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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 04:55

Le congrès du parti au pouvoir perturbé par la fronde étudiante

 

Jets de projectiles par des manifestants, largage de gaz irritants par la police anti-émeute, foule en panique, heurts, interpellations: le congrès du parti au pouvoir au Québec a été marqué vendredi du sceau de la contestation étudiante.

Policiers omniprésents, dans les rues jusqu'au toit d'un hôtel, commerces fermés, afflux massif de manifestants: la paisible Victoriaville était le théâtre, bien malgré elle, de heurts entre forces de l'ordre et manifestants.

"Colère générale contre le Parti libéral" du Québec (PLQ), ont scandé plus de 2.000 manifestants venus de toute la province francophone, réunis dans le parking de la succursale locale du géant américain de la distribution WalMart, qui avait fermé ses portes à la mi-journée avant le début de la grand-messe annoncée.

Les manifestants ont marché pacifiquement sur un peu moins d'un kilomètre pour arriver au Centre des congrès de cette petite ville de 42.000 habitants, située à 170 kilomètres à l'est de Montréal. Peu avant l'arrivée, des manifestants se sont masqués le visage laissant présager la valse à suivre.

Des protestataires ont lancé des projectiles et des pétards sur le Centre des congrès où le PLQ tient son conseil national ce week-end, fracassé une fenêtre et déplacé les barrières métalliques qui protégeaient le bâtiment, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Plusieurs dizaines de policiers anti-émeute ont répliqué avec des gaz irritants et chargé la foule pour tenter de rétablir l'ordre, sous le regard des délégués du PLQ observant la scène depuis l'intérieur de l'édifice. Les policiers ont interpellé des manifestants dont certains ont été blessés.

"Ce sont des gens qui n'ont aucun respect pour la démocratie... Ce ne sont pas des gestes intelligents", a déclaré à l'intérieur du centre le député libéral Pierre Moreau, au sujet des contestataires.

Le Parti libéral du Québec, au pouvoir depuis neuf ans dans la province francophone de huit millions d'habitants, est confronté depuis près de trois mois à une fronde sans précédent de mouvements étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité.

Le Premier ministre Jean Charest a décrété une hausse de 75% sur cinq ans (1.625 dollars, 325 dollars/an) des droits de scolarité à l'université afin de les ramener à 3.800 dollars, soit plus près de la moyenne nord-américaine.

"Je me bats pour ce que je crois et je crois en la gratuité scolaire", a lancé Antoine Perreault, 18 ans, écharpe rouge, casquette vissée sur ses cheveux bruns en bataille. Cet étudiant en musique au Cégep (lycée, ndlr) d'Alma a fait plus de 300 kilomètres en auto-stop pour participer à la manifestation de Victoriaville qui pourrait s'étirer sur tout le week-end.

"Je ne sais pas où je vais dormir", a-t-il ajouté. Les rares hôtels de la ville affichent complets et les chambres étaient de toute façon trop onéreuses pour ces étudiants. "Moi, j'héberge des jeunes chez moi", assure Luc, un père de famille.

Quelque 170.000 étudiants étaient toujours en grève début mai au troisième mois de ce mouvement de contestation ponctué de manifestations et de heurts entre forces de l'ordre et étudiants.

Jusqu'à présent, M. Charest a opté pour la ligne dure, ce qui semble lui avoir bénéficié. Selon un sondage publié vendredi, sa formation aurait la chance de remporter une quatrième victoire consécutive si des élections anticipées étaient déclenchées.

"Charest!" "Charest!", "Charest!", ont crié à tout rompre les 600 délégués du parti à l'annonce de la présence, sur fond de musique rock, du Premier ministre dans la salle du conseil national.  courrierinternational

 

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L'émeute terminée à Victoriaville, une manif est en cours à Montréal

>>> Voyez en images la manifestation à Victoriaville

 

Du côté de Montréal

Pendant ce temps à Montréal, quelque centaines de manifestants marchent pour un 11e soir consécutif. Comme chaque jour, le départ de la manifestation a été donné vers 20h30 à la place Émilie-Gamelin.

Les manifestants, qui marchent entre 15 et 20 kilomètres par événement, ne donnent jamais leur trajet à l'avance. Mercredi, ils ont rendu une visite surprise au premier ministre Jean Charest dans Westmount. Jeudi, ils sont allés crier et lancer des pétards sur la rue où vivent le maire de Montréal et le chroniqueur Richard Martineau dans Outremont. Il n'est pas clair, qui était leur cible, mais des slogans «anti-Martineau» ont été scandés.   Lire la suite

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Les étudiants se dévoilent pour la manif «en sous-vêtements pour un gouvernement transparent»

 

 

Les étudiants se dévoilent pour la manif «en sous-vêtements pour un gouvernement transparent»
La Presse Canadienne

Plusieurs centaines de personnes ont bravé la grisaille en manifestant presque nus dans les rues du Plateau Mont-Royal pour protester contre la hausse des droits de scolarité à l'université, jeudi.

Cette marche s'est déroulée deux heures avant la manifestation nocturne habituelle au centre-ville de Montréal qui a encore attiré plusieurs milliers de personnes.

À l'invitation des organisateurs de la manifestation intitulée «Manifestation ludique: En sous-vêtements pour un gouvernement transparent», les protestataires s'étaient plus ou moins dénudés. Certains avaient eu recours au «body painting» ou à des papiers collants de couleur (rouge, bien sûr) pour couvrir certaines parties du corps. D'autres avaient peint des slogans sur leur corps comme «1625 $, ça fesse» ou «Charest j'en ai plein mon (petite flèche se dirigeant vers les fesses)».

Partis du lieu de rassemblement habituel en début de soirée, le parc Émilie-Gamelin, les manifestants ont marché dans la bonne humeur sous le regard de maints curieux en criant des slogans de circonstance comme «Tout nus chaque soir/jusqu'à la victoire» ou «Sexe, amour et gratuité scolaire».

Sur son compte Twitter, le Service de police de la ville de Montréal a indiqué que de plusieurs personnes se sont jointes à la manifestation au cours du parcours. Il n'a rapporté aucun incident. Les tensions étaient beaucoup moins vives que d'habitudes, même des policiers affichaient le sourire en regardant déambuler les manifestants.

«Tout le monde est tout nu ou à moitié, ça donne une bonne ambiance. Les policiers ne sont pas agressifs, il n'y a pas beaucoup de gens qui lancent des fusées­. C'est un bon moyen de manifester, dont les gens vont se rappeler», a commenté Julien, étudiant torse nu.

«La grève est déjà beaucoup plus longue que ce qu'on avait anticipé. Les deux parties sont inébranlables. On espère le dénouement, mais on ne sait jamais», a-t-il ajouté.

Quelque 1200 personnes avaient indiqué leur présence sur la page Facebook de l'événement mais le mauvais temps annoncé en a sans doute dissuadé plusieurs.

Les organisateurs avaient rappelé que «comme c'est interdit d'être nu intégral, on reste un 'ti-peu' habillés».

La manifestation a fait escale au parc Laurier puis les marcheurs ont repris la route après s'être rhabillés, vers le parc Émilie-Gamelin.

La manifestation nocturne, la dixième en autant de soirs, s'est mise en branle vers 21h. Plusieurs milliers de personnes se sont donné rendez-vous au parc Émilie-Gamelin. Plusieurs de ceux qui avaient participé à la première marche ont joint le cortège. Ils ont marché dans les rues du centre-ville.

Normand Baillargeon, professeur à l'UQAM et philosophe, auteur de plusieurs ouvrages, dont l'essai «Je ne suis pas une PME» sur le système d'éducation, écoutait avec beaucoup d'intérêt les chants des étudiants au parc Émilie-Gamelin.

«Il mène le bon combat. C'est une première fois depuis plusieurs années qu'un groupe social se lève contre un ordre social extraordinairement injuste, qui procède à la relative privatisation d'un bien commun. J'ai beaucoup d'admiration pour ces jeunes», a exprimé M. Baillargeon.

«Depuis plusieurs années, je prône publiquement des États généraux sur l'éducation, à tout le moins sur l'éducation supérieure, pour que chacun d'entre nous ait l'occasion de dire ce que nous attendons de cette institution», a-t-il ajouté.

Les manifestants se sont dirigés vers le mont Royal. Ils sont ensuite allés à Outremont où ils se sont arrêtés devant la maison du maire de Montréal, Gérald Tremblay, selon le SPVM. Des pièces pyrotechniques ont été lancées à cet endroit.

Les tensions se sont alors avivées. Le SPVM a déclaré la manifestation «illégale» vers 22h45, affirmant que des projectiles avaient été lancés vers la force constabulaires.

