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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 02:28

L'opposition demande un gouvernement de salut national

L'opposition égyptienne a menacé samedi de boycotter les élections législatives prévues dans les prochains mois si le pouvoir islamiste n'appliquait pas une "solution globale" à la crise que vit le pays, notamment en créant un gouvernement "de salut national", alors que des violences ce samedi et vendredi ont fait une trentaine de morts.

Le Front, principale coalition de l'opposition aux islamistes, a déploré dans un communiqué les décès à Port Saïd ce samedi et ailleurs en Egypte vendredi, à l'occasion du deuxième anniversaire de la révolution qui a renversé Hosni Moubarak. Le FSN qualifie ces événements de "nouvelle vague révolutionnaire" et appelle les Egyptiens à manifester "pacifiquement".

"Solution globale"

Il exige surtout la formation en Egypte d'un gouvernement de salut national, d'une commission de juristes pour amender la Constitutionqu'il qualifie d'"illégale" et le limogeage du Procureur général nommé par le président islamiste Mohamed Morsi. Si ces conditions, que le FSN qualifie de "solution globale" à la crise politique, ne sont pas remplies "dans les prochains jours", l'opposition "invitera le peuple égyptien à manifester pacifiquement vendredi prochain pour faire tomber la Constitution" et réclamer "l'organisation d'une élection présidentielle anticipée".

Morsi responsable

"Le Front a aussi décidé de ne participer aux prochaines élections législatives que dans le cadre de cette solution nationale globale", selon le texte. Des élections pour la chambre des députés, dissoute en juin de l'an dernier, doivent avoir lieu en principe en mars ou avril, à une date non encore connue.

L'opposition fait aussi porter au président Morsi "l'entière responsabilité de la force excessive utilisée par les services de sécurité contre les manifestants". humanite


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L’Égypte entre le « Black Bloc » et la milice des frères musulmans 

مصر ما بين البلاك بلوك وكتائب مسلمون

 

 

 

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Les Frères musulmans soutenus par des inconnus

http://m.ruvr.ru/data/2013/01/24/1334801839/4highres_00000400882019.jpg

Un groupe auparavant inconnu en Egypte qui s’appelle Qa'ida al-Jihada menacé de répondre par la force à toute « agression » de la part des « forces laïques et les croisés » contre le président égyptien Mohamed Morsi et le mouvement des Frères musulmans.

Les représentants de l'organisation ont appelé Morsi « calife » et vice-roi de Dieu en Egypte. Cette déclaration de l’organisation a été citée ce jeudi par le journal Al-Quds al-Arabi.

Vendredi, des manifestations de masse devraient avoir lieu dans de nombreuses villes d’Egypte à l’appel de l’opposition contre la politique de Morsi. french.ruvr


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30 morts et 300 blessés à Port-Saïd après des condamnations à mort

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5142274.jpg

Quatorze personnes ont été tuées et des dizaines blessées samedi dans des heurts à Port-Saïd après la condamnation à mort de 21 Egyptiens pour leur implication dans des violences après un match de football l'an dernier dans cette ville du nord-est de l'Egypte. (c) Afp

 

Au moins 30 personnes ont été tuées et plus de 300 blessées samedi lors de violents heurts dans la ville égyptienne de Port-Saïd, après la condamnation à mort de 21 personnes pour leur implication dans des violences ayant suivi un match de football l'an dernier.

Ces affrontements interviennent au lendemain du deuxième anniversaire du début du soulèvement ayant conduit au départ de Hosni Moubarak, lui-même marqué par des violences entre manifestants et policiers qui ont fait neuf morts et plus de 530 blessés à travers le pays, selon des sources médicales.

A Port-Saïd (nord-est), les violences ont débuté quelques minutes après la condamnation à la peine capitale de 21 supporteurs du club local d'Al-Masry pour leur implication dans la mort de 74 personnes après un match en février 2012.

Des proches des personnes condamnées ont tenté d'envahir la prison dans laquelle se trouvaient ces dernières, tandis que des assaillants inconnus ont fait usage d'armes automatiques en direction de la police qui a riposté avec du gaz lacrymogène, d'après des témoins.

Deux postes de police ont été pris d'assaut et des tirs nourris se faisaient entendre à travers la ville, où les magasins avaient baissé leurs rideaux, selon un correspondant de l'AFP.

Au moins 30 personnes ont été tuées et 312 blessées, selon des sources médicales, qui ont précisé que les décès avaient été provoqués par des balles réelles. Deux policiers figurent parmi les tués, d'après le ministère de l'Intérieur.

Un général de l'armée a annoncé le déploiement des militaires pour "rétablir le calme" et protéger les installations publiques.

Port-Saïd est située à l'entrée nord du canal de Suez, mais l'organisme de gestion de cette voie stratégique pour le commerce mondial a indiqué que le trafic n'était "pas affecté".

L'armée a toutefois annoncé le renforcement de la sécurité du canal pour "faire face à tout acte qui pourrait menacer la navigation", a rapporté l'agence officielle Mena.

Selon le ministère grec des Affaires étrangères, un ferry grec, ancré à Port-Saïd, a essuyé des tirs qui n'ont pas fait de blessé. Il a depuis repris la mer.

A Suez, où huit personnes sont mortes vendredi lors de manifestations hostiles au président islamiste Mohamed Morsi, de nouveaux heurts se sont produits samedi. Un poste de police a été attaqué, ont indiqué les services de sécurité. Des armes ont été dérobées et 25 prisonniers libérés par les assaillants.

Parallèlement, au Caire, des accrochages qui avaient débuté jeudi entre manifestants hostiles au président et policiers, près de la place Tahrir, ont repris de manière sporadique.

Drame le plus meurtrier du football égyptien

Toujours dans la capitale, les condamnations à mort ont été en revanche accueillies dans la salle d'audience par les cris de joie et les youyous des membres des familles des victimes.

Le président du tribunal a fixé au 9 mars le verdict pour le reste des accusés, dont 9 policiers.

En février 2012, 74 personnes étaient mortes à Port-Saïd après un match entre le grand club cairote d'Al-Ahly et Al-Masry. Ce drame, le plus meurtrier du football égyptien, s'est produit après la victoire d'Al-Masry, dont des centaines de supporteurs avaient envahi le terrain et lancé des projectiles vers ceux d'Al-Ahly.

Les "Ultras" d'Al-Ahly avaient menacé les autorités de "chaos" si le verdict n'était pas assez sévère.

Alors que la tension est extrêmement vive dans le pays, l'opposition aux islamistes, regroupée au sein du Front du salut national (FSN), a réclamé une "solution globale" à la crise politique incluant notamment un "gouvernement de salut national".

Faute de quoi, a-t-elle prévenu, elle boycotterait les législatives prévues en principe en mars ou avril, et réclamerait une présidentielle anticipée.

L'opposition laïque et le pouvoir sont à couteaux tirés depuis novembre, date à laquelle M. Morsi s'est doté temporairement de pouvoirs exceptionnels afin d'accélérer un projet de Constitution rédigé par une commission dominée par les islamistes.

Des manifestations, dégénérant parfois en violences, avaient déjà eu lieu à l'époque contre cette Constitution, adoptée par référendum en décembre.

Les opposants accusent M. Morsi et les Frères musulmans dont il est issu de trahir la "révolution" qui leur a permis d'accéder au pouvoir grâce à une élection présidentielle pour la première fois démocratique.

M. Morsi a participé samedi à une réunion du Conseil national de défense, qui a appelé au calme et au dialogue national pour sortir de la crise. tempsreel.nouvelobs

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 Avec l’autorisation du ministère de l’intérieur, des snipers tuent à Port Saïd ! Le bilan pourrait dépasser les 40 morts… 

 

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Published by thala solidaire.over-blog.com - dans Égypte : Place TAHRIR jan25
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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 02:57

 

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Sept morts pour le «Jour de la Révolution»

http://images.lpcdn.ca/641x427/201301/25/639175-accrochages-sporadiques-entre-groupes-jeunes.jpg
Sept personnes ont été tuées vendredi dans des affrontements entre manifestants hostiles au pouvoir islamiste et forces de l'ordre en Égypte, alors que le pays marquait le deuxième anniversaire du début du soulèvement -le «Jour de la Révolution»- qui a renversé Hosni Moubarak.

 

Le président Mohamed Morsi a appelé ses compatriotes à «rejeter la violence dans les paroles et dans les actes» et a promis que les responsables de ces heurts meurtriers seraient «traduits en justice», dans des messages postés dans la nuit sur ses comptes Twitter et Facebook.

Sept personnes sont mortes -six à Suez et une à Ismaïliya (nord-est)- et plus de 450 autres blessées au total dans douze gouvernorats, selon le ministère de la Santé, qui n'a pas donné de décompte entre manifestants et policiers.

Toutefois M. Morsi a assuré que des policiers figuraient parmi les morts, et le ministère de l'Intérieur a revendiqué 95 blessés.

L'armée a déployé dans la soirée des hommes et des blindés légers pour protéger les bâtiments de la police et du gouvernorat local à Suez, à l'entrée sud du canal du même nom et théâtre des plus fortes violences, ont indiqué des témoins et des sources de sécurité.

La journée de samedi s'annonce également à haut risque avec un verdict attendu dans le procès d'un drame du football - plus de 70 morts l'an dernier à Port-Saïd - qui soulève des passions.

Ce regain de tension dans la crise opposant le président islamiste Mohamed Morsi qui se prévaut d'avoir été démocratiquement élu en juin dernier, et l'opposition qui l'accuse de dérive autoritaire, est aggravé par les lourdes difficultés économiques que traverse le pays.

Des accrochages sporadiques entre groupes de jeunes et forces de l'ordre ont eu lieu toute la journée aux abords de la place Tahrir où des milliers de personnes se sont massées.

Une énorme pancarte était déployée sur la place avec l'inscription «Le peuple veut faire tomber le régime», tandis que la foule scandait «dégage, dégage!» à l'encontre de M. Morsi, comme pour M. Moubarak il y a deux ans.

«Pain, liberté, justice sociale»

«On n'a pas fait la révolution pour qu'un groupe corrompu en remplace un autre», lançait une manifestante, Maha Kamal, 40 ans, voile turquoise et drapeau égyptien à la main.

«L'Égypte a besoin d'une nouvelle révolution pour les jeunes et pour une vraie démocratie», affirmait un autre manifestant, Chawki Ahmed, 65 ans.

En fin de soirée la place était toutefois largement désertée en raison de la densité des tirs de lacrymogènes.

Des manifestants se sont aussi rendus près du palais présidentiel, où la police a tenté de les disperser avec du gaz lacrymogène.

À Ismaïliya (nord-est), des manifestants ont mis le feu au siège local du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), la formation politique des Frères musulmans, et envahi le siège du gouvernorat.

Des bâtiments publics ont également été la cible des contestataires à Damiette (nord) et Kafr el-Cheikh (delta du Nil), et des incidents ont aussi eu lieu à Alexandrie, deuxième ville du pays.

L'opposition, composée de mouvements en majorité de gauche et libéraux et qui affiche une unité encore précaire, avait appelé à défiler en reprenant les mêmes mots d'ordre qu'il y a deux ans: «Pain, liberté, justice sociale».

Le climat s'est fortement envenimé depuis fin novembre, date à laquelle M. Morsi s'est doté provisoirement de pouvoirs exceptionnels, puis a poussé les feux pour faire passer une Constitution rédigée par une commission à dominante islamiste.

Le texte, adopté par référendum en décembre, continue d'être vivement critiqué par l'opposition qui estime qu'il ouvre la voie à une islamisation accrue de l'Égypte et porte atteinte à certaines libertés.

Les Frères musulmans, dont est issu M. Morsi, n'avaient pas officiellement appelé à manifester vendredi, préférant commémorer le «Jour de la Révolution» par des initiatives sociales et caritatives.

Outre la crise politique, l'Égypte affronte une grave crise économique, avec l'effondrement des investissements étrangers, la chute du tourisme et un déficit budgétaire en hausse notamment. lapresse

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الجيش ينشر وحدات في السويس بعد سقوط قتلى وجرحى في أعمال عنف في أنحاء مصر 

نشر الجيش المصري قوات على الارض في مدينة السويس المطلة على البحر الاحمر في ساعة مبكرة من صباح السبت بعد مقتل سبعة محتجين وجندي بالرصاص.

وقال عادل رفعت مدير امن السويس للتلفزيون الرسمي "طلبت دعما من قوات الجيش لغاية ما نعدي الفترة والمرحلة الصعبة والتي تستهدف امن مصر كلها    

وأفادت وسائل الإعلام الرسمية في مصر بمقتل سبعة أشخاص وإصابة المئات في اشتباكات اندلعت في العاصمة القاهرة ومدن عدة في الذكرى الثانية لثورة 25 يناير.

وأفادت التقارير أن أحد القتلى مجند.

ونقل التلفزيون الرسمي عن وزارة الصحة قولها إن ستة قتلى سقطوا في مواجهات دارت بين متظاهرين وقوات الامن في مدينة السويس إضافة إلى قتيل واحد في مدينة الاسماعيلية شمال شرقي البلاد.

وأعلنت الوزارة ارتفاع عدد الاصابات إلى 456 مصابا في تسع محافظات.

