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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 05:13

La Défense vers 21H, 26 novembre 


 La Défense vers 1h00 du matin, 27 novembre 
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Place Tahrir, un tué de plus, mais les révolutionnaires résistent ...

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Les gaz de Tahrir suscitent la colère
«C’est comme si les yeux allaient sortir des orbites», décrit un insurgé gazé s
Saignements, spasmes et troubles de toutes sortes: les gaz utilisés par les forces de l’ordre suscitent la polémique. S’agit-il d’armes chimiques ou de simples lacrymogènes?

Quel gaz les forces de l’ordre ont-elles utilisé sur la place Al-Tahrir pour disperser les manifestants? Sur le terrain, de nombreux témoignages, notamment de médecins, décrivent des effets assez terrifiants comme des troubles neurologiques. «C’est comme si les yeux allaient sortir des orbites», décrit un insurgé gazé, victime de troubles respiratoires et de perte de la vue.

Dans une vidéo postée sur Facebook hier, on voit une personne à terre secouée de spasmes. Le site d’information indépendant égyptien bikyamasr.com dévoile une photo de cartouche tirée par la police et les militaires sur la place Al-Tahrir contenant un gaz lacrymogène très agressif, le «CR» (dibenzoxazepine), décrit comme six à dix fois plus puissant que le gaz lacrymogène «CS» (dichlorobenzal et dérivés) employé en France notamment.

 

Trois sortes de gaz

Sur la photo diffusée par le site d’information égyptien, on peut lire que le fabricant est américain, Combined Tactical Systems basé à Jamestown (Pennsylvanie, USA). Mais cette firme ne donne aucune information à la presse. C’est que la branche du lacrymogène aime conserver une certaine opacité. On se souvient de la cargaison de gaz lacrymogène français repérée sur le tarmac de Roissy à destination de la Tunisie au début des révoltes... Une cargaison qui avait toutes les autorisations légales. La France n’achemine plus ce matériel dans les pays du Maghreb, au Moyen-Orient ou en Afrique, depuis les révoltes du Printemps arabe. Un contact tenté par «La Liberté» avec un producteur français de gaz lacrymogène autorisé n’a rien donné.

Un professionnel de la branche actif en France – qui souhaite garder l’anonymat – s’étonne toutefois des effets décrits par les gaz utilisés sur la place Al-Tahrir et pense qu’il ne s’agit pas de lacrymogène usuel, ce dernier ne provoquant pas de troubles neurologiques. Même si, comme le rapporte bikyamasr.com, il s’agirait de cartouches périmées depuis plusieurs années.

C’est aussi l’avis de spécialistes en Suisse. «A ma connaissance, il y a trois sortes de gaz lacrymogènes», explique Hugo Kupferschmidt, directeur du Centre d’information toxicologique basé à Zurich. «Le CR, le CSet le CN. Les cartouches de gaz CR dégagent normalement une fumée jaune, or celles aperçues à la télévision émettaient de la fumée blanche.»

Selon H. Kupferschmidt, les gaz lacrymogènes usuels, même fortement dosés, ne provoquent pas de troubles neurologiques. «Les effets décrits me font penser que les cartouches employées contenaient des gaz de type nervins, qui sont de vraies armes chimiques de guerre», ajoute le spécialiste. «Il s’agit peut-être d’un produit semblable à celui utilisé par les forces spéciales russes lors de la prise d’otage du théâtre de la Doubrovka de Moscou du 23 octobre 2002.»

 

Manifestants tués

Si l’on en croit les effets décrits sur les gazés de la place Al-Tahrir, les substances employées provoquent des lésions aux poumons, cœur et foie.

Or, d’après Hugo Kupferschmidt, les lacrymogènes n’atteignent que les voies respiratoires. Il s’agit peut-être bien de nervins, comme le prétend un message lâché sur Twitter par Mohamed El Baradei hier. Le candidat déclaré à l’élection présidentielle prévue avant fin juin 2012 en Égypte a dénoncé la violence dont ont fait preuve les forces de l’ordre et accuse: «Du gaz lacrymogène contenant des agents innervants et des balles réelles sont utilisés contre les civils à Tahrir, c’est un massacre.» Human Rights Watch affirme aussi que des tirs de lacrymogènes effectués à bout portant ont tué des manifestants sur le coup.

Voilà ce qui met l’Egypte en ébullition, en plus de la contestation du pouvoir militaire et les désillusions à la suite du discours hier du Maréchal Tantaoui. Dans le pays, une forte polémique au sujet de l’emploi de ces gaz prohibés a éclaté. L’armée tente de s’en laver les mains et le Ministère de la santé égyptien dément formellement l’utilisation de tels moyens.

 

Effets à long terme

Mais ce qui inquiète, c’est que les gens subissent depuis cinq jours les tirs de ces gaz. Quels sont les effets à long terme? Un professeur en neurologie de l’Université Ain Shams du Caire contacté par nos soins a testé les effets sur lui en s’exposant longuement sur la place Al-Tahrir. «Il provoque plusieurs symptômes tels que des crises convulsives, des spasmes oculaires et une détresse respiratoire.»

Selon ce spécialiste, le type de gaz utilisé est encore indéterminé, mais il est certainement plus corrosif que celui qui a été utilisé par les forces de Moubarak en janvier. Et d’inciter les Egyptiens à collecter le maximum de vidéos et de douilles possible pour d’éventuelles poursuites judiciaires. I

 

Cinq jours au milieu des émanations de gaz...

Contactée par téléphone, Sibiya a dû fuir son appartement situé à proximité de la rue Mohamed Mahmoud, à côté de l’Université américaine du Caire, là où se déroulent les affrontements. «Un masque d’hôpital ne peut pas vous sauver de ce gaz», explique-t-elle. «Les enfants portant aussi un masque sont très fortement incommodés. Il y a tellement de gaz que les premiers jours on ne pouvait pas ouvrir les fenêtres de la maison. Au deuxième jour, nous avons été obligés de quitter l’appartement parce qu’il était impossible de respirer. Et dire que depuis cinq jours, les bombes de gaz pleuvent sur la rue Mohamed Mahmoud! Dès les premiers jours nous avons eu des nausées, des maux de têtes. Aujourd’hui, on a les yeux gonflés de sang. Les petits sont complètement perturbés. Ils sont stressés et agités de tremblements comme s’ils subissaient en continu des crises semblables à l’épilepsie.»

 

Quant à Salem al-Chirabi, animateur culturel, il ne quitte plus son masque à gaz. «On panique», dit-il. «On dit que le gaz est cancérigène, qu’on va crever! Je me suis déjà évanoui. J’ai vu des amis faire des crises. Certains accusent le Gouvernement égyptien d’utiliser des armes chimiques contre nous. Aujourd’hui il y a plus de 400 personnes dans un état grave. La police a même balancé des gaz dans les bouches d’aérations du métro de la place Al-Tahrir pour nous intoxiquer.» Magda, une étudiante de 23 ans, a également été prise au piège dans un nuage de gaz lacrymogène. «Je suis tombée comme une mouche», déclare-t-elle au bout du fil. «Des gens m’ont évacuée sur une moto. J’ai été aspergée par un liquide et j’ai repris conscience difficilement, comme si je venais de sortir d’une narcose complète. J’ai vomi du sang. Oui, le maréchal Hussein Tantaoui, chef du Conseil suprême des forces armées, nous fait vomir du sang. Alors moi, j’ai décidé de mourir sur la place Al-Tahrir pour libérer le pays de la junte militaire.»

 

Autre cas encore, Rania, membre du comité révolutionnaire. «L’air est irrespirable sur la place Al-Tahrir», peste-t-elle au téléphone. «Il y a cette odeur de gaz qui est si forte qu’il est impossible de rester sur place plus de cinq minutes. Les gens sont tous munis de masques achetés sur place 2 euros ou offerts par des infirmiers sur la place Al-Tahrir. Mais même avec un masque, le gaz vous suffoque.» Autre malheur, cette révolution acte II a fait beaucoup de blessés aux yeux, dont beaucoup sont devenus borgnes. «Ils n’en sont pas pour autant démoralisés et affirment qu’ils ont perdu un œil mais pas la vision sur le futur de l’Egypte qui se débarrassera coûte que coûte de la junte militaire», conclut Rania.

 

L’arme du pauvre


Un peu partout sur la place Al-Tahrir, des petits inventeurs de génie dans la pure tradition des alchimistes arabes tentent de trouver la formule magique pour déjouer les terribles gaz des forces de l’ordre. Premier truc: le spray à base de levure. Sur Facebook, un jeune a posté une vidéo où il explique son élixir à base de levure de malt et montre comment produire la mixture dans sa cuisine et comment s’asperger. Il en fait même la démonstration. D’ailleurs, les petits enfants vendent des vaporisateurs avec le précieux antidote. D’autres prétendent que la parade est meilleure avec du bicarbonate de soude. D’autres encore optent pour le Sintol, un lotion de rinçage des dents et enfin certains utilisent vinaigre et oignons comme remède antigaz. Une autre formule consiste à allumer des feux de camp avec du bois parce que sur Al-Tahrir, on préfère respirer la fumée du brasier que les gaz de Tantaoui. SAH/PAS

affrontements Les heurts se sont poursuivis hier dans les rues du Caire. Depuis le début des protestations il y a cinq jours, le bilan s’élève à 37 morts, selon Reuters. Le Ministère de la santé compte quant à lui 32 morts et 2000 blessés. Près de la place Al-Tahrir, des accrochages ont eu lieu entre les manifestants et la police anti-émeutes. La police a démenti avoir utilisé des balles réelles, mais selon les médecins la plupart des décès des derniers jours sont dus à des blessures par balles.

 

appel onusien La haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Navi Pillay a exhorté les autorités à mettre fin à l’usage excessif de la force contre les manifestants. Elle a demandé la mise en place d’une enquête «rapide, impartiale et indépendante». Certaines des images de la place Al-Tahrir, «dont le passage à tabac brutal de manifestants, sont profondément choquantes, comme le sont les informations faisant état de manifestants non armés ayant reçu une balle dans la tête». A l’instar de plusieurs capitales étrangères, l’Organisation de coopération islamique a aussi appelé «à la retenue».

 

annonce officielle Dans un geste d’apaisement, le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, ministre de la Défense sous l’ancien régime et chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir depuis la chute d’Hosni Moubarak en février, a annoncé une accélération du processus de transfert du pouvoir. L’élection présidentielle aurait lieu en juin, soit six mois plus tôt que le calendrier de transition initial. Mais cette annonce n’a pas convaincu les milliers de manifestants, qui l’assimilent à son ancien mentor.

 

PIERRE-ANDRÉ SIEBER ET SID AHMED HAMMOUCHE   http://laliberte.

 

 

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Les Indignés de Los Angeles sommés d'évacuer leur campement

LOS ANGELES (Reuters) - Les centaines de militants anti-Wall Street qui campent depuis près de deux mois devant l'Hôtel de ville de Los Angeles seront évacués lundi, ont annoncé vendredi les autorités de la ville californienne.

Le camp du mouvement Occupy Los Angeles est l'un des plus anciens encore en place sur la Côte Ouest des Etats-Unis.

"Nous demandons aux participants du camp Occupy LA de rassembler leurs affaires et de partir dans l'ordre", a dit le maire de la ville, Antonio Villaraigosa, lors d'une conférence de presse avec le chef de la police de Los Angeles, Charlie Beck.

"Il est temps de fermer le parc et d'en réparer les installations de sorte que nous puissions rétablir un accès public", a poursuivi le maire.

Les manifestants devront avoir quitté les lieux lundi à 12h01 (20h01 GMT).

Les Indignés de Los Angeles, qui occupent les lieux depuis le 1er octobre, sont au nombre de 700 à 800. Ils ont planté 400 tentes environ.

Charlie Beck a dit que tout serait mis en oeuvre pour éviter de procéder à des interpellations et de recourir à la force, contrairement à ce qui s'est passé lors de l'évacuation du camp installé à Oakland, près de San Francisco.

http://tempsreel.nouvelobs.

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Le maire Tremblay salue le dénouement pacifique d'Occupons Montréal

 

Un policier surveille le démantèlement du campementUn policier surveille le démantèlement du campement   © Marie-Christine Valois

Le maire de Montréal s'est dit satisfait du déroulement pacifique de l'opération policière qui a mené à l'expulsion des indignés du square Victoria.

Quelque 300 policiers ont été déployés sur les lieux vendredi matin pour demander aux manifestants de quitter leur campement de fortune.

Les indignés ont d'abord tenté de résister de façon pacifique avant de se résigner, pour la plupart. Une dizaine d'entre eux se sont enchaînés dans la cuisine de fortune construite sur les lieux avant d'être contraints par les policiers de quitter.

