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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 05:23
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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 03:30

Quel sens donner à l'irruption des « indignés » dans la vie aixoise, et dans le monde entier ?

A  Aix, comme ailleurs, on entend depuis des années les vieux militants se plaindre que  les jeunes « ne s'intéressent pas à la politique ». Et puis de jeunes indignés ont surgi tout d'un coup au printemps dernier. Mais ils n'étaient pas comme on les attendait, renouvelant les formes de l'engagement politique.

 

Des indignés à Aix

 A Aix c'est une quinzaine d'étudiants qui, en mars dernier ont pris l'initiative de former un groupe d' « indignés », déployant sa banderolle « démocratie réelle » tous les soirs à partir de 18h. Tout le monde était invité à s'exprimer et à chercher des idées pour transformer la société. Aujourd'hui le groupe s'est renouvelé, il y a encore des jeunes, mais tous les âges sont représentés. Une dizaine d'entre eux forment un noyau permanent (noyau plus petit quelquefois par mauvais temps... ), mais plus nombreux sont les participants épisodiques, des simples passants intéressés aux contributeurs réguliers. Vous les trouverez tous les mercredi à partir de 18h et tous les samedis à partir de 14h au bas du Cours Mirabeau, toujours autant défenseurs de la « démocratie réelle » sous leur banderolle déployée.

 

Un étonnant succès 

Le succès de ce mouvement, essaimant dans de nombreux pays en très peu de temps (de même  que le succès incroyable du livre de Stéphane Hessel « indignez-vous ! »), est surprenant. A quelle attente collective a-t-il répondu  pour parvenir à susciter des manifestations dans des villes disséminées dans 82 pays, le 15 octobre, « journée mondiale » des indignés ? Même en France, qui n'est pas ici en pointe, ils existent dans de nombreuses villes (information peu relayée par les médias).


Une alternative au fatalisme

  Réfléchissons au contexte dans lequel s'est développé le mouvement. D'un côté, les crises économique, sociale, écologique... sont de plus en plus aiguës, de l'autre, ce système qui ne cesse de détruire les hommes, et la planète elle-même, nous est présenté comme une fatalité irrémédiable. La politique dans ses formes classiques (les élections, la concurrence entre les partis pour accéder au pouvoir, etc.), semble elle-même impuissante à débloquer la situation. Même lorsque les peuples parviennent à faire élire des équipes gouvernementales de gauche, a priori plus critiques envers le libéralisme, la politique destructrice continue, pour l'essentiel, à s'imposer. Les dirigeants socialistes de la Grèce ou de l'Espagne imposent à leurs populations des traitements de choc en expliquant qu'il n'y a pas d'alternatives. La situation a l'air totalement bloquée et l'exemple de la Grèce nous montre ce qui nous attend.

 

C'est dans cet environnement que l'action des indignés prend tout son sens. Elle est d'abord une stratégie pour débloquer la situation. Si les moyens classiques (institutionnels) de changer une société partant à la dérive ont été rendus inopérants,  il faut que les citoyens interviennent plus directement.

 

En s'installant  collectivement sur une place centrale ou un lieu symbolique (wall-street...), en affirmant au vu et au su de tous qu'il n'est plus question d'accepter les logiques insupportables induites par la financiarisation du monde, qu'il faut reprendre le pouvoir collectif sur la société à la petite caste qui s'en est emparée et qui l'utilise pour ses intérêts propres, en disant qu'il faut le faire maintenant, les indignés rompent bruyamment avec le fatalisme ambiant. Ils indiquent une voie par laquelle il est possible de sortir du statut de résigné, l'exact contraire ici d'indigné . Et ça leur réussit. Bonne nouvelle.

 

  Une représentation du peuple

 Les indignés ne sont toutefois pas les seuls aujourd'hui à prétendre qu'un autre monde est possible et à chercher les voies pour y parvenir. Le mouvement altermondialiste par exemple s'y emploie depuis plusieurs années. Mais les indignés ont des traits spécifiques. Ils ne sont pas un groupe doté d'une doctrine, d'experts et de leaders qui la diffusent. Nommez des indignés célèbres... Ce sont des anonymes, généralement des non-professionnels de la politique, qui font nombre. Ils campent comme une foule de Français (ou de Belges, d'Allemands...) ordinaires face au pouvoir.

 

Nul n'a semblé remarquer que toutes ces caractéristiques font des indignés une parfaite représentation du peuple, du peuple dans  son ensemble. Et effectivement, s'ils parviennent à être si nombreux quelquefois, c'est certainement parce que beaucoup de gens peuvent s'identifier à eux. Toute proportion gardée, ils rééditent un geste collectif qu'on a pu observer à la naissance des révolutions arabes (et des révolutions du type « révolution orange » dans les Pays de l'Est ) : figurer une représentation du peuple qui se lève face au pouvoir.

 

« Leurs revendications sont immenses mais peu concrètes »

 C'est ce qu'affirme la correspondante du journal Libération (17 octobre 2011), à Bruxelles, à l'unisson de nombreux observateurs reprochant aux indignés le flou de leurs positions. La figuration du peuple anonyme se paye-t-elle d'une incapacité à défendre des propositions claires et précises ?

 

Remarquons d'abord que les indignés, malgré leur dispersion géographique, défendent tous quelques idées qui forment un fond cohérent et sans ambiguïté. Essentiellement deux refus et une revendication, effectivement immense, dans la société actuelle.

 

D'abord ils dénoncent une logique économique instaurée depuis les années 80, qui, au nom du libre marché, nous a livrés pieds et poings liés aux puissances financières, détruisant les acquis sociaux et les valeurs humaines de base sur son passage. Ils le disent et le redisent on ne peut plus clairement.

 

Ensuite, ils affirment que notre démocratie n'est plus « réelle » parce qu'en définitive un nombre très restreint de personnages (du monde des affaires, de la sphère politique, médiatique, etc.), détient un pouvoir exorbitant. Rien n'indique ici la réédition de la théorie du complot mondial tentaculaire en vogue sur internet, il s'agit plutôt d'une critique relevant du souci démocratique telle qu'on la trouve chez Castoriadis et telle qu'elle a été récemment réactualisée par exemple par Hervé Kempf (« L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie »). Ces auteurs reconnaissent que nos sociétés ne sont pas des dictatures mais, comme les indignés, ils proclament qu'elles ne sont pas non plus véritablement des démocraties. Ce sont des oligarchies, le règne d'un petit groupe, les « 1% » qui dirigent « 99% » de la population, comme le proclame un des slogans favoris des indignés.

 

Ces deux critiques se réunissent dans l'appellation que se donne le mouvement : « démocratie réelle »(plus que le terme d' « indignés » qui n'est pas repris par tous). La démocratie est réelle lorsque les citoyens peuvent choisir leur destin collectif sans être asservis à une logique économique catastrophique prétendument irrémédiable, et lorsqu'ils sont en capacité de reprendre le pouvoir à tous les oligarques qui l'ont confisqué.

 

C'est plutôt clair. Mais, c'est vrai, ce discours n'est pas suivi d'un programme politique en 50  points  indiquant ce qu'il faut faire pour réaliser ces objectifs. Ce n'est pas une omission. Visiblement, ils ne considérent pas que leur rôle est celui d'une avant-garde consciente qui dès le départ et à elle seule proposera un plan de société à réaliser. Leur interprétation de l'exigeance démocratique les conduit plutôt à créer des espaces où ces questions pourront être débattues par tous et mûries collectivement.

 

Cette institution d'espaces de création démocratique n'a pas suffisamment attiré l'attention des observateurs, elle est pourtant centrale dans le mouvement des indignés.

 

Un espace qui crée des possibles

 Un espace de création démocratique est un espace ouvert dans la rue qui n'oblige en rien mais multiplie les possibles. Suivons ici le petit exemple d'Aix.

 

L'espace créé au bas du Cours Mirabeau a d'abord permis de libérer la parole. De nombreuses personnes  sont venues inscrire des phrases politiques, poétiques, ou les deux à la fois. Il a permis aussi d'organiser des débats d'où ont surgi des idées scrupuleusement notées. Aussi, de l'intérieur de cet espace, ont été élaborées des idées d'action sur la ville, certaines déjà réalisées (organiser des discussions publiques dans les quartiers périphériques filmés, diffusés, etc.), d'autres en voie de réalisation (devant le pôle-emploi). Enfin cet espace est un lieu de réinvention de la vie quotidienne (projet d'une cuisine autogérée et d'organiser un banquet public dans la rue). La relative indétermination doctrinale du mouvement n'empêche pas l'action, dès maintenant, et même l'action coordonnée au niveau du monde entier comme le prouve la mobilisation mondiale du 15 octobre.

 

Comparons à d'autres associations militantes. Ce qui frappe dans ce mouvement c'est que le plus souvent au lieu de porter le message du groupe à l'extérieur, il propose d'accueillir les gens dans son espace  où ils pourront participer eux-mêmes à l'élaboration des projets. Une méthode parmi d'autres qui renouvelle les formes de l'action politique.

 

 Rien de tout cela ne produira nécessairement des merveilles, cela dépendra de nous tous, mais tous ces exemples suggèrent que s'est ouvert un nouvel espace de possibles.

par A. Koulberg

source : http://blogs.mediapart.fr/edition/cent-paroles-d-aix-journal-l

 

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Des indignés au conseil municipal à Québec

 

Une trentaine d'indignés de Québec se sont présentés au conseil municipal lundi soirUne trentaine d'indignés se sont présentés au conseil municipal lundi soir.

Une trentaine de manifestants d'Occupons Québec, qui campent à la place de l'Université-du-Québec dans le quartier Saint-Roch, depuis deux semaines, se sont présentés au conseil municipal en fin d'après-midi, lundi, pour faire valoir leur point de vue et interpeller le maire Régis Labeaume au sujet de la cause qu'ils disent défendre.

 

 

Les indignés de Québec se sont réunis vers 15 h près de leur campement pour décider de la stratégie à adopter et des questions qu'ils souhaitent poser aux élus de la Ville de Québec. Ils devaient attendre la période de questions réservées aux citoyens pour intervenir.

 

L'étau se resserre

Lundi matin, des employés de la Ville et des membres du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) ont effectué leur visite quotidienne du site où campent les indignés, à la place de l'Université du Québec, dans le quartier Saint-Roch.

À la demande de la Ville, les manifestants d'Occupons Québec avaient déjà démantelé une partie de leurs installations lorsque les employés municipaux sont arrivés sur place vers 11 h 15. Les employés de la Ville et des policiers du SPVQ ont cependant démantelé une autre partie des installations, dont certaines bâches et certaines toiles inflammables. Des planches et des morceaux de carton ont également été enlevés.

La Ville de Québec avait lancé un ultimatum aux indignés pour que ces derniers démantèlent une bonne partie de leurs installations lundi matin. L'administration Labeaume a fait remarquer qu'un lieu public n'est pas un endroit où camper.

Pascale-Marie Milan, une manifestantePascale-Marie Milan, une manifestante

 

Présents au conseil municipal

De leur côté, les manifestants se disent victimes de harcèlement et d'intimidation. Ils exigent que la Ville de Québec leur fournisse une liste officielle des items et des matériaux qu'ils ont le droit d'avoir en leur possession, plutôt que de subir des visites quotidiennes de la part des policiers du SPVQ et d'employés municipaux.

Les manifestants d'Occupons Québec estiment également que l'administration municipale ajoute de nouveaux règlements chaque jour.

Les indignés du Jardin Saint-Roch ont d'ores et déjà promis de se faire entendre lundi soir au conseil municipal.

« Vous verrez bien peut-être ce soir, on va établir d'autres rapports de force pacifiques avec la Ville pour exiger ce à quoi on a droit en fait. » — Pascale-Marie Milan, une manifestante

Un porte-parole de la Ville, Jacques Perron, a balayé du revers de la main les accusations selon lesquelles la Ville exercerait de l'intimidation envers les manifestants d'Occupons Québec.

« Ce n'est pas une question de harcèlement, ce n'est pas une question de nouvelles règles chaque jour. On est clair depuis le début et on revient chaque jour redire aux gens que nous souhaitons que les installations soient démantelées », a-t-il dit.

« Ce qu'on demande, c'est le respect des règlements municipaux, qui interdisent le camping ou l'installation d'équipements pouvant permettre le camping. » — Jacques Perron, porte-parole de la Ville de Québec

Jacques Perron a précisé également que cette demande a été formulée aux occupants dès samedi après-midi à la suite d'une inspection des lieux.

Jacques PerronJacques Perron, de la Ville de Québec

S'appuyant sur un rapport du Service de protection contre l'incendie, Jacques Perron a rappelé qu'un incendie survenu mardi dernier dans le campement aurait pu avoir des « conséquences désastreuses » s'il n'avait pas été rapidement maîtrisé.

Selon M. Perron, la municipalité n'est pas contre l'idée que des manifestants occupent quotidiennement la place de l'Université du Québec, mais elle soutient qu'il ne s'agit pas d'un endroit où camper.

Selon lui, les relations entre les représentants de la municipalité et les indignés sont bonnes, même si quelques occupants se « traînent les pieds » lorsque des demandes sont formulées.

La Ligue des droits et libertés réagit

Pour la Ligue des droits et libertés, un éventuel démantèlement des camps érigés à Québec et Montréal constituerait une atteinte injustifiée à la liberté d'expression.

Des policiers de Québec et des employés municipaux effectuent une visite du campement des manifestantsDes policiers de Québec et des employés municipaux effectuent une visite du campement des manifestants.

La Ligue soutient que les raisons de sécurité invoquées notamment par le maire Labeaume sont bien « dérisoires » en regard des enjeux de société fondamentaux soulevés par les manifestants.

L'avocat Denis Barrette rappelle que la liberté d'expression est reconnue dans la Constitution, dans la Charte canadienne des droits et libertés et dans la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.

 

Mobilisation à Donnacona

Par ailleurs, des citoyens de Donnacona ont joint le mouvement des indignés. Une trentaine de personnes sont réunies depuis lundi midi dans un parc sur la rue Notre-Dame.

Le mouvement a été initié par des employés à la retraite de l'usine d'AbitibiBowater. Le porte-parole du regroupement, Camil Beaupré, affirme que l'objectif premier est d'exprimer un ras-le-bol concernant l'écart grandissant entre les riches et les pauvres.