وقالت الوزارة إن القتلى سقطوا جراء تعرضهم لطلقات نارية.

في هذه الأثناء دعا الرئيس محمد مرسي المصريين إلى نبذ العنف وقال في رسالة على حسابه على موقعي تويتر وفيسبوك "أدعو جميع المواطنين الى التمسك بالمبادىء النبيلة للثورة المصرية في التعبير عن الرأي بحرية وسلمية ونبذ العنف قولا وفعلا".

السويس والاسماعيلية

وكان متظاهرون حاولوا اقتحام مقر المحافظة في السويس لكن الشرطة تصدت لهم بإطلاق قنابل مسيلة للدموع.

وفي الاسماعيلية، هاجم متظاهرون مقر حزب الحرية والعدالة "الذراع السياسي لجماعة الاخوان المسلمين" وقاموا بإتلاف كل محتوياته من أجهزة كمبيوتر وأثاث، وإلقائها في الشارع.

ودمر المتظاهرون مدخل الحزب بالكامل، وألقت قوات الأمن القنابل المسيلة للدموع على المتظاهرين المتجمعين أمام المقر وداخله.

القاهرة

 

وفي القاهرة، اندلعت مواجهات عنيفة بالقرب من ميدان التحرير بين المتظاهرين وقوات الامن المتمركزة خلف حاجز خرساني يغلق شارع القصر العيني الذي يضم مؤسسات عدة بينها مقر مجلس الوزراء ومقرا مجلس الوزراء ومجلس الشورى.

كما وقعت مواجهات في شارع الشيخ ريحان المجاور استخدم فيها المتظاهرون الحجارة وردت قوات الامن بإطلاق بالغاز المسيل للدموع.

وأعلنت وزارة الداخلية إصابة ضابط من قوة رئاسة قوات الأمن المركزى بحروق في يده أثناء تأمينه مقر وزارة الداخلية بشارع الشيخ ريحان.

وقام مئات المتظاهرين بمهاجمة مقر الموقع الالكتروني لجماعة الاخوان المسلمين "اخوان اون لاين" الواقع في منطقة التوفيقية بوسط القاهرة بالحجارة ووقعت صدامات بينهم وبين اهالي المنطقة.

الاسكندرية

وفي الأسكندرية وقع تراشق بالحجارة بين المتظاهرين وقوات الأمن المركزي أمام مبنى المجلس المحلي بحي كوم الدكة.

وكان المئات من المتظاهرين قد تجمعوا في محيط مسجد القائد ابراهيم بالاسكندرية عقب صلاة الجمعة لاحياء الذكرى الثانية لثورة يناير.

وردد المتظاهرون شعارات مناوئة للرئيس محمد مرسي وجماعة الاخوان التي وصفوها بالدكتاتورية واتهموها بالرغبة في القفز على الثورة والهيمنة على مفاصل الدولة.

وقطع المتظاهرون طريق الكورنيش بانتظار وصول اربع مسيرات قادمة من انحاء متفرقة من المدينة للمشاركة في المظاهرات امام مسجد القائد ابراهيم.

وكانت وزارة الداخلية أعلنت في وقت سابق إصابة العميد توفيق أبوالخير بطلقات خرطوش بالرقبة إثر تعدي بعض الأشخاص الذين حاولوا اقتحام المجلس المحلى بمدينة الاسكندرية عليه.

مسيرات

وكان آلاف المحتجين من القوى الليبرالية قد توجهوا خلف زعيمي المعارضة محمد البرادعي وحمدين صباحي إلى ميدان التحرير.

وردد المحتجون شعار "الشعب يريد إسقاط النظام"، و شعار"إرحل، إرحل".

وهذه هي الشعارات نفسها التي رفعها المتظاهرون قبل عامين ضد الرئيس السابق حسني مبارك.

وضمت المسيرات أعضاء من حركة 6 أبريل، وبعض مشجعي كرة القدم المعروفين بالألتراس.

ويطالب المتظاهرون بتعديل أو إسقاط الدستور، وإقالة الحكومة وتعيين أخرى جديدة تشرف على إجراء الانتخابات النيابية، وإقالة النائب العام المستشار طلعت عبدالله، والقصاص لشهداء الثورة، وإعادة المحاكمات في قضايا قتل المتظاهرين.

ويطالب البعض منهم بإسقاط نظام الرئيس محمد مرسى، وما يسمونه "حكم المرشد"، في إشارة إلى زعم تدخل bbbcمرشد جماعة الإخوان المسلمين محمد بديع في الحكم.

 

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Cinq morts à Suez après des manifestations contre Morsi

 

Deux ans après la révolution qui renversa Hosni Moubarak, les opposants au président en place sont dans la rue. Un siège des Frères Musulmans a été incendié.

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5141747.jpg

 

Cinq personnes ont été tuées par balle vendredi 25 janvier à Suez, dans le nord-est de l'Egypte, lors d'affrontements entre policiers et manifestants, ont indiqué des médecins à l'hôpital de Suez. Il n'était pas encore clair si les victimes étaient des manifestants ou des policiers. Une autre personne dans le même hôpital est dans un état grave, ont dit les médecins.

Partout ailleurs dans le pays, 110 personnes ont été blessées dans les manifestations contre le pouvoir du président islamiste Mohamed Morsi. Ces événements se sont déroulés en marge du deuxième anniversaire du soulèvement qui fit chuter le président Hosni Moubarak, lors du printemps arabe. Une journée sous haute tension, puisque le siège des Frères Musulmans à Ismaïlia, au nord-est du Caire, a également été incendié.

"Les Egyptiens en ont marre"

Au Caire, des milliers de manifestants ont protesté place Tahrir au Caire contre le président en place et pour réclamer une "nouvelle révolution". "Ca va être une grosse journée (...) parce que les Egyptiens en ont marre", prédisait un manifestant, Mohammed Abdallah, en référence à la profonde crise politique et économique que traverse le pays. Dans une rue menant à l'emblématique place Tahrir, de jeunes Egyptiens lançaient des pierres vers un mur de blocs de béton renforcé par les forces de l'ordre la veille. 

La police a notamment tiré des gaz lacrymogènes en fin d'après-midi pour tenter des disperser des manifestants aux abords du palais présidentiel à Héliopolis, dans la banlieue du Caire, a indiqué la télévision d'Etat. tempsreel.nouvelobs

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 Deux ans de révolution selon l'humoriste Bassem Yousef  trainé devant la Justice par les avocats de sa «majesté» le président islamiste Morsi

باسم يوسف يحتفل بذكري الثانية للثورة ع طريقته الخاصه      

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Égypte : deux ans après, les responsables de meurtres restent impunis

 

 

http://www.amnesty.fr/sites/default/files/amnesty_logo.pngDeux ans après le début du soulèvement, l’Égypte doit veiller à ce que les centaines d’homicides de manifestants recensés depuis début 2011 donnent lieu à de véritables enquêtes indépendantes, si le pays entend rompre avec les violations qui ont défini l’ère Moubarak.

La nouvelle synthèse, intitulée Rampant impunity: Still no justice for protesters killed in the “25 January Revolution”, décrit en détail les failles des enquêtes et poursuites ouvertes contre les responsables présumés de la mort de quelque 840 personnes pendant les manifestations ayant mis fin au régime répressif d’Hosni Moubarak – qui fut au pouvoir pendant plus de 30 ans – et débouché sur la première élection d’un président civil en Égypte. Au moins 6 600 personnes ont par ailleurs été blessées pendant ces manifestations, qui furent brutalement réprimées par les forces de sécurité.

Une douzaine de personnes ont péri lors des violences ayant accompagné des actions de protestation depuis l’arrivée au pouvoir du président Mohamed Morsi. 

Selon des informations recueillies par Amnesty International en Égypte, durant le soulèvement, les forces de sécurité ont utilisé du gaz lacrymogène, des canons à eau, des fusils de chasse, des balles en caoutchouc et des balles réelles contre les manifestants, alors que ces derniers ne représentaient dans de nombreux cas aucune menace pour elles. 

 

Pas un seul haut responsable ou membre des forces de sécurité n’a été reconnu coupable par la justice d’avoir tué ou blessé des manifestants, ni fait l’objet de sanctions appropriées. 

« Le président Morsi a rendu hommage à maintes reprises aux personnes mortes pendant la " révolution du 25 janvier ", et pourtant, peu de mesures concrètes ont été prises afin que les responsables présumés répondent de leurs actes devant la justice. Dans les faits, deux ans après le soulèvement, les homicides imputés aux forces de sécurité restent impunis »

Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

 

En ne faisant pas le nécessaire pour que les responsables soient punis, le président Morsi n’opère aucune rupture avec ces décennies de violations. 


Les responsables régulièrement acquittés

Des tribunaux égyptiens continuent à acquitter des membres des forces de sécurité, qu’il s’agisse de hauts responsables ou non. Dans certains cas, l'acquittement a été prononcé faute de preuves ou parce que le tribunal a estimé que l'accusé avait exercé son droit à la légitime défense, bien qu'il existe de nombreux éléments attestant que des policiers ont employé une force excessive et meurtrière quand cela n'était pas strictement nécessaire. 

En outre, la déclaration de culpabilité du président Hosni Moubarak et d’Habib El Adly, son ministre de l’Intérieur, pour complicité dans l’homicide de manifestants, a été infirmée par la Cour de cassation le 13 janvier, ce qui ouvre la voie à un nouveau procès.

Envoyez un message au chef du Conseil Suprême des forces armées SIGNEZ

D’après les parents de victimes et avocats rencontrés par Amnesty International, un grand nombre d’acquittements et le fait que certaines affaires ne parviennent jamais à se frayer un chemin jusqu’aux tribunaux sont dus à des défaillances dans le processus de recueil des preuves – notamment : les documents vidéo ; les rapports médicaux et médicolégaux ; et les éléments balistiques, qui dans de nombreux cas n’ont pas été examinés ni même produits devant la justice. 

D’autres informations cruciales, comme les relevés de communications téléphoniques entre membres des forces de sécurité, les registres indiquant quels fonctionnaires ont été déployés et les registres des armes et munitions mises à la disposition des forces de sécurité, n’ont pas été obtenues auprès du ministère de l’Intérieur. 

Les griefs exprimés concernaient également la participation de policiers aux enquêtes, suscitant la crainte que ceux-ci puissent altérer des éléments de preuve ou passer certaines informations sous silence afin d’exonérer leurs collègues ou les institutions.

 

Un pas en avant ? 

Peu après son arrivée au pouvoir en juin 2012, le président Morsi a mis en place un comité d’établissement des faits qu’il a chargé d’examiner les circonstances dans lesquelles des manifestants ont été tués ou blessés avant son investiture. Il a par ailleurs nommé un nouveau procureur, qui a promis de diligenter de nouvelles enquêtes et d’intenter de nouveaux procès si des éléments à charge contre les personnes acquittées de l’accusation de meurtre de manifestants devaient émerger.

Des proches de personnes tuées ont déclaré à Amnesty International qu’on leur avait demandé de soumettre de nouveaux éléments de preuve et que plusieurs témoins avaient été victimes de manœuvres d’intimidation. 

«La création du comité d'établissement des faits a été une première mesure encourageante mais il faut, pour que l’évolution soit véritablement positive, que les constatations du comité soient rendues publiques, et que les lacunes et défaillances relevées dans les enquêtes soient corrigées. Les victimes et la société dans son ensemble ont droit à toute la vérité.»

Hassiba Hadj Sahraoui

 

Dix personnes sont mortes lors d’affrontements entre sympathisants du président Morsi et opposants dans la nuit du 5 au 6 décembre 2012, tandis que les forces de sécurité ne sont pas intervenues pour protéger les manifestants des violences et des agressions. Le président Morsi doit traduire ses paroles en actes et faire preuve d'une volonté politique forte afin que justice soit rendue pour les violations des droits fondamentaux commises contre les manifestants, en veillant à ce que l'ensemble des responsables présumés, à tous les niveaux hiérarchiques, et quels que soient leur rang ou leurs affiliations politiques, soient amenés à rendre des comptes. C’est seulement ainsi qu'il pourra rompre avec les abus du passé et empêcher que d’autres manifestants ne perdent la vie. amnesty.fr

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Egypte : justice pour Azza Hilal Ahmad Suleiman

Envoyez un message au chef du Conseil Suprême des forces armées SIGNEZ


 

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 03:56

Au Caire

 

À Paris


 

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L'annonce de M. Morsi de modifier son décret ne calme pas les opposants

 

L'appel symbolique du président égyptien Mohamed Morsi à l'apaisement n'a manifestement pas été entendu. Des affrontements entre les opposants et les soutiens aux islamistes au pouvoir ont eu lieu ce mardi matin au Caire. Et ce malgré le compromis intervenu entre les représentants du président égyptien et les juges sur la question de l’élargissement des pouvoirs présidentiels.

C’est à l'issue d'une réunion de crise avec le Conseil suprême de la magistrature que Mohamed Morsi avait accepté lundi soir le compromis proposé par les juges. Il s’agissait de réduire la portée du décret présidentiel adopté il y a quelques jours, provoquant l'ire des militants laïcs, libéraux et des mouvances de gauche; le décret  devait empêcher toute contestation des décisions présidentielles dans l'attente de l'élection d'un nouveau parlement.