Il n'y a pas eu d'arrestations.

Les dizaines de tentes et abris encore dressés ce matin ont été démantelés. Des cols bleus de la Ville de Montréal ont par la suite enlevé les débris du campement.

Selon le maire Gérald Tremblay, cette opération est à l'image des bonnes relations entretenues avec les indignés depuis le début de leur occupation du square.

« On a travaillé d'une façon assez exceptionnelle avec les indignés. Il y a eu une collaboration dès le début et un dialogue très constructif » s'est félicité le maire, qui insiste sur le fait que les Montréalais partagent les valeurs des indignés.

Il juge cependant que leur expulsion s'imposait pour des raisons de sécurité et souligne que la plupart des indignés ont quitté volontairement les lieux.

« J'ai toujours souhaité que les indignés partent la tête haute et qu'ils puissent se trouver une autre façon d'exprimer dans des forums différents les même valeurs. » — Le maire Gérald Tremblay

Le SPVM s'est félicité lui aussi du bon déroulement de l'opération et l'attribue notamment aux bonnes relations établies depuis un mois par les policiers avec les indignés.

« Les résultats positifs de l'opération, c'est en raison de la relation de dialogue et d'échange qu'on a su créer avec les occupants. Ça, pour nous, c'était extrêmement important », a expliqué un porte-parole aux médias.

Il précise qu'aucune accusation n'a été portée : « Ce n'était pas notre volonté de judiciariser les personnes qui étaient ici. »

Il estime que le respect était au rendez-vous et souhaite que les opérations futures s'en inspirent.

 

La rumeur d'une intervention du SPVM, qui courait depuis jeudi soir, avait décidé les manifestants à démonter dans la nuit une quinzaine de tentes afin de montrer, en vain, leur volonté de collaborer avec la Ville.

Selon l'avis d'éviction émis mercredi, les manifestants devaient démanteler les « constructions et installations sur le domaine public et [respecter les] heures de fermeture du parc du square Victoria, de minuit à 6 h du matin ».

Des représentants syndicaux de la FTQ et de la CSN, de même que les co-porte-parole de Québec Solidaire, étaient sur place ce matin pour souligner leur appui au mouvement Occupons Montréal. Amir Khadir et Françoise David ont appelé les indignés à s'organiser pour la suite des choses et à s'impliquer politiquement.

Par voie de communiqué, la CSN a dénoncé le démantèlement du campement et appelé les indignés à continuer à faire entendre leur voix. Le syndicat salue leurs dénonciations des abus du système et des inégalités qui en découlent.

« La CSN appuie cette dénonciation d'un système qui exploite les gens et les ressources sans jamais soutenir adéquatement les populations, et sans respect du bien commun », lit-on dans le communiqué.

Les indignés ont appelé la population à une grande manifestation samedi.

Des policiers patrouillent le campDes policiers patrouillent le camp   © Marie-Christine Valois
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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 01:51

 

 

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Les Indignés de la Place Tahrir (Égypte) , 25 novembre 2011

 

 

 

Place Tahrir, le 20 novembre 2011 : un jeune tué par la police et traîné vers le caniveau comme un pitoyable sac de poubelle… Faites circuler ces images en soutien aux jeunes de la Place Tahrir… 

7 tués dans le caniveau ! Soutenez les jeunes de la Place Tahrir

 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 06:33

 

Occupons Montréal : http://www.occuponsmontreal.org/

Merci Meachel ! 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 03:25

Scènes de la vie quotidienne des Indignés de la Défense, cliquer...

Voir également : http://paris.reelledemocratie.com/

 


 

 

 

 

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Plongée dans le flou artistique des Indignés

 

Doit-on attendre quelque chose du mouvement des Indignés en France  ? A voir les activistes qui cherchent à s'ériger entre les tours de la Défense, il est légitime d'en douter.

Océane participe au mouvement des indignés à Strasbourg. Elle m'a confié  :

« Ce qui me dérange, c'est la beauté et la difficulté du parcours démocratique. Tout le monde veut parler, et il y a un tel besoin d'expression qu'on n'arrive pas à agir encore. C'est surtout une prise de conscience… »

A l'écouter, on comprend vite que les Indignés rejettent en masse toute affiliation à un mouvement associatif, syndicaliste ou politique. La résistance s'exprime en revendiquant le pouvoir pour le peuple. Un positionnement que me confirme Catherine, Indignée parisienne  :

« Ce qui revient tout le temps en assemblée générale (AG) c'est ceci : le mouvement est horizontal, sans leader, sans appartenance politique, loin des associations ou des syndicats. Les Indignés c'est les 99% contre le 1% (slogan lancé par occupywallstreet, repris partout désormais).

La prise de parole par le peuple est omniprésente. Un micro ouvert en permanence, avec des temps de parole d'environ trois minutes, gérés sur liste d'attente. On met l'écoute au premier plan : personne ne coupe la parole, le public assis communique avec des gestes (les mains en l'air faisant les marionnettes signifient je suis d'accord ; les bras croisés en l'air, pas d'accord, etc.), parfois des huées (souvent pour souligner un rapport contre les 1%, le CAC40 ou même les forces de l'ordre). »

Pour elle, les revendications sont claires  : on en appelle à une «  réelle démocratie  », à l'image des « indignados », tout en utilisant des modes d'action non violents – en témoignent l'usage de cœurs rouges omniprésents chez les Indignés français, utilisés pour accompagner la chanson « Qu'est-ce qui vous fait battre le cœur ». Le message principal  ? Nous ne paierons pas votre crise.

Manque de relais dans les médias

Le hic, selon Catherine, vient du manque de médiatisation de leur rassemblement  :

« Bien que les Indignés soient over-équipés (livestream permanent, youtube, FacebookTwitter) ils manquent de visibilité, ça ne passe pas dans les médias, ça ne passe pas dans la population française. On espère que ça va déboucher sur une prise de conscience des Français. Mais ça... Le mouvement a besoin du soutien des média en premier lieu (quand on ne connaît pas on ne peut pas adhérer), puis ce serait bien qu'il y ait plus de monde là-bas. »

Mais alors, pourquoi les français et les médias ne s'y intéressent pas plus  ?

Pour Sébastien Porte, journaliste indépendant, co-auteur avec le photographe Cyril Cavalié d'un ouvrage sur les nouveaux militants,Un nouvel art de militer (Editions Alternatives), plusieurs éléments permettent d'expliquer ce manque de relais médiatiques, en commençant par un contexte économique et social relativement plus clément en France  :

« L'état de la crise est un premier élément d'analyse  : à la différence de la Grèce ou de l'Espagne, la crise n'a pas encore poussé les génération à un degré de désespérance suffisamment élevé au point de les rendre solidaires. Chez les Indignés français, je sens une certaine jeunesse, pas forcément représentative de toute une génération qui pourrait se sentir menacée, exclue… Le nombre d'étudiants qui retrouvent un boulot est plus élevé en France. »

Pourquoi ça prend moins en France

Les français sont également plus méfiants, ils refusent toute récupération politique, syndicale ou associative  :

« En Espagne, les syndicats et partis politiques “surfent” sur le mouvement des Indignés et huit millions d'Espagnols ont participé aux mouvements organisés par les Indignés. Les partis là bas ont pris en compte les revendications. En France la rupture est plus nette entre ce mouvement et mouvement type syndicats et partis. »

La raison  ? Elle est culturelle.

« Le mouvement des Indignés tient d'une tradition libertaire qui a fait son bonhomme de chemin ces dernières années, après les forums sociaux notamment. Cette tendance retrouve un nouveau souffle avec le message envoyé par les révolutions arabes  : deux pays ont prouvé la capacité de déstabilisation d'un mouvement citoyen…

Aussi est-il est normal que le rassemblement fonctionne mieux en Espagne, berceau des mouvements anarchistes. Aux Etats-Unis, la culture politique diffère aussi de la culture française  : la désobéissance fait partie des outils légitimes d'expression, les associations et les lobbies ont une place différente dans l'espace publique. La France est ancrée dans une tradition républicaine qui ne permet pas au mouvement des Indignés de raisonner de la même manière… »

Dans les faits, cela explique pourquoi les partis politiques français ne se rapprochent pas du mouvement. A New-York au contraire, les Indignés et les syndicalistes ont organisé une marche commune et les partis politiques ont pris en compte les revendications.

Dis moi quel est ton mode opératoire, je te dirai qui tu es

Une différence qui se retrouve aussi dans les modes opératoires. Si le mouvement des Indignés se caractérise par l'absence de chef, le soin apporté à la mise en scène, le symbole (notamment au niveau du lieu d'occupation), les accessoires, les dimensions festives, ludique et spectaculaires… il demeure que les camps n'occupent pas les lieux et l'espace médiatique de la même manière.

En France, il est quasiment impossible aux Indignés de s'imposer dans la durée. D'après Catherine, sur l'esplanade de la Défense, les forces policières françaises ont reçu pour consigne de confisquer les bâches et les tentes.

Pour Sébastien Porte, ce mode opératoire reste toutefois exogène à notre culture  :

« C'est plus américain de prendre place dans l'espace public. Reconstituer une micro société, c'est une évocation des phalanstèresd'une certaine manière. C'est une micro société en carton reconstituée, qui forme la force du mouvement et lui permet de s'inscrire en dehors du système global. C'est une façon d'exprimer une forme de solidarité, de montrer qu'on est ensemble contre les autres, qu'on forme un groupe. Cela fait plus penser aux anarchistes espagnols et aux groupes anar il y a un siècle qu'à la culture française où l'on forme un corps social, avec notre vision républicaine où l'on permet moins le parcellement des actions. »

Marcher sur de longues distances relève également plus de la culture politique américaine, souligne le journaliste  :

« Le mouvement des Indignés à Wall Street rappelle les marches pour la paix, pour les droits civiques. On se créé “ en troupeaux ” affinitaires, comme le disent les militants. »

Et que penser du rôle des réseaux sociaux  ?

« C'est une nouveauté, mais j'ai du mal à apporter beaucoup d'importance à cela. La volonté d'action domine malgré tout, et dans ces conditions, on arrive toujours à communiquer.

Il me semble qu'Internet n'est pas décisif chez les Indignés  : leur mouvement prouve au contraire que l'action politique ne peut exister que physiquement, sur le terrain. Leur rassemblement montre que nous sommes revenus à des formes plus incarnées d'action politique. Les réseaux sociaux ont un rôle dans l'efficacité de l'organisation, mais n'influent pas le sens politique de l'action, qui est plus traditionnel et révolutionnaire Au final, le vrai sens politique réside toujours dans la présence physique. »

Flou artistique

Pour autant, les revendications restent floues, à commencer par le nom même du rassemblement. Pour Sébastien Porte  :

« L'ouvrage de Stéphane Hessel a permis de dégager un vocable qui échappe à notre vieux lexique marqué par l'idéologie du XXe siècle  : être indigné, ce n'est pas la même chose que d'être rebelle, faire la révolution. Tout le monde peut être animé par le sentiment d'indignation. En mettant en avant ce mot, on enlève la dimension idéologique - qui pourrait faire peur et l'on rend acceptable la contestation politique en faisant référence à un état d'âme que tout le monde peut ressentir. A tout moment on est indigné par des choses. Cela participe donc au flou universaliste autour de leur revendication. »

La régulation des institutions financières pourrait être un dénominateur commun, mais nous restons loin des « Symbol Issue Groups », ces collectifs constitués autour d'une revendication précise (tels Jeudi Noir ou le collectif des déboulonneurs par exemple). Ici, on appelle de ses vœux une évolution de la société plus globale dans un mouvement qui participe au débat public  :

« C'est un élément de plus dont doivent tenir compte les citoyens, les politique, cela fait un bruit de fond qui peut permettre de tirer le gouvernail dans un sens ou dans l'autre. Ce type d'action sans programme précis est malgré tout voué à l'échec… plus les revendications sont précises, plus on doit hiérarchiser l'organisation et prendre le risque »

Pour l'instant les Indignés se libèrent autour d'un mot d'ordre qui n'existe pas vraiment…

source : http://blogs.rue89.

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Journée Mondiale d’Action du Mouvement des Indignés : 10 décembre 


[communiqué MDH Limoges / 22.11.2011]

 

La préparation d’une Journée Mondiale d’Action du Mouvement des Indignés le samedi 10 décembre 2011 a commencé.

Un appel est lancé pour que l’ensemble des acteurs de la société civile puissent s’y associer.

Le projet est actuellement en discussion au niveau du réseau international des Indignés, avec notamment l’élaboration d’une Charte Commune des Droits Humains.