« Ce qui se passe à travers le monde, dans les grandes villes, ça nous affecte aussi dans les petites villes. On subit les contrecoups de l'économie, tant en région rurale que dans les grandes villes », indique M. Beaupré.

Les indignés de Donnacona prévoient venir manifester à Québec mercredi.

source : http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2011/11/08/001-indignes-conseil-quebec.shtml

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tente Labaume

Dans un entretien publié sur les ondes 93,3 Fm, le maire Labaume, arrogant comme l'est  de tous les temps, prétend que le message des indignés de Québec ne passe plus et qu'ils devraient tout simplement décamper pour des raisons de sécurité... Ce maire est une tragédie pour la ville de Québec... Pour son Forum, il a réussi à imposer au Parlement une loi privée (hélas adoptée) en dépit des tous les irrégularités caractérisant ce mégaprojet... De trentaine de conseillers municipaux, le même maire voudrait encore proposer une autre loi privée pour diminuer leur nombre à 21 ou 22 conseillers pour les prochaines élections... Car pour cet individu, la démocratie municipale, c'est lui... La loi, c'est lui... La ville, c'est à lui... Espérons  que les citoyens de la ville de Québec fassent mieux pour les prochaines élections pour débarrasser la politique de ce genre d'individus...  Noureddine Bourougaa Mnasri

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Les Indignés de la Défense (Paris)

 

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Occupation de la Défense : « Nos rêves ne tiennent pas dans vos urnes »

Malgré le froid, une poignée de militants a passé, le 8 novembre au soir, une 4e nuit au pied des marches de l’arche de la Défense, dans le quartier des affaires de la capitale. Reportage.

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Ils sont glacés et peu nombreux, mais ils ont répondu présent. Pour le symbole, plusieurs centaines d’« indignés » ont installé vendredi 4 novembre un campement au pied des marches de l’arche de la Défense, dans le quartier des affaires du même nom (Hauts-de-Seine).

 

Le froid et la pluie, les premières nuits, n’ont pas dissuadé quelques dizaines d’ « indignés », venus de loin pour une bonne partie, d’assurer la permanence sur le campement. Après la marche des Indignés partie d’Espagne en juillet, qui a convergé vers Bruxelles le 15 octobre, beaucoup s’étaient retrouvés la semaine dernière à Nice pour le « forum des Peuples »contre le G20 de Cannes. À Paris désormais, pendant la journée, ils reçoivent le soutien de quelques centaines de personnes réunies en assemblée générale.

 

La police occupe elle aussi ostensiblement l’imposante dalle de béton au cœur du quartier des affaires. Elle empêche par la force (voir l’édifiante vidéo en fin d’article) toute tentative d’installation de campement ou abris de fortune, en confisquant systématiquement les tentes. Vendredi, la charge des forces de l’ordre a fait deux blessés parmi les manifestants ; la nourriture a été confisquée le premier soir. Le campement s’organise désormais à même le sol sur des dizaines de cartons, que la police confisque également lorsque l’installation devient trop imposante. « Nous sommes obligés d’avoir de la chaleur humaine, vu le froid qu’il fait ici la nuit, raconte « Satorumono », Lillois d’origine. Alors on dort"collé serré", nous essayons de nous protéger. »

 

« "Si faire l’amour tous les cinq ans ce n’est pas une vie sexuelle, voter tous les cinq ans ce n’est pas une démocratie", reprend Maéva, citant un slogan espagnol pour expliquer l’aspiration du mouvement pour une « démocratie réelle ». La démocratie représentative est une démission, nos rêves ne tiennent pas dans leurs urnes. Nous voulons construire ensemble une alternative, en dehors du pouvoir. »

Les regards sont désormais tournés vers la date du vendredi 11/11/11. Une journée mondiale de mobilisation a été annoncée après le succès symbolique de la journée du 15 octobre.


Source : POLITIS, résistances, par Erwan Manac'h

 

 

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Les CRC se retirent gentillement à défaut d'objet de répression... Les Indignés de Paris persistent et signent pour la cinqieme nuit... Bravo ! 

Déjà 200 indignés occupant de la Défense (Paris) en dépit de la répression policière

La parole à un indigné de la Défense... 

La Défense le 4 novembre : la bataille des tentes !

 

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Les Indignés de Montréal se préparent pour l'hiver

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Les indignés montréalais commencent à se préparer pour l'hiver.

Alors que plusieurs villes du pays durcissent le ton à l'endroit des indignés qui occupent des lieux publics, Montréal reste plus indulgente, mais avertit que sa tolérance a des limites.

Les autorités montréalaises ont indiqué mardi qu'elle ne permettront pas aux manifestants de construire des abris permanents au square Victoria. Plusieurs d'entre eux ont commencé à se préparer à la saison froide en mettant des planches et de la laine isolante sous leurs tentes.

Au cours d'une rencontre avec les indignés, des représentants des services administratifs de la Ville et de l'arrondissement de Ville-Marie leur ont notamment demandé d'enlever les abris permanents qu'il sont en train de construire.

Cela dit, la Ville continue d'appliquer sa politique de tolérance avec l'appui de l'opposition. La municipalité n'exigera pas des protestataires qu'ils quittent le square Victoria, si tant est qu'ils se conforment aux règles de sécurité en matière d'incendie.

« Les militants ont toujours respecté les demandes pour améliorer la sécurité du camp, et aucun incident majeur n'y a été rapporté », a expliqué Gonzalo Nunez, un porte-parole de la Ville. Le campement, qui affiche complet, est inspecté quotidiennement, a-t-il signalé.

Lire la suite : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2011/11/08/001-indignes-canada-mardi.shtml

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The Outreach Group of the NYC General Assembly has an idea inspired by this story of unity between strangers using the original social media: chalk. It's a creative, anonymous and exciting way for supporters of all ages to show support everywhere.

to join in:

  1. Draw on your sidewalk a cool message about support for Occupy Wall Street, strength in the 99%, etc.

  2. Leave chalk (maybe in a box) and write a note asking people to write on other parts of the sidewalk.

  3. Take before and after pics, and send them to OccupyYourBlock@gmail.com

  4. Outreach Group will make a music video montage of all the pics sent in, post it and share it widely on for the new Occupy Your Block coming up in one week.

Nothing is more raw, more visceral than using rock on rock to communicate. Chalk has helped us launch major leaps in human evolution, perhaps more than any other tool; from cave drawings, to symbols, to language. It's a fast, guttural, fun way to share your voice with everyone who passes, and there's something about sidewalk chalk that makes every passerby want to take a look.

In a time when your message is either being ignored, ridiculed or demonized by traditional media, #occupy sidewalk may do the trick... Social media is anything but new.

 by OccupyWallSt

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 03:14

Les Indignés de Québec : les intimidations du maire Labaume et de son agent d'exécution M. Perron sont inquiétantes pour la démocratie citoyenne...


 

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Québec : les indignés priés de démanteler une partie de leur campement

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Place de l'Université du Québec, dans le quartier Saint-Roch

La Ville de Québec souhaite que les indignés qui occupent la place de l'Université du Québec, dans le quartier Saint-Roch, démantèlent une bonne partie de leurs installations.

Un lieu public n'est pas un endroit pour camper, fait remarquer l'administration du maire Régis Labeaume. Un porte-parole de la Ville, Jacques Perron, indique que les bâches et les toiles inflammables qui se trouvent sur place doivent être retirées d'ici lundi.

Il précise également que cette demande a été formulée aux occupants dès samedi après-midi à la suite d'une inspection des lieux.

S'appuyant sur un rapport du Service de protection contre l'incendie, Jacques Perron rappelle qu'un incendie survenu mardi dernier dans le campement aurait pu avoir des « conséquences désastreuses » s'il n'avait pas été rapidement maîtrisé.

M. Perron a indiqué que la municipalité n'est pas contre l'idée que des manifestants occupent quotidiennement la place de l'Université du Québec, mais qu'il ne s'agit pas d'un endroit pour camper.

Selon le porte-parole de la Ville, les relations entre les représentants de la municipalité et les indignés sont bonnes, même si quelques occupants se « traînent les pieds » lorsque des demandes sont formulées.

Jacques Perron reconnaît que depuis le début, les manifestants ont « collaboré avec les autorités ».

Pour la Ligue des droits et libertés, un éventuel démantèlement des camps érigés à Québec et Montréal constituerait une atteinte injustifiée à la liberté d'expression.

La Ligue soutient que les raisons de sécurité invoquées notamment par le maire Labeaume sont bien « dérisoires » en regard des enjeux de société fondamentaux soulevés par les manifestants.

L'avocat Denis Barrette rappelle que la liberté d'expression est reconnue dans la Constitution, dans la Charte canadienne des droits et libertés et dans la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.

source : http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2011/11/06/002-quebec-i

 

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Les Indignés de Montréal : revendications officielles 

 

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La Défense - Paris 

Des indignés veulent passer une troisième nuit à la Défense

 

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Près de 150 indignés étaient rassemblés dimanche soir dans le quartier d'affaires de la Défense, près de Paris, avec l'intention pour certains d'y passer une nouvelle nuit, a constaté sur place un journaliste de l'AFP. ( © AFP Thomas Samson)

- Près de 150 indignés étaient rassemblés dimanche soir dans le quartier d'affaires de la Défense, près de Paris, avec l'intention pour certains d'y passer une nouvelle nuit, a constaté sur place un journaliste de l'AFP.

Les manifestants se trouvaient au pied de la Grande Arche de la Défense autour d'un campement constitué de sacs de couchage, de quelques cartons, avec en son milieu un drapeau blanc sur lequel on pouvait lire "Occupons la Défense, Indignons-nous!".

Certains devisaient pendant que d'autres participaient à un débat.

"On a l'intention de rester cette nuit", a affirmé à l'AFP Jean-Jacques Zimermann, un enseignant de 53 ans.

Parmi les manifestants, certains n'étaient en revanche pas sûrs de rester. "J'ai passé les deux dernières nuits ici. Ce soir, je compte rester au moins jusqu'à minuit mais demain je travaille", a affirmé Rudy, un habitant des Hauts-de-Seine âgé de 29 ans.

Certains indignés ont affirmé à l'AFP que la police leur avait intimé l'ordre d'avoir quitté les lieux d'ici lundi 7h00 du matin, une information non confirmée à l'AFP de source préfectorale.

Les indignés ont entamé leur action à la Défense vendredi soir et certains s'apprêtaient à y passer leur troisième nuit.

http://www.liberation.fr/depeches/01012369973-des-indignes-veulent-passer-une-troisieme-nuit-a-la-defense


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Le 11 novembre les Indignés vont encore protester globalement pour une réelle démocratie: liste des évènements en France

Il y-a eu le 15 octobre, journée pendant laquelle dans le monde entier des millions de personnes sont sorties dans le cadre du mouvement citoyen indépendant  des Indignés. Cette journée a révélé le potentiel global du mouvement et des idées défendues et mises en pratique: démocratie directe, solidarité, organisation horizontale, rejet des institutions traditionnelles oligarchiques.

D'autres journées vont aparaître dans le "calendrier des peuples" (déjà prévues:11/1114Ja)

Et la première de celles-ci est le vendredi 11 novembre, un appel à des protestations et des constructions populaires partout dans le monde a été diffusé et relayé, sans texte, ni manifeste. La volonté générale d'un changement global a permi à une idée lancée par un inconnu à protester le 11 novembre, journée symbolique par la symétrie des chiffres, de prendre une ampleur mondiale. Il faut quand même le dire: le 11 novembre sera sûrement moins impressionnant que le 15 octobre de part sa faible préparation. Mais on compte  déjà des centaines de rassemblements partout dans le monde.

En France, en Italie, en Turquie, en Grèce,au Brésil, en Inde, aux Etats-Unis, en Espagne, au Maroc, en Tunisie, en Egypte, en Afrique du Sud, en Australie, au Japon, en Indonésie, et j'en passe. Contrairement à la journée du #15Octobre, il n'y a pas à ma connaissance de carte permettant de recenser et de voir tous les évenements organisés sur la planète.

 

En France des dizaines d'actions sont organisées:

11.11.11 France http://www.facebook.com/pa ges/Les-indign%C3%A9s-de-F rance-Points-de-RDV-du-111 111/130775170361420?ref=pb

11.11.11 France http://www.facebook.com/ev ent.php?eid=20768464596863 1

11.11.11 Paris, France http://www.facebook.com/ev ent.php?eid=29821422018884 6

11.11.11 Perpignan, France http://www.facebook.com/event.php?eid=210838585651884

11.11.11 Marseille, France http://www.facebook.com/event.php?eid=233766130019695

11.11.11 Bordeaux, France http://www.facebook.com/event.php?eid=149773088454600

11.11.11 Tours, France http://www.facebook.com/event.php?eid=302872606405020

11.11.11 Montpellier, France http://www.facebook.com/event.php?eid=189888454422574

11.11.11 Lyon, France http://www.facebook.com/event.php?eid=293043297390752

11.11.11 Strasbourg, France http://www.facebook.com/event.php?eid=192607470815682

11.11.11 Toulouse, France http://www.facebook.com/event.php?eid=156981757730307

11.11.11 Metz, France http://www.facebook.com/event.php?eid=165217563572471

11.11.11 Clermont-Ferrand, France http://www.facebook.com/event.php?eid=253549784696773

11.11.11 Rouen, France http://www.facebook.com/event.php?eid=177846725634269

11.11.11 Angers, France http://www.facebook.com/event.php?eid=298968003466135

11.11.11 Lille, France http://www.facebook.com/event.php?eid=289195864438829

11.11.11 Orléans, France http://www.facebook.com/event.php?eid=155156234580653

11.11.11 Annonay, France http://www.facebook.com/event.php?eid=189595587785852

11.11.11 Nantes, France http://www.facebook.com/event.php?eid=194379000640651

11.11.11 Angoulême, France http://www.facebook.com/event.php?eid=182241611861294

11.11.11 Nice, France http://www.facebook.com/photo.php?fbid=112803588831923&set=o.251618084887996&type=1&theater

11.11.11 La Roche sur Yon, France http://www.facebook.com/photo.php?fbid=110423775736571&set=o.212392132124483&type=1&theater

11.11.11Grenoble, France http://www.facebook.com/event.php?eid=194359803971568

source : http://www.lepost.fr/article/2011/11/06/2631473_le-11-novembre-les-indig

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Italie 

Des Indignés-topless (pourquoi pas ?) montrent la porte à Berlusconi, chef du gouvernement italien

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Les Indignés de Frankfort et de Berlin

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Les « indignés », indignés pas les médias aux Etats-Unis

 

Le mouvement d’occupation de Wall Street, débuté fin septembre, a rapidement pris de l’ampleur . Le 6 octobre, des campements ont vu le jour dans près de 146 villes états-uniennes. Ce mouvement s’est heurtés au quasi-silence des grands médias américains, voire à la morgue et au mépris des plus conservateurs d’entre eux,, et particulièrement de Fox News, du magnat Ruppert Murdoch). Comme en juin dernier en Espagnecomme on peut le lire ici même, la critique des médis s’inscrit au coeur du mouvement…

I. Black out

(1) Face au silence médiatique (« black out »), c’est une critique acerbe du rôle des grands médias (« Mainstream Media ») qui s’exprime, d’abord sur les pancartes de manifestants. Quelquesexemples.

