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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 04:22

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 03:26

La police disperse une manifestation de chiites à Manama

 

La police bahreïnie a dispersé, hier, à coups de gaz lacrymogène, des dizaines de manifestants chiites qui ont tenté de se regrouper à Manama pour demander la libération de figures de l’opposition.    

 

Les manifestants, venus par petits groupes de ruelles latérales, ont été empêchés de converger vers une artère principale où ils devaient défiler. Certains portent des banderoles revendiquant la liberté des prisonniers et une justice indépendante. Le ministère de l’Intérieur a indiqué, dans un communiqué, que cette manifestation est interdite et que tous ceux qui y participeraient enfreindraient la loi. Les protestataires entendent manifester contre le verdict d’une cour d’appel qui a confirmé, mardi dernier, de lourdes peines pour 13 opposants ayant joué un rôle de premier plan dans le soulèvement de 2011, dirigé par les chiites, majoritaires dans le pays, contre la monarchie sunnite.

 

Sept des opposants, dont le militant des droits de l’homme Abdel Hadi Al Khawaja, ont été condamnés à la perpétuité. Les Etats-Unis, la France et l’ONU ont critiqué ce verdict. Cinq mouvements d’opposition bahreïnis, dont le Wefaq, ont appelé pour leur part à «la libération immédiate des prisonniers» qu’ils ont qualifiés de «détenus d’opinion».  Des manifestations sporadiques, notamment dans des villages chiites, se sont multipliées après la répression meurtrière menée de mi-février à la mi-mars 2011, qui avait mis fin aux manifestations menées par les chiites à Manama. elwatan

 

 

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Treize opposants écopent de lourdes peines de prison


Le procureur général Wael Bu Alai tient une conférence de presse à Manama, capitale de Bahreïn, le 4 septembre 2012

Le procureur général Wael Bu Alai tient une conférence de presse à Manama, capitale de Bahreïn, le 4 septembre 2012 (AFP)

 

Une cour d'appel de Bahreïn a confirmé mardi de lourdes peines pour 13 opposants ayant joué un rôle de premier plan dans le soulèvement de 2011, un verdict renforçant la détermination de l'opposition à durcir la contestation.

 

Peu après l'annonce du verdict, des dizaines de jeunes gens ont mis le feu à des pneus à l'entrée de plusieurs villages chiites des environs de Manama en signe de protestation, ont indiqué des témoins.

 

Le tribunal a confirmé la prison à perpétuité pour sept opposants, tous chiites, reconnus coupables de "conspiration pour renverser le gouvernement", et pour certains "d'espionnage".

 

Parmi eux figure le militant des droits de l'Homme Abdel Hadi al-Khawaja, qui possède également la nationalité danoise et qui a mené jusqu'en mai une grève de la faim de 110 jours.

 

Le tribunal a également confirmé les peines allant de cinq à quinze ans de prison pour cinq autres opposants.

 

Les 13 militants, détenus depuis un an et demi, n'ont pas comparu devant la cour, selon des avocats de la Défense. Les forces de sécurité étaient déployées en force autour du tribunal pour empêcher toute manifestation.

 

Les 13 hommes ont le droit de faire appel auprès de la Cour suprême.

 

Sur son compte Twitter, le chef du puissant parti d'opposition chiite Al-Wefaq, cheikh Ali Salmane, a affirmé que la décision du tribunal "ne fera que renforcer la détermination du peuple à poursuivre son soulèvement jusqu'au bout".

 

"Tant que nos frères seront détenus, la crise se poursuivra", a-t-il ajouté, appelant à la libération inconditionnelle des chefs de l'opposition.

 

"Dictature"

Les partis d'opposition dont le Wefaq ont également publié un communiqué commun dénonçant "la dictature" à Bahreïn où l'impasse politique semble totale, la dynastie sunnite refusant toute concession sur le fond.

 

Amnesty International, dont un observateur a assisté au procès, a déploré une décision "scandaleuse", appelant les autorités à "libérer immédiatement et sans condition" les treize opposants.

 

"La décision de la cour porte un nouveau coup à la justice et montre une fois de plus que les autorités bahreïnies ne sont pas engagées sur la voie de la réforme, mais plutôt dans une logique vindicative", a affirmé Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe de l'organisation pour le Proche-Orient et l'Afrique du nord.

 

Le premier procès des opposants s'était déroulé en avril 2011 un mois après des manifestations de protestations de chiites, majoritaires à Bahreïn, qui demandent toujours une véritable monarchie constitutionnelle dans ce petit royaume du Golfe dirigé par une dynastie sunnite.

 

Parmi les personnes condamnées à la perpétuité figurent Hassan Mashaimaa, le chef du mouvement de l'opposition chiite Haq, Abdelwahab Hussein, chef du mouvement islamique chiite Wafa, et un autre militant membre du Haq, Abdeljalil al-Singace, qui souffre d'une paralysie des jambes.

 

Ibrahim Chérif, le chef sunnite du groupe Waëd, une formation de la gauche laïque, qui avait joué un rôle de premier plan dans le mouvement de protestation, est pour sa part condamné à cinq ans de prison.

 

Les treize militants, ainsi que huit autres opposants dont sept jugés par contumace, avaient été condamnés en juin 2011 par le tribunal d'exception pour complot contre le régime.

Le 30 avril 2012, la Cour de cassation a ordonné un nouveau procès en appel.

 

Les sept personnes jugées par contumace n'ont pas le droit de faire appel alors qu'un opposant condamné à deux ans de prison a été libéré après avoir vu sa peine réduite à six mois.

 

Le verdict de la cour d'appel intervient alors que la condamnation le 16 août d'un autre militant des droits de l'Homme, Nabil Rajab, à trois de prison ferme a déjà suscité des critiques des organisations de défense des droits de l'Homme et de pays occidentaux à l'égard du pouvoir bahreïni.

 

M. Rajab, qui dirige le "Bahrain Centre for Human Rights", était jugé pour sa participation à des manifestations non autorisées. liberation

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 06:50

Depuis la révolte de la population de Bahreïn le 14 février 2011, pas un jour ne se passe sans manifestation contre le régime, qui conserve le soutien de l’Occident – entre autres par des livraisons d’armes. Activiste des Droits de l’homme, Maryam al-Khawaja reste cependant optimiste. Entretien.

En février 2011, Maryam al-Khawaja était fortement engagée dans l’insurrection populaire à Bahreïn. Entre-temps à la tête de Bahreïn Center for Human Rights (BCHR), elle est interdite de retour chez elle et effectue un périple pour dénoncer le silence de l’Occident sur les atteintes aux Droits de l’homme dans son pays. Maryam al-Khawaja a témoigné devant les Nations Unies, le Congrès américain et le Parlement européen.

 

Les médias ne parlent pas de Bahreïn. La révolte y est-elle aussi importante que celles d’Égypte et de Tunisie  ?

 

Maryam al-Khawaja. Bahreïn a connu les plus grands mouvements de protestation du Printemps arabe. D’après des sources de l’opposition, une des manifestations a rassemblé 400 000 personnes, sur une population de 600 000 à 700 000 habitants, hors travailleurs migrants. Ce qui veut dire que, à l’échelle de la population égyptienne, cela correspond à 40 millions de manifestants…

 

Pourquoi les gens sont-ils descendus dans la rue  ?

 

Maryam al-Khawaja. Le roi de Bahreïn avait promis en 2001 une monarchie constitutionnelle, un vrai Parlement et une Constitution approuvée par le peuple et le gouvernement. Or, en 2002, il a créé une Constitution unilatérale confirmant son règne et instaurant un Parlement sans aucun pouvoir législatif. En 2011, encouragée par les révoltes arabes, la population a pu ouvertement exiger une nouvelle Constitution, réellement représentative cette fois, un vrai Parlement, la liberté et le respect des Droits de l’homme. Cette dernière exigence était plus que légitime vu que, depuis 2007, la torture a de nouveau été pratiquée à Bahreïn, tout comme les arrestations totalement arbitraires. Après août 2010, diverses expéditions punitives ont eu lieu, lors desquelles environ 500 personnes ont été arrêtées. Cet événement a été un des déclencheurs les plus importants de la rébellion. Lorsque, dans la rue, la police antiémeutes et l’armée ont commencé à tirer sur les gens, l’exigence d’une nouvelle Constitution s’est muée en lutte contre le régime afin de le renverser.

 

Vous décrivez la révolution à Bahreïn comme prodémocratique, or nombre d’observateurs parlent d’une révolte chiite contre une monarchie sunnite…

 

Maryam al-Khawaja. C’est effectivement ainsi que le présente le gouvernement. C’est l’éternel « diviser pour régner ». Diviser le peuple pour le détourner du constat qu’il n’a qu’un seul ennemi commun : le gouvernement. Depuis le début des protestations, autant de chiites que de sunnites ont été arrêtés. Au début de la révolution, le premier prisonnier politique a été un sunnite. Il y a également des chiites qui continuent à soutenir le gouvernement qui, grâce entre autres à ce soutien, reste confortablement en place. Et des sunnites qui ont été arrêtés ont été torturés à cause de leur opposition au gouvernement.

 

Les alliés du gouvernement sont devenus particulièrement sectaires. Voyez les réseaux sociaux : les remarques les plus fanatiques proviennent des partisans du régime. Les insurgés, eux, rejettent en masse le sectarisme. C’est un bon signe, même si nous ne savons pas combien de temps cela va encore durer.

 

Un des aspects les plus choquants de la répression a été les agressions policières à l’encontre des médecins. Ceux qui soignaient des manifestants blessés ont été arrêtés et poursuivis.

 

Maryam al-Khawaja. Ils ont finalement été libérés sous la pression de la communauté internationale. Mais la procédure judiciaire est toujours en cours. Le gouvernement les poursuit parce qu’ils ont été témoins de crimes du régime. Les médecins ont assisté aux assassinats, ils sont bien informés sur la situation. Le 17 février, suite à une attaque contre des manifestants, le gouvernement leur a même interdit de passer avec leurs ambulances sur la place de la Perle (la place du centre de la capitale Manamah devenue le symbole de la résistance, NdlR). Les médecins ont été très choqués que le gouvernement les surveille aider les blessés et évacuer les morts. Les médecins ont alors également manifesté pour exiger la démission du ministre de la Santé. Le problème est qu’à Bahreïn il n’est pas question d’un système judiciaire indépendant : les juges sont nommés et payés par le roi. Tout le régime est basé sur les décisions d’une infime minorité.

 

Bahreïn semble avoir complètement disparu des préoccupations occidentales.

 

Maryam al-Khawaja. Pourtant, les assassinats se poursuivent. Depuis le 14 janvier, pas un seul jour ne se passe sans manifestation. Les médias occidentaux ont simplement décidé de ne plus les couvrir. Pour pas mal de gens, il est important que la révolution échoue. L’intérêt géopolitique de ce pays et de l’Arabie saoudite joue là un rôle très important. Ce qui explique le silence des médias et de la communauté internationale sur ce qui s’y déroule réellement. Même le rapport de la Commission d’enquête indépendante de Bahreïn — dites : commission d’enquête de la royauté — admet que des crimes sont commis. Et ces crimes sont entre autres perpétrés par l’usage systématique de la torture et de la violence envers les manifestants. Dans un monde juste, ce devrait être au roi de s’insurger contre ces crimes.

 

Vous avez rencontré la ministre américaine des Affaires étrangères Hillary Clinton pour lui demander de condamner fermement la répression à Bahreïn. Quelle a été sa réponse  ?

 

Maryam al-Khawaja. Je lui ai également demandé de mettre un terme aux livraisons d’armes à Bahreïn. Je n’ai pas vraiment reçu de réponse. Elle m’a juste dit : « Merci d’être venue » et « je vous comprends. » Mais tant les États-Unis que la France continuent à approvisionner le Bahreïn en armes. Le Parlement européen a appelé à mettre un terme à ces livraisons, mais les gouvernements concernés ne s’en sont pas souciés. Le Congrès américain a bloqué un contrat d’armement de 53 millions de dollars avec Bahreïn. Le gouvernement Obama a alors scindé celui-ci en contrats plus petits, de moins d’un million, sur lesquels le Congrès n’a rien à dire. Tout peut donc se dérouler sans encombres. C’est vraiment lamentable de la part d’un pays qui prétend défendre la démocratie et les Droits de l’homme…

 

Les gouvernements occidentaux critiquent la Russie parce qu’elle livre des armes à la Syrie, mais ils font exactement pareil avec Bahreïn. C’est deux poids deux mesures.

