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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 03:46

Le Forum universitaire tunisien appelle à l'interdiction du port du niqab à l'intérieur des universités

 

par le Forum universitaire tunisien

 

La rentrée universitaire 2011-2012 a été rapidement animée par des tentatives venant de certaines étudiantes de se présenter, lors de l’inscription, ensuite en cours, et enfin en examen vêtues du voile intégral, le niqab. 

Les membres du Forum universitaire tunisien (Fut) ont été interpelés par le phénomène et, en particulier, par tout ce qu’il a entraîné comme perturbation du fonctionnement normal d’un certain nombre d’institutions. Le Fut a rapidement publié un communiqué, daté du 30 septembre 2011, appelant à l’interdiction du port du niqab à l’intérieur des institutions universitaires. Quatre raisons sont à l’origine du refus du niqab par le Fut :

- connaissance de l’identité ;

- exigence pédagogique ;

- problèmes de sécurité ;

- absence de liberté absolue en classe.


1/ Connaissance de l’identité : la vérification et la connaissance de l’identité des étudiants, qui non seulement circulent au sein des institutions universitaires, mais intègrent les salles d’enseignements (cours, travaux dirigés et travaux pratiques), est une exigence incontestable. Il n’est pas admis que des anonymes ou des inconnus assistent à une séance d’enseignement, encore plus dans les instituts ou écoles supérieures, où la présence par appel des étudiants est vérifiée en début de chaque séance par l’enseignant. 

Cependant, certains défenseurs de cette tenue, ont proposé dans des émissions radios ou TV, de mettre à la disposition des «mounaqabet», des dames qui vérifieraient leur identité à l’entrée de la classe. La question pratique, qui vient tout de suite à l’esprit, est la suivante : combien de femmes l’Etat est-il sensé embaucher pour cette tâche, si on compte le nombre de salles d’enseignement dans toutes les facultés tunisiennes, et le nombre de séances de cours par jour ? Cette proposition est insensée, irréalisable et même contradictoire avec le principe d’égalité entre citoyens. Si nous allons nous amuser à recruter du personnel pour vérifier l’identité des filles qui refusent de montrer leur visage, quelle mesure faut-il prendre et quel budget faut-il consacrer, par exemple, pour les étudiants qui refuseraient l’interdiction de fumer dans les salles d’enseignement ? Ou pour ceux qui refuseraient de mettre une blouse blanche dans une séance de travaux pratiques ? 
On voit bien que ce genre de proposition n’est pas réaliste.


2/ Exigence pédagogique : les universitaires soucieux de la qualité de l’enseignement qu’ils proposent dans le cadre de leurs fonctions, en tant qu’employés de l’Etat, autrement dit, payés par l’argent du contribuable, insistent sur l’importance de la communication non verbale en pédagogie. Cette communication est non seulement importante pour l’étudiant, pour mieux assimiler son cours, mais aussi pour l’enseignant pour assurer son travail dans les meilleures conditions. C’est cette communication qui distingue une séance de cours d’une autre, en fonction de l’interactivité que peut avoir l’enseignant avec ses étudiants. C’est cette même communication qui fait la réussite d’une séance d’enseignement, puisqu’à travers elle l’enseignant peut situer son intervention et l’adapter en fonction de l’écoute et de la réception du message par ses étudiants. C’est ce qu’on appelle la pédagogie !


3/ Problèmes de sécurité : lorsque le nombre de «mounaqabet» dépasse l’unité dans un même lieu, et même en présence de moyen de vérification de l’identité (ce qui est difficile, voire impossible à gérer) la sécurité ne pourra plus être assurée. 

Nous rappellerons toujours ce qui est arrivé à notre collègue de la Faculté des lettres de Manouba, Amel Grami, qui a été agressée dans son propre lieu de travail par un groupe de «mounaqabet».

Etant nombreuses et toutes déguisées, Mme Grami n’a pas pu les identifier pour porter plainte contre elles. 

Nous n’avons pas besoin d’imagination pour comprendre qu’une telle tenue, lorsqu’elle est portée par un nombre conséquent de personnes en classe, est en complète contradiction avec les règles de sécurité primaire.

 

4/ Absence de liberté absolue en classe : Reste un point souvent évoqué par les «mounaqabet» et les personnes qui défendent le port de cette tenue dans les lieux publics et dans les universités : le fameux principe de la liberté individuelle ! Est-ce qu’on est libre en classe de faire ce qu’on veut, de s’assoir comme on veut, de parler ou de se comporter comme on veut ? Bien sûr que non. 

La notion de liberté individuelle ou vestimentaire n’a pas de sens dans une salle de cours, où des règles de bonne conduite doivent être respectées par les étudiants et les enseignants. Parmi ces règles, les points évoqués plus haut, à savoir, la connaissance de l’identité, le respect de la pédagogie et la garantie de la sécurité sont nécessaires au bon déroulement d’une séance d’enseignement.

 

Pour toutes ces raisons, le Forum universitaire tunisien, en tant qu’association regroupant des enseignants-chercheurs tunisiens, soucieux de l’avenir de leur université, considère que le port du voile intégral à l’intérieur des institutions d’enseignement supérieur est inapproprié et incompatible avec la mission de ces institutions. Il demande à ce que les autorités de tutelle interdisent le port du niqab à l’intérieur des institutions universitaires.

source kapitalis

 

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De nombreuses ONG contre l'extradition de l'ancien Premier ministre libyen

 

Des organisations non gouvernementales tunisiennes et internationales se sont déclarées vendredi opposées à l'extradition de l'ex-Premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi, actuellement incarcéré en Tunisie.

 

A la tête du gouvernement libyen jusqu'aux derniers jours du régime de Mouammar Kadhafi, M. Mahmoudi, 70 ans, avait été arrêté en septembre dernier dans le sud tunisien alors qu'il s'apprêtait à se rendre en Algérie. Il fait l'objet de deux demandes d'extradition des autorités libyennes auxquelles la justice tunisienne a donné une suite favorable.

L'un de ses avocats, l'ancien bâtonnier Béchir Essid, a estimé "injustifié" le maintien en prison de l'ancien dirigeant libyen qu'il considère victime d'une "injustice".

 

Dans un communiqué remis à la presse, attribué à 15 ONG, dont la section tunisienne d'Amnesty International, Human Rights Watch (HRW), la Ligue tunisienne de défense des droits de l'Homme (LTDH), l'association tunisienne contre la torture et l'association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), ainsi qu'au collectif de défense de M. Mahmoudi, les signataires mettent en garde contre les "risques de torture ou d'élimination" auxquels serait exposés l'ancien dirigeant libyen en cas d'extradition.

Ils exhortent le président tunisien à ne pas signer la décision d'extradition en l'absence de garanties protégeant l'ex-Premier ministre libyen contre les mauvais traitements ou l'exécution et d'assurances d'un procès équitable conformément aux normes internationales, ou à défaut le présenter devant une autre juridiction où prévalent de telles conditions. 

source tempsreel.nouvelobs


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Retour progressif de la censure

tunisie,censure tunisie,le point,l'express,l'obs hs,la sotupresseEn apparence, rien de grave. Trois hebdomadaires français - Le Point, l'Express, un hors-série du Nouvel Obs - sont interdits de vente, officieusement, en Tunisie. Le Maroc a interdit l'Express, dont le numéro double de fin d'année était consacré aux arabes. Le Roi Mohamed VI, Commandeur des croyants, a pris la décision, l'a fait savoir publiquement. A Tunis, silence. La Sotupresse - le NMPP tunisien - se défend de toute censure tout en faisant savoir qu'elle ne distribuerait pas un journal dont un article pourrait offenser éventuellement les tunisiens. On navigue en pleine hypocrisie. Depuis la victoire du parti islamiste Ennadha, tout contenu intellectuel lié à la religion est pesé, sous-pesé. Et donc privé de distribution dans le cas des trois hebdos - qui sont plus proches du Monde que de Playboy soit dit en passant. 


tunisie,censure tunisie,le point,l'express,l'obs hs,la sotupresseAucun communiqué n'a officialisé cette interdiction, aucune voix ne s'est élevé dans la classe politique pour condamner ce retour à la censure. Elle n'est pas politique, comme sous Ben Ali, elle est religieuse. Je défi quiconque de trouver dans le Point, l'Express ou l'Obs des articles offensants, heurtant les convictions religieuses.

 

Ce non-dit généralisé laisse perplexe. S'agit-il de l'autocensure afin de faire plaisir au parti dirigeant, l'Ennadha de Rached Ghannouchi? D'un acte délibéré du nouveau gouvernement? D'une succession de hasards fâcheux? D'un excès de zèle de la part de la Sotupresse ayant peur de violences menées par quelques groupes de salafistes envers les marchands de journaux? Toutes ces questions demeurent ouvertes, personne n'ayant l'air de vouloir endosser cette triple décisions. 

 

La symbolique est désastreuse. Difficile de ne pas évoquer un retour à la censure. On agit comme si les tunisiens étaient incapables de juger par eux-mêmes le contenu d'un journal. Toujours cette infantilisation du peuple par les gouvernants. On agit de la pire des manières, en douce, à pas feutré. Aujourd'hui, les journaux. Demain, les livres et les manuels scolaires? Quand à la télévision publique, elle ne fera jamais de vague. 

 

A quelques jours de la date anniversaire de la révolution tunisienne, ce sont des signaux inquiétants qui sont lancés. Après Amar 404, le surnom de la censure sous Ben Ali, qui sera son successeur? 

source lewesternculturel

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 02:56

Des blessés de la révolution accusent Ennahdha de mensonge et réclament leurs DROITS. L’intervention musclée de la police contre une blessée a été interprétée par les manifestants comme un retour à violence policière tant utilisée par Ben Ali. Les cris de «Jbali Dégage», «Ennahdha mensonge»  se levèrent pour dénoncer  cet accueil policier humiliant et digne des régimes du Golfe…  Et pourtant ce sont les exemples de ces femmes et de ces hommes blessés qui ont permis à ceux et à celles qui cherchaient le POUVOIR de le retrouver confortablement sans la moindre  égratignure… Misère !  Noureddine Bourougaa

 

L'intervention de Dialo, absurde ministre des Droits de l'Homme (quel Homme ?) et porte parole de son  gouvernement, n'a pas pour effet de calmer la colère des blessés... Pauvre pays ! 

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Point de vue

Ennahdha: sur les pas d'un Parti-Etat ?

 

Il paraît que certaines personnes n'ont pas encore réalisé qu'il y a eu une révolution dans ce pays. Depuis le 23 octobre et la victoire "relative" d'Ennahdha aux élections (pour moi elle est relative), le parti ne cesse de grignoter du terrain : attaques contre les médias, nominations douteuses au gouvernement... et hier, c'est l'Etat lui-même qui a été piétiné. 

Une visite officielle du Chef du Hamas Ismail Haniya. Pour l’accueillir, en compagnie du Premier Ministre Hamadi Jebali, on retrouve c'est Rached Ghannouchi et Abdelfattah Mourou, les deux co-fondateurs d'Ennahdha. Devrions-nous préciser qu’être leader de son parti ne confère aucune responsabilité au sein de l'Etat ?


ghannouchi-hamas.jpg


A Kairouan, on peut lire une banderole avec "Le gouvernorat de Kairouan souhaite la bienvenue à Ismail Haniya" avec... le logo d'Ennahdha sur la banderole. Alors c'est le gouvenorat ( et donc l'Etat) ou le parti Ennahdha qui accueille le chef du Hamas? Parce que les deux, ce n'est pas possible...


 ennahdha-kairouan.jpg

Et ce matin, une manifestation des blessés de la révolution à la Kasbah pour crier leur colère contre le gouvernement; pour maintenir l’ordre, il y avait la police, mais aussi des civils portant les gilets Ennahdha dans les parages( certains disent qu'ils seraient là pour encadrer la visite d'Ismail Haniya à la Médina. En gros, c'est du pareil au même... )


ennahdha-kasbah.jpg


Chers Nahdhaouis, permettez-moi de vous dire cette fois vous avez largement dépassé les bornes. Nous n’avons pas viré le RCD pour que vous le remplaciez. Le temps du parti-Etat est révolu. Si vous êtes là où vous êtes aujourd'hui, c'est parce que le tunisien a décidé de ne plus accepter des pratiques qu'aujourd'hui vous utilisez... vous savez mieux que quiconque qu’on est prêt à redescendre dans la rue à tout moment.

source un-oeil-sur-la-planete

 


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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 07:34

Khalil, Kandil et le Hezb reçoivent de l’argent syrien, selon un haut dissident


 Après avoir fait défection, le premier inspecteur syrien des finances déballe tout.