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« Ne faites pas confiance à l’industrie des médias » 
« Les médias ne disent rien sur ce qui se passe ici, alors je suis venu voir par moi-même »

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« Silence médiatique sur la révolution globale. Tapez Occupy Wall Street et Occupy London Stock Exchange sur Google. C’est en train de se passer dans les villes du monde entier […] »

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« N’importe quel dictateur admirerait l’uniformité et la soumission des médias US »


(2) Les affiches, aussi… à commencer par les affiches proposées par la plateforme de mobilisation en-ligne « Occupy Together ». Voici deux d’entre elles

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« Si vous ne savez pas ce qui est en train de se passer ou ce dont nous parlons, éteignez les infos (et connectez-vous au mouvement) » / « La révolution ne sera pas télévisée. Restez informés. »

Des visuels circulent sur les blogs et sur les réseaux sociaux, où CNN, The New York Times, ABC, Fox News sont particulièrement fustigés pour leur « black out » :

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Ne rien dire, ne rien voir :

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II. Occupy Media

(1) Le « black out » médiatique initial a rendu particulièrement précieux le développement de médias alternatifs, en ligne notamment. C’est le cas du Occupied Wall Street Journal. Undocumentaire, réalisé par un collectif de réalisateurs de Brooklyn, revient sur le rôle joué par les médias indépendant dans le développement du mouvement (la bande annonce est disponible ici.

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Outre le rôle des médias alternatifs, la critique des médias est loin d’être absente des préoccupations des activistes, comme en témoigne l’initiative « Occupy Mainstream Media » (« Occupons lesmédias dominants »). Nous reproduisons ici sa présentation [Plus d’information.]] :

« Depuis les années 90, la concentration dans l’industrie des médias s’est accélérée de manière alarmante, contribuant à favoriser la mise en avant d’intérêts privés avant ceux de la population, à réduire la liberté d’expression et à menacer la démocratie.

Qu’est-il advenu du pluralisme ? De la liberté de la presse ? De la libre circulation des idées ?
Depuis que Bagdikian a publié le désormais classique "monopole des médias" en 1997, le nombre de grandes entreprises de médias est passé de 50 à 6 en 2010.

Tout se passe comme si le champ des possibles était inéluctablement restreint, au profit d’un pseudo "consensus". Le même phénomène, qui s’observe en Europe, Asie et ailleurs, est renforcé par le contrôle sur Internet, sur les fréquences hertziennes et les frontières - comme une mauvaise farce.

S’il vous semble que la démocratie, la diversité et la liberté de choix sont importantes, aidez-nous :

- à mettre à jour une carte de la concetration des médias aux USA, en Europe, en Asie et ailleurs ; 
- à faire les liens entre les membres des conseils d’administration, les intérêts des entreprises, les médias et politiciens ;

- à surveiller les biais dans le traitement médiatique etles pratiques non professionnelles ;

- à condamner les pratiques non citoyennes des médias (au lieu d’être au service des citoyens et d’investiguer surles riches, les puissants, les politiciens) ;

- à combattre ces pratiques et faire avancer la démocratie.

Rejoignez nous ! Occupons les médias dominants ! »

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« L’histoire, c’est nous. Les médias, c’est nous. »

(2) Les activistes d’Occupy Wall Street font flèche de tout bois, en reprennant à leur compte une iconographie critique et diverse sur le rôle et l’état de l’industrie des médias, qui circule par ailleurs largement au sein du mouvement social états-unien, ou ailleurs, dans d’autres mouvements d’« indignés ».

Par exemple, ce dessin qui reprend le slogan d’un label de musique (La voix de son maître), livrant une critique du conformisme comme conséquence de la concentration dans l’industrie des médias.

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Ou encore cette critique de l’’information par imitation : la présentation du JT par un perroquet du nom de « Mike J’imite »

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Ou encore cette critique de la soumission à l’industrie des relations publiques et de al reprise des communiqués : « Attention, c’est article n’est rien d’autre qu’un communiqué de presse, copié-collé ».

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Ici, c’est le rôle omniprésent des experts à gage dans les « panels de discussion » qui est pointé du doigt. Ici Nike, Wal-Mart et General Motors introduits par la présentatrice comme « experts » de la question du droit du travail :

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La métaphore de la prostitution des médias permet de dénoncer la soumission des médias aux lobbies, comme dans cette caricature qui montre la « maison close des médias dominants » et ses prostituées aguichant les lobbyistes de l’industrie pharmaceutique, agroalimentaire et des sodas :

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Et pour finir cette critique de l’industrie des médias sous forme d’une reprise parodique d’une affiche de guerre (« vous écrivez ce qu’on vous dit d’écrire ! Merci, l’industrie de l’information, nous ne pourrions pas contrôler le peuple sans vous ») :

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Frédéric Lemaire (avec Henri Maler et Julien Salingue)

 

 

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 02:41

MON OCCUPATION À LA DÉFENSE 

par Gilles Payen 

Depuis 17h hier jusqu'à 3h ce matin, j'étais à la Défense avec les indignés.

Je suis rentré trempé de la tête au pied mais heureux d'avoir vécu ce jour et cette nuit qui marquent, plus que depuis le mois de mai dernier, le pas d'une résistance citoyenne en réelle construction.
J'ai eu mal au coeur de les quitter ces 60 autres indignés restant sur le parvis, sous la pluie, le froid, entourés par une trentaine de CRS...

Je n'avais plus de batterie de téléphone, plus de possibilité de tweeter en direct. Et puis, il fallait poster les vidéos de la charge des policiers, arrachant violemment les tentes, celle de cet homme, à terre, inconscient, blessé à la tête, qui sera emmené ensuite sur civière à l'hôpital...

Et puis se ménager aussi, soyons franc, car le chemin sera long. 

Autant le dire, je ne suis pas un partisan acharné de l'occupation de la Défense car trop loin de Paris, au coeur de cette population qui, pour le moment, ne se sent pas concernée. Trop loin pour assurer un ravitaillement ou une protection de la population. Mais je me suis botté les fesses et je ne le regrette pas.

J'ai vu un mouvement réellement non-violent criant à chaque charge des CRS "Nous sommes pacifiques". Il y a eu parfois des insultes mais à aucun moment, une volonté d'en découdre physiquement avec les forces de l'ordre. C'est la première fois que j'assiste à cela. 

45 minutes avant l'heure fatidique de 21h, marquant la fin de l'autorisation de manif, J'ai entendu des photographes et la journaliste de iTélé dire : bon, allez, vivement qu'on en termine, on attend le bordel et on s'en va". Le bordel, la charge des CRS, particulièrement violente au début. Résultat : un homme à terre, des policiers obligés de lui porter secours, arrivée des pompiers... Ensuite, les charges furent évidemment fermes mais moins agressives. Entre temps, des indignés ont tenté d'expliquer, souvent dans la bonne humeur, aux CRS les raisons de cette colère citoyenne. Certains ignorent encore que Total ou d'autres grands groupes ne paient pas leurs impôts en France. Dubitatifs ou non, ils l'auront entendu. Là, un petit groupe chante et danse sur un air d'accordéon. Là, un autre groupe discutant du pouvoir des financiers et des politiques à leur botte. Un Sergent chef des CRS au talkie : "C'est bien, l'ambiance est bonne enfant, c'est mieux comme ça".

Il y eu même quelques situations cocasses aussi lors des patrouilles CRS autour des indignés. Un jeune homme se promenant avec 2 CRS, les protégeant de la pluie avec son parapluie. Ou encore, cette farandole où une 20taine d'indignés ont suivi 3 CRS en chantant "à la queue leu leu.."

Vers 2h du matin, une nouvelle AG impromptue a lieu. "Pensez vous qu'en Espagne ou qu'à Wall Street la pluie les aurait arrêté ?" lance un indigné. Approbation générale, la deuxième décision de l'AG de la Défense est prise : il faut rester. La première, 5 à 6 heures plus tôt consistait, en cas d'expulsion par les forces de l'ordre, à revenir chaque jour, au même endroit. Certains vont aller se mettre à l'abri de la pluie à quelques pas de là et tenter de dormir. D'autres décident de rester éveillés, dehors, sur le parvis. 

Oui, le chemin sera long. La France n'est pas encore prête à s'indigner. Elle le sera dans quelques mois. Trop tard sans doute mais qu'importe. Comme je l'ai dit cette nuit à certains CRS, ce jour là, ils ne pourrons plus faire ce qu'ils ont fait cette nuit : prise des tentes et des nourritures, arrachage systématique des bâches plastiques contre la pluie ou des couvertures de survie... en toute illégalité d'ailleurs. 

Au moment de ces quelques mots, j'apprends que François Fillon va annoncer un nouveau plan d'austérité, je crains qu'il y en ait d'autres qui suivent. Le peuple français va continuer à râler et continuer à accepter de payer pour une crise qui n'est pas la sienne. Jusque quand ? 

Une jeune fille, la vingtaine, discutant courtoisement face à 3 CRS : "Vous aussi, vous êtes des citoyens. Vous êtes des gardiens de la justice et de la paix. Peut être avez vous peur de dire les choses, peur de vos chefs. Nous, on ne veut pas un affrontement avec vous. On veut éviter cela. Mais malheureusement en France, il y a un risque. Rejoignez-nous avant qu'il ne soit trop tard..." 

Indignez-vous !

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Indignés : une deuxième nuit à la Défense

Environ 250 indignés étaient rassemblés samedi soir dans le quartier d'affaires de la Défense, près de Paris, avec l'intention d'y passer la nuit, comme la veille. "Nous avons pour objectif de rester pour la nuit, de résister et de protéger notre campement des forces de l'ordre", a expliqué Marc, un jeune homme de 26 ans, qui n'a pas souhaité donner son nom.

Ce dernier précisait que les manifestants n'ont pas obtenu d'autorisation préfectorale.
Dans la nuit de vendredi à samedi, deux manifestants ont été légèrement blessés lors d'un premier rassemblement d'indignés dans le quartier d'affaires de la Défense, où une quinzaine de personnes ont passé la nuit.

"On a passé la nuit sur place malgré la pluie. Cela n'a pas été facile parce que l'on nous a retiré nos tentes, nos bâches et nos couvertures de survie. Et quand nous avons tenté de nous abriter sous l'Arche, les forces de l'ordre nous ont bloqués au bas des escaliers", avait expliqué ce matin Jean-Jacques Zimmermann, un enseignant de 53 ans, venu de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Samedi vers 19h30, les manifestants étaient rassemblés au pied de la Grande Arche, certains chantant et dansant pendant que d'autres participaient à un débat. Une douzaine de véhicules de gendarmerie et de police étaient parqués à quelques dizaines de mètres d'eux et quelques forces de l'ordre les surveillaient du haut des escaliers du monument de la Défense.

Dans un communiqué publié samedi, les mouvements Démocratie réelle Paris, Indignés de la Bastille, Uncut France, Occupy Paris et les Pas de Noms avaient appelé à un nouveau rassemblement à partir de 14h00 dans le quartier d'affaires.

source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/05/97001-20111105FILWWW00468-in

 

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Des "indignés" campent dans le quartier d'affaires de La Défense

 

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Vers 23h45, les manifestants, munis de tentes pour la plupart, étaient rassemblés au pied de la Grande Arche de la Défense, entourés par un cordon de policiers et de gendarmes mobiles. ( © AFP Johanna Leguerre)

LA DÉFENSE (AFP) - Environ deux cents indignés campaient dans la nuit de vendredi à samedi dans le quartier d'affaires de la Défense, près de Paris, alors qu'ils n'avaient obtenu l'autorisation de manifester que jusqu'à 21h00.

Vers 23h45, les manifestants, munis de tentes pour la plupart, étaient rassemblés au pied de la Grande Arche de la Défense, entourés par un cordon de policiers et de gendarmes mobiles.

Certains scandaient des slogans comme "Esclaves de l'Etat frappant le peuple" ou "On est juste indignés, on n'est pas ici pour tout casser".

Les manifestants étaient environ 500 vers 18h30, selon une source policière. "Le but est de s'installer et d'attendre les gens qui ont manifesté à Nice et à Cannes contre le G20 et qui doivent revenir ce week-end. On voudrait tenir la nuit et rester le plus longtemps possible", avait expliqué Nicolas, d'Occupy France, en début de soirée.

Les manifestants, venus avec leurs tentes et leurs sacs de couchage, "n'ont eu l'autorisation de la préfecture que pour un rassemblement jusqu'à 21h00", avait-il précisé. Une douzaine de véhicules de la police et de la gendarmerie se tenaient vendredi à proximité du rassemblement.

La Défense, "c'est le temple de la finance, des lobbies, au détriment du peuple", avait affirmé Muriel, 50 ans, interrogée par l'AFP. "C'est le symbole du néolibéralisme qui fait souffrir l'humanité" renchérit Jean-Jacques Zimermann, un enseignant de 53 ans venu de Neuilly-sur-Seine.