En préliminaire, l’Assemblée du Mouvement des Indignés organise une Assemblée Thématique sur les Droits Humains le samedi 3 décembre, à Paris, sur le parvis de la Défense, à partir de 14h00.

Cette Assemblée aura pour objectif de définir des propositions concrètes, qui pourront ensuite être mises en commun avec les propositions des autres assemblées, et avec elles faire l’objet d’un débat dans l’ensemble du Mouvement.

La journée du 10 décembre marquerait le lancement de ce débat au niveau international.

L’assemblée du 3 décembre doit permettre d’ancrer ce projet international dans un processus local, démocratique, autogéré et populaire, en donnant la parole à chacun en tant que personne, et dans le respect et l’écoute de chacun.

Il est important de bénéficier de l’expérience, et du travail réalisé par les militants des associations, qui se sont engagés pour les droits dans différents champs > droit des citoyen(ne)s, des femmes, des migrants, des travailleurs, des sanspapiers, des locataires, des chômeurs, des sans-logis, des enfants, des détenus, des justiciables, de la presse, etc > drp.reseau@gmail.com.

 

Pour en savoir plus > http://paris.reelledemocratie   Et le site  http://mdh.limoges.free.fr/spip/

Attac 

 

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Canada
Le campement des indignés de Toronto démantelé

 

Un manifestant défiait les autorités, hier, au campement... (Photo: Mark Blinch, Reuters)


Un manifestant défiait les autorités, hier, au campement du mouvement Occupons Toronto.

PHOTO: MARK BLINCH, REUTERS

C'est la fin pour «Occupons Toronto». La police de la métropole a entrepris mercredi matin de démanteler le campement des indignés installés dans un parc de la ville.

Vers 5 h 30, des agents ont commencé à vider le parc St. James des vestiges du mouvement «Occupons Wall Street» à Toronto. Des «indignés» y campaient depuis le mois dernier.

La police est arrivée sur les lieux avec trois autobus et d'autres véhicules. Aucun des policiers ne semblait vêtu d'une tenue antiémeute.

Une «indignée» qui s'est assise devant un camion de la Ville de Toronto et refusait de se déplacer s'est fait passer les menottes aux poignets. Elle a été arrêtée pour intrusion, mais devrait être libérée rapidement, selon un enquêteur sur place.

La police ne prévoyait pas procéder à d'autres arrestations mercredi, à moins que l'enlèvement des tentes et autres structures ne donne lieu à de la résistance de la part des occupants.

Avant d'entrer dans le parc, la police a demandé aux protestataires de quitter les lieux jusqu'à ce que l'opération soit terminée. Passant de tente en tente, les agents ont demandé aux occupants de récupérer leurs effets personnels avant que le campement ne soit démantelé.

 L'opération policière fait suite à une ordonnance d'un tribunal obtenue lundi par la Ville et autorisant le démantèlement du camp.

Source

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Les indignés de Montréal se préparent à lever le camp

 

Les indignés de Montréal occupent toujours le square Victoria malgré un avis d'expulsion.Les indignés de Montréal occupent toujours le square Victoria malgré un avis d'expulsion.  © PC/Graham Hughes

Au lendemain de l'émission par la Ville de Montréal d'un avis les sommant de lever leur camp, les indignés qui occupent le square Victoria se préparent à plier bagage.

Des membres du mouvement Occupons Montréal ont indiqué jeudi que plusieurs protestataires avaient commencé à remballer leurs effets personnels, certains ayant même démonté leur tente.

Les indignés qui comptent rester doivent tenir une nouvelle assemblée générale jeudi soir pour envisager leur réaction à une éventuelle expulsion.

Selon l'avis, les manifestants doivent démanteler les « constructions et installations sur le domaine public et [respecter les] heures de fermeture du parc du square Victoria, de minuit à 6 h du matin ».

« Toute construction ou installation occupant le square Victoria doit être retirée maintenant. Toute construction ou installation qui n'est pas retirée conformément au présent avis sera enlevée par la Ville », poursuit le texte.

Lors de l'assemblée générale de mercredi soir, les opinions étaient partagées. Plusieurs manifestants ont proposé de tenir un grand rassemblement samedi midi, avant de quitter les lieux dimanche.

« Sur le coup, ça a été un choc, mais on s'est rapidement faits à l'idée. C'est quand même une bonne chose, il ne faut pas voir [l'avis d'expulsion] d'une façon négative », dit une occupante, Karine Dumont.

« C'est peut-être la fin de l'occupation, mais c'est très loin d'être la fin du mouvement, vous n'avez pas fini d'entendre parler de nous », ajoute-t-elle.

D'autres indignés se font moins conciliants.

« Jusqu'à preuve du contraire, on va rester. Je pense qu'on va attendre qu'ils viennent sur place pour nous le dire clairement », a déclaré une jeune indignée rencontrée au square Victoria. « Si les policiers arrivent, on va essayer de leur parler », a déclaré un autre occupant.

Advenant un refus des indignés d'obtempérer, le porte-parole de la Ville de Montréal Gonzalo Nunez n'a pas voulu divulguer la stratégie de la Ville. Il a répété que l'équipe de médiation du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) comptait sur la collaboration et la discussion pour faire en sorte que les gens quittent volontairement le square Victoria.

Plus tôt cette semaine, le maire Gérald Tremblay avaitinvitéles indignés à plier bagage.

Le campement de Montréal est l'un des derniers au Canada à être toujours en place. À Toronto, la police et les cols bleus ont démonté mercredi toutes les tentes et tous les abris de fortune des occupants du parc St-James, dans le centre-ville.

source :http://www.radio-canada.

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L'austérité va "couler" le Portugal, crient des milliers de grévistes

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Le gouvernement portugais s'est engagé dans une cure de rigueur sans précédent pour assainir ses finances et relancer son économie en échange d'une assistance financière de 78 milliards d'euros accordée par l'Union européenne et le Fonds monétaire international. ( © AFP Patricia de Melo Moreira)

Contre les coupes salariales et la précarité provoquées par la cure d'austérité imposée au Portugal, des milliers de personnes en colère sont descendues jeudi après-midi dans les rues de Lisbonne, à l'appel des syndicats et des mouvements d'"indignés".

"Le gouvernement est en train de détruire le pays", s'écrie Anabela en empoignant le drapeau rouge de la CGTP, une des confédérations syndicales ayant appelé à la grève générale qui a quasiment paralysé le Portugal jeudi.

"On perd notre pouvoir d'achat, personne n'achète et personne ne vend rien... on va couler !", s'exclame cette femme de 45 ans, employée du Métro de Lisbonne, qui dit avoir perdu plus de 20% de son salaire en conséquence des plans d'austérité successifs adoptés au Portugal depuis l'an dernier.

"Ni moins de salaire, ni plus d'horaire", "l'offensive est brutale, la grève est générale !", scandaient les grévistes en se dirigeant vers le Parlement alors que des centaines de tracts pleuvaient du haut d'un immeuble.

"Nous avons des salaires en retard depuis janvier et les patrons veulent profiter de la crise pour nous enlever nos droits", explique Orlando Miguel, un docker de 37 ans venu du nord du pays.

S'époumonnant dans un mégaphone, Carlos Gomes dénonce l'intention du gouvernement de "mettre à la rue quelque 12.000 enseignants". "En 32 ans dans l'éducation nationale, je n'ai jamais vu des coupes de cette ampleur", dit ce professeur de dessin.

La CGTP, confédération proche du Parti communiste portugais, a organisé plus d'une trentaine de manifestations et rassemblements à travers tous le pays. Aucun n'incident n'avait été signalé en fin de journée.

A Lisbonne, les syndicalistes ont obtenu le soutien des mouvements de travailleurs précaires et de jeunes "indignés", qui ont mobilisé quelques centaines de personnes pour grossir les rangs de la manifestation.

Stagiaire en situation précaire dans une ONG, Paula Gil a été la seule à faire grève parmi ses collègues. "La perte des droits sociaux me fait plus peur que faire grève", déclare à l'AFP la jeune femme de 27 ans, dont le mouvement "génération aux abois" avait rassemblé une centaine de milliers de personnes lors d'une manifestation à Lisbonne en mars dernier.

Selon Tiago Gillot, membre de l'association Précaires inflexibles, "beaucoup de précaires ont dit qu'ils ne feraient pas fait grève à cause des pressions et du chantage de leurs employeurs, mais qu'ils étaient solidaires du mouvement".

Lycéen de 17 ans, Frederico Ferreira brandit une pancarte où l'on peut lire "l'aide est une fraude, l'accord c'est plus de pauvreté", en référence au prêt de 78 milliards d'euros que le Portugal a obtenu en mai de l'UE et du FMI en échange d'un vaste programme de rigueur et de réformes.

"La crise et la dette, ce n'est pas le peuple qui les a provoquées, ce n'est pas à nous de les payer", affirme-t-il en queue de cortège.

Mais dans les rues adjacentes, de nombreux lisboètes vaquaient à leurs occupations tandis qu'un automobiliste lançait aux manifestants : "allez plutôt travailler !"

source http://www.liberation.

 

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Les Indignés au Portugal lors de la grève générale

 

Les "Indignados"  portugais se sont heurtés à la police dans les environs du parlement  dans la capitale au cours de manifestations organisées pendant la grève générale au Portugal.

A la fin d'une marche de plusieurs milliers de personnes défilant en solidarité avec la grève déclenchée par les syndicats, les forces de sécurité ont chargé les manifestants, qui avaient jeté des objets et fait tombé des barrières de sécurité. Les autorités ont arrêté plusieurs indignés, entre deux et sept, selon les sources, et il y-a eu deux blessés, dont un policier.

La manifestation, qui commença vers 15h00 heure locale, est passée à travers les principales artères de la capitale portugaise - Avenue de la Liberté, place Rossio et place de Camoes - et a réuni un groupe hétérogène dont les drapeaux montraient l'opposition face au programme d'austérité lancé par le gouvernement conservateur.

Lorsque le front de la contestation, qui jusqu'alors avait défilé sans altercations, cria des slogans contre l' Assemblée législative (Assemblée nationale), à la fin de la concentration, divers objets ont été jetés sur les forces de l'ordre.

Après quelques minutes de confusion, de cris et de tension, la police a arrêté deux jeunes et dispersé des manifestants.

La plate-forme sociale appelée «Octobre 15», héritière du mouvement portugais "Génération en détresse" a été le principal promoteur de cet événement, qui a coïncidé avec une trentaine de marches syndicales dans les grandes villes au Portugal pour lesquelles il n'y a pas eu d'incidents.

Ce mouvement de citoyens sans affiliation à un parti, qui rejette le manque de démocratie dans le système politique actuel, a protesté contre les mesures d'ajustement et de l'assujettissement politique aux intérêts économiques.

«Il est temps de faire entendre aux marchés et à la classe politique qu'on ne peut pas admettre toutes sortes de coupes, sans expliquer où va l'argent,  ce que nous devons à et à qui", a protesté l'espagnol Pedro N., résidant à Lisbonne depuis plus d'une décennie et miliant de "15 Octobre".

S'adressant à EFE, le protestataire, 35 ans, a déclaré que son mouvement exige au pouvoirs politique et économique qu'ils «entendent» leurs demandes et exigences d'un "changement d'attitude."

«Je suis très préoccupé par la direction du pays et les politiques poursuivies», a déclaré Agnès portugaise Mestre, 29 ans, un participant à la manifestation et favorable à la grève générale, la deuxième à se tenir au Portugal depuis un an.

La Confédération générale des travailleurs portugais (CGTP, communiste) et l'Union générale des travailleurs (UGT, socialiste), les principaux organisateurs, ont salué aujourd'hui le résultat de la protestation, qui a été fortement ressenti dans les zones de transport et d'industrie de Lisbonne, et moins dans le commerce et les entreprises privées.

 Il y-a eu après les rassemblements des dizaines d'assemblées populaires dans les villes portugaises.

source : http://www.lepost.f     

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 07:41
Visage anticapitaliste à Wall Street
 
 
 En haut : Ce sont plus de 1600 occupations aux USA et à travers le monde. En bàs : Les indignés squattant le Zuccotti Park (New York).    
  Ce sont plus de 1600 occupations aux USA et à travers le...
  
Ils sont jeunes chômeurs, étudiants, activistes, anarchistes, immigrants, artistes ou encore électeurs. Inspirés par le Printemps arabe libérateur, ils ont  investi les rues du Lower Manhattan à New York. Plus précisément contre Wall Street, parangon du capitalisme. En cette saison automnale, il fait un froid cinglant au Zuccotti Park, dans le Lower Manhattan, à New York, baptisé Liberty par des «indus occupants». Ce sont les indignés, les protestataires du mouvement grandissant Occupy Wall Street qui squattent le parc depuis le 17 septembre 2011.