 

Les États-Unis affirment qu’ils soutiennent le Conseil de coopération du Golfe (CCG, organisation régionale regroupant six pays) et le gouvernement de Bahreïn afin d’enrayer l’influence de l’Iran dans la région...

 

Maryam al-Khawaja. Il ressort d’innombrables rapports du gouvernement de Bahreïn que l’Iran n’a rien à voir avec les manifestations. Mais, vu les conséquences de la politique menée par l’Occident, le peuple pourrait bien aller demander l’aide de l’Iran, parce qu’il ne voit plus d’autre issue. L’Occident récolte donc exactement le contraire de son objectif. Il affirme vouloir restreindre l’influence de l’Iran, mais, par sa politique, il précipite la population de Bahreïn dans les bras iraniens.

 

Qu’en est-il des pays européens  ?

 

Maryam al-Khawaja. L’Europe n’entreprendra rien qui puisse aller à l’encontre des intérêts des États-Unis. Dans la plupart des endroits, il nous a été signifié que ce sont les États-Unis qui mènent la danse et que l’Europe ne veut pas s’en mêler. C’est particulièrement décevant.

 

L’Occident n’évoque pas non plus les troupes saoudiennes stationnées sur le territoire de Bahreïn.

 

Maryam al-Khawaja. Il s’agit des troupes du CCG, une union politico-économique des monarchies arabes du Golfe. La plupart des troupes proviennent en effet d’Arabie saoudite, mais aussi du Qatar et des Émirats arabes unis. Aux dires d’Hillary Clinton, les États-Unis soutiennent leur présence. Le silence est ainsi imposé à la communauté internationale.

 

Pourquoi le gouvernement saoudien s’oppose-t-il à la révolution au Bahreïn  ?

 

Maryam al-Khawaja. La plupart des monarchies du Golfe partent du principe que, si le Bahreïn tombe, les autres monarchies suivront. Elles craignent un effet domino. L’Arabie saoudite sait aussi que, si un régime démocratique vient au pouvoir à Bahreïn, celui-ci ne sera certainement pas son allié et qu’elle perdrait un ami dans la région.

 

Quels sont intérêts de l’Occident à Bahreïn  ?

 

Maryam al-Khawaja. L’Occident a des intérêts dans tous les CCG et particulièrement en Arabie saoudite à cause du pétrole. Les États membres du CCG sont aussi leurs meilleurs clients en matière d’armement. Comme je l’ai déjà évoqué, l’Occident poursuit ses ventes d’armes à Bahreïn. La Cinquième flotte américaine y a également sa base. Les intérêts occidentaux sont donc importants.

 

Un régime démocratique serait-il par définition moins pro-occidental et pro-Saoudien  ?

 

Maryam al-Khawaja. Il ne resterait certainement pas un allié des Saoudiens puisqu’il existe de longue date des problèmes entre les habitants de Bahreïn et le gouvernement saoudien. Les habitants savent ce que le peuple saoudien doit subir de son propre gouvernement et que le gouvernement saoudien porte nombre d’atteintes aux Droits de l’homme.

 

Mais un régime démocratique ne serait pas nécessairement moins pro-occidental. La population n’a jamais considéré la présence de la Cinquième flotte des États-Unis comme un problème. Ce qu’elle veut, c’est arracher au gouvernement ses droits de base. Mais, vu la politique actuellement menée par l’Occident, la population de Bahreïn s’oriente de moins en moins vers celui-ci. Le fait que la famille royale de Bahreïn ne doive pas payer la moindre conséquence des permanentes violations des Droits de l’homme rend en quelque sorte l’Occident complice de ce qui se joue. Surtout parce qu’il poursuit ses livraisons d’armes. Si cela continue ainsi, nous nous retrouverons dans une situation où les gens affirmeront fermement que, lorsqu’ils seront au pouvoir, la Cinquième flotte devra déguerpir.

 

À part mettre un terme aux livraisons d’armes, que peut faire l’Occident  ?

 

Maryam al-Khawaja. Réagir diplomatiquement. Nous n’avons encore à aucun moment entendu de déclaration d’indignation lorsque nous avons dénoncé les violations des Droits de l’homme à Bahreïn. Cette indignation devrait pourtant être le strict minimum. Une autre étape serait de convoquer le Conseil des Droits de l’homme des Nations Unies. Cela a eu lieu pour les autres pays du Printemps arabe, mais pas pour Bahreïn.

 

Vu le manque de soutien international, n’êtes-vous pas gagnée par le pessimisme quant à l’avenir du mouvement  ?

 

Maryam al-Khawaja. Les gens ont osé descendre dans la rue pour exiger le changement et la démocratie. C’est une première victoire qui, en soi, mérite d’être fêtée. Et la population est extrêmement déterminée  ; le changement à Bahreïn est donc inéluctable. La seule question est quand.  michelcollon.info

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 07:00

 

 

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Manifestations et sécurité renforcée pour le GP de Bahreïn


Avant l'aube, de nombreux villages chiites ont connu de violents heurts entre manifestants et policiers, avec le début de "trois jours de colère" coïncidant avec ceux de la course, à la suite des appels lancés par un mouvement d'opposants baptisé les "Jeunes du 14 février". (c) Afp

Avant l'aube, de nombreux villages chiites ont connu de violents heurts entre manifestants et policiers, avec le début de "trois jours de colère" coïncidant avec ceux de la course, à la suite des appels lancés par un mouvement d'opposants baptisé les "Jeunes du 14 février". (c) Afp


La contestation menée par des opposants chiites au Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn a pris une tournure plus violente à la veille des essais devant débuter vendredi dans un contexte de sécurité renforcée.

Des mécaniciens de l'écurie indienne Force India qui regagnaient leur hôtel mercredi soir de retour du circuit ont été pris dans un affrontement. Un cocktail Molotov a explosé devant leur voiture mais aucun des occupants n'a été blessé.

Un porte-parole de Force India a confirmé l'incident. Il a précisé qu'un des membres de l'écurie qui n'était pas impliqué dans l'incident ainsi qu'un sous-traitant avaient décidé de quitter Bahreïn pour cette raison.

Un calme apparent régnait cependant jeudi autour du circuit de Sakhir, au sud de Manama, où le pilote espagnol Pedro de la Rosa (HRT), président de l'Association des pilotes de Grand Prix (GPDA), a déclaré ne pas être inquiet.

"Nous ne connaissons pas assez bien la situation ici à Bahreïn pour avoir une opinion et nous faisons confiance aux gens qui se sont renseignés, c'est-à-dire la FIA", a-t-il affirmé, expliquant n'avoir pas cherché de détails: "Les pilotes font confiance aux gens qui l'ont fait".

"Nous sommes des sportifs et notre objectif est d'être bons sur la piste, point final", a ajouté de la Rosa.

Avant l'aube, de nombreux villages chiites ont connu de violents heurts entre manifestants et policiers, avec le début de "trois jours de colère" coïncidant avec ceux de la course, à la suite des appels lancés par un mouvement d'opposants baptisé les "Jeunes du 14 février".

L'année dernière, la course avait été annulée en raison de la contestation, qui a secoué le petit royaume du Golfe de la mi-février à la mi-mars, dont la répression avait fait 35 morts selon une commission indépendante.

Les manifestations ayant repris en juin, après la levée de l'état d'urgence, les "Jeunes du 14 février" ont réclamé une nouvelle annulation du Grand Prix, même si le Wefaq, principal mouvement de l'opposition chiite, n'a pour sa part jamais été si clair.

Les organisations de défense des droits de l'Homme ont également critiqué la tenue de la course en pleine crise politique.

Les mesures de sécurité ont été renforcées, et le gouvernement a interdit jeudi au Wefaq de manifester dans le centre de Manama. Les autorités ont en outre refusé des visas à des journalistes et des photographes d'agence de presse internationales, dont l'AFP, pour couvrir la course.

Selon des témoins, des centaines de manifestants se sont rassemblés jeudi matin à l'entrée de villages chiites, scandant "le peuple veut le chute du régime".

Les forces de l'ordre ont utilisé des bombes lacrymogènes et des bombes assourdissantes pour les disperser. Les manifestants ont répliqué par des jets de cocktails Molotov, ont ajouté les témoins. Selon l'un d'eux, la police a aussi utilisé des cartouches de chevrotine, faisant de nombreux blessés.

"Le Grand Prix est perçu comme lié aux figures du régime et comme un événement qui ne profite pas aux gens ordinaires", a analysé l'opposant Nabil Rajab. Il a dit craindre une escalade de la violence avec la participation de groupes de jeunes qui ne sont pas encadrés politiquement et qui ne demandent aucune autorisation aux autorités pour défiler.

Pour l'économiste bahreïni Jassim Hussein, qui a démissionné du Wefaq l'an dernier, les manifestations n'ont rien à voir avec le Grand Prix: "Il y a eu des manifestations avant l'événement, il y en aura pendant et après, mais il n'y a aucune connexion".

L'influent chef radical chiite irakien Moqtada Sadr a pour sa part appelé "les sportifs honnêtes à ne pas participer à cette course (...) et à soutenir le peuple bahreïni dans son rejet de le tenue de cette épreuve".

Le débat se poursuivait sur les murs: les organisateurs ont accroché des milliers d'affiches proclamant: "Bahreïn, une seule nation (le GP) une seule célébration", tandis que les ont peint: "Non à la Formule 1 du sang" ou "Nous demandons la liberté, non la Formule 1".

Bahreïn est la seule monarchie du Golfe où les chiites sont majoritaires. La répression du mouvement de contestation de février à mars 2011 avait fait 35 morts, dont cinq sous la torture, selon une commission d'enquête indépendante. tempsreel.nouvelobs

 

 

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Un Grand Prix sous haute tension

 

A la veille du début des essais libres du Grand Prix de Bahreïn, les incidents se sont poursuivis jeudi. Des membres du personnel de Force India auraient demandé à quitter le pays après les heurts survenus la veille au soir et dans lesquels plusieurs mécaniciens de l'écurie indienne se sont retrouvés. Mais, pour l'heure, la F1 a choisi de courir malgré tout...

L'incertitude règne toujours à Bahreïn à la veille du début du Grand Prix, plus d'un an après l'annulation de l'édition 2011 qui aurait dû ouvrir le championnat du monde. Toute la journée de jeudi, les informations se sont succédées concernant des manifestations se tenant dans les faubourgs de la capitale, Manama. Mercredi soir, des mécaniciens de l'écurie indienne Force India se sont retrouvés au coeur de troubles sur une route reliant Manama au circuit de Sakhir

Un cocktail molotov aurait explosé à proximité de leur véhicule. Le communiqué officiel, rédigé ce jeudi par l'organisation, évoque "un incident isolé impliquant une poignée de participants à une manifestation illégale qui ont fait preuve de violence envers la police". Dans la foulée, deux membres de l'équipe ont demandé à quitter le pays. Ils pourraient être imités par d'autres employés de l'équipe où évoluent le Britannique Paul di Resta et l'Allemand Nico Hulkenberg. 


Vers le boycott de partenaires ?

Plusieurs groupes ont annoncé ce jeudi qu'ils n'inviteraient pas de clients et partenaires ce week-end. Shell, sponsor historique de l'équipe Ferrari, et Vodafone, sponsor titre de l'écurie McLaren, figurent parmi ces entreprises renonçant aux traditionnelles opérations de relations publiques se déroulant dans les salons des circuits de F1. Selon les dernières informations, UBS, sponsor même de la Formule 1, renoncerait également à inviter des clients. Les essais libres sont toujours prévus vendredi à 9 heures, heure française.

Déjà, une écurie de Porsche Supercup, une discipline disputée en lever de rideau, a choisi de se retirer, invoquant des raisons de sécurité. 

Sur place, les forces de l'ordre s'échinent à éloigner les manifestants du circuit de Sakhir, situé à 30 kilomètres du centre-ville, comme des hôtels de luxe de la région. La nuit de mercredi à jeudi a été agitée avec notamment une manifestation dans le village de Saanabis, situé au nord-ouest de Manama. Dans un communiqué, le ministère de l'Information a révélé que de " nombreux émeutiers et vandales ont été arrêtés pour participation à des rassemblements interdits, blocage de routes, mise en danger de la vie d'autrui."  Aucun chiffre n'a toutefois été transmis.