 

Le premier inspecteur des finances auprès de la présidence syrienne du Conseil des ministres et responsable de l’inspection auprès du ministère de la Défense, Mahmoud Sleiman Hajj Hamad, qui vient de faire défection et rejoint les rangs de l’opposition, a assuré hier, dans une conférence de presse au Caire, que « les membres de l’armée libre protègent les civils en Syrie des chabbiha du régime Assad ». Le responsable dissident s’exprimait sur la chaîne al-Jazira à partir de la capitale égyptienne, où il s’est rendu sous le couvert de son « congé officiel », selon ses propos.

 


Il a souligné avoir repéré, en tant que responsable des finances, « une somme de deux milliards de livres syriennes allouée chaque mois aux chabbiha du parti Baas, ainsi qu’une augmentation du budget des services secrets au profit des chabbiha ». Dans ce cadre, M. Hajj Hamad a affirmé que « le régime syrien alloue des sommes d’argent aux chabbiha des médias, dont ceux du Hezbollah, ainsi que le conseiller auprès des médias de l’ancien président de la République Émile Lahoud, Rafic Nasrallah, le général démissionnaire de l’armée libanaise, Amine Hoteit, le ministre et député d’Amal Ali Hassan Khalil et l’ancien député Nasser Kandil ». Et d’ajouter : « Nous avons des documents qui le prouvent, et ces documents sont conservés. »

 

Par ailleurs, M. Hajj Hamad a affirmé que « le bâtiment du ministère de la Défense à Damas est entouré de centres sécuritaires, où nous avons vu les chabbiha conduire des personnes aux yeux couverts d’un bandeau, à l’intérieur des sièges des services de sécurité, et vers les caves des services de renseignements ». En outre, il a estimé que « tous les fonctionnaires et ministres qui se trouvent actuellement en Syrie sont prisonniers du régime », insistant sur le fait que « 80 % d’entre eux veulent se séparer de ce régime, mais craignent pour leur famille ». Il a affirmé néanmoins que « le régime se dégrade de l’intérieur, et se trouve dans l’incapacité d’entrer dans certaines villes, comme Homs et Zawiya, ou encore certains quartiers de Damas, qu’il réprime par des raids aériens. Mais la situation échappe de plus en plus à son contrôle ». De surcroît, selon M. Hajj Hamad, « le régime souffre de finances piteuses, et compte sur ce qu’il reçoit de l’extérieur, notamment d’Iran, d’Irak, et de grands commerçants, à leur tête Rami Makhlouf ».

 

source lorientlejour

 

 

 

 

 

 


 

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Le chef militaire rebelle évoque l'"échec" des observateurs et en appelle à l'ONU

 

Le chef militaire rebelle syrien a qualifié jeudi d'"échec" la mission des observateurs arabes en Syrie en raison de la répression incessante de la révolte populaire, et appelé à une aide de l'ONU pour mettre fin à près de dix mois d'effusion de sang.

Parallèlement, les militants pro-démocratie ont appelé à des manifestations vendredi pour réclamer "une internationalisation" de la crise, alors que la répression a fait encore 11 morts civils tués par les troupes à Homs (centre) et Deir Ezzor (est), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

"On espère qu'ils (la Ligue arabe) annoncent l'échec de cette initiative" des observateurs, a déclaré à l'AFP le colonel Riad Assaad, chef de l'Armée syrienne libre (ASL), qui revendique quelque 40.000 militaires ayant fait défection de l'armée syrienne.

Il faisait référence au Comité ministériel arabe chargé du dossier syrien qui se réunit dimanche au Caire pour entendre le rapport du chef de la mission d'observateurs, de plus en plus décriée par l'opposition syrienne.

Le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al Thani, président du Conseil ministériel, a évoqué une possible aide de l'ONU pour les observateurs en admettant que ces derniers avaient fait "des erreurs" en raison d'un manque d'expérience.

Il a aussi indiqué, lors d'une rencontre mercredi avec le chef de l'ONU Ban Ki-moon, que la Ligue arabe devait décider après avoir entendu le rapport dimanche si cette mission allait se poursuivre et comment.

"Nous souhaitons que la Ligue arabe se désiste et permette à l'ONU, la plus habilitée à trouver des solutions, d'assumer la responsabilité", a dit le colonel Assaad, basé en Turquie et joint au téléphone depuis Beyrouth. "Nous, et le peuple syrien, sommes pour le transfert du dossier à l'ONU car les Arabes ne sont capables de prendre aucune décision réelle sur la Syrie".

Le chef de l'ASL a en outre confirmé une rencontre entre des observateurs arabes et des membres de l'ASL à Homs, un haut lieu de la contestation.

Sur une vidéo diffusée par des militants sur YouTube, on voit des hommes en uniforme militaire et d'autres portant le gilet orange des observateurs, tandis qu'un homme en civil explique que la réunion vise à montrer que ces combattants sont des officiers dissidents et non un "gang armé" comme l'affirme le régime.

La controverse suscitée par la mission des observateurs a incité plusieurs parties à favoriser une intervention de l'ONU pour mettre fin à la répression menée par le régime du président Bachar al-Assad qui a fait plus de 5.000 morts depuis le 15 mars selon l'ONU.

Selon les Comités locaux de coordination, qui chapeautent la mobilisation sur le terrain, 390 personnes ont été tuées depuis le début de cette mission arabe le 26 décembre, alors que le protocole arabe la régissant appelait à un arrêt total des violences et au retrait des chars des villes syriennes.

Washington a estimé que le régime syrien n'avait pas respecté ses engagements vis-à-vis de la Ligue arabe et qu'il était "largement temps" pour l'ONU d'agir. Paris a jugé "utile" une contribution de l'ONU pour "renforcer la mission" des observateurs.

L'opposition syrienne a dénoncé le "manque de professionnalisme" des observateurs arabes, ainsi que "les moyens détournés dont use le régime pour entraver" leur travail.

"Tout le monde est conscient des dangers qui menacent notre révolution. Nous sortirons (dans la rue) avec notre revendication légitime pour une internationalisation de notre cause", ont écrit les militants en appelant à des protestations massives à travers le pays sur la page Facebook "Syrian Revolution 2011".

Dans le même temps, les autorités syriennes ont annoncé avoir libéré un nouveau groupe de 552 détenus "impliqués" dans le soulèvement populaire mais n'ayant "pas de sang sur les mains".

Et à Damas, la commission chargée d'élaborer une nouvelle Constitution a décidé d'abolir le référendum sur un candidat unique à la présidentielle en vigueur depuis 1971 au profit d'élections pluralistes, selon le quotidien al-Watan proche du gouvernement.

Par ailleurs, Mahmoud Souleimane Haj Hamad, qui était inspecteur financier auprès du chef du gouvernement syrien et avait aussi en charge le ministère de la Défense, a annoncé sa défection lors d'une conférence de presse au Caire. Il a accusé le régime de recevoir des "aides financières d'Irak et d'Iran".

Enfin deux principaux groupes de l'opposition, le Conseil national syrien et le Comité national pour le changement démocratique, ont affirmé leur volonté de rechercher une stratégie commune face au régime, en dépit de leurs désaccords, selon le gouvernement belge qui a reçu leurs chefs à Bruxelles.

source tempsreel.nouvelobs

 

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L'autorité de l'Armée syrienne libre en question

,

par Dominic Evans

Les menaces de reprise de l'offensive brandies par l'Armée syrienne libre (ASL) quelques jours après un appel à la trêve resté lettre morte ont renforcé les doutes quant à l'autorité de ses dirigeants sur les rebelles.

Le colonel Riad al Asaad, chef de file de l'ASL, a promis cette semaine une reprise des hostilités en réponse à la poursuite d'une répression que les observateurs de la Ligue arabe ne parviennent pas à enrayer.

Quelques jours plus tôt, il avait ordonné un arrêt des opérations militaires, le temps que ces observateurs accomplissent leur mission. Neuf soldats syriens ont toutefois trouvé la mort dans des opérations menées par des déserteurs sensés être sous ses ordres.

Selon certains commentateurs, le colonel Asaad, qui se trouve en Turquie, est plus une figure de proue que le véritable commandant en chef de l'ASL. Il revendique plus de 15.000 hommes, qui auraient rompu les rangs de l'armée syrienne, mais les effectifs exacts et les moyens des rebelles restent un mystère.

 

"Je ne suis pas certain de l'autorité de l'ASL sur les activistes en Syrie. La plupart de ces groupes agissent de façon autonome sur une base locale", avance Julien Barnes-Dacey, un expert britannique de la Syrie.

Les opérations armées ont éclipsé les manifestations pacifiques qui se déroulent depuis la mi-mars et les autorités syriennes y voient une preuve de leur version des faits, qui repose sur l'implication de combattants islamistes soutenus par des puissances étrangères.

Depuis novembre, les rebelles ont tendu des embuscades à plusieurs convois militaires. Ils se sont attaqués à une base aérienne et à des points de contrôle. Ils s'en sont même pris à un centre des services de renseignement et à une antenne du parti Baas au pouvoir en plein coeur de Damas.

 

APPELS À LA RETENUE

"Si nous avons le sentiment que les observateurs ne sont toujours pas sérieux dans les prochains jours, au plus tard dans une semaine, nous prendrons une décision qui surprendra le régime et le monde entier. Ce qui semble le plus probable à présent, c'est une vaste escalade dans nos opérations", affirmait mardi le colonel Asaad dans un entretien accordé à Reuters.

Ses menaces ont éveillé la crainte d'une guerre civile. Bourhan Ghalioun, chef de file du Conseil national syrien mis sur pied par l'opposition, a ainsi invité rebelles et déserteurs à se limiter à la défense des civils qui manifestent contre le régime. Il est "fondamental pour le succès de la révolution de préserver son caractère pacifique", a-t-il souligné.

 

Le décalage entre les ailes politique et militaire du soulèvement est identique à celui qui sépare une opposition en exil à la recherche d'appuis internationaux et des rebelles qui se battent en Syrie de façon quasi autonome, disent les experts.

"Je ne crois pas que le Conseil national syrien ait beaucoup d'influence sur l'Armée syrienne libre et je ne pense pas non plus que l'Armée syrienne libre ait une grande influence sur ce qui se passe sur le terrain", dit Peter Harling, de l'International Crisis Group, qui a vécu plusieurs années à Damas.

"On voit une source de légitimité dans le label ASL, mais ce sont des groupes qui émergent au niveau local, essentiellement formés de civils auxquels se joignent des déserteurs, il s'agit d'une dynamique locale plutôt que nationale", insiste-t-il.

 

Ces divergences sont l'une des raisons pour lesquelles les puissances occidentales, qui ont immédiatement volé au secours des insurgés libyens, restent prudentes à l'égard de l'opposition syrienne et de l'Armée syrienne libre.

Les appels à la retenue de Bourhan Ghalioun trouvent de plus en plus de détracteurs, favorables à l'option militaire, y compris au sein du Conseil national syrien.

Ses propos, a déclaré le commandant Maher al Naïmi, porte-parole de l'ASL, révèlent sa méconnaissance "de la base militaire du régime".

Avec Erika Solomon, Jean-Philippe Lefief pour le service français, édité par Gilles Trequesser

 

source challenges

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 06:38

 

Monsieur le Président, êtes-vous Tunisiens ?

Moncef Marzouki, président provisoire de la République, lors de sa visite en Lybie le 02 janvier 2012.

 

Monsieur le Président,

 
Vous avez beau vous pavaner dans le palais de Carthage, avec ou sans bournouss, la présidence reste à mille lieux de vous. Loin de moi l’idée de nier la légitimité des urnes qui – faut-il le rappeler – ont été remportées avec des discours religieux hypnotisants, des promesses mensongères et quelques milliards qataris. N’est pas Président qui veut dit-on. Et pour cause, le ridicule de vos propos n’a d’égale que l’utopie de vos prérogatives. Si votre conscience refait surface et vous vous demandez pourquoi vous suscitez moins de respect que de dérision, parcourez ce qui suit.