"Indignez vous! Tous ensemble pour un changement mondial!", "Reprenons le pouvoir sur notre monnaie. La richesse c'est nous", pouvait-on lire sur des banderoles tendues par les militants au milieu des tours d'Areva, SFR, EDF ou de GDF Suez.

"Nous sommes les 99%, nous refusons que le 1% décide de notre avenir et de l’avenir du monde à notre place" expliquent les organisateurs dans un communiqué relayé par les réseaux sociaux et sur plusieurs sites internet.

Ils ont appelé à l'occupation de La Défense, "pour que cesse l'austérité, pour que vive la démocratie réelle et construire un autre monde !".

source : http://www.liberation.fr/depeches/01012369703-des-indignes-veulent-camper-da

 

 

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A La Défense : « Les Français ne sont pas indignés, ils sont résignés »

Vendredi, les « Indignés » ont été délogés par les forces de l'ordre, qui ont démonté leurs tentes. Ce samedi, une centaine d'entre eux sont revenus devant la Grande Arche de la Défense, toujours déterminés à occuper le quartier des affaires.

Le rendez-vous avait été fixé à 14 heures. A l'heure dite, une trentaine de personnes est présente. Leur nombre gonflera au fil de l'après-midi, pour atteindre dépasser une petite centaine. Loin des rassemblements observés à Madrid, New York ou Londres.

cliquer pour voir les photos : PLEIN ÉCRAN ▣

Chargement en cours...

​« Un peu frustré des réactions françaises »

Willy, 35 ans, porte autour du cou un panneau « Nous sommes les 99% », le slogan des « Indignés » du monde entier, réponse au 1% qui contrôlerait les richesses et les pouvoirs. Il explique :

« On est un peu frustré des réactions françaises. On est plus victime que dans d'autres pays de la communication des médias : on nous fait croire que la crise, c'est quelque chose qu'on ne peut pas combattre. Avant d'être indignés, les Français sont résignés. »

Willy croit pourtant en ce mouvement qui se veut apolitique. Cadre dans une entreprise spécialisée dans les logiciels de ressources humaines, il n'est « pas gauchiste », ni militant. Mais il veut faire passer le message, sur Internet et dans son entourage :

« J'en ai même parlé à ma boulangère ce matin, en lui demandant si elle viendrait, elle a rigolé. On a inculqué aux gens un pessimisme ambiant, qui fait qu'ils n'y croient plus. Mais c'est déjà une victoire : on parle de nous, même sur TF1. »

« On ne nous a pas laissés nous installer »

Les « Indignés » attirent les médias, mais aussi les forces de l'ordre. Une dizaine de camionnettes de gendarmes mobiles stationnent de chaque côté de la dalle de La Défense, des policiers en civils veillent à la sortie de la station de métro.

La consigne ? Empêcher une nouvelle tentative de campement nocturne. A partir de la fin de l'après-midi, les policiers contrôlent les sacs des arrivants, à la recherche de sacs de couchage et de tentes. Les rares pancartes sont confisquées et stockées dans un camion.

Pour Justine, 19 ans, c'est justement une des explications du nombre relativement faible d'« Indignés » en France. Cette étudiante en histoire de l'art a participe au mouvement depuis le 29 mai et une tentative d'occupation place de la Bastille :

« En France, on ne nous a pas laissés nous installer. En Espagne, le mouvement est parti d'un appel de Democracia Real Ya pour une manifestation, et d'un petit groupe de gens qui ont décidé de rester camper. La base du mouvement, c'est de se réapproprier l'espace public. »

« Déçus par les partis et les syndicats »

L'autre particularité du mouvement, poursuit Justine, c'est « un côté horizontal, quelque chose de collectif mais qui respecte l'individualité ». Pendant deux heures, l'étudiante a d'ailleurs officié avec d'autres comme secrétaire de l'assemblée générale de l'après-midi.

Au programme : le bilan de la veille, des conseils sur le dépôt de plaintes en cas de violences policières, le plan B en cas de nouvelle éviction (rendez-vous dimanche près de l'église Saint-Eustache, dans le quartier des Halles), et la répartition du travail – logistique et intellectuel – en commissions.

Dans un coin, une dizaine d'« Indignés » comparent ainsi les mérites des coopératives et des entreprises traditionnelles, assis en tailleur sur la dalle... et à l'ombre des tours d'Areva, GDF Suez et SFR.

C'est cette spontanéité qui a séduit Nicos, 29 ans, chef de projet dans le web :

« Avec ce qu'on fait à La Défense, même s'il n'y a pas 8 000 personnes, on parle de nous, et il y aura de plus en plus de monde. J'ai été impliqué dans des syndicats étudiants, dans des partis de gauche. C'est très compliqué, très lourd, pas forcément efficace.

Beaucoup de gens qui se reconnaissent dans ce mouvement ont été déçus par les partis et les syndicats. A Paris, il doit y avoir deux manifs chaque week-end, mais ça revient juste à faire un peu de bruit entre République et Bastille... »

 source : http://www.rue89.com/2011/11/05/les-francais-ne-sont-pas-indignes-ils-sont-resignes-226269

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La Défense (Paris) : violence policière et démantèlement des tentes

 

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«Occupy Francfort» se porte mieux qu’ «Occupy Paris» … Décidément la police de Sarko est bien établie dans sa violence…



 

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Les Indignés d'Occupy Wall Street plus confortables et mieux ancrés que ceux de Paris (violence policière) et de Québec (intimidation et harcèlement de la part du maire Labaume)  (Concernat Québec, voir articles ci-dessous )

 

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Occupons Québec : la Ville met de la pression

 

Les policiers ont visité le site, vendrediLes policiers ont visité le site, vendredi

La Ville est intervenue vendredi après-midi à la place de l'Université-du-Québec afin de retirer les matières inflammables du site occupé par les indignés.

Une dizaine de policiers ont escorté les employés municipaux venus débarrasser les matériaux, notamment le bois utilisé pour les feux de camp ainsi que des toiles de plastique.

Le porte-parole de la Ville de Québec, Jacques Perron, réitère que la Ville a clairement demandé aux manifestants de retirer les équipements de camping du site. Il mentionne que la Ville doit s'assurer que le site est sécuritaire.

La Ville n'entend pas pour le moment démanteler les tentes contre le gré des manifestants. Ces derniers sont néanmoins en colère. Ils accusent la Ville de prendre position contre eux.

Les occupants ont entrepris de barrer leurs tentes pour empêcher les policiers de les fouiller. Les manifestants ont déclaré un peu plus tôt que si la police décidait d'intervenir, ils résisteraient de façon pacifique à leur arrestation.

Trois personnes se sont par ailleurs rendues à l'hôtel de ville, en milieu d'après-midi, dans l'espoir de rencontrer le maire de Québec. Leur espoir a toutefois été vain. Les manifestants promettent d'être présents lors de la prochaine rencontre du conseil municipal, lundi.De plus, les protestataires invitent la population à une grande manifestation en appui à leur démarche, à 13 h, samedi.

Rappelons que la Ville de Québec a remis un avis d'expulsion aux manifestants, jeudi.

source : http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2011/11/04/001-indignes-quebec-vendredi.shtml

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Plus de 200 personnes à l’assemblée publique des indignés

Occupons Québec - Plus de 200 personnes à l’assemblée publique des indignés
Vendredi, les policiers ont eu l’ordre de débarquer au campement pour ramasser tout le bois de chauffage.  
© Agence QMI / KARL TREMBLAY
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QUÉBEC - Plus de 200 personnes ont participé à l'assemblée publique organisée par les membres d'Occupons Québec, samedi après-midi.

Les indignés ont réitéré leur intention de continuer d’occuper la place de l’Université-du-Québec. Et ce malgré que le maire de Québec, Régis Labeaume, leur ait demandé de quitter les lieux, jeudi dernier.

Guy Wera, l’un des occupants, a été le premier à prendre la parole. Visiblement épuisé par les événements des derniers jours, il a décrié l’attitude du maire Labeaume. Vendredi, les policiers ont eu l’ordre de débarquer au campement pour ramasser tout le bois de chauffage.

«On félicite le maire pour nous avoir mis en confrontation avec le froid, le gel», a déploré M. Wera.

«Au lieu de critiquer il devrait plutôt parler de la raison pour laquelle il se trouve ici», a fait remarquer un citoyen qui assistait au discours de M. Wera.

Un membre du public qui a pris la parole a carrément dit aux indignés qu’ils ne s’y prenaient pas de la bonne façon. «Je trouve que le maire Labeaume, c’est un service qu’il vous fait, a lancé l’individu de 74 ans. Allez dormir dans le parlement. C’est ça qu’il faut faire.»

Un occupant a renchéri en mentionnant que l’endroit n’avait pas d’importance. «Le principe est d’initier une discussion qui n’entre pas dans un 30 secondes aux nouvelles le soir. Et c’est ça qu’on fait ici aujourd’hui [samedi]», a souligné le jeune homme.

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Indignés de Québec: fatigue et discussions

 

Les discussions des indignés ont notamment porté sur... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Les discussions des indignés ont notamment porté sur la nécessité d'avoir recours à des porte-parole pour les médias.

LE SOLEIL, YAN DOUBLET

 

par Annie Mathieu et Marie-Pier Duplessis

(Québec) Même si les indignés de Québec tiennent bon à la place de l'Université-du-Québec, l'enthousiasme du début semblait avoir laissé place à une certaine fatigue et à une absence de cohésion vendredi soir en assemblée générale. Samedi après-midi, une assemblée générale s'est déroulée, où les indignés devaient, entre autres, discuter des questions qui seront posées lundi au conseil municipal.

L'ambiance, vendredi, tranchait également avec celle de la veille, où les manifestants enthousiastes se sont livrés à une démonstration de force et d'unité devant les autorités de la Ville venues inspecter les lieux pour les rendre plus sécuritaires.

Les quelques dizaines d'occupants rassemblés se sont finalement entendus sur un plan d'action en cas d'évacuation forcée où des groupes stratégiques seraient formés. L'un d'entre eux pourrait notamment avoir recours à la désobéissance civile en occupant la plus grosse tente du site et un autre serait chargé de récupérer le matériel.

Les discussions ont également porté sur la nécessité d'avoir recours à des porte-parole pour les médias, alors que plusieurs indignés se sont plaints du manque de cohésion dans les messages transmis aux journalistes. D'autres se sont opposés à cette mesure, affirmant qu'elle allait à l'encontre du mouvement, qui doit représenter une diversité d'opinions.

 

Pompiers et policiers

En après-midi hier, la tension est montée d'un cran alors que les pompiers sont venus effectuer une seconde saisie en moins de 24 heures dans le camp des indignés.

Vers 13h45, une horde de pompiers et de policiers sont débarqués sur les lieux sous l'ordre de la Ville. Ils ont mis la main sur les bûches de bois et autres produits considérés comme dangereux en cas d'incendie, tels des portes en bois, des fenêtres et des chevalets. Des chandelles, des lampes à huile et des rallonges électriques avaient déjà été saisies jeudi soir.

Jonathan Durand Folco, un des indignés, a tenté de négocier avec le porte-parole de la Ville Jacques Perron pour obtenir un sursis. «On a besoin de plus de temps. On s'est conformés à toutes vos règles et nous étions sur le point de nous rencontrer en assemblée afin de décider démocratiquement de la façon dont nous allions nous départir du bois.»

Jacques Perron s'est contenté de rappeler l'ordre qui avait été lancé la veille, comme quoi les tentes et autres équipements devaient êtres démantelés.

«La réglementation est claire, une place publique n'est pas un lieu de campement. Dans l'avis [de jeudi], on demandait d'enlever toutes les matières dangereuses. Pour la suite des choses, la Ville ne commentera pas son plan de match», a-t-il dit.

 

Échanges musclés

Le ton a monté lors de certains échanges verbaux entre les policiers et certains manifestants.

Guy Wera, un des leaders non officiels du groupe, s'est vite chargé de ramener à l'ordre ses pairs les plus animés, en rappelant que leur manifestation devait demeurer pacifique en tout temps.

Les indignés comptent poursuivre leur siège, même si le froid gagne de plus en plus la capitale et qu'ils sont privés de toute source de chaleur depuis que la Ville juge le campement propice aux incendies. Une trentaine de tentes étaient encore en place hier soir, mais impossible de connaître le nombre de personnes qui les occupent.

Le porte-parole de la Ville, Jacques Perron, a affirmé en fin d'après-midi que les autorités n'étaient pas rendues au stade d'effectuer des interventions policières «dans les prochaines heures».

source : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201111/05/01-4464834-indignes-d

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Occupons Montréal; Qu’en est-il des étudiants?

par antoine de grassilet

Occupons Montréal est en mode hivernation. Oui oui. Hivernation! Pas hibernation comme aimerait le laisser paraître les chroniqueux Duhaime et cie. Le campement s’installe et se prépare à affronter l’hiver qui se point.

Ils ont des atouts de taille quand même; la débrouillardise et surtout l’ouverture d’esprit pour utiliser de nouvelles façons de faire. Bon il faut admettre qu’il risque d’avoir désertion de certains occupants mais ceux ci seront remplacés par d’autres.

Et de là le titre! Qu’en est-il des étudiants? Le 10 novembre verra la première grande manifestation des associations étudiantes se tenir à la Place Émilie-Gamelin qui ensuite déambuleront dans rues de Montréal afin de lancer la charge contre la hausse des frais de scolarité. Un message clair et précis, les étudiants ne veulent pas servir de boucs-émissaires pour les générations à venir, et surtout, pour les générations passées. Un message aussi qui rejoint les aspirations du Mouvement Occupons en demandant de trouver de nouvelles façons de faire. Une hausse de frais n’est quand fait une augmentation du prix. Pourtant, en santé, les tickets modérateurs n’ont jamais passés! Alors pourquoi laisser ceux ci passer en Éducation?

Dans les faits, les tickets modérateurs ont passés dans la santé; on a juste pris la peine de nommer autrement. Le privé! Une exode d’employés du réseau public vers le privé. Un exode payé chèrement en attente et autres pour ceux ne pouvant se permettre ce service. Nous voyons déjà l’effet du réseau privé en éducation. Des écoles publiques sous financés alors que les collèges privés reçoivent et les frais de scolarités, et la subvention du MELS pour payer les équipements de pointe que les élèves du public ne peuvent obtenir, faute de budget.

