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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 07:10
"Nous sommes Wall Street" : c'est l'email anonyme qui fait le buzz aux Etats-Unis et qui réunit tous les arguments des financiers pour justifier leur rôle social. Avec beaucoup d'arrogance...

"Nous sommes Wall Street" : c'est l'email anonyme qui fait le buzz aux Etats-Unis et qui réunit tous les arguments des financiers pour justifier leur rôle social. Avec beaucoup d'arrogance... Crédit Reuters

"Nous sommes Wall Street!" : le titre d'un email anonyme circule depuis avril 2010 sur Internet. Il est censé exprimer la colère d'un trader de Wall Street lassé des critiques d'Obama et de l'Américain moyen, contre son haut salaire, ses avantages et ses bonus. Et on le revoit circuler en réponse au mouvement actuel Occupy Wall Street. Même si personne n'est en mesure d'attester de son authenticité, pour la presse américaine, il est de toute façon révélateur de la morgue avec laquelle les financiers de Wall Street voient leur rôle social.

"Nous sommes Wall Street. C'est notre boulot de gagner de l'argent. Qu'il s'agisse de le faire avec des marchandises, des actions, des obligations, ou avec n'importe quel morceau de faux papier, ce n'est pas grave. Nous échangerions des cartes de baseball si c'était rentable. Je n'ai pas entendu l'Amérique se plaindre quand le marché bondissait à 14.000 points et que chacun voyait le montant de ses revenus doubler tous les 3 ans. Mais ça, c'est comme de faire des paris, ce n'est pas un problème jusqu'à ce qu'on perde. Je n'ai jamais entendu parler de quelqu'un qui soit allé s'inscrire aux Joueurs Anonymes (Gamblers Anonymous) parce qu'il gagnait trop à Las Vegas."

"Maintenant le marché est pourri, et même si cela va un peu mieux, le gouvernement et le l'Américain moyen sont toujours à la recherche d'un bouc émissaire. Dieu sait qu'il doit y avoir un pour tout. Donc, on s'en prend à nous."

"Allez-y, continuez à vous en prendre à nous, mais c'est vous qui en souffrirez. Que va -t-il se passer quand il n'y aura plus d'embauche à Wall Street. Vous savez quoi? Vous allez tout simplement perdre votre emploi parce que c'est nous qui le prendrons. Nous nous levons à 5 heures et nous travaillons jusqu'à 22 heures ou... plus. Nous sommes habitués à ne pas aller aux toilettes quand nous travaillons sur un deal. Nous ne prenons pas une heure ou plus pour la pause déjeuner. Nous ne demandons pas un syndicat. Nous ne partons pas en retraite à 50 ans avec une bonne pension. Nous mangeons ce que nous trouvons, et quand il ne reste qu'une seule chose à manger dans notre assiette, nous ne faisons pas les difficiles."

"Pendant des années, les enseignants et autres employés syndiqués nous ont trompés. Nous étions trop occupés à travailler pour nous en rendre compte. Pensez-vous vraiment que nous sommes incapables de donner des cours à des élèves de 3ème ou d'aménager un jardin ? Nous allons prendre vos emplois pépères avec prime d'ancienneté et 4 mois de congé par an et nous pleurnicherons comme vous que nous sommes sous-payés alors que nous élevons la jeunesse de l'Amérique. Dites au revoir à vos heures supplémentaires payées double ou plus. J'en profiterai pour former l'équipe de baseball du lycée pendant l'été en empochant 5 000 dollars supplémentaires, merci beaucoup."

Donc, vous croyez vraiment que si maintenant nous gagnons 85 000 $ par an sans augmentation, l'Américain moyen aura sa revanche ? Faux ! Parce que vous savez quoi? Nous n'achèterons plus la nouvelle voiture à 80 000 dollars et nous ne laisserons plus 35% de pourboire dans nos dîners d'affaires ! Vous ne vivrez plus sur notre dos. Maintenant, c'est nous qui nous occuperons nous-même de nos jardins, qui laverons nos voitures avec un tuyau d'arrosage dans notre allée de garage. Notre argent a été votre argent. Vous le dépensiez. Quand nos poches se vident, les votres aussi.

La différence est que lorsque vous viviez graçe notre argent, nous nous en réjouissions. L'administration Obama et le Democratic National Committee arriveront peut-être à obtenir ce qu'ils veulent et nous faire tomber du haut de la pyramide, mais cela va vraiment devenir l'enfer pour eux quand nos gros culs vont s'en prendre directement à ​​la classe moyenne américaine.

Nous ne sommes pas des dinosaures. Nous sommes plus intelligents et plus vicieux que cà, et nous, nous allons survivre. La question est, maintenant qu'Obama et son administration font de Monsieur Michu notre ration à consommer dans la chaîne alimentaire, que se passera t'il?"

Ci dessous, la vidéo de banquiers buvant du champagne sur un balcon en regardant défiler les manifestants d'Occupy Wall Street

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 07:00

 

 

Les "Indignés" de QuébecCommuniqué des  "Indignés" de Québec

 

 

« Ça y est, le mouvement est lancé à Québec! Venez vous joindre au campement des indignés, coin Dorchester et Charest , pour participer à notre débat, pour qu'ensemble, nous prenions en mains l'avenir du Québec. Les indignés, ce sont des citoyens qui s'indignent devant la corruption généralisée dans nos institutions, le manque de leadership face aux changements climatiques et aux effets néfastes de la mondialisation.

Ce sont des citoyens qui trouvent que les bonnes idées ne sont pas écoutées, et que les politiciens sont devenus trop éloignés du peuple. Si vous sentez que les tensions sociales sont devenues flagrantes, que nous sommes dans une impasse collective car nous ne faisons pas de choix alors qu'il est visiblement nécessaire de changer de direction, si vous trouvez que notre démocratie ressemble de plus en plus à une technocratie ou à une fausse démocratie, alors venez sur la place publique, et ensemble, nous trouverons des solutions. Ce n'est une manifestation comme les autres (...) »

 

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Les Indignés de Montréal  - Art ... Musique...

 


 

 

 

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Londres

 

 


 

 

 

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Grande-Bretagne: les "indignés" installent un deuxième campement à Londres

 

 

Les

Les "indignés" de Londres ont commencé samedi à installer un deuxième campement dans la capitale, au lendemain de la décision des autorités religieuses de fermer la cathédrale Saint-Paul en raison de la présence des protestataires sur son parvis depuis une semaine. | Ben Stansall

 

 

 

 

 

Les "indignés" de Londres ont commencé samedi à installer un deuxième campement dans la capitale, au lendemain de la décision des autorités religieuses de fermer la cathédrale Saint-Paul en raison de la présence des protestataires sur son parvis depuis une semaine.
Ces militants, qui protestent contre la crise et les excès du capitalisme, s'étaient installés le 15 octobre sur le parvis de la cathédrale située dans le quartier financier de la City, inspirés par le mouvement "Occupy Wall street" à New York et celui des "indignés" de Madrid. 

Le campement est passé en une semaine de 70 tentes à plus de 200, et les autorités religieuses ont invoqué des raisons de sécurité et de salubrité pour fermer vendredi les portes de la cathédrale au public.
Samedi, des centaines de militants et de sympathisants se sont rassemblés sur les marches de l'église, et une partie d'entre eux ont entamé une marche jusqu'à Finsbury square, non loin, où ils ont installé une vingtaine de tentes, a indiqué à l'AFP un porte-parole du mouvement, Robert Gant.
Les militants devaient se consulter pour savoir si les occupants du campement de Saint-Paul allaient tous rallier le deuxième site ou s'ils restaient sur place.

Si la cathédrale est restée fermée au public samedi, un mariage y a quand même eu lieu. Natasha Ighodaro et Nick Cunningham, qui avaient planifié la cérémonie depuis des mois, ont toutefois dû renoncer à la majestueuse entrée principale de Saint-Paul et se résoudre à emprunter une porte latérale, comme leurs invités.
La mariée, tout sourire, a déclaré à l'issue de la cérémonie qu'il n'y avait eu "aucune perturbation". "C'était merveilleux, vraiment fantastique", a-t-elle assuré.

Les touristes, eux, ont trouvé porte close. Juul van der Au, une Néerlandaise de 21 ans, n'a pas pu visiter la cathédrale comme elle le prévoyait, et prenait des photos du campement, sans aucune amertume.
"Je ne suis pas trop déçue, il y a plein d'autres choses à voir à Londres, on va sans doute aller à l'abbaye de Westminster", explique la jeune femme, venue en famille pour un week-end à Londres. "C'est pour une noble cause", juge-t-elle.

La décision de fermer la cathédrale, pour la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale, occasionne un important manque à gagner pour ce haut lieu touristique. Un porte-parole de la cathédrale a estimé la perte de revenus touristiques à 16.000 livres (18.300 euros) par jour de fermeture.

Laura Martin, une militante de 29 ans, juge le soutien de l'opinion crucial. Pour elle, la décision de fermer la cathédrale est une façon de faire "pression" sur les protestataires. Mais une éviction par la force des militants, dont la protestation est pacifique, renverrait une image désastreuse pour les autorités et ne "serait pas dans leur intérêt", juge-t-elle

source : http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/grande-bretagne-les-indignes-installent

 

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Le mouvement des indignés ne faiblit pas à Toronto

 

Occupons Toronto

Photo: La Presse Canadienne /J.P. MOCZULSKI

Des centaines de manifestants du mouvement Occupons Toronto ont pris d'assaut les rues de la métropole canadienne, samedi, se déplaçant jusqu'à l'hôtel de ville.

Les militants occupent depuis une semaine un parc du centre-ville de Toronto, alors qu'ils tentent de sensibiliser la population à leurs messages d'équité sociale.

Les marcheurs se déplaçaient dans les rues du centre-ville samedi après-midi, certains d'entre eux essayant de détourner la circulation pour laisser place à la foule.

La députée néo-démocrate Olivia Chow s'est jointe aux militants, soutenant que les élus détenant le pouvoir devraient davantage porter attention à leurs messages.

La foule était toutefois nettement inférieure à celle qui s'était rassemblée le week-end dernier pour la première manifestation du groupe.

source : http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2011/10/22/003-toronto-occupation-marche.shtml

 

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Les indignés espagnols

 


 

 

 

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Marche globale RobinHood

Nous volons aux riches ce que nous redonnons aux pauvres.

Résumé Adbusters N°15

A tous les rédempteurs, rebelles et radicaux:

Nous sommes en train de vivre un moment magique… #OCCUPYWALLSTREET une insurrection internationale pour la démocratie. L’ambiance lors de nos assemblées est électrique. Les gens qui s’y rendent se voient inculqués d’un esprit de camaraderie propre à Gandhi et nourrissent l’espérance de construire un nouveau futur. Aux quatre coins du monde 99% des gens se font entendre ! Vous avez inspiré beaucoup plus de personnes que vous ne l’imaginez. Nous sommes en train de participer au premier acte d’un long printemps.

L’heure est arrivée d’élargir notre champ d’actions, de multiplier les expressions de la colère… actes subversifs, supercheries, plaisanteries en tout genre. Lâchez la bride de votre imagination insurgée. N’importe quel changement, depuis la transformation d’une économie globale du bas vers le haut jusqu’à la modification de nos habitude alimentaires, notre façon de voyager, de vivre, d’aimer et de communiquer. Lance-toi et deviens l’étincelle qui attise une révolution mondiale au quotidien !

Au fur et à mesure que le mouvement mûrit, nous devons nous interroger sur les réponses que nous allons apporter à nos détracteurs. Occupons le coeur de notre système globalisé. Détrônons l’avarice qui caractérise ce nouveau siècle. Travaillons tous ensemble pour définir nos objectifs et revendications.

29- MANIFESTATION GENERALE ROBIN HOOD

Il s’agit d’une proposition pour les assemblées générales du mouvement Occupy Wall Street.

Il y a huit ans, le 15 février 2003, plus de 15 millions de personnes de soixante-dix pays manifestèrent ensemble afin de persuader le président Bush de renoncer à sa tentative d’envahir l’Iraq. Une partie énorme de l’humanité a vécu pendant une journée sans relâche et a entrevu le pouvoir du mouvement provoqué par les peuples unis. Nous avons maintenant l’opportunité de répéter cette prouesse à une échelle encore plus grande.

Le 29 octobre, à la veille du rassemblement des leaders du G20, soulevons-nous pour exiger que les leaders du G20 imposent de façon immédiate un impôt #ROBINHOOD d’1% sur toutes les opérations financières et transactions monétaires. Envoyons-leur un message clair et précis : nous voulons que soit retiré 1,3 billion d’argent facile qui circule chaque jour autour du casino mondial (somme suffisante au financement de chaque programme social et chaque initiative environnementale dans le monde).

Fais part de cette idée à ton assemblée générale et rejoins tes camarades dans la rue le 29 octobre.

for the wild,
Culture Jammers HQ

occupywallstreet.org / occupywallst.org / occupytogether.org

P. S Pour suivre l’évolution du mouvement et voir ce qui se dit à ce sujet:

Publié : http://www.adbusters.org/blogs/adbusters-blog/robinhood-french.html


 

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 05:46

We are the 99 pour cent 


 

 

Je suis à 5 semaines. Mon papa travaille trois emplois afin que ma maman ne peut rester à la maison et prendre soin de moi. Nous vivons dans un appartement d'une chambre parce que le loyer pour une maison plus grande est trop élevé - il ya des familles dans notre immeuble avec 3 enfants ou plus vivant dans l'espace de même taille. Nous sommes chanceux - prêt étudiant de mon père (.. Bachelor of Science Comp) est presque payé et nous n'avons aucune autre dette. Mais mes parents stress sur la possibilité de la voiture tomber ou me tomber malade parce que nous n'avons pas beaucoup d'argent supplémentaire. Nous vivons à Hawaii, où il ya la plus grande concentration des deux milliardaires et SDF dans le monde et il est évident qu'il est temps pour une vérification de la réalité dans le paradis. Nous sommes les 99%. occupywallst.org

 

 

 

«Je suis devenue une travailleuse du sexe, en partie parce que j'ai été prendre soin de ma grand-mère et ne pouvait pas se permettre d'équilibrer son, un emploi, et l'université. Merci à mon éducation, cependant, je suis surqualifié pour la plupart des emplois-je demander. Je viens de sortir d'un stage non rémunéré car il était mon seul espoir envers le travail rémunéré. On m'a dit beaucoup "pourquoi ne pas quitter le travail du sexe?" C'est dangereux ici, dans l'US-je peux être arrêté à tout moment et ne peut pas appeler la police si j'ai un mauvais client. J'adore mon travail, mais manquer d'être dans un pays où il était légal et j'ai eu une protection policière. Et je dois payer la vie quotidienne, avec l'appui de ma grand-mère, qui peut à peine se soutenir sur la sécurité sociale. Alors que l'origine, j'ai choisi le travail du sexe, je ne ressens plus que je peux choisir n'importe quoi d'autre. Il n'ya pas d'emplois. J'ai encouragé mamie de déménager au Canada, où les citoyens she'sa. Je vais probablement finir à la rue. Si seulement je pouvais payer des impôts sur mon travail! Je suis les 99%. occupywallst.org "

 

 

Ma réalité américaine (pas rêver)

 

 

 

Mon enfant mérite un avenir meilleur que ce qui est en passe d'être donné à lui ou elle. Je ne vais pas cesser de lutter pour mon enfant. Jamais.


 

Lire la suite : http://wearethe99percent.tumblr.com/

 

 

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Le mouvement http://occupywallst.org/

 




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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 05:18

 

Grande-Bretagne: la cathédrale St-Paul craint de devoir fermer à cause des "indignés"


Grande-Bretagne: la cathédrale St-Paul craint de devoir fermer à cause des "indignés"

Depuis leur installation, les "indignés" ont répété qu'ils étaient déterminés à poursuivre leur mouvement "aussi longtemps qu'il le faudrait"

La cathédrale Saint-Paul, l'un des édifices les plus visités à Londres, craint de devoir fermer momentanément ses portes au public en raison du campement installé depuis plusieurs jours sur son parvis par des "indignés" protestant contre la crise et la finance mondiale.

Depuis que ces militants ont dressé leurs tentes samedi soir, la cathédrale, située près du coeur historique de la City, "a pu rester ouverte, mais avec un accès limité", ont rappelé jeudi dans un communiqué les responsables de St-Paul, qui avaient réservé un bon accueil aux indignés la semaine dernière.

"Mais l'augmentation de la taille du campement" - passé en quelques jours de 70 à environ 150 tentes - "est telle que pour agir de manière responsable et pour des raisons de sécurité, il faut maintenant se demander jusqu'à quel point la cathédrale peut rester ouverte pour les milliers de fidèles, visiteurs et écoliers attendus cette semaine," ont-ils souligné.

D'après eux, le nombre de visiteurs a considérablement baissé, menaçant "la vie de la cathédrale", dont la visite est payante.

"L'heure est-elle venue maintenant pour que les campeurs s'en aillent?", poursuit le communiqué. "Les conséquences d'une fermeture de St-Paul ne peuvent pas être prises à la légère".

Un porte-parole des "indignés" a précisé que les campeurs étaient actuellement en contact avec les responsables de la cathédrale.

"Nous avons une équipe de liaison qui travaille avec St-Paul. Personne ne nous a demandé de partir", a expliqué ce porte-parole à l'AFP.

"Les responsables de la cathédrale ont été jusqu'à présent très bienveillants à notre égard (...) Nous avons entendu dire que la cathédrale pourrait perdre de l'argent et nous cherchons comment l'aider à rentrer dans ses fonds", a-t-il déclaré.

Depuis leur installation, les "indignés" ont répété qu'ils étaient déterminés à poursuivre leur mouvement "aussi longtemps qu'il le faudrait".

Les protestataires sont bien organisés: point information pour la presse, coin poubelles avec recyclage, coin cuisine. Mais ils occupent de plus en plus de place.

Cela n'a visiblement pas dérangé Clem Baker, 70 ans, un touriste australien.

"Je suis allé ce matin à St-Paul et cela ne m'a pas du tout gêné", a-t-il raconté. "Les jeunes devraient manifester plus souvent. Les nouvelles générations semblent accepter le statu quo".

Il n'apprécie pas en revanche l'idée d'une fermeture de l'édifice: "c'est typique des églises: ils ne se préoccupent que de l'argent. S'ils ne sont là que pour ça, alors, je ne vois pas l'intérêt".

Ed Dutton, 60 ans, venu du Canada, se dit, lui aussi, favorablement "impressionné": "je m'attendais à des altercations et à des jets de pierre, mais ils essaient juste de faire passer leur message".

Des dizaines de milliers d'"indignés" avaient défilé le week-end dernier dans les plus grandes villes du monde contre les excès du capitalisme. Un noyau dur a décidé de poursuivre le mouvement, en organisant des campements à Londres, New York et Francfort, villes symboles de la finance.

source : http://www.lepoint.fr/societe/grande-bretagne-la-cathedrale-st-paul-craint-de-devoir

 

 

 

 

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Les «indignés de Montréal» manquent d'espace

  Un texte de Bruno Maltais

 

 

Près de 200 tentes sont installées sur le square Victoria, à Montréal. (20 octobre 2011)

Photo: Bruno Maltais

Près de 200 tentes sont installées sur le square Victoria, à Montréal. (20 octobre 2011)

Après cinq jours de camping dans le quartier des affaires, les « indignés de Montréal » commencent à avoir des problèmes d'« étalement urbain ».

Quelque 200 tentes occupent tout l'espace vert du square Victoria, et certains parlent déjà de s'installer sur la place du Canada, à quelques centaines de mètres de là.

Car même si une partie des occupants devront plier bagage au cours des prochains jours pour retourner à l'école ou au travail, certains s'attendent à ce que le nombre de campeurs augmente pendant le week-end.

« Hier, le Service de police de la Ville de Montréal a indiqué aux manifestants qu'ils ne pourront pas installer de nouvelles tentes à d'autres endroits de façon à élargir le campement », a indiqué jeudi Gonzalo Nunez, porte-parole à la Ville de Montréal.

Reste que pour affronter la pluie et le froid, des membres de la petite communauté continuent d'ajouter des toiles et des matelas, question de pouvoir « rester jusqu'à Noël, s'il le faut! », lance Julie, une irréductible couchée au fond de sa tente.

En plus de leur propre matériel, les campeurs peuvent compter sur les dons d'autres indignés, qui tiennent à participer au mouvement à leur manière.

Jeudi matin, Khaled Majouji, jeune travailleur dans le secteur de l'hôtellerie, est arrivé avec du café et des beignes pour tout le monde. Même s'il n'a pas encore passé la nuit au square Victoria, il tient à soutenir le mouvement. « Je suis une personne de la classe moyenne. J'ai un emploi, je possède de l'immobilier, ma vie va très bien », dit-il. « Mais tout le monde devrait avoir un minimum de dignité, et l'écart [entre les plus riches et le reste de la population] est rendu trop grand, et plus il grandit, plus il s'accélère », déplore-t-il.