Au terme de cette marche, vers 1h, le bilan policier faisait état de six arrestations pour voies de fait contre un policier et/ou d'agression armée. 985fm

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 04:45
Manifeste de mouvements Occupy et Indignés pour le 12 mai 2012 #12M#15M

Manifeste émanant du groupe de travail international alternatives et solutions dont vous pouvez trouver une des traces sur Facebook. Ce groupe a été créé à la suite de plusieurs réunions en audioconférence qui ont réuni des représentants de nombreux pays. Ces anonymes visent à délivrer un même message à l'occasion des journées du 12 et 15 mai, voici la première partie du manifeste.

Nous vivons dans un monde dominé par des forces qui ne sont plus capables de garantir des droits essentiels pour vivre dignement et dans le respect de la liberté. Un monde où il n’y a pas d’alternatives à cette perte continuelle de droits.

Nous vivons dans un monde dans lequel la loi du plus fort est opposée aux valeurs essentielles de ladéclaration universelle des droits de l’homme. Tout ce qui n’encourage pas la compétition, l’égoïsme et la cupidité est considéré comme déviant et contre la loi du marché. Cette idéologie est renforcée par le monopole des grands médias, instruments indispensables au maintien du consensus autour de ce système que nous jugeons injuste et non durable.

Mais nous ne sommes plus silencieux. De la Tunisie à la place Tahrir, de Madrid à Reijkiavik, de New-York à Bruxelles, les peuples se sont élevés dans la droite ligne du printemps arabe. A chaque fois nous avons dénoncé la réalité de notre situation, à chaque fois nous nous sommes rapprochés, aujourd’hui nous allons mener cette lutte mondialement. Nous, unis, avons librement décidé de faire entendre nos voix le 12 mai, partout dans le monde pour exposer la situation planétaire et demander l’application de politiques oeuvrant pour le bien commun.

Le système démocratique et politique a été vidé de sa substance. Il a été mis au service de quelques privilégiés par la croissance des bénéfices de leurs entreprises et de leurs institutions financières.

Nous déclarons que cette crise n’est pas un accident dans l’ordre des choses. Il a été causé par la cupidité de ceux qui ont mis le monde à genoux. Les sciences économiques, les médias et tous les composants majeurs de notre société ont perdu leur vocation première d’oeuvrer pour le bien commun. En ne considérant aucune autre solution, ils sont devenus les rouages d’une idéologie accréditrice du pouvoir monétaire et de la répression des peuples. C’est à ces mêmes experts que nous devrions laisser notre futur pour qu’ils puissent poursuivre leur entreprise qui a déjà tant détruit.

Nous prenons acte de leur volonté mais qu'ils prennent acte de la nôtre. Ici et maintenant, nous sommes de retour. Nous nous sommes réveillés et arrêtons de nous plaindre pour préférer l’action. Désormais nous ciblons les causes directes de la crise : leurs politiques et leurs mensonges travestis en rhétoriques aussi vides qu’aveugles. Nous proposons des alternatives à ces politiques afin de régler la situation actuelle en tendant vers un monde plus démocratique où régneront les valeurs de la liberté, de l’égalité et de la fraternité. Tourner enfin en réalité le vieux rêve que nos ancêtres avaient quand ils se sont élevés contre les oppressions passées. Un monde où chaque homme et chaque femme aura la garanti de son droit à la libre poursuite d’un bonheur personnel et collectif.

A suivre, la traduction de ce que nous demandons pour y parvenir. En attendant, retenez bien la date du 12 mai. agoravox

 

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Barcelone

 «Les indignés» reprennent la place de Catalogne

 

 

 

«Les indignés de Barcelone comptent reprendre leur mouvement de protestation»

 

 

#Des incidents ont éclaté à Barcelone entre policiers et jeunes «indignés» sur la Place de Catalogne. (Photo : www.montpellier-journal.fr)


Les «indignés» de Barcelone ont annoncé, dimanche, qu'ils comptent reprendre leur mouvement de protestation à l'occasion du 1er anniversaire du lancement du Mouvement du 15 mai qui réclame plus de justice sociale et une démocratie participative en Espagne.

Les «indignés» ont, déjà, entamé les préparatifs pour installer, le 15 mai, un campement à la célèbre place de Catalogne, située dans le centre-ville de Barcelone, pour célébrer le 1er anniversaire du Mouvement, ont précisé des activistes de ce collectif, cités par la presse locale.

Une manifestation est également prévue le 12 mai à Barcelone pour exprimer les revendications des «indignés», ont précisé les mêmes sources, ajoutant que les «indignés» sont déterminés «plus que jamais» à descendre dans la rue à l'occasion du 1er anniversaire du Mouvement du 15 mai.

En 2011, les «indignés» avaient occupé pendant plusieurs mois la place de Catalogne où ils avaient dressé des dizaines de tentes pour protester contre le chômage et la corruption et réclamer des réformes sociales et politiques en Espagne.

La place a été, finalement, évacuée à la fin du mois de mai lors d'une intervention des forces de l'ordre qui s'est soldée par de violents incidents entre la police catalane et les «indignés».

Le gouvernement catalan qui n'a pas encore réagi à l'annonce des «indignés» de reprendre la mobilisation, avait promis, par la voix de son conseiller à l'Intérieur, d'augmenter les effectifs de la police anti-émeute, d'installer de nouvelles caméras de vidéo-surveillance et de faire adopter une loi permettant la modification du parcours des manifestations.

De son coté, la police catalane a lancé mercredi un site web encourageant les citoyens à dénoncer les personnes présumées coupables de violences urbaines lors de manifestations.

Le site, baptisé «Collaboration citoyenne contre la violence urbaine», montre les photos de 68 personnes soupçonnées d'avoir participé aux actes de violence survenus à Barcelone lors de la journée de grève générale du 29 mars dernier.  lematin


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De Stéphane Hessel à Luciano Gallino. L’analyse qui manquait aux indignés ... et à d’autres….

 

0,5% de la population mondiale détient 69000 milliards de $ alors que 68% n’en détient que 8000 milliards !!!


Luciano Gallino, quatre vint cinq printemps superbement portés, professeur émérite à l’université de Turin, sociologue érudit et président du conseil des sages de l’AIS (Association Italienne de Sociologie,) s’attaque avec une rare rigueur à ces sophismes du néolibéralisme qui ont tant contaminé tous les secteurs de la pensée économique, sociale et politique. Dans un ouvrage très documenté, tout juste paru, il analyse avec clairvoyance les faits et les chiffres produits par des organismes que l’on ne saurait soupçonner de complaisance à l’égard des idées progressistes.

C’est ainsi que l’OCDE, la London School of Economics, KPMG, le World Economic Forum et j’en passe, fournissent eux-mêmes les éléments dont Gallino se saisit pour démonter les contre-vérités concernant les pseudo freins que constitueraient les acquis que les classes laborieuses, au prix de dizaines d’années de luttes acharnées, ont réussi à arracher au capitalisme industriel du siècle dernier.

Les délires de The Economist et des Think tanks aux moyens millionnaires, qui visent à culpabiliser des millions d’individus rendus responsables de la sacro-sainte faiblesse de la productivité, sont démontés un par un et chiffres à l’appui par l’acuité impressionnante de Luciano Gallino. C’est ainsi qu’il fait voler en éclat la scandaleuse affirmation, très souvent reprise par des hommes politiques qui se disent de gauche,  et selon laquelle l’absence de flexibilité sur le marché du travail nuit à l’emploi. Gallino souligne comment, alors que l’Italie (comme la France d’ailleurs) est citée comme le pays ayant la législation sur le travail la plus rigide, les entreprises de toutes tailles exploitent à loisir des millions de "stagiaires", de saisonniers, de travailleurs à temps partiel, avec des salaires de misère et sans aucun type de contrat digne de ce nom, sans oublier ceux qui vendent leur force de travail au noir.

Aucune preuve sérieuse n’est apportée par ceux qui corrèlent flexibilité du travail et meilleur niveau de l’emploi. Le chômage et la précarité ne font-ils pas des ravages dans des pays comme l’Angleterre ou les États-Unis où licencier sans indemnité et sans préavis est simple formalité ?

Rien ne justifierait les attaques du gouvernement de Mario Monti contre le droit du travail en Italie, dont le fameux Articole 18 constitue le pilier. Cette lamentable offensive vise seulement à légaliser la précarité pour des travailleurs qui seraient ainsi contraints de subir encore plus la volonté des employeurs, grâce à une réserve accrue de bras et de cerveaux.Gallino remet à l’ordre du jour avec une réactualisation salutaire, la lutte des classes, celle-ci, loin d’avoir disparue comme veut-nous faire croire l’insipide pensée politique contemporaine, est au contraire en pleine éruption.