L’accord de compromis prévoit que seules ses décisions relatives aux "domaines de souveraineté" ne pourront pas faire l'objet de recours en justice, a indiqué le porte-parole du chef de l’Etat, Yasser Al. Ce dernier précisait toutefois que le décret ne serait pas amendé.

Crise loin d'être résolue

Les "domaines de souveraineté" couvriraient, d’après les analystes, les éventuelles déclarations de guerre ou la convocation d'élections anticipées. Ce terme ayant cependant été précédemment utilisé de manière plus large, il laisse la place à l'interprétation. "Le communiqué que j'ai lu est un signe que la crise est résolue", a conclu le porte-parole, insensible à cette critique.

Reprise des affrontements entre militants au Caire

C’est dans ce cadre que les Frères musulmans ont annoncé lundi soir d’annuler les contre-rassemblements prévus mardi.

Mais l’opposition ne semble pas convaincue, et sa colère est loin d'être apaisée. Hamdeen Sabahy, chef de file de la gauche égyptienne, a prévenu que les manifestations se poursuivraient jusqu'au retrait total du décret. La place Tahrir doit devenir le symbole d'une Égypte "qui n'acceptera pas un nouveau dictateur parce qu'elle a renversé le précédent", a-t-il déclaré.

De fait, les militants des deux bords se sont tout de même retrouvés ce mardi. Les heurts sporadiques, qui ont débuté il y a une semaine et se déroulent dans plusieurs rues autour de la place Tahrir, au centre de la capitale, ont repris dans la matinée aux abords de l'ambassade américaine. Les forces anti-émeutes, déployées près de la mission diplomatique, ont essuyé des jets de pierres, auxquels ils ont répondu avec des tirs de gaz lacrymogènes.

Symbole de toutes les mobilisations depuis le soulèvement contre le pouvoir de l’ancien président Hosni Moubarak, la place et les rues adjacentes avaient été réinvesties depuis quelques jours. De nombreux mouvements et partis politiques d'opposition ont appelé à des manifestations de masse mardi dans tout le pays, et en particulier sur la place. Le gros des manifestations est attendu dans l'après-midi et en soirée, après la journée de travail.

Un tribunal administratif du Caire devrait tenir la première audition concernant le recours déposé par des avocats et des militants contre le décret présidentiel ce 4 décembre. Une personne, membre des Frères musulmans, est décédée dans les manifestations de partisans et d'adversaires du chef de l’État depuis jeudi. Environ 370 autres ont été blessées. rtbf.be

 

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Manifestation anti-Morsi sur la place Tahrir

 

Plus de 200.000 Égyptiens se sont rassemblés mardi après-midi sur la place Tahrir, au Caire, pour protester contre la décision du président islamiste Mohamed Morsi de s'arroger des pouvoirs quasi-absolus.

Mardi, les manifestations de masse, place Tahrir et dans plusieurs autres grandes villes comme à Alexandrie, étaient comparables en taille à celles de l'année dernière lors du soulèvement populaire qui a renversé l'ancien chef d'État égyptien Hosni Moubarak.

 

Agitant des drapeaux rouge, blanc et noir, et criant des slogans contre le président égyptien et les Frères musulmans, des rangs desquels il est issu, les manifestants en ont rejoint plusieurs centaines d'autres qui campent sur la place depuis vendredi dernier pour demander la révocation des décrets qu'il a pris la semaine dernière.

"Les Frères musulmans ont détourné la révolution", a lancé Rafat Magdi, un ingénieur se rendant à la manifestation. "Les gens ont ouvert les yeux (...) Aux prochaines élections, il n'auront pas de voix", a-t-il ajouté.

"D'un seul coup, Morsi promulgue une loi qui fait de lui le législateur absolu, concentrant tous les pouvoirs entre ses mains", a déclaré Mona Sadek, une manifestante de 31 ans, ingénieur diplômée, qui porte le voile islamique. "Notre révolte contre ces amendements se transforme en protestation contre les Frères musulmans".

Epicentre de la révolution

Un peu plus tôt, de nouveaux affrontements avaient éclaté entre des manifestants et des policiers.

Les heurts se produisaient près de l'ambassade des États-Unis et la place Tahrir, épicentre de la révolution qui a mis fin à 29 ans de régime autoritaire du président Hosni Moubarak en février 2011.

La police a tiré des gaz lacrymogènes en direction des manifestants qui jetaient des pierres dans une rue reliant la place à l'ambassade.

Lundi, une manifestation pro-Morsi au Caire avait été annulée de crainte d'affrontements.

Pour Gehad el-Haddad, un conseiller de la Fraternité et de son parti politique, l'opposition était "très divisée", ajoutant que le président Mohammed Morsi ne reculerait pas. "Nous n'abrogerons pas nos décrets", a-t-il déclaré à l'Associated Press.

Pour l'ancien candidat à la présidentielle, devenu aujourd'hui le principal leader d'opposition, Amr Moussa, la manifestation a montré "où les forces politiques de la nation se situaient par rapport au projet constitutionnel".

"La sagesse voudrait que la disposition constitutionnelle soit reconsidérée", a précisé Moussa, un ancien chef de la Ligue arabe, dans un interview par téléphone à la télévision CBS.

Protéger les acquis de la révolution

Mohamed Morsi, élu président en juin, affirme que les décrets qu'il a pris la semaine dernière sont nécessaire pour protéger les acquis de la révolution et la transition du pays vers un régime démocratique.

Jeudi 22 novembre, le président égyptien a renforcé notablement son pouvoir en adoptant plusieurs amendements constitutionnels. Il a également accordé l'immunité à la commission chargée de rédiger une nouvelle Constitution pour empêcher qu'elle ne soit dissoute par décision de justice, ainsi qu'à la chambre haute du Parlement. Ces deux instances sont dirigées par ses alliés islamistes des Frères musulmans.

Les magistrats de la plus haute cour de justice égyptienne ont déclaré samedi dernier que les récents amendements grâce auxquels le président égyptien Mohamed Morsi s'octroie de nouveaux pouvoirs constituaient "une atteinte sans précédent à l'indépendance du pouvoir judiciaire et ses décisions" tempsreel.nouvelobs

 

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Mardi, des dizaines de milliers de manifestants se sont réunies place Tahrir.

 

Mardi, des dizaines de milliers de manifestants se sont réunies place Tahrir.  K. HAMRA / AP / SIPA

 Le président, qui vient de s'arroger tous les pouvoirs via un décret, provoque un tollé

Même son prédécesseur, Hosni Moubarak, chassé du pouvoir en février 2011 par la « révolution du Nil », n'avait pas été jusque-là. Le président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, s'est arrogé tous les pouvoirs par un décret publié jeudi, le plaçant au-dessus de la loi.

« Rapport de force »

Cette décision – survenue alors que Morsi venait d'être félicité par Washington pour sa médiation réussie dans le conflit au Proche-Orient – a déclenché la colère de ses opposants, qui redoutent de voir l'Egypte renouer avec l'autoritarisme. Mardi, des dizaines de milliers de manifestants se sont réunies place Tahrir pour la cinquième journée consécutive, afin de réclamer l'abrogation du décret. C'est la plus forte mobilisation depuis l'élection de Morsi en juin. « Il s'est mis tout le monde à dos. Il a même ligué contre lui l'opposition non islamiste, jusqu'ici divisée », note Stéphane Lacroix, professeur à Sciences-Po Paris.

C'est la troisième fois que Mohamed Morsi tente un coup de force. En juillet, il avait été accusé de « coup d'Etat constitutionnel » en annulant la dissolution de l'Assemblée. Jeudi, il a tenté de limoger le procureur général d'Egypte. Les deux fois, il a fini par faire marche arrière. Le fera-t-il à nouveau ? « On verra. Cela dépend de l'importance des manifestations, et de la réaction des magistrats. C'est un rapport de force. Mais s'il maintient le décret, le peu qu'il restait de la révolution aura définitivement disparu », estime Jean-Noël Ferrié, chercheur au CNRS.
 

De son côté, Morsi réfute toute dérive autoritaire. Il argue que ce décret est nécessaire pour accélérer la transition démocratique, et provisoire, avant l'adoption de la future Constitution, elle-même controversée –, puisque selon le projet actuel, la charia deviendrait un texte de loi et plus seulement des valeurs générales. L'armée, elle, observe pour l'instant le silence. « Elle n'interviendra que si cela dégénère », estime Stéphane Lacroix, jugeant la situation « très incertaine ». 20minutes.fr

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Débat ! 

 


 

 


 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 03:17

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Les opinions !


 

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"Morsi, enlève ta barbe, on verra Moubarak"

Place Tahrir, au Caire, près de 50.000 personnes ont manifesté contre le président égyptien. De notre correspondant, Marwane Chahine.

Manifestants anti-Morsi au Caire. (Mohammed Asad/AP/SIPA)

Manifestants anti-Morsi au Caire. (Mohammed Asad/AP/SIPA)

 

De mémoire d'activiste, il y a bien longtemps que la place Tahrir n'avait pas connu pareille ferveur. Pas tant par le nombre de manifestants, autour de 50.000, que dans la conviction avec laquelle les libéraux, comme on les appelle, ont dénoncé ce vendredi 23 novembre sur la place Tahrir, le coup de force du président Mohammed Morsi. Ou plutôt du "pharaon" Morsi comme l'a ironiquement rebaptisé Mohammed El Baradei, qui préside le parti de gauche Doustour. En s'arrogeant provisoirement les pleins pouvoirs, le président a déclenché la colère de ceux qui ont le sentiment toujours un peu plus fort de s'être fait voler leur révolution. "Morsi, enlève ta barbe, on verra Moubarak", "le peuple veut la chute du régime" et "pain, liberté, les Frères ont vendu la cause", se sont égosillés les manifestants.

A deux pas de la place, dans la rue Mohammed Mahmoud, aux abords du ministère de l'Intérieur, des combats continuaient d'opposer, comme c'est le cas depuis cinq jours, des jeunes activistes et les forces de l'ordre, pierre et cocktail molotov contre lacrymo et parfois chevrotine. C'est d'un tir de cette arme qu'un militant membre de l'organisation 6 avril, pionnière de la révolution, a succombé (il est en état de mort clinique) en début de semaine alors qu'il était venu commémorer les affrontements qui ont coûté la vie à plus de 40 personnes, il y a tout juste un an.

"La police nous inonde de gaz mais on ne se laissera pas faire"

Sur un immense drapeau blanc, le portrait de J.K en pochoir est agité par les manifestants. Mohammed, la vingtaine et plein de gel dans les cheveux, se dit lui aussi prêt à mourir pour défendre les idéaux de la révolution. "Morsi nous insulte, il nous a traité de voyous, mais il ne peut pas se débarrasser de nous et faire oublier que c'est notre sang qui a fait cette révolution. La police nous inonde de gaz mais on ne se laissera pas faire, on a les ultras avec va finir par les mater ces flics", jure ce militant enragé qui se dit convaincu que l'on est en train de vivre "la deuxième partie de la révolution" et que "celle-là sera la bonne."

Moins belliqueux, Hossam, jeune père de famille, n'en reste pas moins éberlué de la décision du Président qu'il a contribué à élire : "Je ne suis pas islamiste mais j'ai voté pour Morsi car je pensais qu'avec Ahmed Chafik [l'autre candidat au second tour des présidentielles, NDLR], ça serait le retour à l'ère Moubarak. Aujourd'hui, c'est encore pire, Morsi a encore plus de pouvoirs". Même s'il n'y croit qu'à moitié, Hossam espère que le Président va se raviser sans quoi ça pourrait, selon lui, être "la catastrophe" Ce que craint Hossam, ce sont des affrontements frontaux entre militants islamistes et libéraux tels qu'il s'en est produit ce vendredi après-midi dans d'autres villes d'Egypte. Trois locaux du parti Liberté et Justice, branche politique des Frères, ont notamment été incendiés. "Beaucoup de gens ont des armes dans ce pays. J'espère qu'on ne va pas vers une guerre civile", s'inquiète un commerçant du centre-ville.

Dans une allocution prononcée vendredi après-midi au palais présidentiel devant une foule composée d'islamistes, Mohammed Morsi a qualifié ceux qui se battent rue Mohammed Mahmoud de "baltagayas", soit de voyous payés pour créer le chaos. tempsreel.nouvelobs

 

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Morsi est-il devenu un nouveau "pharaon" ?

 

Malgré le rôle du présidentMohammed Morsidans l'obtention d'une trêve entre le Hamas et Israël, un rôle salué par que la communauté internationale; les opposants égyptiens s'alarment des nouveaux pouvoirs que vient de s'octroyer le leader desFrères musulmans à la tête du pays. Ce vendredi, des manifestations s'accentuent contre un président qui «dérobe au peuple et aux institutions l'intégralité de leurs droits et de leurs pouvoirs». 


La présidence égyptienne avait rendu publique une «déclaration constitutionnelle» qui renforce les pouvoirs du président face à un appareil judiciaire avec lequel les relations sont tendues. Ce décret empêche la dissolution par la justice de l'assemblée constituante et du conseil de la Choura, la chambre haute du parlement égyptien. Il donne à l'assemblée constituante, forte de 100 membres et dominée par les islamistes, deux mois de plus pour rédiger la Constitution égyptienne; souligne Le Figaro. 

