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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 03:49

 

 
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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 06:16
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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 03:56
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Paris : le musée du Louvre inaugure un pavillon dédié à l'art en terre d’Islam

 
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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 02:20
 
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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 05:00

Festival Pop (Djerba 2012)

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 06:24

 Warda

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En hommage à la diva algérienne ...

 


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Dècès de l'Algérienne Warda, une des grandes cantatrices de la chanson arabe

L'une des grandes cantatrices du monde arabe, Warda Al-Jazaïra, la "rose algérienne", adulée pour sa puissante voix et ses chansons d'amour, est décédée jeudi d'une crise cardiaque à son domicile au Caire à l'âge de 72 ans. (c) Afp

L'une des grandes cantatrices du monde arabe, Warda Al-Jazaïra, la "rose algérienne", adulée pour sa puissante voix et ses chansons d'amour, est décédée jeudi d'une crise cardiaque à son domicile au Caire à l'âge de 72 ans. (c) Afp

L'une des grandes cantatrices du monde arabe, Warda Al-Jazaïra, la "rose algérienne", adulée pour sa puissante voix et ses chansons d'amour, est décédée jeudi d'une crise cardiaque à son domicile au Caire à l'âge de 72 ans.

Avec le décès de Warda, c'est "l'une des plus belles voix d'Algérie et du monde arabe (qui) vient de se taire à jamais", a déclaré la ministre algérienne de la Culture Khalifa Toumi.

Elle "nous a quittés en laissant derrière elle un silence assourdissant et une profonde tristesse", a ajouté la ministre dans un message de condoléances diffusé par l'agence de presse algérienne APS.

La dépouille de la diva arabe sera rapatriée en Algérie après une prière spéciale lors d'une brève cérémonie au Caire, selon des responsables égyptiens.

"Un avion militaire a atterri à l'aéroport du Caire pour rapatrier la dépouille", a indiqué l'un d'eux. L'appareil devait s'envoler vers l'Algérie à 12H00 GMT, a-t-il précisé.

Selon le quotidien arabophone algérien El-Khabar, le président Abdelaziz Bouteflika a ordonné l'envoi d'un avion spécial en Egypte pour rapatrier la dépouille de la chanteuse. L'agence algérienne a précisé que son enterrement aura lieu samedi après-midi au cimetière d'El Alia, à l'est d'Alger.

Selon la radio publique, la dépouille de Warda sera exposée à partir de 9H00 GMT au palais de la culture à Kouba, à Alger, pour permettre à la population de lui rendre un dernier hommage.

Avant son décès, Warda a tourné un vidéo-clip à la gloire de l'Algérie intitulé "mazal wakfin" (nous sommes encore debout), à l'occasion du 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, le 5 juillet 1962.

Depuis le 26 avril, ce clip est diffusée en boucle sur toutes les chaînes de télévision publiques algériennes.

Née en France de père algérien et de mère libanaise, la chanteuse, de son vrai nom Warda Ftouki, a toujours été, depuis l'indépendance de l'Algérie, par son art, au rendez-vous des grands événements commémorés par les autorités algériennes.

Après avoir renoncé à la chanson pendant plusieurs années à la suite d'un premier mariage, Warda accepte l'invitation du président Houari Boumediene (1965-1978) à se produire à Alger à l'occasion du 10e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie en 1972.

La chanteuse a offert au peuple algérien un inoubliable chant patriotique, "Min baide" (de loin), véritable hymne à la gloire de l'Algérie libre mais aussi à son propre retour au pays après une longue et énigmatique absence.

Selon le quotidien arabophone algérien Echorouk, après ce retour sur scène, son époux la quitte et Warda retourne au Caire pour se consacrer à sa carrière artistique.

Elle récidive le 5 juillet 1982, vingt ans jour pour jour après l'indépendance, en interprétant une autre chanson patriotique tout aussi éternelle, "Aid El Karama" (la fête de la dignité), puis encore en 1987 avec d'autres succès dédiés aux combats de l'Algérie pour la liberté et le développement.

Warda avait commencé à chanter à l'âge de 15 ans, durant les années 1950, dans un établissement artistique appartenant à son père dans le Quartier latin à Paris.

Elle entame ensuite une riche carrière artistique en Orient, en Egypte surtout, où elle rencontre de grands noms de la chanson arabe, comme Mohamed El Moudji, Ryad Essambati, Mohamed Abdelwahab et Baligh Hamdi, un temps son époux, qui lui composeront autant de chefs-d’oeuvre de la chanson sentimentale.