Mais contrairement au siècle dernier, où il était alors sur la défensive, c’est le capitalisme le plus accumulateur et le plus agressif de l’histoire, qui conduit l’attaque contre les travailleurs. Son objectif n’étant rien moins que de regagner une par une chaque concession arrachée par la classe ouvrière aux cours des dernières décennies. Au-delà des faits, importants pour démonter les sophismes des tenants de la société ultra libérale, Gallino illustre parfaitement, en rappelant la thèse plus que jamais contemporaine de Gramsci sur l’hégémonie culturelle de la classe dominante, comment le pouvoir capitaliste exerce par les moyens les plus légaux son incroyable domination.

La représentation politique est, au mieux, exercée par une social-démocratie en perdition et qui, comme en Grèce, n’hésite pas à détruire en quelques semaines des acquis obtenus au cours de décennies de luttes. Les divisions et les luttes intestines ont décrédibilisé la représentation syndicale laissant le champ libre aux pires excès et accroissant le désarroi et la peur au sein des classes laborieuses.

Cet ouvrage qui n’est malheureusement pas encore traduit en français, fournit les réponses les plus édifiantes à tous ceux qui sentent parfaitement les injustices scandaleuses qui frappent les pauvres et les classes moyennes, mais qui ne savent pas toujours répondre aux arguments des perroquets de l’ultralibéralisme, dont les contrevérités   ressassées jusqu’à la nausée, finissent par revêtir l’aspect d’un insupportable dogme. Gallino nous aide ici à nous doter d’arguments de poids pour élaborer et diffuser la contreculture nécessaire au renversement de ce cycle infernal.Bien entendu, la bataille politique ne se gagnera qu’avec des partis représentant les intérêts de cette majorité qui paye, qui plus est en la subissant de façon dévastatrice, la cupidité d’une ultra minorité.

Pour y arriver, il faut impérativement convaincre les millions de citoyens fourvoyés par le discours dominant, que la réalité a un tout autre aspect, ce que l’ouvrage vulgarisateur de Luciano Gallino nous aide à appréhender efficacement. Il ne reste plus qu’à espérer, pour ceux qui ne lisent pas l’Italien, une traduction prochaine de ce remarquable ouvrage.

Luciano Gallino, La lotta di classe dopo la lotta di classe, Laterza (Rome) mediapart

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 04:41

 

Grève étudiante : l'offre de Québec à l'étude

 

 

Les associations étudiantes collégiale et universitaire soumettent à leurs membresl'offre du gouvernement du Québec, qui propose notamment d'étaler la hausse des droits de scolarité de 1625 $ sur sept ans plutôt que cinq.

Les leaders des trois principaux regroupements d'étudiants s'attendent toutefois à ce que l'offre soit rejetée par les étudiants.

La présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Martine Desjardins, affirme que les premières associations contactées vendredi sont contre les propositions du gouvernement. Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, croit lui aussi que ses membres « s'enlignent » vers un refus.

« Dans le combat qui nous occupe ça ne répond pas aux préoccupations. Pour arrêter le mouvement de grève, le premier ministre doit accepter de parler des droits de scolarité », affirme Léo Bureau-Blouin.

La Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), elle, est présentement en congrès à l'Université Laval, à Québec. Son porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois a indiqué qu'environ 22 000 étudiants avaient déjà refusé les offres du gouvernement.

« Ce n'est pas une offre qui répond aux demandes des associations étudiantes qui sont en grève et la tendance, si on peut parler en ces termes là, on se dirige vers un rejet massif de cette offre là, tant du côté de la Classe que des autres fédérations étudiantes. », a-t-il fait valoir.

Le quatrième regroupement étudiant du Québec, la Table de concertation étudiante du Québec (TACEQ), rejette quant à lui « catégoriquement » la proposition du gouvernement. « Les étudiants n'ont pas fait autant de sacrifices pour un simple étalement de la hausse. L'annonce d'une indexation additionnelle ajoute l'insulte à l'injure sur la question de la hausse des frais de scolarité », a dit par voie de communiqué le secrétaire général de la TaCEQ, Paul-Émile Auger. Selon lui, la position du premier ministre « ne peut qu'aggraver les tensions ».

Manifestations samediUne manifestation est en cours à Montréal samedi soir. Plusieurs autres événements, de peu d'ampleur, ont eu lieu plus tôt en journée dans la métropole, mais aussi à Québec et Gatineau.

Manifestation pacifique

Manifestation contre l'offre du gouvernement Charest, vendredi soir à MontréalManifestation contre l'offre du gouvernement Charest, vendredi soir à Montréal
 

  

Vendredi soir, des milliers d'étudiants ont manifesté contre l'offre du gouvernement à Montréalsous le thème « C'est pas une offre, c'est une insulte! ». Des centaines d'étudiants se sont aussi rassemblés devant l'Assemblée nationale, à Québec, et dans les rues de Gatineau.

La nouvelle proposition du gouvernement Charest pour les étudiants prévoit une hausse des droits de scolarité sur sept ans plutôt que sur cinq ans. La hausse sur cinq ans tenait compte d'un taux d'inflation de 2 % et se situait donc au total à 1625 $, à raison de 325 $ par année. Le nouveau calcul, s'établissant sur 7 ans, tient donc compte de l'inflation également, et totalise ainsi 1779 $, soit 254 $ par année. radio-canada

 

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 Une première association étudiante, laTaCEQ, rejette les offres du gouvernement

 

 

 

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Montréal

 

 


 

 

Québec

 

 
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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 05:40

Occuper Toronto: Du blocus en réponse à la violence de la police

 

Vendredi dernier, Occuper Toronto a été brutalement expulsés de leur nouveau campement à Osgoode Hall à des bâtiments de la Cour provinciale à proximité de City Hall. Après la tenue de leur nouvelle maison pendant quatre jours, la police de Toronto déplacé po Cinq occupants ont été arrêtés et deux ont nécessité une hospitalisation après l'attaque violente de la police inutiles. Une personne a été arrêtée, tout en offrant une explication des droits des manifestants, et deux autres ont été arrêtés pendant le tournage. Une femme a été jeté à terre et frappé au visage par la police dans un incident à l'étude pour une force excessive.

Hier, Occuper Toronto érigé un blocus sur la rue Dundas en face de la division 52 pour plus de huit heures débutant aux alentours 5:45 pm. Aujourd'hui, ils vont continuer. Les bloqueurs font quatre exigences:

  1. Libération inconditionnelle des trois occupants toujours détenus dans les prisons de Toronto.
  2. Tous les accusations sont abandonnées contre toutes les personnes arrêtées le vendredi.
  3. Une enquête publique sur la violence de police de Toronto, vendredi.
  4. Les agents impliqués doivent être jugés devant un tribunal civil.

Façons dont vous pouvez aider:

  1. Allez vers le bas et rejoindre le blocus!
  2. Prévoyez des couvertures alimentaires et chaleureux, tuques, gants, boissons, et des chaises, canapés, des tentes, des meubles, etc
  3. Passez le mot à vos amis et via les médias sociaux.
  4. Soyez créatif! La violence policière à Toronto doit se terminer maintenant!

Sur Facebook . Sur Twitter: @ @ occupybaystreet OccupyToronto @ @ OccupyTO OccupyTOMedia  occupywallst

 

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Le 1er avril

 Le 31 mars
 Le 30 mars
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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 06:20
 

 

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Des milliers d'étudiants marchent dans les rues de Montréal

 

C'est dans le calme et la bonne humeur que des dizaines de milliers d'étudiants des quatre coins du Québec ont défilé dans les rues de Montréal, jeudi après-midi, à l'occasion d'une marche nationale visant à dénoncer la hausse des droits de scolarité décrétée par le gouvernement de Jean Charest.

 

Les manifestants s'étaient donné rendez-vous à 13 h sur la place du Canada, à l'angle de la rue Peel et du boulevard René-Lévesque.

C'est une foule bigarrée, composée principalement d'étudiants, mais aussi d'enseignants et de travailleurs de tous âges, qui a pris d'assaut le centre-ville. Plusieurs personnalités publiques, dont la chef du Parti québécois, Pauline Marois, et le député indépendant Pierre Curzi, se sont jointes aux manifestants.

Une marée humaine a rapidement envahi les rues Peel et Sainte-Catherine, causant d'importants bouchons de circulation. Le coup d'envoi de la marche a dû être retardé à 13 h 40 en raison de la très grande affluence dans le secteur.

Les manifestants ont d'abord monté la rue Peel vers le nord, puis se sont dirigés sur la rue Sherbrooke, vers l'est.

Quelques bâtons de bois sans pancartes ont aussi été saisis, mais les manifestants collaboraient avec la police. Par mesure préventive, des agents de l'escouade anti-émeute surveillaient de près la situation.

La plupart des manifestants ont emprunté la rue Saint-Denis vers le nord, avant de redescendre vers le sud par la rue Berri. Plusieurs groupes se sont toutefois détachés du noyau central pour emprunter d'autres artères, passant notamment par la rue Sainte-Catherine Est ou par le boulevard René-Lévesque.