Des enjeux financiers colossaux

Et la F1 dans tout ça ? Bernie Ecclestone a promis que la course aurait lieu, répétant qu'il avait entièrement confiance dans les autorités locales. Les pilotes sont arrivés au compte-goutte de Shanghai, effectuant pour la plupart une escale à Abu Dhabi. Les consignes sont claires. Hors de question d'attiser la polémique. C'est donc motus et bouche cousue qui prévaut.

La conférence de presse tenue ce jeudi a toutefois contraint certains à s'exprimer. "On ne peut pas ignorer la situation ", a reconnu Romain Grosjean quand Kovalainen ou Hamilton ont affirmé s'être "préparés comme d'habitude ". Massa a déclaré être "venu ici pour le sport. C'est la meilleure chose à faire" alors que Schumacher ou Button ont éludé la question. Il faut dire que les organisateurs jouent gros. Outre les pressions politiques - l'organisation d'un Grand Prix mondialement diffusé serait une publicité conséquente pour un régime secoué depuis plus d'un an par l'opposition -, l'enjeu économique est immense. 

L'an passé, le Sakhir International Circuit s'était échiné à tenter de trouver une nouvelle date, évoquant même un Grand Prix en novembre, prolongeant sensiblement la saison. S'ils avaient fini par jeter l'éponge, Bernie Ecclestone n'avait lui pas renoncé à son chèque perçu en cas d'annulation : 40 millions de dollars ! Or, selon les estimations, le Grand Prix 2010 remporté par Fernando Alonso aurait rapporté près d'un milliard de dollars, 100 000 visiteurs s'étant pressés dans ce petit royaume du Golfe Persique qui ne compte qu'un peu plus d'un million d'habitants ! Alléchant, trop pour renoncer ? Jeudi soir, le doute était encore permis, les sponsors hésitant encore à s'afficher sur un événement qui pourrait devenir pour eux une véritable contre-publicité. sports.fr

 

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Débat  autour du Grand Prix et de sa portée politique au Bahrien (BBC)

 
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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 04:29

 

 

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Grande manifestation pour la démocratie à Bahreïn


Grande manifestation pour la démocratie à Bahreïn

 

Bahreïn a été le théâtre, vendredi, d'une grande manifestation pour la démocratie, la plus importante selon des témoins depuis le début du mouvement en faveur de réformes politiques il y a un an.

A l'appel du cheikh Issa Kassim, un dignitaire religieux chiite, des dizaines de milliers de personnes ont défilé sur le principal axe routier menant à Manama, la capitale de ce royaume majoritairement peuplé de chiites mais gouverné par une dynastie sunnite proche du voisin saoudien.


Selon un site internet relayant en direct les images du défilé, des protestataires arboraient des banderoles dénonçant la "dictature" et réclamant la libération des personnes détenues.

"Nous sommes ici pour défendre nos justes revendications sur lesquelles nous ne pouvons pas transiger et pour lesquelles nous sommes prêts à nous sacrifier", a lancé le cheikh avant la marche lors de son prêche hebdomadaire dans la localité chiite de Diraz.


"Il s'agit de la plus grande manifestation de l'année qui vient de s'écouler. Je dirais qu'il pourrait y avoir plus de 100.000 personnes", a estimé un photographe de Reuters.

Selon des militants, des policiers en tenue antiémeute ont bloqué la route menant à la capitale et fait usage de grenades lacrymogènes. Le ministère de l'Intérieur a affirmé que des manifestants avaient lancé des pierres sur les forces de l'ordre.


Les heurts ont duré plus d'une heure. Des opposants ont également fait état d'affrontements dans le quartier de Makharka et dans le village d'Eker, au sud-est de Manama.

Mais le gros du défilé s'est dispersé dans le calme et les dizaines de milliers de manifestants sont rentrés chez eux.

 

Le gouvernement bahreïni, invité par ses alliés occidentaux à "lâcher du lest" en autorisant des manifestations pacifiques, a donné son accord à plus de protestations de l'opposition ces derniers mois.

Vendredi, le palais s'est ainsi réjoui de l'existence d'une petite manifestation réunissant quelques centaines de partisans du gouvernement, signe, selon lui, de maturité politique et "modèle de comportement démocratique".

 

La famille régnante bahreïnie a écrasé les premières manifestations prodémocratiques de février 2011 en faisant appel à des contingents saoudien et émirati. Le gouvernement a également accusé l'Iran chiite, grand rival de l'Arabie saoudite dans le Golfe, de fomenter l'agitation.

Bahreïn abrite le port d'attache de la Ve flotte américaine du Golfe.

source lexpress

 

 

 

 

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Bahreïn et le Bélarus  ont rejoint la liste RSF des pays entravant la liberté d'information en ligne.

 

Deux pays se sont ajoutés à la liste des pays qualifiés "d'ennemis d'internet" par Reporters sans frontières (RSF), en l’occurrence Bahreïn et le Bélarus. Cette liste annuelle a été mise en ligne lundi par RSF, qui souligne que "les changements apportés à cette liste reflètent les récentes évolutions de la liberté d'information en ligne".

Lundi est par ailleurs la Journée mondiale contre la cybercensure. A cette occasion, Google et RSF doivent décerner le prix Reporters sans frontières du Net-Citoyen qui avait été attribué en 2011 à Astrubal, cofondateur du blog tunisien Nawaat.

Les pays qui censurent l'Internet

Bahreïn et le Bélarus rejoignent l'Arabie Saoudite, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l'Iran, l'Ouzbékistan, la Syrie, le Turkménistan et le Vietnam, des pays qui "conjuguent souvent problème d'accès, filtrage sévère, traque des cyberdissidents et propagande en ligne", souligne RSF. "Les net-citoyens ont été, en 2011, au coeur des changements politiques qui ont affecté le monde arabe. Ils ont tenté, aux côtés de journalistes, de tenir la censure en échec mais en ont, en contrepartie, payé le prix fort", ajoute RSF.

Pour l'organisation de défense de la liberté de la presse, "2011 restera comme une année d'une violence sans précédent contre les net-citoyens. Cinq d'entre eux ont été tués alors qu'ils étaient engagés dans une mission d'information. Près de 200 arrestations de blogueurs et de net-citoyens ont été répertoriées en 2011, soit une hausse de 30 % par rapport à l'année précédente".

En Syrie, "plus de 120 net-citoyens sont emprisonnés à ce jour", déplore l'organisation pour qui "la violence aveugle" dans ce pays risque d'alourdir encore le bilan.

Les pays "sous surveillance"

"Entre surveillance et filtrage", la brèche est ténue pour les net-citoyens, souligne RSF. Mais parallèlement à la violence exercée dans les dictatures, "des pays dits démocratiques continuent à céder aux tentations sécuritaires ou à prendre des mesures disproportionnées pour protéger le droit d'auteur". "La pression s'accroît sur les intermédiaires techniques, encouragés dans certains pays à jouer un rôle de police du Net. Des sociétés de surveillance deviennent les nouveaux mercenaires d'une véritable course à l'armement en ligne", selon RSF.

Parmi les pays sous surveillance, la Thaïlande est "aux portes des ennemis d'internet", avec le risque de poursuite d'une politique de surenchère du filtrage et de condamnations de net-citoyens au nom du crime de lèse-majesté. Figurent dans la liste "sous surveillance", l'Australie, la Corée du Sud, Les Emirats arabes unis, l'Egypte, l'Erythrée, la France (depuis 2011), l'Inde, le Kazakhstan, la Malaisie, la Russie, le Sri Lanka, la Thaïlande, la Tunisie et la Turquie.

Le Venezuela et la Libye ont en revanche quitté cette liste.

source europe1


 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 04:07

Tout va bien à Bahreïn


Ecclestone : Tout va bien à Bahreïn

Bernie et la méthode Coué...



La situation est toujours aussi préoccupante à Bahreïn, mais comme à son habitude, Bernie Ecclestone fait mine de ne rien savoir.

"Le seul message que j’ai reçu, c’est que de jeunes gens ont des problèmes avec la police," déclare Bernie Ecclestone dans les colonnes du Telegraph."Nous prévoyons d’aller là-bas. Les gens à Bahreïn sont convaincus que la course va bien se dérouler dans deux mois."

 

Les équipes de F1 vont-elles par leur présence à Bahreïn cautionner la répression du pouvoir en place ? "Les équipes ne sont pas du tout inquiètes. Elles sont heureuses d’aller là-bas, car il n’y aura pas le moindre problème. L’année passée, la décision de ne pas y aller était plus facile à prendre, mais cela a beaucoup changé depuis lors. Nous n’avons jamais fait de politique, toutes nos décisions sont prises en donnant la priorité à la sécurité." poursuit Ecclestone.

 

"C’est un fait qu’il y a eu de petites émeutes à Bahreïn, mais ce n’est en rien comparable à ce qu’il s’est passé lors des émeutes à Londres l’été passé," affirme un responsable du circuit de Bahreïn sous le couvert de l’anonymat. "Lorsque les pilotes et les équipes seront sur le circuit, ils seront totalement en sécurité. Vous pouvez en être assurés."

 

Selon l’AFP qui relaye un rapport d’Amnesty International, ces "légères émeutes" ont fait 55 morts depuis février 2011.

par D. Thys 

source motorsport

 

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Après un an, le respect de l'obligation de rendre des comptes reste une aspiration lointaine


Bahrein : gaz lacrymogène contre manifestants ©AFP/Getty Images

Bahrein : gaz lacrymogène contre manifestants ©AFP/Getty Images


Le gouvernement risque de ne pas respecter le délai qu’il s’était imposé lui-même, à savoir fin février, pour mettre en œuvre les recommandations de la Commission d’enquête indépendante de Bahreïn.

 

Amnesty International a appelé à libérer tous les prisonniers condamnés ou détenus uniquement pour avoir mené des manifestations ou pour y avoir participé pacifiquement, ainsi qu’à amener tous les responsables présumés des violations flagrantes des droits humains commises l’an dernier à rendre compte de leurs actes.

 

Alors que des milliers de personnes, membres pour la plupart de la communauté chiite (majoritaire dans le pays), se préparent à commémorer le premier anniversaire du début des manifestations antigouvernementales de grande ampleur, l’organisation a par ailleurs sommé les autorités du pays de ne pas faire usage d’une force excessive contre eux.

 

Elle leur a en outre demandé de lever toutes les restrictions appliquées aux déplacements des journalistes étrangers et des organisations internationales de défense des droits humains.

 

«Malgré les promesses faites par le gouvernement, les victimes et proches de victimes des graves atteintes aux droits humains – torture, détention arbitraire et recours excessif à la force – qui ont eu lieu depuis le début des manifestations il y a un an attendent toujours d’obtenir justice.»


 

 

 

Hassiba Hadj-Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

 

 

Le gouvernement a formulé un certain nombre d’annonces concernant ce qu’il a fait pour améliorer la situation des droits humains, mais en réalité, il n’a toujours pas tenu ses engagements dans les domaines les plus importants.

 

Ce n’est que quand nous verrons les prisonniers d’opinion libérés et les auteurs présumés des violations, y compris ceux qui ont donné les ordres, traduits en justice que nous pourrons juger si cela représente plus qu’un exercice de communication.

 

Des avancées lentes et peu transparentes


Depuis la fin juin 2011, le gouvernement avait pris certaines mesures positives, bien que limitées, notamment les suivantes : la levée de l’état d’urgence ; la mise en place d’une commission d’enquête indépendante composée de cinq experts internationaux ; la libération de certains détenus ; le transfert de tous les procès des juridictions militaires aux tribunaux civils ; et la réintégration de centaines de travailleurs licenciés.


Le 23 novembre, la Commission d’enquête indépendante de Bahreïn a présenté son rapport au roi et émis des recommandations pratiques et législatives détaillées. Ce document confirmait que des violations flagrantes des droits humains avaient été commises.


Le roi a accepté les conclusions du rapport et nommé une commission nationale de 19 personnes, composée principalement de partisans du gouvernement, pour suivre le processus d’application.

 

Cependant, les Bahreïnites se plaignent que ce processus est très lent et n’aborde pas les questions les plus importantes.

 

Au début de l’année 2012, le gouvernement a affirmé que 48 membres des forces de sécurité faisaient l’objet d’une enquête sur leur rôle dans la répression des manifestations. Jusqu’à présent, seuls huit policiers, cinq Pakistanais, un ressortissant yéménite et deux Bahreïnites, semblent avoir été jugés pour des violations des droits humains.

 

Très peu d’informations ont été rendues publiques quant à la manière dont se sont déroulées ces enquêtes et à leur mandat.