Pourtant, il y a des alternatives à la hausse des frais de scolarités. Des alternatives simples mais qui peuvent aussi bien aidé à combler le gouffre financier de l’éducation post-secondaire que celui du secteur de l’éducation aux jeunes (primaire et secondaire). Mais voilà, il est plus simple d’augmenter que de changer la façon de faire. Un peuple abruti est toujours plus facile à diriger.

Mon passé est fait. Mon avenir se compose doucement. Et mon présent observe et attend.

J’attends de voir les étudiants se joindre aux Indignés.
J’attends de voir les retraités qui voient leur pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil se joindre aux Indignés.
J’attends de voir Monsieur et Madame tout le monde cesser de hurler contre les hausses de prix alors qu’ils permettent ces hausses.
J’attends. Doucement. L’attente ne mène à rien. Elle ne fait que laisser perdurer l’ineptie, à empêcher de recevoir ce qui est nôtre.

J’attends, contre tout espoir de voir les étudiants et les élèves, les parents et grand-parents exiger une fois pour toute de nouvelles façons de faire afin d’assurer la pérennité de ce fondement de la société qu’est l’éducation.

Et j’attends surtout et malgré mon manque d’innocence, de voir les gens s’informer sur le mouvement des Indignés, de voir les gens cesser de se laisser guider par les chroniqueux à deux sous, et de voir nos Jean Barbe, nos Stanley Péan ou Nos Yvon Roy se lever et tenir tête à ces extrémistes de droite qui pourfendent chaque nouveauté au nom de la « liberté Libertérienne » du RLQ.

source : http://antoinedegrassilet.wordpress.com/

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 02:00
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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 01:57

Piñera réprime, la CONFECH (Confédération des Étudiants du Chili) redouble la mobilisation en novembre

 

 

 

Loin de se demoraliser, le mouvement se radicalise et il a le soutien de 89% de la population

La CONFECH   appelle tous les mouvements étudiants et sociaux à maintenir la mobilisation pour une Éducation gratuite « D’abord, le samedi 5 novembre, une grande journée de manifestation citoyenne et familiale avec l’ensemble des acteurs et secteurs de la société, mais aussi le 9 novembre, une grande mobilisation nationale à Valparaiso pour faire pression sur le Parlement et les groupes parlementaires ». D’autres mobilisations, entre autres des écoliers du secondaire et des lycées techniques, sont prévues pour le 15 novembre, en coordination avec la mobilisation des étudiants en Colombie.

En écho à cet appel

 l’Assemblée citoyenne des Chiliens à Paris

appelle ce samedi 5 nov.

à manifester en faveur du Mouvement Étudiant 

Place de la Sorbonne de 16:30 à 18:30 heures

 

La CONFECH appelle le Congrès à « contenir la répression exercée sur les étudiants : expulsions [des établissements occupés] et autres représailles ».

Elle réaffirme le refus du projet de Budget 2012 inférieur aux années précédents, « qui non seulement ne répond pas aux revendications des étudiants et des associations, mais en est contradictoire puisqu’il propose une agenda de privatisation» de établissements de l’éducation.

De plus elle demande « la liberté et le respect de ses camarades qui subissent des préjudices sans précédents », comme ce fut le cas pour David Silva, Víctor García et Manuel Villagrán de l’Université Catholique de Temuco, victimes de montages [de la police, l’accusant en possession des bombes incendiaires] et qui se trouvent encore en ce moment privés deliberté ».

source : http://blogs.mediapart.fr/blog/patricio-paris/041111/chili-pinera-reprime-la-confech

 

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Quand le mythe néolibéral chilien vacille


 

Après d’exténuantes occupations de lycées et d’universités, d’innombrables grèves et manifestations, un premier constat s’impose : au-delà de l’avenir du mouvement, ces quelques semaines ont permis de mettre en lumière les profondes contradictions du système politique et économique chilien. Il est temps d’effectuer une première évaluation de ce que nous avons déjà obtenu, et de ce pour quoi il nous faut encore nous battre.

 

 

par Camila Vallejo

 Le mythe du modèle chilien — fondé sur une croissance économique durable, une baisse de la pauvreté et des institutions stables — s’est brisé lorsque nous, étudiants, sommes descendus dans la rue pour exiger des réformes structurelles dans l’éducation. Si un constat rassemble tous ceux qui ont participé au mouvement, c’est le suivant : notre pays n’était pas préparé pour affronter l’une des mobilisations les plus importantes de notre histoire récente.

 D’emblée, le consensus tacite selon lequel nous disposions d’une éducation inclusive favorisant la mobilité sociale — une idée fondamentale en régime néolibéral — s’est effondré. Pendant très longtemps, le système éducatif chilien, jugé « moderne », a été montré en exemple : il permettait, disait-on, de toucher de plus en plus de gens, sans perdre en qualité, de sorte que la majorité de la population pouvait espérer, grâce à lui, améliorer ses revenus. Mais ce qu’on ne disait pas, c’est que ce modèle chilien ne constituait que l’une des composantes du système néolibéral imposé au pays il y a trente ans et que, par conséquent, son développement avait pour objectif principal la consolidation économique et sociale de l’ordre en place.

Sur le plan économique, à travers la soumission de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur aux logiques de profit, à travers la fuite vers les banques privées des fonds liés au financement du système et, de manière générale, à travers la marchandisation du processus éducatif. Sur le plan social, également, parce que le mythe de l’éducation offrait une justification au modèle néolibéral : il faisait miroiter la possibilité d’une mobilité sociale au sein même d’un système économique excluant, interdisant toute solidarité.

Pendant trente ans, la légitimation des privatisations, de la pauvreté et des inégalités a été la même : l’espoir individuel d’ascension sociale à travers l’accès à l’éducation supérieure. « Faire des efforts pour arriver jusqu’à l’université » ou « économiser de l’argent pour se payer la fac » : une litanie bien connue de la plupart des Chiliens, qui voyaient dans leurs enfants et dans les infinies possibilités que leur offrait le marché de l’éducation un moyen de cesser d’être ce qu’ils étaient.

Mais il y a une limite à tout, et les faits parlent d’eux-mêmes. Le mythe a commencé à s’effondrer lorsque nous avons cessé de croire que l’éducation assurait la mobilité sociale ; lorsqu’il est devenu évident que, contrairement à leurs prétentions, les collèges privés subventionnés ne garantissaient pas l’accès à l’éducation supérieure ; lorsque l’endettement lié à l’éducation des enfants a commencé à absorber la quasi-totalité des revenus familiaux ; lorsque les diplômes universitaires se sont vus dévalorisés par la dérégulation du marché ; et quand l’obtention d’un bon emploi a cessé d’être le meilleur moyen d’obtenir un bon salaire.

Ce n’est pas un hasard si ce sont des problèmes dans le système éducatif qui ont donné naissance à ces mobilisations : celui-ci cristallise toutes les contradictions du système libéral. Et faut-il vraiment s’étonner que, lorsqu’on commence à interroger l’une des justifications centrales du système politique et économique, tout le reste commence à chanceler ?

Le problème local mute alors en problème structurel, tandis que l’enracinement politique des revendications étudiantes s’approfondit. On nous accuse d’être « trop idéologisés » — et de tout un tas de défauts similaires. Mais ni le gouvernement ni le Parlement ne proposent de solutions pour sortir du conflit. De sorte que le problème touche désormais aux fondements de la démocratie chilienne.

En vingt ans de Concertation (1), les institutions politiques chiliennes n’avaient jamais été placées dans une telle situation. La nécessité de la réconciliation nationale (2), la politique du consensus et le mode de scrutin binominal ont longtemps empêché de discuter des problèmes de fond. Un statu quo confortable se maintenait ainsi au pouvoir. Et tout était fait pour que, surtout, rien ne change (3).

Ce modèle a permis de maintenir un calme artificiel, au prétexte de protéger notre transition vers la démocratie. Mais il n’a pu faire face à la nécessité de transformations politico-sociales, laissant la voie libre à la droite et à M. Sebastián Piñera.

La suite, on la connaît. Le mythe de la démocratie chilienne a commencé à s’effriter lorsque le Chili s’est aperçu que, pas plus que vingt années de Concertation, la droite au pouvoir n’allait parvenir à résoudre les difficultés les plus urgentes de notre pays. Il ne s’agissait plus de se demander qui prendrait la tête des institutions démocratiques, mais de constater que ces dernières constituaient, dans les faits, le cœur du problème.

Les mobilisations ont démontré une chose que beaucoup de secteurs signalaient depuis le retour de la démocratie : le contrat qu’on nous a imposé pour réguler les rapports sociaux n’a pratiquement laissé aucun pouvoir à la population (4). En effet, si le Chili était réellement un pays démocratique, il n’aurait pas été nécessaire de mener plus de six mois de mobilisation pour que les revendications des étudiants — soutenus par 75 % de la population — soient entendues.

La classe politique dans son ensemble se voit remise en question. Le Parlement n’offre pas les garanties nécessaires pour permettre un débat représentatif sur les préoccupations populaires. Le pouvoir exécutif a perdu toute légitimité, avec un président si bas dans les sondages que, dans d’autres pays, il aurait déjà remis sa démission. Le secteur patronal observe avec désespoir que ses combines et ses sources de profit facile sont menacées. Pendant ce temps, un peuple se réveille et se mobilise de façon unitaire en prenant conscience que ses droits sont inaliénables.

Jour après jour, manifestation après manifestation, cacerolazo aprèscacerolazo (5), le mythe du Chili tombe en ruines. Les grands consensus nationaux vacillent et le peuple se rend compte qu’un Chili différent de celui qu’on lui a imposé durant des années de tyrannie et de Concertation est possible. Le peuple chilien a compris que ce qu’on lui présentait comme une vérité n’était qu’un mythe, et s’aperçoit que ce mythe porte un nom : néolibéralisme.

Nous continuerons à nous battre pour satisfaire les demandes légitimes de la majorité. Nous savons qu’il nous reste encore un long chemin pour atteindre nos objectifs. Mais nous pouvons au moins nous réjouir d’avoir réussi à ébranler le pays, d’avoir contribué, en tant qu’étudiants, à casser les mythes qui nous interdisaient de penser un pays différent. Et d’avoir contribué à initier le printemps du peuple chilien.

source : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-11-02-Chili

 

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9 novembre, une grande mobilisation nationale à Valparaiso (chili)

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Partie I 

 

Partie II

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 15:14

Communiqué de Presse - Occupons La Défense !



 

Il devient urgent de reprendre le pouvoir sur la finance. 99% de la population mondiale aspire au même idéal.

Construire  un monde équitable, durable et fraternel, fait de partage, de dignité,  de justice, de paix et d'épanouissement pour tous.

Nous sommes les 99%, nous sommes indignés. Nous sommes les vrais acteurs  de ce monde. Nous sommes mal logés, mal payés, précarisés, nous payons  de notre santé la crise environnementale, la crise économique et la  crise sociale.

Nous devons nous serrer la ceinture toujours plus pour payer la crise créée par les 1 %  restant.

Nous sommes les 99%, nous refusons que le 1% décide de notre avenir et de l’avenir du monde à notre place.

Le  pouvoir en place travaille au profit de quelques-uns, en ignorant aussi  bien la volonté de la majorité, que le prix humain et environnemental  que nous payons.

Il n’y a pas de fatalité, nous pouvons construire ensemble autre chose.

source : http://paris.reelledemocratie.com/

 

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Les Indignés de Nice contre les politiques des G20

 

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Paroles d'Indignés à Nice, au contre-G20


Quatre d'entre eux expliquent les raisons de leur engagement. Par notre envoyée spéciale à Nice, Nicole Pénicaut.

Manifestation anti-G20 à Nice, le 3 novembre 2011 (AFP PHOTO / VALERY HACHE)Manifestation anti-G20 à Nice, le 3 novembre 2011 (AFP PHOTO / VALERY HACHE)

Asia, 28 ans, tunisienne

"Quand on fait la révolution, notre principal slogan a été 'le peuple veut abattre le régime'. Ca nous a fait plaisir quand on a vu qu’à New York, les indignés d’ "Occupy Wall Street" l’avaient repris, en arabe. Cela dit, on a fait partir Ben Ali. Mais le régime est toujours là. Je suis membre d’Attac Tunisie et nous sommes en train de chercher un moyen de combattre la dictature de la dette pour pouvoir nous aussi décider de notre avenir. Et éviter que le FMI et la Banque Mondiale nous dictent notre destin."

 

Stelios Foteinopoulos, 25 ans, grec

"Cette idée de référendum c’est de la foutaise. Ce n’est pas ce que l’on demande. Ca fait deux ans que Papandreou aurait pu nous consulter, et il ne l’a pas fait.  Et puis si ce référendum a lieu, je suis sûr que Sarkozy et Merkel vont le pousser à nous demander si on est pour ou contre l’euro. Mais bien sûr qu’on est pour l’euro. En tous cas, moi. Je suis très actif dans le mouvement de la place Syntagma (les indignés grecs, ndlr) et je peux vous dire qu’on est beaucoup à penser que sortir de l’euro serait suicidaire. Le pays deviendrait si peu cher pour les étrangers qu’ils feraient main basse sur nos richesses. Notre futur est dans l’euro. Mais plutôt qu’un référendum, il faut de nouvelles élections."

 

Charlotte Gehin, 25 ans, française

"Qu’à Paris ou à Berlin on continue de tenir ce discours à l’égard des grecs, c’est humiliant. Je fais partie de ceux qui ont voté contre la constitution européenne. J’avais raison. Mais maintenant qu’est ce qu’on fait ? Il faut un grand mouvement de la société civile. Le truc des indignés c’est bien, mais cela n’est pas suffisant. J’ai fait des études de marketing et dans mon entourage, ce type de mobilisation n’accroche pas. En outre en France, comme on va avoir des élections, les gens ont encore de l’espoir que cela change, sans se mobiliser. Mais je n’y crois pas. Et si je suis là, à Nice, c’est pour échanger des idées avec des militants du monde entier. La convivialité ca redonne de l’énergie."