La Tunisie compte plus de 7 millions d’électeurs potentiels, seuls 350 000 ont voté pour le CPR, soit 5%. Et vous vous enorgueillez dans votre discours d’investiture de la « confiance » que le peuple vous a accordé ? Le peuple n’a pas voté pour votre personne Monsieur le Président. Il s’agissait d’élire une Assemblée Constituante pour rédiger une nouvelle Constitution en l’espace d’un an. Vous n’êtes que le résultat d’une transaction douteuse de la Troïka, ce qui fait de vous le troisième président non élu par les Tunisiens.


Monsieur le Président, je salue votre volonté de revoir à la baisse votre salaire dont le montant était d’une insolence humiliante pour tous ceux qui crèvent sans gaz, sans toit et sans pain. Nous n’attendions pas moins et nous ne manquerons pas d’exiger la publication de vos actifs au terme de votre mandat. Cela dit, à force de vouloir marquer les esprits et entrer dans l’Histoire de la Tunisie, vous l’entachez de vos discours populistes et démagogues. Vendre tous les palais dites-vous ? Et pourquoi ne pas faire comme Ubu Roi ? « J’ai l’honneur de vous annoncer que pour enrichir le royaume je vais faire périr tous les Nobles et prendre leurs biens. » Vous n’êtes pas promoteur immobilier à ce que je sache, ni même propriétaire de ces biens qui font désormais partie de notre patrimoine. Il y a d’autres alternatives que de les vendre aux richards du Golf Persique. Les ouvrir au public, à titre d’exemple, les transformer en musées ou autres maisons de culture, de quoi fleurir le désert dans nos cerveaux. Si vous voulez renflouer les caisses de l’Etat, commencez par récupérer l’argent volé par les BenAli&co qui, en toute impunité, en Arabie Saoudite, au Qatar et ailleurs trinquent à la tristesse de notre sort.


Monsieur le Président, je ne m’étalerai pas sur votre discours du réveillon. Quel rabat-joie que vous êtes. Nous, Tunisiens, fêtons le nouvel an depuis des décennies et ce, bien avant votre naissance. Arrêtez donc de ruminer l’identité arabo-musulmane et de la brandir comme limite à notre existence. Libre à vous de bouder un soir de fête, ne troublez pas nos célébrations je vous prie. Sans rancune alors, je vous souhaite bonne année et bonne santé…mentale.

 

C’est bien de votre santé mentale que les Tunisiens s’inquiètent. Souhaiter « la fusion entre la Tunisie et la Libye » est bien digne d’un Kadhafi. Vous avez le bournouss blanc. Ne manque que la mouche. Est-ce la fin d’un Etat tunisien souverain et indépendant que vous souhaitez ? Une guerre tuniso-libyenne peut-être ? Déclarer la paix et la guerre, c’est bien la seule prérogative que le Premier ministre vous a laissée. Même en vous accordant le bénéfice du doute, vos propos ne sont pas moins déments. Quelle intégration économique ou autre peut-on envisager avec un pays au bord de la guerre civile et tribale ? A moins d’envoyer 200 000 chômeurs tunisiens en tant que missionnaires, je ne vois pas de perspectives à court ou moyen termes. L’Union des républiques arabes, instituée en 1971 par un traité entre la Libye, la Syrie et l’Egypte n’a jamais vu le jour. Jetez donc l’éponge Monsieur le Président. Le panarabisme ne renaîtra pas de ses cendres nassériennes.


Monsieur le Président, crédule que je suis, je veux bien croire que « l’islam est la solution à tous nos problèmes. C’est pour cette raison que les islamistes sont au pouvoir. » Si les gouvernements islamistes se soldent par un échec, est-ce l’islam qu’il faudra accuser ? Faudra-t-il en vouloir au bon Dieu aussi ? Y a-t-il des préceptes pour lutter contre le chômage, l’inflation, le déséquilibre de la balance commerciale, la dette publique et la redistribution inégale des richesses ? La « zakat » vous dites. Une bouchée de pain jetée du haut d’une montagne capitaliste. 26-26 nous a bien dupés. Les chômeurs ne veulent pas de charité Monsieur, le travail c’est la dignité.


Pour clore le tout, vous déclarez sans gêne que « les Tunisiens ne sont pas à l’origine des Révolutions arabes, celles-ci ayant été déclenchées par la révolte des Palestiniens. » Monsieur le Président, vous en arrivez à nier l’Histoire et moi à questionner votre patriotisme. Comment un chef d’Etat peut-il bafouer son drapeau ? La lutte du peuple Palestinien est une affaire de frontières et de colonisation avant tout. La Révolution tunisienne, si nous pouvons encore la nommer ainsi, est une Révolution du XXIème siècle, profondément individualiste. Chacun s’est révolté contre son propre sort en somme. Le pauvre pour le pain. Le chômeur pour le travail. Le travailleur pour la liberté d’expression. La dignité étant un dominateur commun. Avortée en 2008 au bassin minier, la Révolution tunisienne a trouvé un second souffle quand ces revendications disparates ont rejoint un même rang jusqu’aux portes du Ministère de l’Intérieur. Le combat des Palestiniens, aussi noble soit-il, n’est pas celui des Tunisiens.


A l’heure où je finis de déverser ma rage et toute ma sympathie sur le papier, des étudiants et des universitaires font l’objet d’agressions devant le ministère de l’enseignement supérieur, toujours au sujet de trois niqabées. Vous qui êtes père de deux filles, comment osez-vous dresser un apartheid textile ? Les voilées, les niqabées et les séfirates. Ne voyez-vous pas que vos filles, aussi « séfirates » que je le suis, sont plus qu’un corps à couvrir ou découvrir ?


Sortez de votre silence Monsieur des Droits de l’Homme. Qu’avez-vous à dire concernant la violation d’une institution publique qu’est l’université de Manouba par une poignée d’ignares ? C’est moins « la horde des touristes pacifiques » que l’invasion salafiste qui nous menace. L’amour du pouvoir a-t-il eu raison de vos principes ? Revenez à votre raison Monsieur le Président. « Travail, liberté, dignité ». Il y a à peine un an, ensemble au Trocadéro nous le criions.


A moins de croire à la folie passagère d’un Président éphémère, je prends Dieu et les Tunisiens à témoins que c’est le début de votre perdition. Œil pour œil, dent pour dent : moi la « séfira », vous le dindon. Vendez la République au panarabisme chimérique. Vendez la souveraineté de la Tunisie à la noirceur wahabite. Vendez tout et votre âme avec. Il ne vous restera d’honneur que le bras que les Tunisiens vous feront.


Provisoire vous êtes. Dérisoire vous finirez. Dormez donc Monsieur le Président. Dormez paisiblement dans le ravin du pouvoir. Nous crierons notre indignation à en réveiller la nuit.

Je ne vous salue pas Monsieur.

 

Ons Bouali

source nawaat

 

 

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Des vœux quasi-forcés de Moncef Marzouki, car les fêtes de  la nouvelle année ne sonnent pas «exactement» arabo-islamique, ose dire notre Président … Quelle catastrophe !   

 

 

 

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Moncef Marzouki frôle l’incident diplomatique avec l’Algérie


 

 

Présent depuis lundi 2 janvier 2012 à Tripoli dans le cadre d’une visite diplomatique visant à promouvoir les relations et les partenariats entre les deux pays voisins, Moncef Marzouki déclare que « les citoyens des pays du Printemps arabe, conscients que l’Islam est la solution, ont favorisé l’ascension des islamistes au pouvoir » et d’ajouter que « c’est pour cette raison que les islamistes ont remporté les élections en Tunisie, au Maroc et en Egypte ».

 

M. Marzouki a affirmé que les programmes des partis islamistes au pouvoir, en Tunisie, en Egypte ou au Maroc, « sauvegardent les libertés et les acquis dont jouissent les peuples arabes, notamment, en ce qui concerne, les droits de la femme et son importance dans la société ».
Lors de cette visite, le président provisoire de la République a également insisté sur « l’importance du respect de la victoire des islamistes », qui ne doit pas être remise en cause « sous peine de voir se répéter un incident à l’Algérienne dans les années 90» et d’ajouter : «si les Algériens avaient accepté les résultats des votes, le pays n’aurait pas sombré dans la violence et les bains de sang ». Frôlant par cette dernière déclaration un incident diplomatique avec ce pays voisin.

Au lendemain même de la déclaration du président tunisien, Mourad Medelci, ministre algérien des Affaires étrangères, a rappelé, sur une radio algérienne sur un ton des plus inhabituels, les lignes rouges à ne pas dépasser dans les relations avec l’Algérie, tout en insistant sur le fait qu’elle “n’a pas de leçons à recevoir” de quiconque.
“L'Algérie est souveraine, elle n'a pas au cours de la décennie noire reçu d'aide d'aucune partie. Elle est aujourd'hui en mesure de partager son expérience avec les autres, mais elle n'a pas de leçons à recevoir”, a lancé le ministre des Affaires étrangères, lors de son intervention dans l’émission “L’invité de la rédaction” de la radio Chaîne III.

Les journaux algériens ont rebondi sur l’affaire et ne semblent pas apprécier que la première visite officielle du président tunisien ait eu lieu en Libye. L’Algérie devant être « la première destination du chef de l’Etat, selon la tradition diplomatique en vigueur entre les deux pays », comme paru dans un article du quotidien algérien « Tout sur l’Algérie », notamment.
Dans cet article, l’Algérie déplorerait « la marque d’ingratitude » commise par « le nouvel homme fort de la Tunisie » qui « n’en finit pas de multiplier les petits affronts envers son voisin algérien ».
Tout en déclarant que «pour sa première visite à l’étranger en tant que chef de l’Etat tunisien, il [NDLR : Moncef Marzouki] choisit donc la Libye, et non le « grand voisin », le « grand frère », la « grande puissance régionale » que l’Algérie entend continuer à représenter.
Rappelons qu’au cours de cette même visite, Moncef Marzouki a affirmé que de prochaines visites sont également prévues pour le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie, et ce, dans le but de donner un nouveau souffle au projet de l’Union du Maghreb Arabe qui constitue, selon lui, « une occasion historique pour promouvoir les relations entre les peuples de la région ».

On notera qu’une réunion de l’Union du Maghreb arabe est prévue pour la fin du mois de février au Maroc et que l’on s’attend à une visite du président algérien Abdelaziz Bouteflika la semaine prochaine à Tunis pour le premier anniversaire de la Révolution.
On sera vraiment fixés sur la position algérienne officielle avec cette visite.

source businessnews

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 Moncef Marzouki appelle à la fusion entre la Tunisie et la Libye


Moncef Marzouki, président provisoire de la République de Tunisie, a appelé, lors de sa visite en Libye, à passer de la phase de coopération à celle de la fusion entre la Tunisie et la Libye, selon l’Agence de presse officielle libyenne (JANA). Il a, également, appelé à œuvrer pour la création d’une " Union des peuples arabes indépendants ".

M. Marzouki a demandé, aussi, de redynamiser le projet de l’Union du Maghreb arabe (UMA).

Cela étant dit, le président provisoire Tunisien, en consacrant sa première visite à l’étranger à la Libye, rompt ainsi une tradition de la diplomatie tunisienne qui veut que "la première destination du chef de l’État s’effectue en Algérie".

Après Marzouki, Ghannouchi approuve l’idée d’une fusion entre la Tunisie et la Libye

Rached Ghannouchi, le leader du parti tunisien Ennahdha déclaré, dans une interview au journal "Al Hayet "(Londres)," soutenir fortement " l’idée d’une fusion entre la Tunisie et la Libye.

Cette idée a été émise pour la première fois par le président provisoire de Tunisie, Moncef Marzouki, lors de sa visite à Tripoli, lundi 2 janvier.

Revenant sur la proposition de fusion de Marzouki, le leader islamiste a asséné : " nous avons soutenu cette idée il y a une quarantaine d’années avant qu’elle ne soit annulée par Bourguiba. Nous avons réédité cette proposition en 2010, lors du soulèvement de Ben Guerdane, qui a eu lieu suite à la fermeture des frontières. L’occasion est propice aujourd’hui pour sa réalisation".

" Un projet qui est aujourd’hui plus que jamais d’actualité "ajoute Ghannouchi qui dit encore " quel mal peut-il y avoir dans cette union entre deux pays fusionnels sur le plan politique, culturel et économique ? Deux pays proches par leurs peuples, leur religion, leur histoire et leurs intérêts ".