Ils dénoncent sans ambages le capitalisme, les inégalités et les disparités économiques. Leur clameur : «Nous sommes les 99%  par rapport au 1% restant de la population américaine se partageant à elle seule les richesses du pays et symbolisé par le district financier : Wall Street.» Ils estiment qu’ils sont une majorité traitée comme une minorité par le 1% des riches. Zuccotti Park est devenu le sit-in permanent des indignés Occupy. «Je suis anticapitaliste. Nous demandons une économie sociale équitable sans mépris du peuple ni discrimination de genre, de race, de classe, de statut... La nouvelle démocratie a débuté, ici (Park Zuccotti, le 17 septembre). Les gens sympathisent avec notre mouvement. Nous résistons, nous nous organisions encore plus. Malgré le froid qui s’installe, nous resterons là et ce, pour trouver une solution. Nous prenons notre temps…», nous précisera David, 30 ans, chômeur.

Un campement de fortune affublé de la dénomination «Tent City» (cité de tentes) quadrillé par un cordon impressionnant de la fameuse NYPD (la police départementale de New York). A l’entrée, des banderoles et des pancartes annoncent que ce n’est pas un «camping de villégiature» : «Stand together for change» (rassemblons-nous pour le changement), «Rise up, we are the 99%» (relève-toi, nous sommes les 99%) ou encore «Mayor Bloomberg, hands off Occupy Street» (maire Bloomberg, bat les pattes de Occupy Street).
 
Grand élan de solidarité
Ce «village» anti-capitaliste est une concentration de tentes et de sacs de couchage multicolores et de surcroît ordonnés. Un bureau d’accueil et d’information proposant des brochures d’Occupy Wall Strert en anglais et espagnol (deuxième langue parlée aux USA), une bibliothèque recelant plus de 4000 volumes et catalogues portant aussi bien sur le Manifeste communiste que sur l’action de Che Guevara, des sanitaires, un coin pour les forums think tank — débattant de nouveaux médias (Facebook, Twitter) et les prochaines élections —, un espace pour les jeux de société (échecs) et une cuisine servant 3000 repas par jour.
Depuis le début du mouvement Occupy Wall Street, les indignés sont soutenus par une grande frange de la population. Ainsi, des riverains, des citoyens venant d’autres Etats, des touristes ou encore des curieux font des donations et des dons. Qui un repas tout chaud provenant du Starbucks Coffee d’à-côté, qui des denrées alimentaires, qui une valise usagée, qui des vêtements d’hiver, qui de l’argent allant directement dans une tirelire. Iyo, une grand-mère, la cinquantaine, est la cuisinière du campement : «J’ai attendu plus de 10 ans ce moment (Occupy Wall Street). Je suis ici pour mes petits-enfants. J’attends que l’Amérique se réveille et cesse de gaspiller notre argent dans les guerres. Trop, c’est trop ! Je ne crois ni en les républicains ou les démocrates. Il n’y a aucune différence. Le président Obama est pire que Bush !»
 
People MIC et bat signal
Comme il est interdit de faire usage d’appareils électroniques d’amplification, les «occupants» ont eu la géniale idée de communiquer entre eux par «mic people» : une personne parle et la foule répète la phrase. Un tonnerre vocal plus puissant qu’un mégaphone ou autre haut-parleur. La dernière trouvaille de ces militants fut le «bat signal» (signal-SOS nocturne de Batman). Il s’agit d’un puissant projecteur qui a diffusé les fameux 99% sur la façade du Verizon Building à Brooklyn. Un autre pied de nez ! De temps à autre, les nerfs des policiers sont soumis à rude épreuve. Un jeune passant, ayant emprunté une pancarte Occupy, demandera à une policière si elle avait besoin d’un «hug» (un câlin), histoire de la déstabiliser.
De marbre, elle ne répondra pas à la provocation. Aussi, depuis le 17 septembre, le mouvement revendicatif Occupy the streets a fait des émules à travers les Etats-Unis et à l’étranger. Plus de 1600 «occupations» et un prolongement protestataire spontané s’essaimant à travers plus de 100 villes des Etats-Unis. A Washington, les indignés locaux se sont affublés du slogan récurrent Occupy D. C. (Occupons le District of Columbia). Ils ont investi les rues de Washington en imitant leurs camarades de New York.
Ils ne cessent d’organiser des marches. Comme cette nouvelle marche — après celle Occupy Pennsylvania Avenue donnant sur le Capitole —, commençant au sein de leur campement «sauvage» dans l’enceinte de  McPherson Square et investissant K. Street (NW), et ce, dans une action unitaire regroupant Occupy D.C. et Occupy colleges dénonçant ce qu’ils appellent : la dette estudiantine en réponse au «Students Act» proposé par le président américain, Barack Obama. Les indignés de Washington D.C. estiment que ce n’est qu’un argument électoral et un palliatif. «Nous sommes des chômeurs, des sans-abri, des étudiants, des artistes qui voulons montrer que nous ne sommes pas une minorité, mais une majorité (You are the 99%, vous êtes les 99%). Nous sommes un mouvement non violent, pacifique, solidaire à celui d’Occupy Wall Street et à ceux du monde entier. Nous dénonçons les intérêts corporatistes dirigeant nos systèmes politiques et économiques. Ensemble, nous pouvons rendre le pouvoir au peuple.»
 
Ils ont réussi à fermer le port d'Oakland
Telle est la teneur revendicative du tract distribué. Les protestataires d’Occupy D.C., ayant installé leur campement au McPherson Square depuis le 1er octobre, sont organisés, très réceptifs et communicatifs. Sous une bruine d’automne, le camp ne désemplit pas. Des passants, des anonymes, des sympathisants ou des curieux leur rendent visite, discutent avec eux, pétitionnent et prennent même des photos avec eux.
Dans une tente faisant office de bureau d’information, le responsable, un jeune homme sans emploi, très confiant, nous répondra quant aux revendications d’Occupy D.C : «No demands (pas de revendications) ! Nous voulons seulement arrêter cette destruction aux USA. Le monde entier occupe les espaces. Nous recherchons respect, liberté et surtout dignité...». Un indigné, 40 ans, nous relatera l’arrivée de la police voulant les faire évacuer du jardin McPherson : «Les policiers nous ont signifié que c’était illégal. On leur a répondu ironiquement : ‘‘c’est pour cela que nous sommes ici, c’est illégal !’’».
Face à l’éclosion des espaces d’expression d’Occupy D.C., le National Mall Memorial Parks (fédération des parcs nationaux) distribue aussi des tracts exhortant les protestataires de respecter les lieux tout en exerçant leur liberté, celle de se réunir et se regrouper comme stipulé dans le Premier amendement (Freedom of assembly). A Aokland (Californie), l’occupation anti-capitaliste a été émaillée par des incidents. Deux vétérans de la guerre d’Irak, manifestants Occupy, ont été grièvement blessés par la police. Et même face aux violences lors des manifestations anti-Wall Street, le port d’Aokland, le quatrième au rang d’importance aux Etas-Unis, a été fermé pour des raisons de sécurité.
 
Couvre-feu à Nashville
A Nashville (Tennessee), un journaliste, Tom Meador, reporter du magazine Hebdomadaire Nashville Scene a été arrêté avec une vingtaine de manifestants d’Occupy Nashville, bien qu’il ait décliné sa profession de journaliste.
Alors qu’il filmait tout simplement le mouvement de protestation avec une petite caméra Flip. Et, contre toute attente, l’Etat du Tennessee a imposé un… couvre-feu de 22h à 6h du matin. Et toute personne bravant cet «état d’urgence» et squattant le Plaza de Nashville se verra infliger une amende  de 65 $ par jour et une couverture d’assurance de l’ordre de… 1 million $.
 
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Les Indignés de Québec
Le maire lance un ultimatum aux indignés
Québec - Après Gérald Tremblay, à Montréal, c'est au tour du maire de Québec, Régis Labeaume, de demander aux indignés de lever le camp dans les plus brefs délais, sous peine d'expulsion.
M. Labeaume a lancé cet ultimatum sans équivoque à l'entrée de la réunion du conseil municipal, en fin d'après-midi. « Nos limites sont atteintes. On leur demande de quitter maintenant. Autrement, ils seront expulsés cette semaine », a prévenu le maire.
« Ce qui se passe à Montréal, on n'a pas toutes les preuves, mais, visiblement, il s'en passe des pareilles ici. Il y a des itinérants, il y a des problèmes... Alors, je leur dis de quitter maintenant ».
Vincent Plante, un des indignés du campement de Québec, a dit qu’il n’était pas surpris, qu’il s’attendait à ce que cela se termine comme ça, évoquant une guerre d’usure.
Depuis plus de deux semaines, la Ville de Québec explique en effet aux indignés qu'ils devraient, un jour ou l'autre, quitter le parc de l'Université du Québec, qu'ils occupent depuis un mois.
« On n'a pas l'intention de partir, on est là depuis les premiers jours, a dit un autre militant, Guy Wera. On a dit que c'était une occupation et qu'on avait un but politique et qu'on utilisait un parc. [...] On a été menacés plusieurs fois depuis trois semaines, mais on est toujours là. »
Ces derniers jours, la Ville de Québec a multiplié les opérations destinées à saisir ou à éliminer les matériaux inflammables et les structures permanentes, insistant sur le fait que le camping était interdit dans les lieux publics. 
 
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La parole est à la Défense
 
 
 