Par ailleurs, le président Morsi, qui cumule pouvoirs exécutif et législatif, a limogé le procureur général d'Égypte, Abdel Meguid Mahmoud, présenté comme un vestige de l'époque Moubarak et s'est réservé le droit de nommer son successeur, Talat Ibrahim Abdallah. Il a aussi ordonné la tenue de nouveaux procès pour les responsables de l'ancien régime impliqués dans les violences contre des opposants lors de la révolution du Nil de janvier-février 2011, ce qui implique Hosni Moubarak, condamné en juin à la prison à vie. 

Les déclarations constitutionnelles, décisions et lois que prend le président Morsi sont «définitives et ne sont pas sujettes à appel en attendant une nouvelle Constitution» a tenu à préciser le porte-parole de la présidence. Elles visent «à nettoyer les institutions». C'est bien ce nettoyage qui inquiète l'opposition qui voit de plus en plus en Morsi, ancien cadre de la puissante confrérie des Frères musulmans un nouveau "pharaon" égyptien. D'ailleurs, les manifestants crient, ce vendredi matin "A bas Morsi Moubarak !" http://www.emarrakech.info

 

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معارضون للرئيس المصري يبدأون اعتصاما مفتوحا بميدان التحرير

 

 

مصر

نصب العديد من الناشطين خياما في الجزيرة الوسطى بميدان التحرير معلنين اعتصامهم لحين إلغاءاضغط هناالإعلان الدستوري الذي أصدره الرئيس محمد مرسي مؤخر

 

وفي ذات الوقت تتواصل الاشتباكات وعمليات الكر والفر بين محتجين وقوات الأمن في شوارع الشيخ ريحان ومحمد محمود وقصر العيني وهي الشوارع القريبة من وزارة الداخلية.

من جانبها أعلنت وزارة الصحة المصرية ارتفاع عدد الجرحى الذين سقطوا خلال الاحتجاجات التي انطلقت في القاهرة وعدد من المدن إلى مائة وأربعين مصابا. وأكدت الوزارة عدم وقوع حالات وفاة خلال مظاهرات اليوم.

ولكن الدكتور محمد شامل الذي يعمل في المستشفى الميداني الذي أنشأه متطوعون لإسعاف المتظاهرين الذين يتساقطون خلال الاشتباكات بوسط القاهرة قال لبي بي سي إن "أعداد المصابين تبلغ أضعاف ما يرد في البيانات الرسمية حيث يرفض كثير من الجرحى اللجوء للمستشفيات الحكومية خشية إلقاء القبض عليهم".

وقال أحد المتظاهرين لبي بي سي "إنها ليست مجرد مظاهرة، إنها ثورة ثانية، وحرق بعض مقار الإخوان اليوم إنما جاء ليذكر بحرق مقار الحزب الوطني الديمقراطي".

وتعرض مقر الإخوان المسلمين بمدينة الإسكندرية الساحلية لحريق جزئي، بحسب المصادر الرسمية، وفي ذات الوقت تعرضت مقار الإخوان في عدد من المحافظات لهجمات. ويتهم الإخوان المسلمون مناصرون للنظام السابق باستهداف مقارهم.

وقال الاخوان المسلمون بمحافظة البحيرة في بيان نقلته وكالة أنباء الشرق الأوسط إن محتجين حاولوا إزالة لافتة الجماعة واقتحام مقرها بمدينة دمنهور عاصمة المحافظة. وأضافت "إن ما يحدث يقوده من الخلف عناصر النظام السابق". لكن البيان أدان أيضا استخدام الشرطة الغاز المسيل للدموع لتفريق المحتجين الذين تجمهروا أمام المقر.

وفي أول رد فعل من جانب الحكومة، عقد هشام قنديل رئيس مجلس الوزراء اجتماعا وزاريا أعقبه بيان ذكرت فيه الحكومة "أن الاعلان الدستوري لم يضف سلطات جديدة لرئيس الجمهورية وأن وجود السلطة التشريعية بيد الرئيس كان نتاجا لحل مجلس الشعب.

وقالت الحكومة انها تتابع التطورات السياسية بدقة وتعيد تأكيد التزامها بحماية كافة المتظاهرين والمعبرين عن آرائهم بطريقة سلمية أيا كانت آراؤهم السياسية أو انتماءاتهم الحزبية.

وقال خالد داوود المسؤول الإعلامي بحزب الدستور لبي بي سي إن الحزب قرر نصب خيمة في وسط الميدان للاعتصام فيها إلى أن يتم إسقاط الإعلان الدستوري الذي يحصن قرارات الرئيس ضد الطعن عليها.

ودعت قوى سياسية معارضة لاستمرار الاعتصام حتى تتحقق المطالب. كما تحشد بعض القوى لمظاهرات جديدة حاشدة يوم الثلاثاء القادم. ومن بينها التيار الشعبي المصري والجمعية الوطنية للتغيير.

وما يزال ميدان التحرير الواقع بقلب العاصمة المصرية مغلقا أمام حركة المرور، بينما واصلت عناصر تابعة لبعض الأحزاب تفتيش الراغبين في الدخول للميدان راجلين. ولاحظ مراسل بي بي سي عدم وجود منصات بالميدان.

وأخمدت قوات الدفاع المدني حريقا في سطح إحدى البنايات بشارع محمد محمود.

وفي وقت سابق نفت وزارة الداخلية أنباء ترددت عن اقتحام قوات الأمن ميدان التحرير وإخلائه بالقوة كما نفت إصدارها التعليمات بقطع الاتصالات والإنترنت عن المنطقة. وشددت على أن قوات الأمن "تتحلى بأقص درجات ضبط النفس في تعاملها مع المتظاهرين.

بيان الحكومة المصرية أكد على التزامها "بتأمين كافة المنشآت وضبط مثيرى الشغب الذين يقومون بالاعتداء على السيارات والمنشآت وأتخاذ الاجرءات القانونية حيالهم".

وبالفعل قال بيان لجماعة الإخوان المسلمين بالبحيرة إنه تم ضبط بعض العناصر الذين وصفتهم "بالبلطجية الذين يحملون أسلحة بيضاء بالقرب من مقر الجماعة"

ونظرا لهذه التطورات، أصدر النائب العام المصري الجديد طلعت إبراهيم تعليمات لأعضاء النيابة العامة بعدم مغادرة مقار عملهم اعتبارا من السبت "تحسبا للظروف التى تمر بها البلاد"، بحسب التلفزيون المصري.

وعلل النائب العام الذي عين في منصبه أمس القرار "بضرورة أن تتمكن النيابة العامة من أداء الواجب المنوطبها في خدمة الوطن والمواطن"  http://www.bbc.co.


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 Manifestations rivales, des locaux du parti islamiste incendiés


Photo AFP

Des manifestants ont incendié des locaux du parti des Frères musulmans dont est issu le président Mohamed Morsi, vendredi en Egypte où des rassemblements rivaux avaient lieu au lendemain de l'annonce d'un renforcement considérable des pouvoirs du chef de l'Etat.

Selon la télévision publique, des manifestants ont mis le feu aux sièges du Parti de la liberté et de la Justice (PLJ), la branche politique de la confrérie des Frères musulmans, dans les villes d'Ismaïliya et Port-Saïd, dans l'est du pays.

Les locaux du parti ont été aussi pris d'assaut dans la ville d'Alexandrie, où des accrochages ont éclaté entre manifestants des deux camps, a déclaré un responsable du parti islamiste à l'AFP.

Elu en juin premier président civil et islamiste du pays le plus peuplé du monde arabe, M. Morsi s'est arrogé dans une "déclaration constitutionnelle" le droit de "prendre toute décision ou mesure pour protéger la révolution" de 2011.

"Les déclarations constitutionnelles, décisions et lois émises par le président sont définitives et ne sont pas sujettes à appel" tant que ne sera pas achevée la nouvelle Constitution, dont le projet doit être rédigé d'ici à la mi-février, selon cette déclaration.

M. Morsi cumule déjà les pouvoirs exécutif et législatif -la chambre des députés ayant été dissoute en juin-, et entretient des relations tendues avec une grande partie de l'appareil judiciaire. Il avait renforcé son pouvoir en écartant en août le ministre de la Défense de l'ex-régime, Hussein Tantaoui.

"Enfer politique"

L'opposition a parlé de coup d'Etat et appelé à des manifestations à travers le pays.

Après la prière hebdomadaire musulmane, les opposants, en majorité des libéraux et des laïques, étaient regroupés place Tahrir qui fut l'épicentre de la révolte pro-démocratie de janvier-février 2011.

Ils devaient être rejoints par Mohamed ElBaradei, un ancien chef de l'agence nucléaire de l'ONU, et Amr Moussa, un ancien chef de la Ligue arabe. M. ElBaradei a accusé la veille M. Morsi de s'être "proclamé nouveau pharaon".

A quelques kilomètres, les partisans de M. Morsi étaient rassemblés devant le palais présidentiel dans le nord du Caire. Parmi eux, la puissante confrérie des Frères musulmans. "Le peuple soutient les décisions du président", ont-ils scandé.

Pour les détracteurs du président Morsi, ses pouvoirs élargis remettant en cause les acquis de la révolte qui a renversé en 2011 le président autocratique Hosni Moubarak, a valu à M. Morsi d'être qualifié de "pharaon", comme son prédécesseur.

"C'est un coup d'Etat contre la légalité (...) Nous appelons tous les Egyptiens à protester vendredi sur toutes les places d'Egypte", a dit Sameh Achour, chef du syndicat des avocats, jeudi soir au côté de MM. ElBaradei et Moussa. "Morsi conduit le pays vers un enfer politique", selon lui.

Tous trois ont accusé le président de "monopoliser les trois branches du pouvoir", et de chercher à "anéantir l'indépendance du pouvoir judiciaire".

"Morsi, dictateur temporaire"

M. Morsi a notamment demandé "de nouveaux jugements" dans les procès sur les meurtres de centaines de manifestants durant la révolte, ce qui fait planer une menace sur certains hauts responsables militaires ou de la police, et pourrait entraîner un nouveau procès pour M. Moubarak, en détention à perpétuité.

Le président a, dans ce contexte, limogé le procureur général, Abdel Meguid Mahmoud, nommé du temps de Moubarak, et l'a remplacé par Talaat Ibrahim Abdallah pour quatre ans.

M. Morsi a aussi décidé qu'aucune instance judiciaire ne pouvait dissoudre la commission chargée de rédiger la future Constitution. Il ôte ainsi le droit à la Haute cour constitutionnelle d'examiner un appel contre la composition de cette commission constituante, dominée par les islamistes.

Il a même étendu de deux mois le mandat de la commission, qui devait initialement prendre fin mi-décembre. Une fois achevée, la loi fondamentale doit être soumise à un référendum et des élections législatives doivent suivre.

Ces décisions visent à "nettoyer les institutions" et "détruire les infrastructures de l'ancien régime", a expliqué le porte-parole de la présidence, Yasser Ali.

"Morsi, dictateur temporaire", a titré le journal indépendant Al-Masry Al-Youm. lavoixdunord.fr


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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 04:46

 

 

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Manifestation au Caire contre le président Mohammed Morsi


Environ 10.000 manifestants se sont rassemblés au Caire vendredi pour exiger du président islamiste Mohammed Morsi et de ses alliés des Frères musulmans la garantie que la nouvelle Constitution représenterait toutes les composantes de la société. L'assemblée constituante compte 100 membres dont un grand nombre d'islamistes, la plupart issus de la Fraternité. 

Les manifestants voulaient aussi des excuses des Frères musulmans pour les violences de la semaine dernière, quand plus de 100 personnes ont été blessées dans des affrontements entre islamistes et opposants au gouvernement. Les protestataires étaient issue de mouvements très divers, des militants qui ont participé au renversement du président Hosni Moubarak en février 2011 aux partisans du régime déchu. Ils ont marché ensemble jusqu'à la place Tahrir, épicentre de la révolte qui a mis fin à 29 ans d erègne autoritaire du "raïs" l'an dernier. 

Pendant ce temps, le Parti de la Justice et de la Liberté des Frères musulmans élisait vendredi le successeur de Mohamed Morsi, qui a quitté la tête de la formation à la suite de son élection à la présidence en juin. C'est Saad el-Katatny, l'ancien président du Parlement, qui a été désigné. Dans le discours qui a suivi sa nomination, le nouveau dirigeant des Frères musulmans a déclaré qu'il poursuivrait l'objectif d'un Etat basé sur les principes de l'islamatlasinfo

 

 

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Manifestation contre les Frères musulmans à place Tahrir

 

Une manifestation dirigée contre le mouvement islamique des Frères musulmans se déroule vendredi sur la place Tahrir, au Caire, pour la première fois depuis le renversement du régime de Hosni Moubarak. Les manifestants réclament la dissolution de la Commission constitutionnelle contrôlée, selon eux, par des partisans des islamistes. Le rassemblement a été organisé par plusieurs dizaines d'organisations et de partis libéraux-démocrates qui préféraient auparavant se réunir dans des quartiers périphériques du Caire ou d'autres grandes villes égyptiennes. La manifestation sur la place Tahrir se déroule sous le slogan "L'Egypte n'est pas une propriété privée, mais notre maison commune".