 

Santiago, 42 ans, espagnol, vit en Belgique

"C’est surréaliste ce qui se passe en ce moment au niveau de l’Europe. A la base, l’Europe, c’est une belle idée, une façon de réunir les peuples. Mais là  vraiment, on est en train de se faire arnaquer. Sarkozy, Merkel qui donnent des leçons à tout le monde. Mais qu’est ce qu’ils veulent ? Que la Grèce s’enfonce dans la guerre civile ? On y est presque. Pareil en Espagne. Beaucoup de gens n’ont plus rien à perdre. Plus d’emploi ; plus de logements.Quand on n’a plus rien à perdre on est prêt à tout. Et la franchement, les gens n’en peuvent plus. Moi, je suis un indigné. Parce que je suis tout simplement indigné de voir qu’une minorité s’accapare les richesses de 99% de la population."

Propos recueillis par Nicole Pénicaut - le Nouvel Observateur - AFP

source : http://tempsreel.nouvelobs.com/social/20111103.OBS3778/paroles-d-i

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              Elena Brunet 

 

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Les indignés d’Oakland - Occupy Oakland - : répression policière...



 

 

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Un magasin fermé à Oakland en solidarité avec les 99%

C’est historique aux Etats-Unis, la grève générale a été votée par les manifestants Californiens (inspirés des Occupy Wall Street) le 26 octobre dernier dans la ville de Oakland après une violente répression policière. Un manifestant avait été gravement blessé à la tête alors que la police faisait usage de balles lestées pour disperser les campeurs. [Lire notre article] Réunis sur la place Oscar Grant les 1607 votants ont massivement voté pour la grève générale ce mercredi 2 novembre. [1484 pour, 77 abstentions, 46 contre]. L’appel de l’assemblée est radical « Toutes les banques et les grandes entreprises devront fermer pour la journée ou nous marcherons sur elles ». Objectif annoncé, libérer Oakland des 1%.

 

Des actions de masses et piquets de grèves sont prévus toute la journée. Actualutte publiera un nouvel article dans la soirée. Si le chiffre de 1600 votants peut paraître faible, rapporté à la population française, c’est comme ci 233 000 personnes appelaient à la grève générale… Ce qui est loin d’être dérisoire. D’autant qu’une première information en provenance du mouvement est confirmé par plusieurs sources, « Le port est déjà fermé, les dockers refusent de travailler. »

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Voici l'appel traduit en français

Nous invitons tous les étudiants à sortir des écoles. Les travailleurs au lieu d’aller au travail, les étudiants au lieu d’aller à l’école, les gens vont converger vers le centre-ville d’Oakland et paralyserons la ville.

Toutes les banques et les entreprises devraient fermer pour la journée ou nous marcherons sur elles.

Alors que nous appelons à une grève générale, nous demandons aussi beaucoup plus. Les gens qui sont organisés dans leurs quartiers, les écoles, les organismes communautaires, groupes d’affinité, les lieux de travail et les familles sont encouragés à s’organiser eux-mêmes d’une manière qui leur permette de participer à la paralysie de la ville.

Le monde entier regarde Oakland. Montrons-leur ce qui est possible.

source : http://www.euroalgerie.org/2011/11/03/historique-greve-generale-illimitee-a-oakland-aux-etats-unis/

 

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Grève générale à Oakland: les manifestants bloquent le port

 

10 000 personnes de tous âges ont manifesté dans les rues d'Oakland, mercredi 2 novembre, répondant à l'appel à la grève générale lancé par les Indignés de la ville. Les manifestants ont ensuite bloqué l'activité du port. «Un coup de semonce pour le 1% » selon les contestataires californiens.

 

Manifestation des Indignés d'Oakland, le 2 novembre.Manifestation des Indignés d'Oakland, le 2 novembre.
 

 

Montant sur des porte-contenairs et escaladant des échafaudages à l'entrée du port, la foule des manifestants a réussi à interdire toute activité dans le port californien, le quatrième des États-Unis (vidéoICI). Quoique sympathisants avec les revendications du mouvement, les syndicats ont fait savoir qu'ils n'avaient pas l'autorisation de déclarer une grève officielle. Jeudi matin, l'activité portuaire était encore interrompue.

 

Photo du cinéaste Michael Moore montrant la vitrine d'une boutique fermée en solidarité avec les manifestants.Photo du cinéaste Michael Moore montrant la vitrine d'une boutique fermée en solidarité avec les manifestants.
 

 

Selon l'agence Reuters, « les commerces de la ville sont pour la plupart restés ouverts et les employés se sont rendus au travail comme à l'accoutumée », mais CNN décrit « une grève réussie, la plupart des commerçants et les détaillants ont fermé leurs portes ».« Beaucoup de petits commerces sont fermés », assurait l'une des organisatrices, Cat Brooks. Une chose est certaine, le mouvement des Indignés n'a certes pas réussi à bloquer comme il l'espérait la ville d'Oakland, mais il a incontestablement gagné encore en intensité.

 

De nombreux salariés ont participé à la manifestation et à l'occupation du port.                  De nombreux salariés ont participé à la manifestation et à l'occupation du port.

Signe de la popularité grandissante du mouvement contestataire, la maire d'Oakland, Jean Quan, mise en cause pour sa gestion des manifestations les jours précédents, marquées par des incidents très violents provoqués par la police, a publié un communiqué de soutien au mouvement des Indignés. La Ville a d'ailleurs autorisé ses fonctionnaires à utiliser l'une de leurs journées de vacances pour participer à la mobilisation. Si peu d'entre eux, 5% selon les responsables, se seraient mobilisés, des salariés sont venus en nombre se mêler aux manifestants.

 

De nombreux professeurs et des élèves du primaire et du secondaire, de même que des étudiants des universités de la région, ont pris part à la manifestation au centre-ville et à la marche vers le port. « Renflouez les écoles et les services publics, pas les banques », pouvait-on lire sur une pancarte brandie par un professeur d'école élémentaire, Brother Muziki. « Nos salles de classes sont surpeuplées, on renfloue les banques mais pas les écoles ! » s'est-il insurgé. Des infirmières et des employés syndiqués d'entreprises diverses ont également participé à la manifestation.

 

10 000 manifestants de tous âges contre les « 1% ».10 000 manifestants de tous âges contre les « 1% ».
 

 

 

« Notre pays est sur la mauvaise voie, et il faut que ça change », s'exclamait Todd Koons, de Berkeley, qui participait à la marche avec ses jumeaux de 5 ans. Tout près, une manifestante brandissait une pancarte revendiquant une hausse des impôts pour les riches. « Le mouvement Occupy Wall Street prend de l'ampleur, on le voit bien aujourd'hui », s'est-elle félicité.

 

Marty Steiger, professeur dans une école secondaire d'Oakland, tenait une affiche réclamant la démission de la maire. Il la considère responsable de la répression policière survenue la semaine dernière, durant laquelle un marine vétéran de la guerre d'Irak, Scott Olsen, a eu le crâne fracturé.

 

 

Image symbole du mouvement des Indignés américains créée par le magazine Adbusters.Image symbole du mouvement des Indignés américains créée par le magazine Adbusters.

 

 

« Nous manifestons notre ras-le-bol, dit M. Steiger. La ville ne fonctionne pas, l'État ne fonctionne pas, et Washington ne fait rien. Mon salaire n'a pas bougé d'un sou en huit ans. Nos écoles sont sous-financées, et ça a un impact sur les enfants. Notre pays souffre et les riches ne paient pas leur juste part. » Et de conclure : « La manifestation à Oakland est un pas dans la bonne direction, par contre, j'aimerais voir une vraie grève, une grève où les autobus ne roulent pas, où tout est fermé. »

 

 

QUELQUES IMAGES EXTRAITES DU SITE DES INDIGNÉS D'OAKLAND

 

 

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LIEN : http://www.occupyoakland.org/

 

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 15:08

Dernière nouvelle

La marine israélienne arraisonne les deux bateaux pro-palestiniens pour Gaza


JERUSALEM - La marine israélienne a arraisonné vendredi après-midi deux bateaux pro-palestiniens, un irlandais et un canadien, qui tentaient de briser le blocus israélien de la bande de Gaza, selon un communiqué de l'armée.

Une source sécuritaire israélienne a précisé à l'AFP que l'abordage n'avait pas fait de blessé.

Il y a peu, des commandos de marine israéliens ont abordé les bateaux qui étaient en route pour la bande de Gaza et tentaient de forcer le blocus de sécurité maritime mis en place conformément au droit international, a affirmé le communiqué militaire.

Lire la suite :http://www.romandie.com/news/n/_La_marine_israelienne_arraaux_pr

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Israël est sur le point d'intercepter la flottille en route pour Gaza


Des Palestiniens attendent l'arrivée de la flottille internationale dans le port de Gaza, le 4 novembre.

 

 

 

Des Palestiniens attendent l'arrivée de la flottille internationale dans le port de Gaza, le 4 novembre.AFP/MOHAMMED ABED

La marine israélienne a établi le contact radio avec les deux bateaux de la troisième flottille internationale, partie de Turquie pour essayer de briser le blocus imposé par Israël sur la bande de Gaza, ont indiqué les organisateurs de l'opération et l'armée israélienne.

Les deux navires, qui se trouvent à 50 milles nautiques des côtes de l'enclave palestinienne, ont été contactés à 13 heures, heure locale (midi, heure française), par la marine israélienne. Dans un communiqué, l'armée israélienne a précisé qu'"un contact initial a été établi entre la marine israélienne et les deux bateaux""Il leur a été signifié que la bande de Gaza est soumise à un blocus conforme au droit international et qu'ils feraient bien, soit de retourner vers leur port d'attache, soit de se diriger vers un port en Egypte ou en direction d'Ashdod", en Israël. "Les militants ont refusé de coopérer avec la marine et poursuivent leur route", a ajouté ce communiqué.

Cette mini-flottille composée d'un bateau irlandais, le Saoirse ("liberté" en gaélique) et d'un autre canadien, le Tahrir ("libération" en arabe), transportant du matériel médical et des militants, est partie mercredi après-midi de Fethiye, dans le sud-ouest de la Turquie. En comptant les membres d'équipage et les journalistes invités, 27 personnes se trouvaient à bord des deux navires, qui transportaient 30 000 dollars de médicaments, selon un communiqué transmis par l'organisationFreedom Waves to Gaza  ("vagues de liberté vers Gaza").

LA MARINE ISRAÉLIENNE AUX AGUETS

 

Des Palestiniens manifestent devant les locaux des Nations unies à Ramallah, en Cisjordanie, pour réclamer la fin du blocus israélien sur Gaza, le 3 novembre.

Des Palestiniens manifestent devant les locaux des Nations unies à Ramallah, en Cisjordanie, pour réclamer la fin du blocus israélien sur Gaza, le 3 novembre.AFP/ABBAS MOMANI

 

La marine israélienne est néanmoins prête à les intercepter, comme lors des précédentes tentatives de flottilles humanitaires s'efforçant de forcer le blocus israélien. La dernière tentative remonte à l'été dernier quand un petit bateau français, le Dignité-Al Karama, avait été arraisonné par des vedettes israéliennes. En mai 2010, une première flottille a été arrêtée par la marine israélienne lors d'un raid qui a fait neuf morts parmi les militants turcs et provoqué une crise diplomatique entre la Turquie et Israël.

"Les deux bateaux se rapprochent des eaux contrôlées par Israël et leurs équipages ont reçu pour consigne de ne pas opposer de résistance à la marine israélienne lorsque celle-ci tentera de les intercepter", a indiqué M. Denis Kosseim, porte-parole des coordinateurs de cette équipée depuis le Canada.

"Nos délégués ont signé un document dans lequel ils se sont engagés à ne pasopposer de résistance en cas d'arraisonnement de la part d'Israël. Nous espérons qu'ils pourront ensuite repartir chez eux sans être inquiétés", a insisté M. Kosseim. Une porte-parole de l'armée israélienne a confirmé à l'AFP que "les deux bateaux se rapprochent et leur progression est surveillée par la marine qui établira le contact en temps opportun".

A Gaza, l'association des pêcheurs palestiniens ainsi que des militants internationaux pro-palestiniens se préparaient malgré tout à accueillir les deux bateaux. "Nous nous réjouissons d'apprendre que les pêcheurs palestiniens sont prêts à nous accueillir", a indiqué un message Twitter émis du bateau canadien.

 

 

"NOUVELLE PROVOCATION"

Des bateaux de guerre israéliens se sont rapprochés jeudi à 6 milles de la mini-flottille, tandis que des avions de reconnaissance la survolaient, a indiqué le militant irlandais Fintan Lane"Nous n'avons aucune intention de pénétrer dans les eaux territoriales israéliennes, nous n'avons pas l'intention d'aller en Israël. Notre destination est Gaza", a encore affirmé Fintan Lane. Pour lui, "si les Israéliens essaient d'empêcher les deux bateaux de se rendre à Gaza ou de les forcer àaccoster en Israël, cela reviendrait à un kidnapping".

La marine israélienne "se tient prête pour les empêcher d'atteindre la bande de Gaza", a déclaré mercredi soir la porte-parole de l'armée israélienne aux journalistes. "Nous comprenons qu'il s'agit une fois encore d'une nouvelle provocation dans une longue liste de provocations contre l'Etat d'Israël", a poursuivi Avital Leibovitch, soulignant que la commission d'enquête internationale des Nations unies avait reconnu la légalité du blocus de la bande de Gaza. Israël défend régulièrement son droit à maintenir le blocus de la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, afin d'empêcher la contrebande d'armes.

source : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/11/04/la-mini-flottille-internationale-s-ap

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Le Tahrir et le Saoirse en route pour Gaza

 

Des manifestants se sont rassemblés à Gaza et Ramallah ce jeudi, afin d’exiger une protection pour deux bateaux en route pour la bande de Gaza.

 

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Le Tahrir se trouve à présent dans les eaux internationales, en route pour Gaza - Photo : MaanImages/Democracy Now, HO

Les deux bateaux ont tranquillement quitté un port méditerranéen, mercredi, transportant des médicaments et voulant briser le blocus imposé par Israël sur Gaza.

Le bateau canadien Tahrir (Libération) et le bateau irlandais Saoirse (Liberté) transportent 27 personnes venues de neuf pays dont l’Australie, le Canada, l’Irlande et les Etats-Unis, ont indiqué les organisateurs.