La tête du peloton est arrivée vers 15 h 30 au lieu marquant la fin du parcours, le Centre des sciences, dans le Vieux-Montréal. La pluie avait alors commencé à s'abattre sur les manifestants.

Vers 16 h, alors que la manifestation tirait à sa fin et que le ciel s'était éclairci, le SPVM ne rapportait aucun méfait, soulignant que tout s'était déroulé dans l'ordre et dans le calme, et ce, même si quelques personnes cagoulées et habillées de noir avaient été aperçues parmi la foule. En fin d'après-midi, le porte-parole du SPVM Ian Lafrenière traçait un bilan positif de la manifestation. « Les organisateurs ont pris leurs responsabilités et ont partagé leur itinéraire », s'est réjoui le porte-parole.

« C'est une des plus grosses manifestations qu'on a vécues à Montréal ces dernières années et ça s'est très bien déroulé », a-t-il ajouté.

200 000 manifestants?

Les associations étudiantes derrière ce grand rassemblement estiment que quelque 200 000 personnes se sont déplacées au centre-ville jeudi pour signifier leur opposition à la hausse de 1625 $ des frais de scolarité. Si le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a refusé de chiffrer la foule, il a néanmoins parlé de « plusieurs milliers » de personnes.

À ce jour, plus de 227 000 étudiants sont en grève générale illimitée, mais près de 300 000 étudiants étaient en grève pour la grande manifestation de jeudi, organisée notamment par la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ). canoe.ca

 

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Les partis d'opposition et les syndicats aux côtés des étudiants

Les étudiants ont reçu l’appui de camionneurs au port de Montréal hier matin.<br />

Les étudiants ont reçu l’appui de camionneurs au port de Montréal hier matin. Photo : Jacques Nadeau – Le Devoir

Plusieurs partis politiques d'opposition et grandes organisations syndicales ont profité de la journée de manifestation nationale, hier, pour réitérer leur opposition à la hausse des droits de scolarité et pour exhorter le gouvernement Charest à ouvrir un dialogue avec les étudiants. 

Lors d'une conférence de presse coorganisée par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), hier matin, la chef du Parti québécois, Pauline Marois, a demandé à nouveau au gouvernement Charest de changer d'attitude et de discuter avec les étudiants pour trouver un terrain d'entente. «En ce moment, le gouvernement se comporte comme si les étudiants étaient des ennemis de l'État. [...] En refusant de dialoguer avec les jeunes, Jean Charest fait preuve de faiblesse», a affirmé la chef du PQ. 

Mme Marois a en outre rappelé qu'un gouvernement péquiste annulerait cette hausse des droits de scolarité et organiserait un sommet sur l'éducation supérieure afin de revoir le mode de financement des universités. «Personne n'accepterait une hausse de tarifs d'électricité, de taxes ou d'impôts de 75 %. Les familles de la classe moyenne n'ont plus les moyens d'encaisser une hausse brutale des frais de scolarité.»

Aux côtés de Mme Marois, la coporte-parole de Québec solidaire, Françoise David, a salué la mobilisation étudiante et a indiqué que son parti non seulement s'oppose à la hausse, mais veut même aller plus loin et instaurer «la gratuité scolaire de la maternelle à l'université». «L'éducation est un droit, au même titre que l'accès au système de santé [...], et c'est une richesse pour toute la société québécoise», a-t-elle affirmé.

Gratuité scolaire

La gratuité scolaire est aussi préconisée par le chef d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, qui estime que la hausse prévue compromet grandement l'accessibilité aux études. «La gratuité scolaire, à terme, ça s'autorembourse, a-t-il ajouté. Dans les pays qui ont fait [ce choix], on a constaté que les gens étudient plus longtemps [...] ont des salaires plus élevés et paient donc plus d'impôts.»

Les représentants des grandes organisations syndicales membres de l'Alliance sociale — qui regroupe notamment la CSN, la FTQ et la CSQ — étaient également présents à cette conférence de presse pour appuyer les étudiants en grève et exiger du gouvernement qu'il entame rapidement un dialogue avec eux.

Tous ces appuis montrent que «la société civile est plus unie que jamais» contre la hausse, selon le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin. «On peut commencer à parler d'une véritable crise politique. [...] Il est temps que le gouvernement Charest rouvre un véritable débat et accepte de discuter avec les associations étudiantes pour envisager des solutions, notamment en réorganisant la façon dont les universités sont gérées», a-t-il ajouté. ledevoir
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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 05:56

S’opposer aux fraudeurs

« Il est impératif que les fraudeurs se voient imposer des peines qui reflètent la gravité de leur crime. Notre gouvernement conservateur entend les préoccupations des victimes de fraude et aide celles-ci àêtre dédommagées comme elles le méritent. » Y compris en matière électorale? Tirée du site web du parti conservateur du Canada qui annonçait en novembre dernier l’entrée en vigueur de la Loi sur la défense des victimes de crimes en col blanc, cette phrase prise hors de son contexte est plutôt amusante. Le communiqué ajoute que les peines pour fraudes seront renforcées en cas de circonstances aggravantes, notamment selon leur complexité et leur niveau de planification.

Rien n’indique à l’heure actuelle que le parti conservateur « entend les préoccupations des victimes de fraude » électorale et cherche à les « dédommager [er] comme elles le méritent. ». Les appels automatisés frauduleux pour diriger des électeurs vers de faux bureaux de vote à l’occasion des élections fédérales du 2 mai dernier (et effectués depuis une centrale d’appels qui travaille souvent avec le parti conservateur) n’ont peut-être par eu d’impact décisif sur les résultats et des élections partielles dans les circonscriptions visées n’auront sans doute pas lieu dans un tel contexte (d’autant plus que le premier ministre Stephen Harper s’y oppose). Pourtant, l’affront de la « plus grande fraude électorale dans l’histoire du pays » aux fondements de notre démocratie subsiste.

Dans l’arrêt Harvey c. Nouveau-Brunswick (Procureur général), [1996] 2 R.C.S. 876, une affaire de fraude électorale d’un député du Nouveau-Brunswick, la juge McLachlin notait au para. 61 :

« Pour survivre, les démocraties doivent insister sur l’intégrité de ceux qui cherchent à remplir et qui remplissent une charge publique.  Elles ne sauraient tolérer les manoeuvres frauduleuses au sein de la législature.  Elles ne sauraient non plus tolérer la fraude électorale.  Si elles le font, deux conséquences risquent d’en résulter. Premièrement, le fonctionnement de la législature peut être affecté.  Deuxièmement, la confiance du public dans la législature et le gouvernement peut être minée.  Aucune démocratie ne peut se permettre que l’une ou l’autre situation se produise. »

Le site web d’Élections Canada cite Jean-Pierre Kingsley, directeur général des élections pendant 17 ans, à propos de l’aide humanitaire du Canada pour le maintien de la démocratie à l’étranger:

« Si nous partons du principe que la démocratie est une œuvre en perpétuel devenir – même dans des pays comme le Canada – nous pouvons mieux saisir toute la complexité du développement démocratique. Comme la démocratie elle-même, le développement démocratique est toujours perfectible. »

Il semble que nous fassions présentement face à une imperfection, et que la solution soit entre nos mains. D’ailleurs, Élections Canada aurait déjà reçu 31 000 plaintes reliées à l’affaire. Ce gouvernement « ne peut se permettre de perdre notre confiance » ; « entendra [-t-il] les préoccupations des victimes de fraude et aide [ra-t-il] celles-ci à être dédommagées comme elles le méritent » ?

Notons que les suspects, une fois identifiés, pourraient être accusés en vertu de la Loi électorale du Canada et, s’ils étaient trouvés coupables, récolter une amende de quelques milliers de dollars et, peut-être, une peine de prison. Les candidats fautifs pourraient être déclarés inéligibles aux élections et inhabiles à siéger à la Chambre des communes.

par Alexandra Parent

source : faitsetcauses

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Pétition contre les fraudes électorales commises par les conservateurs et demande de l'élargissement de l'enquête 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 06:10

Les "indignés" de Washington ont été délogés

Le campement du mouvement "Occupy" installé dans un parc de Washington, non loin de la Maison Blanche, a été démonté samedi par la police. Il s'agissait de l'un des tout derniers bastions visibles de la protestation anticapitaliste aux Etats-Unis depuis l'évacuation du square Zuccotti à New York.

 

La police de Washington évacuant un campement du mouvement "Occupy" (4 février 2012)

Les premiers manifestants s'y étaient installés début octobre, au plus fort du mouvement parti de Wall Street pour protester contre les inégalités des revenus et l'avidité des firmes américaines. Devant cette intervention annoncée de la police, environ 200 manifestants ont regardé le lent démontage du campement tout au long de la journée, scandant des slogans mais sans opposer de résistance. Les manifestants avaient dans la matinée replié eux-mêmes une grande "tente des rêves" érigée en début de semaine au milieu du campement. D'autres tentes ont également été démontées à Freedom Plaza, autre emplacement où s'étaient réunis des campeurs du mouvement "Occupy".