La police affirme n'avoir signalé aucun incident. Il y a une semaine, des islamistes ont attaqué sur cette même place des partisans de la laïcité. Pendant plusieurs heures, les représentants des deux camps se sont lancés des pierres, faisant plus de 100 blessés. maghrebe

 

 

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Plusieurs milliers de manifestants au Caire contre les islamistes au pouvoir

La manifestation était organisée par plusieurs groupes et formations ayant lancé le soulèvement populaire qui a mis fin au règne de Hosni Moubarak début 2011, et qui dénoncent aujourd'hui la prédominance des islamistes dans la vie politique.

 

Quelques milliers d'Egyptiens ont manifesté vendredi 19 octobre contre l'influence des islamistes, critiqués notamment pour leur prédominance dans la commission constituante, une semaine après des manifestations qui ont dégénéré en heurts sur la place Tahrir au Caire.

Les manifestants sont partis de plusieurs points du Caire pour converger sur la place Tahrir, où une centaine de personnes avaient été blessées une semaine auparavant dans des heurts entre islamistes et adversaires libéraux ou laïques."Liberté, justice, à bas la commission constituante", ont-ils scandé. Ils ont également crié des slogans hostiles à Mohamed Badie, numéro 1 des Frères musulmans, dont est issu le président de la République, Mohamed Morsi.

 

La manifestation était organisée par plusieurs groupes et formations ayant lancé le soulèvement populaire qui a mis fin au règne de Hosni Moubarak au début de 2011, et qui dénoncent aujourd'hui la prédominance des islamistes dans la viepolitique.

Le sort de la commission constituante est suspendu à une décision – attendue le 23 octobre – de la justice administrative, qui doit se prononcer sur des plaintes mettant en cause la constitutionnalité de la commission et le mécanisme utilisé pour le choix de ses membres, majoritairement islamistes. lemonde

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 04:56

La révolution en Egypte est-elle finie ?

 

Le samedi 6 octobre reprendra le cycle de l’université populaireque j’organise avec l’Institut de recherches et d’études Méditerranée-Moyen-Orient (Iremmo). La première séance sera consacrée au bilan des révolutions arabes, deux ans après. Après l’enthousiasme qui régnait au début a fait place, très rapidement, un découragement résumé par la formule « Printemps arabe, hiver islamique ». De retour d’Egypte, j’ai pu constater aussi chez beaucoup de protagonistes un assez grand pessimisme. Un journal égyptien à qui je faisais part de mon optimisme m’a demandé d’essayer d’en expliciter les raisons. Je reprends ci-dessous l’essentiel de mon texte.


 

Le Caire. A chaque voyage en Egypte, depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011, une atmosphère de pessimisme règne parmi les révolutionnaires qui ont contribué à cet événement historique. A chaque voyage, tel ou tel interlocuteur m’explique que l’ancien régime va revenir ou que le nouveau sera pire que l’ancien. En juin 2012, alors que l’on attendait dans la fièvre la proclamation des résultats du second tour de l’élection présidentielle, beaucoup étaient convaincus que le Conseil supérieur des forces armées (CSFA) n’accepterait pas la victoire de Mohammed Morsi, le candidat des Frères musulmans et que, même si ce dernier était proclamé vainqueur, il serait « encadré » par les militaires, sans marge de manœuvre.

 

Il est important de comprendre ce qui s’est passé durant ces jours étouffants du mois de juin. Dès le soir du second tour, il était clair que Morsi avait gagné. Si la proclamation des résultats a été repoussée, c’est que le CSFA a hésité : pouvait-il, malgré tout, proclamer vainqueur Ahmed Chafik le candidat qu’il avait soutenu de toutes ses forces ? S’il ne l’a pas fait, ce n’est pas parce qu’il ne le voulait pas, mais parce qu’il ne le pouvait pas : une telle décision aurait entrainé des conséquences incalculables et sans doute une nouvelle insurrection populaire. Le CSFA prenait ainsi acte du fait qu’aucun retour en arrière ne serait accepté par le peuple égyptien.

 

Nombre de révolutionnaires n’ont pas mesuré ce que cette décision signifiait : que le pouvoir militaire était en réalité beaucoup plus faible qu’ils ne le croyaient. Que, malgré toutes ses manœuvres et aussi la répression continue de nombre de mouvements de contestation durant près de 18 mois – avec arrestations arbitraires, jugements de civils devant des tribunaux militaires, torture, etc. – l’ère du CSFA s’achevait.

 

Sans doute aurions-nous dû le comprendre à ce moment et mesurer que le CSFA serait impuissant face à un président élu démocratiquement par le suffrage universel. Ce qui s’est passé le 12 août (la mise à l’écart du maréchal Tantaoui) n’est, finalement, que la traduction de ce nouveau rapport de forces.

 

Ainsi, un des principaux objectifs des révolutionnaires après la chute de Moubarak – « que tombe le régime des militaires » – a été obtenu, ce qui ne signifie pas que l’armée ne jouera plus aucun rôle dans la vie politique, mais qu’elle sera en seconde ligne. Si nombre de révolutionnaires sous-estiment ce résultat, c’est qu’ils ont peut-être une vision trop simple de la révolution : les deux semaines qui ont vu le peuple égyptien se soulever au début de 2011, un mouvement qui a soulevé l’admiration du monde, par sa détermination et par son côté pacifique, ont créé l’illusion que le changement radical était facile, que l’Egypte pouvait se transformer très vite. Et donc, que si elle ne changeait pas immédiatement, c’était que la contre-révolution l’emportait.

 

Mais changer l’Egypte, instaurer un régime démocratique stable, rénover les structures de l’Etat, impulser le développement économique, assurer la justice sociale, demande du temps, des efforts, des luttes continues. Pour prendre une comparaison qui n’est évidemment pas totalement pertinente, les objectifs de la Révolution française de 1789 ont mis un siècle avant de se traduire par une République stable et démocratique (et encore avec beaucoup d’insuffisances). Un parallèle plus proche est celui que l’on peut dresser avec la chute des dictatures en Amérique latine : des régimes démocratiques se sont petit à petit mis en place, mais il a fallu encore dix ou vingt ans pour que des mouvements populaires instaurent des politiques plus favorables aux couches les plus pauvres.

 

La mise à l’écart du CSFA ne marque pas la fin de la révolution. Et l’élection du nouveau président issu des Frères musulmans soulève des craintes et des inquiétudes, en partie justifiées : se dirige-t-on vers une « frérisation » (ikhwaniyya) de l’Etat ? Seule force vraiment organisée, les Frères musulmans exercent pour la première fois le pouvoir en Egypte et l’organisation, à la fois par sa structure et par son idéologie, peut être tentée par une politique d’hégémonie. Mais en a-t-elle les moyens ? J’en doute.

 

D’abord, elle ne dispose d’aucun projet pour le pays : son projet économique s’inscrit dans le cadre du libéralisme économique que l’ancien pouvoir a tenté d’imposer ; son projet de politique étrangère s’inscrit aussi dans la continuité, même si le président Morsi a pu prendre certaines initiatives positives, comme ses voyages à Téhéran ou à Pékin. Mais est-il prêt à imposer une politique étrangère indépendante des Etats-Unis et des pays du Golfe ? Une stratégie plus active sur la question palestinienne ?

 

Or aucune force politique ne peut imposer son hégémonie sur l’Etat si elle ne dispose pas d’un projet clair. « L’islam est la solution », ont proclamé les Frères durant des décennies ; mais maintenant leur gouvernement doit montrer au peuple égyptien comment ce slogan peut se traduire dans le domaine économique ou social, et les Frères ne savent pas comment s’y prendre. Ainsi, les mêmes (les Frères musulmans et les salafistes) qui expliquaient qu’un accord avec le Fonds monétaire international était incompatible avec l’islam, expliquent le contraire aujourd’hui. Ceux qui dénonçaient l’accord avec Israël l’entérinent.

 

Par ailleurs, qui peut penser que le peuple égyptien qui s’est révolté contre Moubarak accepterait un régime similaire dans lequel les Frères musulmans se substitueraient au Parti national démocratique de l’ancien président ?

 

Je ne fais d’ailleurs pas de procès d’intention aux Frères musulmans. Ils sont une force politique importante de ce pays et ils sont une partie de la solution aux problèmes de l’Egypte : on ne peut bâtir une démocratie en les excluant comme l’a montré l’expérience des années Sadate et Moubarak. Les intégrer au jeu politique est indispensable. Il faut reconnaître qu’ils ont gagné les élections et il faut tenter, par le dialogue et par la lutte politique, de faire en sorte qu’ils s’impliquent dans la construction de cet ordre démocratique dont l’Egypte a besoin, mais qui n’est qu’un des aspects de la reconstruction du pays.

 

Le combat politique ne s’arrêtera ni demain ni après-demain. Mais il faut aussi être capable de le mener sur le meilleur terrain, qui n’est pas celui de la religion. La création d’un grand front uni de la droite et de la gauche contre les Frères ne peut que favoriser l’approfondissement d’une ligne de fracture sur la question de l’islam. Le peuple égyptien s’est révolté contre un régime autoritaire, contre la corruption et la pauvreté ; la jeunesse a été un élément essentiel des mobilisations. C’est sur l’ensemble de ces terrains que les révolutionnaires peuvent faire preuve d’imagination : en proposant des politiques de démocratisation de la vie du pays, des transformations économiques et sociales, en défendant en priorité les plus défavorisés ; c’est à ces conditions que pourront transformer profondément les structures sociales du pays, à l’image de ce qui se passe dans certains pays d’Amérique latine. La jeunesse, garçons et filles, qui représente la majorité de la population mais qui reste encore largement marginalisée dans toutes les structures politiques (y compris celles de la gauche), et dans les institutions (de l’administration aux médias), pourrait y contribuer de manière décisive : la relève des générations est une nécessité historique. Alain Gresh blog.mondediplo

 

 

 

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"Après la bataille" : le premier film de l’après place Tahrir

 

 

De Yousry Nasrallah (Egypte), avec : Mena Shalaby, Bassem Samra - 2h06 - Sortie : 19 septembre

 

 

 

'Après la bataille' de Yousry Nasrallah

 

 

Synopsis Mahmoud est l’un des «cavaliers de la place Tahrir» qui, le 2 février 2011, manipulés par les services du régime de Moubarak, chargent les jeunes révolutionnaires. Tabassé, humilié, sans travail, ostracisé dans son quartier qui jouxte les Pyramides, Mahmoud et sa famille perdent pied.

 

C’est à ce moment qu’il fait la connaissance de Reem, une jeune égyptienne divorcée, moderne, laïque, qui travaille dans la publicité. Reem est militante révolutionnaire et vit dans les beaux quartiers. Leur rencontre transformera le cours de leurs vies.



Chahine au petit pied
 

Yousry Nassralah réalise avec « Après la bataille » le premier film sur le printemps arabe en Egypte, en traitant de la deuxième phase du conflit. Quelques images ont même été prises sur les lieux de l’action réelle, des extraits de JT, ou des vidéos amateurs venant compléter le tableau. Film politique, certes, en faveur de la révolution égyptienne, le fond passe pour beaucoup par les grosses ficelles du mélo.

 

L’alchimie prenait formidablement chez Youssef Chahine, initiateur du cinéma égyptien, dans sa fresque « La Terre », où la révolution était celle de quelques paysans privés de leurs exploitations sous la férule britannique, où s’exprimaient les premières revendications d’indépendance. Ici, ne reste pratiquement que le sujet, le soulèvement contre l’exécutif égyptien, avec un sérieux manque de mise en scène, sauf dans le dernier plan, magnifique.

 

'Après la bataille' de Yousry Nassralah

"Après la bataille" de Yousry Nassralah © MK2 Diffusion

 

 

Manichéism

 Yousry Nassralah va jusqu’à se répéter, par son discours féministe, ce qui ne fait certainement pas de mal dans son pays, mais en actualisant, à peine, le thème qui lui avait si bien réussi dans « Femmes du Caire ». Mais « Après la bataille » reste un film extrêmement bavard, voire hystérique, où tout le monde hurle. Est-ce comme cela que les hommes – et les femmes - se parlent ? Peut-être, mais au cinéma, dans un film, dans une fiction, cela s’adapte.


L’enjeu social de ce jeune père, tiraillé entre la révolution et l’emprise des riches corrompus qui cherchent à le corrompre, pris entre sa famille démunie et une jeune bourgeoise révolutionnaire, joue de beaucoup de manichéisme, même si le conflit du héros, plutôt antihéros, n’est pas si mal exposé. Une bataille sans nul doute sincère, mais mal menée. francetv.

 

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 06:26

Des heurts entre l'armée et des manifestants font 2 morts et près de 300 blessés

 

 

 

Deux personnes ont été tuées, dont un soldat, et au moins 130 autres blessées, ce vendredi, dans des affrontements entre manifestants hostiles au pouvoir militaire et soldats des forces anti-émeutes au Caire, a-t-on appris de sources hospitalières. Ces affrontements ont eu lieu dans le quartier d'Abbassiya, près du ministère de la Défense, faisant encore monter la tension à l'approche de l'élection présidentielle dont le premier tour est prévu à la fin du mois. 170 personnes ont par ailleurs été arrêtées.