Réagissant au silence actuel des responsables libyens qui n’ont toujours pas commenté cette idée, Rached Ghannouchi péremptoire affirme que " les dirigeants libyens aujourd’hui sont humbles et sages et qu’ils n’ont pas cessé de nous exprimer leur reconnaissance pour l’accueil que le peuple et le gouvernement ont réservé à leurs citoyens ".

Concernant le renforcement des relations de la Tunisie avec les pays arabes, il indiquera que " l’ouverture sur les pays du Golfe fait partie intégrante de la politique de développement du gouvernement, à savoir, l’ouverture sur les pays du Maghreb mais aussi ceux du Golfe ".

source forums.bladi-

 

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 04:45

Levée du sit-in des Salafistes à la faculté de la Manouba


Les forces de l’ordre ont fait évacuer, jeudi fin de journée, et sans violence, les Salafistes qui observaient un sit-in à la Faculté des lettres de la Manouba depuis le 28 novembre.

 

Enfin, les étudiants vont reprendre le chemin de leur fac et passer leurs examens comme tous leurs camarades dans les autres universités du pays.

Enfin, les enseignants vont reprendre leur droit d’enseigner dans une ambiance sereine, moins lourde et moins énervante qu’elle l’était depuis le début du sit-in, et qui a contraint le doyen à suspendre les cours.

Enfin les Salafistes ont compris qu’il n’est pas question de continuer d’imposer leur volonté aux étudiants, aux parents de ces derniers, à leurs professeurs et aux forces de l’ordre.

Enfin, celles-ci se sont décidées à se rendre sur place pour remettre de l’ordre dans l’enceinte de l’établissement universitaire. Déjà, mercredi, Ali Laârayed, nouveau ministre de l’Intérieur, avait adressé un message de fermeté à tous ceux qui nuisent à la liberté d’autrui les menaçant de représailles.

Les sit-ineurs de la Manouba semblent avoir reçu le message et ont fini par abdiquer, jeudi en fin de journée, même s’ils ont traîné un peu les pieds et fait durer la négociation avec les représentants des organisations de défense des droits de l’homme et les forces de l’ordre dépêchés sur place.

Les Salafistes n’ont pas, à vrai dire, tout à fait abdiqué, puisqu’ils ont fait un compromis avec le ministère de l’Enseignement supérieur leur permettant de poursuivre leur sit-in loin du hall de l’administration et de l’entrée de la faculté.

Les Salafistes, qui veulent imposer leurs lois de port du niqab en classe, n’ont donc pas totalement cédé et pensent toujours que leur cause est juste. Ils ont seulement compris que leur action devenait impopulaire et de plus en plus difficile à comprendre même par un gouvernement à majorité islamiste.

«Nous avons été jusque-là patients. Ils sont tous nos enfants, peu importe leur sensibilité de droite ou de gauche. Ils ont compris et ils sont partis sans aucun heurt», a dit Hichem El Meddeb à la chaîne Al Watanya1.

On aurait bien aimé que cette décision ait été prise, dès le commencement du sit-in, il y a un peu plus d’un mois, par le gouvernement du Premier ministre Béji Caïd Essebssi, mais celui-ci a laissé la situation pourrir. Inexplicablement.

Les cours vont donc reprendre, sauf nouvelle surprise, vendredi matin.

source kapitalis

 

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Occupation de l’université de la Manouba : les étudiantes en niqab profitent d’un vide juridique


Les forces de sécurité intervenant à la faculté des lettres et des sciences humaines de la Manouba.
 
Une manifestation d’universitaires et d’étudiants devant le ministère de l’Enseignement supérieur a violemment été réprimée par la police tunisienne mercredi. Un incident qui remet à l’ordre du jour la situation à l’université de la Manouba, près de Tunis qui a été bloquée depuis plus d’un mois à cause d’un débat sur le port du niqab à la faculté.
 
La faculté des lettres et de sciences humaines de la Manouba se trouve à 25 kilomètres à l’ouest du centre-ville de Tunis (région du Grand Tunis). Suite au refus de l’administration de permettre à une étudiante en niqab de cacher son visage, un groupe d’une cinquantaine d’étudiants islamistes a organisé un sit-in pour exiger que les étudiantes en niqab aient les mêmes droits que les autres. Le groupe est allé jusqu’à séquestrer le doyen de la faculté, qui a précisé par la suite qu’il y avait parmi ce groupe des éléments étrangers à sa faculté.
 
Suite à cet incident, des universitaires et des étudiants ont manifesté début décembre devant le siège de l’Assemblée constituante pour dénoncer ces dépassements. Hier, un autre sit-in a été organisé cette fois devant le ministère de l’Enseignement supérieur. L’intervention violente de la police pour disperser le rassemblement a fait plusieurs blessés.
 
En fin de journée ce jeudi, les forces de l’ordre se sont rendus à l’université de la Manouba et ont fini, après deux heures de négociations, par déloger les occupants.

 
 
                                Les forces de sécurité prêtes à intervenir à la Manouba.

"Ce débat a dépassé le cadre de l’enseignement supérieur pour devenir une affaire politique"

Raouf Essassi est professeur de littérature arabe à la faculté de lettres et des sciences humaines du 9 avril, la deuxième université de Tunis.

« Je me suis rendu au sit-in organisé devant le ministère de l’Enseignement supérieur par solidarité. Ce qui arrive à l’université de la Manouba concerne l’ensemble du pays. Il faut endiguer ce genre de dépassements avant que cela ne se reproduise dans d’autres facultés.»
Je me suis rendu sur place sur le coup de 10h30. La manifestation se déroulait de manière pacifique. Il y avait principalement des universitaires et des étudiants, entre 300 et 500 personnes. Toutes ces personnes étaient là pour exiger que le ministère prenne ses responsabilités et trouve une solution au blocage de l’université et à la suspension des cours. Nous avons réussi à occuper le hall du ministère durant quelques heures. Mais en début d’après-midi, la police anti-émeute est arrivée. Elle a délogé les manifestants de force et n’a pas hésité à violenter des universitaires mais également deux journalistes. J’ai également été choqué par le fait que des fonctionnaires du ministère ont affiché à leurs fenêtres des slogans hostiles à notre manifestation alors qu’il est de leur devoir de faire preuve d’impartialité !

"La liberté est une responsabilité, le niqab est une part de notre identité". Slogan affiché à la fenêtre de l'un des bureaux du ministère.
Cette intervention nous a interpellés non seulement par sa violence mais également par son iniquité. Cela fait plus d’un mois que des intrus organisent un sit-in illégal à l’université de la Manouba. Ils ont même séquestré le doyen. Pourtant, le ministère de l'Intérieur n’a pas jugé bon d’intervenir. Mais hier, la police a osé s’attaquer à des manifestants pacifiques qui essayaient de faire valoir leur droit. C’est une politique de deux poids, deux mesures !
La situation devient de plus en plus critique car nous sommes en période d’examen. Si le ministère de l’Enseignement supérieur ne trouve pas rapidement une solution, nous risquons d’avoir une année blanche. Le conseil scientifique de notre faculté, où il y a également trois cas de filles portant le niqab, a statué sur la question en interdisant le port du voile intégral dans l’enceinte de la faculté. Mais devant le refus des étudiantes d’obtempérer, nous avons été obligés de céder et de les laisser assister aux cours de peur que la situation ne dégénère comme à la Manouba. Ces étudiantes ont profité du vide juridique pour nous forcer la main en nous mettant devant le fait accompli. C’est pour cela que l’intervention d’une autorité est indispensable.
Ce débat a dépassé le cadre de l’enseignement supérieur pour devenir une affaire politique entre une frange qui se réclame de "l’identité arabo-musulmane" de la Tunisie et ceux qui sont désignés comme des occidentalisés manipulés par des agents étrangers. C’est totalement disproportionné. Il s’agit tout simplement de conditions d’enseignement que nous ne pouvons pas tolérer."
Deux étudiantes dans la manifestation hier qui s'insurgent contre la violence des forces de l'ordre et l'impunité dont jouissent les occupants de la faculté.
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Ennahdha ou la double figure du nébuleux 

Ennahdha vient de publier un communiqué portant sur le Sit in des salafistes à la faculté des Lettres de Manouba. Le mouvement islamiste ne prend pas une position claire et se limite à mettre dos â dos libertés individuelles / lois et règlements, modernistes / traditionnalistes…  En fait, il s’agit d’un document politicien équilibriste, paternaliste, au-dessus du réel. La question qu’un groupe de salafistes fanatisés dont la majorité des membres ne sont pas des étudiants, puisse occuper une institution publique (la faculté de Manouba) pendant un mois ne semble pas déranger la conscience «patriotique», ni le sens de l’État de Droit de l’Ayatollah Ghannouchi…

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بيان حركة انهضة حول اعتصام كلية منوبة

راشد الغوشي

 أوضحت حركة النهضة موقفها الرسمي مما تشهده كلية الأداب منوبة من اضطراب وانقطاع في الدروس منذ السادس من شهر ديسمبر 2011 وذلك ببيان أصدرته رئاسة الحركة، فيما يلي نصه :

حركة النهضة تندد باستدراج البلاد نحو الفوضى

  تعبر حركة النهضة عن انشغالها واستيائها الشديدين لعودة التوتر الى عدد من الأماكن في البلاد وخصوصا كلية الآداب بمنوبة على خلفية منع طالبات منقبات من اجراء الامتحان ورفض مناصرين لهن الالتزام بالتراتيب الإدارية المنظمة لها.

 وتذكر الحركة بموقفها المبدئي  الرافض  لإثارة للرأي العام وتحمّل كل طرف مسؤولياته في هذا الظرف الدقيق من التحول الديمقراطي الذي يستلزم ضبط النفس وتغليب المصلحة الوطنية على الحسابات الحزبية والفئوية الضيقة، وفي هذا السياق تعلن حركة النهضة:

- رفضها سبل توتير الأجواء وتعكير المناخات في أي قطاع أو فضاء أو مجال وإدانتها كلّ تعمّد لبثّ الإشاعات والتهويل حول أوضاع البلاد وتأكيد أن الحوار هو السبيل الأفضل بل الوحيد لحل المشكلات المستجدة. - رفضها توفير تبرير لأي طرف لا يحترم القانون ويسعى لفرض إرادته أو ممارسة الوصاية على الغالبية بعنوان الحداثة أو الأصالة
- دعوتها إبعاد الجامعة عن التجاذبات الإيديولوجية أو السياسية، واعتبارها الفرز الإيديولوجي خطرا على المجتمع والبلاد وتأكيدها الالتزام بالتوافق والحوار والتعايش.
- تأكيدها حق الأفراد وحريّتهم في اختيار اللباس ونمط الحياة الذي يرتضونه في إطار الآداب العامة وعدم الإكراه.
 - دعوتها إلى احترام القانون والتراتيب الإدارية الجاري العمل بها لتنظيم الحياة الجامعية والإمتحانات تقديرا لمصلحة الجامعة وضمان السير الطبيعي للحياة الجامعية واعتماد الأساليب القانونية لتغييرها. 

- تهيب بالإدارة وعلى رأسها السيد عميد الكلية بذل أقصى الجهود لتهدئة الأجواء وتغليب مصلحة الطلبة والجامعة على أي إعتبار إيديولوجي خاصة وقد أمكن خلال الأيام الماضية التوصل إلى حلول ترضي جميع الأطراف وتحقق الانفراج المطلوب وتهدئ الخواطر .

حركة النهضة
تونس في 11 محرم 1433 الموافق لـ 06 ديسمبر 2011


 الرئيس الأستاذ راشد الغنوشي

source ennahdha.
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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 03:50

 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 02:10

La guerre des milices (...)

par Bernard Lugan 

Il aura fallu les combats du mardi et du mercredi 2 et 3 janvier pour que la presse française se décide enfin à reconnaître que les milices s’affrontent en Libye, notamment à Tripoli. Les « analyses » confuses des médias français ne permettant pas d’y voir clair, quelle est donc la situation sur le terrain ?