 

"Il va y avoir de plus en plus de tentes"

Un responsable de la police a eu beau tenter d'amadouer les protestataires, en leur annonçant : "Nous ne sommes pas ici pour vous expulser", mais pour vérifier que les manifestants se conforment aux règles ; néanmoins, du côté des militants, le discours ne passait pas. "Nous sommes expulsés, mais cela va se savoir et nous allons revenir plus forts que jamais", promettait une campeuse. Un autre militant, âgé d'une trentaine d'années, qui regroupait ses affaires pour aller les porter dans une église voisine, espérait revenir et assurait : "il va y avoir de plus en plus de tentes. Elles vont se multiplier". Pendant qu'un autre, amer, commentait : "Si le gouvernement américain faisait respecter les lois sur les banques aussi bien que le règlement sur ses parcs, nous ne serions pas ici".

En début de soirée, des échauffourées ont éclaté mais le campement a été presque entièrement vidé. La police a fait état de huit arrestations. Un policier a été blessé au visage. Les manifestants ont déclaré que l'un d'eux avait été frappé jusqu'à en perdre connaissance. La police n'a pas confirmé.

Inspiré du mouvement espagnol des Indignés, le mouvement Occupy avait été lancé le 17 septembre dernier à New York, où des militants s'étaient installés dans le parc Zuccotti, avant d'essaimer aux Etats-Unis et dans d'autres pays. Les interventions des forces de police en novembre et décembre ont rendu le mouvement moins visible, même si le thème de la répartition des richesses a trouvé un écho dans la campagne en vue de l'élection présidentielle du 6 novembre prochain. Les autorités, longtemps bienveillantes, ont montré récemment des signes d'agacement devant la persistance du mouvement à Washington, dernier bastion visible de la protestation depuis l'éviction des militants du square Zuccotti. Les premiers avis du National Park Service avaient été distribués il y a huit jours aux manifestants : ils indiquaient que "tout le matériel" de camping (tentes pour dormir, sacs de couchage, réchauds, etc.) devait être enlevé sous peine d'arrestation et de saisie des biens.

sourc .tf1.

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Occupy à Washington n'est «pas terminé»

 

Dimanche matin, la police avait continué à nettoyer... (Photo: Reuters)

Dimanche matin, la police avait continué à nettoyer le square McPherson, où ne restaient plus en fin de matinée qu'une trentaine de tentes vides. PHOTO: REUTERS


Les manifestants d'Occupy de Washington, dernier bastion du mouvement anticapitaliste, assuraient dimanche que leur action n'était «pas terminée» malgré deux opérations de police pendant le week-end sur les deux lieux de protestation de la capitale américaine.

 «Cette occupation est loin d'être terminée. On ne peut expulser une idée dont l'heure est arrivée», affirmait sur son site internet le mouvement, dernier bastion visible de la protestation depuis l'éviction des militants du square Zuccotti à New York.

Dimanche soir, les deux sites occupés depuis octobre par les manifestants anticapitalistes de Washington - le square McPherson et Freedom Plaza, tous deux près de la Maison Blanche - avaient été vidés de toute affaire (sacs de couchages, matelas, etc) pouvant permettre de dormir sur place.

Après avoir quasiment démantelé samedi le campement du square McPherson occupé depuis le 1er octobre, la police a mené dimanche la même opération sur Freedom Plaza.

Il s'agissait dans les deux cas de vérifier que les campeurs respectaient le règlement du National Park Service qui gère les parcs de la capitale, et interdit le camping.

«Si les gens respectent les règles, les tentes peuvent rester en place», a indiqué à l'AFP David Schlosser, porte-parole de la police du National Park Service (NPS).

Onze personnes ont été interpellées samedi et une douzième qui menaçait les policiers dimanche, a indiqué David Schlosser.

Dimanche soir, une centaine de protestaires étaient revenus sur le square McPherson où une trentaine de tentes restaient en place, telles qu'une librairie ou une «université».

Une assemblée générale s'est tenue en fin d'après-midi, à la fois pour organiser la nuit des manifestants dans les églises voisines, des veillées possibles sur place ou évoquer des actions à venir, à Washington ou dans le pays.

«Nous allons maintenir la présence policière nécessaire», a indiqué de son côté M. Schlosser sans plus de détails.

Pendant la journée, des techniciens du NPS en combinaisons et masques de protection avaient fouillé les tentes de Freedom Plaza, en démontant une dizaine, alors que des dizaines de policiers contrôlaient des barrières montées pour tenir les occupants à distance.

La police avait également continué à nettoyer le square McPherson, où ne restaient plus en fin de matinée qu'une trentaine de tentes vides.

Des «centaines» de rats vivants ou morts ont été repérés, a indiqué à l'AFP un des techniciens du NPS, au milieu des matelas, bâches et autres palettes de bois qu'une dizaine de personnes s'occupaient à jeter dans un camion-poubelle.

Samedi à l'aube, des dizaines de policiers avaient pris position sur le square lors de l'une des plus importantes démonstrations de force des autorités contre les protestataires, jusque-là acceptés.

Le NPS avait distribué il y a dix jours un «avis» aux manifestants indiquant que «tout le matériel» de camping (tentes pour dormir, sacs de couchage, réchauds, etc.) devait être enlevé sous peine d'arrestation et de saisie des biens.

Le NPS n'empêche pas les protestataires de manifester mais ne veut pas qu'ils campent et dorment sur place, disait en substance l'avis.

source cyberpresse


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 DC: Regroup and Resist!

At 4pm on Sunday, Feb 5th, the day after an excessively forceful eviction, Occupy DC will regroup at the south lawn of McPherson Square to do what makes it strong – communal decision-making as a general assembly.

Topics of discussion will include the question of what Occupy DC will look like with less of a presence in McPherson Square, using lessons from other occupations as jumping off points. We may also discuss community outreach, upcoming direct actions and sleeping arrangements for those who were displaced by the National Park Service.

A lot of new people took interest in Occupy DC during the eviction. We hope to see all of you at GA.

This occupation is far from over. They can’t evict an idea whose time has come. occupydc

 

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Journées du 11 et 12 février à Locarn , Centre Bretagne

Discutions de 10h00 à 18h00 puis création de groupes de travail sur certains sujets
A partir de 21/22h débats libres
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 03:59

Militantes seins nus à Davos ... 

 

 

 

 

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À Davos également...  

Ghannouchi, chef islamiste d'Ennahdha et autoproclamé représentant des Tunsiens... 

 

Avec un parfait anglais, Ghannouchi tente  de séduire les vautours du Forum Économique de Davos… 

 

 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 02:01

Occupy Davos 

 

 

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Quelque 200 manifestants à Davos prônent la résistance au capitalisme

 

Quelque 200 manifestants à Davos prônent la résistance au capitalisme

afp.com/Fabrice Coffrini

 

 

DAVOS - Quelque 200 manifestants, cantonnés sur une petite place de la station alpine suisse de Davos, loin du Centre de congrès où se déroule le Forum économique mondial (WEF), ont dénoncé samedi ce rendez-vous de la finance, prônant "la résistance à ceux qui veulent dominer le monde".

 

"Ne les laissez pas décider pour vous !", proclament les pancartes d'Occupy WEF dont les militants côtoient des syndicalistes, des écologistes, des membres d'associations altermondialistes et une poignée de jeunes radicaux masqués.


"Personne avec quatre as dans son jeu ne veut un changement", ironise Savino en ne croyant pas une seconde au slogan officiel du WEF, "The great transformation" ("Le grand changement").


"Nous voulons un monde pour tous, un monde qui ne connaît pas la faim, où tout le monde bénéficie de la protection sociale", crie au micro Katharina Prelicz-Huber, présidente du Syndicat des services publics (SSP).

 

Des tracts circulent citant l'économiste Kenneth Boulding : "celui qui croit que la croissance exponentielle peut continuer pour toujours est soit un fou, soit un économiste".

 

"Burn out WEF !" (Brûlez le WEF), proclament ceux du Front révolutionnaire zurichois.

 

Un homme arborant un masque cadavérique aux dents bien aiguisés, couvert de dollars et portant une valise au nom d'une célèbre banque suisse, jette parcimonieusement de la menue monnaie au public.

 

Le maire de Davos Hans-Pieter Michel est venu s'assurer que tout se passe dans le calme. Il n'hésite pas à faire reculer, tout seul au milieu de la rue, les jeunes gens masqués qui font mine de s'approcher des barrages de police solidement gardés bloquant l'avenue principale et paralysant la circulation des véhicules.