Cyril, auto-stoppeur et Clio, vendeuse, jeudi 17 novembre sur l'esplanade de la Défense. (Photos Jean-Michel Sicot)
Ecrasée par la hauteur d’une dizaine de tours glaçantes, statique au milieu des milliers de claquements de pas pressés qui les encerclent, la petite centaine d’Indignés français s’accroche coûte que coûte à ses rêves. Malgré le froid, une demi-douzaine de charges policières, le manque de sommeil, de repas chauds, de douches, de médicaments, de vêtements propres, et malgré la relative indifférence - surtout si on les compare à leurs homologues espagnols ou américains - qui accueille leur tentative utopiste dans le pays de Stéphane Hessel, ils sont là depuis le 4 novembre. Et, à leurs yeux, même fatigués, c’est l’essentiel. Durer, afficher ses différences sur ce temple de la déshumanisation qu’est l’esplanade de La Défense (Hauts-de-Seine), parier qu’à quelques dizaines ils expriment ce que «99% de Français ressentent» (pendant que «le 1% empoche les profits immédiats»), voilà les objectifs de ce laboratoire politique fragile incarné par les Indignés. Car, du côté des actions et des résultats concrets, il y a très peu à se mettre sous la dent. Jeudi, après deux semaines d’occupation, le seul aboutissement a été le collage «à la mano» dans plusieurs centaines d’exemplaires de journaux gratuits d’un cœur avec la mention «Souriez, vous êtes indignés !»
C’est plutôt maigre. Et certains participants, lucides, ont parfois l’impression d’avancer à contre-courant sur un tapis roulant dont ils ne verraient jamais la fin. «A force de tout soumettre à la majorité, on fait parfois du surplace», admet Aurore, 31 ans, au chômage et membre de la Brigade activiste des clowns (BAC). Depuis trois ou quatre jours, l’organisation est le grand sujet de discussions sur le camp, avec un postulat a priori non négociable : l’horizontalité du système, «cette trace d’une démocratie authentique, ahiérarchique et apartisane», pour Nicolas, 20 ans, étudiant en cinéma. «On allait dans le mur. Alors, mercredi, on a fait une assemblée générale, où tout a été remis à plat pour savoir qui s’occupe des tracts, des actions, de la santé, des médias, etc.», explique Jaïlis, 22 ans, qui travaille dans la restauration depuis sept mois.
«Ça patine». Mais tout n’est pas encore réglé, et l’écart est palpable entre ce foisonnement de mots, de slogans, d’idées, et leur laborieuse mise en application. Cohabitent des règles à l’apparence claire (assemblée générale régulière où sont votées des propositions élaborées dans des groupes de travail) et des appels à la volée comme ce «qui veut aller à Nanterre ?» lancé vendredi matin par un jeune homme barbu… sans que personne ne comprenne bien l’objet de la proposition. Chaotique, énergique, pas toujours efficace, ce bouillonnement traduit avant tout l’obsession de vivre autrement. «On est en train de créer un outil et pourquoi pas faire émerger un système parallèle. Pourquoi continuer à se battre contre ça [il désigne les tours des multinationales] puisqu’"ils" ont l’argent et le pouvoir ? Pourquoi jouer avec ceux qui ont inventé les règles ?» interroge Guillaume, photographe-vidéaste qui, malgré l’«horizontalité», s’affiche comme «un des responsables de la cellule communication» des Indignés.
Léo et Florence. Photos Jean-Michel Sicot
On reconnaît Léo, jeune homme qui, il y a trois ans, avait brillamment pilonné la rhétorique de Marine Le Pen à la télévision. Depuis, après dix-huit mois à la New York University puis en fac, il a abandonné ses ambitions politiques et rêve d’une carrière d’acteur, mais a gardé toute sa fougue revendicative. Concernant cette tentative de «démocratie réelle», Léo estime que «tout est à réapprendre. On nous a appris à marcher sur l’autre et pas à l’écouter, alors, même ici, c’est compliqué de se comprendre. Ce n’est pas de la faute des gens si certains n’ont pas de conscience politique, c’est voulu, le système a construit cette carence. Ici, on se décrasse de nos mauvaises habitudes. Alors, oui, ça patine. Et puis, on n’est pas nombreux. Mais ça va venir» !
L’espoir est le bien le plus partagé sur le camp. Surtout celui de durer, de prendre date, malgré les conditions précaires. Mardi, une charge de CRS a détruit les tentes qui avaient été bâties. Depuis, le camp, arasé, repose sur la dalle glacée. «On est tellement dans la survie que c’est compliqué d’être dans la proposition», analyse Jaïlis. «Le monde entier vit sur le court terme, pas nous, il nous faut du temps. C’est long, mais ça va payer à long terme», se convainc Laurent, autoentrepreneur de l’Yonne.
«Moutons». Avec une ironie acide, le terme «psychopathe» revient souvent pour évoquer ces milliers d’hommes et de femmes qui travaillent dans les tours voisines, «obsédés par le profit immédiat»«Regardez le triangle d’or, s’énerve Aurore en montrant trois tours. Ici, ils font des faux bilans ; là, ils les valident ; et là, ils les financent. Au milieu de tout ça, les politiques sont des Muppets.» A 17 et 18 heures, les «psychopathes» sortent par colonnes des tours. «Ah, les moutons sont lâchés !» s’amuse un homme avant de distribuer des tracts et de lancer quelques slogans plus ou moins réussis : «Démocratie sodomie, le vote est le choix du lubrifiant.»
Les différents niveaux de langage sont d’ailleurs frappants. David, étudiant au parcours elliptique, veut «inventer une politique plus autonome, plus directe, qui ne serait pas occultée par le grand film électoral». Pour lui, si les Indignés français ne rencontrent qu’un écho relatif, «c’est à cause de la prégnance de la temporalité électorale». Derrière ces formulations plus ou moins politisées se niche la certitude d’œuvrer«pour les 99% qui subissent le système». «On est vraiment ici pour l’intérêt général, pas pour nous seuls, c’est la différence avec des mobilisations comme celle contre la réforme des retraites», explique Laurent. Mais ces comparaisons ramènent à la question du nombre, qui taraude pas mal de participants. «A quoi ça sert d’avoir des bonnes idées si le peuple n’est pas derrière nous ?» se demande Aurore.
Sur l’esplanade de La Défense, «le peuple» observe la petite troupe d’Indignés, lit les slogans écrits sur des cartons posés au sol. Les échanges sont assez rares, même si le camp vit d’une réelle solidarité, comme en témoignent des paquets de vêtements, des couvertures, des livres, des fruits, cakes, boissons, biscuits apportés par des passants, dont un trader qui a, un matin, apporté deux grands sachets de viennoiseries. Charly, 24 ans, confesse «un énorme a priori sur les mecs à costumes. Eh bien, j’ai été surpris, un avocat nous a déposé deux sacs pleins de tapis de sol, sans un mot. Respect. On a même fait un foot avec des mecs en cravate l’autre jour» !
Ce menuisier spécialisé dans les décors aime raconter qu’il y a un mois il bossait pour une société qui devait aménager un meeting de l’UMP.«Quand j’ai su que je devais fabriquer le pupitre des orateurs, j’ai dit non, je ne pouvais pas», rigole-t-il. Une solidarité entre Indignés s’est aussi construite. Plusieurs participants sont arrivés sans connaître personne, des liens se sont tissés. Ici une chanson s’élève pour fêter un anniversaire, là un groupe réclame un joueur de belote. «Et de la solidarité, on va en avoir besoin car le système est en train de s’écrouler, mais c’est loin d’être fini. Quand on sera dans la situation de l’Espagne ou de la Grèce, les gens nous rejoindront plus nombreux», pense Cyril, «auto-stoppeur de 22 ans», selon lequel «l’essentiel est que les médias parlent de nous».
«Oligarchies». Les médias, bien sûr un des grands sujets de réflexion, au point que le projet de futurs camps devant des chaînes de télévision a été évoqué en AG. Jeudi, un Indigné intarissable synthétisait ce mélange de rejet et d’attirance : «Sans les médias, nous ne sommes rien. Qu’ils soient manipulés par des oligarchies financières, on s’en moque !» Le lendemain matin, à l’occasion d’une conférence de presse spontanée, il appelait, devant deux caméras des Indignés et une de l’AFP, «TF1, M6, BFM, i-Télé, France Télévisions à [les] inviter en plateau pour présenter aux Français un projet de société».
L’attitude est plus claire à l’égard des partis politiques : en raison de leur structure hiérarchique, ils sont majoritairement rejetés. Clio, vendeuse sur les marchés et venue de Dijon, s’étonne tout de même de l’absence «des anars et de l’extrême gauche». Mais, à l’orée d’une nouvelle semaine d’incertitude, les Indignés bourdonnent au pied des tours. Persuadés, comme Aurore, citant des activistes américains : «Si tu penses que quelque chose de petit ne peut pas changer le cours de l’histoire, alors tu n’as jamais passé une nuit avec un moustique.»    
 
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Les Indignés de Québec perdent leur camp, mais pas leur raison...

 
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 Les indignés d'Occupons Québec sont expulsés
Certaines structures ont déjà été détruites il y... (Photo archives Le Soleil)
 
L'expulsion des indignés qui occupaient encore la place de l'Université-du-Québec dans le quartier Saint-Roch, à Québec, a eu lieu mardi matin, dès 6h00; elle devait prendre fin vers 7h30.
Le relationniste de la Ville de Québec, Jacques Perron, a expliqué que l'évacuation s'est faite dans l'ordre, sans résistance, et qu'aucune arrestation n'avait été nécessaire. Moins d'une dizaine d'indignés avaient passé la nuit sur place.
Des cols bleus de la Ville de Québec ont retiré les tentes, bannières, équipements de camping et autres objets implantés il y a quelques semaines par les protestataires. Leur tâche s'est accomplie sous la surveillance de pompiers et d'agents du Service de police de la Ville de Québec.
Lundi soir, le maire de Québec, Régis Labeaume, avait laissé savoir aux indignés que s'ils ne démontaient pas leur campement immédiatement, ils seraient expulsés d'une journée à l'autre.
Le maire estime que les autorités ont été très patientes et tolérantes avec eux mais à son avis, leur occupation n'avait plus de sens.
Au sortir de l'assemblée du conseil municipal, l'un des indignés de la première heure, Guy Wera, ignorait encore comment le groupe allait réagir après l'éviction. Une occupation d'autres espaces lui semblait possible.
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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 05:06

 

Indignés poivrés : deux policiers suspendus
Un agent asperge les indignés de poivre de CayenneUn agent asperge les indignés de poivre de Cayenne   © YouTube

Deux policiers ont été suspendus de leurs fonctions à l'issue d'une enquête menée par l'Université de la Californie sur la façon dont les forces de l'ordre ont expulsé des indignés du campus Davis, situé à 130 kilomètres au nord de San Francisco.

Dans une vidéo diffusée vendredi sur le site web YouTube tout de suite après l'événement, on voit un policier aspergeant de poivre de Cayenne un groupe de manifestants assis et pacifiques.

Dix personnes ont été arrêtées lors de l'opération, dont neuf étudiants. Deux d'entre eux ont brièvement été hospitalisés après avoir reçu du gaz, selon des responsables de l'université.

D'autres manifestants ont alors scandé « Honte sur vous », pendant que les protestataires assis sur le sol étaient emmenés. Les policiers, équipés de casques et de matraques, se sont retirés quelques minutes plus tard.

La chef de la police de UC Davis, Annette Spicuzza, a déclaré au quotidien The Sacramento Beeque les policiers avaient utilisé le poivre après avoir été encerclés, en précisant que les manifestants avaient été avertis à plusieurs reprises que les autorités feraient usage de la force s'ils refusaient de se déplacer.

« Il n'y avait aucune issue à ce cercle. Ils privaient les policiers de leur équipe de soutien. C'est une situation très explosive », a-t-elle dit.

Les protestataires auraient été avertis vendredi matin qu'ils avaient jusqu'à 15 h pour plier bagage, sans quoi leur campement serait démantelé.

Une organisation professionnelle de l'université, le Davis Faculty Association Board, estime que la présidente de l'établissement, Linda Katehi, a fait preuve d'un « manque flagrant de qualité de dirigeante » en autorisant l'usage de la force sur le campus.

Mme Katehi condamne quant à elle l'usage « regrettable et inadapté » de bombes au poivre, mais refuse de démissionner. « Je ne pense pas avoir violé les principes de cette institution. J'ai travaillé très dur pour faire en sorte que ce campus soit sûr », a-t-elle soutenu.

source : http://www.radio-canada.

 

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Les indignés de Montréal obtiennent l'appui de plusieurs écrivains

MONTRÉAL - Une trentaine d'écrivains et auteurs ont décidé de donner un coup de pouce aux «indignés» du mouvement Occupons Montréal afin de démontrer que le mouvement était loin de s'essouffler, dimanche, au square Victoria.

À l'invitation de l'écrivain et directeur éditorial de Leméac, Jean Barbe, les participants ont lu des poèmes, des textes ainsi que des extraits d'oeuvres littéraires afin de stimuler la réflexion.

En après-midi, devant une soixantaine de personnes, M. Barbe en a notamment profité pour lire un extrait de son livre «Comment devenir un ange».

En entrevue, il a expliqué que sa présence à l'événement visait surtout à rappeler qu'Occupons Montréal continuerait d'exister même si le campement du square Victoria devait être démantelé tôt ou tard.

Plusieurs autres auteurs, dont Bertrand Laverdure, étaient présents sur les lieux. M. Laverdure, qui a organisé l'événement avec M. Barbe, a également précisé qu'il serait possible de répéter l'expérience dans le futur si d'autres personnes sont intéressées.

De leur côté, les «indignés» d'Occupons Montréal affirment avoir respecté les exigences des autorités en disposant des structures de bois sur leur campement.

Dix-huit bâtiments avaient été jugés non sécuritaires. Les manifestants entendent les remplacer par des tentes de type militaire, mieux équipées pour faire face aux températures froides.

La Ville de Montréal n'a toujours pas signifié son intention d'évincer les «indignés» du square Victoria, contrairement aux administrations de New York, de Toronto et de Vancouver, notamment.

Publié par La Presse Canadienne le dimanche 20 novembre 2011 à 14h51.

source http://www.985fm.l

 

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Occupons Québec: l'argent au coeur des débats des indignés

 

 

Québec) Ce n'est pas des pressions croissantes de la Ville de Québec, qui leur demande de démanteler leur campement à la Place de l'Université du Québec, que les indignés du mouvement Occupons Québec ont débattu hier lors de leur assemblée générale, mais bien... des dons en argent avec lesquels plusieurs étaient mal à l'aise.

Alors que d'autres points étaient également à l'ordre du jour, c'est finalement l'argent qui aura monopolisé la totalité des débats à l'assemblée d'hier, qui réunissait quelques dizaines de personnes opposées justement au système financier.

Une proposition, qui avait suggéré de faire d'Occupons Québec un organisme sans but lucratif en bonne et due forme afin de lui permettre d'ouvrir un compte en banque pour y déposer les dons reçus en argent, n'a pas été retenue puisque plusieurs y voyaient un contraste avec le message véhiculé par le campement.

Actuellement, trois résidants sont chargés de cumuler les sommes recueillies et d'effectuer certains achats pour le campement. L'un disait hier avoir en poche une quarantaine de dollars, alors que ses deux acolytes disposeraient d'une centaine de dollars chacun provenant des dons du public.

Lire la suite : cyberpresse.ca/le-soleil/actuali

 

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Des «indignés» anglais squattent des locaux de la banque UBS à Londres

 

Les troupes d’Occupy the City ont transformé le complexe inutilisé de la suisse UBS en centre de débats et de travail anticrise

 

 

Des confettis sont jetés des fenêtres du premier étage, alors qu’une petite fille installée dans les bras de son père coupe le bandeau rouge tendu devant l’entrée. La centaine de personnes présentes n’inaugure pas un magasin au beau milieu de la City de Londres mais l’occupation officielle d’un complexe de plusieurs immeubles, propriété d’UBS.