Un peu plus tôt, un homme avait garé sa BMW quelques secondes pour montrer son appui aux manifestants. « Il y a d'autres gens qui croient que ce que vous faites est tellement légitime. [...] Si j'avais un million, je le donnerais pour construire un centre communautaire ici », a lancé l'homme d'affaires qui travaille en publicité, mais qui refuse d'être identifié.

Mardi, près de 500 participants au Forum international de l'économie sociale et solidaire, qui se tient cette semaine au Palais des congrès de Montréal, sont descendus dans la rue pour appuyer le mouvement des indignés au square Victoria et dénoncer les inégalités sociales.

Pour en savoir davantage sur le Forum international de l'économie sociale et solidaire, consultez notre article: Pour une économie à hauteur d'homme.

 

 

La nourriture convoitée par des itinérants

Pendant ce temps, les installations semblent être de plus en plus utilisées par des itinérants. Jeudi matin, sur la centaine de personnes à l'extérieur des tentes, on pouvait compter au moins une douzaine d'itinérants près de la « cuisine du peuple ».

« On estime qu'il y a 30 000 itinérants à Montréal. C'est sûr que certains vont se ramasser ici », explique Léonard Pelletier, qui travaille en intervention sociale et qui fait partie des indignés. « On sait qu'il y a beaucoup de maladie mentale en itinérance, et présentement on n'est pas équipé pour ça », déplore-t-il. « Mais à Wall Street, ils ont eu les mêmes problèmes que nous au début. Et ça fait un mois et demi qu'ils sont là, donc ils ont appris à gérer le problème », s'encourage-t-il.

Parmi ces itinérants, Claude, qui attend qu'on lui offre une tente depuis le week-end dernier, espère aider le mouvement, même s'il n'est pas en mesure d'en expliquer les tenants et aboutissants.

« On n'a pas tous le même passé. On aimerait ça que tout le monde soit en santé et capable de travailler, mais ça n'existe pas », dit-il. Sans emploi, l'homme dans la quarantaine dit appuyer le mouvement « parce que c'est ce que je peux faire de mieux ».

Les troubles fêtes montrés du doigt

Jeudi matin, plusieurs occupants du square Victoria s'inquiétaient des abus de la veille. Mercredi soir, quelques fêtards ont « trop bu, trop consommé, et sont devenus trop bruyants », ce qui pourrait non seulement nuire à l'image du mouvement, mais aussi servir de prétexte pour les expulser, craignaient-ils. Tandis que certains voulaient interdire la consommation d'alcool, d'autres proposaient plutôt de mettre en place un comité de modération. 

Déjà, quelques membres de la Milice patriotique québécoise - qui se définit comme une« organisation de défense territoriale » - sont sur place et disent vouloir travailler en collaboration avec les policiers pour maintenir l'ordre. Pour l'instant, aucun autre groupe n'a affiché ses couleurs dans le village de tentes.

Jeudi midi, le SPVM n'avait aucun incident à signaler et ne prévoyait d'ailleurs aucune mesure particulière au square Victoria.

La Ville de Montréal préoccupée des risques d'incendie

Pour l'instant, la Ville de Montréal « tolère la présence de manifestants et de campeurs au square Victoria tant que tout se déroule de façon pacifique et que la paix publique n'est pas troublée », a indiqué jeudi Gonzalo Nunez, porte-parole à la Ville de Montréal.

Mais la Ville se dit « préoccupée par l'existence de certains risques d'incendie en raison de plusieurs facteurs constatés sur place, dont la présence de nombreuses tentes qui ne sont pas conçues pour résister à un incendie ou ne pouvant ralentir la propagation d'un incendie, des contenants d'essence pour alimenter une génératrice, des bouteilles de propane et des appareils de cuisson ».

« L'absence d'allées aménagées entre les tentes permettant aux pompiers, policiers ou ambulanciers d'avoir accès au site en cas d'urgence fait également l'objet de préoccupations », a expliqué M. Nunez. 

« Pour ce qui est de la salubrité des lieux, les cols bleus de l'arrondissement s'assurent de vider les poubelles régulièrement et uncontremaître fait la tournée du square régulièrement », a-t-il ajouté.

source : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2011/10/20/001-indignes_

 

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Grèce: 50 000 personnes manifestent alors que le parlement adopte les mesures d'austérité

Des dizaines de milliers de protestataires sont à nouveau descendus dans la rue aujourd'hui. <br />
Photo : La Presse canadienne (photo) Lefteris Pitarakis/AP
Des dizaines de milliers de protestataires sont à nouveau descendus dans la rue aujourd'hui. 
Plus de 50 000 personnes sont descendues dans la rue aujourd'hui à Athènes pour dénoncer les mesures d’austérité, qui ont été adoptées dans la soirée par les députés, alors que le pays était paralysé pour le deuxième jour consécutif par une grève générale. 

Des violences ont éclaté durant la manifestation faisant un mort et des dizaines de blessés.

Le Parlement grec a adopté ce soir (heure d'Athènes) les nouvelles mesures d’austérité exigées par les créanciers internationaux d’Athènes malgré la défection d’une députée de la majorité socialiste.

L’ancienne ministre du Travail Louka Katseli a voté contre une disposition du texte, l’article 37, qui réduit les droits de négociations collectives. La députée avait annoncé un peu plus tôt qu’elle ne soutiendrait pas cet article.

Au lendemain d’une grande manifestation à Athènes qui a réuni plus de 100 000 personnes, des dizaines de milliers de protestataires sont à nouveau descendus dans la rue aujourd'hui, se rassemblant place Syntagma, devant le Parlement, dans le centre de la capitale.

Le vice-président du Parlement grec Anastasios Kourakis a annoncé le décès d’une personne lors de la manifestation. Un syndicat qui assurait le service d’ordre du rassemblement a déclaré que la victime était un de ses adhérents, l’identifiant comme un ouvrier du bâtiment de 53 ans.

Selon des sources hospitalières, l’homme a succombé à une défaillance cardiaque et au moins 74 personnes ont été blessées après que des centaines de jeunes émeutiers eurent attaqué les manifestants à coups de cocktails Molotov et de pierres. Certains des blessés ont été touchés à la tête. Trente personnes ont été interpellées, a indiqué la police.

Sommet crucial

Alors qu’un sommet européen crucial est prévu dimanche sur la crise de la dette dans la zone euro, le Parlement grec devait se prononcer sur chaque article du projet de loi contenant les nouvelles mesures d’austérité exigées par les créanciers internationaux d’Athènes. Le texte a été approuvé dans son principe par les députés mercredi soir par 154 voix contre 141, mais son adoption définitive dépendait du vote d'aujourd'hui.

Le gouvernement socialiste du premier ministre Georges Papandréou ne disposait que d’une majorité de quatre sièges au Parlement avant la défection de Mme Katseli. M. Papandréou a décidé d’exclure l’élue du groupe socialiste au Parlement, ramenant sa majorité parlementaire à 153 sièges.

Avant le vote, le ministre des Finances Evangelos Venizelos avait lancé un appel véhément aux députés socialistes et de l’opposition. «Si la loi n’est pas adoptée, y compris chacun des articles qu’il contient, notamment ceux que (les créanciers de la Grèce) et les membres de la zone euro considèrent comme une nécessité symbolique et politique, ce ne sera pas la peine que j’aille à la réunion de l’Eurogroupe vendredi ou que le Premier ministre (aille) au sommet (européen) de dimanche.»

«Le pays sera exposé au danger d’un développement non rationnel et servira à nouveau de bouc émissaire sur lequel seront rejetés les insuffisances historiques, politiques et institutionnelles de l’Europe», a-t-il également averti.

Le plan d’austérité comprend de nouvelles hausses d’impôts, baisses des salaires et des retraites, ainsi qu’une suspension avec traitement réduit de 30 000 des plus de 750 000 salariés du secteur public et le gel des conventions collectives.

La Grèce attend le feu vert officiel cette semaine au versement de la prochaine tranche de 8 milliards d’euros du prêt de 110 milliards consenti en mai 2010 par l’Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI). Sans cette aide, le gouvernement a annoncé que l’État ne pourrait plus verser les salaires des fonctionnaires et les retraites à la mi-novembre.

Si elle obtient l’accord des dirigeants européens, cette nouvelle aide pourrait être versée début novembre, selon les inspecteurs de la «troïka» (FMI, Commission européenne, Banque centrale européenne) chargés d’évaluer les mesures d’austérité adoptées par la Grèce.
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 Le « Printemps occidental » : Les «indignés» relèvent la tête

 

Chems Edddine Chitour

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Une grande misère parmi les hommes, c'est qu'ils savent si bien ce qui leur est dû et qu'ils sentent si peu ce qu'ils doivent aux autres


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Saint François de Sales

Le ras-le-bol mondialisé est une réalité. Si les médias aux ordres ont soigneusement étouffé les révoltes des sans-voix mais pas sans droits dans les pays occidentaux, nous voulons à travers cette contribution amplifier, malgré l'étouffement, cette rumeur qui enfle pour un ordre plus juste. C'est d'ailleurs un juste échange de bons procédés.

Pendant près de neuf mois, les médias aux ordres se sont occupés des Arabes - poussant la sollicitude à donner un nom à des jacqueries savamment entretenues, le vocable de printemps arabe- avec l'affection d'une Alma mater, en entretenant çà et là le feu de la discorde allant jusqu'à créer des informations imaginaires. Nous allons pour notre part, par respect pour celles et ceux qui galèrent dans les pays occidentaux leur souhaiter un printemps pour les révoltes légitimes qu'ils mènent.

On se souvient que Stephane Hessel, humaniste résistant, ambassadeur, rédacteur de la Déclaration des Droits de l'homme, s'était indigné et l'avait fait savoir dans un petit fascicule: «Indignez-vous!» Tiré à des dizaines de milliers d'exemplaires, il a fait mouche car devant l'anomie du monde, les motifs d'indignation ne manquent pas. Avec le philosophe Edgar Morin, il vient de «récidiver» dans un petit ouvrage. Stéphane Hessel et Edgar Morin marient leur ardeur juvénile et leurs réflexions dans un manifeste, Le chemin de l'espérance, qui préconise insurrection des consciences et exigence citoyenne, socles selon eux d'une«politique du bien-vivre».

« L'ouvrage écrit à deux,  est un manifeste d'indignation de dénoncer le cours pervers d'une politique aveugle qui conduit au désastre, d'énoncer une voie politique de salut public et d'annoncer une nouvelle espérance», soulignent ces deux symboles de la Résistance et amis de longue date. «Nous ne proposons pas de pacte aux partis existants», insistent-ils. «Nous souhaitons contribuer à la formation d'un puissant mouvement citoyen, d'une insurrection des consciences qui puisse engendrer une politique à la hauteur de ces exigences».

Ils appellent à dépasser les clivages idéologiques pour trouver des solutions. Ils définissent ainsi quatre sources pour «alimenter la gauche: la source libertaire, la source socialiste, qui se concentre sur l'amélioration de la société; la source communiste, qui se concentre sur la fraternité communautaire. Ajoutons-y la source écologique, qui nous restitue notre lien et notre interdépendance avec la nature et plus profondément notre Terre-mère, et qui reconnaît en notre Soleil la source de toutes les énergies vivantes.»(1)

Ces combats pour la survie

On pensait naïvement dans les pays du Sud que les citoyens du Sud avaient le « monopole de la détresse ». En fait, il n'en n'est rien. La détresse, en un mot, la mal-vie, est mondialisée. A contrario, justement dans les pays du Sud, il y a des super-citoyens qui n'ont rien à envier aux citoyens des pays riches très riches, voire très riches. Je dis souvent à mes élèves ingénieurs que la consommation algérienne est faible (1000 kWh/hab /an) mais dans certaines villes, voire dans certains quartiers, la consommation est dix fois plus importante, elle n'a rien à envier à celle des pays européens. La mal-vie est telle en Occident, que de plus en plus, les citoyens protestent contre cette mondialisation-laminoir qui fait par exemple cadeau aux banques qui sont renflouées avec l'argent des contribuables en mutualisant les pertes, privatisent leurs profits au profit d'une oligarchie de sangsues qui pensent être éternels intouchables, voire prendre avec eux leurs fortunes le jour du grand départ...

A ce sujet,  le professeur Jules Dufour écrit: «Un examen attentif de l'ensemble des activités planétaires, en 2011, nous fait saisir assez rapidement que l'ordre mondial imposé par les forces impérialistes dicte de plus en plus la conduite des affaires mondiales et a dépassé les limites du tolérable pour être maintenant qualifié comme celui correspondant à un système injuste et infâme généralisé. En effet, les conséquences économiques et sociales de la crise financière qui affecte l'économie des États-Nations partout dans le monde se caractérise par une diminution marquée des avoirs collectifs, un affaiblissement des institutions nationales et une gouvernance de plus en plus orientée et dominée par les plus puissants. Le pouvoir des peuples s'effrite jour après jour et le droit et la justice sont remplacés peu à peu par la répression économique, la violence armée et l'imposition de la loi des plus forts. La gestion de la crise économique et financière en Europe en est la plus parfaite illustration avec l'application du processus d'une soumission totale aux impératifs du «Marché».(2)

La réponse aux attaques des grands pouvoirs financiers contre les peuples prend forme peu à peu dans tous les pays gravement affectés en Amérique du Nord et dans la plupart des pays de l'Union européenne. Les peuples se lèvent sous tous les azimuts. Le déploiement de manifestations publiques organisées dans la mouvance du mouvement des «Indignados» dans les rues des grandes agglomérations urbaines comme Lisbonne, Rome, Madrid et Athènes prend de l'ampleur et pourrait ouvrir la voie à un soulèvement massif des populations appauvries, déshéritées et de plus en plus vulnérables de l'ensemble de la planète, sans oublier les émeutes de la faim.

Devant cette ruée vers la justice, la réplique des forces impériales ne s'est pas fait attendre en appliquant une répression sanglante avec des arrestations arbitraires, des violences féroces contre les manifestants, notamment à Athènes, et l'emprisonnement de milliers de citoyens innocents. Il faut sans cesse avoir à la mémoire les dommages considérables infligés depuis des siècles à l'humanité par les protagonistes qui édifient et font prospérer les empires. (...) L'unanimité recherchée par l'Occident dans l'édification d'un monde unipolaire stable et soumis sera de plus en plus difficile à obtenir. Le bloc Russie-Chine semble se manifester de façon plus nette et on observe une fermeté de plus en plus affirmée de plusieurs pays contre l'imposture institutionnalisée de l'hégémonie d'un capitalisme mondialisé, système qui veut contrôler l'agenda des activités économiques et politiques de tous. (...) Selon Gray, le bloc Russie-Chine pourrait d'ici quelques années se poser comme «puissance alternative à l'hégémonie américaine.»(2)

A juste titre, Jules Dufour fait un constat d'échec concernant les organisations internationales: «Les organismes onusiens et les organisations non gouvernementales sont souvent placés dans un contexte qui ne leur permet pas d'exercer une action déterminante pour le développement d'un monde juste et solidaire. (...) La marche et le siège des «indignés» dans les villes européennes sont, pour nous, une indication que les peuples de la Grèce, du Portugal, de l'Espagne et de l'Italie commencent à comprendre que leur avenir et l'avenir de leurs enfants sont sérieusement compromis et menacés.»(2)

Les indignés de par le monde

On dit que  dans plus de soixante dix pays, les « citoyens d’en bas » s’indignent et le font savoir . Ainsi les citoyens de Russie, confrontés eux aussi à la "rapacité" et à la "corruption" des élites, sont concernés par la mobilisation du 15 octobre, estime un expert en économie. Selon lui, leur "passivité" est un mythe."Occupy Wall Street" est un mouvement de résistance de gens de diverses couleurs, sexes et convictions politiques, sans meneurs. "La seule chose que nous avons tous en commun, c'est d'être ces 99% qui se refusent à tolérer plus longtemps la rapacité et la corruption des 1% restant. Nous employons la tactique révolutionnaire du printemps arabe pour atteindre nos objectifs et prônons la non-violence afin d'assurer une sécurité maximum de tous les participants". Voilà ce que veulent et ce qui distingue les manifestants new-yorkais (3)
 

« (…) Il s'agit poursuit, Alexeï Mikhaïlov d'un mouvement de protestation contre l'aide publique accordée aux grandes entreprises et aux banques, avec de l'argent prélevé sur le budget de l'Etat ou émis par le biais d'obligations qui vont engendrer de l'inflation. Ces gens sentent bien que quelque chose ne tourne pas rond. Les banquiers touchent à nouveau d'énormes bonus, tandis que le citoyen ordinaire ne se sort toujours pas de ses problèmes d'emploi, de salaire, de remboursements de crédits avec leurs taux d'intérêts qui grimpent. Ils veulent que le personnel politique et les banquiers entendent cette idée simple : "Ça ne peut plus durer". Quant à indiquer des solutions, ce n'est pas le problème du mouvement. Il se contente de faire du bruit et d'exprimer des revendications ».(3)
 
En France, le député socialiste propose une solution: Arnaud Montebourg propose une mise sous tutelle des banques: au centre de son projet: la démondialisation. «La mondialisation c'est la mise en concurrence, la démondialisation c'est le contraire», simplifiait le candidat lors de l'un de ses derniers meetings avant le premier tour. Cette prise de conscience planétaire touche l'Europe dans son ensemble et les Etats-Unis. Ainsi, les militants "anti-Wall Street" entament leur 4e semaine d'occupation d'une place au coeur du quartier financier de New York au moment où ce mouvement de protestation hétéroclite s'enracine également dans d'autres villes américaines. Selon le site "Occupons ensemble", qui se présente comme un site "informel" recensant aux Etats-Unis les actions similaires à celle lancée à New York, des occupations avaient lieu dans quelque 68 villes du pays samedi, dont Washington, Los Angeles, Chicago, Miami ou Dallas.

Après trois semaines de protestation à New York, les manifestants ont étonné les sceptiques et réussi à attirer l'attention du président américain Barack Obama et de ses opposants républicains grâce à leur sens de l'organisation, leur persévérance et leur capacité à étendre le mouvement. Branchés sur les nouveaux réseaux sociaux sur Internet, ils se sont avérés capables de lever des milliers de dollars pour approvisionner leur campement et d'éviter d'importants débordements lors de leurs manifestations régulières.(4)

La nature du «printemps» occidental?

On dit que l’indignation occidentale a commencé à Seattle en 1999, elle a été catalysée par la débâcle financière de 2008 qui a laminé les espérances de millions d’européens notamment  les restrictions « les douze  travaux d’Hercule » imposés à chaque grec(que) en vain, le ras le bol des Espagnols dès le 15 avril qui ont pris exemple sur la place Tahrir en Egypte.  

Avec perspicacité, une contribution sur le forum des démocrates met en exergue le « printemps occidental ». L'éclatement de la bulle immobilière américaine en 2008 impose aux Etats européens d'adopter des plans de rigueur et ce, qu'ils appartiennent ou non à l'Union européenne, ou non à la zone euro. Preuve que la Grèce n'est pas le seul mauvais élève. Chacun constate également que la «théorie des dominos», rejetée au 1er trimestre 2010, crainte au second, est aujourd'hui fondée tant pour les Etats que pour les banques. Ainsi, la théorie de l'interdépendance des Etats nous confirme que tout pays confronté à une crise financière impose à ses partenaires économiques les répercussions de ses propres difficultés.

« Oui, nous vivons dans un monde globalisé où nos économies dépendent les unes des autres. La première limite de cette proposition réside dans le fait que toute politique d'allongement des cycles d'austérité (pour les rendre moins violents) signifierait que le Politique accepte, officiellement, de sacrifier une génération. Mais n'est-ce-pas ce que constatent de nombreux jeunes à travers l'Europe avec l'expression des «Indignés». Et plus largement, n'est-ce-pas ce que constatent l'ensemble des générations confrontées à la crise... l'échec de la mondialisation. La deuxième limite réside dans le fait que l'économie ne peut, seule, répondre à la crise morale imposée par ceux qui placent l'argent et non l'Homme au centre de leurs préoccupations. (...) En 2011, chacun peut se demander quelle sera la nature de notre «printemps» occidental? »(5)  
  
Il en est de même de l’indignation en  Italie: «Vous voulez des esclaves, vous aurez des rebelles», tel est le slogan des manifestants. Le succès des manifestations contre le plan d'austérité du gouvernement Berlusconi, le 6 septembre, révèle une volonté populaire de changement, estime le quotidien d'inspiration communiste. On apprend que la Grèce faisait face à une nouvelle vague de mouvements sociaux alors que le gouvernement venait d'achever les discussions avec la troïka (UE-BCE-FMI). Avec une dette de 350 milliards d'euros, la Grèce est virtuellement en cessation de paiement même si on lui réduit une partie de la dette avec des agios à 20%. Pour Russia today la Grèce est «l'agneau sacrificiel» de la zone euro.
  