Des responsables de l'hôpital universitaire Al-Zahra ont déclaré avoir reçu les corps de deux personnes tuées dans les affrontements.


Des médecins sur place ont dit que les deux personnes avaient été tuées par des tirs. Selon le ministère de la santé égyptien, le soldat, décrit comme un appelé, a été touché par balle à l'estomac.

 

Les manifestants ont échangé des jets de pierres avec les forces anti-émeutes de l'armée, qui ont aussi utilisé un canon à eau, des gaz lacrymogènes et chargé la foule à plusieurs reprises.


Couvre-feu imoposé

 
Les affrontements se sont transformés en courses-poursuites avec des véhicules militaires dans de nombreuses rues du quartier d'Abbassiya, à proximité du ministère, où des tirs nourris ont été entendus au milieu de scènes de chaos.

Les services de sécurité ont assuré qu'il s'agissait de tirs de semonce pour tenter de disperser la foule.

Malgré une relative accalmie en fin d'après-midi, les affrontements ont repris en intensité en début de soirée. Un couvre-feu sera imposé à partir de 23h locales (21h GMT) vendredi jusqu'à samedi matin dans le secteur du ministère, a déclaré le général Moukhtar al-Moulla, membre du Conseil suprême des forces armées (CSFA), dans une allocution télévisée.  letelegramme

 

 

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حظر التجوال بميدان العباسية ومحيط وزارة الدفاع 

 

في مواجهة حاسمة لأحداث العنف التي شهدها ميدان العباسية والشوارع المؤدية إليه أمس‏,‏ والتي أسفرت عن
إصابة نحو150 شخصا, قرر المجلس الأعلي للقوات المسلحة فرض حظر التجوال في ميدان العباسية ومحيط وزارة الدفاع والطرق المؤدية إليها.

 

, بدءا من الساعة الحادية عشرة مساء أمس الجمعة وحتي السابعة صباح اليوم السبت.
وأهاب المجلس العسكري بجميع المواطنين ـ في بيان له مساء أمس ـ الالتزام التام بقرار الحظر, مؤكدا أن القوات المسلحة ستتصدي بكل حزم وحسم لكل من يحاول مخالفة ذلك.

 
كان مصدر عسكري أعلن أنه تم إلقاء القبض علي170 متهما حاولوا اقتحام وزارة الدفاع وأحدثوا إصابات بعسكريين في أثناء تأديتهم مهامهم, وأضاف المصدر أنه يجري التحقيق حاليا مع المقبوض عليهم من قبل النيابة العسكرية.

 
وقد توقفت الحركة في عدد من محطات مترو الأنفاق, هي غمرة والدمرداش ومنشية الصدر بسبب الأحداث.
كانت اشتباكات عنيفة قد وقعت بين المتظاهرين وقوات الأمن والشرطة العسكرية أمام وزارة الدفاع بالعباسية, أسفرت عن إصابة نحو150 بينما ساد الهدوء أمس ميدان التحرير الذي شهد مظاهرة حملت شعار حماية الثورة وحقن الدماء. وفي نهاية يوم مشحون بالتوتر والمحاولات المتكررة من جانب المتظاهرين للوصول إلي مقر وزارة الدفاع, تمكنت قوات الشرطة العسكرية والأمن المركزي من فض المتظاهرين بالشارع المؤدي إلي مقر الوزارة, ومن إحراق خيام المعتصمين وإزالتها, بعد قيام بعضهم باستخدام الأسلحة النارية تجاه قوات الجيش.

 
وفور بدء عملية فض الاعتصام في نحو الخامسة بعد ظهر أمس, لاذ المعتصمون بالفرار إلي ميدان العباسية في المنطقة المحيطة بمسجد النور, وتسبب ذلك في تدافعهم مما أدي إلي زيادة عدد الإصابات وبعدها انسحبت قوات الشرطة نهائيا من الميدان. وأكد مصدر عسكري أن قوات الشرطة التي تقوم بتأمين مقر وزارة الدفاع التزمت بضبط النفس إلي أقصي درجة رغم استفزازات وتحرشات المعتصمين, الذين قام بعضهم بمحاولة تخطي الحواجز الشائكة في محاولة للوصول إلي مقر الوزارة وقاموا بإلقاء الحجارة والزجاج علي رجال الشرطة العسكرية مما أدي إلي حدوث إصابات بين عدد من أفراد الشرطة العسكرية. وأضاف أن الشرطة اضطرت لاستخدام المياه لتفريقهم.

 
وقد تمكنت قوات الدفاع المدني من السيطرة علي حريق أشعله مجهولون بالقرب من مبني مرور الوايلي بالعباسية قبل امتداده إلي المبني.

 
وفي ميدان التحرير, أعلن الآلاف احتجاجهم علي إراقة دماء المصريين, وتدهور الأوضاع السياسية

والاقتصادية والأمنية خلال المرحلة الانتقالية.

ahram

 

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Des dizaines de blessés dans des heurts entre manifestants et soldats au Caire

Une soixantaine de personnes ont été blessées vendredi au Caire dans des heurts entre manifestants hostiles au pouvoir militaire et soldats à proximité du ministère de la Défense, faisant encore monter la tension à l'approche de la présidentielle prévue à la fin du mois.

Les manifestants ont échangé des jets de pierres avec les forces anti-émeutes de l'armée, qui ont aussi utilisé un canon à eau, des gaz lacrymogènes et chargé la foule à plusieurs reprises.

Un journaliste de l'AFP a vu plusieurs manifestants blessés évacués sur des motos ou à bord d'ambulances, et la télévision égyptienne a également montré des militaires blessés portés par d'autres soldats.

Les affrontements se sont transformés en courses-poursuites avec des véhicules militaires dans de nombreuses rues du quartier d'Abbassiya, à proximité du ministère, où des tirs nourris ont été entendus au milieu de scènes de chaos.

Les services de sécurité ont assuré qu'il s'agissait de tirs de semonce pour tenter de disperser la foule.

Le ministère de la Santé a fait état dans un bilan provisoire de 59 personnes blessées, dont cinq ont été transportées dans un hôpital, les autres étant soignées sur place.

Selon une source militaire, les soldats, aidés par la police et des "résidents" du quartier, ont arrêtés 40 personnes présentées comme des "voyous".

En fin d'après-midi, certains manifestants ont commencé de se diriger vers la place Tahrir, dans le centre ville, théâtre d'un autre rassemblement, dans le calme, depuis la matinée.

Une manifestation a également eu lieu à Alexandrie (nord), deuxième ville du pays et fief islamiste. Tous ces rassemblements étaient soutenus par plusieurs mouvements pro-démocratie ainsi que par des organisations islamistes comme les Frères musulmans, première force politique du pays.

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA) avait émis dès jeudi de fermes avertissements contre toute menace sur les bâtiments et installations militaires.

Ces derniers jours, la contestation a été largement alimentée par des partisans d'un salafiste dont la candidature a été invalidée pour la présidentielle, Hazem Abou Ismaïl.

Mais de nombreux manifestants exprimaient vendredi la crainte plus large de voir l'armée chercher à manipuler l'élection présidentielle historique dont le premier tour est prévu les 23 et 24 mai.

"Nous ne voulons plus du CSFA, nous ne lui faisons pas confiance, il suit l'exemple de Moubarak", affirmait Mohammed Badawi, membre de la "Coalition des jeunes de la révolution", venu de la ville d'Ismaïliya, sur le canal de Suez, pour manifester dans la capitale.

Un manifestant originaire de Mansourah, dans le delta du Nil, Ahmed Gamal, redoutait de voir les élections "truquées": "Après la révolution, nous aurions dû avoir une commission électorale intègre. A la place, nous en avons une corrompue".

Mercredi, des affrontements extrêmement violents entre des manifestants réunis à proximité du ministère de la Défense et des assaillants en civil avaient fait neuf morts selon les autorités, 20 selon des sources médicales.

L'Egypte a connu de nombreuses manifestations, parfois meurtrières, contre le pouvoir militaire depuis la chute de M. Moubarak en février 2011 et la prise de contrôle du pays par le CSFA.

Le CSFA a promis jeudi que cette présidentielle, la première depuis le départ de M. Moubarak, serait "100% honnête et transparente". Il a aussi rappelé son engagement de revenir à un pouvoir civil avant la fin juin, dès que le nouveau chef de l'Etat aurait été élu.

Deux des principaux candidats sont des anciens de l'ère Moubarak: l'ex-ministre des Affaires étrangères et ancien chef de la Ligue arabe Amr Moussa, et le dernier Premier ministre du régime déchu Ahmad Chafiq.

Le camp islamiste est principalement représenté par un candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, et un dissident de la confrérie, Abdel Moneim Aboul Foutouh, soutenu par un large éventail politique allant des salafistes à de jeunes militants pro-démocratie. tempsreel.nouvelobs

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 05:34

Un an après la chute de Moubarak, la révolution impossible

Dispersion de manifestants, le 16 décembre dernier, au Caire.Dispersion de manifestants, le 16 décembre dernier, au Caire. © Amr Dalsh/Reuters

 

Hégémonie persistante des militaires, raz-de-marée islamo-salafiste aux législatives, calendrier politique incertain... Pour les jeunes manifestants Égyptiens de la place Al-Tahrir, le premier anniversaire de la chute de Hosni Moubarak, le 11 février 2011, a un goût d'inachevé.


Il y a un an, les Égyptiens de la place Al-Tahrir réclamaient - et obtenaient au bout de dix-huit jours - le départ de Hosni Moubarak. Aujourd'hui, la place est toujours l'épicentre d'une contestation qui ne faiblit pas. La liesse du 11 février 2011, date de la démission du dictateur, a cédé la place à la colère et à la frustration, mais aussi à la lassitude et à la résignation. Car, de toutes les révolutions arabes, la révolution égyptienne est sans aucun doute la moins achevée.


En quelques mois, la Tunisie a réussi à se doter d'une Assemblée constituante, d'une majorité et d'une opposition parlementaires, et d'un président issu de l'ex-opposition. En Libye, malgré la violence et la confusion, le pouvoir a bel et bien changé de mains.

 

Mais en Égypte, la situation est au point mort. Les militaires, considérés à la chute de Moubarak comme les protecteurs du peuple, sont aujourd'hui les ennemis jurés des jeunes révolutionnaires.

 

Ces derniers mois, les affrontements entre les deux camps se sont intensifiés. Avec à chaque fois le même scénario : les forces de sécurité interviennent pour disperser un sit-in, avant que la situation ne dégénère rapidement en affrontements sanglants, avec son lot de morts et de blessés. Ce fut le cas le 9 octobre lors de la grande manifestation des Coptes, le 18 novembre place Al-Tahrir, mais aussi le 16 décembre devant les bureaux du Conseil des ministres.

 

Personne ne sait en revanche de quel côté se range la majorité silencieuse, celle qui suit les développements de la situation politique sur le petit écran. Si la plupart des Égyptiens, préoccupés par l'insécurité et le ralentissement de l'activité économique, appellent à un retour à la normale, ils sont nombreux à avoir été exaspérés par la pénurie d'essence et de gaz qui sévit dans le pays depuis plusieurs semaines, mais aussi et surtout par la réaction des autorités, qui, comme au temps de Moubarak, ont préféré nier l'existence de la crise plutôt que de l'affronter.

 

Chaos et victoire des islamistes


C'est dans ce contexte chaotique que le pays a vécu ses premières élections législatives libres, considérées comme historiques. Le processus électoral complexe, divisé en trois phases et organisé sur un mode de scrutin mixte, à la fois proportionnel et individuel à deux tours, aura été marqué par la victoire, écrasante, des islamistes. Le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), organe politique de la confrérie des Frères musulmans, a ainsi raflé pas moins de 45 % des suffrages. Les salafistes du parti Al-Nour se sont assurés quant à eux près de 25 % des voix.

 

De leur côté, les libéraux, qui totalisent 18 % des suffrages, ont brillé par leurs divisions. « Nous avions plusieurs partis, des idéologies et des programmes économiques différents », explique le secrétaire général du Parti des Égyptiens libres, Rawi Camel Toueg. Sa formation, financée par le pharaon des télécoms, le milliardaire copte Naguib Sawiris, fait partie d'une coalition libérale qui a rassemblé près de 7 % des voix à elle seule. « Les forces libérales sont d'accord sur les libertés fondamentales et les principes directeurs qui doivent être inscrits dans la Constitution. Nous présenterons un front uni lorsqu'il s'agira de la rédiger », déclare sur un ton rassurant Rawi Camel Toueg.

 

Une économie dans le rouge

 

Interrogés en août 2011 par le centre d'analyse sociale et économique Gallup, 40 % des Égyptiens estimaient qu'il leur était « très difficile » de vivre avec leur revenu actuel, contre 22 % en octobre 2010. Une évolution qui s'explique par une inflation galopante (les prix des biens alimentaires ont augmenté de 13 % entre décembre 2010 et décembre 2011) et une progression du chômage, à 12 % durant le dernier trimestre de 2011 (contre 9 % à la même période en 2010).

