإدريس الضحاك الأمين العام للحكومة، ويوسف العمراني الوزير المنتدب في الخارجية، والشرقي اضريس الوزير المنتدب في الداخلية، وعزيز أخنوش وزير الفلاحة والصيد البحري، والذي كان حتى يومين قبل تعيينه ينتمي إلى الحزب الذي أعلن معارضته لحكومة بنكيران !

 

 

source lakome

 

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  • : ThalaSolidaire est dédié à la ville de Thala, ville phare de la Révolution tunisienne. Thala est une petite agglomération du centre-ouest de la Tunisie. Elle est connue pour son histoire antique, ses sources, ses carrières de marbre, devenues une sorte de tragédie écologique et économique, sa résistance et sa misère. Thala solidaire a pour objectif de rassembler toutes les voix INDIGNÉES pour donner à cette terre ainsi qu'à toutes autres terres un droit à la vie et à la dignité…
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