Jules Dufour conclut sur le rôle négatif des médias au service des lobbys qui font dans la diversion: «Les médias ont, quant à eux, cherché à minimiser ce phénomène en le considérant comme étant la manifestation d'une certaine frustration ou d'un mécontentement. Il nous semble évident qu'il s'agit de la première phase d'une révolte ou d'une insurrection appréhendée qui pourrait se produire dans un avenir rapproché si les tendances lourdes de la dégradation ou de la détérioration de l'économie mondiale continuent de se développer.»(2)

Le rôle diabolique des médias contre les faibles
 
Il est curieux de constater que les « médias mean stram »   si promptes à juger à dénoncer les pays où l’information n’est pas libre – croisades par exemple de reporters sans frontières- font preuve d’un silence assourdissant s’agissant  de rapporter simplement les faits concernant les dérives des pouvoirs occidentaux en terme de liberté de la presse , obéissant ce faisant aux injonctions sans appel des pouvoirs. Nous l’avons vu avec les repressions des émeutes au Royaume Uni, émeutes qui décrivaient un ras le bol, nous l’avons vu Espagne berceau de l’indignation du « printemps occidental »,nous le voyons toujours comme un fait divers réduit àsa plus simple expression aux Etats-Unis, à telle enseigne que les médias « organiques » minimisent la portée symbolique de ce ras le bol planétaire faisant mine de ne pas comprendre les raisons de ces soulèvements.

Nous lisons : «Les médias ne comprennent rien à "Occupons Wall Street." Les journalistes portent un regard rempli de mépris sur les "indignés" américains qui manifestent à New York. Preuve qu'ils ne comprennent rien à l'époque», estime un théoricien des médias. Depuis le début [le 17 septembre] du mouvement anticapitaliste d'occupation de Liberty Plaza, à proximité de Wall Street, les journalistes de télévision semblent déterminés à présenter la réalité comme le fait d'une génération de«cinglés paresseux et incapables de tenir un discours cohérent». Des propos aussi condescendants que réducteurs. (...) Certains journalistes se croient néanmoins obligés de faire remarquer que ces gamins dénoncent en effet les grands groupes américains tout en tweetant depuis leur iPhone. Quand on déplore les excès des entreprises, on serait censé couper tout lien avec les biens que produisent les grands groupes - quel raisonnement simpliste! (...)(6)

Pour Ahmed Halfaoui, pointant lui aussi, le rôle négatif des médias, le printemps pousse partout même si les médias n'en rendent pas compte. Ecoutons-le: «Des Arabes et assimilés, dans ce conglomérat politico-idéologique en perdition, on n'invoque plus cette année que ce «printemps» comme nécessité quasi biologique. (...)D'ailleurs, il y a des «printemps» qui poussent sous le givre, du Pacifique à l'Oural, et dont on parle le moins possible. Ceux-là, ils sont indésirables. (...) Il n'a pas beaucoup de chance de s'accomplir, mais il a le mérite de désigner l'amont du glacier. Wall Street, ce quartier d'où partent toutes les influences qui déterminent la famine ici, le chômage à côté ou la faillite là-bas. Ce qui n'a pas manqué c'est que «Occupy Wall Street» se transforme en «Occupy Together» en s'étendant à des dizaines de villes des Etats-Unis, dont les banques sont devenues des centres de convergence. Malheureusement, les tabassages et les arrestations ne trouvent personne pour les dénoncer comme il se doit, comme on a pris l'habitude de voir. Les maîtres du monde ne tolèrent pas que chez eux on fasse comme chez les «Arabes». On ne joue pas avec ça. Les insurgés de Grande-Bretagne l'ont su à leur détriment, ceux de Grèce l'apprennent tous les jours et les travailleurs forcés de Hongrie n'y pensent même pas (...)»(7)

Le Monde nous apprend que  « Les "Indignés" de la planète manifestent samedi 15 octobre. De la City de Londresà Wall Street en passant par la Puerta del Sol de Madrid, des milliers de personnes vont exprimer leur mécontentement et demander de nouveau la "démocratie réelle" dans plus de 700 villes. Aujourd'hui, les revendications des "Indignés" sont les mêmes à l'échelle de la planète. Tous exigent une société "éthique", "plus démocratique" et où les préoccupations des sans grade seraient mieux prises en compte par les différents pouvoirs. De nationales, les revendications des "Indignés" sont devenues globales. Retour sur un mouvement qui ne cesse de prendre de l'ampleur. (…) A l'image du printemps arabe, le mouvement des "Indignés" se structure surInternet. On ne compte plus les sites recensant la moindre action. Mais, rançon de son esprit démocratique, égalitaire et international, les "Indignés" peinent à faire émerger un leader, véritable caisse de résonnance de leurs revendications ». (8)

En définitive, comment ne pas donner crédit à un rapport secret «le rapport Lugano», conçu par des experts américains. Dans cette apocalypse annoncée et qui selon le juste mot de Susan George, les experts sont les légionnaires de la mondialisation, il est recommandé aux grands de ce monde, de favoriser dans les pays vulnérables l'émiettement identitaire et la fragmentation, de telle façon «à ce que les intéressés passent plus de temps à se demander ce qu'ils sont que de se mettre au travail». (9)

Le retour de manivelle est brutal, le mal touche en profondeur les couches vulnérables des pays occidentaux qui vivent  à leur façon «leurs printemps» . Il est a espérer que l’immense coordination- protestation qui aura lieu ce samedi pourra enfin, faire entendre aux grands de ce monde, que les peuples n’en peuvent plus et qu’un autre monde, où l’homme retrouve sa dignité ,est possible. Il y va de la survie de l’humanité.

 _________________________

1. Stéphane Hessel et Edgar Morin Le chemin de l'espérance Edits Fayard,28.09.10
David Naulin Indignés, Stéphane Hessel et Edgar Morin prônent l'espérance 5 octobre 2011

2. Jules Dufour (http://www.mondialisation. ca/index.php?context=va&aid=7696) 10.10.2011
 
3. Alexeï Mikhaïlov : Les Russes aussi sont concernés  (EPIcentre, Centre d'études économiques et Gazeta.ru http://www.courrierinternational.com/article/2011/10/14/les-russes-aussi-sont-concernes14.10.2011

4. http://www.liberation.fr/depeches/01012364632-etats-unis-les-anti-wall-street-entament-leur-4e-semaine-de-protestation

5. http://lesdemocrates.fr/2011/07/21/quelle-sera-la-nature-de-notre-%C2%AB-printemps-%C2%BB-occidental/

6. Douglas Rushkoff CNN
http://www.courrierinternational.com/article/2011/10/10/les-medias-ne-comprennent-rien-a-occupons-wall-street 10.10.2011

7. A Halfaoui http://www.lesdebats.com/editions/101011/les%20debats.htm

8.http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/10/15/la-planete-des-indignes-manifeste-dans-plus-de-700-villes_1588071_3224.html

9. Susan George: Les légionnaires de la mondialisation. Le Monde diplomatique. 2002.

source : http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-5003.html

 


 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 06:19

Oct. 29 #RobinHood Global March


We take from the rich and give to the poor.

ADBUSTERS TACTICAL BRIEFING #15

Alright you redeemers, rebels and radicals out there,

We're living through a magical moment … #OCCUPYWALLSTREEThas catalyzed into an international insurgency for democracy … the mood at our assemblies is electric … people who go there are drawn into a Gandhian spirit of camaraderie and hope for a new kind of future. Across the globe the 99% are marching! You have inspired more than you know. People are digging into Act One of the long Spring.

Its now time to amp up the edgy theatrics … deviant pranks, subversive performances and playful détournements of all kinds. Open your insurrectionary imagination. Anything, from a bottom-up transformation of the global economy to changing the way we eat, the way we get around, the way we live, love and communicate … be the spark that sustains a global revolution of everyday life!

As the movement matures, lets consider a response to our critics. Lets occupy the core of our global system. Lets dethrone the greed that defines this new century. Lets work to define our one great demand.

OCTOBER 29 – #ROBINHOOD GLOBAL MARCH

This is a proposal for the general assemblies of the Occupy movement.

Eight years ago, on February 15, 2003, upwards of 15 million people in sixty countries marched together to stop President Bush from invading Iraq … a huge chunk of humanity lived for one day without dead time and glimpsed the power of a united people's movement. Now we have an opportunity to repeat that performance on an even larger scale.

On October 29, on the eve of the G20 Leaders Summit in France, let's the people of the world rise up and demand that our G20 leaders immediately impose a 1% #ROBINHOOD tax on all financial transactions and currency trades. Let's send them a clear message: We want you to slow down some of that $1.3-trillion easy money that's sloshing around the global casino each day – enough cash to fund every social program and environmental initiative in the world.

Take this idea to your local general assembly and join your comrades in the streets on October 29.

for the wild,
Culture Jammers HQ

occupywallstreet.org / occupywallst.org / occupytogether.org

PS. Check what's being said about the Occupy movement

_______________________
Les banquiers et traders de Wall Street, potentiels « indignés » ?

Provocation, mépris, conciliation : les travailleurs de Wall Street jettent un regard mitigé sur les « indignés » du mouvement « Occupy Wall Street ».

 

occupy-wall-street-indignes.jpg

Un « indigné » porte une veste avec un écusson « Occupy Wall Street » à Zuccotti Park, près de Wall Street, le 19 octobre 2011 (Lucas Jackson/Reuters)

(De New York) Face aux indignés d'« Occupy Wall Street », le monde de la finance a offert plusieurs visages :

  • l'humour  : depuis début octobre, deux individus qui se décrivent comme des banquiers d'affaires sont à l'origine de l'initiative « Occupy Occupy Wall Street » pour faire valoir le point de vue du pourcentage le plus riche de la population américaine contre les 99% que les manifestants prétendent incarner ;
  • la conciliation : c'est la posture de Vikram Pandit, PDG de la banque américaine Citigroup. Il a déclaré le 8 octobre dernier lors d »un entretien avec le magazine Fortune :

« Le sentiment [des manifestants] est tout à fait compréhensible. La relance économique n'est pas celle que nous attendions. Il y a nombre de personnes dans notre pays qui ne peuvent pas réussir ce qu'ils veulent faire et cela n'est pas une bonne situation. »

  • la provocation : début octobre, des employés du Chicago Board of Trade bien inspirés ont collé sur leurs fenêtres des pancartes clamant fièrement « Nous sommes le 1% ». Dehors, des manifestants donnaient de la voix.
  • l'amusement teinté d'un certain mépris : telle est l'attitude d'une poignée de New Yorkais endimanchés qui ont regardé, du haut du balcon de Cipriani Wall Street (salle de réception), une coupe de champagne à la main, défiler la horde de manifestants en contrebas.

« Des bébés pleurnichards »

Depuis le début du mouvement « Occupy Wall Street » il y a un peu plus d'un mois à New York, la voix des banquiers, traders et autres artisans de la finance mondiale est restée relativement absente des débats. Pourtant, les « wall streeters » en parlent, assurent certains d'entre eux en privé.

Les réactions glanées aux abords des institutions financières sont diverses : un employé d'une agence de notation taxe les manifestants de « bébés pleurnichards jaloux de ne pas pouvoir travailler à Wall Street », tandis qu'un chef de projet dans une grande banque d'investissement les voit comme « les porte-voix d'un mécontentement profond ».

Josh Brown, conseiller financier et auteur du blog à succès The Reformed Broker, confie :

« Wall Street voit un groupe de manifestants pas tous d'accord entre eux. Les banquiers ne sont pas sûrs s'ils doivent en rire ou les prendre au sérieux. Il y a beaucoup de prudence. »

Désespoir dans les banques

Les avis sont d'autant plus partagés que Wall Street est loin d'être le bloc uniforme qu'on aimerait qu'il soit. Dans les rues étroites du quartier d'affaires cohabite une myriade de professions, de sensibilités politiques et de parcours personnels.

Puis, Wall Street ne fait pas la fière. Selon le dernier rapport annuel du contrôleur des finances de l'Etat de New York sur l'état de l'industrie financière, les profits des grands noms du secteur devraient dégringoler d'un tiers en 2011 par rapport à 2010.

Conséquence : des bonus en chute libre et 10 000 emplois supprimés sur Wall Street d'ici 2012. Ce qui portera à 32 000 le nombre de suppressions d'emplois sur la place financière depuis 2008.

Le blogueur et conseiller financier Josh Brown poursuit :

« Il y a un état de désespoir dans les banques. Les banquiers d'affaires et les traders se disent : “Je suis diplômé d'un établissement de l”Ivy League, je travaille dix-huit heures par jour pour rembourser mes dettes, on me doit beaucoup d'argent et cela ne va pas se produire. » »

Une culture incompatible avec la révolte

De quoi créer un terreau favorable pour un improbable dialogue entre Wall Street et ses détracteurs ? Le trader rejoindra-t-il l'indigné dans un même ras-le-bol du système ?

Pas si vite, prévient Karen Ho. Cette anthropologue à l'université du Minnesota a publié en 2009 une étude ethnographique unique nommée « Liquidated » sur les banquiers d'affaires et les traders de Wall Street. Selon elle, les licenciements ne mettront pas le feu aux poudres car ils font partie intégrante de la culture de Wall Street :

« L'insécurité de l'emploi fait partie de la culture institutionnelle de Wall Street. Dans les banques, les départements vont et viennent avec les évolutions du marché. Quand il y un ralentissement, un département dans son ensemble peut-être supprimé et recomposé l'année suivante.

Les banquiers y sont habitués. Ils ont un réseau de contacts très dense, plein de ressources qui leur permet de passer d'une banque à l'autre, et se considèrent comme très intelligents. Ils voient leur licenciement non pas comme une spirale sociale descendante, mais comme un défi, comme une manière de se forger.

En un sens, le licenciement a sur eux un effet fondamentalement différent que sur le reste des travailleurs en Europe et aux Etats-Unis. »

« Ils se voient comme les meilleurs travailleurs au monde »

Selon Karen Ho, le parcours personnel des banquiers d'affaires et des traders, leur origine sociale privilégiée, leur formation dans les grandes universités américaines (en particulier Harvard et Princeton, anti-chambres de Wall Street) et leur évolution dans un environnement où on leur instille, à tous les stades de leur recrutement et formation, l'idée qu'ils sont les meilleurs, contribuent à les convaincre de la supériorité de leur méthode de travail.

Pis, ils ont l'impression d'être au service du rayonnement de leur pays, première économie mondiale, et de sa population, dont la retraite dépend en grande partie de la santé des marchés financiers, notamment à travers les plans d'épargne placée 401(k).

Pour Karen Ho, ces différents aspects de la culture de Wall Street rendent difficile tout changement de l'intérieur. Elle ajoute :

« Ils pensent sans doute que les manifestants d'“Occupy Wall Street” se trompent de cible. Ils se considèrent mal compris, de même que leur rôle au sommet de l'ordre moral capitaliste. Ils se voient comme les meilleurs travailleurs au monde, supérieurs même à leurs clients, et ont la conviction que leurs pratiques et décisions financières aideront l'économie à se remettre. »

Le « petits » de Wall Street, agents de la révolte ?

Heureusement, Wall Street n'est pas uniquement composé de traders et de grands banquiers. En soutien du « front office », les banques comptent aussi :

  • un « middle office » composé de professionnels divers, qui vérifient notamment la légalité des transactions pour protéger l'entreprise en cas de problème ;
  • un « back office »  : considéré comme peu glamour, il regroupe toutes les activités de support, comme l'achat de programmes informatiques et technologiques nécessaires au travail du « front office ».

Ces professions partagent le point commun d'être moins bien rémunérées et souvent dénigrées par les grands banquiers et traders, au sommet de la pyramide de Wall Street. Les employés qui y travaillent sont rarement issus de l'« Ivy League » et ne côtoient pas les mêmes cercles sociaux que leurs collègues du « front office ». Dans certaines institutions, ils ne partageraient même pas les mêmes ascenseurs.

« Un léopard ne perdra jamais ses taches noires »

Karanja Gacuca a passé onze ans entre les « back » et « front office » de plusieurs institutions bancaires de Wall Street. Licencié fin septembre, il a rejoint Occupy Wall Street, dont il est un des porte-parole. Pour lui, même si la frustration chez les « petits wall streeters » est grande, le « Printemps de Wall Street » ne viendra pas d'eux :

« Certes, il y a une relation antagoniste, de la frustration qui s'exprime de façon subtile. […] Pour autant, il y a aussi beaucoup d'idolâtrie et d'envie. Tout le monde dans le “ back office ” souhaite travailler dans le “ front office ” un jour. On ne mord pas la main qui nous nourrit. »

Vendredi dernier, à Zuccotti Park, aux portes de Wall Street, les manifestants rencontrés entre les sacs de couchage et les amoncellements de toiles cirées se sont dits partagés sur l'opportunité d'un dialogue avec Wall Street.

« La frontière entre l'emploi et le chômage s'est atténuée avec la crise. Tout le monde est concerné. Tout le monde peut perdre son emploi d'un jour à l'autre, ou d'une semaine à l'autre », lance Hamish Kilgour, un manifestant.

Angel Dejesus, un New Yorkais qui a rejoint les « indignés » deux semaines après le début de l'occupation du parc, est plus pessimiste :

« Ces mecs-là, à Wall Street, ne changeront jamais. Un léopard ne perdra jamais ses taches noires. »

source : http://www.rue89.com/2011/10/19/les-banquiers-et-traders-de-wall-street-potentiels-indigne


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Montréal 
Qui sont ces indignés qui occupent le square Victoria?

 

 

Un texte de Bruno Maltais

Ils dénoncent l'emprise de la classe financière sur la société et l'écart grandissant entre les 1 % les plus riches et les 99 % restants, sans être porteur d'un programme politique précis. Ils ont commencé leur mouvement à Wall Street, et d'autres les ont suivi aux quatre coins de la planète.

Qui sont ces indignés? Radio-Canada est allé voir les occupants du square Victoria, en plein coeur de Montréal.

 

 

Depuis le 15 octobre, ils sont de plus en plus nombreux à camper au square Victoria pour manifester leur indignation. D'abord une indignation à l'égard du système économique représenté par Wall Street, et de plus en plus à l'égard d'un ensemble de préoccupations sociales et politiques tous azimuts.

Mercredi, près de 150 tentes étaient installées au centre du Quartier international de Montréal, qui regroupe plusieurs grandes entreprises et la tour de la Bourse.

Sur place, une majorité de jeunes, dont plusieurs étudiants qui profitent du congé de mi-session pour participer au mouvement.

« On trouve que tout l'univers financier, ça n'a pas trop d'allure. La croissance infinie, ça ne se peut pas. Notre planète a une quantité finie de ressources. Ça ne peut pas continuer comme ça », soutient Émile Duchesne, étudiant au Collège d'Alma, au Lac-Saint-Jean.

Arrivé mercredi matin à Montréal avec trois amis, le jeune de 18 ans ne fait pas partie des irréductibles qui entendent occuper le square Victoria « aussi longtemps qu'il le faudra ». « On vient d'arriver. On va rester ici une journée ou deux. On est en mi-session », explique-t-il pendant que les autres commencent à monter leur tente.

C'est vraiment une dénonciation très globale. On s'attend à provoquer un débat.

— Émile Duchesne, étudiant au Collège d'Alma

À quelques tentes de là, Sean Newman, 25 ans, vient à peine de se réveiller qu'il a déjà envie de partager ses idées sur une société « plus libre ».

Après sa première nuit de camping dans le quartier des affaires, le jeune originaire de Winnipeg entend d'ailleurs dormir ici aussi longtemps qu'il le faudra.

On ne veut rien détruire. On veut enlever la façon dont on est contrôlé.

— Sean Newman, étudiant en psychologie à l'Université Concordia

Un laboratoire social

D'autres ne croient pas qu'une revendication précise puisse mener à de véritables résultats. Ils estiment donc préférable de se servir de ce mouvement populaire pour concevoir une nouvelle organisation de la société.

« On n'a pas tant une revendication qu'un projet utopique de vérifier si notre société qu'on proclame est possible », explique Jean-Patrick Berthiaume, qui se présente comme un citoyen indigné. « On n'arrête pas de dire qu'on veut sortir du système capitaliste, [...] mais il faut essayer de voir si ça peut fonctionner. Et ici c'est le plus beau laboratoire de démocratie que j'ai vu », ajoute celui qui a été candidat pour le Parti rhinocéros aux dernières élections fédérales.

« Il n'y a pas une revendication [...] qui a fait l'unanimité. Donc on n'arrive pas encore à déterminer qu'est-ce qui fait que tout le monde, on a un point commun », explique-t-il.