 

Le ministre australien du Commerce Craig Emerson, arrivé de ce fait en retard au Forum, aura ce commentaire : "Occupy WEF n'est pas encore totalement convaincu des bienfaits du libre-échange".

 

Les manifestants n'ont pas été autorisés à se déplacer dans la station et resteront à plusieurs centaines de mètres du massif palais de béton brut qui abrite le Forum, dont l'enceinte est entièrement protégée par moult barrières, grillages et quelque 5.000 policiers ou militaires. Seuls les participants au Forum, dûment badgés, peuvent y pénétrer après les contrôles électroniques d'usage.

 

Le maire explique à l'AFP que depuis 2003, date de son élection, il autorise les manifestants venus pour la plupart de Zurich à atteindre la station. Auparavant, pendant le Forum, ils restaient bloqués dans la vallée et des incidents très violents éclataient au contact des forces de l'ordre.

 

Dans la manifestation, ce samedi, personne ne semble avoir entendu parler de l'arrestation dans la matinée de trois militantes du mouvement protestataire ukrainien Femen qui se sont partiellement dénudées tout près du Centre des congrès pour dénoncer les "gangsters" du Forum économique mondial.

 

source lexpress

 

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Dans leurs igloos, les opposants contestent

 

occupywef
 

 

À quelques pas du confort et de la chaleur du Centre des congrès du Forum économique mondial (WEF) de Davos, les opposants au grand raout de l'économie et de la politique mondiales ont installé des igloos pour protester contre les «élites autoproclamées».

 

À l'entrée du camp, un jeune militant s'active à scier des morceaux de bois dans la pénombre du jour finissant. La motivation est d'autant plus grande qu'à Davos, la nuit tombe vite et que le thermomètre chute rapidement en hiver dans cette station de ski des Alpes suisses, à 1500 m d'altitude.

«C'est mon premier jour, alors je suis motivé», explique le jeune homme plein d'entrain. Derrière lui, se dressent sept igloos que les militants ont construits samedi dernier sur un grand parking aux abords du village.

L'igloo principal est plutôt confortable, une fois que l'on s'est glissé à l'intérieur. «À plusieurs et avec des sacs de couchages, la température reste supérieure à zéro degré», souligne Raffael, emmitouflé dans ses habits de ski.

Pour David, un autre jeune militant, «le plus dur a été la première nuit. Après, on s'habitue».

La cinquantaine de contestataires du WEF ont monté le camp dans l'esprit du mouvement des indignés qui a vu le jour devant Wall Street. Ils ont également installé deux yourtes confortables au sol recouvert de tapis et dans lesquelles fument des poêles.

Le mouvement "Occupy WEF" suisse fait partie d'un rassemblement mondial qui a débuté à New York fin septembre pour dénoncer les inégalités sociales et la cupidité des groupes financiers, avant d'essaimer. Des campements de protestation ont ainsi vu le jour dans d'autres villes du monde, notamment dans la Confédération.

Les militants helvétiques ont aussi amené un conteneur pour stocker la nourriture et cuisiner, faisant de leur camp une véritable petite base de vie pour contestataires anti-WEF motivés, qui n'hésitent pas à tweeter leurs dernières informations et alimenter les médias internationaux en communiqués de presse.

«La police nous observe de loin, elle nous laisse généralement tranquilles», raconte Raffael, qui travaille dans le secteur de la mode.

«Mais nous sentons la pression des autorités. D'un côté il y a 2600 participants au WEF et 6000 forces de sécurité contre une cinquantaine de militants. On nous a bien fait comprendre qu'aucun écart ne serait toléré.»

Face à l'omniprésence de la police qui, selon Raffael, n'hésite pas à placer en garde à vue les contestataires osant s'aventurer dans les rues de Davos, les actions des militants sont restées jusqu'à présent mesurées.

Ils ont accroché une banderole dans la rue centrale et ont fait s'envoler une autre, accrochée à des ballons.

Samedi, ils prévoient de participer à une manifestation organisée par d'autres contestataires du Forum de Davos. Mais «pacifiquement», insistent-ils, car ils craignent des débordements.

Pour Raffael, «les gens sont pour l'instant épargnés par la crise en Suisse» et ne voient pas de raison de remettre le système économique et politique en question, alors que les pays voisins sont touchés de plein fouet par la crise des dettes publiques, qui a provoqué une flambée du chômage.

Les militants ont reçu une invitation à l'«Open Forum», une réunion du WEF ouverte au public alors que le reste des débats est strictement réservé à des participants dûment accrédités.

Si Raffael a l'intention de répondre à cette invitation pour défendre son point de vue, il n'en reste pas pour le moins dubitatif: «C'est ridicule! Cette rencontre est instrumentalisée par le WEF».

source canoe.ca

 

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 Occupy WEF à Davos !

 

Photo Philippe Mabille
Photo Philippe MabillePhoto Philippe Mabille

Un manifestant du mouvement Occupy WEF, déguisé comme pour Halloween, déambule au milieu de la ville de Davos, enchainé et avec une pancarte "You are not a slave" sur un billet de 1 dollar. Installés depuis samedi dernier dans un village d'igloos à la sortie de la ville, les protestataires promettent de faire entendre la voix des 99% au cœur du Forum économique mondial et dénoncent l'incapacité des "élites autoproclamées" à trouver une solution à la crise mondiale. L'armée suisse a construit une barrière de 18 km de long pour protéger l'accès au Congress Center où sont attendus les principaux dirigeants mondiaux et plus de mille CEO des plus grandes entreprises de tous les continents.

source latribune

 

 

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      Et la Tunisie ....

Se méfier de Davos… 


Pour exorciser le Forum de Davos de la fascination démoniaque pour l’ancien régime, il fallait bien sortir l’artillerie lourde : le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et, plus que tout, l’homme qui s’auto-proclame « Guide suprême », accompagné de son fils. Il est vrai que Ghannouchi ne s’est pas imposé aux dignitaires de Davos, ceux-là mêmes qui vénéraient les équilibres et les performances socio-économiques du régime déchu. On l’a tout simplement invité, peut-être bien pour le sonder, pour tâter le pouls d’Ennahdha, pour s’assurer que le premier parti du pays est bien islamiste démocratique et que, de ce fait, il méritera tous les appuis.

 

Davos, on le sait, est le plus grand baromètre socio-économique au monde. C’est un auxiliaire particulièrement influent auprès de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International.


C’est bien sur son insistance que Strauss-Kahn a suggéré au gouvernement Ghannouchi, il y a quatre ans, de réviser les prévisions de croissance à la baisse et l’on se rappelle la promptitude avec laquelle une loi de finances complémentaire a été promulguée.


 

Or, le danger avec ces instances c’est que leurs rapports ne sont pas forcément objectifs. Que pouvions-nous rétorquer quand Davos, l’Oxford Group, la Banque Mondiale, l’OMC et le FMI, noyaient l’ancien régime de notations et d’évaluations flatteuses et, à la limite, obséquieuses ?

 

 

Pouvions-nous objecter, sans risquer d’être taxés de traîtrise contre la Nation ? Avec la vérité ayant éclaté au grand jour au lendemain du 14 janvier, un repositionnement s’impose.

 

 

Des forums du type de Davos, ne prêtent qu’aux riches. Encore faut-il s’assurer des critères adoptés. En tous les cas, Cheikh Rached, l’invité d’honneur du forum serait plus inspiré de laisser le gouvernement traiter avec distance et réalisme face à des gens viscéralement taraudés par les préjugés. Leur faire la courbette serait faire preuve d’allégeance. Leur tenir un discours islamisant et résolument idéologique serait pire. Mais, en fait, qui osera dire la vérité : eux ou nous ? Par ricochet, on découvrira à quel point un Khayam Turki aurait été très précieux et incisif dans ce genre de situations.

Et, d’ailleurs, on verra bien si les Emiratis nous tendront la main…

 

par Raouf Khalsi

source letemps

 

 

 

 

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Parmi les absurdités de l’Ayatoullah Ghannouchi, représentant autoproclamé de la Tunisie : 

«La révolution peut réaliser le rêve de la démocratie et l'Islam» [Amen !]


Vidéo Ghannouchi à Davos : la révolution peut réaliser le rêve de la démocratie et l'islam

La délégation de Davos comprend aussi M.Rafik Abdessalem ministre des affaires étrangères et le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT),M.Mustapha Kamel Nabli.


Un autre invité représente la Tunisie et a participé au panel / débat organisé par AP (Associated Press). M. Ghannouchi apparemment à son aise a évoqué plusieurs points à propos de la révolution tunisienne. Ci-joint une traduction d'une partie des propos de Ghannouchi, tels qu'ils ont été prononcés, en restant fidèle à leurs articulations.