Usage abusif de la force, torture, licenciements  injustifiés


Des cas de torture et d’autres mauvais traitements continuent d’être signalés.

Selon des syndicalistes bahreïnites, plus de 1 000 personnes démises de leurs fonctions au cours des troubles n’ont toujours pas été réintégrées.

 

Les forces de sécurité ont continué d’avoir recours à une force excessive face aux manifestants. En particulier, plusieurs d’entre eux sont morts depuis la fin novembre en conséquence directe ou indirecte d’une utilisation inadaptée des gaz lacrymogènes. Ces derniers sont utilisés même à l’intérieur des logements, lorsque les forces de sécurité pénètrent au domicile de suspects.

 

Pour en savoir plus, lisez le Communiqué de Presse

source amnesty

 

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La police réprime des manifestants commémorant la contestation

Les forces anti-émeutes ont violemment réprimé mardi des manifestants chiites marquant l'anniversaire du déclenchement de la contestation à Bahreïn, dont la répression a plongé ce petit royaume du Golfe dans une impasse politique

Les forces anti-émeutes ont violemment réprimé mardi des manifestants chiites marquant l'anniversaire du déclenchement de la contestation à Bahreïn, dont la répression a plongé ce petit royaume du Golfe dans une impasse politique

Les forces anti-émeutes ont violemment réprimé mardi des manifestants chiites marquant l'anniversaire du déclenchement de la contestation à Bahreïn, dont la répression a plongé ce petit royaume du Golfe dans une impasse politique.

 
Depuis la matinée, de jeunes militants ont tenté sans succès de gagner la place de la Perle, symbole de la contestation à Manama, qui était entourée d'un impressionnant dispositif de sécurité.
Les jeunes manifestaient à l'appel de la coalition des "Jeunes du 14-Février", un groupe radical qui utilise les réseaux sociaux pour mobiliser ses partisans.
Ils ont été dispersés à coups de grenades lacrymogènes, de bombes assourdissantes mais également de balles en caoutchouc, selon des activistes.

 
Plusieurs protestataires dont au moins neuf femmes ont été arrêtés, a indiqué Mohamed Mascati, président de l'Association des jeunes bahreïnis pour les droits de l'Homme.
L'agence de presse officielle BNA a elle fait état de l'arrestation d'"un groupe de saboteurs" qui seront poursuivis en justice.

 
En outre, ajoute BNA, des "saboteurs" ont incendié un transformateur du réseau électrique à Al-Muqsha, un village chiite près de Manama, et attaqué au cocktail Molotov des agents de défense civile qui tentaient d'éteindre le feu.
La police s'est massivement déployée sur les principaux axes routiers et a encerclé les villages chiites entourant Manama, pour empêcher leurs habitants de se joindre aux manifestations, selon des témoins.
"Les accès à ces villages sont bloqués, toutes les voitures qui y entrent ou en sortent sont fouillées", a affirmé M. Mascati à l'AFP.

 
"Nous sommes dans un état d'urgence non déclaré", a commenté un responsable du Wefaq, principal groupe de l'opposition chiite, Matar Matar.
Les autorités ont multiplié les restrictions à l'occasion de l'anniversaire du soulèvement, s'abstenant notamment de délivrer des visas aux correspondants de la presse internationale.
 

Certains des jeunes manifestants, venant des villages chiites entourant Manama, dont Sanabès, Deih et Jidhafs, sont parvenus à tromper la vigilance des forces de sécurité et ont pu s'approcher jusqu'à environ 500 mètres de la place de la Perle, selon les témoins.
"A bas Hamad", le roi, scandaient les jeunes, dont certains étaient vêtus de linceuls blancs pour marquer leur disposition au martyre.
 

Depuis dimanche, des militants tentent de braver la police et de marcher sur la place de la Perle, où des opposants avaient observé un sit-in du 14 février à la mi-mars 2011 avant d'en être violemment chassés par les autorités.
 

Mais les partis de l'opposition traditionnelle, dirigés par le Wefaq, n'ont pas soutenu l'appel à marcher sur la place.
"Toutes les places et les rues de notre pays sont des lieux où nous renouvelons notre engagement à poursuivre la lutte jusqu'à obtenir satisfaction de nos revendications", ont-ils dit dans un communiqué, exigeant une nouvelle fois un Parlement aux pleins pouvoirs et un gouvernement issu d'élections.
Le roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa a appelé à "la cohésion" entre les communautés chiite et sunnite, plus que jamais divisées.

Il a prôné "un esprit de cohésion et de réunification entre toutes les composantes du peuple", dans un discours à la nation au cours duquel il n'a pas fait allusion à l'anniversaire du soulèvement.
Dans un communiqué en soirée, le Wefaq a dénoncé "la dictature et la tyrannie" du pouvoir qui "fuit la vraie solution politique devant engager Bahreïn sur la voie du changement démocratique".
"Les Bahreïnis poursuivront leur mouvement (...) et les autorités ne pourront pas infléchir leur détermination", ajoute-t-il.

Les Etats-Unis avaient appelé lundi à la "retenue" à Bahreïn, siège de la Ve Flotte, invitant toutes les parties à "éviter la violence" et "à trouver le moyen d'entamer un vrai dialogue sur l'avenir politique" du pays.

source elwatan

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 18:52

Selon le BBC : depuis hier un Sit in a pris racine dans une petite localité chiite aux alentours de la capitale Manama… 

 

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Un record de manifestants
Les observateurs estiment que le Bahreïn est sur le point d’ « un ouragan populaire » si les dirigeants du régime ne commencent pas d’appliquer de véritables reformes et si ils n’arrêtent pas les répressions brutales.

Les partis d’opposition au Bahreïn ont organisé une manifestation dans les rues de la capitale Manama, où des dizaines de milliers en colère se sont manifestés réclamant des réformes et la chute du régime de Hamad bin Isa Al Khalifa. 

De nombreuses villes du Bahrein ont témoigné de grandes manifestations sous le slogan « Le vendredi des hurlements », les forces d'occupation d’Arabie Saoudite et les forces du régime ont réprimé les manifestants. Les forces de sécurité se sont comportées avec brutalité entourant les manifestations pour les empêcher d’avancer. 

La révolte a de nouveau marqué un record de manifestants qui se sont révoltés dans la capitale Manama, en dépit de la répression brutale du gouvernement. Les slogans levés par les manifestants étaient "À bas Hamad", "Non a l’humiliation." 

Les slogans portent de nombreuses indications que "la situation au Bahreïn a atteint un point critique." 

Pour ca part, cheikh Issa Qassem, a appelé les autorités à cesser la répression, menaçant l'augmentation des protestations, après la fatwa émise qu’il a lancé contre les agresseurs des femmes du Bahreïn. 

Dans un communiqué publié à l'issue de la manifestation de la ville de Manama, l'opposition a accusé les autorités d’échapper aux obligations des recommandations du rapport de la Commission qui a enquêté sur la situation au Bahreïn, publié le ٢٣ Novembre et qui a dénoncé l'usage de la force excessive et injustifiée au cours de la répression des manifestations depuis le début des événements en ٢٠١١. 

Les forces d’opposition, en particulier l'Organisation islamique pour l'Accord National, ont appelé le vendredi, les organisations internationales, et les organisations des droits de l’homme à faire pression sur les autorités du Bahreïn. Cet appel coïncide avec la visite de l’expert en droit international et des droits de l'homme, Cherif Bassiouni, à Manama, et qui préside la Commission d'enquête chargée d'examiner les moyens de mettre en œuvre les recommandations émises par la Commission. 

Hadi al-Moussawi, membre de l’organisation islamique pour l’accord national a organisé une réunion entre les dirigeants de l’organisation, Mahmoud Bassiouni et certains experts juridiques qui l’accompagnaient, en soulignant que l'objectif de cette réunion est de mettre l’accent sur la négligence du régime des recommandations de la commission de Bassiouni, suivie de l’augmentation des violations, des assassinats et des tortures. 

Hadi al-Moussaoui a déclaré que cette réunion a fait référence à l’expulsion de nombreux travailleurs. 
D’autre part al-Moussaoui a affirmé que le pouvoir ne veut ni se réconcilier avec son propre peuple, ni respecter les principes des droits de l'homme. Le régime va devoirs faire face à la crise politique, morale et humanitaire…

source taghribn

 

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Silence ! On tue !

 

alt

Alors que l’Arabie saoudite, le Qatar et les autres monarchies du Golfe participent à la répression du peuple bahreïni qui aspire à la démocratie, ils font semblant de courir au secours du peuple syrien victime de leurs djihadistes.

Cette semaine a été l’une des plus sanglantes de la révolution depuis un an. Quatre Bahreïnis ont été assassinés mercredi aux mains des forces Al Khalifa .

Hadj Saïd Ali Hassan Al Sakri, 65 ans, de la ville d’Aali est mort en martyr après qu’il ait inhalé des quantités excessives de produits chimiques et de gaz lacrymogènes tirés par les forces qui sont dirigées par John Timoney, le pire flic des États-Unis.

Les gaz ont été lancés sur la maison du martyr dans les premières heures du mercredi 25 Janvier. Il est décédé quelques heures plus tard.

Abbas Al Shaikh, âgé de 22 ans, de Iskan Jidhafs, est également décédé en raison de complications découlant du traumatisme subi il y a deux mois en recevant une balle [en acier entouré de] caoutchouc tirée par la police.

Mohammad Ibrahim Yacoub, âgé de 17 ans, de la ville de Sitra, a été torturé à mort ce mercredi. Il était poursuivi par plusieurs voitures de police lors d’une manifestation pacifique et il a été renversé. Il a été capturé avec quelques blessures. Une vidéo de la police publié plus tard dans la journée le montre en relativement bonne forme et parlant à ses tortionnaires. Il a ensuite été torturé à mort. Ses tortionnaires, opérant sous la direction de John Timoney, ont appelé la famille pour qu’elle vienne chercher son corps.

Muntadhar Saeed Fakhar, âgé de 35 ans, qui a également été renversé par une voiture de police, a été fait prisonnier puis torturé à mort. Cette escalade dans les meurtres d’opposants a provoqué la colère des Bahreïnis qui ont juré de venger la mort de leurs martyrs et de provoquer la chute du régime Al Khalifa.

En attendant, les Bahreïnis ont intensifié leur résistance civile à la dictature Al Khalifa Al Saoud et à l’occupation (des forces saoudiennes). La semaine passée a vu le maximum de protestations dans presque tous les coins du pays. Chaque jour et chaque nuit les gens ont envahi les rues scandant : « le peuple veut un changement de régime » et « A bas Hamad [ben Khalifa] ». La réponse du régime a été cruelle et barbare. John Timoney a ordonné à ses forces de faire feu sans discernement avec des produits chimiques et des gaz lacrymogènes dans les ruelles, sur les routes et les maisons, provoquant des inhalations de gaz toxiques qui se sont révélés fatals dans de nombreux cas.

Le 26 janvier, Amnesty International a publié une déclaration intitulée « l’utilisation par le Bahreïn de gaz lacrymogènes contre les manifestants a provoqué plusieurs décès ». Amnesty a ajouté : « Bahreïn doit enquêter sur plus d’une dizaine de morts qui ont suivi le mauvais usage de gaz lacrymogène par les forces de sécurité », après qu’une autre personne ait été grièvement blessée par une grenade lacrymogène à Manama ce mardi. Ce mardi, Mohammad al-Muwali âgé de 20 ans, a été grièvement blessé et hospitalisé après avoir été frappé à la tête par une grenade lacrymogène tirée par la police anti-émeute, en réponse à une manifestation anti-gouvernementale dans le quartier de Karrana, dans la capitale.

Amnesty International a appelé le gouvernement américain à suspendre les transferts de gaz lacrymogènes et autres équipements de contrôle anti-émeute à destination des autorités de Bahreïn. Les Etats-Unis avaient suspendu un envoi d’armes à destination du Bahreïn en octobre 2011, suite aux multiples protestations au sujet des préoccupations permanentes sur la situation des Droits de l’Homme. [Ces livraisons ont depuis largement repris - NdT.]

Il a été rapporté que le gouvernement brésilien a décidé une enquête suite à des rapports selon lesquels des entreprises brésiliennes ont vendu des gaz lacrymogènes au gouvernement de Bahreïn. Plus de quinze personnes sont mortes après avoir inhalé ces gaz.