Un moyen de sensibilisation

Même si certains manifestants concèdent que le mouvement regroupe présentement les habitués des mouvements populaires, d'autres estiment qu'il est beaucoup plus vaste. « On représente les 99 % de la société », soutient Marion Deschesne, graduée en service social à l'Université d'Ottawa.

Ici ce que l'on voit, c'est seulement la pointe de l'iceberg.

— Marion Deschênes, graduée en service social à l'Université d'Ottawa

Sans emploi pour le moment, elle considère donc que son implication la plus utile consiste à informer. « On ne veut pas seulement se parler entre nous », lance-t-elle.

De fait, en plein centre-ville de Montréal, plusieurs curieux arrêtent quelques minutes pour mieux comprendre les revendications des campeurs.

« Pendant leur pause, des comptables, des avocats et plein de monde qui travaillent dans les bureaux autour viennent nous parler », explique Dave, un manifestant assis sur le trottoir.

Marc-André Lacelle, enseignant en sociologie au cégep Marie-Victorin, était justement devant la statue de la reine Victoria, mercredi matin, avec un groupe d'étudiants de son cours de sociologie urbaine.

« On regarde les mouvements culturels, de marginalité, de réclamation politique, donc les mouvements sociaux et la question de la gentrification », explique-t-il.

« Les étudiants n'ont pas l'habitude de voir concrètement comment le changement peut se produire, comment ça peut s'organiser [...] et là on en profite pour venir ici », ajoute le jeune enseignant.

Des réclamations politiques, les étudiants pourront en voir. Il suffit de jeter un coup d'oeil aux nombreuses affiches, qui réclament tantôt plus de justice sociale, tantôt la libération de la Palestine, tantôt l'abolition du capitalisme.

 


source :http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2011/10/19/002-indignes_montreal-square_victoria-



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Les Grecs entament deux jours de grève générale, la violence éclate à Athènes

Toute la Grèce tournait au ralenti aujourd'hui, et des incidents violents se sont produits à Athènes. <br />
Photo : La Presse canadienne (photo) Petros Giannakouris
Toute la Grèce tournait au ralenti aujourd'hui, et des incidents violents se sont produits à Athènes. 
Des centaines de jeunes émeutiers ont endommagé et volé des magasins dans le centre d’Athènes, aujourd'hui, lors d’une grande manifestation antigouvernementale pour protester contre les nouvelles mesures d’austérité que le Parlement s’apprête à adopter en échange de l’aide internationale.

Devant le parlement, des manifestants ont lancé des morceaux de marbre et des cocktails Molotov contre la police antiémeute, qui a répliqué avec des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes. Au moins 14 policiers blessés ont été hospitalisés, selon les autorités. Trois journalistes qui couvraient la manifestation ont été légèrement blessés.

Le plan d’austérité a été approuvé ce soir (heure d'Athènes) par les députés par 154 voix contre 141. Mais il ne sera définitivement adopté qu’à l’issue d’un second vote prévu jeudi au Parlement.

À quatre jours d’un sommet européen annoncé comme crucial, le pays, au coeur de la crise dans la zone euro, a été largement paralysé aujourd'hui. Des incidents ont éclaté alors qu’au moins 100 000 personnes manifestaient à Athènes et 15 000 autres à Thessalonique.

Le défilé à Athènes s’est déroulé pacifiquement, mais des violences se sont produites autour du parlement. Une bombe incendiaire a notamment mis le feu à l’une des guérites de la garde présidentielle au Tombeau du soldat inconnu, près du parlement. 

Des heurts ont aussi eu lieu dans plusieurs rues avoisinantes et sur la place Syntagma.

Non loin, des protestataires munis de marteaux et de pieds de biche ont arraché des morceaux de marbre des bâtiments, cassé des vitrines et des enseignes de banque. Des accrochages ont aussi éclaté entre les émeutiers et des manifestants qui tentaient d’empêcher des jeunes de briser les vitrines de magasins et de banques le long du parcours.

À Thessalonique, la deuxième ville du pays, les émeutiers ont brisé les devantures d’une dizaine de magasins qui n’avaient pas baissé le rideau malgré la grève, et de cinq banques et distributeurs de billets.

Tous les secteurs, des dentistes aux avocats en passant par les enseignants, ont décidé d’arrêter le travail pour manifester avant le vote de jeudi au Parlement et le sommet européen de dimanche sur la crise de la dette dans la zone euro.

Les avions sont restés cloués au sol dans la matinée, mais certains ont décollé dans l’après-midi, les contrôleurs aériens ayant ramené à 12 heures au lieu de 48 la durée de leur mouvement. Des dizaines de vols intérieurs et internationaux étaient cependant encore annulés. Les traversiers sont restés à quai, tandis que les transports publics étaient perturbés, même s’ils ont fonctionné à Athènes pour faciliter les déplacements des manifestants.

Cure d'austérité

Depuis plus d’un an et demi, les Grecs subissent des hausses d’impôts et des baisses des dépenses publiques, une cure d’austérité imposée à la Grèce par ses partenaires de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI) en échange de leur aide.

«On n’arrive plus à joindre les deux bouts pour nos familles», a expliqué une manifestante, Eleni Voulieri. «On a perdu nos salaires, on a tout perdu et on risque de perdre nos emplois.»

Le Parlement doit se prononcer jeudi sur un nouveau plan d’austérité, qui comprend de nouvelles hausses d’impôts, des baisses des salaires et des prestations retraites, ainsi qu’une suspension avec traitement réduit de 30 000 des quelque 750 000 salariés du secteur public et le gel des conventions collectives.

Devant les parlementaires, le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos, a expliqué que les Grecs n’avaient d’autre choix que de se résigner à ces mesures douloureuses.

«Nous devons expliquer à tous ces indignés qui voient leur vie changer que ce que le pays traverse en ce moment, ce n’est pas le pire de la crise», a-t-il lancé. «C’est un effort angoissé et nécessaire pour éviter le niveau ultime, le plus aigu et le plus dur de la crise. La différence entre une situation difficile et une catastrophe est immense», a-t-il prévenu.

Les dissensions croissantes au sein du parti socialiste grec, le PASOK, majoritaire de seulement quatre sièges au Parlement, font peser l’incertitude sur l’adoption de ces mesures prises par le gouvernement socialiste en échange des prêts internationaux.

La Grèce attend le feu vert officiel, cette semaine, au versement de la prochaine tranche de 8 milliards d’euros du prêt de 110 milliards consenti en mai 2010 par l’Union européenne et le FMI. Sans cette aide, le gouvernement a annoncé que l’État ne pourrait plus verser les salaires des fonctionnaires et les retraites à la mi-novembre.

Si elle reçoit le feu vert des dirigeants européens, cette nouvelle aide pourrait être versée au début du mois de novembre, selon les inspecteurs de la «troïka» (FMI, Commission européenne, Banque centrale européenne), chargés d’évaluer les mesures d’austérité adoptées par la Grèce.

La Grèce, confrontée à une récession sévère, a d’ores et déjà annoncé qu’elle ne pourrait pas tenir les engagements budgétaires pris pour cette année et l’an prochain.

Le premier plan d’aide n’ayant pas réussi à éloigner le spectre d’une faillite, les Européens et le FMI ont dû se mettre d’accord le 21 juillet dernier sur un second prêt de 109 milliards d’euros, qui mettrait aussi à contribution le secteur privé. Mais les modalités restent à régler et devraient être de nouveau discutées quand les dirigeants européens se retrouveront dimanche à Bruxelles.

L’Allemagne plaiderait pour que les banques détentrices de la dette grecque acceptent une décote plus forte que prévu, de 50 à 60 pour cent au lieu des 20 pour cent convenus en juillet, mais la France y serait opposée, selon des sources proches des discussions.
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Les indignés entrent en résistanceau cœur de la capitale économique
ZURICH | Depuis lundi, le parc Lindenhof accueille une trentaine de tentes, une cuisine, un centre médias et des révoltés aux profils très variés

Une trentaine de toiles de tente attendent le soir. Une dizaine de personnes s’active ou traîne sous les campements «cuisine» et «médias». Trois hommes s’appliquent à faire tomber l’eau accumulée sur une bâche en plastique. Sous ce toit précaire, un groupe écoute un jeune homme qui lit avec fougue un article de presse sur les revendications des indignés; leur rêve de voir naître un système financier plus humain et plus équitable. Hier, sous la pluie battante, le parc zurichois de Lindenhof abordait des airs de camp de guerre, ou du moins de résistance.

Ex-banquier ou sans-abri

Lundi à l’aube, les indignés zurichois – rassemblés au sein du mouvement «Occupy Paradeplatz» – ont investi Lindenhof, parc coquet du centre-ville. Avant cela, ils occupaient la fameuse place bancaire Paradeplatz depuis samedi. «Nous n’avons pas fait de demande officielle pour être ici, mais notre présence est tolérée par la police et les autorités. Une victoire», explique Laurent Moeri. L’écrivain et serveur de 32 ans répond à la presse, mais précise n’être ni le porte-parole ni le dirigeant. «Nous sommes une structure sans tête, chacun se propose pour effectuer une tâche selon ses affinités.»

Tout reste à faire au campement de Lindenhof. Parfaite coïncidence, ceux qui rallient le groupe ont des profils extrêmement variés. «Etudiants, travailleurs, anciens banquiers, chômeurs, sans-abri…, énumère Laurent Moeri. Tous ont une fonction!» Malgré le désordre apparent, les indignés sont organisés. Deux assemblées générales ont lieu chaque jour. A midi, se discute l’organisation quotidienne du camp. A 19 h, ils sont une petite centaine à imaginer l’avenir du mouvement. Entre-deux, actions dans la rue et workshops se succèdent. Hier, plusieurs ont confronté leurs idées lors d’un débat houleux organisé par l’Association des banquiers zurichois. «Le mouvement n’a pas souhaité avoir un représentant dans le panel vu la pluralité des arguments, mais chacun pouvait s’y rendre en son nom», précise encore Laurent Moeri. Dès 17 h 30, le groupe «cuisine» prépare un repas pour 150 personnes.

Où trouvent-ils l’argent? Laurent Moeri fait visiter la cuisine et le garde-manger bien garni. «En deux jours, on a reçu de quoi se nourrir pendant deux semaines, et près de 3000 francs de dons.» Une vieille dame a déposé deux billets de 100 fr. et 400 fr. en tickets restaurant. Une voisine a proposé de tirer l’électricité de chez elle; les douches sont prises chez une autre habitante du quartier. «On jouit d’un soutien énorme, ça nous permet de garder le moral», sourit l’écrivain.

Avoir un impact

Une sensation de sérénité plane sur le camp. Nombreux de ses occupants attendaient ce moment depuis longtemps. «Après la crise de 2008, tout le monde a tapé sur les banques et puis, en deux temps trois mouvements, on est retourné au statu quo. Les gens ne se sont plus sentis représentés par le système politique, décrit Laurent Moeri. Beaucoup avaient le désir d’être actifs et cherchaient un mouvement qui les représente.» La suite? Les indignés l’explorent encore. «Là, on débute, on essaie d’atteindre des gens. Ensuite, il faudra entamer des discussions avec les mouvements des autres cantons, puis une discussion nationale», estime Raphael Wickihalder, informaticien de profession et de circonstances. Combien de temps resteront-ils au Lindenhof? Laurent Moeri et ses camarades sont d’accord: «Nous ne partirons pas tant que nous n’avons pas eu d’impact.»

source : http://www.tdg.ch/indignes-entrent-resistanceau-coeur-capitale-economique-2011-10-19

 

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 06:32

Le gouvernement italien critiqué après les émeutes à Rome

 

ROME (Reuters) - Les émeutes à Rome lors de la journée mondiale de soutien aux "Indignés de Wall Street" se sont transformées en tempête politique contre le gouvernement de Silvio Berlusconi accusé de ne pas avoir anticipé les débordements de groupes violents.

La police anti-émeute est apparue débordée samedi par des centaines de jeunes manifestants cagoulés et casqués responsables des pires incidents dans la capitale italienne depuis des années.

Les dégâts provoqués dans des banques, des commerces, des administrations et des églises sont estimés à 2,5 millions d'euros. Seuls 12 émeutiers ont été interpellés. Une centaine d'autres ont été identifiés à partir d'images de vidéosurveillance.

Le ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni, a été vivement critiqué pour ne pas avoir anticipé ces violences. Les membres de l'opposition disent que les services secrets avaient prévenu les autorités que des groupes d'anarchistes et d'autres militants appartenant aux "black blocs" projetaient de se glisser dans les cortèges de milliers de manifestants.

Par mesure de précaution, le maire de Rome, Gianni Alemanno, a interdit les manifestations dans le centre de la ville pendant un mois.

La police a mené lundi des opérations dans plusieurs villes du pays, perquisitionnant en particulier dans des maisons de jeunes qui accueilleraient des sympathisants anarchistes ou gauchistes.

L'opposition demande des explications afin de savoir comment ces militants violents, souvent venus d'autres villes, ont réussi à rejoindre le cortège romain. Est également mise en cause la réponse apportée par les forces de l'ordre qui ont semblé prises au dépourvu par les stratégies de diversion et les déplacements rapides de ces éléments violents.

Ces tactiques rappellent celles qui avaient été employées par certains opposants au G8 qui s'était tenu il y a une dizaine d'années à Gênes et s'était soldé par la mort d'un manifestant tué par la police.

"Samedi a été un jour affreux, peut-être le pire dont Rome ait le souvenir depuis des années. Mais plus que tout, il est inexplicable", a estimé Renata Polverini, gouverneur de la région du Latium autour de la capitale.

"Nous devons comprendre comment tous ces gens violents, certains originaires de l'étranger, ont décidé de venir à Rome et comment ils sont arrivés sans que personne ne s'en rende compte", a-t-elle dit.

Roberto Maroni a rappelé qu'aucun mort n'était à déplorer malgré la violence des affrontements et a salué le travail des forces de sécurité. Ces propos n'ont pas eu l'effet escompté.

Un syndicat de police a mis en cause les coupes budgétaires décidées par le gouvernement, dénonçant la faiblesse des salaires, la pénurie de carburant pour les véhicules et les heures supplémentaires impayées.

Un militant du "black bloc" a expliqué au quotidien La Repubblica que plusieurs membres avaient passé un an en Grèce pour apprendre les techniques de manifestation de la part de protestataires en lutte contre les mesures d'austérité dans ce pays. "Il y a un an, on voulait casser tout ce qu'on voyait. Maintenant nous savons comment faire. Nous avons gagné car nous avions un plan, une organisation", a-t-il expliqué.

 

Barry Moody, Pierre Sérisier et Guy Kerivel pour le service français

lien : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111017.REU0495/le-gouvernement-italien-critique-apres-les-emeutes-de-rome.html

 

 

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Des centaines d'

Des centaines d'"indignés" campaient toujours lundi à Londres, New York et Francfort, villes symboles de la finance mondiale, dans le calme mais déterminés à poursuivre leur mouvement qui a reçu le soutien remarqué de leaders européens, dont Angela Merkel

 

Des centaines d'"indignés" campaient toujours lundi à Londres, New York et Francfort, villes symboles de la finance mondiale, dans le calme mais déterminés à poursuivre leur mouvement qui a reçu le soutien remarqué de leaders européens, dont .
Après un week-end qui a vu défiler des dizaines de milliers de personnes dans les plus grandes villes du monde contre les excès du capitalisme, quelques dizaines d'"indignés" occupaient toujours un hôtel abandonné de Madrid, berceau du mouvement des indignés en mai.


A New York, où le mouvement "Occupy Wall Street" (OWS) a fêté son premier mois d'existence, des centaines de personnes occupaient toujours le square Zuccotti, au coeur du quartier financier.
La protestation était en revanche retombée en Italie, où des violences ont fait 135 blessés samedi à Rome, même si un "black bloc" (partisan de l'action violente), qui dit s'être entraîné en Grèce, a averti le quotidien La Repubblica que la "guerre n'est pas finie".

"Capitalism is crisis" ("le capitalisme, c'est la crise"), proclamait une banderole tendue sur le parvis de la cathédrale Saint-Paul à Londres, près du coeur historique du quartier d'affaires de la City, où étaient installées lundi une centaine de tentes.
"Nous resterons aussi longtemps qu'il le faudra", assurait Danielle Allen, une enseignante au chômage âgée de 25 ans, qui discutait avec trois amies devant leurs tentes, après une deuxième nuit passée sur place.
Comme ces jeunes femmes, pour qui ce genre d'action est une première, de nombreux occupants du camp sont sans emploi, étudiants, artistes. Les slogans fustigeaient -mêle la "corruption" du système financier, la politique d'austérité du gouvernement britannique, demandaient un droit au logement pour tous ou la libération de la Palestine, et revendiquaient leur proximité avec le printemps arabe.

Face à eux, la réaction des passants, dont beaucoup prenaient des photos, était en général bienveillante. "Ils ont raison", jugeait ainsi Neil Hunt, travailleur du secteur de la santé, qui constate "l'aggravation du fossé entre les plus riches et le reste du pays".

Mais dans ce quartier financier, la critique anticapitaliste a aussi provoqué la colère. "C'est n'importe quoi! Tout le monde se plaint des banquiers" mais "nous payons tous les impôts", s'est emporté un trader, David Gregory.
Comme à Londres, il régnait une ambiance de village alternatif à Francfort, où entre 150 et 200 "indignés" campaient toujours lundi aux abords de la Banque centrale européenne (BCE).

Les manifestants ont été confortés par le soutien de la chancelière allemande Angela Merkel, qui a dit éprouver de la "compréhension" pour ceux qui manifestent dans la rue contre la crise.
De même, les présidents de l'Union européenne et de la Commission européenne, et José Manuel Barroso, ont fait part de leur sympathie pour ce mouvement, jugeant nécessaire une plus grande contribution du secteur financier pour compenser les efforts des contribuables.

Le mouvement a par ailleurs fait réagir à Pékin et Moscou. Le Premier ministre russe Vladimir Poutine, dont le pays n'a pas été touché par le mouvement, a relevé que les gouvernements occidentaux n'étaient "pas en mesure" de faire face à leurs obligations sociales.

Un porte-parole de la diplomatie chinoise a quant à lui jugé que les "indignés" anti-Wall Street "soulèvent des questions qui méritent" réflexion.

En Italie, où des scènes de guérilla urbaine ont eu lieu samedi en marge des manifestations, une vaste opération policière a été déclenchée lundi, avec des perquisitions et des contrôles menés dans les milieux d'extrême gauche.


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Le mouvement des Indignés de Wall Street trouve un écho dans la classe moyenne, victime de la crise. Une contestation qui peut gêner le président américain.

Zuccotti Park, dans le sud de Manhattan, a longtemps été connu pour son étrange statue de bronze représentant un businessman assis sur l'un des bancs, sa mallette sur les genoux, contrepoint ironique aux arrogants gratte-ciel qui l'encerclent. En installant leurs tentes ici, au coeur du quartier de la finance, le 17 septembre, une cinquantaine de manifestants, transfuges de l'altermondialisme, étudiants libertaires et proto-hippies, entendaient protester contre le "pouvoir du fric".

Mais cette version new-yorkaise des Indignés de Madrid semble avoir cristallisé, peu à peu, les anxiétés et les colères américaines. Car le mouvement "Occuper Wall Street" se propage dé­sor­mais à Boston, Chicago, San Francisco et dans plus de 1300 autres villes, suscitant les attaques outrées des élus républicains et des réactions ambiguës de la Maison-Blanche.

1% de la population détient 20% de la richesse

Sans direction ni revendication précises, les Indignés américains peuvent constituer un atout ou un handicap pour le camp démocrate, à l'image du Tea Party, côté républicain. Obama aimerait sans doute surfer sur cette vague de mécontentement, mais le président redoute, et pour cause, l'effet boomerang de ses accents populistes.

Hormis les manifestations antimondialisation, les Etats-Unis n'ont pas connu de protestations de cette ampleur depuis les grands rassemblements antiguerre de 2003. A New York, la police a compensé son inexpérience des mouvements sociaux spontanés par une application robotisée et parfois hargneuse des règlements, passant les menottes avec un zèle comique, le 1er octobre, à quelque 700 contrevenants coupables d'avoir obstrué la chaussée du pont de Brooklyn lors d'un défilé. Ces interpellations ont braqué l'opinion au point d'attirer, quatre jours plus tard, plusieurs milliers de manifestants supplémentaires vers Wall Street. Ils étaient accompagnés, pour la première fois, d'importantes délégations de huit syndicats.