Au début il a affirmé qu'il devait être optimiste par rapport à la situation actuelle, on n'a pas d'autre choix que de laisser cette expérience de"démocratisation" des pays arabes réussir. Depuis le 19ème siècle, les Arabes avaient un rêve : comment concilier démocratie et islam / modernité etislam. Ce rêve n'avait pas réussi à cause de la colonisation. Les révolutions arabes donnent maintenant cette opportunité pour que ce rêve émerge.

Pour la première fois en Tunisie nous avons eu des élections libreshonnêtes, nous avons une vraie assemblée et un gouvernement élu, nous avons élu un président donc nous sommes entrain d'atteindre notre deuxième but de la révolution qui est de développer notre pays, le premier était de mettre en place la démocratie.

La démocratie a besoin d'une société civile riche parce que la démocratie sans justice sociale deviendrait une mafia et le gouvernement aussi deviendrait une mafia.

Le printemps arabe est important pour tout le monde car les pays arabes sontimportants avec le pétroleles zones stratégiques. Si la démocratie réussit dans ces zones là, ce sera bénéfique pour tout le monde.

Le printemps arabe à montré que l'islam est un élément pour la démocratisation de cette partie du monde et tous les mouvements islamistes comme "Ikhwan El mouslimin" en Egypte, "Ennahdha" en Tunisie et "Justice et Liberté" au Maroc sont des modérés, ces mouvements croient en la compatibilité d'un islam moderne.

Après la disparition de l'Union Soviétique, la démocratie s'est propagée dans tout le monde sauf les pays arabes. L'obstacle n'était pas l'islam mais lespressions extérieures. Pour la Syrie je n'ai aucun doute que la révolutionréussira comme toutes les autres révolutions.

Le printemps arabe a été faite par les nouveaux médias : facebook et twitter et je passe mon "salam" à toutes ces personnes. Les internautes ont participé à faire cette révolution. Des chaines comme Al Jazeera ont partagé cetterévolution. Mais les nouveaux médias étaient les leaders de cette révolution.

Nous sommes comme les Chrétiens Démocrates en Europe, la comparaison est logique car enlever les valeurs de la politique et supprimer l'esprit veut dire finir par transformer l'état et le gouvernement en mafia. Donc on doit placer la morale jouer un rôle dans l'économie et la démocratie.

L'Islam est mal compris car en Islam il n'ya aucune église donc il n' y a pas de prêcheurs du Coran, tous les musulmans peuvent lire le Coran et comprendre. En lslam nous admettons le pluralisme et la liberté d'interprétation. Aucun parti ne peut prétendre être la voix de Dieu.

La démocratie peut être amicale avec l'Islam parce qu'en Islam on a besoin de ladémocratie pour prendre des décisions.

Le terrorisme est contre l'islam. La Oumma a payé un lourd tribu à cause duterrorisme. Je pense que relier l'islam au terrorisme est très mauvais. Rien avoir entre le terrorisme et le jihad en islam. 

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 La langue de  Shakespeare  selon Ghannouchi  

 

source tuniscope

 


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La présence de Ghannouchi père et fils à Davos, est-ce pour le Parti ou la Patrie?


 

La présence du président du Mouvement Ennahdha Rached Ghannouchi au Forum économique mondial de Davos en Suisse, a suscité une grande polémique tant dans la classe politique qu’au sein de l’opinion publique.

 

Excédés de cette omniprésence du Cheikh Rached Ghannouchi dans le paysage étatique du pays, savamment entretenue par les nouveaux maîtres du pays, ces différents cercles en Tunisie y voient un mélange du genre et une  confusion entre l’État et le parti Ennahdha.

 

S’il a été dûment invité à cette rencontre qui réunit le gotha de la finance mondiale,  la présence «de son fils Mouâdh Ghannouchi et de l’homme d’affaires Mondher Ben Ayed considéré comme un des sponsors et bailleurs de fonds du parti Ennahdha» comme l’écrit le journal Le Temps dans son édition de samedi,  en dit assez sur l’esprit de favoritisme  et la collusion entre les intérêts du parti avec ceux de l’Etat.

 

Des risques de conflits d’intérêts réels

 

Les Tunisiens ont encore présentes à l’esprit les méthodes utilisées par le parti-Etat qui ont provoqué les dérives de l’ancien régime ayant débouché sur l’institution d’un État dans l’État et de l’émergence de clans usant de subterfuges mafiosi.

En effet, Ghannouchi qui n’occupe aucun poste officiel dans l’appareil étatique ni au sein de l’Assemblée constituante, à quelque titre que se soit,  a , à travers son ingérence dans la gestion directe des affaires de l’Etat franchi les limites de l’acceptable.

C’est pourquoi  les différents cercles politiques  y voient un dangereux précédent qui risque de conduire, sans nul doute, à privilégier l’intérêt personnel au détriment de l’intérêt collectif.

 

Une dualité qui ne sert pas le pays

 

Par ailleurs au Forum de Davos, la Tunisie à dépêché une délégation officielle qui comprend le Premier ministre Hamadi Jebali, le ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalam ainsi que le Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Mustapha Kamel Nabli.

 

Même si des reproches ont été adressées à l’égard de la composition de cette délégation qui exclut le ministre des Finances Houcine Dimassi, la présence d’une autre délégation officieuse risque de jeter le trouble sur l’image et le message que la Tunisie veut faire passer au cours de ce forum.

 

En ces temps durs où le pays est à la recherche de financements nécessaires pour relancer la machine économique à travers les prêts de financement au profit des grands projets de développement, parler d’une voix discordante peut coûter énormément à la Tunisie, estiment de nombreux experts.

 

En outre, en plus de la quête lancinante de financements, la rencontre de Davos représente une opportunité pour inciter les donateurs  à honorer leurs promesses.  Il s’agit aussi pour la Tunisie, au cours de ce Forum, de chercher à récupérer les biens spoliés par Ben Ali et sa famille.

Une demande qui sera difficile à faire passer si les interlocuteurs qui sont en majorité des pays occidentaux ressentent une certaine confusion pouvant semer le doute ce qui ne manquera pas d’entraîner tout bonnement leur méfiance.

 

Une invitation pour déterminer  l’orientation d’Ennahdha

 

La présence du président du mouvement Ennahdha à Davos comme invité d’honneur, a pour dessein de permettre au monde économique présent  à cette rencontre de se familiariser avec le leader du parti d’obédience islamique qui dirige le gouvernement en Tunisie et de s’assurer de ses intentions sur la démocratie, la place de la femme et autres questions de droits de l’homme.

 

Pour les analystes qui ont suivi la prestation de Cheikh Ghanouchi lors des débats à Davos, son anglais approximatif teinté d’un accent qui laisse à désirer ne lui ont pas permis de rassurer les partenaires de la Tunisie ni de démontrer les capacités de sa majorité à gérer le pays.

 

La langue a constitué un handicap sérieux pour Ghannouchi pour exprimer ses idées et faire passer le message dont a besoin la Tunisie, aujourd’hui, pour redorer son blason auprès de ses partenaires notamment après les vagues de mouvements sociaux et le départ de plusieurs entreprises étrangères.

 

En somme, le parti Ennahdha doit cesser de mélanger les genres et d’entretenir la confusion autour de cette image de Parti-Etat qu’il veut véhiculer.  Il a tout à gagner à servir le pays et les citoyens qui lui ont donné leurs suffrages et qu’ils peuvent retirer  la prochaine fois en votant pour d’autres partis politique.

source tunisienumerique

 

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 04:16

Roumanie

Ces “indignés” qui défient les politiques

 

Bucarest, le 16 janvier. Lors de la manifestation des "indignés", place de l'Université.

Bucarest, le 16 janvier. Lors de la manifestation des "indignés", place de l'Université.

 

Depuis près d’une semaine, des milliers de personnes de tous horizons manifestent partout dans le pays contre les mesures d’austérité et la corruption qui gangrène la politique. Il serait temps, estime un sociologue roumain, que le gouvernement prenne leurs griefs au sérieux.

par Mircea Kivu

Il s'agit peut-être de la démonstration la moins homogène qu'il m'ait été donné de voir en Roumanie. Tant en raison de la variété des participants (retraités, étudiants, révolutionnaires, intellectuels, chômeurs, supporters de football, chanteurs, etc.), que par leurs revendications et leurs griefs : salaires, retraites, taxe sur les voitures achetées à l'étranger, démantèlement des partis, exploitation de l'or de Roşia Montană, démission du président Traian Băsescu, l'indépendance par rapport à la finance mondiale [en 2009, la Roumanie a signé un accord avec l'UE, le FMI et la Banque mondiale portant sur un prêt global de 20 milliards d'euros. Le gouvernement s'est engagé en échange à réduire son déficit public]. Mais avec un seul dénominateur commun : l'indignation.