Les Etats-Unis ont averti leurs citoyens d’éviter de voyager à Bahreïn dans les prochaines semaines, car les Bahreïnis se préparent à célébrer le premier anniversaire de leur révolution contre la dictature Al Khalifa. Ces dernières semaines, des slogans anti-américains sont apparus dans les manifestations, l’administration Obama étant impliquée dans la répression de la révolution au Bahreïn et ayant fourni au régime matériel et soutien psychologique.

Les Etats-Unis sont considérés comme les complices de la politique meurtrière des al-Khalifa qui a entraîné la mort de plus de 65 personnes, hommes, femmes et enfants. Au lieu d’exercer des pressions sur le régime, la Maison Blanche a envoyé un ancien officier de police chargé de superviser l’écrasement brutal des Bahreïnis.

source afrique

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 04:47

La révolte se poursuit au Bahreïn

 

 

 

La monarchie de Manama et ses alliées du Golfe ne lâchent pas d’une semelle les protestataires chiites. Constituant la majorité de la population du Bahreïn, les chiites tentent, ces dernières semaines, de relancer la contestation contre la dynastie sunnite, lancée en février 2011. Une contestation durement réprimée.

 

 

Les protestataires revendiquent l’instauration d’une monarchie constitutionnelle. Cependant, les forces de l’ordre continuent à user de la répression dans le silence des monarchies voisines du Golfe et de la communauté internationale, sous prétexte que les manifestants sont manipulés par l’Iran. Des hommes armés en civil, soutenus par des membres des forces de sécurité bahreïnies, ont jeté vendredi des cocktails Molotov sur des maisons et des voitures dans le village chiite de Dar Koulaib, a rapporté hier l’AFP, citant un communiqué du groupe d’opposition Al Wefaq.
 

 

Des dizaines d’hommes armés, «soutenus par des véhicules de police, ont commis des actes criminels, attaquant les maisons avec des cocktails Molotov», a affirmé le principal groupe de l’opposition chiite dans ce communiqué. Selon lui, 29 maisons ont été attaquées de la sorte et deux de ces maisons ont été prises d’assaut par des hommes armés, dans ce village situé à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale Manama. L’attaque de Dar Koulaib est la troisième de ce type cette semaine, a déclaré de son côté l’ancien parlementaire d’Al Wefaq, Matar Matar. «Le fait que les autorités ne réagissent pas fermement à ce type de comportement montre qu’elles les approuvent», a-t-il relevé.

 

Le même jour, le militant des droits de l’homme et figure de l’opposition chiite Nabil Rajab a été attaqué par la police, à Manama, a affirmé Al Wefaq. Nabil Rajab, qui dirige le Centre bahreïni pour les droits de l’homme et qui est à Manama pour «exprimer sa solidarité avec les (protestataires) détenus», a été hospitalisé après cette attaque qui a aussi visé le militant Yossef Al Mahafdha, a expliqué Matar Matar. Le ministère de l’Intérieur a indiqué que «la police avait emmené M. Rajab à l’hôpital après qu’il eut été retrouvé étendu sur le sol», à la suite de la dispersion par les forces de sécurité d’une manifestation non autorisée dans le quartier de Makharka.
Une commission d’enquête indépendante a rendu, le 23 novembre 2011, un rapport dénonçant notamment «un usage excessif et injustifié de la force» de la part des autorités lors de la répression, à la mi-mars, d’une contestation qui avait duré un mois.

 

 

Un peuple face à six monarchies


Pour réprimer les manifestants au Bahreïn, l’Arabie Saoudite a envoyé, en mars, plus de 1000 soldats à Manama. Les Emirats arabes unis y ont dépêché 500 policiers et le Koweït a mobilisé une unité maritime. Cet arsenal fait partie des forces communes d’intervention du Bouclier de la péninsule regroupant les monarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG), à savoir l’Arabie Saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar. Le CCG a été créé en 1981 suite à l’invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique et à la révolution iranienne en 1979. Il vise la coordination, l’intégration et la coopération des Etats membres dans les domaines économique, social, culturel et militaire.

 

Concernant ce dernier volet, en 1984, les six pays membres ont créé une force commune d’intervention appelée «bouclier de la péninsule». Avec l’Occident, à leur tête les Etats-Unis, ils ont soutenu l’Irak de Saddam Hussein dans sa guerre contre l’Iran. Et cela, par souci d’affaiblir Téhéran qui constituait un danger pour ces monarchies.

 
Le royaume wahhabite est relié au Bahreïn par un pont-digue. Achevé au milieu des années 1980, il permet à l’Arabie Saoudite d’acheminer ses forces vers Manama le plus vite possible en cas de troubles, pour prêter main-forte à la monarchie bahreïnie. Ainsi, le 29 décembre 1994, le ministre de l’Intérieur saoudien, le prince Nayef Ben Abdelaziz, avait déclaré à Manama que «les intérêts de sécurité des deux pays sont indivisibles». L’opposition affirme que cette visite a été précédée par deux brigades de la Garde nationale saoudienne, soit 4000 hommes, qui ont franchi ce pont-digue pour prêter main-forte aux forces répressives du royaume voisin.
Le Bahreïn abrite le quartier général de la Ve flotte américaine, ce qui permet aux Américains de surveiller l’Iran et le détroit d’Ormuz.

 source elwatan

 

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 Des centaines de personnes défient l'interdiction de manifester

 

Des centaines de personnes se sont rassemblées samedi à Bahreïn à l'appel de l'opposition menée par les chiites pour protester contre l'interdiction de manifester imposée par la police, selon un militant des droits de l'Homme et des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.
 

 

Cheikh Ali Salman, le chef du Wefaq, principale formation de l'opposition chiite, a participé au rassemblement aux côtés d'autres figures de l'opposition.

 

La manifestation s'est déroulée sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute reliant les villages chiites à Manama, la police anti-émeute ayant bloqué les routes menant à Toubli, point de rassemblement annoncé au sud-ouest la capitale, a précisé à l'AFP Matar Matar, ancien député de l'opposition. Après des négociations infructueuses avec la police, cheikh Salman a demandé aux manifestants de rentrer chez eux, assurant que le message était passé.

 


Le ministère de l'Intérieur avait annoncé vendredi dans un communiqué avoir rejeté une demande de rassemblement déposée par le Wefaq, estimant que cela risquait de bloquer le trafic sur la principale artère du pays.

 

 

Un mouvement de contestation avait éclaté mi-février à Bahreïn sur fond de Printemps arabe, essentiellement mené par des chiites réclamant une véritable monarchie constitutionnelle dans le pays dirigé par une dynastie sunnite.
Il a été réprimé un mois plus tard avec l'appui des autres monarchies du Golfe, Arabie saoudite en tête, qui ont dépêché des troupes.

 

 

Une commission d'enquête indépendante a ensuite dénoncé un "usage excessif et injustifié de la force" en faisant état de 35 morts durant ce mois.
 

 

Des manifestations de moindre ampleur se poursuivent cependant de manière ponctuelle, essentiellement dans les villages chiites. Ces dernières semaines, plusieurs rassemblements ont été dispersés et un adolescent a été tué le 31 décembre par un tir de bombe lacrymogène.

source lorientlejour

 

 

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Au Bahreïn, l'opposition accuse la police de prêter main-forte à des attaques contre des chiites


village-bahreinite-incendi-copie-1.JPG

Au Bahreïn, les chiites ont tenté ces dernières semaines de relancer la contestation contre la dynastie sunnite lancée en février 2011, à Sitra le 1er janvier 2012.   REUTERS/Hamad I Mohammed

 

L'attaque du village chiite de Dar Koulaib serait le troisième incident du genre en une semaine. La police aurait laissé faire des civils armés de bâtons et de cocktails molotov, selon l'opposition. Celle-ci accuse aussi les forces de l'ordre de la monarchie sunnite d'avoir tabassé une figure des droits de l'homme du Bahreïn, Nabil Rajab, attaqué hier dans la capitale. Il était venu exprimer sa solidarité avec les opposants en prison. Plusieurs centaines d'entre eux devraient bénéficier de l'abandon des charges touchant à la « liberté d'opinion et d'expression ».

 

Une recommandation de la commission d'enquête indépendante qui a dénoncé le 23 novembre dernier un « usage excessif et injustifié de la force » dans la répression du mouvement de contestation en mars 2011. La commission a recensé 35 morts dont cinq policiers, mais aussi des cas de torture dans les prisons.

 

Les autorités de Bahreïn ont promis une « tolérance zéro » au chapitre des violations des droits de l'homme. Elles ont aussi annoncé la révision du procès des médecins lourdement condamnés pour avoir soigné des opposants.


Avec cette commission, qui a soigneusement évité le terrain politique, Manama entendait redorer son image internationale mais certainement pas avancer vers la monarchie constitutionnelle comme le demande l'opposition.

source rfi.fr

 

 

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Du Liban à Bahreïn, y a-t-il un arc chiite ?

 

Des communautés chiites manipulées par l'Iran et cherchant à profiter du printemps arabe… Mensonge avancé par des gouvernants inquiets ? Ou existe-t-il une internationale chiite ?

 

Le printemps arabe a relancé le débat sur le " croissant chiite ". Un terme forgé par le roi Abdallah II de Jordanie en décembre 2004, peu avant les premières élections législatives irakiennes. Le monarque avait alors exprimé à la presse internationale sa crainte que l'arrivée au pouvoir des chiites à Bagdad ne donne lieu à la formation d'un " croissant chiite " susceptible de déstabiliser le Moyen-Orient. Par cette formule, qui a fait mouche au point de devenir l'un des concepts clés de l'analyse de la géopolitique moyen-orientale, il souhaitait rendre compte de la manière dont l'Iran exerce son influence dans le monde arabe. A ses yeux, ce pays, seul Etat au monde où le chiisme dispose du statut de religion d'Etat, utilise la solidarité confessionnelle entre chiites pour tisser des réseaux d'influence transnationaux qui minent la souveraineté des Etats de la région et affaiblissent leur cohésion interne. Qu'en est-il exactement ? En quoi les soulèvements du " printemps arabe " changent-ils la donne en la matière ?


Stratégie. Au lendemain de sa création en 1979, la République islamique d'Iran avait clairement affirmé que l'exportation de la révolution islamique était l'un des fondements de sa politique étrangère. Dans la décennie 1980, plusieurs régimes arabes ont été victimes de tentatives de déstabilisation menées par des réseaux islamistes chiites transnationaux basés à Téhéran, notamment l'Irak, l'Arabie Saoudite et le Bahreïn.


Initialement, la politique d'exportation de la révolution s'est appuyée sur les réseaux islamistes chiites créés en Irak dans les années 1950 et 1960. Nés au sein des institutions religieuses, ces réseaux avaient mis à profit la structure transnationale du clergé chiite pour se diffuser dans le monde arabe. En fonction des situations nationales, leurs objectifs oscillaient entre obtenir une plus grande reconnaissance des chiites en tant que communauté religieuse (Liban, Koweït, Emirats arabes unis, Oman) et un renversement des régimes en place (Irak, Arabie Saoudite, Bahreïn). Très vite cependant, l'Iran a souhaité mettre en place un réseau plus malléable que les anciens réseaux irakiens, mus par une logique propre et refusant leur subordination aux intérêts nationaux iraniens. Dans les milieux islamistes chiites, on désigne ce nouveau réseau par le terme générique de " Hezbollah ", dont la création a divisé la mouvance islamiste chiite entre pro et anti-Iraniens. L'influence iranienne sur les mouvements chiites de la région s'est du même coup diluée, et, à la faveur de la libéralisation politique menée dans de nombreux pays arabes dans les années 1990 et 2000, beaucoup de mouvements islamistes chiites se sont transformés en partis politiques légaux et légalistes (Liban, Irak, Koweït, Bahreïn).


La chute de Saddam Hussein en avril 2003 a donné à l'Iran une opportunité unique de développer ses réseaux d'influence en Irak, mais les chiites irakiens n'en ont pas moins poursuivi leur mouvement d'autonomisation idéologique vis-à-vis de Téhéran. Ils savent cependant que, dans un contexte d'absence d'un Etat central fort et des luttes de faction acharnées qui les opposent entre eux, le soutien iranien est vital à qui veut acquérir ou conserver une forme de pouvoir. Loin d'être régies par des affinités religieuses et idéologiques, les relations des mouvements chiites irakiens avec Téhéran relèvent dès lors de calculs politiques permanents.