Les démocrates auront lus de mal à digérer ce mouvement que les Républicains n'en ont eu avec leur Tea Party

"Nos organisations ont besoin de leur énergie, déclarait ce soir-là Stuart Appelbaum, président de la Fédération des employés du commerce. Ils enthousiasment un public que nous cherchons à atteindre depuis des années." Une allusion aux jeunes, frappés par un taux de chômage sans précédent ou employés à des salaires très inférieurs au niveau d'avant 2008, ce qui rend plus aléatoire le remboursement de leurs études. Endettés en moyenne de plus de 24 000 dollars à leur sortie de l'université, les étudiants sont nombreux à venir crier leur colère, à Wall Street, contre les profits et les bonus des banquiers. Leur mobilisation rencontre un écho chez leurs parents de la classe moyenne, dont le pouvoir d'achat ne cesse de baisser depuis une quinzaine d'années.

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Diaporama(s)
Le mouvement des Indignés aux Etats-Unis
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Lucas Jackson

En 1990, les ménages les plus riches, soit 1% de la population, détenaient 10% de la richesse nationale; ils en posséderaient aujourd'hui 20%... Les slogans en vogue au Zuccotti Park contre les inégalités sociales - "Nous sommes les 99%" - pourraient figurer dans la campagne nationale engagée par Barack Obama en faveur d'un plan de relance de l'emploi, financé en partie par une hausse des impôts sur les plus hauts revenus. Un projet refusé par les élus républicains du Congrès.

Herman Cain: républicain, noir et favori

Le nouveau favori des primaires républicaines n'est autre que Herman Cain, l'ancien patron, noir, de la chaîne de restaurants Godfather's Pizza (Pizza du Parrain)... La voix de baryton, le franc-parler conservateur et la réussite professionnelle de ce fils d'un métayer de Géorgie lui valent de dépasser de 4 points Mitt Romney, favori de l'establishment. A 65 ans, Cain cache derrière des mines d'outsider un pedigree impressionnant: patron de la Federal Reserve Bank de Kansas City et animateur de débats politiques à la radio, l'ancien président de la Fédération des restaurateurs américains a joué un rôle important, en 1993, dans l'échec du plan d'assurance-santé de Bill Clinton. Sa proposition de réduire l'impôt sur le revenu et sur les bénéfices au taux de 9%, provoque le scepticisme des élites. Occuper Wall Street? "Ce ne sont que des jaloux", assure le candidat... P. C.

Tout en prenant acte de la "frustration" des Américains, victimes des errements de Wall Street, le président cherche à prendre de la hauteur et rappelle l'utilité d'un puissant système financier et l'efficacité des nouvelles réglementations. En soutenant trop ouvertement les manifestants, les Démocrates craignent de s'aliéner des bailleurs de fonds de campagne et de pâtir d'éventuels débordements gauchistes.

"Si la protestation se muait en un véritable mouvement, les démocrates auraient beaucoup plus de mal à le digérer que les Républicains n'en ont eu avec leur Tea Party", prédit Robert Reich, ancien secrétaire au Travail de Bill Clinton. Les populistes de droite ont été soutenus par la frange la plus conservatrice du Congrès. Les Indignés de Zuccotti Park, eux, n'ont toujours ni leader ni direction idéologique. En 2012, leurs cris pourraient certes ra-mener aux urnes des électeurs démocrates. Mais ils risquent aussi d'exprimer haut et fort la désillusion, dans une partie de l'électorat, née du premier mandat d'Obama.

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/pourquoi-obama-redoute-les-indignes-de-wall-street_1041470.html

 

 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 04:39

 

Des indignés campent à Toronto et à Montréal

 

 

Des manifestants s'apprêtant à passer la nuit au centre-ville de Montréal

Photo: La Presse Canadienne /Graham Hughes

Des manifestants s'apprêtant à passer la nuit au centre-ville de Montréal

 

Un peu partout dans le monde, la journée de protestation contre l'injustice et la suprématie des institutions financières se prolonge dans des campements improvisés. Au pays, des manifestants ont dormi dans des parcs à Toronto et à Montréal.

Après avoir passé la nuit dehors, des Torontois préparent leurs actions pour lundi. Un des manifestants qui a campé au parc Saint-James, dans le centre-ville de Toronto, a indiqué que la journée serait consacrée à l'organisation d'un défilé dans le quartier financier de la métropole.

« Aujourd'hui, ça sera une journée importante pour planifier une importante manifestation lundi, à l'ouverture de la Bourse », a déclaré Nicolas Salassidis, 20 ans, qui a créé le groupe Facebook Occupons Toronto.

50 tentes à Montréal

Il s'agissait aussi d'une première nuit d'occupation pour des manifestants à Montréal qui, inspirés par les protestataires du parc Zuccoti, près de Wall Street, s'élèvent contre un système financier favorisant, disent-ils, une élite riche au détriment des masses ou des « 99 % ».

Dans le centre-ville, des manifestants ont dormi au Square Victoria, où une cinquantaine de tentes ont été plantées devant la tour de la Bourse après le rassemblement de la veille.

Samedi, ils étaient environ 3000 à Toronto et 1000 à Montréal à protester comme d'autres militants du Canada et de la planète en entier qui ont répondus aux appels lancés sur les réseaux sociaux.

Un protestataire montréalais a expliqué qu'il a rejoint le mouvement pour dénoncer les décisions politiques qui conduisent à la dilapidation des ressources collectives. « La richesse est mal répartie, estime Jason Keays. Ça va vers des compagnies transnationales, on socialise les coûts et on privatise les profits », raconte cet employé de banque qui travaille au sein d'une division chargée de prévenir les fraudes par cartes de crédit.

Des manifestants ont installé un campement au centre-ville de Toronto

Photo: La Presse Canadienne /Chris Young

Sur la pancarte : allusion au défi lancé en 1987 par le président américain d'alors, Ronald Reagan, au leader soviétique Mikhaïl Gorbachev à faire tomber le Mur de Berlin.

Campements en Europe

À Londres, des centaines de personnes ont campé dans les 70 tentes installées sur le parvis de la cathédrale Saint-Paul, au coeur du quartier des affaires.

« Nous allons rester aussi longtemps qu'il faudra pour que le gouvernement nous entende et dise qu'il va changer les choses" » a déclaré Spyro Van Leemnen, 27 ans, un des représentants du mouvement Occupy London Stock Exchange. Selon lui, les rassemblements dans la capitale britannique et partout dans le monde « sont un premier pas » vers l'objectif de « démocratiser le système financier ».

La place de la Bourse d'Amsterdam, aux Pays-Bas, s'est aussi transformée en campement pour des indignés qui y ont dressé une cinquantaine de tentes.

source : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2011/10/16/001-indignes-montreal-monde.shtml

 

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Les "Indignés" tentent d'installer le mouvement dans la durée

 

 

par Andrew Roche

LONDRES (Reuters) - La "journée mondiale de la colère" contre la suprématie de la finance mondiale sur les affaires publiques s'est prolongée dimanche dans plusieurs pays, où quelques centaines de protestataires affichent leur volonté d'installer le mouvement dans la durée.

Inspirés par les révolutions arabes, les "indignados" précurseurs de Madrid et le mouvement new-yorkais "Occupy Wall Street", des milliers d'"indignés" ont défilé samedi à travers la planète pour dénoncer le capitalisme, les inégalités et la crise économique.

A l'exception de Lisbonne, Madrid et Rome, dont les rues ont été submergées de dizaines de milliers de manifestants, la mobilisation est restée dans l'ensemble limitée.

"Les gens ne veulent pas s'impliquer. Ils préfèrent regarder la télé", regrette Tory Simmons, un manifestant de 47 ans à New York où une dizaine de personnes ont été arrêtées pour des délits mineurs.

A Rome, théâtre de violents incidents samedi entre forces de l'ordre et émeutiers, un petit groupe de manifestants s'est formé dimanche près d'une église pour poursuivre le sit-in entamé la veille.

"Nous sommes les vrais indignés", a souligné l'un d'eux. Les émeutiers "nous ont volé notre journée", a-t-il ajouté.

Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a appelé à "condamner sans réserve" les émeutiers qui se sont infiltrés dans la manifestation pacifique d'"indignés" pour incendier des voitures et briser des vitrines de magasins et de banques.

MANIFESTATION DEVANT SAINT-PAUL

A Londres, quelque 250 manifestants ont installé un camp de fortune devant la cathédrale Saint-Paul et ont promis d'occuper les lieux indéfiniment pour exprimer leur colère contre les banquiers et les dirigeants politiques jugés responsables de la crise économique.

Après avoir été refoulés par les forces de l'ordre devant le London Stock Exchange, la Bourse de Londres, les manifestants se sont repliés et installés devant la cathédrale où ils ont érigé environ 70 tentes en toile.

"Les gens estiment qu'assez, c'est assez. Nous voulons une véritable démocratie, non une démocratie fondée sur les intérêts du grand capital et du système bancaire", a expliqué un manifestant.

La présence policière sur place était moins forte que samedi à la demande d'un responsable de la cathédrale, a indiqué une porte-parole des "indignés".

Le secrétaire au Foreign Office, William Hague, a dit comprendre le mécontentement et le ressentiment de certains citoyens à l'égard de la situation économique actuelle.

"Il est vrai que le monde occidental doit faire face à de nombreux problèmes, qu'il y a trop de dettes créées par les Etats et de toute évidence, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans le système bancaire", a-t-il déclaré à la BBC.

"Toutefois, manifester ne constituera pas une réponse. La réponse passera pas la maîtrise par les gouvernements de leurs dettes et de leurs déficits. Je crains que manifester dans les rues ne résolve pas le problème."

CLIN D'OEIL DE TRICHET

Outre-Atlantique, à Chicago, quelque 175 manifestants qui avaient érigé un campement de fortune sur une place de la ville ont été arrêtés par la police.

La veille, plus de 2.000 personnes avaient défilé des locaux de la Réserve fédérale de Chicago à Grant Park.

A Francfort, une dizaine de tentes abritant une quarantaine de protestataires ont fait leur apparition devant le siège de la Banque centrale européenne (BCE).

Son président, Jean-Claude Trichet, a adressé dimanche un clin d'oeil aux "indignés" en disant adhérer en partie à leur message.

Sur Europe 1, celui qui est l'une des bêtes noires des protestataires fustigeant partout sur la planète la finance et les politiques d'austérité, leur a donné en partie raison.

"Il y a évidemment un ensemble de leçons à tirer de la crise qui sont des leçons très dures : il n'est pas possible de laisser un système financier et par voie de conséquence un système économique au niveau mondial qui soit aussi fragile", a-t-il dit.

Il a dit s'opposer cependant à "démolir" les banques car, souligne-t-il, elles financent les trois quarts de l'économie, mais il a dit être d'accord pour renforcer les règles de prudence, et s'est adressé aux banques réticentes.

"Même si, de votre point de vue, vous voyez que c'est contraignant, nous vous disons que ça va protéger l'ensemble de l'économie", a-t-il dit.

Avec Brad Dorfman à Chicago, Philippe Pullella à Rome, Thierry Levêque à Paris ; Marine Pennetier pour le service français.

source : http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20111016.REU0398/les-indignes-

 

 

 

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نيويورك: الشرطة تعتقل 70 من المتظاهرين المناوئين للرأسمالية

 

 

 

اعتقلت الشرطة في نيويورك حوالى 70 شخصاً، فيما تحرك المحتجون ضد الرأسمالية إلى ساحة تايمز سكوير.

واعتقل 45 منهم في ساحة تايمز سكوير فيما اعتقل 24 آخرون في فرع لمصرف سيتي بنك في مانهاتن اغلبهم بتهمة التعدي على ممتلكات الغير.

وقالت الشرطة ان ثلاثة اشخاص اعتقلوا في ساحة تايمز سكوير لاسقاطهم حواجز نصبتها الشرطة وان خمسة اخرين اعتقلوا في وقت سابق لارتدائهم اقنعة.

جاءت الاحتجاجات في يوم عالمي للتنديد بالمصرفيين والساسة فيما يتعلق بالازمة الاقتصادية العالمية.

وتشبه الاجواء في ساحة تايمز سكوير احتفالات العام الجديد التي تشهد انزال كرة الزمن الشهيرة وسط الساحة ايذانا ببدء العام الميلادي الجديد. وفي جو احتفالي انضم للمحتجين حشود من السائحين الذي كانوا يلتقطون الصور الفوتوغرافية حيث شرعوا معا في العد تنازليا من عشرة وصاحوا قائلين "عام سعيد."

وهتف المتظاهرون "نحن ال99%، نحن الشعب، لقد باعونا" و"سنحتل وول ستريت كل يوم وكل اسبوع".

احتجاجات تايمز سكوير

من مواجهات الشرطة والمحتجين في تايمز سكوير

 

وهذه الحركة التي لا زعيم لها تندد بـ"جشع" وول ستريت والـ1% من الاكثر ثراء لكنها ترفض تقديم مطالب. وهي تحتل منذ 17 سبتمبر/ أيلول ساحة زوكي في شارع وول ستريت وسرعان ما كسبت التأييد وحذا حذوها في بضعة اسابيع اخرون في نحو ثلاثين من المدن الاميركية.

وبدأت الاحتجاجات المدفوعة بحركة "لنحتل وول ستريت" في نيوزيلندا وبعض المناطق في اسيا وامتدت الى اوروبا إلى أن عادت لنقطة البداية في نيويورك حيث شارك نحو خمسة آلاف شخص في مسيرة للتنديد بطمع الشركات وانعدام المساواة الاقتصادية.

وبعد اسابيع من التغطية الاعلامية المكثفة لا تزال الاحتجاجات في الولايات المتحدة اصغر من التظاهرات التي واكبت اجتماعات مجموعة العشرين وغيرها من المؤتمرات السياسية خلال الاعوام الاخيرة الماضية. وتجذب مثل هذه الاحداث عشرات الآلاف من المتظاهرين.

وتتزامن التظاهرات مع اجتماع لاعضاء مجموعة العشرين في باريس حيث يعقد وزراء خارجية ومحافظو البنوك المركزية لاكبر اقتصادات العالم محادثات بشأن الديون وازمات العجز التي تؤثر على العديد من الدول الغربية.

وحشدت حركة "لنحتل وول ستريت" طاقاتها منذ نحو الشهر ووصلت لذروتها بيوم التحرك العالمي. ولم تتضح بعد ما ستفعله الحركة المدفوعة بالاعلام الاجتماعي بعد احتجاجات السبت.

وبينما كانت اغلب الاحتجاجات صغيرة نسبيا عطلت خلالها حركة المرور بالكاد إلا ان احتجاج روما اجتذب عشرات الآلاف من الناس وامتد لعدة كيلومترات في قلب مركز المدينة.

سلسلة احتجاجات

روما

احتجاجات روما تحولت الى ساحة معركة

 

وجرح حوالى 70 شخصاً في روما بعدما اشتبك مئات المتظاهرين الملثمين مع الشرطة في واحد من أسوأ أعمال عنف تشهدها العاصمة الإيطالية منذ سنوات وأشعلوا النيران في سيارات وهشموا واجهات متاجر وبنوك وحطموا اشارات المرور.

وأطلقت الشرطة مرارا الغاز المسيل للدموع واستخدمت مدافع المياه في محاولة لتفريق المحتجين المتشددين الذين كانوا يرشقون الحجارة والزجاجات ويطلقون الالعاب النارية واستمرت الاشتباكات حتى المساء.

وأطلق المحتجون قنابل دخان لتشكل ما يشبه المظلة فوق بحر من الاعلام الحمراء واللافتات التي تحمل شعارات تندد بالسياسات الاقتصادية التي يقول المحتجون انها تضر بالفقراء.

وفي اوكلاند كبرى مدن نيوزيلندا شارك نحو ثلاثة الاف شخص في احتجاج حيث رددوا هتافات وقرعوا الطبول.

وفي سيدني نظم نحو الفي شخص بينهم ممثلون عن السكان الاصليين واشتراكيون وممثلون عن النقابات العمالية احتجاجا خارج البنك المركزي الاسترالي.

وشارك المئات في مسيرة في طوكيو واحتشد اكثر من 100 شخص في بورصة تايبه ورددوا قائلين"نحن 99 في المئة من تايوان" وقالوا ان النمو الاقتصادي عاد بالنفع فقط على الشركات بينما تغطي مرتبات المنتمين للطبقة الوسطى التكاليف الاساسية بالكاد.

وفي هونغ كونغ التي بها مقار بنوك اسيا الاستثمارية ومنها جولدمان ساكس احتشد اكثر من مئة شخص في ميدان البورصة بالحي المركزي. وانضم طلاب جامعيون لاخرين من ارباب المعاشات ورفعوا لافتات تصف البنوك بالسرطان.

وكانت البرتغال مسرحا لاكبر احتجاجات حيث شارك اكثر من عشرين الف شخص في مسيرة بالعاصمة لشبونة وعدد اخر مماثل في اوبورتو ثاني كبرى المدن بالبلاد بعد يومين من اعلان الحكومة عن حزمة جديدة من الاجراءات التقشفية.

واخترق المئات سياجا فرضته الشرطة حول البرلمان في لشبونة واحتلوا درجه الرخامي.

واشترك نحو اربعة الاف يوناني يرفعون لافتات عليها شعارات مثل "اليونان ليست للبيع" في مظاهرة مناهضة لاجراءات التقشف بميدان سينتاجما في العاصمة اثينا مسرح الاشتباكات العنيفة بين الشرطة والشبان في يونيو حزيران.

واعرب العديد منهم عن غضبهم ازاء الاجراءات التقشفية التي فرضتها الحكومة لتقليل الدين الناجم عن الانفاق والفساد وكيف قوضت هذه الاجراءات حياة اليونانيين العاديين.

وفي باريس احتشد نحو الف محتج امام مبنى المجلس البلدي للمدينة بالتزامن مع اجتماع وزراء مالية مجموعة العشرين بعد تجمعهم من ضاحية بيليفل التي يقطنها ابناء الطبقة العاملة.

وفي تقليد لاحتلال حديقة زوكوتي قرب وول ستريت في مانهاتن يعسكر المحتجون في شارع مقر بنك ايطاليا المركزي منذ بضعة ايام.

وكانت الاحتجاجات المنتشرة في عدة بلدان استجابة لدعوات وجهها متظاهرون في نيويورك لغيرهم بالانضمام اليهم. وكانت احتجاجاتهم ايضا سببا في احتلال بقاع مشابه في العشرات من المدن الامريكية.

وفي لندن تجمع نحو الفي شخص خارج كاتدرائية سان بول قرب حي المال للمشاركة في مظاهرة تحت اسم "احتلوا بورصة لندن."

وخارج نيويورك نظمت احتجاجات مشابهة في مدن امريكية اخرى وفي كندا. وخرج المئات للشوارع في واشنطن واحتشد نحو الفي شخص قرب حي المال في تورونتو وفي بورتلاند واوريجون.

وشارك نحو خمسة آلاف شخص في احتجاج بمدينة لوس انجليس.

source : http://www.bbc.co.uk/arabic/worldnews/2011/10/111016_occupy_wall_street_

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images de : http://occupywallst.org/

 

 

Washington Square Park, NYC  

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Times Square, New York

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Bronx, New York

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Madrid

Hong Kong

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London

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Rome
Berlin

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Tel-Aviv

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Amsterdam

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Los Angeles

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Yémen, Sanaa (Palce des Changmenets, 16 octobre)  _ Des balles réelles : tous les indignés ne sont pas égaux devant la terreur...

Images de Paris ici : http://www.rue89.com/2011/10/

 

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Le mouvement des "indignés", devenu planétaire, se prolonge

Le mouvement des "indignés", devenu planétaire, se prolonge

afp.com/Ben Stansall

LONDRES - Le mouvement des "indignés" contre la crise et la finance mondiale, qui a pris samedi une dimension planétaire avec des dizaines de milliers de manifestants à travers le monde, se prolongeait dimanche au moins en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Cette volonté de poursuivre le mouvement un deuxième jour consécutif s'est traduite par un campement sauvage à Londres au coeur de la City, principal centre financier d'Europe.

Plusieurs centaines d'"indignés" ont passé la nuit de samedi à dimanche sur le parvis de la cathédrale Saint-Paul, où 70 tentes ont été dressées après le rassemblement la veille sur les lieux de quelque 2.000 à 3.000 "indignés".

La manifestation, marquée par quelques heurts et cinq arrestations, et qui dénonçait la politique d'austérité du gouvernement britannique et le système financier, a été contenue par la police à distance du London Stock Exchange (Bourse de Londres).

Malgré son ordre de dispersion, la police n'a pas réussi à empêcher certains manifestants de s'installer pour la nuit. Une nouvelle confrontation était donc possible dimanche.

"Nous allons rester aussi longtemps qu'il faudra pour que le gouvernement nous entende et dise qu'il va changer les choses", a prévenu Spyro Van Leemnen, 27 ans, un des représentants du mouvement "Occupy London Stock Exchange".