 

Si les revenus du canal de Suez ont crû de 345 millions d'euros par rapport à 2010, le tourisme, lui, a vu ses recettes chuter d'un tiers : 6,6 milliards d'euros en 2011, contre 9,4 milliards en 2010. Pour donner un peu d'air à l'État, confronté à un déficit budgétaire de 18 milliards d'euros, le Fonds monétaire international (FMI) s'est dit favorable à un prêt de 2,4 milliards d'euros.


Mais la nouvelle Constitution se fait attendre. Car, aux termes de l'article 60 de la déclaration constitutionnelle adoptée unilatéralement le 31 mars 2011 par le Conseil suprême des forces armées (CSFA), l'Assemblée du peuple et le Sénat - dont l'élection est en cours - devront élire ensemble une Constituante composée de cent membres chargés de rédiger la nouvelle Constitution du pays, qui sera ensuite soumise à référendum. Les négociations ne commenceront donc pas avant le 28 février, date de la session inaugurale du nouveau Sénat.

 

« Les militaires et les Frères musulmans sont d'accord pour ne pas changer les quatre premiers titres de la Constitution, tout ce qui concerne la charia source principale du droit, l'islam religion d'État et l'identité nationale, explique Tewfiq Aclimandos, chercheur au Collège de France. En revanche, ce qui va changer, ce sont les prérogatives du président et la nature du régime. On ne sait pas encore s'il va s'agir d'un régime présidentiel, parlementaire ou mixte. » Par ailleurs, personne ne peut dire si les partis islamistes, majoritaires au Parlement, permettront au courant libéral de participer à la rédaction de la Constitution. À cet égard, la déclaration constitutionnelle ne fixe aucune contrainte. « Contrairement à ce qu'ils affirment, les Frères pourraient tout à fait choisir d'ignorer les libéraux. Penser que les islamistes vont donner au pays une Constitution qui n'est pas islamique, c'est de l'optimisme mal placé », prévient, un brin amer, Raafat Fouda, professeur de droit constitutionnel à l'université du Caire. (...) Lire la suite

 

 

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L'armée dit qu'elle ne cèdera pas aux "menaces", évoque un "complot"

 

Le Conseil suprême des forces armées, au pouvoir en Egypte depuis la démission d'Hosni Moubarak il y a un an et très critiqué pour sa gestion de la transition, a affirmé vendredi qu'il ne céderait pas aux "menaces", en évoquant des "complots" contre l'Etat. ( © AFP Marco Longari)

 

Le Conseil suprême des forces armées, au pouvoir en Egypte depuis la chute de Hosni Moubarak il y a un an et très critiqué pour sa gestion de la transition, a affirmé vendredi qu'il ne céderait pas aux "menaces", en évoquant des "complots" contre l'Etat.

Ces déclarations interviennent alors que des militants ont lancé un appel à la "désobéissance civile" et à des grèves samedi pour marquer le premier anniversaire de la chute de l'ancien président.

M. Moubarak avait démissionné sous la pression de la rue le 11 février 2011, en remettant le pouvoir à l'armée.

"Nous affrontons ces jours-ci une étape qui est la plus difficile (...) depuis notre glorieuse révolution, et nous sommes à un tournant qui est le plus dangereux sur notre chemin vers la liberté, la démocratie et la justice sociale", a affirmé le Conseil suprême des forces armées (CSFA) dans un communiqué lu à la télévision publique.

"Nous vous disons franchement que notre chère Egypte fait face à des plans visant à frapper notre révolution au coeur" en provoquant "la dissension entre les enfants du peuple (...) et leurs forces armées", a-t-il ajouté.

"Nous faisons face à des complots contre la nation dont le but est de saper les institutions de l'Etat égyptien et de faire tomber l'Etat lui-même pour que le chaos règne, que la destruction prévale et que les ennemis de la nation soient satisfaits", a-t-il poursuivi, sans préciser qui étaient ces ennemis.

Mais "cela ne se réalisera pas", a-t-il assuré. "Jamais nous ne céderons à des menaces, nous ne céderons pas aux pressions, et nous n'accepterons pas les diktats", a affirmé le CSFA.

La junte militaire a répété qu'elle était déterminée à "remettre le pouvoir à un pouvoir civil élu".

"Nous avons tenu la première promesse et nous avons remis le pouvoir législatif à l'Assemblée du peuple au cours de sa première séance, après des élections qui se sont déroulées dans la liberté et l'intégrité", a-t-elle souligné.

"Le pouvoir présidentiel sera remis au président de la République après l'élection pour que se termine la période de transition, et votre fidèle armée retournera à sa mission originelle", a promis le CSFA.

L'élection présidentielle doit se tenir avant la fin juin. Mais de nombreux militants veulent que l'armée remette immédiatement le pouvoir aux civils.

Acclamés il y a un an, les militaires sont très critiqués depuis plusieurs mois pour leur gestion de la transition. Ils sont accusés de perpétuer l'ancien régime et de réprimer le mouvement pro-démocratie, ainsi que de chercher à préserver leurs privilèges et continuer à influencer la vie politique.

Des milliers d'Egyptiens ont manifesté vendredi près du ministère de la Défense pour réclamer la fin du pouvoir de l'armée.

Les militants ont aussi appelé à une journée de "désobéissance civile" et de grèves samedi, jour anniversaire de la chute de M. Moubarak.

Après ces appels, auxquels les Frères musulmans, grands vainqueurs des récentes élections législatives, se sont opposés, l'armée a annoncé qu'elle se déploierait à travers le pays pour assurer la sécurité.

La colère contre l'armée est montée d'un cran après la mort de 74 personnes dans des violences après un match de football à Port-Saïd (nord). Le drame a provoqué des manifestations à travers le pays, qui ont rapidement dégénéré en affrontements violents avec la police. Quinze personnes sont mortes dans les heurts au Caire et à Suez (nord-est).

source liberation

 

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 03:54

Appel à la désobéissance civile pour le 11 février

 

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L'armée égyptienne annonce un déploiement à la veille d'appels à la grève

 

L'armée égyptienne a annoncé mercredi qu'elle allait se déployer à travers le pays pour assurer la sécurité.
"Les forces armées ont décidé de déployer leurs troupes dans les divers gouvernorats d'Egypte pour protéger les biens privés et publics, sécuriser les routes principales et empêcher les voyous et et les hors-la-loi d'agir", a indiqué l'agence officielle Mena. Cette décision "fait partie des efforts de l'armée pour restaurer le prestige de l'Etat, et aider la police à préserver la sécurité et rétablir la stabilité dans les rues", selon un communiqué militaire cité par la Mena.

Cette annonce survient alors que des appels à la grève et à la "désobéissance civile" ont été lancés par plusieurs mouvements à l'origine de la révolte qui a abouti l'an dernier à la chute de Hosni Moubarak, ainsi que par des associations d'étudiants de plusieurs universités.

 

Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui tient les rênes du pays depuis le départ de M. Moubarak, fait face depuis plusieurs mois à un regain de contestation de la part de ces mouvements qui l'accusent de perpétuer l'ancien régime et réclament son départ au plus vite du pouvoir.


Le puissant mouvement des Frères musulmans, qui a dominé les récentes élections législatives, ne s'est pas joint à ces appels contre le pouvoir militaire.

source lorientlejour

 

 

 

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Et si le drame de Port-Saïd était purement politique ?


 

 

Port-Saïd

Voici une semaine désormais, 74 personnes trouvaient la mort à Port-Saïd au terme d'affrontements d'une rare violence entre supporteurs de deux formations égyptiennes. Attribué à la rivalité historique entre les deux clubs, ce carnage a très vite revêtit une tournure bien plus politique. Tandis que le rôle d'agitateurs publics des ultras est clairement connu en Égypte, des observateurs locaux accusent le Conseil Militaire au pouvoir, voire même les partisans de l'ancien président Hosni Moubarak, d'être liés à ces débordements. Éclairage.


Nous sommes mercredi 1er février au stade municipal de Port-Saïd. Dans un déchainement de violencerarement égalé dans une enceinte de football, les supporteurs respectifs d'Al-Masry et du club cairote Al-Alhy se rouent de coups et lancent de vastes mouvements de panique. Dès le coup de sifflet final de ce derby bouillant du nord de l’Égypte, les ultras d'Al-Masry ont franchi les barrières de sécurité, et, après avoir envahi le terrain à la poursuite des joueurs de l'équipe adverse, ils ont trouvé sur leur voie leurs homologues d'Al-Alhy, avec qui ils ont entamé les hostilités. Les spectateurs venus assister pacifiquement à la rencontre se retrouvent alors entraînés dans des vagues humaines incontrôlables. Des personnes sont écrasées à proximité des portes de sortie, tandis que d'autres finissent par agoniser dans les vestiaires des footballeurs.

 

Le bilan est terrible: 74 morts, des centaines de blessés, et l'une des catastrophes les plus dramatiques de l'histoire du football. Immédiatement, Sepp Blatter, le Président de la FIFA, a exprimé ses plus vives condoléances aux proches des victimes du massacre, accompagnées d'une enveloppe adressée au fonds de soutien créé pour l'occasion. Parallèlement, le chef du gouvernement militaire en place, le Maréchal Tantaoui, instaurait un deuil de 3 jours après avoir accueilli des rescapés à la gare centrale du Caire. Pourtant, ce qui a l'enrobage d'un simple drame populaire mêlant rivalité locale et violence sociale pourrait masquer une réalité bien plus obscure, bien plus cynique : une manipulation politique.

 

Derrière la catastrophe humaine semble planer le spectre de la junte militaire


A peine remis de ses émotions, le médecin de l'équipe d'Al-Alhy ne mâche pas ses mots : "Il s'agit d'une guerre programmée", annonce-t-il d'un ton véhément. Pourquoi donc une guerre programmée ? Eh bien, pour Ehab Ali, pas de doute, les services de sécurité étaient de mèche avec les ultras d'Al-Masry. De nombreux témoins confirment la scène. Les forces de l'ordre n'auraient strictement pas réagi aux débordements et n'auraient pas appliqué le protocole de mise. Un membre des White Knights, le groupe d'ultras d'Al-Alhy, précise les choses : "La complicité entre les supporteurs du Masry et les forces de l'ordre est évidente. Pendant le match, ceux du Masry chantaient des slogans favorables au Conseil militaire." On atteint là une toute autre dimension. Au-delà de la simple connivence populaire en faveur du club du coin, il semblerait en effet qu'il existe une sinistre composante politique sous-jacente à l'affaire. Coïncidence peu plausible, deux habitués du stade de Port Saïd, le gouverneur de la région et le chef de la sécurité locale, étaient étrangement absents ce fameux soir du 1er février.

 

Pour résumer, bon nombre d'observateurs craignent que les supporteurs d'Al Masry aient été utilisés par le régime militaire au pouvoir comme main d’œuvre afin de frapper au cœur les ultras d'Al Alhy. Pour quelle raison le Conseil Supérieur des Forces Armées (CSFA), qui assure la transition démocratique depuis la chute de l'ancien président Hosni Moubarak le 11 février 2011, voudrait-il porter atteinte aux ultras d'Al-Alhy ? En réalité, l'inimitié est bien plus vieille. Il faut remonter à quelques années auparavant. 

 

Les ultras, bêtes noires du régime


Au début des années 2000, le phénomène des ultras débarque d'Europe pour s'installer en Afrique du Nord. Les groupes d'ultras, critiques du football télévisé et marchandé, se sont très vite attaqués à la gestion des clubs égyptiens, autocratiques et patriarcaux, et tous dirigés par des membres du... PND, le parti d'Hosni Moubarak. La colère a très vite grondé parmi les groupuscules les plus radicaux, et dès 2007, des ultras cairotes osaient manifester devant le ministère de l'Intérieur. Mais c'est en 2010-2011 que les ultras ont acquis un rôle politique déterminant. Toujours farouchement opposés au régime, ils ont été les véritables têtes de gondole de la contestation acharnée du Caire qui a finalement conduite à la destitution de Moubarak. Organisés depuis Internet, très mobilisateurs et autonomes financièrement, les Ultras furent les premiers à se précipiter place Tahrir et furent à n'en pas douter les plus farouches résistants aux maintes assauts policiers. Finalement, Hosni Moubarak a chuté, mais l'armée, organe inamovible du pouvoir égyptien, assure depuis l'intérim. 

 

Peu naïfs, les Égyptiens, et notamment les ultras, ont compris que rien ou presque n'avait changé depuis lors. Dans les stades, les mêmes slogans hostiles au régime résonnent, et de plus en plus, le peuple égyptien presse pour que le pouvoir de transition déguerpisse. Alors plusieurs hypothèses se dégagent. En premier lieu, la catastrophe de mercredi dernier pourrait être une simple mesure de répression. Comme une piqure de rappel, un an après les évènements, ou plutôt un avertissement envoyé aux dissidents. D'ailleurs, pour certains, davantage que le régime, se seraient des noyaux de fidèles d'Hosni Moubarak qui auraient instigué les troubles. Mais une autre explication est également envisageable. Un jour seulement avant le drame, le premier ministre, le chef du CSFA, se rendait devant le Parlement au Caire afin de demander la prolongation de l'état d'urgence. Une telle mesure légitimerait d'autant plus le conseil militaire en place. 