«Tandis que plus de 9000 familles ont été expulsées de leur domicile ces trois derniers mois pour n’avoir pas pu rembourser leur crédit, principalement en raison de la récession provoquée par les banques, les financiers d’UBS et d’autres géants s’assoient sur d’énormes propriétés inoccupées», explique Jack Holburn, l’un des jeunes militants. «Alors que les banques reprennent possession des logements des familles, les propriétés inoccupées des banques doivent être récupérées par le public.»

Ce complexe de quatre étages disposerait de plusieurs centaines de pièces. «Depuis notre arrivée vendredi, nous tâchons de sécuriser les immeubles qui n’ont pas été réellement utilisés depuis plusieurs années», indique Pete Phoenix, l’un des leaders du groupe, reconnaissable à sa veste jaune fluorescent. «Nous voulons donc limiter l’accès aux principales pièces saines et aisées d’accès, et nous avons fermé toutes les fenêtres qui ne donnent pas sur le rez-de-chaussée pour empêcher les accidents.»

Autre obligation légale, l’accès à l’immeuble n’est autorisé qu’aux amis des squatters, qui doivent s’enregistrer sur un carnet à leur arrivée. «Mais nous avons beaucoup d’amis…» sourit Pete Phoenix.

Lors des premières nuits, seules vingt à trente personnes ont dormi sur place. Ceux qui ont gardé l’immeuble pendant la nuit se reposent à leur tour, enroulés dans des sacs de couchage posés sur un tapis de sol, dans une pièce où la température ne dépasse pas les 15°C.

«Le lieu a en effet été renommé «Banque à idées» car il doit surtout servir de lieu de réunions et de débats, ainsi que d’espace de travail notamment pour dessiner des bannières», explique Mat, un Anglais d’une quarantaine d’années. Plusieurs professeurs de prestigieuses universités londoniennes ont déjà donné des conférences ce week-end.

«Reste à savoir combien de temps nous pourrons rester ici, car UBS a fait expulser à chaque fois les différents squatters de l’immeuble.» Deux camions de police sont postés en permanence en face de la porte d’entrée. Le 59 Sun Street demeure sous étroite surveillance.

source : http://www.tdg.ch/indignes-anglais-squattent-locaux-banque-ubs-londres-2011-11-20

 

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L'hôtel des Indignados à Madrid


 

 

 

 

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 00:51

La Défense : comme une fête foraine ...

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Rencontre avec les Indignés de La Défense : "Je n’ai aucun espoir dans le vote..."

 

Les Indignés sur le parvis de la Défense en novembre 2011

Les Indignés sur le parvis de la Défense en novembre 2011

 

Malgré le froid et les interventions de la police, les Indignés entament leur troisième semaine d’occupation du parvis de La Défense. A cinq mois de l’élection présidentielle vont-ils peser sur la campagne électorale ? Rencontre avec des Indignés.

Sur le parvis de La Défense, les Indignés émergent lentement après une nuit inconfortable passée dans le froid. Fatigués à force de ne dormir que 2 à 5 heures par nuit, ceux-ci n’entendent pas abandonner leur occupation, malgré le harcèlement policier dont ils se disent victimes. Vont-ils peser sur la campagne ? FTV 2012 est allée à leur rencontre.

Sur les cartons posés au sol, les slogans fleurissent : "J’accuse l’Etat de nous avoir mis dans cet état : esclave de la dette". Outre l'annulation de celle-ci, les Indignés appellent à la "démocratie réelle maintenant."

Si tous s’accordent sur l’origine des problèmes qu’ils dénoncent, les avis divergent joyeusement sur le reste. "On a des gens de tous les bords politiques, même de droite", avance Benjamin, étudiant en BTS informatique.

Une diversité que les quelques dizaines d’Indignés présents se targuent d’entretenir, même si dans l’ensemble, aucun d’entre eux ne fait vraiment confiance à la politique. "Ce serait bien de peser sur la campagne présidentielle, mais je doute qu'en changeant de président quelque chose bouge", soupire Louise, 19 ans, étudiante en anglais.


"Je suis contre le fait d’avoir un gouvernement"

Le changement, les Indignés l’appellent de leurs vœux. Mais aucun d’entre eux ne se fait d’illusion. "Ca ne change pas grand-chose l’élection présidentielle, il faut changer tout le système", conclut Benjamin en grelottant.

Sur les quelques palettes que les Indignés ont récupérées, des bâches protègent les couvertures et les vêtements du vent omniprésent.

Plus loin, Eva, 26 ans, sans emploi depuis quelques mois, est encore plus désabusée. "Je n’ai aucun espoir dans le vote, explique-t-elle. D’ailleurs, je ne vote pas : je suis contre le fait d’avoir un gouvernement." Le point de vue est radical, mais il est partagé par beaucoup de jeunes.


"Les politiques ne comprennent rien du tout"

Ce n’est pas le cas de Jérémie, 20 ans. Pour cet électricien en alternance, "tout le monde doit voter" parce que "c’est un droit" comme d’être "ici", à occuper La Défense. "Voter, c’est important, même blanc", ajoute-t-il, alors qu’une Indignée distribue une soupe aux lentilles pour l’ensemble du camp.

Tandis que des passants s’approchent pour discuter avec eux, Nicolas s’échine à manier son mégaphone avec autorité. "Je suis Indigné : de toute façon, je n’ai rien à faire de mieux !", s’exclame le brocanteur, qui vit du RMI depuis 12 ans et cherche un financement pour sa formation en charpenterie-menuiserie.

"J’ai voté Montebourg au premier tour de la primaire socialiste et Hollande au second tour, précise l’apprenti tribun. Il faut voter parce que tout est politique. Mais les politiques ne comprennent rien du tout, ils n’en n’ont rien à foutre !"


Récupération politique ?

"Les politiques suivent leur intérêt, pas l’intérêt public", surenchérie Dieu-Merci - carte d'identité faisant foi -, qui appelle les citoyens au rassemblement  avec les Indignés.

Pendant ce temps, deux femmes voilées apportent discrètement quelques victuailles. S'ils ne bénéficient pas de la tolérance de la préfecture de Paris, les Indignés peuvent compter sur l’élan de solidarité qu’ils ont suscité auprès des riverains. Pain, noix, oranges, lait, thé et sucre : ils ont encore de quoi tenir.

"La politique doit se faire dans la rue, avec le peuple, pas par quelques politiques", explique Benjamin. "Trop de pouvoir sur les épaules de quelqu’un, ce n’est pas très démocratique", précise-t-il.

"Notre mouvement est a-partisan, mais politique et civique, souligne Louise qui craint une récupération du mouvement. On accepte tout le monde, mais ceux qui viennent le font en tant que citoyen."

Le mouvement des Indignés est né du best-seller de Stéphane Hessel, "Indignez-vous !". L’auteur a soutenu l’écologiste Nicolas Hulot avant d’apportersa caution à Martine Aubry durant la primaire socialiste.

source : http://www.francetv.fr/2012/rencontre-avec-les-indignes-


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Indignés Marocains à la Défense ... (Samedi à 17 h)

 

Appel d'une indignée à les rejoindre le 19 novembre 2011 from Julien Marie on Vimeo.

 

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Les besoins  des Indignés de la Défense 

 

Si vous voulez aidez les indignés qui occupent la Défense depuis le 4 novembre malgré les conditions très difficile et la pression policière toujours plus forte, voilà une liste des besoins du campement.

 LOGISTIQUE

  • bougies
  • scotch marron (pour les cartons) et classique (de bureau)
  • piles
  • couteau suisse
  • colle (en tube et pr papier peint)
  • pinceaux
  • peinture (en tube et en en bombe)
  • ciseaux
  • marqueurs
  • stylos
  • chaises pliantes

CUISINE

  • Matériel
  • ouvre-boîtes
  • couverts
  • assiettes en papier
  • réchaud à gaz
  • gobelets
  • sac poubelles
  • éponges
  • torchons
  • gamelles (fait-tout, marmittes)
  • bouilloires
  • tupperwares
  • Alimentaire
  • Jus de fruits
  • chocolats
  • céréales
  • café/thé/tisane
  • sucre
  • pâtes/riz
  • charcuteries
  • pain
  • repas chauds préparés

SANTÉ & DIVERS

  • pansements
  • ventaline
  • compresses
  • désinfectant
  • préservatifs
  • paracétamol et ibuprofène
  • tampons/serviettes hygièniques
  • arnica
  • ketum
  • Papier toilette
  • malox
  • synthol
  • masques d’hygiène
  • bouillotes
  • couverture (de survie et en laine)/vêtements chauds (pulls, chaussettes, bonnets, gants, écharpes)
  • duvets/tapis de sol
  • draps
  • parapluies
  • bâches
  • anoraks
  • tentes
MERCI A TOUS POUR VOTRE SOUTIEN ! ON LACHE RIEN !
Site des Indignés de la Défense : http://www.occuponsladefense.net/

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Les indignés en images...

occupy-Wall-Street.jpg

Pour davantage d'informations cliquer : http://occupywallst.org/

occuper-Londres.jpg

Pour davantage d'informations cliquer : http://occupylsx.org/

occupons-montreal.jpg

Pour davantage d'informations cliquerhttp://occuponsquebec.org/

 

 

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Espagne: "journée de réflexion" pour les "indignés" à la Puerta del Sol


(Belga) A la veille des élections en Espagne, de petits groupes d'"indignés" se sont installés samedi sur la place de la Puerta del Sol à Madrid, dénonçant un "retour en arrière" avec la victoire annoncée de la droite.


Espagne: "journée de réflexion" pour les "indignés" à la Puerta del Sol

Espagne: "journée de réflexion" pour les "indignés" à la Puerta del Sol

Les "indignés" ont organisé à leur façon la traditionnelle "journée de réflexion" qui précède les élections, alors que toute manifestation politique est interdite. Ils devaient par exemple mettre en scène une expulsion de propriétaire surendetté, l'une des cibles favorites du mouvement, ainsi que "le dernier mariage de deux lesbiennes", en allusion à l'hostilité supposée de la droite contre le mariage homosexuel, autorisé en 2005 par le gouvernement socialiste.

Quelques "indignés" se sont mobilisés aussi à Barcelone, la deuxième ville d'Espagne, ou à Valladolid, dans le centre du pays. Le mouvement des "indignés", né au printemps d'un élan populaire inédit en Espagne, en réaction à la crise, s'est mis en sourdine après de grandes manifestations dans tout le pays, mais perdure par exemple en luttant contre les expulsions de propriétaires surendettés. Une victoire du Parti populaire, après sept ans de gouvernement socialiste, et les nouvelles mesures de rigueur qui se profilent, pourraient dans les mois qui viennent attiser la grogne sociale. "Avec la politique à venir du Parti populaire, nous pouvons prévoir une augmentation des manifestations, qu'elles soient d'origine "indignées", syndicales ou corporatistes. Il y aura des mobilisations très fortes, qu'elles soient ou non sous l'étiquette "indignés"", estime Antonio Alaminos, professeur de Sociologie à l'université d'Alicante. (GFR).

source : http://www.levif.be/info/belga-politique/espagne-jour


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 Les "indignés" espagnols prêts à manifester, pas à voter

 

par Jonathan Gleave

MADRID (Reuters) - "Los Indignados", les indignés espagnols, sont prêts à reprendre les rues du pays dès que le futur gouvernement dévoilera ses mesures d'austérité qui s'annoncent drastiques.

Six mois après leur mouvement d'occupation des places publiques, notamment la Puerta del Sol à Madrid, les jeunes Espagnols ont été discrets durant la courte campagne en vue des élections législatives de dimanche.

Fidèles à leur ligne de conduite du printemps dernier, ils appellent à boycotter les deux principaux partis, le Parti populaire (PP, droite), qui devrait remporter le scrutin, et le Parti socialiste (PSOE), qui quittera probablement le pouvoir.

Sur les réseaux sociaux, les deux partis qui ont seuls exercé le pouvoir depuis la fin du franquisme et le retour de la démocratie, en 1978, n'en forment plus qu'un: le "PPSOE".

Et si la grande majorité des indignés sont de gauche, ils ont le sentiment d'avoir été trahis par les socialistes. Le rejet de l'actuel président du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, est immense - il ne se représente pas - et il leur est inimaginable de voter pour le PSOE.