Une même intention s'est exprimée à Francfort (ouest de l'Allemagne), où près de 200 personnes ont passé la nuit dans 30 tentes devant le siège de la Banque centrale européenne (BCE), au centre de la crise de la dette et de l'euro.

En Allemagne, une nouvelle manifestation était également prévue à Berlin, cette fois devant la porte de Brandebourg.

La veille, la police berlinoise avait réussi à empêcher certains des 10.000 participants à une première manifestation à camper devant le siège du Reichstag, le parlement fédéral.

Une poignée d'interpellations ont été effectuées par les forces de l'ordre, quelques agents ayant été blessés dans des échauffourées sans gravité, a dit une porte-parole de la police.

Aux Pays-Bas, Amsterdam a également vu pousser 50 tentes, plantées sur la place de la Bourse. Environ 300 personnes, dont certaines ont passé la nuit dans ces tentes, étaient rassemblées dimanche sur la place de la Bourse. Samedi, quelque 1.500 "indignés" s'étaient réunis au même endroit, selon la police.

Genève, Miami, Paris, Sarajevo, Zurich, Mexico, Lima, Santiago, Hong-Kong, Tokyo, Sydney... "L'indignation" contre le capitalisme s'est exprimée samedi sur pratiquement tous les continents.

Pour Max Bank, de la section allemande du mouvement altermondialiste Attac (fondé en France en décembre 1998), la vague de protestation n'en est qu'à ses débuts.

"Le mouvement des indignés renaît comme une force globale", proclamait dimanche à la Une le quotidien espagnol El Pais. Le 15 mai, les premiers "indignés" avaient dressé leurs tentes en plein coeur de Madrid.

"C'est la première fois qu'une initiative citoyenne réussit à organiser de manière coordonnée tant de manifestations dans des lieux aussi disparates et éloignés", note le journal.

Sous les slogans "Peuples du monde, levez-vous" ou "Descends dans la rue, crée un nouveau monde", les "indignés" avaient appelé à manifester dans 951 villes de 82 pays, selon le site 15october.net, contre la précarité liée à la crise et le pouvoir de la finance.

L'appellation "indignés", qui fait le tour du monde, semble tirer son nom d'un petit opuscule de l'ancien diplomate et résistant français Stéphane Hessel, intitulé "Indignez-vous!", publié en octobre 2010 à Paris et diffusé à environ un million d'exemplaires.

"Il existe désormais de toute évidence un mouvement international", relève en Italie l'éditorialiste de La Repubblica Eugenio Scalfari. "Il exprime la colère d'une génération sans avenir ni foi dans les institutions traditionnelles, politiques mais aussi financières, tenues responsables de la crise et profiteuses des dommages causés au bien commun", écrit-il.

"Le monde descend dans la rue, uni, pacifique et coloré", renchérit La Stampa, bien que la manifestation de Rome ait été la plus violente, perturbée dès le début par des éléments non contrôlés qui ont incendié des voitures, brisé des devantures de banques et de magasins et mis le feu à un dépôt de l'armée dans le centre-ville.

Ces violences, les pires que Rome ait connues depuis des années, ont fait 135 blessés, dont 105 policiers, et causé aux biens publics des dégâts évalués à un million d'euros, a-t-on indiqué dimanche de source officielle. Douze manifestants ont été arrêtés et d'autres arrestations sont attendues.

"Nous devons agir avec la fermeté appropriée à l'encontre de ces brutes", a déclaré dimanche le maire de Rome, Gianni Alemanno.

Outre Rome, où des dizaines de milliers de personnes ont manifesté pacifiquement, Madrid et Lisbonne ont vu les plus gros défilés.

Des milliers de personnes ont également manifesté samedi à Washington et à New York, où 88 personnes ont été arrêtées. "Nous sommes le peuple", "On nous a vendus", s'insurgeaient-ils. "Chaque jour, chaque semaine, occupons Wall Street".

A Chicago, quelque 175 manifestants anti-Wall Street ont été interpellés tôt dimanche matin lors de l'évacuation d'un parc où ils s'étaient rassemblés, a-t-on appris de source policière.

source : http://www.lexpress.fr/actualites/1/sty

 

 

 

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 21:14

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"Indignés": champ de bataille sur une place historique de Rome


Gaz lacrymogènes, charges de la police, manifestants et touristes apeurés: l'esplanade Saint-Jean de Latran à Rome, point d'arrivée de la manifestation des "indignés" s'est subitement transformée samedi en champ de bataille.

Gaz lacrymogènes, charges de la police, manifestants et touristes apeurés:...

 

Gaz lacrymogènes, charges de la police, manifestants et touristes apeurés: l'esplanade Saint-Jean de Latran à Rome, point d'arrivée de la manifestation des "indignés" s'est transformée samedi en champ de bataille.
Des groupes d'inconnus masqués de foulards noirs ou de cagoules ont harcelé les forces de l'ordre, jetant pavés, cailloux et fumigènes sur les fourgons de police, qui tentaient de manoeuvrer à toute allure à travers la foule.
Pris d'assaut, l'un de ces véhicules a pris feu au milieu des manifestants.
La police a tenté de charger les "casseurs", semant la panique parmi les manifestants pacifiques qui avaient commencé à arriver sur la place.
 

Nombre d'entre eux, ainsi que des touristes désemparés, se sont réfugiés sur les marches ou à l'intérieur de la plus ancienne église de Rome, surnommée "la mère" de toutes les églises du monde.
Des dizaines d'autres manifestants ont quitté les lieux les bras en l'air afin de ne pas être confondus avec des casseurs. Une jeune fille a été vue le visage en sang.
"Ca me dégoûte. C'est la faute du gouvernement qui a contraint les jeunes à se comporter ainsi. Ils ne nous laissent pas le choix", a affirmé Laura, 23 ans.
"C'est incroyable", renchérissait Roberto, 50 ans. Selon lui, la police "a transformé ça (ndlr: une manifestation qui devait être pacifique contre la précarité et la finance mondiale) en émeute. On aurait pu manifester pacifiquement".
 

Aux abords de la place, où la circulation n'avait curieusement pas été interrompue, des voitures de luxe ont été accueillies à coups de pierre. D'autres pratiquaient un véritable slalom entre poubelles et immondices brûlés.
Des manifestants expliquaient aux personnes arrivées dans les parages qu'il était préférable de rebrousser chemin.
 

Les forces de l'ordre ne sont parvenues à évacuer complètement la place que peu avant 20h00 (18h00 GMT). Des incidents sporadiques ont alors été signalés dans les environs, des groupes d'irréductibles continuant à s'opposer aux forces de l'ordre. D'autres ont dressé des barricades non loin de la gare centrale, et un Mac Do a été saccagé.

Des dizaines de milliers de personnes avaient rejoint la manifestation à Rome dans le cadre de la journée mondiale des "indignés". Mais dès le début du cortège, des groupes d'inconnus ont fracassé les vitrines de deux banques via Cavour à l'aide de panneaux de la circulation, avant de prendre la fuite et se mêler à la foule des manifestants.
 

Certains ont incendié des voitures et mis le feu à une annexe du ministère de la Défense à deux pas du Colisée.
Le centre de Rome avait été verrouillé dès le matin par la police. Mais celle-ci a protégé en priorité les lieux clés du pouvoir en Italie, tels que la présidence de la République, le siège du Parlement ou la résidence privée du chef du gouvernement Silvio Berlusconi.
 

En début de soirée, les manifestants ont rejoint tristement les quelque 750 autocars venant de 80 villes d'Italie qui avaient été affrétés pour l'occasion.
"Ils feraient mieux de brûler le Parlement que nos maisons", commentait amèrement un passant.
Rien de ce qui était prévu - prises de parole à l'issue de la manifestation, installation de tentes sur la place... - n'a pu avoir lieu.
Mais aux alentours de Saint-Jean de Latran, on pouvait lire, tagué sur un mur: "Ca, oui, c'est de l'indignation!".

Source : http://www.elwatan.com/depeches/indignes-champ-de-bataille-sur-une-place-historique-de-rome-15-

 

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par OccupyWallSt 

 

 

11AM - MARCH ON THE BANKS 

 From Liberty Square to Chase

We will then march to student meet up at Wash. Sq. Park
Facebook
moveyourmoneyproject.org

11AM - OCCUPY THE BRONX MEET-UP

Facebook

12PM - ANTI-WAR MARCH AND TEACH-IN
Wall Street And Broadway 
Facebook

12PM - MASS STUDENT GENERAL ASSEMBLY
Washington Square Park -
Student meet up and student loan lender bank action
Facebook

1PM - #SankofaDay
Sponsered by the Malcolm X Grass Roots Movement
Liberty Plaza/Zuccotti Park
Facebook

3:30PM - ENVIRONMENTAL ACTION AGAINST MOUNTAIN TOP REMOVAL
New York Public Library Main Entrance
42 and 5th avenue

4PM - OCCU-PIE TIMES SQUARE RECRUITMENT CENTER
Facebook

5PM - TAKE TIME SQUARE CONVERGENCE/ OCCUPATION PARTY
The Occupation Party & Facebook

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Hong Kong

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London

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Rome

Washington Square Park

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La première "journée planétaire" des Indignés

De Madrid à New York, comme dans des centaines de villes à travers le monde, les "indignés" ont manifesté samedi contre la précarité liée à la crise et le pouvoirde la finance. "D'Amérique jusqu'en Asie, d'Afrique à l'Europe, les peuples se lèvent pour revendiquer leurs droits et réclamer une vraie démocratie", explique le manifeste du 15 octobre : "les puissances travaillent pour le bénéfice de quelques uns, ignorant la volonté de la grande majorité. Cette situation intolérable doit cesser".

Cinq mois après l'apparition du mouvement le 15 mai à Madrid, les protestataires ont joué la carte symbolique en se rassemblant près des hauts lieux de la finance, comme le quartier des affaires de New York (occupé depuis près d'un mois par des "anti-Wall Street"), la City de Londres ou la Banque centrale européenne à Francfort. Mais dans l'ensemble, la mobilisation est restée relativement limitée et n'a pratiquement pas perturbé les grandes villes concernées.

>> à suivre en direct et dans toutes les langues sur Twitter avec le mot clé #live15O

>> lire notre récit sur l'origine du mouvement des Indignés

 

Les protestataires italiens devant le Colisée, à Rome.

Les protestataires italiens devant le Colisée, à Rome.AFP/MARIO LAPORTA

 

À New York, des dizaines de personnes ont toutefois été interpellées samedi soir à Times Square, à l'issue d'une manifestation lancée par le mouvement Occupy Wall Street, qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes. Plus tôt dans l'après-midi, la police à cheval avait repoussé certains manifestants qui essayaient depénétrer sur la place, et une personne avait été blessée en tombant à terre lorsque la foule paniquée s'était mise à courir"Nous sommes les 99 %", scandaient les manifestants. "Chaque jour, chaque nuit, occupons Wall Street", ajoutaient-ils.

À Rome, les rassemblements ont aussi dégénéré dans l'après-midi. La police a fait usage de gaz lacrymogènes et de canon à eau pour disperser les manifestants après une série d'incidents imputés par plusieurs témoins à des militants anarchistes des "black blocs". Près du Colisée, des affrontements ont éclaté entre la police et des manifestants qui jetaient des bouteilles et des pierres contre les forces de l'ordre.

Quatre voitures ont été incendiées et le feu s'est propagé à un bâtiment situé à proximité. Des vitrines de magasins et de banques ont été brisées lors de ces incidents qui ont fait au moins un blessé. Selon l'agence de presse Ansa, des manifestants ont également saccagé des locaux du ministère de la Défense.

 

Le mouvement a dégénéré lorsque des casseurs italiens se sont mis à brûler des voitures, dans le centre-ville de la capitale italienne.

Le mouvement a dégénéré lorsque des casseurs italiens se sont mis à brûler des voitures, dans le centre-ville de la capitale italienne.AFP/ALBERTO PIZZOLI

 

À Madrid, cinq colonnes sont parties dans la matinée des quartiers périphériques pour refaire le chemin jusqu'à la Puerta del Sol, la place emblématique qu'ils avaient occupée pendant un mois au printemps, où ils prévoient de passer la nuit de samedi à dimanche. "Le problème, c'est la crise, révolte-toi", proclamait une grande banderole en tête de la marche partie de Leganes, à une quinzaine de kilomètres au sud de Madrid.

En Espagne, un pays frappé par un chômage record de 20,89 %, la voix des"indignés", portée par un large soutien populaire, a su se faire entendre, notamment grace aux manifestations qui ont empêché ou retardé les expulsions de dizaines de propriétaires surendettés depuis le début de l'été.

 

Julien Assange, fondateur de Wikileaks, a tenu un discours devant les centaines de personnes rassemblées au cœur de la City, le quartier financier de Londres.

Julien Assange, fondateur de Wikileaks, a tenu un discours devant les centaines de personnes rassemblées au cœur de la City, le quartier financier de Londres.AFP/LEON NEAL

 

À Londres, des centaines "indignés" se sont rassemblés dans la City. Ils ont notamment écouté un discours du Julien Assange, fondateur de Wikileaks. "Je suis venu par solidarité avec les mouvements qui se déroulent dans le monde entier", confiait un enseignant sur place : "nous voulons qu'il y ait un peu de justice dans le système financier mondialisé".

Au Canada, plus de 10 000 personnes, pancartes ou guitares en main, scandaient des slogans, tout en invitant via les réseaux sociaux d'autres personnes à lesrejoindre. A Toronto, environ 5 000 personnes ont défilé pacifiquement dans le quartier financier de la ville avant de planter des tentes dans un parc voisin, imitant les membres du mouvement "Occupy Wall Street".

Aux Pays-Bas, un millier de manifestants se sont rassemblés à La Haye, autant sur la place de la Bourse à Amsterdam. Environ cinq cent personnes étaient également rassemblées sur la place d'armes à Zurich, lieu emblématique de la finance suisse où sont situés les sièges d'UBS et du Crédit suisse. En Allemagne, les protestaires se sont pour leur part notamment retrouvés à Berlin et devant le siège de la banque centrale européenne, à Francfort.

 

Des manifestants à Francfort, en face du siège de la Banque centrale européenne.

Des manifestants à Francfort, en face du siège de la Banque centrale européenne.AFP/JOHN MACDOUGALL

 

Samedi matin, quelques centaines de manifestants ont défilé dans les grandes villes d'Asie, comme Tokyo et Hong Kong. A Johannesburg, une cinquantaine de personnes se sont donné rendez-vous devant la plus importante Bourse d'Afrique, portant des pancartes avec les mots "A bas le capitalisme""Que le peuple partage les richesses".

En Australie, où était donné le coup d'envoi de cette journée de mobilisation, un millier de personnes se sont réunies sur une place du centre-ville de Melbourne. Quelque 2000 manifestants, des représentants de la communuauté aborigène, des syndicalistes et des militants communistes, se sont réunis à Sydney devant la banque centrale d'Australie.  

 

A Paris, les manifestants se sont rassemblés près de la Tour eiffel.

A Paris, les manifestants se sont rassemblés près de la Tour Eiffel.AFP/JOEL SAGET

 

UN SUCCÈS LIMITÉ EN FRANCE

En France, au pays de Stéphane Hessel, auteur d'"Indignez-vous", qui a donné son nom au mouvement à travers le monde, la mobilisation est paradoxalement restée limitée, avec des cortèges peu fournis. Certains chercheurs expliquent ce phénomène par un chômage des jeunes moins massif que dans certains pays touchés par la crise financière, et l'importance des mouvements syndicaux qui canalisent déjà les revendications.

Ceux qui se surnomment "les 99%" et ne tolèrent plus la "cupidité" des 1% les plus favorisés se sont néanmoins fait entendre dans une trentaine de villes de province. A Paris, des centaines de personnes se sont rassemblées en début d'après-midi devant les gares, place du Châtelet et dans le quartier de Belleville, notamment. Tous devaient ensuite converger vers 17 heures, après un passage pour certains près de la Bourse, devant l'Hôtel de ville pour tenir une "assemblée populaire", selon le mouvement "Démocratie réelle maintenant".

Les "indignés" étaient environ 500 à Grenoble, selon les organisateurs, mais ils n'étaient qu'une centaine à Marseille où ils se sont regroupés sur la place du général De Gaulle, à proximité de la chambre de commerce. A Nantes, une centaine de personnes se sont rassemblées sur la place Royale, une zone piétonne du centre-ville sur laquelle quatre banques ont installé des succursales.

"Je suis ici pour pointer les incohérences du système", explique Géraldine, qui a revêtu la robe blanche et le bonnet phrygien rouge de Marianne. "On nous demande d'aller voter pour des choses qui sont déjà décidées. Or, la République, c'est nous, pas le type qui a fait l'ENA !", ajoute-t-elle.

 

   

Un "indigné" de Marseille prépare son panneau pour la manifestationAFP/BORIS HORVAT

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L'indignation à son comble à Rome


Des manifestants affrontent les forces de l'ordre

Photo: AFP/ALBERTO PIZZOLI

Des manifestants affrontent les forces de l'ordre

Parti de Wall Street il y un mois, le mouvement des indignés contre les excès du capitalisme s'est répandu samedi à travers le monde, notamment à Rome, lieu de la plus importante manifestation.

Des dizaines de milliers de protestataires parcourent les rues de la capitale italienne en brandissant des pancartes où l'on peut notamment lire « Une seule solution, la révolution » ou « Nous ne sommes pas des biens dans les mains des banquiers ». Les médias italiens estiment qu'ils sont entre 100 000 et 200 000.

Les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour tenter de contrôler une centaine de manifestants cagoulés de noir, en marge de la marche des indignés, lançant des bouteilles et des cocktails Molotovs.

Des coktails Molotovs auraient mis le feu à une annexe du ministère de la Défense.

Entre six et sept voitures ont été incendiées et des vitrines de magasins fracassées.

Selon des témoins, les actes de vandalisme ont été commis par les « blacks blocks », des activistes qui s'infiltrent régulièrement dans les rassemblements. Aucun blessé n'a été signalé.

Les plus grands monuments de la capitale ainsi que quatre stations de métro ont été fermés. Quelque 1500 policiers ont été mobilisés, et deux hélicoptères survolent la zone.

Le gouverneur de la Banque d'Italie, Mario Draghi, qui doit prendre la tête le mois prochain de la Banque centrale européenne (BCE), dit comprendre le sentiment des indignés.

« Ils sont en colère contre le monde de la finance. Je les comprends », a-t-il déclaré samedi en marge du G20 qui se tient à Paris. « Nous, les adultes, nous sommes en colère à cause de cette crise. Alors pensez aux jeunes de 20 ou 30 ans... », a-t-il ajouté.

6000 indignés à Bruxelles

Photo: AFP/THIERRY CHARLIER

6000 indignés à Bruxelles

Au Portugal, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Lisbonne. Les manifestants dénoncent la politique d'austérité du gouvernement, appliquée sous la pression de l'Union européenne et du FMI.

« Nous sommes victimes de la spéculation financière et ce programme d'austérité va nous ruiner. Il faut changer ce système pourri », a dénoncé à l'AFP Mathieu Rego, 25 ans.

Ailleurs en Europe, quelque 5000 personnes ont manifesté devant le siège de la Banque centrale européenne à Francfort. À Londres, environ 500 personnes ont marché depuis la cathédrale Saint-Paul jusqu'à la Bourse. Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, se trouve parmi eux.

Nous soutenons ce qui se passe ici parce que le système bancaire à Londres est le bénéficiaire d'argent issu de la corruption.

— Julian Assange

Des centaines de personnes ont aussi manifesté à Paris.

Des rassemblements ont auparavant eu lieu dans les grandes villes de l'Océanie et de l'Asie où ils ont attiré tout au plus jusqu'à quelques milliers de personnes.

Le Canada participe à la contestation. Des manifestations se tiennent dans une douzaine de villes. Le plus gros rassemblement a lieu à Toronto, où Occupons Wall Street deviendra Occupons Bay Street.

Répondant à des appels lancés sur les réseaux sociaux, les citoyens manifestent pour dénoncer les excès du capitalisme qui, disent-ils, condamnent une partie de l'humanité à la pauvreté.

Le réseau 15october.net a recensé des appels à manifester dans 951 villes de 82 pays.

Nous ne sommes pas des marchandises entre les mains des politiciens et des banquiers qui ne nous représentent pas. Nous allons manifester pacifiquement, débattre et nous organiser jusqu'à obtenir le changement mondial que nous voulons.

— United for Global Change (Unis pour un changement global)

Des racines en Espagne

Le mouvement a pris naissance au printemps en Espagne, le pays de l'Union européenne (UE) qui présente le taux de chômage le plus élevé : plus de 20 % de la population active et jusqu'à 45 % chez les jeunes de 18 à 25 ans.