La diva de la chanson arabe a vendu plus 20 millions d'albums à travers le monde. Son répertoire compte plus de 300 chansons.

Warda Al-Jazaïria était l'une des rares interprètes arabes à pouvoir dépasser les frontières linguistiques et musicales du monde arabe et symbolise la complémentarité entre ses deux versants, le Maghreb et le Machrek. tempsreel.nouvelobs


 

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 Décès de Warda El Djazairia au Caire


Warda (1).jpg

 

 

La chanteuse Warda El Djazairia est décédée aujourd’hui jeudi 17 mai vers 19 heures (heure algérienne) en Égypte, à l’hôpital du Caire, à l’âge de 72 ans, a‑t‑on appris de source sûre. La dépouille mortelle arrivera demain à l’aéroport d’Alger, nous a indiqué la famille de l’artiste. L’enterrement devrait avoir lieu dimanche.

 

Warda est née en France le 22 juillet 1940 d'une mère libanaise et d'un père algérien, Mohammed Ftouki, originaire de Souk Ahras. Initiée dès son plus jeune âge par sa mère à la chanson libanaise, elle commence à chanter en 1951, à l'âge de onze ans dans un établissement appartenant à son père. Elle se fait peu à peu connaître, notamment pour ses chansons patriotiques algériennes, mais à cause de celles‑ci, elle est obligée de quitter la France pour Beyrouth. Puis, à l’Indépendance, elle rejoint l'Algérie, où elle se marie en 1962. Son mari lui interdit de chanter. Mais en 1972, à la demande du président Houari Boumediene, elle chante pour commémorer l'indépendance de l'Algérie, accompagnée d'un orchestre égyptien. Peu après, son mari demande le divorce et Warda décide alors de se consacrer à une carrière musicale.


Elle quitte l’Algérie pour l’Égypte, où elle rencontre le compositeur Baligh Hamdi avec qui elle se remarie. Elle acquiert la célébrité en travaillant avec les plus grands compositeurs arabes, comme Mohamed Abdelwahab ou Sayed Mekawi.


Forte d’un répertoire de plus de 300 chansons, Warda El Djazairia a vendu plus de 20 millions d'albums à travers le monde. Ses chansons les plus connues sont
 Lola el malama, batwannes bik,harramt ahibbak, wahashtouni ou encore awqati btehlaw. Dans le cadre de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance, Warda s’est dernièrement associée à l’opérateur de téléphonie mobile Nedjma pour un clip la mettant en scène avec les habitants de la petite localité de Sidi Ghilès, près de Cherchell (Tipaza). Ceux-ci, jeunes et moins jeunes, ont accueilli à bras ouverts la Diva algérienne et créé, tout au long du tournage une véritable communion avec elle en reprenant en chœur les paroles patriotiques de Mazal waqfine, la chanson du spot. tsa-algerie


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Baligh Hamdi  et  Warda El Djazairia,  une grande histoire de musique et d’amour

 

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 05:19

Pour mieux connaitre (fr) Nizar Qabbani


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Al Watania (Tunisie) : en mémoire de Nazar 

 Poème de Nizar Qabbani en mémoire de sa femme, Balkis, tuée dans un attentat à Beyrouth en 1981.

 

Nizar Qabbani : «le Coq !», à propos de la médiocrité et de la violence des élites au pouvoir dans le monde arabe 

 

 
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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 07:55
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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 09:04

Sur la trace de Sid’Ali

ali-riehi 1330167645


Nous entamons dans trois semaines la célébration du centenaire de Ali Riahi. Le monde de la musique s’y prépare depuis un moment, le ministère de la Culture aussi. Il y a fort à parier, malgré les difficultés du contexte, que l’évènement va également compter pour les Tunisiens.

Ce ne sera pas, d’abord, un centenaire comme les autres. On en a déjà célébré  qui ne  correspondaient pas tout à fait à l’esprit des centenaires. Les centenaires de musiciens s’évaluent à des «ruptures historiques», à des apports nouveaux à partir desquels l’art musical s’engage sur des voies inusitées, propose des formes différentes, inaugure des époques où «rien ne sera plus comme avant». Après Sayyed Derwish en Egypte, la chanson arabe prit la tournure qu’on lui connaît encore aujourd’hui. Elle faussa compagnie au «dawr», au «quassid» et au «moachchah» anciens pour revêtir les moules et les structures plus dynamiques, plus concis du monologue et de la «taqtouquâ».