Tripoli est l’enjeu d’une lutte entre quatre principales factions armées :


1) Les miliciens de la ville de Misrata, ceux qui ont ignominieusement lynché à mort le colonel Kadhafi, refusent de quitter la capitale où ils constituent en quelque sorte la garde rapprochée du ministre de l’Intérieur, Faouzi Abdelal, lui-même originaire de Misrata. C’est entre ces miliciens et ceux qui soutiennent le Conseil national de transition (CNT), que se déroulent les actuels combats. Pour tenter de se concilier Misrata, le faible et impuissant CNT vient de nommer un autre originaire de cette ville, le général Youssef al-Mankouch, chef d’état-major d’une armée fantôme avec pour tâche d’intégrer les diverses milices. Il n’est pas interdit de rêver.


2) Les milices islamistes de Tripoli, dont les principales constituent le bras armé du CNT et qui sont soutenues par le Qatar, cherchent actuellement à s’imposer dans la capitale tout en tentant de prendre le contrôle de la route menant à l’aéroport international qui est sous le contrôle de la milice de Zenten.


3) La milice de Zenten que la presse présente comme arabe est authentiquement Berbère. Zenten est d’ailleurs un nom berbère puisqu’il s’agit de la déformation de Z’nata ou Zénète, l’une des principales composantes du peuple amazigh. Cette « tribu » berbère arabophone occupe une partie du djebel (Adrar en berbère) Nefusa, autour de la ville de Zenten. L’actuel ministre de la défense, Oussama Jouli est de Zenten. Cette milice détient Seif al-Islam, le fils du colonel Kadhafi, qu’elle traite avec égards et même considération.


4) Dans le reste du jebel Nefusa ainsi que dans la ville côtière de Zuwara vivent les cousins des précédents qui, eux aussi sont des Berbères, mais des Berbères berbérophones et qui disposent de leur propre milice. Si les berbérophones ne constituent qu’un peu plus de 10% de la population de toute la Libye, ils totalisent au moins 20% de celle de la seule Tripolitaine ce qui leur donne un poids régional considérable. Alors qu’ils eurent un rôle militaire déterminant dans la prise de Tripoli, ils sont aujourd’hui les grands perdants de la nouvelle situation politique car, comme avant la chute du régime Kadhafi, ils se retrouvent face à un nationalisme arabo-musulman niant leur existence. Aucun ministre du nouveau gouvernement n’est berbérophone.


Dans cet imbroglio politico tribal, le CNT, insolitement reconnu comme le seul représentant de tous les Libyens par la France suivie par la communauté internationale, parait bien seul et bien impuissant. Sa seule marge de manœuvre est de donner des gages aux uns en essayant de ne pas s’aliéner les autres. Pour le moment, son coup est raté car il a déjà contre lui les berbérophones ainsi que la fraction tripolitaine des Warfalla dont le cœur est la ville de Bani Walid. Le grand danger qui menace le CNT serait la constitution d’une alliance des mécontents qui engloberait outre les milices de Zenten et du jebel Nefusa, la fraction tripolitaine des Warfalla ainsi que les tribus de la région de Syrte et de Sebha lesquelles n’ont pas oublié le traitement ignominieux qui fut réservé au colonel Kadhafi. Sans compter qu’au Sud, les Touaregs et les Toubou n’ont jamais manifesté de sentiments particulièrement amicaux à l’égard des nouvelles autorités libyennes.

En Libye, tout ne fait sans doute que commencer. Il eut été sage d’analyser la situation en profondeur avant de céder aux injonctions médiatiques de BHL et de foncer tête baissée dans le piège de l’ingérence dite humanitaire.

source tamurt.info


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 Le chef du CNT craint une guerre civile en Libye

 

par Mahmoud Habboush et Ali Shuaib

 

La Libye risque de sombrer dans la guerre civile si les milices révolutionnaires qui ont contribué à la chute de Mouammar Kadhafi ne rentrent pas dans le rang, a déclaré le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, qui vient de nommer le général Youssef al Mankouch à la tête de l'armée.

Mardi, des affrontements entre une milice locale et des combattants originaires de la ville de Misrata ont fait quatre morts à Tripoli, la capitale.

"Nous nous trouvons aujourd'hui confrontés à deux choix", a dit Abdeljalil lors d'une réunion mardi soir à Benghazi, dans l'est de la Libye.

"Soit nous répondons sans faiblesse à ces événements (les combats entre milices) qui entraînent les Libyens dans une confrontation militaire que nous ne pouvons accepter, soit c'est la sécession et la guerre civile", a-t-il ajouté.

"Sans sécurité, il ne peut y avoir de justice, de progrès, d'élections, chacun veut faire sa propre loi. Il n'y a pas de sécurité tant que les combattants refusent de rendre leurs armes."

 

MOSAIQUE

Plus de deux mois après la capture et la mort de Mouammar Kadhafi, Tripoli ressemble à une mosaïque de fiefs se trouvant chacun entre les mains de milices différentes. La police est quasiment invisible, hormis pour réguler la circulation, et on ne distingue non plus aucune trace de la nouvelle armée nationale.

Même si leur présence dans la capitale est moins visible depuis fin décembre, des miliciens continuent d'occuper des bâtiments autrefois utilisés par les forces de Mouammar Kadhafi et ils sortent dans les rues une fois la nuit tombée.

Deux grandes milices sont issues de Tripoli même. L'une est dirigée par Abdel Hakim Belhadj, islamiste passé par des camps taliban en Afghanistan et désormais installé dans une suite d'un hôtel de luxe à Tripoli. L'autre est contrôlée par Abdoullah Naker, ancien ingénieur en électronique ne cachant pas son mépris à l'égard de Belhadj.

Des milices étrangères à la capitale sont aussi actives dans Tripoli, telles que celle de Zentane, qui contrôle l'aéroport international.

Les milices de Misrata se sont en grande parties retirées du centre de Tripoli mais maintiennent une présence dans les faubourgs de l'est de la capitale tandis que des combattants de la minorité berbère délimitent leurs territoires à l'aide de drapeaux bleus, verts et jaunes.

Un autre groupe de combattants originaires de l'est de la Libye, berceau de la révolution, ajoute à la confusion. Proches des chefs du CNT, ils souhaitent former le noyau dur de la nouvelle armée, ce qui irrite leurs rivaux.

 

CONDITIONS

Moustapha Abdeljalil vient de nommer commandant en chef des forces armées libyennes Youssef al Mankouch, un général qui était à la retraite et originaire de Misrata, l'un des bastions de la révolte l'an dernier contre le régime de Mouammar Kadhafi.

Mankouch a participé très tôt au soulèvement qui a conduit à la chute et à la mort de Kadhafi le 20 octobre et occupe actuellement le poste de vice-ministre de la Défense.

Cette nomination est la première mesure d'importance que prend le CNT pour mettre sur pied une nouvelle armée nationale. Elle place les miliciens face à une alternative: céder le contrôle de leurs territoires à l'armée ou défier ouvertement le nouveau pouvoir.

Dans une interview diffusée par la télévision libyenne, Youssef al Mankouch a déclaré que le mécanisme d'incorporation des miliciens au sein de l'armée serait bientôt prêt.

"Le message que j'adresse aux révolutionnaires est (...) qu'ils doivent prouver une nouvelle fois au monde entier qu'ils sont des patriotes, prouver au monde qu'ils vont s'intégrer au sein des institutions de l'Etat et oeuvrer à l'édification d'une armée nationale puissante", a-t-il dit à la chaîne Al Hourra.

Les miliciens ne semblent pas encore convaincus. Un membre du conseil militaire de Misrata a ainsi jugé que le moment n'était pas forcément venu pour les milices de renoncer à leurs activités.

"Une fois que l'Etat aura prouvé sa capacité à assumer sa responsabilité de protéger les frontières et garantir la sécurité du pays, alors nous remettrons nos armes", a dit Fessi Bachaga.

Abdoullah Naker, chef de l'une des deux principales milices de Tripoli, a lui aussi posé ses conditions à l'intégration de ses hommes au sein de la nouvelle armée.

"Nous agirons ainsi une fois que seront garantis les droits et la solde des révolutionnaires", a-t-il dit dimanche.

Guy Kerivel et Bertrand Boucey pour le service français

source tempsreel.nouvelobs

 

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"En Libye, les milices gardent les armes pour peser sur les choix politiques"

Kader Abderrahim

Quelle analyse faites-vous des combats qui ont eu lieu lundi 2 janvier à Tripoli entre des groupes d'ex-rebelles ?

Ces affrontements posent une question de fond qui est celui du désarmement des milices auquel le Conseil national de la résistance (CNT) n'est pas parvenu. Ces milices qui se sont constituées pour combattre Kadhafi à Misrata, Syrte ou Tripoli, réclament aujourd'hui des contreparties politiques pour déposer les armes abondamment reçues pendant l'insurrection. Or le CNT, qui est actuellement dans une période intérimaire, entre la rédaction d'une Constitution et l'organisation des élections, ne dispose que d'une marge de manœuvre très réduite. La situation est chaotique et ce n'est pas une surprise. Il y a de vrais risques de dérapages et des menaces directes contre le CNT.

Quel rôle jouent les milices dans la Libye d'aujourd'hui ?

Celui de groupes majoritairement aux mains des islamistes qui défendent leurs intérêts locaux ou régionaux dans un pays en situation post guerre civile. Les armes puisées dans l'arsenal de l'ancien régime sont pour l'instant un bon argument pour garder de l'influence et peser sur les choix politiques. Le CNT n'a pas toute l'autorité ni les moyens militaires ni la volonté politique d'entrer en confrontation avec ces milices. Les dirigeants du CNT cherchent à faire progresser l'Etat sur les plus petits dénominateurs communs : la mise en place d'un ministère des infrastructures pour relancer l'économie, ou encore la création d'un ministère de l'hydraulique pour l'acheminement de l'eau. Des sujets sur lesquels tout le monde est d'accord. Pour le reste je ne suis pas optimiste à moyen terme. La déclaration du président du CNT, Moustapha Abdeljalil, qui assure mercredicraindre une guerre civile, est un aveu d'impuissance.

La nomination mardi d'un chef d'état-major de l'armée laisse-t-elle entrevoirune amélioration ?

Rappelons qu'il n'y avait pas de ministre de la défense depuis l'assassinat du général Abdel Fattah Younès en juillet. Un acte qui témoignait déjà des dissensions au sein du mouvement des rebelles. Le nouveau chef d'état-major Youssef Al-Mankouch n'est pas un personnage de premier plan et il prend la tête d'une armée embryonnaire qui a pour mission d'intégrer les milices en son sein, une mission très délicate qui ne se fera pas sans l'arbitrage des islamistes. Rappelons que l'influence des islamistes au sein du CNT, de l'armée mais aussi des milices est très important. Mohammed Belhaj, gouverneur militaire de Tripoli, fondateur du Groupe islamique combattant en Libye et autrefois proche d'Al-Qaida, dispose ainsi d'une influence considérable.

Exprimant leur inquiétude après les violences, les Etats-Unis ont proposé d'aider le pays à intégrer ces milices aux forces armées. Cette proposition a-t-elle une chance d'aboutir ?

Notons tout d'abord qu'il n'y a eu aucune réaction occidentale aux affrontements dont nous parlons hormis celle des Etats-Unis. Ce qui est plutôt étonnant pour des pays comme la France qui se sont autant impliqués dans la région. Quant à la proposition formulée par la porte-parole du département d'Etat, Victoria Nuland, on voit bien les intérêts énergétiques et stratégiques américains. Ne nous voilons pas la face, cette aide est déjà effective sur le terrain, elle l'a été pendant la guerre et continue aujourd'hui. Pour autant, il y a un pas entre cette collaboration officieuse et une coopération officielle. De mon point de vue, ce genre de coopération viendra plus sûrement de certains pays très conservateurs du Golfe, comme le Qatar par exemple, qui joue déjà un rôle de pondération des islamistes, que ce soit en Libye ou en Tunisie.

*Professeur associé à l'université de Californie et maître de conférences à Sciences Po Paris.

source lemonde

 

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Entre sécession et guerre civile


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 Par Benoît Delmas.

 

Le tyran mort, les tribus qui composent la Libye se déchirent, se kalachnikovent sans vergognes. Le patron du CNT, M.Abdeljalil, avoue sans encombres que son pays est au bord de « la guerre civile ». Les incidents meurtriers se multiplient à Tripoli pendant qu’à la frontière tunisienne, des gangs libyens sèment la terreur afin que leurs trafics perdurent.