Répression. Le soulèvement du Bahreïn en février-mars 2011 a fait ressurgir la question de l'arc chiite. Près de 70 % de la population de ce petit archipel du Golfe persique professe le chiisme mais le pouvoir y est aux mains de la minorité sunnite. Historiquement, l'Etat du Bahreïn s'est construit sur la soumission manu militari des chiites par une coalition de tribus sunnites. Des difficultés économiques ont par la suite approfondi ce clivage, notamment le fort taux de chômage qui affecte surtout les chiites. Dans ce contexte, les mouvements d'opposition ont été dominés par les chiites et cette prépondérance s'est renforcée depuis les années 1980. Le soulèvement de 2011, définitivement maté le 18 mars avec l'aide de troupes saoudiennes et émiraties, a donné lieu à une campagne virulente orchestrée par le gouvernement du Bahreïn pour dénoncer un mouvement manipulé par Téhéran, afin de légitimer la répression aux yeux de l'opinion publique arabe et occidentale. Une manoeuvre dont les chancelleries occidentales n'ont pas été dupes, mais dont se sont saisis nombre de régimes arabes voisins : des témoignages font état de pressions accrues sur les chiites des monarchies du Golfe, allant jusqu'au licenciement de certains d'entre eux occupant des postes jugés sensibles. En Arabie Saoudite, où les chiites sont concentrés dans la province Est qui abrite les ressources pétrolières du royaume, plusieurs leaders religieux qui demandaient des réformes ont été arrêtés. Au Bahreïn, la répression s'est accompagnée d'un déchaînement de haine à l'encontre des chiites. Des lieux saints ont été vandalisés tandis que des leaders religieux sunnites lançaient des appels au boycott de magasins et d'entreprises dirigés par des chiites.


Cette répression a donné lieu à une série de protestations des mouvements et responsables chiites de la région. Le Hezbollah libanais, le Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki, le leader politico-religieux chiite irakien Muqtada Al-Sadr, le grand ayatollah Ali Al-Sistani et bien sûr l'Etat iranien ont officiellement condamné le gouvernement du Bahreïn. Si elles témoignent de l'existence d'une solidarité religieuse transnationale, ces protestations n'ont pas été coordonnées et émanent d'instances aux statuts et aux intérêts différents. De façon significative, les diverses initiatives iraniennes ont été froidement accueillies par les protagonistes chiites du soulèvement bahreïni, pour qui elles sont apparues comme faisant le jeu de la rhétorique du régime. Ce soulèvement a confirmé que l'arc chiite n'existe pas, si l'on entend par là un réseau transnational chapeauté par l'Iran et mu par une logique et des objectifs politiques communs. De peu d'utilité pour analyser la géopolitique moyen-orientale, l'arc chiite est en revanche un épouvantail facile à manier pour les régimes arabes. Il permet en outre à l'Iran d'entretenir l'image, très surfaite , d'un Etat capable d'intervenir où bon lui semble.


En savoir plus

 

Le chiisme dans le siècle, par Sabrina Mervin, Flammarion, novembre 2011. Chiisme et politique au Moyen-Orient. Iran, Irak, Liban, monarchies du Golfe, par Laurence Louër, Perrin, 2009.
L'Iran et le Moyen-Orient, in revue Maghreb-Machrek n° 201, automne 2009.
Le renouveau chiite, Vali Nasr, Demopolis, 2008.
Les mondes chiites et l'Iran, par Sabrina Mervin, Karthala, 2007.

 

Laurence Louër, Chercheuse au Centre d'études et de recherches internationales (Ceri- Sciences Po-CNRS)
source alternatives-internationales
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 الشرطة "تعتدي بالضرب" على ناشط حقوقي

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قال معارضون بحرينيون إن الشرطة اعتدت بالضرب على ناشط حقوق الانسان نبيل رجب، مما استوجب نقله الى المستشفى لتلقي العلاج.

وقال محمد الجيشي، محامي رجب، إن موكله تعرض "لضرب مبرح" اثناء تجمع جرى بالعاصمة المنامة.

الا ان السلطات البحرينية تقول إن رجال الشرطة عثروا على رجب وهو "ملقى على الارض" وقامت بنقله الى المستشفى.

يذكر ان الاغلبية الشيعية في البحرين ما لبثت تتظاهر منذ فبراير / شباط الماضي من اجل الفوز بمزيد من الحقوق، وما زالت المواجهات بينهم وبين قوات الامن تحدث بشكل شبه يومي.

وقال مركز البحرين لحقوق الانسان الذي يترأسه نبيل رجب قد قال إنه غادر المستشفى بعد "تلقيه العلاج اللازم."

وقال المركز إنه اخضع للتحقيق من جانب قوات الامن اثناء رقوده في المستشفى.

وقال المركز في تصريح نشره في موقعه الالكتروني إن رجب قد اخبر محاميه ان رجال الشرطة احاطوا به وانهالوا بالضرب عليه دون سابق انذار.

وقال إنه تعرض للضرب على ظهره ووجه اصيب جراءها باصابات "بليغة" في وجهه.

الا ان الحكومة تصر على ان الشرطة عثرت على رجب "ملقى على الارض حيث كان قد اصيب بجروح اثناء مشاركته في مظاهرة غير مصرح بها."

ونقلت وكالة فرانس برس عن النائب البرحيني المعارض السابق مطر مطر قوله إن الناشط يوسف المحافظة قد استهدف ايضا في نفس الحادثة.

وقال مطر إن رجب هوجم "عندما كان يزور المنامة للتعبير عن التضامن مع المعتقلين."

من جانبها، ادانت جماعة الوفاق المعارضة الاعتداء الذي تعرض له رجب، وطالبت الحكومة باعتذار.

وكان اكثر من اربعين شخصا قد قتلوا في الربيع الماضي نتيجة قمع السلطات البحرينية للمحتجين. وقد استنتجت لجنة تحقيق مستقلة في

وقت لاحق ان السلطات "استخدمت القوة المفرطة" لقمع الاحتجاجات.

source bbc

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 20:23

La jeunesse chiite manifeste contre la famille royale au Bahreïn

 

Pour la seconde journée consécutive, de jeunes chiites se sont heurtés samedi aux forces de l'ordre à travers Bahreïn en scandant des slogans hostiles à la famille royale et en tentant de bloquer des axes routiers, ont rapporté des habitants.

"Mort à Al Khalifa, Mort à Al Saud !", scandait la foule qui a aussi vilipendé la dynastie sunnite au pouvoir en Arabie saoudite voisine. Les forces de l'ordre ont tiré des grenades lacrymogènes pour refouler les manifestants dans leurs villages majoritairement chiites.

"Les manifestations n'étaient pas aussi importantes que vendredi et les policiers ont tenté d'obliger les protestataires à rentrer chez eux", a raconté à Reuters un riverain.

Selon des activistes s'exprimant sur Twitter, un jeune homme est décédé après avoir été blessé lors d'accrochages à Sitra. Les médias officiels ont, pour leur part, passé sous silence cette information non vérifiée.

Galvanisés par les soulèvements populaires en Tunis et en Egypte, des milliers c chiites bahreïnis ont organisé des manifestations de rue en février et mars pour réclamer une diminution des pouvoirs aux mains de la dynastie sunnite régnante des Khalifa et la fin des discriminations dont ils s'estiment victimes.

Ce mouvement en faveur de la démocratie a été réprimé par la force par le pouvoir avec l'aide militaire des Etats pétroliers arabes du Golfe, Arabie saoudite et Emirats arabes unis en tête.

Mais la colère continue de gronder quasi-quotidiennement à Bahreïn, pays stratégique qui fait face à l'Iran et abrite notamment le port d'attache de la Ve flotte américaine du Golfe.

 source tempsreel.nouvelobs

 

 

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Un adolescent tué lors de manifestations


La police anti-émeutes de Bahreïn est intervenue samedi pour forcer des manifestants chiites à cesser de manifester devant leurs maisons.

 

 

Un adolescent chiite a été tué par le tir d'une bombe lacrymogène de la police lors de manifestations samedi à Bahreïn, a affirmé dimanche l'opposition dans un communiqué.

 

Sayyed Hachem Saïd, 15 ans, "a été atteint d'un tir tendu à la tête" et un adulte qui a tenté de le secourir a été blessé à la cuisse par un tir de la police, a affirmé le Wefaq, le principal mouvement de l'opposition chiite.

Des médecins ont tenté en vain de le ranimer dans un dispensaire de Sitra, au sud de la capitale et ensuite à l'hôpital Salmaniya de Manama, selon le Wefaq qui a déploré la poursuite de la répression des manifestations chiites.

La police anti-émeutes de Bahreïn est intervenue samedi pour forcer des manifestants chiites à cesser de manifester devant leurs maisons, avait indiqué un ancien élu de l'opposition chiite, Matar Matar.

Par ailleurs, le gouvernement a fait état d'une embuscade tendue vendredi par des manifestants à une patrouille de police à Nuwaidrat, près de Sitra, pendant laquelle des cocktails Molotov ont été utilisés. Dans un communiqué, le gouvernement a annoncé l'arrestation de plusieurs suspects à la suite de cet incident qui a endommagé un véhicule de la police.

Selon M. Matar, le chef du Wefaq, cheikh Ali Salmane a appelé à la suite de cet incident à ne pas utiliser ces engins incendiaires contre la police.

Les chiites de Bahreïn, majoritaires parmi la population autochtone, tentent de relancer la contestation contre la dynastie sunnite commencée au printemps dernier, en estimant qu'elle n'a pas accédé à leur demande d'une véritable monarchie constitutionnelle.

 

Promesses des autorités

Une Commission d'enquête indépendante a rendu le 23 novembre un rapport dénonçant notamment un "usage excessif et injustifié de la force" de la part des autorités lors de la répression à la mi-mars d'un mois de contestation.

Selon la commission, 35 personnes - 30 civils et 5 membres des forces de sécurité - ont été tuées, alors que les autorités parlent de 24 morts, dont 4 policiers. Cinq civils sont décédés sous la torture, selon cette commission.

Les autorités ont dit accepter ces conclusions et les Etats-Unis, proches alliés de Bahreïn, ont appelé à punir les auteurs de violations des droits de l'homme.

source lexpress

 

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 صدامات بين الشرطة ومحتجين في جنازة متظاهر

 

اطلقت الشرطة البحرينية قنابل الغاز المسيل للدموع والقنابل الصوتية اثر تظاهر مئات من الشباب يوم الاحد احتجاجا على مقتل صبي عمره 15 عاما في احتجاجات السبت.

 

ونقلت وكالة رويترز عن شهود عيان ان شبانا من الشيعة رددوا هتافات مناهضة للاسرة الحاكمة واشتبكوا مع شرطة مكافحة الشغب في انحاء متفرقة من المملكة يوم السبت محاولين سد الطرق السريعة في يوم ثان من الاحتجاجات.

واضاف السكان أن المحتجين رددوا هتافات مناهضة لعائلة ال خليفة الحاكمة والعائلة الحاكمة في السعودية، بينما كانت الشرطة تطاردهم وهي تطلق الغاز المسيل للدموع في قرى يغلب عليها الشيعة.

وقال احد السكان لرويترز: "هذه الاحتجاجات ليست كبيرة مثل مظاهرات الجمعة. الشرطة تركز على محاولة ارغام المحتجين على التقهقر الي داخل القرى".

وقال نشطاء بحرينيون في رسائل على موقع "تويتر" ان شابا توفي بعد اصابته في اشتباكات في قرية سترة.

ولم ترد تقارير على الفور في وسائل الاعلام الحكومية بشان الحادث.

وكان الاف البحرينيين، معظمهم من الشيعة، خرجوا الى الشوارع في فبراير/شباط ومارس/اذار من العام الماضي، مستلهمين انتفاضات "الربيع العربي" في تونس ومصر مطالبين بقيود على سلطة العائلة السنية الحاكمة ونهاية لما يعتبرونه تمييزا.

وقمعت الحركة الاوسع نطاقا المؤيدة للديمقراطية بمساعدة قوات من السعودية ودولة الامارات العربية المجاورتين.

لكن احتجاجات صغيرة محدودة تواصلت بشكل شبه يومي.

ونقلت وكالة انباء البحرين عن السلطات يوم السبت قولها انها القت القبض على عدد غير محدد من "المخربين" لالقائهم قنابل حارقة على الشرطة اثناء مظاهرة يوم الجمعة في قرية النويدرات بالقرب من سترة الى الجنوب من العاصمة المنامة.

وفي نوفمبر/تشرين الثاني توصلت لجنة من قضاة دوليين عينتها الحكومة الى ادلة على انتهاكات ممنهجة بحق محتجين قيد الاعتقال.