Les manifestants supportant la flottille ont défilé ce jeudi depuis le square Haidar Abdel Shafi, devant le bâtiment de l’UNESCO dans la ville de Gaza puis jusqu’au port.

« Nous avons organisé cette manifestation en faveur de la Freedom Waves pour Gaza parce qu’Israël a menacé de saboter les bateaux. Nous défilons pour montrer que nous voulons qu’ils parviennent à briser le siège qu’Israël a imposé à toute une population civile », a déclaré Rana Baker, une étudiant âgée de 20 ans.

Baker a déclaré à Ma’an que les navires devaient arriver en vue des côtes de Gaza vendredi après-midi.

Dans le même temps, les manifestants ont défilé à Ramallah sur le square Manara face à un bâtiment de l’ONU.

Ils ont communiqué une déclaration aux employés des Nations Unies, appelant l’organisation mondiale à protéger les navires, et en critiquant la déclaration du Secrétaire général en mai dernier que l’aide devrait être livrée à Gaza via « les canaux établis. »

« Cesser de traiter la bande de Gaza (et de la Palestine dans son ensemble) comme une affaire de charité ! » indique le communiqué, notant que la crise humanitaire à Gaza est due à la politique d’Israël, et pas à un manque d’aide.

« Dans nos écoles, nos universités et nos organisations, on nous enseigne les droits humains et le droit international, et pourtant il semble que les Palestiniens tombent dans une catégorie de personnes pour qui ces droits ne s’appliquent pas », ajoute le communiqué.

Le Hamas, qui dirige la bande de Gaza, a remercié les militants pour leurs efforts.

« Nous, gouvernement du Hamas, saluons les efforts des ’navires pour la liberté’, les deux navires qui sont en route vers Gaza pour aider à mettre fin au blocus », a déclaré à l’agence Reuters le porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri.

« Nous considérons que la menace israélienne sur ces navires est un piratage officiel. La communauté internationale devrait prendre ses responsabilités pour faire cesser cette piraterie, et protéger tous les navires qui manifestent leur solidarité avec le territoire assiégé. »

L’armée israélienne affirme qu’elle est prête à stopper les bateaux.

L’initiative "Vagues de la Liberté pour Gaza" a gardé son voyage secret jusqu’à présent, suite aux sabotages israéliens comme lune initiative similaire en juillet dernier, ont déclaré les organisateurs dans un communiqué publié mercredi.

« Les actions d’Israël pour étendre son blocus illégal depuis tous les ports de la Grèce ont exigé que nous organisions cette nouvelle initiative discrètement, » a fait savoir l’équipage du bateau canadien pour Gaza.

Un responsable du ministère turc des Affaires étrangères a confirmé que deux bateaux avaient appareillé de la côte sud de la Turquie, après avoir demandé la permission de se rendre à l’île grecque de Rhodes.

Le responsable turc a déclaré que les vaisseaux ne battent pas pavillon turc, et qu’il n’y avait ni passagers turcs ni capitaine turc.

Les militants avaient organisé une tentative majeure pour briser le blocus israélien en mai 2010, avec une flottille de navires dirigé par le Mavi Marmara, un bateau turc qui avait essayé de naviguer vers Gaza.

Les commandos israéliens avaient attaqué la flottille, assassinant neuf civils turcs, ce qui a déclenché une crise diplomatique qui a abouti cette année à l’expulsion de l’ambassadeur israélien d’Ankara et à la suspension des relations militaires avec Israël.

Une seconde flottille, baptisée la Flottille de la Liberté II, a tenté d’atteindre la bande de Gaza en juillet dernier, mais plusieurs navires ont été sabotés - ces sabotages étant imputés à Israël.

 

3 novembre 2011 - Ma’an News - Vous pouvez consulter cet article à : http://www.maannews.net/eng/ViewDet...

Traduction : Info-Palestine.net

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ناشطون ايرلنديون يخشون من تدخل اسرائيل ضد الاسطول المتوجه الى غزة

اقتربت الباخرتان الايرلندية والكندية اللتان تحاولان كسر الحصار الذي تفرضه اسرائيل على قطاع غزة ليل الخميس الجمعة من وجهتهما تحت مراقبة لصيقة من البحرية الاسرائيلية، حسب ما اعلن المنسقون الايرلنديون للعملية.

صورة من الأرشيف (اقتحام سفينة مرمرة)

يوجد على متن السفينتين 27 شخصا يحملون ثلاثين الف دولار وادوية

وقد انطلقت الباخرتان الايرلندية وتحمل اسم الحرية والكندية وتحمل اسم التحرير بعد ظهر الاربعاء من مدينة فتحية في جنوب غرب تركيا ومن المقرر ان تصلا اليوم الجمعة الى غزة.

 

ويوجد على متنها 27 شخصا يحملون ثلاثين الف دولار وادوية.

وحسب منظمة "انترناشونال سوليداريتي موفمنت" (حركة التضامن الدولية) المتعاطفة مع الفلسطينيين، فانه من المقرر ان تصل الباخرتان الى مرفأ غزة عند الساعة التاسعة صباحا بالتوقيت المحلي الموافق السابعة صباحا بتوقيت جرينتش.

واوضح المنظمون ان الباخرتين وصلتا الى المياه الدولية وهما على بعد حوالى 180 ميلا بحريا (اكثر من 300 كلم) الى شمال غزة.

واشار الناشط الايرلندي فنتان لاني الى ان سفينتين حربيتين اسرائيليتين اقتربتا الخميس الى مسافة ستة اميال من الاسطول الصغير في حين ان طائرات استطلاع تحلق فوقه.

واضاف ان طاقم وركاب الاسطول الصغير يخشون من اقدام الجيش الاسرائيلي على سحب الباخرتين ليلا بالرغم من انهم في المياه الدولية.

واضاف "لا ننوي اطلاقا الدخول الى المياه الاقليمية الاسرائيلية ولا ننوي الذهاب الى اسرائيل. وجهتهنا هي غزة".

واشار الى انه في حال "حاول الاسرائيليون منع الباخرتين من التوجه الى غزة او ارغموهما على الدخول الى مرفأ اسرائيلي فان الامر سيعتبر عملية خطف".

ومن ناحيته، قال متحدث باسم وزارة الخارجية الايرلندية لوكالة فرانس برس "حاولنا كل شيء لمنع تكرار الحادث الذي جرى مع الاسطول الاول".

واوقفت البحرية الاسرائيلية في ايار/مايو 2010 اسطولا خلال غارة اوقعت تسعة قتلى بين ناشطين اتراك ما تسبب بازمة دبلوماسية بين انقرة وتل أبيب.

وحاول اسطول اخر التوجه من اليونان في تموز/يوليو الماضي ولكنه لم يفلح في ذلك لاسباب تقنية وكذلك بسبب قرار السلطات التركية منعه من الابحار.

وتدافع اسرائيل باستمرار عن حقها في الابقاء على حصار قطاع غزة الذي تسيطر عليه حركة حماس وذلك بحجة منع تهريب الاسلحة. 

ضمانات

ومن جهة أخرى، اعلنت الولايات المتحدة الاميركية الخميس انها تلقت ضمانات من تركيا بان بحريتها لن تواكب الاسطول المؤلف من سفينتين والمتوجه الى قطاع غزة بالرغم من الحصار الاسرائيلي.

وكان رئيس الوزراء التركي رجب طيب اردوغان اعلن في سبتمبر/أيلول ان البحرية التركية ستواكب الاساطيل الانسانية التي ستتوجه الى غزة معتبرا انه لا يمكن الوثوق باسرائيل.

وقالت المتحدثة باسم الخارجية الاميركية فيكتوريا نولاند للصحافيين ان مسؤولين اميركيين حذروا في تلك الفترة انقرة من القيام بمثل هذه المبادرة.

واوضحت ان الولايات المتحدة تلقت الخميس الضمانة بان اية سفينة تركية لن تواكب هاتين الباخرتين.

واضافت "قلنا بوضوح اننا نعتقد ان الامر سيكون فكرة خاطئة. وقدموا لنا الضمانة بانهم لن يقوموا بذلك في هذه القضية".

source : http://www.bbc.co.uk/arabic/middleeast/2011/11/111103_gaza_fleet_aid.shtml

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Histoire 

 

Le 31 mai 2010, la marine israélienne a donné l’assaut contre la flotille de la liberté, formée de 6 navires, faisant route vers Gaza… Le bilan fut tragique : 10 morts…

 



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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 04:56
L’arrivée des policiers et d’autres officiels de la ville de Québec vers 19 heures au camp des Indignés fut une sorte de démonstration de force avortée en raison  notamment de la détermination des Indignés de Québec et de la présence bien évidente des médias…  L’officiel de la ville a expliqué que pour des raisons de sécurité, particulièrement le risque d’incendie, il est en droit de démanteler les tentes… Après négociation, il décide de  limiter son «mandat» au dépouillement des Indignés de leurs bûches de bois… Mais, de nombreux jeunes se sont accrochés à leurs bûches et l’officiel de la ville n’avait de choix que de changer encore de mandat pour le limiter aux chandelles et aux appareils électriques…
 
Ce Cirque du maire de Québec décrit bien son incapacité a appelé un chat un chat… Le risque d’incendie est une trouvaille malhabile et médiocre cachant l’essentiel : la résistance des indignés de Québec prend chaque jour plus de force et davantage de popularité et cela dérange clairement les nombreux «esprits» rétrogrades de cette ville à commencer par le maire et les radios poubelles qui parsèment la ville, notamment Radio X aux discours haineux et aux analyses à la «Tea party »…
     
Cette nuit, les Indignés de Québec conserveront leur camp, leurs tentes et leurs bûches de bois… Mais, demain qu’arrive-t-il ?
 
J’appelle tous les citoyens libres de Québec, les syndicats, les intellectuels, les artistes à appuyer et à défendre le droit des Indignés de Québec à leur camp et à leurs bûches de bois… Car à Québec, il commence déjà à faire froid…  
Noureddine Bourougaa Mnasri
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Quelques photos que j'ai prises au cours de cette soirée mouvementée...
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L'arrivée des policiers et de l'officiel de la mairie..
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On débute la confiscation du bois de chauffage...
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Mais les Indignés s'accrochent à leurs bûches ...
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On confisque alors les lampes... Risque d'incendie…  Quel cirque !
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Et puis les indignés continuent leur soirée sans chandelles et sans lampes...
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Des nouveaux arrivés 
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Occupons Québec
Le ton monte
Occupons Québec - Le ton monte
Policiers, pompiers et cols bleus se sont présentés sur les lieux accompagnés du porte-parole de la Ville de Québec, Jacques Perron.  
© Daniel Mallard / Agence QMI

QUÉBEC - Dans une approche sécuritaire, les autorités municipales sont intervenues lors du premier acte d'une guerre d'usure avec les indignés du Jardin St-Roch, jeudi soir, à Québec.
Policiers, pompiers et cols bleus se sont présentés sur les lieux accompagnés du porte-parole de la Ville de Québec, Jacques Perron. Aucun élu ne s'est déplacé.
Le maire de Québec, Régis Labeaume, avait sommé les occupants du Jardin St-Roch de quitter les lieux, jeudi matin. Les indignés ont tôt fait de lui répondre qu’ils n’avaient pas l’intention de se plier à sa demande.
Dans un rapport écrit, le Service des incendies de la Ville de Québec a recommandé à l’administration du maire Régis Labeaume de démanteler le campement en évoquant un risque élevé d’incendies.
Le ton a grimpé d'un cran, mais l'affrontement n'a pas eu lieu. Les employés de la ville ont tenté de saisir une corde bois sous une toile et des manifestants se sont installés sur le dessus pour les empêcher. Pendant que des bûches étaient placées dans un camion, des indignés les ramenaient à leur place. Après une tournée des différentes tentes et plusieurs discussions avec les occupants, les autorités ont quitté les lieux en répétant à plusieurs reprises qu'il n'y aurait pas d'autres interventions pour le moment.
En mi-journée, en assemblée, les indignés de Québec avaient décidé qu’ils ne quitteraient pas la place de l’Université du Québec à moins d’y être forcés.
 
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Les « indignés » de Québec invités à partir d'eux-mêmes
 
Les occupants ont voté contre l'expulsionLes occupants ont voté contre l'expulsion.
La Ville de Québec souhaite que les manifestants du mouvement Occupons Québec démantèlent eux-mêmes leurs tentes dressées à la place de l'Université-du-Québec. Ceux-ci n'entendent cependant pas se plier à cet ultimatum.
En soirée, le porte-parole de la Ville, Jacques Perron, a indiqué que l'administration municipale ne s'opposait pas à l'organisation de manifestations, mais que la place n'était pas un lieu de campement.
Sans donner d'échéancier précis, M. Perron a laissé entendre que les autorités pourraient démanteler les tentes si les manifestants refusaient d'obtempérer. « Nous verrons de quelle façon on ajustera notre plan de match en fonction du déroulement au cours des prochaines heures », a déclaré le porte-parole.
Des inspecteurs du Service de protection contre l'incendie ont remis des avis d'expulsion aux « indignés », jeudi après-midi.
Toutefois, lors d'un vote tenu en assemblée, les « indignés » ont choisi majoritairement de demeurer sur place. Ils ont aussi commencé à modifier et à déplacer leurs installations pour rendre le site plus sécuritaire.
Une occupante, Pascale-Marie Milan, précise que les manifestants se conforment ainsi aux directives de sécurité émises par la Ville. « On compte rester ici le plus longtemps possible et être en accord avec les directives qui sont données par la Ville et notamment avec l'avis qu'on a reçu de démantèlement des installations dangereuses. »
Les manifestants rappellent par ailleurs que leur mouvement est pacifique. Ils ont néanmoins fait appel aux services d'un avocat. « On ne veut faire de procès à personne, par contre, on s'est dotés d'un avocat au cas où il nous arriverait quelque chose à nous-mêmes en tant que personnes et surtout, pour vérifier à moment donné les directives que prennent la Ville en général pour voir si on peut intervenir d'un point de vue juridique à ce niveau là », explique Mme Milan.
La police pourrait intervenir
Les occupants ont déplacé leurs tentes.Les occupants ont déplacé leurs tentes.
Le maire de Québec, Régis Labeaume, a fait savoir jeudi matin que les manifestants avaient quelques heures pour retirer de leur plein gré leurs installations fixes, à défaut de quoi les policiers devront intervenir pour démanteler le campement.
La Ville de Québec invoque des raisons de sécurité pour justifier sa décision d'expulser les occupants. Le Service de protection contre l'incendie de la Ville de Québec a inspecté, mercredi, le campement des manifestants à la suite d'un début d'incendie survenu mardi.
« À partir du moment où on a le rapport [de l'inspection], il faut qu'on bouge et on va bouger de la façon la plus correcte possible. J'ai envie de leur dire ceci : votre message a été très bien entendu, finissons bien ça », a dit le maire jeudi matin.
Rappelons que les manifestants occupent la place de l'Université-du-Québec depuis le 22 octobre dans la foulée du mouvement Occupons Wall Street qui vise à dénoncer les excès du capitalisme et la crise financière.
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Occupons Québec, appuyé par une foule indignée, tient bon!