La diversité typologique des manifestants implique de même une diversité des comportements . Contrairement à avril 1990 [lorsqu'une manifestation contre le gouvernement de Ion Iliescu fut stoppée net par l'arrivée des mineurs de Valea Jiului], la place de l'Université, à Bucarest, n'est plus peuplée aujourd'hui majoritairement d’intellectuels, avec leur conscience civique et leur art du dialogue cultivé dans des colloques doctes.

Tout le monde espère que quelque chose va changer

Ces jours-ci, parmi les révoltés, on trouve aussi des marginaux, des bandes de jeunes, mécontents – eux aussi – de ne pas trouver de travail, de la réduction des prestations sociales, de l'augmentation du coût de la vie, du fait que la police protège les usuriers et les proxénètes mais les grille à la moindre bévue. Qu'on le veuille ou non, ils font également partie de la société civile.

Pour eux, la confrontation consiste à avant tout causer le plus de dégâts possible à l'adversaire, lui cracher dans l'œil, lui mettre un poing dans le plexus. Ils ont toujours cassé les vitrines des arrêts de bus, pas nécessairement parce qu'elles appartenaient à "l'Etat", mais tout simplement parce qu'il faisait nuit et que personne ne pouvait les voir.

Bon nombre d'entre eux font également partie des clubs de supporters des équipes de football. Ils se déchaînent parce qu'il ont toujours besoin d’un exutoire pour leur esprit grégaire ; parce qu'il leur est facile de diviser le monde en "les nôtres" et les ennemis ; parce que, de toute manière, ils n'ont pas d'autres distractions.

Mais ce ne sont pas ces raisons qui les ont poussés sur la Place de l'Université : ils sont ici, parce qu’ils peuvent hurler à leur guise leur exaspération, parce qu’enfin, ils trouvent une place parmi ceux qui d'habitude les rejettent, parce qu'ils espèrent, comme nous tous, que quelque chose va changer dans leur vie.

Ces jours-ci, les protestataires ont fraternisé avec les gendarmes, les opposants avec ceux qui soutiennent le pouvoir, les journalistes de la chaîne de télévision Antena 3 avec leurs concurrents de B1. Avec tout le monde, sauf avec les casseurs. Les manifestants qui paraissent devant les caméras ont en effet toujours pris soin de dire qu'ils protestaient pacifiquement. La violence nous répugne tous.

"Laissez-les mariner dans leur propre jus !"

Mais la violence, ce n'est pas seulement d'arracher les pavés des rues et de les jeter à la tête du gendarme. La violence, c'est aussi d'imposer une loi électorale sans arguments valables et sans débat public.

Ou la réduction des salaires de ceux qui travaillent honnêtement. Ou encore la démolition des bâtiments faisant partie du patrimoine roumain. Si nous nous bornons à chercher la violence uniquement du côté des casseurs, alors nous perdrons le sens fondamental de la protestation.

Il semblerait que les casseurs aient été identifiés, arrêtés, isolés. Les protestations se déroulent, enfin, pacifiquement. Les gendarmes contrôlent tous les suspects et arrêtent à tour de bras (113 arrestations lundi 16 janvier). Quant au gouvernement, il exprime sa pleine compréhension envers les griefs des manifestants et affirme reconnaître leur respect du droit démocratique de manifester dans des lieux autorisés.

Mais il ne change en rien à sa conduite. Il attend, de toute évidence, qu’une rafale providentielle de blizzard ou bien de lassitude, chasse les manifestants de la Place. J’ai comme l’impression d’avoir déjà entendu cette solution : "Laissez-les mariner dans leur propre jus !", avait dit Ion Iliescu, lors de manifestations d'avril 1990.

Mais cette stratégie comporte des risques : lorsque les gens comprendront qu'il ne suffit pas de manifester symboliquement leur exaspération, il ne seront peut-être pas encore complètement las. Mais ils se sentiront marginalisés. Et ils deviendront eux aussi des marginaux. Et la gendarmerie devra identifier encore plus de casseurs !

source presseurop

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 Les indignés de Londres doivent lever le camp

 

"Remballez vos tentes. Les indignés de Saint-Paul ont perdu le combat", titre le journal. La Haute Cour de Londres a donné raison à la municipalité en autorisant, le mercredi 18 janvier, l'évacuation du camp de manifestants anticapitalistes qui était installé depuis trois mois devant la cathédrale, au cœur de la City. La municipalité considère que ces tentes sont une "obstruction de la voie publique". Les manifestants ont annoncé vouloir faire appel. Ils avaient monté leur camp dans la foulée du mouvement américain Occupy Wall Street. courrierinternational

 


 

 

 

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Les indignés d’Israël : un bref retour...

 

 

 

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Nîmes (sud de la France) : manifestation d'Indignés devant une agence de Pôle emploi

 

Les Indignés ont collé des affiches évoquant une "boucherie sociale".
Les Indignés ont collé des affiches évoquant une "boucherie sociale". (Nîmes Midi Libre)

Depuis ce matin, 10 heures, une dizaine de membres du collectif nîmois des Indignés protestent devant l’agence du Parnasse de Pôle emploi contre la politique gouvernementale à venir qui demandera, selon eux, plus de flexibilité au travail "une légalisation du chantage à l’emploi et de gagner moins pour continuer à travailler."

La manifestation devrait se dérouler toute la journée et pourrait changer d’agence de Pôle emploi dans l’après-midi. Les Indignés ont collé des affiches évoquant une "boucherie sociale" et distribuent des tracts aux chômeurs qui se rendaient à l’agence et qui ont accueilli plutôt bien la manifestation.

Ce rassemblement symbolique est organisé en marge du sommet social de demain initié par le Président de la république Nicolas Sarkozy.

source midilibre.

 

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France 

 Les indignés d'Aix créent une nouvelle monnaie locale

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Il en existe déjà une trentaine en France: la bogue en Ardèche,la mesure à Romans,la violette à Toulouse... Et après avoir hésité avec le calisson, c'est finalement l'allumette qui a été choisie pour représenter "une monnaie d'échange à valeur sociale".

 

17h30. La Rotonde. Les indignés d'Aix-en-Provence se sont donnés rendez-vous comme chaque mercredi en bas du Cours Mirabeau. Après avoir tendu leur drapeau sur l'une des deux statues puis étendus leurs messages comme on étendrait du linge sur une corde à linge, ils ont partagé une cuisine solidaire"pour se nourrir le corps mais aussi l'esprit". Bref, le décor est planté pour débattre.

 

A  l'ordre du jour: l'allumette. Comme nous l'explique Claude Ramin, médecin et indigné:" ce n' est pas pour mettre le feu, ce n'est pas du tout dans ce sens là, mais plutôt pour nous réchauffer" . En référence à l'ancienne manufacture d'allumettes située à Aix-en- Provence, "cette monnaie ne servirait pas à faire de l'argent mais uniquement à échanger des choses. Elle servirait à ce que  les gens se  la réapproprient aussi tout en recréant du lien entre ceux qui ne se parlent pas. Ce serait un peu plus élargi que le troc mais c'est plutôt complémentaire".  Il poursuit en expliquant qu'il s'agirait "d'une monnaie d'échange à valeur sociale". Par exemple, celle-ci permettrait d'acheter de quoi se nourrir:  "l' allumette serait égale à un euro et si je paye un kilo de carottes, je le paye en allumettes sachant que l'agriculteur lui aussi pourrait acheter ses graines ou son fumier en allumettes". A priori, cela devrait prendre au moins une année aux indignés aixois pour mettre cette monnaie locale en place. En bref, par ce système, "un réseau d'échange via l' AMAP mais aussi d'autres artisans comme des peintres, des pompistes ou des mécaniciens, serait ainsi créé". 

Et lorsqu'on demande leur avis aux passants ou à d'autres indignés, René lui estime "qu'il s' agit d'un palliatif mais si on en arrive là, à revenir au troc, c'est un constat d'échec de notre système. Revenir à ce système là ça serait régresser mais aussi prendre conscience de cette crise qui nous pourrit la vie". Barbara, elle pense que "c'est très bien, vu qu'à Aix ça n'existe pas encore. C'est une monnaie qui permettrait de sortir du système monétaire actuel et rien que pour ça c'est très bien. Cela permettrait de refaire autre chose à côté. Aujourd'hui, l'argent n'est plus au service de l'humain c'est l'humain qui est au service de l'argent et pour moi c'est insupportable". Pour William: "ce que j'apprécie énormément dans cette monnaie locale c'est que ça nécessite pour la faire, de comprendre le système d'un vrai apprentissage de l'économie, ce que l'on ne nous apprend pas à l'école. Cela créerait en quelque sorte une école de l' économie" 

A Schongauer en Bavière, ce type de monnaie locale existe déjà depuis des années: "les échanges y sont très importants". 

L'info sur Aix c'est désormais tous les matins de 7h30 à 9h sur maritima radio fréquence 93.8

source maritima.

 

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