ووعدت الحكومة بتنفيذ التوصيات الواردة في التقرير، وهو الامر الذي ربط الكونجرس الامريكي بينه وبين الموافقة على بيع اسلحة بقيمة 53 مليون دولار الى المنامة.

وانشأت البحرين هيئة لتنفيذ التوصيات بما في ذلك وقف انتهاكات حقوق الانسان ومعاقبة المسؤولين وكذلك اعادة تدريب قوات الشرطة والامن.

لكن جماعات معارضة شككت في التزام السلطات بالاصلاح.

وقالت صحيفة الوسط اليومية المستقلة يوم السبت في موقعها على الانترنت ان رئيس هيئة تنفيذ التوصيات علي الصالح قدم استقالته، ولم يصدر تاكيد رسمي للتقرير.

source bbc.

 

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 07:22

Torture de détenus à Bahreïn: la démission du gouvernement réclamée


Torture de détenus à Bahreïn: la démission du gouvernement réclamée

Les manifestants ont marché pendant près de six kilomètres le long d'une autoroute qui traverse des quartiers chiites dans le nord de l'île.


La police de Bahreïn a tiré des gaz lacrymogènes, vendredi, pour disperser des centaines de manifestants qui demandaient la démission du gouvernement après la publication d'un rapport sur la torture et d'autres abus commis contre des détenus.

 

Les manifestants ont marché pendant près de six kilomètres le long d'une autoroute qui traverse des quartiers chiites dans le nord de l'île. Après la marche, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés sur un rond-point, poussant la police à boucler la zone et à tirer des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.

 

Les chiites de Bahreïn, qui représentent environ 70 pour cent des quelque 525 000 citoyens du royaume, se plaignent d'être discriminés par les autorités sunnites du pays, et notamment d'être exclus des hautes fonctions gouvernementales et de l'armée. La monarchie a offert certaines concessions, mais refuse d'accorder aux manifestants plus de droits et de libertés politiques.

Les militants accusent le gouvernement de ne pas avoir mis en application  les recommandations d'une mission d'enquête qu'il a lui-même autorisée. Le rapport de 500 pages de la mission, rendu public en novembre, a révélé qu'un certain nombre de détenus avaient été torturés de façon délibérée au plus fort du soulèvement populaire, en février et en mars.

«Aucun changement ne s'est produit», a dit Fatima Ahmad, une manifestante âgée de 24 ans. «Tous les policiers et les gens impliqués dans des violations des droits de la personne ont obtenu de nouveaux postes ou des promotions. Le gouvernement trompe son propre peuple et c'est pourquoi il doit démissionner.»

Le rapport de la mission d'enquête critiquait aussi le tribunal spécial créé en vertu de la loi martiale qui a imposé de lourdes peines, notamment des peines de mort, et qui a «nié à la plupart des accusés leur garantie élémentaire d'avoir droit à un procès équitable». Le gouvernement a levé la loi martiale en juin et a dissous le tribunal spécial.

Le rapport exhortait les autorités à réviser tous les verdicts prononcés par le tribunal spécial et à abandonner les poursuites contre les personnes accusées d'actes non violents, comme d'avoir participé aux manifestations ou de les avoir soutenues.

Cinq groupes d'opposition chiites ont estimé, dans un communiqué publié vendredi, que le gouvernement n'avait aucune intention de se conformer aux recommandations du rapport.

Les manifestants ont demandé la libération de tous les prisonniers politiques, dont certains ont été jugés par le tribunal spécial, et le jugement des policiers soupçonnés d'être responsables de la mort de plus de 35 manifestants depuis le début du soulèvement.

Mais les manifestants n'ont pas appelé à la chute de la monarchie sunnite, qui a remanié le gouvernement cette année sous la pression de la rue.

source cyberpresse.ca

 

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Printemps arabe, nucléaire iranien, conflit israélo-palestinien, crise de la zone euro…

2012, l’année de tous les dangers


  

C’est un euphémisme de dire que les prévisions pour 2012 sont pessimistes. En tout cas, elles le seront très probablement pour les dictateurs arabes qui ont déjà commencé à tomber l’uns après l’autre durant la seconde moitié de l’année 2011.

Tout le monde s’accorde à dire, en effet, que le Printemps arabe est loin d’être terminé. La preuve : isolé depuis des mois par la communauté internationale, Bachar Al Assad ne parvient toujours pas à étouffer un mouvement de contestation prenant de plus en plus des allures de soulèvement armé en Syrie. Ses jours semblent désormais comptés. Dans le même instant, des troubles se poursuivent au Bahreïn, au Yémen et, à un degré moindre, en Jordanie où les sociétés civiles ne semblent pas encore avoir dit leur dernier mot.

 

Partout dans le monde arabe, les populations ont maintenant compris que la dictature n’est pas une fatalité. Dans les pays ayant réalisé leur «révolution démocratique», comme la Tunisie, l’Egypte et la Libye, la situation prête également à inquiétude. Outre le fait que leur construction ne se fait pas sans heurts ni frustrations, les nouvelles institutions de ces pays sont dominées par des islamistes radicaux d’extraction salafiste. Et bien malin celui qui est capable aujourd’hui de dire de quelle manière évoluera la situation, surtout que la tentation est grande chez les militaires de ces pays de contracter des deals avec les islamistes radicaux pour éviter des changements en profondeur des systèmes politiques.

 

Jusque-là épargnée par les importants bouleversements survenus en Afrique du Nord, l’Algérie s’apprête à entrer dans une phase électorale présentée comme cruciale. Des élections législatives sont prévues d’avoir lieu lors du printemps prochain. Dans ce pays traumatisé par près de 15 années de violences extrêmes, la population aspire à un changement pacifique. Il n’est cependant pas impossible de voir s’y produire un scénario à la tunisienne dans le cas où les attentes exprimées par la population, et particulièrement par la jeunesse qui aspire à vivre dans une Algérie plus juste, ne sont pas satisfaites.

 

Le risque est grand, d’autant plus que les institutions ne sont pas un exemple de transparence et demeurent gangrenées par la corruption. La machine économique, toujours aussi dépendante de la rente pétrolière, n’arrive toujours pas également à produire de la prospérité et à absorber le chômage malgré les dizaines de milliards de dollars que l’Etat y a injecté.

 

L’Iran et la poudrière du Moyen-Orient

Le monde arabe ne sera pas la seule région du globe sur laquelle pèsera l’incertitude lors des prochains mois. La crise du nucléaire iranien, avec les menaces de frappes militaires qui pèsent sur Téhéran, sera certainement aussi au centre des préoccupations. Surtout que l’Iran menace de fermer le détroit d’Ormuz dans le cas où les grandes puissances décideraient de lui infliger de nouvelles sanctions. Ce n’est pas tout : le blocage du processus de paix palestino-israélien et la poursuite en toute impunité par Tel-Aviv de la construction de nouvelles colonies dans les territoires palestiniens occupés auront pour conséquences de transformer la région en une véritable poudrière.

 

Une poudrière que plus d’un rêve de faire exploser. Dans l’environnement mondial incertain et troublé légué par 2011, la zone euro aussi ne sera pas épargnée. Ainsi qu’en témoigne le cas grec, elle restera toujours menacée par le poids de sa dette et des politiques de rigueur qui alimentent le risque d’explosion sociale. Ceci pour dire que la désintégration de l’Union européenne reste une menace sérieuse pour Bruxelles. Quoi qu’il en soit, l’année 2012 sera aussi riche en événements prévisibles, comme les élections présidentielles aux Etats-Unis, en France et en Russie et le renouvellement de la direction chinoise.

 

En Russie, Vladimir Poutine s’accroche encore à son projet de se réinstaller au Kremlin et d’y rester jusqu’en 2024. Néanmoins, les manifestations imposantes organisées par l’opposition à Moscou au lendemain des législatives russes prouvent que ses opposants ne le laisseront pas tranquille. En Chine, par contre, tout paraît réglé comme du papier à musique. Sauf imprévu, l’actuel vice-président Xi Jinping devrait succéder, en 2013, à Hu Jintao à la présidence du pays tandis que le vice-Premier ministre Li Keqiang va prendre la tête du gouvernement à la place de Wen Jiabao.

 

Contrairement Nicolas Sarkozy qui pourrait bien devoir céder son fauteuil de président au candidat socialiste François Hollande, le président Obama n’a pas encore de concurrent sérieux pour la présidentielle américaine qui aura lieu le 6 novembre 2012. Aussi, garde-t-il toutes ses chances de se faire réélire malgré la récession et le fait que les républicains contrarient régulièrement ses projets. Mais d’ici cette date, il devrait être encore beaucoup question à Washington de la Chine et de sa concurrence économique et stratégique.

 

De nombreux observateurs estiment, en effet, que les Etats-Unis ne renonceront pas à leur statut de première puissance mondiale dans ces deux domaines. C’est ainsi que 2012 devrait voir l’Administration Obama mettre en œuvre une nouvelle stratégie à long terme en Asie, comparable à celle appliquée en Europe après la Seconde Guerre mondiale. Reste l’Afrique. Malgré les quelques avancées enregistrées en matière de démocratie et de bonne gouvernance, les peuples du continent ont toujours du mal à devenir maître de leur destin. Il est à craindre même que la récession économique dans les pays développés et la course mondiale pour les ressources énergétiques fassent revenir l’Afrique à la case départ.

source elwatan

 

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2012 une vision d’apocalypse

 

 

par James Petras

La perspective économique, politique et sociale de 2012 est profondément négative. Quasiment tous les économistes orthodoxes de le pensée dominante sont pessimistes en ce qui concerne l’économie mondiale. Bien que, là aussi, leurs prédictions sous-estiment l’étendue et la profondeur de la crise, il y a de grandes raisons de croire que 2012 sera le début d’un déclin plus important que celui engendré par la Grande Récession de 2008-2009. Avec moins de ressources, plus de dette et une résistance populaire croissante, les gouvernements ne pourront pas sauver le système.

Beaucoup des principales institutions et relations économiques qui ont été la cause et la conséquence de l’expansion capitaliste régionale et mondiale des 30 dernières années sont en train de se désintégrer et de sombrer dans le chaos. Les anciens moteurs économiques de l’expansion globale, les États-Unis et l’Union européenne, ont épuisé leurs ressources et sont clairement en déclin. Les nouveaux centres de croissance, la Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie, qui pendant une “courte décennie” ont donné un nouvel élan à la croissance mondiale arrivent en fin de course, leur décélération est rapide et continuera pendant toute l’année prochaine.

 

L’explosion de l’Union européenne

En particulier l’Union Européenne gangrenée par la crise se désintègrera et au lieu des relations croisées actuelles on aura des accords de commerce ou d’investissement bilatéraux ou multilatéraux. L’Allemagne, la France, les Pays-Bas et les pays nordiques essayeront de négocier le virage. L’Angleterre — c’est à dire la Cité de Londres — dans son splendide isolement, basculera en croissance négative, ses organismes financiers s’évertuant à trouver de nouvelles opportunités de spéculation dans les états pétroliers du Golfe et autres “niches”. L’Europe centrale et l’Europe de l’est, en particulier la Pologne et la République tchèque, se rapprocheront de l’Allemagne mais souffriront des conséquences du déclin général des marchés mondiaux. L’Europe du sud (la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Italie) entreront dans une profonde récession et le règlement de l’énorme dette par des assauts sauvages sur les salaires et les avantages sociaux réduira drastiquement la demande des consommateurs.

Le chômage et le sous-emploi dus à la récessions atteindront un tiers des personnes en âge de travailler et cela provoquera des conflits sociaux de longue durée qui s’élargiront en soulèvements populaires. L’explosion de l’Europe est presque inévitable. L’Euro, en tant que monnaie de référence, sera abandonné au profit de monnaies nationales nouvelles ou anciennes accompagnées de dévaluations et de mesures protectionnistes. Le nationalisme sera à l’ordre du jour. Les banques allemandes, françaises et suisses subiront d’énormes pertes sur les prêts consentis au Sud. Leur sauvetage engloutira des sommes énormes, clivant les sociétés allemandes et françaises en opposant les contribuables majoritaires aux banquiers. Le militantisme syndical et le pseudo “populisme” de droite (néo-fascisme) intensifieront les luttes nationalistes et les luttes de classe.

Une Europe fragmentée et socialement déchirée sera moins susceptible de se joindre à une opération militaire israélo-étasunienne d’inspiration israélienne contre l’Iran (ou même la Syrie). L’Europe en crise s’opposera à une attitude agressive des États-Unis à l’égard de la Russie et de la Chine.