 
« Pourquoi sommes-nous ici. Croyez-vous que nous sommes vraiment en démocratie ? ».  « NON ! » s'est écrié la foule avec enthousiasme.  Soudain, la foule s'est mise à scander, avec force, « le peuple uni, jamais ne sera vaincu ! »...
La place de l'Université-du-Québec, sur le long du boulevard Charest Est à Québec, était bondé d'une foule de gens venus appuyer le campement.  On sentait de l'énergie dans l'air et une détermination de la part des gens qui sont restés de nombreuses heures.  L'esprit qui règnait nous a semblé un moment historique et nous allons résumer ici les événements de cette soirée particulière.
Ce jeudi soir, 3 novembre 2011, malgré le discours ce matin de Monsieur Labeaume qui clairement ne parlait que d'évincer le campement Occupons Québec, il ne semble pas que les services évinceront le campement dans les prochaines 24 heures, du moins si on en juge par les employés du Service de protection contre l'incendie venus malgré la présence de cette foule énergique et en effet indignée.
[ Version: premier jet. Des photos amateurs de nuit et la lettre de la Ville seront ajoutées cette nuit.]
À mon arrivée sur les lieux vers 18 h 30, une foule couvrait tout l'espace devant le promotoir en béton du parc.  On pouvait voir sur ce promontoir des tentes déplacées le jour même pour les éloigner des autres pour ainsi éviter les craintes de propagation d'un incendie potentiel.  Guy Wera a lu à la foule l'avis d'éviction que des agents du Service de protection contre l'incendie ont remis aux campeur-euses le jour même. Une lettre, non signée et photocopiée, intitulée Démantèlement des installations dangereuses de la place de l'Université-du-Québec.  La lettre demande simplement que le campement démantele les « installations dangereuses » dans « les plus brefs délais » et conclut que « la Ville procédera elle-même au démontage de ces installations » si le campement ne donne pas suite.  Les participant-es au campement ont donc décidé de respecter le contenu littéral de cette lettre, de ne pas quitter les lieux, sans compter que l'absence de signature leur semble particulier.
   [ Une photo de la lettre sera publiée ici cette nuit ]

Un porte-parole a rappelé que, campement ou non, tous les samedis à 15 h les gens sont invités à une assemblée populaire démocratique sur les lieux. Une participante est alors venu au micro pour exprimer la raison de son indignation. En faisant référence au G20 qui se tient actuellement en France, elle a demandé à la foule : « Pourquoi sommes-nous ici. Croyez-vous que nous sommes vraiment en démocratie ? ». « NON ! » s'est écrié la foule avec enthousiasme.  Soudain, la foule s'est mise à scander, avec force, « le peuple uni, jamais ne sera vaincu ! ».  Les nombreux médias qui entouraient la foule se sont avancés pour filmer, sentant l'énergie de ce moment. Une fanfare militante s'est jointe à ce chant qui continuait avec détermination.  À ce moment, je me suis senti ému, avec le sentiment que je vivais un moment historique, à Québec, mais uni à d'autres peuples à travers le monde.
 
Débat chaud avec un porte-parole du service d'incendie
Entouré de manifestant-es et des médias, un porte-parole du Service de protection contre l'incendie s'est retrouvé à répondre à de nombreuses questions.  Avec le nombre de personnes autour et la force des chants de la foule et de la fanfare, il nous a été impossible d'entendre ce débat chaud.  Il semble que le discours d'évincement s'est transformé pour devenir le retrait des risques d'incendie.
Le Service a proposé de retirer le bois de chauffage, chose que des porte-parole du campement ont accepté pour acheter la paix et éviter l'évincement.  Sauf que soudain, certains manifestants sont montés sur les buches pour protester et nous avons eu droit à un débat « live » devant les caméras.  Il était question du fait que ce bois allait être nécessaire pour survivre le froid et qu'il s'agissait de dons du public.  Surtout, des participants s'insurgaient contre le fait que le poele et le bois avaient été jugés sécuritaires il y a une semaine, mais soudainement était déclarés un risque.  Des gens demandaient s'il ne faudrait pas couper les arbres à côté considérant qu'ils sont inflammables.  À notre grande surprise, le Service a laissé tomber l'idée et s'en est suivi des cris de joies et de victoires.  Le Service, après quelques autres questions des médias, a procédé à inspecter le reste du campement, entouré d'une foule dense de manifestant-es et de médias.  Les agents ont affirmé qu'ils voulaient surtout s'assurer qu'il n'y avait aucune bonbonne de propane.
Des manifestant-es ont scandé aux pompiers « Vous aussi, vous faites partie du 99 % » et « Tous unis, pour la démocratie ! ».
 
À la recherche d'un prétexte
Pour les participant-es et les gens venus les appuyer ce soir, il y a consensus que la Ville cherche un prétexte technique pour évincer le campement.  Ce désir survient après une semaine de campagne de salissage de la part de certains médias et chroniqueus, à Québec et un peu de Montréal, dont l'agenda politique est rendu plus que visible.  Ainsi, une semaine le poele et le bois sont déclarés sécuritaires par des inspecteurs et tout à coup ils ne le seraient plus.  Le porte-parole du service d'incendie a qualifié les tentes d'« installations permanentes » ; voilà une tentative d'arguement frauduleux de la Ville qui ne devrait pas faire long feu.
Dans cette conjonture politique, où le maire est soumis à des pressions très diverses, il ne faut pas oublier les pressions de la compagnie Kevlar, proprétaire du stationnement sousterrain, qui veut tenir la Ville responsable en cas de dommages.  Quels dommages ce campement peut-il causer qui seraient pire que l'accumulation et la fonte de neige et de pluie sur ce parc ?  Que ce soit volontaire ou non de la part de Kevlar, cette pression vient jouer dans un débat socio-politique.
Le fait est que, normalement, les règlements municipaux donnent à la police le pouvoir de sortir toute personne dans les parcs après une certaine heure ou de dormir sur un banc de parc, comme le savent trop bien des personnes itinérantes qui accumulent des amendes impossible à payer, pour ensuite finir en prison.  Les personnes interrogées sur place reconnaissent ce fait, mais tout le monde comprend bien qu'il s'agit d'une action politique et donc que les villes à travers le monde tolèrent pour ne pas être accusées de violer les libertés civiles et ainsi éviter que la répression provoque des révoltes plus confrontantes.  En effet, les gens à Oakland ont démontré que les peuples ont aussi un pouvoir économique.
 
L'image de la Ville sur la scène mondiale
Joseph Bergeron, un des porte-parole, a déclaré « nous ne voulons pas être parmi les premiers à se faire déloger par la mairie », alors que des campements sont tolérés à travers le monde, et alors qu'à Montréal un campement bien plus massif a lieu.  Les campeur-euses demandent au maire Labeaume de penser au fait qu'une approche répressive sera nécessairement filmer et rapporter par les médias du monde entier.  On peut se demander quels effets aurait un évincement d'un des camps sur le mouvement mondial d'occupation pour la démocratie.
 
« Toute une bande de BS fumeux de pot ! »
Des radios pour le moins méprisantes à Québec, que nous ne nommerons pas pour ne pas leur donner de publicité supplémentaire, affirment sans gêne que le campement est composé de «BS» fumant du pot.  Leur argument est l'idée que les travailleur-euses n'ont pas le temps pour une telle action de protestation.  Ironiquement, après quelques semaines d'observation, on constate qu'il y a pratiquement personne dormant sur le campement qui soit bénéficiaire de l'aide sociale ni même du chômage, à part environ quatre personnes qui, d'ailleurs, sont connues pour appuyer ou aider les personnes itinérantes.  Malgré ce constat, il faut mentionner que les personnes itinérantes ou sur l'aide sociale sont évidemment la bienvenue. En effet, l'inclusion fait partie des valeurs du mouvement.
La vérité est que la majorité de la cinquantaine de campeur.euses sont des étudiant.es universitaires et des CÉGEPS qui continuent leurs études. D'autres sont des travailleur.euses salarié.es ordinaires et quelques-un.es des artistes autonomes tel un documentariste. À ce sujet, un article de Ian Bussières, dans le journal Le Soleil, est intéressant: Occupons Québec: des indignés de 19 à 82 ans!.  Ainsi, ces étudiant.es et travailleur.euses viennent lorsque possible et se remplacent à tour de rôle librement selon leurs horaires respectifs.
Faut-il aussi rappeler que les participant.es ont décidé, en assemblée, d'interdire toute consommation de drogues (incluant l'alcool) sur le campement. Mentionnons aussi que le campement ne brime pas l'accès au parc Saint-Roch, car il occupe uniquement la place de l'Université-du-Québec, soit une petite surface où pratiquement personnes ne passent normalement. Le parc Saint-Roch se trouve en fait l'autre côté de la rue.
Selon Maxime, qui venait justement de faire 11 heures de travail, ces radios sont prêtent à essayer divers mensonges pour tenter de discréditer cette action politique contre les pouvoirs injustes et antidémocratiques de la haute finance.
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PS : Le samedi prochain, 5 novembre, une midi-conférence portera sur le G20, animée par Association pour la Taxation des Transactions financières pour l’Aide aux Citoyens.
- Michaël Lessard
Rapporteur indépendant et progressiste.
Responsable du média reseauforum.org
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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 06:36

Dans le cortège, quelques manifestants étaient au courant de la proposition du Premier ministre grec Georges Papandréou d'organiser un référendum sur le plan de sauvetage proposé par l'UE à ce pays. ( © AFP Anne-Christine Poujoulat)

 Plusieurs milliers de manifestants ont défilé mardi à Nice pour réclamer plus de justice sociale sous la bannière "Les peuples d'abord, pas la finance!", décidés à se faire entendre des membres du G20 dont le sommet démarre jeudi à Cannes, en pleine tourmente après l'annonce du référendum grec.

"C'est un franc succès, nous avons atteint la frange haute que nous avions prévue", se félicitaient mardi soir les porte-parole du collectif de quelque 40 organisations à l'origine de la mobilisation: 10.000 participants selon eux, 5.400 selon la police.

Le cortège festif a parcouru une quasi boucle dans le nord-est de la ville, loin du centre, pour arriver tranquillement vers 18H00 aux anciens Abattoirs, où se déroulaient des concerts en soirée.

Le tout sous la surveillance des forces de l'ordre mobilisés en masse, gendarmes mobiles, CRS, polices nationale et municipale postés à chaque angle de rue: au total 2.000 hommes chargés d'encadrer la marche.

En tête du cortège, l'organisation Action contre la Faim arborait un slogan de circonstance: "G20, j'ai faim". "Un homme, un toit," lisait-on sur des camions d'Emmaüs.

Dans la masse colorée, une centaine de militants de l'organisation Oxfam, venus d'Espagne, de Belgique, du Mexique, de Grande-Bretagne. Coiffés de chapeaux de Robin des Bois et portant un sac de toile symbolisant la Bourse, ils réclament une taxation des transactions financières, pour un meilleur partage des richesses.

"On est content que nos idées de taxation des transactions financières soient reprises par une grande partie des responsables politiques européens, mais ça reste à l'état de discours", a déclaré à l'AFP Aurélie Trouvé, co-présidente d'Attac France.

"La proposition de la Commission européenne de faire cette taxe est un point très positif, mais il y a un problème: (...) on taxe la finance pour redonner à la finance."

Dans le cortège, quelques manifestants étaient au courant de la proposition du Premier ministre grec Georges Papandréou d'organiser un référendum sur le plan de sauvetage proposé par l'UE à ce pays.

Pour Philippe Poutou, candidat du NPA à la présidentielle, c'est une "grande surprise, peut-être un calcul stratégique" du chef de gouvernement grec "pour sauver sa peau". "Il fait comme s'il était à l'écoute du peuple. La révolte du peuple grec met tous les gouvernements en Europe sous pression" et "ce n'est que le début d'un processus", a-t-il espéré.

François Bernacchi, vice-président d'Attac Pays d'Avignon, estimait que M. Papandréou montre "l'exemple qu'il est possible d'avoir une consultation démocratique".

Cette manifestation marquait le début d'un "sommet des peuples", fait de conférences-débats et organisé jusqu'à jeudi à Nice, en réponse au sommet du G20 prévu en fin de semaine à Cannes, dont le centre-ville est bouclé par un strict dispositif de sécurité, à 30 kilomètres de là.

Dans la matinée, trois Espagnols se revendiquant d'un mouvement "anarcho-punk" et en possession de piolets, ainsi que deux Belges munis de billes d'acier, ont été interpellés à Nice. Les trois premiers comparaîtront mercredi devant la justice, les deux Belges ont été relâchés.

Pour cette semaine à risques, 12.000 membres des forces de l'ordre sont déployés dans les Alpes-Maritimes. Les carabinieri italiens sont également mobilisés, contrôlant l'entrée de l'autoroute vers la France, et en force à Vintimille.

En juin 2010, des affrontements avaient éclaté à Toronto à l'occasion de protestations anti-G20 et en 2009, un passant était mort à Londres après avoir été frappé par un policier pendant des manifestations anti-G20. A Nice, une manifestation en marge d'un sommet consacré à l'élargissement de l'Union européenne en décembre 2000 avait dégénéré, faisant 24 blessés.


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