Ali Riahi fut, certes, un adepte de cette école dominante; il eut, cependant, la grande particularité, tout en se conformant à ses modèles , d’en «extraire» une chanson tunisienne spécifique, typique où influences orientales et influences locales convergeaient presque miraculeusement. Avant Ali Riahi la chanson tunisienne allait ou dans ce sens ou dans l’autre. Elle était ou complètement inspirée des modes orientaux (effet de l’expansion du disque égyptien dans les années 30-40) ou strictement rattachée aux «touboûs» tunisiens (dans le sillage du répertoire de la Rachidia naissante). Avec Ali Riahi, la synthèse était faite. Les deux sensibilités s’exprimaient dans une communion parfaite. On en est même venu à parler d’un «charqui» tunisien, du «rasd» et du «bayati» chantés à notre façon. «Fi dhaw el Koumaïra», par exemple, composée sur un «saba» pur terroir d’Égypte, mais qui avait des accents nôtres dans la voix de Sid’Ali. Ou encore «Ya chaghla bali» et «Yalli dhalemni», orientales de mélodie, prodigieusement tunisiennes d’expression.

Et «l’inverse» était aussi vrai. Des chansons, strictement tunisiennes au départ, se ponctuaient ou se concluaient de subtils «glissements» dans les «maqams charqis».
Ali Riahi fit de cette synthèse une école. C’est ce qui le distingua de ses illustres contemporains. Et c’est ce qui fait, à notre avis, qu’il marque beaucoup plus qu’eux les mémoires. C’est ce qui fait qu’il s’inscrit davantage dans l’histoire. Un centenaire de musicien ne se mérite et ne justifie qu’à ces conditions.

Jamais pareilles !

Sid’Ali eut surtout le génie de la composition. Ce n’était sans doute pas une voix exceptionnelle. Ce n’était pas, non plus, un musicien de formation. Il ignorait le solfège et ne savait jouer que du «târ». Mais il fut un créateur à nul autre pareil, doté d’un imaginaire et d’un savoir-faire par-delà toute limite. On lui compte aujourd’hui près de 500 chansons, identifiables à leur style, à leur atmosphère propre, ne ressemblant quasiment jamais les unes aux autres toutefois. Composer en si grand nombre et trouver toujours la mélodie originale, le motif à part, sont l’attribut des grands de la musique. Ils sont rares, très rares dans la chanson arabe. Chose édifiante : ils se reconnaissent toujours entre eux. Le regretté Ali Sriti nous racontait le voyage au Caire de Ali Riahi et la soirée qu’ils passèrent en compagnie de Mohamed Abdelwahab et de Farid Latrech : «Les deux n’arrêtaient pas de l’écouter et de lui commander des chansons de son répertoire, surpris, admiratifs à chaque fois. Jamais un artiste tunisien n’impressionna par  ses compositions personnelles des maîtres compositeurs de la dimension de Abdelwahab et de Farid!».

Souhaitons que tout cela soit bien mis en évidence lors des manifestations du centenaire. Pas toutes les 500 chansons (ce ne sera possible qu’à travers une compilation sur internet) mais toutes celles qui demeurent et toutes celles que l’on connaît plus ou moins. Le «rabâchage» seul de quelques succès d’écoute a déjà fait du mal aux centenaires de Jouini et de Jamoussi. Là, on sera sur la trace d’une icône, d’une figure emblématique de la chanson tunisienne. On part à la (re)découverte d’un monument !    Khaled TEBOURBI lapresse

 


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Pour plus d’information sur Ali Riahi

 

 


 

 

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Soirée en hommage à Ali Riahi, 30 mars 2012

Hommage au grand Artiste Tunisien  " Ali Riahi " avec la participation des artistes tunisiens : Adnane Chaouachi - Chahrazed Helal - Noureddine Béji - Mahrezia Touil - Hassen Dahmani - Rihab Sghaier - Sofienne Zaïdi - Asma Ben Ahmed - Raouf Maher - Marwa Griaa - Mohamed Dahleb - Anis Latif

 

Direction : Mohamed Laswed

Organisation : Ministère de la Culture .theatremunicipal-tunis.gov.tn

 


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____________________________________________La grande Oulaya chante Ali Riahi
 
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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 22:27

Jammoussi


 La grande Oulaya
 

Chafia Rochdi, la chanteuse de ma mère, 90 ans..