L'occupation de la Puerta del Sol, à Madrid, a inspiré d'autres pays d'Europe, dont la Grèce qui doit imposer de sévères mesures d'austérités à sa population pour recevoir de l'aide financière de l'UE et du Fonds monétaire international.

Aux États-Unis, le mot d'ordre Occupons Wall Street a été lancé par les militants d'Adbusters, un groupe créé à Vancouver qui lutte contre le capitalisme et détourne les codes de la société de consommation. « Nous avions le sentiment qu'une indignation véritable montait en Amérique et nous avons voulu produire l'étincelle qui permettrait à cette indignation de s'exprimer », explique Kalle Lasn, cofondateur du groupe.

Occupons Wall Street appelait à se mobiliser autant de temps que nécessaire à partir du 17 septembre. Les protestataires campent toujours dans le parc de Zucotti, près du coeur financier de Manhattan.

Selon certains analystes, l'efficacité de cette mobilisation reste toutefois à démontrer. « Il y a plus de sympathisants que de personnes qui manifestent réellement », souligne Mary Bossis, professeure à l'université grecque du Pirée. Malgré des situations de désespoir engendrées par les mesures d'austérité, ajoute-t-elle, il semble que l'étincelle qui lancerait un mouvement durable fait défaut.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse et Reuters

source :  http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/10/15/002-mouvement-indignes-monde.shtml

 

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أحداث عنف في روما تميز احتجاجات شعبية حول العالم على سياسات الحكومات الاقتصادية

تحولت الاحتجاجات في العاصمة الايطالية روما الى العنف مع احراق المتظاهرين المحتجين على سياسات التقشف الاقتصادي السيارات وإلقاء الزجاجات الحارقة على الشرطة.

وردت الشرطة الإيطالية بإطلاق قنابل الغاز المسيل للدموع واستخدام خراطيم المياه لتفريق المتظاهرين.وشوهدت النيران في مبنى ملحق بوزارة الدفاع الايطالية فيما حاولت سيارات الاطفاء اخمادها.

وذكرت وكالة الأنباء الإيطالية "اسنا" أن سبعين شخصا أصيبوا خلال الاشتباكات بينهم 3 حالات خطيرة.

وتأتي مظاهرات روما امتدادا لاحتجاجات ليلة الجمعة في ميلانو ضمن يوم احتجاجات عالمي ضد الشركات والحكومات.

وبدأت الاحتجاجات في مدن استراليا ونيوزيلندا، حيث يبدأ النهار مبكرا، لتصل الى اسيا واوروبا وانحاء اخرى من العالم.

وتتخذ احتجاجات 15 اكتوبر/تشرين الاول من احتجاج نيويورك "احتل وول ستريت" شعارا لها ويقول منظموها انها تطال 951 مدينة في 82 بلدا.

ويقول منظمو الاحتجاجات العالمية على جشع الشركات وسياسات التقشف الحكومية على موقعهم الالكتروني ان هدفهم هو "اطلاق التغيير العالمي الذي نريده".

واعلن المنظمون: "بصوت موحد سنجعل السياسيين، والنخب المالية التي يعملون لخدمتها، ان الامر بيدنا نحن الشعوب لنقرر مستقبلنا".

وذكرت وكالة رويترز ان حوال الفي شخص خرجوا في مدينة سيدني باستراليا امام بنك الاحتياطي (المركزي) الاسترالي، فيما تجمع الف شخص في ملبورن.

استراليا احتل

مظاهرات سيدني في استراليا

 

وفي نيوزيلندا تجمع المئات في مدن اوكلاند وولينغتون وكرايستشيرش.

كذلك خرجت احتجاجات مماثلة في مانيلا عاصمة الفلبين وخرج المئات يحملون لافتات تقول "تسقط الامبريالة الامريكية" و"الفلبين ليست للبيع".

وخرج المئات ايضا في العاصمة اليابانية طوكيو بينما تجمع حشد في العاصمة التايوانية تايبي، كما شهدت العاصمة الكورية الجنوبية سيول ومدينة هونغ كونغ احتجاجات مماثلة.

وتجمع المئات ايضا في العاصمة الاسبانية مدريد وكذلك في زيورخ بسويسرا واثينا وروما ولندن.

وقال دانيال شريبر، وهو محرر يقيم في برلين: "انتظر هذ الاحتجاج منذ فترة طويلة منذ 2008. كنت اتعجب دائما لماذا لم يغضب الناس ولماذا لم يحدث اي شيء وفي النهاية وبعد ثلاث سنوات يحدث ذلك".

فرانكفورت

احتجاجات المانيا امام البنك المركزي الاوروبي

 

"احتلوا البورصة"

وفي لندن تجمع المحتجون في حي (سيتي اوف لندن) مركز المال والاعمال الرائد تحت شعار "احتلوا البورصة".

وقال سبايرو، احد المشرفين على صفحة على موقع فيسبوك في لندن وصل عدد اعضائها الى نحو 12 الفا خلال اسابيع قليلة: "ينضم الينا يوميا اناس من كل مناحي الحياة".

ولخص سبايرو، الذي يعمل في وظيفة يتقاضى منها راتبا جيدا ولا يرغب في الكشف عن اسمه بالكامل، الهدف الرئيسي للاحتجاجات العالمية بأنه "النظام المالي".

ونقلت عنه رويترز اعرابه عن غضبه من حزم انقاذ البنوك التي اعتمدت على اموال دافعي الضرائب منذ 2008 وعلى المكافآت الضخمة التي لا تزال تقدم لبعض العاملين بنفس البنوك بينما تفسد البطالة حياة العديد من الشباب البريطاني.

وقال سبايرو: "الناس من كل انحاء العالم. نقول كفى يعنى كفى".

ودعا محتجون يونانيون، بالتوازي مع حركة احتجاجية اسبانية، الى مسيرة للاحتجاج على اجراءات تفشفية يوم السبت في ميدان سينتاغما مسرح العديد من المظاهرات منذ تفجر الازمة المالية اليونانية.

لندن

تنصب الاحتجاجات على جشع البنوك والقطاع المالي

وقالت جماعة "الديمقراطية الحقيقية" داعية الناس للانضمام للاحتجاج: "ما يحدث في اليونان الان هو الكابوس الذي ينتظر دول اخرى في المستقبل. التضامن هو سلاح الشعب".

وقال الموقع الالكتروني "متحدون من اجل التغيير العالمي" على صفحته: "حان الوقت امامنا لكي نتحد وحان الوقت لكي ينصتوا. شعوب العالم انهضوا. لسنا متاعا في ايدي الساسة والمصرفيين الذين لا يمثلوننا. سنتظاهر سلميا ونتحدث وننتظم حتى يتحقق ذلك".

وفي الولايات المتحدة دعا مئات من المحتجين في حديقة زوكوتي بارك في مانهاتن بنيويورك لانضمام المزيد من الناس اليهم. وكان تجمعهم دافعا لصدور مزيد من الدعوات المطالبة بتنظيم وقفات اخرى مشابهة في العشرات من المدن الامريكية اعتبارا من يوم السبت

source : http://www.bbc.co.uk/arabic/worldnews/2011/10/111015_

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 Les indignés occupent Montréal

Crédit photo : Agence QMI

 

Près d'un millier de personnes ont dénoncé haut et fort les dérives du capitalisme et l'iniquité dans la redistribution de la richesse, samedi, dans le cadre d'«Occupons Montréal», l'une des 1500 manifestations du genre tenues partout dans le monde.

Les organisateurs ont choisi de s'installer entre la Tour de la Bourse de Montréal et le Centre de commerce mondial, lieu symbolique pour qui veut se dresser contre l'élite financière. Une immense carte géographique montrant l'étendue de la vague de contestation a été accrochée aux arbres.

«Ceux qui ont le pouvoir, ce sont eux à qui le système bénéficie. La population, dans ce contexte, n'a pas vraiment le droit de parole, a tonné Frédéric Carmel, un manifestant. On est tous des citoyens du Québec, des citoyens du Canada et du monde, alors travaillons pour que nos sociétés bénéficient à tous les êtres humains!»

«C'est la colère du peuple, le 99 % qu'on se réclame, de voir depuis quelques années, la crise économique et toutes les coupes dans les services sociaux qu'ils font. L'écart entre les pauvres et les riches s'agrandit», explique un jeune manifestant qui espère que le mouvement réinvente la démocratie.

Lire la suite: http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/arch


Occuy Montréal 

Les manifestants se rassemblent dans samedi à Montréal du quartier financier, 15 Octobre 2011 comme une partie de l'économie mondiale occupera mouvement. LA PRESSE CANADIENNE / Graham Hughes

 

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Les Indignés manifestent à l'échelle planétaire

Les Indignés manifestent à l'échelle planétaire

Des "Indignés" participent à une séance de yoga sur la Puerta del Sol à Madrid, ce samedi.

afp.com/Dominique Faget

Quelques dizaines de milliers de manifestants à Madrid, New York, Londres ou Sidney: le mouvement des Indignés appelle ce samedi à une journée de mobilisation dans 951 villes et 82 pays à travers le monde. 

De Madrid à New York, comme dans des centaines de villes à travers le monde, les Indignés manifestent ce samedi contre la précarité liée à la crise et le pouvoir de la finance. Une première planétaire pour ce mouvement né en Espagne au printemps dernier

"Peuples du monde, levez-vous", "Descend dans la rue, crée un nouveau monde"... portés par ces slogans, le mouvement a appelé à manifester dans 951 villes de 82 pays, selon le site 15october.net

Cinq mois après l'apparition des premières tentes, le 15 mai à Madrid, les Indignés, ou d'autres groupes comme "Occupy Wall Street", veulent faire de ce 15 octobre une journée symbolique, ciblant des hauts lieux de la finance comme le quartier des affaires de New York, la City de Londres ou la Banque centrale européenne à Francfort. 

"D'Amérique jusqu'en Asie, d'Afrique à l'Europe, les peuples se lèvent pour revendiquer leurs droits et réclamer une vraie démocratie, revendiqyue le manifeste du 15 octobre. Les puissances travaillent pour le bénéfice de quelques uns, ignorant la volonté de la grande majorité. Cette situation intolérable doit cesser". 

A Madrid, cinq colonnes sont parties des quartiers périphériques pour refaire le chemin jusqu'à la Puerta del Sol, la place emblématique qu'ils avaient occupée pendant un mois au printemps, où ils prévoient de passer la nuit de samedi à dimanche. 

"Le problème, c'est la crise, révolte-toi", proclamait une grande banderole en tête de la marche partie de Leganes, à une quinzaine de kilomètres au sud de la capitale espagnole. Une autre portait l'un des mots d'ordre favoris des "indignados" espagnols: "Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir". 

A Londres, près de 300 manifestants se sont rassemblés dans la City. "Je suis venu par solidarité avec les mouvements qui se déroulent dans le monde entier, expliquait Ben Walker, un enseignant de 33 ans. Nous voulons qu'il y ait un peu de justice dans le système financier mondialisé". 

A New York, le mouvement Occupy Wall Street, qui s'est nourri aux Etats-Unis du chômage des jeunes et de l'accroissement des inégalités et occupe un parc de Manhattan depuis le 17 septembre, a appelé à un rassemblement à Times Square. 

Une porte-parole du mouvement en Espagne précisait qu'il voulait "faire du 15 octobre un point de départ, qui débouche sur une série d'actions dans le cadre d'un automne chaud". 

L'extension du mouvement "démontre qu'il s'agit d'une question qui ne concerne pas seulement l'Espagne mais le monde entier, car la crise est mondiale, les marchés agissent à l'échelle globale", se félicitait de son côté Jon Aguirre Such, un autre de ses porte-parole. 

Après les grandes manifestations du printemps en Espagne, le mouvement s'est répandu dans de nombreux pays, largement diffusé par les réseaux sociaux, pour créer une mouvance faite de groupes multiples. 

Mais l'absence de leader identifié, le rejet de toute structure politique et des revendications hétéroclites font douter de sa pérennité. 

En Espagne pourtant, un pays frappé par un chômage record de 20,89%, la voix des Indignés, portée par un large soutien populaire, a su se faire entendre, comme dans les manifestations qui ont empêché ou retardé les expulsions de dizaines de propriétaires surendettés depuis le début de l'été. 

Ailleurs en Europe, ils sont descendus dans les rues un peu partout ce samedi, notamment à Rome où ils étaient des dizaines de milliers brandissant des pancartes "Une seule solution, la Révolution!", "Nous ne sommes pas des biens dans les mains des banquiers"... 

Aux Pays-Bas, un millier de manifestants se sont rassemblés à La Haye, autant sur la place de la Bourse à Amsterdam, et environ 500 sur la Paradeplatz à Zurich, place emblématique de la finance suisse. 

Quelques centaines de manifestants avaient auparavant défilé dans les grandes villes d'Asie et d'Océanie, comme Tokyo, Sydney et Hong Kong. 

A Johannesburg, une cinquantaine de personnes se sont donné rendez-vous devant la plus importante Bourse d'Afrique, derrière des bannières marquées de "A bas le capitalisme" ou "Que le peuple partage les richesses". 

source : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/les-indignes-m

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 04:30

 

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La longue marche des « Indignés » de tous pays

journée mondiale

 

Conseil d'Indigné :

« Si vous pensez rester un moment, apportez suffisamment d'eau et de la nourriture, des vêtements chauds, et pensez à prendre éventuellement une tente et un sac de couchage ». En lutte contre la précarité liée à la crise et le pouvoir de la finance, les Indignés manifestent, aujourd'hui, dans le monde entier dans l'objectif de donner un écho international à cette forme de contestation inédite, née en Espagne au printemps dernier mais qui peine à s'installer en France.

De Madrid à New York, des manifestations sont attendues dans plus de 700 villes et 97 pays avec comme cible les temples de la finance : Wall Street à New York, la City à Londres ou la Banque centrale européenne à Francfort. « Nous ferons savoir aux politiques et aux élites financières qu'ils servent, que désormais c'est nous, les gens, qui allons décider de notre avenir », proclame un manifeste espagnol.

Plus largement, les Indignés sont peut-être la réponse à ce que Thierry Pech (Alternatives Économiques), décrit comme « le puissant mouvement de la sécession des riches ». « Installés comme en apesanteur au-dessus de la société qui les a faits rois, ils semblent avoir oublié jusqu'au souvenir de ce qu'ils lui doivent. Ils suscitent pour cette raison une indignation croissante et légitime », écrit-il.

Cette fois, les Indignés s'installent dans la durée. D'abord dédaigné aux USA, le mouvement Occupy Wall Street focalise désormais toute l'attention de cette étonnante expérimentation d'autogestion collective.

Les « Indignés » appellent aujourd'hui à manifester dans plus de 700 villes et 97 pays. Ils veulent incarner une forme de lutte contre la pouvoir de la finance.

source : http://www.ladepeche.fr/article/2011/10/15/1192775-la-longue-marche-des-indignes-de-tous-pays.html


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Les Indignés Occupy Wall Street 

 

 

 

Pourquoi être indignés ? 

Partie 1

Partie 2

Le cas de la Grèce (en Arabee)

 


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Etats-Unis: Les «Indignés de Wall Street» obtiennent un répit
Des policiers new-yorkais portent un manifestant du mouvement Occupy Wall Street, le 24 septembre 2011. Des policiers new-yorkais portent un manifestant du mouvement Occupy Wall Street, le 24 septembre 2011.T.FINEBERG/AP/SIPA

MOBILISATION - Les organisateurs appellent à résister...

Les manifestants du mouvement «Occuper Wall Street» (OWS) ont obtenu ce vendredi un répit de la part du propriétaire du parc Zuccotti de Lower Manhattan, à New York, qui leur ont enjoint de nettoyer le campement improvisé où ils se sont installés il y a près d'un mois. 

Cet ordre de nettoyage, qui devait débuter à partir de 07h00 locales (11h00 GMT), pouvait laisser présager une confrontation avec les forces de l'ordre. L'adjoint au maire de la Grosse Pomme, Cas Holloway, a annoncé dans un communiqué que l'organisme privé propriétaire du parc Zuccotti, Brookfield Office Properties, avait décidé jeudi soir de retarder l'opération de nettoiement, sans dire ce qui avait motivé cette décision.

Occupation permanente du parc

Les manifestants se sont réjouis de ce report, dans le parc où l'ambiance était à la fête. Toutefois, 14 personnes ont été interpellées vendredi au moment où un cortège de plusieurs centaines de manifestants quittait le parc en direction du quartier financier, a indiqué la police newyorkaise. 

Les manifestants, baptisés les «Indignés de Wall Street» et qui occupent depuis la mi-septembre la partie accessible au public de cet espace vert, craignaient que le nettoyage soit un prétexte pour réduire leur mouvement. 

Tôt vendredi matin, un millier d'entre eux étaient sur place, où nombre de leurs camarades avaient passé la nuit à nettoyer eux-mêmes les lieux. «On a beaucoup parlé de la possibilité de nous faire déguerpir», explique Bailey Bryant, un employé de banque de 28 ans qui se rend sur le site des «indignés» après les heures de travail et durant le week-end. «Nous nettoyons nous-mêmes. On ne peut pas dire que le parc soit infesté de rats et de cafards !». Sur Facebook, les organisateurs de la manifestation mettent en garde.

Manque d'hygiène

«Attention, écrivent-ils, il s'agit d'une tactique dont (le maire de New York, Michael Bloomberg) a usé par le passé pour étouffer des mouvements de protestation. Ce genre de tactique a également servi en Europe contre desmanifestations similaires». 

Selon le propriétaire, les conditions dans l'espace vert occupé sont «non conformes aux règlements sanitaires et de sécurité», avec l'absence de toilettes et un manque de poubelles. Il affirme que des voisins se sont plaints de certains comportements déplacés, de l'usage de stupéfiants, de gestes de harcèlement et des odeurs nauséabondes dégagées par les «indignés». 

En annonçant le report, l'adjoint au maire a précisé que Brookfield «reporte l'opération prévue de nettoiement du parc et retire provisoirement sa demande d'aide déposée auprès de la police pendant cette opération».

Interdiction de s'allonger sur l'herbe

«Le propriétaire croit pouvoir conclure un arrangement avec les manifestants permettant à l'espace vert de rester propre, sûr, ouvert au public (...) Nous continuerons à surveiller la situation», a ajouté l'édile. De son côté, Michael Bloomberg avait déclaré que les manifestants protestant contre les inégalités économiques pourraient poursuivre leur mouvement tant qu'ils respecteraient la loi. «Nous, nous savons où se trouve la véritable crasse: à Wall Street. Nous ne laisserons pas Bloomberg et le NYPD (ndlr, la police new-yorkaise) hypothéquer notre occupation. C'est une occupation, pas un pique-nique autorisé», insistaient des «indignés». 

Escortés par la police, des représentants de Brookfield Office Properties s'étaient rendus jeudi auprès des centaines de manifestants qui occupent les lieux pour les prévenir. Ils ont souligné que le parc serait nettoyé puis rouvert au public conformément aux règles en vigueur, qui interdisent spécifiquement d'y camper, d'y installer des sacs de couchage, d'y conserver des biens personnels ou même de s'allonger sur l'herbe - toutes choses que les indignés font depuis leur arrivée, le 17 septembre. 

La police new-yorkaise a indiqué qu'elle garantirait l'ordre public tout en précisant qu'il appartenait à Brookfield Office Properties de faire respecter les règles et usages en vigueur dans son parc. «Je redoute une émeute», affirmait jeudi Lauren DiGioia, 26 ans, qui campe au Zuccotti Park depuis une semaine et participe à l'organisation du campement sauvage.

Critique des «méga-riches»

Le mouvement «Occupy Wall Street», parti du centre financier de Manhattan, a fait tache d'huile à travers les Etats-Unis, où la mobilisation touche plus de 1.400 villes, selon le collectif «Occupy Together», qui recense sur internet les initiatives locales. Il touche aussi les campus des lycées, où des rassemblements de solidarité devaient avoir lieu jeudi dans plus de 140 établissements répartis dans la moitié des 50 Etats du pays. 

A New York, plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées, notamment en marge de l'occupation temporaire du pont de Brooklyn. Les forces de l'ordre ont également procédé à des dizaines d'interpellations à Boston, Washington, Chicago ou San Francisco. Les «Indignés de Wall Street» se révoltent notamment contre l'aide massive de l'Etat apporté aux banques privées en pleine crise financière et pensent que les «méga-riches», qui constituent un pour cent de la population américaine, ne paient pas leur part juste d'impôts.

Source : http://www.20minutes.fr/monde/806274-etats-unis-indignes-wall-street-obtiennent-repit

 

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200.000 indignés attendus à Rome

Jusqu'à 200.000 "indignés" sont attendus demain  à Rome pour une grande manifestation, où les forces de l'ordre craignent des échauffourées avec les franges plus extrémistes du cortège, ont affirmé vendredi les médias italiens. Le défilé doit s'ébranler vers 14H00 (12H00 GMT) sur la place de la République, à deux pas de la Banque d'Italie, devant laquelle des centaines d'indignés ont déjà manifesté mercredi à l'occasion d'un discours du gouverneur de la banque et futur président de la BCE, Mario Draghi.