 

L’union de la Libye menée par Kadhafi était cimentée par la peur. Qui y résistait terminait funestement ses jours. Désormais, le pays est livré à lui-même. Au bon vouloir des 61 chefs de tribus que le CNT tente de réunir. Au bon vouloir des égoïsmes. Il ne s’agit pas de regretter le régime du tyran : il ne laisse rien derrière lui. En 42 ans, la Libye n’a pas su, n’a pas voulu bâtir un réseau scolaire digne de ce nom. Malgré la manne pétrolière, le dictateur n’a jamais voulu que son peuple s’éduque, se soigne à domicile. Lorsqu’ils veulent des soins dignes de ce nom, les riches libyens atterrissent à Tunis.

 

libye,cnt,guerre civile libye,thowars,abdeljallil,tunisie,liens tunisie libye,hamadi jebaliLa Tunisie voisine, limitrophe, a aidé sans compter les réfugiés libyens martyrisés par les mercenaires du Colonel K. Elle n’a guère été récompenser depuis. Anicroches aux postes frontières, enlèvement de soldats tunisiens, tirs à balles réelles : sombre tableau. Si le penseur du mouvement Ennadha, Rached Ghannouchi rêve tout haut à « une union entre la Libye et la Tunisie », les intérêts particuliers des libyens prévaudront. La malle au trésor pétrolier, située à l’est du pays, causera-t-elle une scission du pays ? Possible. Ce 4 janvier, on se bat à Tripoli pour des raisons qui échappent à la géopolitique. Guérilla pour du pouvoir, guérilla pour du pétrole, guérilla comme vendetta d’anciennes querelles.

 

Deux agrégats d’anciens rebelles se disputent désormais la Libye. A l’ouest, le CNT officiel d’Abdeljalil, à l’Est, le Conseil militaire de la Cyrénaïque, qui va de Syrte jusqu’à la frontière égyptienne. La nomination mardi de Youssef al-Mangouch comme chef d’Etat-major de la future armée libyenne a armé les « thowars », les ex-rebelles de l’Est. Bilan provisoire : 4 morts en plein Tripoli.

 

La Libye est une armurerie géante. Fusils, roquettes, chars : on trouve de tout au pays de feu Kadhafi. Ce qui encourage les combats violents. La désunion entre rebelles est-elle durable ? Le CNT tente par tous les moyens, notamment en offrant des postes dans l’administration, de calmer l’ardeur des troupes.

 

Pour la Tunisie, l’incertitude libyenne est inquiétante. Tunis a besoin de stabilité économique avec Tripoli. Aujourd’hui, elle ne reçoit que des coups de fusils aux postes frontières. Le Premier Ministre tunisien, M.Hamada Jbeli, pensait que la reconstruction de la Libye permettrait de résorber une importante partie du chômage, en fournissant la main d’œuvre pour la reconstruction de Tripoli, Benghazi... Les prémisses d’une guerre civile annihilent cette solution économique. Pour la petite (en nombre) armée tunisienne, le flanc libyen mobilise beaucoup d’hommes. Trop.

En résumé, la Libye se déchire, inquiète ses voisins et se dirige droit dans le mur en klaxonnant.

lewesternculturel

 

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الشيخ ونيس المبروك ” قانون الانتخابات “مشروع كارثي” سيقسم ليبيا

 

قدس برس – المنارة

ناشد الداعية الإسلامي الليبي الشيخ ونيس المبروك قادة المجلس الانتقالي والنخب السياسية الفاعلة في المشهد السياسي الليبي إلى إعادة النظر في مشروع قانون الانتخابات، الذي تم طرحه مطلع الأسبوع الجاري لانتخاب الجمعية العامة في حزيران (يونيو) المقبل، واعتبر أن تمريره بالصورة التي ظهر بها “يؤسس لتقسيم ليبيا إلى أقاليم وعشائر تحميها المليشيات”.

وقال المبروك : لقد تفاجأت ـ كغيري من المتابعين للشأن الليبي ـ بهذا التوجه الذي خرج به المجلس وعبر عنه الدكتور الأمين بالحاج فيما يتعلق بقانون الانتخابات المزمع عقده. ولا اريد الحديث عن مخالفته للإعلان الدستوري، ولا عن الصعوبات التي ما انفك المجلس يعلق عليها كل قرار مستهجن، وسياسة خاطئة ـ رغم واقعية هذه الصعوبات وصدق من يقول بها”.

وأضاف: “لم أعتقد أن المجلس الانتقالي في ليبيا سيقدم على ارتكاب خطأ من هذا القبيل، ويطرح مشروعًا لقانون انتخابي من شأنه أن يقسم ليبيا إلى قبائل تحميها الميليشيات، فالنموذج الانتخابي كما بدا في هذا المشروع هو نموذج كارثي بكل ما تحمله الكلمة من معنى”.

وأضاف: “إذا تم إقرار هذا المشروع، فإننا سنكون أمام خيارين لا ثالث لهما: الخيار الأول أن يتم تقسيم ليبيا إلى أقاليم أو جهات (مدن) وقبائل، كإقليم الأمازيغ وإقليم برقة وإقليم الغرب، وهكذا دواليك، وتنقسم البلاد وفقًا لذلك إلى عشائر تحميها المليشيات الأمنية، لا سيما في ظل انتشار ظاهرة السلاح، حتى أنه لا يكاد بيت ليبي يخلو من السلاح. والخيار الثاني ، أن ندخل في مرحلة من الفوضى السياسية بين أصحاب الرأي والحكم ممن يريدون التأسيس لنموذج حضاري متقدم، وبين مجموعات يغذيها العدو المتربص، حتى يجد المبرر الواقعي للقدوم إلى ليبيا، وندخل بذلك في مرحلة طويلة من عدم الاستقرار، وما مشهد العراق عنا ببعيد”.

وأضاف: “إن الذي يفكر في إجراء الانتخابات على هذا النحو، إما أنه لم يستوعب النسيج الإجتماعي، والتشكل الثقافي، والفراغ السياسي، الذي يكتنف ويحيط بالمجتمع الليبي، والذي سيشكل الأرضية والفضاء الذي سيتنزل عليه قانون الانتخابات هذا، وبالتالي فهو لا يدرك مآل هذا الإجراء جيدا، وخطورة المولود المنتظر من رحم هذا القانون. أم أنه يدرك ذلك جيدا، ولكنه مثالي حالم، يظن أن دولة مثل ليبيا، سرعان ما تتعافى، وتعود في يسر وسلاسة، من تكوين سياسي، تتقدمه قبائل وأقاليم، تحميها ميليشيات مسلحة، إلى الأفق الحضاري الذي وصلت إليه البشرية، ويقره الدين والعقل، وهو المفاضلة بين مجموعات عمل، لديها مشاريع واضحة لإدارة البلاد, وسياسة الدولة، تتدوال على السلطة مع غيرها من المجموعات على أساس أقربهم لتلبية حاجات الناس، وأقدرهم على الرقي والنهوض بالبلاد، ضمن دستور يعبر عن هوية الشعب، وقانون يحمي هذا الدستور ويرسخ قيمه، وهو ما يسمي اليوم (أحزاب سياسية)”.

وأكد المبروك أن الفرصة لا تزال سانحة من أجل إنقاذ ليبيا والتأسيس لنموذج انتقال ديمقراطي حقيقي، وقال: “أعتقد أن الفرصة لا تزال مواتية من أجل إنقاذ ليبيا من الانزلاق إلى الفوضى العارمة، وذلك من خلال تهيئة المناخ السياسي والقانوني والأمني لنشأة الأحزاب، باعتبارها خيارا سياسيا حضاريا توصلت البشرية إليه بعد جهود مضنية، وعلى أساس ما تقدمه هذه الأحزاب من برامج سياسية ينتخبها الناس ويحاسبونها عليه”.

وتابع: “نحن في ليبيا نحتاج إلى شيء من هذا الوعي السياسي، بالعمل على استصدار قانون للأحزاب والسماح لها بالعمل، ويمكن للخروج من هذا الاشكال إعطاء فترة زمنية أطول للمجلس الوطني الانتقالي من أجل رعاية هذه المهمة الوطنية والإسلامية، لأنها ستحمي النفس البشرية، التي هي عند الله أكبر من حماية الكعبة، وتؤمن الوحدة الوطنية وتحقن دماء الليبيين، فلئن نخطئ في زيادة شهر أو شهرين خير لنا من أن نخطئ في إدخال البلد في فوضى قد تأخذ أعواما كثيرة”، على حد تعبيره.

source almanaralink

 


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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 06:56

 

Le groupe Occupons Fredericton est expulsé

 

 

 

Occupons FrederictonLe campement des indignés à Fredericton.

  

Des employés de la municipalité de Fredericton et un policier ont expulsé, tôt mardi matin, le groupe d'indignés qui campait au centre-ville.

Mathieu Bertin, l'un des trois manifestants qui étaient sur place à ce moment, affirme que l'expulsion s'est déroulée rapidement, en une dizaine de minutes, et qu'il a perdu des effets personnels.

Les manifestants avaient établi leur camp dans le carré Phoenix, devant l'hôtel de ville, en octobre dernier.

Le maire, Brad Woodside, explique qu'il a rencontré les manifestants à dix occasions pour les convaincre de démanteler volontairement leur campement de fortune, qui ne respectait pas les règlements municipaux. Il souligne qu'il a encore rencontré les occupants le 31 décembre pour leur donner une dernière chance, mais qu'ils ont refusé de partir.

Le maire Woodside ajoute qu'aucune amende ne sera imposée aux militants. Il invite le groupe à manifester devant l'hôtel de ville, mais sans y installer de structure permanente.

Les indignés n'ont pris aucune décision sur la suite des événements. « Le occupy, c'est une idée plus qu'une tente. On va procéder et continuer le mouvement », promet M. Bertin.

Un campement similaire a récemment été démantelé de force à Halifax. Des tentes sont toujours visibles à Moncton et à Saint-Jean à Terre-Neuve. Elles sont occupées par quelques militants.

Rappelons que le mouvement des indignés dénonce les excès du capitalisme. Il s'inspire des indignés antipauvreté de Wall Street, aux États-Unis.

source radio-canada

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Les Indignés de  Fredericton (Canada)


 

 

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En Espagne, les Indignés « libèrent » des immeubles pour les familles à la rue

 

Emmanuel Haddad

Chaque jour, en Espagne, 300 familles sont expulsées de leur maison ou de leur appartement. Dans la lignée du mouvement des Indignés, des collectifs pour le droit au logement se multiplient. À Barcelone, des occupations d’immeubles vides viennent d’être reconnues « légitimes » par la justice. Le début d’un mouvement social massif face à la spéculation immobilière ?






Dans l’Edificio 15-O, à Barcelone, neuf familles vivent sans craindre l’expulsion. À l’issue des grandes mobilisations de l’automne pour s’opposer aux coupes budgétaires dans la santé et l’éducation, ainsi qu’au manque de logements publics, les Indignés ont pris possession de cet immeuble vide de la rue Almagro. Grâce à un petit miracle juridique, les familles qui s’y sont installées ne craignent désormais plus les poursuites pénales. Le procès pour occupation illégale s’est achevé sur un non-lieu, le 7 novembre. La fête organisée en l’honneur de ce jugement a sonné comme un coup de départ pour d’autres occupations du même genre.

 

300 familles expulsées chaque jour

Inoccupé depuis cinq ans, cet immeuble de la rue Almagro appartient à la banque Cajamar. Il a été racheté par la banque à la suite de la faillite de la société immobilière en charge des travaux. L’ancien propriétaire a tout perdu dans l’affaire, et la banque attend patiemment que le cours du marché de l’immobilier espagnol reprenne pour revendre le bâtiment. L’Edificio 15-O n’est pas un cas isolé : en Espagne, 3 millions de logements vides, parfois inachevés, prennent la poussière dans l’attente d’une reprise de la spéculation. Pendant ce temps, 300 familles sont expulsées chaque jour de leur logement, incapables de rembourser l’emprunt contracté pour devenir propriétaire, à une époque où l’hypothèque coûtait souvent moins cher qu’une location (voirenotre reportage).