Thekra

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Manifs et contre-manifs sur la Chariâa: Qui est le peuple?

20-mars-2012.jpg

 

«La Chariâa est une revendication populaire» ! Ce sont là les propos de Sahbi Atig, président du groupe parlementaire d’Ennahdha, suite à la manifestation du vendredi, appelant à l’instauration de la Chariâa. Plusieurs milliers de personnes s’étaient alors rassemblées devant le siège de l’Assemblée constituante, estrades, chaises, micros et cheikhs élevés au rang de Star étaient au rendez-vous. Sur les réseaux sociaux, les pages islamistes dont celle de la Jeunesse d’Ennahdha mettent la pression, photo de profil à l’appui: «Oui à la Chariâa» et le discours qui va avec… toute cette effervescence avait touché certains responsables d’Ennahdha qui, sur la base de ces manifestations, concluront que la Chariâa doit être inscrite dans la Constitution, car il faut répondre à «la volonté du peuple». 


Un discours qui aurait pu tenir, si ce n’était les autres manifestations, dont celle qui fait la une des médias aujourd’hui, la manifestation du 20 mars, sur l’Avenue Habib Bourguiba à Tunis et dans toutes les grandes villes du pays, pour fêter l’indépendance, la liberté et, polémique du moment oblige, dire «Non à la Chariâa». Alors que manifs et contre-manifs se multiplient dans le pays… Qui est le peuple? 



Aujourd’hui sur l’Avenue Habib Bourguiba, à Tunis, devant le Théâtre municipal ou derrière les barbelés du ministère de l’Intérieur, il faisait bon revivre l’Histoire, d’un début de printemps, sous un soleil de plomb. L’avenue s’est drapée pour l’occasion des couleurs du drapeau national. Des milliers d’exemplaires du drapeau tunisien flottaient sur l’artère principale de la capitale. 


Des milliers oui, des dizaines de milliers, il faut en douter! La guerre des chiffres toujours… Sur sa page Facebook officielle, le Mouvement Kolna Tounes, mené par Emna Menif, se prend à rêver, 30 mille, 40 mille, voire même plus de 50 mille personnes présentes lors de la manifestation! Un 14 janvier bis, plus besoin de traficoter les photos, certains se plairont à gonfler les chiffres à leur convenance… 

 

Etaient-ils plus que les salafo-islamistes appelant à la Chariâa? Peut-on comparer avec la manifestation de l’UGTT? Car la question est là… plus le nombre est élevé, plus on se prend pour le peuple! Oui ils étaient des milliers à manifester aujourd’hui 20 mars 2012 à Tunis, pour un Etat civil, pour les libertés, contre l’inscription de la Chariâa dans la Constitution comme source législative… unique? principale? parmi d’autres? où se situe le peuple? 

Cette représentation d’une partie du peuple qui manifestait aujourd’hui à Tunis, à Sousse, à Sfax et ailleurs, a peur. Sur plusieurs pancartes, nous pouvons lire : «Non à l’iranisation de la Tunisie»… la Chariâa fait peur et il y a de quoi! Dans les pays où elle est appliquée, la liberté se fait rare, selon les interprétations de courants divers, selon les intérêts changeants des hommes et ce qu’ils disent être la volonté de Dieu, affirment plusieurs manifestants sur place, insistant sur le fait qu’ils sont musulmans et qu’ils n’accepteront pas que des «fanatiques» remettent en cause cette partie de leur identité, au nom d’un Islam obscur. 

Partant du Théâtre municipal, les manifestants chantent l’hymne national. Des pancartes cocasses : «Pourquoi réviser si on peut porter le niqab? », d’autres à la gloire d’Habib Bourguiba, le père de l’indépendance, un hommage qui ne sera pas du goût de tous, certains jugeant qu’il n’est pas de bon ton de brandir l’image du premier dictateur de la Tunisie moderne. 