Le cortège traversera la ville pour rejoindre aux environs de 17H00  la place Saint-Jean-de-Latran, lieu traditionnel des grandes manifestations comme le 1er mai. 70 bus ont été mobilisés pour les manifestants au départ des provinces italiennes. Selon Il Corriere della Sera, près de 2.000 personnes (environ une centaine par région) considérées comme dangereuses sont attendues dans la capitale.

La police craint que le derby de dimanche soir entre la Lazio de Rome et l'AS Roma puisse inciter les franges les plus extrémistes des tifosi des deux équipes de football romaines à chercher l'affrontement avec la police.

Fin 2010, une série de manifestations avait dégénéré le 14 décembre. De violents heurts avaient opposé dans le centre historique de Rome des étudiants et manifestants opposés à Silvio Berlusconi aux forces de l'ordre: une dizaine de jeunes avaient été interpellés, et une quarantaine de personnes blessées, dont des policiers.

Pour demain, la totalité des syndicats, des associations étudiantes et lycéennes et les indignés ont appelé à défiler dans les rues. Les craintes des autorités sont motivées par la présence plus ou moins annoncée sur les réseaux sociaux (#occupyrome, sur twitter) de militants "black-block" et de mouvements anarchistes. Le mouvement des Indignés, qui organisent samedi une journée internationale des Indignés, ont rejeté une invitation à débattre de leurs positions au Parlement européen, estimant qu'un tel débat devait se faire "sur toutes les places", dans une lettre adressée au Parlement européen. 

source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/10/14/97001-20111014FILWWW00432-200000-in

 

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Les "indignés" espagnols se félicitent du succès mondial de leur mouvement

MADRID CORRESPONDANCE - Dans plus de 860 villes de 78 pays, des citoyens devaient répondre à l'appel des "indignés" espagnols à manifester, pacifiquement, samedi 15 octobre : "United for a Global Change" ("Tous ensemble pour un changement global").

Cinq mois tout juste après sa naissance, le 15 mai, lorsqu'une manifestation dénonçant la dictature des marchés débouchait sur l'occupation pacifique de la Puerta del Sol, à Madrid, le mouvement de revendication citoyenne n'a pas changé d'objectifs.

Dans un manifeste, traduit en dix-huit langues, il demande toujours "une véritable démocratie""Unis d'une seule voix, nous allons faire savoir aux hommes politiques, et aux élites financières qu'ils servent, que c'est à nous, le peuple, dedécider de notre avenir."

Les "indignés" espagnols, qui ont vu comment la Grèce, l'Italie, le Chili, Israël ou encore plus récemment New York, avec le mouvement Occupy Wall Street, reprenaient le flambeau de la résistance citoyenne, se sentent plus forts et légitimes que jamais.

"Cela prouve que nos revendications ne sont pas seulement espagnoles. Partout dans le monde, nos droits - à l'alimentation, au logement, à une protection sociale - sont bafoués", souligne Carlos Paredes, porte-parole de Démocratie réelle maintenant (DRY), l'un des collectifs à l'origine du mouvement des "indignés".

D'un pays à l'autre, l'indignation a pris des formes différentes. A New York, les participants d'Occupy Wall Street s'appuient, par exemple, sur les syndicats, chose impensable en Espagne, une large frange de la société n'ayant pas digéré leur soutien à la réforme des retraites.

"Chaque géographie a ses particularités, reprend M. Paredes. Nous qui sommes dans ce mouvement depuis l'origine, nous avons un respect profond pour l'évolution du mouvement et je crois que nous pouvons être fiers. Ceci dit, nous sentons aussi une terrible responsabilité vis-à-vis de ce qui peut se passer."

La peur des débordements est une préoccupation des "indignés", dont le manifeste affirme explicitement le caractère "pacifique" des actions. "Et ce, même si ce mouvement est horizontal et que nous n'avons rien à voir avec les manifestations qui se dérouleront dans chaque pays", convient le porte-parole de DRY.

Dans la plupart des cas, les "indignés" se sont contentés de faire passer l'appel à la manifestation sur des forums, des réseaux sociaux et Internet en général. Plus rarement, ils se sont aussi mis en contact avec des groupes d'activistes d'autres pays pour relayer leurs mots d'ordre, comme en Italie ou à New York. "Il suffit d'allersur Facebook et de chercher ceux qui veulent la même chose que nous, renchérit M. Paredes. Parfois, un dialogue s'instaure, mais, souvent, il n'y en a même pas besoin. Si l'idée semble bonne, les gens la reprennent..."

Et puis, il y a aussi les rassemblements tels que le Hub Meeting de Barcelone, en septembre, auquel ont participé des collectifs d'activistes venus de toute l'Europe."En juillet, nous avions aussi été invités à une rencontre euro-méditerranéenne en Tunisie", affirme Tomas Muñoz, porte-parole de Jeunesse sans futur, un autre des collectifs à l'origine du mouvement des "indignés".

De quoi confirmer que le modèle de mobilisation qui associe campements protestataires, assemblées populaires et manifestations pacifiques séduit les activistes internationaux au-delà des frontières espagnoles.

"Mais nous n'avons rien inventé, insiste M. Muñoz. Nos pères sont les manifestants du "printemps arabe". A la Puerta del Sol, nous n'avons fait quereproduire leur combat, car nous luttons aussi contre une dictature, celle des marchés."

source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/10/14/les-indignes-espagnols-se-felicit

 

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Le mouvement d'occupation de Wall Street se répand demain au Canada


Des manifestants du mouvement «Occupy Wall Street» sont toujours dans la rue à New York, aujourd'hui. Plusieurs campements de protestation sont prévus dans demain différentes villes du pays, dont Toronto et Montréal.
Photo : La Presse canadienne (photo) Andrew Burton
Des manifestants du mouvement «Occupy Wall Street» sont toujours dans la rue à New York, aujourd'hui. Plusieurs campements de protestation sont prévus dans demain différentes villes du pays, dont Toronto et Montréal.
Le mouvement d'occupation de Wall Street veut prendre racine demain au Canada, alors que plusieurs campements de protestation sont prévus dans différentes villes du pays, dont Toronto et Montréal. 

Alors que les autorités de New York ont reporté aujourd'hui le nettoyage qui était prévu de la place de Manhattan occupée depuis un mois par le mouvement «Occupy Wall Street», des groupes canadiens similaires en appellent à une mobilisation citoyenne demain. 

Le groupe Occupons Montréal, qui se veut un rassemblement «non-violent, inclusif et bilingue», entend installer un campement demain au Square Victoria, «devant le Centre de Commerce Mondial, la Bourse de Montréal, Power Corporation, Québécor, Scotia Bank, TD», précise le groupe.

Un groupe similaire, Occupons Québec, lance un mouvement au Carré d'Youville, dans la Capitale. Des mouvements similaires sont annoncés à Trois-Rivières, Sherbrooke et Saguenay. 

Au pays, les villes de Vancouver et Edmonton connaîtront un mouvement similaire, mais c'est à Toronto, à Bay Street, que le campement pourrait être le plus important.

Sur sa page Facebook, le groupe montréalais écrit que «L'Occupation de Montréal aura besoin de vous! Vêtements chauds, bouffe, génératrices, équipement audio-video, walkie-talkies, tentes, batteries, chargeurs solaires, trousses de premiers soins, équipement d'entretien (balais, poubelles, sac à ordures, toilettes chimiques, etc). Apportez TOUT ce que vous pouvez». 

Ces mouvements essaient d'attirer l'attention sur le fossé qui sépare les plus fortunés des plus démunis.

Depuis un peu plus d'un mois, les militants de Occupy Wall Street dénoncent haut et fort dans les rues de Manhattan la cupidité des milieux d'affaires et de la finance, jugée responsable de la crise économique.

Le campement continue à New York

Aujourd'hui, la police a démantelé un campement à Denver, dans le Colorado, aux États-Unis, mais le démantèlement du campement de Wall Street, à New York, été reporté. 

L’adjoint du maire de New York, Cas Holloway, a déclaré que la société immobilière propriétaire du parc privé, Brookfield Office Properties, avait repoussé son projet de nettoyage. Des sympathisants du mouvement avaient commencé à gagner le parc tôt ce matin.

La foule bruyante rassemblait quelque 700 personnes déterminées à rester sur place, faisant craindre des accrochages avec la police. L’annonce du report du nettoyage a été accueillie par des cris de joie, des manifestants parlant aussitôt d’organiser une marche sur Wall Street, le quartier financier tout proche.

Selon un communiqué de l’adjoint au maire, Brookfield Office Properties a estimé qu’il pourrait trouver un accord avec les manifestants pour «s’assurer que le parc reste propre, sûr, et accessible au public».

La société Brookfield avait affirmé qu’il faudrait 12 heures pour nettoyer la place et qu’elle autoriserait le retour des manifestants, mais pas de leur matériel de camping. Désireux de rester, les protestataires avaient lavé le sol et ramassé les ordures.

Les revendications des manifestants couvrent un vaste éventail de sujets mais s’articulent autour de la dénonciation de Wall Street et du monde financier comme étant les responsables de la crise économique et financière qui n’épargne que les Américains les plus riches.

La secrétaire d’État, Hillary Clinton, a mentionné le mouvement «Occupy Wall Street» aujourd'hui lors d’un discours devant un regroupement économique de New York.

«Les manifestations qui se déroulent à quelques kilomètres d’ici devraient nous rappeler à tous que nous avons beaucoup à faire pour répondre aux attentes du peuple américain», a estimé la chef de la diplomatie américaine.
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Les indignés de Montréal envahissent le Square Victoria

  La fièvre révolutionnaire du mouvement Occupy Wall Street à New York qui fait coulé beaucoup d’encre depuis quatre semaines atteindra Montréal et plus de 1500 autres villes à travers le monde, samedi le 15 octobre.

 

Des sympathisants au mouvement distribuent des tracts depuis quelques jours déjà. Les occupants se réuniront devant le Centre de commerce mondial, à la sortie du métro Square Victoria, à deux pas de la tour de la bourse de Montréal.

Sur le blogue Occupons Montréal, les éventuels occupants commencent à s’organiser. Les uns proposent d’apporter tentes et sacs de couchage afin d’occuper les lieux plusieurs jours.

En cas de violence, d’autres suggèrent de s’asseoir par terre, ce qui permettrait aux autorités d’intervenir plus facilement à l’encontre des trouble-fêtes.

Le site Facebook lié à l’événement compte déjà plus de 3200 membres et des dizaines s’ajoutent à chaque heure. On ignore combien de personnes se présenteront au Square Victoria.

La police désemparée

Le Service de police de Montréal ( SPVM ) a confié être un brin désemparé devant ce type de manifestation pour le moins inusitée.

« Ils n’ont pas d’organisateurs officiels et ceci ne nous aide pas à nous préparer. En plus, il ne s'agit pas seulement d'une simple manifestation, mais d'une occupation », explique Ian Lafrenière, responsable aux relations médias au SPVM.

Les lois qui régissent un endroit comme le Square Victoria ne sont pas les mêmes que les parcs. Un square est comme une rue, et aucune loi n’empêche quiconque d'y circuler à toute heure du jour et de la nuit.

« C’est sûr que si on voit que des gens plantent de grosses tentes fixes et se font des barbecues, il faudra évaluer la situation. Notre objectif n’est cependant pas d’empêcher les gens de s’y trouver, mais bien d’assurer que tout se passe de façon sécuritaire », complète-t-il.

Plusieurs « Occupons » en province

Montréal n’est pas la seule à vivre l’effervescence de l’indignation mondiale comme l’a propagée la manifestation new-yorkaise.

Des villes comme Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke et Saguenay ont elles aussi leur groupe d’occupation. Certaines tiennent même des assemblées générales, démontrant une réelle organisation.

etienne.laberge@24-heures.ca

 

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 04:00

Par Françoise Laforce-L , 13 octobre 2011.

 

Cet article est compilation d’éléments descriptifs concernant le mouvement des Indignés. Il ne se trouve pas sous la forme d’un texte suivi, pour faciliter la compréhension et la clarté des informations.

 

Éléments de description :

·         Pacifisme

·         Spontanéité

·         Indépendance à l'égard de toute idéologie politique institutionnalisée

·         Citoyen et non-partisan

·         Pas de chef

·         Décentralisé : groupes locaux dans plusieurs villes

·         Rassemble des gens de différentes sensibilités politiques et idéologiques

·         Parti d’Espagne mais s’est rapidement propagé dans d’autres pays européens, et maintenant en Amérique du Nord

 

Déclencheurs, causes sous-jacentes à  l’apparition du mouvement :

·         Taux de chômage élevé en Espagne (41,5% chez les moins de 25 ans, contre 20% toutes classes d’âge confondues) malgré un haut taux de scolarisation

·         Taux de chômage élevé en Grèce (20,4% chez les moins de 29 ans et 10,3% toutes classes d’âge confondues)

·         Crise économique

·         Ras-le-bol de la classe politique (bipartisme, électoralisme, etc.)

·         Corruption au sein de la classe politique, des chefs d’entreprise et des banquiers (ex : le gouvernement grec a utilisé des outils financiers pour dissimuler l’ampleur de sa dette)

·         Impuissance des gouvernements face au marché financier

·         Pouvoir démesuré des entreprises et surtout des multinationales et des banques

·         le sauvetage des banques avec des fonds publics, notamment pour 700 milliards de dollars en 2008 aux États-Unis

 

Influences du mouvement :

·         Livre «Indignez-vous» de Stéphane Hessel

·         Printemps arabe (contexte politique mondial propice aux soulèvements et aux changements, exemples de révolutions en cours), surtout les révolutions Tunisienne et Égyptienne.

Moyens utilisés:

·         Occupation des places de façon pacifique et à vocation de débat (assemblées, formation de comités, etc.)

·         Réseaux sociaux, forums et de façon plus large l'Internet (ex : RD wiki, outil de construction collective par rédaction collaborative d'analyses et de propositions politiques)

·         Propositions de sondages, de pétitions.

·         Organisation de manifestations festives à vocation de revendication et de débat.

·         Proposition d'adhésions à titre personnel à des "personnalités" connues.

·         Soutien de manifestations répondant aux revendications du mouvement

·         Interpellation des médias

·         Chartes du mouvement

·         Cahier de doléances dans lequel les citoyens notent leurs préoccupations et leurs suggestions

 

Revendications :

·         Propositions concernant le système politique : nécessité d’une véritable démocratie, refonte de la loi électorale, bref une prise en main de la politique par le peuple

·         Proposition concernant le social : respect des droits de base (logement, éducation, travail, culture, santé, participation politique, produits de première nécessité, développement personnel, etc.)

·         Proposition concernant l’économie : lutter contre les mesures d’austérité (« Nous ne payerons pas pour la crise »), opposition au pacte de stabilité de la zone euro (entraînant des coupures budgétaires), ordonnance d’une commission présidentielle pour mettre fin à l'influence que l'argent a sur la représentation du peuple à Washington, etc. De manière plus générale, changer le système économique actuel (le capitalisme) qui engendre les inégalités, la misère et la dégradation de l’environnement.

 

Bref historique du mouvement:

·         15 mai 2011 : appel à la manifestation pour une vraie démocratie lancé par l’association Democratia Real Ya! (Une vraie démocratie, tout de suite !) sur les réseaux sociaux. Environ 50 000 personnes présentes à Madrid. Premier campement dans la ville sur la Puerta del Sol.

·         17 mai 2011 : installation de campements de manifestants dans 30 villes espagnoles

·         À partir du 19 mai 2011 : manifestations des Indignés français

·         À partir du 25 mai 2011 : manifestations des Indignés grecs (et occupation de la place Syntagama)

·         12 juin 2011 : démantèlement du camp de la Puerta del Sol en Espagne

·         19 juin 2011 : appel international à la mobilisation : Espagne, France, Grèce, Royaume-Uni, Belgique etc. manifestent

·         14 au 17 juillet 2011 : occupation de la place de la Bastille par les Indignés français

·         Adbusters propose d'occuper Wall Street par une manifestation pacifique[

·         Mi-juillet 2011 : le mouvement atteint Israël pour des manifestations pacifiques

·         24 juillet 2011 : départ de la première marche européenne des indignés partie de Madrid, en passant par Paris, se terminant à Bruxelles.

·         23 août : Le collectif Anonymous encourage ses membres à prendre part à la manifestation à Wall street.

·         17 septembre 2011 : première journée d’occupation de Wall Street

·         Le 5 octobre, de 5 000 à 12 000 personnes défilent dans les rues du quartier financier de New York en soutien au mouvement[]. Elles marquent le début d'un soutien politique et syndical au mouvement

·         Arrivée des marcheurs du mouvement des Indignés européen à Bruxelles[

·         15 octobre 2011 : journée internationale des Indignés, manifestation des marcheurs indignés à Bruxelles et un peu partout à travers le monde : des rassemblements sont prévus dans plus de 400 villes, dans au moins 45 pays. À suivre…

 

Impact des actions du mouvement :

·         Soulever la question de la vraie démocratie au niveau international, en donnant un espace médiatique aux Indignés

·         Expulsions d’étrangers retardées

·         Renoncement à des privilèges liés à leur fonction par des hommes politiques

·         Vote devancé de la loi sur la publication des patrimoines des hommes politiques et suppression des retraites complémentaires des parlementaires

·         le parti indépendantiste catalan (ERC) et le parti socialiste madrilène (PSM) demandent la formation de commissions chargées de relever les revendications des Indignés.

·         Apparition de mouvements similaires au Portugal, en France, en Grèce, en Allemagne, en Italie et en Angleterre.

 

Références :

Athanase Koutsis/ Le Monde diplomatique (2011) Les indignés de Syntagma (en ligne) http://www.monde-diplomatique.fr/2011/07/KOUTSIS/20756, consulté le 28 août 2011.

Le Courrier international (2010) Comment l’Espagne a sombré (en ligne) http://www.courrierinternational.com/article/2010/06/24/comment-l-espagne-a-sombre, consulté le 28 août 2011.

Le Courrier international (2010) Le fléau du chômage chez les jeunes (en ligne) http://www.courrierinternational.com/breve/2010/09/27/le-fleau-du-chomage-chez-les-jeunes, consulté le 28 août 2011.

Le Nouvel observateur (2011) Les "Indignés" espagnols décidés à reprendre la rue (en ligne) http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110619.OBS5455/les-indignes-espagnols-decides-a-reprendre-la-rue.html, consulté le 28 août 2011.

Badi Baltazar/ Démocratie réelle maintenant (2011) Révolution : Naissance d’un parlement citoyen à la Bastille (en ligne) http://reelledemocratie.fr/?p=817, consulté le 28 août 2011.

Les indignés de Caen (2011) La charte française du mouvement des indignés (en ligne) http://lesindignesdecaen.kazeo.com/Les-indignes-c-est-qui-c-est-quoi/La-charte-francaise-du-mouvement-des-indigne-e-s,a2256191.html, consulté le 28 août 2011.

Les indignés de Caen (2011) Qu’est-ce que l’indignation ? (en ligne) http://lesindignesdecaen.kazeo.com/Les-indignes-c-est-qui-c-est-quoi,r425509.html, consulté le 28 août 2011.

Les indignés de Caen (2011) Manifeste des indignés : Une vraie démocratie maintenant !  (en ligne) http://lesindignesdecaen.kazeo.com/?page=rubrique&idr=425509&pa=2, consulté le 28 août 2011.

Marche pacifique des indignés vers Bruxelles (2011) Lettre ouverte des Indignés de Bruxelles (en ligne) http://roadtobrussels.blogspot.com/, consulté le 28 août 2011.

Réelle démocratie Wiki (2011) Charte du mouvement des Indignés (en ligne) http://fr.rdwiki.org/wiki/R%C3%A9elle_D%C3%A9mocratie/Charte, consulté le 28 août 2011.

Wikipédia (2011) Mouvement des indignés (en ligne) http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_des_Indign%C3%A9s, consulté le 28 août 2011.

Wikipedia (2011) Occupy Wall Street (en ligne) http://fr.wikipedia.org/wiki/Occupy_Wall_Street, consulté le 13 octobre 2011.

Wikipédia (2011)  Crise de la dette publique grecque (2010 et après) (en ligne) http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_de_la_dette_publique_grecque_(2010_et_apr%C3%A8s), consulté le 28 août 2011.

Le Monde et AFP (2011) La marche des Indignés atteint Bruxelles (en ligne) http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/10/09/la-marche-des-indignes-atteint-bruxelles_1584600_3214.html, consulté le 13 octobre 2011.

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