« En Hollande et dans d’autres pays, il y a des amendes, voire plus, au bout d’un an et demi d’inoccupation des logements. Mais l’Espagne est à la traîne. Si l’État est incapable d’octroyer un logement digne, l’occupation devient une alternative légitime », considère Jon Aguirre Such, membre de Democracia Real Ya et dePaisaje Transversal, une plateforme qui travaille sur de nouveaux modèles de gestion urbaine.« Tous les Espagnols ont le droit de jouir d’un logement digne et adéquat », énonce l’article 47 de la Constitution. Le 7 novembre, le juge d’instruction a pris acte de ce droit, en tenant compte des circonstances exceptionnelles de la crise : l’occupation est liée« au chômage des jeunes, au difficile accès au logement, à la spéculation urbanistique et aux alternatives autogérées ». Un jugement qui fera désormais jurisprudence.

 

Vers un mouvement d’occupation de masse ?

L’occupation comme arme politique ? L’idée n’est pas nouvelle. Mais, à Barcelone, elle est en train de subir un« saut qualitatif  », selon un voisin de l’Edificio 15-O venu apporter de la nourriture aux habitants.« Il est difficile de parler d’"okupa" – terme qualifiant la mouvance des squats de Barcelone – dans le cas de l’Edificio 15-O. Car ses nouveaux locataires ne sont pas des militants, des professionnels du squat, mais des victimes de la crise du logement », explique Manuel Delgado, anthropologue à l’université de Barcelone. Une partie du mouvement Okupa est en train de se convertir en mouvement de masse.« Un large pan de la gauche, des plus radicaux jusqu’à des membres du parti socialiste, soutiennent l’évolution du mouvement. En stoppant des centaines d’expulsions et en relogeant des familles, ils montrent qu’il est encore possible d’obtenir des victoires », s’enthousiasme Manuel Delgado, proche du mouvement Miles de Vivienda, le collectif de « réappropriation urbaine » filmé par le documentaireSquat, la ville est à nous.

Ce nouveau type de squat a surtout un objectif social [1]. Les familles qui vivent aujourd’hui dans l’immeuble de la rue Almagro ont déjà subi au moins une expulsion. Dans l’immeuble inachevé, où il a fallu attendre un mois avant d’installer l’eau courante, on trouve des appartements neufs et de qualité, mais sans meubles. Certains ont dégoté un four pour cuisiner. Pour les autres, les Indignés qui s’occupent de l’organisation de l’immeuble font tourner une cantine communautaire au rez-de-chaussée.

 

Quand les collectifs de squatteurs remplacent les services sociaux

Adrián passe la plupart de ses journées à chercher du travail et ne profite de la cantine que le soir. Ce jeune Roumain vit au premier étage avec sa femme. Ils sont un des seuls couples sans enfant de l’immeuble : leur fils de 11 mois a été pris en charge par les services sociaux à Cadix. Ils font tout pour le récupérer. Une séparation douloureuse pour tous ceux qui, parmi les 150 000 familles espagnoles menacées d’expulsion, ne sauront pas trouver un toit pour leurs enfants.

À l’instar des autres familles, ils n’ont ni le temps ni la tête aux tâches quotidiennes de l’immeuble.« Au début, il y avait beaucoup d’échanges, mais à présent seules quelques familles viennent manger et cuisiner de temps en temps avec nous », souligne Natacha. La jeune femme fait partie de ceux qui se sont portés volontaires pour organiser la vie quotidienne. Cette photographe dort depuis le 15 octobre dans l’immeuble, après avoir passé ses nuits avec les Indignés de la plaza Catalunya. Une suite logique, pour elle. Et un quotidien éreintant, entre nettoyage et assemblées à répétition, où se décident les questions internes à l’immeuble, les fêtes de quartier ou les relations avec la presse. Pour beaucoup de ces jeunes issus du mouvement Okupa, c’est une nouveauté de vivre avec des habitants qui ne suivent pas leur mode de vie communautaire.« On n’est pas une secte ! Nous sommes ici pour les soutenir et leur permettre de vivre le mieux possible », précise Natacha. Balai en main, elle nettoie une salle destinée à accueillir des jeux d’enfants.

 

Spéculation privée ou logements sociaux ?

Soutenir les familles expulsées : une mission des services sociaux de la ville. Mais leurs efforts ne suffisent plus face à la vague quotidienne de gens jetés à la rue.« Les services sociaux construisent un hôtel d’urgence pour accueillir les familles dans le besoin. Mais celles-ci doivent quitter les lieux au bout de trois jours... C’est la seule solution qu’ils ont trouvée », rélève Antonio, membre de « 500x20 ». 500 logements avec un loyer correspondant à moins de 20 % du revenu de leurs habitants : telle est la revendication de ce collectif de quartier né à Nou Barris en 2006, qui dénonce la pénurie de logements publics à Barcelone. Chaque semaine, ils reçoivent plusieurs cas de familles sur le point d’être expulsées :« On les dirige vers un avocat et, pour les cas sans solution légale, on se charge de les "reloger". »Avec une occupation de logements vides.« Nous devons agir de manière subtile pour ne pas être accusés d’incitation au délit », souligne-t-il.

Indignés, 500x20, Miles de Viviendas... Si ces collectifs en viennent à outrepasser la loi, c’est, soutiennent-ils, parce que la politique du logement à Barcelone privilégie la spéculation privée au détriment de l’offre publique. Récemment, 500x20 a envahi le siège de l’Agence du logement de Catalogne pour dénoncer la spéculation immobilière. En réponse, l’agence publique s’est engagée à consacrer 3 000 logements vides à la location publique, à des prix accessibles. Preuve pour Antonio que la municipalité préfère réserver ses immeubles vides au marché privé plutôt qu’aux familles désœuvrées.

 

Des centaines de maisons murées par la municipalité

Une critique dure à avaler pour Gerard Capó, directeur technique au Consortium du logement de Barcelone. Depuis 2009, le programme pour lequel il travaille a permis de reloger 337 familles modestes, avec un loyer s’élevant à 20 % de leurs revenus.« La situation actuelle à Barcelone nous dépasse tous, on ne peut financer des logements que selon nos capacités », reconnaît Gerard. Le programme se charge de trouver des logements, mais aussi de financer 80 % du loyer.

Beaucoup de militants du droit au logement négligent de souligner les efforts de l’administration publique, regrette Gerard. Des efforts réels, souligne-t-il, dans la même veine que le programme « location accessible » lancé le 10 novembre par la Fondation sociale de la Caixa. La fondation de cette banque va permettre l’accès à 3 000 logements pour des familles précaires, à des loyers accessibles.« Ils nettoient leur image. C’est un bon début, mais il faudrait qu’il n’y ait plus aucun logement vide à Barcelone », considère Antonio, de 500x20.« Dans le quartier de Bon Pastor, il y a des centaines de maisons murées, aux toits détruits par la municipalité même de Barcelone !, témoigne Manuel Delgado.Pourquoi ne les utilise-t-on pas ? »En attendant, les Indignés continuent de « libérer » des logements vides. Suivant l’exemple de l’Edificio 15-O, cinq nouveaux bâtiments ont été occupés en novembre.

Emmanuel Haddad

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Notes

[1] DansDésobéissance civile et démocratie, l’historien états-unien Howard Zinn définit la désobéissance civile comme une« violation délibérée de la loi dans un objectif social ». L’auteur américain évoque des actions, comme celle de« voisins qui empêcheraient l’expulsion d’une famille incapable de payer son loyer » :

« Même s’ils ne concernent qu’un individu ou une famille, [ces actes] adressent un message plus général sur les défaillances de la société. »

source bastamag

 

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 03:45
Le doyen gère les caprices des étudiantes portant le Niqab

 

 

•Deux d’entre elles acceptent de passer l’examen avec des camarades malvoyants; une autre tournée au mur


Fief du savoir depuis plus de cinquante ans, l’Université tunisienne se retrouve aujourd’hui dans une situation le moins que l’on puisse dire difficile à cause de la montée de l’islamisme voire du salafisme.


L’impact de cette ascension est palpable dans plusieurs établissements, où l’on enregistre, notamment, un sit-in à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba depuis plus d’un mois à cause de la position du Conseil scientifique interdisant le port du Niqab dans les classes. Déterminés à appliquer leurs décisions, les membres du Conseil sont unanimes et gardent la même position par rapport à ce sujet. En revanche, les membres du Conseil Scientifique de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis n’ont pas réussi à partager la même position concernant le port du Niqab. En fait, le doyen a autorisé hier matin, deux étudiantes de passer l’examen dans une salle à part avec des étudiants malvoyants. On a même mobilisé deux enseignantes pour les surveiller, condition exigée par les étudiantes pour qu’elles se dévoilent.


Prise de manière unilatérale, la décision a suscité la réprobation du reste des membres du Conseil scientifique. En effet, « le doyen n’a pas le droit de prendre une telle décision sans se concerter avec tous les membres du Conseil », proteste le Professeur Ridha Channoufi, Directeur du Département de Philosophie. D’ailleurs, « c’est pour cette raison que nous avons appelé à une réunion urgente », ajoute le directeur de ce département tout en insistant sur le fait que « la décision du Conseil Scientifique de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis est claire là-dessus ». « Nous n’acceptons des étudiantes qui portent le Niqab ni dans les cours ni lors des examens », rappelle le Professeur Channoufi. Et d’enchaîner : « nous avons clairement exprimé notre position au doyen, comme nous lui avons demandé d’appliquer la décision. L’étudiante doit être indispensablement dévoilée ». A remarquer dans ce cadre, qu’une troisième étudiante à fourni un effort pour pouvoir passer l’examen l’après-midi. Elle s’est orientée vers le mur après avoir dévoilé son visage, avons-nous appris.

 

 

Position du doyen


Par ailleurs, le doyen de la Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis a rendu public hier un communiqué où il informe que « les examens du premier semestre se sont déroulés, le premier jour, de manière normale tout en respectant les décisions prises lors des réunions du Conseil Scientifique tenues respectivement les 2 novembre et 10 décembre 2011 et qui stipulent qu’il ne faut pas accepter une étudiante portant le Niqab dans les salles d’examen. Le communiqué précise aussi, que des étudiantes qui portent le Niqab ont respecté cette décision et ont pu passer l’examen sans Niqab ».


Finalement, il est à rappeler que les membres du Conseil Scientifique se sont mis d’accord lors de leur réunion urgente sur la non autorisation du port du Niqab dans les salles des cours et des examens. « L’identification de l’étudiante est une condition sine-qua-non pour passer l’examen ». Et si l’étudiante refuse de se dévoiler, elle ne pourra pas avoir les copies d’examen comme elle ne sera pas autorisée à signer la feuille d’émargement », a-t-on appris. L’administration sera par conséquent saisie pour prendre les mesures nécessaires. Il est clair que le doyen a pu gérer la situation lors du premier jour, mais cela touche inéluctablement à l’image du Conseil Scientifique.

 

Sana Farhat

source etemps

 

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Manifestation d'universitaires contre le niqab


Près de 200 enseignants universitaires et étudiants tunisiens ont manifesté mercredi pour appeler les responsables du ministère de l'Enseignement supérieur à trouver une issue à la crise engendrée par le port du niqab, a constaté un journaliste de l'Associated Press.

Les cours et les examens sont suspendus depuis plus d'un mois à la faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba, près de Tunis, en raison de l'interdiction faite à des étudiantes portant le voile intégral d'accéder à l'enceinte universitaire dans cette tenue.

Des salafistes, la plupart étrangers à la faculté, selon le doyen Habib Kazdaghli, observent depuis un sit-in à l'intérieur de l'établissement, exigeant la levée de la mesure d'interdiction qui frappe les étudiantes récusées.

"Le niqab n'a aucun rapport avec la dignité et le martyr", "la science avant le niqab", "non au carcan, non au niqab, le savoir est libre", pouvait-on lire sur certaines pancartes brandies par les manifestants. Une autre parrainée par la centrale syndicale, l'UGTT, disait "non à l'agressivité, non à l'extrémisme, non aux étrangers dans la faculté".

Des slogans appelaient au départ du ministre de l'Enseignement supérieur, Moncef Ben Salem, du mouvement islamiste "Ennahdha", si le problème n'est pas résolu. "Un ministre qui ne prend pas de décisions peut rester à la maison", scandaient des professeurs à haute voix.

Présent à la manifestation, le doyen qui se rappelle avoir été "empêché d'accéder à son bureau le 6 décembre et agressé", a refusé de transiger: "il faut que les personnes étrangères à la faculté quittent les lieux. Elles représentent la majorité des sit-inneurs. La loi est claire: avant et après les cours, les étudiants peuvent s'habiller comme ils veulent. Mais il faut que le visage de l'étudiante ne soit pas couvert pendant les cours et pendant les examens".