Mais au-delà du rejet de "l'establishment politique", aucun choix ne fait consensus. Ni l'abstention, ni le vote blanc, ni les petits partis.

"Je sais davantage pour qui je ne voterai pas que pour qui je voterai", résume Paula Garcia, étudiante en communication, qui hésite entre la coalition Gauche unie (IU) et l'un des petits partis.

Gauche unie, troisième force politique du pays, devrait réunir la plupart des suffrages des "indignados", ayant été l'un des plus grands adversaires du sauvetage des banques et de la rigueur.

Mais le premier bénéficiaire de l'appel au boycottage du scrutin sera le PP, à qui le vote de contestation contre les socialistes devrait faciliter l'obtention de la majorité absolue aux Cortes.

 

"AUCUNE IMPORTANCE"

La perte de confiance dans la classe politique espagnole a été un facteur majeur du succès du mouvement des indignés, en particulier chez les jeunes, premières victimes du chômage - 21% de la population active, supérieur à 40% chez les moins de 25 ans.

"Je suppose que je voterai dimanche mais ça n'a aucune importance. Les grandes manifestations viendront quand les vrais problèmes seront sur la table: les coupes budgétaires", dit Ciril Vidal, artiste de rue âgé de 42 ans.

Le probable futur président du gouvernement, Mariano Rajoy, n'a pas dit grand-chose de son programme économique mais, en raison de l'état des finances publiques, on s'attend à des mesures immédiates de réduction des dépenses et de réforme du marché du travail.

"De plus en plus de gens voient que l'on n'a pas besoin d'un nouveau gouvernement, plutôt d'un modèle totalement nouveau", affirme Ciril Vidal.

Contrairement aux manifestations en Grèce et en Italie, où des groupuscules anarchistes ont semé le trouble en marge des manifestations contre l'austérité, le mouvement des "indignados" est resté pacifique.

Les rassemblements hétéroclites de jeunes en quêtes d'emploi, de retraités sans le sou et d'anticapitalistes ont essaimé dans de nombreuses villes espagnoles et ailleurs en Europe et aux Etats-Unis.

En organisant le 16 octobre une "journée mondiale de la colère", suivie assidument à Madrid, les indignés espagnols ont montré qu'ils étaient prêts à replanter leurs tentes.

Un défilé est prévu samedi, en dépit de l'interdiction de manifester la veille des élections.

Jeudi soir, des milliers de professeurs et étudiants ont manifesté à Madrid et ailleurs contre un projet de réduction des postes et des fonds alloués à l'enseignement public.

Une façon de prévenir Mariano Rajoy que ses mesures d'austérité ne passeront pas sans opposition.

Clément Guillou pour le service français, édité par Gilles Trequesser

source : http://tempsreel.nouvelobs.


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La petite histoire de Puerta del Sol

 
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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 02:38

Ville de Québec

Les installations en partie démantelées


 

Les installations en partie démantelées

 

Nouvelle opération des policiers et cols bleus de la Ville de Québec, ce matin, au campement des «indignés», au Jardin de l'Université du Québec.

Cette fois, c'est une cuisine, construite de bois et de métal, qu'on est venu démolir. La construction avait beau être sur roulettes, les gens de la Ville de Québec croyaient qu'elle prenait des allures d'installation permanente et, jeudi, lors d'une visite de routine, ils avaient sommé les indignés de la démolir, ce qu'ils avaient refusé.


 

démantèlement

 

Vers 9 h 30, ce matin, policers et cols bleus sont donc arrivés sur place et les occupants, pour leur part, se sont regroupés autour et dans la structure, offrant une résistance passive. Mais les policiers les ont forcés à évacuer et ont ouvert le passage aux cols bleus, qui ont pu démanteler la structure et partir avec les matériaux.

Déjà sans chauffage, ni électricité, ni installations sanitaires, les indignés se retrouvent donc maintenant sans cuisine et la Ville maintient son ordre de compléter le démantèlement du campement. Les occupants, de leur côté, n'ont pas l'intention d'obtempérer.

 

démantèlement

 

Lire la suite  : http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/archives/2011/11/20111118-100856.html

 

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La cuisine des indignés de Québec démolie

 

(Québec) Ils ont bien tenté de résister, mais les indignés n'ont pas été en mesure d'empêcher les cols bleus de la Ville de Québec de démolir la cuisine qu'ils s'étaient construite à la place de l'Université-du-Québec. Inférieurs en nombre devant les nombreux policiers sur place, les manifestants n'ont pu qu'observer le travail de démolition qui aura duré environ 45 minutes.

Tel qu'annoncé la veille par le porte-parole de la Ville de Québec, Jacques Perron, policiers et cols bleus se sont présentés sur place aux alentours de 9h30, afin de démanteler cette structure en tôle. Le représentant de la Ville, Yvan Lépine, a répété que l'installation serait rasée, car elle ne répondait pas au règlement d'urbanisme. M. Lépine était alors entouré de quelques indignés, qui l'ont souvent interrompu, mais aucune confrontation physique n'a eu lieu.

Les indignés avaient installé des roues sous la structure, afin de tenter de convaincre les autorités municipales que l'installation n'était pas permanente, puisqu'elle pouvait être déplacée. Malgré tout, une vague d'une quinzaine de policiers a entouré l'installation, afin d'en prendre le contrôle.

C'est à cet instant que les indignés ont déplacé la cuisine de quelques mètres, ce qui a donné lieu à un moment cocasse, alors que les policiers courraient après la structure. Les représentants des forces de l'ordre ont bien menacé quelques manifestants de les arrêter s'ils ne quittaient par l'intérieur de la cuisine, mais en bout de ligne, les indignés ont collaboré et personne n'a été appréhendé.

 

«Vous avez un jugement, vous n'êtes pas des militaires, vous n'êtes pas obligés de faire ce que vous faites pour le moment!» a lancé à maintes reprises aux policiers un des indignés, Guy Wera. «Vous avez le droit de réfléchir!»

Lire la suite et voir vidéo : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil

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Twitter -Québec :http://twitter.com/#!/OccupyQuebec/status/137648108409597952

 

 

 

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Qu’est-ce que le mouvement “Occupons-Québec”?


Pour tous ceux qui veulent savoir ce qu’est notre mouvement, celui-ci ne se définit pas d’abord par ses objectifs mais par sa pratique. Celle-ci s’inspire, inconsciemment mais certainement, des divers camps alternatifs (Camp Action Climat, camps autogérés, No Border camp, etc.). Pour une excellente introduction à sujet, vous pouvez consulter le mémoire de maîtrise d’une anthropologue et activiste de Québec, intitulé “De la production sociale du quotidien à la construction sociale de l’utopie : le Campement autogéré”. Ce texte raconte, analyse et interprète l’expérience de campements qui constituent une sorte de préfiguration concrète de la société à venir. Contre l’utopie qui demeure une pure spéculation, le camp autogéré constitue une “hétérotopie”, un lieu “autre” mais réel, qui articule un contre-modèle exemplaire en bordure de la société actuelle.

La grande nouveauté du mouvement des Indignés et d’OccupyWallStreet, et plus spécifiquement d’Occupons Québec et Occupons Montréal (qui établissent de réels campements qui ressemblent à de véritables micro-villages fonctionnant par démocratie directe et moyens d’échanges alternatifs), c’est qu’ils réalisent de manière “permanente” ce qui restait avant tout des événements et expérimentations ponctuelles. Occupons Québec ne s’attarde ni aux problèmes climatiques, ni aux problèmes d’immigration, ni à la pauvreté extrême qui afflige le Tiers-monde et nos villes, mais à tout cela à la fois. Alors que les divers campements alternatifs demeuraient des tâtonnements de l’altermondialisme en bordure des zones urbaines, le mouvement Occupons est la réalisation pratique de revendications pour “un autre monde” au coeur même des grandes villes. Ces événements qui “durent”, ces “zones d’autonomie temporaires” (TAZ) qui persistent, produisent les noeuds d’un véritable rhizome (réseau concret, auto-organisation horizontale acentrée) qui fonctionne avec sa logique propre.

Le fait que les médias et la société en général ne comprennent pas le mouvement ne signifie pas que celui-ci est incohérent ou sans but ; au contraire, l’occupation permanente fonctionne avec une “autre” logique, il a une consistance propre qui échappe à la Représentation. En d’autres termes, le sens commun n’a pas encore les “outils conceptuels” pour appréhender les nouveaux mouvements sociaux ; le “bons sens” s’acharne à les interpréter à travers une grille d’analyse désuète.

Pour ce qui est des revendications précises et des alternatives concrètes qui pourront être généralisées à l’ensemble de la société, ce n’est qu’une question de temps. L’important est que la pratique (ou plutôt la praxis) continue d’opérer et qu’elle arrive à synthétiser ou à faire émerger les expérimentations communes qui ont été établies depuis la période féconde des années 60-70 (féminisme, écologisme et autres mouvements d’émancipation), et plus spécifiquement le début du XXIe siècle : mouvement anti-pub, écoféminisme, mouvements autonomes et autochtones, forums sociaux mondiaux, etc.

Pour tous ceux qui croient que l’altermondialisme a échoué et que l’économie capitaliste mondialisée (néolibéralisme) représente la fin de l’Histoire, vous n’avez encore rien vu. Le monde à-venir émerge dès maintenant, non pas à partir d’un programme politique déterminé, mais par l’auto-satisfaction immédiate des besoins d’une population désoeuvrée par ses élites (économiques, politiques et culturelles) et les illusions creuses de la société du spectacle. Nul besoin de violence, ni de Révolution globale qui renverse le système de l’extérieur ; “la négation du système se répand à l’intérieur du système par des pratiques alternatives qu’il suscite et dont les plus dangereusement virulentes pour lui sont celles dont il ne peut se passer.” (André Gorz, L’immatériel, 2003, p.97)

site : http://occuponsquebec.org/le-mouvement/occupons-quebec/


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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 02:54

 

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Les Indignés de Seattle  (USA)

 Une «indignée» de 84 ans devient une icône
Dorli Rainey est soutenue par deux personnes après... (Photo: AP)


Dorli Rainey est soutenue par deux personnes après avoir été aspergée de gaz lacrymogène lors d'une manif au centre-ville de Seattle.

PHOTO: AP

Une octogénaire de Seattle est rapidement devenue un visage public du mouvement Occupy Wall Street aux États-Unis après avoir été aspergée de gaz poivre durant une marche.  http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/les-

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Les Indignés de la Défense (Paris)  « On résistera …»


Les installations du camp des Indignés détruites par defense-92

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La Ville de Québec serre encore la vis aux indignés de Saint-Roch

Place de l'Université du Québec, dans le quartier Saint-RochLes indignés campent depuis le 22 octobre à la Place de l'Université-du-Québec, dans le quartier Saint-Roch.

 

La Ville de Québec a fait parvenir jeudi un avis aux manifestants d'Occupons Québec les sommant de retirer une structure en tôle qui semble de plus en plus permanente aux yeux de l'administration municipale.

Le tout devrait être retiré à 8 h 30, vendredi matin. La Ville de Québec espère du coup que les tentes et autres structures seront retirées du Jardin Saint-Roch.

Charles Fleury, un manifestant d'Occupons QuébecCharles Fleury, un manifestant d'Occupons Québec

Du côté des indignés, on dit en avoir assez de ce qu'on qualifie des « tergiversations » de la Ville de Québec. Ils déplorent que des inspecteurs se présentent chaque jour pour trouver un moyen de les déloger.

Certains indignés, dont Charles Fleury, menacent de s'enchaîner vendredi matin. « On pense qu'on pourrait s'enchaîner aux structures qu'ils désirent venir chercher », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, André Bérubé, un autre indigné de Québec, a déposé jeudi une mise en demeure contre la Ville de Québec.

André Bérubé réclame 15 000 $ à la Ville de QuébecAndré Bérubé réclame 15 000 $ à la Ville de Québec.

Il dénonce la saisie de son matériel artistique, cartons et autres objets, qu'il qualifie d'abusive et d'illégale.

La mise en demeure est seulement en son nom et n'endosse pas les autres indignés. André Bérubé réclame 15 000 $ à la Ville de Québec.

source : http://www.lepost.fr/article/2011/11/18/2640771_la-vi

 

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Montréal hausse le ton contre les indignés

Les manifestants ont jusqu'à dimanche pour démanteler 18 abris


Un homme dort au parc Zuccotti — assis, et protégé par un simple imperméable, comme le lui permet le règlement désormais strictement appliqué par les autorités new-yorkaises.<br />
Photo : Agence Reuters Shannon Stapleton
Un homme dort au parc Zuccotti — assis, et protégé par un simple imperméable, comme le lui permet le règlement désormais strictement appliqué par les autorités new-yorkaises.
Au lendemain du nettoyage du lieu emblématique du mouvement Occupy Wall Street, le parc new-yorkais Zuccotti, la Ville de Montréal a haussé le ton contre les indignés qui campent «place du Peuple».