 

États-Unis : la récession revient pour de bon

Les États-Unis subiront les conséquences de leur énorme déficit fiscal et ne seront pas capables de contrecarrer financièrement la récession mondiale de 2012. Ils ne pourront pas non plus “externaliser” leur solution de la crise en se tournant vers l’Asie auparavant dynamique car la Chine, l’Inde et le reste de l’Asie sont en perte de vitesse économique. La Chine aura une croissance bien inférieure à ses 9 % habituels. L’Inde passera de 8 % à 5 % ou moins encore. De plus, la politique militaire “d’encerclement” pratiquée par le régime d’Obama et sa politique économique d’exclusion et de protectionnisme écarteront la possibilité que la Chine contribue à la relance.

 

Le militarisme aggrave le déclin économique

Les États-Unis et l’Angleterre seront les plus grands perdants de la reconstruction économique de l’Irak après la guerre. Les entreprises étasuniennes et anglaises obtiendront moins de 5 % des 186 milliards de projets d’infrastructures (Financial Times, 12/16/11, p 1 et 3). Ce sera sans doute la même chose en Libye et ailleurs. L’armée impériale étasunienne détruit un adversaire, creuse sa dette pour le faire, et des pays qui n’ont pas pris part au conflit récoltent les juteux contrats de la reconstruction économique d’après guerre.

L’économie des États-Unis sombrera dans la récession en 2012 et la “relance sans emplois de 2011″ sera suivie d’une hausse importante du chômage en 2012. En fait la force de travail toute entière se contractera au fur et à mesure que ceux qui ne touchent plus d’indemnités de chômage cesseront de s’inscrire.

L’exploitation des travailleurs (“la productivité”) s’intensifiera à mesure que les capitalistes forceront les travailleurs à travailler toujours plus pour un salaire toujours moindre, creusant ainsi le fossé entre les salaires et les profits.

La récession économique et la hausse du chômage seront accompagnées de coupes sauvages dans les programmes sociaux pour subventionner les banques et les industries en difficulté. Les débats entre les partis politiques porteront sur l’importance des coupes qu’il faut imposer aux travailleurs et aux retraités pour gagner “la confiance” des actionnaires. Confronté a des choix politiques aussi limités, l’électorat réagira en ne réélisant pas les dirigeants sortants, en s’abstenant de voter et en organisant des mouvements de masse spontanés comme “occupy Wall Street”. L’insatisfaction, l’hostilité et la frustration domineront la culture. Les démagogues du Parti démocratique se serviront de la Chine comme bouc émissaire ; les démagogues du Parti républicain blâmeront les immigrants. Et les deux partis fulmineront contre les “fascistes islamistes”, en particulier contre l’Iran.

 

Nouvelles guerres au milieu des crises : les sionistes tirent les ficelles

Les “52 présidents des principales organisations juives étasuniennes” et leurs partisans “Israël avant tout” du Congrès étasunien, de Département d’État, du Trésor et du Pentagone inciteront à la guerre contre l’Iran. S’ils parviennent à leurs fins, il y aura une explosion régionale et une dépression mondiale. Étant donné la capacité du régime extrémiste israélien à obtenir du Congrès étasunien et de la Maison-Blanche une adhésion inconditionnelle à tous ses plans belliqueux, on ne peut écarter l’éventualité d’une aussi terrible catastrophe.

 

Chine : les mécanismes compensatoires en 2012

La Chine affrontera la récession mondiale de 2012 avec plusieurs options disponibles pour diminuer son impact. Beijing peut modifier sa production et produire des marchandises et des services pour les 700 millions de consommateurs qui ne sont pas pris dans la tourmente économique. En augmentant les salaires, les services sociaux et la qualité de l’environnement, la Chine peut compenser la perte des marchés étrangers. La croissance économique de la Chine, qui s’origine en grande partie dans la spéculation du marché immobilier, sera affectée par l’éclatement de la bulle. Un recul sévère s’ensuivra provoquant des pertes d’emplois, des faillites municipales et l’augmentation des conflits sociaux et des conflits de classes. Cela pourra entraîner soit une plus grande répression soit une démocratisation graduelle. L’issue affectera profondément les relations commerciales de la Chine. La crise économique renforcera probablement le contrôle de l’état sur le marché.

 

La Russie affronte la crise

L’élection du Président Poutine diminuera le soutien de la Russie aux soulèvements et aux sanctions fomentés par les États-Unis contre les alliés et les partenaires commerciaux de la Russie. Poutine se rapprochera de la Chine et bénéficiera de l’éclatement de l’Europe et de l’affaiblissement de l’OTAN.

L’opposition russe soutenue par les médias occidentaux utilisera son poids financier pour discréditer Poutine et promouvoir le boycott des investissements, ce qui ne les empêchera pas de perdre largement les élections présidentielles. La récession mondiale affaiblira l’économie russe et la forcera à choisir entre les nationalisations ou l’utilisation croissante des fonds de l’état pour tirer d’affaire les oligarques influents.

 

La transition 2011-2012 : de la récession et la stagnation régionales aux crises mondiales

L’année 2011 a posé les fondations de l’explosion de l’Union européenne. Les crises ont commencé avec la déconfiture de l’euro, la stagnation aux États-Unis et la déferlante dans le monde des manifestations populaires contre les indécentes inégalités. Les événements de 2011 ont donné un aperçu de ce que nous prépare 2012 : des guerres commerciales débridées entre les principales puissances, l’exaspération des luttes entre impérialistes et la perspective de soulèvements populaires qui tournent en révolutions. De plus, l’escalade de la fièvre belliciste orchestrée par les sionistes contre l’Iran en 2011 laisse présager la plus terrible guerre régionale depuis le conflit étasuno-indo-chinois. Les campagnes électorales et les résultats des élections aux États-Unis, en France et en Russie aggraveront les conflits mondiaux et les crises économiques.

En 2011 le régime Obama a initié une politique de confrontation militaire avec la Russie et la Chine et des politiques destinées à gêner et retarder la montée de la Chine en tant que puissance économique mondiale. A cause de l’aggravation de la récession économique et du déclin des marchés étrangers surtout en Europe, une guerre commerciale d’envergure éclatera. Washington poursuivra une politique agressive visant à limiter les exportations et les investissements chinois. La Maison-Blanche intensifiera ses efforts pour empêcher le commerce et les investissements de la Chine en Asie, en Afrique et ailleurs. On peut s’attendre à des efforts renouvelés de la part des États-Unis pour exploiter les conflits ethniques et populaires intérieurs de la Chine et augmenter sa présence militaire le long des côtes chinoises. Une provocation majeure ou des incidents montés de toutes pièces ne sont pas à exclure. Tout cela pourrait mener en 2012 au nationalisme fanatique et à une nouvelle et coûteuse “Guerre Froide”. Obama a fourni le cadre et la justification d’une confrontation à grande échelle et de longue durée avec la Chine. Ce sera un effort désespéré pour maintenir l’influence étasunienne et ses positions stratégiques en Asie. Le “quadrilatère de pouvoir” de l’armée étasunienne — les États-Unis, le Japon, l’Australie et la Corée — avec le soutien des satellites philippins, essayera de détruire les liens commerciaux de la Chine au moyen de la puissance militaire de Washington.

 

Europe : intensification de l’austérité et de la lutte des classes

Les programmes d’austérité imposés à l’Europe, de l’Angleterre à la Lettonie en passant par l’Europe du Sud, seront la marque de 2012. Des licenciements massifs dans le secteur public et des salaires et des offres d’emploi en réduction dans le privé engendreront une guerre continuelle entre les classes sociales et la remise en question des régimes. Les “politiques d’austérité” du Sud provoqueront une incapacité de payer la dette qui entraînera la faillite de banques françaises et allemandes. La classe financière dominante anglaise, isolée de l’Europe, mais dominante en Angleterre, obligera le gouvernement conservateur à “réprimer” les révoltes populaires et syndicales. Un nouveau style de règle autocratique néo-thatcherienne verra le jour ; l’opposition syndicale formulera des revendications de pure forme tout en serrant la bride à la populace rebelle. En un mot, les politiques sociales économiques régressives développées en 2011 ont préparé le cadre dans lequel de nouveaux régimes policiers pourront réprimer dans le sang les travailleurs et les jeunes chômeurs sans avenir.

 

Les guerres qui vont sonner le glas de “l’Amérique telle que nous la connaissons”

Aux Etats-Unis, Obama a préparé le terrain pour une guerre plus importante au Moyen-Orient en déplaçant des troupes d’Irak et d’Afghanistan pour les concentrer sur l’Iran. Pour déstabiliser l’Iran, Washington multiplie les opérations militaires et civiles secrètes contre les alliés de l’Iran, en Syrie, au Pakistan, au Venezuela et en Chine. Voilà les ingrédients de la stratégie belliqueuse israélo-étasunienne contre l’Iran : des guerres dans les États voisins, des sanctions économiques internationales, des attaques cybernétiques pour mettre à mal les industries vitales et des assassinats ciblés de savants et d’officiels militaires. Le projet en son entier, de sa planification à son exécution, peut être attribué, sans risque d’erreur, à la configuration du pouvoir sioniste qui tient les positions stratégiques dans l’Administration étasunienne, les médias dominants et la “société civile”. Une analyse systématique des politiciens étasuniens du Congrès qui promeuvent et mettent en oeuvre la politique de sanctions montre que les rôles principaux sont tenus par des méga-sionistes (les adeptes du “Israël avant tout”) comme Ileana Ros-Lehtinen et Howard Berman, Dennis Ross à la Maison Blanche, Jeffrey Feltman au Département d’Etat et Stuart Levy et son remplaçant David Cohenson au Trésor. La Maison-Blanche est entièrement aux mains des collecteurs de fonds sionistes et fait ce que veulent les 52 présidents des principales organisations juives étasuniennes.

 

La stratégie israélo-sioniste est d’encercler l’Iran, de l’affaiblir économiquement et de l’attaquer militairement. L’invasion de l’Irak a été la première guerre des États-Unis au bénéfice d’Israël ; la guerre de Libye, la seconde ; la guerre par personnes interposées contre la Syrie, la troisième. Ces guerres ont détruit les adversaires d’Israël ou sont en passe de les détruire. En 2011, les sanctions économiques destinées à créer de l’agitation intérieure en Iran ont été la principale arme sélectionnée. La campagne pour les sanctions internationales a mobilisé toute l’énergie des lobbys sionistes. Ils n’ont rencontré aucune résistance dans les médias dominants, ni au Congrès, ni dans les bureaux de la Maison-Blanche. La Configuration de Pouvoir Sioniste (CPS) n’a pas été l’objet de la moindre critique de la part des groupuscules, mouvements ou journaux de la gauche progressiste, à part quelques notables exceptions.

 

Le repositionnement des troupes étasuniennes de l’Irak aux frontières de l’Iran, les sanctions et l’influence grandissante de la cinquième colonne israélienne aux États-Unis signifie que la guerre va s’étendre aux Moyen-Orient. Cela implique sans doute une attaque aérienne “surprise” de missiles par les forces étasuniennes. Elle sera justifiée par une prétendue “attaque nucléaire imminente” inventée par le Mossad israélien et transmise dans les termes exacts par le CPS à ses laquais du Congrès étasunien et de la Maison-Blanche pour être officialisée et diffusée au monde entier. Ce sera une guerre meurtrière, sanglante et longue au profit d’Israël ; les États-Unis en paieront le prix militaire direct et le reste du monde paiera un prix économique élevé. La guerre étasunienne fomentée par les sionistes fera évoluer la récession du début de 2012 en une profonde dépression vers la fin de l’année et provoquera sans doute des soulèvements populaires massifs.

 

Conclusion

Tout indique que 2012 sera une année déterminante dans la crise économique dévastatrice qui s’étend de l’Europe et des États-Unis vers l’Asie et leurs états-clients d’Afrique et d’Amérique Latine. La crise sera vraiment mondiale. Les conflits entre les pays impérialistes et les guerres coloniales saperont touts les efforts pour mettre fin à la crise. En réaction, des mouvements de masse verront le jour et les manifestations et les soulèvements se transformeront avec le temps, espérons-le, en révolutions sociales qui amèneront un changement du pouvoir politique.

Article original en anglais:http://dissidentvoice.org/2011/12/a-doomsday-view-of-2012/

Traduction : Dominique Musselet, Info-Palestine.net

source : mondialisation
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