Tout en affirmant être contre l'intervention de la police au sein de l'université, M. Kazdaghli a mis l'accent sur "le besoin de la présence temporaire de la police pour reprendre les cours".

Il n'a cependant pas exclu une issue à la crise. "Nous sommes en pourparlers avec le ministre de l'Enseignement supérieur et je pense que nous allons trouver une solution le plus tôt possible", a-t-il espéré.

source nouvelobs

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Sit in des professeurs de la faculté de Manouba devant le ministère de l’enseignement supérieur

 


 

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La police se trompe-t-elle de cible?

 

Au lieu de dégager les sit-inneurs qui empêchent les cours à la Faculté de Manouba, la police tape sur les professeurs et étudiants qui manifestent pour la reprise des cours. Bizarre, vous avez dit bizarre!

Le sit-in observé par des Salafistes depuis le 28 novembre à la Faculté de la Manouba se poursuit. L’Etat fait jusque-là la sourde oreille. C’est ce qui a poussé de nombreux enseignants et représentants des structures syndicales à la Faculté des lettres, des arts et des humanités à la Manouba de se rassembler, mercredi, devant le siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Tous ont réclamé l’intervention des autorités de tutelle pour la levée du sit-in observé par notamment des intrus dans l'enceinte universitaire.

Les protestataires, en colère, ont brandi des pancartes sur lesquelles on peut lire, notamment, «Sit-inneurs, dégagez», «Universités de Tunisie, unissez-vous», «L’enseignement est démocratique» ou encore «les sit-inneurs ne sont pas au-dessus de la loi». Les étudiants veulent reprendre le plus tôt le chemin de la faculté, passer leurs examens et tous refusent que 2011-2012 soit une année blanche.

 

La police s’est trompée de cible

Et au lieu de lever le sit-in de la Manouba qui se poursuit depuis le règne de l’ancien Premier ministre,  Beji Caïd Essebssi – qui n’a pas bougé le petit doigt pour éradiquer le mal dès le départ et trouver rapidement une solution –, les forces de l’ordre sont intervenues violemment pour disperser la foule d’universitaires, étudiants, parents, journalistes et autres représentants de la société civile. Allez comprendre les raisons!

Selon les protestataires, la reprise des cours à la Faculté de la Manouba est pour le moment impossible. Car, les intrus à la faculté occupent le hall et l’entrée. Mais les choses peuvent reprendre leurs cours normal si le ministère de tutelle s’engage à honorer ses promesses faites aux membres du conseil scientifique de la faculté.

Selon l’agence Tap, «ces promesses consistent en l’évacuation des intrus de la faculté et le transfert du lieu du sit-in du hall à un autre endroit de manière à ne pas gêner la marche des cours».

Des représentants de la Fédération générale de l’enseignement supérieur, du conseil scientifique de la faculté des lettres et de l’Union générale des étudiants de Tunisie (Uget) ainsi que le syndicat de base des enseignants de la faculté de la Manouba ont été accueillis par le chef de cabinet du ministère de l’Enseignement et de la Recherche scientifique. Affaire à suivre...

source kapitalis


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Témoignage d'une enseignante de la violence des forces de sécurité

Des enseignants de la faculté de la Manouba et d'ailleurs, des représentants des structures syndicales mais aussi des étudiants se sont rassemblés, mercredi, devant le siège du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour réclameer l'intervention des autorités de tutelle pour la levée du sit-in observé dans l'enceinte universitaire, depuis le 28 novembre 2011.

Ce rassemblement pacifique a mal tourné suite à une intervention musclée des forces de sécurité qui ont dispersé la foule avec les mêmes pratiques d’antan. Journalistes, étudiants et universitaires n'ont pas été épargnés. Ci-après le récit de Mme Leila Baccouche, enseignante universitaire, qui s'est rendue devant le siège du ministère de l'Enseignement supérieur:


« Ce matin je me suis rendue au sit-in afin de soutenir mes collègues de la fac de la Manouba. Sur place des enseignants de la fac et d'autres comme moi venus en renfort afin de protéger notre dignité. Egalement des étudiants de la fac réclamant une reprise des études. Tous contre le port du niqab à la fac. Ce voile intégral exploité par les wahabistes et salafistes afin de faire passer leur idéologie et faire de cette histoire une affaire d'état. Une poignée de voyous entretenus par des personnes qui leur ramènent gracieusement à manger tous les jours.

Suite à l'annonce du résultat des négociations, qui est en fait un report de la prise de décision, les gens furieux ont pénétré le hall du ministère. Nous avons été arrêtés par les soldats sur place et empêchés d'accéder aux étages. 2 soldats ont pointé leur mitraillette sur nous. Nous avons chanté l'hymne national et exigé une décision immédiate pas après que le ministre aille demander l'aval du Qatar.
Des cris, une foule furieuse mais pacifique, restée en bas des marches.

Un étudiant s'évanouit, il est porté sur les épaules et évacué. Je n'ai pas pu prendre de vidéos à l'intérieur du hall car il y avait beaucoup de monde et un mouvement de foule pouvait avoir lieu à tout moment. Entre ma pancarte et mon sac, il n'y avait pas de place pour faire une vidéo.

Et Soudain, la police surgit de l'intérieur. Accompagnée d'un barbouze en civil, ils nous poussent avec une violence honteuse. J'obtempère car c'était inutile de résister et fait demi-tour afin de sortir. Je suis à nouveau poussée, je m'accroche à mon sac puis me résigne à le lâcher de peur d'être piétinée. Le colosse derrière moi nous pousse et crie "Dehors Dehors". Je m'agrippe à une dame corpulente in extremis, j'aurais fini par terre sinon. Mon sac poussé par la foule finit par me rejoindre. J'entends les étudiants crier, eux ont eu droit aux matraques. Plus tard un collègue m'affirme s'être assis par terre lui et 3 autres personnes afin de ne pas être violenté, il l'a quand même été. un étudiant est arrêté et entraîné à part par les forces de l'ordre. J'ai appris plus tard qu'il a été relâché par une porte de derrière. Je n'en sais pas plus.

Voilà, où en est notre belle révolution !! Nous, les enseignants du savoir, nous les pacifistes, et les étudiants réclamant simplement la reprise des cours et une décision ferme du ministre, nous avons été bien violentés alors qu'une bande de voyous ne sont même pas condamnés par le gouvernement!! Au nom de quoi ?

Dehors, le bruit s'est vite répandu, des responsables de la ligue de droits de l'homme nous rejoignent et prennent nos témoignages. Des journaux électroniques nous filment et notent la tournure prise par les évènements.

Affaire à suivre car ce qui s'est passé ce matin est très grave. Ceci n'est qu'un témoignage. La condamnation ne va pas tarder à suivre. »

par Leila Baccouche 
source espacemanager
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On panique... 
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Nos enfants menacés d’embrigadement

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Photo prise dans une association islamique du côté de Nabeul, selon le commentaire accompagnant cette image circulant sur Facebook. 
 
Dans cette association, les filles et les garçons sont séparés. Les filles, bien qu’elles soient toutes impubères, portent le voile, comme si leurs cheveux allaient exciter les pulsions sexuelles de leurs camarades garçons, tout aussi impubères. 
 
Bandeau vert sur le front à l’instar de ce que l’on voit dans des mouvements djihadistes palestiniens.
Dès leur jeune âge, on apprend aux filles qu’elles ne sont qu’un objet sexuel... On apprend aux garçons qu’ils ne sont que des mâles qui ne peuvent retenir des pulsions animales... 
 
Embrigadement ? En cours… 
Cela se passe en Tunisie, moins d’un an après la révolution. 
Ibn Khaldoun, Tahar Haddad ou Bourguiba n’arrêtent pas de se retourner dans leur tombe…
source businessnews.
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 02:25

L'AVEC fait de l'inégalité régionale son cheval de bataille


egalite-chancesL’AVEC (Association Vigilance et Egalité des Chances), une nouvelle association dont l’objectif est l’égalité des chances pour tous les citoyens tunisiens, a organisé le 29 décembre 2011 un débat au cours duquel son vice-président Mourad Gachem a illustré les inégalités régionales par de solides statistiques.
 

L’inégalité dans le développement régional est l’un des leitmotivs de la Tunisie postrévolutionnaire. Mais la présentation de l’AVEC est peut-être la première à détailler les difficultés que rencontrent les régions intérieures du pays. En prenant pour références Kasserine dans le centre-ouest de la Tunisie et Tunis dans le Nord, le constat est que plus on s’éloigne des côtes et plus les indicateurs de développement déclinent. Il y a 45 médecins pour 1 000* habitants à Kasserine contre 363 à Tunis et 175 à Sfax, également au Nord.

D’autres indicateurs comme le taux d’analphabétisme suivent la même tendance. Pour une moyenne de 23% sur l’ensemble du territoire national, il est de 35% à Kasserine pour 14.5% à Tunis. De même, 88.2% des entreprises se localisent dans les régions côtières du nord-est et du centre-est de la Tunisie, régions qui concentrent également un plus de 60% de la population.


AVEC accorde dans l’égalité des chances une attention particulière à l’égalité entre les hommes et les femmes. Khédija Madani, la présidente de l’association a dévoilé son programme pour cette nouvelle année et qui comprend la mise en place d’un réseau de veille sur les écarts entre les hommes et les femmes et entre les régions ainsi que l’instauration d’un partenariat avec les ONG lié aux activités de l’AVEC.

lemagazine


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*Remarque : les statistiques portant sur le nombre de médecins par 1000 habitants ne sont pas crédibles. En effet le tableau suivant montre que les chiffres présentés dans l'article ci-dessous  doivent être corrigés de la sorte : 0,45 médecins par mille à kasserine; 3,75/1000 à Tunis et 1,75/1000 à Sfax. Noureddine

 

 

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Tunisie : médecins (par 1000 habitants)

 

Très forte croissance en 49 ans

 

Évolution   

Pour l'ensemble de la période 1960-2009, on enregistre une moyenne annuelle de 0,5.
C'est en 2004 qu'on enregistre le plus haut niveau (1,3) et c'est en 1960 qu'on enregistre le plus bas niveau (0,1).  Le changement enregistré entre la première et la dernière année est de 1093%. 

Pour effectuer ce calcul, nous disposons des résultats pour 16 années de la période 1960-2009. Sur la base de ces informations, on peut estimer qu'en 2010 ces données devraient être de l'ordre de 1,1. Construite selon un modèle statistique fort simple, cette prévision présente un niveau de fiabilité élevé puisque les variations des 49 années présentent une structure relativement simple. 

 

Définition 

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), un médecin est un gradué d'une institution ou d'une école de médecine qui oeuvre dans le domaine de la médecine (pratique, enseignement, recherche). L'indicateur évalue leur nombre par tranche de 1000 habitants.

 

Année                                Médecins/1000 hab.

1960 0,1
1965 0,125
1970 0,169
1975 0,169
1980 0,271
1981 0,275
1986 0,461
1990 0,528
1991 0,537
1992 0,645
1993 0,651
1994 0,567
1995 0,663
1997 0,7
2004 1,34
2009 1,19
2010* 1,371
2011* 1,415

 

 

 

Notes méthodologiques

Les dernières années, marquées par un astérisque (*), sont des estimations effectuées par Perspective monde à partir des cinq données précédentes, selon un modèle de régression linéaire simple.

 

source perspective

 

 

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Les inégalités régionales  en Tunisie


Les différences économiques et sociales  sont démesurées entre la région de Sidi-Bouzid qui a vu partir la révolte tunisienne et la capitale Tunis qui l’a vu aboutir. Au point que l’on serait tenté de parodier le titre de l’ouvrage de J.F. Gravier sur la France au début des années 1950 en soulignant l’écart entre  « Tunis et le désert tunisien ».  Mais une telle vision serait un peu simpliste et c’est plutôt à une Chine en miniature que fait penser la Tunisie car l’opposition n’est pas simplement entre la capitale et la province, mais aussi et surtout entre le littoral et l’intérieur.  D’un côté, de riches régions côtières ouvertes sur l’économie mondiale, de l’autre des régions  intérieures pauvres mais jeunes qui fournissent les migrants nécessaires aux industries touristiques et manufacturières de la côte.
  

Transition démographique et exode rural

 Une fracture sociale et territoriale

 Une métropolisation au profit du littoral

 Synthèse : les trois Tunisies 

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