Des inspecteurs des services de police et de sécurité incendie ont enjoint hier aux dizaines d'occupants du square Victoria de démanteler 18 abris «ne respectant pas les normes de sécurité» d'ici dimanche.

Les indignés ont acquiescé, mais non sans conditions. Ils exigent notamment que l'administration Tremblay les autorise «par écrit» à rester sur le site, ont-ils indiqué à émissaire de la Ville qui a pris part hier soir à leur assemblée générale.

Les occupants se sont également entendus pour prohiber toute consommation de drogue ou d'alcool dans la «place du Peuple».

Ailleurs dans le monde

À Londres, les autorités ont donné hier 24 heures aux indignés qui campent depuis un mois sur le parvis de la cathédrale St. Paul, au coeur de la City londonienne. S'ils n'ont pas quitté les lieux ce soir, les protestataires seront passibles de poursuites devant la Haute Cour. «Nous leur avons remis une injonction. Nous les informons et leur donnons 24 heures pour retirer leurs tentes de la chaussée», a déclaré un porte-parole de la City of London Corporation, qui administre le quartier des affaires. 

Les indignés se sont installés le 15 octobre aux abords de la cathédrale lorsque la police les a empêchés de dresser leurs tentes devant la Bourse de Londres.

À New York, les manifestants qui campaient dans le parc Zuccotti depuis près de deux mois, espéraient hier que leur mouvement survive à l'expulsion du campement, berceau du mouvement qui en deux mois a essaimé dans plusieurs villes. Mais, le défi semble de taille puisque dans la matinée, ils n'étaient qu'une vingtaine dans le parc Zuccotti, assis sur des bancs de granit, à se demander quelle serait la suite des choses.

Une poignée de jeunes avaient dormi sur place, assis, recouverts d'une simple couverture de survie. Le règlement du square privé, désormais strictement respecté, interdit de s'y allonger. Pas question non plus d'y entrer avec un sac de couchage. Des agents de sécurité de Brookfield Properties, le propriétaire du square, vérifient les gros sacs et paquetages à l'entrée du square bétonné, toujours ceinturé de barrières métalliques.

Hier, assis sur l'un des bancs, William Scott, âgé de 42 ans, essayait «de rester optimiste» dans le square quasi désert. «Le mouvement sera peut-être renforcé par cette éviction brutale, sans avertissement», veut croire le professeur d'université en congé sabbatique, en évoquant les centaines de policiers qui sont intervenus dans la nuit de lundi à mardi pour nettoyer le parc. «Et Occupy Wall Street n'est pas limité au périmètre de ce square. Nos idées sont passées dans le débat, ajoute le bibliothécaire d'Occupy Wall Street. Derrière lui, une pancarte. Vous ne pouvez pas expulser une idée.»

Après une concertation téléphonique entre certains maires aux prises avec ces installations sauvages, la police est intervenue ces derniers jours pour fermer une demi-douzaine de campements à Portland (Oregon), Denver (Colorado), Oakland (Californie), Burlington (Vermont), Salt Lake City (Utah) et Saint-Louis (Missouri).

Celui de New York, démarré le 17 septembre et qui s'était transformé en un véritable village de tentes avec sa cuisine et son infirmerie à quelques rues de la Bourse de Wall Street, avait inspiré les autres. 

Le mouvement, très actif sur les réseaux sociaux, dénonce notamment la cupidité du monde de la finance et les inégalités croissantes. Son slogan «nous sommes les 99 %» a fait mouche.

 

 

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Les Indignés de la Grèce 

Des milliers de manifestants contre l'austérité‎
 Les Indignés de Miami 
Les Indignés de Los Angeles
Les Indignés de Washington
Les Indignés de Deraa (Syrie) 
Les Indignés de Barcelone (Catalonne, Espagne)
Les Indignés de l'Italie
Les Indignés de Koweït
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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 22:32
Occupy Wall Street en Direct ...
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À Foley Square… 

 par OccupyWallSt

A few hours ago, thousands of students, workers, and other supporters gathered in Union Square chanting "Shut the city down!" and using the People's Mic to share more stories of how banks and corporate greed have impacted the 99%. Simultaneously, Occupiers took to multiple subway stations in all five boroughs.

Students chanted "CUNY should be free!" and "Student Power!" as they took to the streets along 16th and 5th Avenue, shutting down traffic and leaving police unable to respond. Police eventually erected barricades along 5th Avenue in an attempt to block the march

Now, thousands of people have left Union square to join their fellow Occupiers and are marching down Broadway toward Foley Square to join another large contingent of labor unions. We are currently hearing reports that Foley has been overwhelmed by a massive police presence, with helicopters circling overhead. However, thousands have already gathered approaching Foley and more continue to pour out from the subways.

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Sur le front de la contestation anticapitaliste, la situation s'envenime aux Etats-Unis. Des échauffourées entre manifestants et policiers ont éclaté et plus de cent arrestations ont eu lieu jeudi lors du défilé organisé pour marquer les deux mois du mouvement "Occupy Wall Street" qui a semé le désordre dans le quartier financier de New York à Manhattan.
Le cortège new-yorkais est parti jeudi matin peu du square Zuccotti, berceau du mouvement dont les occupants ont été expulsés dans la nuit de lundi à mardi. Rapidement empêchés d'atteindre la Bourse par la police, les manifestants, environ un millier, se sont rabattus sur des rues adjacentes, qu'ils ont bloquées pour empêcher les employés des entreprises du quartier de se rendre dans leurs bureaux aux cris de "Wall Street est fermée". Ces barricades humaines ont vite entraîné des tensions entre manifestants et passants, puis entre manifestants et policiers. Au total, ce sont plus de 100 personnes qui ont été arrêtées jeudi matin, selon une porte-parole de la police de New York. Environ deux heures après le départ du cortège, les manifestants ont commencé à retourner vers le square Zuccotti et devaient dans l'après-midi organiser d'autres défilés ou rassemblements, notamment dans le métro, ou au square Foley, siège de plusieurs tribunaux à Manhattan.

 

A Londres, les indignés bravent l'ultimatum
 

Le défilé new-yorkais devait être suivi jeudi par plus de 450 autres manifestations aux Etats-Unis, selon MoveOn, un groupement d'associations. A Los Angeles, la police a évacué un camp anti-Wall Street et interpellé une vingtaine de personnes qui refusaient de quitter les lieux. Les militants qui refusaient de partir se sont assis en cercle avant d'être interpellés un par un, alors que plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées pour exprimer leur solidarité avec le mouvement. "Nous voulons lancer un message positif, nous voulons que les gens connaissent la vérité, nous voulons que les classes moyennes reprennent la place qui est la leur", a déclaré une manifestante d'une vingtaine d'années. Les tentes du petit campement, sur lesquelles on pouvait lire les inscriptions "Nous sommes les 99%" ou "Taxer les 1%", ont également été emportées par des policiers équipés de tenues anti-émeutes.
 
D'autres défilés ou rassemblements étaient également prévus en Europe. A Londres, où le mouvement a aussi fait des émules, les "indignés" qui campent depuis un mois sur le parvis de la cathédrale Saint-Paul, au coeur de la City londonienne, ont été sommés de démonter leurs installations. Mais les contestataires ont bravé l'ultimatum des autorités.


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Retour des militants d'"Occupy Wall Street" près de la Bourse

les militants d'"occupy wall street" de retour près de la bourse © reuters - 2011

par Chris Francescani et Sharon Reich

 

NEW YORK (Reuters) - Des centaines de manifestants anti-Wall Street ont tenté jeudi de relancer leur mouvement en défilant en direction de la Bourse de New York, où une forte présence policière les attendait.

 

Aux cris de "We are the 99%" - "Nous sommes les 99%" auxquels, selon eux, le système financier ne bénéficie pas -, ils se sont divisés en petits groupes pour tenter d'entrer dans Wall Street, la rue de la Bourse.

 

La police les a maintenus sur les trottoirs à coups de matraques et avait procédé, selon un porte-parole, à une cinquantaine d'arrestations à 10h00 locales (15h00 GMT).

 

"J'espère qu'ils vont réussir à faire fermer la Bourse pour la journée et qu'avec leurs efforts ils convaincront le gouvernement de réguler la finance", a dit Paul Layton, un avocat se rendant au travail dans le quartier de Wall Street.

 

Le New York Stock Exchange a ouvert à l'heure prévue.

 

Les "indignés" new-yorkais ont aussi pu croiser des gens hostiles au mouvement, tel Derek Tabacco, qui portait à leur adresse une pancarte "Get a job" ("Trouvez un travail").

 

"Je perds de l'argent chaque minute qui passe", s'est plaint Mike Tupea, un chauffeur de taxi d'origine roumaine dont la voiture est restée bloquée 40 minutes par les manifestants.

 

Les manifestants étaient conscients qu'ils auraient peu de chances de s'approcher du symbole du capitalisme américain et que cette journée d'action risquait, par son côté provocateur, de se traduire par des arrestations massives et d'aggraver les relations déjà tendues avec la municipalité.

 

Ils prévoient plus tard dans la journée de bloquer 16 grandes stations de métro puis de revenir devant la mairie de New York avant de traverser le pont de Brooklyn.

 

"REPRENDRE NOS RUES"

 

Leur marche de reconquête intervient deux jours après le démantèlement du campement militant installé depuis le 17 septembre dans le parc Zuccotti, d'où la manifestation s'est élancée tôt dans la matinée.

 

"Je pense que c'est un beau moment pour reprendre nos rues, surtout après l'éviction", dit Rachel Falcone, 27 ans, venue de Brooklyn. "Il faut montrer que nous pouvons exister partout."

 

La plupart des manifestations du mouvement ont rassemblé plusieurs centaines de personnes mais un porte-parole a dit mercredi espérer des dizaines de milliers de participants.

 

Peter Cohen, 47 ans, est venu en costume pour améliorer l'image du mouvement. "J'ai un boulot et j'ai mis un costume car je suis fatigué de voir que le mouvement est décrit comme un mouvement de marginaux", déclare cet anthropologue. "Je ne cherche pas d'argent ni de travail. Je ne suis pas un militant professionnel, juste un citoyen normal."

 

Après le démantèlement de leur campement par des centaines de policiers dans la nuit de lundi à mardi, les militants ont été autorisés à revenir parc Zuccotti à condition de respecter les nouvelles règles, notamment l'interdiction d'y déployer des sacs de couchage et des tentes.

 

Mercredi soir, ils n'étaient qu'une vingtaine de militants sur place.

 

Le mouvement "Occupy Wall Street" entend dénoncer un système financier qui profite essentiellement aux entreprises et aux individus les plus riches. Les membres du mouvement se présentent comme les "99% qui ne tolèrent plus l'avidité et la corruption du 1% restant".

 

Ce mouvement des "Indignés" a essaimé depuis septembre dans de nombreuses villes américaines et donné lieu parfois à de vives échauffourées entre militants et policiers venus les évacuer.

 

Marine Pennetier et Clément Guillou pour le service français, édité par Gilles Trequesser

source : http://www.franceinter.fr/depeche-retour-des-militants-d-

 

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 Les "indignés" de Londres bravent l'ultimatum de la Cit

LONDRES (Reuters) - Les "indignés" qui campent depuis un mois sur le parvis de la cathédrale Saint-Paul, au coeur de la City londonienne, ont bravé jeudi l'ultimatum des promoteurs du quartier qui les avaient sommés de démonter leurs tentes avant 18h00 GMT ce jeudi.

Plusieurs dizaines de militants anticapitalistes, dont l'initiative s'inspire du mouvement américain "Occupy Wall Street", ont observé une minute de silence avant que la cloche de l'édifice ne sonne l'heure fatidique.

La City of London Corporation, qui gère le quartier des affaires, va donc reprendre les procédures judiciaires suspendues il y a deux semaines. Elle avait donné la veille 24 heures aux manifestants pour évacuer les lieux.

"Occupy est une idée et on ne peut évacuer une idée", a déclaré Ronan McNern, l'un des organisateurs du mouvement.

Les "indignés" se sont installés le 15 octobre aux abords de la cathédrale lorsque la police les a empêchés de dresser leurs tentes devant la Bourse de Londres.

A New York, la police a fait évacuer dans la nuit de lundi à mardi les militants d'"Occupy Wall Street" qui campaient dans le parc Zuccotti depuis la mi-septembre.

Naomi O'Leary, Jean-Philippe Lefief pour le service français

source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111117.REU3089l_

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