 

Des violences encore très meurtrières en marge des évènements

 

Visiblement très lucides, les citoyens égyptiens ne croient pas aux discours officiels du Maréchal Tantaoui, qui affirme faire tout son possible pour retrouver les coupables. Pour les manifestants qui se sont massés dans les principales villes égyptiennes depuis jeudi dernier, ce sont des larmes de crocodile. Le député social-démocrate Ziyad Al-Ellim est clair : "Il ne peut s'agir d'une coïncidence." La pression populaire semble avoir eu son effet sur le CSFA, qui a avancé d'un mois le dépôt des candidatures pour la prochaine élection présidentielle. Quant à l'Assemblée constituante, elle sera mise en place le 10 mars. Malgré cela, les manifestations ont encore fait 14 morts depuis le carnage de Port-Saïd, preuve que le violence règne encore en maître aux Pays des Pharaons.

source chronofoot

 

 

 

 

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مصر: أحزاب وتيارات سياسية تشارك في الإضراب العام وأخرون يرفضون

 

 

دعت حركة "السادس من أبريل" و"ائتلاف شباب الثورة" إضافة إلى عدد من الأحزاب والتيارات السياسية إلى عصيان مدني عام في مصر يوم السبت 11 فبراير شباط الذي يوافق الذكرى السنوية الأولى لتنحي الرئيس السابق حسني مبارك.

وأعلن طلاب من ست وثلاثين جامعة مصرية عامة وخاصة مشاركتهم في الاضراب عن الدراسة يوم السبت من بينها جامعات القاهرة وعين شمس والاسكندرية والمنصورة والجامعة الامريكية والألمانية والفرنسية.

 

 

ويطالب المنظمون لهذا الإضراب العام بسحب الثقة من حكومة كمال الجنزوري وتشكيل حكومة إنقاذ ووفاق وطني تقوم بهيكلة وزارة الداخلية ، و"تطهير" مبنى الإذاعة والتلفزيون المعروف باسم ماسبيرو ، وإقالة النائب العام ، واستقلال القضاء ، واستعادة الأموال التي يقولون إنها سُرقت في عهد الرئيس السابق بالأإضافة إلى وضع حد أقصى وأدنى للأجور وبشكل فوري.

الرافضون للعصيان المدني

في الوقت نفسه، دعت أحزاب "الحرية والعدالة" الذارع السياسي لجماعة الإخوان المسلمين ، و"الوفد" و"النور" السلفي إلى رفض هذا الإضراب العام معتبرين أنه "يهدم البلاد ويضر الاقتصاد المصري".

ورفض كل من شيخ الازهر ومفتي الجمهورية الدعوات للاضراب.

وقال شيخ الأزهر أحمد الطيب في بيان "لا تستمعوا لدعاة الهدم وتعطيل العمل والفناء."

ونقلت وكالة أنباء الشرق الاوسط الرسمية المصرية عن البابا شنودة الثالث بابا الاسكندرية وبطريرك الكرازة المرقسية قوله خلال عظته الاسبوعية يوم الاربعاء "العصيان المدني لا يقبله الدين ولا تقبله الدولة."

العفو الدولية تشارك

وقالت منظمة العفو الدولية فى بيان لها الأربعاء إن الآلاف من أنصار منظمة العفو الدولية والنقابيين والطلاب وغيرهم فى 16 دولة سيشاركون فى إضراب مفتوح يوم 11 فبراير، بالتزامن مع الإضراب الذى تمت الدعوة إليه فى مصر، فى الذكرى الأولى لتنحى مبارك عن الحكم.

وأوضح بيان المنظمة: "ستعقد اجتماعات فى المدن فى مختلف أنحاء النمسا، بلجيكا، ألمانيا، فنلندا، فرنسا، إيطاليا، أيسلندا، لوكسمبورج، المغرب، هولندا، نيبال، والنرويج، وباراجواى وأسبانيا وسويسرا والمملكة المتحدة".

وتابع البيان: "حقوق الإنسان كانت ولا تزال فى صلب مطالب للتغيير فى الشرق الأوسط وشمال أفريقيا والتى أدت إلى أحداث غير عادية من العام الماضى".

الجيش يعزز تواجده بالمحافظات

وتتزامن الدعوة للعصيان المدني العام مع نشر المجلس الاعلى للقوات المسلحة الذي يدير شؤون مصر المزيد من الجنود والدبابات في أنحاء البلاد لضمان الامن وحماية المنشآت.

وافادت وكالة انباء الشرق الاوسط المصرية ان القوات المسلحة بدأت في "الانتشار فى العديد من المحافظات لحماية الممتلكات العامة والخاصة وتأمين الطرق والمحاور الرئيسية والمشاركة فى ضبط العناصر الإجرامية والخارجين عن القانون".

وذكرت الوكالة ان الفريق سامى عنان رئيس أركان حرب القوات المسلحة ونائب رئيس المجلس الاعلى حث المصريين على "الحفاظ على أمن واستقرار البلاد من خلال العمل والانتاج."

ويواجه المجلس الاعلى للقوات المسلحة تصاعدا للاحتجاجات ضده حيث يتهم من قبل البعض بانه استمرار للنظام السابق وتوالت الطلبات بتخليه فورا عن السلطة.

وكان المجلس قد تعهّد بتسليم السلطة إلى سلطة مدنية منتخبة قبل الأول شهر يوليو / تموز المقبل لكن معارضين وسياسيين يطالبون بالاسراع بنقل السلطة للمدنيين متهمين المجلس العسكري بالفشل في ادارة الفترة الانتقالية التي بدأت قبل نحو عام بعد تنحي الرئيس السابق حسني مبارك.

 

 

source bbc.co.

 

 

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 18:34

Affrontements aux alentours du ministère de l'intérieur (Le Caire)

 

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Nouveaux heurts entre manifestants et policiers au Caire

 

Protestataires et police anti-émeutes s'affrontaient au Caire dimanche, au quatrième jour de heurts déclenchés par la mort de 74 personnes lors de violences à l'issue d'un match de football, que les forces de sécurité sont accusées de ne rien avoir fait pour empêcher. ( © AFP Mahmud Hams)

    Protestataires et police anti-émeutes s'affrontaient au Caire dimanche, au quatrième jour de heurts déclenchés par la mort de 74 personnes lors de violences à l'issue d'un match de football, que les forces de sécurité sont accusées de ne rien avoir fait pour empêcher.

    Des centaines de policiers bloquaient les rues menant au ministère de l'Intérieur, dans le centre de la capitale égyptienne, et tiraient des gaz lacrymogène pour contrôler des dizaines de manifestants lançant des pierres et des cocktails molotov.

    La police a construit un mur de béton en travers de la rue Mansour, devenue l'épicentre des violences, et s'abritaient derrières des rouleaux de fils barbelés dans d'autres rues de ce secteur proche de la place Tahrir.

    Des manifestants ont capturé un homme qu'ils ont présenté comme étant un officier de police en civil, le ramenant derrière leurs lignes sous les hourras, pendant que certains tentaient de protéger l'homme des coups portés par des protestataires.

    Selon un docteur sur place, Mostafa Nabil, la police a lancé un assaut sur les positions des manifestants, tirant à la chevrotine et arrêtant des médecins d'un hôpital de campagne, qui ont été libérés peu après.

    Après avoir baissé d'entensité en milieu de journée les accrochages ont repris de manière sporadique dans l'après-midi.

    "Mon coeur brûle quand je pense à ce qui s'est passé à Port-Saïd, et nous savons tous que la police est responsable", a lancé un manifestant, Ahmed Farag, expliquant que les protestataires n'avaient pas l'intention d'attaquer le ministère de l'Intérieur, mais de manifester devant le siège de la police.

    Depuis le début des manifestations et des affrontements jeudi, au lendemain du drame du football à Port-Saïd (nord), douze personnes ont été tuées au Caire et à Suez (est) et 2.532 blessées, dont des policiers et des manifestants, a annoncé samedi le ministère de l'Intérieur.

    Des Egyptiens sont descendus dans la rue pour réclamer le départ du pouvoir militaire, accusé d'inaction face aux violences dans le stade.

    Parmi les victimes du drame de mercredi se trouveraient de nombreux "ultras", supporteurs de foot bien organisés et politisés, qui ont participé aux manifestations ces derniers mois contre l'armée au pouvoir en Egypte depuis la chute du président Hosni Moubarak il y a un an.

    Le ministre de l'Intérieur Mohamed Ibrahim a dénoncé devant la presse "la volonté constante" des manifestants d'envahir son ministère, qu'il a mise sur le compte d'un "complot" pour "affaiblir le pays".

    "C'est à cause de cette volonté persistante (de s'en prendre au bâtiment) que nous sommes obligés de le défendre", a-t-il poursuivi.

    Il a également démenti les spéculations selon lesquelles l'ancien ministre de l'Intérieur de Hosni Moubarak, Habib el-Adli, actuellement jugé en même temps que l'ancien président, serait derrière les événements de Port-Saïd et les troubles qui ont suivi.

    "Adli est en prison et il n'a plus de partisans dans ce ministère", a-t-il déclaré.

    source .liberation

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    تجدد الاشتباكات بالقرب من وزارة الداخلية المصرية

    تجددت الاشتباكات بين المتظاهرين وقوات الأمن المركزي لليوم الرابع على التوالي في محيط وزارة الداخلية المصرية بعد فترة هدوء صباح الأحد.

    وقامت قوات مكافحة الشغب والأمن المركزي بإطلاق بعض قذائف الغاز المسيل للدموع والقنابل الصوتية لتفريق عشرات المحتجين الغاضبين من أداء المجلس المجلس الأعلى للقوات المسلحة ووزارة الداخلية عقب أحداث مباراة فريقي الأهلي والمصري داخل بورسعيد التي سقط فيها أكثر من 70 قتيلا ونحو 400 مصابا.

    وعقد وزير الداخلية محمد إبراهيم مؤتمرا صحافيا ظهر الأحد ناشد فيه ثوار الخامس والعشرين من يناير/كانون الثاني "أن يأتوا ليروا الموجودين حول وزارة الداخلية لنعلم ما إذا كانوا من الثوار أم لا".

    وقال إبراهيم: "إذا لم يكن هؤلاء من الثوار، بل يريدون تخريب البلاد فنحن على استعداد لمواجهتهم." وأكد وزير الداخلية على أن حق التظاهر السلمي مكفول للمواطنين، مشيرا إلى أنه لن يتم التعرض لأي من الثوار.

    وشاهد مراسل بي بي سي عطية نبيل في موقع الأحداث بعض حالات الإصابة بطلق الخرطوش داخل أحد المستشفيات الميدانية التي تمت إقامتها في شارع محمد محمود قرب موقع الأحداث.

    وعملت قوات من سلاح المهندسين التابعة للجيش المصري على إقامة جدار أسمنتي لعزل المتظاهرين عن قوات الأمن في شارع منصور غير أن مجموعات من المتظاهرين استطاعت تخطي هذا الجدار الأمني و الوصول إلى القوات المحيطة بمنبى وزارة الداخلية.

    وشهدت مصر اشتباكات بين قوات الأمن ومتظاهرين خرجوا في احتجاجات داخل عدد من المحافظات سقط فيها 12 قتيلا وأكثر من 2500 مصابا في أعقاب أحداث الأربعاء داخل بورسعيد.

    وأكد إبراهيم خلال مؤتمره الصحفي إلى أن مدير أمن بورسعيد المقال لم يطلب دعما من الوزارة ولم يبلغها بأي محاذير، مشيرا إلى أن لجنة تفتيش تابعة لوزارة الداخلية انتقلت فور وقوع الأحداث إلى مكان بورسعيد لكشف ملابساته وأطرافه.

    استقالة

    وأكد المتحدث الاعلامي باسم المجلس الاستشاري محمد الخولي لـ"بي بي سي" أن نقيب الصيادلة محمد عبد الجواد قدم استقالته أمس السبت من المجلس، الذي شكله المجلس العسكري في ديسمبر/كانون الثاني الماضي لمساعدته على إدارة شؤون البلاد.

    ونقل الموقع الإليكتروني لنقابة الصيادلة أن عبد الجواد ذكر في أسباب استقالته "أنه لم يعد قادرا أن يكون في فريق يدافع عن المجلس العسكري وعن أسلوب إدارته للبلاد".

    وكان المجلس الاستشاري دعا مساء السبت إلى فتح باب الترشح للانتخابات الرئاسية فور الانتهاء من انتخابات مجلس الشورى (الغرفة الثانية بالبرلمان المصري). كما أوصى بتشكيل لجنة قومية تتولى المسؤولية عن إعادة هيكلة وزارة الداخلية واعتقال بعض قيادات الحزب الوطني الديمقراطي المنحل.

    محاكمة مبارك

    وأرجأت محكمة جنايات القاهرة محاكمة الرئيس المصري السابق حسني مبارك ونجليه ووزير الداخلية الأسبق حبيب العادلي و6 كبار مساعديه ورجل الأعمال الهارب حسين سالم إلى جلسة الاثنين.

    وتراجع اهتمام الشارع المصري بالمحاكمة التي يواجه فيها المتهمين تهما بالفساد والتحريض على قتل متظاهرين خلال ثورة الخامس والعشرين من يناير/كانون الثاني.

    source bbc

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