Un peu plus loin, en se dirigeant vers le ministère de l’Intérieur, les militants de gauche et les communistes mettent l’ambiance. Un groupe du PCOT, fidèle à ses aspirations « révolutionnaires », scande : «Le peuple veut une nouvelle révolution», d’autres plus loin entonnent des chants de stade revisités, tournant en dérision le gouvernement actuel et, accessoirement, Rached Ghannouchi, chef du parti islamiste au pouvoir. Des «dégage» répétés font monter la température déjà élevée, devant le ministère: un arrière-goût de 14 janvier, les barbelés en plus, la violence policière en moins. Les policiers, en ce jour de fête, ont effectivement été exemplaires. Youssef, un manifestant sur place, drapeau à la main, nous montre de jeunes policiers souriants: «Regardez ceux-là, ils sont très jeunes, c’est la nouvelle génération de policiers, ils ne sont pas formés pour tabasser». 

Les forces de l’ordre, après les bavures de la manifestation de l’UGTT, avaient à cœur de se racheter une conduite. En distribuant des drapeaux aux manifestants, ils leur promettent de défendre la Patrie et le drapeau coûte que coûte. Mais certains restent sceptiques: «Moi je ne pardonne pas et je n’oublie pas», lance un autre manifestant. 

 

 

Des personnalités politiques étaient également présentes lors de ce grand rendez-vous, PDP, Ettajdid, mouvements citoyens tels que Kolna Tounes ou encore Doustourna, avec son leader, Jaouhar Ben Mbarek, différents mouvements féministes également, appelant à l’égalité entre les sexes. 

Politique politicienne oblige, nous nous attardons avec des militants et responsables des partis politiques. Le grand parti dit centriste semble se profiler à l’horizon. Les discours ont changé, le processus est relancé, les négociations sont en bonne voie pour un aboutissement final prévu début avril.

L’optimisme est de rigueur et les différends se sont estompés. Youssef, le jeune manifestant cité plus haut, ne cache pas pour autant sa déception: «Le problème est que ce type de manifestations, de même que les PDP, Ettajdid et alliés, ne touchent pas toutes les couches sociales, ni toutes les franges de la société, il suffit de voir, il n’y a quasiment pas de femmes voilées, pourtant elles devraient être là, avec nous, pour défendre leurs droits». 

 

Et Youssef d’ajouter sur un autre plan: «Il y a des gens autour de moi qui rêveraient de revivre l’époque de Ben Ali, car ils ont peur de quelques barbus… je préfère encore discuter avec ces barbus dont certains sont certainement plus démocrates que ces personnes qui ne voient pas plus loin que leurs petits intérêts! Quant aux Tunisiens qui vivent à l’étranger et qui, par leurs discours, font croire que la Tunisie est devenue l’Afghanistan, ils ne servent à rien d’autre que donner une image biaisée à des touristes ou investisseurs potentiels. 

Aujourd’hui nous sommes là, en Tunisie, nous nous battons quotidiennement pour garantir nos droits, et nous sommes optimistes, car nous ne laisserons pas faire, mais que ceux qui ne font que se plaindre et amplifier certains événements comme étant généralisés se taisent, car ils desservent notre cause». 



 

Petite ombre au tableau et comme pour le 14 janvier, aucune décoration ou cérémonie n’ont été organisées pour fêter l’occasion, à part celle, guindée et en petit comité, au Palais de Carthage. La veille, Hamadi Jebali tiendra un discours raisonnable, tourné vers les Tunisiens dans leur ensemble. Il affirmera que la Constitution doit être celle de tous les citoyens tunisiens et non celle d’une partie au détriment de l’autre. Il déclarera, en substance, que la majorité ne doit pas être grisée par une victoire électorale et doit prendre ses responsabilités, en tendant la main à l’opposition, en assurant au peuple tunisien une Constitution pour tous. 

Sahbi Atig, quant à lui, a affirmé, après la démonstration de force des islamistes au Bardo, que ces manifestants-là étaient le peuple et qu’ils appelaient à l’application de la Chariâa. Mais qui sont alors les manifestants du 20 mars qui appellent à un Etat civil à travers toute la Tunisie? Des «zéros virgule», dirait «diplomatiquement» notre chef de la diplomatie, gendre de Ghannouchi. 

La guerre des chiffres toujours… mais toujours est-il que la Constitution doit englober approximativement 11 millions de Tunisiens, sans discrimination… le seul nombre par lequel il est possible de parler de «peuple» !

Monia Ben Hamadi  businessnews

 

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C'était il y a une semaine lorsque le député islamiste, Sahbi Atig prétendait que  «La Chariâa est une revendication populaire» ! (Vidéo 3`52``)

 
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